Marseille : Portrait d’une ville cosmopolite. Utilisation de ce sujet en classe de FLE
Abstract
Departamento de Filología Francesa y Alemana
Full text
MÁSTER EN PROFESOR DE EDUCACIÓN SECUNDARIA OBLIGATORIA, BACHILLERATO, FORMACIÓN PROFESIONAL Y ENSEÑANZA DE IDIOMAS TRABAJO DE FIN DE MÁSTER Marseille : Portrait d’une ville cosmopolite. Utilisation de ce sujet en classe de FLE Mémoire présenté par Audrey Sánchez Sous la direction de Javier Benito de la Fuente 2018-2019
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 2
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 3 DECLARACIÓN PERSONAL DE NO PLAGIO D. / Dª. __Audrey SÁNCHEZ _________, con N.I.F.: _X5415469-G_, estudiante del Máster en profesor de educación secundaria obligatoria, bachillerato, formación profesional y enseñanza de idiomas en la Facultad de Filosofía y Letras de la Universidad de Valladolid, curso 2018/2019, como autor/a de este documento académico, titulado: Marseille: Portrait d’une ville cosmopolite. Utilisation de ce sujet en classe de FLE y presentado como Trabajo de Fin de Máster, para la obtención del Título correspondiente, DECLARO QUE es fruto de mi trabajo personal, que no copio, que no utilizo ideas, formulaciones, citas integrales o ilustraciones diversas, extraídas de cualquier obra, artículo, memoria, etc. (en versión impresa o electrónica), sin mencionar de forma clara y estricta su origen, tanto en el cuerpo del texto como en la bibliografía. Así mismo, que soy plenamente consciente de que el hecho de no respetar estos extremos es objeto de sanciones universitarias y/o de otro orden legal. En Valladolid, a 11 de junio de 2019. Fdo.: ________________________________
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 4 Mots Clés : Marseille, Cosmopolite, Histoire, Port, Culture, Multiculturel, Mucem Résumé : Ce travail sert à montrer et démontrer le côté cosmopolite de la ville de Marseille. Ville dans laquelle je suis née et où tout n’est pas si mauvais comme on peut, parfois, l’entendre. Dans ce mémoire, j’aborde, en premier lieu, l’histoire de la naissance de la ville, puis son développement, orienté, notamment autour de son port, qui par la suite sera une des voies les plus utilisées pour l’arrivée des immigrés, entre autres, celle de ma famille J’ai voulu vous faire connaître quelles étaient les conditions d’accueil de toutes ces personnes et comment la ville s’est adaptée à ses différents habitants venus d’ailleurs. Je veux, finalement, montrer aussi que Marseille a su utiliser son charme multiculturel et ainsi a pu devenir capitale européenne de la culture en 2013. Après avoir tendu ses bras aux peuples venus de tous lieux, elle les tend, désormais, à la Culture. Le thème de la ville étant très utilisé en classe de FLE j’ai préparé quelques activités pour l’exploiter avec pour décor : Marseille. Palabras claves: Marsella, Cosmopolita, Historia, Puerto, Cultura, Multicultural, Mucem Résumen : Este trabajo sirve para mostrar y demostrar el lado cosmopolita de la ciudad de Marsella. Ciudad en la cual nací y donde todo no es tan malo como, a veces, lo quieren dejar parecer. En esta memoria, trato, al principio, la historia del nacimiento de la ciudad, y de su desarrollo, orientado, sobre todo alrededor de su puerto, quien, años más tarde, será una de las vías más usadas para la llegada de los inmigrantes, entre ellos, la de mi familia. He querido haceros saber cuáles eran las condiciones de acogida para todas aquellas personas y ver cómo la ciudad se ha adaptado a sus diferentes habitantes llegados de todas partes. Quiero, finalmente, enseñar también que Marsella ha sabido usar su encanto multicultural y así convertirse en Capital Europea de la Cultura en el año 2013. Tras haber abierto sus brazos a los pueblos venidos de distintos lugares, los abre, ahora, a la Cultura. El tema de la ciudad se usa mucho en las clases de francés lengua extranjera con lo cual he preparado algunas actividades para trabajar en clase con el decorado de Marsella. .
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 5 REMERCIEMENTS En préambule à ce mémoire, je souhaiterais adresser, en premier lieu, mes remerciements les plus sincères à mon tuteur M. Javier Benito de la Fuente pour son immense patience, son soutien constant, ses précieux conseils et son entière disponibilité. Sans lui ce mémoire n’aurait pas vu le jour. Ce modeste travail a nécessité de longues heures de réflexion, de mise en place et de recherches. J’ai réalisé tout cela avec beaucoup de curiosité car c’est un sujet qui m’est cher, il fait partie de mes origines. Étant donné que c’est un thème très vaste Javier Benito de la Fuente a su m’orienter et je lui en serais éternellement reconnaissante. En second lieu je remercie ma famille pour m’avoir encouragée soutenue et supporter pendant cette longue et difficile année scolaire. Je leur dois tout. .
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 6 TABLE DES MATIÈRES INTRODUCTION 7 JUSTIFICATION 8 CHAPITRE 1 Marseille, la ville aux mille facettes I. HISTOIRE 10 A. Naissance de la ville 11 B. Le port de Marseille : économie et migrations 12 II. MARSEILLE : VILLE OUVERTE AUX CULTURES. A. Définitions 28 1. Cosmopolite 28 2. Multiculture 30 3. Culture 31 4. Patrimoine 32 B. Marseille et le XXIème siècle : 48 1. Capitale Européenne de la Culture 2013 : Le programme 48 2. Le Mucem 50 CHAPITRE 2 Voyage culturel à Marseille I. Primero de la ESO 55 II. Segundo de la ESO 57 III. Tercero de la ESO 59 CONCLUSION 64 BIBLIOGRAPHIE et SITOGRAPHIE 66 ANNEXES 68
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 7 INTRODUCTION museum-PIXABAY Le Mucem trempant ses pieds dans la Méditerranée, mer témoin de la naissance de la ville de Marseille ainsi que de ma naissance. Le but de ce travail est de vous faire découvrir une image de la ville de Marseille différente de celle que la presse a eu tendance à donner. Ce qui est important c’est de voir que Marseille ce n’est pas que des ghettos, la Mafia, la violence, la saleté et l’immigration; une ville qui est associée, selon les quartiers, à la criminalité et à la pauvreté endémique…. Derrière tout cela il y a aussi une ville qui a toujours ouvert ses portes aux immigrants et qui depuis quelques années s’ouvre au monde de la Culture. Une ville où on y trouve aussi des citoyens qui partagent leur amour pour elle et son fiers d’y appartenir, et même si je n’y habite plus depuis quelques années déjà, c’est toujours mon cas. Du film « À l’attaque » je citerai ces quelques vers, pris de la chanson « il pleut sur Marseille » Y’a mieux que Marseille Et que l’Estaque aussi Y’a mieux que Marseille Stockfish et aïoli Y’a mieux. Eh oui y’a mieux Plus propre et moins pourri Y’a mieux, beaucoup, un peu Ma ieu resto aqui Ma ieu resto aqui.
