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Particularités de formation des noms composés lituaniens et lettons des genres de plantes

SOLVITA LABANAUSKIENĖ

Institut de langue lituanienne

REMARQUES PRÉLIMINAIRES

Trijų tomų leidinyje Baltijos šalių flora (Flora of the Baltic Countries (1993–2003)) (toliau – Flora), išleistame Tartu, aprašomi Lietuvoje, Latvijoje ir Estijoje augantys augalai – sporiniai ir sėkliniai induočiai (išskyrus samanas). Lotynų kalba pateikiami visi taksonai – skyrius, klasė, eilė, šeima, gentis, rūšis, porūšis, o lietuvių, latvių, estų ir rusų kalbomis – tik augalų genčių ir rūšių vardai. Po nomenklatūrinės dalies Floroje kiekvienam taksonui duodama trumpa biologinė ir morfologinė charakteristika (augalo augimo vieta, matmenys, žydėjimo laikas, paaiškinimai). Flora – pirmas toks augalų vardų sąvadas, kuriame augalų vardai pateikiami lietuvių, latvių ir estų kalbomis.

À partir de 1979, des équipes d’auteurs des universités et des académies des sciences de Lituanie, de Lettonie et d’Estonie ont entrepris la préparation de la Flore. Les noms lituaniens des plantes destinés à la Flore ont été fournis par Živilė Lazdauskaitė (Université pédagogique de Vilnius), Domas Smaliukas (Université pédagogique de Vilnius), Algirdas Stankevičius (Agence de protection de l’environnement), Ramunėlė Jankevičienė (Institut de botanique), Jūratė Balevičienė (Institut de botanique), etc. Les noms lettons des plantes ont été proposés par les botanistes Edgaras Vimba (Edgars Vimba) (Université de Lettonie), Alfredas Rasinis (Alfrēds Rasiņš) (Centre letton de recherche sur la protection des plantes), Laima Tabaka (Institut de biologie), Irena Fatare (Irēna Fatare) (Institut de biologie), etc. (voir Flora 1993: 9).

Dans la Flore figurent plus de 500 noms latins de genres de plantes, mais chaque nom de genre n’est pas accompagné d’un équivalent lituanien ou letton. Au total, environ 430 noms lituaniens et près de 460 noms lettons de genres de plantes sont présentés. L’objectif de l’article est d’examiner les noms composés lituaniens et lettons de genres de plantes selon leurs types de formation, de comparer les composés lituaniens et lettons et d’en déterminer les ressemblances et les différences. L’objet de l’étude comprend 118 noms composés lituaniens et 209 noms composés lettons de genres de plantes. Lituaniens

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Le terminologue Kazimieras Gaivenis a étudié, dans son article Noms des genres et des espèces de plantes de Lituanie, tous les noms de plantes, y compris les noms composés, présentés dans la Flore de la RSS de Lituanie (1959–1980). Le présent article s’appuie également sur ses travaux.

Dans les exemples de l’article, le nom latin est donné en premier, suivi des noms lituanien et letton du genre de plante. Les chiffres romains indiquent le tome de la Flore, et les chiffres arabes, la page d’où le terme est tiré. Lorsque le nom lituanien ou letton d’une plante ne correspond pas à l’énoncé examiné, on donne la référence cf.

APERÇU SUCCINCT DE L’ÉVOLUTION DE LA BOTANIQUE LITUANIENNE ET LETTONE

À la fin du XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, les premiers travaux de botanique, rédigés en latin et en polonais et décrivant également la flore de Lituanie, parurent en Lituanie et au-delà de ses frontières. Parmi les botanistes de cette période, il convient de mentionner le médecin et botaniste français Jean-Emmanuel Gilibert (Jean Emanuel Gilibert) (son ouvrage Flora Lituanica inchoata, Grodnae, 1781; Vilnae, 1782), Stanisław Bonifacy Jundzilł, éminent chercheur de la flore lituanienne et créateur de la nomenclature botanique en polonais, qui décrivit la végétation de Lituanie dans son livre Opisanie roslin litewskich (Wilno, 1811), ainsi que son neveu Józef Jundzilł, qui rédigea lui aussi un ouvrage de botanique, Opisanie roslin w Litwie, na Wołyniu, Podolu i Ukrainie... (Wilno, 1830). Les travaux d’autres chercheurs — le naturaliste allemand Johan Georg Adam Forster et le botaniste et zoologiste polonais Stanisław Batys Górski — exercèrent eux aussi une grande influence sur la systématique botanique. Ce n’est qu’à partir du début du XIXe siècle que commencèrent à paraître des travaux en lituanien décrivant la flore de Lituanie et présentant une nomenclature lituanienne des plantes (Jurgis Ambraziejus Pabrėža, Juozapas Fedoravičius, Laurynas Rokas Ivinskis). Il convient également de mentionner le Lietuviškas botanikos žodynas, paru en 1938, élaboré par la commission du dictionnaire botanique dirigée par Liudas Vailionis et révisé par le botaniste et physiologiste végétal Jonas Dagys. Les recherches sur la flore lituanienne furent ensuite synthétisées dans l’ouvrage en six volumes Lietuvos TSR flora (1959–1980). En 1998, l’Institut de botanique publia un autre ouvrage important, approuvé par la commission du dictionnaire botanique, le Botanikos vardų žodynas, compilé par Ramunėlė Jankevičienė.

