La terminologia lituana del ‘nutrire’
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Acta Linguistique Lithuanica LXI (2009), 1 - 29 La terminologia lituana del «nutrire» MARIA TERESA ADEMOLLO GAGLIANO FRANCESCO PAOLO PARDINI Universitéa di Firenze In Cet article we commence par by examiner Lith. SeFmenys « banquet funéraire », dérivé in de likelihood Certificat ‘pour nourrir les animaux (en particulier les animaux domestiques)’ et — analyser à la fois du a point de vue a diachronique et of synchroni- — que les principaux termes qui signifient « pour nourrir » or «nourishmenin t» the Zone lituanienne (à savoir les formes verbales Sérti, penéti, maitinti, et les formes nominales correspondantes pdSaras, pénas, Sérti, ont attesté le premier seul lexique, et maistas). probablement utilisé en in relation avec les êtres centuries humains avant in nos sources écrites, la présence de son dérivé in Se7menys to suggère, antérieure à la as of L'âge balte et is in Le plus ancien des paysages Signification du terme lituanien «pour nourrir»; Les penéti, très bien attestés tant dans in les textes que dans les of lexiques des premiers in siècles, traitent to aussi bien des êtres humains to que des animaux (aussi le in sens of ‘pour nourrir pour l’engraissement’), remonte au to Âge balte; maitinti, attesté dans les in temps anciens seulemein nt le lexique, comme Sérti, in relation à to la fois des humains et des animaux, is de nos jours le sens du verbe le plus utilisé et le plus générique « pour nourrir (humains et animaux)’ et n’est probablement pas antérieure à la L'âge lituanien. As En ce qui as concerne les formes nominales lointaines, p4Saras, attestée in dès les premiers siècles par des textes in et lexiques exclusivein ment relatifs in aux to animaux, remonte probablement à to l’époque Âge balte; pénas et maistas, toutes deux attestées aux in premiers siècles, les anciennes dans les textes et in le lexique, les autres seulement dans le lexique, rapportant à la fois in les êtres humains to et les animaux, ne to semblent do pas to be Plus ancienne que la L'âge lituanien. As Pour les autres formes verbales et nominales qui relèvent actuellement de cette zone sémantique, il s'avère qu'elles sont, pour la plupart, soit dépourvues to de formes comparables, soit plus anciennes que les formes of verbales et nominales de no l'adjectif. Lituanien de l'âge, or if S'ils ont des do formes comparables, ils sont peut-être le résultat de la polygénèse. of La situation de cette of terminologie dans les in autres régions baltes est, dans l’ensemble, on sans doute plus récente que celle de la Un lituanien. « La collecte du matériel si doit a Francesco Paolo Pardini, tandis que l’élaboration du travail est l’œuvre é commune des deux auteurs. Les deux remercient Alessandro Parenti pour les discussions des le suggestions e i toujours indispensabih.
MARIA TERESA ADEMOLLO GAGLIANO & FRANCESCO PAOLO PARDINI Entre les i noms lituaniens formés avec il suffixe *-men, sur lesquels é in En cours di d'élaboration d'une recherche spécifique, nous trouvons quelques cas particulièrement intéressants du point de vue étymologique. di Un de ces di é Sefmenys (LKZ,..: 657-658; LEW,: qui 974), compare si avec l'a.pr. sirmen (Trautmann 1923: 302-303; Endzelin 1943: 248; Maziulis 1997: 114). Ce nom absent dans les textes é des premiers siècles de la documentation, tandis que témoigné dans les lexiques de la même époque, précisément dans la troisième édition du é e Dictionarium trium linguarum di La (1642), traduction de l'épître de Paul. stypa del e lat. parentalia, epulum funebre; dans la Clavis Allemand-Lituanien (1673-1701), comme traduction di Le repas du Seigneur e di - les troubles corporels; dans le Lexique Lithuanicum (XVIIe siècle), comme traduction di Définition e di Leichbegdngnis. En fait, Sermenys @ traduisible avec ‘veillée funèbre avec des prières et des chants offerts de la e nourriture des di boissons après e les chants; funéraire; i banquet après l’enterrement’, utilisé aussi pour faire la référence aux ed & rituels païens caractérisés in par des a banquets funéraires. ! ugualmente da Même par comparaison il prussienne est reconstruit, bien qu'indirectement, la valeur il di «banchetto funebre». ? Il s’agit si donc di d’une forme di eta baltique, liée, selon l’hypothèse pitt répandue parmi les chercheurs, au verbe lit. Sérti, identico al est devenu. Je suis blessé. Il Valeur de di loin pitt fréquente pour Soyez ce é que vous êtes di ‘nourrir un animale’ (surtout les quadrupèdes domestiques), à tel point que il Lyberis cite lo sous la voix maitinti la actuellement verbe pit — générique il pour ‘nutrire’ —, fra i “nutolusios reik8més ZodZiai” (littéralement “mots sens di lointain”), en précisant que son utilisation il réservée é aux animaux, e il DabLKZ ne donne aucun exemple concernant les hommes. Nous reviendrons pit avant ce problème su sémantique, qui pourrait mettre en question la connexion entre in la Certificat e SeFmenys. Aussi Sérti, comme Sermenys, é absent dans les textes pitt antiques, tandis que é témoigné dans les lexiques (Lexicon Lithuanicum, Clavis Germanique-Lithuanima an, étonnamment pas dans le Dictionarium trium linguarum. Maintenant, se il Le caractère religieux des textes lituaniens des premiers siècles peut justifier l’absence di Sermenys, donné le lien il de ce mot di avec le monde païen, étonne |absence di Sérti de e ses composés. Donc, au-delà al du problème de la relation entre Certificat e SiFmenys, nous devons également nous poser celui de la situation particulière ‘Pour les coutumes de ce type voir VySniauskaite (1964: 513-526, en particulier 517-520); Dunduliené (1991: 370-381, en particulier 372-373 et 377-379). *Nesselmann (1873: 161-162).
