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Asmenis įvardijantys teisės terminai 1918–1940 m. Lietuvos kodeksuose

Alvydas Umbrasas

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Alvydas UMBRASAS Institut de la langue lituanienne LES TERMES JURIDIQUES DÉSIGNANT DES PERSONNES DANS LES CODES LITUANIENS DE 1918 À 1940 Les sources de l’étude sont les traductions non officielles en lituanien des codes russes en vigueur en Lituanie de 1918 à 1940 (la liste des abréviations figure à la fin de l’article). Cette étude poursuit la série d’articles sur les termes juridiques, commencée dans le numéro 8 de Terminologijos. Elle examine les termes juridiques qui désignent des personnes. Le besoin de désigner des personnes au moyen de termes varie selon les domaines scientifiques ou professionnels. Il existe des domaines dont la terminologie comporte très peu, voire peut-être aucune désignation de personnes (cela vaut tout particulièrement pour les sciences exactes). Dans les sciences sociales, il est impossible de se passer d’une terminologie désignant des personnes. Le droit est l’un de ces domaines où les relations humaines et leurs activités sont au cœur de l’étude. Il faut d’emblée préciser que les désignations de personnes ne présentent pas toutes le même degré de terminologisation. On affirme que le caractère terminologique des noms d’agents est problématique et que le mot kalbininkas (« linguiste ») n’est pas un terme de linguistique, car il ne désigne pas une notion propre à cette science. Il est proposé de regrouper la nomenclature des noms de professions dans une sous-catégorie distincte de la terminologie (Gaivenis 2002: 31). Le mot teisininkas (« juriste ») ne se trouve pas dans les codes de 1918 à 1940, mais on y relève advokatas C33 569 T, CTI38 44, BS34 155 T, BPI30 561, prisiekusysis advokatas C33 1539 T, CTI38 44, BS19 30/8, BPI33 44. Il est difficile de trouver des critères permettant d’exclure ces mots de la catégorie des termes juridiques. Pour l’étude, ont été recueillis non seulement les termes qui désignent clairement des personnes (des personnes physiques), mais aussi des termes de forme analogue qui leur sont associés et qui peuvent désigner aussi bien une personne physique qu’une personne morale (par exemple: ieškovas, atsakovas (« demandeur, défendeur »)). Dans les codes étudiés, on a relevé près de 800 termes juridiques désignant des personnes (soit presque un septième de l’ensemble des termes employés dans ces codes). Environ la moitié sont des termes d’un seul mot, l’autre moitié des termes composés (principalement de deux mots). Dans l’article, les termes composés sont également décrits selon leur élément principal (avec les termes d’un seul mot). Si l’on considère l’élément principal (les termes d’un seul mot n’en ayant qu’un), la plupart des termes désignant des personnes sont d’origine lituanienne. 107 (environ 700, soit environ 88%). Il s’agit de mots simples terminologisés1 ou de formations terminologisées ou nouvellement créées. On a trouvé à peine plus de 20 termes simples monosémantiques (non décomposables du point de vue dérivationnel) désignant des personnes. Certes, si l’on y ajoute les termes composés dont le noyau est constitué de ces mêmes termes simples, le total avoisine 100 (environ 14% des termes d’origine lituanienne, selon leur élément principal). Parmi les termes simples, le premier à mentionner au regard du sujet étudié est personne CI33 533/13. Il entre dans la composition de termes composés: personne disparue BPI33 852, de même sens; personne disparue sans laisser de nouvelles CTI38 1775, personne dont on ne sait où elle a disparu CTI38 1451, personne dont on ne sait où elle se trouve CI33 254 T, CTI38 1775 T; personne responsable CI33 2105 S, personne civile BPI33 1252, personne physique CI33 420 S, BS34 39 R, personne soupçonnée BPI33 46 (et personne suspecte BPI33 257/1), personne accusée BPI33 46 (et personne inculpée CI33 574 S), personne collégiale CI33 2325 T, personne engagée à titre indépendant CI33 56, personne lésée BPI30 43, personne ayant commis un délit BPI24 223 (et personne condamnée BS34 59 T, personne jugée coupable BS34 53 V), personne étrangère CI33 514 S, CTI38 44, BPI33 620/3, personne poursuivie au pénal CI33 647 S, personne de droit privé CI28 982, BPI33 2 (et personne privée CI33 31, CTI38 2, BS34 156 P), personne intéressée CI33 919 S, CTI38 1215 S (et personne ayant un intérêt CPI3IV 241, CTI38 1164), tiers CI33 1691 PT, BS34 72 P, BPI24 700 (et tiers CI33 533 T, CTI38 128/1, BPI33 778). Au demeurant, la forme nominative non normative tretysis asmuo, que l’on rencontre occasionnellement dans les textes juridiques actuels (par ex., CK 2000: art. 6.51), n’a pas été relevée dans les codes de l’époque. Il convient de noter que l’État 1 Les mots simples sont ici entendus au sens dérivationnel, c’est-à-dire qu’on considère comme tels les mots qui ne se décomposent pas du point de vue de la dérivation. Au lieu de l’élément simple, on emploie également primaire (Urbutis 1978: 62). Toutefois, en terminologie, mot simple a aussi un autre sens. Il est souvent compris comme l’opposé des mots spécialisés (termes) dans les dialectes et la langue standard, indépendamment de leur dérivation, lorsqu’il est question de leur terminologisation, c’est-à-dire de leur conversion en termes (voir Keinys 1980: 63–64). K. Gaivenis l’exprime plus clairement: il parle de la conversion en termes de mots déjà constitués (Gaivenis 2002: 51–53), bien que le texte mentionne aussi mots simples (Gaivenis 2002: 53). À cette fin, S. Šalkauskis employait mot profane, langue profane (Šalkauskis 1991: 24), mais il utilise aussi l’expression langue ordinaire (Šalkauskis 1991: 44). Les travaux de lexicologie évoquent parfois la terminologisation des mots du fonds commun (Jakaitienė 1980: 73), ou classent les termes en néologismes et mots populaires (Drotvinas 1987: 51). 108 La Commission de terminologie qui siégeait au Conseil, à la toute fin de l’indépendance, proposait assez judicieusement, au lieu des termes aujourd’hui usuels personne physique et personne morale, personne propre et personne juridique (TTP 1940: 185). Le premier terme pouvait aussi être nouveau (il ne figure pas dans les codes), tandis que personne juridique était déjà employé (CI₃₃ 698 T, CTI₃₈ 45 T). La proposition ne s’est pas imposée. Selon P. Kniūkšta, l’emploi de personne pour désigner une institution ou une organisation (à l’exemple d’autres langues) dénature le sens de ce mot, mais reste tolérable dans la mesure où il ne porte pas atteinte au système linguistique. À son avis, de meilleurs termes auraient pu être trouvés, par exemple sujet de droit (Kniūkšta 1999: 18–19). Le terme personne est également lié au terme être humain CI₂₈ 533/13, BS₁₉ 39. Dans les codes étudiés, ce dernier semble parfois avoir été employé au sens du premier, par exemple: être humain mineur BS₁₉ 421, être humain n’ayant pas atteint la majorité BS₁₉ 420, être humain privé de raison BS₁₉ 282, personne étrangère CI₃₃ 1246 T, CTI₃₈ 13, être humain ayant atteint l’âge de la majorité CI₂₈ 150/1, être humain de droit privé CI₃₃ 1537 (et être humain privé CI₃₃ 212, BS₃₄ 471 T). Le terme ami était employé dans un sens inhabituel, celui de « membre d’une société » CI₃₃ 2129, CPI₃₁C 36/3, membre d’une société en nom collectif CPI₃₁C 26. Le LKŽ ne distingue pas cette acception terminologique. Un groupe assez important est constitué de termes de parenté nécessaires au droit civil. La plupart sont d’anciens héritages indo-européens², par exemple: frère CI₃₃ 204, CTI₃₈ 83, BS₁₉ 455, BPI₃₃ 705, fille CI₃₃ 125, allié par mariage (« parent par alliance ») CI₂₈ 23, CI₃₃ 23, CPI₃₁V 417, BPI₂₄ 99 (свойственник), sœur CI₃₃ 23 S, CTI₃₈ 83, BS₁₉ 455, BPI₃₃ 705, fils CI₃₃ 125, beau-frère (« parent par alliance ») CI₂₈ 254, CI₃₃ 1054 S, CTI₃₈ 86, BS₃₄ 518 S, BPI₃₀ 85, BPI₃₃ 85 (свойственник), beau-père CI₃₃ 996 T, père CI₃₃ 125, époux (« conjoint ») CI₂₈ 41, CTI₃₈ 1086, BS₁₉ 29, BPI₂₄ 751, BPI₃₃ 1013 T (супруг), gendre CI₃₃ 1051 T, épouse (« conjointe ») CI₂₈ 41, CI₃₃ 23 S, CTI₃₈ 1086, BS₁₉ 29, BPI₂₄ 751, BPI₃₃ 85 (супруга); quelques mots baltes, par exemple: belle-fille CI₃₃ 996 T, beau-père (père du conjoint) CI₃₃ 1051 T, enfant CI₃₃ 12, CTI₃₈ 371, BS₃₄ 170 R; un emprunt slave ancien: petit-enfant³ CI₂₈ 203. Certes, même si nous ne le percevons plus aujourd’hui, épouse, enfant sont historiquement des dérivés ² L’origine a été vérifiée dans les travaux d’A. Sabaliauskas, en particulier dans son ouvrage Le lexique de la langue lituanienne (voir Sabaliauskas 1990). ³ Le conseiller linguistique corrigeait le mot anūkas, -ė; -ai en sūnaitis, dukraitė; vaikų vaikai, vaikaičiai, palikuonys (KP 1939). Il ne figure pas dans KPP 1985, mais apparaît dans DŽ 2003, bien que sa recommandation soit parfois mise en doute. Les codes actuels emploient le terme petit-enfant. 