Le début de l’élaboration de la terminologie botanique lettone est généralement situé à la fin du XIXe siècle. Il convient tout d’abord de mentionner Janis Ilsteris, qui œuvra à la mise en ordre de cette terminologie botanique.

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(Jānis Ilsters), qui élabora en 1883 le premier manuel de botanique en letton, Botanika, skirta tautinėms mokykloms ir savarankiškam mokymuisi (Botāni-ka tautas skolām un pašmācībai). Deux ouvrages rédigés en allemand sont également importants pour la flore lettone: Flora von Est-, Liv und Kurland (Reval, 1882) de Johan Klinge (Johans Klinge) et Flora von Polnisch-Livland (Dorpat, 1895) d’Eduards Lēmanis (Eduards Lēmanis). Après la Première Guerre mondiale, Pauls Galenieks (Pauls Galenieks) s’engagea dans les travaux terminologiques; son Botanikos žodynas (Botāniskā vārdnīca), qu’il avait compilé, fut publié en 1950. De 1953 à 1959, un collectif d’auteurs dirigé par P. Galenieks prépara et publia la Latvijos TSR flora (Latvijas PSR flora) en quatre volumes. Au XXIe siècle, les recherches botaniques se poursuivirent: en 2003 parut l’ouvrage d’Inese Ēdelmane (Inese Ēdelmane) et d’Ārija Ozola (Ārija Ozola), Latvių kalbos augalų vardai (Latviešu valodas augu nosaukumi) (pour plus de détails, voir Pietė 2008: 46–51).

SIMILITUDES ET DIFFÉRENCES ENTRE LES NOMS COMPOSÉS LITUANIENS ET LETTONS DES GENRES DE PLANTES

En lituanien, la dérivation suffixale est le procédé de formation des mots le plus productif (voir Keinys 2005: 21), tandis que la composition occupe le deuxième rang par le nombre de dérivés employés (voir Keinys 2005: 129). En lituanien, les mots composés relient leurs éléments au moyen d’une voyelle de liaison ou sans celle-ci. Parmi les noms composés lituaniens de genres de plantes présentés dans Floroje, on en compte 65 avec une voyelle de liaison et 54 sans celle-ci. Les éléments des composés sont reliés par les voyelles -a, -ia, -ė, -o, -io, -i.

Latvių terminijoje dūryba yra vyraujantis darybos būdas (žr. Skujinā 2002: 88). Latvių kalboje du žodžiai gali būti jungiami dviem būdais: sintaksiniu ir sintaksiniu morfologiniu būdu. Suduriant žodžius sintaksiniu būdu, pirmuoju sandu gali eiti vardininko linksnis arba visa vienaskaitos ar daugiskaitos kilmininko forma, antrojo sando galūnė išlieka nepakitusi. Prie sintaksinės morfologinės (arba derivacinės) sudurtinių žodžių darybos būdo priskiriami tokie atvejai, kai pirmuoju sandu paprastai eina žodžio kamienas1, o antrasis sandas gauna naują darybos galūnę arba visą žodžio pabaigą (priesagą ir galūnę) (žr. MLLVG 1959: 198–199; Skujinā 2002: 92–94).

En lituanien, il est habituel de s’appuyer sur deux mots de base. En letton, les composés se forment en associant deux racines ou plus, ou deux thèmes ou plus (lesquels

1 V. Skujinā a analysé la terminologie des sciences techniques et a établi que, dans plus de 94% des composés, le premier élément est constitué d’une partie du mot dépourvue de terminaison, et que dans seulement environ 6% des composés, le premier élément a conservé sa terminaison (voir Skujinā 2002: 92).

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sudaro šaknis ir afiksas) (MLLVG 1959: 84). Dūriniai nagrinėjami pagal tai, iš kurios kalbos dalies yra jų pirmasis ir antrasis sandai. Floroje pateikti sudurtiniai lietuviški ir latviški augalų genčių vardai yra šešių tipų (žr. lentelę): 1) dūriniai su daiktavardiniais sandais, 2) dūriniai su būdvardiniu ir daiktavardiniu sandais, 3) dūriniai su daiktavardiniu ir būdvardiniu sandais, 4) dūriniai su skaitvardiniu ir daiktavardiniu sandais, 5) dūriniai su prieveiksm iniu ir daiktavardiniu sandais, 6) dūriniai su daiktavardiniu ir veiksmažodiniu sandais.

Tableau. Types de formation des noms composés lituaniens et lettons de genres végétaux

Éléments des composés

Noms lituaniens de genres végétaux

Noms lettons de genres végétaux

Nom + nom

83

149

Adjectif + nom

15

52

Numéral + nom

2

5

Adverbe + nom

–

1

Nom + verbe

10

–

Nom + adjectif

1

–

Formation incertaine

7

2

Tous les noms lituaniens et lettons de genres végétaux relevés dans la Flore sont des composés déterminatifs. On appelle ainsi les composés dont l’un des éléments détermine l’autre, en en restreignant le sens (voir Kvašytė 2005: 31). En général, l’un des éléments de ces composés est le noyau. Aucun composé copulatif, dont les deux éléments sont autonomes, n’a été relevé.