La terminologia lituana del ‘nutrire’ des attestations de Sérti. Par conséquent, nous examinerons d'abord les témoignages et l'étymologie de ce verbe. Deuxièmement, pour avoir une vision complète de la terminologie du ‘nourrir’ dans laquelle Sérti s’inscrit, on étudiera les principales formes verbales qui valent ‘nourrir’ en lituanien à partir du début de la documentation, donc penéti et maitinti. ? I. Sérti (LKZ,,,: 667-670; LEW,,: 975) Les attestations pitt anciennes de Sérti sont, comme on l’a déjà dit, non pas dans les textes, mais dans les lexiques des premiers siècles: il apparaît en effet, comme on l’a dit plus haut, dans la Clavis, où il traduit le ted. fiittern et & accompagné du synonyme ismaitinti, et dans le Lexicon, où il traduit de la même manière fiittern et € accompagné de maitinti. Par la suite, on le retrouve dans le Littauisch-- Deutsches und Deutsch-Littauisches Lexicon de Ruhig (1747), dans la Neue Litauische Grammatik d'Ostermeyer (1791) et dans le Littauisch-- deutsches und Deutsch-littauisches Worter-Buch de Mielcke (1800). À partir du XVIIIe siècle, ce verbe commence à apparaître dans les textes, à commencer par Donelaitis. Les attestations citées par le LKZ sont en grande majorité des attestations spécifiquement localisées. Contrairement à Sérti, au XVIe siècle, et plus précisément dans la Bible de Bretkiinas, apparaît un dérivé verbal, Sirdyti, se référant aux hommes, qui constitue un hapax dans la documentation lituanienne. * Très bons textes- * L’analyse étymologique, aussi bien pour $értt que pour les autres verbes qui seront pris en considération au cours de ce travail, a été conduite essentiellement sur la base des données fournies par le Litauisches etymologisches Wérterbuch de Fraenkel (LEW) et éventuellement aussi par l’Indogermanisches etymologisches Wérterbuch de Pokorny (IEW). Pour l’analyse des attestaziom nous @ basés principalement sur le Lietuviy kalbos Zodynas (LKZ), avec toutes les limites: que cela implique surtout du point de vue de l'exhaustivité de la documentation. Ont également été considérés, en plus des témoignages cités par le LKZ: te: |i MazZvydas; la Postilla et 11 Catéchisme de DaukSa; la première et la troisième édition du Dictionartum de Sirvydas; le Nouveau Testament traduit par Chilinskis, enfin, les passages des parties publiées de la Bible traduite par Bretktinas et des parties actuellement accessibles de l’Ancien Testament traduit par Chilinskis dans lesquels apparaît l’un des mots qui nous intéressent. Pour l’identification de ces passages, nous sommes partis des concordances de la Vulgate (voir l’Annexe). Pour les citations des textes bibliques et pour l'orthographe de tous les textes anciens, le critère du LKZ a été adopté. * 1PvK 3, 2: Pienu jus Sirdziau (correct perd à la marge en girdétau- ), qui @ la traduction des correspondants Milch habe ich euch zu trinken gegeben (Luther) et Lac vobis potum
MARIA TERESA ADEMOLLO GAGLIANO & FRANCESCO PAOLO PARDINI moniato, en revanche, est pdSaras ‘manger’, pitt précisément « Aliments secs pour animaux herbivores (foin, trèfle, paille. etc.), fourrage’, clairement lié à Sérti e présent déjà dans le XVIe siècle pas seulement dans les lexiques (Lexicon, comme traduction di Aliments pour animaux; Clavis, comme traduction di Aliments pour animaux e Fiitterung), ma aussi dans les textes: par exemple Beaucoup sont Sioux ir Falls, Dakota du Sud Chez nous, il di y a beaucoup de foin di e di pour animaux d’élevage» (Bretkin, Bible, Genèse 24, 25); Bandai donne son paSarus «da gregge suo al foraggio» il (Mazvydas, Giesmés krikstioniskos); Tapeag asilamus Davé paSero jy ‘dit également ai leurs ânes fourrage’ il (Chilinskis, Bible, 1Moz 43, 24). PaSaras actuellemeé il nt termipitt ne diffusé pitt spécifique à e cette valeur, de sorte que il Lyberis lo da comme voix principale. Sérti, comme si @ dit, ha il valeur fondamentale di ‘nourrir animal’ un (surtout quadrupèdes domestiques, pit’ souvent chevaux porcs, aussi, bien que moins fréquemment, e bovins très ma rarement, oiseaux autre). e, e E très fréquent, en plus de la langue courante, dans les chants populaires, dans les proverbes et dans les e modes de dire, où pitt di apparaît souvent en référence aux chevaux: in exemple ai NeSérus nevaziuosi ad Si tu ne m’as pas donné à manger da (à cheval) tu ne partiras pas (Seda, région di (Maurice). NeSerti arkliai kieme suklups ir les chevaux non nourris ‘i trébucheront même dans la cour’ (Skuduti’kis, région di Moletai); NeatSersi cheval, bien monté ‘tu ne donneras pas trop à manger au al cheval, si tu dois partir’; L'oeil de l'homme Série «La voix du maître engraisse le il cheval». En référence à ad différents animaux, nous trouvons, par exemple: Femme de travail porcs Certi « donner da à manger ai des cochons @ un lavoro da donna’ (Palanga); Vieng hairite turi — ir Deux neuf Certi ‘il n’a qu’une vache et il n’y a pas — de quoi la nourrir’ da (Azierkai, da région di Gardinas, Biélorussie); L'hiver est là Manger tous ces oiseaux des champs ‘en hiver nous donnons da toujours à manger a à tous ces oiseaux du champ’ (Pagégiai, région di Silute). Pour mieux encadrer la position la di Sérti dans le domaine lexical le ‘nourrir’ @ opportun de faire deux observations: que, au 1) moins dans la situation actuelle, traite d’abord tout si di di un « nourrir les animaux » est également évident dans les in cas où Sérti si oppose a penéti, qui, comme nous le verrons, vaut ‘nutrire’ in générale (tant les animaux, que les hommes), que, quand il ma apparaît une opposition in a Sérti, indica esclusivamendedi (Vulgate), Ce verbe n'est pas pris en compte par in né NiedermannSenn-Brender-Salys né dal Cours.
La terminologia lituana del ‘nutrire’ te il « nourrir des êtres humains »: par exemple Bien que pénéti, o animalj Certi «nutrire (penéti) un enfant, ma nourrir (§érti) un animale’ (Juskevié, JIurosciii cnoBapb, 1897-1922); Gyvulius Serdamas, Zmones penédamas, eina per laukus Zwangombemas «Nutrendo (Sérdamas) les animaux, nourrissant (penédamas) les hommes, sifflant à travers les champs’ va (énigme sur la faucille à foin, i Lietuviy tautosakos rankrastynas). in 2) fréquent Sérti comparer (en forme simple composée), 0 référence in aux animaux, couple avec in girdyti ‘donner à boire’, da donc semble indiquer spécifiquement nourrir en donnant de la il nourriture sèche ou solide: par exemple Bagoto gyvulius dievas Seria, ou velnias girdo ‘aux animaux du riche Dieu donne à manger, e il diable da da bere’ (proverbio da Auk&dvarys, région di Trakai). Personne n'a été blessé. Seria, ni entendu, toujours o en train de perdre du poids ‘personne ne lui donne à manger, à né da boire, il ma grandit toujours’ (énigme rapporté al glace, da Sudeikiai, région di Utena); Tegu Serait bérus Cheval, o passe-là, tu l'entends ‘diano da mangiare cavalli bai, ai dopo averli nutriti e abbeverino’ (Jukevié, Lietuviskos li dainos, Reikia pasert, pagirdyt 1880-1882); gyvuliai ‘il ir faut ir donner à manger et à boire aux animaux’ (PaberZé, da région da di Vilnius). L'animal est attrapé, payé, félicité. ‘chaque animal veut être soigné, nourri, abreuvé’ (Skuodas). Cependant, Sérti peut aussi être utilisé pour les êtres humains. Ceci, qui selon il LEW serait une un utilisation populaire, quelques in exemples apparaissent, mais nettement minoritaires: Nés dosningas Dieu dans chaqueq Zino-pasotite / Mais su pour une poignée de nous Les cochons ne tombent pas «puisque Dieu généreux sa nourrir cependano / nt n’a pas promis de ha nous di nourrir toujours a les mains pleines’ (Donelaitis, Metai); Vienq vestuviy dienq svocia turédavo Sert La marraine di de mariage devait da nourrir (aux invités) pour le il jour du mariage seulement’ (PilviSkiai, région di VilkaviSkis); Perse Sériau jj be 1 rouble « Tout l'hiver je lui ai donné à ho manger da sans rouble » un (Druskininkai); Ukininkai Séré vaikius, merges su plutoms ‘i patrons donnaient da à manger ai jeunes e aux jeunes ouvriers croûtes di de pain’ (Certains, dans la région di (Maurice). Ce qui tq est bon Sera, c'est pas bon ‘qui nourrit bien ce kaukas bonne ha chance’ (Kvédarna).° “Le katikas est une entité @ divine du paganisme balte, d’origine cthonienne, qui se manifeste di avec un aspect anthropomorphe de si dimensions d’un morceau de terre: il est jugé de bon augure de lui ed ha le offrir de la di nourriture crue di é di (légumes ¢ légumes) ¢ vêtements. Pour plus de détails voir st Vinaigre de maison (1973: 416-417) e Greimas (1985: 29-53 e 2005: 51-85).