109 (Skardžius 1996: 296; Keinys 1999: 27–28). Il existait de nombreux termes spécifiques désignant l’enfant, par exemple: enfant désavoué Cl₃₃ 190, enfant légitimé Cl₃₃ 144, enfant mineur Cl₃₃ 106 S, enfant non désavoué Cl₃₃ 181, enfant d’âge mineur Cl₃₃ 164, enfant de moins d’un an Cl₃₃ 131, enfant né hors mariage CP₃₁ᵥ 325/1, CT₃₈ 1460/2 S, enfant naturel CT₃₈ 325/1, BS₃₄ 445 T, enfant posthume Cl₃₃ 163, enfant légitime Cl₃₃ 144. Le terme homme signifie d’abord « personne adulte de sexe masculin », le terme femme, « personne adulte de sexe féminin ». Leur emploi au sens de « conjoint, conjointe » est attesté depuis les anciens écrits; toutefois, les termes homme et femme, homme était très répandu dans ce sens, tandis que femme n’était employé qu’occasionnellement (Buivydienė 1997: 18, 19, 61–64). Dans les codes étudiés, homme, femme se sont terminologisés avec le sens de « conjoint, conjointe », mais ils sont davantage employés dans les premières traductions des codes; dans les traductions ultérieures, on trouve plus souvent conjoint, conjointe (comme dans le droit actuel). Il est intéressant de noter que les codes employaient les termes gentis, svainis. Gentis apparaît surtout dans les codes civils et dans les premières traductions des codes de procédure civile et pénale (Cl₂₈ 4, Cl₃₃, CP₃₁ᵥ, BP₂₄), tandis que svainis figure dans les traductions ultérieures des codes de procédure (BP₃₀, BP₃₃, CT₃₈). L’évolution sémantique de svainis est décrite assez en détail par R. Buivydienė (1997: 177–190). Svainiai, svainės désignaient d’abord les personnes apparentées par le mariage de sœurs (le mari de la sœur, la sœur de l’épouse), puis celles apparentées par le mariage de frères (la femme du frère, le frère du mari), avant que leur sens ne s’étende finalement à tous les parents par alliance. Selon A. Salys, gentis est très rare dans les dialectes au sens de « parent par alliance » (Salys 1979: 176) (dans le LKŽ, ce sens n’est pas distingué du sens de « parent »); de manière générale, il est peu probable que, dans la langue vivante, les parents par alliance et les parents consanguins soient désignés par des mots différents. Ce sens de gentis ne s’est pas établi en droit, et A. Salys le critiquait également (ibid.). Aujourd’hui, on emploie à cette fin le terme svainis. Bien que l’on puisse souvent se passer de ce mot, le terme désignant ce type de parenté est uniquement le dérivé qui en est formé: svainystė (TŽ 1954; CK 2000: 3.136 str.). À en juger par certaines lois actuelles, les couples terminologiques sont les suivants: parenté - parent, alliance - personne liée par des liens d’alliance (LRVTĮ 1999: 9 str.). On évite apparemment svainis en raison de sa polysémie, ou du moins 4 Dans le texte de Cl₂₈, on trouve à la fois svainis et gentis, mais ce dernier terme est corrigé en svainis à la fin du livre. Le terme gentainis a également été employé pour « parent consanguin » au lieu de savočmeninkas, Cl₂₈ 1054. 110 skliaustuose pateikiamas paaiškinimas – svainis (sutuoktinio giminaitis) (LRVAĮ 1999: 21 str.). Prie svainio (svainystės) įtvirtinimo teisėje anuomet prisidėjo A. Salys (1979: 176, 187), dalyvavęs Valstybės Tarybos Terminologijos komisijos veikloje, nors jau šioje komisijoje galėjo būti pastebėtas terminijai nepriimtinas tarmių nulemtas svainio daugiareikšmiškumas. Galbūt todėl ši komisija svainiui, svainė paliko senesnes reikšmes (Schwager, šurin, svojak; Schwägerin, svojačinica), o vedybų giminaičiui įvardyti teikė terminą svainaitis (Verschwägerter; svoistvennik) (TTP 1939: 479). Jis greičiausiai buvo padarytas pagal analogiją su giminaitis. Darybiškai ir sistemiškai visai galimas, tačiau Nepriklausomoje Lietuvoje šiam terminui prigyti jau nebuvo kada, o sovietmečiu jis nepastebėtas. Nepateko ir į LKŽ. Tai gali būti A. Salio naujadaras. Jis, iš pradžių teikęs svainio daugiareikšmiškumą (Salys 1979: 187), galėjo apsigalvoti. Les termes rares dans les codes, tels que dedė C₃₃ 204 et teta C₃₃ 1137, sont d’un autre type. P. Skardžius les considère comme des mots du langage enfantin, formés de deux groupes de sons identiques — des formations par redoublement, ou réduplication (Skardžius 1996: 22, 23). En synchronie, ils ne sont pas segmentables. Certains chercheurs (par exemple E. Fraenkel) les considèrent comme des emprunts aux langues slaves (Sabaliauskas 1966: 13). La majorité des termes désignant des personnes employés dans les codes de 1918–1940 sont des dérivés (ou des termes composés dont le constituant principal est un dérivé). Certains de ces dérivés se sont terminologisés, tandis que d’autres sont des néologismes juridiques. Il est souvent difficile de distinguer les premiers des seconds (en particulier lorsqu’il s’agit de types productifs), faute de données sur l’histoire des mots. Comme il est habituel, les dérivés suffixaux prédominent parmi les dérivés. Le corpus étudié compte environ 450 termes formés à l’aide de suffixes (ou comportant un tel constituant principal), soit environ 67% des termes d’origine lituanienne. Ces termes désignant des personnes (mots simples ou constituants principaux de termes composés5) relèvent de deux catégories de formation: les noms d’agents et de détenteurs d’une propriété verbale, et les noms de détenteurs d’une propriété nominale. Les termes de la première catégorie sont les plus nombreux — environ 320, dont près de la moitié sont des mots simples et l’autre moitié des termes composés (c’est-à-dire comportant un tel constituant principal). Les deux suffixes les plus productifs sont -tojas et -ėjas. 5 Les termes composés ayant le même constituant principal sont comptabilisés comme des unités distinctes. 111 Le suffixe -tojas, -a est le suffixe le plus couramment employé pour désigner les agents et les détenteurs d’une caractéristique verbale, non seulement dans le corpus étudié, mais aussi dans l’ensemble de la langue, y compris la terminologie (Urbutis 1965: 317; Keinys 1975: 25). Dans les codes étudiés, 60 dérivés de ce suffixe (termes d’un seul mot) ont été relevés, par ex.: aikvotojas CT38 1460/13 (растомучель, comparer à eikvotojas CT33 1383, CT38 1460/21 T), aukotojas « personne qui donne ses biens à l’État ou à quelqu’un d’autre » CI33 986, derėtojas « participant à une vente aux enchères » CT38 1171 T, dovanotojas CI33 974, CT38 258 T, gabentojas BP33 1149 (провозитель), gimdytojai « parents » CI33 194, CP31v 1345/10, gyventojas CT38 1460/19 T, BS34 401 S, BP33 216, globotojas CI33 12, BP33 85, ieškotojas « demandeur » CT38 161/6, BS19 160, kainotojas « évaluateur » CI33 675, CP31v 1007, BP33 113 T, kaltintojas CI33 574 S, BS34 419 T, BP33 63, klastotojas BS34 442 P, kurstytojas BS19 51, laiduotojas CI33 1555 S, CT38 161/3, BP33 80, laikytojas⁶ CI33 1512 S, BS19 617, liudytojas CI33 31, CT38 54, BS31 30, BP24 161, BP33 50, mokėtojas BS34 578 T, prašytojas CI33 56, CT38 54/1, rikiuotojas « administrateur » BS31 605, rūpintojas CI33 6, CT38 1543, BS19 30/6, BP33 975/1 V, samdytojas CI33 1744, CT38 138, BS19 208, skolintojas CI33 584, BS19 606, tardytojas⁷ CI33 1512 S, BS34 158 R, tarnautojas CI33 102, CT38 616, CP31v 1086, BS19 396, BP30 1120, turėtojas CI33 420 (владелец), tvirtintojas BS34 636 T, valdytojas CI28 420, CI33 442 T, CT38 34, CT38 1116, BS34 624 S, vykdytojas BS34 51 R, BP33 955. Environ un tiers des dérivés en -tojas sont préfixés, par ex.: antspaud(u)otojas CT38 1696, atsakytojas « défendeur » CI33 1530 T, BS19 160, įgaliotojas CI33 6 Dans les codes, le laikytoju est assimilé au turėtoju et au savininkas, par ex.: « [les titres au porteur] doivent, par la même décision du tribunal pénal, être restitués à leur dernier détenteur, en tant que véritable possesseur et propriétaire légitime » CI33 1512 S. Aujourd’hui, à la place de laikytojo, on emploie turėtojas ou savininkas. 7 Dès 1892, J. Jablonskis écrivait au sujet du mot tardymas, tardyti, en affirmant qu’il était connu depuis longtemps et que Donelaitis l’employait déjà au sens d’« examiner en interrogeant ». J. Jablonskis rattache ce mot à tarti, c’est-à-dire que tardau signifie « je fais en sorte, j’ordonne que les autres disent ce qu’ils savent au sujet de l’objet recherché » (Jablonskis 1935: 12, 13). Il mentionne aussi Kursaitis, dans le dictionnaire duquel tardyti, tardytojas signifient « examiner », « enquêteur », et propose: « On pourrait appeler tardytojais nos “sliedovatelus”, car, jour après jour, ils ne font qu’interroger les autres; tout leur travail consiste à interroger les autres » (ibid.). Tardyti peut aussi être rapproché de tirti (itératif), ce qui explique le lien avec « enquêteur » chez Kursaitis. V. Urbutis tardytoją laiko J. Jablonskio naujadaru (Urbutis 1999: 430), tačiau J. Jablonskis tik pasiūlė šį žodį vartoti tam tikra reikšme. 112 687, CTI₃₈ 47, BS₃₄ 44 S, irodinėtojas CI₃₃ 120, įvaikintojas CI₃₃ 145 S, CTI₃₈ 1460/12, nusiunomotojas « celui qui prend en location, locataire » CI₃₃ 1691, pasirašytojas « celui qui signe pour une personne illettrée » CI₃₃ 919 S, pasisavintojas BS₃₄ 574 S, pavaduotojas CI₃₃ 691 T, paveldėtojas CI₃₃ 132, CI₂₈ 533/10, pristatinėtojas CI₂₈ 1740 (поставщик), pristatytojas CTI₃₈ 470, BS₃₄ 591 T (поставщик UGS), prižiūrėtojas BS₁₉ 311, užsakytojas « donneur d’ordre » CI₃₃ 1737 S, užstatytojas CI₂₈ 1630, CI₃₃ 1664. Pour beaucoup des dérivés présentés ici, le préfixe est indispensable, presque lexicalisé (il confère un nouveau sens), mais il existe aussi des cas où le préfixe n’est pas indispensable, par ex.: išieškotojas « demandeur » CI₃₃ 1399 S, CPI₃₁₆ 161/16, CTI₃₈ 161/10, išnuomotojas CI₃₃ 1691 T, CTI₃₈ 1460/29 T, išžagintojas BS₃₄ 520 S, suklastotojas BS₃₄ 440 S, sukurstytojas BS₃₄ 131 T. Il est intéressant de noter que l’opposition nuomotojo – nuomininko est distinguée par des préfixes: išnuomotojas – nusiunomotojas (le terme nuomotojas n’a pas été relevé; nuomininkas est employé fréquemment). Dans certains des cas présentés, le droit actuel n’emploie que les dérivés en -ovas: atsakovas, ieškovas, užsakovas. J. Jablonskis recommandait le terme juridique atsakovas (qu’il rapprochait de ieškovas), et proposait de réserver atsakytoją au domaine scolaire et à d’autres domaines (Jablonskis 1936: 105). Ce dernier terme n’a été employé par les juristes que davantage au début de l’indépendance; il figurait dans un dictionnaire manuscrit (TTTŽP: 61). Les dérivés du suffixe évoqué servent souvent de noyaux à des termes composés (ils sont même plus nombreux que les termes d’un seul mot), par ex.: varžytynių dalyvautojas CI₃₃ 1492, kontrabandos gabentojas BPI₃₃ 1174, teismogydytojas BS₁₉ 171, BPI₃₃ 337, nuolatinis gyventojas CTI₃₈ 1673 T, pirminutinis turto įgytojas8 CI₂₈ 420, prisiekusysis kainotojas BPI₃₃ 335, privatinis kaltintojas BPI₃₃ 5, termininis laiduotojas CTI₃₈ 651, įmonės laikytojas BS₃₄ 363/3, užstato laikytojas CI₂₈ 542/24, CTI₃₈ 1586 T, vekselio laikytojas CTI₃₈ 161/3, BS₃₄ 440 T, kvotos liudytojas CI₃₃ 28, sutuoktuvinių liudytojas CI₃₃ 36, valstybės verslų ančdelio mokėtojas BS₁₉ 546, teisių paveldėtojas CPI₃₁V 458, įpėdinių neįvaldinto palaikų turto rūpintojas CPI₃₁V 1744, vakansinio palikimo rūpintojas CTI₃₈ 1744, testamento sudarytojas CI₃₃ 1048 S, nužudymo sumanytojas BS₃₄ 457 S, travailleur indépendant 8 Dérivé inhabituel, mais déjà employé par K. Sirvydas. Les codes contenaient plus souvent igijė-jas; on y rencontrait aussi igijėlis, isigijėlis, absents du LKŽ (voir ci-dessous). 