Composés à éléments nominaux

Le groupe le plus nombreux est celui des composés dont la base est constituée de noms communs. Dans la Flore, on a relevé 83 noms lituaniens et 149 noms lettons de genres végétaux composés dont les deux éléments sont des noms, par exemple:

lot. Bolboschoenus – liet. liūnmeldis (: liūnas, meldas) – latv. gumumeldrs (: gums

« gumbas, šakniagumbis » (« bulbe, tubercule racinaire »), meldrs (« jonc ») III 326;

lot. Cichorium – liet. trūkažolė (: trūkis « une telle maladie », žolė), cf. latv. cigoriņš III 42;

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lot. Corispermum – liet. drugialaišis (: drugys, laišis) – latv. kamielžāle (: kamielis « chameau, zāle « herbe ») I 220;

lot. Euphorbia – liet. karpažolė (: karpa, žolė) – latv. dievkrēsliņš (: Dievs « Dieu », krēsliņš « petite chaise ») II 171;

lot. Fumaria – liet. žvirbliarūtė (: žvirblis, rūta) – latv. matuzāle (: mats « touffe de cheveux », zāle « herbe ») I 299;

lot. Glaux – liet. pienžolė (: pienas, žolė) – latv. pienzāle (: piens « lait », zāle « herbe ») II 247;

lot. Onopordum – liet. kardažolė (: kardas, žolė), cf. latv. baltdadzis (: balts « blanc », dad zis « chardon ») III 31;

lot. Leymus – liet. rug aveaide (: rugys, veidas « forme ») – latv. kāpukviesis (: kāpa « touffe », kviesis « froment ») III 257;

lot. Leonurus – liet. sukatžolė (: sukatos « phtisie, tuberculose », žolė), cf. latv. mātere II 295;

lot. Salsola – latv. sālszāle (: sāls « sel », zāle « herbe »), cf. liet. druskė I 225;

lot. Sambucus – liet. šeivamedis (: šeiva, medis) – latv. plūškoks (: pluškis² « vaurien », koks « arbre ») II 350;

lot. Scirpus – liet. viksvameldis (: viksva, meldas), cf. latv. meldrs III 325;

lot. Solanum – liet. karklavijas³ (: karklas, vija), cf. latv. naktene II 311;

lat. Taxus – lituanien kukmedis (: kukas « arbre », medis « arbre »), cf. letton īve I 156;

lat. Triglochin – lituanien narytžolė (: naryčia « une certaine maladie des mamelles », žolė « herbe »), cf. letton āžloks (: āzis « bouc », loks « arc ») III 196;

lat. Zostera – letton jūraszāle (: jūra « mer », zāle « herbe »), cf. lituanien andras III 209.

Il convient de noter qu’une partie des noms composés lituaniens et lettons de genres végétaux ont un second élément commun žolė (letton zāle): on en compte 24 noms lituaniens (environ 30%) et 14 lettons (environ 10%).

Dans plusieurs cas, les noms de genres végétaux formés de deux substantifs ne sont pas originaux, mais constituent des calques de langues classiques (voir Gaivenis 1985: 169), par exemple:

lat. Cynoglossum (gr. kyon, kynos « chien », glossa « langue ») – lituanien šunliele (: šuo « chien », lielis « langue ») – letton sunmēle (: suns « chien », mēle « langue ») II 283;

lat. Ophioglossum (gr. ophis, ophios « serpent », glossa « langue ») – lituanien driežlie­lė (: driežas « lézard », lielis « langue ») – letton čūskmēlite (: čūska « serpent », mēlite « petite langue ») I 138.

Florojė, on trouve plusieurs noms de genres végétaux dont le premier élément est un nom propre. Deux noms lituaniens de genres végétaux sont formés avec le prénom Jonas; dans sept composés lettons, le premier élément est le prénom Jānis ou le nom mythologique letton Māra:

2 À rapprocher de l’indo-européen *pleus– « (é)bourrer; laine cardée, plumes arrachées, mèche de cheveux » (Karulis 2001: 705).

3 En examinant les substantifs composés à deux thèmes dont les désinences au nominatif singulier sont -as et -a, Kazimieras Būga cite le nom de plante karklavijos: karklas + *vija « stipes » – sanskrit vaya « Zweig » (allemand « rameau ») (voir Būga 1958: 212).