MARIA TERESA ADEMOLLO GAGLIANO & FRANCESCO PAOLO PARDINI Sur la base du passage de Donelaitis, Sabaliauskas (1994: 334-335) suppose que l’on peut reconstruire pour Sérti une valeur originelle de ‘nourrir’ se référant aux êtres humains, qui, selon l’hypothèse pit répandue, devrait remonter à SeFmenys. Mais même indépendamment d’attestations de ce type, qui ne al semblent pas très significatives parce qu’elles ne reflètent probablement qu’un usage métaphorique, il est sans aucun doute possible d’hypothèser que la valeur originelle de Sérti a pu être celle de « nourrir les êtres humains ». Il s'agirait d'un changement sémantique pas particulièrement problématique, tant pis qu'il serait analogue, comme l'observe à juste titre Sabaliauskas, à celui subi en lituanien par ceux-ci. Ce dernier le verbe indo-européen balte pour ‘manger’, qui conserve cette valeur prussienne, letton documentation lituanienne pid antique, in in enella ma in Le lituanien se réfère actuellement aux animaux, et plus spécifiquement aux quadrupèdes ai domestiques, comme le montre si clairement l’exemple suivant: Zmonés valgo, galvijai éda, pauks¢iai lesa (Slapelis, Lietuviy ir rusy kalby Zodynas, 1921), dans lequel le ‘manger’ des hommes est exprimé par vdigyti, celui des bovins par ésti, celui des oiseaux par Lésti.® Il s’agit donc d’une évolution sémantique tout à fait normale, même s’il est de toute façon correct de noter que, tandis que pour ceux-ci nous avons le témoignage du prussien du letton et une succession chronologique claire dans la documentation lituanienne pour les deux valeurs en question, le cas de Sérti est indéniablement hypothétique. À cette valeur originelle de ‘nourrir les êtres humains’, évidemment antérieure non seulement au début de la documentation lituanienne —dans laquelle cohéremment jusqu’aux premiers siècles ce verbe se référait aux animaux— mais probablement, étant donné la présence de l’a.pr. Le sirmen, même à l’époque de la formation des langues baltes individuelles, devrait remonter au type Sefmenys. En revanche, les autres dérivés, tous se référant aux animaux, comme par exemple Séryba ‘l’action de nourrir les animaux’ (déjà dans la Clavis sérybé traduit l’allemand Fiitterung), Séréas, Sérikas ‘celui qui nourrit les animaux’, Sérykld ‘lieu où in nourris vengono les animaux, mangeoire’, remonteraient à une époque où la valeur de l’argent © Une situation similaire se présente dans le cas du verbe ‘boire’, où le 11 prussien conserve la forme indo-européenne piiton, tandis que le lituanien n’a que le résidu puota ‘banquet, boisson’ et pour ‘boire’ utilise le type gérti, s’accordant dans ce cas avec le letton (dzeft ‘boire’).
La terminologia lituana del ‘nutrire’ Le verbe était désormais celui témoigné dans la documentation.’ L’acceptation di de cette reconstructié on condition nécessaire pour pouvoir soutenir l’hypothèse de la dérivation di Moins de da Certificat. * En ce qui concerne l’étymologie, sérti é di époque baltique, en fait avec toute probabilita @ encore pit antique, étant donné qu'il compare, comme il propose si il LEW, pas seulement avec lett. il sért ‘alimenter, un soigner un animal’, sérs ‘provviste di fieno paglia e per l’inverno’, pasars «foraggio invernale per il bestiame- », al identique lit. paaras’, ma également, al di En dehors de la Baltique, avec l’arm. séparément “discendenza” ‘stirpe’, serem ‘je fais pousser, je produis’, la avec la famille du gr. kopévvupt “sazio”, K6poc ‘sazieta’ e avec l’alb. thjerré «lenticchia». "° Inversemenil t, LEW rejette, étant donné la la présence de velare, permet une la connexion di avec des formes esclaves de le type a.sl.eccl. kriima « tpo@y », russe. kopM ‘cibo’,'! Ainsi que 7 A à cet égard fait va remarquer que l’intonation circonflée di Sefmenys n'accorde s1 pas avec l'aigu du verbe, avec le vocalisme duquel inversement ils concordent gh. Autres produits dérivés. Cette différence est généralement ad attribuée à une métatonie douce (Biiga 1923: 142; Derksen 1996: 155), pour lequel le type il original serait celui avec une intonation aiguë, e in effet: € probable que la la racine à a laquelle ces formes remontent soit du type set (voir les comparaii sons ci-dessous). Sur l’intonation des formes lettones, nous ne pouvons rien dire. ® Propositions étymologiques da différentes de celle-ci ont été avancées par Gliwa (2005: 10-16), qui, avec des arguments très subtils, conteste que la valeur d'origine du lit. il Se#menys e dell’a.pr. sirmen soit celui di “banchetto funebre” (qui serait attribué ces mots uniquement a grâce à la connexion préjudiciable avec sérti), concomitant e que Je suppose di cette connexion pour des raisons sémantiques. D’autre part, les le étymologies proposées (SeFmenys serait à da comparer o avec Sermuonélis ‘hermellina o’, cause de la couleur grise de la cendre, avec lat. 0 Créer, ou enfin avec le gr. Kip, déesse de la mort) ne semblent pas si convaincantes pour constituer une da alternative vraiment valable. Donc, au moins pour le moment, il la connexion la avec Sérti, qui est repris sans discussion même dans le très récent dictionnaire du Smoczynski (2007: 632), reste a notre avis pra la probable. ° Voir aussi Miihlenbach- -Endzelin (1927-1929: 830 s.v. V sérs, donné sous forme douteuse; 832 s.v. III sért et 94 s.v. pasars). © 17Orel (1998: 479) considéré V'alb. Thyerré une forme qui, bien que sans doublement, correspond lat. al Cicer ‘cece’ (voir aussi de Vaan 2008: 113). L’étymologdi ie de ce mot perd pas clair @ (Ernout-Meillet 1959: 119 e Walde-Hofmann 1965, I: 212), e ’André (1978: 80), Il est possible la qu'il s'agisse d'un doublement i incertain, qui pourrait être d'origine non indo-européenne. di " Cfr. anche Vasmer (1953; 627-628).