113 fonctionnaire CTI₃₈ 1289, BS₃₄ 532 S, fonctionnaire de l’État CTI₃₈ 261, BS₃₄ 471 T, usufruitier CI₃₃ 533/1, détenteur de terres CI₃₃ 434, possesseur effectif CI₃₃ 533 T, CTI₃₈ 29 T, conducteur de la procédure BPI₃₃ 249 P, exécuteur de la décision BS₃₄ 59 T, exécuteur testamentaire CI₃₃ 1048 S, CPI₃₁V, CTI₃₈ 24. Le suffixe -tojas est assez courant dans la langue vivante; il n’est donc pas facile de dire quels dérivés sont devenus des termes et lesquels ont été créés spécialement pour le droit. De manière générale, la distinction entre les dérivés de ce suffixe qui sont terminologisés et les néologismes suscite de nombreux doutes, puisqu’on peut former un tel dérivé à tout moment (régulièrement), lorsqu’il faut désigner un agent. Ainsi, le mot du LKŽ kaltintojas n’est pas attesté dans les dialectes ni dans les anciens écrits, bien que kaltinti, kaltinykas (kaltininkas) soient attestés. Le terme kaltintojas a été proposé en 1922 par la Commission de terminologie (pour plus de détails, voir Umbrasas 2001: 81). S’agissait-il d’un néologisme? Il est plus probable qu’il s’agisse de lacunes lexicographiques plutôt que d’un mot qui n’aurait jamais été employé auparavant (pour de telles recherches, outre les anciens écrits, un corpus de textes du XIXe siècle et du début du XXe siècle serait très utile). Le suffixe -tojas étant très courant, c’est peut-être précisément pour cette raison que plusieurs dérivés ultérieurs formés sur la même base avec -ovas se sont répandus; ils étaient un peu plus spécialisés et se distinguaient davantage du lexique courant. Selon le LKŽ, la plupart des dérivés du suffixe en question mentionnés plus haut sont attestés dans des dictionnaires ou d’autres écrits avant le XXe siècle. On pourrait considérer comme des mots de ce siècle, par exemple, les termes antspauduotojas, įgaliotojas, įrodinėtojas, įvaikintojas, kainotojas, klastotojas, rikiuotojas, vykdytojas. Par sa fonction, son sens et sa régularité dérivationnelle, le suffixe -ėjas, -a ressemble beaucoup au suffixe examiné précédemment, mais on a trouvé un peu moins de dérivés, soit près de 40 termes monolexicaux (et à peine plus de termes composés). Un peu plus de la moitié sont préfixés, par exemple: atpirkėjas « qui récupère les biens familiaux » CTI₃₈ 1448, įgijėjas CI₃₃ 1424 T, CTI₃₈ 161/3, BS₃₄ 591 S, įkeitėjas CI₂₈ 1664, CI₃₃ 1630, CTI₃₈ 1068, BS₃₄ 577 S, įskundėjas BS₃₄ 157 R, BPI₃₃ 1204 (доноситель UUS), įteikėjas BS₃₄ 530 S, įžeidėjas BS₃₄ 530 S, padėjėjas BS₁₉ 51, BPI₃₃ 73 P, palikėjas CI₃₃ 923, CTI₃₈ 1705 (завѣщатель ZG), papirkėjas «corrompu » BS₁₉ 149, pardavėjas CI₃₃ 570 S, CPI₃₁V 470, BS₃₄ 532 S, pareiškėjas CI₃₃ 1512 S, BPI₃₃ 307, patarėjas CI₂₈ 6, CTI₃₈ 1632, perėmėjas CTI₃₈ 458 (преемник), perleidėjas « qui cède un droit sur un bien ou autre chose » CI₃₃ 1424 T, pranešėjas CI₃₃ 1666, BPI₃₀ 1204 (доноситель UUS), priėmėjas « qui accepte de garder un bien » CI₃₃ 2111, privertėjas « qui a contraint 114 quelqu’un à commettre un acte criminel » BS₁₉ 146. Comme on le voit, le préfixe est indispensable aux termes. Parmi les cas où le terme pourrait se passer de préfixe, on peut à peine citer apdraudėjas « qui fournit un service d’assurance » CT₃₃ 2199 S. Les dérivés sans préfixe sont à peine moins nombreux, par exemple: draudėjas CL₂₈ 2200 P (страхователь), gavėjas CL₃₃ 1744 S, gyvėjas CT₃₈ 967/1, BPI₂₄ 516, globėjas CL₂₈ 12, CT₃₈ 20, BS₁₉ 30/6, BPI₂₄ 99, pirkėjas CL₃₃ 521 T, CT₃₈ 1056, BS₁₉ 610, radėjas « personne ayant trouvé un objet perdu » CL₃₃ 539, BS₃₄ 573 R, reiškėjas9 BS₁₉ 30, BS₃₄ 30, BPI₃₃ 975/1 V (свидѣтель UU), rinkėjas BS₁₉ 30/1, BPI₃₃ 975/1 V, siuntėjas CL₃₃ 1744 S, skundėjas CL₃₃ 432 T, CP₃₁C, CT₃₈ 163, BS₃₄ 156 S, BPI₃₃ 307 (жалобщик UUS), sprendėjas BPI₂₄ 579, šmeižėjas BS₃₄ 537 S, teisėjas10 CL₃₃ 120 S, CT₃₈ 50, CPI₃₁V 1390, BPI₃₃ 10, vertėjas BS₁₉ 158, BPI₃₃ 114, vežėjas BPI₃₀ 1173, BPI₃₃ 1230. La plupart des termes composés étaient également formés avec les mêmes éléments, par exemple: constituant du gage BPI₃₃ 80, acquéreur d’un bien CTI₃₈ 1424, BS₃₄ 616 R, tireur d’une lettre de change CL₃₃ 1529 T, preneur du gage BS₁₉ 593, preneur de pots-de-vin BS₃₄ 531 T, bénéficiaire du gage BPI₃₃ 27 S, défenseur de l’accusé BS₃₄ 111/2 T, BPI₃₃ 93, tuteur assermenté CL₃₃ 1653 T, décideur assermenté BS₁₉ 30/8, BPI₂₄ 582, fondateur d’une société par actions BS₁₉ 580, juge de district CTI₃₈ 82, juge pénal BPI₃₃ 119 P, juge de paix CL₃₃ 131, CPI₃₁C 82, BS₃₄ 68 S, BPI₃₃ 34, conseiller du tribunal CTI₃₈ 1681, cessionnaire des droits du créancier CL₃₃ 2058 S, rapporteur de l’affaire CTI₃₈ 804/1, bénéficiaire du gage CL₃₃ 1703, CT₃₈ 1068 S, BS₃₄ 593 R, dirigeant d’entreprise BS₃₄ 298 T. En raison de la régularité de la dérivation (par rapport aux dérivés en -tojas, seul le radical de base pat- diffère), il est également difficile ici de distinguer les mots créés spécialement pour le droit. La plupart d’entre eux sont sans aucun doute terminologisés. Selon le LKŽ, avant la période étudiée, les formes suivantes n’étaient pas attestées, par exemple: apdraudėjas, draudėjas, įgijėjas, įkeitėjas, palikėjas, pareiškėjas, perėmėjas. Dans la terminologie actuelle, les personnes sont très rarement désignées par le suffixe -ėlis, -ė, car ses dérivés ont souvent une connotation péjorative (Keinys 1975: 9 TTTŽP свидѣтель outre reiškėjas, est également traduit par reiškikas (96). 10 Au lieu de teisėjas, les écrits plus anciens employaient diverses désignations, par exemple: teislys, teismadarys, teistojas, tiesdarys, tiesdarys, tiesudėja (LKŽ; Palionis 2004). Au début du siècle dernier, certaines d’entre elles n’avaient probablement pas encore perdu leur actualité, car J. Šlapelis explique teisėjas par les mots teislys, teisdarys et par le slavisme sūdžia (SNŽŽ 1907). 115 25; il ne mentionne qu’un seul dérivé de ce suffixe), bien qu’en général, dans la langue, celui-ci soit nettement plus productif que les autres suffixes désignant les personnes caractérisées par une propriété verbale (Urbutis 1965: 318). Dans les codes étudiés, les dérivés en -ėlis sont également peu nombreux — 15 (même si, au regard des données de St. Keinys, on pourrait dire qu’ils sont assez nombreux) — ainsi que quelques termes composés qui les contiennent, par exemple: igijėlis C₃₃ 401 S (cf. teisėtas igijėlis C₃₃ 1512 S), įsigijėlis C₃₃ 384 T (cf. pirmutinis turto įsigijėlis C₃₃ 420; dans TŽ 1954, pour ce cas, on propose įgijėjas, nesubrendėlis BS₃₄ 158 S, nukentėjęlis « la victime » BPI₂₄ 43, numirėlis BS₁₉ 79, BPI₂₄ 352, BPI₃₃ 338, nusikaltėlis C₃₃ 652, BS₁₉ 16, BPI₃₃ 1244, nusimanėlis « connaisseur, expert » BS₁₉ 158, BPI₃₃ 444 V, nusizengėlis BS₁₉ 240, nusižudėlis C₃₃ 1017, pabėgėlis « évadé de prison » BS₃₄ 66 T, pamišėlis C₃₃ 5, CT₃₈ 84, BPI₃₃ 93 (C₃₃ 366 précise: les aliénés sont ceux qui, ayant perdu la raison à la suite d’un événement et étant devenus malades, vont parfois jusqu’à la folie furieuse; une telle maladie peut être dangereuse pour la société et pour eux-mêmes, et il est donc nécessaire qu’ils soient placés sous une surveillance particulière; à distinguer de beprotis: les déments sont ceux qui, depuis leur plus jeune âge, n’ont pas l’esprit sain C₃₃ 365), sutuokėlis « conjoint » C₂₈ 695/6, C₃₃ 37, BPI₃₃ 861, susivedėlis « conjoint » CPI₃₁C 83. Un dérivé n’a été relevé que dans le terme composé neatsargus nusigyvenėlis (faillite simple) BS₁₉ 603. Parmi les termes cités ici, seuls nusikaltėlis et pabėgėlis sont employés dans les codes actuels. Il convient de relever les paires nusikaltimas – nusikaltėlis, nusižengimas – nusižengėlis. Le second terme n’apparaît pas dans les textes juridiques actuels (vérification effectuée dans la base du Seimas; bien qu’il figure dans TŽ 1954); on recourt à une formulation descriptive: personne ayant commis une infraction. Cela s’explique peut-être par le fait que le code pénal actuel n’emploie que le terme infraction pénale (et, par conséquent, personne ayant commis une infraction pénale), ce qui conduirait à former le terme inhabituel en deux mots baudžiamasis nusižengėlis. À en juger par le LKŽ, la plupart des dérivés cités ici ne sont employés pour la première fois que durant la période étudiée et peuvent donc être considérés comme des formations juridiques. Seuls numirėlis, nusižudėlis, nusigyvenėlis, pamišėlis. sont clairement terminologisés. Les dérivés du suffixe -tinis, -ė sont aussi nombreux que ceux examinés précédemment: 15 (ainsi que quelques termes composés), par exemple: atleistinis « personne révoquée de ses fonctions » BS₁₉ 27, įgaliotinis C₃₃ 533 T, CT₃₈ 14, BS₁₉ 116, BPI₃₃ 43 (cf. bylininko įgaliotinis C₃₃ 2326 T, valstybės įgaliotinis BS₃₄ 116 R), įsakytinis C₃₃ 1238 P, CT₃₈ 445, BS₁₉ 115, BPI₃₃ 1131 (приказчикъ UUS, 116 UGS), įtikėtinis « mandataire » BS₁₉ 30 (cf. įtikėtinis byloms BS₁₉ 30), kviestinis « témoin cité » CĮ₃₃ 580, BS₁₉ 172, BPĮ₃₃ 108, BPĮ₃₀ 114 (понятой UUS), pavestinis « mandataire » BS₃₄ 363/8, perįgaliotinis CĮ₃₃ 2307 S, suimtinis « détenu, prisonnier » BS₃₄ 479, sutuoktinis CĮ₃₃ 40, CTĮ₃₈ 83, BPĮ₃₃ 962, sužadėtinis CĮ₃₃ 12 S. Deux dérivés ne sont attestés que dans des termes composés: globojamas auklėtinis CTĮ₃₈ 246, rūpinamas augintinis CPĮ₃₁V 246. Les exemples cités montrent que le terme courant įgaliotinis est nettement plus varié. À l’exception de auklėtinį, augintinį ir suimtinį (employés respectivement