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lat. Hypericum – lituanien jonažolė (: Jonas, žolė), cf. letton asinszāle (: asins « sang », zāle « herbe ») II 187;

lat. Matteuccia – lituanien jonpapartis (: Jonas, papartis), cf. letton strauspaparde (: strauss « autruche », paparde « fougère ») I 145;

lat. Ribes – letton jānoga (: Jānis « Jonas », oga « baie »), cf. lituanien serbentas II 32;

lat. Pedicularis – letton jāņeglīte (: Jānis « Jonas », eglīte « petit sapin »), cf. lituanien glindė II 335;

lat. Armoracia – letton mārutks (: Māra, rutks « radis »), cf. lituanien krienas I 310;

lat. Thymus – letton mārsils (: Māra, sils « pinède »), cf. lituanien čiobrelis II 303;

lat. Bellis – letton mārpuķīte (: Māra, puķīte « petite fleur »), cf. lituanien saulutė III 157;

lat. Silybum – letton mārdadzis (: Māra, dadzis « chardon »), cf. lituanien marginis III 32;

lat. Hierochloe – letton mārsmilga (: Māra, smilga « herbe de marais »), cf. lituanien stumbražolė (: stumbras, žolė) III 273.

Dans tous les noms composés de genres végétaux lituaniens et lettons mentionnés ci-dessus, le second élément désigne une plante quelconque (fougère, chardon, herbe de marais, etc.). Assez souvent, le second élément des composés nominaux lettons est un nom muni d’un suffixe diminutif (pour plus de détails, voir Ēdelmane 1978: 101); il existe 44 composés de ce type, qui représentent environ 30% de l’ensemble des noms composés nominaux lettons de genres végétaux, par exemple:

lat. Echinocystis – letton dzelongurķītis (: dzelonis « épine, aiguillon », gurķis « concombre » + –ītis), cf. lituanien virkštenis II 199;

lat. Kochia – letton vasareglīte (: vasara « été », egle « épicéa » + –īte), cf. lituanien kochija I 219;

lat. Sparganium – letton ezgalvīte (: ezis « hérisson », galva « tête » + –īte), cf. lituanien šiurpis III 320;

lat. Gnaphalium – letton zaķpēdiņa (: zaķis « lièvre », pēda « pied » + –iņa), cf. lituanien pūkelis III 153;

lat. Moneses – letton sūnactiņa (: sūnas « mousse », aca « œil » + –iņa), cf. lituanien žemoklė II 236;

lat. Lythrum – letton vējmiētiņš (: vējš « vent », miets « pieu » + –iņš), cf. lituanien raudoklė II 200;

lat. Tanacetum – letton biškresliņš (: bite « abeille », krēsls « chaise » + –iņš), cf. lituanien bitkreslė (: bitė, krėslas), skais­tenis III 163;

lat. Thalictrum – letton saulkresliņš (: saule « soleil », krēsls « chaise » + –iņš), cf. lituanien vingiris I 290.

Les composés lituaniens dont le second élément devrait comporter un suffixe diminutif n’ont pas été trouvés dans la Flore: en lituanien, on s’appuie généralement sur des mots de base sans suffixe.

Lorsque de nouveaux mots sont à nouveau formés à partir du même mot de base, apparaissent ce que l’on appelle des éventails de dérivation (Gaivenis 2002: 48; voir aussi Kvašytė 2005: 23). La terminologie lettone ne possède pas d’équivalent à ce terme, mais

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le linguiste letton Ojārs Bušs a relevé cette particularité de formation (voir Bušs 2008: 255). Des éventails de dérivation formés à partir de deux noms existent dans les deux langues, mais la nomenclature botanique lettone en compte un plus grand nombre, par exemple:

lat. Aethusa – lituanien šunpetre (: šuo, Petras « chien, Pierre ») – letton sunpētersīlis (: suns « chien », pētersīlis « persil ») II 222;

lat. Dactylis – lituanien šunažolė (: šuo, žolė « chien, herbe »), cf. letton kamolzāle (: kamols « boule », zāle « herbe ») III 314;

lat. Rhamnus – lituanien šunobelė (: šuo, obelis « chien, pommier »), cf. letton pabērzs II 179;

lat. Tripleurospermum – lituanien šunramunis (: šuo, ramunė « chien, camomille ») – letton sunkumelīte (: suns « chien », kumelīte « camomille ») III 174;

lat. Conium – letton sunstobrs (: suns « chien », stobrs « tuyau »), cf. lituanien mauda II 222;

lat. Antennaria – lituanien katpėdė (: katė, pėda « chat, pied ») – letton kaķpēdiņa (: kaķis « chat », pēdiņa « petit pied ») III 152;

lat. Nepeta – lituanien katžolė (: katė, žolė « chat, herbe ») – letton kaķumētra (: kaķis « chat », mētra « menthe; plantes à baies ») II 299;

lat. Amaranthus – letton kaķaste (: kaķis « chat », aste « queue »), cf. lituanien burnotis I 228;

lat. Lathyrus – lituanien pelėžirnis (: pelė, žirnis « souris, pois »), cf. letton dedestiņa II 151;

lat. Fallopia – lituanien pelėvirkštis (: pelė, virkščia), cf. letton vējagriķi (: vējš « vent », grikis « sarrasin ») I 204;

lat. Epilobium – lituanien ožkarožė (: ožka, rožė « chèvre, rose ») – letton kazroze (: kaza « chèvre », roze « rose ») II 205;