MARIA TERESA ADEMOLLO GAGLIANO & FRANCESCO PAOLO PARDINI Celui du latin cred, créscd, Cerés. LIEW (577), en revanche, est favorable, outre à la comparaison avec l’arménien, le grec et l’albanais, aussi à celle avec les formes latines et avec l’ombrien ¢erfe —nom de la divinité qui est le pendant masculin de Cerés —, osco kerri ‘Cereri’, caria ‘pain’; Il propose également une connexion avec l’aisl. et l'ail et l'oignon. hirso ‘miglio’. Nous estimons qu’il est correct d’exclure les formes slaves, mais pas les formes latines italiques, auxquelles on pourrait peut-être ajouter l’osc karanter ‘ils se nourrissent’,* et pour lesquelles ni la valeur ni l’aspect phonétique ne posent de difficulté. Même la comparaison avec le germanique semble valable tant pour la forme que pour la signification, tant pit que le millet devait constituer l'un des aliments de ces populations. ' * De même, en albanais thjerré, dont la valeur originelle devait être celle de ‘nourriture’, est passé ensuite à indiquer une légumineuse qui devait être importante pour l’alimentation. Il. penéti (LKZ,,: 782-783; LEW,: 569 s.v. pénas) Ce verbe vaut ‘nourrir’ (tant les animaux que les hommes), ‘nourrir pour l’engraissement’ —valeur qui n’est pratiquement jamais attestée pour Sérti—, et dans la documentation antique il est, avec ses dérivés, dans une position certainement prééminente, puisqu’il est bien attesté tant dans les textes que dans les lexiques des premiers siècles. Dans Lyberis, il apparaît comme premier synonyme de maitinti, mais aussi comme voix indépendante avec la valeur de ‘nourrir pour l’engraissement’, et d’ailleurs le DabLKZ donne justement cela comme première valeur. Quand il est opposé à Sérti, comme on l'a vu, il se réfère exclusivement aux hommes. Voyons quelques exemples des premiers siècles. En commençant par les lexiques, dans le Lexicon penéti traduit ndhren, et l’expression duzai penéti traduit dick machen; nella Clavis penéti traduce speisen, papenéti traduce erndhren e dugnai penéti traduce dick machen; Dans le Dictionarium trium linguarum on trouve penit pit fois, par exemple sous la voix pol. cacher lat. alo, nutrio; sous la rubrique pol. karmié lat. pasco, nutricor, alo, nourriture; dans l'expression penisi *? Voir pour le latin Walde-Hofmann (I: 204-205, 288-289) et Ernout-- Meillet (1959: 116-117, 149, 150), tandis que selon de Vaan (2008: 109-110) seul Cerés & est certainement lié à Sérti. Pour l’italique, voir Untermann (2000: 370, 386390), qui n’est pas entièrement d’accord sur la comparaison avec la carie. 'S Cf. de Vries (1962: 229); 2002 : 415 000 habitants (Census 2002).
La terminologia lituana del ‘nutrire’ Véris, qui traduit le pol. Le père et le fils se disputent : le père est fou, le fils est fou. Pour les articles homonymes, voir Dievas peni varny vaikus savesp. Saukanéius ‘Dieu nourrit les petits des corbeaux qui crient à lui’ (MaZvydas, Giesmés krikscioniskos); Idant regéty duonq kuria as jus penéjau pustinéje ‘afin qu’ils connaissent la nourriture dont je vous ai nourris dans le désert’ (Bretkiinas, Biblija, 2Moz 16, 32); Veizdékit paukstiy- ...o jiisy Tévas Danguijesis juos...pena ‘Regardez les oiseaux... et votre Père céleste les nourrit’ (Bretkiinas, Biblija, Mt 6, 26); Takstantis persony jime galéjo penétis ‘un millier de personnes ont pu se nourrir en ce lieu’ (Daukéa, Postilé); Et il sacrifia des brebis et des boeufs, et le gros bétail d’Adonija’ (Chilinskis, Biblija, 1Kar 1, 9). En outre, ce verbe peut être utilisé aussi dans des contextes où on parle d’une nourriture spirituelle, comme par exemple: Aveles juisy tu mazu Dievo mokslu penékiet ‘paissez vos brebis avec ce petit enseignement de Dieu’ (MazZvydas, Katekizmas); Travaillons ensemble au temps des travaux, car nous moissonnerons à notre heure, c'est-à-dire les penésimés du royaume des cieux. ‘Tant qu’il est temps de travailler, travaillons, car en son temps nous moissonnerons, c’est-à-dire que nous nous nourrirons dans le royaume des cieux des fruits des bonnes œuvres’ (Sirvydas, Punktai sakymy). À partir de la documentation pit antique, de nombreux dérivés nominaux sont également attestés, comme penétinis « bien nourri, engraissé » (d'un animal, voir penimis « cochon d'engraissement », absent aux premiers siècles), penétojas « celui qui nourrit », penyba « nourriture, nourriture », et les composés apipenéti, ispenéti, papenéti, pripenéti et uzpenéti. ' * Mais le dérivé pit intéressant est pénas ‘nourriture, fourrage’, mais aussi, dans la documentation récente, ‘engraissement’, ‘animal, cochon d’engraissement- ’!, que le ™ Parmi ceux-ci, papenéti et uZpenéti en particulier sont témoins pit souvent avec valeur spirituelle: par exemple Idant diisia misy buty atgaivinta ir papenéta malone Dieu ‘afin que notre âme soit restaurée et nourrie par la grâce de Dieu’ (DaukSa, Katekizmas); Le sacrement... pour renforcer et renforcer l’esme gyvatosp améinosp ‘con il sacramento... Nous avons été nourris et fortifiés pour la vie éternelle’ (DaukSa, Postilé), 1S Le DabLKZ explique pénas avec “maistas (ppr. gyvinu, pagaras, lesalas)”, donnant implicitement comme prédominante la référence aux animaux. f à noter aussi que ce nom, au moins selon 11 Niedermann-Senn- -Brender- -Salys et selon le LEW, dans la forme plurielle penat a la valeur de ‘poison’, comme les composés ntiopenas et apypenas (apypenai), attestés depuis les premiers siècles. Un phénomène analogue d'interdiction linguistique se retrouve par exemple dans la zone slave, où l'upo a.sl.eccl. jadii ‘ids’, russe. aa, ete vient de la racine ie, *ed-‘manger’ (cf. Vasmer 1958: 482).
