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Instruction sur l'usage et le propriétés de la poudre purgative de M. Ailhaul...

Ailhaud, Jean

Abstract

Tit. tomado del comienzo del texto

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Ht, INSTRUCTION Sur l'ufage <b* propriétés de la foudre purgative de Ï/L Ail h a u d , T^ocieur en Médecine, La Poudre que nous propofons a produit de iî grands effets contre toute forte de maladies , cjue nous ne devons pas craindre d’aiTurec le public , qu’il n’eft point de remède plus fur & plus efficace pour en operer la gucrifon. Ceft: la jufte confiance que nous ont donné les ex périences que nous avons faites. Sa qualité elÎentiellc eft de purifier les humeurs , de les féparer, & de leur donner toute la fluidité dont elles ont befoin pour entretenir ce jufte équilibre qui peut feul procurer une fanté parfaite , & empêcher qu’étant arrêtées & non philtrées , elles ne troublent le fang , & ne l’empêchent d’agir librement dans fes fondions naturelles. Cette Poudre eft fi douce & fi bienfaifante, c^u’il n’y a point cîe maladies où Ton ne puifie l’employer avec fucces en obfervant les régies que Ton va prefcrire. On doit avoir attention de ne la jamais donner pendant les friiTons de la fièvre i le froid dont le malade eft faifi , l’attenue , & l’empêche d’agir. On doit donc attendre qu’il foit entré dans le chaud , parce qu’elle peut alors produire fon eitet. On peut la prendre dans toute circonftance fàns crainte pour toute forte de maladie. Cette Poudre doit être prife le matin à jeun , délayée dans un peu d’eau naturelle ou tiède, ii la maladie ou le goût du malade le deman dent i immédiatement après, il faut avaler un boiiillonC?* dégraijféi trois heures après, il en faut prendre un autre de la mertic qualité. Dans le cas où l’on manqueroit de boiiillon, on fupléera au premier, un verre d'eau ; & au fécond, une demi écuelle d’eau chaude , dans laquelle on dé layera le jaune d’un œuf frais. Il faut obfervcr de boire un verre d’eau à chaque felle , cette boilTon étant néceflaire pour délayer les fels , aniolic & détremper les glaires qui forment les embarras & les obftrudtions qui ibnt ordinairement la prémiére caufe des maladies. Cela produira encore cet effet que les matieres fortiront avec plus de facilité & fans douleur. On peut cependant donner cette Poudre 4. à 5. heures après le repas 5 & dans un cas prelfant,la donner plutôt,après avoir fait vomir le malade. Cette Pondre peut être prife délayée dans du vin , du boiiillon, du thé : On peut en former encore des pilules,en la paîtriiTant avec du fyrop pour ceux qui auront du rebut à l’avaler en liquide. Il n’eft pas néceiTaire de fe priver du fommeil il l’on fe fent afloupî après l’avoir prife. On peut, fans aucun rifque , dormir deux ou trois heures , qui font à peu près le tems dans lequel elle commence d‘opérer ; mais dès qu’elle agit, il faut éviter de dormir, afin que fes effets foient plus prompts Sc plus rcfolutifs, UVA. BHSC. SC 12472_7 Les femmes enceintes pourront ew uièr , & éviter une faignée ¿¡n« l’on croit quelquefois nécciTaire pour leur procurer un accouchcmcnt plus heureux. La Poudre les dégagera des humeurs qui pourroient rendre leur accouchement difficile , & produira par-U un ioulagement plus fur que celui de la faignée. Il eft certain que l’on ne prend le lait que pour rétablir le baume du fang ; cependant cette nourriture qui a ceifé d’etre naturelle à l’homme par les autres alimens qu’il a pris depuis fon enfance , engendre fouvcnt des obilruilions & des mauvais levains qui produiiènt quelquefois des maladies plus dangereufes , que celle à laquelle on veut remédier. Pour prévenir ces inconvéniens, on croit qu’il eft à propos d’ufer de la Poudre, & de fe purger tous les cinq à fix jours , afin d’eutrainer tout le limon que peut lai fier cette nourriture étrangère qui , venant à fermenter , pourroit occafionner une corruption , fource de diverfes maladies qui lui vent fouvent le long ufage du lait. Il feroit difficile de donner une régie fixe Sc déterminée pour le nombre de prifes qui doit être apliqué à chaque maladie en particulier. Quoique les maladies foient de la même efpèce , elles fe trouvent plus ou moins invéterées, les difpofitions des corps font fouvent difcrentes , de même que la qualité des tempéramens , d’où vient que le remède opere d’une manière plus lente ou plus prompte. Le conieil que l’on doit donner dans ces diferens cas , eft de continuer l’ufage de la Poudre jufqu’à parfaite guérifon. On pourra cependant laiifcr d^es intervalles d’un ou deux jours entre chaque 3. 