lat. Pimpinella – lith. ožiažolė (: ožys, žolė), cf. let. noraga II 218;

lat. Libanotis – let. briežsakne (: briedis « cerf », sakne « racine »), cf. lith. skarenis II 220;

lat. Hirschfeldia – lith. non indiqué – let. briežzvēre (: briedis « cerf », zvēre « moutarde sauvage ») I 327;

lat. Thesium – lith. linlapis (: linai, lapas) – let. linlape (: lins « lin », lapa « feuille ») I 187;

lat. Linaria – lith. linažolė (: linai, žolė), cf. let. vīrcele II 318;

lat. Ammophila – lith. smiltlendrė (: smiltis, lendrė « roseau commun ») – let. kāpuniedre (: kāpa « dune », niedre « roseau ») III 281;

lat. Ammocalamagrostis – lith. smiltlendrūnė (: smiltis, lendrūnas « plante de la famille des graminées ») – let. kapuciesa (: kāpa « dune », ciesa « calamagrostide ») III 281;

lat. Pulsatilla – lith. šilagėlė (: šilas, gėlė) – let. silpurene (: sils « forêt de pins », purene « pulsatille ») I 273;

lat. Vaccinium – lith. šilauogė (: šilas, uoga), cf. let. brūklene II 241;

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lat. Coronopus – letton vārnaspēda (: vārna « corneille », pēda « pied ») – lituanien varnakoje (: varna, koja) I 335;

lat. Comarum – letton vārnkāja (: vārna « corneille », kāja « pied »), cf. lituanien sūdras II 67;

lat. Myosoton – letton ūdensvirza (: ūdens « eau », virza « mouron »), cf. lituanien pastenis I 243;

lat. Nymphaea – letton ūdensroze (: ūdens « eau », roze « rose »), cf. lituanien vandens lelija I 264;

lat. Lemna – letton ūdenzieds (: ūdens « eau », zieds « fleur »), cf. lituanien plūdena III 318.

Le premier élément du composé lituanien et letton, commun au modèle de formation des mots, est le plus souvent un nom d’animal: lituanien katė – letton kaķis, lituanien šuo – letton suns, lituanien pelė – letton pele, lituanien ožka – letton kaza, lituanien varna – letton vārna, etc. Comme le montrent les exemples présentés, les premiers ou seconds éléments de douze noms de genres végétaux coïncident en lituanien et en letton, tandis que les deux éléments coïncident dans sept cas.

Composés avec un élément adjectival et un élément nominal

Dans la Floroje, on a relevé 15 noms lituaniens et 52 noms lettons de genres végétaux dont le premier élément est un adjectif et le second un nom. Le premier élément de ces composés désigne les caractéristiques externes de la racine, de la tige, de la feuille ou de la fleur (couleur, taille, forme, etc.), par exemple:

lat. Cenolophium – lituanien pūstabbriaunė (: pūstas, briauna) – letton dobspārne (: dobs « creux, excavé, évidé », spārns « aile ») II 225;

lat. Consolida – letton zilau sis (: zils « bleu », auss « oreille »), cf. lituanien raguolis I 270;

lat. Gymnocarpium – lituanien tikrapapartis (: tikras, papartis) – letton kailpaparde (: kails « nu », paparde « fougère ») I 150;

lat. Hippophae – lituanien šaltalankis (: šaltas, lankas « écorce »), cf. letton smiltsērkšķis (: smilts « sable », ērkšķis « épine ») II 186;

lat. Asplenium – letton sīkpaparde (: sīks « petit, menu », paparde « fougère »), cf. lituanien kalnarūtė (: kalnas, rūta) I 143;

lat. Leucanthemum – lituanien baltagalvė (: balta, galva), cf. letton pīpene III 173;

lat. Odontites – letton sārtžibulītis (: sārts « rouge vif », žibulīte « euphraise »), cf. lituanien skėstukas II 334;

lat. Orobanche – letton brūnkāte (: brūns « brun », kāts « tige »), cf. lituanien džioveklė II 341;

lat. Polygonatum – lituanien baltašaknė (: balta, šaknis), cf. letton mugurene III 221;

lat. Poterium – letton zaļvālīte (: zaļš « vert », vālīte « petite bulle »), cf. lituanien galvainis II 65;

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lat. Scorzonera – letton raudupė (: rauds « rouge », upe « rivière »), cf. lituanien gelteklė III 147;

lat. Schoenus – letton mel(n)cere (: melns « noir », cers « buisson, touffe »), cf. lituanien vikšrenis III 335.

Les composés lituaniens et lettons de ce type présentent peu de points communs. Le premier élément de ces composés désigne le plus souvent la couleur de la plante: en lituanien, baltas, juodas, žilas, tandis que la palette des couleurs en letton est plus vaste – balts « blanc », melns « noir », brūns « brun », rauds « rouge », sārts « rouge vif », zaļš « vert », zils « bleu ».

On ne relève qu’un seul composé dont les premier et second éléments sont identiques dans les deux langues: lat. Crassula – lituanien storlapis (: storas, lapas) – letton bezlapīte (: biezs « épais », lapa « feuille » + -īte) II 26.

