Page 1LIETUVIŲ TERMINOLOGIJA
LIETUVOS TSR MOKSLŲ AKADEMIJA
S. KEINYS
FORMATION DES TERMES LITUANIENS PAR SUFFIXATION
En terminologie, la formation des mots joue un rôle considérable, car la grande majorité des termes monolexicaux et des éléments de termes composés sont des dérivés. 92,5% des substantifs parmi les termes monolexicaux purement lituaniens et hybrides réunis dans le « Dictionnaire russo-lituanien des termes économiques » (Vilnius, 1966) sont formés à partir d’autres mots (le calcul a porté au total sur un peu plus de 1 600 mots distincts, dont environ 120 mots simples, ou primaires). Les dérivés représentent environ 90% des termes de même nature figurant dans le « Dictionnaire russe-lituanien-anglais des termes de technique informatique » (Vilnius, 1971) ainsi que dans le « Dictionnaire des termes botaniques » (Vilnius, 1965) (au total, respectivement plus de 1 900 et environ 800 mots distincts, dont environ 180 et 120 mots simples). Ainsi, comme l’a fait remarquer N. Šanskis, la langue ne peut répondre aux exigences de la société que lorsqu’elle mobilise tous les divers moyens de formation des mots dont elle dispose, puisque la formation des mots contribue avant tout à créer un vocabulaire correspondant à l’évolution de la société1.
La plupart des substantifs dérivés employés en terminologie sont formés à l’aide de suffixes. Par exemple, les dictionnaires des termes juridiques, de géologie et de géographie physique, de physique, de sport, de drainage, de chimie, de textile (partie I) et de littérature réunissent près de 5 000 dérivés formés au moyen des ressources propres au lituanien. Parmi ces dérivés employés comme termes monolexicaux dans les domaines cités, 68,5% sont formés à l’aide de divers suffixes nominaux. La proportion de dérivés suffixaux est encore plus élevée parmi les substantifs employés comme termes monolexicaux dans les dictionnaires des termes économiques et de technique informatique (81,9% et 79%, respectivement). Seul le « Dictionnaire des termes botaniques » compte moins de dérivés suffixaux, mais ceux-ci y représentent tout de même plus de la moitié de l’ensemble des dérivés. Les termes formés par flexion, préfixation et composition sont donc minoritaires. Cela confirme la vitalité et la large diffusion de la dérivation nominale par suffixation dans le lituanien contemporain2. Enfin, cela montre que, dans le domaine de la terminologie aussi, il convient d’accorder la plus grande attention à la formation des mots par suffixation, ainsi qu’à sa systématisation et à son perfectionnement. Il est très important que toute personne qui crée ou révise des termes ait bien étudié la dérivation suffixale, connaisse les avantages qu’elle apporte à la langue et à la terminologie elle-même, et sache en faire bon usage.
Dans cette étude, la formation des substantifs terminologiques par suffixation est examinée d’un point de vue synchronique. L’objet de l’étude comprend 4 955 dérivés suffixaux (un même dérivé
1 Н. М. Шанский, Очерки по русскому словообразованию и лексикологии, Москва, 1951, p. 131.
2 V. Urbutis indique que les dérivés suffixaux sont plusieurs fois plus nombreux en lituanien que tous les autres dérivés réunis. Voir Lietuvių kalbos gramatika, I, Vilnius, 1965, p. 252.
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Page 2figure souvent dans plusieurs dictionnaires terminologiques, mais n’a été compté ici qu’une seule fois). Tous ces dérivés sont présentés comme des termes monolexicaux dans les dictionnaires terminologiques examinés par la Commission de terminologie de l’Institut de langue et de littérature lituaniennes de l’Académie des sciences de la RSS de Lituanie. Il s’agit des dictionnaires des termes juridiques, de géologie et de géographie physique, de physique, de sport, de drainage, de chimie, de textile, de littérature, de botanique, d’économie et de technique informatique. Le choix de cet objet d’étude s’explique par le souhait de passer en revue le travail terminologique des domaines les mieux structurés et de déterminer les tendances qui se dégagent dans cette formation.
La formation des termes par suffixation est étudiée selon l’ordre habituel des recherches sur la formation des mots. En fonction de la signification dérivationnelle des dérivés et de la nature des mots de base, on distingue certains groupes de formation terminologique. Plus des deux tiers (68,7%) des dérivés sont formés à partir de verbes. Ces dérivés se répartissent en noms d’action, noms d’instruments, noms d’agents et de porteurs de propriétés verbales, noms de résultats d’action et noms de lieux. Les dérivés restants reposent généralement sur des mots nominaux. On en distingue les groupes suivants: noms de propriétés, noms de porteurs de propriétés nominales et noms de personnes exerçant une profession, diminutifs, noms de lieux, noms collectifs et noms fondés sur l’origine ou l’appartenance. Dans chaque groupe de formation sont mis en évidence et étudiés les types de formation des termes. Les groupes de formation et les types les plus productifs sont présentés selon le nombre de dérivés, en commençant par ceux qui en comptent le plus. La formation des substantifs en lituanien a ainsi été étudiée de manière très approfondie par V. Urbutis3. Contrairement à la classification de V. Urbutis, les noms de porteurs de propriétés nominales et les noms de personnes selon leur profession sont ici réunis en un seul groupe de formation.
Sont étudiés tous les termes qui, d’un point de vue synchronique, peuvent être considérés comme des dérivés, même s’ils n’ont pas tous été créés spécialement pour les besoins de la terminologie. Ce choix s’explique par le fait qu’il est sans doute impossible, dans bien des cas, de déterminer si un terme vient d’être créé ou s’il s’agit d’un mot déjà employé dans la langue. En effet, de nouveaux mots peuvent être formés en combinant les mêmes éléments (un mot de base et un suffixe) à n’importe quelle période de l’évolution de la langue et dans n’importe quel lieu où elle est parlée. Même si l’on sait qu’un mot a été employé, par exemple, dans les écrits les plus anciens ou à une époque ultérieure, on ne peut pas pour autant affirmer avec certitude qu’il a été emprunté à ces sources anciennes et non créé à nouveau. Cela est particulièrement incertain lorsque ces mots n’ont été employés que par très peu de personnes. En outre, il ne faut pas perdre de vue que les termes dérivés empruntés au lexique non terminologique peuvent eux aussi contribuer à la formation des types de dérivation terminologique correspondants. Il serait donc sans doute inexact de ne pas les considérer comme des membres de ces types de formation. Enfin, l’objet des recherches actuelles sur la formation des mots comprend généralement tous les mots d’une langue qui peuvent être considérés, d’un point de vue synchronique, comme des dérivés. Il existe toutefois des termes particuliers, voire des types improductifs, dont le passage du lexique non terminologique à la terminologie ne fait aucun doute. Dans ces cas, la formation du terme s’est estompée et sa signification dérivationnelle n’a plus de lien direct avec sa signification terminologique (lexicale).
L’étude porte uniquement sur les termes qui comportent des suffixes lituaniens. On peut également compter par dérivation une partie des termes internationaux, par exemple: aeronautika, analizatorius, arbitražas, automobilizmas, atmosferikai, aviamodelistas, deklaracija, diktatūra, ekspertizė, hidrostatika, kalcitas, magmatizmas, monarchija, olimpiada, operacija, proletariatas, propaganda, revizija, rezervatas, rezervuaras, sabotažas, sferoidas, šifratorius, technolo-
3 Voir Lietuvių kalbos gramatika, I, p. 251 et suivantes.
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Page 3gija, vakansija, vibrionas et beaucoup d’autres. Cependant, dans bien des cas, le découpage des termes internationaux et l’identification de certains suffixes seraient très conventionnels et formels. En effet, ces termes coïncident généralement, par leur structure, avec les termes correspondants d’autres langues (le plus souvent du russe) et entrent dans la terminologie lituanienne avant tout déjà formés, comme emprunts. Il est intéressant de noter que, dans la terminologie lituanienne, il n’est pas courant de dériver des termes à partir de mots purement lituaniens au moyen de suffixes internationaux. Décrire la formation des termes internationaux serait utile et pourrait constituer l’objet d’une étude distincte.
DÉRIVÉS VERBAUX
NOMS D’ACTION
On appelle noms d’action les dérivés suffixaux qui, formés à partir des formes principales du verbe, expriment une action, un déroulement ou un état. Toute action peut avoir son nom, même si son accomplissement ne requiert pas toujours de moyens particuliers ni de lieu qui lui soit réservé, et si elle n’entraîne pas nécessairement de conséquences exigeant un nom spécifique. En outre, les dérivés formés à partir d’un même verbe au moyen de suffixes différents peuvent désigner l’action sous des aspects variés: dans certains cas, les dérivés n’ont aucune nuance sémantique accessoire et sont de purs noms d’action; dans d’autres, outre le sens fondamental d’action, ils comportent diverses nuances apportées par les suffixes, par exemple l’organisation de l’action ou son ampleur accrue, sa spécialisation, son mode d’exécution, etc. Les dérivés de certains suffixes désignent moins des actions particulières que certains domaines de l’activité humaine. C’est pourquoi cette classe de dérivés est également appelée, dans un sens plus large, abstraits verbaux.
Une grande partie des termes sont des noms d’action. Comme on l’a indiqué, les dérivés verbaux sont les plus nombreux dans la terminologie, et la majorité d’entre eux sont des noms d’action (dans les dictionnaires terminologiques examinés, ils représentent plus des trois quarts). La grande diffusion des termes ayant ce sens ressort également du fait que plus de la moitié de tous les dérivés suffixaux appartiennent à la classe des noms d’action.
Bien que les noms d’action soient très nombreux parmi les termes, ils ne se distinguent pourtant pas par une grande diversité de formation. Le suffixe -imas se caractérise par une productivité particulièrement élevée: il forme plus des trois quarts de tous les noms d’action. Le suffixe qui vient ensuite par sa productivité est -ymas. Ces suffixes, qui confèrent la même signification aux dérivés, s’ajoutent à des verbes de structures différentes. Ensemble, ils couvrent toute la diversité des verbes lituaniens: chaque verbe peut donner un nom d’action en -imas / -ymas. C’est pourquoi, comme l’a relevé V. Urbutis, -imas et -ymas sont des variantes d’un même suffixe⁴. Plus de neuf dixièmes des noms d’action sont formés avec -imas / -ymas. L’importance considérable de ces suffixes dans la terminologie se manifeste aussi par le fait que près de la moitié de tous les termes suffixaux sont leurs dérivés. Les autres types de formation des termes de cette classe ne présentent pas une productivité élevée. Avec les suffixes -tis, -yba, -mė,
4 Ж. В. Урбутис, Formation des noms substantifs dans le lituanien contemporain. Résumé de la thèse présentée en vue de l’obtention du grade de docteur ès sciences philologiques, Vilnius, 1971, p. 23.
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Page 4-uotė, -sena, -smas, -tynės, -mas, -esys, -ga, -lė et autres suffixes forment soit quelques dérivés seulement, soit une dizaine, soit, plus rarement, deux ou trois dizaines. Enfin, plus de la moitié des noms d’action sont encore...?
empruntés au lexique non terminologique; c’est pourquoi ces types de formation n’ont pas grande importance dans la terminologie.
-imas
Dans la langue scientifique et technique, les dérivés formés à l’aide de ce suffixe jouent un rôle très important. Leur abondance détermine apparemment dans une large mesure un trait caractéristique du style même des travaux scientifiques: l’abondance des noms de sens abstrait et la diffusion de diverses expressions nominales.
Presque tous les dérivés en -imas ont exclusivement le sens de désignation d’actions. Sans aucune nuance secondaire, ils désignent l’action, le processus ou l’état lui-même. Par exemple: angliavimas « frottement, revêtement de charbon » ChŽ, anglinimas « transformation en charbon » ChŽ, atidavimas « propriété d’un corps ou d’une substance de céder ou de transmettre quelque chose au milieu ambiant ou à d’autres corps » MŽ, brendimas « phases finales du développement des graines » BŽ, buksavimas « patinage des roues motrices ou des chenilles sur la route, les rails ou le sol, dû à un frottement ou à une adhérence insuffisants » MŽ, chemizavimas « utilisation généralisée, dans l’industrie, de méthodes chimiques de traitement des matières » ChŽ, dūlėjimas « décomposition lente, pourrissement » ChŽ, « désagrégation mécanique et chimique des roches sous l’effet de facteurs extérieurs (température, humidité, vent) et de la faune et de la flore » MŽ, ėsdinimas « attaque de la surface d’un métal par un acide » ChŽ, gelsvėjimas « défaut d’un tissu blanchi; processus spontané au cours duquel un tissu blanc jaunit progressivement avec le temps, en raison du vieillissement ou d’un rinçage insuffisant du savon » ATŽ, grūdinimas « modification de la dureté d’un matériau par refroidissement brusque » ChŽ, irimasis « fragmentation, désagrégation d’une matière » ChŽ, įsibėgėjimas « augmentation progressive de la vitesse de fonctionnement d’une machine » MŽ, kopuliavimas « greffage par rapprochement — méthode de greffage où un greffon et un porte-greffe de même épaisseur sont réunis par leurs extrémités coupées en biseau » BŽ, lėkštinimas « aménagement en forme de plateau (par exemple, de pentes) » MŽ, mišrinimas « réunion, dans un même organisme (hybride), de patrimoines héréditaires différents par des méthodes de croisement (hybridation sexuée) <…> » BŽ, plaukėjimas « phase du développement des céréales où la moitié de l’épi apparaît hors de la gaine de la feuille supérieure (chez le seigle, le blé et l’orge), ou le sommet de la panicule — 3 à 4 épillets (chez l’avoine et le millet); chez le maïs, lorsque le sommet de la panicule mâle sort de la gaine » BŽ, MŽ, prasikalimas « sortie du germe de terre ou de son enveloppe » BŽ, rišimasis « durcissement d’un liant » ChŽ, slūgsojimas « disposition des roches et des minerais dans la croûte terrestre » MŽ, stiebėjimas « stade de développement de diverses plantes, à l’exception des céréales, au cours duquel les tiges poussent » BŽ, sukibimas « propriété des particules les plus fines d’une matière de s’attirer mutuellement » MŽ, ChŽ, trauk(l)inimas « chauffage du lait afin de le faire cailler, coaguler » ChŽ, užgrūdinimas « acclimatation à des conditions inhabituelles, par exemple à une basse température ou à la sécheresse » BŽ, vakcinavimas « protection contre une maladie par l’administration d’un vaccin, c’est-à-dire d’une préparation de germes pathogènes (bactéries pathogènes) atténués ou tués » BŽ.
Seule une petite partie des dérivés en -imas est également employée dans un sens plus concret: ils désignent le résultat d’une action, le porteur d’une propriété verbale ou un lieu. Toutefois, tous ces dérivés peuvent, du point de vue de leur formation, être compris comme des désignations d’actions, et certains d’entre eux sont employés dans les deux sens (abstrait et concret). La concrétisation même du sens de certains dérivés
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Page 5(ou, plus précisément, la formation d’homonymes) relève apparemment, du moins pour l’instant, davantage d’un phénomène sémantique que d’un phénomène de formation (dérivation lexicale). C’est pourquoi ces dérivés ne sont pas étudiés dans les autres groupes de formation des termes, mais sont examinés avec les désignations d’actions. Au total, il existe quelques dizaines de dérivés en -imas ayant un sens concret. Par exemple: išplovimas 2 « dépression créée par l’érosion d’un sol meuble par un cours d’eau (au fond ou en surface), endroit érodé » MŽ (cf.: išplovimas 1 « lessivage des fines particules de sol sur un versant », išplovimas 3 « lessivage des sels du sol; dessalement, lixiviation » MŽ), kalėjimas « тюрьма, пребывание в заключении » TŽ, palikimas « наследство » LŽ, « наследство; оставление » TŽ, rietimas « emballage commercial d’une pièce de tissu; pièce de tissu enroulée en rouleau par une machine de mesure et d’enroulement » ATŽ, užgriebimas « bande travaillée par la machine en un seul passage de l’organe de travail » MŽ, užvažiavimas « endroit aménagé de manière à permettre de monter sur un remblai » MŽ, užvėlimas « défaut d’un tissu de laine foulé; partie du tissu davantage foulée, strie longitudinale de nuance différente ou nervure (saillante sur une face du tissu et en creux sur l’autre) <…> » ATŽ et autres. L’attribution d’un sens concret aux termes formés avec le suffixe -imas n’est pas souhaitable. En effet, ces termes sont souvent polysémiques; leur structure dérivationnelle fait d’abord ressortir le sens abstrait de désignation d’action. Il convient d’en tenir compte dans l’organisation de la terminologie et la spécialisation des procédés de formation des mots. Les dérivés de sens concret doivent être formés au moyen de suffixes et de terminaisons propres aux groupes de formation correspondants.
Les dérivés en -imas sont formés à partir de verbes de base de structure et de sens variés (les données statistiques figurent dans le tableau I, voir la page suivante, etc.). Plus d’un tiers des dérivés (767 sur 2195, soit 34,9%) sont formés à partir de verbes primaires; la plupart reposent sur des verbes préfixés. Par exemple: ištįsimas, pervėlimas (ATŽ), brendimas, išgulimas, nunokimas, purkštimas, sužėlimas, trešimas (BŽ), blukimas, degimas, praskiedimas, rūgimas (ChŽ), atpigimas, brangimas, engimas, išsiuntimas, neišpirkimas, perpirkimas, sukaupimas, supirkimas, telkimas (EŽ), aušimas, lūžimas, pakrypimas, sutapimas (FŽ), atšilimas, dilimas, dubimas, sliūgimas (GŽ), perdėjimas, sušukimas (LŽ), grindimas, išsiurbimas, nušliaužimas, užtvenkimas (MŽ), brėžimas, sugedimas, įjungimas, išjungimas, lošimas, nesutapimas, perjungimas, sprendimas, suvokimas, vedimas (STŽ), čiuožimas, peržaidimas, sklendimas (SŽ), atleidimas, grobimas, ištuokimas, perrinkimas, priteisimas, skundimas, užgrobimas (TŽ). Certains dérivés sont employés dans plusieurs branches de la terminologie, par exemple: drumstimas GŽ, MŽ, įmirkimas GŽ, MŽ, išbrinkimas ChŽ, MŽ, skilimas ChŽ, FŽ, MŽ, stingimas ChŽ, GŽ, vilkimas GŽ, MŽ, SŽ, etc.
La plupart des dérivés reposent sur des verbes dérivés. Une grande partie des verbes de base sont dérivés de mots lituaniens, plus souvent de mots nominaux. Par exemple: akiavimas, apvaisinimas, įvairavimas « variation », kryžminimas, mišrinimas, pumpuravimas, sulapojimas (BŽ), auksavimas, baltinimas, derėjimas, rūdijimas, sucukrinimas (ChŽ), apginklavimas, apmuitinimas, įbaudžiavinimas, lenktyniavimas, perrūšiavimas, prekiavimas, sandėliavimas, (su)stambinimas, suvalstybinimas, ūkininkavimas (EŽ), praretinimas, skystėjimas, skystinimas (FŽ), apanglėjimas, smulkinimas, sutitnagėjimas (GŽ), įasmeninimas, laipsniavimas (LŽ), lietininimas, įdubmėljimas, sausinimas, supelkėjimas (MŽ), dauginimas, dvejinimas, kibirkščiavimas, (pa)dvigubinimas, paž enklinimas, sandarinimas, skiemenavimas, suskaičiavimas (STŽ), blizgiavimas
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Page 61 lentelė
Nombre de termes dérivés dans les dictionnaires
Verbe de base
ATŽ
BŽ
ChŽ
EŽ
FŽ
GŽ
LŽ
MŽ
STrŽ
SŽ
TŽ
Nombre total de dérivés différents
non préfixal
2
12
27
45
18
54
25
23
69
55
33
194
verbal forestier ou préfixal
–
10
17
16
13
22
9
12
37
31
20
117
nom préfixal
1
24
40
60
14
29
4
27
64
19
41
231
terme international préfixal
1
33
132
154
8
36
47
28
140
21
51
507
dont les verbes pronominaux
1
7
4
11
3
16
1
5
8
8
6
52
sans suffixe
non préfixal
5
18
38
159
23
105
12
56
203
138
132
573
verbal forestier ou préfixal
5
7
14
48
5
19
7
10
48
16
70
179
nom préfixal
–
19
41
113
7
51
7
27
79
14
76
303
terme international préfixal
–
1
26
20
5
6
1
4
26
2
9
91
dont des verbes réfléchis
2
7
9
44
7
21
4
5
46
47
57
188
Au total, 2 195 dérivés distincts, dont 240 réfléchis.
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Page 7irklavimas, nuginklavimas (SŽ), apmokestinimas, įdarbinimas, išbuožinimas, perbalsavimas, piktnaudžiavimas, suvienijimas, užantspaudavimas (TŽ). Un nombre considérable de termes sont également formés à partir de verbes secondaires mixtes et de verbes secondaires dérivés de verbes d’action, par exemple: derėjimas « fructification », salinimas (BŽ), balinimas, gesinimas (ChŽ), įkurdinimas, išsiuntinėjimas, nesumokėjimas (EŽ), mirgėjimas (GŽ), aprašinėjimas, nutylėjimas (LŽ), ra-vėjimas, sudrėkinimas (MŽ), (į)kaitinimas, išplėtojimas, nutekėjimas, sendinimas, snausdinimas (STŽ), pralai-mėjimas (SŽ), įtikinėjimas, supirkinėjimas (TŽ).
Assez souvent, les verbes de base des dérivés en -imas sont eux-mêmes dérivés de mots internationaux. Les dictionnaires terminologiques étudiés en comptent près de 600, soit 27,2% de tous les mots formés avec ce suffixe. Le « Chemijos žodynas » de K. Daukšas en présente particulièrement beaucoup: près de la moitié des termes contenant le suffixe -imas y reposent sur des verbes dérivés de mots internationaux. Il est caractéristique que les verbes de base de ce type soient le plus souvent dépourvus de préfixe. Par exemple: ablaktyravimas, anestezavimas, peraminavimas, vakcinavimas (BŽ), alkilinimas, koksavimas (ChŽ), brokavimas, decentralizavimas, dokumentavimas, industrializavimas, išbrokavimas, kolektyvizavimas, konvejerizavimas, normavimas, popularinimas, (su)proletarėjimas, specializavimas(is), subalansavimas, tarifkavimas (EŽ), įelektrinimas, jonizavimas, magnetinimas (FŽ), alegorizavimas, publikavimas, redagavimas (LŽ), frezavimas (MŽ), adresavimas, algoritmavimas, chronometravimas, demontavimas, ekstremavimas, formalizavimas, fragmentavimas, integravimas, intensyvinimas, išmontavimas, kodavimas, komutavimas, konkretinimas, maksimizavimas, minimizavimas, modernizavimas, optimizavimas, pasyvinimas, perforavimas, permagnetinimas, prognozavimas, programavimas, simetrinimas, standartizavimas, transformavimas, transliteravimas, tranzistorizavimas « passage aux transistors », vizualizavimas (STŽ), katapultavimas, lyderiavimas (SŽ), išregistravimas, komandiravimas, sudemokratinimas, užprotestavimas (TŽ), etc. Dans ce groupe de dérivés, l’insuffisante spécialisation de la formation des verbes de base saute nettement aux yeux; il arrive donc que des termes différents soient proposés pour le même besoin, cf. peraminavimas, « transfert du groupe amino (NH₂) d’un acide organique à un autre » (BŽ), et peramininimas, « transfert du groupe amino d’un composé à un autre » (ChŽ). Le choix de la base de dérivation des verbes eux-mêmes reste également insuffisamment stabilisé. C’est aussi une cause de l’apparition de variantes: à côté de formalizavimas, industrializavimas, modernizavimas, standartizavimas, etc., les formes formalininimas, industrinimas, moderninimas, standartinimas, et ainsi de suite, ne sont pas à proscrire. Outre elektrinimas, konkretinimas, magnetinimas, donnés dans les dictionnaires terminologiques, on emploie aussi elektrizavimas, konkretizavimas, magnetizavimas. Parmi ces paires synonymiques, les dérivés du type elektrinimas, magnetinimas sont préférables, car ils sont plus courts et la formation de leurs verbes de base est davantage motivée en lituanien.
