Įvardžiuotinių formų nevartojimas terminijoje ir jo keliamas iššūkis normai
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RAMUNĖ VASKELAITĖ
LA NON-UTILISATION DES FORMES DÉFINIES EN TERMINOLOGIE ET LE DÉFI QU’ELLE POSE À LA NORME
MOTS-CLÉS: valeur de détermination, caractère défini, forme définie, norme, valeur emphatique, marquage de la catégorie, usage, marqueur de terme.
INTRODUCTION
Les formulations des ouvrages normatifs concernant l’emploi des formes définies (ci-après FD) en terminologie sont catégoriques: la plupart affirment que le constituant adjectival d’un terme doit être employé uniquement à la FD. Cette affirmation contraste toutefois fortement avec le contexte normatif général, qui montre que l’on se contente le plus souvent d’énumérer les valeurs que peuvent avoir les FD et, après avoir ajouté qu’on ne sait plus les employer, de ne pas en imposer l’emploi obligatoire dans ces valeurs. Un tel contexte normatif correspondrait parfaitement aux résultats des études diachroniques et synchroniques de la langue, qui révèlent que les FD disparaissent: elles reculent dans les dialectes et sont souvent remplacées par les formes simples dans la langue standard.
Ces contradictions inciteraient à se demander sur quoi repose la norme qui impose le marquage obligatoire du terme par un indicateur morphologique et dans quelle mesure elle est fondée, mais aussi à supposer que son fondement pourrait être un usage plus régulier. Pourtant, les seuls exemples présentés dans les études consacrées à la terminologie d’un domaine spécialisé donné (par ex.: Umbrasas 2002; Zemlevičiūtė 2003; Stunžinas 2005) indiquent déjà que les FD ne sont pas toujours employées dans les termes non plus. En 1973, Angelė Kaulakienė a constaté leur non-emploi dans les dictionnaires terminologiques et a qualifié cette tendance de caractéristique de l’époque. Mais la tendance à ne pas employer les FD en terminologie est également mentionnée par la suite, tout en signalant une tendance générale à ne pas employer les FD. Dans la Grammaire du lituanien contemporain (ci-après DLKG), il est également affirmé que l’emploi des FD dans les termes varie, bien qu’elles soient davantage recommandées dans la langue standard (DLKG 1997: 175).
La constatation répétée de cette tendance inciterait déjà à formuler une autre hypothèse: l’affirmation catégorique concernant la terminologie ne se distingue pas seulement du contexte normatif général et ne s’oppose pas seulement dans une certaine mesure aux études linguistiques, mais ne trouve pas non plus un écho suffisant dans l’usage. Celui-ci, comme on pourrait le supposer en tenant compte de la récurrence de cette tendance, serait davantage porté à suivre l’orientation générale de l’évolution des FD et les normes qui lui correspondent davantage, lesquelles n’imposent pas leur emploi.
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des normes. Bien entendu, ces suppositions et hypothèses ne peuvent être vérifiées qu’en étudiant la norme et l’usage. Or, de telles études font défaut, si l’on excepte un travail qui constate que les FD ne sont pas employées dans les travaux scientifiques sur le soudage (Gedzevičienė, Gedzevičius 2011) et l’article déjà mentionné d’A. Kaulakienė (1973), qui examine peu la norme et se contente plutôt de la formuler. Adelė Valeckienė (1957) a réalisé une étude importante de l’usage, mais son objet direct n’est pas les termes et 60 ans se sont écoulés depuis sa publication. Il existe plusieurs publications qui abordent indirectement la question de l’emploi en terminologie: en étudiant les valeurs des FD (Valeckienė 1961), les cas d’emploi incorrect observés dans la langue administrative (Oginskienė 1993), les participes passifs (Ambrazas 1964), ou les adjectifs en -inis, -ė (Kniūkšta 2001). Les travaux de terminologie expriment également rarement un avis sur l’emploi des FD (Gaivenis 1975; Keinys 2004), et celui-ci ne peut parfois être déduit qu’indirectement (Gaivenis 1995; Keinys 2005).
Faute d’étude de la norme comme de l’usage, l’incohérence de ce dernier s’accentue. Cela suffirait déjà à inciter à examiner l’emploi des FD en terminologie. L’irrégularité du marquage des termes par cet indicateur morphologique apparaît clairement dans la langue de l’économie. On y observe néanmoins aussi certaines tendances plus systématiques. Leur examen permettrait de déterminer le rapport entre ces tendances et la norme, et d’en évaluer le bien-fondé. Toutefois, les contradictions normatives relevées montrent qu’une analyse du seul usage ne suffirait pas à évaluer ce bien-fondé. En effet, si le caractère éventuellement irrégulier de la norme n’est pas suffisamment établi, il serait illogique de tirer de l’opposition de l’usage des conclusions sur l’absence de fondement de ses tendances. Il se peut que l’usage suive simplement davantage la tendance à la disparition des FD, mise en évidence par les études diachroniques de la langue et qui n’est pas non plus écartée dans les travaux normatifs. Ainsi, l’évaluation du bien-fondé de l’usage n’est possible qu’après examen de la norme, et l’un des critères d’évaluation de celle-ci est le degré auquel elle est respectée dans l’usage. Ces liens réciproques déterminent l’objectif du présent article: examiner la norme relative à l’emploi des FD en terminologie, les tendances qui se manifestent dans l’usage et, sur la base d’une analyse comparative, évaluer tant la tendance de l’usage que le bien-fondé de la norme.
L’usage étudié est représenté par deux types de textes: des textes suivis, à savoir des articles publiés dans des revues scientifiques d’économie, et un contexte d’emploi des termes dépourvu de contexte, c’est-à-dire des dictionnaires de terminologie économique et des glossaires de termes (notions) figurant dans des actes juridiques. L’autre objet de l’étude est constitué par les affirmations formulées au sujet de l’emploi des FD en terminologie dans des travaux normatifs, descriptifs, explicatifs, pédagogiques et de recherche, ainsi que par les interprétations qui ressortent des explications de la nature des FD, de leur évaluation au regard des catégories grammaticales, de la classification de leurs valeurs et de l’ensemble des travaux de recherche.
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Les principales méthodes employées sont l’analyse comparative, l’induction, la déduction et la synthèse, caractéristiques des travaux théoriques. L’étude de l’usage des formes longues (FL) s’appuie sur la comparaison et l’évaluation de données statistiques tirées de dictionnaires de terminologie et de textes législatifs.
1. CONTEXTE NORMATIF GÉNÉRAL
La désignation du terme n’est pas la seule fonction des FL en lituanien. On leur en attribue plusieurs autres, le plus souvent appelées significations. C’est précisément par ces dernières que l’on explique généralement l’opposition entre les FL et les formes courtes (FC). La classification des significations varie toutefois, et les FL n’ont toujours pas de place définie dans le système des formes et des catégories grammaticales. Selon le modèle d’évaluation retenu, on constate également de nombreuses exceptions que ce modèle explique difficilement. Les recherches sur l’évolution de la langue tendent elles aussi à montrer que ce phénomène linguistique est une énigme difficile à percer. Elles permettent de constater que les FL disparaissent, mais les causes de ce déclin ne sont pas non plus entièrement claires. Cela incite à examiner ces incertitudes et à évaluer les normes codifiées d’emploi des FL en en tenant compte.
1.1. Problèmes et liens mis en évidence par les travaux de recherche
Les FL ne constituent pas un objet que la linguistique lituanienne choisit souvent d’étudier, mais certains aspects fondamentaux ont été établis. On connaît, par exemple, leur origine: les FL se sont formées lorsque le pronom de base jis, ji – *io- s’est attaché comme enclitique aux formes simples (Rosinas 1975; Valeckienė 1986; Zinkevičius 1957, 1966, 1981, 1996).
Il reste néanmoins de nombreux points qui n’ont pas été entièrement élucidés. Ainsi, l’origine est connue, mais la valeur du pronom *io- fait l’objet d’interprétations différentes; de même, selon l’analyse de l’un des formants dérivationnels, la signification de la forme dérivée elle-même est comprise différemment. On peut discerner ce lien dans l’aperçu des théories sur l’origine de ce pronom que A. Valeckienė (1986, 1990) présente dans ses articles: lorsque le pronom *io- est considéré comme anaphorique (démonstratif), les FL sont généralement tenues pour désigner un objet particulier ou exprimer la détermination, et pour correspondre aux articles définis d’autres langues indo-européennes; lorsque le pronom est considéré comme relatif, elles sont le plus souvent interprétées comme exprimant l’emphase, c’est-à-dire comme soulignant l’objet désigné ou une caractéristique permanente. A. Valeckienė (1957) avait déjà attiré l’attention sur la dualité de la fonction sémantique. La qualifiant de fonction démonstrative à valeur emphatique, elle affirmait que certains adjectifs longs acquièrent une valeur déterminative, tandis que d’autres ont une valeur emphatique. Cette dualité
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de la nature de la fonction a été expliquée par la spécificité de la formation des FL: « Du fait de l’union indissociable du pronom et de l’adjectif, les valeurs fonctionnelles des adjectifs longs sont également devenues tributaires de la relation syntaxico-sémantique entre l’adjectif et le mot qu’il détermine. <...> Les adjectifs longs qui désignent un objet dont ils expriment le trait distinctif forment avec le mot déterminé un seul groupe sémantique et acquièrent une valeur déterminative: ils désignent un objet connu particulier. En revanche, les adjectifs longs qui désignent un objet dont ils expriment un trait caractéristique connu ne forment pas avec le mot déterminé un groupe syntaxico-sémantique étroit et acquièrent une valeur purement emphatique. » (Valeckienė 1957: 210). Bien qu’il ait été affirmé que, dans la langue contemporaine, les adjectifs longs ont deux significations, on a également entrevu une évolution de celles-ci: les adjectifs emphatiques ont été considérés comme étant en voie de disparition et peu susceptibles d’évoluer davantage, tandis que les adjectifs déterminatifs étaient tenus pour dominants dans la langue de l’époque. Cette conception de l’évolution des significations est développée dans les articles ultérieurs de A. Valeckienė, où le pronom *io- est désormais rapproché de constructions indo-iraniennes et grecques. Il est avancé que, dans ces constructions, ce pronom, placé après le nom à la même position que lui, n’était ni purement relatif ni véritablement anaphorique: il avait intrinsèquement une fonction emphatique, de désignation répétée (« identificatrice »), tandis que la fonction déterminative s’est développée ultérieurement; en outre, il n’existe pas de frontière nette en lituanien entre les valeurs déterminative et emphatique (Valeckienė 1986: 184–185; 1990: 27–28). Ces observations ont précisément pu servir de fondement à la distinction d’une catégorie de la définitude en lituanien. Dans le chapitre du premier tome de la Lietuvių kalbos gramatikos (ci-après LKG), préparée par A. Valeckienė, la corrélation entre la définitude et l’indéfinitude n’est encore qu’évoquée; dans l’article de 1986, la définitude est clairement distinguée, puis elle l’est également dans la DLKG. À noter que, dans l’article de 1986, le terme employé n’est plus « valeur déterminative », mais « valeur définie » (ou « définitude »); afin d’éviter toute confusion, c’est ce terme qui sera également utilisé dans la suite du présent article, sauf lorsqu’il importera de restituer précisément les termes employés dans telle ou telle étude.