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 8 (« il pleut sur Marseille ») (Milesi-Menichetti)1 Ce sont pour toutes ces raisons, et bien d’autres que je vais vous diredans ce mémoire, que les classes de 1ero, 2ndo et 3ero de la ESO se prépareront à faire un voyage didactique à Marseille. Marseille est en mutation profonde. En effet, en 20 ans son centreville à complètement changer et on doit cela, entre autres, à l’année 2013, et à son titre de Capitale Européenne de la Culture. Ce mémoire s’articule ainsi autours de deux chapitres. Dans un premier temps je vais développer la partie théorique en deux parties. Dans une première partie je parlerai du contexte historique. Je propose une mise en relation d’évènements historiques, et sociaux (liés à la politique). La deuxième partie sera une partie explicative sur les différentes terminologies qui pourraient définir Marseille et leurs justifications. Puis, je vous présenterai le titre de capitale européenne de la culture et les effets qu’il a eu sur la revalorisation de la ville de Marseille. À ce sujet, le Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée a pris sa place au bord de l’eau et je vous le ferai découvrir. Dans le deuxième chapitre je développerai quelques activités que l’on peut appliquer en classe de français langue étrangère autour du thème de Marseille ayant pour finalité, entre autres, de préparer un voyage de fin d’année. JUSTIFICATION Hormis le fait d’être la ville où je suis née et dans laquelle j’y ai vécu pendant 25 ans (ce qui n’est pas négligeable), je pense que la ville de Marseille a le droit d’être connue pour les atouts quelle a et quelle offre autant à ses habitants comme aux nombreux touristes qui viennent la visiter. En effet, de par ma profession je rencontre énormément de personnes qui, lorsque je leur pose la question « vous connaissez la France » me répondent : « oui, je connais Paris ». Je suis contente qu’elles la connaissent mais la France ce n’est pas que Paris. Certes Paris est une ville très jolie, très touristique… mais j’ai la chance d’être née dans un pays avec des endroits 1 https://www.youtube.com/watch?v=X10UZvirYKU à partir de 1 :58
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 9 magnifiques et j’invite mes étudiants à connaître d’autres lieux, comme par exemple la Normandie, les châteaux de la Loire, Bordeaux, Toulouse, Strasbourg, Lyon.. et bien sûr la Provence… Je pense que les étudiants de français doivent apprendre la littérature, la grammaire, l’histoire du pays mais aussi sa culture (arts et société) car c’est, en général, la culture qui les pousse à apprendre une langue donc qui mieux qu’une Marseillaise pour leur parler de ma ville ? Pourquoi avoir choisi ce sujet ? Lorsque j’ai demandé à Monsieur Javier Benito de la Fuente d’être à nouveau (comme pour mon TFG) mon tuteur il a tout de suite accepté et je ne l’en remercierai jamais assez. Il me connaît depuis bientôt 9 ans, il connaît l’histoire de ma famille et sait combien j’aime ma ville de Marseille. Quand nous nous sommes vus pour parler du sujet du TFM j’avais des doutes, et j’hésitais puis il m’a dit « et pourquoi tu ne parlerais pas de Marseille ? » et c’est là que tout à commencer à se mettre en place. Tout à coup toute l’histoire de ma ville commença à défiler devant mes yeux, comme dans un film, j’avais tellement de choses à dire que je ne savais pas par où commencer, comment la mettre en valeur ? Puis finalement j’ai choisi ce plan qui, j’espère, vous aura plu. J’ai particulièrement voulu m’attarder sur certains aspects qui me tiennent à cœur, notamment l’histoire de ma famille car j’ai la chance, malgré la distance qui nous sépare, d’avoir un exemple parfait de famille immigrante et notamment de femme multiculturelle, ma grandmère maternelle, Madame Isabelle Sanchez. Elle a dû se battre et être très courageuse afin de pouvoir survivre à des situations très difficiles car lorsqu’on est « étranger » dans un pays ce n’est pas toujours facile, mais de par sa sagesse qui vient de son for intérieur, sa bonté, sa force de volonté, sa lutte et sa persévérance elle a su démontrer que même si l’on vient de loin on peut se trouver ou créer une place à Marseille. Étant donné que c’est un sujet assez vaste nous baserons notre travail sur l’importance de l’histoire de la ville ainsi que les différents aspects du terme cosmopolite et les atouts de la capitale européenne de la culture sur la ville de Marseille.
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 16 continue avec la loi du 10 juin 1854 et du décret du 23 novembre 1856 qui ordonnent la construction des bassins du Lazaret et d'Arenc, puis la construction du bassin Napoléon (1859). Pour relier l’ancien et le nouveau port, la rue Impériale est tracée. Sur la rive sud, en 1909, est créée la halle aux poissons qui restera en activité jusqu’en 1975. Elle est alors convertie en théâtre (La Criée), et abrite deux salles de spectacle. Sa façade a été préservée. (…) La Seconde Guerre mondiale bouleverse le cadre du Vieux-Port (…) : le vieux quartier sur la rive nord est dynamité (…) 30 000 personnes, habitant les vieux quartiers sont expulsées. (…) les 1 500 immeubles du Vieux-Port sont ensuite dynamités, laissant un champ de ruines. Le Pont transbordeur est détruit en 1944. (…) (Une nacelle suspendue sous le tablier du pont permet de traverser entre le fort Saint-Jean et le bassin de Carenage, à côté du fort Saint-Nicolas.) Le quartier rive nord est reconstruit par l’architecte Fernand Pouillon en 1948. (…) En 1976, toutes les activités de pêche et La Criée aux poissons sont transférées dans le port de Saumaty. Le trafic de voyageurs et de marchandises est effectué au Grand port maritime de Marseille (ancien Port autonome) dans les bassins situés au nord du VieuxPort, ou bien du côté de Fos-sur-Mer. Le Vieux-Port est aujourd'hui essentiellement un port de plaisance municipal, (…) Le seul trafic de voyageurs consiste en navettes touristiques (à destination du Château d'If, des Iles du Frioul et des calanques de Marseille), et navettes de transport (batobus), (…) Le ferry boat (prononcé par certains feri-boate à Marseille) permet la traversée du Vieux-Port, de la Mairie à la Place aux Huiles. Cette ligne existe depuis 1880. (…) présentée par les Marseillais comme la plus courte liaison maritime du monde (283 m, la largeur du Vieux-Port). (…)6 » 6 http://www.artemis-token.org/histoire-du-vieux-port-de-marseille/
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 17 Le FerryBoat Je tenais tout particulièrement à cœur vous montrer une photo du Ferry-Boat ainsi que du théâtre de la Criée car pendant mes années d’étudiante universitaire, je travaillais au théâtre de la Criée et je prenais souvent la navette pour me déplacer d’un côté à l’autre de la rive. Théâtre National de Marseille, La Criée 7 – Les poètes déclarent que le racisme, la xénophobie, l’indifférence à l’Autre qui vient qui passe qui souffre et qui appelle sont des indécences qui dans l’histoire des hommes n’ont ouvert la voie qu’aux exterminations, et donc que ne pas accueillir, même pour de bonnes raisons, celui qui vient qui passe qui souffre et qui appelle
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 18 est un acte criminel. 7 Patrick ChamoiseauDéclaration des poètes. La population de Marseille est liée, entre autre, à son port. En effet, autour de 1900 Marseille compte avec un nombre de 500 000 habitants. Indispensable aux industries marseillaises, l’immigration compense un solde naturel souvent négatif et vient aussi combler les quelques 10 000 morts que la Première Guerre mondiale a causés. Histoire d’une ville, Marseille, de Régis Bertrand, p.193 Le phénomène migratoire va s’étendre au fil de plusieurs années, parfois pour des motifs professionnels, comme les habitants des régions rurales voisines, par exemple des Alpes. Une des immigrations les plus anciennes est l’italienne. Elle fournit une main-d’œuvre, surtout masculine, pour le bâtiment et toutes les industries : huileries, tanneries, raffineries de sucre (plus de 50% du personnel), réparation/ construction navale, minoteries, savonneries, cimenteries, industrie chimique. On la retrouve plus tard dans le petit commerce, l’hôtellerie et la restauration, voies de la promotion sociale. 7 Frères migrants, Patrick Chamoiseau, déclaration des poètes.