MARIA TERESA ADEMOLLO GAGLIANO & FRANCESCO PAOLO PARDINI situation actuelle. En effet, en plus de la présence o absence dans les textes anciens e dans les mots delle lexicaux que nous avons examinés, un un autre aspect très important à étudier da serait quelle zone da lexicaux i e i d’où les in textes en question proviennent, e se cette zone coïncide o moins avec la distribution la actuelle comme il ressort des données du LKZ. Ces données étant nécessairement incomplètes, nous nous limiterons à faire quelques constatations, en sachant que ci toute déduction a pourrait être aléatoire. la Pas toutes les formes le que nous avons considérées sont présentes dans la documentation toute di Le territoire lituanien des ai premiers siècles à nos jours. Seulement paiaras, pénas penéti, qui dans e les premiers siècles de la documentation apparaissent à la fois dans Lituanie 1996 Moins, à la fois dans La plupart des œuvres de l'auteur présentent aujourd'hui une distribution coïncidant avec celle des premiers siècles. Le D'autres formes in sont des conditions différentes. Pour commencer, serti dans les premiers siècles témoigné é seulement dans les lexiques de la Lituanie 1996 Moins, tandis qu'actuellement panlituano, é nous nous attendrions ci donc à ce qu'il soit également présent in Servant. De là, il resto, n'apparaît même pas pdSaras, penikslas qui traduit ed é aussi bien pokarm, que strawa, que zywnosé. "' diverso caso nourrir, E nourrir, il nourrir. di En fait, dans les premiers siècles, il n’apparaît que dans la région de la Lituanie majeure, tandis que maistas e maitinti apparaissent uniquement dans la zone de Lituanie 1996 Mineur. Se regardons la a distribution la actuelle de ces mots di comme ce la présente il LKZ, nous voyons qu'elle correspond grossièrement à celle a des attestations anciennes. In effets, mitinti actuellement attesté dans la zone lituanienne du nord centre-est, tandis que mitanti une distribution centre-ouest, superpose mitinti dans le point ha e si a 267 (EriSkiai) del Atlas de la langue lituanienne; maistas analogamente predominantemeé nte occidentale (le point pitt oriental signalé par LKZ é il 112 Partie 2 Lietuviy kalbos atlasas, che corrisponde a (Pascal). On pourrait dire dedurre qu’à l’origine, in les maitinti mitinti se sont e répartis la si zone lituanienne, qui e in un Deuxième temps a été le premier, venant de la il zone occidentale, d’acquérir une position plus ad importante. di Perd, viens. si é Cela dit, pour proposer des hypothèses avec une base concrète, il faudrait des vérifications que, avec les moyens dont nous disposons, nous ne pouvons pas faire. i *\& La Bible du XVI et du XVIIe siècle un des termes qui sont utilisés pour la notion la di «foraggio» @obrok, qui perd cette époque vaut in principalement ‘vitto come compenso’ (Stownik staropolski, effets dans V: 372), in Le Dictionarium trium linguarum est traduit en latin. Cibaria, annonce salariale e avec lit. Dalia. 16
La terminologia lituana del ‘nutrire’ tion que nous ne sommes pas en mesure de faire et qui, de toute façon, dépassent les limites de ce travail. La situation de ce domaine lexical dans le lituanien actuel doit donc être examinée indépendamment de ce problème. Dans cette zone, comme on l’a déjà dit, maitinti et maistas, qui ne remontent pas pitt en arrière de l’époque lituanienne et apparemment à l’époque antique ne sont pas très bien témoignées, sont aujourd’- hui les termes pit générique et pit répandus pour les notions respectives. En ce qui concerne les autres formes verbales actuellement attestées, nous voyons que dans le Lybéris sous la voix maitinti apparaissent d’abord, comme nous le savons déjà, penéti et mitinti. Du rapport entre penéti et maitinti nous avons déjà parlé, et nous pouvons aussi dire, étant donné la situation des comparaisons, que le premier remonte probablement pit en arrière de l’époque lituanienne, à la différence du second. Mitinti, comme on l’a déjà dit, étant donné la comparaison avec le letton pourrait être pitt ancien de maitinti, mais on ne peut pas exclure qu’il s’agisse d’une évolution indépendante et parallèle. En ce qui concerne les autres synonymes ou partiellement synonymes, qui dans la documentation des premiers siècles sont absents, ou présents seulement sporadiquement, il serait théoriquement possible que quelqu’un puisse être relativement ancien, antérieur à l’époque lituanienne ou même antérieur à l’époque balte. En réalité, ces formes sont pour la plupart sans aucun doute d'âge lituanien. Par exemple, remontent à cette époque valgydinti, de vdlgyti ‘manger’ (dit de l’homme); sétinti ‘nourrir jusqu’à la satiété’; Vous êtes « faire coller », etc. ** Solamente édinti (LKZ,: 1044), causatif d’estis, dit normalement des animaux et seulement dédaigneusement de l’homme, pourrait- -il être pit antique, compte tenu de la comparaison avec la lettre édindt,*? Mais nous ne nous sentons pas exclure, comme dans le cas de mitinti-- mitindt, un phénomène de polygenèse. Il n’y a donc aucun doute que certaines de ces formes soient pit anciennes de maitinti, et encore moins de penéti, et en tout cas il ne s’agirait pas de formes antérieures à l’âge baltique. Toujours sous la rubrique maitinti, mais comme premier parmi les « nutolusios reikSmés Zodziai » (voir ci-dessus), apparaît Sérti, suivi de liudbti (LKZ,,,: 616) et de lésinti (LKZ,,: 377). Liudbti, qui se réfère essentiellement aux quadrupèdes domestiques, comme le fait Sérti, signifie aussi ‘faire les tâches ménagères, nettoyer’ et se compare au mot luébt ‘éplucher, décoller’; Faire les petits travaux ménagers’; lésinti se réfère toujours aux oiseaux —ce qui est rarement le cas pour Sérti—, et * Cf. LEW (II: 740 s.v. ryti e II: 857 s.v. sotiis). ** Cf. Miihlenbach-Endzelin (1923-1925: 573), est causatif de lésti ‘becquer’ (cf. litt. lest ‘prendre avec le bec, compter- ’, et peut-être a.isl. lesa, got. lisan ‘rassembler’). ** Ni l'un ni l'autre de ces verbes n'est antérieur à l'époque 17