Dès que la LKG a tenté de distinguer l’opposition entre définitude et indéfinitude, la question de la valeur emphatique est devenue immédiatement délicate. La grammaire affirme que les adjectifs longs emphatiques se situent à l’écart de cette corrélation: leur fonction relève de l’emphase stylistique (LKG 1965: 511). Pourtant, dans les études les plus récentes sur la structure grammaticale du lituanien, les FL sont analysées uniquement comme des moyens d’exprimer la définitude (Holvoet, Tamulionienė 2006; Mikulskas 2006; Spraunienė 2008a, 2008b, 2011; Judžentis 2012: 99–110). Ainsi, le fait qu’en lituanien, contrairement aux langues à articles, les FL soient également employées avec une valeur emphatique reste généralement sans examen. Certes, on trouve quelques tentatives d’aborder la question de la valeur emphatique, mais elles semblent indiquer que l’on cherche à l’intégrer dans
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la catégorie de la détermination: on affirme que la valeur emphatique devrait être considérée comme une fonction pragmatique des formes définies (Mikulskas 2006: 64), tandis qu’une thèse de doctorat soutient que « tous les adjectifs définis traditionnellement qualifiés d’emphatiques peuvent à juste titre être considérés comme remplissant une fonction de détermination » (Spraunienė 2011: 112).
Tenter d’expliquer les formes définies du lituanien par la détermination soulève également d’autres difficultés. L’opposition entre détermination et indétermination est déjà présentée comme une catégorie de l’adjectif dans le DLKG, mais cette distinction a été critiquée: parce que la forme définie de l’adjectif n’est qu’une des nombreuses formes morphologiques qui déterminent une propriété, et que cette opposition est observable aux niveaux des lexèmes et des formes grammaticales (Paulauskienė 1994: 225); et parce que, dans une conception du syntagme nominal différente de celle qui caractérise la linguistique lituanienne traditionnelle, il s’agit d’une catégorie du syntagme nominal, et non de l’adjectif (Holvoet, Tamulionienė 2006: 12). Toutefois, les travaux qui formulent cette critique ne répondent pas clairement à la question de savoir si une telle catégorie grammaticale caractérise le lituanien en général. Dans leur article, Axel Holvoet et Aurelia Tamulionienė concluent leur recherche d’une réponse par la remarque de Christofer Lyons selon laquelle toutes les langues ne possèdent pas la détermination, ainsi que par le constat que la description grammaticale du lituanien ne peut se passer de cette notion (Holvoet, Tamulionienė 2006: 32). Artūras Judžentis ose néanmoins distinguer une catégorie grammaticale de la détermination, mais il comprend cette catégorie autrement que ne le fait la grammaire traditionnelle du lituanien: comme englobant non seulement les niveaux morphologique et syntaxique, mais aussi les niveaux sémantique et pragmatique. La détermination est avant tout associée à ce dernier niveau (Judžentis 2012: 99–110).
La principale difficulté que soulève le fait de considérer les formes définies du lituanien comme un moyen d’exprimer la détermination tient sans doute à l’irrégularité marquée de l’opposition: de nombreux exemples montrent que les formes définies sont employées sans détermination clairement établie, tandis que la détermination s’exprime aussi sans ces formes (Spraunienė 2008b, 2011). A. Valeckienė a également examiné l’irrégularité de leur emploi à valeur emphatique, mais son explication est plus convaincante: l’emphase portée sur une propriété de l’objet dépend du point de vue subjectif de l’auteur à son égard (Valeckienė 1957: 203–212). Dans l’ensemble, les tentatives des chercheurs pour percer le mystère de la fonction remplie par les formes définies en lituanien ressemblent à un cercle vicieux: le bilan des tentatives présenté par A. Valeckienė en 1957 montre que le recours à la seule théorie déterminative ou à la seule théorie emphatique n’a pas permis de résoudre cette énigme; on a alors cherché à la résoudre en reconnaissant deux fonctions sémantiques principales, tandis que les études sur la détermination se recentrent à nouveau sur une seule d’entre elles, et aboutissent le plus souvent à constater que l’expression de la détermination par les formes définies des adjectifs est irrégulière en lituanien (Valeckienė 1986; Holvoet, Tamulionienė 2006; Spraunienė 2011; Judžentis 2012). D’un autre côté, les tentatives qui se poursuivent jusqu’à aujourd’hui pour élucider cette fonction et trouver une place plus clairement définie aux formes définies dans le système des formes et des catégories grammaticales
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incitent à supposer que cette fonction n’est probablement pas très importante pour la langue, car son rôle essentiel aurait dû être élucidé depuis longtemps.
L’hypothèse d’une importance secondaire de cette fonction serait confirmée par les études sur l’évolution de la langue, qui révèlent que les formes définies disparaissent. Zigmas Zinkevičius (1957, 1966, 1978, 1981, 1996) indique des parlers où elles ne sont plus utilisées. A. Valeckienė (1957) conclut que la valeur emphatique disparaît, mais relève également des signes de la disparition de la valeur déterminative dans les parlers: les formes définies ne sont plus employées avec cette valeur dans les parlers des Dzūkiens occidentaux ni dans ceux des Aukštaitiens orientaux et centraux de la partie méridionale; elles sont moins fréquentes dans les parlers qui jouxtent les zones où les formes définies sont presque absentes, en particulier dans la partie orientale des Aukštaitiens du Sud-Ouest. Si l’on considère la valeur déterminative comme la valeur principale et la plus vivante dans la langue actuelle, et la valeur emphatique employée dans les parlers mentionnés comme une valeur en voie de disparition, l’article conclut que tous les adjectifs définis sont eux aussi en voie de disparition dans ces parlers (Valeckienė 1957: 303). La question de savoir pourquoi ils disparaissent n’a cependant pas reçu de réponse claire. Ayant constaté que la valeur déterminative est également exprimée par des formes simples dans des parlers où les adjectifs définis restent très largement employés, A. Valeckienė a avancé une explication: il s’agit de la spécificité de la détermination des objets au moyen des adjectifs définis en lituanien: « En lituanien, le pronom à thème *io-, qui remplit une fonction déterminative, est indissociablement lié à l’adjectif; par conséquent, la détermination d’un objet — son individualisation par rapport aux autres — dépend dans une très large mesure du sens lexical de l’adjectif ainsi que de sa relation syntaxico-sémantique avec le mot qu’il qualifie <...>. Si l’adjectif peut déjà, par son sens lexical spécifique, distinguer un objet d’un autre, le marqueur de détermination — la terminaison définie — devient inutile. » (Valeckienė 1957: 303). Il est avancé que de tels cas isolés d’expression irrégulière de la valeur déterminative des adjectifs ont pu contribuer au début de la disparition des formes définies. Le LKG explique de manière similaire le caractère peu strict de la corrélation entre détermination et indétermination (LKG 1965: 511).
Dans les travaux consacrés aux causes de la non-utilisation des formes définies dans la structure grammaticale du lituanien actuel, un autre facteur est mentionné: la faible différence de sens. Bien que le LKG considère le sens comme le principal critère distinguant les formes définies des formes simples, on relève en 1986 que cette distinction sémantique n’est pas faite, ni dans la langue écrite ni dans les parlers, et l’on en met l’existence en doute (Paulauskienė, Tarvydaitė 1986: 136). On avance ensuite l’argument suivant: « Si la différence de sens entre les adjectifs simples et les adjectifs définis était importante (essentielle), il n’y aurait pas de locuteurs de la langue standard capables de se passer des adjectifs définis. Or, ceux qui sont originaires de parlers où les adjectifs définis ne sont pas employés s’en passent également lorsqu’ils parlent la langue standard, contribuant ainsi à leur disparition générale. <...> Compte tenu des
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migrations de population, de l’urbanisation du pays, du bilinguisme et du trilinguisme actuels, il faut penser qu’ils sont aujourd’hui très nombreux à ne pas savoir employer les formes définies et à pouvoir s’en passer. » (Paulauskienė 1994: 222–223).
Outre les facteurs mentionnés, l’influence des langues voisines est également avancée comme cause de la disparition des formes définies (Pupkis 1980: 137; Paulauskienė, Tarvydaitė 1986: 136–137; Paulauskienė 1994: 223), mais il s’agit surtout de l’influence du russe, et ce facteur n’est pas étudié plus en détail.
1.2. Le reflet des contradictions dans les ouvrages de normalisation
Si un phénomène linguistique disparaît spontanément de l’usage, il devrait être difficile, et probablement même inopportun, de contrarier de telles tendances au moyen de normes linguistiques. La fonction encore mal élucidée des formes adjectivales pronominales (FAP) devrait également rendre difficile la normalisation de leur emploi. Ce lien n’est pas mentionné lorsqu’on examine les normes régissant l’emploi des FAP, mais certains facteurs susceptibles de constituer un obstacle de taille à l’affirmation du caractère obligatoire de leur emploi sont signalés.
Dans la plupart des manuels de morphologie ou de culture linguistique, ainsi que dans le LKG, la tendance à ne pas employer les FAP en langue standard est d’abord mise en relation avec l’influence des parlers: certains parlers sont presque dépourvus de FAP, si bien que leurs locuteurs ont du mal à en percevoir la spécificité (Piročkinas 1990: 86; Šukys 2003: 113); dans de nombreux parlers, les FAP ont disparu ou ne subsistent que sous des formes figées, de sorte qu’en langue standard également, on ne sait pas toujours les employer correctement (Pupkis 1980: 137); les locuteurs de ces parlers peuvent se passer des FAP lorsqu’ils parlent la langue standard (Paulauskienė 1983: 212–213; 1994: 222), et ils n’ont plus d’intuition linguistique pour les adjectifs pronominaux (Paulauskienė 2004: 309). De telles tendances dans l’évolution de la langue peuvent aussi s’expliquer par la faible différence de sens: « En signalant la très faible différence de sens entre les adjectifs pronominaux et les adjectifs simples, on ne veut nullement affirmer qu’il faudrait renoncer aux formes pronominales en langue standard. On veut seulement montrer qu’il est le plus facile de renoncer à une forme qui n’a pas de sens spécifique très clair et que le sentiment linguistique inné ne protège pas. » (Paulauskienė, Tarvydaitė 1986: 137). Lorsqu’on tient compte de tels facteurs, on se contente souvent d’énumérer les sens que peuvent avoir les FAP, sans souligner le caractère obligatoire de leur emploi.