déjà par K. Sirvydas, J. Bretkūnas et L. Ivinskis), les autres mots sont nouveaux. Les dérivés du suffixe -ikas, -ė sont employés dans les codes étudiés essentiellement comme termes simples. On en a relevé 11, par exemple: apdraudikas CĮ₃₃ 2200 P (страхователь), apgavikas « escroc » BS₃₄ 598, atpirkikas « personne qui récupère un bien vendu » CĮ₃₃ 1371, grobikas CĮ₃₃ 652, BS₃₄ 591 S, pardavikas BS₁₉ 610, pirkikas CĮ₃₃ 555 S, CPĮ₃₁V 1056, CTĮ₃₈ 1167 T, BS₃₄ 619 T, rinkikas « personne participant aux élections » BS₃₄ 639 T, skaudikas « auteur d’une offense » CĮ₃₃ 667, skundikas CPĮ₃₁V 745, BS₁₉ 157, BPĮ₂₄ 45, BPĮ₃₃ 132 T (жалующийся, жалобщик, приносящий жалобу), užpuolikas BS₃₄ 45 R, vežikas « transporteur, voiturier » BPĮ₃₀ 1149. Dans le droit actuel, de nombreux dérivés en -ikas ont été remplacés par des dérivés en -ėjas: pardavėjas, pirkėjas, rinkėjas, skundėjas, vežėjas, etc. Les uns comme les autres sont des mots de la langue vivante. Ce n’est que rarement que les dérivés de ces suffixes formés sur une même base reçoivent aujourd’hui des sens différents, par exemple draudikas « organisation fournissant un service d’assurance » et draudėjas « personne ou organisation versant une prime d’assurance » (à l’époque, cette distinction inhabituelle ne s’était pas encore stabilisée et les suffixes variaient¹¹). Dans l’ensemble, presque tous les dérivés mentionnés ici sont terminologisés; seuls apdraudikas, atpirkikas, absents du LKŽ, peuvent être distingués. Dans le corpus étudié, les dérivés du suffixe -ovas, -ė sont peu nombreux — 8 (on en a relevé autant dans des termes composés), par exemple: atsakovas CĮ₃₃ 47, CTĮ₃₈ 15, BS₃₁ 160, BPĮ₃₃ 1013 P (cf. civilinis atsakovas BPĮ₃₃ 6 P, solidariniai atsakovai CĮ₃₃ 1548 S, CTĮ₃₈ 1197 T, solidarūs atsakovai CĮ₃₃ 1548 T), atstovas CTĮ₃₈ 1 S, BPĮ₃₀ 1171 (деньгам UUS) (cf. 11 Il existait également une distinction ne reposant pas sur les suffixes: l’opposition страхователь – страховщик était rendue respectivement par draudėjas – apdraudimo priėmėjas (BŽ 1924: 494), draudėjas – draudimų ėmėjas (BŽ 1933: 545). 117 interesų atstovas CT₃₃ 1164 S), ieškovas CT₃₃ 112 S, CP₃₁₃C 57, CT₃₈ 6, BS₃₁ 160, BPI₃₃ 7 (cf. civilinis ieškovas CT₃₃ 964 IPS, BPI₃₃ 6, posesorinis ieškovas CT₃₈ 29 T), rangovas CT₂₈ 1740, CT₃₈ 1301, BS₁₉ 382 (cf. didmenų rangovas BS₁₉ 382), statovas, « fournisseur » CT₃₃ 1740 (поставщикъ), vadovas CT₃₃ 56, valdovas BS₁₉ 72, žinovas « expert » CT₃₃ 675, CP₃₁₃C, CT₃₈ 82/2, BS₃₄ 37 S, BPI₂₄ 130. La plupart sont des néologismes juridiques (cf. Skardžius 1966: 10–11). rangovas est lui aussi nouveau; la première commission de terminologie avait proposé à sa place darbeivis (ĮTPTK 1924: 28). Ce dernier terme a ensuite été critiqué (Skardžius 1998: 238–239). Dans l’ensemble, ce suffixe ne s’est répandu que récemment, car les écrits des XVIe et XVIIe siècles ne comportent pas de dérivés de ce type (Ambrazas 1993: 152–153). Selon les données du LKŽ, parmi les dérivés cités ici, seuls vadovas, valdovas, žinovas. sont terminologisés. On n’a relevé que 4 dérivés désignant des personnes formés avec le suffixe -inys, -ė: kalinys CT₃₈ 1608, BS₁₉ 173, BPI₃₃ 191/1, pasiuntinys CT₃₈ 225, BPI₃₃ 230, samdinys CT₃₃ 2202, valdinys « citoyen » CT₂₈ 102, BS₁₉ 265. Dans BS₃₄ 642 S, ce dernier terme est aussi employé au sens de « subordonné d’un supérieur ». Dans les codes, c’est Pilietis qui prédomine; valdinys est caractéristique du seul BS₁₉, le premier code traduit. En droit actuel, le terme préfixé pavaldinys est connu avec un autre sens (comme dans BS₃₄). À noter que TŽ 1954 (probablement sous l’influence de la terminologie d’avant-guerre) renvoie de pavaldinys à valdinys (подданный). La préférence pour Valdinys se maintenait aussi dans KP 1939 et KPP 1985. Aujourd’hui, c’est pavaldinys qui prédomine (favorisé par le système: pavaldus, pavaldumas). Selon le LKŽ, les mots cités ici sont terminologisés. Enfin, il convient de mentionner les suffixes peu productifs. Huit suffixes fournissent chacun de 1 à 3 dérivés désignant des personnes. Au total, 13 termes simples de ce type ont été relevés (il existe aussi quelques termes composés contenant ces dérivés), par exemple: -ata: valkata BPI₃₃ 209; -ėiva: verteiva BS₁₉ 209 (промышленникъ). Dans le TTTŽP, le mot verteiva traduit дѣлецъ, предприниматель (23, 79), ce qui correspondrait au terme actuel verslininką; -inė; giminė « parent » CT₂₈ 23, CT₃₃ 196, CP₃₁₃C 83 (cf. giminė spirituelle CT₂₈ 37, kraujogiminė CT₂₈ 37); -ininkas, -ė: liudininkas BS₃₄ 108 T, samdininkas « personne embauchée, salarié » CI₃₃ 2229, valdininkas CI₂₈ 677, CI₃₃ 683, CPI₃₁₃V 261, CT₃₈ 76, BS₁₉ 143, BPI₃₃ 2 (должностное лицо UUS) (cf. valdininkas chargé des actions BPI₃₃ 1150, valdininkas chargé de la surveillance du commerce BS₁₉ 134). À noter que le terme liudininkas est très rare dans les codes (cf. aussi le terme composé liudininko parodymas « déposition du témoin » CP₃₁₃C 102); c’est liudytojas qui prédominait. Ces deux mots sont anciens. J. Klimavičius a démontré, 118 kad liudytojas yra ir universalesnis, ir sistemiškesnis (Klimavičius 1988: 3–5); -lis: antstolis CTI38 942, BPI33 189; -lys, -ė: našlys CI33 1259 S, CTI38 1086, pirklys CTI38 468, BS34 220 S; -ūnas: atskalūnas „sektos narys“ BS19 380; -uonis: atskaluonis „sektos narys“ BS34 380, palikuonis CI28 201, CI33 420, BS34 672 R. Tai terminizuoti žodžiai, dauguma jų žinomi iš tarmių ir senesnių raštų. Une autre catégorie de formation des termes désignant des personnes est celle des noms de détenteurs d’une propriété nominale. Dans les codes, on a recensé près de 130 termes dérivés suffixaux monolexicaux de cette catégorie, ou termes complexes dont le constituant principal est un dérivé de cette catégorie (les termes monolexicaux ne sont qu’un peu plus d’une cinquantaine). Plus de 30 termes sont formés avec le suffixe de loin le plus fréquent de cette catégorie, -ininkas, -ė (en ajoutant les termes complexes dont le constituant principal est formé avec ce suffixe, le total dépasse 70). Seule une petite partie des dérivés de ce suffixe ainsi recensés désigne des personnes selon leur activité, par exemple: darbininkas CI33 106 T, CTI38 138, BS19 125 (cf. laisvai samdomas darbininkas CTI38 1289), įmonininkas CI33 584, CTI38 203 S, iždininkas CI33 2048, BS34 578 T, prekybininkas CI33 192, CPI31V 468, CTI38 1485, raštininkas CI33 1073. Le plus souvent, il est difficile de formuler le sens général, qui découle du mot de base, par exemple: amžininkas « contemporain » BS19 180, bylininkas « partie à un procès » CI33 531 T (cf. užinteresuotas bylininkas CTI38 504 T), CPI31C 15/3, CTI38 13, BS34 160 S, BPI33 44 V, dalininkas « détenteur d’une propriété commune » CI28 553, CI33 2135 S, CPI31V 1156/3, CTI38 36/3 (cf. bendrojo turto dalininkas CI33 1315 S, bendros nuosavybės dalininkas CI33 546 S, įmonės dalininkas CI33 2137, kompanijos dalininkas CI33 2136), įkaitininkas « détenteur du gage » CI33 542/24, CPI31V 1156/3, CTI38 1545 P, BS34 577 S, indėlininkas CI33 2135, kyšininkas BS34 656 S, kuopininkas « membre d’une association (section) » CI33 1238 P, nuomininkas CI33 514 T, CTI38 138, BS34 507 T, BPI33 1131, papėdininkas « héritier ayant reçu un legs par testament » CPI31V 1712 (cf. palikimo papėdininkas CPI31V 1510/1)¹², paskolininkas CI33 2036 (заемщик), posedininkas « membre spécial du tribunal de la région de Klaipėda » BPI33 33 P (cf. prisiekęs posedininkas BPI33 12 Le terme de 1939 du KP, en tant que néologisme malheureux, est corrigé en palikuonį. 119 801), pusininkas « locataire d’une terre qui paie la moitié de la récolte » CI33 1691 T, BS34 591 T, santuokininkas « conjoint » CPI31V 1337, skolininkas CI33 112 S, CTI38 8, BS19 178 (cf. neišsimokantis skolininkas BS34 599 T, nusigyvenęs skolininkas BS19 599), sutartininkas « partie à un contrat » CPI31V 458, CI33 1222 S, tarpininkas CTI38 1370, užstatininkas « détenteur du gage (désormais: de la sûreté) » CI33 1549 S, vietininkas « une telle fonction » CTI38 88, viršininkas CI33 1234, žemininkas CI33 2201, BS19 609 (землевладѣлецъ). Le mot de base de ces dérivés suffixaux est le plus souvent un substantif. On peut distinguer le terme nuomnuomininkas CI33 1547 S, formé à partir d’un substantif composé. Il correspond à subnuomininkas TŽ 1954. Il s’appuie sur le terme formé de manière inhabituelle nuomnuomė CI33 1705 S. Presque un seul dérivé est formé à partir d’un adjectif, d’un numéral ou d’un pronom, par exemple: bendrininkas CPI31V 15/4, CPI31C 36/3, CTI38 1156/3, BS19 51, kaltininkas CI33 78, CTI38 10, CI33 78, CTI38 10 (cf. tiesioginis kaltininkas BS34 51 R, vyriausias kaltininkas « principal coupable » BS34 51 R, pirmininkas CTI38 1134, BS19 141 (cf. ministeris pirmininkas CTI38 88), savininkas CI33 106 T, CPI31V 1147, CTI38 1042, BS19 255 (cf. dokumentalinis turto savininkas CI33 567 PT, pasaugos savininkas CI33 2119). Bendrininkas était employé dans plusieurs sens: « auteur d’un crime avec un autre », « détenteur d’une propriété commune », « participant conjoint à une affaire ». Cela ressort également des termes complexes besibylinėjantis bendrininkas CPI31V 15/3, bylos bendrininkas CPI31V 483, nusikalstamojo darbo bendrininkas BS19 51, BPI33 207, nusikaltimo bendrininkas BPI33 934 S, nusižengimo bendrininkas BS19 51, turto bendrininkas CTI38 1095 T. On estime que le suffixe -ininkas est issu de -inykas. Cette dernière variante du suffixe reste aujourd’hui plus caractéristique de nombreux dialectes lituaniens, tandis que -ininkas ne s’emploie que dans les dialectes samogitiens et voisins (Ambrazas 2000: 124, 125). Dans les anciens écrits, on trouve des mots comportant les deux variantes du suffixe. Dès les XVIe–XVIIe siècles, indépendamment de la variante du suffixe, les mots bendrininkas, bylininkas, darbininkas, kaltininkas, nuomininkas, raštininkas, skolininkas, tarpininkas, vietininkas, etc., sont attestés. Dans les dialectes, on emploie pirmininkas « berger qui marche en tête du troupeau; éclaireur; premier; celui qui 13 Le mot de base n’est pas tout à fait clair ici: on peut le rattacher aussi bien à kaltas, -a qu’à kaltė (voir Urbutis 1978: 91). Certains chercheurs considèrent que kaltininką est dérivé d’un adjectif (voir Ambrazas 2000: 120), d’autres, d’un substantif (voir Pakerys 1994: 124). 