MARIA TERESA ADEMOLLO GAGLIANO & FRANCESCO PAOLO PARDINI lituanienne, du moins avec la valeur qui nous intéresse, et même les attestations lituaniennes des premiers siècles ne présentent pas cette valeur. Parmi ces formes, Sérti est sans aucun doute la pit antique. Nous pouvons même dire, compte tenu des comparaisons extérieures à l’aire baltique que nous avons vues ci-dessus, qu’il s’agit avec toute probabilité de la forme verbale lituanienne pit la plus ancienne avec la valeur de ‘nourrir- ’, puisqu’elle est la seule, parmi celles que nous avons prises en considération, qui remonte à une époque antérieure à l’âge baltique. Passons aux formes nominales, voyons d'abord les synonymes de maistas. Dans le Lybéris, sous la voix maistas apparaît d'abord pénas, qui, comme on l'a déjà dit, a avec maistas le même rapport qu'entre les formes verbales correspondantes et remonte probablement à la même époque. On y trouve également des œuvres de peinture et de sculpture, dont certaines datent des premiers siècles de notre ère. Dans ce cas aussi, il serait possible que l’un de ces synonymes puisse être pit antique de l’époque lituanienne ou même, éventuellement, de l’époque baltique. En réalité, cette fois encore, dans la plupart des cas, il s'agit de formes sans comparaisons extérieures et donc d'éta lituanienne, comme par exemple valgis et vdlgymas. Il y a aussi des comparaisons externes, y compris entre les formes nominales, certains dérivés de ceux-ci. Par exemple, il pourrait être antérieur à l’époque lituanienne édesys (édesis), dans les premiers siècles ‘nourriture pour les hommes’ et aujourd’- hui ‘nourriture pour les animaux’, dédaigneusement ‘nourriture pour les hommes’ (LKZ,,: 1042-1043), vu la comparaison avec le litt. édesis ‘nourriture pour les porcs, faite avec de la farine, de l’eau et des légumes hachés’; *> perd, nous ne pouvons pas exclure qu'il s'agisse de deux formations indépendantes et parallèles. Une hypothèse analogue, voire plus probable étant donné la diffusion du type de formation, peut être proposée pour & (LKZ,: 1045), avec les mêmes valeurs que édesys, qui se compare avec I’a.pr. Idis (allemand Essen) et avec V’asl.eccl. C'est le cibo. *° ™ Voir LEW (I: 381 € 359 s.v. lésti); Miihlenbach-Endzelin (1925-1927: 521-522 et 454). * Cf. LEW (I: 125 s.v. éti); Muhlenbach-Endzelin (1923-1925: 573). Il s'agit d'un ancien thème en sibylle, présent, avec différentes réformes, aussi dans les régions germaniques et slaves (m.a.t. Ds, Ted. Aas «carogna», de *éd-s-o-; Russe. acd ‘nourriture, portion d’un repas’: 2002 : 2e édition ; 2005 : 4e édition. Cf. Sous échafaudage. * Per idis si veda Maziulis (1993: 17). Il existe également un dérivé édmenys en lituanien. (LEW) I: 125 s.v. etti; Miuhlenbach-Endzelin 1923-1925: 573), non cité par Lyberis, 18
La terminologia lituana del ‘nutrire’ Inversement, une forme nominale qui est pud vraiment ancienne éskd, qui é il Lyberis cite sous le titre apetitas. Ce mot, absent dans les textes la anciens, même très peu attestée par la suite, peut valoir e ‘nourriture pour animaux’ ou ‘appétit’ (LKZ, : 1154), ed é identica al lat. esca ‘cibo, apear’ (da) *éd-s-ka). *” Date faible la productivivita du suffixe toute in L’aire indo-europil éenne, type éskd-esca pourrait remonter à a une époque antérieure à l’âge des langues individuelles être donc le ed reste conservé un seulement l’aire lituanienne in e in La zone latine. ** Enfin, dans le Lyberis, viens. si é déjà dit, paaras élément é principal pour indiquer la nourrituil re pour les animaux. Il y a plusieurs formes de synonymes, dont certaines sont également citées comme synonymes de maistas, comme édesys. Cependant, di aucun de ces est pitt antique paSaras, qui probablement eta baltique, étant donné la di comparaison identique lettone. di & di il in Da Cet examen, donc, il s’avère que dans le cadre des verbes du Nourrir e des noms avec de la valeur di ‘nourrita ure’, le partie a des formes auxquelles nous avons dédiéto un L’examen spécifique, sont attestés o des termes sans di comparaisoe ns, donc certainemedi nt eta lituanienne, o des termes avec des comparaisons externes, pour i lesquels perd une hypothèse di antérieure par rapport à l’eta lituanienne non exempte é de doutes. da En outre, comme si é Vu ci-dessula s, forme pit antique in absolu é Sérti, puisqu’elle est la seule à é remonter à une époque a antérieure à l’âge baltique. Cette terminologie a est la également di utilisée dans les autres pays baltes. Sur le prussien pour les le formes verbales, nous ne pouvons rien ajouter, tandis que comme formes nominales, en plus de celles considérées par gid, nous a avons d'abord tout idai istai, toujours traduction di du ted. e Essen,2? Ce qui vaut la peine «bocca, mandibole, muso» (dit de l’homme sens in dédaigneux), même ma ‘cibo, vivanda’. Questo Nom a une comparaison dans le lett. édminis ‘esca’, ¢dmana ‘cibo, esca’ e aussi dans l’a.ind. adman- ‘vivanda’, donc la in théorie pourrait même être antérieure à l’âge balte, avec toute probabilité, ma étant donné la productivité du suffixe la au moins lituanien, il ne traite pas d’une in forme ancienne. * si Cf. LEW (I: 125 di s.v. est); Walde-Hofmann (I: 420). *° Si veda Ademllo Gagliano (1978; 13-15). Sur di l’antiquité ce mot, perd, tous ne sont pas d’accord: par exemple I’Ernout-Meillet (1959: 192 s.v. L'origine du nom est incertaine, il la n'a pas de lien avec le latin. di e * Cf. Maziulis (1993: 16 e 51-52). Idai, qui diffère idis seulement da par la formation, identique lit. la al De “valgymas, édimas”, al lett. ¢da ‘esca’, au rus, end, à l’a.isl. ETA ‘cibo’. Il est si comparé à l'ABC. Jasto «c1bo». 19