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 19 Histoire d’une ville, Marseille, de Régis Bertrand, p.194 Les familles Italiennes se répartiront dans la ville selon leur région d’origine. Pour éviter le malaise social crée par l’emploi de ces étrangers qui acceptaient des travaux difficiles on instaure la loi de 1889. Après la loi de 1889 sur la nationalité, les demandes de naturalisation témoignent de l’implantation durable de ces Italiens et de leur attachement. Histoire d’une ville, Marseille, de Régis Bertrand, p.195 Les Espagnols et les Grecs viennent aussi à Marseille, mais leur migration est différente. Celle des Espagnols (8100 en 1914, 14000 en 1921) est fait d’hommes seuls, sans spécialisation, employés dans le commerce, le bâtiment et travaux publics (…) Elle est rejointe, avec la guerre civile de 1936-1939, par l’exode « républicain » qui modifie le statut d’une immigration dominée alors par les réfugiés. L’installation des Grecs a contribué à l’essor de Marseille (…) Intellectuels, marchands, armateurs, négociants internationaux, bien intégrés, contribuent par leur forte action culturelle à organiser cette communauté. Histoire d’une ville, Marseille, de Régis Bertrand, p.195 Puis c’est le tour des arméniens dans les années 1915-1920, qui ont subi le génocide et les bouleversements politiques du ProcheOrient. Ils représentent 10% de la population étrangère en 1934 (près de 20 000 personnes). Des camps militaires (…) et le camp Oddo (…) accueillent ces réfugiés (…) ils (…) s’installent à la périphérie (…) Cette communauté trouve des emplois dans l’industrie (…) mais crée aussi des entreprises artisanales (…) Sa vitalité s’exprime toujours par l’affirmation de ses attaches et de sa culture dans une ville où elle est bien intégrée dans le tissu économique et social.
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 20 Histoire d’une ville, Marseille, de Régis Bertrand, p.195 La seconde guerre mondiale a profondément atteint Marseille. La destruction des vieux quartiers entraîne l'évacuation de milliers de personnes. Dans la seconde moitié du XXe, entre 1950-1970, la région marseillaise attire en masse les travailleurs d'Afrique du nord, de Turquie et d'Asie. La période Defferre8 est contrastée. Entre 1945 et 1975 une poussée de croissance résulte à la fois de l’expansion économique et des migrations intérieures et extérieures. (…) À partir de 1962 (…) l’augmentation de la population reflète aussi l’impact des décolonisations et une reprise de l’immigration ouvrière. De 1975 à 1990, une régression démographique fait perdre 100 000 habitants à la ville. (…)La ville d’immigration devient ville d’émigration. C’est une période de crise avec recul des activités industrielles (…) taux de chômage qui triple (…) il passe de 7.1% à 23.3%). De 1999 à 200, Marseille connaît une nouvelle dynamique démographique (…) Histoire d’une ville, Marseille, de Régis Bertrand, p.220 Les rapatriés d’Algérie seront les plus nombreux. Des milliers de personnes débarquent en très peu de temps. Parmi les plus de 800 000 personnes qui sont arrivées à Marseille pendant l’été de 1962 se trouvaient ma mère, alors âgée de 11 ans, son petit frère qui avait 5 ans à l’époque et mes grandparents, André et Isabel Sanchez. Eux étaient partis d’Alicante, le soir du 15 août. La traversée avait été difficile du point de vu émotionnel et aussi car mon oncle s’était perdu dans le bateau, puis finalement on l’avait retrouvé. Lorsqu’ils ont débarqué, le jeudi 16 août au port de Marseille, un cousin de mon grandpère, François Perez, qui habitait à Marseille depuis une quinzaine d’année les a accueilli chez lui. Leur situation était un peu particulière car mon grandpère était né à Oran en 1921. Il était né sur un territoire français donc il avait la nationalité française. Il avait combattu pour la France lors de la deuxième Guerre Mondiale. 8 http://www.toutma.fr/36861/gaston-defferre-le-seigneur-de-marseille/
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 21 Ma grandmère est née en Espagne mais en 1948, pour des raisons familiales, elle est partie en Algérie pour retrouver son père qui avait fui l’Espagne en 1939 pour des raisons politiques. Lorsque ma grandmère a épousé mon grandpère elle est devenue française. Ma mère et mon oncle sont nés en Algérie donc ils étaient français aussi. Puis les problèmes commencèrent car même s’ils étaient français, ils n’avaient pas leur place en France. (…) la ville connaît de fortes difficultés pour faire face à ces arrivées massives : elle met en place des centres d’hébergement d’urgence (…) mais ces mesures sont insuffisantes. Histoire d’une ville, Marseille, de Régis Bertrand, p.222 Mon grandpère partit à Sochaux pour travailler à l’usine Peugeot et ainsi pouvoir régulariser leur papier, car ils étaient français d’Algérie, des « piedsnoirs ». Un "pied-noir" est un "Français d'Algérie". L'apparition de ce terme daterait de 1955 selon Paul Robert, qui était lui-même pied-noir. Les pieds-noirs sont des français chrétiens et juifs.9 9 https://www.librairie-pied-noir.com/content/8-les-pieds-noirs
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 22 Emblème des Pieds Noirs À Marseille, les autorités ne voulaient ou ne pouvaient pas accueillir autant de rapatriés. Gaston Defferre, maire de l’époque ne cachait pas son point de vue sur cette situation, le 26 juillet 1962 il déclarera dans une interview à ParisPress, l’Intransigeant : 26 juillet 1962, interview à Paris-Press Defferre dira entre autre :
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 23 -Ils fuient. Tant pis ! En tout cas je ne les recevrai pas ici. D’ailleurs nous n’avons pas de place. Rien n’est prêt. Qu’ils aillent se faire pendre où ils voudront ! En aucun cas et aucun prix je ne veux des Pieds-Noirs à Marseille ». C’est en découvrant ces propos si inhumains que je comprends mieux pourquoi maintenant il y a une énorme pierre sur le tombeau de Gaston Defferre au cimetière Saint Pierre à Marseille. À Marseille, la vie était très difficile pour ma grandmère, car, elle avait des difficultés avec la langue (elle était espagnole et lorsqu’elle était partie à Oran elle habitait dans un quartier où la plupart étaient espagnols donc elle ne savait pas trop parler le français) , elle était pratiquement seule avec ses deux enfants. Elle avait trouvé une pièce (une chambre très humide, sans salle de bain) dans le quartier Vauban. Par le biais d’une cousine de mon grandpère elle avait trouvé un travail en tant que femme de ménage. Mon grandpère était toujours à Sochaux mais il tombât gravement malade. Il dût revenir dans le sud et restât 2 ans au sanatorium des Milles, à 20 kilomètres de Marseille. Entre temps on loua un H. L. M. à ma grandmère, dans le quartier La Rose, assez éloigné, comme il en va de soi, du centre-ville, où tout type de rapatriés y habitait. Ma grandmère partait tôt le matin et rentrait tôt le soir, ses enfants étaient seuls toute la journée, ma mère s’occupait de son petitfrère. Lorsque mon grandpère se soigna ils purent, finalement, trouver un appartement au centreville (rue Jean Trinquet, 2ème arrondissement)) et grâce à leur persévérance, à leur travail et au fait d’avoir rencontrés quelques personnes qui les ont aidés, ma famille a commencé à se sentir mieux 5 ans après son arrivée.
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 24 Mes grandparents, en 1963 En 1970 sera inaugurée sur la Corniche un Mémorial des rapatriés d’Algérie. C’est une structure de César10, sculpteur Marseillais d’origine italienne, faite en bronze maritime. Elle représente une pale d’hélice de bateau de neuf mètres de haut. Elle symbolise la traversée de la Méditerranée 10 http://www.galeriedesmodernes.art/fr/artists/cesar-sculpteur-nouveau-realiste-444
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 25 Mémorial des rapatriés d'Algérie Pour en revenir sur les vagues de migrations, finalement ce sont les Comoriens qui viendront à Marseille, après leur indépendance du 6 juillet 1975. Près de 7000 Comoriens se sont installés à Marseille en 15 ans (…) Histoire d’une ville, Marseille, de Régis Bertrand, p.222 Avec la perte des colonies, la signature du Traité de Rome en 1957 et le lancement de la politique agricole commune (1962) le port colonial commence une longue période de crise.