120 geriausias, pirmos rūšies“ (Ambrazas 2000: 119–124). Taigi didelė kalbamos priesagos vedinių dalis yra terminizuota, tik įgavo naujų reikšmių. Kai kurios terminų reikšmės nuo gyvosios kalbos žodžių nutolo nedaug, kai kurios gerokai (pvz., pirmininkas; nors 1907 m. J. Šlapelis jį pateikia tarp „nesuprantamų žodžių“ ir aiškina svetimybėmis ir vertiniu pirmasėdis, plg. rus. председатель SNŽŽ 1907). Vis dėlto nemažai terminų yra nauji, padaryti specialiai teisės reikalams, pvz.: įkaitininkas, įmonininkas, indėlininkas, išdininkas, kyšininkas, kuopininkas, paskolininkas, posėdininkas, prekybininkas, santuokininkas, sutartininkas, užstatininkas. Parmi les noms de détenteurs d’une propriété nominale, les données étudiées ne contiennent aucun autre suffixe dont on pourrait distinguer un groupe de dérivés. On a relevé 17 autres suffixes, mais chacun ne compte que de 1 à 3 dérivés désignant des personnes (soit en tout un quart de centaine, auxquels s’ajoutent autant de termes complexes): -ainis; gentainis CI₂₈ 1054 (современник); -aitis: giminaitis CI₂₈ 132/12, CPI₃₁V 83, CTI₃₈ 83, sūnaitis CI₃₃ 201, vaikaitis CI₃₃ 1356, dans le terme composé – valsčiaus viršaitis BS₃₁ 480, BPI₃₃ 249/2. Au demeurant, J. Jablonskis critiquait viršaitį et recommandait plutôt l’emploi de viršilą (Jablonskis 1935: 132, 133, 164). La première traduction du BS contenait d’ailleurs valsčiaus viršila BS₁₉ 480 (-ila), mais cette forme ne s’est pas imposée; viršilą a été employé dans l’armée; -eivis: keleivis BS₃₁ 479; -ėlis: neturtėlis BS₁₉ 578; -ėnas: sūnėnas CI₃₃ 204; -ėtis: pašalėtis « personne étrangère » CI₂₈ 193 (посторонний). On ignore si la variante pašaliečio a été employée délibérément ou s’il s’agit d’une erreur; -ietis: giminietis CI₃₃ 132/12, BPI₃₃ 622, pašalietis « personne étrangère » CI₃₃ 193, BS₁₉ 140 (посторонний ZG), pilietis CI₃₃ 1, CTI₃₈ 45, BS₃₁ 265, BPI₃₃ 215 (cf. garbės pilietis BS₁₉ 26). D’un point de vue formel, le terme pilietis est lié à pilis (LKŽ pilietis 2. « habitant d’un château »), mais le lien sémantique est déjà rompu. Il convient seulement de noter que pilietis, dans son sens actuel de « membre à part entière d’un État », est attesté pour la première fois relativement tard, en 1907, dans le Svetimų ir nesuprantamų žodžių žodynėlyje de J. Šlapelis (Klimavičius 2003: 12, 13). Il est donc possible que le sens actuel de piliečio soit relativement récent; -ijas: prekijas CPI₃₁V 470, BS₁₉ 198 (cf. didmenų prekyjas BS₁₉ 213); -ikis: jaunikis CI₃₃ 3; -ina: motina CI₃₃ 122 S, BS₁₉ 419 (ce dérivé est également classé parmi les diminutifs, bien qu’on reconnaisse qu’il ait perdu cette valeur (Ambrazas 2000: 107)); -iška: moteriška « femme » CI₃₃ 102; -iškė: moteriškė « femme » BS₁₉ 58; -olis, -ė: senolė CI₂₈ 1118, CI₃₃ 1118, senolis CI₂₈ 1118, CI₃₃ 1118; -(i)onis: pasaulionis « laïc » 121 BS₃₄ 5 R, tėvonis CT₂₈ 521, CT₃₃ 521 (вотчинник), dans un terme composé – psichinis ligonis BS₃₄ 480 P; -(i)ūnas: seniūnas CT₃₃ 919 S, BS₃₄ 530 S, BPI₃₃ 249/2, tėvūnas CT₂₈ 1118 (подоначальник); -utinis: žemutinis « parent de la ligne descendante, c’est-à-dire plus jeune, p. ex. un enfant, un petit-enfant » CT₃₃ 132/12 (нисходящий). À l’exception de quelques mots (p. ex.: pasaulionis, tėvūnas), la plupart des dérivés présentés ici sont anciens. Ils ont été terminologisés. Comme on peut le constater, un nombre considérable de termes de parenté sont présentés ici. La plupart des dérivés n’étaient pas employés dans des termes composés; ils étaient nombreux uniquement avec les éléments synonymes giminaitis ou giminietis, p. ex.: aukštutinės eilės giminaitis CT₃₈ 83, aukštutinis giminaitis BPI₃₃ 5 P, šalutinės eilės giminaitis CT₃₈ 86, šalutinės linijos giminaitis CT₃₈ 1400 P, tiesioginės eilės giminaitis CT₃₈ 86, tiesioginės linijos giminaitis CT₃₈ 1400 P, tiesioginis giminaitis CT₃₈ 370, žemutinės eilės giminaitis CT₃₈ 83, žemutinis giminaitis CT₂₈ 132/12, CT₃₃ 132; aukštutinės eilės giminietis CT₃₃ 194 S, aukštutinis giminietis CT₃₃ 132, BS₁₉ 455, BPI₂₄ 5, BPI₃₀ 5, dvasios giminietis CT₃₃ 37, kraujo giminietis CT₃₃ 37, šalutinės eilės giminietis CT₃₃ 994 S, šalutinis antrojo laipsnio giminietis BS₁₉ 519, žemutinis giminietis BS₁₉ 455. Bien qu’aucune expression avec giminaitis n’ait été trouvée, l’expression šalutinės eilės, qui prédominait, était également remplacée par šoninė eilė (CT₃₃ 200) (les codes actuels donnent précisément l’élément šoninė). À l’époque, l’élément eilė prédominait, mais les codes actuels emploient linija, et non tiesioginė, mais tiesioji. Ainsi, on a aujourd’hui tiesiosios arba šoninės linijos giminaitis et aukštutinės arba žemutinės linijos giminaitis (CK 2000: 3.131–3.133 str.). Les recherches menées dans les codes sur les termes juridiques désignant des personnes qui ne sont pas formés à l’aide de suffixes en ont relevé peu (environ 10% des termes d’origine lituanienne). Parmi ceux-ci, les plus nombreux sont les composés, dont plus de 20 ont été relevés (aucun terme composé les contenant n’a été repéré). Plus de la moitié d’entre eux sont formés à partir d’un adjectif et d’un nom. À une exception près, tous ces composés comportent une voyelle de liaison, p. ex.: ben-drabylininkas « personne qui plaide avec une autre » CT₃₈ 15/3, CP₃₁₃ 15/4 (composé incorrect), bendradarbis BS₁₉ 615, jaunametis BS₁₉ 181, mažametis CI₂₃ 213, CT₃₈ 1368, BS₁₉ 40, nesveikaprotis CP₃₁₃ 84, pilnametis CI₃₃ 150/1, BPI₃₃ 356/6 S, silpnaprotis BPI₃₃ 95, svetimatautis CI₂₈ 66. Sans voyelle de liaison, seul svetimšalis « citoyen étranger » a été employé. 122 CTI38 261, BS34 4 T, bien que celui-ci ait aussi la variante svetimašalis CI33 1, BS19 5, BPI33 228. On a relevé moins de cas où un nom est composé avec un verbe. Il existe des composés avec une voyelle de liaison, par exemple darbadirbys « travailleur » BS19 608, knygavedys « employé de bureau » BS19 328, et sans voyelle de liaison, par exemple darbadavys CI33 684 PT, CTI38 1163 T, BS34 625 T, įstatymleidys BS34 4 R (il peut s’agir d’un calque de законодатель), raštvedys BS34 656 S. Un ou deux autres termes des codes désignant des personnes relèvent de formations à structure rare: a) adjectif + verbe: bendravaldis CTI38 1189 (совладѣлец), veltkleidis « dilapidateur » CPI31V 1460/13 (расточитель). Il est vrai que, dans ces cas, le premier élément peut provenir non pas directement de l’adjectif, mais d’un adverbe dérivé d’un adjectif; b) nom + nom: pusbrolis CI33 204. Seule une partie des dérivés présentés ici sont terminologisés. D’après les données du LKŽ, les mots collaborateur, copropriétaire, travailleur, législateur, mineur, enfant mineur sont apparus au siècle dernier; il s’agit donc de néologismes juridiques possibles. Les termes codéfendeur, bibliothécaire ne figurent pas dans le LKŽ (mais le néologisme évident bibliothécaire y figure). On a trouvé à peu près autant de termes formés par dérivation préfixale que de composés dans les codes (aucun terme composé n’a non plus été relevé). Aucun préfixe ne se distingue nettement par sa productivité. Chaque préfixe ne compte pas plus de 5 dérivés. Au total, 7 préfixes différents ont été relevés dans des dérivés désignant des personnes, par exemple: be-: chômeur BS34 53 T, fou CI33 5, BPI33 93, sans fortune CTI38 200/7, BPI2 199, sans enfant CI33 1138; į-: fille adoptive CPI28 145, belle-mère CPI31V 1460/12, fils adoptif CI28 1119/1, beau-père CI33 152, CPI31V 1460/53, CTI38 86, enfant adopté CI33 1119/1, CPI31V 195, CTI38 86; ne⁻¹⁴: mineur CI33 213, CTI38 45, BS19 41, BPI33 16; pa-: belle-mère CI33 1129, beau-père CI33 1129, BS34 515 S, enfant illégitime « enfant né hors mariage » CI33 122 S, CTI38 1460/2 S; po-: belle-fille BS34 515 S, beau-fils CI33 194 S; pra-: arrière-grand-mère 14 Nepilnametis est ici considéré comme un dérivé du préfixe ne- (cf. le terme pilnametis), tandis que nesveikaproti est classé parmi les composés, puisqu’il n’existe pas de terme nesveikaproti. De manière générale, il n’est pas toujours évident de savoir si ne- doit être considéré comme faisant partie du terme. Lorsque la négation n’est pas définie précisément, les dictionnaires donnent généralement uniquement les formes affirmatives des termes, même si ces termes peuvent parfois apparaître dans les textes avec le préfixe ne-. 