Cependant, les sens énumérés diffèrent. A. Valeckienė (1957), qui en a proposé la classification la plus détaillée, en distingue deux principaux: le sens de détermination et le sens d’emphase. La différence fondamentale indiquée est que, dans le sens de détermination, les adjectifs pronominaux complètent la notion exprimée par le mot déterminé et la rendent plus précise (senasis namas), tandis que, dans le sens d’emphase, ils ne font que renforcer et mettre en relief la qualité exprimée par le mot déterminé (šaltasis šaltinėlis).
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Le sens de détermination se subdivise en deux sous-types: le sens distinctif, où les adjectifs pronominaux définissent les objets en les distinguant d’autres objets semblables, et le sens déictique, où ils les définissent en indiquant des caractéristiques déjà mentionnées et connues (voir fig. 1).1 Le sens distinctif a été subdivisé plus finement en déterminants distinctifs et déterminants de classe; c’est précisément à ces derniers qu’a été associé l’emploi des FAP dans la terminologie.
1 PAV. Įvardžiuotinių formų reikšmių klasifikacija (Valeckienė 1957: 174–210).
Une classification semblable a également été appliquée dans le LKG, mais les déterminants de classe, considérés par A. Valeckienė comme une unité de troisième niveau, y sont devenus une unité de deuxième niveau (voir fig. 2).
1A. Valeckienė illustre le sens déictique par des exemples tels que la désignation d’une lampe comme « miraculeuse » dans le récit de J. Biliūnas: Sur une haute montagne escarpée apparut une lampe miraculeuse. Elle brillait comme une étoile, entourée d’un cercle lumineux aux lettres d’or. <...> Pourtant, bien des années de sacrifices et de dévouement s’étaient écoulées, et pas un seul de ceux qui gravissaient la montagne n’avait encore atteint son sommet ni touché la miraculeuse lampe (Valeckienė 1957: 189). Dans les études récentes sur les FAP du lituanien, l’expression d’une telle détermination est associée au niveau pragmatique (Holvoet, Tamulionienė 2006).
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2 PAV. Įvardžiuotinių formų reikšmių klasifikacija LKG (1965: 505–510)
DLKG rūšinės ypatybės žymėjimas vėl tampa tretinės skiaidos vienetu (DLKG 1997: 174–176) (žr. 3 pav.). Tokia keliapakopė klasifikacija pateikiama ir Funkcinėje lietuvių kalbos gramatikoje (Valeckienė 1998). Užsienio kalbotyrai būdingu modeliu grindžiamuose ĮF tyrimuose skiriamos kelios apibrėžtumo rūšys: deiktinis, anaforinis, situacinis ir kt. apibrėžtumas (Holvoet, Tamulionienė 2006; Spraunienė 2008b, 2011; Judžentis 2012: 103–105).
3 PAV. Įvardžiuotinių formų reikšmių klasifikacija DLKG (1997: 174–175)
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Le manque de clarté quant au sens et à la fonction tient aussi au fait que divers cas d’emploi sont mentionnés au même titre. Ainsi, un manuel de langue de spécialité énumère l’emploi des FAP pour exprimer une classe, distinguer un objet d’autres objets, mettre une qualité en relief, mais aussi leur emploi dans la dénomination d’institutions, d’établissements et de fonctions, pour désigner une date exceptionnelle et dans les prises de parole de style officiel (Brūzgienė ir kt. 2013: 150), alors que ces trois derniers types d’emploi ne sont probablement que des cas d’expression des sens énumérés. Dès lors qu’on distingue les cas d’emploi des sens, leur évaluation devient beaucoup plus controversée. Seuls sont admis la première partie, la deuxième partie, le premier chapitre, le deuxième chapitre (Paulauskienė 2004: 307), alors que si l’on considérait ces cas comme l’expression du sens d’emphase et qu’on les rapprochait de l’étude menée par A. Valeckienė, il ne resterait qu’à reconnaître le droit de choisir selon que l’on souhaite ou non mettre l’accent. La multiplication constante des cas et des divergences dans leur évaluation peut également contribuer à une indifférence générale envers les FAP. L’ampleur des incertitudes, tant dans l’usage que dans la norme, ressort des statistiques de Rita Miliūnaitė sur les recommandations concernant l’emploi des FAP: dans les deux tiers d’entre elles, il est question de cas où les FAP devraient remplacer les formes simples (FS), tandis que dans un tiers, les auteurs recommandent d’employer les FS à la place des FAP (Miliūnaitė 2003: 81–82).
L’examen du contexte normatif révèle que celui-ci dépend du degré d’étude du phénomène linguistique, et que les recherches sont considérablement compliquées par des incertitudes dont les origines remontent au fondement même de la formation des FAP, à savoir le sens du pronom *io-. Une fois ce pronom fusionné avec l’adjectif, il n’est plus possible d’en déterminer le sens véritable; or, la conception des FAP et de leurs fonctions — et, par conséquent, leur place dans le système des catégories grammaticales — dépend de l’interprétation retenue. Certes, ces interprétations scientifiques ont permis d’établir une certaine base pour la classification des sens des FAP, mais les ouvrages de diffusion de la norme font également apparaître diverses combinaisons d’autres sens. Les fluctuations de la norme s’expliquent, à leur tour, par la tendance perçue des FAP à disparaître de l’usage.
2. NORME D’EMPLOI DANS LA TERMINOLOGIE
Compte tenu de la tendance à remplacer les formes adjectivales définies par des formes indéfinies et de l’importance des raisons qui l’expliquent, on hésite à affirmer qu’il est nécessaire de les employer dans leurs différents sens. L’avis concernant les formes définies dans la terminologie est toutefois différent: la plupart des travaux répètent qu’il est indispensable d’employer les formes définies dans les termes. Cette affirmation est formulée clairement, mais le fondement de la norme n’est pas indiqué, et sa formulation même laisse beaucoup de questions sans réponse.
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2.1. Formulation de la norme
Būtinybę terminuose vartoti ĮF nurodo A. Kaulakienė (1973), atkreipusi dėmesį į tai, kad vartosena terminijoje2 ir terminų žodynuose dar nėra iki galo sutvarkyta. Ši norma teikiama ir Kalbos patarimuose, NF vartojimą rūšiai ir išskiriamajai daikto ypatybei reikšti sudėtiniuose terminuose ir pavadinimuose įvertinant nuoroda neteiktina (KP 2002: 26). Vadovėlyje aukštųjų mokyklų studentams teigiama: „Įvardžiuotinės formos yra būtinas sudėtinių terminų rodiklis (išskyrus tuos žodžius, kurie negali būti įvardžiuotiniai, pvz., priešagos -inis būdvardžiai). Net ir tada, kai būdvardinio žodžio forma pati rodo išskyrimą, terminas turi būti įvardžiuotinis. Antai žymėtieji būdvardžių laipsniai jau išskiria ypatybę iš kitų, bet terminuose turėsim tik vyresnysis inžinierius, aukščiausiasis teismas ir kt.“ (Pupkis 1980: 136). Teikiant administracinės kalbos normas pritariama: „Taigi įvardžiuotinės formos būtinai vartotinos terminuose. Neįvardžiuotinė forma čia pažeidžia lietuvių kalbos dėsnius, ją niveluoja. Kas sako raudoni, geltoni, juodi serbentai, užuot sakęs raudonieji, geltonieji, juodieji serbentai, jau daro kalbos klaidą“ (Piročkinas 1990: 86); „Rūšiai nusakyti ir terminams sudaryti netinka paprastosios formos.“ (KKP 1998: 123). Visuomenei skirtame kalbos kultūros vadovėlyje irgi formuluojamas griežtas principas: „Įvardžiuotinės formos būtinos, kai pasakoma daiktų rūšis, tam tikras tipas ir sudaromas sudėtinis terminas.“ (Šukys 2003: 113).
On peut déduire de telles affirmations que les formes définies sont considérées comme un marqueur terminologique, destiné à distinguer le terme d’un simple syntagme de mots. Dans certains cas, elles sont même explicitement désignées comme un marqueur indispensable des termes composés (Pupkis 1980: 136). Cependant, il n’est pas précisé ce que ce marqueur devrait signaler ou distinguer, ni dans quels types d’usage. En effet, il ne serait guère utile de marquer les termes comme tels dans certains répertoires terminologiques (dictionnaires, bases de données, glossaires de concepts): le statut de terme peut être reconnu à sa seule présence dans un répertoire terminologique. Dans le seul article d’A. Kaulakienė, il est clairement indiqué que les adjectifs définis doivent être employés aussi bien dans l’élaboration de dictionnaires, de registres, de répertoires, de bulletins et de projets terminologiques que dans les textes (Kaulakienė 1973: 30–31). Ailleurs, le propos reste assez abstrait: il est question de la nécessité des formes définies dans les termes et lors de la formation des termes. On peut déduire indirectement des corrections que la norme a plutôt été établie pour les textes suivis comme pour les textes non suivis (Keinys 2006: 299).
2La terminologie est généralement comprise comme l’ensemble des termes; toutefois, l’article d’A. Kaulakienė montre que ce mot désigne plutôt, dans son emploi, des textes suivis.
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On ne peut établir que de manière assez indirecte le rapport entre la norme préconisée et le style fonctionnel. Il va de soi que le principal domaine d’emploi des termes est celui des textes scientifiques. Cette affirmation figure néanmoins aussi dans des publications destinées aux spécialistes de la langue administrative et aux juristes (Piročkinas 1990; KKP 1998; Paulauskienė 2004; AKA 2014), ce qui montre que la norme s’applique également à la langue administrative. Une publication corrige des termes employés sous leur forme indéfinie dans la presse (Paulauskienė, Tarvydaitė 1986: 138); le style journalistique, qui comporte aussi des éléments de style libre, relève donc également du champ d’application de cette norme. Enfin, il est explicitement indiqué dans un ouvrage que les formes définies s’emploient dans les discours scientifique et quotidien, ainsi que dans la littérature et la presse (Paulauskienė 2004: 308). Il convient toutefois de noter que les Conseils linguistiques précisent que, dans la langue parlée et les autres styles libres, les termes peuvent aussi être employés sous leur forme indéfinie (KP 2002: 26).