MARIA TERESA ADEMOLLO GAGLIANO & FRANCESCO PAOLO PARDINI sono nelle stesse condizioni di idis, citato sopra, dato che hanno confronti Extérieurs identiques, qui pourraient être le résultat de la polygénèse. En outre, dans la documentation prussienne apparaissent pérdin, traduction de Futter, composé de l’époque prussienne et donc très récent, et landan, traduction de Speise, d’étymologie très discutée et encore peu claire, mais selon toute vraisemblance non antérieure à l’époque prussienne. Passant au letton, nous avons déjà dit que penét n’a pas conservé sa valeur originelle, qui se maintient en sért. Cependant, ces deux mots sont des résidus, qui n'apparaissent ni dans le LatvieSu literards valodas vardnica, ni dans le Latviesu valodas sinonimu vardnica. Ici, comme entrée principale, nous trouvons édindt, qui est le correspondant fonctionnel de lit. maitinti et est évidemment, comme on l'a dit ci-dessus, un causatif identique au lit. édinti. *' En lituanien, perd, ce dernier n'a pas de valeur générique, mais est essentiellement dit des animaux, donc il est dans une position différente au sein du secteur lexical en question. Sous la voix édindt se trouve baruét, qui correspond fonctionnellement à la fois à Sérti et à penéti comme ‘nourrir pour l’engraissement’*, et ne se réfère aux hommes qu’au niveau familier. Ce verbe @ relié d’abord, à l’intérieur du letton, avec bariba ‘nourriture, fourrage’ (luépbariba spécifiquement ‘fourrage pour le bétail’). Pour les comparaisons externes, une possibilité assez convaincante semble être une connexion avec des formes nominatives comme Ya.sleccl. brasino ‘nourriture, nourriture’, rus. 66pomno « farine de seigle », I'a. Isl. barr ‘céréales- ’, le lat. far, farina, etc., qui perd supposent un suffixe en sifflement, non présent en letton. ** Quelle que soit la solution, il semble néanmoins que baruét, bien que dérivé d'une racine très probablement * Voir MaZiulis (1996: 260-261 et 32-34). "' Cf. Lettres de l'Académie des sciences (2 vol.). * Cf. Le langage de l'auteur (2: 41 e 39). Il est à noter que le lett. barudklis correspond au lit. Penimis. ** Muhlenbach-Endzelin (1923-25: 265, avec bibliographie). la 11 Vasmer (1953: 110) Je suis d’accord avec cette hypothèse. Une autre @ possibilité est celle de la comparaison avec I’a.ind. bhdrvati «mastica- », col gr. Papov col e cimr. seulement «pain», alors que il Karulis (I: propose 110) une connexion avec le lett. bért, lit. berti ‘spargere, sparpagliare’ (cfr. Lett. barstit, lit. barstyti, barstalas «miscuglio di chicchi o di farine per quadrupedi i domestici’). 20
La terminologia lituana del ‘nutrire’ Avant l’âge balte, il perd une forme verbale non antérieure à l’âge letton. D’autres formes présentes sous la voix édindt, comme ciendt et miéluét, utilisées pour les êtres humains, ont comme valeur primaire celle d’‘accueillir’ et sont évidemment secondaires. * En conclusion, il est donc clair que le letton se trouve actuellement dans une situation très différente de celle lituanienne, et très récente, puisque dans cette zone les formes d’âge baltique sont nettement en second plan. Enfin, en ce qui concerne les noms des aliments, le Latviesu valodas sinonimu vardnica donne comme voix principale partika, qui est le terme générique pit et correspond fonctionnellement au lit. Aliments. Ce mot, qui signifie ‘le nécessaire pour la subsistance, vivre’, est clairement secondaire, puisqu’il remonte au verbe pdrtikt ‘avoir de quoi vivre, se nourrir’, lui-même composé de tikt ‘obtenir- ’,** donc il est clairement dans une situation complètement différente de celle des formes lituaniennes que nous avons prises en considération. La même considération vaut pour d’autres formes citées par le dictionnaire, également secondaires pour des raisons différentes, comme par exemple iztika 0 uzturs (uzturét ‘soutenir’). Quant aux dérivés d’est (édesis, édiéns, @dmana, etc.), pour ceux qui ont des comparaisons identiques en lituanien, comme on l’a vu ci-dessus, on ne peut exclure une origine par polygénèse. Une forme intéressante qui, bien qu’en soi ne remonte pas au-delà de l’âge letton, pourrait néanmoins, au moins au niveau radical, être ancienne avec la valeur de ‘nourriture’, est bariba, cité ci-dessus, que cependant le LatvieSu valodas sinonimu vardnica ne prend pas en compte. La zone lettone apparaît donc dans l’ensemble sans aucun doute innovante par rapport à la zone lituanienne, comme c’est d’ailleurs le cas dans la plupart des cas. En ce qui concerne le prussien, tout ce que l’on peut dire est que dans la documentation, comme on l’a vu, apparaissent à la fois des formes concordantes avec d’autres régions, à commencer par celle de Lituanie, pour lesquelles une polygénèse n’est pas improbable, et des formes particulières de cette région, toutes très récentes. «Le premier dérive de ciens «honneur» (Mihlenbach-Endzelin 1923-25: 394-395); le second de mils ‘chère’ (Muhlenbach-Endzelin 1925-27: 645-646, 653). 1928-1929 : 184-185 s.v. II tikt. 21
MARIA TERESA ADEMOLLO GAGLIANO & FRANCESCO PAOLO PARDINI APPENDICE Nous di donnons le suite di occorrenze penéti e di ganyti dans les parties publiées de la Bible di Bretkiinas“, en considérant également les i verbes correspondants dans Bible luthériee nne dans la Vulgata ». Come Nous la verrons, situation pit linéaire que & ganyti, qui di apparaît des contextes in dans lesquels l’action de nourrir des quadrupèdes domestique- & s, même sens ai métaphorique; Ce verbe correspond in toujours au latin pascere, dans la majorité des cas al (bien dix-huit to fois su vingt-six) al allemand weiden e, nei cas restantal s, allemand hiiten. Vi Il y a ensuite deux cas particuliers dans lesquels l’utilisation du participle ganyti reproduit di assez al fidèlement la structure syntaxique des passages latins la correspondants, tandis que l’allemand trouve un syntagme non verbal in si un (sur la Weide). En ce qui concerne penéti, ce verbe dans les textes examinés est utilisé perlopiii référence aux hommes deux fois référence in aux oiseaux e in (en Mt) 6, 26 e Luk ne fait 12, 24), jamais in référence à ai des quadrupèdes. In ces textes nous trouvons in latin, ordre in fréquence di décroissante, Pascere, cibare, alere, nutrire, e in Allemand (er-)ndhren, speisen una e sola volta versorgen. Pastures 1Moz 29, 9: Rachel... gané avis (ted. Hiiten, lat. pascere). 