123 CĮ28 207, prasenolis CĮ28 207; pro-: prosenis CĮ28 202, prosenolė CĮ33 207, prosenolis CĮ33 202. Comme on peut le constater, il existe ici un assez grand nombre de termes de parenté. La plupart ont été terminologisés et empruntés à la langue courante. Le LKŽ ne répertorie que prasenelė, prasenolis. On n’a trouvé que quelques désignations de personnes pertinentes pour le droit formées par suffixation (noms terminologisés d’agents et de détenteurs d’une propriété verbale), par ex.: -is (-ys): nebylys CĮ33 212, CTĮ38 1345/4, BPĮ33 411, neregys BS19 612, vagis CĮ33 652 S, BS34 45 R; -a: nuotaka CĮ33 3. Au fait, le terme kurčnebylys, aujourd’hui en usage, ne figure pas dans les codes; seul celui qui est sourd-muet a été trouvé: kurtusis nebylys CĮ33 381 T. En linguistique lituanienne, on distingue également le mode mixte de formation des termes. Il s’agit de cas où deux modes de formation différents se manifestent simultanément (Urbutis 1978: 189–290). Dans les codes, le terme įpėdinis CĮ33 533/10, CTĮ38 24, BPĮ33 18 a été relevé comme exemple de ce mode de formation (il a été formé simultanément avec un préfixe et un suffixe; le mot était déjà utilisé par S. Daukantas). Il en existait une douzaine de termes spécifiques, par exemple netiesioginis įpėdinis CĮ33 1134 T, šalutinis įpėdinis CĮ33 1104 T, tiesioginis įpėdinis CĮ33 156 T. On mentionne aussi deux séries de synonymes: įpėdinis iš įstatymo CĮ33 1110 T, įpėdinis pagal įstatymą CĮ33 1300, įstatyminis įpėdinis CĮ33 1068/2 S, CTĮ38 1352, įstatymiškas įpėdinis CĮ33 1066 PT, įstatymiškasis įpėdinis CĮ33 1066 PT et įpėdinis iš testamento CĮ33 1298 S, įpėdinis pagal testamentą CTĮ38 1408 S, testamentinis įpėdinis CĮ33 1010 S, CTĮ38 69 T. La synonymie aujourd’hui inhabituelle entre les termes construits avec les prépositions iš et pagal est ici intéressante (pour plus de détails, voir Umbrasas 2004: 102, 103). Enfin, il convient de mentionner des termes particuliers désignant des personnes, qui ne sont pas formés par dérivation. Dans les codes examinés, on a relevé plus d’une cinquantaine de mots d’autres catégories grammaticales employés comme des noms (environ 9% des termes d’origine propre). Il s’agit de participes que l’on peut considérer comme substantivés ou, à tout le moins, en voie de substantivation. La substantivation ne peut être considérée comme un procédé de formation des mots. V. Urbutis affirme que le fait qu’un mot acquière des propriétés sémantico-syntaxiques caractéristiques d’une autre catégorie grammaticale ne permet pas de parler de dérivation ni de création d’un mot distinct. Il ne s’agit que d’un changement de fonction, puisque le mot de base ne se distingue formellement en rien du dérivé supposé et qu’il n’y a pas de formant dérivationnel (Urbutis 1978: 294–297). Lorsqu’on parle de substantivation, on pense souvent d’abord à la conversion des adjectifs en noms (Jakaitienė, Laigonaitė, Paulauskienė 124 1976: 78, 79; Paulauskienė 1983: 42–45). Ces adjectifs substantivés sont inextricablement mêlés aux noms formés par dérivation suffixale, si bien qu’il est souvent difficile de dire s’il s’agit d’un adjectif substantivé ou d’un nom formé à l’aide d’un suffixe adjectival. Les formants de ces adjectifs substantivés sont ainsi considérés comme des formants de dérivation nominale (Paulauskienė 1983: 43, 44). C’est pourquoi les cas tels que bedarbis, moteriška (« femme »), mažametis, pilnametis ne sont pas analysés ici: ils ont été examinés parmi les dérivés et considérés comme des noms, bien qu’ils puissent aussi être employés comme adjectifs, auquel cas ils feraient alors partie de termes composés ou ne seraient généralement pas considérés comme des termes. Seuls les participes remplissant les fonctions du nom sont examinés ici. Les données recueillies montrent que, pour désigner des personnes, ce sont le plus souvent des participes présents passifs qui sont terminologisés, par exemple: atstojamasis (« personne dont un autre hérite, conformément à la loi, de la succession qui lui était destinée après son décès ») CL₃₃ 1123 S, draudžiamasis CL₃₃ 2199 S, globiamasis CL₂₈ 12, CP₃₁C 19, BS₃₄ 577, globojamasis CL₃₃ 12, CP₃₁C 19, CT₃₈ 19, BS₃₄ 577, grasomasis (« personne menacée ») BS₁₉ 510, įtariamasis BS₃₄ 676 T, įvaikinamasis CT₃₈ 1460/8, įžeidžiamasis BS₃₄ 532 T, kaltinamasis CL₃₃ 644 S, CT₃₈ 6, BS₁₉ 9, BPI₂₄ 669, BPI₃₃ 3, kurstomasis (« personne incitée à commettre un crime ») BS₃₄ 51 P, kviečiamasis BS₃₄ 676 T, paperkamasis (« bénéficiaire d’un pot-de-vin ») BS₃₄ 149 R, renkamasis (« candidat participant à une élection ») BS₁₉ 30/1, BPI₃₃ 975/1 V, rūpinamasis CT₃₈ 1632, samdomasis (« salarié ») CL₃₃ 2201 S, skundžiamasis BS₃₄ 156 S, šaukiamasis (« personne appelée à comparaître en justice ») CT₃₈ 61, BPI₃₃ 56, šmeižiamasis BS₃₄ 537 S, teisiamasis CL₃₃ 574 S, CT₃₈ 111, BS₃₄ 1 S, BPI₃₃ 748, tiriamasis (« personne examinée par les médecins légistes ») CT₃₈ 1673 T. Dans les codes, on a également trouvé un nombre tout aussi important de participes passifs du passé employés comme des noms, par exemple: apkaltintasis CT₃₈ 1333 (обвиняемый), aprašytasis CL₂₈ 1039 (завещатель), įdukrintas CPI₃₁C 195, BPI₂₄ 99 (genre masculin!), išūnytasis CT₃₈ 195, CPI₃₁C 195, BPI₃₃ 85, išteisintasis BPI₃₃ 21, įtartasis BS₁₉ 159, įvaikintasis CPI₃₁C 195, įžeistasis BPI₃₃ 1213/4, nubaustasis BPI₂₄ 216 (осужденный), nuskaustasis (« personne offensée, victime ») CL₃₃ 667, BS₁₉ 477, BPI₃₃ 20, nusk riaustasis BS₃₄ 536 T, nusmerktasis CL₃₃ 50, BS₁₉ 10, BPI₃₃ 180/10, BPI₂₄ 226 (осужденный), nuteistasis BPI₂₄ 791, BPI₃₀ 948, BS₃₄ 522 T (осужденный), papirktasis BS₁₉ 149, pasamdytasis CL₃₃ 2228 S, pasmerk- 125 celui-ci BS₃₄ 10, BPI₃₃ 26 (осужденный), la personne arrêtée BS₁₉ 59, BPI₃₃ 51/1, la personne détenue Cl₃₃ 665. Les exemples montrent qu’il existe des participes de différents temps formés sur la même racine. Leur sens diffère; ainsi, l’inculpé et le condamné ne sont pas la même chose (soit dit en passant, le condamné correspond aussi à le puni, le blâmé, le réprouvé), mais il semble parfois que des participes de différents temps soient employés essentiellement pour désigner la même notion, cf. <…> un faux témoignage devint l’objet de l’enquête ou donna lieu à une instruction criminelle, ou le suspect fut cité devant le tribunal disciplinaire <…> BS₁₉ 159 et <…> le chef de canton, participant à une perquisition chez un suspect, ne l’a pas frappé <…> BS₃₄ 676 T. Les exemples montrent que des participes à forme définie sont employés comme des noms. La forme définie peut, dans une certaine mesure, être considérée comme un moyen formel de substantivation; toutefois, il ne s’agit pas d’un formant dérivationnel, puisque le participe possède déjà cette forme (Urbutis 1978: 296–297). Il n’est pas exclu non plus que la substantivation d’une partie des participes mentionnés soit seulement situationnelle; cependant, certains mots sont des termes bien établis, répertoriés dans le TŽ 1954, par exemple: le suspect, l’accusé, l’inculpé, la personne arrêtée, le condamné. Lorsque c’est possible, les noms sont plus commodes que les formes verbales, cf. le pupille (absent de ses codes) et la personne placée sous tutelle. Autrefois, suimtinis BS₁₉ 174, BS₃₄ 479 (арестантъ; cf. la personne arrêtée) était également analogue au premier. On trouve aussi quelques participes passés actifs lexicalisés comme termes, par exemple: la victime Cl₃₃ 1512 S, BS₃₄ 45 T, BPI₃₃ 43 (потерпѣвшій UUS; cf. nukentėjęlis TŽ 1954), la personne mariée « conjoint » Cl₂₈ 44 (et les personnes mariées « conjoints » Cl₂₈ 102, BS₃₄ 412 R). Des participes passés actifs non définis au nominatif en -us- sont également employés comme noms. Ces participes sont caractéristiques de certains dialectes (Ambrazas 1996: 358). On trouve, au sens de « personne ayant offensé », l’offenseur Cl₃₃ 670, l’offenseur Cl₂₈ 670. Leur emploi comme termes ressort de l’opposition la personne lésée – l’offenseur, par exemple: si, à la suite d’un préjudice ou d’une offense, une personne lésée a subi une perte de crédit ou de biens, la personne lésée ou l’offenseur doit l’indemniser de ces pertes, à l’appréciation et par décision du tribunal Cl₃₃ 670. Il est vrai qu’à la deuxième occurrence, la personne lésée est employé à tort, ce qui rend la phrase incompréhensible: l’original porte обидѣвшій или оскорбившій; le deuxième la personne lésée doit donc être remplacé, comme dans Cl₂₈, par l’offenseur. 126 On a trouvé relativement peu de termes d’origine étrangère désignant des personnes. Il s’agit principalement de termes empruntés ou de termes composés dont l’élément principal est un emprunt — environ 80 termes de ce type au total (la moitié sont monolexicaux, l’autre moitié composés; environ 10% du corpus étudié). Parmi eux, seuls quelques termes sont des emprunts manifestement superflus en lituanien, par exemple: officier de réserve de l’armée15 BS19, 183, prikazčikas CT38 445 (ajouté, semble-t-il, par souci de clarté à côté de l’ordonné), unteraficieris BS19 27. Les autres emprunts sont à considérer comme des internationalismes; on peut les trouver presque tous dans les dictionnaires actuels de mots étrangers. Il convient de noter qu’environ un tiers des emprunts figurent non pas dans les articles mêmes des codes, mais dans divers suppléments et commentaires aux articles, principalement dans les décisions du Tribunal suprême de Lituanie (et, dans une moindre mesure, dans celles du Sénat russe); ils sont donc apparus dans les traductions lituaniennes sans nécessairement provenir de l’original. Certains cas montrent que des termes internationaux ont aussi été employés alors que le texte original russe dont on traduisait ne comportait pas de terme international, par exemple: administrateur CP31v 1794 (управитель), avocat BP30 561 (защитник), appelant CP31v 165 (противная сторона), appelant CP31v 163, CP31v 164/3 (приносящий жалобу, проситель), civil BP33 226 (лицо гражданского ведомства), expert CP31v 516, CT38 1117, BP33 112 (свободные люди), curateur CP31v 1543, CI28 220 (попечитель), testateur CI28 985, CT38 25 (завещатель). Bien entendu, ces termes internationaux ont pu être employés dans d’autres passages que ceux indiqués du texte russe; le fait même montre toutefois que le mot international n’a pas toujours été repris de l’original russe. Parfois, il est inséré délibérément, même lorsqu’il aurait été possible de choisir un mot propre au lituanien à partir de l’équivalent russe, par exemple avocat plutôt que défenseur16 (P. Skardžius proposait également cet équivalent (1998: 441)). La raison est, semble-t-il, celle déjà évoquée dans la littérature: le mot international, surtout lorsqu’il est employé comme terme, a souvent un sens mieux délimité que son synonyme lituanien, n’éveille pas d’associations parasites et est plus abstrait ou stylistiquement plus neutre (Pikčilingis 1975: 176). On peut également supposer qu’une partie des termes internationaux… 15 Tiesa, šis žodis anuomet laikytas tarptautiniu (plg. Skardžius 1998: 441). 16 Beje, LKŽ duomenimis, „advokato“ reikšme S. Daukantas vartojo terminą teisrodis, iš A. Kuršaičio žodyno šiam reikalui žinomas tiesabylys, o Aušroje 1886 m. pavartota forma tiesabylius. 