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 32 L’identité culturelle de la ville de Marseille existe déjà, depuis le football avec l’équipe de l’Olympique de Marseille et son fameux stade Vélodrome, aux lieux remarquables (Notre-Dame de La Garde, le Vieux-Port, le Palais Longchamp, château d’If), en passant par la gastronomie provençale, ou encore des sites naturels exceptionnels (parc naturel des calanques, plages), sans oublier la gastronomie et la fameuse bouillabaisse. La culture institutionnelle est bien ancrée sur le territoire marseillais. Elle est valorisée par le Ministère des Affaires étrangères et du Développement international qui a attribué à la région Provence Alpes Côte d’Azur d’un des « 20 contrats de destination » en juillet 2016, sous le nom « Les Arts de vivre en Provence ». Cependant, les institutions muséales de référence vouées aux arts et aux sociétés sont plus clairsemées, bien que la ville de Marseille dénombre 26 musées. La désignation de la deuxième ville française comme Capitale européenne de la culture en 2013 a impulsé de nouvelles dynamiques économiques, sociales et culturelles à la ville, déjà encouragées depuis 1995 par le projet d’aménagement urbain en deux volets «Euroméditerranée », le plus important d’Europe du Sud, impulsé par le processus de Barcelone.27 4. Patrimoine L’immensité du patrimoine marseillais est très riche. Mais revenons d’abord à la définition de patrimoine. En voici deux du Larousse : x « Ce qui est considéré comme l'héritage commun d'un groupe : Le patrimoine culturel d'un pays. x Ensemble des éléments aliénables et transmissibles qui sont la propriété, à un moment donné, d'une personne, d'une famille, d'une entreprise ou d'une collectivité publique ».28 Le patrimoine nous permet de bien prendre conscience de la valeur du passé. Je vais essayer de vous parler assez brièvement du patrimoine marseillais sous les quatre aspects qui définissent le patrimoine et en tenant compte de l’importance du patrimoine pour le sujet de notre mémoire : 27 http://www.sorbonne-universites.fr/publics/presse/nos-experts-dans-les-medias/le-Mucem-un-ecrinpour-la-nouvelle-identite-culturelle-de-marseille.html 28 https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/patrimoine/58700
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 33 & les bâtiments et les sites : Lors de la construction d’un centre commercial dans le quartier de la Bourse vers 1977, derrière le Vieux Port, des vestiges ont été découverts. La mise au jour des vestiges du port et des remparts antiques a donné naissance à un musée consacré à l’histoire de la ville : le Musée d’Histoire de Marseille.29 La colline de la Garde (154 m) a une triple vocation : un poste de vigie, un ouvrage militaire ainsi qu’un lieu de culte et de pèlerinage. Pour protéger Marseille des armées de Charles Quint par le Connétable de Bourbon, François Ier fait construire un fort en 1524, qui constitue, avec le Château d'If, une défense maritime dont la ville était dépourvue. Plusieurs chapelles seront construire sur la colline, mais comme le sanctuaire s’avère trop petit, au milieu du XIXème, Monseigneur de Mazenod décide d’y construire une grande basilique : Notre Dame de la Garde. Les Marseillais l’appellent: « la Bonne Mère ». De style romano-byzantin (coupoles, polychromie des pierres, ors, mosaïques) la basilique répond parfaitement au programme des grandes constructions entreprises à Marseille sous Napoléon III. Comme le palais de la Bourse et la Préfecture. Le campanile supporte une statue monumentale de la Vierge. Le musée d’art sacré de Notre-Dame de la Garde, ouvert en 2013, retrace en détail l’histoire de la basilique.30 29 http://www.marseille-tourisme.com/fr/decouvrir-marseille/marseille-et-son-patrimoine/le-palais-de-labourse/ 30 http://www.marseille-tourisme.com/fr/decouvrir-marseille/les-incontournables/notre-dame-de-la-garde/
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 34 C’est en 1516, que le roi François Ier eu l’idée de construire une forteresse sur l’île d’if, lors d’une visite à Marseille. L’édifice devint alors très vite une prison en raison de son isolement, rendant ainsi l’évasion de prisonniers plus complexe. On y comptait d’ailleurs le célèbre prisonnier José Custodio Faria, rendu immortel par Alexandre Dumas, auteur du Comte de Monte-Cristo. La forteresse perdra sa vocation carcérale, avant d’être ouverte au grand public en 1890.31 Lorsque je rentre à Marseille, sur l’autoroute, au loin, dès que je la vois je me dis à moimême « ça y est, je suis arrivée ». 31 http://www.marseille-tourisme.com/fr/decouvrir-marseille/les-incontournables/chateau-dif-et-iles-dufrioul/
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 35 La Vieille Charité : En 1640 le Conseil de Ville décide, selon la politique royale de « grand renfermement des pauvres » de « renfermer dans un lieu propre et choisi les pauvres natifs de Marseille ». En 1670, une association caritative au sein du Conseil des Echevins confie à Pierre Puget, architecte du roi et enfant du quartier, la réalisation d’un Hôpital Général pour accueillir les mendiants et les pauvres. L'ensemble se compose de quatre ailes de bâtiments fermés sur l’extérieur et ouvert par une galerie à 3 niveaux sur une cour rectangulaire intérieure. Ils desservent de vastes espaces collectifs de travail et de vie, séparant les femmes des hommes. Au centre de la cour, la chapelle construite entre 1679 et 1707 est une œuvre architecturale remarquable à dôme ovoïde, parfait exemple du pur baroque italien. Après la Révolution et jusqu’à la fin du XIXe siècle, la Charité devient un hospice réservé aux vieillards et aux enfants. En 1905, le bâtiment est occupé par l’armée et sert par la suite d’abri aux plus démunis. Laissé à l’abandon après la Seconde Guerre mondiale, et voué à la démolition, il est finalement classé au titre des Monuments Historiques en 1951 sous l’impulsion de l’architecte de la Cité Radieuse, Le Corbusier. Restaurée, la Vieille Charité est devenue, depuis 1986, un centre pluridisciplinaire à vocation scientifique et culturelle. En effet, elle abrite en effet :Musée d'Archéologie Méditerranéenne, le Musée des Arts Africains, Océaniens, Amérindiens (M.A.A.O.A), le Centre International de la Poésie de Marseille (C.I.P.M) la Cinémathèque Le Miroir, des salles d'expositions temporaires32. 32 http://www.marseille-tourisme.com/fr/decouvrir-marseille/les-incontournables/la-vieille-charite/
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 36 Le stade « Orange »- Vélodrome est un symbole de la culture marseillaise, car s’il y a bien un sport qui unit les Marseillais c’est le football. L’équipe de l’Olympique de Marseille soulève beaucoup de passion. Le stade a été construit en 1937. Nombreux sont les monuments et bâtiments qui parlent de l’histoire de Marseille, je vous invite à les découvrir sur le site de l’office du tourisme ou, pourquoi pas, aller directement sur place. & les traditions et savoir-faire. Nous pouvons différencier les traditions de style culinaire aux produits typiquement marseillais.