A. Valeckienės (1957) tyrimas atliktas ir ĮF klasifikacija pateikta remiantis tik būdvardžio vartosena, A. Kaulakienė irgi mini tik būdvardžių vartojimą, DLKG apibrėžtumas siejamas tik su būdvardžiu. Tačiau iš pateiktųjų citatų matyti, kad termino visuotinio žymėjimo principas taikomas ir kitomis kalbos dalimis, būtent dalyviams, įvardžiams ir skaitvardžiams. Viename straipsnyje pateikiama rišlaus teksto pavyzdžių, kur esamojo laiko neveikiamieji dalyviai vartojami tiek ĮF, tiek NF, tačiau terminų pavyzdžių pateikiama tik tokių, kurių būdvardinis dėmuo yra pavartotas ĮF (Ambrazas 1964). Kanceliarinės kalbos patarimuose tiesiogiai nurodoma, kad daiktų rūšiai nusakyti vartojamos ir dalyvių ĮF (KKP 1998: 123). Įvardžių ĮF terminijai neturėtų būti būdingos, nes jas gali turėti tik parodomieji, keli savybiniai įvardžiai ir asmeninis įvardis jis, ji. Kiek labiau joje galimi terminai, į kurių sudėtį įeina skaitvardžių formos, tačiau morfologijos ir kalbos kultūros vadovėliuose šis galimybių klausimas nesvarstomas – ĮF aptariamos ir su terminija susiejamos būdvardžio skyriuje, o kitų kalbos dalių skyriuose tik užsimenama, kad šios kalbos dalys irgi gali turėti ĮF (Jakaitienė ir kt. 1976; Paulauskienė 1983, 1994). Tiesa, A. Valeckienė rašė, kad apibrėžtumo ir neapibrėžtumo kategorija būdinga atributiniams dalyviams, tačiau tokios kategorijos visai negalima išskirti įvardžių ir skaitvardžių klasėse (Valeckienė 1986: 176).
Lorsqu’on prescrit le marquage obligatoire des termes au moyen de formes définies, les ouvrages normatifs ne prévoient aucune exception, ni pour les styles fonctionnels ou les parties du discours, ni pour des cas particuliers. Seuls les Conseils linguistiques indiquent que les formes indéfinies peuvent être employées lorsqu’elles sont consacrées par la tradition, et donnent des exemples tels que pain noir, café noir, travail pénible, viande grasse, lait écrémé, lait sucré, vin sec, ration sèche, glaces au lait, fil de fer barbelé (KP 2002:
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26–28). Kazimieras Gaivenis avait pourtant déjà mis en doute le statut terminologique de ces syntagmes: commentant l’affirmation de l’édition de 1994 du DLKG, fondée sur ces exemples, selon laquelle l’opposition entre adjectifs définis et indéfinis n’est ni très marquée ni systématique, il a souligné qu’il n’est pas nécessaire d’employer des formes définies pour désigner aussi bien le lait frais que le lait aigre, car la caractéristique désignée est temporaire, tandis que la forme définie indique une caractéristique spécifique permanente (Gaivenis 1995: 8). A. Valeckienė n’a examiné ce cas que comme l’un des cas possibles de neutralisation de l’opposition entre détermination et indétermination, propre à la désignation d’espèces d’objets, sans le relier directement à la terminologie (Valeckienė 1986: 172). Pourtant, même l’édition de 1997 du DLKG affirme, en s’appuyant sur ces exemples, que les formes indéfinies de certains adjectifs se sont imposées aussi dans la formation des termes (DLKG 1997: 175). Quoi qu’il en soit, le DLKG ne prescrit pas d’exception obligatoire; il constate seulement une tendance dans l’usage.
La formulation du DLKG selon laquelle les formes définies varient dans les termes (DLKG 1997: 175) doit elle aussi être considérée comme un simple constat de tendance. L’exemple illustrant cette formulation, rédacteur en chef, est déjà cité en 1986, où est également avancée une autre cause possible des tendances d’usage: la longueur de la forme et la difficulté d’employer la forme définie (Paulauskienė, Taryvdaitė 1986: 138). L’attention est également attirée sur l’emploi irrégulier des formes définies de mots empruntés à d’autres langues (Paulauskienė, Taryvdaitė 1986: 139). Parmi les exceptions d’usage, on mentionne aussi la désignation d’espèces d’objets au moyen des formes indéfinies du suffixe –iškas, –a: il est indiqué que ce suffixe, à l’instar de –inis, –ė, peut à lui seul désigner une espèce d’objet, rendant ainsi superflu le morphème définissant (Valeckienė 1986: 172; DLKG 1997: 175). Ainsi, des exceptions d’usage dans la terminologie sont mentionnées, mais elles ne sont pas directement prescrites comme norme. Les Conseils linguistiques corrigent un cas d’emploi: celui des adjectifs à suffixe –(ut)inis, –ė; –(urinis), –ė dans les termes composés, lorsqu’ils expriment une caractéristique distinctive (KP 2002: 26–27). Le DLKG est néanmoins un ouvrage normatif; les exceptions qui y sont mentionnées peuvent donc être interprétées autrement que comme de simples cas rencontrés dans l’usage.
Lorsqu’on examine les tendances générales d’emploi des formes définies, on relève bien davantage d’exceptions, même si elles ne sont pas directement associées à la terminologie. Le LKG souligne d’abord que, de manière générale, l’opposition entre la valeur définie et les adjectifs indéfinis n’est pas établie de façon systématique; il ajoute que, depuis ses tout premiers stades de formation, cette opposition a été influencée par diverses tendances évolutives de portée générale, liées aux spécificités des formes définies dans la détermination des objets. L’importance du sens lexical de l’adjectif est mentionnée en premier lieu: l’adjectif défini distingue ou désigne un objet en enrichissant de son sens lexical le concept exprimé par le mot qu’il détermine, tandis que la particule pronominale indique seulement que l’objet distingué ou désigné est connu. Il arrive donc que l’adjectif, même sans particule pronominale, puisse à lui seul décrire suffisamment un objet,
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rendre celui-ci connu — les formes simples apparaissent alors à la place des formes définies. Comme deuxième manifestation de la corrélation imparfaite, on indique que, dans les dialectes, la particule définie n’est pas ajoutée aux adjectifs superlatifs, car leur valeur fonctionnelle est très proche de celle des adjectifs définis, qui distinguent les objets par un degré relativement plus élevé de la propriété désignée (vyriausias sūnus, cf. vyriausias redaktorius). Troisièmement, on mentionne séparément que, dans certains dialectes, on tend à ne pas exprimer par la forme définie les épithètes distinctives et classifiantes à signification très spécifique, car leur seule signification lexicale peut suffire à distinguer les objets, par exemple: juodas pūdymas, kanapėta višta (LKG 1965: 511). A. Valeckienė (1986) a d’ailleurs illustré cette exception par les exemples juoda ir balta duona, saldus ir rūgštus pienas. Comme quatrième exception, la LKG mentionne le fait que les pronoms relatifs n’ont pas de forme définie. La cinquième concerne les sens figurés des adjectifs, détachés de leur sens adjectival fondamental (baisi kantrybė, gyvas tėvas). Il est également indiqué que les adjectifs en -inis, -ė ne s’emploient pas à la forme définie (LKG 1965: 511). La LKG étant un ouvrage normatif, ces exceptions peuvent être interprétées non seulement comme des données dialectales ou relevant de l’usage actuel, mais aussi comme des normes.
La DLKG mentionne elle aussi qu’un adjectif peut, par sa seule signification lexicale, définir un objet comme étant connu, et affirme que l’opposition entre les formes simples et les formes définies n’est ni nette ni systématique, en signalant des cas de neutralisation (DLKG 1997: 175). A. Valeckienė expliquait ainsi la neutralisation de l’opposition: « La définition des objets au moyen d’adjectifs définis dépend non seulement de leur rapport avec les adjectifs simples, mais aussi de leur lien syntaxique et sémantique avec le nom et du contexte plus large. Par conséquent, dans un contexte donné, la corrélation défini / indéfini, c’est-à-dire “général” / “individuel”, est neutralisée et l’adjectif simple est employé à la place de l’adjectif défini. Dans les conditions syntagmatiques de neutralisation, l’opposition entre adjectifs définis et simples s’affaiblit et l’emploi des formes simples s’étend. » (Valeckienė 1986: 171).
Ainsi, les grammaires et autres travaux n’énoncent pas directement d’exceptions propres à la terminologie, mais recensent divers cas de neutralisation caractéristiques de l’emploi des formes définies en général, ainsi que des facteurs importants susceptibles de conduire au remplacement des formes définies par les formes simples. Comme on le voit, ces exceptions et facteurs, en terminologie, devraient dépendre du rapport envisagé entre la désignation de l’espèce et l’emploi de la forme définie, et plus particulièrement du rapport entre la désignation de l’espèce et la désignation du terme.
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2.2. Argumentation directe et indirecte
Les travaux normatifs n’indiquent pas directement sur quoi repose la norme imposant l’emploi de la forme définie en terminologie. Certes, argumenter cette norme ne relève pas de la vocation de ce type de travaux, mais les arguments sont presque tout aussi rares lorsqu’il s’agit d’expliquer les normes linguistiques.
Certains travaux tentent de s’appuyer sur l’opposition entre les formes non définies et les formes définies, souvent présentée comme une différence de signification. Plusieurs significations sont envisagées, et cette différence est donc expliquée par différentes significations ou combinaisons de significations (LKG 1965: 505). Dans le cadre de la conception de la définitude, la différence est fondée sur l’opposition défini / indéfini: les formes définies désignent la propriété d’un objet en indiquant que celui-ci est connu, tandis que les formes non définies ne font que désigner la propriété de l’objet (DLKG 1997: 174). Une telle opposition ne peut toutefois décrire que la différence entre les formes simples et les formes définies, et non servir de critère à l’emploi des formes définies en terminologie. Ainsi, dans le syntagme didžioji upė, l’objet est présenté comme connu, mais ce syntagme n’est pas un terme. Arnoldas Piročkinas a tenté de recourir à un sous-groupe sémantique plus restreint, celui de la signification distinctive: les adjectifs non définis expriment en général la propriété d’un objet et constatent simplement que cet objet possède cette propriété (par exemple: greitas traukinys, raudona uoga), tandis que les formes définies ne se contentent pas de constater la propriété, mais la distinguent aussi des autres propriétés de l’objet, par exemple: greitasis traukinys, raudonoji uoga (Piročkinas 1990: 86). Cette explication reste néanmoins trop générale: la baie est bien distinguée par la forme définie, mais le syntagme raudonoji uoga n’est pas un terme. A. Valeckienė, elle aussi, distinguait deux marqueurs de la signification distinctive — les épithètes distinctives et les épithètes classifiantes — sans percevoir entre elles de grande différence; elle ne relevait comme traits distinctifs que le lien plus étroit des épithètes classifiantes avec le mot déterminé, leur degré supérieur de généralisation, la définition plus précise des objets (l’énoncé de leurs dénominations) ainsi que le fait que, pour comprendre les objets désignés par des adjectifs définis classifiants, aucun contexte particulier n’est nécessaire: ils sont compris de tous, dans n’importe quel contexte (Valeckienė 1957: 184). C’est sans doute pourquoi A. Piročkinas recourt dans son travail à une autre opposition encore, qui associe cette fois les formes définies à la terminologie: « Dans le premier cas, la propriété peut être accidentelle, temporaire, tandis que dans le second, elle est permanente, essentielle. Les formes définies sont donc à employer dans la formation des termes, en ajoutant au nom qui en constitue la base une épithète exprimant une propriété essentielle, comme dans l’expression greitasis traukinys. » (Piročkinas 1990: 86). K. Gaivenis considérait lui aussi l’opposition entre propriétés temporaires et permanentes comme un critère, et l’illustrait également par l’exemple suivant: un gyvenamasis namas peut être inhabité pendant un certain temps, tout en restant appelé gyvenamuoju namu; personne ne boit peut-être actuellement l’geriamojo vandens, mais il n’en demeure pas moins de l’geriamasis vanduo, c’est-à-dire une eau d’une certaine qualité (Gaivenis 1995: 8).