Les formations en dérivation régressive sont également caractéristiques du type de formation examiné, en particulier pour les noms lettons de genres végétaux, par exemple:

lat. Actaea – lituanien juodžolė (: juoda, žolė), cf. letton krauklene I 268;

lat. Prunella – lituanien juodgalvė (: juoda, galva) – letton brūngalvīte (: brūns « brun », galviņa « petite tête ») II 301;

lat. Cynosurus – lituanien kietavarpė (: kieta, varpa), cf. letton sekstaine III 315;

lat. Lithospermum – lituanien kietagrūdis (: kietas, grūdas) – letton cietsēkle (: ciets « dur », sēkla « graine ») II 274;

lat. Crepis – letton cietpiene (: ciets « dur », piens « lait »), cf. lituanien kreisvē III 43;

lat. Lepidium – letton cietķērsa (: ciets « dur », ķērsa « cresson »), cf. lituanien pipirnė I 332;

lat. Polystichum – letton cietpaparde (: ciets « dur », paparde « fougère »), cf. lituanien spyglainis I 146;

lat. Arabidopsis – letton sīkplikstiņš (: sīks « petit, menu », plikstiņš « drave, bourse-à-pasteur »), cf. lituanien vėirenis I 315;

lat. Centunculus – letton sīkauzdīte (: sīks « petit, menu », audze « bosquet, petit bois » + –īte), cf. lituanien šimtūnė II 248;

lat. Conyza – letton sīkjanītis (: sīks « petit, menu », Jānītis « petit Jan »), cf. lituanien konyza III 163;

lat. Elatine – letton sīkeglīte (: sīks « petit, menu », eglīte « petit sapin »), cf. lituanien vandenė II 198;

lat. Galinsoga – letton sīkgalvīte (: sīks « petit, menu », galva « tête »), cf. lituanien galinsoga III 183.

Il convient de noter que, contrairement aux formations composées de deux éléments nominaux, les éléments lituaniens et lettons des formations dérivées d’un adjectif et d’un nom diffèrent. Un seul nom composé de genre végétal a été relevé (lat. Lithospermum), dont le premier élément est le même dans les deux langues: lituanien kietas – letton ciets. En outre, il convient de remarquer que la même plante (lat.

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Prunella) est désignée dans les deux langues par un premier élément adjectival exprimant une couleur différente, cf. lituanien juoda – letton brūns « brun ».

Il convient de mentionner séparément un seul composé lituanien à formation inversée, dont le premier élément est un nom et le second un adjectif: lat. Orchis – lituanien gegužraibė (: gegužė, raiba), cf. letton d z e g u ž p u k e (: d z e g u z e « coucou », puķe « fleur ») III 376. Aucun nom letton composé de genre végétal de ce type n’a été relevé.

Composés à éléments numéral et nominal

Dans la Flore, on a relevé 2 noms lituaniens et 5 noms lettons composés de genre végétal, dont le premier élément est un numéral et le second un nom:

lat. Danthonia – lituanien tridantė (: trys, dantis), cf. letton dantonija III 246;

lat. Listera – lituanien dviguonė (: dvi, guonia « tête ») – letton divlape (: divi « deux », lapa « feuille ») III 370;

lat. Diplotaxis – letton divsēkle4 (: divi « deux », sēkla « graine »), cf. lituanien šatreinis I 324;

lat. Trientalis – letton septiņstarīte (: septiņi « sept », stara5 « rayon » + –ite), cf. lituanien septynikė II 247;

lat. Phyteuma – letton septiņvīre (: septiņi « sept », vīrs « homme »), cf. lituanien glaudenė III 25.

Il convient de mentionner séparément les composés lettons formés de plus de deux mots. Toutefois, ces composés sont eux aussi essentiellement constitués de deux éléments, dont chacun, pris séparément, peut également être un mot composé (Kabelka 1969: 16; cf. également Urbutis 2009: 334). Dans la Flore, un seul nom letton composé de genre végétal comprenant trois éléments a été relevé: l’un est un numéral, l’autre est un composé de deux noms:

lat. Verbascum – letton deviņvīruspeks (: deviņi « neuf », vīrs « homme », spēks « force »), cf. lituanien tūbė II 315.

Il faut également distinguer un autre composé letton, formé d’un adverbe et d’un nom: lat. Myriophyllum – letton daudzlape6 (: daudz « beaucoup », lapa « feuille »), cf. lituanien plunksnalapė (: plunksna, lapas) II 209. Comme le montre le matériel de la Flore, les noms composés de genre végétal formés d’un adverbe et d’un nom sont totalement atypiques dans la nomenclature botanique lituanienne⁷.

4Ce composé peut être considéré comme un calque des langues classiques, cf. lat. Diplotaxis (: gr. diplos « double ») – letton divsēkle (: divi « deux »).

5La grammaire du letton contemporain indique la formation suivante du nom de plante (voir MLLVG 1959: 213).

6Le composé peut être considéré comme un calque, cf. lat. Myriophyllum (gr. myrios « multitude », phyllon « feuille ») – letton daudzlape (: daudz « beaucoup »).