Environ un dérivé sur dix du suffixe -imas (10,9%) repose sur des verbes réfléchis. Ceux-ci sont le plus souvent préfixés (dans plus des trois quarts des cas). Une part importante des dérivés désigne divers procès spontanés, par exemple: drapiravimasis (ATŽ), apsidulkini-mas, apsivaisinimas, krūmijimasis, spurgavimasis (BŽ), diferencijavimasis, koncentra-vimasis (EŽ), drumstimasis, nusistojimas (ChŽ), atsispindėjimas, dalijimasis, išsielektrinimas (FŽ), įsiurbimas, susisluoksniavimas (GŽ), krūmojimasis (MŽ), deformavimas(is), išsilyginimas, išsimagnetinimas, nusidėvėjimas, užsikirtimas (STŽ), skleidimasis (SŽ), etc.
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Page 8Les dérivés en -imas sont formés à partir de la forme personnelle du prétérit simple. Cela apparaît très clairement dans les dérivés construits sur des verbes ayant un radical de prétérit simple différent, par exemple: degazavimas: degazavo, ėjimas: ėjo, griuvimas: griuvo, radimas: rado, rovimas: rovė, separavimas: separavo, subrendimas: subrendo, sudūrimas: sudūrė, volavimas: volavo, žydėjimas: žydėjo.
La formation des dérivés en -imas obéit à des limites très nettes. Ce suffixe ne sert à former des dérivés qu’à partir de verbes mixtes dont l’infinitif porte le suffixe -yti (matyti, rašyti, skaityti). En revanche, les dérivés des verbes secondaires en -yti se forment avec le suffixe -imas, par exemple: liudijimas TŽ, trūnijimas BŽ. L’irrégularité de la formation des termes est le plus souvent liée non à l’emploi du suffixe lui-même, mais au choix ou à la formation inadéquats des verbes de base. Ces cas sont étudiés en détail dans les travaux consacrés à la formation des verbes.
-ymas
Les dictionnaires terminologiques étudiés comptent dix fois moins de dérivés en -ymas que de mots formés avec le suffixe -imas. Cela tient au nombre limité de verbes utilisés comme bases de dérivation. En effet, le rôle de ce suffixe dans la formation des mots est exactement le même que celui du suffixe -imas, mais il s’ajoute uniquement à des verbes mixtes dont l’infinitif est trisyllabique et se termine par -yti, tandis que la troisième personne du présent et du prétérit simple est disyllabique, sans compter les préfixes (par exemple: dažyti, dažo, dažė, skirstyti, skirsto, skirstė). À partir de tous les autres verbes, les noms d’action se forment avec le suffixe -imas. Ainsi, ces deux suffixes permettent de former des noms d’action à partir de tous les types de verbes lituaniens.
La valeur dérivationnelle des dérivés en -ymas est exactement la même que celle des dérivés en -imas examinés précédemment. Ce sont de purs noms d’action. Ils peuvent désigner une action exercée sur un objet, un procès spontané ou, enfin, un état; cela dépend toutefois du sens des verbes de base eux-mêmes. Par exemple: dažymas « transfert de la couleur d’un colorant ou d’un pigment à une autre substance » ChŽ, « traitement de cellules ou de tissus végétaux et animaux au moyen de colorants spéciaux faisant ressortir les éléments structurels correspondants des cellules » BŽ, laistymas « humidification artificielle ponctuelle du sol, par écoulement d’eau à la surface ou par aspersion » MŽ, perlaikymas « exposition trop longue de la couche photosensible » ChŽ, plukdymas « transport de bois par voie d’eau » MŽ, susiskaidymas GŽ, « division de substances composées en parties (par exemple, désagrégation de la tourbe) » MŽ, užtvindymas « situation dans laquelle de vastes superficies de terres exploitées sont submergées à la suite d’une forte montée du niveau de l’eau dans une rivière, un lac ou une mer » MŽ, valymas « élimination des impuretés » ChŽ, « retrait d’objets et de matières inutiles » MŽ, vystymasis EŽ, GŽ, STŽ, « transformation progressive d’un organisme en croissance, ou d’une partie de celui-ci, d’une structure plus simple en une structure plus complexe » BŽ.
Quelques dérivés en -ymas sont employés dans un sens concret; ils se rapprochent alors des noms de résultat d’action. Par exemple: apsakymas « récit » LŽ, įstatymas « loi » EŽ, STŽ, TŽ, prašymas « demande, requête, pétition » TŽ.
Cependant, du point de vue de leur formation, ces dérivés restent avant tout des noms d’action; certains sont également employés en terminologie dans les deux sens, par exemple: įstatymas « substitution » STŽ.
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Page 9Près des trois quarts des dérivés (72,4%) sont formés à partir de verbes préfixés, et un sixième des dérivés sont pronominaux, puisqu’ils sont construits à partir de verbes pronominaux. Le nombre de dérivés de ce type formés au moyen du suffixe -ymas figurant dans les dictionnaires terminologiques apparaît dans le tableau suivant:
Tableau II
Verbes de base | Dictionnaire terminologique | Nombre de dérivés | sans préfixe: non pronominaux, pronominaux | préfixés: non pronominaux, pronominaux | Total ATŽ | – | – | 1 | – | BŽ | 2 | 1 | 1 | 2 | ChŽ | 10 | 1 | 12 | 1 | EŽ | 14 | 2 | 49 | 12 | FŽ | 4 | 1 | 4 | 3 | GŽ | 3 | 2 | 25 | 9 | LŽ | 2 | – | 5 | – | MŽ | 6 | – | 4 | 3 | STŽ | 25 | 3 | 66 | 12 | SŽ | 9 | 3 | 17 | 4 | TŽ | 12 | 1 | 41 | 7 | Total de dérivés distincts | 52 | 7 | 126 | 29 | 214
Le fondement dérivationnel pourrait être considéré comme le prétérit, bien qu’aucun obstacle n’empêche d’associer aussi, du point de vue de la dérivation, les dérivés de ce suffixe au présent. Étant donné que tous les dérivés sont liés à des verbes dont l’infinitif comporte -y-, on pourrait distinguer le suffixe -mas (si les dérivés en question étaient associés, du point de vue dérivationnel, à l’infinitif). Il est toutefois plus commode de les relier au prétérit et de distinguer le suffixe -ymas, ne serait-ce qu’en raison de l’identité déjà mentionnée de la valeur dérivationnelle de ces dérivés et de la répartition des verbes de base avec le suffixe -imas. Comme indiqué, cela permet de considérer -imas / -ymas comme des variantes d’un même suffixe.
Les termes dont la formation est douteuse sont le plus souvent liés à un choix insuffisamment réfléchi des verbes de base. Par exemple, la dispersion « l’éloignement de points par rapport à une droite ou à une courbe lors de la représentation graphique des données d’observation »
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Page 10serait mieux désignée dans MŽ par le terme sklaida, car il ne désigne pas ici l’action ou le processus lui-même, mais un état particulier produit par l’action correspondante. Le terme persidažymas, « pénétration de la peinture », dans ChŽ, n’est pas clair, car sa structure morphémique suggère d’abord un autre sens. Les spécialistes de différents domaines pourraient sans doute fournir d’autres exemples de termes aussi peu clairs ou imprécis.
-tis
Les dérivés formés à l’aide du suffixe -tis diffèrent quelque peu, par leur sens, des dérivés en -imas et -ymas, qui servent de véritables noms d’action. Le sens des dérivés de ce suffixe est plus circonscrit et plus spécialisé; l’action désignée ne se déroule souvent que pendant une certaine période ou en un lieu ou domaine particulier, par exemple: atmintis STŽ, gintis TŽ, grū́tis GŽ, SŽ, « chute de neige ou de terre depuis une montagne; avalanche » MŽ, imti̇́s SŽ, rungtis SŽ, slinktis GŽ, « glissement d’une masse de terre vers le bas » MŽ, sudėtis « addition, sommation » STŽ, etc. Certains dérivés désignent un état ou une propriété résultant de l’action correspondante, par exemple: apimtis EŽ, STŽ, atmintis « mémoire » STŽ, kryptis EŽ, FŽ, GŽ, LŽ, MŽ, SŽ, STŽ, padėtis EŽ, FŽ, MŽ, SŽ, STŽ, « position d’un atome ou d’un groupe dans une molécule » ChŽ, parentis SŽ, STŽ, paskirtis EŽ, STŽ, TŽ, paslaptis EŽ, TŽ, patirtis EŽ, LŽ, STŽ, rimtis FŽ, trintis FŽ, GŽ, MŽ, STŽ.
Il existe des termes dont le sens s’écarte de celui des noms abstraits verbaux, car ils sont eux-mêmes employés dans des sens concrets variés. Par exemple: išimtis STŽ, TŽ, klūtis FŽ, GŽ, SŽ, STŽ, stotis EŽ, GŽ, SŽ, STŽ, žiotys GŽ, « endroit où une rivière se jette dans la mer, un lac, un réservoir d’eau ou une autre rivière, ou bien disparaît en s’étalant à la surface du sol et où son eau est captée à des fins économiques (par exemple, pour l’irrigation, l’alimentation en eau, etc.) » MŽ.
Ce suffixe sert également à former de nouveaux termes, mais les dérivés qu’il produit restent peu nombreux (37). Les dérivés sont formés uniquement à partir de verbes simples, et la dérivation se fonde sur l’infinitif, par exemple: grū́tis (: grū́ti), įremtis (: įremti), išvyktis (: išvykti), netektis (: netekti), padėtis (: padėti), užduotis (: užduoti). Les dérivés à partir de verbes préfixés sont plus fréquents. L’alternance vocalique radicale n’est pas caractéristique des termes nouvellement formés. Elle ne se rencontre que dans quelques mots empruntés au vocabulaire général, par exemple: paslaptis (: paslėpti), šlytis (: šlietis), valktis (: vilkti) BŽ.
-yba (-os)
Les dérivés formés à l’aide du suffixe -yba (-os) sont relativement peu nombreux dans la terminologie (les dictionnaires terminologiques des domaines étudiés en recensent 31), mais ce suffixe permet aussi de former de nouveaux termes. Il joue donc un rôle important dans la formation des termes. Son importance tient également aux significations que prennent généralement les termes dérivés ainsi.
Les dérivés de ce type désignent: a) un ensemble généralisé d’actions d’un certain type, des processus organisés ou des événements et b) le domaine correspondant de l’activité humaine, une occupation. Certains dérivés peuvent avoir ces deux sens. Par exemple: a) division STŽ, multiplication STŽ, extraction EŽ, GŽ, « extraction de grandes quantités de matière à partir de gisements naturels » ChŽ, forage GŽ, exploitation minière (ensemble de travaux) GŽ, publication LŽ, TŽ, nutrition GŽ, décomposition STŽ, prospection GŽ, TŽ; b) dessin technique STŽ, production EŽ, STŽ, invention EŽ, commerce EŽ, TŽ, greffage « science qui explique la technique du transfert d’une partie d’une plante à une autre plante
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Page 11… la croissance et l’interaction des parties greffées » BŽ, construction EŽ, pêche EŽ. Les noms d’actions organisées de plus grande ampleur ou de certains événements sont souvent au pluriel, par exemple: partages EŽ, TŽ, négociations TŽ, paris STŽ, exercices SŽ, compétitions SŽ.
Quelques termes comportant ce suffixe ont acquis un sens concret, par exemple: administration TŽ, conseil EŽ, SŽ, TŽ, gestion (« administration ») TŽ, direction EŽ, STŽ, TŽ, administration EŽ, TŽ.
Environ autant de dérivés en -yba (-os) sont formés à partir de verbes primaires, mixtes et secondaires, par exemple: édition (: laisser, laisse, laissa), division (: diviser, divise, divisa), service (: servir, sert, servit). Ce type de formation ne se fonde pas sur des verbes préfixés — seuls quelques termes comportent des préfixes (invention EŽ, pénalités EŽ, TŽ). Les dérivés acquisition (: obtint), défense (: défendit), création (: créa), nutrition (: mangea), administration (: trouva) montrent que la base de formation est le prétérit simple. Les suffixes secondaires des verbes de base ne sont pas transférés dans les radicaux de base, par exemple: multiplication (: multiplia), inexécution (: manqua à), commerce (: commerça), entretien (: prit soin), vaccination (: inocula).
-té [-(i)uotė]
Les dérivés de ce type sont le plus souvent des noms d’actions définies et circonscrites, accomplies dans un but précis ou pour réaliser une tâche, par exemple: déblocage STŽ, déplacement en mission EŽ, LŽ, TŽ, manœuvre SŽ, marquage STŽ, préparation GŽ, reconnaissance « inspection préliminaire du lieu où l’on prévoit d’effectuer certains travaux » MŽ, roque SŽ, calcul STŽ, chiffrement EŽ, entraînement SŽ, STŽ, sondage GŽ.
Quelques dérivés ont un sens plus abstrait, par exemple: conjugaison STŽ, formulation STŽ. Il existe aussi des dérivés au sens tout à fait concret, par exemple: crédit EŽ, blocage « dispositif de protection empêchant d’autres processus de se dérouler pendant qu’un processus est en cours » MŽ, mais aussi « verrouillage » STŽ.
La plupart des dérivés ont des radicaux internationaux; seuls deux dérivent de mots lituaniens (conjugaison et calcul). Les verbes de base n’ont pas de préfixes lituaniens. Les dérivés se forment uniquement à partir de verbes secondaires dont l’infinitif comporte le suffixe -(i)uoti. Par conséquent, lorsqu’on relie les dérivés à l’infinitif du point de vue de la formation des mots, il n’est pas nécessaire de distinguer le suffixe -(i)uotė, puisque le suffixe de l’infinitif est conservé dans le dérivé⁵.
En lituanien contemporain, ce suffixe ne semble être employé que dans les travaux terminologiques. Ses dérivés sont peu nombreux (17).
-mė
Les dérivés en -mė désignent des propriétés résultant de l’action exprimée par les verbes de base, par exemple: baigmė SŽ, drėgmė ChŽ, FŽ, GŽ, STŽ, « quantité d’eau ou de vapeur dans les matériaux ou l’environnement » MŽ, kilmė BŽ, TŽ, linkmė « direction » FŽ, reikmė EŽ, trukmė EŽ, FŽ, GŽ, STŽ, SŽ, « durée pendant laquelle quelque chose se déroule » MŽ.
Certains dérivés ont des significations plus concrètes, par exemple: padermė « 1. en microbiologie, série de cultures microbiennes; 2. en systématique, les divisions les plus importantes du règne végétal, apparues, selon Wettstein, indépendamment les unes des autres; <…> » BŽ, tėkmė GŽ, SŽ, « courant d’une rivière ou d’un autre liquide en mouvement » MŽ.
⁵ Dans la « Grammaire de la langue lituanienne » (I, p. 298), ces mots sont considérés comme des dérivés du suffixe -(i)uotė.
2. Lietuvių terminologija
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Page 12La plupart des dérivés sont morphologiquement liés à des verbes simples, bien qu’il existe aussi des dérivés formés à partir de verbes de structure différente. Les dérivés ayant un radical de base préfixé sont rares, par exemple: ištvermė ŠŽ. La dérivation prend pour base l’infinitif des verbes, par exemple: kilmė (: kilti), reikšmė (: reikšti). Les suffixes de l’infinitif ne passent pas dans les dérivés, par exemple: reikmė (: reikėti). Puisque les dérivés de ce type sont morphologiquement liés à l’infinitif, on peut aussi, en synchronie, rattacher au suffixe -mė. des dérivés tels que bausmė TŽ, drausmė EŽ, TŽ, prasmė LŽ, STŽ.
Dans l’ensemble, il s’agit d’un type peu productif. Certains termes sont de vieux mots empruntés au vocabulaire général de la langue. Certains termes ne peuvent être rattachés à ce type de formation que faute de mieux (drėgmė, pradmė).
Autres suffixes
Les dictionnaires terminologiques recensent des noms abstraits verbaux formés au moyen de 35 autres suffixes. Cependant, seuls un ou deux dérivés sont attestés avec 26 de ces suffixes. Les suffixes les plus productifs de ce groupe ne comptent eux-mêmes pas plus de 10 dérivés chacun. Au total, 83 dérivés ont été formés à l’aide de ces suffixes.
-atis: biuratis GŽ, gaišatis EŽ, karsatis GŽ.
-bos: paliaubos TŽ.
-ena: teisena TŽ. Plus précisément, il s’agit ici d’une variante morphonologique du suffixe -sena.
-esys: blizgesys ATŽ, GŽ, elgesys STŽ, judesys EŽ, FŽ, GŽ, STŽ, SŽ, ūžesys FŽ, STŽ, virpesys GŽ, STŽ.
-estis: mokestis EŽ, TŽ, užmokestis EŽ, STŽ. Ces dérivés pourraient également être considérés comme des noms d’objets de l’action.
-ga: atostogos EŽ, eiga FŽ, GŽ, MŽ, STŽ, išeiga ChŽ, EŽ, GŽ, pareiga EŽ, TŽ, pareigos EŽ, užeiga GŽ. Certains dérivés sont employés dans des sens concrets.
-iava: baudžiava EŽ, TŽ.
-ima: šilima ChŽ (terme non recommandé).
-inys: rotation FŽ, STŽ, « rotation de l’électron autour de son axe » ChŽ, appel STŽ.
-ynės: poursuite TŽ, jeux SŽ.
-klė: état ChŽ, EŽ, STŽ, SŽ, tribut EŽ, chasse SŽ, TŽ, pêche SŽ.
-la: activité EŽ, GŽ, LŽ, STŽ, SŽ, TŽ.
-las: entreprise EŽ, TŽ.
-lė: tromperie TŽ, tirant d’eau SŽ, odeur SŽ, race BŽ, SŽ.
-liava: taxe EŽ, TŽ.
-lis: caneton EŽ, distance EŽ.
-lius: excédent ChŽ, EŽ, STŽ.
-mas: glissement GŽ, MŽ, déplacement EŽ, TŽ, flux GŽ, écoulement GŽ, MŽ, procès EŽ, TŽ.
-sena: état ChŽ, mode de vie GŽ, attitude GŽ, SŽ, manière d’écrire TŽ, position assise SŽ, position debout SŽ.
-slas: intention GŽ, sciences EŽ, sermon LŽ, complot TŽ.
-smas: brise GŽ, douleur SŽ, fonte GŽ, action (-s) FŽ, LŽ, STŽ, SŽ, TŽ, événement (-s) GŽ, STŽ. Le dérivé lankasmas « courbe en forme de méandre d’une rivière, d’un canal ou d’un fossé » MŽ a un sens plus concret. Cf. la variante morphonologique -mas.
-sna: bruine GŽ, dessèchement « maladie caractérisée par le dessèchement partiel ou total des feuilles infectées, parfois même par le dessèchement de toute la cime de la plante » BŽ.
-stas: poutre SŽ, pont SŽ.
-tas: sort STŽ, retard EŽ.
-tė: clairière FŽ, GŽ, éclaircie MŽ.
-tynės: luttes SŽ, combats SŽ, courses SŽ, matches de lutte SŽ, compétitions SŽ, enchères EŽ, TŽ
-ulis: éclaircie GŽ.
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Page 13-ulys: vytulys « maladie des plantes, y compris du cotonnier, qui réduit considérablement la récolte de coton et en détériore la qualité » ATŽ.
-uma: chaleur ChŽ, FŽ, MŽ, STŽ.
-umas: stabilité SŽ, manque TŽ.
-undra: pluie verglaçante GŽ, MŽ.
-urys: tourbillon FŽ, GŽ, MŽ, SŽ.
-utė: agitation EŽ.
-utis: sonnette STŽ.
-vis: existence EŽ, coexistence EŽ.
Une partie des suffixes évoqués sont aujourd’hui très rares dans la langue; seuls quelques dérivés de ce groupe ont été formés avec eux, par exemple: -bos, -la, -umas, -uma, -undra, -urys, etc. C’est sans doute pour cette raison qu’ils sont également très peu employés en terminologie. En outre, plus d’un terme mentionné ici est un ancien mot lituanien, par exemple: bausmė, blizgesys, drausmė, karšatis, lijundra, pragiedrulis, skausmas, teismas, verslas, et bien d’autres. Il est évident qu’ils sont entrés dans la terminologie après avoir déjà été formés à partir du lexique général. Les dérivés de certains suffixes présentent d’importantes différences de sens, qui peuvent être très utiles à la terminologie. Par exemple, les dérivés du suffixe -sena indiquent la manière dont une action est accomplie, en tant que caractéristique de ceux qui l’accomplissent et qui les distingue des autres; les dérivés du suffixe -tynės ont pour sens caractéristique la désignation de manifestations ou de compétitions organisées.
Un seul terme juridique, sutuoktuvės, peut être considéré comme une désignation de fêtes et de cérémonies, mais il est lui aussi très proche des noms d’action abstraits.
NOMS D’INSTRUMENTS
Dans la terminologie de presque tous les domaines, on trouve un ensemble plus ou moins important de termes désignant divers moyens permettant d’accomplir une action: machines, appareils, dispositifs, outils ou leurs parties. En dérivation lexicale, les dérivés de ce sens formés à partir de verbes sont généralement appelés noms d’instruments.
La valeur dérivationnelle de tous les dérivés de cet ensemble est identique, même si les moyens désignés pour accomplir l’action — des objets concrets — ne sont pas d’une complexité uniforme. Pour des raisons pratiques, notamment compte tenu de la spécialisation des outils de travail, il semble donc utile de subdiviser les noms d’instruments en fonction de leur sens lexical. On peut d’abord distinguer les noms de divers outils les plus simples (outils à main, ustensiles et autres outils peu complexes). L’ensemble de ces noms d’outils les plus simples peut être appelé noms d’outils à main, ou outils à main. Un deuxième ensemble comprendrait les noms d’outils plus complexes que les outils à main, par exemple ceux de divers appareils, dispositifs et instruments. Cet ensemble est ici appelé noms d’appareils. Un troisième ensemble comprendrait les noms de divers outils complexes (installations, équipements, machines et mécanismes). Ce sont les noms d’équipements. Enfin, les noms de tous les autres moyens permettant d’accomplir une action et de leurs parties forment un quatrième ensemble. Cette classification des noms d’instruments n’est certes pas nécessaire dans l’étude de la dérivation lexicale; elle est secondaire, car l’essentiel de cette étude réside dans la valeur dérivationnelle des dérivés.
Les noms de certains moyens sont formés non seulement à partir de verbes et non seulement au moyen de suffixes. Toutefois, les noms de moyens formés à partir d’autres mots de base (par exemple, des noms) ne sont pas considérés comme des noms d’instruments dans l’étude de la dérivation lexicale.
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Page 14Les dictionnaires terminologiques examinés recensent 299 noms d’instruments formés à l’aide de 28 suffixes. Le suffixe le plus fréquemment employé ici est le suffixe -tuvas, qui a servi à former environ 40% de tous les dérivés suffixaux. Un peu moins de dérivés ont été formés, au total, avec les suffixes -iklis, -tukas, -tas, -alas. Les autres suffixes ont servi à former beaucoup moins de termes.
-tuvas
C’est l’affixe de dérivation des noms d’instruments le plus répandu. Il convient de noter qu’en terminologie, ce suffixe ne sert qu’à former des noms d’instruments. Cela concorde dans l’ensemble avec les tendances de formation des dérivés de ce suffixe dans la langue littéraire et la langue populaire6. En revanche, dans la langue populaire, les dérivés de ce suffixe désignent le plus souvent uniquement divers outils à main. En terminologie, outre les outils à main et les ustensiles les plus simples, ils désignent également divers appareils, équipements, machines et leurs parties, destinés à effectuer un travail donné. Ce suffixe apparaît aussi dans des dérivés dont le sens lexical ne se comprend pas, ou se comprend difficilement, comme celui d’un instrument: par exemple, des noms de types de fossés dans la terminologie du drainage et des noms de récipients dans la terminologie chimique.
Le suffixe -tuvas forme des termes appartenant aux quatre catégories sémantiques mentionnées. Il s’agit le plus souvent de noms de divers appareils.
A. Appareils. Ex.: aušintuvas ChŽ, dalytuvas GŽ, STŽ, daugintuvas FŽ, STŽ, dulkintuvas ChŽ, garsintuvas FŽ, STŽ, gaudytuvas ChŽ, MŽ. STŽ, greitintuvas FŽ, imtuvas FŽ, MŽ, STŽ, keltuvas GŽ, MŽ, SŽ, lėtintuvas FŽ, maišytuvas FŽ, STŽ, nuimtuvas STŽ, purkštuvas ChŽ, MŽ, ramintuvas MŽ, siųstuvas FŽ, STŽ, slėgtuvas FŽ, MŽ, slopintuvas MŽ, STŽ, šildytuvas ChŽ, FŽ, STŽ, tiesintuvas GŽ, trupintuvas ChŽ.