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Dans un manuel de culture linguistique, l’obligation de marquer le terme par une forme définie est justifiée par l’ambiguïté susceptible de se produire: les formes non définies peuvent elles aussi indiquer une espèce, mais elles seraient ambiguës; en terminologie, seule la forme définie de l’adjectif ou d’un autre mot doit donc être employée (Paulauskienė 2001: 24).
Il est toutefois rare que l’on tente d’expliquer, ne serait-ce qu’un peu, la norme. Le modèle est bien plus souvent le suivant: on énumère ou classe les significations que peuvent avoir les formes définies puis, après avoir examiné l’un de leurs sous-groupes, à savoir la désignation de l’espèce, on indique que les formes définies s’emploient en terminologie. En général, il n’est question ni d’un lien de causalité ni du rapport entre la désignation de l’espèce et l’emploi en terminologie. De plus, ce sous-groupe sémantique est désigné de diverses manières: tantôt comme les épithètes classifiantes (Valeckienė 1957), tantôt comme la désignation de l’espèce des objets (LKG 1965) ou de l’objet (Jakaitienė ir kt. 1976), l’expression de l’espèce des objets (DLKG 1997), la désignation de la propriété spécifique de l’objet (Paulauskienė, Tarvydaitė 1986: 137), ou encore l’indication de l’espèce de l’objet (Paulauskienė 1994).
Après avoir examiné les épithètes classifiantes, A. Valeckienė constate: « Étant donné que les épithètes classifiantes indiquent le plus souvent des propriétés individuelles généralisées à un groupe d’objets et qu’avec le mot déterminé elles expriment le nom de ce groupe, des termes sont très fréquemment formés avec de tels adjectifs définis, par exemple des termes de linguistique. » (Valeckienė 1957: 186). Cette affirmation est reprise dans la LKG, avec cette précision préalable que les adjectifs définis, accompagnés de certaines épithètes, peuvent exprimer le nom d’une espèce d’objets (LKG 1965: 507). La DLKG ne mentionne pas davantage de lien de causalité ni de rapport: elle indique simplement que les adjectifs définis distinctifs, associés à certains mots déterminés, peuvent désigner l’espèce des objets, et précise que de tels adjectifs servent souvent à former des termes dans divers domaines scientifiques (DLKG 1997: 174). Ces formulations, contrairement à celles des travaux normatifs cités dans la sous-section 2.1, laisseraient entendre que ni le caractère universel de la désignation de l’espèce ni l’obligation de marquer les termes ne sont établis. D’un autre côté, en traitant la désignation de l’espèce comme un sous-groupe d’une classification à plusieurs niveaux, on présuppose indirectement la possibilité de ne pas marquer l’espèce. En effet, si la valeur classifiante est considérée comme un sous-groupe de la valeur définie (ou de l’un de ses sous-groupes, la valeur distinctive), les lois propres au groupe devraient aussi s’appliquer à ce sous-groupe. Or, dans l’examen du groupe, sont envisagés divers cas d’exception, de neutralisation et de concurrence entre les formes non définies et les formes définies. Est même mentionnée une neutralisation directement liée à la désignation de l’espèce: le non-emploi de la forme définie des adjectifs à signification spécifique. La désignation de l’espèce étant elle aussi l’un des cas généraux d’emploi des formes définies, les tendances générales à ne pas employer ces formes devraient également s’y appliquer. Elles reposent sur des facteurs importants, tels que le recul des formes définies dans les dialectes et leur abandon dans la langue standard, ainsi que le faible écart de signification par rapport aux formes non définies (et donc la faible importance de l’opposition). Il ne resterait alors qu’à supposer que l’évolution ultérieure des formes définies
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l’évolution de l’emploi pour marquer une espèce, tout comme cette orientation de leur emploi avec d’autres significations, devrait être un phénomène en voie de disparition.
Toutefois, dans une classification à plusieurs niveaux, on distingue également un maillon intermédiaire, qui s’insère entre la signification déterminative et le marquage de l’espèce, à savoir la signification distinctive. A. Valeckienė (1957), après avoir indiqué que les épithètes distinctives distinguent les objets selon le sens lexical de l’adjectif, distingue les épithètes distinctives et les épithètes de classe. Il est vrai que les moyens de distinction prévus pour ces deux sous-groupes d’épithètes sont identiques: 1) la distinction d’un ou de plusieurs objets parmi de nombreux autres objets semblables par un degré relativement plus élevé de la propriété désignée (Motina su didžiąja mergike skalbėsi; Naujoji kaimininka pasirodė kandi); 2) la distinction d’un objet par rapport à un autre objet semblable au moyen d’une propriété qui s’oppose à celle de cet autre objet (Dešinysis petys kiek žemiau; Naujasis pirminykas geriau ažu senąjį); 3) la distinction d’un objet parmi de nombreux autres objets de la même espèce par une propriété spécifique et individuelle qui, de manière générale, n’est pas caractéristique de tous les objets de cette espèce (Kadaise čia buvo šventa vieta, stovėjo aukuras ir degė amžinoji ugnis; Driuožėtuosius maišus palik grūdams, o į lygiuosius supilk roputes). Plus précisément, les moyens de distinction des objets sont énumérés et illustrés par des exemples dans la sous-section consacrée aux épithètes distinctives, tandis que la sous-section consacrée aux épithètes de classe indique seulement qu’elles déterminent les objets par les mêmes moyens que les épithètes distinctives, sauf que l’espèce est moins souvent marquée par le premier moyen et le plus souvent par le troisième, puis donne des exemples d’épithètes de classe: 1) Kad prabėstum keletą vagų, tuoj įkiščia ankstyvųjų bulvių; Gailius verda nuo slankto, nuo piktojo kosulio; 2) Didėsės remunės niekai, mažosios (ramunėlės) kvėpia; Reikia apskriptojo nopielnyko; 3) Saldieji svogūnai; Raudonosios bulvės nebijo puvimo; Raudonieji dobilai. Comme on le voit, la différence entre les exemples illustrant les épithètes distinctives et les épithètes de classe est minime, ce qu’indique également A. Valeckienė, comme on vient de le mentionner. Si la différence est effectivement ténue, cette classification permettrait de supposer que les deux sous-types de signification intermédiaire — les épithètes distinctives et les épithètes de classe — devraient présenter les mêmes tendances. Toutefois, dans d’autres travaux, une frontière est tracée entre la distinction et le marquage de l’espèce: dans le premier cas, la différence entre les formes définies (ĮF) et les formes non définies (NF) est minime et peut être supprimée par l’intonation ou par des éléments contextuels, de sorte que, dans la plupart des cas, les formes peuvent être choisies librement pour transmettre la même information; en terminologie, les formes définies sont tout autre chose: elles ont pour fonction spécifique de marquer une propriété de classe de l’objet (Paulauskienė, Tarvydaitė 1986: 137). Il s’ensuivrait que le marquage de l’espèce est plus nécessaire que la signification distinctive des formes définies, bien qu’A. Valeckienė indique également des moyens identiques de distinguer les objets par leurs propriétés pour les épithètes distinctives comme pour les épithètes de classe.
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Tokio skirtumo darymo priežasčių irgi galima ieškoti A. Valeckienės (1957) atliktame vartosenos tyrime. Remdamasi senaisiais raštais kalbininkė galiausiai padarė išvadą, kad rūšiniai pažyminiai yra tolesnės išskiriamųjų pažyminių raidos rezultatas – išskiriamoji reikšmė rutuliojosi apibendrinimo ir kartu stipresnės determinacijos linkme. Padaryta ir tokia išvada, kad apibrėžiamoji reikšmė dabartinėje kalboje tampa pagrindinė, o pabrėžiamoji nyksta. Nebent tai leistų paaiškinti rūšinės ypatybės žymėjimui teikiamą didesnę svarbą, o ir spėti, kad rūšies žymėjimas ĮF turbūt laikomas perspektyviu kalbos raidos polinkiu, todėl, šiaip jau ĮF funkcijoms dylant, jį kaip visuotinį principą linkstama perkelti į terminiją.
Cette hypothèse semble également confirmée par les évolutions du statut des formes définies (ĮF) en terminologie que l’on peut discerner dans les travaux d’Aldona Paulauskienė. Dans le travail qu’elle a préparé avec une coautrice en 1986, sa conclusion concernant la terminologie est encore formulée avec quelque hésitation: « Lorsque la fonction terminologique du mot est manifeste, il serait peut-être préférable d’employer la forme définie, mais dans les autres cas, il faudrait sans doute reconnaître la libre concurrence des formes. » (Paulauskienė, Taryvdaitė 1986: 138). Il est vrai que, dans son ouvrage de 1994, après avoir énuméré les significations des adjectifs définis établies par la grammaire traditionnelle, elle distingue les adjectifs exprimant une espèce au sens terminologique comme ceux qui résistent le plus à la tendance générale à ne pas employer les formes définies, mais ajoute également: « Il n’est pas nécessaire d’être terminologue pour remarquer la tendance à employer la forme simple plutôt que la forme définie » (Paulauskienė 1994: 224). La nécessité d’employer les formes définies en terminologie n’est pas définie. En 2001, en revanche, une règle sans exception est déjà formulée pour la formation de termes binominaux: « il faut suivre la règle suivante: si un adjectif ou quelque autre mot peut être à la forme définie, alors seule la forme définie convient en terminologie, sans aucune exception. » (Paulauskienė 2001: 204). La tentative de justifier cette règle semblerait indiquer que les formes définies sont désormais privilégiées en terminologie non pas en raison de leur capacité inhérente à marquer l’espèce, mais en raison de l’ensemble des significations qu’elles peuvent exprimer: « La fonction principale de la formation de la forme pronominale est de mettre en relief, de déterminer et de distinguer. Les adjectifs définis ou les participes adjectivisés conviennent donc très bien à la terminologie, qui se caractérise par la détermination et la distinction par rapport à d’autres éléments analogues. » (Paulauskienė 2001: 204). Une telle affirmation confirmerait également que c’est vraisemblablement dans la terminologie que l’on entrevoit la perspective d’une opposition qui, par ailleurs, tend à la neutralisation. Mais un autre critère est également mentionné: la tradition normative: « Cette formation des termes est déjà traditionnelle, consacrée, codifiée, bien qu’une forme non définie puisse également marquer l’espèce. » (Paulauskienė 2001: 204). Bien entendu, la tentative ici présentée de déterminer le fondement de la norme n’est que l’interprétation de l’autrice de cet article, car la norme n’est généralement pas justifiée explicitement.