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 37 33 La cuisine provençale est à base de légumes frais, de poissons, et très parfumée (ail et herbes de Provence). Nombreuses sont les recettes qui font se lécher les babines. Mais pour en revenir à notre sujet et pour citer JeanPierre Poulain « lorsque les hommes se déplacent, ils emportent avec eux leur espace social alimentaire ». Je veux dire en le citant que même si la cuisine provençale est riche d’elle-même, avec les différentes migrations elle s’est d’autant plus enrichie. Le couscous, par exemple, est venu d’Afrique du Nord. Mais s’il y a bien une recette qui marque le cosmopolitisme de la ville de Marseille c’est la pizza. Devenue un met accessible à tous les budgets, elle s’est davantage fait connaître grâce à sa façon d’être vendue. Selon l’anthropologue Sylvie Sanchez34, « c’est à un Marseillais, Jean Méritan, Jeannot de son nom de pizzaïolo, que l’on doit l’invention du camion à pizza, ou « laboratorio sur roues » (…) L’idée lui vint en 1962 alors que la périphérie de Marseille était investie par les contingents massifs de rapatriés logés à la hâte dans des 33 Comme on mange chez nous, dessins : Elcé, Textes : MédéricFranck, Editions Livandi, 2003. 34 https://books.google.es/books?id=- 5s1SvDS7rMC&pg=PA75&lpg=PA75&dq=cuisine+marseillaise+rapatries&source=bl&ots=PjTgX5GvC C&sig=ACfU3U1zSQtWRZrGOztHvl5mYU_LTCE3pQ&hl=es&sa=X&ved=2ahUKEwiwx57l1cviAhV QbBoKHTafCbUQ6AEwCXoECAcQAQ#v=onepage&q=cuisine%20marseillaise%20rapatries&f=false
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 38 quartiers manquant de tous les éléments de confort. (…) si les gens ne viennent pas à la pizzeria, la pizza ira à eux !». En ce qui concerne les produits typiquement marseillais, je pourrais passer des heures à vous en citer, le Ricard par exemple est un apéritif anisé très connu. Mais parmi tous les bons produits, si vous deviez n’en choisir qu’un seul se serait sans aucun doute le savon de Marseille. Même s’il n’a pas encore l’appellation d’origine contrôlée et est, malheureusement, trop souvent mal imité, c’est un produit naturel fabriqué à partir d’huiles végétales. Il reste encore, actuellement, trois savonneries à Marseille et à la fin du XIXème sa fabrication a créée beaucoup d’emplois, notamment chez les immigrés Italiens35. Je ne pouvais pas avancer dans ce mémoire sans vous parler du « parler marseillais ». Il existe des dizaines de livres sur la façon de parler dans le sud. Notre accent provençal est si marqué qu’on en fait même des bandes dessinées. 35 Cf. page 19 de ce mémoire.
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 39 Dans Comme on parle chez nous à Marseille , de Elcé, MédérickFranck, Dédou (de son vrai prénom André, mais en marseillais c’est Dédé ou Dédou) reçoit son cousin parisien à Marseille et lui montre tout ce qui est typiquement marseillais. Ici ils sont dans un célèbre restaurant, spécialiste en fruits de mer. & les paysages. Avec son ciel souvent bleu qui se reflète dans la mer, le paysage marseillais est souvent envié. Toute sa côte et sa garigue sont magnifiques et les Calanques de Marseille, qui vont jusqu’à Cassis sont des « doigts d'émeraude plongés dans le roc, se formèrent, il y a 12 000 ans lorsque le niveau de la mer remonta pour envahir les
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 40 vallées, après lent réchauffement faisant suite aux périodes glaciaires » 36. Si vous aimez les ballades en nature ou la plongée sousmarine vous allez tomber amoureux de ce petit coin de paradis. & les personnages et événements historiques. Je ne pouvais pas parler du patrimoine sans parler des personnages qui ont marqué l’histoire de la ville de Marseille, soit parce qu’ils y ont habité soit parce qu’ils ont participé à des évènements concrets. L’hymne national de son pays : exceptés la Brabançonne (Belgique), l’Abidjanaise (la Côte d’Ivoire) et la Bayamesa (Cuba) et inspirés du modèle français, aucune ville n’a l’honneur de donner son gentilé à son hymne national… aucune sauf Marseille. Bien qu’elle est été écrite à Strasbourg par Rouget de Lisle en 1792 c’est sa reprise par les fédérés de Marseille qui la feront devenir chant national le 14 juillet 179537. En ce qui concerne les personnages célèbres marseillais la liste est immense, donc je ne vous en citerais que quelques-uns, mes préférés. Tout d’abord Marcel Pagnol (18951974), cinéaste, instituteur provençal… « Dramaturge et poète, Marcel Pagnol a su faire revivre dans son œuvre une Provence vivante, dépeignant entre rire et émotion l’âme et les mœurs méridionales. » Grâce à son œuvre la Provence, et tout particulièrement sa trilogie César, Marius et Fanny, la ville de Marseille est présentée38. 36 http://www.marseille-tourisme.com/fr/decouvrir-marseille/mer-et-nature/les-calanques-en-video/ 37 https://www.elysee.fr/la-presidence/la-marseillaise-de-rouget-de-lisle 38 http://www.academie-francaise.fr/les-immortels/marcel-pagnol
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 41 Marcel Pagnol représente toute ma jeunesse, nous l’étudiions au collège, nous allions faire des sorties scolaires à Aubagne et dans les petits villages aux alentours où il s’inspirait pour écrire ses romans. Je vais vous parler ensuite de Fernandel (19031971). C’était un chanteur de variété, un comédien et un acteur très connu ainsi que très apprécié du public39. Pendant 40 ans il a participé à une centaine de films. Son succès international est arrivé avec, entre autre, Don Camilo. Il a commencé sa carrière en chantant au théâtre de l’Odéon, qui se situe sur la Canebière (l’avenue la plus connue de Marseille, elle débouche sur le Vieux Port). 39 http://fernandel.online.fr/bio.htm
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 48 quartier défavorisé de La Castellane à Marseille, apprenant à jouer au ballon dans la rue avec ses frères et d’autres enfants du quartier, issus, eux aussi de l’immigration. Tous ces personnages montrent à quel point Marseille est cosmopolite. Ça démontre aussi qu’une personne peut être fière d’être française sans pour autant oublier d’où viennent ses ancêtres. Même si certaines personnes pourront dire que Marseille n’est pas la France car il y a tout sauf des français « bien français » cependant, c’est justement avec l’exemple de Marseille que l’on voit que l’identité nationale française est définie par les immigrés et tout ce brassage de personnes venues d’ailleurs qui ont créés la ville d’aujourd’hui. B. Marseille et le XXIème siècle : Marseille, symbole de la migration, ville cosmopolite et multiculturelle a su se réinventer en postulant au concours de Capitale Européenne de la Culture. Je vais vous parler, en premier lieu du programme ainsi que comment il a changé la ville puis je vous présenterai le Mucem, qui servira de décor pour une des activités de ma deuxième partie de ce mémoire. 1. Capitale Européenne de la Culture 2013 : Le programme47 Cette compétition est l’un des programmes les plus importants de l’union Européenne et de la Commission Européenne. C’est en 1985 que la ministre Grecque de la culture de l’époque, l’ancienne actrice Mélina Mercouri48 a créé ce programme. Son objectif principal étant de favoriser la compréhension et le dialogue entre les différentes cultures présentes en Europe. L’idée est que tous les ans deux villes européennes soient au centre de la vie culturelle dans le but d’améliorer leur qualité de vie, de renforcer le sens de communauté à travers les Arts. Les avantages pour la ville c’est que les citoyens pourront prendre part des festivités et verront s’accroitre leur sentiment d’appartenance au développement social, culturel et économique de leur ville. Car il ne faut pas oublier l’importance des bénéfices en ce qui concerne, entre autres, les rentrées d’argent pour la ville, notamment dans le secteur tertiaire et la création d’emplois. “La connaissance d’une autre culture devrait accroître notre capacité à évaluer plus précisément, à apprécier plus tendrement la nôtre.” Margaret Mead 47 https://fresques.ina.fr/europe-des-cultures-fr/fiche-media/Europe00057/melina-mercouri.html 48 https://europa.eu/european-union/sites/europaeu/files/melina_mercouri_fr.pdf