B. Outils à main. Ex.: grūstuvas SŽ, kastuvas GŽ, MŽ, kaupu-tuvas MŽ, semtuvas ChŽ, skaitytuvai EŽ, STŽ.
C. Équipements. Ex.: lėktuvas SŽ, lietintuvas MŽ, plautuvas « dispositif de lavage des gaz » ChŽ, siurbtuvas « dispositif servant à pomper l’eau » MŽ, sklandytuvas SŽ.
D. Autres moyens. Cet ensemble comprend principalement des noms de divers récipients (chimie et drainage), des noms de fossés (drainage) ainsi que des noms de moyens de protection. Ex.: daugintuvas « appareil ou récipient destiné à multiplier les semences » BŽ, laistytuvas « récipient pour l’arrosage » MŽ, mėgintuvas « tube à paroi mince, fermé par fusion à une extrémité, servant à réaliser des réactions » ChŽ, nitrintuvas « récipient de nitration » ChŽ, rinktuvas « récipient pour recueillir le distillat » ChŽ, sulfonintuvas « récipient de sulfonation » ChŽ, tirštintuvas « récipient ou appareil d’épaississement » ChŽ, virintuvas ChŽ; drėkintuvas « fossé de dernier ordre dans un système d’irrigation ‹…› » MŽ, sausintuvas « fossé ou drain d’un système d’assèchement, dans lequel l’eau provenant directement de la zone asséchée s’écoule » MŽ, skirstytuvas « fossé (canal) d’un système d’irrigation, d’où l’eau est répartie dans des fossés plus petits » MŽ; gaubtuvas « capot protégeant certaines parties d’une machine ou une pièce contre la poussière et les intempéries, ou contre de petits chocs dynamiques » MŽ, ChŽ, GŽ.
Les dérivés de ce type sont formés à partir de l’infinitif de verbes transitifs, par exemple: apverstuvas ChŽ (: apvers-ti), dėtuvas STŽ (: dė-ti), grandytuvas MŽ (: grandy-ti), kirstuvas
6 Dans la langue, bien que rarement, le suffixe -tuvas sert aussi à former des dérivés d’autres sens; voir Lietuvių kalbos gramatika, I, p. 333, Pr. Skardžius, Lietuvių kalbos žodžių daryba, Kaunas, 1943, p. 383, J. Otrębski, Gramatyka języka litewskiego, II, Warszawa, 1965, p. 94–95.
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Page 15GŽ (: kirs-ti), liest uvas STŽ (: lies-ti), perkrautuvas GŽ (: perkrau-ti), plėstuvas STŽ (: plės-ti), raižytuvas MŽ (: raižy-ti), skęstuvas GŽ (: skęs-ti), šaldytuvas FŽ (: šaldy-ti), šautuvas SŽ (: šau-ti).
Les verbes de base peuvent être primaires, mixtes ou secondaires. Le plus souvent, les dérivés sont morphologiquement liés à des verbes sans préfixe. Cependant, près d’un cinquième des noms d’instruments de ce type sont dérivés de verbes préfixés, par exemple: apdulkintuvas ChŽ (: apdulkinti), išelektrintuvas FŽ (: išelektrinti), nukreiptuvas GŽ (: nukreipti), pailgintuvas GŽ (: pailginti), perkaitintuvas FŽ (: perkaitinti), praplėstuvas MŽ (: praplėsti), užsukt uvas GŽ (: užsukti). Il arrive que, parallèlement aux dérivés sans préfixe, des formes préfixées soient également données pour le même usage, par exemple: (ap)šviestuvas STŽ, (su)trintuvas GŽ, (su)žadintuvas STŽ. Les verbes préfixés sont sans doute choisis plus souvent sous l’influence de la terminologie d’autres langues. Ces termes sont fréquemment des calques peu créatifs, cf. опрыскиватель — apdulkintuvas ChŽ, отвёртка — atsuktuvas SŽ, отклонитель — nukreiptuvas GŽ, etc.
-iklis
Les dérivés en suffixe -iklis employés comme noms d’instruments sont deux fois moins nombreux que les dérivés en suffixe -tuvas. Presque tous les termes formés avec le suffixe -iklis relèvent de la formation des noms d’instruments. Les termes ayant d’autres valeurs dérivationnelles (par exemple, les noms de possesseurs d’une qualité nominale) ne sont qu’un ou deux de chaque.
Le plus souvent, les dérivés de ce suffixe désignent divers appareils, leurs parties et des outils, et plus rarement des installations. En outre, on trouve quelques noms de substances chimiques selon leur fonction. En général, il n’y a pas de différences majeures entre les noms d’instruments dérivés au moyen des suffixes -tuvas et -iklis.
A. Appareils. Les dérivés en suffixe -iklis servent le plus souvent à désigner des appareils plus simples ou des pièces de divers appareils, machines, etc. Par exemple: čiulpiklis MŽ, daužiklis STŽ, SŽ, iškroviklis STŽ, jungiklis FŽ, STŽ, kaupiklis STŽ, keitiklis FŽ, STŽ, saugiklis MŽ, STŽ, SŽ, skaitiklis ChŽ, FŽ, GŽ, STŽ, stūmiklis STŽ, taikiklis SŽ, užkirtiklis STŽ.
B. Outils. Par exemple: grandiklis GŽ, MŽ, rėžiklis GŽ, žiodiklis SŽ.
C. Installations. Par exemple: variklis FŽ, GŽ, MŽ, STŽ, SŽ.
D. Autres moyens. Par exemple: džioviklis « substance desséchante » ChŽ, skiediklis « substance diluante » ChŽ, tirpiklis « substance qui dissout » ChŽ, FŽ, MŽ.
Les dérivés de ce type sont formés à partir de verbes transitifs. Ces verbes sont plus souvent (dans plus des trois cinquièmes des cas) primaires; les autres sont, en proportions à peu près égales, mixtes et secondaires, par exemple: bandiklis STŽ (: bandyti, bando, bandė), ieškiklis STŽ (: ieškoti, ieško, ieškojo), laikiklis ChŽ, STŽ (: laikyti, laiko, laikė), tramdiklis GŽ (: tramdyti, tramdo, tramdė); emulsiklis ChŽ (: emulsinti), kabiklis SŽ (: kabinti), tirpiklis ChŽ, FŽ, MŽ (: tirpinti).
Le passé simple sert de base à la dérivation, comme le montrent daviklis FŽ, STŽ (: davė, duoti, duoda), iškroviklis STŽ (: iškrovė, iškrauti, iškrauna), kėliklis GŽ, MŽ, SŽ (: kėlė, kelti, kelia), kirtiklis STŽ, SŽ (: kirto, kirsti, kerta), pioviklis GŽ (: piovė, piauti, pjauna), skėtiklis GŽ (: skėtė, skėsti, skėčia), skyriklis STŽ (: skyrė, skirti, skiria), stūmiklis STŽ (: stūmė, stumti, stumia). Les suffixes verbaux secondaires…
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Page 16Les dérivés ne sont pas concernés, cf.: gramzdiklis SŽ (: gramzd-ino), saugiklis MŽ, STŽ, SŽ (: saug-ojo).
Environ un quart des dérivés reposent sur des verbes préfixés, par exemple: įspaudiklis GŽ, nukreipiklis STŽ, paleidiklis STŽ, perjungiklis FŽ, STŽ, pertraukiklis FŽ, STŽ, SŽ, prispaudiklis STŽ, sugeriklis STŽ, užkirtiklis STŽ. Les dictionnaires donnent parfois des variantes, par exemple: (iš)jungiklis, (nu)metiklis, (nu)stum iklis, (su)jungiklis (tous STŽ). Une bonne part des noms d’outils préfixés a pu apparaître par traduction morphème par morphème de termes d’autres langues, cf. разбавитель — praskiediklis ChŽ, прерыватель — pertraukiklis FŽ, STŽ, SŽ. Il ne convient toutefois pas de suivre aveuglément la structure des termes d’autres langues: par exemple, les verbes russes прерывать ir разбавить ne s’emploient pas du tout sans préfixes. La langue multiplie parfois inutilement les variantes, par exemple, à côté des termes employés skiediklis ChŽ, stumiklis STŽ, on crée dans le même but aussi praskiediklis, nustumiklis. Étant donné qu’en lituanien on n’a guère tendance à former des mots avec le suffixe -iklis à partir de verbes préfixés, il faudrait aussi faire preuve de plus de prudence en terminologie. Si un même appareil sert à la fois à mettre en marche, à commuter et à arrêter, il est tout à fait inexact d’employer trois ou quatre termes (jungiklis au lieu d’un seul jungiklis, įjungiklis, perjungiklis, išjungiklis).
-tukas
Les dérivés au suffixe -tukas sont employés en terminologie près de six fois moins souvent que les dérivés du type le plus productif, avec le suffixe -tuvas. Les noms d’outils formés avec ce suffixe désignent uniquement des instruments, ainsi que divers petits appareils et leurs pièces. Par exemple: kištukas STŽ, laužtukai SŽ, mygtukas STŽ, SŽ, plaktukas GŽ, MŽ, STŽ, segtukas SŽ, smeigtukas STŽ, SŽ, trauktukas SŽ. Quelques termes de botanique (BŽ) désignant certaines parties des plantes se rattachent aussi, par leur formation, aux noms d’outils, par exemple: gnybtukas « dispositif par lequel les masses de pollen des Asclepiadaceae (Apocynacées) s’accrochent aux pattes des insectes », kibtukai « transformations foliaires grâce auxquelles la plante s’attache à un support; elles se terminent par des ventouses », siurbtukas, -ai « excroissances des plantes parasites qui absorbent les substances nutritives des cellules de la plante hôte », skristukas « appendice de la graine ou du fruit servant à sa dispersion par le vent ».
Les dérivés de ce type sont formés à partir de l’infinitif de verbes transitifs primitifs, par exemple: liestukas STŽ (: lies-ti), nuleistukas SŽ (: nuleis-ti), spaustukas ChŽ, STŽ (: spausti). Dans la dérivation, on évite de s’appuyer sur des verbes préfixés. Trois dérivés de verbes préfixés (įjungtukas MŽ, išjungtukas MŽ, nuleistukas SŽ) peuvent être considérés comme des exceptions de formation.
-tas
En terminologie, le type de formation des noms d’outils au suffixe -tas est peu productif, bien qu’il arrive au quatrième rang par le nombre de dérivés (13 dérivés distincts). Il désigne des instruments ou des appareils simples (de fabrication et d’utilisation peu complexes), par exemple: gaubtas ChŽ, GŽ, MŽ, STŽ, SŽ, gnybtas STŽ, plaktas « grand marteau » MŽ, GŽ, raktas STŽ, svertas SŽ.
Des verbes transitifs, le plus souvent primitifs, participent à la formation de ces dérivés. Seuls raktas STŽ, užraktas STŽ, SŽ et žibintas SŽ sont liés à des verbes secondaires. L’infinitif sert de forme de base, cf.: apsiaustas GŽ (: apsiaus-ti), grįstai MŽ (: gris-ti), spąstai STŽ (: spęs-ti). Une paire de dérivés repose sur des verbes préfixés
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Page 17verbes (apsiaustas, užrak tas). Dans la formation de quelques dérivés intervient l’alternance vocalique de la racine, par exemple: grąžtas GŽ (: gręžti), spąstai STŽ (: spęsti), sraigtas FŽ, MŽ, STŽ (: sriegti), varžtas MŽ, STŽ, SŽ (: veržti). Par leurs voyelles radicales, ces dérivés coïncident avec les formes itératives correspondantes des verbes indiqués (gražyti, sraigyti, varžyti).
-alas
Bien que la langue littéraire comporte également de nombreux mots formés avec le suffixe -alas, peu de noms d’outils sont cependant construits avec celui-ci. Les termes formés à l’aide de ce suffixe (12 dérivés distincts) désignent d’abord divers moyens de couverture, par exemple: apdangalas MŽ, SŽ, apvalkalas GŽ, STŽ, užvalkalas STŽ, SŽ. Du point de vue de leur formation, les termes botaniques apdangalas « enveloppe de l’ovule dont se forme le tégument au cours du développement de la graine (<...) », apvalkalas « 1. couche molle, généralement blanche, de mycélium enveloppant entièrement le jeune corps fructifère en développement de certains Basidiomycètes; 2. couche recouvrant les sporanges de certains représentants des Lepidodendrales ». Les autres dérivés de ce suffixe désignent divers composés chimiques (substances) utilisés comme moyens pour accomplir l’action exprimée par le verbe de base, par exemple: degalai ChŽ, MŽ, dulk alai « substances chimiques en poudre utilisées pour saupoudrer les plantes afin de les protéger des agents pathogènes ou des ravageurs » BŽ, ryškalas ChŽ, tepalas ChŽ, GŽ, SŽ.
Les verbes de base de ce type de dérivés sont transitifs et le plus souvent primaires. Du point de vue de leur formation, les noms de substances chimiques sont liés à des verbes sans préfixe, tandis que les noms de moyens de couverture sont liés à des verbes préfixés (et se caractérisent en outre par une alternance vocalique de la racine). Les suffixes des verbes secondaires n’interviennent pas dans la dérivation, cf.: ryškalas ChŽ (: ryškinti), žib alas ChŽ (: žibinti).
Autres suffixes
Les noms d’outils sont également formés à l’aide de 21 autres suffixes. Tous sont rares dans la terminologie, bien que certains servent aussi à former de nouveaux termes. Au total, ces suffixes apparaissent dans les dictionnaires étudiés avec 66 dérivés, soit environ 22% de l’ensemble des noms d’outils recensés.
-eklis: atplėšeklis GŽ, grūdeklis ChŽ, kabelis MŽ, kebeklis MŽ, žymeklis SŽ.
-enas: velenas⁷ GŽ, MŽ.
-ikas: vilkikas MŽ, SŽ.
-ilas: hachette GŽ.
-yklė: piège ChŽ, STŽ, fronde SŽ, flèche FŽ, STŽ, SŽ, balance ChŽ, FŽ, STŽ, SŽ, trampoline SŽ.
-klas: dek las SŽ, ginklas SŽ, įdek las STŽ, irklas SŽ, padėklas STŽ, paminklas LŽ, turėklai SŽ. Le terme botanique irklai « les deux pétales latéraux de la corolle papilionacée, semblables aux avirons d’une barque » peut aussi, du point de vue de sa formation, être considéré comme un nom d’outil, mais il est employé en terminologie au sens figuré.
-klė: ketoklė SŽ, matuoklė MŽ, STŽ, SŽ, sūpuoklės SŽ, svyruoklė FŽ, važiuoklė MŽ.
-klis: alsuoklis SŽ, matuoklis STŽ, skaičiuoklis STŽ, trenir uoklis SŽ.
-las: siūlas STŽ.
-lė: replės STŽ, terkšlė SŽ, veržlė STŽ, SŽ, žnyplės GŽ.
-lys: kablys GŽ, MŽ, SŽ, kaplys GŽ, « outil servant à entailler la terre dure ou gelée, la glace, etc.; pic » MŽ, kreiplys GŽ, siurblys ChŽ, FŽ, GŽ, MŽ, STŽ, SŽ, sprenglys GŽ.
7 Pr. Skardžius, dans « Lietuvių kalbos žodžių daryboje », p. 229, rattache ce terme à velti.
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Page 18-oklis: riboklis STŽ, piston FŽ, STŽ, SŽ.
-onas: jumelles FŽ, SŽ.
-stas: radeau SŽ.
-stis: étais d'appui GŽ, étais MŽ, STŽ, SŽ, poids ChŽ, FŽ, SŽ, bandage SŽ, poids SŽ.
-štas: graibštas SŽ.
-ta: juosta FŽ, STŽ, SŽ.
-tė: apjuostės SŽ, apmatė SŽ, linijuotė STŽ.
-tis: dangtis STŽ, SŽ, kaištis MŽ, STŽ, kyštis STŽ, naščiai FŽ, sagtis SŽ, sklastis STŽ, spengtis MŽ. Les dérivés sont de genre masculin (première déclinaison) ou féminin (troisième déclinaison).
-tuvė: brandintuvė « récipient pour faire mûrir les fruits <…> » ChŽ, dėtuvė SŽ, gertuvė SŽ, grūstuvė ChŽ, perplautuvė GŽ, semtuvė SŽ, verstuvė MŽ.
-urys: švyturys SŽ.
Les dérivés de la plupart de ces suffixes sont des noms d’outils et d’appareils simples (parfois aussi de leurs composants). Leurs tendances dérivationnelles ne diffèrent pas fondamentalement de celles des types les plus productifs.
Emploi incorrect des suffixes -tojas et -ėjas
Ces suffixes servent généralement à former des noms d’agents et, beaucoup plus rarement, des noms de personnes ou de choses caractérisées par une propriété verbale; il existe toutefois quelques dérivés dont le sens se rapproche de celui des noms d’instruments, ou qui désignent simplement des instruments, par exemple: spinduliuotojas FŽ, nešėjas FŽ. Certaines dénominations de moyens peuvent également être considérées comme des noms de substances utilisées pour provoquer divers effets, par exemple: lėtintojas « substance qui ralentit un processus » ChŽ, FŽ, minkštintojas « substance qui provoque un ramollissement » ChŽ, nusodintojas « réactif utilisé pour la précipitation » ChŽ, pagreitintojas « substance qui accélère une réaction » ChŽ, putintojai ChŽ, paralýžiuotojas « substance qui arrête l’action des enzymes » ChŽ; perkėlėjas « substance qui transfère des atomes, des groupes d’un composé à d’autres » ChŽ, sugerėjas ChŽ, etc. On trouve davantage de termes formés de cette manière dans diverses publications, et ils sont également employés dans la langue parlée. Tous sont calqués sur les termes correspondants d’autres langues, et leur formation ne respecte pas les normes de dérivation des mots lituaniens. En outre, cet emploi des dérivés en -tojas et -ėjas ne répond pas non plus aux exigences de la terminologie. Il ne saurait donc être recommandé pour la formation des termes. Le lituanien étant une langue très riche en suffixes, il ne devrait pas être difficile, dans les cas susmentionnés, de recourir à d’autres suffixes spécialisés (par exemple, les noms de substances destinées à une action donnée se forment souvent avec le suffixe -alas).
NOMS D’AGENTS ET DE PORTEURS D’UNE PROPRIÉTÉ VERBALE
Le sens des dérivés de cette classe de formation n’est pas tout à fait uniforme. Les noms d’agents sont les plus fréquents dans la terminologie; ce sont des dérivés qui désignent les exécutants des actions exprimées par les verbes de base (généralement des personnes). D’autres dérivés caractérisent des personnes, d’autres êtres vivants ou des objets, en indiquant que ceux-ci présentent une propriété résultant d’une action ou d’un état donné, par exemple: patikėtinis TŽ, rašeiva LŽ, ropliai GŽ, raliuotinė LŽ. En linguistique lituanienne, V. Urbutis⁸ a distingué ces dérivés des véritables noms d’agents.
8 Voir V. Urbutis, Dabartinės lietuvių kalbos galūnių darybos daiktavardžiai, « Kalbotyra », III, Vilnius, 1961, p. 36.
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Page 19La formation des noms d’agents et de porteurs d’une propriété verbale ne présente guère de diversité dans la terminologie. La majorité des dérivés (environ 60% du total de 248) sont formés à l’aide des deux suffixes les plus productifs -tojas, -a et -ėjas, -a; parmi eux, -tojas, -a est presque deux fois plus fréquent. Les autres suffixes employés assez fréquemment sont -tinis, -ė et -ovas, -ė (environ 15% des dérivés). Plus de la moitié des types de formation (15 sur 27) ne comptent que 1 à 2 dérivés.
Dans la langue littéraire, la formation des noms de porteurs d’une propriété verbale est beaucoup plus variée. Un nombre considérable de dérivés ont une valeur négative ou péjorative. Cette manière de désigner les personnes est particulièrement développée. De tels types de formation sont, pourrait-on dire, absents de la terminologie. Ainsi, le deuxième type le plus productif dans la langue littéraire, celui du suffixe -ėlis, -ė, dont les dérivés ont le plus souvent une valeur péjorative, n’est représenté dans les dictionnaires terminologiques étudiés que par un seul terme botanique, išlikelis, « espèce végétale qui a subsisté jusqu’à nos jours dans la flore d’un territoire donné, alors qu’elle occupait autrefois une aire de répartition beaucoup plus vaste ou était davantage répandue dans ce territoire ».
-tojas, -a
Ce type est le plus productif dans la formation des noms d’agents et de porteurs d’une propriété verbale (près des deux cinquièmes de tous les dérivés de cette classe). La plupart des dérivés désignent des personnes qui accomplissent l’action exprimée par le verbe de base. Le rapport des personnes à l’action est variable. Certains dérivés désignent des personnes d’après une action liée à leurs fonctions permanentes ou à leur profession, par exemple: algoritmuotojas STŽ, braižytojas STŽ, brokuotojas EŽ, dėstytojas SŽ, gamintojas EŽ, kalkuliuotojas EŽ, koduotojas STŽ, normuotojas EŽ, planuotojas EŽ, STŽ, projektuotojas EŽ, STŽ, rašytojas LŽ, tardytojas TŽ, vairuotojas SŽ. D’autres dérivés désignent des personnes d’après une situation particulière, le plus souvent sans rapport avec leur travail ou leurs fonctions, et résultant de l’accomplissement, permanent ou temporaire, parfois même ponctuel, d’une action donnée, par exemple: dovanotojas TŽ, grobstytojas EŽ, TŽ, įdukrintojas TŽ, įgaliotojas EŽ, TŽ, išvnytojas TŽ, įvaikintojas TŽ, kovotojas SŽ, liudytojas TŽ, mokėtojas EŽ, TŽ, nuomotojas EŽ, TŽ, nugalėtojas SŽ, pasakotojas LŽ, skaitytojas LŽ, skolintojas EŽ, TŽ, tarnautojas EŽ, TŽ, vartotojas EŽ, STŽ. On ne trouve que quelques dérivés plus proches des noms de porteurs d’une propriété verbale, par exemple: gyventojas EŽ, TŽ, paveldėtojas TŽ, turėtojas EŽ, TŽ. Très rarement, les dérivés du suffixe -tojas, -a désignent des non-personnes, par exemple: atrajotojai (Ruminantia) GŽ, dulkintojas « agent pollinisateur (insectes, vent, eau) » BŽ. Parfois, ce suffixe est employé à tort pour former des noms d’instruments et des dérivés de sens proche⁹.
Les verbes de base de tous les termes étudiés sont secondaires ou mixtes, c’est-à-dire qu’ils comportent des suffixes à l’infinitif. La forme verbale qui participe à la formation est l’infinitif et, dans ce cas, les thèmes de base des dérivés coïncident toujours avec les thèmes morphologiques de l’infinitif. Il convient de noter que l’on n’hésite pas à prendre comme mots de base des verbes comportant des affixes nettement associés à des étapes de dérivation antérieures. Il en résulte, dans certains dérivés, une longue chaîne d’affixes dérivationnels, par exemple: ir-ti: ir-klas: (ir-kl)-uo-ti: (ir-kl)-uo|-tojas SŽ, vert-ė: pri-vert-ė: (prie-vart)-a: (prie-vart)-au-ti: (prie-vart)-au|-tojas TŽ, lyg-us: (lyg-in)-ti: iš-(lyg-in)-ti: iš-(lyg-in)|-tojas STŽ.
9 Ce point est exposé plus en détail dans le chapitre « Noms d’instruments ».
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Page 20Les dérivés de ce type sont le plus souvent formés à partir de verbes transitifs, mais, lorsque cela est nécessaire, on recourt aussi à des verbes intransitifs (un peu plus d’un dixième des dérivés), par ex.: fechtuotojas ŠŽ, lupikautojas EŽ, TŽ, piktnaudžiautojas TŽ, sklandytojas ŠŽ, stažuotojas ŠŽ, TŽ.