4. 8. & 10. prifes, plus ou moins , félon l’état où fe trouvera le malade. Cette Poudre eft fpécifique contre les crachemens de fang, les hé morragies , les coliques , les fluxions , les flux , & un nombre inütii de maux de pareille efpèce , pour la guérifon defquels on doit en prendre au moins z. 3. & 4. pril'es. Il en faut fouvent davantage quand la ma ladie dure depuis long-tems , & que l’on s’aperçoit d’un plus grand dé rangement d’humeurs. Elle eft encore excellente contre les fièvres continues, ardentes , ma lignes , lentes , I’efquinancic, la peripneumonie , la vraye & la fauilc pleuréfie, & autres maladies inflammatoires dont on peut être guéri avec 4. 7. ou 20. prifes. Elle dilfipe les douleurs de tete , les vertiges > les dartres , les engourdifl’emens des membres, la paralifie, les trembltmens , & convul&ns , en en prenant jufcju’à 30. priics. L’épiiepfie apellée dans le vulgaire le haut-mal ou mal caduc, le fcorbut, & tous les maux vénériens, étant par eux-mêmes plus invétéré» &: plus tiifficiles à guérir, exigent 40. 50. 60. 8c jufqu’à So. prifes, I>ans le cas où une femme enceinte fe trouveroit attaquée de maux vé nériens , & même de la vérole , elle peut nonobftant fa groilèile ufer de la Poudre pendant 40. jours de faite , & davantage s’il eft néceifaire , pour ie guérir radicalement & l’enfant qu’elle porte. On croit devoir avertir les perfonnes du fexe , qu’elles peuvent continuer l’ufage de la Poudre pendant le tems de leurs purgations, <’cn fcrvif dans les fleurs blanches, qu’cUe diiTipe & guérit ra«» UVA. BHSC. SC 12472_7 j . ^ àicalement par un long ufage qui doit être au moins de 40. fourt. Les vapeurs de toute efpèce font aifémcnt diiTipces avec 2.. 3. 4. prife* tous les 15. jours pendant 8. à mois. L’incube ouopreflion nodurne, le rhun;\e, l’enchifrenement, le catharrtf fufoquant, la toux, la palpitation de cœur , la phthiiie, l’afthmc, le colera-morbus , la conftipation, la diarrhée, le flux cœliaque, la dyfenterie, le tenefme , toute forte de coliques , toutes les maladies des reins & de la veifie , ridtére ou la jauniiTe , les pâles couleurs, la fupreifion & le flur exceilîf des menftrucs fediflîpent arec 4. 6, 11. ou 18. prifes, de mémo que la goutte, la fciatique, la teigne, les maladies des yeux, l’éréiipéle » la galle , les hémorroïdes, & le rachitis ou noiieure des enfans. Le skirie, les écrolielles , & le cancer, qui font des maladies obftinée» & produites par une grande corruption, ont befoin de zo. jufqu’à 60, prifes , ainii que l’hydropiíic de poitrine , pour laquelle il en faut quelque fois jufqu’à 150. prifes & au-delà î étant cependant à obferver que les autres efpèces d’hydropifie , qui n’ont pas un principe auiïi dangereux , fe guériifent fouvent par 4. ç. ou xo. prifes. Enfin, c’eft un excellent remède contre l’apoplexie. Il faut en faire pren* dre au malade au moment de l’attaque, deux prifes à la fois, & continuet de lui en donner une priiè toutes les deux heures pendant 4.ou^.heures.. Si l’on s’aperçoit qu’elle ne produife pas une évacuation auifi copieufe que celle à laquelle on auroit lieu de s’attendre , il eft à propos de l’ex citer , & de lui donner uné nouvelle force par 4. 