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 49 Du point de vue de la compétition49, elle commence six ans auparavant, en 2006 on dicta que pour l’année 2013 ce serait la France et la Slovaquie (toujours un pays du groupe des plus anciens pays adhérents à la communauté Européenne, et un pays plus « récent ») qui participeraient à cet évènement50. En ce qui concerne le cas de la France, huit candidatures avaient été reçues : Strasbourg, Toulouse, Amiens, Nice, Marseille, Bordeaux, Lyon et Saint Etienne. Neuf mois plus tard on n’en garda que quatre : Bordeaux, Lyon, Marseille et Toulouse. Puis finalement, en mai 2009 MarseilleProvence fut choisie à l’unanimité par le Conseil des ministres de l’Union européenne. Marseille n’était pourtant pas la favorite. Cependant avec un projet de 100 millions d’euros elle a su séduire le jury. La richesse de Marseille se trouve aussi chez ses habitants. Déjà, au début du XXème Albert Londres, journaliste français, dira « Le véritable monument de Marseille, c’est son peuple » et plus tard, Edmonde CharlesRoux reprendra « la population de Marseille est en soi un monument »51. Après avoir lu le rapport de la commission au parlement européen, au conseil, au comité économique et social européen et au comité des régions nous savons que : L’expérience de 2013 montre que l’action CEC a contribué de manière positive à l'élargissement et à la diversification de l’offre culturelle des villes, au développement social, à la renommée internationale des villes et à leur développement économique (en particulier par le soutien au tourisme et à l’économie créative).52 Marseille-Provence a mis en œuvre un large éventail d’activités et a attiré un public estimé à plus de 11 millions de personnes, ce qui fait peut-être d'elle la CEC la plus fréquentée à ce jour. (…) l’accent a été mis sur Marseille-Provence en tant que lieu de rencontre et de dialogue entre différentes cultures européennes et leurs voisins méditerranéens. 49 https://www.touteleurope.eu/actualite/les-capitales-europeennes-de-la-culture.html 50 https://ec.europa.eu/programmes/creative-europe/actions/capitals-culture_fr 51 https://journals.openedition.org/rives/4560 52 https://eur-lex.europa.eu/legal-content/EN/ALL/?uri=COM:2015:74:FIN
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 50 Nous pouvons dire que parler de la culture à Marseille c’est parler de son côté cosmopolite. À l’occasion de son année en tant que Capitale de la Culture Marseille a mis en évidence, aussi, son patrimoine cosmopolite, sans pour autant parler de choses négatives. En effet, le processus de colonisation et le passé diviseur n’auront été abordés dans aucune des expositions qui auront lieu dans la ville. Tous les regards étaient portés sur la culture, dans tous les sens du terme. Hormis les musées, l’art de rue (graffitis), le théâtre et la musique ont fait partie des différentes représentations culturelles qui étaient au programme. Le projet Euroméditérranée et le titre de Capitale de la Culture ont permis à Marseille de recevoir en 2014 le titre de « La ville a d'ailleurs été élue "ville européenne 2014" lors des "Urbanism Awards" de Londres en novembre dernier. Un titre de bon augure pour la suite”53. 2. Le Mucem54 De toutes les réalisations faites à Marseille à l’occasion de son année de règne, le Mucem est l’une des plus belles. Imaginé par l’architecte Rudy Ricciotti, fils d’italien, né en Algérie mais, par la suite venu dans les Bouchesdu Rhône et nationalisé français, et l’architecte Roland Carta, d’origine italienne. Vous vous demanderez peutêtre qu’estce que c’est le Mucem ? C’est le Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée. Pourquoi l’avoir construit à Marseille ? Suite à « la fermeture du Musée National des arts et traditions populaires, ou MNATP (musée pensé en 1937 par le muséologue français Georges-Henri Rivière, puis transféré à proximité du jardin d’acclimatation en 1972) en 2005 a permis au musée marseillais d’hériter de sa collection. Ainsi, il devient le premier musée national construit en dehors de Paris”.55 J’ai eu le plaisir de parcourir cet œuvre d’art, autant par son contenu que par son contenant et je vous garantis que le feu en vaut la chandelle, vous n’en serez pas déçus. Le musée nous invite à parcourir ses salles comme l’on parcourt les pages d’un livre. Sa façade, faite en béton, ressemble à une dentelle qui change de couleurs au fil des heures…. 53 http://www.marseille.fr/vdm/international/capitale-europ%C3%A9enne-de-la-culture 54 https://fresques.ina.fr/europe-des-cultures-fr/fiche-media/Europe00057/melina-mercouri.html 55 http://theconversation.com/le-Mucem-un-ecrin-pour-la-nouvelle-identite-culturelle-de-marseille-74502
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 51 Photo prise par moi, décembre 2018 Ce qui plait dans le Mucem c’est ce mélange de passé et de récent. En effet le J4 était un lieu symbolique où arrivaient et partaient les bateaux pour le Maghreb. Maintenant c’est un lieu moderne où vont les gens se balader (l’endroit est très agréable, une esplanade très ample, la cathédrale de la Major est à deux minutes… il y fait bon de s’y promener)
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 52 À la fois riche de son passé patrimonial et emblème de modernité, le Mucem participe de la continuité et du renouveau de la ville et trouve une place de choix dans un plan urbanistique d’envergure qui permet à Marseille d’entrer dans le XXIème siècle. Françoise Bonnefoy, Mucem, l’esprit du lieu, page 7 Face au grand large, incarnation de son ouverture sur le monde, le Mucem, qui s’inscrit dans un horizon international, est le lieu phare de la rencontre entre Europe et Méditerranée. Françoise Bonnefoy, Mucem, l’esprit du lieu, page 10 En ce qui concerne la passerelle : (…) elle est symbolique du passage entre la modernité et le passé et est une allégorie du lien existant entre les deux rives de la Méditerranée. Françoise Bonnefoy, Mucem, l’esprit du lieu, pages 21-2256 Ce qui m’a plu aussi du Mucem c’est son jardin : Le jardin des migrations. C’est un jardin botanique de 15.000 m2 qui propose « une réflexion particulière sur la provenance des plantes et sur leur utilisation à travers les traditions juives, chrétiennes ou musulmanes. Arrivées à Marseille au fil des siècles, de nombreuses plantes d’origine lointaine ou exotique, appartiennent désormais aux paysages méditerranéens où elles se sont intégrés et leur histoire se confond avec celle des 56 Françoise Bonnefoy, Mucem, l’esprit du lieu, page 35
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 53 hommes ». Ce jardin porte très bien son nom, et comme Marseille, il montre que toutes les races, couleurs et religions peuvent cohabiter dans une même ville. En ce qui concerne le musée, le rezdechaussée accueille des expositions semipermanentes qui se renouvellent tous les 3 à 5 ans. Les thématiques abordées sont propres du monde méditerranéen. Une des expositions que j’ai visitée en décembre dernier s’intitulée « Connectivités », et elle « témoigne, (…) de la manière dont la Méditerranée participe à travers ses cités portuaires de l’histoire du monde.57 » Cette exposition se divise en deux parties, deux périodes distinctes, la première du XVIème et XVIIème et la deuxième, celle qui m’intéresse le plus du point de vue de la thématique de mon mémoire, interroge sur le phénomène urbain contemporain notamment la « réalité physique de quatre cités portuaires méditerranéennes au monde d’évolution très distincts : deux métropoles, Marseille et Casablanca (…) . » Cette photo je l’ai prise lors de cette exposition. Elle montre bien comment le passé se reflète dans le présent avec des constructions aux allures de futur. 57 Françoise Bonnefoy, Mucem, l’esprit du lieu, page 45