Les verbes de base d’environ un quart des dérivés sont préfixés, par ex.: aprūpintojas EŽ, atstatytojas STŽ, įkainotojas EŽ, STŽ, TŽ, įkaltintojas TŽ, išeikvotojas EŽ, TŽ, išieškotojas TŽ, nemokėtojas EŽ, perrašinėtojas LŽ, pristatytojas EŽ, sudarytojas LŽ, STŽ, užsakytojas EŽ, užstatytojas TŽ. Dans certains cas, il est nécessaire de prendre pour base des verbes préfixés. C’est surtout le cas lorsque les verbes préfixés ont acquis un nouveau sens lexical, par ex.: įgaliotojas EŽ, TŽ (: įgalioti), išnaudotojas EŽ, TŽ (: išnaudoti « exploiter »), nugalėtojas ŠŽ, pavaduotojas TŽ. Toutefois, lorsqu’il n’y a pas une telle nécessité, il faut recourir aux verbes préfixés avec plus de prudence. La pratique de formation des dérivés en -tojas, -a dans la langue populaire, la langue littéraire et, enfin, la terminologie elle-même le montre de la manière la plus évidente. En effet, une personne qui copie, imite, écrit ou lit copie, imite, écrit ou lit effectivement, mais elle est néanmoins désignée par kopijuotoju LŽ, mėgdžiotoju ŠŽ, rašytoju LŽ et skaitytoju LŽ. Certains termes seraient parfaitement clairs et précis même sans préfixe, par ex.: aprūpintojas EŽ (= rūpintojas), (iš)eikvotojas EŽ (cf. eikvotojas TŽ), įvertintojas EŽ (cf. vertintojas LŽ), (iš)lygintojas STŽ, pristatytojas « доставщик » EŽ, etc.
-ėjas, -a
Les dérivés formés à l’aide de ce suffixe ont exactement le même sens que ceux du suffixe -tojas, -a évoqué précédemment. Presque tous les dérivés sont de véritables noms d’agents. Les personnes sont désignées aussi bien selon leur occupation, leur activité ou leur statut habituels que selon une action accomplie pendant une période plus ou moins longue (cette action peut aussi n’être accomplie qu’une seule fois). Par ex.: draudėjas EŽ, TŽ, engėjas TŽ, grėžėjas GŽ, MŽ, iškundėjas TŽ, kūrėjas LŽ, lošėjas STŽ, padėjėjas TŽ, pardavėjas EŽ, TŽ, patarėjas EŽ, LŽ, TŽ, pervežėjas TŽ, pirkėjas EŽ, TŽ, puolėjas ŠŽ, rinkėjas LŽ, TŽ, skelbėjas LŽ, slėpėjas TŽ, steigėjas EŽ, TŽ, teisėjas STŽ, ŠŽ, TŽ, tiekėjas EŽ, TŽ, vedėjas EŽ, STŽ, TŽ, veikėjas LŽ, žaidėjas STŽ, ŠŽ. On ne peut guère considérer comme désignant le porteur d’une propriété verbale que le terme mėgėjas: le sportif ainsi désigné n’accomplit pas une action, mais possède seulement une propriété découlant de l’action. Certains termes se prêtent davantage à être considérés comme des noms d’instruments. Ce sont des dérivés irréguliers.
Les dérivés sont formés à partir de verbes simples (exception peut-être: globėjas TŽ). Les suffixes -tojas, -a et -ėjas, -a ont la même fonction; ils ne se distinguent essentiellement que par les verbes de base. Ce n’est qu’ensemble qu’ils peuvent couvrir toute la diversité des verbes. Les verbes de base sont le plus souvent transitifs; quelques dérivés font exception, par ex.: čiuožėjas ŠŽ, kenkėjas TŽ. La formation prend pour base le prétérit simple, comme le montrent clairement les exemples suivants: dėjėjas ŠŽ (: dėjo, dėti, deda), gavėjas EŽ, STŽ (: gavo, gauti, gauna), gynėjas ŠŽ, TŽ (: gynė, ginti, gina), išdavėjas EŽ (: išdavė, išduoti, išduoda), įgijėjas TŽ (: įgijo, įgyti, įgyja), leidėjas LŽ (: leido, leisti, leidžia), priėmėjas EŽ, STŽ (: priėmė, priimti, priima), skundėjas TŽ (: skundė, skųsti, skundžia).
Pour près de la moitié des dérivés, les verbes de base sont préfixés. Dans bien des cas, le recours aux verbes préfixés s’explique par le fait qu’ils ont des sens lexi-
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Page 21caux différents, par ex.: įgijėjas TŽ, padėjėjas TŽ, pardavėjas EŽ, TŽ, pareiškėjas EŽ, TŽ, pranėšėjas TŽ. Parfois, le verbe préfixé décrit plus précisément l’action de la personne désignée, par ex.: perėmėjas STŽ, TŽ, perteikėjas STŽ. Dans certains cas, il se forme ainsi des groupes de termes de même racine, par ex.: išdavėjas EŽ, padavėjas EŽ, pardavėjas EŽ, TŽ; pirkėjas EŽ, TŽ, išpirkėjas EŽ, supirkėjas EŽ. Cependant, le recours aux verbes préfixés n’est pas toujours nécessaire. Par exemple, les termes pasėkėjas LŽ, pažaidėjas TŽ ont été consacrés par l’usage à partir de verbes préfixés, mais les dérivés correspondants de verbes sans préfixe auraient exprimé la même chose. Il est tout à fait inexact de faire figurer dans les dictionnaires des variantes de termes, par ex.: (su)rinkėjas EŽ. Le choix d’un verbe préfixé ou non pour former un terme doit être justifié à tous égards.
-tinis, -ė
Le suffixe -tinis, -ė ne sert à former que des désignations de porteurs de propriétés verbales. La majeure partie (près des deux tiers) des termes figurant dans les dictionnaires étudiés désigne des choses inanimées. Les dérivés restants désignent des personnes. Les personnes comme les autres choses sont le plus souvent désignées d’après des propriétés qu’elles possèdent, issues de l’action correspondante d’autres agents, exprimée par le verbe de base. Autrement dit, les dérivés de ce type désignent des porteurs d’une propriété résultant d’une action reçue d’autrui. Par ex.: a) atleistinis EŽ, globotinis TŽ, įgaliotinis EŽ, TŽ, išlaikytinis EŽ, TŽ, ištuoktinis TŽ, patikėtinis TŽ, sutuoktinis, -ė TŽ; b) atmintinė LŽ, gaubtinė STŽ, išvestinė STŽ, išklotinė GŽ, STŽ, kreiptinė STŽ, raliuotinė LŽ, rinktinė LŽ, SŽ, skeltinė « atsiskelta, oda be veido » ChŽ. Tous les noms de choses inanimées sont d’un seul genre grammatical. Seul le sens de quelques dérivés découle des actions propres aux choses désignées elles-mêmes, par ex.: gaubtinė STŽ.
Les dérivés sont formés à partir de verbes de structures diverses, mais, le plus souvent (dans les deux tiers des cas), à partir de verbes simples. Les désignations de personnes tendent davantage à être formées à partir de verbes secondaires et mixtes, tandis que les noms de choses inanimées sont plus souvent dérivés de verbes simples. Les verbes de base de quelques dérivés sont intransitifs, par ex.: atsim estiniai EŽ, TŽ, griaustinis FŽ, GŽ, išvyktinis EŽ.
Cette caractéristique sémantique — la désignation ne reposant pas sur l’action accomplie par la chose désignée elle-même — rapproche les dérivés en -tinis, -ė des participes passifs. En effet, plus d’un dérivé de ce type est probablement issu de participes passifs au passé, par ex.: apgyvendintinis TŽ, įgaliotinis EŽ, TŽ, rinktinė LŽ, SŽ, skeltinė ChŽ, sutuoktinis TŽ. Dans ce cas, il faudrait les considérer comme des dérivés du suffixe -inis, -ė. D’un autre côté, toutefois, certains dérivés n’ont pas de lien sémantique clair avec ces participes, et, pour certains, il n’y en a aucun, par ex.: atmintinė LŽ, griaustinis FŽ, GŽ, išvyktinis EŽ. Par leur sens, les termes globotinis TŽ, išlaikytinis EŽ, TŽ sont davantage liés aux participes passifs au présent. Cela étant, il est plus commode et, semble-t-il, plus exact de considérer tous ces dérivés comme formés à l’aide du suffixe -tinis, -ė à partir de l’infinitif, car c’est la seule forme à laquelle on puisse relier tous ces dérivés du point de vue de la formation. Le terme botanique veltinys, proche des noms de résultat d’action, qui signifie « ensemble de longs poils emmêlés à la surface de la feuille d’une plante », pourrait être spécialisé comme terme.
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Page 22-ovas, -ė
Les dictionnaires terminologiques recensent peu de dérivés de ce type. Les dérivés désignent le plus souvent des personnes qui accomplissent les actions exprimées par les verbes de base, par ex.: défendeur TŽ, demandeur TŽ, donneur d’ordre TŽ, directeur EŽ, STŽ, SŽ, souverain TŽ, protecteur SŽ, adversaire SŽ, spectateur SŽ. Ce sont des noms d’agents. Quelques dérivés désignent des entités présentant une propriété verbale; parmi eux, l’un désigne une personne (expert TŽ), tandis que les autres désignent des choses inanimées, par ex.: minéral associé « impuretés d’autres minéraux présentes dans un minéral » ChŽ, satellites (chromosomiques) « petits corpuscules qui se colorent avec les colorants nucléaires et sont attachés par un fin filament à l’extrémité du chromosome » BŽ, guide « путеводитель; справочник » LŽ, dame « ферзь » SŽ.
Il semble que l’on tende davantage à former des dérivés à partir de verbes mixtes, bien qu’on en forme aussi à partir d’autres types de verbes. Les suffixes verbaux ne se retrouvent pas dans les dérivés. La plupart des dérivés reposent sur des verbes non préfixés.
Du point de vue de la formation, entrepreneur EŽ, TŽ se distingue. Il faut probablement rattacher ce terme au nom équipement, « 3. exécution de certains travaux sur commande » DŽ 650.
Autres suffixes
Les 23 suffixes restants servent à former moins de 10 dérivés chacun, et la majeure partie d’entre eux (15) n’est relevée que dans 1 à 2 termes. Au total, 62 dérivés appartiennent à ces types de formation (25% de l’ensemble des dérivés relevant de la catégorie des noms d’agents et de détenteurs d’une propriété verbale).
-alas: parfum ChŽ.
-čius: lipčius « excréments sucrés (doux), sécrétés sous forme de petites ou de grosses gouttelettes à la surface des plantes, par exemple, des gouttes de liquide qui apparaissent sur les épis de céréales attaqués par l’ergot » BŽ.
-eiva: rašėiva LŽ.
-ekšnis: gulekšnis GŽ.
-enė: verdenė GŽ. Ce dérivé peut également être considéré comme un nom de lieu.
-etas: verpetas GŽ, MŽ, SŽ.
-ėlis: išlikėlis BŽ.
-ikas: Désigne des personnes, par ex.: coureur SŽ, assureur TŽ, marcheur SŽ, nageur SŽ, collecteur TŽ, d’autres animaux, par ex.: rongeurs (Bodentia) GŽ, SŽ, chien courant SŽ, ainsi que des choses inanimées (certaines substances chimiques), par ex.: apgavi kas « minéral brillant » ChŽ (pour l’usage dans le dictionnaire, le terme blizgis est jugé préférable à cette fin), drumstikai ChŽ.
-iklis: indicateur FŽ, GŽ, STŽ, SŽ.
-inys: envoyé TŽ, subordonné TŽ (emploi déconseillé), mercenaire EŽ, sujet TŽ; patineur MŽ, SŽ. Désigne des personnes et, occasionnellement, d’autres choses.
-kliai: arkliai (Equidae) GŽ, rykliai (Selachii) GŽ. Il convient de noter que, en tant que noms de certaines unités de classification, ils ne sont pas nouvellement formés, mais employés au pluriel (également dans la terminologie russe, p. ex.: лошади, окуни). Dans la terminologie lituanienne, les dérivés avec le suffixe -iniai sont plus courants à cet effet (voir la section consacrée aux noms de possesseurs d’une caractéristique exprimée par un verbe).
-lys: pirklys EŽ, šaulys SŽ, vedlys SŽ; ropliai (Reptilia) GŽ; čiurkšlys « fontaine » MŽ, krioklys « endroit où l’eau tombe soudainement vers le bas » MŽ, GŽ.
-na: čerškšna GŽ.
-okliai: klajokliai EŽ.
-snys: sujet BŽ, EŽ, STŽ.
-šna: lipšna GŽ.
-tys: pintys (Porifera, Spongia) GŽ.
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Page 23-ulys: atspindulys ChŽ, iškyšulys MŽ, kyšulys GŽ, riedulys GŽ, MŽ, SŽ, ritulys SŽ, rutulys GŽ, SŽ, skritulys STŽ, SŽ, spindulys FŽ, GŽ, MŽ, STŽ, SŽ.
-ūnas: lakūnas SŽ, skraidūnas TŽ; augūnas « plante obtenue par reproduction végétative (par marcottage, bouturage, rejets) » BŽ, perėjūnai « plantes adventices qui ne se sont pas durablement établies dans un territoire donné, apparaissent accidentellement pour un temps dans certaines localités, puis disparaissent à nouveau » BŽ.
-uoklė: spyruoklė STŽ.
-uolis, -ė: burbuolė BŽ, krituolis « fruit qui, avant ou après avoir atteint le degré de maturité requis pour la cueillette, s’est détaché de lui-même de son pédoncule » BŽ, skraiduolė SŽ, žinduoliai (Mammalia) GŽ.
-uonis(-ys): atlakuonis GŽ, deguonis ChŽ, GŽ, SŽ, grobionys (Carnivora) GŽ.
-utis, -ė: drebučiai ChŽ, « gurgučiai » ChŽ, kabutė SŽ, kabutės STŽ, likutis ChŽ, sukutis SŽ, žėrutis ChŽ, GŽ, STŽ, žvangutis SŽ.
La plupart des dérivés formés avec ces suffixes sont des noms désignant les possesseurs d’une caractéristique exprimée par un verbe. Seuls les suffixes -ikas, -lys, -ūnas servent aussi à former des noms d’agents. Une partie des dérivés suffixaux mentionnés ici provient du lexique non terminologique. Cela concerne apparemment les dérivés des suffixes -alas, -etas, -kliai, en partie ceux de -ulys, ainsi que certains autres. Dans certains cas, la formation des dérivés n’est plus tout à fait claire.
DÉNOMINATIONS DU RÉSULTAT DE L’ACTION
Cette catégorie dérivationnelle comprend des termes dont la signification dérivationnelle est de désigner le résultat ou l’objet de l’action exprimée par le verbe de base. Les termes dérivés formés avec des suffixes sont relativement peu nombreux dans les dictionnaires: 224 au total. Les dérivés ont été formés à l’aide de 48 suffixes, mais la plupart d’entre eux n’ont servi à former qu’un ou quelques dérivés. Le suffixe le plus répandu ici est -inys (environ un tiers des dérivés); les autres suffixes assez fréquents sont -alas, -muo (-menys), -tis. Ces quatre suffixes ont servi à former les trois cinquièmes de tous les termes de cette catégorie.
-inys
Plus d’un tiers des dénominations du résultat de l’action sont formées avec le suffixe -inys. La plupart des dérivés de ce type expriment le résultat de l’action, c’est-à-dire désignent divers objets concrets qui sont les conséquences des actions exprimées par les verbes de base. Par exemple: auginys « partie de la tige ou de la racine préparée pour la plantation — moyen de multiplication végétative fondé sur la capacité de la plante à régénérer » BŽ, gręžinys GŽ, « trou profond à section circulaire réalisé à l’aide d’outils de forage du sol » MŽ, grindinys SŽ, « route, rue pavée » MŽ, junginys STŽ, SŽ, « ensemble de molécules identiques » ChŽ, karšinys « produit semi-fini fourni par une machine de cardage; bande de fibres cardées, faiblement liées et orientées principalement dans le sens longitudinal » ATŽ, kasinys EŽ, GŽ, « excavation à ciel ouvert à la surface de la terre ou galeries (couloirs) souterraines » MŽ, rentinys « 1. coffrage de puits; 2. caisson rempli de pierres — ouvrage de construction destiné aux dispositifs de régulation des cours d’eau » MŽ, skiedinys GŽ, « mélange de liant, de sable et d’eau » ChŽ, skiepinys « parties greffées de deux plantes, dont l’une doit produire les racines et l’autre la partie aérienne, par exemple des greffons de cassis et de groseillier à maquereau » BŽ, telkinys « lieu d’accumulation de ressources minérales » ChŽ, GŽ, MŽ, tvenkinys GŽ, « plan d’eau artificiel formé par le barrage d’une rivière ou d’un autre cours d’eau » MŽ.
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Page 24Seule une petite partie des dérivés exprime plus clairement le sens d’objet de l’action, par exemple: atėminys STŽ, ieškinys EŽ, TŽ, siuntinys EŽ, šovinys SŽ, taikinys STŽ, SŽ. On rencontre des dérivés qui peuvent exprimer à la fois le résultat et l’objet de l’action, par exemple: klojinys « amas de fibres empilées en couches, où divers composants de matières fibreuses se succèdent à intervalles réguliers, destiné à constituer un mélange de filature » ATŽ, « 1. ce dont quelque chose est revêtu (par exemple, un coffrage en planches); 2. moule pour le coulage du béton dans un ouvrage » MŽ, GŽ.
Les dérivés de ce type sont le plus souvent formés à partir de verbes simples. Toutefois, un nombre considérable de dérivés (plus d’un tiers) sont liés, du point de vue dérivationnel, à des verbes mixtes ou secondaires, par exemple: bandinys ChŽ, MŽ (: bandyti, bando, bandė), darinys ChŽ, GŽ, STŽ (: daryti, daro, darė), ieškinys EŽ, TŽ (: ieškoti, ieško, ieškojo), lydinys ChŽ, FŽ, GŽ, STŽ (: lydyti, lydo, lydė), rašinys LŽ (: rašyti, rašo, rašė), sakinys LŽ, STŽ (: sakyti, sako, sakė), statinys EŽ, GŽ, MŽ (: statyti, stato, statė), turinys EŽ, LŽ, STŽ (: turėti, turi, turėjo); derinys MŽ, STŽ, SŽ (: derinti, derino, derino), gaminys EŽ, STŽ (: gaminti, gamina, gamino), ked(inys) ATŽ (: kedenti, kedena, kedeno), klijiniai ATŽ (: klijuoti, klijuoja, klijavo), skiep(iny)s BŽ (: skiepyti, skiepija, skiepijo), skolinys LŽ (: skolinti, skolina, skolino).
Les bases sont fondées sur la forme du prétérit simple des verbes, par exemple: atėminys STŽ (: atėmė, atimti, atima), davinys EŽ, SŽ (: davė, duoti, duoda), kėlinys SŽ (: kėlė, kelti, kelia), kliuvinys GŽ (: kliuvo, kliūti, kliūva), krovinys EŽ, TŽ (: krovė, krauti, krauna), kūrinys LŽ (: kūrė, kurti, kuria), puvinys BŽ (: puvo, pūti, pūva), radinys TŽ (: rado, rasti, randa), svėrinys ATŽ, ChŽ (: svėrė, sverti, sveria), uždavinys EŽ, STŽ, SŽ (: uždavė, užduoti, užduoda). Les suffixes verbaux des mots de base ne sont pas conservés dans le radical de base, cf.: gludinys GŽ (: glud-ino), ieškinys EŽ, TŽ (: iešk-ojo), klijiniai ATŽ (: klij-avo), mūrinys MŽ (: mūr-ijo, etc.
Les verbes de base des dérivés de ce type sont le plus souvent transitifs. Seuls quelques dérivés reposent sur des verbes intransitifs, par exemple: auginys BŽ, ieškinys EŽ, TŽ, mišinys ATŽ, ChŽ, priklausinys TŽ. Les dérivés dont les radicaux de base comportent des préfixes sont également rares, par exemple: atėminys STŽ, įdėjinys STŽ, įrenginys ChŽ, EŽ, FŽ, MŽ, STŽ, padariniai EŽ, perdenginys MŽ, perdirbinys EŽ, priklausinys TŽ, sumet(inys) MŽ, uždavinys EŽ, STŽ, SŽ.
-muo (-menys)
La plupart des dérivés formés avec ce suffixe désignent clairement l’objet d’une action, par exemple: armuo « couche de terre retournée lors du labour » MŽ, metmenys « fils ou filés résistants à forte torsion; système longitudinal de fils dans un tissu » ATŽ, nešmenys « particules solides transportées par l’eau courante, qui forment les couches de sédiments du lit ou des bancs des cours d’eau » MŽ, riedmenys EŽ, sprogmenys « substance explosive » GŽ, šaudmenys EŽ, SŽ, tirpmenys « partie soluble d’un mélange » ChŽ. Dans d’autres dérivés, le sens de résultat de l’action est plus marqué, par exemple: dalm(uo) (sur une échelle) ChŽ, STŽ, duomenys EŽ, STŽ, kaitmenys « masse constante atteinte par une matière après chauffage » ChŽ. Quelques dérivés, par leur sens, se rapprochent d’autres catégories de formation, par exemple: gręžmenys « instruments de forage » GŽ, svarmuo SŽ se rapprochent des noms d’outils, pradmuo TŽ des noms abstraits verbaux, kaitmuo (synonymes galūnė, fleksija) STŽ des noms désignant des entités caractérisées par une propriété verbale.
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Page 25Les verbes bases sont le plus souvent des verbes primaires, mais il existe aussi des dérivés formés à partir de verbes mixtes et secondaires, par exemple: dalmuo ChŽ, STŽ (: dalyti, dalija, dalijo), kaitmuo STŽ (: kaityti, kaito, kaitė), matmuo FŽ, STŽ (: matuoti, matuoja, matavo), reikmenys EŽ, STŽ (: reikėti, reikia, reikėjo), šaudmenys EŽ, SŽ (: šaudyti, šaudo, šaudė). On trouve aussi des dérivés formés à partir de verbes intransitifs, par exemple: reikmenys EŽ, STŽ, sprogmenys TŽ, tirpmenys ChŽ.
La plupart des dérivés peuvent facilement être reliés, du point de vue de la formation, à l’infinitif, par exemple: dėmuo STŽ (: dėti, deda, dėjo), duomenys EŽ, STŽ (: duoti, duoda, davė), žiomuo GŽ (: žioti, žioja, žiojo), mais certains dérivés ont pour base le radical du prétérit, par exemple: metmenys ATŽ (: metė, mesti, meta), spaudmenys STŽ (: spaudė, spausti, spaudžia). Les suffixes secondaires des verbes ne sont pas conservés dans les dérivés, cf.: dalmuo (: dal-yti), reikmenys (: reik-ėti), skaitmuo STŽ (: skait-yti).
Il est tout à fait inhabituel de former des dérivés de ce type à partir de verbes préfixés. Le seul dérivé préfixé est netirpmenys « parties insolubles d’un mélange » ChŽ, mais lui-même peut parfois être formé avec un préfixe (opposé de tirpmenys).
-alas
Le nombre de termes formés avec le suffixe -alas est presque cinq fois inférieur à celui des termes formés avec le suffixe -inys. Un peu plus de la moitié des dérivés désignent le résultat d’une action, par exemple: gemalas « ébauche d’un nouvel organisme végétal dans la graine, constituée de la radicule et du bourgeon » BŽ, guralas GŽ, « produits d’altération » MŽ, lydalas STŽ, « masse fondue, liquide » ChŽ, tirpalas « corps hétérogène de consistance liquide, composé d’un solvant et de fines particules invisibles d’un autre corps qui y sont dispersées » BŽ, ChŽ, FŽ, GŽ, MŽ, STŽ, verpalai « produit des machines à filer, sous forme de fil, fabriqué à partir de matières fibreuses à longueur limitée — laine, coton, lin, etc. » ATŽ. Pour d’autres dérivés, le sens de nom de l’objet de l’action est quelque peu plus caractéristique, par exemple: pakaitalas ChŽ, STŽ, skaitalas LŽ, smilkalas ChŽ. Quelques dérivés se rapprochent d’autres catégories de formation, par exemple: augalas BŽ, MŽ peut aussi être considéré comme un nom désignant une entité caractérisée par une propriété verbale, masalas SŽ comme un nom d’instrument, reikalas EŽ, GŽ, STŽ comme un nom abstrait verbal.
Les mots bases de dérivés de ce type sont le plus souvent des verbes primaires, plus rarement des verbes mixtes (par exemple: lydalas, reikalas, skaitalas). Un seul dérivé, masalas, est morphologiquement lié à un verbe secondaire. La formation prend pour base le prétérit, par exemple: pabėralas SŽ (: pabėrė, paberti, paberia). Les suffixes verbaux secondaires présents dans les formes bases ne sont pas conservés dans les dérivés, cf.: reikalas (: reik-ėjo). Les verbes bases sont plus souvent transitifs; environ un dérivé sur quatre a un radical base préfixé, par exemple: pabėralas SŽ, pakaitalas ChŽ, STŽ, užbėralas SŽ, užminkalas SŽ. L’alternance vocalique de la racine ne caractérise que le dérivé pakaitalas (: pakeitė).