7K. Gaivenis, qui a étudié la flore de Lietuvos TSR florą, ne mentionne pas les composés formés à partir d’un adverbe.

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Composés avec un constituant nominal et un constituant verbal

On a relevé 10 noms lituaniens de genres végétaux dont le premier constituant du composé est un nom et le second un verbe:

lat. Ajuga – lituanien vaisgina (: vaisius, ginti), cf. letton cekuļiņš II 287;

lat. Chamaenerion – lituanien gaurometis (: gaurai, mesti), cf. letton ugunspuke (: uguns « feu », puķe « fleur ») II 204;

lat. Erucastrum – lituanien šungarstė (: šuo, garsti « devenir âcre »), cf. letton pazvēre I 325;

lat. Euphrasia – lituanien akišveitė (: akis, šveisti), cf. letton žibulītis II 330;

lat. Helianthus – lituanien saulėgraža (: saulė, gręžti(s)) – letton saulgrieze (: saule « soleil », griezties « tourner ») III 182;

lat. Moehringia – lituanien smiltagraibė (: smiltis, graibyti), cf. letton mēringija I 236;

lat. Nonea – lituanien vilkžvelgė (: vilkas, žvelgti), cf. letton mūkuzāle (: mūks « moine », zāle « herbe ») II 277;

lat. Sanguisorba – lituanien kraujalakė (: kraujas, lakti), cf. letton brunvalīte (: brūna « brun », vālīte « bulbe ») II 65;

lat. Saxifraga – lituanien uolaskėlė (: uola, skelti), cf. letton akmeņlauzīte (: akmens « pierre », lauzt « casser » + –ite) II 30;

lat. Thladiantha – lituanien siendariekiė (: siena, driektis), cf. letton tladia nta II 200.

Les composés lettons comportant un élément nominal et un élément verbal n’ont pas été relevés dans la Flore; on peut donc affirmer qu’ils ne sont pas caractéristiques des noms lettons de genres végétaux.

Comme l’a fait remarquer K. Gaivenis, les noms composés de genres végétaux dont le premier élément est un nom et le second un verbe sont souvent des calques d’autres langues, cf. lat. Sanguisorba (lat. sanguis « sang », sorbere « aspirer ») – lituanien kraujalakė, lat. Saxifraga (lat. saxum « pierre, rocher », frangare « briser, casser ») – lituanien uolaskėlė (voir Gaivenis 1985: 169).

Composés à formation incertaine

Dans la Flore, plusieurs composés dits apparents (7 lituaniens et 2 lettons), comportant un élément obscur (jouant le rôle d’un élément de composition), ont été relevés, bien que l’on puisse se demander si les mots dont le premier ou le second élément est obscur doivent être considérés comme des composés (voir Urbutis 2009: 143):

lat. Arctium – lituanien varnalėša (: varna, leša(s) « feuille? »), cf. letton diždadzis (: dižs « grand », dadzis « chardon ») III 29;

lat. Filipendula – letton vīgrieze8 (: vīt (?) « tresser », griezt « tourner; percer; diriger »), cf. lituanien vingiorykštė (: vingis, rykštė) II 37;

lat. Hypochaeris – letton pelūde (?), cf. lituanien džiugūnė III 146.

8Le linguiste letton Konstantins Karulis (Konstantīns Karulis) considère le nom de plante vīgrieze comme un composé apparent: vīgr- > *vingr- (voir Karulis 2001: 1162).

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K. Gaivenis considère les composés lituaniens dont le second constituant est –sargis ou –sargė comme des composés à formation incertaine (voir Gaivenis 1985: 169). Floroje, plusieurs composés de ce type ont été relevés: krūmsargė (Cucubalus), kalnasargis (Selinum), liūnsargė (Scheuchzeria), vandensargė (Zannichellia). Les noms de plantes vandenplūkis (Hydrocharis) et vynvytis (Parthenocissus) sont également considérés comme incertains (voir Gaivenis 1985: 170).

CONCLUSIONS

1. Parmi les noms de genres végétaux présentés dans Floroje — environ 430 noms lituaniens et près de 460 noms lettons —, 118 noms lituaniens et 209 noms lettons sont des composés. Tous, à l’exception d’un composé letton, deviņvīruspeks, sont formés de deux constituants. Selon la catégorie grammaticale de leur premier et de leur second constituant, les noms composés lituaniens et lettons de genres végétaux se répartissent en six types: 1) composés à constituants nominaux, 2) composés à constituants adjectival et nominal, 3) composés à constituants nominal et adjectival, 4) composés à constituants numéral et nominal, 5) composés à constituants adverbial et nominal, 6) composés à constituants nominal et verbal.

2. Les composés dont les deux constituants sont des noms forment le groupe le plus nombreux de noms lituaniens et lettons de genres végétaux. On en a relevé 83 en lituanien et 149 en letton. Environ 30% des noms lituaniens de genres végétaux de ce type et près de 10% des noms lettons ont en commun le second constituant žolė (letton zāle).

