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Jean-Pierre Bost, Georges Fabre & Laëtitia Rodriguez (Ed.), Inscriptions latines d’Aquitaine (ILA). Landes et Pyrénées-Atlantiques. Bordeaux, Ausonius, 2015. 1 vol. [Reseña]

Álvarez Melero, Anthony

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326 COMPTES RENDUS L’Antiquité Classique 88 (2019) Gregori e Gianmarco Bianchini, Tra epigrafia, letteratura e filologia. Due inedite meditazioni sulla vita e sulla morte incise sull’ossario di Cresto (p. 141-159). Christine Hamdoune e Cyrielle Landrea hanno studiato rispettivamente L’épitaphe versifiée d’un esclave de la familia de Juba II, p. 83-96 e La familia méconnue des Valerii Messallae (Ier s. av. – Ier s. ap. J.-C.), p. 97-111. La sezione più ampia, la terza, è dedicata agli studi regionali. Qui la distinzione tra studi di carattere generale e specifico è marcata: alla prima possono essere fatti risalire i saggi di Alfredo Buonopane e Giovannella Cresci Marrone (Patrone e liberti nella Transpadania romana, p. 163184) e di Francesca Cenerini (La rappresentazione epigrafica dell’infanzia servile nella Regio ottava: alcuni esempi, p. 227-241); alla seconda, sia pure con suggestioni di carattere diverso, quelli di Claudio Zaccaria, Fidelissimus servus, Considerazioni sul rapporto servo-padrone (testimonianze aquileiesi), p. 185-213, Giovanni Mennella (Liberi, liberti e schiavi in un dossier epigrafico da Eporedia CIL V, 6785, p. 215-225; da Eporedia proviene tra l’altro la notevole iscrizione autocelebrativa del mensor L. Aebutius, CIL V, 6786: Mennella solleva il problema di una monumentalità locale che tendeva a divenire obsoleta ma che non si voleva accantonare), Maria Letizia Caldelli (Schiavi e padroni ad Ostia: alcune riflessioni su un rapporto sociale ambivalente, p. 253-267), Laura Chioffi (Amans domini, opseq(u)ens amicis: vita da schiavi a Capua, p. 269-277), Marina Silvestrini (Inediti da Taranto. Echi delle guerre civili, p. 279-296), Maria Bastiana Cocco (La schiavitù nella Sardinia: sintesi dei dati alla luce della documentazione letteraria ed epigrafica, p. 297-318). – Nel complesso il volume risulta apprezzabile per la varietà dei dati raccolti, per le suggestioni presenti e le analisi in talune casi originali e innovative che vi si ritrovano. Merita di essere considerato a giusto titolo un utile arricchimento delle nostre conoscenze dei complessi rapporti tra schiavi e padroni nel mondo romano e delle loro implicazioni. Arnaldo MARCONE Jean-Pierre BOST, Georges FABRE & Laëtitia RODRIGUEZ (Ed.), Inscriptions latines d’Aquitaine (ILA). Landes et Pyrénées-Atlantiques. Bordeaux, Ausonius, 2015. 1 vol. 22,5 x 30,5 cm. 159 p., 1 tabl., 50 fig., 7 cartes. (INSCRIPTIONS LATINES D’AQUITAINE, 8). Prix : 35 €. ISBN 978-2-35613-143-0. Le présent corpus épigraphique, dont M.-Th. Raepsaet-Charlier a également rendu compte dans une chronique parue dans nos pages en 2017 (AC 86 [2017], p. 197-198), constitue la huitième livraison de la série consacrée aux Inscriptions latines d’Aquitaine, qui présente, en l’occurrence, les 54 épigraphes provenant des actuels départements français des Landes et des Pyrénées-Atlantiques. Parmi celles-ci, 20 sont gravées sur instrumentum (briques, tuiles ou marques de poids) et 9 étaient inédites ou avaient paru dans des publications peu accessibles. Cette décision peut paraître au premier abord surprenante, si l’on compare avec les autres volumes publiés, qui sont organisés autour d’une ciuitas (Bordeaux, Pétrucores, etc.). Deux raisons, principalement, expliquent ce choix. En effet, le territoire qui fait l’objet de ce travail n’a fourni qu’un nombre restreint de textes. En outre, les sources, tant littéraires qu’épigraphiques, dont nous disposons ne permettent pas de déterminer le nombre de cités qui y étaient alors établies et leurs