127 La littérature juridique occidentale a également dû contribuer à l’apparition des termes, car les juristes la lisaient sans aucun doute. Les données disponibles montrent que presque tous les termes internationaux désignant des personnes qui ont été recensés ont une base latine17, par exemple: agentas CI₃₃ 1744 S, CTI₃₈ 36, BS₁₉ 111 (diplomatinis agentas CTI₃₈ 225, BS₃₄ 5 R, BPI₃₃ 230), apeliantas CPI₃₁V 165, autorius CI₃₃ 695/5, CTI₃₈ 1041, cenzorius BS₁₉ 302, debitorius CI₃₃ 2200 P, CTI₃₈ 1092 S, deputatas BPI₃₃ 1171, emigrantas BS₃₄ 442 P, generalgubernatorius CTI₃₈ 88, kreditorius CI₃₃ 542 S, CTI₃₈ 8, BS₃₄ 607 T, notaras CI₃₃ 569 S, CTI₃₈ 47, BS₁₉ 672, BS₃₄ 577 S, okupantas CI₃₃ 700 T, nusižengimo subjektas BS₃₄ 245 R, persona BPI₃₃ 1 P, testatorius CTI₂₈ 985, CI₃₃ 1010 T, CTI₃₈ 25, BS₃₄ 440 R, valstybės prezidentas CI₃₃ 53. Quelques termes sont associés à des formes romanes issues du latin (français, italien), par exemple: ambasadorius CTI₃₈ 225 (fr. ambassadeur TŽŽ 2001; fr. ambassadeur < it. ambasciatore – envoyé TŽŽ 1999), komendantas BS₃₄ 174 T (fr. commandant – chef, supérieur), komisionierius CTI₃₈ 445 (fr. commissionnaire < lat. commissio – mandat), prokuroras CTI₃₈ 8, BPI₃₀ 11 (fr. procureur), valstybės kontrolierius CTI₃₈ 200/10, BPI₃₃ 277/1 T (fr. contrôleur), valstybės sekretorius CTI₃₈ 88 (fr. secrétaire). Il n’existe que quelques cas isolés où d’autres langues (allemand, néerlandais, polonais) sont mentionnées pour indiquer l’origine, par exemple: bankrotas « personne endettée » CTI₃₈ 1485 (it. banca rotta – table cassée TŽŽ 2001; fr. banqueroute TŽŽ 1999; all. Bankrott < it. bancarrotta – faillite TŽŽ 1969), burmistras « chef de ville » CTI₃₈ 1117 T (pol. burmistrz < all. Bürgermeister), makleris CI₃₃ 1690, CTI₃₈ 445, BPI₃₃ 369 (all. Makler TŽŽ 2001; all. Makler < néerl. makelaar TŽŽ 2000). Formes anciennes et adaptation des termes internationaux au lituanien. Dans la plupart des cas (comme le montrent les termes déjà cités), les mots sont employés sous des formes aujourd’hui usuelles, c’est-à-dire que l’adaptation orthographique, phonétique et morphologique des termes correspond à celle d’aujourd’hui. Bien qu’ils soient peu nombreux, quelques écarts orthographiques ou phonétiques inhabituels aujourd’hui ont été relevés, par exemple: klijentas CI₃₃ 1539 T, CTI₃₈ 17 L’origine a été vérifiée principalement dans TŽŽ 1999, 2000, 2001. 128 410 T, BS₃₄ 363/4, kompanijonas CĮ₃₃ 2126 S, BS₃₄ 574 S, kurjeris BS₃₄ 5 R, kontragentas CĮ₃₃ 569 S, CTĮ₃₈ 1304, BS₃₄ 591 T. À l’époque, on employait également le terme actuel kontrahentas (sutarties kontrahentas CTĮ₃₈ 1302). Il était recommandé dans KP 1939, au motif que -g- vient du russe. Le terme bankrotas CTĮ₃₈ 1485 et la variante bankrutas CPĮ₃₁ᵥ 1485 étaient également employés différemment (cf. les formes actuelles bankrotas, mais bankrutuoti). Dans les termes composés, une autre variante apparaît: piktas bankrotas CTĮ₃₈ 1794, BPĮ₃₃ 29 S, piktas bankrūtas CTĮ₃₈ 468, piktavališkas bankrutas CPĮ₃₁ᵥ 468. Il faut également mentionner ministeris CPĮ₃₁ᵥ 88, CTĮ₃₈ 88 (lat. minister): ce n’est qu’à l’époque soviétique que ministras s’est répandu, probablement d’après le russe министр; cf. aussi le fr. ministre (TŽŽ 1969). Les dictionnaires lituaniens de l’époque donnaient ministeris (SNŽŽ 1907; SNŽŽ 1924; TŽŽ 1936). Enfin, il convient de noter que certains termes employés dans les codes ne figurent pas dans les dictionnaires actuels de mots internationaux. On peut citer ici apeliatorius CPĮ₃₁ᵥ 163, CTĮ₃₈ 745, BS₃₄ 262 T (lat. apellator – personne qui fait appel d’un jugement, LLŽ 1996). Le terme employé aujourd’hui, formé à partir du même mot latin et relevé dans un des codes étudiés, est apeliantas CPĮ₃₁ᵥ 165. Toutefois, dans CPĮ₃₁ᵥ, apeliatorius et apeliantas semblent avoir été employés avec des sens différents: le premier désigne la personne qui fait appel, le second celle contre laquelle l’appel est dirigé (CPĮ₃₁ᵥ 163 et 165). Cette distinction est inhabituelle. CPĮ₃₁ᵥ 764 emploie aussi kontrapeliatorius, avec pour synonyme prieštinis apeliatorius. À noter que, dans l’actuel code de procédure pénale, les termes sont employés de façon non systématique: la personne qui a formé un pourvoi en cassation est appelée kasatoriumi, tandis que celle qui a interjeté appel est appelée apeliantu. Les termes legataras CPĮ₃₁ᵥ 1712 et legatarius CĮ₃₃ 1086 S, CTĮ₃₈ 1510/1 (lat. legatarius – héritier) ne sont plus employés aujourd’hui et semblent avoir été synonymes. Cf. aussi les termes composés « légataire universel » legataras CPĮ₃₁ᵥ 1510/1 (glosé par palikimo papėdininkas), « légataire universel » CTĮ₃₈ 1510/1. TŽŽ 1936 donne une autre forme: legataris. Parfois, on tente d’analyser de manière synchronique la formation des termes internationaux, en les classant selon les catégories de formation et en recensant les suffixes (voir Urbutis 1965), c’est-à-dire en procédant comme pour les mots indigènes¹⁸. Selon cette approche, un peu plus du tiers seulement des termes étudiés et relevés dans les codes pourraient être 18 On affirme que les dérivés empruntés à d’autres langues fonctionnent comme des dérivés en raison des relations de dérivation établies avec d’autres mots d’origine étrangère partageant la même racine. C’est ce qu’on appelle la dérivation corrélative (Urbutis 1978: 248, 249). 129 Ils ne sont pas analysables du point de vue de la formation des mots, et pour la plupart des termes internationaux étudiés, même une recherche formelle de mots de base possibles serait vaine. Parmi les cas où la formation peut être formellement discernée, prédominent les termes comportant les suffixes -orius, -ė, par exemple: inspecteur du travail CT38 161/1, créancier hypothécaire CT38 1563, sénateur CT38 88, et -atorius, -ė, par exemple: cassateur CĮ33 1184 T, BS34 41 T, BPĮ33 3 T, curateur CĮ28 220, CPĮ31V 1543, administrateur des biens CĮ33 1317 S. Des termes hybrides désignant des personnes, c’est-à-dire des termes qui, outre leurs propres morphèmes, comportent aussi des morphèmes invariables d’origine étrangère, n’ont été trouvés que 16 dans le corpus étudié (environ 2% du matériau). La plupart sont des dérivés construits avec le suffixe -ininkas (considérés comme des désignations de possesseurs d’une propriété nominale), par exemple: actionnaire CĮ33 2138 S, BS19 580, failli BS34 602 S, fonctionnaire CĮ33 533 T, duelliste BS34 486 R, employé de bureau CĮ33 1238 P, contrebandier BS34 591 T, policier BS34 523 T, titulaire de servitude BS34 624 T, maître-chanteur BS34 615 R. Le terme actuel maître-chanteur est employé à la place du précédent; le terme international chantagiste est également connu (DŽ 2003). Ce terme, ainsi que le terme analogue contrebandiste, ne se rencontrait pas dans les codes de l’époque (contrebandiste figure aux côtés de contrebandier dans SNŽŽ 1907). Le terme « contrebandier » est aujourd’hui pleinement établi, et le terme contrebandiste, parfois entendu à la télévision, est donc corrigé à juste titre (Pečkuvienė 2004: 11, 12). « Failli » et « titulaire de servitude » ne sont plus employés en droit. Un terme de type différent, mais formé avec le même suffixe, est sous-locataire CĮ33 570 T. Il est dérivé d’un terme hybride, cf. sous-location CĮ33 1705 S. Ce terme n’existait pas encore dans les codes de 1918–1940, mais TŽ 1954 propose à juste titre, pour le besoin en question, sous-location, sous-locataire — des termes inutilement oubliés par les rédacteurs des codes correspondants actuels. Il est vrai que TŽ 1954 donne aussi, sans établir de relation synonymique, sous-location avec sous-locataire, et même d’autres équivalents, mais il s’agit probablement d’un défaut du dictionnaire plutôt que d’une distinction délibérée. On n’a trouvé que quelques autres termes hybrides. Il convient de mentionner trois désignations hybrides d’agents formées avec le suffixe -tojas: appelant BS34 155 T, liquidateur CĮ33 2200 P, observateur des lois BPĮ33 166 S (à côté de ce dernier terme, manifestement à proscrire, est inscrit bliustitel zakona); on a également trouvé deux participes hybrides employés comme noms: la personne arrêtée BS34 453 T, la personne internée BS34 174 T. 130 Les calques. sont généralement également classés parmi les termes d’origine étrangère. La formation lexicale, c’est-à-dire la formation des calques, n’a pas été étudiée dans le corpus de recherche, car l’identification et le traitement des calques posent problème, surtout lorsque les mots sont bien adaptés au système de la langue lituanienne et que leur caractère étranger ne se fait pas sentir. Ici, le caractère propre d’un terme se comprend d’abord comme la présence d’éléments lituaniens. Il n’est possible de distinguer plus clairement que les termes formés servilement d’après d’autres langues, dépourvus de motivation dérivationnelle19 ou ayant une forme inhabituelle; de tels cas sont toutefois très rares dans le corpus étudié. Par exemple, sous l’influence du russe, copropriétaireCl₃₃ 555 PT, CPl₃₁V 1156/3, CTl₃₈ 4 T (dans l’original, diverses formes: соучастникъ въ общемъ владѣніи; совладѣлецъ UGS; TŽ 1954 indique comme équivalent structurellement le plus proche сособственник) est corrigé — remplacé par copropriétaire20, coïndivisaire (TT 1992: 25; K Konsul 2003: 35). Minėtinas seniai peikiamas įstatymdavėjas BPl₃₃ 174 T ir su juo susijęs terminas įstatymdavy stė21 BPl₃₃ 180/4 P (plg. законодатель, законодательство). Pastarasis įtrauktas į 1939 m. Kalbos patarėją (KP 1939), abu taisomi dar ir dabar (Šukys 2003: 44). Nors nepapankamai, tačiau šiek tiek geresni yra anuos terminus atitinkantys įstatymleidyba BS₃₄ 4 P, įstatymleidys BS₃₄ 4 R (taip pat taisomi). Ir vieni, ir kiti keičiami įstatymų leidyba, įstatymų leidėjas (šis buvo ir anuomet Cl₃₃ 570 T, CTl₃₈ 1163 T, BS₃₄ 53 S; žr. TT 1992; Piročkinas 1990: 152; Šukys 2003: 44). Visi šie terminai greičiausiai daryti pagal analogiją, kuri ėjo nuo senųjų raštų. LKŽ duomenimis, kalbamam reikalui K. Sirvydas, J. Brodovskis vartojo tiesastatys, tiesastatis, vėliau Aušroje pavartota ir tiesastatystė. XIX–XX a. žodynuose (daugiausia S. Gimžausko, G. H. F. Nesselmanno, J. Šlapelio, J. Ryterio, A. Kuršaičio) dar pateikta tiesadavys (tiesadavis), tiesadavėjas ir tiesadavystė, tiesadavėjystė, tiesadavyba. Taigi XX a. pradžioje, kai nustota tiesą vartoti „teisės“ reikšme, buvo pakeistas ir išvestinio termino dėmuo, tik įdėta ne teisė, o įstatymas. 