-tis
Les dérivés en -tis (au nombre de 11) désignent le plus souvent le résultat d’une action et ne peuvent être compris que parfois comme des noms d’objets de l’action. Du point de vue de la dérivation, ils sont liés à l’infinitif de verbes transitifs directs simples, par exemple: užduotis EŽ
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Page 26(: užduoti, užduoda, uždavė), užgrūtis GŽ (: užgrūti, užgrūva, užgruvo). Les verbes de base peuvent être préfixés ou non préfixés, par exemple: atremtis SŽ, nutartis TŽ, sutartis TŽ, užgrobti GŽ et jungtis ChŽ, STŽ, keltis SŽ, skilts BŽ, EŽ, STŽ.
Autres suffixes
Les noms de résultats d’action (et d’objets) ont également été formés au moyen de 44 suffixes (92 dérivés au total). La plupart de ces suffixes (34) ne comptent qu’un ou deux dérivés chacun. Le rôle de tous ces suffixes dans la terminologie est limité. Du point de vue des tendances dérivationnelles, ils ne diffèrent pas fondamentalement des types de dérivation: avec ces suffixes aussi, les radicaux de base préfixés sont rarement combinés; les formes de base sont l’infinitif ou le prétérit. Les verbes secondaires ou mixtes participent à la dérivation beaucoup moins souvent que les verbes simples; leurs suffixes verbaux ne sont pas transférés aux dérivés.
-ana: liekana EŽ, GŽ, STŽ, palūkanos EŽ, TŽ.
-da: sankloda EŽ.
-das: klodas ChŽ, GŽ.
-eklis: varveklis GŽ.
-ena(-os): degenos ChŽ, iškasena(-os) BŽ, ChŽ, EŽ, GŽ, puvenos GŽ, MŽ.
-ėsiai: dūlesiai GŽ, MŽ, kepėsiai ChŽ.
-ikis: laimikis SŽ.
-indicateur: indicateur EŽ, FŽ, GŽ, SŽ.
-lieu de salage: lieu de salage BŽ.
-règle: petite règle EŽ, SŽ, STŽ, TŽ.
-kla: sėkla BŽ.
-klas: enveloppe STŽ.
-klė: tribut EŽ, devinette LŽ.
-lė: jet FŽ, GŽ, MŽ, STŽ, copeau MŽ, lie GŽ, copeaux de forage GŽ, proverbe LŽ, couture BŽ, SŽ.
-lis: contribution EŽ, STŽ, TŽ, ressources EŽ, perte(s) EŽ, FŽ, STŽ, TŽ, échafaudage MŽ, SŽ, accroissement BŽ, annexe EŽ, STŽ. Il est possible que le type inclue également une pousse « une tige ou un rameau ayant poussé en un an, avec ses feuilles » BŽ.
-lius: récolte BŽ, EŽ, excédent EŽ.
-ma: nepriema TŽ (peut également être considéré comme un nom d’action dérivé d’un verbe).
-mena(-os): intrant(s) EŽ, MŽ, TŽ, fraction STŽ.
-mė: conséquence STŽ, SŽ, TŽ, préface LŽ, devoir TŽ, besoin BŽ, conte LŽ, source GŽ, MŽ.
-nis: protubérance FŽ, GŽ.
-slė: énigme LŽ.
-snis: loi BŽ, GŽ, TŽ, œuvre ChŽ, degré EŽ, STŽ, SŽ, portée EŽ, couche BŽ, EŽ, FŽ, STŽ, période BŽ, pas SŽ. Les dérivés jaillissement ChŽ et bond SŽ peuvent également être considérés comme des noms d’action.
-stas: touffe BŽ, GŽ, MŽ, pli MŽ.
-stė: pli ATŽ. Il est possible que ce dérivé soit plus justement rattaché à un verbe itératif; dans ce cas, il s’agirait d’un dérivé à suffixe flexionnel -ė.
-šlė: ride ATŽ, GŽ, MŽ.
-šnis: grommellement SŽ.
-ta: charge EŽ.
-tas: maistas EŽ, paklotas MŽ, raštas EŽ, LŽ, TŽ, skliaustai STŽ, spraustas MŽ, turtas (-ai) EŽ, TŽ, žlugtai ChŽ. Les dérivés gnybtas FŽ, SŽ et spąstai SŽ peuvent aussi être considérés comme des noms d’outils.
-tė: paklotė BŽ, GŽ, MŽ.
-récapitulatif: récapitulatif EŽ, STŽ.
-tinys: feutré MŽ.
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Page 27-tulas: vytulas « emballage cylindrique creux de filés et de fils, mou, facilement déformable, sans tube ni bobine, retiré des broches de filature centrifuge » ATŽ.
-tuvė: rietuvė MŽ.
-tva: graižtva ŠŽ.
-tvis: rėžtvis « rėž... » GŽ.
-ula: skaidula BŽ, STŽ.
-ulas: bulle FŽ, bulle de tambour ATŽ, EŽ, GŽ, bulle de tambour BŽ.
-ulys: deguliai BŽ, iškyšulys STŽ, krėšulys ChŽ, krituliai FŽ, GŽ, MŽ, vytulys « maladie des plantes généralement causée par des champignons ou des bactéries qui obstruent les voies d’eau » BŽ.
-uolys: branduolys BŽ, ChŽ, FŽ, GŽ, MŽ, STŽ.
-(i)uotė: grupuotė GŽ, klijuotė ŠŽ, rikuotė ŠŽ. Étant donné que tous les dérivés de ce suffixe sont formellement liés à des verbes ayant le suffixe -(i)uo-, on pourrait ici distinguer le suffixe -tė, et non -(i)uotė.
-uras: bourgeon BŽ.
-urys: creux GŽ, MŽ, ŠŽ.
-utas: degutas BŽ.
-utis: résidu EŽ, STŽ, pinučiai MŽ.
Une partie des noms de résultats d’action et d’objets n’a pas été créée spécifiquement à des fins terminologiques. Cela vaut à peu près pour tous les dérivés des suffixes -ana, -lė, -mė, -stas, -stė, -ulas, -urys, etc. Une partie des dérivés formés à l’aide d’autres suffixes a également été empruntée à la langue populaire.
Il convient de noter que, dans la formation des dérivés suffixaux, on tend davantage à prendre pour base des verbes non préfixés. La formation des dérivés avec le suffixe -tis s’écarte quelque peu de cette tendance générale. C’est pourquoi certains dérivés issus de verbes préfixés, par exemple netirpmenys, présentent une formation très inhabituelle.
NOMS DE LIEUX
Les dictionnaires terminologiques comptent peu de termes désignant des lieux et formés à partir de verbes au moyen de suffixes. Toutefois, certains types de formation lexicale sont assez productifs, tant dans la langue littéraire que dans la terminologie. Il semble que ce ne soit pas la faible diffusion des noms de lieux dans la langue scientifique et technique, mais d’autres raisons qui les empêchent d’entrer dans les dictionnaires spécialisés.
Les dérivés verbaux de ce groupe désignent des lieux d’après l’action qui s’y déroule ou le processus qui s’y produit, par exemple: daigykla « local où l’on fait germer les graines » BŽ, maudykla « lieu de baignade doté d’installations spécifiques » MŽ. Les dérivés de ce type et d’autres types conviennent très bien pour désigner divers locaux de production et des locaux à d’autres fins.
Les noms de lieux sont également formés à partir de noms et d’adjectifs. Ils sont étudiés séparément.
-ykla
C’est le type de formation le plus productif pour les noms de lieux dérivés de verbes. Les dérivés désignent différents types de lieux d’après les actions caractéristiques qui s’y déroulent ou s’y accomplissent, par exemple: audykla EŽ, džiovykla ChŽ, gamykla EŽ, STŽ, ganykla MŽ, girdykla MŽ, kasyklos EŽ, GŽ, kepykla EŽ, mokykla EŽ, LŽ, SŽ, plauk ykla SŽ, saugykla EŽ, siurbykla GŽ, MŽ, stebykla GŽ, šaudy kla SŽ, talpykla « lieu où conserver, entreposer » MŽ, valg ykla EŽ.
3. Lietuvių terminologija
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Page 28Les verbes de base de la plupart des dérivés sont transitifs directs; quelques dérivés font exception, par exemple: čiuožykla SŽ, plauk ykla SŽ, stovykla EŽ, SŽ. Les dérivés sont formés à partir de verbes de structures diverses, par exemple: kasyklos (: kasti, kasa, kasė), maudykla (: maudytis, maudosi, maudėsi), stebykla (: stebėti, stebi, stebėjo), talpykla (: talpinti, talpina, talpino). On ne se fonde jamais sur des verbes préfixés. Les dérivés prennent le radical du prétérit, comme le montrent, par exemple, audykla EŽ (: audė, austi, audžia), leidykla LŽ (: leido, leisti, leidžia), siuvykla EŽ (: siuvo, siūti, siuva). Les suffixes secondaires des verbes ne sont pas conservés dans les dérivés, cf.: daigykla BŽ (: daig-ino), gamykla EŽ, STŽ (: gam-ino), saugykla EŽ (: saug-ojo), stebykla GŽ (: steb-ėjo), mais les suffixes qui n’allongent pas la forme verbale sont conservés dans les dérivés, par exemple: girdykla MŽ (: gir-dė, cf. ger-ti), šaudykla SŽ (: šau-dė, cf. šau-ti).
Parmi tous les dérivés de ce type, celui dont la formation est la moins transparente est sausykla « dispositif servant à étudier, en conditions de plein champ, la résistance des plantes cultivées à la sécheresse. Il s’agit d’une armature d’abri en bois, recouverte d’une bâche pendant la pluie » BŽ.
Autres suffixes
Les dictionnaires recensent encore des noms de lieux dérivés de verbes au moyen de 10 suffixes. Toutefois, chacun d’eux ne compte qu’un ou quelques dérivés (le suffixe -tuvė en compte un peu plus).
-einė: habitat SŽ, TŽ.
-imys: plage GŽ, MŽ.
-ynas: au gynas « terrain où sont cultivées des plantes afin d’obtenir de nouvelles variétés » BŽ.
-klė: daboklė TŽ.
-lis: sandėlis EŽ.
-ta: brasta GŽ, MŽ, SŽ.
-tas: vartas EŽ. La formation de ce dérivé s’est obscurcie.
-tinė: réserve naturelle SŽ.
-tinis: réserve forestière LŽ.
-tuvė: rangement STŽ, atelier EŽ, MŽ, boutique EŽ, magasin EŽ, imprimerie STŽ.
Un dérivé proche des noms de lieux est žiotys « ouverture menant au tube d’une corolle ou d’un calice » BŽ.
DÉRIVÉS DE NOMS
NOMS DE PROPRIÉTÉS
Le groupe de dérivation des noms de propriétés, ou abstraits nominaux, comprend des dérivés qui désignent des propriétés abstraites de choses concrètes de la réalité, des domaines de l’activité humaine, etc. Les dérivés sont formés à partir de mots déclinables, principalement d’adjectifs, beaucoup plus rarement de noms et de participes; seuls quelques dérivés sont formés à partir de numéraux et de pronoms. Les dérivés de mots indéclinables (généralement des adverbes) sont également très rares.
Les termes relevant, du point de vue dérivationnel, du groupe des noms de propriétés sont assez nombreux — leur nombre dépasse de trois à quatre fois celui des groupes principaux de noms de sens concret pris séparément (par exemple, les noms d’instruments, de résultat d’action-
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Page 29tion, etc.). Cependant, les noms d’action sont environ trois fois plus nombreux. On comprend aisément que la dérivation des mots abstraits au moyen de suffixes joue un rôle particulièrement important dans la terminologie.
La formation des noms de propriétés ne se caractérise pas par une grande diversité de types dérivationnels. Les dérivés sont formés au moyen de 18 suffixes (834 dérivés au total). Le type en -umas se distingue par sa très grande productivité. 83,7% de l’ensemble des noms de propriétés sont formés avec ce suffixe. Parmi les suffixes restants, il convient également de mentionner -ybė et -ystė; réunis, ils servent à former près de sept fois moins de dérivés que le suffixe -umas. Les autres suffixes sont rarement employés pour former des termes.
-umas
Les dérivés en -umas désignent une propriété, une qualité ou un état généralisé et abstrait, découlant du sens du mot de base, par exemple: aukštaūgiškumas « modification de la nature des plantes se manifestant par une taille anormalement élevée » BŽ, dažumas « propriété d’une matière fibreuse consistant à absorber les colorants de leur solution, à se lier à eux et à prendre la couleur correspondante » ATŽ, galingumas « capacité d’une machine à effectuer un travail donné pendant un temps donné » MŽ, imlumas « capacité à se remplir de quelque chose et à le retenir » MŽ, jautrumas « détection de faibles variations de concentration ou de petites quantités » ChŽ, kapiliarumas « phénomène physique par lequel un liquide, au voisinage des parois d’un récipient ou dans des tubes étroits, monte au-dessus ou descend au-dessous du niveau du liquide » MŽ, klampumas « propriété d’un liquide qui, lorsqu’une couche se déplace, entraîne ou déforme une autre couche; elle s’explique par le frottement entre les particules » MŽ, lakumas « tendance à s’évaporer ou à se sublimer » ChŽ, ligotumas « degré de maladie » BŽ, našumas « quantité de produits fournie par une installation de production par unité de temps » ChŽ, ortotropiškumas « 1. croissance verticale; 2. présence d’organes orthotropes dans une plante » BŽ, pelkėtumas « rapport entre la superficie des marais et la superficie totale du territoire » MŽ, pleiskanotumas « défaut de la fibre de laine, du fil ou de ses produits; présence de pellicules dans la laine ou le tissu de laine; les produits présentant ce défaut sont grisâtres et sales » ATŽ, pūkuotumas « propriété d’un tissu gratté ou pelucheux; couche de surface formée d’extrémités de fibres dressées ou rabattues, que la machine à gratter extrait du tissu ou qui sont créées en coupant des fils de chaîne ou de trame spécialement prévus pour former un velours » ATŽ, radioaktyvumas « désintégration spontanée des noyaux atomiques » ChŽ, rūdingumas « richesse en minerai » ChŽ, rūgštingumas « concentration d’ions hydrogène dans une solution, par exemple l’acidité du milieu nutritif, du suc cellulaire ou du sol; l’acidité s’exprime au moyen de valeurs de pH » BŽ, « quantité d’acide actif » ChŽ, « propriété d’une substance (eau, sol) dépendant de la quantité d’ions hydrogène qu’elle contient » MŽ, sidabriškumas « ressemblance de la couleur avec celle de Ag » ChŽ, skalbumas « propriété d’un tissu qui consiste à laisser passer les salissures dans l’eau ou la solution de lavage pendant le lavage; les tissus en fibres synthétiques se lavent mieux que ceux en fibres naturelles » ATŽ, tamprumas « propriété d’un matériau de retrouver sa forme et ses dimensions initiales après suppression de la force ayant provoqué la déformation » ATŽ, « propriété d’un corps de reprendre sa forme initiale lorsque cesse d’agir la force qui a provoqué sa déformation » MŽ, žalumas « défaut de la soie viscose ou de la soie; teinte verdâtre due à la décomposition incomplète du xanthogénate de cellulose » ATŽ.
Les différences de sens sont également déterminées dans une certaine mesure par la nature des mots de base; ainsi, le sens abstrait des dérivés dont les bases sont des thèmes participiaux est lié à l’action exprimée par le mot de base. Par exemple: brinkstamumas « tendance à gonfler » ChŽ,
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Page 30deformuojamumas « tendance à se déformer » ChŽ, dengiamumas « capacité d’une peinture ou d’un métal à former un revêtement stable » ChŽ, garuojamumas « évaporation limite » MŽ, kintamumas « apparition de nouveaux caractères ou propriétés chez les organismes. La variabilité est provoquée par le croisement, le greffage et le transfert d’une plante dans des conditions de vie entièrement nouvelles < … > » BŽ, mąstamumas « tendance à se nourrir » ChŽ, pasikartojamumas « répétition » MŽ, peršlampamumas « passage de l’eau du côté humide de la peau vers le côté sec à l’air » ChŽ, praeinamumas « possibilité de passer, de circuler » MŽ, prisitaikomumas « propriété des organismes de réagir activement et de manière autonome à l’action des conditions extérieures, par une réorganisation plus ou moins importante de l’organisme, et de s’adapter ainsi aux nouvelles conditions du milieu » BŽ, skaidomumas « tendance à se décomposer » ChŽ, sublimuojamumas « tendance à se sublimer » ChŽ, užsiliepsnojamumas « tendance à s’enflammer » ChŽ; drumstumas « quantité de particules en suspension par unité de volume du liquide » MŽ, rangytumas « ondulation de la fibre de laine selon une courbe sinusoïdale, caractérisant la finesse de la laine; plus la laine est fine, plus les ondulations sont petites et fréquentes; le terme désigne également la torsion en spirale de la fibre de coton » ATŽ.
Plus des trois quarts des dérivés ont pour bases des thèmes adjectivaux, qui sont eux-mêmes de structure variée — ils peuvent être non dérivés ou dérivés10. Presque tous les autres dérivés sont, du point de vue de la formation, liés à des participes. Seuls quelques dérivés sont formés à partir de numéraux et de noms. La répartition des dérivés selon les mots bases est présentée dans le tableau III (voir page suivante).
Le tableau montre que plus des trois quarts (77,1%) des dérivés formés à partir d’adjectifs sont, du point de vue de la formation, liés à des adjectifs polysyllabiques. On tend particulièrement à s’appuyer sur des adjectifs comportant les suffixes -iškas, -a et -ingas, -a. Du reste, ces adjectifs polysyllabiques suffixés sont le plus souvent formés à partir de noms. En effet, il est inhabituel de former à partir des noms eux-mêmes des désignations de propriétés au moyen du suffixe -umas (la terminologie ne compte que quelques dérivés de ce type); un adjectif constitue donc un maillon intermédiaire entre le nom et le dérivé correspondant en -umas. Dans bien des cas, les adjectifs en -iškas, -a apparaissent précisément parce que les désignations de propriétés correspondantes sont nécessaires. Cela est particulièrement net lorsque les dérivés en -iškas, -a ont pour base des adjectifs composés. Comme on ne tend pas à former directement des dérivés en -umas à partir d’adjectifs composés invariables, il apparaît généralement là aussi un maillon intermédiaire — un adjectif suffixé en -iškas, -a, par exemple: daugiareikšmišk-umas STŽ, ilgaamžišk-umas EŽ (cf. ilgaamžystė EŽ), įvairiavaišišk-umas BŽ, lygiavertišk-umas STŽ, vienarūšišk-umas EŽ, žemaičių-umas BŽ.
Les adjectifs bases dissyllabiques dérivés ainsi que les adjectifs bases polysyllabiques formés au moyen de terminaisons sont eux-mêmes, du point de vue de la formation, liés à des verbes (ils représentent au total près d’un cinquième de tous les adjectifs examinés ici). Les désignations de propriétés dérivées de tels adjectifs désignent des propriétés et des caractéristiques découlant d’une tendance ou d’une aptitude à accomplir certaines actions, ou d’un lien avec certains processus. Il semble que les adjectifs déverbaux eux-mêmes ne puissent pas satisfaire entièrement le besoin de désigner les propriétés qui découlent d’actions ou de processus. C’est pourquoi de nombreuses désignations de propriétés sont dérivées de participes.
10 Pour déterminer quels adjectifs sont dérivés et lesquels ne le sont pas, on s’en tient davantage à une approche actuelle (synchronique) que dans la description de la formation des adjectifs d’A. Valeckienė (voir Lietuvių kalbos gramatika, I, p. 550 et suiv.). Ainsi, des mots tels que apvalus, keblus, stiprus ne sont pas mis en relation, du point de vue de la formation, avec apvelti, kibti, stipti, et ne sont donc pas considérés comme dérivés.
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Page 31III lentelė
Mots bases | Nombre de dérivés dans les dictionnaires | ATŽ | BŽ | ChŽ | EŽ | FŽ | GŽ | LŽ | MŽ | STŽ | SŽ | TŽ | Nombre total de dérivés distincts Mots bases adjectivaux 1) adjectifs dissyllabiques a) non dérivés, | 6 | – | 8 | 10 | 10 | 13 | – | 5 | 5 | 21 | 7 | 50 b) parmi eux, internationaux | – | – | – | – | – | 1 | – | – | – | – | – | (1) b) dérivés avec suffixes et terminaisons | 18 | 7 | 24 | 12 | 15 | 17 | – | 14 | 5 | 19 | 5 | 72 total | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | 122 2) adjectifs polysyllabiques a) dérivés avec le suffixe -iškas | 1 | 20 | 19 | 29 | 3 | 9 | 29 | 5 | 33 | 2 | 17 | 154 b) dérivés avec le suffixe -ingas | 3 | 5 | 34 | 37 | 7 | 20 | 4 | 12 | 19 | 4 | 13 | 110 c) dérivés avec les suffixes -uotas, -otas, -ėtas, -ytas, -imas, -inis (-ės) | 11 | 2 | 2 | 3 | 2 | 19 | – | 7 | 2 | – | 5 | 40 d) composés et préfixés (ne-) | 1 | 2 | 7 | 7 | 5 | 1 | – | 1 | 6 | 1 | 3 | 32 e) dérivés par terminaison et non assimilés, | 1 | 10 | 13 | 23 | 12 | 11 | 3 | 9 | 27 | – | 13 | 76 parmi eux, internationaux, | – | 6 | 11 | 11 | 9 | 1 | 2 | 1 | 15 | – | 9 | (47) total | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | 412 Total des dérivés distincts d’adjectifs | | | | | | | | | | | | 534 Mots bases participiaux participes présents passifs | – | 3 | 22 | 15 | 3 | 17 | – | 7 | 44 | 3 | 18 | 110 participes passés passifs | 1 | – | 1 | 14 | 4 | 2 | – | 1 | 8 | 3 | 7 | 34 participes de nécessité | – | – | – | 6 | 6 | – | – | – | 2 | 1 | 8 | 15 total | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | – | 159 Autres mots bases numéraux | – | – | – | – | – | – | 1 | – | 1 | – | 1 | 2 noms | – | – | – | 2 | – | – | – | – | – | – | 1 | 3 Total des dérivés en -umas | – | – | – | – | – | – | – | – | 1 | – | – | 698
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Page 32Les dérivés de ce type sont formés à partir d’adjectifs susceptibles de varier en degré. Les désignations de propriétés dérivées d’adjectifs non susceptibles de varier en degré sont des exceptions rares, par exemple: artutinumas FŽ, niekinumas TŽ, sąlyginumas TŽ, tolyginumas EŽ, visuotinumas EŽ. Le dérivé vyresnumas STŽ est tout à fait singulier et se distingue du point de vue de la formation. Il n’est ni opportun ni nécessaire de multiplier de telles exceptions dans la terminologie. Lors de la normalisation des termes des domaines concernés et de l’élaboration de nouveaux dictionnaires terminologiques, il serait également utile d’abandonner les termes actuellement proposés ici.
Les dérivés suffixés en -umas révèlent une tendance assez marquée de la terminologie à s’appuyer sur des mots internationaux. Les hybrides formés à l’aide du suffixe -umas à partir d’adjectifs représentent un peu plus d’un tiers (189 dérivés distincts sur 534, soit 35%). Les hybrides sont particulièrement nombreux parmi les adjectifs bases suffixés en -iškas, -a (90 sur 154 dérivés distincts, soit 58%).
Plus d’un cinquième des dérivés de ce type ont pour base des participes. La plupart sont formés à partir de participes présents passifs. Les dérivés sont plus rarement formés à partir de participes passés passifs, et relativement peu sont dérivés de participes de nécessité. Dans la majorité des dérivés, la valeur temporelle de l’action s’est fortement estompée ou n’est plus du tout perceptible. Les participes bases sont souvent déjà adjectivés; certains, par exemple, se déclinent en degrés, comme: matomas (: matomumas GŽ, SŽ), pakankamas (: pakankamumas STŽ), paperkamas (: paperkamumas TŽ), pataisomas (: pataisomumas STŽ), praeinamas (: praeinamumas MŽ), priklausomas (: priklausomumas EŽ, TŽ), suprantamas (: suprantamumas STŽ), motyvuotas (: motyvuotumas TŽ), pagrįstas (: pagrįstumas STŽ, TŽ), raižytas (: raižytumas SŽ), rangytas (: rangytumas ATŽ), suinteresuotas (: suinteresuotumas EŽ, TŽ), treniruotas (: treniruotumas SŽ), užimtas (: užimtumas EŽ). Certains de ces participes ont aussi donné naissance à des adverbes en -ai, qui sont employés. Ce sont là des indices très nets de l’adjectivation des participes. Toutefois, des désignations de propriétés sont également formées à partir de participes qu’on ne peut pas encore considérer comme adjectivés (leur seul indice d’adjectivation serait éventuellement la formation même d’abstraits, mais ce critère ne convient pas en l’occurrence). Un dérivé en -umas que l’on rattache à un participe de nécessité peut aisément s’expliquer autrement, par exemple: atsitiktinumas STŽ, TŽ, priverstinumas TŽ, sutartinumas SŽ sont très probablement formés non à partir de participes de nécessité, mais d’adjectifs (atsitiktinis, priverstinis, sutartinis). Ce mode de formation est incorrect.