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On trouve des arguments explicites, semble-t-il, dans le seul article d’A. Kaulakienė. Il y est indiqué qu’un emploi cohérent des formes définies « contribuerait à assurer la systématicité des termes, qui reflète généralement les liens entre les concepts correspondants. D’autre part, cela permettrait d’éviter les variations indésirables dans les dictionnaires de termes » (Kaulakienė 1973: 30–31). Il s’ensuivrait que le fondement de la norme imposant le marquage obligatoire du terme est la recherche de systématicité. La validité de l’autre argument — selon lequel l’absence de formes définies dans les dictionnaires terminologiques irait à l’encontre de l’usage déjà établi des adjectifs définis — ne pourrait être évaluée qu’en étudiant l’usage de l’époque (vers 1973). Dans l’article d’A. Kaulakienė, il est proposé d’appliquer le principe partout, c’est-à-dire de marquer obligatoirement par la forme définie les termes dont le déterminant est un adjectif, tant dans les textes que dans les recueils terminologiques. Ainsi, le marquage de l’espèce, principalement relevé dans les études examinées comme une tendance manifeste de l’usage, directement et indirectement associée aux cas de neutralisation, devrait devenir un principe universel en terminologie; les motivations terminologiques prévoient précisément un tel principe, à savoir celui de la systématicité des termes. Néanmoins, les travaux de terminologie expriment eux aussi certains doutes quant au caractère obligatoire des formes définies. Ainsi, K. Gaivenis (1975), qui fut le premier à entreprendre un examen plus systématique des termes composés binominaux, mentionnait parmi leurs configurations grammaticales possibles non seulement les formes définies, mais aussi les formes simples (
(trukdantis veiksnys, krintantis šaltinis). Dans un autre article, il estimait qu’il était souvent difficile, en réalité, de déterminer si un terme doit être à la forme définie, même si, de manière générale, ces formes sont nécessaires en terminologie (Gaivenis 1995: 8). Quant à Stasys Keinys, après avoir souligné que, sous l’influence de la terminologie, les formes définies se répandent très largement et évincent les formes simples de l’usage, il a également indiqué explicitement qu’elles ne sont ni nécessaires dans tous les cas ni, à plus forte raison, obligatoires en terminologie (Keinys 2004: 81). La question du caractère obligatoire ou non des formes définies n’est toutefois pas examinée séparément dans les travaux de terminologie.
Il ressort de cette revue que la norme apparemment clairement prescrite est ambivalente. D’une part, l’emploi obligatoire des formes définies en terminologie est établi; toutefois, même si cette affirmation est fondée sur la recherche de systématicité, sur la tendance à une détermination plus forte de l’évolution des formes définies, ou sur d’autres arguments valables que l’autrice de cet article ne parvient pas à discerner, une telle norme est contredite non seulement par les travaux de recherche, mais aussi par la classification des significations présentée dans les travaux normatifs. Le fait que le marquage de l’espèce soit considéré comme un sous-groupe de la signification distinctive ou déterminative permet de penser que ce sous-groupe devrait partager les tendances du groupe sémantique, auquel sont attribuées diverses exceptions et des cas de neutralisation, ainsi que des facteurs qui constituent, de manière générale, des raisons suffisamment valables de ne pas employer les formes définies. D’autre part, la possibilité de ne pas employer les formes définies est également prévue par une exception directement liée au marquage de l’espèce (juoda ir balta duona), et la plupart des courts
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Les formulations présentées dans le cadre de l’examen de ce sous-groupe sémantique sembleraient indiquer que, comme marqueur de catégorie, les ĮF devraient être assez facultatives. On peut donc discerner une double norme: l’une exigeant que le terme soit nécessairement marqué par les ĮF, l’autre considérant ce marquage comme essentiellement facultatif.
Tokių neaiškumų nekiltų, jei norminamuosiuose darbuose būtų aiškiai apibrėžiamas rūšies žymėjimo ir terminės vartosenos santykis, tačiau taip nėra. Iš kai kurių darbų galima spręsti, kad rūšies žymėjimas ĮF ir terminas yra tapatinami. Kalbos praktikos patarimuose (1976) tarp įvardžiuotinių žodžių vartojimo atvejų buvo minimas rūšinės daikto ypatybės žymėjimas, bet jis iliustruotas tokiais pavyzdžiais kaip valgomoji druska, trumposios bangos, siuvamoji, kuliamoji, kertamoji mašina, kombinuotieji pašarai ir kt. (KPP 1976: 114). Viename mokomajame leidinyje iš pradžių pasakoma, kad su įvardžiuotiniais būdvardžiais sudaromi įvairių mokslo sričių terminai (atviroji vagystė, viešoji tvarka, bendroji ieškinio tvarka, laisvoji ekonominė zona), o skiriant būdingiausius įvardžiuotinių būdvardžių vartojimo atvejus minimas jau tik ĮF vartojimas rūšinei daikto ypatybei reikšti ir pateikiama analogiškų pavyzdžių, pvz.: atskiroji nutartis, radioaktyviosios medžiagos, smulkusis verslas, viešasis administravimas (Kunevičienė 2003: 146). Tiesa, dabartinės morfologijos normas teikiančiuose Kalbos patarimuose skirtumą būtų galima įžvelgti: juose kaip taisyklė teikiamas būtinasis rūšies reiškimas terminuose, o kaip išimtis (juoda duona ir pan.) nurodoma šiaip rūšies reiškimui būdinga išimtis (KP 2002: 26). Tačiau DLKG, kuri irgi yra dabartinės morfologijos normas teikiantis leidinys, remiantis tokia išimtimi daroma išvada, kad tam tikrų būdvardžių paprastosios formos įsigalėjusios ir sudarant terminus. Jei iš tikrųjų ĮF prigimtinė galimybė žymėti rūšį pasitelkiama tik kaip terminams teikiamos normos pagrindas, terminijoje dėl jos keliamų sistemiškumo reikalavimų principą darant visuotinį, tai rūšies žymėjimo išimtys terminijai neturėtų būti taikomos.
Ainsi, même si la norme imposant l’usage nécessaire des ĮF en terminologie repose sur un fondement, celui-ci n’est pas suffisamment clair et se trouve même confondu dans les ouvrages normatifs. Le manque de clarté de ce fondement, l’absence d’explication ou la diversité des critères invoqués pour l’expliquer, ainsi que les possibilités d’interprétation qu’offre la classification des significations des ĮF, devraient rendre difficile l’évaluation de la conformité des usages à une norme susceptible de reposer sur un tel fondement.
3. TENDANCES D’USAGE DANS LES TEXTES SUIVIS
Pour constater le décalage entre l’usage et une norme qui considère les ĮF comme marqueur obligatoire du terme, n’importe quelle revue d’économie publiée sur Internet suffirait. Mais d’emblée
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il faut également mentionner une limite déterminante de cet usage: les normes linguistiques y sont manifestement insuffisamment respectées, voire entièrement ignorées. Or, la qualité linguistique des articles publiés dans une même revue, et même dans un même numéro, varie. Cela incite à supposer que les revues ne font pas relire les textes par des rédacteurs linguistiques, que la révision est laissée aux auteurs eux-mêmes, lesquels font appel, à leur discrétion, à des correcteurs de niveaux de qualification différents ou se fient à leurs propres connaissances linguistiques. La langue de nombreux périodiques d’économie présente, à des degrés divers, des lacunes au regard des normes; il n’est donc pas possible d’y trouver un usage idéal. En revanche, cet usage réel présente un avantage: il met mieux en évidence les incertitudes auxquelles sont confrontés les usagers de la langue. Compte tenu de toutes ces circonstances, une sélection de textes est opérée: les articles scientifiques qui ignorent les normes linguistiques les plus élémentaires sont écartés, et les régularités qui se dégagent dans les autres concernant l’absence d’usage des ĮF sont examinées. Au total, 60 publications parues entre 2006 et 2016 ont été retenues.
3.1. Incertitudes concernant le critère et la limite sémantique
Il serait injustifié de considérer comme des infractions à la norme tous les cas où la forme du complément dépendant d’un syntagme employé dans le texte varie, car cette variation est prévue par les ouvrages normatifs. Un même syntagme peut réaliser l’opposition générale entre NF et ĮF, que les grammaires associent à la valeur définie caractéristique des ĮF ou à la catégorie de la détermination. La DLKG indique que les ĮF des adjectifs constituent la catégorie de la détermination par opposition aux formes simples de la manière suivante: les ĮF marquent une caractéristique de l’objet tout en indiquant que celui-ci est connu, tandis que les formes simples ne font que marquer une caractéristique de l’objet (DLKG 1997: 174). Certes, comme le montrent déjà les travaux d’A. Valeckienė et les classifications des significations proposées par la LKG et la DLKG, une telle opposition permet de désigner un objet connu de différentes façons: le distinguer (valeur distinctive), indiquer une caractéristique qui lui est connue depuis longtemps (valeur identificatrice) et marquer la catégorie de l’objet. Cette opposition prévoit donc que, même lorsqu’une catégorie est exprimée, l’objet sera présenté comme connu; elle n’exclut cependant pas que, dans le même texte, l’objet soit présenté comme inconnu et simplement doté de telle ou telle caractéristique.