19 Seuls de tels cas sont appelés calques par St. Keinys; les termes simplement empruntés à d’autres langues sont, quant à eux, considérés comme des imitations (Keinys 1999: 113. 115). 20 Ce titre ne figurait pas dans les codes, mais on y a trouvé un terme analogue: copropriétaire des biens CTl₃₈ 1095 T. 21 Le LKŽ donne également la forme įstatymdavybė. 131 Conclusions 1. Entre 1918 et 1940, les codes employaient abondamment des termes juridiques désignant des personnes. Certains de ces termes relèvent de la science juridique, d’autres de la pratique juridique. Il s’agit de dénominations de personnes liées par des relations juridiques et exerçant diverses fonctions juridiques. 2. Une caractéristique des termes juridiques désignant des personnes à l’époque étudiée est leur caractère lituanien. Les désignations de personnes dont la formation ne peut être analysée sont rares dans les codes; la plupart des termes sont des dérivés. Seule une partie d’entre eux a été créée spécialement pour les besoins de la terminologie juridique; la majorité a été terminologisée. Il est difficile de distinguer strictement les termes terminologisés des néologismes dérivés, faute de données sur l’histoire des mots. La plupart des termes juridiques désignant des personnes sont des dérivés formés à l’aide des suffixes -tojas, -a et -ėjas, -a, très courants et productifs dans la langue en général (bien qu’ils ne soient pas toujours attestés dans les ouvrages lexicographiques). Il est possible que certains termes formés avec le suffixe -tojas, -a aient été remplacés par la suite par des dérivés en -ovas, -ė précisément en raison de leur caractère courant. Les néologismes plus clairement identifiables de la période étudiée ont été principalement formés à l’aide du suffixe -ininkas, -ė. 3. On distingue un type particulier de termes juridiques désignant des personnes: les participes substantivés, le plus souvent au présent et à la voix passive. C’est un moyen assez pratique de s’exprimer de manière concise. Certains termes de ce type sont encore courants aujourd’hui. 4. Les emprunts ne représentent qu’une part relativement faible des termes juridiques désignant des personnes dans les codes. Presque tous sont des mots internationaux. La plupart sont d’origine latine. L’adaptation au lituanien ne diffère de l’usage actuel que pour quelques mots internationaux; les variations ont été peu nombreuses. Les données montrent également que les mots internationaux n’ont pas toujours été repris du texte original russe. Les termes hybrides sont eux aussi proches des emprunts, mais ce mode de formation des termes était très rare dans les codes. 5. Certains des termes juridiques désignant des personnes qui ont été étudiés ne sont plus employés aujourd’hui: les concepts ont changé, des formes d’expression plus appropriées ont été trouvées et des synonymes ont été éliminés. Les termes incorrects sont peu nombreux. Parmi les termes figurant dans les codes, seuls quelques-uns sont aujourd’hui corrigés. La correction est souvent motivée par l’influence inappropriée d’autres langues. 132 SOURCES PRINCIPALES22 BPL24 – Code de procédure pénale. Dir. A. Kriščiukaitis. – Teisė 6–10 [supplément], Kaunas, 1924–1926. BPL30 – B y l a J. Code de procédure pénale, Kaunas, 1930. BPL33 – Code de procédure pénale avec commentaires établis à partir des décisions du Sénat de Russie et du Tribunal suprême de Lituanie, ainsi que d’autres interprétations relatives au droit de la procédure pénale de la Grande Lituanie et du territoire de Klaipėda. Dir. M. Kavolis, Kaunas, 1933. BS19 – Code pénal, Kaunas, 1919 // Lois pénales, Kaunas, 919. BS31 – J a b l o n s k i s K. Code pénal: avec suppléments, 2e éd., Kaunas, 1930. BS34 – Code pénal avec les lois pénales complémentaires et des commentaires établis à partir des décisions du Sénat de Russie et du Tribunal suprême de Lituanie, ainsi que d’autres interprétations, Kaunas, 1934. CI28 – Lois civiles: [Recueil des lois, tome X, partie 1. Traduction. CI33 – Š a l k a u s k i s K. Lois civiles: tome X, partie I, Kaunas, 1933. CPĮ31C – Code de procédure civile. Avec Lietuvino M. Čepas, Kaunas, 1931. CPĮ31V – Loi sur la procédure civile, avec les lois annexes et un index-glossaire thématique. Préparé pour l’impression par J. Viskanta, Kaunas, 1931. CTĮ38 – Loi sur la procédure civile, avec toutes ses modifications et additions, et avec les interprétations du Tribunal suprême et du Sénat russe. Éd. Č. Butkys, Kaunas, 1938. UGS – Charte de procédure civile et dispositions relatives au notariat (T. XVI, partie I, Recueil des lois de l’Empire russe), Berlin, 1924. UU – Code pénal du 22 mars 1903. D’après les éditions de N. S. Tagantsev, Riga, 1922. UUS – Charte de procédure pénale (Recueil des lois, t. XVI, partie 1, éd. de 1914), avec les législations ultérieures, les motifs législatifs, les interprétations du Sénat gouvernant et les circulaires du ministère de la Justice. Compilé par M. P. Shramchenko et V. P. Shirkov, Riga, 1923. ZG – Lois civiles: (Recueil des lois, t. X, partie I, éd. de 1914, d’après le supplément de 1914): avec inclusion des textes législatifs adoptés conformément à l’art. 87 22 Ne sont présentés ici que les codes lituaniens étudiés et leurs équivalents en russe. Pour faciliter la recherche d’un terme, à côté de l’abréviation du code figure le numéro de l’article, et non celui de la page. De nombreux termes sont tirés des annexes aux articles, qui contiennent des commentaires. Dans ce cas, une lettre est également indiquée à côté du numéro de l’article pour désigner le type d’annexe: T – décision du Tribunal suprême de Lituanie, S – décision du Sénat russe, R – commentaire de la commission de rédaction du code, V – autre loi, P – toutes les autres annexes, y compris celles qui figuraient dans l’original. Certains termes sont tirés de sous-articles. Dans ce cas, après une barre oblique, le numéro du sous-article est également indiqué à côté du numéro de l’article. 133 des lois fondamentales et des interprétations du Sénat gouvernant de 1866 au 1er octobre 1915. Compilé par V. V. Issatchenko, Petrograd, 1916. BIBLIOGRAPHIE ET SOURCES COMPLÉMENTAIRES Ambrazas S. 1993: Daiktavardžių darybos raida: Lietuvių kalbos veiksmažodžių vediniai, Vilnius. Ambrazas S. 2000: Daiktavardžių darybos raida 2: Lietuvių kalbos vardažodžių vediniai, Vilnius. Ambrazas V. 1996: Veiksmažodžio neasmenuojamosios formos. – Dabartinės lietuvių kalbos gramatika, Vilnius, 354–385. 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TERMES JURIDIQUES DÉSIGNANT DES PERSONNES DANS LES CODES LITUANIENS DE 1918 À 1940 Résumé Les sources de la recherche présentée dans cet article sont des traductions non officielles en lituanien de codes juridiques russes, en vigueur en Lituanie entre 1918 et 1940. L’article analyse les termes juridiques désignant des personnes. Certains de ces termes relèvent de la jurisprudence, d’autres de la pratique juridique. Ils désignent des personnes liées par des rapports juridiques et des personnes exerçant des fonctions juridiques. Environ 800 termes de ce type ont été relevés dans les codes mentionnés précédemment. Près de la moitié sont des termes simples, l’autre moitié étant des termes complexes (principalement des termes en deux mots). Les termes sont examinés en fonction de leur origine et de leur formation. Une caractéristique des termes juridiques désignant des personnes durant cette période est leur origine lituanienne. Les noms de personnes dont la formation est analysable sont rares dans ces codes; la plupart sont des dérivés. Certains ont été créés spécialement pour les besoins de la terminologie juridique, mais la majorité ont été terminologisés. Il est assez difficile de distinguer strictement les formations terminologisées des créations nouvelles. Si un dérivé, possible du point de vue systémique, ne figure pas dans les ouvrages lexicographiques antérieurs, on ne peut en conclure que ce mot n’existait pas. La plupart des termes juridiques désignant des personnes sont des dérivés formés à l’aide des suffixes -tojas, -a et -ėjas, -a, qui sont généralement très courants et productifs. Il est possible que certains termes formés avec le suffixe -tojas, -a aient été remplacés par des dérivés en -ovas, -ė, précisément en raison de la fréquence de ce suffixe. Les mots manifestement nouveaux ont été formés à l’aide du suffixe -ininkas, -ė. L’article met en évidence un type particulier de termes juridiques désignant des personnes: les participes substantivés, principalement au passif et au présent. Il s’agit d’un moyen assez pratique de s’exprimer brièvement. Certains termes de ce type sont encore courants aujourd’hui. Les emprunts constituent une part assez faible des termes juridiques désignant des personnes dans ces codes. Presque tous sont des mots internationaux. La grande majorité sont d’origine latine. La lituanisation de quelques rares mots internationaux diffère de celle d’aujourd’hui, et les variantes sont peu nombreuses. Les termes hybrides sont proches des emprunts, bien que ce mode de désignation des personnes n’ait pas du tout été répandu dans ces codes. Alvydas UMBRASAS Reçu le 10 novembre 2005 Lietuvių kalbos institutas P. Vileišio g. 5, LT-10308 Vilnius courriel: [email protected] 136