Dans environ 30% de tous les noms composés lettons de genres végétaux à constituants nominaux, le second constituant est un nom portant un suffixe diminutif (ežgalvīte, kaķpēdiņa). Les composés de cette structure ne sont pas caractéristiques des noms lituaniens de genres végétaux.

Dans les noms de deux genres végétaux lituaniens et de sept genres lettons, le premier constituant est un nom propre (lituanien Jonas, letton Jānis, Māra), tandis que leur second constituant désigne une plante quelconque (papartis, usnis, smilga, etc.).

3. On a relevé 15 composés lituaniens formés d’un adjectif et d’un nom, contre 52 en letton. Les composés lituaniens et lettons de ce type présentent peu de points communs; leur premier constituant indique le plus souvent la couleur de la plante: en lituanien baltas, juodas, žilas; en letton, balts « blanc », melns « noir », brūns « brun », zaļš « vert », zils « bleu », sārts « rouge vif ».

4. Les deux langues présentent des familles dérivationnelles constituées de deux noms ou d’un adjectif et d’un nom. Dans les composés formés de deux noms, le premier constituant du composé lituanien et letton, qui est

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les éventails de formation lexicale généraux se composent le plus souvent du nom d’un animal (lituanien katė – letton kaķis, lituanien šuo – letton suns, lituanien pelė – letton pele, lituanien ožka – letton kaza, lituanien varna – letton vārna, etc.). Les éventails de formation lexicale des mots composés d’un adjectif et d’un nom sont plus nombreux parmi les noms lettons de genres végétaux étudiés.

5. Floroje, on trouve 2 noms lituaniens et 5 noms lettons de genres végétaux dont le premier élément est un numéral et le second un nom.

6. 10 noms lituaniens de genres végétaux sont formés d’un nom et d’un verbe. Ce type de mot composé n’est pas caractéristique des noms lettons de genres végétaux.

7. Comme le montre le matériau de Floros, dans la nomenclature botanique lituanienne, la composition est un procédé de formation moins productif que dans la nomenclature botanique lettone — ce qui correspond aux tendances de formation des termes en lituanien comme en letton.

ŠALTINIAI

Flora – Flora of the Baltic Countries. Ompendium of Vascular Plants/Editors: L. Lasimer, V. Kuusk, L. Tabaka, A. Lekavičius, Tartu, 1993–2003.

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PECULIARITIES OF COMPOUND PLANT GENERA NAMES’ FORMATION IN LITHUANIAN AND LATVIAN LANGUAGES

Three volume publication Flora of the Baltic Countries (1993–2003), published in Tartu, describes plants, growing in Lithuania, Latvia and Estonia – cryptogams and phanerogams (excluding the moss). This article aims to explore compound plant genera names in Lithuanian and Latvian languages according to their word formation

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type, to compare Lithuanian and Latvian compounds and to determine their common traits and differences. The study includes 118 Lithuanian and 209 Latvian compound plant genera names as the object of research.

All compound words, except one Latvian compound word deviņvīruspēks, are composed of two components. There are six types of compound plant genera names in Lithuanian and Latvian languages, in accordance with the part of speech of their first and second component: 1) compound words with substantive components, 2) compound words with adjective and noun, 3) compound words with noun and adjective, 4) compound words with numeral and noun, 5) compound words with adverb and noun, 6) compound words with noun and verb.

Compound words with two substantive components constitute the largest group of plant genera names in Lithuanian and Latvian languages. Plant genera names of this type in Lithuanian and Latvian languages often have the second common component – Lith. žolė and Latv. zāle (grass).

Compound words that consist of the first adjectival component and the second substantive component constitute the second largest group of compounds. Lithuanian and Latvian compounds of this type don’t have many similarities. First component quite often means colour: Lith. baltas (white), juodas (black), žilas (grey, white), Latv. balts (white), melns (black), brūns (brown), zaļš (green), zils (blue), sārts (scarlet).

Most word formation processes are very similar in both languages, where compound is made up of two nouns. The first component of compound in Lithuanian and Latvian which is found in a few compounds usually contains the name of an animal (Lith. katė – Latv. kaķis (cat), Lith. šuo – Latv. suns (dog), Lith. pelė – Latv. pele (mouse), Lith. ožka – Latv. kaza (goat), Lith. varna – Latv. vārna (crow), etc.). Compound words that contain an adjective and a noun are particularly characteristic for Latvian plant genera names.

Lithuanian and Latvian plant names formed from a numeral and noun are rare. Adverb-noun compounds are comparatively rare in Lithuanian botany nomenclature. Compound words composed of a noun and adjective and noun-verb compounds are untypical for plant genera names in Latvian language.

Research into plant genera names in Flora of the Baltic Countries leads to the conclusion that compounding is less productive word-formation strategy in Lithuanian botany nomenclature than in Latvian and it corresponds to the tendencies of term formation in both Lithuanian and Latvian languages.

Gauta 2010-11-12

Solvita Labanauskienė

Lietuvių kalbos institutas

P. Vileišio g. 5, LT-10308 Vilnius

E. paštas [email protected]

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