6. ou 10. grains de tartre émétique qui, mêlés avec la Poudre , augmentent fon adion, & lui font vaincre tous les cmbarras&les obftrudions qui empêchoient l’évacuationCette poudre qui ne vieillit jamais , pourvu qu’elle foit tenue dans un lieu fec , n’exige aucun régime particulier. On peut fe fervir de tous le» alimens d’un bon fuc & d’une facile digeftion, comme foupe, boiiilli & rôti à dîné , de même qu’à foupé. On s’abftiendra feulement des herbes & fruits crus. On pourra cependant manger des fruits en compote , & ufer de toutes les herbes en potage. Quant à la boiiTon , on pourra fc fervir du vin modérément fans avoir recours à des ptifanes, en em ployant de l’eau de fontaine pure ou panée. Le public ne doit pas être furpris que nous lui prefentions cette Poudre comme un remède fpécifique à tous les maux connus. Perfonne n’io-norc eue le principe de toutes les maladies ne vienne des humeurs; de forte que h les qualités qui lui font propres en produifent l’évacuation , elle doit néceifairement détruire la prémiére caufe des maladies,& rétablir l’équilibre. On doit avertir le puWic, que quoique l’on ait fixé le nombre de priies qui convient à chaque maladie , il eil difficile de pouvoir le détermi ner d’une manière ii précife , que le plus ou le moins ne dépende de» circonftances ; ce qui doit pourtant lui donner une entiere confiance c’eft qu’on l’aifure avec toute la probité & la droiture qu’on doit a roir * qu'une , deux , ou trois prifes qui excéderoient la néceifitc,ne fcauroioai-^ jamais produire aucun mauvais effet. IL eft venu à notre connoiifance cjue plufieurs personnes débifoîent fou» notre nom , une poudre purgative qui a les ap^.-encesenéâeure«- de la notre, mais qui ne peut produire les mêracs ciftts . f « « que ce p»s U racrae compoiltion. v UVA. BHSC. SC 12472_7 Quoiqu’en (3iie un Avis au public contenant copie Je trois Ccrtilîcàts, ¿ont le premier eft du 30. Janvier de l’année 1745. & ioufcrit par quatre Médecins < l’autre du 6. Fevrier fuivant foufcrit par trois Chirurgiens \ Sc le troiiîéme du 8. du même mois foufcrit par un autre Chirurgien : Nous avons déjà annoncé, & nous avertilTons de nouveau, que notre Fils ainé, Dodeur en Médecine , eft le feul de notre Famille à ^^ui nous ayions fait part de notre fecret. Plus de quatre ans de pratique à préparer ce remède ibus nos yeux, l’ont mis lui feul en état de le compofer avec la même perfedion, ou nous n’avons atteint que par un travail de cinquante années. Le foin de notre réputation , & l’intérêt du public , nous obligent à l’exhorter de fe méfier de ces remèdes fupofés , que les fuccès du notre ont fait imaginer , & à le prier de ne pas nous imputer les événemens fâcheux dont ces prétendus remèdes pourroient être fuivis. Pour diilinguer notre véritable Poudre , de cellej qu’on s’éforce de contrefaire , on doit obferver , que non feulement tous les paquets de dix prifes feront fignés de la main de notredit Fils ainé , & cachetés de notre cachet ordinaire, comme il eft dit dans notre Inftruclion du zo. Novembre 1744. mais encore que cette même Inftrudionfignée de no tre main , de celle de notre Fils , & cachetée de notredit cachet, fera dans chaque paquet de dix prifes , eù l’on aura la manière de s’en''fervir. Par-là le public trouve le moyen de n’être point trompé parles imita teurs j dont la foule en annonçant le débit de notre remède, en prouve démonftrativement l’efficacité, & faitfentir en même tems la faunetc de ce qu’ils avancent, & leur avidité ; comme nous le déclarons dans la Préftice du Traité imprimé en & en cette année 1748, dans le quel on trouve nombre de Lettres & Certificats de guérifon, qui font la preuve inconteftable delà vérité de notre iiftéme. Ce Traité fe donne gratis partout oh Von difiribue ladite Tondre dont le prix efl de doux,e livres dix fols le paquet de dix prifes , à raifon d’une livre cinq fols la prife. Ceux qui auront befoin de quelc|ues éclairciflemens touchant l’ufage de «otre Poudre, peuvent s’adreiï3f*a nous avec toute confiance , en aftranchiiTant toutefois le port des Lettres, qu’ils adreiTeront à Ailhaud, Confeiller-Secretaire du Roi Çf Doêieur en Médecine ^ ou bien , à Ailhaud , Fils ainé , Ecuyer (5* Doéieur en Médecine. A A ix en Provence. La véritable Poudre eft celle que l’on vend par paquets de dix prifes , tels qu’ils font énoncés ci-deifus. A Aix , le z j. Août 1748, UVA. BHSC. SC 12472_7