frontières. À l’époque antique, Dax (Aquae COMPTES RENDUS 327 L’Antiquité Classique 88 (2019) Tarbellicae), ville d’eaux, constituait la localité la plus importante de ces contrées, capitale de la ciuitas Aquensium, résultant de l’union de plusieurs tribus, dont les Tarbelles. Traversée par plusieurs voies romaines reliant le reste de la Gaule à l’Espagne ou menant à l’Italie, la région, suite aux vicissitudes liées à la fin de l’Empire de Postume, à l’occasion de la crise du IIIe s., fut séparée de l’Aquitaine pour former la province de Novempopulanie. La pauvreté du corpus épigraphique, où les épitaphes sont pratiquement absentes (mais cf. nº 30, relatives à des C. Iulii affranchis du Ier s. de notre ère), à la différence des autels, et qui est la conséquence en partie d’aléas historiques et de la négligence des hommes, résulte peut-être tout à la fois d’un affaiblissement de la culture écrite, inhérente à la présence de Rome et de la moindre diffusion des autels de marbre local, plus courants dans l’Est de l’Aquitaine. En revanche, son amplitude chronologique est à souligner, puisqu’il s’étend du Ier s. au Ve s. de notre ère. L’ensemble documentaire, édité selon les normes PETRAE, nous fait connaître principalement des hommes, comme il fallait s’y attendre, généralement citoyens romains. Ainsi l’attestent les Valerii (nº 7 et 9, à Dax ; 26 à Tardets ou 29 à La Pène-d’Escot) et les Antonii, alliés aux Cornelii (nº 8, à Dax), où L. Cornelius Valentinus fut le pater adoptiuus de C. Antonius Valentinus, héritier de son aïeule Antonia Secundina. En outre, il nous révèle aussi un phénomène de migration provenant ou en direction de la région, comme dans le cas d’Aemilius Placidus, venu de Pompaelo et décédé à Dax (nº 6). Pour ce qui est de la religion, les informations sont maigres, si l’on s’en tient exclusivement à l’épigraphie, même si Aire-surAdour, l’antique Atura, se détache quelque peu (nº 10-21, auxquels on joindra la nº 25, à Oloron), avec plusieurs dédicaces à Mars, invoqué avec plusieurs épiclèses (Deus Mars, Mars Dominus, Mars Lelhunnus, dont les dédicants sont des L. Attii et des Tib. Claudii). D’autres divinités apparaissent, comme Jupiter Optimus Maximus (nº 1, autel de calcaire érigé par M. Silvanius Silvinus à Dax), Tutela sanctissima (nº 2, autel de calcaire érigé par un(e) certain(e) Chrysanthus/is à Dax) ou des divinités topiques, telles que Herauscorritsehe, dont un fanum est attesté à Tardets (nº 26) ou le Genius pagi d’Hasparren, qui apparaît sur l’inscription versifiée la plus remarquable du corpus (nº 27). En effet, s’il est possible qu’elle soit la seule en partie aujourd’hui conservée d’un autel, elle se réfère à Vérus, magister du pagus, questeur, IIvir et flamine, sans doute à Dax, si l’on considère que le cursus est inverse, qui relate sa légation à Rome où il obtint la séparation de la Novempopulanie du reste de la Gaule et sa conversion en province. Le second texte relatif à un magistrat, jadis gravé sur une paroi rocheuse et désormais irrémédiablement détruit, concerne L. Valerius Valerianus (nº 29), IIvir à deux reprises, à Dax, vraisemblablement, responsable de la réfection de la voie vers Caesaraugusta, au IIe ou au IIIe s. Parmi les autres épigraphes dignes de mention, citons une tablette de défixion (nº 3, de Dax), l’inscription métrique de la fontaine de Brille à Saint-Sever (nº 22) ou le linteau de mausolée de Saint-Cricq-Chalosse comportant un texte versifié, dont la qualité du cliché rend difficile la lecture (nº 23). Signalons enfin trois miliaires (24 et 34, des IIIe-IVe s. et 28 à la datation imprécise). En conclusion, un corpus d’inscriptions qui, bien que réduit quant aux textes soigneusement édités qu’il présente, contribue à approfondir nos connaissances sur les confins de la province romaine d’Aquitaine. Anthony ÁLVAREZ MELERO