Les textes scientifiques offrent un cadre propice à la réalisation d’une telle opposition, prévue non seulement par les ouvrages normatifs, mais aussi par le système grammatical de la langue. En effet, les concepts y sont souvent définis et expliqués, et la définition ou l’explication d’un concept indique que l’objet est connu. Toutefois, en définissant ou en expliquant ces concepts, on peut aussi mentionner des caractéristiques qui ont servi de fondement à la formation du terme désignant le concept. C’est ce que montre un article scientifique
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présentent des aperçus généraux de l’histoire du marché: L’intégration européenne est avant tout liée à la création et au perfectionnement du marché (Miniokas, 2003). Ainsi, l’Acte unique européen de 1986 évoquait la création du marché commun. À cette époque, la nécessité de créer un marché commun, où les frontières des États ne feraient pas obstacle à l’activité économique, s’est encore davantage imposée. Le marché commun est défini comme une forme d’intégration économique entre États caractérisée par la libre circulation des biens, des capitaux et des personnes (Vilpišauskas, 2003)3 (EVAP 2007 1(8): 101). Dans les deux premiers cas où l’expression marché commun est employée, elle désigne précisément une caractéristique commune qui, comme le montre le troisième emploi, devient déjà le fondement d’un terme désignant un concept. Pour décrire ce cas au moyen des formulations normatives évoquées, on pourrait dire que la caractéristique exprimée par l’expression marché commun est mentionnée deux fois comme simple, puis une troisième fois comme distinctive de l’objet. En appliquant d’autres formulations proposées dans les travaux normatifs, la caractéristique désignée par la forme adjectivale déterminée pourrait être qualifiée non plus d’accidentelle ou de temporaire, mais de permanente, d’essentielle. Selon le critère de classification des valeurs des formes adjectivales déterminées, l’expression marché commun devrait être considérée comme un cas de désignation d’une espèce. Ainsi, quel que soit le critère mentionné dans les travaux normatifs pour distinguer les formes adjectivales déterminées des formes non déterminées que l’on appliquerait ici, tous impliqueraient l’emploi de la forme adjectivale déterminée dans le troisième cas, et tous aboutiraient à la même conclusion.
Cependant, dans d’autres cas, la question du critère devient épineuse. Tout d’abord, le contexte soulève de telles incertitudes lorsque des objets ou des phénomènes sont classés ou que leurs catégories sont simplement mentionnées. Lorsqu’on distingue ou mentionne des catégories d’objets, les objets distingués devraient, conformément aux procédés de distinction des objets liés à l’expression d’une caractéristique spécifique, être désignés par des caractéristiques qui les opposent à celles d’autres objets ou se distinguent par leur spécificité; il faudrait donc employer la forme adjectivale déterminée. On trouve dans l’usage des cas de ce type, par exemple: Les biens donnés en garantie peuvent être classés en immeubles et meubles (T 2005 3(32): 17); Selon la classification économique, les dépenses publiques sont réparties en dépenses ordinaires et extraordinaires (EVAP 2015 2(37): 7); Dans ce contexte, l’apprentissage est étudié au sens large, en englobant l’apprentissage formel et informel ainsi que l’apprentissage autodirigé (VPA 2011 4(10): 634); La migration volontaire comprend les types de migration suivants: temporaire, circulaire, permanente, touristique et saisonnière (VPA 2014 1(13): 154). Toutefois, on rencontre aussi fréquemment des cas d’emploi de la forme non déterminée, par exemple: Ces outils servent à harmoniser les visions des parties prenantes à deux niveaux: le niveau local (la « coordination horizontale ») et le niveau gouvernemental (« coordination verticale ») (VPA 2013 4(12): 596). Les noms des concepts désignés par les groupes de mots mis en évidence dans la phrase sont formés sur la base de l’opposition entre les caractéristiques des objets; ainsi, selon le critère d’expression de l’espèce, leurs éléments adjectivaux devraient être employés
3 La langue des phrases illustratives n’a pas été corrigée.
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forme adjectivale déterminée. Le critère d’expression de l’espèce inciterait également à employer cette forme dans les phrases L’objectif de la politique régionale est de développer le patrimoine matériel et immatériel ainsi que le potentiel des régions (VPA 2013 1(12): 65), Il s’agit de formations formelles et informelles à l’entrepreneuriat, de cours ainsi que d’autres programmes de formation en gestion d’entreprise (VPA 2012 2(11): 223), avec les adjectifs mis en évidence, d’autant plus pour désigner une espèce dans la phrase La migration est également différenciée selon son caractère organisationnel en migration organisée et institutionnalisée, autonome, etc. (VPA 2014 1(13): 153), car le verbe différencier est employé ici et permet d’énumérer des unités spécifiques. Toutefois, si l’on applique précisément le critère de désignation de l’espèce, et non celui de l’emploi inconditionnel de la forme adjectivale déterminée dans les termes, il pourrait s’agir ici du cas de neutralisation associé à la désignation de l’espèce ou, plus généralement, à l’emploi de cette forme: celle-ci n’est pas utilisée parce que les significations spécifiques des mots qualifiés, les oppositions entre espèces et, enfin, le contexte sémantique et les circonstances syntaxiques distinguent suffisamment les objets désignés et empêchent toute ambiguïté entre la désignation d’une caractéristique simple et celle d’une caractéristique distinctive.
En faisant appel à un autre critère mentionné dans les travaux normatifs — l’opposition entre une caractéristique temporaire du concept et une caractéristique spécifique permanente —, l’emploi de la forme non déterminée deviendrait probablement lui aussi tout à fait justifiable dans ces cas. En effet, les caractéristiques des concepts peuvent être comprises non comme des caractéristiques spécifiques permanentes, mais comme temporaires. Et, de fait, l’usage montre une tendance à employer plus régulièrement la forme adjectivale déterminée lorsqu’on répartit les objets entre des catégories d’objets déjà connues et établies, telles que les biens meubles et les biens immeubles, mais davantage de variations lorsqu’on distingue de nouvelles catégories présentées dans tel ou tel article. On tend souvent à choisir la forme non déterminée, et même les verbes distinguer, répartir, différencier, classer, regrouper, comme le montrent les exemples, n’empêchent pas ce choix. Dans les phrases Ainsi, tous les habitants peuvent être considérés comme des ressources humaines, mais en les répartissant en réels (en âge de travailler, économiquement actifs) et potentiels (en dessous de l’âge de travailler, sans emploi, retraités, qui peuvent être affectés à différents emplois) (T 2008 3(44): 2), Il est donc opportun de répartir tous les investisseurs en trois groupes: les investisseurs conservateurs, rationnels et agressifs (EVAP 2007 1(8) 52), il faut aussi tenir compte du fait qu’il est difficile de considérer comme des termes de tels groupes de mots dont le mot principal est omis. Ainsi, les incertitudes évoquées peuvent découler du manque de clarté du critère applicable à la terminologie ou de l’implication indirecte de plusieurs critères. Cependant, même si l’on suit le critère de désignation inconditionnelle des termes avancé dans l’article d’A. Kaulakienė et proposé dans de nombreux travaux normatifs, selon lequel les termes doivent toujours être marqués par la forme adjectivale déterminée dans le texte, de telles incertitudes se présenteraient dans ces cas.
Dans d’autres cas également, les textes comportent des circonstances qui suscitent des incertitudes, soulèvent la question du critère et révèlent même une certaine contradiction entre les critères. Par exemple, dans un texte portant sur
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Le développement durable est d’abord abordé à travers le concept de darniosios plėtros, et le déterminant adjectival du terme qui le désigne est employé de manière systématique à la forme définie (ĮF), par exemple: Mais si darniąją plėtrą nous considérons comme une politique, sa mise en œuvre dépend alors de l’importance et du rôle des institutions, ainsi que de leurs compétences; il est évident que darnioji plėtra est liée à la démocratie, aux droits de l’homme et aux pratiques de bonne gouvernance (Dumitrache 2013) (MLA 2015 2(7): 190). Cette cohérence n’est toutefois pas maintenue dans certaines phrases, par exemple: Darnios plėtros ne peut être réalisée sans associer les entreprises à cette activité; les entreprises darnioS plėtros peuvent viser le développement durable en utilisant plusieurs modèles (MLA 2015 2(7): 192). Dans ces cas, l’emploi de la forme définie est probablement empêché par le sens du verbe qui constitue l’élément sémantique du prédicat composé 4: l’objet visé ne se caractérise pas par la détermination. Selon la classification présentée dans les ouvrages de grammaire, le marquage d’une propriété de catégorie devrait en soi entraîner la détermination; or, la détermination ne caractérise pas une chose en cours de création. C’est sans doute pourquoi, même lorsque la forme définie a été choisie pour le terme et que ce principe est observé de façon assez systématique, on fait exception dans ces cas et l’on emploie la forme indéfinie (NF). Ces exceptions, en partie déterminées par les liens entre le terme principal du syntagme et les verbes kurti, kurtis, rastis, atsirasti, įgyvendinti, siekti, entre autres, se rencontrent aussi dans d’autres publications, par exemple: La question essentielle est la suivante: comment pouvons-nous créer une société durable ou un développement durable? (TE 2008 1(2): 37); Les globalistes (hyperglobalistes) définissent la mondialisation comme une nouvelle époque de l’histoire de l’humanité, où atsiranda un marché mondial unique, caractérisé par une concurrence mondiale, qui sert de moteur au progrès (VSE 2011 3(12): 205); L’homme administratif <...>, bien qu’il ne puisse atteindre la rationalité absolue, la recherche néanmoins (VPA 2012 2(11): 324). Les verbes naudoti, matuoti, incitent probablement aussi à choisir la forme indéfinie (NF), car ils ne sont pas suivis d’un syntagme figé, mais d’un syntagme désignant un objet doté d’une propriété donnée, par exemple: Les ensembles d’indicateurs de ce type <...> sont difficiles à appliquer pour mesurer le développement durable dans une entreprise (MLA 2015 2(7): 193); Autrement dit, l’utilisation des actifs immatériels ne réduit ni la quantité ni la valeur de l’actif lui-même (VSE 2014 2(4): 214).