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 54 CHAPITRE 2 Voyage Culturel Dans cette dernière partie de mon travail de fin de master je vais vous expliquer quelques activités que j’ai pu mettre en pratique pendant mes cours à l’Alliance Française ainsi que pendant mon stage que j’avais effectué au lycée Leopoldo Cano de Valladolid. Dans cette deuxième partie nous allons préparer un voyage didactique à Marseille pour des élèves de 1ero, 2ndo, 3ero et 4to de la ESO. Pour cela j’ai préparé quelques séances qui se dérouleront tout au long du troisième trimestre. J’ai décidé de créer des séances communicatives, en essayant, le plus possible, de favoriser la communication verbale et la compréhension orale. Pour cela, en m’inspirant de la pédagogie de Célestin Freinet58, basée sur l’éducation coopérative, j’ai privilégié la disposition des tables et de la salle de français en général pour faciliter l’apprentissage. Avec le programme sweet home59 j’ai pu créer ce dessin de ma salle de classe idéale : 58 https://www.icem-pedagogie-freinet.org/node/8309 59 http://www.sweethome3d.com/es/
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 55 Avec un tableau traditionnel et un autre digital interactif et les tables disposées de la sorte les élèves ont tous accès aux tableaux, ça améliore la communication. Les élèves ayants plus de facilités peuvent aider ceux qui en ont moins. Les élèves ont pris plaisir à participer aux différentes activités, ils étaient enthousiastes et motivés. L’utilisation de nouvelles technologies et, parfois, de nouvelles méthodes d’apprentissage telles que la classe inversée rompent avec la monotonie des classes traditionnelles et transforment les élèves en acteurs actifs qui utilisent la langue cible pour communiquer et pour savoir vivre en société. Les activités que je vais vous présenter sont classées par niveaux. En ce qui concerne les objectifs généraux et spécifiques ainsi que la temporalisation, la séquence didactique etc… sont indiqués dans chaque activité. Le thème central de toutes les activités est, bien entendu, Marseille. I. Primero de la ESO J’ai choisi une activité pour pratiquer le vocabulaire de la ville et une deuxième pour l’appliquer avec une photo prise de l’exposition « Connectivités » du Mucem. Objectifs généraux 1. Comprendre l’information générale et spécifique et les données les plus importantes de textes oraux émis dans n’importe quel support et dont il ne faut pas avoir de connaissances spécialisées. 2. Participer dans des conversations et des simulations en utilisant les stratégies adéquates pour commencer, maintenir et finir la conversation, et en produisant un message adapté à la situation et compréhensible. 3. Comprendre des informations implicites et des intentions communicatives de l’auteur. 4. Utiliser de façon consciente les connaissances acquises sur le système linguistique de la langue étrangère dans de différents contextes de communication, en tant qu’instrument d’autocorrection et d’auto-évaluation de ses propres productions orales et écrites pour pouvoir comprendre celles des autres. 5. Utiliser les TICEs avec une certaine autonomie pour chercher des informations, produire des textes à partir d’un modèle, envoyer et recevoir des courriers électroniques et pour établir des relations interpersonnelles orales et écrites, en démontrant un intérêt à les utiliser.
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 56 Objectifs spécifiques : L’élève doit: - Connaître le vocabulaire de la ville. - Savoir orienter quelqu’un et se diriger en ville. - Interpréter une photpographie. - Créer un nuage de mots. L’unité 5 du livre Léa et Compagnie de 1ero de la ESO parle de la ville en général. Pendant 4 séances de 55 minutes chacune nous avons travaillé sur : Pour reprendre le projet proposé dans ce livre, au cours d’une cinquième séance de 55 minutes, un exemple d’activité que j’ai créé est : Se diriger en ville, comprendre des explications. Les élèves avaient un plan de la ville de Marseille (annexe 1) et ont écouté les indications (transcrites dans l’annexe 2) que j’ai enregistrées au préalable, grâce au programme Audacity. Ils ont dû noter le nom du lieu d’arrivée ou le nom qui correspond au numéro du lieu de départ sur le plan. Par la suite ils ont pu réinvestir ce document et, par deux, se poser des questions. Par exemple, comment aller au château d’If ? Ainsi ils ont mis en pratique le vocabulaire. Réponse souhaitée : tu vas au Quai des Belges et tu prends le bateau.
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 57 Une autre activité est celle de la création de nuage de mots. J’ai choisi cette activité pour assimiler le vocabulaire vu dans l’unité. Les élèves doivent travailler à partir d’une photo de l’exposition « connectivités » du Mucem. Dans un premier temps nous allons montrer la photo aux élèves (annexe 3) puis nous allons leur demander si cette photo représente la campagne ou la ville. Puis ils vont devoir énoncer trois mots qui leur viennent à l’esprit en pensant à la campagne et trois mots de la ville. Voici les mots qu’ils ont choisis : Le trottoir, le feu (tricolore), le passage piéton, l’avenue, la place, le centre-ville, le parking, l’hôpital, le théâtre, transports , auto, bateau, bus, métro, moto, taxi, vélo, Bâtiments, boulangerie, café, cinéma, collège, épicerie, gare, hôpital, musée, parc, piscine, poissonnerie, pont, poste, rue, stade, supermarché, zoo, Mairie, la campagne, le champ, le village, cultiver, le paysan, l’élevage, le tracteur, rural, la ferme, la route, l’arbre, la fleur, le jardin potager, les légumes, les insectes, les animaux la ville. Avec tous ces mots nous avons créé ensemble un nuage de mots en utilisant le site https://www.nuagesdemots.fr/. Le résultat vous le verrez dans l’annexe 4. Ils ont choisi la forme d’un arbre car c’est un élément commun à la ville et à la campagne. II. Segundo de la ESO Pour terminer l’année scolaire, j’ai choisi une activité qui est très à la mode ainsi qu’appréciée des jeunes adolescents, un « escape game ». L’idée est d’imaginer que les élèves sont enfermés dans le Mucem, ils sont prisonniers et doivent résoudre des énigmes pour s’évader. Les élèves doivent trouver des pistes cachées dans la salle, ils découvriront quatre tableaux de la collection permanente du Mucem, ils devront rassembler les indices et les déchiffrer pour trouver le mot de passe qui ouvrira la porte. L’unité 8 du livre Léa et Compagnie de 2ndo de la ESO parle des endroits bizarre en général. Pendant 5 séances de 55 minutes chacune nous avons travaillé sur :
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 64 nous leur montrerons le power point (annexe 30). À partir de là nous organiserons des groupes de travail qui réaliseront chacun, une brochure de Marseille. Jour 2 : activité de recherche : le professeur va donner à chaque groupe des instructions exactes et ils devront utiliser tout le matériel dont ils disposent pour compléter leur fiche. Jour 3 : activité de création et de présentation : les élèves devront créer leur propre brochure et la présenter à leurs camarades (annexe 31). Contenus : Décrire un paysage, un monument, un quartier. Raconter une caractéristique, une anecdote sur l’objet choisi. Parler des métiers que l’on peut trouver dans ce quartier, dans cette rue… Dire ce que vous pourriez faire làbas si vous étiez en vacances. CONCLUSION Les migrations sont la réalité critique incontournable de ce monde, le nôtre, tel qu'il s'est construit. Il permet un brassage de cultures et permet à la société marseillaise de s’enrichir humainement et de faire découvrir aux élèves de français langue étrangère les différents aspects sociauxculturels d’une ville si cosmopolite comme l’est Marseille. Tout au long de ce mémoire, j’ai voulu raconter les aspects historiques, sociaux et cultures de ma ville. Plus concrètement j’espère que vous aurez, si vous ne l’aviez pas déjà auparavant, une vision améliorée de la ville de Marseille et que ce mémoire, les exemples cités et les activités didactiques proposées vous inspire à en parler aux élèves afin que l’apprentissage de la culture soit plus présent dans les classes. Nombreux et distincts sont les supports qui permettent d’étudier une langue. Il faut tout simplement oser les utiliser et favoriser l’apprentissage ludique mais aussi l’approche communicative et actionnelle qui représentent une méthode de travail très exigeant pour le professeur mais qui est beaucoup plus motivante pour l’élève.