Il est intéressant de noter que, pour environ deux tiers des dérivés formés à partir de participes, les équivalents russes sont eux aussi dérivés de participes du temps correspondant. Cela montre que la terminologie russe favorise la formation de termes lituaniens à partir de participes. On trouve également des termes traduits morphème par morphème, par exemple: išmirkstamumas — намокаемость ChŽ, nuginčijamumas — оспоримость TŽ, pasikartojamumas « répétition » — повторяемость GŽ, MŽ, STŽ, pritaikomumas — применимость STŽ, TŽ, sutankinamumas — уплотняемость GŽ, MŽ, sužadinamumas — возбудимость, возбуждаемость ChŽ, užsiliepsnojamumas — воспламеняемость ChŽ; prilip-tumas — прилиплость GŽ.
Seuls quelques dérivés sont formés à partir d’autres types de mots. Ainsi, seuls pirmumas STŽ, TŽ et vienumas LŽ sont formés à partir de numéraux, tandis que les noms donnent atodangumas GŽ, invalidumas EŽ, TŽ et pamainumas EŽ.
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Page 33-ystė
Le suffixe -ystė constitue le deuxième type, par sa productivité, de formation des noms de propriétés, mais les dictionnaires terminologiques contiennent 11 fois moins de dérivés formés avec lui qu’avec le type le plus fréquent, celui du suffixe -umas. La plupart des dérivés sont des termes des sciences sociales (économie, littérature, droit).
Près d’un tiers des dérivés de ce type désignent des domaines scientifiques ou d’autres secteurs d’activité, ou encore les métiers exercés par les personnes désignées par le mot de base correspondant, par ex.: amatininkystė EŽ, LŽ, avininkystė EŽ, bankininkystė EŽ, daržininkystė EŽ, dažininkystė ChŽ, dumblininkystė BŽ, durpininkystė MŽ, fermerytė EŽ, gyvulininkystė EŽ, laivininkystė EŽ, TŽ, medvilnininkystė EŽ, miškininkystė MŽ, piev ininkystė MŽ, sodininkystė BŽ, šilkininkystė EŽ, verslininkystė EŽ, žemdirbystė EŽ, žuvininkystė EŽ, MŽ. S’y rattachent aussi, du point de vue du sens, les dérivés de ce type qui indiquent la nature de l’activité des personnes, par ex.: antrapareigystė EŽ, keliapareigystė EŽ, kišenvagystė TŽ, kyšininkystė TŽ, kustarininkystė « production domestique » EŽ, novatorystė EŽ, nuomininkystė EŽ, pusininkystė EŽ, streiklaužystė EŽ, vagystė TŽ. La plupart de ces dérivés sont formés à partir de noms de personnes comportant le suffixe -ininkas. Quelques dérivés désignent divers courants économiques et types de rapports sociaux, par ex.: bajorystė EŽ, bevaldystė TŽ, dvivaldystė TŽ, friteraderystė EŽ, grunderystė EŽ, įpėdinystė TŽ, kontrahentystė EŽ, patvaldystė TŽ, pilnavaldystė TŽ, vergvaldystė EŽ, vienvaldystė EŽ, TŽ, visavaldystė EŽ.
Les dérivés restants désignent diverses caractéristiques des personnes, ou encore leur état ou leur situation. Ces caractéristiques découlent elles aussi directement du nom descriptif de la personne qui sert de mot de base, par ex.: autorystė LŽ, TŽ, bendraautorystė LŽ, TŽ, bendr are daktory stė LŽ, bėžemystė (absence de terres) EŽ, brokd arystė EŽ, daugiažemystė EŽ, daugpatystė TŽ, dvipatystė TŽ, giminystė TŽ, ilgaamžystė EŽ, mažametystė EŽ, TŽ, nauj akurystė EŽ, narystė TŽ, nepilnametystė TŽ, svainystė TŽ, tėvystė TŽ, tolregystė FŽ, trumparegystė EŽ, vaikžudystė TŽ.
Tous les termes sont dérivés de noms. Presque tous les noms de base désignent des personnes. Les noms de sciences et de domaines d’activité correspondants sont généralement formés à partir de noms désignant des personnes par leur profession (ils comportent le plus souvent le suffixe -ininkas). Il est parfois difficile de dire, toutefois, s’il existe réellement un nom de personne de ce type (par ex.: dumblininkas « chercheur, protecteur ou cultivateur d’algues », cf. dumblininkystė « protection des dépôts naturels d’algues ou culture de celles-ci à des fins alimentaires, médicinales, etc., pratiquée dans certaines régions côtières » BŽ), ou si, par analogie avec d’autres dérivés semblables, c’est le suffixe composé -inin-kystė qui est ajouté. Le seul terme formé à partir d’un nom ne désignant pas une personne est prabystė GŽ.
-ybė
Selon le nombre de dérivés employés dans la terminologie, ce suffixe arrive en troisième position après -umas et -ystė (41 dérivés). La majeure partie des dérivés en -ybė sont des termes économiques, juridiques et littéraires. Le fait que la plupart des dérivés soient employés dans la terminologie des sciences sociales montre que les propriétés qu’ils désignent sont liées aux phénomènes de la vie sociale.
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Page 34Les dérivés de ce type désignent des propriétés ou un état, une situation donnée, comme les dérivés du suffixe -umas. Toutefois, les propriétés désignées par les dérivés en -ybė sont quelque peu plus intenses, plus concrètes, et comportent souvent en outre une nuance d’appartenance. C’est pourquoi certains dérivés de ce type ont acquis un sens tout à fait concret et peuvent désigner des choses possédant la propriété correspondante, par ex.: atstovybė EŽ, TŽ, nuosavybė EŽ, LŽ, TŽ, vadovybė EŽ, TŽ, vyresnybė TŽ, vyriausybė TŽ.
Les dérivés en -ybė sont formés à partir de noms, d’adjectifs et de participes. Certains mots sont dérivés de numéraux, de pronoms et d’adverbes.
Les dérivés nominaux sont également formés à partir de noms désignant des personnes, par ex.: asmenybė LŽ, atstovybė EŽ, TŽ, piktadarybė TŽ, pilietybė TŽ, vadovybė EŽ, TŽ, valdininkybė TŽ, et à partir d’autres types de noms, le plus souvent abstraits, par ex.: aplinkybės LŽ, STŽ, aplinkybė TŽ, gerybė EŽ, kiekybė STŽ, pareigybė TŽ, savivaldybė EŽ, tautybė TŽ, valstybė EŽ, TŽ.
Les adjectifs servant de base aux dérivés en -ybė sont le plus souvent susceptibles de degrés de comparaison. Par ex.: individualybė LŽ, ypatybė STŽ, lygybė EŽ, STŽ, TŽ, nelygybė EŽ, STŽ, TŽ, tapatybė STŽ, TŽ, teisybė STŽ, vertybė EŽ, TŽ, visagalybė EŽ. Les termes juridiques bevaldininkybė et dv valdinybė se distinguent également par leur formation en -ybė. Ce sont des dérivés formés de manière irrégulière; ils ne doivent pas servir de modèles pour en créer d’autres qui soient irréguliers.
Les mots de base d’environ un cinquième des dérivés sont des participes. Presque tous ces noms de propriétés sont formés à partir de participes présents passifs, par ex.: atsakomybė EŽ, TŽ, atskaitomybė EŽ, TŽ, galimybė STŽ, kilnojamybė (biens mobiliers) EŽ, neliečiamybė TŽ, nepriklausomybė EŽ, TŽ, priklausomybė EŽ, FŽ, STŽ, TŽ, tikimybė EŽ, MŽ, STŽ. Seul būtinybė EŽ est dérivé du participe de nécessité. Le dérivé skirtybė STŽ, dont la formation est moins transparente, peut être dérivé d’un participe passé passif. Ces participes eux-mêmes sont plus ou moins adjectivisés.
Les dérivés daugybė STŽ, kokybė ATŽ, EŽ, STŽ, savybė BŽ, EŽ, STŽ, SŽ, vienybė TŽ ont d’autres radicaux de base.
Autres suffixes
Avec les 15 suffixes restants, on ne trouve qu’un ou quelques noms de propriétés formés pour chacun; leur rôle en terminologie est donc limité. Pour la plupart de ces types de dérivés, les mots de base sont des adjectifs, tandis que les dérivés en -yba, -urys et ceux formés avec certains autres suffixes reposent sur des noms. Quelques dérivés entretiennent une relation de formation avec des numéraux ou des pronoms. Au total, 34 dérivés sont formés à l’aide de ces suffixes.
-ata: lengvata EŽ, TŽ, visata FŽ.
-atis: sécheresse MŽ, ancien EŽ, TŽ.
-enybė: priorité EŽ, STŽ, SŽ, TŽ.
-iava: lygiava EŽ.
-yba: kalnakasyba EŽ, GŽ, laivyba EŽ, SŽ, TŽ, rašvedyba TŽ, sargyba TŽ, sąskait yba EŽ, STŽ, TŽ.
-ija: verгija EŽ.
-lės: raუპlės « maladie végétale dont la surface endommagée des fruits ou des tubercules rappelle une peau galeuse » BŽ.
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Page 35-mė: sausmė « sécheresse, période sèche » MŽ.
-muo: lygmuo GŽ, MŽ, pradmuo EŽ, purmuo « roche meuble; marne » MŽ, GŽ, skersmuo GŽ.
-ovė: bendrovė TŽ, gerovė EŽ, įvairovė STŽ, vergovė EŽ, vienovė LŽ.
-ra: sausra GŽ, MŽ.
-sė: spragsė « défaut d’un tissu imprimé; tache sombre traversée en son milieu par une strie claire, imprimée à l’endroit du cylindre d’impression où la racle, déformée par un corps dur accidentellement interposé, n’a pas raclé l’encre » ATŽ. Il semble que ce dérivé soit, du point de vue de sa formation, apparenté au nom spraga.
-uliai: juoduliai « maladie causée par le genre Rhytisma et d’autres champignons » BŽ.
-uma: abondance STŽ, TŽ, longueur SŽ, petitesse TŽ, largeur SŽ, humidité MŽ, fraîcheur GŽ, totalité EŽ, STŽ.
-urys: vidurys SŽ.
Les différents types de formation des noms abstraits diffèrent considérablement des formations des mots populaires par leurs tendances dérivationnelles; il y a donc aussi moins de termes qui ne sont pas créés spécialement, mais empruntés au lexique non terminologique. On en trouve, bien sûr, parmi les dérivés de tous les suffixes, en particulier parmi les dérivés des types non productifs -atis, -mė, -ra, -urys et de quelques autres.
DÉSIGNATIONS DES PORTEURS DE CARACTÉRISTIQUES NOMINALES ET DÉSIGNATIONS PROFESSIONNELLES DES PERSONNES
Cette classe de formation comprend des dérivés qui désignent des personnes d’après leur occupation ou, plus généralement, une caractéristique dérivée du nom de base. Certains dérivés servent à désigner d’autres entités animées et inanimées, dont le nom de base exprime un trait caractéristique. Dans les études actuelles sur la formation des mots en lituanien, il est courant de répartir les dérivés examinés ici en deux classes de formation: les désignations des porteurs de caractéristiques nominales et les désignations des personnes d’après leur profession¹¹. Il semble toutefois préférable de considérer ces deux types de dérivés comme les membres d’une seule classe de formation. Ils sont étroitement liés par un mode de formation commun (la nature des mots de base et les affixes dérivationnels) et par une signification dérivationnelle commune — la désignation d’après une caractéristique distinctive (la profession, ou l’occupation, est elle aussi en quelque sorte une caractéristique distinctive de la personne). En outre, toutes les désignations de personnes d’après leur profession sont des dérivés d’un unique type de formation des mots de la langue littéraire (le suffixe -ininkas, -ė). Ce même suffixe forme également le type le plus productif de désignations de porteurs de caractéristiques nominales dans la langue littéraire. Un même dérivé peut souvent désigner aussi bien une personne qui exerce régulièrement un travail ou une activité déterminés qu’une personne qui travaille de façon occasionnelle ou temporaire. Une partie des dérivés des types les plus productifs de désignations d’agents et de porteurs de caractéristiques verbales présente les mêmes différences de sens. C’est pourquoi, dans le présent travail, les désignations de personnes d’après leur profession et les désignations des porteurs de caractéristiques nominales sont étudiées comme une seule classe de formation. Selon leur sens, les dérivés de cette classe peuvent être répartis ainsi: 1) désignations de personnes d’après leur occupation, 2) autres désignations de personnes, 3) désignations d’animaux, 4) désignations d’entités inanimées (d’objets). Comme il est d’usage dans l’étude de la formation des mots en lituanien, les désignations d’après l’origine ou l’appartenance ainsi que les noms de lieux ne sont pas inclus ici parmi les désignations des porteurs de caractéristiques nominales, même si, par leur sens général, ils ne sont pas non plus très éloignés de la classe étudiée.
11C’est ainsi que procède V. Urbutis dans ses travaux. Voir Lietuvių kalbos gramatika, I, p. 340 et 406.
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Page 36Cette classe comprend 323 dérivés relevés dans des dictionnaires terminologiques, formés à l’aide de 46 suffixes. Toutefois, seuls 3 types de formation suffixale se distinguent par une productivité plus élevée. Il s’agit des suffixes -ininkas, -ė, -inis, -ė, -ainis, -ė. Deux tiers de l’ensemble des désignations de porteurs de caractéristiques nominales et de personnes exerçant une profession sont formés avec ces suffixes. Le suffixe -ininkas, -ė est celui qui compte le plus de dérivés (environ 40% de tous les dérivés de cette classe).
-ininkas, -ė
Les dérivés de ce suffixe forment deux groupes de sens: les désignations de personnes d’après leur occupation et les autres désignations de porteurs de caractéristiques nominales.
La plupart des dérivés sont des désignations de personnes d’après leur occupation, par exemple: amatininkas EŽ, apybraižininkas LŽ, apsakymininkas LŽ, brigadininkas EŽ, bujerininkas SŽ, dailininkas, -ė LŽ, darbininkas EŽ, GŽ, TŽ, desantininkas SŽ, didmenininkas EŽ, diskininkas SŽ, finansininkas EŽ, grandininkas EŽ, imtynininkas SŽ, įrankininkas EŽ, krepšininkas SŽ, kronikininkas LŽ, maratonininkas SŽ, muitininkas EŽ, parašiutininkas SŽ, pasakininkas LŽ, perforatorininkas EŽ, prekybininkas EŽ, prozininkas LŽ, remontininkas MŽ, rutulininkas SŽ, sandėlininkas EŽ, slalomininkas SŽ, slidininkas SŽ, startininkas SŽ, statybininkas EŽ, stendininkas SŽ, svarstininkas STŽ, šachtininkas GŽ, šuolininkas SŽ, tabelininkas MŽ, tinklininkas SŽ, verslininkas EŽ.
Les mots de base des désignations de personnes d’après leur occupation désignent le plus souvent l’objet ou le produit de cette occupation, par exemple: augalininkas BŽ, boksininkas SŽ, futbolininkas SŽ, geonutraukininkas GŽ, geodezininkas MŽ, metraštininkas LŽ, sąskaitininkas EŽ, TŽ, teisininkas TŽ, vairininkas STŽ, SŽ. Plus rarement, le mot de base désigne le lieu où s’exerce l’occupation, par exemple: kasininkas EŽ, krautuvininkas EŽ, sandėlininkas EŽ, šachtininkas GŽ, vartininkas SŽ, ou la nature de l’occupation, par exemple: antraeilininkas EŽ, namudininkas EŽ, TŽ, pamainininkas EŽ, pusininkas EŽ, savaitininkas EŽ, vienetininkas EŽ, TŽ.
Environ un tiers des dérivés sont d’autres désignations de porteurs de caractéristiques nominales. Là encore, la majorité désigne des personnes, mais les dérivés de ce groupe n’indiquent généralement pas l’occupation de la personne; ils signalent plutôt le fait de posséder quelque chose, l’appartenance à quelqu’un ou à quelque chose, le lien avec quelque chose, une inclination pour quelque chose, ainsi que d’autres caractéristiques, par exemple: akcininkas EŽ, TŽ, artelininkas EŽ, bankininkas EŽ, baudžiauninkas EŽ, baudžiavininkas EŽ, bendrininkas TŽ, bendruomenininkas EŽ, biržininkas EŽ, bylininkas TŽ, činšininkas EŽ, TŽ, čyžininkas EŽ, dalininkas EŽ, dešimtininkas EŽ, duoklininkas EŽ, dvarininkas EŽ, įmonininkas EŽ, indėlininkas EŽ, TŽ, kaltininkas TŽ, kyšininkas TŽ, koncesininkas EŽ, TŽ, kontrabandininkas EŽ, kooperatininkas EŽ, lažininkas EŽ, nepriemokininkas EŽ, TŽ, nuomininkas EŽ, TŽ, pajininkas TŽ, pavienininkas EŽ, TŽ, pensininkas EŽ, TŽ, pravaikštininkas EŽ, TŽ, priešininkas TŽ, privatininkas EŽ, TŽ, prizininkas SŽ, rekordininkas SŽ, rentininkas EŽ, sąjungininkas TŽ, savininkas EŽ, TŽ, skolininkas EŽ, TŽ, smurtininkas TŽ, streikininkas EŽ, šeimininkas EŽ, tarpininkas EŽ, TŽ, viršininkas EŽ, STŽ, TŽ.
Seuls quelques dérivés désignent divers objets, par exemple: laidininkas FŽ, STŽ, pažodinininkas LŽ, pėstininkas SŽ (échecs, sens figuré), posmininkas « fil retors ou doublé, solide, qui noue transversalement un écheveau parallèle de fils de lin en 10 écheveaux, et un écheveau de fils de coton en 7 écheveaux » ATŽ.
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Page 37Le plus souvent, les dérivés de ce type sont formés à partir de noms, mais il existe quelques dérivés qui reposent sur des adjectifs, des numéraux et des pronoms, par exemple: bendrininkas TŽ, nelaidininkas FŽ, pavienininkas EŽ, TŽ, pažodinininkas LŽ, pėstininkas ŠŽ, privatininkas EŽ, TŽ; dešimtininkas EŽ, pirmiininkas ŠŽ, TŽ; savininkas EŽ, TŽ.
Les bases sont le plus souvent identiques aux racines des mots de base, cf.: darbininkas EŽ, TŽ, matininkas MŽ, pievininkas MŽ, yrininkas ŠŽ, viršininkas EŽ, STŽ, TŽ. Cependant, les bases d’une part considérable des dérivés comportent des préfixes ou des suffixes, et certaines sont même des composés, par exemple: apžvalgininkas LŽ, pasakėtininkas LŽ, pernuomininkas TŽ, posėdininkas TŽ, pramonininkas EŽ, superlaidininkas FŽ; baudžiavininkas EŽ, krautuvininkas EŽ, lenktynininkas ŠŽ, statybininkas EŽ, vienetininkas EŽ, TŽ; dviratininkas ŠŽ, kirtavietininkas GŽ, laikraštininkas LŽ, tausosakininkas LŽ, etc.
Les dérivés avec les suffixes -ininkas, -ė reposent le plus souvent sur des mots purement lituaniens, mais le suffixe peut aisément s’ajouter aussi à des mots internationaux ou d’origine étrangère, cf.: barjerininkas ŠŽ, eksportininkas EŽ, frachtininkas EŽ, TŽ, importininkas EŽ, kalambūrininkas LŽ, spiningininkas ŠŽ, etc. Dans la dérivation, la terminaison du mot de base -ija est supprimée, par exemple: akcininkas EŽ, TŽ (: akc-ija), geodezininkas MŽ (: geodez-ija), koncesininkas EŽ, TŽ (: konces-ija), pensininkas EŽ, TŽ (: pens-ija), cf. aussi kooperatininkas EŽ (: kooperac-ija, kooperat-yvas).
Il arrive que les dérivés présentent une variante plus courte du suffixe -inkas, par exemple: šulininkai (puits de mine) GŽ, ou -ninkas, par exemple: baudžiauninkas EŽ. Toutefois, les néologismes sont généralement formés avec la variante complète du suffixe -ininkas, cf.: didmenininkas EŽ, įmonininkas EŽ, lenktynininkas ŠŽ, pamainininkas EŽ, pavienininkas EŽ, TŽ, pramonininkas EŽ, etc.
Les dictionnaires terminologiques ne donnent presque jamais les dérivés au féminin, mais cela ne signifie pas que, dans les domaines scientifiques et autres, seuls des dérivés masculins soient employés. Ainsi, cette pratique des dictionnaires terminologiques ne reflète pas la réalité de la langue. Il convient de se demander sérieusement s’il est judicieux, à l’avenir aussi, de ne fournir les termes dans de tels cas qu’au masculin.
-inis (-iai), -ė
La plupart des dérivés de ce type sont masculins, et la majorité d’entre eux sont des dénominations de divers groupes d’animaux et de plantes en systématique. En terminologie, tous ces dérivés sont au pluriel, et les exemples réunis pour cette étude ont tous été tirés du « Dictionnaire de géologie et de géographie physique » de V. Gudelis. Il s’agit surtout de termes de paléontologie. Par exemple: apgaubtiniai (Tunicata), liežuvėliniai (Ligulatae), nuovaliniai, placentiniai (Eutheria), spyniniai (Articulata), stuomeniniai (Cormophyta), žiūželiniai (Flagellatae). Les mots de base de ces termes sont le plus souvent des noms. Ils désignent soit un représentant caractéristique du groupe, par exemple: arkiniai (Equidae), kiauliniai (Suina), pataisiniai (Lepidophyta), soit une partie caractéristique du corps, par exemple: sterbliniai (Marsupialia), straubliniai (Proboscidea), stuburiniai (Vertebrata), šarviniai (Ostracodermi), ou encore une chose connue qui ressemble à un représentant du groupe, par exemple: gniužuliniai (Thallophyta), laivukiniai (Nautiloidea), ou encore d’autres caractéristiques, par exemple: nelygiaraumeniniai (et nelygiaraumeniai).
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Page 38Les bases de près d’un tiers des dérivés sont d’origine non lituanienne: elles sont constituées de diverses bases de mots internationaux, par exemple: chordiniai (Chordata), psilofitiniai (et psilofitai). Une part considérable de ces dérivés ne semble pas avoir de mots de base employés séparément dans la terminologie lituanienne. Dans ce cas, les dérivés sont probablement formés directement à partir des termes latins correspondants, par exemple: anapsidiniai (Anapsida), baragvanatiniai (Baragwanathiales), benetitiniai (Bennettitales), diapsidiniai (Diapsida), euriapsidiniai (Euryapsida), kordaitiniai (Cordaitales), lepidodendriniai (Lepidodendrales), sinapsidiniai (Synapsida), terapsidiniai (Therapsida).
Parmi les dérivés étudiés, banginiai (Cetacea) se distingue: bien qu’il comporte le même suffixe, en tant que membre de la systématique animale, il s’agit du pluriel du nom d’un animal particulier. Le mot banginis lui-même est bien sûr un dérivé de ce type de formation.
Un quart des dérivés de ce type désignent divers objets inanimés; la plupart sont employés dans la terminologie sportive, par exemple: akiniai, futboliniai, kampinis, krepšinis, rankinis, skersinis, tinklinis. Ici aussi, les mots de base de ces dérivés sont le plus souvent des noms. Seuls quelques dérivés sont formés à partir d’adjectifs, par exemple: akuotinis « plant sauvage greffé: plant sauvage avec un œilleton greffé » BŽ, gulstinis GŽ, skersinis SŽ, šaltinis GŽ, MŽ, EŽ, FŽ, LŽ, STŽ.