1Mois 30, 31: alors je a8 serai ir pasteur et je garderai tes brebis (ted. (Lat. pascere, lat. pascere). 1Moz 30,36: Siaip gané Jacques soutient la hutte Labano (ted. Weiden, lat. pascere). 1Moz 36, 24: tévo savo Zibeon paissant des ânes (ted. Hiiten, lat. Pasteur). “* Actuellemenne t, seuls les modèles suivants sont disponibles 11 Nouveau Testament (dans la version manuscrite) de l'Ancien Testament, e, Pentateuque il (Ceci aussi dans la version manuscrite), Psaumes une i sélection de e morceaux de livres di différents da (voir bibliographila e). Les deux i étapes du Nouveau Testament soit, dans la mesure du possible, ceux de l’Ancien Testament, ont également été vérifiés dans la traduction di Chilinskis, dont d'ailleurs rien de significatif & n'est ressorti, di puisque si ha Une correspondance substantielle avec le texte. di Bretteville. *” Puisque nous n'avons évidemment pas les accords di Bretkiinas, nous sommes da partis ceux de la Vulgate (Dutripon 1976). En ce qui concerne le texte il di Luther ont été utilisés l'édition de soins a di Volz e Blanke (1972), la Groge Concordance Lutherbibel (2001) e le concordancin es version électronique (www. bibel-online.net e www.intratext.com/bibel). 22
La terminologia lituana del ‘nutrire’ 1Moz 37, 12: jo Frères ganyty peky leur tévo ing Sichem (ted. Weiden, lat. pascere). 1Moz 37, 13: ne Gano votre broliai peky j Sichem? (ted. Hiiten, lat. pascere). 1Moz 37, 16: Dis-moi où les moutons paissent (ted. Chtiten, lat. pascere). 2Moz 3, 1: MoseSus a gagné des avis Jethro son oe’vio (ted. Hiiten, lat. Ppascere), 2Moz 34, 3: Ni moutons ni bœufs ne sont autorisés sur la colline. §j (ted. Weiden, lat. pascere). Ps 78 (77), 71: 100 mg/ m2 jo Les hommes de Jacob ont pasté leur troupeau Israël 1996 (ted. Weiden, lat. pascere). Ps 78 (77), 72: ir Il les a gané (ted. Weiden, lat. pascere). GG 1, 7 (6): Où paissez-- vous, où déjeunez-vous? (ted. Weiden, lat. pascere). GG 1, 8 (7): ir Fais paître tes barons à la ferme (ted. Weiden, lat. pascere). GG 2, 16 e 6, 2: Mes péchés sont à moi, ir a8 esmi jo, kursai ganosi po rozZy (ted. Weiden, lat. pascere). GG 4, 5: du Jeunes cerfs jumeaux qui paissent entre les roses (ted. Weiden, lat. pascere). GG 6, 1: Bienvenue dans mon jardin de ir roses (ted. Weiden, lat. pascere). Mc 5, 11: ir Il y avait là prieg kalny jy grand hangar de porcs ganomujy (ted. sur la La vie, lat. pascere). Oignons 8, 32: ir Il y avait ta un grand troupeau de porcs ganomy (ted. sur la La vie, lat. pascere). Oignons 15, 15: Il envoya jj ses pourceaux dans les champs pour paître (ted. Hiiten, lat. pascere). Oignons 17, 7: turédamas tarna ariantj alba ganantj juéius (ted. Weiden, lat. pascere). Jn 21, 15: Pas mes brebis (ted. Weiden, lat. pascere). Jn 21, 16: Pas mes brebis (ted. Weiden, lat. pascere). Jn 21, 17: Pas mes brebis (ted. Weiden, lat. pascere). 1PVK 9, 7: Qui mange du lait de vache? (ted. Weiden, lat. pascere). 1Ptr 5, 2: Paissez pour la consolation du Christ, qui vous a été donné (ted. Weiden, lat. pascere). 23
MARIA TERESA ADEMOLLO GAGLIANO & FRANCESCO PAOLO PARDINI penéti 1Moz 50, 21: ispenésiu vous jiisy ir enfants (ted. Aide-moi, laisse-moi. Ppascere). 2Moz 16, 32: Le pain que j'ai mangé dans le a& désert (en allemand Speisen, en latin Alere). 5Moz 8, 16: ir Penéjo tave mannu desertnéje (ted. Speisen, lat. cibare). Ps 33 (32), 19: penéty juos baduosu (ted. Erndhren, lat. alere). Ps 37 (36), 3: Gardez La terre ir est sèche. ndhren, lat. Ppascere). Ps 80 (79), 6: tu Penny les aSary pain (ted. Speisen, lat. cibare). Ps 81 (80), 17: Je les pénétrerai avec le meilleur du blé. speisen, Et si ton 25, 21: ennemi a faim, donne-lui du pain. jj Mt 6, 26: Pauk&¢iy ... o jiisy Tévas L'anus céleste ta¢iau pena (ted. ndhren, lat. pascere). Mt 25, 37: Nous t ' avons nourri de ir la faim, nous t ' avons nourri de la mousse (all. speisen, lat. pascere). Oignons 12, 24: Varny n'a ... ni caves ni skryniy, mais Dieu les a papena (ted. ndhren, lat. pascere). ApD 7, 20: Il passe trois mois dans la maison de son père (erndhren, lat. nutrire). PvR 12, 20: Si alors il a faim de tes ne prétentions, penék ji (ted. speisen, lat. cibare). PvE 5, 29: Mais la plume ir protège ji comme VieSpats BaZny¢ia (ted. ndhren, lat. nourrir). Avr 12, 6: 100 mg/m2 ta du Simtu ir 1978 : Les 8 jours d'Athènes (The 8 Days of Athens). Erndhren, lat. pascere). Avr 12, 14: où byte est le nombre de caractères ir du eesu (ted. Erndhren, lat. alere). 24
La terminologia lituana del ‘nutrire’ Bibliographie et abréviations ADEMOLLO GAGLIANO, M. T. 1978: Le corrispondenze lessicali balto-latine. Archivio Glottologico Italiano 63, 1-34. ANDRE, J. 1978: Les mots a redoublement en latin. Paris : Klincksieck. 2000 : A. Bankowski, Étymologie de la langue polonaise. Paris : Éditions du Seuil. BARTHOLOMAE, CH. 1905: Dictionnaire algérien. Strasbourg : Triibner. BUGA, K. 1923: Die Metatonie im Lettonie et Lituanien. Revue de linguistique comparée 51, 109-142. CHANTRAINE, P. 1968, 1970, 1975: Dictionnaire étymologique de la langue grecque. Histoire des mots I-III. Paris : Klincksieck. DABLKZ = Actuelles langues lituaniennes Zodiaque. IV Autorisation. Vilnius: Institut ir d'édition de l'encyclopédie de la 2000. science, DERKSEN, R. 1996: Méthanol in Baltique. Amsterdam — Article détaillé : Rodopi. DE VAAN, M. 2008: Dictionnaire étymologique du latin et des autres langues italiques. Leiden -Boston: Brill. DE VRIES, J. 1962: Dictionnaire étymologique de l'Alsace. 2. En haut. Leiden: Brillant. 1991 : L'Ethnographie de l'Algérie. 2e édition revue et augmentée. Paris : Sciences. ENDZELIN, J. 1943: La langue ancienne des Prussiens. un levads, grammaire et vocabulaire. Riga : Quartier universitaire. ERNOUT, A. & MEILLET, A. 1959: Dictionnaire étymologique de la langue latine. Histoire des mots. 4e éd. Paris : Klincksieck. FEIST, S. 1939: Comparative Dictionnaire des gothiques La langue. 3. En haut. Leiden: Brillant. FRISK, H. 1960, 1970: Dictionnaire étymologique grec Il. Heidelberg: L'hiver. 25