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 65 Je voudrais conclure mon travail sur une citation de l’écrivain marseillais (de père italien et de mère espagnole) JeanClaude Izzo qui résumera tout ce que j’ai voulu vous transmettre dans ce mémoire : « Naître à Marseille n'est jamais un hasard. Marseille est, a toujours été, le port des exils, des exils méditerranéens, des exils de nos anciennes routes coloniales aussi. Ici, celui qui débarque un jour sur le port, il est forcément chez lui. D'où que l'on vienne, on est chez soi à Marseille. Dans les rues, on croise des visages familiers, des odeurs familières. Marseille est familière. Dès le premier regard. »
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 66 BIBLIOGRAPHIE, REVUES ET SITOGRAPHIE BIBLIOGRAPHIE BERTRAND Régis (sous la direction de), Marseille, histoire d’une ville, Scéren, 2012 BERTRAND Michel, Histoire secrète de la Provence, Albin Michel, 1978 BONNEFOY Françoise, Mucem, l’esprit du lieu, nouvelles éditions Scala, 2017. CHAMOISEAU Patrick, Frères Migrants, Points Poche. 2018 DENUIT Renaud, Politique culturelle européenne, collection Idées d’Europe, Édition Bruylant, 2016 DULPHY Anne, Les Algérie des pieds-noirs , Vendémiaire ELCÉ, MÉDÉRICFRANCK, (dessins : Elcé, Textes : MédéricFranck) Comme on mange chez nous, Editions Livandi 2003. ELCÉ, MÉDÉRICFRANCK, Comme on parle chez nous, Editions Proxidif, 2004. En Spirale, 3ero de la ESO, livre de l’élève, Oxford Educación, 2011. Francés 1º ESO: livre de l'élève. Lea et cie, Libro de VV.AA, Santillana Français, 1ª ed., 1ª imp.(10/04/2015) Francés 2º ESO: livre de l'élève. Lea et cie, Libro de VV.AA, Santillana Français, 1ª ed., 1ª imp.(10/04/2015) GOJAN Agnès (dessin de), Marseille (Brochure to) MARSEILLE Jacques, Nouvelle histoire de la France, Édition Perrin, juillet 1999. PECOUT Thierry, Marseille au Moyen Âge entre Provence et Méditerranée, les horizons d’une ville portuaire, Éditions Désiris. Portraits d’industrie. Collections du musée d’Histoire de Marseille, XIXème et XXème siècles, Éditions Parenthèses, Musées de Marseille. Sous la direction de Myriame MorelDeledalle. RIAMBAU Esteve, Robert Guédiguian, grandes ilusiones, 44 semana internacional de cine, Valladolid 1999. VERGÉFRANCESCHI Michel, Marseille, histoire et dictionnaire, Robert Laffont, Bouquin. Comme on parle chez nous, dessins : Elcé, Textes : MédéricFranck, Editions Proxidif, 2001 REVUES Revue Diasporas, Histoire et Sociétés, Cuisines en partage, dossier coordonné par Anny BlochRaymond, éditeur : Equipe FramespaDiasporas, CNRS, Université de ToulouseLe Mirail. Article écrit par Sylvie Sanchez et JeanPierre Poulain.
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Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 69 ANNEXES Annexe 1 Annexe 2
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 70 Piste 1 (on donne le point de départ) Nous sommes devant la Mairie, le numéro 8. Pour aller au lieu que vous m’avez demandé vous devez longer le quai des Belges jusqu’à la rue de la République. Vous allez prendre la rue de la République jusqu’à la Vieille Charité et là vous allez tourner à gauche, puis prendre la deuxième rue à gauche. Le monument est en face. Piste 2 (on donne le point de départ) Nous sommes devant le Théâtre National de Marseille, le numéro 12. Pour aller au lieu que vous m’avez demandé vous devez continuer sur le Quai des Belges jusqu’à la Canebière. Quand vous serez arrivés à la hauteur du Palais de la Bourse vous allez continuer et prendre la troisième rue à gauche, le Boulevard d’Athènes. Si vous marchez pendant trois minutes vous verrez, en face, le lieu que vous m’avez demandé. Piste 3 (on donne le point de départ) Vous êtes à Notre Dame de la Gare, le numéro 14. Pour aller au lieu que vous m’avez demandé vous devez descendre le boulevard Tellène, jusqu’à l’Abbaye de Saint Victor, puis tourner à gauche, sur le boulevard de la Corse et prendre la première rue à droite. En face vous verrez le lieu que vous m’avez demandé. Texte 4 (on donne l’arrivée) Pour aller au Fort Saint Jean ? C’est facile ! Vous prenez la rue d’Aix jusqu’à la Canebière. Vous tournez à droite et vous descendez vers le Quai des Belges. Vous prenez la direction du Quai du Port jusqu’au bout et là vous arriverez au Fort Saint Jean. Texte 5 (on donne l’arrivée) Vous descendez le boulevard Longchamp, vous arrivez à la Canebière et vous la descendez jusqu’au Quai des Belges. Vous longez le Quai des Belges, vous passez devant le Théâtre de la Criée puis vous arriverez au Fort Saint Nicolas. Texte 6 (on donne l’arrivée)
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 71 Pour aller à l’Abbaye de Saint Victor c’est facile ! Vous descendez la Canebière jusqu’au Quai des Belges. Vous allez tourner à gauche au boulevard de Notre Dame puis la première à droite, au boulevard de la Corse. Vous continuez pendant 5 minutes et vous verrez l’Abbaye de Saint Victor. Annexe 3 Annexe 4
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 72 Annexe 5 Vidéo de présentation du escape game (crée gratuitement sur https://filmora.wondershare.com/es/ ) Annexe 6 Regarde le tableau en liège Annexe 7
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 73 Annexe 8. Annexe 9 AUTEUR ANNÉE - - - - JEAN BAPTISTE HUYSMANS KACIMI JEAN DUBUFFET FASIM
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 80 Baptiste ____________ (faire) des cascades et ____________ (être) connu. Alice ____________ (vendre) des fleurs. Bastian ____________ (photographier) les plus beaux paysages du monde. Clarisse et Alice ____________ (vivre) à Clermont-Ferrand. Yann ____________ (soigner) les malades. Clarisse ____________ (être) architecte. Richard ____________ (cuisiner) dans un grand restaurant. Annexe 23 JE PRATIQUE Activité 3 : La valise À tour de rôle et en fonction de la destination piochée, chaque élève va faire sa valise. Les autres membres du groupe devront dire ce que leur collègue va faire pendant ses vacances. Par exemple : par exemple si il voit un maillot de bain, il (elle) se baignera. Annexe 24 Annexe 25
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 81 Fiche prise sur Pinterest https://www.pinterest.fr/pin/303359724892250372/ Annexe 26
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 82 Annexe 27 Annexe 28 À nous ! Créer un jeu de cartes pour prédire l’avenir Réalisation d’une tâche – petits groupes – 30 min Étape 1 : Créer un jeu de carte spécial : le jeu de cartes de la voyante. Utiliser de petites étiquettes vierges de papier de couleurs différentes. Écrivez sur chaque étiquette un nom, un verbe ou un adjectif en rapport avec votre thème. Exemples : pollution / enfants / riche / célèbre / Brésil / se marier, etc. Étape 2 : La voyante et le client. Par deux, les élèves viendront jouer devant le reste des élèves une petite scène. Le client posera une deux questions sur son avenir et la voyante piochera deuxtrois cartes pour y répondre.
Audrey Sánchez Universidad de Valladolid Página 83 Annexe 29 Annexe 30 Power point sur la ville de Marseille. Annexe 31 https://www.corep.fr/produit/depliants/