Les dérivés féminins désignent divers objets inanimés. Leurs noms de base indiquent un lieu caractéristique de l’objet désigné par le dérivé, par exemple: krantinė MŽ, SŽ, kuprinėje SŽ, palapinę EŽ, SŽ, sostinę TŽ, žoninę GŽ; ils peuvent aussi désigner le matériau dont l’objet est fait ou ses parties constitutives, par exemple: grandinė MŽ, GŽ, SŽ, ChŽ, FŽ, STŽ, stiklinės « récipients de laboratoire en verre, de tailles diverses » ChŽ; ou encore sa fonction, par exemple: dugninė « voir canne à pêche » SŽ, lopšinė LŽ, pirštinė SŽ, etc.
Certains dérivés employés dans la terminologie botanique désignent des variétés d’arbres fruitiers ou leurs fruits, par exemple: butelinės « poire de forme allongée, à peau verdâtre-jaune ou jaune, entièrement ou en grande partie couverte de roussissures brun foncé ou rougeâtres <…> », kiaušininės « variétés de pruniers dont les fruits sont nettement effilés vers le pédoncule et ont une chair tendre », kremzlinės « variétés de cerisiers dont les fruits ont une chair ferme et consistante, et dont les noyaux sont colorés ou incolores », muskatinės « poires estivales ou automnales de petite ou moyenne taille, de formes diverses, le plus souvent allongées, au parfum musqué prononcé, par exemple, la Musquée de septembre », sviestinės (Berės) « variétés de poires dont la chair des fruits mûrs rappelle la consistance du beurre », širdinės « variétés de cerisiers à chair tendre, dont le jus est coloré ou incolore <…> », taukinės « poires de taille moyenne ou grande, de forme allongée ou arrondie, à chair fondante ou semi-fondante », vengrinės « variétés de pruniers dont les fruits sont allongés, aux extrémités effilées, à la chair ferme et sucrée et au noyau plat à bouts pointus ».
La plupart des dérivés sont formés à partir de noms communs, par exemple: daržinė SŽ, kraštinė STŽ, rėtinė STŽ, stoginė SŽ, etc., mais quelques dérivés reposent sur des noms dérivés, par exemple: klostinė « défaut du tissu; partie du tissu non teinte en raison de la formation d’un pli (non imprimée, non éclaircie, non roussissée, etc.) » ATŽ, pelėsinė « défaut du tissu; partie grise du tissu mal teinte parce que le tissu à teindre est resté longtemps humide et a été attaqué par des moisissures » ATŽ.
Une partie des dérivés repose sur des adjectifs. Ils désignent divers objets possédant les propriétés exprimées par les adjectifs de base, par exemple: gulstinė SŽ, įžambinė STŽ, palaidinė SŽ, statinė SŽ, šakotinė SŽ, nuolaidinė GŽ, skersinė GŽ. Un seul terme, dešimtinė EŽ, est formé à partir d’un numéral.
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Page 39-ainis, -ė
Il s’agit du troisième type de formation, du point de vue de la productivité, des noms désignant les porteurs d’une propriété nominale; toutefois, les dérivés qui en relèvent sont sept fois moins nombreux que ceux formés avec le suffixe -ininkas, -ė. Les dérivés désignent des sortes de matériaux naturels (le plus souvent des pierres), par exemple: briaunainis GŽ, kriauklainis GŽ, paplokštainis GŽ, ragainis GŽ, smiltainis ChŽ, GŽ, une sorte de couche supérieure du sol, par exemple: šilainė MŽ, GŽ, žvirgždinė MŽ. Quelques dérivés servent de noms en systématique animale et végétale, par exemple: ginkainiai (Ginkgophyta) GŽ, maurabraginiai (Charophyta) GŽ, papartainiai (classe Filicales) GŽ, sagainiiai (Cycadophyta) GŽ. Les autres dérivés désignent divers objets concrets, par exemple: jėgainė EŽ, FŽ, MŽ, kampainis STŽ, SŽ, sniegalainė GŽ.
La majorité des dérivés sont formés à partir de noms. Un quart d’entre eux reposent sur des adjectifs, par exemple: gulstainis FŽ, įstrižainė SŽ, paplokštainis GŽ, pilkainis GŽ, skersainis GŽ.
Autres suffixes
Un ensemble de suffixes (43) servant à former des noms désignant les porteurs d’une propriété nominale constitue des types relativement peu productifs. Avec la plupart d’entre eux (30), seuls un ou deux dérivés sont employés. Au total, 103 dérivés sont formés à l’aide de ces suffixes.
-alas: baltalas ChŽ, niekalas STŽ, TŽ, riebalai BŽ, ChŽ, svambalas FŽ, MŽ, šlapalas BŽ, ChŽ, virbalas MŽ, SŽ.
-aras: žabaras GŽ, MŽ.
-eivis, -ė: oreivis SŽ. Bien que ce suffixe ne soit pas mentionné dans les ouvrages de dérivation lexicale du lituanien, il est possible de l’isoler en synchronie. Dans la terminologie étudiée, un seul dérivé de ce type est employé, mais il en existe d’autres dans la langue littéraire. Les dérivés appartiennent au groupe des noms de personnes désignant une profession.
-eklis: tarpeklis GŽ.
-ena: galvena « fruit du lin — capsule » BŽ, kregždenos « taches foliaires causées par le champignon Corynespora melonis Lind » BŽ, rankena MŽ, STŽ, SŽ.
-ėčia: pasakėčia LŽ.
-iaga: matière, -os BŽ, EŽ, FŽ, GŽ, LŽ, MŽ, STŽ, TŽ.
-(iau)jas: pusiauja SŽ.
-iava: matière première, -os ChŽ, EŽ.
-yba: sodyba EŽ.
-ienos: produits végétaux MŽ.
-ietis: kolūkietis EŽ, olimpietis SŽ, pasienietis SŽ, pilietis TŽ, užsienietis TŽ, valstietis EŽ. Une part importante des dérivés de ce type désigne des personnes selon leur lieu d’origine et de résidence, mais des dérivés tels que olimpietis et autres sont étroitement liés aux noms désignant les détenteurs d’une caractéristique nominale.
-ikės: shorts SŽ.
-iklis: jeunes animaux SŽ, entretoise GŽ, STŽ, dénominateur STŽ.
-ilas: ratilas (autour du soleil, de la lune) GŽ.
-ilis: hydrogène ChŽ, GŽ, SŽ.
-imas: cercle SŽ, gluten BŽ, pulpe BŽ, liquide ChŽ, matières épaissies ChŽ.
-ymas: protéine, -ai BŽ, ChŽ, poussée ChŽ, GŽ.
-yna: lentyna GŽ.
-inys: puits GŽ, MŽ, valinys GŽ, žabinys MŽ, žirginys BŽ.
-iokas: vidutinokas (paysan moyen) EŽ.
-(i)ukas: gulstinukas « arbre fruitier nain aux branches couchées qui s’étendent au ras du sol <…> » BŽ, ketvertukas « groupe de quatre chromosomes formé après deux divisions nucléaires successives au cours de la division réductionnelle (méiose) » BŽ,
45
Page 40lipniukas « partie du polinarijus qui sécrète un liquide visqueux grâce auquel le polinarijus s’attache au corps d’un insecte <…> » BŽ, laukinukas « jeune arbre fruitier non cultivé, issu d’une graine ou obtenu par voie végétative <…> » BŽ, riestukas « type d’inflorescence monopodiale dont la ramification s’effectue dans un seul plan et dont les ramilles sont toutes orientées du même côté — vers la droite ou vers la gauche <…> » BŽ, savaiminukas « jeune arbre issu spontanément d’une graine, sans intervention des forestiers » BŽ, sėjinukas « jeune arbre issu d’une graine, puis transplanté à son emplacement définitif » BŽ, sėkliukas « plante cultivée pour ses graines (betterave, betterave fourragère), tant qu’elle est encore jeune; elle pousse ensuite et devient porte-graines » BŽ, sodinukas « jeune arbre (par exemple, chêne ou noyer) transplanté depuis une pépinière ou issu de fruits plantés » BŽ. Les dérivés sėjinukas, sodinukas peuvent aussi être formés à partir de verbes. Dans ce cas, il s’agirait de dérivés formés à l’aide du suffixe -inukas et ils appartiendraient à la catégorie des noms désignant des êtres caractérisés par une propriété verbale.
-kis: vidurkis EŽ, FŽ, STŽ.
-lys: dygliai BŽ.
-mė: kryžmė STŽ.
-mena: mažmenos EŽ, sausmena « zone non irriguée à l’intérieur d’une zone d’irrigation commune <…> » MŽ.
-muo: lygmuo GŽ, MŽ, purmuo GŽ, MŽ, skaitmuo EŽ, skersmuo GŽ, STŽ.
-očiai: ongulés (Ungulata) GŽ, ŠŽ.
-ojas(-us): durpojas ChŽ, GŽ, MŽ, filmojus « substance formant un film » ChŽ, kaučiukojas ChŽ, sėklojas « plante cultivée pour ses graines » BŽ, uolojas GŽ.
-okšlis: putokšlis ChŽ, riebokšlis MŽ, ŠŽ.
-okšnis: dervokšnis GŽ.
-onas: dirvonas EŽ, MŽ.
-orius: ūsorius ŠŽ.
-ovė: bendrovė EŽ, daržovės BŽ, rankovė STŽ, verslovė ChŽ, EŽ.
-tė: geležtė ŠŽ.
-uliai: animaux domestiques EŽ.
-umynai: peuplements d’arbres BŽ.
-ūnas: gyvūnas GŽ, lapūnas BŽ, mišrūnas BŽ, pareigūnas EŽ, pirmūnas EŽ, TŽ, plėšrūnas ŠŽ, ristūnas ŠŽ, senūnas TŽ, skalūnas ChŽ, GŽ, MŽ, žymūnas ŠŽ.
-ūnė: galūnė STŽ, viršūnė BŽ, STŽ.
-uočiai: lapuočiai BŽ, spygliuočiai (Coniferae) BŽ, GŽ, spinduliuočiai GŽ, šarvuočiai (Dasypodidae) GŽ.
-uolis: aistruolis „sporto entuziastas“ ŠŽ, atsparuolis GŽ, grynuolis ChŽ, GŽ, spart[u]olis EŽ, stipruolis ŠŽ, žieduolis GŽ.
-u onys: pirmuonys (Protozoa) GŽ.
-uotė: rainuotė ŠŽ, sparnuotė STŽ, vaškuotė STŽ.
Une partie des dérivés suffixaux mentionnés ici proviennent du lexique non terminologique. Cela vaut pour les dérivés formés avec les suffixes -(i)aga, -aras, -inys, -yna, -orius et quelques autres. Ces types de formation des mots ne sont pas productifs, même dans la langue littéraire. Toutefois, certains autres types, bien qu'ils ne comptent que peu de dérivés, ont tout de même produit des néologismes, cf. les dérivés formés avec les suffixes -ilis, -očiai, -ojas(-ojus), -(i)ukas, -uočiai, etc. Le sens de certains termes est figuré, par exemple: « moine » MŽ, qui désigne un dispositif hydrotechnique destiné à réguler l'écoulement de l'eau des étangs et d'autres plans d'eau. Il s'agit d'un calque sémantique manifeste du terme correspondant en russe «монах».
DIMINUTIFS
Les diminutifs, au nombre de 256 dans la terminologie des domaines étudiés, ont des bases nominales et désignent généralement la même chose que leurs mots de base. Toutefois, les référents nommés par les dérivés diminutifs sont habituellement plus petits que ceux de la même espèce désignés par les noms de base. Une partie des dérivés
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Page 41soit n’ont aucune valeur diminutive, soit celle-ci ne ressort du moins pas comme la principale valeur liée à la dérivation. Ces dérivés désignent généralement des réalités différentes de celles désignées par leurs mots de base et constituent les diminutifs dits à valeur spéciale. Dans la langue littéraire, une partie des diminutifs comporte également une évaluation de la réalité désignée par le mot de base et met en avant les sentiments qui s’y rapportent. La terminologie évite l’émotivité et l’expressivité; les diminutifs y sont donc nettement moins répandus que dans la langue littéraire en général. Il s’agit d’un groupe de formation de termes de taille moyenne (par le nombre de dérivés).
La majorité (55%) des termes diminutifs lituaniens sont formés avec le suffixe -elis, -ė. Beaucoup moins de termes (27%) sont formés avec le suffixe -ėlis, -ė. Dans la formation des diminutifs, ces suffixes se complètent, car c’est seulement ensemble qu’ils peuvent couvrir toute la diversité des noms de base. Les termes diminutifs sont le plus souvent leurs dérivés (plus des quatre cinquièmes). Parmi les autres suffixes, se distinguent quelque peu également -(i)ukas et -utė (environ 15% de l’ensemble des dérivés). Les quatre autres suffixes ne comptent chacun que quelques dérivés répertoriés dans les dictionnaires étudiés.
-elis, -ė
La plupart des diminutifs formés avec le suffixe -elis, -ė désignent les mêmes réalités que leurs noms de base. Toutefois, les réalités désignées par ces diminutifs sont plus petites, voire tout à fait petites. Ainsi, la valeur principale des termes diminutifs formés avec le suffixe -elis, -ė est diminutive. Par exemple: akštelė STŽ, SŽ, aselė GŽ, banelis SŽ, bokštelis SŽ, borteliai SŽ, dangtelis BŽ, STŽ, dirželis SŽ, duobelė SŽ, durelės STŽ, gairelė SŽ, gaubtelis STŽ, gojelis SŽ, graibštelis SŽ, grąželis BŽ, grindelės SŽ, griovelis MŽ, grotelės MŽ, STŽ, gurbėlis SŽ, juostelė STŽ, SŽ, kaištelis STŽ, kartelė SŽ, knatelis ATŽ, knygelė EŽ, kotelis BŽ, SŽ, kryželis GŽ, kuodelis ATŽ, kuokštelis ATŽ, lakšteliai BŽ, lapelis BŽ, EŽ, LŽ, STŽ, lazdelė SŽ, lentelė SŽ, mazgeliai ATŽ, mentelė ChŽ, STŽ, SŽ, miestelis EŽ, miglelė SŽ, narvelis FŽ, GŽ, plėvelė ChŽ, FŽ, MŽ, STŽ, plokštelė ChŽ, FŽ, STŽ, SŽ, plutelė GŽ, MŽ, rūkelis GŽ, šamtelis SŽ, skiautelės ATŽ, skylėlės BŽ, spyg lelis BŽ, stalelis GŽ, stovelis SŽ, šaknelė BŽ, upelis GŽ, MŽ, vamzdelis FŽ, STŽ, SŽ, vėjelis SŽ, vytelė BŽ.
Les autres dérivés de ce type servent de noms à des réalités particulières; le lien sémantique avec les mots de base est assez éloigné. Dans ce cas, le sens des dérivés est figuré. Par exemple: barzdelė « touffe de poils sur une corolle ou un calice » BŽ, dalelė « appellation habituelle d’une particule élémentaire et colloïdale » ChŽ, FŽ, STŽ, gardelė « plus petit cristal; disposition des atomes dans un cristal » ChŽ, FŽ, GŽ, STŽ, kuokeliai « microsporophylles des plantes à fleurs (< … >, qui produisent le pollen » BŽ, laivelis (pour le chauffage) ChŽ, laukelis SŽ (pour les échecs ou les dames), mastelis « rapport entre la longueur d’une ligne sur une carte, un plan ou un dessin et la longueur réelle du lieu ou de l’objet représenté » MŽ, SŽ, STŽ, piestelė « partie femelle de la fleur, constituée d’un ou de plusieurs carpelles soudés » BŽ, porėlė « défaut du tissu; bande formée de deux fils non séparés par les fils d’un autre système » ATŽ, skarelė « voile plat couvrant les amas de sporanges sur les feuilles de nombreuses fougères » BŽ, skiepelis « jeune plante cultivée et élevée par greffage, destinée à être transplantée sur son lieu de croissance définitif (matériel de plantation) » BŽ, sruogelės « déchets de production; longueurs de fil de cent mètres, pliées en écheveaux à l’aide de montures de laboratoire à partir d’échantillons provenant de bobines ou de fuseaux, puis soumises aux essais de titrage, de résistance, d’allongement ou à d’autres essais de laboratoire qui leur sont destinés < … > »
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Page 42ATŽ, šluotelė « inflorescence conique ou pyramidale dont l’axe principal est très allongé et émet une série de branches qui se ramifient à leur tour, les rameaux les plus fins étant de type grappe, par exemple chez l’avoine, les graminées ou le lilas » BŽ, tiltelis « atome, groupe, récipient de liaison » ChŽ, žvynelis « petite feuille plate métamorphosée dans les limites de l’inflorescence » BŽ.
Les mots de base des dérivés de ce type sont des noms dissyllabiques. La plupart de ces noms désignent diverses choses, et un seul ou quelques-uns désignent des animaux (musė, stinta, žirgas), des phénomènes naturels (migla, rūkas, vėjas) ou des notions abstraites (dalis, mastas, vaizdas).
Les dérivés sont généralement du même genre que leurs noms de base; la seule exception est upelis12 GŽ, MŽ.
-ėlis, -ė
Les dérivés du suffixe -ėlis, -ė ont le même sens que les dérivés du type -elis, -ė, le plus productif de ce groupe. Toutefois, les termes formés avec ce suffixe sont deux fois moins nombreux.
La plupart des dérivés ont une valeur diminutive. Par exemple: ankštarėlė BŽ, apsakymėlis LŽ, atramėlė SŽ, bertuvėlė ChŽ, ežerėliai GŽ, gaubtuvėlis BŽ, STŽ, įlankelė GŽ, kaladėlė STŽ, kilimėlis SŽ, krautuvėlė EŽ, latakėlis MŽ, mėgintuvėlis ChŽ, pagalvėlė SŽ, pakopėlė MŽ, parašiutėlis SŽ, pylimėlis MŽ, pumpurėlis BŽ, rankenėlė STŽ, SŽ, riešutėlis BŽ, ritinėlis STŽ, sėdynėlė SŽ, šepetėlis STŽ, vagonėlis GŽ, MŽ, velenėlis MŽ, STŽ, SŽ, vėliavėlė STŽ, SŽ.
Les autres dérivés de ce suffixe désignent diverses réalités concrètes spécifiques. Leurs liens sémantiques avec les mots de base ne sont pas directs. C’est pourquoi ils n’ont pas une valeur diminutive, mais ce que l’on appelle une valeur spéciale. Par exemple: akmenėlis « alliage de lanthanides et de fer utilisé pour les briquets » ChŽ, ašarėlė « petite bille de métal » ChŽ, gyvatėlė (figure de ski) SŽ, kamuolėlis « type d’inflorescence cymeuse dont les fleurs sont si serrées qu’elles forment une petite boule » BŽ, liežuvėlis « fine membrane transparente présente chez les graminées et les cypéracées, à la limite entre le limbe et la gaine de la feuille » BŽ, malūnėlis (gymnastique) SŽ, obuolėlis « petit fruit en forme de pomme, par exemple celui du sorbier » BŽ, veduoklelė « type d’inflorescence unipare dont la ramification se développe dans un seul plan et dont les rameaux changent alternativement de direction, tantôt vers la droite, tantôt vers la gauche, par exemple vilkdalgio (Iris) » BŽ.
Les noms servant de base aux dérivés de ce suffixe sont polysyllabiques (ils comportent plus de deux syllabes) et ont tous un sens concret. Les dérivés sont du même genre que leurs mots de base.
-(i)ukas, -ė
Les dérivés du suffixe -(i)ukas, -ė ont les mêmes sens que les formations des types plus productifs déjà examinés. Toutefois, ceux qui sont employés à des fins terminologiques sont cinq fois moins nombreux que les dérivés diminutifs du type le plus productif, -elis, -ė. Un peu plus de la moitié des dérivés ont une valeur diminutive. Par exemple: batukai SŽ, kamuoliukas SŽ, kryžiukai STŽ, ratukas STŽ, rutuliukas SŽ, skrituliukas SŽ, staliukas GŽ, STŽ, šepetukas ChŽ, šuoliukas SŽ.
12 Ce dérivé peut, du point de vue de sa formation, être lié au mot dialectal upis; dans ce cas, lui non plus ne constituerait aucune exception.
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Page 43Le sens des autres dérivés n’est pas directement lié aux mots de base. Ils désignent des réalités inanimées spécifiques. Par ex.: gaidukas (d’un fusil) ŠŽ, garbanukai (nuages) GŽ, gyvatukas « tuyau courbé en serpentin; foret hélicoïdal » MŽ, GŽ, ChŽ, kačiukas « chaton d’inflorescence de fleurs pistillées, duveteux au moment de la dissémination des graines comme un chaton, par ex. de saule ou de peuplier » BŽ, startukai (chaussures légères d’athlétisme) ŠŽ, stepukas (Apocynum Sibiricum) « plante vivace à fibres < … > » ATŽ, vaisiukas « élément du fruit agrégé ou composé » BŽ.
Les dérivés en -ybiškai entretiennent aussi des relations avec des noms de deux syllabes et des noms polysyllabiques. Les mots de base désignent le plus souvent diverses réalités inanimées, bien qu’il existe également des dérivés dont les noms de base désignent des animaux, voire des notions abstraites. La plupart des dérivés sont du même genre que leurs mots de base; toutefois, certains dérivés ont un genre différent de celui des noms de base (par ex.: garbanukai GŽ, gyvatukas ChŽ, GŽ, MŽ, kačiukas BŽ, stepukas ATŽ). Cela est caractéristique des diminutifs à sens spécialisé. Il convient de noter que presque tous les dérivés de ce type employés en terminologie sont masculins (à l’exception d’un dérivé, raginukė ChŽ, GŽ, qui peut néanmoins lui-même être considéré comme une désignation de personnes présentant une caractéristique nominale).
Les dictionnaires terminologiques ne recensent que 28 dérivés formés avec ce suffixe. Selon que la consonne finale du radical du mot de base est dure ou palatalisée, ils se répartissent ainsi: 14 dérivés et leurs mots de base ont une consonne finale de radical palatalisée (par ex.: dvīkeliukas ŠŽ, elniukai GŽ, kapliukas ŠŽ, nuliukai STŽ, trikeliukas ŠŽ), 4 dérivés, comme leurs mots de base, ont une consonne finale de radical dure (par ex.: batukai ŠŽ, garbanukai GŽ, ratukas STŽ, startukai ŠŽ), 7 dérivés ont une consonne finale de radical dure, tandis que celle de leurs mots de base est palatalisée (par ex.: gaidukas ŠŽ, gyvatukas ChŽ, GŽ, MŽ, rėtukas ŠŽ, skėtukas BŽ) et 3 dérivés ont une consonne finale de radical palatalisée, correspondant à la consonne dure de leurs mots de base (par ex.: kakliukas STŽ, kauliukas BŽ, STŽ, staliukas GŽ, STŽ). Les données présentées ne permettent pas de dégager des tendances de formation plus nettes. Même dans la langue littéraire, la formation de dérivés de ce type ne suit pas de régularité absolue, bien que des tendances plus nettes s’y observent13.
-utė
Les dérivés de ce type sont encore plus rares en terminologie: les dictionnaires étudiés n’en recensent que 10. Ils ont plus souvent un sens spécialisé, par ex.: akutės « petites cavités dans une matière dure » ChŽ, akutė « 1. jeune bourgeon en développement à l’aisselle d’une feuille de pousse, utilisé pour le greffage; 2. bourgeon en creux à la surface d’un tubercule (par ex. une pomme de terre) » BŽ, (synonyme: taškas) STŽ, eglutė « défaut du tissu à fines rayures; cassure en zigzag d’une rayure s’étendant dans le sens de la longueur du tissu, au-delà de laquelle les rayures reprennent leur direction régulière < … > » ATŽ, galvutė « 1. inflorescence racémeuse < … > à axe court, dont le sommet porte des fleurs sessiles ou à pédicelle très court, serrées les unes contre les autres, par ex. le trèfle; 2. à propos d’un champignon, =chapeau » BŽ, šakutė « 1. tige à plusieurs ramifications (principalement dichotomiques); 2. groupe de tiges de contact servant à établir le courant électrique » MŽ, STŽ, « outil de ce type fixé au support » ChŽ. Certains dérivés désignent les mêmes réalités que leurs mots de base, mais en plus petit, par ex.: skylutė STŽ, šakutė « petite branche végétative ou fructifère d’un arbre ou d’un arbuste, de deuxième ordre ou d’un ordre supérieur » BŽ.
13 Voir Grammaire de la langue lituanienne, I, p. 268–269.
4. Lietuvių terminologija
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Page 44Tous les dérivés sont formés à partir de noms féminins de deux syllabes et sont eux-mêmes tous féminins. Dans la langue littéraire aussi, les diminutifs avec ce suffixe sont plus souvent formés à partir de noms féminins14.
Autres suffixes
Des termes diminutifs ont également été formés au moyen de quatre autres suffixes (huit dérivés au total), mais, en raison du petit nombre de dérivés, ceux-ci ne jouent pas de rôle notable en terminologie.
-aitis, -ė: apysakaitė LŽ, giminaitis TŽ, kepuraitė ChŽ, SŽ.
-ytė: ausytė SŽ.
-okšnis: krūmokšnis BŽ, pievokšnis MŽ, upokšnis GŽ, MŽ.
-uška: dainuška LŽ.
NOMS DE LIEUX
Les noms de lieux sont plus souvent formés à partir de noms et d’adjectifs qu’à partir de verbes. Toutefois, même les dictionnaires terminologiques ne présentent qu’un nombre relativement réduit de dérivés dénominaux de cette catégorie. Les dérivés construits sur des mots nominaux désignent des lieux d’après les objets qui s’y trouvent ou d’après certaines caractéristiques permettant de distinguer le lieu nommé des autres. Ainsi, les différences de sens dérivationnel des dérivés dépendent de l’appartenance des mots de base à différentes parties du discours et des réalités différentes qu’elles désignent. La nature des mots de base influe également sur d’autres tendances de formation.
La plupart des noms de lieux dénominaux sont construits sur des noms (68 sur 99, soit plus des deux tiers des dérivés). Parmi les noms, les dérivés de cette catégorie sont le plus souvent formés avec le suffixe -ynas. Les autres suffixes, par exemple -inė, -ynė, -ija, sont moins productifs. Le type le plus productif de noms de lieux déadjectivaux est formé avec le suffixe -uma.
-ynas
Le suffixe -ynas sert à former des dérivés relevant de deux catégories dérivationnelles: les noms collectifs et les noms de lieux. Une nuance de sens collectif caractérise souvent aussi les dérivés considérés comme des noms de lieux. En effet, par exemple, aikštynu, kalvynu ar pelkynu désigne des lieux où se trouve plus d’une aikštė, kalva ar pelkė. Ces dérivés désignent à la fois des ensembles d’éléments correspondants et les lieux où se trouvent ces ensembles. En substance, ces dérivés présentent donc les deux sens dérivationnels mentionnés. Chaque dérivé particulier est rattaché à l’une ou l’autre catégorie en tenant compte de son sens lexical et du sens qui y ressort le plus nettement.
Les dérivés examinés ici ont un sens locatif plus clair, raison pour laquelle ils sont considérés comme des noms de lieux. Les lieux sont nommés d’après les objets caractéristiques qui s’y trouvent et les ensembles de ces objets, qui distinguent une certaine étendue — le plus souvent une portion de la surface terrestre — des autres étendues, caractérisées par d’autres objets. Les dérivés désignant des lieux où poussent certaines espèces de plantes ou où des animaux sont élevés ou gardés ont le même sens. Par exemple: aikštynas SŽ, brūzgynas BŽ, daigynas BŽ, drumlynas GŽ, durpynas EŽ, GŽ, MŽ, firnynas GŽ, gargždynas GŽ, MŽ, kalvynas GŽ, kalvynas GŽ, MŽ, kauburynas GŽ, kupstynas MŽ, ledynas GŽ, MŽ, SŽ, medynas BŽ, molynas ChŽ, GŽ, MŽ,
14 Voir Grammaire de la langue lituanienne, I, p. 270–271.
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Page 45nendrynai GŽ, pelkynas MŽ, raistynas MŽ, rūdynas GŽ, smėlynas MŽ, uogynas BŽ, upynas GŽ, MŽ, vandenynas GŽ, versmynas MŽ, žemynas GŽ, žirgynas EŽ, žvyr-ynas GŽ, MŽ.
Une petite partie des termes désigne divers objets pouvant être conçus comme des noms de lieux, par exemple: dainynas LŽ, giesmynas LŽ, kainynas EŽ, psalmynas LŽ, talpumynas STŽ, teisynas TŽ, varžynas ChŽ, FŽ, STŽ, žinynas EŽ, STŽ, žodynas LŽ, STŽ. Les dérivés ežerynas GŽ et vasarynas (sur le lac, synonyme de propersą) GŽ sont particuliers: leurs mots de base ne désignent pas des choses présentes dans le mot dérivé.
Tous les dérivés sont formés à partir de noms. Les noms de base sont plus souvent des mots non analysables du point de vue dérivationnel ou des dérivés fortement lexicalisés, c’est-à-dire sémantiquement plus ou moins éloignés des mots auxquels ils devraient être liés par dérivation. Les dérivés formés à partir de noms comportant des affixes manifestes relevant de divers degrés de dérivation sont rares, par exemple: medelynas BŽ, sąvartynas GŽ, talpumynas STŽ. Les dérivés formés à partir de mots composés constituent une exception, par exemple: rankrašt ynas LŽ.
-uma
Le type de formation par le suffixe -uma est le plus productif dans la dérivation des noms de lieux adjectivaux. Les dérivés de ce type nomment des lieux en fonction des propriétés désignées par les adjectifs de base, qui les distinguent d’autres lieux présentant des propriétés différentes. Presque tous les dérivés sont des noms de lieux correspondant à diverses formes du relief terrestre. Par exemple: aukštuma GŽ, MŽ, dykuma GŽ, MŽ, SŽ, dubuma GŽ, MŽ, ilguma SŽ, iškiluma GŽ, MŽ, kalvotuma GŽ, lyguma GŽ, MŽ, nuolaiduma MŽ, nuotakuma MŽ, nuožulnuma GŽ, pakiluma GŽ, MŽ, platuma SŽ, plokštuma GŽ, MŽ, STŽ, SŽ, sausuma GŽ, MŽ, sekluma GŽ, MŽ, SŽ, slėsuma MŽ, smailuma FŽ, statuma GŽ, MŽ, šlapuma MŽ, žemuma GŽ, MŽ.
Les dérivés sont formés à partir d’adjectifs qualificatifs susceptibles de degrés. Seul le terme aplinkuma STŽ est dérivé d’un nom.
Le suffixe -uma sert aussi à former des noms de propriétés; il existe donc des dérivés susceptibles d’avoir le sens d’abstraits nominaux. Ces dérivés sont polysémiques, par exemple: šlapuma « 1. temps humide et pluvieux; 2. lieu humide » MŽ. Les termes ilguma SŽ, platuma SŽ. sont également proches des abstraits.
-inė
Avec le suffixe -inė, les noms de lieux sont formés à partir de noms, mais les dictionnaires terminologiques en recensent deux fois moins que de dérivés du type le plus productif, -ynas. Les dérivés de ce type désignent diverses pièces ou autres lieux où l’on effectue, fabrique ou conserve ce que désigne le nom de base. Le mot de base peut souvent aussi indiquer la fonction du local. Par exemple: aparat inė STŽ, areštinė TŽ, durpinė MŽ, elektrinė FŽ, išdinė EŽ, muitinė EŽ, TŽ, siurblinė GŽ, MŽ, užkandinė EŽ. Les autres dérivés désignent certains objets destinés à recevoir et à conserver les choses désignées par les noms de base. Par exemple: parakinė SŽ, šovininė SŽ, šratinė SŽ, tepalinė SŽ, triukšlinė SŽ. Les noms de parties de plantes sont également proches de ces dérivés, par exemple: dulkine « capsule située au sommet de l’étamine, où se forme le pollen » BŽ, mezginė « partie inférieure du pistil, d’où se développe le fruit » BŽ, nektarinė « glande florale sécrétant un liquide sucré — le nectar » BŽ, sporinė « organe en forme de capsule, d’urne ou de vésicule, à l’intérieur duquel se forment les spores » BŽ.
4*
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Page 46Les noms de base des dérivés en -inė présentent des structures diverses: il peut s’agir de mots simples ou dérivés. Du point de vue de la formation, le terme botanique mezginė BŽ se distingue: il est dérivé d’un verbe. Cette formation est inhabituelle en lituanien.
Autres suffixes
Les noms de lieux dérivés de mots nominaux sont également formés au moyen de sept autres suffixes. La productivité de tous ces types en terminologie est faible (21 dérivés au total).
-idė: aukšlidė BŽ.
-ija: naujasėdija EŽ, seniūnija TŽ, tėvonija EŽ.
-ymė: kiaurymė STŽ, siaurymė GŽ, sraujymė GŽ, MŽ, stormė GŽ, MŽ.
-ynė: akmenynė GŽ, saman ynė MŽ, šlynynė MŽ, žvyr ynė MŽ; klampynė GŽ, MŽ, sausynė MŽ, slaptynė TŽ, šlapynė MŽ.
-mė: gelmė GŽ, tankmė SŽ.
-ūnė: viršūnė GŽ, SŽ.
-uva: rag uva GŽ, MŽ, sietuva GŽ, SŽ.
Les dérivés formés à l’aide des suffixes -idė, -ija, -ūnė, -uva sont issus de noms, tandis que ceux formés à l’aide des suffixes -ymė, -mė sont issus d’adjectifs. Avec le suffixe -ynė, les dérivés se forment aussi bien à partir de noms que d’adjectifs. Les dérivés de certains suffixes sont des mots anciens, qui, sans aucun doute, proviennent du lexique non terminologique. Cela vaut tout particulièrement pour les dérivés des suffixes -mė, -ūnė, -uva.
AUTRES GROUPES DE FORMATION
Les dictionnaires terminologiques ne donnent que très peu de dérivés relevant d’autres groupes de formation. Parmi ceux-ci, les dérivés appartenant au groupe des noms collectifs sont un peu plus nombreux. La signification collective des dérivés est proche de celle des noms de lieux. Par exemple, une partie importante des dérivés formés à l’aide du suffixe -ynas peut avoir à la fois une valeur collective et une valeur locative. Une partie des dérivés en -ija peut également avoir les deux valeurs, par exemple: seniūnija, etc. Seuls sont examinés ici les dérivés suffixaux qui n’ont pas de valeur locative. Ils désignent un rassemblement ou un ensemble particulier de personnes, d’animaux ou de choses nommés par les mots de base (dérivés de noms), ou un groupe ou un ensemble de personnes partageant une caractéristique commune particulière (dérivés d’adjectifs).
Le type de noms collectifs le plus productif est celui en -ija. Avec ce suffixe, les dérivés se forment généralement à partir de noms, par exemple: augalija BŽ, GŽ, MŽ, augmenija MŽ, bajorija EŽ, buožija EŽ, gyvūnija GŽ, lapija BŽ, pirk lija EŽ, raštija LŽ, terminija STŽ, valstietija EŽ. Par leur sens se distinguent bendrija BŽ, GŽ, TŽ, draugija EŽ, SŽ, TŽ, valstija TŽ; en outre, bendrija est, du point de vue de sa formation, dérivé d’un adjectif.
Le suffixe -ynas produit moins de noms collectifs. Ceux-ci se forment également à partir de noms, par exemple: kuokelynas « ensemble des étamines d’une fleur » BŽ, lapvaisynas « fruit agrégé composé d’un nombre plus ou moins important de petits fruits à une seule graine — lapavaisai (par exemple, celui du bouton-d’or) » BŽ, nuobirynas (synonyme de nuobirų kūgis) GŽ, sąnašynas « dépôts meubles » ChŽ, « accumulation de dépôts fluviaux, glaciaires, marins ou éoliens » MŽ, GŽ, sąžalynas « groupe de plantes herbacées ou aquatiques poussant en touffes denses » BŽ, sluoksnynas GŽ, vaisynas « fruit développé à partir des ovaires de nombreuses fleurs, par exemple celui du mûrier » BŽ, vaislapynas « ensemble de tous les carpelles d’une fleur, formant un ou plusieurs pistils » BŽ, vamzdynas « installation de canalisations destinée au transport de l’eau, du gaz,
52
Page 47du pétrole ou d’autres produits » MŽ, GŽ, (synonyme de vamzdžių tinklas) STŽ, žiedynas « ensemble de fleurs regroupées sur une pousse spécialisée ou un ensemble de pousses dépourvu de vraies feuilles et portant uniquement des feuilles protectrices ou des bractées » BŽ.
Quelques noms collectifs sont dérivés à l’aide du suffixe -uomenė, par exemple: bendruomenė EŽ, TŽ, prastuomenė EŽ, varguomenė EŽ, visuomenė EŽ, TŽ.
Il existe également peu de termes relevant, du point de vue de leur formation, du groupe des noms indiquant l’origine et l’appartenance.
Les dérivés formés avec le suffixe -iena désignent des matières qui composent les entités nommées par le nom de base, par exemple: grybiena « réseau d’hyphes constituant la structure végétative des champignons » BŽ, karniena « tissu complexe des plantes supérieures qui assure la distribution des substances organiques dans toute la plante ⟨ … ⟩ » BŽ, ląsteliena (cellulose) ChŽ, mediena « tissu complexe qui assure le transport de l’eau dans toute la plante et se compose de cellules à parois lignifiées ⟨ … ⟩ » BŽ, « partie ligneuse d’une plante » ChŽ, narveliena (cellulose) ChŽ, uoliena « masse minérale naturelle de composition déterminée » ChŽ, MŽ. Le nom de la viande skeriena SŽ est différent du point de vue de la formation, car il est dérivé d’un verbe.
Les dérivés formés avec le suffixe -ena sont des noms de peaux et de fourrures. Ils désignent la matière couvrant la surface du corps de divers animaux, par exemple: bulena « peau d’un jeune taureau ou d’une génisse » ChŽ, karvena ChŽ, pūkена « fourrures d’animaux à fourrure » ChŽ.
Les dérivés formés avec les suffixes -ienojai et -ojai servent à nommer les tiges des plantes, par exemple: bulvienojai « tiges de pommes de terre » BŽ, uogienojai « tiges de plantes à baies (par exemple, airelles rouges, myrtilles et myrtilles des marais) » BŽ; apynojai « tiges de houblon » BŽ.
Le suffixe -ybė sert à former des noms de mots et d’expressions. Le mot de base indique généralement l’origine de la caractéristique linguistique ainsi nommée, par exemple: svetimybė LŽ, tarmybė LŽ, žargonybė LŽ.
CONCLUSIONS
1. Dans la formation des noms constituant des termes lituaniens simples, le rôle le plus important revient à la dérivation des termes par suffixation. Plus des deux tiers de l’ensemble des dérivés recensés dans les dictionnaires terminologiques du droit, de la géologie et de la géographie physique, de la physique, du sport, du génie rural, de la chimie, du textile, de la littérature, de la botanique, de l’économie et des techniques de calcul sont formés par suffixation.
2. Les termes suffixés sont plus souvent dérivés de verbes. Les termes dérivés de mots nominaux (y compris ici les participes, les pronoms et les adverbes) représentent moins d’un tiers des termes étudiés dans ce travail.
3. L’abondance des termes abstraits est une caractéristique de la terminologie. Les noms d’action à eux seuls représentent plus de la moitié de l’ensemble des dérivés suffixaux. Le groupe des noms de propriété arrive au deuxième rang par le nombre de dérivés (un sixième de tous les dérivés suffixaux). Au total, les noms abstraits dérivés de verbes et de mots nominaux sont 2,24 fois plus nombreux que les dérivés de tous les autres groupes de formation. Les groupes de formation se répartissent ainsi selon le nombre de dérivés:
1. noms d’action — 2592
2. noms de propriété — 834
3. noms de possesseurs d’une propriété nominale et noms de personnes désignant une profession — 323
4. noms d’instruments — 299
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Page 485. diminutifs
— 256
6. dénominations d’agents et de personnes présentant une caractéristique verbale
— 248
7. dénominations du résultat d’une action
— 224
8. noms de lieux: dénominaux, déverbaux
— 99 — 36
9. dénominations collectives
— 27
10. dénominations selon l’origine et l’appartenance
— 16
11. dénominations de fêtes et de rites
— 1
au total —4955
4. Tous les termes dérivés au moyen de suffixes relèvent de 245 types de formation des mots, mais seuls 33 types de formation terminologique comptent plus de 10 dérivés chacun. Ce sont les types les plus productifs, également courants dans la formation des substantifs de la langue littéraire, par exemple les suffixes de formation des noms d’action -imas / -ymas, -tis, -yba, des noms de qualité -umas, -ybė, -ystė, des noms de personnes possédant une qualité dénominale et des noms de personnes exerçant une profession -ininkas, -ė, -inis, -ė, des dénominations d’agents et de personnes présentant une caractéristique verbale -tojas, -a, -ėjas, -a, -tinis, -ė, des noms du résultat d’une action -inys, -alas, -muo, des noms d’instruments -tuvas, -iklis, -tukas, des diminutifs -elis, -ė / -ėlis, -ė, des noms de lieux -ynas, -uma, -inė, -ykla, des dénominations collectives -ija, etc. Ces types plus fréquents comptent 4415 dérivés, soit 89,1% de l’ensemble des formations étudiées. Les suffixes de formation des noms d’action -imas et -ymas se distinguent par un nombre particulièrement élevé de dérivés: ils servent à former près de la moitié de tous les termes étudiés (48,6%). Le deuxième type par le nombre de dérivés est celui de la formation des noms de qualité -umas (14% des dérivés). Viennent ensuite les suffixes des diminutifs -elis, -ė, -ėlis, -ė (210 dérivés au total), les suffixes des dénominations d’agents et de personnes présentant une caractéristique verbale -tojas, -a et -ėjas, -a (148 dérivés), le suffixe des noms de personnes possédant une qualité dénominale et des noms de personnes exerçant une profession -ininkas, -ė (129 dérivés), le suffixe des noms d’instruments -tuvas (119 dérivés), le suffixe des noms du résultat d’une action -inys (77 dérivés), le suffixe des noms de personnes possédant une qualité dénominale -inis, -ė (73 dérivés), le suffixe des noms de qualité -ystė (61 dérivé), ainsi que le suffixe des noms d’instruments -iklis (54 dérivés). Ces suffixes, qui forment chacun au moins 50 dérivés, servent à former 17,6% de l’ensemble des dérivés étudiés. Vingt types suffixaux comptent de 11 à 50 dérivés, tandis que 212 types de formation n’en comptent pas plus de 10. Cela montre que la formation de la majorité des termes se caractérise par une certaine uniformité. Dans la langue littéraire, les types suffixaux productifs de formation des substantifs sont plus nombreux. En outre, dans plus d’un ensemble, ce sont les types de formation productifs d’un ou deux termes qui se démarquent le plus.
5. La terminologie évite les types de formation des mots de la langue littéraire qui comportent des nuances affectives et expressives. Ainsi, les diminutifs sont les plus nombreux parmi les substantifs suffixés de la langue littéraire, tandis qu’en terminologie ils ne constituent qu’un groupe de taille moyenne, car ils n’y sont employés qu’au sens diminutif et dans un sens spécialisé. Les types de formation, nombreux dans la langue littéraire, qui produisent des noms de personnes présentant une caractéristique verbale sont presque tout à fait absents de la terminologie; leurs dérivés désignent des personnes avec une nuance péjorative.
6. La formation des termes présente d’autres particularités, par exemple: a) la spécialisation des types de formation (insuffisante dans la terminologie lituanienne), b) l’élargissement des limites de formation de types particuliers par rapport à la langue littéraire, c) un usage plus fréquent que dans l’ensemble de la langue li-
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Page 49dans la langue littéraire, d) l’abondance des hybrides dans certains types de dérivation (avec des radicaux de base internationaux), e) une diffusion des calques plus importante que dans la langue littéraire en général.
7. La plupart des termes sont des formations régulières. Les formations malheureuses que l’on rencontre sont le plus souvent des calques morphémiques serviles d’autres langues. Les termes fautifs sont plus souvent dus au choix inapproprié du mot de base, et plus rarement à un emploi malheureux des suffixes.
Abréviations
ATŽ — A. Jurevičius, A. Čižas, Aiškinamasis tekstilės terminų žodynas, I, Vilnius, 1962.
BŽ — Botanikos terminų žodynas, sudarė Botanikos žodyno komisija, redagavo prof. dr. J. Dagys (vyr. redaktorius), biol. m. k. A. Lekavičius ir j. m. b. V. Mališauskienė, Vilnius, 1965.
ChŽ — K. Daukšas, Chemijos žodynas, Vilnius, 1960.
DŽ — Dabartinės lietuvių kalbos žodynas, II papildytas leidimas, redakcinė kolegija: J. Kruopas (atsak. redaktorius), A. Lyberis, D. Lukšys, J. Paulauskas, J. Senkus, K. Ulvydas, Vilnius, 1972.
EŽ — Rusiškai lietuviškas ekonomikos terminų žodynas, redakcinė kolegija: Lietuvos TSR MA akademikas K. Meškauskas (ats. red.), A. Poviliūnas, V. Puronas, A. Skupeika, Vilnius, 1966.
FŽ — Fizikos terminų žodynas, redaktorius Lietuvos TSR MA akad. P. Brazdžiūnas, Vilnius, 1958.
GŽ — V. Gudelis, Geologijos ir fizinės geografijos terminų žodynas, Vilnius, 1956.
LŽ — Literatūros terminų žodynas (sudarė J. Petronis, V. Vanagas, A. Zalatorius), Vilnius, 1962.
MŽ — J. Čeičys, Melioracijos terminų žodynas, Vilnius, 1960.
STŽ — V. Kairys, A. Kaminskas, Z. Kudirka, R. Kundrotienė, M. Lipšicas, A. Mačernius, J. Norkus, J. Riaubūnas, J. Stanaitytis, B. Stulpinas, A. Šliavas, Rusų–lietuvių–anglų kalbų skaičiavimo technikos terminų žodynas, Vilnius, 1971.
SŽ — Sportinių terminų žodynas (redakcinė kolegija: Z. Gobikas, V. Kazlauskas, TSRS nusipelnęs sporto meistras J. Lagunavičius, ped. m. kand. P. Normantas, biol. m. kand. V. Petkus, P. Rimša, V. Steponaitis (atsak. sudarytojas), Vilnius, 1959.
TŽ — Teisinių terminų žodynas, sudarė A. Žiurlys, redakcinė kolegija: Lietuvos TSR MA narys-koresp. J. Bulavas, prof. K. Jablonskis (atsak. redaktorius), Lietuvos TSR MA tikrasis narys J. Žiugžda, A. Žiurlys, Vilnius, 1954.
С. КЕЙНИС
FORMATION SUFFIXALE DES TERMES LITUANIENS
Résumé
Cette étude examine la formation suffixale des termes lituaniens nominaux en un seul mot, à partir de matériaux tirés des terminologies de la physique, de la chimie, de la géologie et de la géographie physique, de la botanique, de l’aménagement des terres, du textile, de l’informatique et des techniques, du droit, de la littérature, de l’économie et du sport, dans des dictionnaires terminologiques publiés en Lituanie soviétique.
La dérivation terminologique suffixale constitue le moyen le plus important d’enrichir la terminologie: plus des deux tiers de toutes les formations sont dérivées au moyen de suffixes. L’objet de l’étude—
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Page 50—comprend 4 955 dérivés suffixaux, dont la majorité (plus des deux tiers) est formée à partir de verbes. En fonction de leur valeur dérivationnelle et de la nature des mots de base, les classes de dérivés suivantes ont été distinguées: a) dérivés verbaux – noms d’action, noms d’instruments, noms d’agents et de porteurs d’une propriété verbale, noms de résultats d’action et noms de lieux; b) dérivés nominaux – noms de propriétés nominales, noms de porteurs de propriétés nominales et de personnes exerçant une profession, diminutifs, noms de lieux, noms collectifs et noms indiquant l’origine et l’appartenance. Dans chaque classe, les types de formation des termes sont étudiés (245 au total).
La formation des termes se caractérise par: 1) une forte prépondérance des dérivés à valeur abstraite (plus de la moitié de l’ensemble des dérivés étudiés sont des noms d’action, et un sixième de tous les dérivés sont des noms de propriétés nominales); 2) une nette prédominance, en matière de productivité, d’un ou deux types de formation dans chaque classe; 3) un recours limité, par rapport à la langue littéraire, aux types à valeur affective et expressive; 4) la spécialisation (insuffisante) et l’unification des moyens de formation des mots; 5) l’élargissement des possibilités de formation des mots de certains types productifs; 6) le recours abondant à des mots de base internationaux; 7) une diffusion des calques plus importante que dans la langue littéraire générale.
L’irrégularité de la formation des termes résulte le plus souvent du calque morphémique.