Vis dėlto NF žodžių junginio būdvardiniai dėmenys pavartojami ne tik tokiais išimtiniais atvejais, bet ir tada, kai jie tegali būti termino sudedamoji dalis, nes žodžių junginiu įvardijama sąvoka arba jis tiesiogiai susijęs su samprata, pvz.: Tai leidžia daryti išvadą, kad darnios plėtros sąvoka daugialypė ir kompleksinė (MLA 2015 2(7): 190); Darnios įmonės samprata yra glaudžiai susijusi su darnios plėtros koncepcijos samprata (MLA 2015 2(7): 192). Klasifikuojamus objektus įvardijančių žodžių junginių NF dar būtų galima aiškinti sąvokos ypatybės laikinumo ir nuolatinumo kriterijaus taikymo rezultatu, kai kuriuos atvejus gal net būtų galima laikyti ypatybių konstatavimu, tačiau kai suklasifikuoti
4 DLKG tokie tariniai laikomi prijungiamaisiais žodžių junginiais (DLKG 1997: 508–509).
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il est alors évident que la propriété leur est attribuée comme permanente, essentielle et distinctive par rapport aux autres objets; que l’objet désigné est connu; que l’on désigne une catégorie; et que le syntagme désigne un concept, autrement dit, qu’il s’agit d’un terme. Ainsi, quel que soit le critère appliqué, ils convergeraient tous et la forme définie (ĮF) devrait être employée. Pourtant, cette forme n’est pas toujours choisie, par exemple: Selon leur activité, les fonds sont répartis en fonds ouverts et fermés. Les fonds ouverts n’ont pas de durée d’activité déterminée. <...> Les fonds fermés ont une durée d’activité déterminée (VSE 2011 1(1): 118); La gestion active des investissements est une méthode de gestion dans laquelle les décisions d’investissement reposent sur la prévision des tendances futures. La gestion passive des investissements est une méthode de gestion qui vise à faire correspondre les caractéristiques de rendement et de risque des investissements au rendement et au risque d’un segment de marché ou d’un indice donné (VSE 2011 1(1): 118); Dans la littérature scientifique, les groupes d’entreprises actuels sont répartis selon qu’ils possèdent des structures organisationnelles verticales ou horizontales. Les groupes d’entreprises dotés de structures organisationnelles verticales se caractérisent par leur orientation vers les relations entre fournisseurs et producteurs, c’est-à-dire qu’il s’agit d’un « ensemble d’entreprises liées par des relations fournisseur-producteur », tandis que les structures horizontales sont des « entreprises associées opérant dans différents secteurs industriels et dont la structure est semblable à celle des conglomérats » (Lamin, 2007) (VSE 2012 2(2): 68).
Dans certains cas, on semble tenter d’établir une distinction: le déterminant adjectival du syntagme désignant une notion est employé à la forme définie, tandis que, pour désigner un objet, notamment lorsqu’il dépend de verbes tels que mesurer, on choisit la forme indéfinie, par exemple: Pour atteindre cet objectif, on a d’abord examiné la problématique du concept de développement durable, le traitement de ses dimensions et les niveaux de sa mise en œuvre, car ce n’est qu’après avoir élucidé l’essence même du concept que l’on peut formuler des objectifs de développement durableconcrets et prévoir les moyens de les réaliser (MLA 2015 2(7): 190); En étudiant les actifs incorporels, les chercheurs sont confrontés à des actifs incorporelsdes problèmes d’identification, de mesure et d’évaluation (VSE 2014 2(4): 214–215). On pourrait penser qu’une distinction est ainsi établie entre un syntagme à valeur référentielle et un terme désignant une notion; toutefois, dans ces mêmes textes, on trouve aussi des cas inverses, par exemple: La hausse de productivité difficile à expliquer observée dans la seconde moitié du XXe siècle est considérée comme le début des recherches sur les actifs incorporels. Néanmoins, la forte hausse de productivité de cette période était expliquée par la qualité supérieure des ressources humaines et le progrès technologique, sans être encore spécifiquement associée aux actifs incorporels (VSE 2014 2(4): 214–215). De tels cas indiqueraient non pas des exceptions systématiques, mais plutôt que les critères mentionnés dans les ouvrages normatifs ne sont probablement connus de personne, ou qu’il n’existe pas de frontière claire entre la qualification distinctive et la qualification simple d’une propriété, entre la désignation d’une propriété permanente et celle d’une propriété temporaire, et, a fortiori, entre le cas où l’on désigne une propriété spécifique et un terme. C’est sans doute pourquoi
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Dans l’usage examiné, on trouve également de nombreux exemples qui pourraient être associés non pas à quelque régularité ou facteur que ce soit, mais plutôt à l’absence d’oreille et à l’insensibilité aux adjectifs définis constatées par A. Paulauskienė, par exemple: Aujourd’hui, une économie en transition est comprise comme le passage d’une gestion centralisée du marché à un marché libre. De nombreux pays qui aspirent à passer à une économie libre sont passés d’une économie libre à une économie réglementée. <...> Le passage à un marché libre commence par la privatisation, car celle-ci permet de posséder des biens propres (VSE 2012 1(2): 62); Dans les pays à économie primitive, la majeure partie des investissements consiste en investissements réels (investissements dans des biens physiques), tandis que dans le système économique moderne, il s’agit d’investissements financiers. Les actifs réels évaluent la richesse économique d’un pays, tandis que les actifs financiers reflètent les droits sur les actifs réels (Bodie, Kane, 2008). Le développement des institutions d’investissement financier influe fortement sur la croissance des investissements réels et, en règle générale, ces deux formes se complètent plutôt qu’elles ne se font concurrence (EV 2010 15: 178).
Aptartieji atvejai daugiausia sietini su neaiškumais, vartosenoje galinčiais kilti dėl kriterijaus neapibrėžtumo ar kriterijų painiojimo, tačiau moksliniai straipsniai atskleidžia ir tokių ĮF nevartojimo faktų, kurie labiausiai galėtų būti siejami su semantinės ribos, skiriančios ĮF nuo NF, neryškumu ir atitinkamai – su sunkumais ją nustatyti. Pavyzdžiui, iš toliau pateikiamo konteksto matyti, kad daugeliu atvejų būdvardžiai materialus, -i; nematerialus, -i veikiau apibūdina daiktą, nei nurodo išskiriamąją daikto ypatybę ar žymi rūšį, o tokiame kontekste ir žodžių junginys materialus turtas, kuris šiaip jau yra įsigalėjęs kaip terminas, mažai kuo nuo jų tesiskiria, pvz.: Prekyba tradiciškai suvokiama kaip prekyba materialiomis, turinčiomis fizinį pavidalą, prekėmis (materialiais daiktais), išskyrus elektros energiją, vandenį ir dujas, kai jie nėra paruošti parduoti riboto tūrio arba nustatyto kiekio. Europos Sąjungos Tarybos direktyva (2006) „Dėl pridėtinės vertės mokesčio bendros sistemos“ „prekę“ apibrėžia kaip materialų turtą. Pagal šią direktyvą „prekė – bet koks daiktas“. Tačiau taip pat pažymėtina, kad JAV ir Japonija prekių kategorijai priskiria ir nematerialios kilmės prekes. Nematerialios kilmės prekių (angl. digital goods) pardavimo veiklą prekybos įmonės pradėjo verstis tada, kai atsirado galimybė parduoti (t. y. užsakyti ir pateikti) prekes internetu. Nematerialaus pavidalo prekėmis tapo iki tol tradicinėje prekyboje materialų pavidalą turėjusios prekės (tokių prekių pavyzdžiais gali būti muzika, žaidimai, knygos) (Diorio, 2001). Pagrindinis skirtumas, kad Europos Sąjungoje nematerialios kilmės prekės vis dėlto priskiriamos paslaugų kategorijai (VSE 2013 2(3): 235). Ypač dažnas būdvardžių formalus, -i; neformalus, -i; legalus, -i; nelegalus, -i; oficialus, -i; neoficialus, -i NF
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vartojimas irgi turbūt atspindi semantinės ribos neryškumą, tampantį neaiškumu vartosenai, pvz.: Tampant sudėtingiems ir mažiau apibrėžtiems valstybės ir visuomenės ryšiams, formalios ir neformalios šios sąveikos priemonės tampa lankstesnės ir universalesnės (VPA 2013 3(12): 381); Nelegalų darbą kontroliuojančių institucijų statistinė informacija atskleidžia, kad nelegalaus darbo mastai pastaruoju metu didėja. 2012 m. nelegalaus darbo atvejų užfiksuota tris kartus daugiau nei 2011 m. per tą patį laikotarpį; Nelegalus darbas dažnai įvardijamas skirtingais pavadinimais. Tokios sąvokos kaip „juodasis darbas“, „nedeklaruojamas darbas“, „neoficialus užimtumas“, „neoficialus darbas“, „paslėptas nedarbas“ ir daugelis kitų pavadinimų yra vartojami apibūdinti šį paradoksalų reiškinį (VPA 2014 4(13): 660); B. Martinkus ir kt. mano, kad viena iš priežasčių, kodėl atsiranda nelegalaus darbo reiškinys, yra oficialaus darbo neradimas (VPA 2014 4(13): 661); Taip pat nereikia pamiršti, kad bet kokius duomenis vienam gyventojui šiose šalyse gali iškreipti migracija, kuri oficialioje statistikoje fiksuojama pavėluotai (MLA 2010 2(2) 15).
La différence de sens est également minime entre les syntagmes économie ouverte et économie ouverte, marché commun et marché commun, libre-échange et libre-échange, marché libre et marché libre, économie mixte et économie mixte, concurrence parfaite et concurrence parfaite , etc. Même s’ils sont le plus souvent inclus dans les dictionnaires de termes économiques sous leur forme définie, c’est la forme non définie qui est particulièrement fréquente dans l’usage. Les contextes laissent penser que ces formes définies ne parviennent probablement pas à s’imposer parce qu’elles se rapprochent davantage de syntagmes désignant une simple propriété d’un objet. Par exemple, les syntagmes des phrases suivantes pourraient être considérés comme des cas où l’on constate une simple propriété: La spécialisation et les échanges libres créent les conditions propices à l’innovation, à l’amélioration de l’efficacité et à l’accroissement du bien-être de toutes les parties prenantes (ŽŪM 2009 3–4(16): 185); Le processus de transition vers une économie de marché libre devait répondre aux attentes de la population, qui espérait atteindre le niveau de vie des pays d’Europe occidentale (VSE 2016 2(1): 63); Si la concurrence parfaite existait dans le monde réel, les stratégies axées sur le positionnement sur le marché seraient inefficaces (MLA 2009 3(1): 35); La limitation de l’effet des cinq forces concurrentielles et l’application de stratégies génériques se justifient dans les structures de marché de concurrence imparfaite : dans le monopole ouvert, dans la concurrence monopolistique et l’oligopole (MLA 2009 3(1): 36–37). Bien entendu, dans ces cas, du moins certains d’entre eux, le contexte permettrait également d’employer la forme définie, mais la différence de sens serait minime, tandis que les formes définies sont plus longues. D’autre part, dans ces mêmes textes, les circonstances appellent souvent, semble-t-il, un syntagme indiquant une simple propriété, par exemple: Le modèle de financement par panier étudiant instaure une concurrence libre dans le secteur de l’enseignement supérieur (VPA 2012 2(11): 269); Le libre-échange est particulièrement important pour les petites économies ouvertes comme celle de la Lituanie (ŽŪM 2009 3–4(16): 185). Vis
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Toutefois, l’essence du terme impose une exigence d’uniformité, y compris dans sa forme, et c’est précisément cette exigence qui peut inciter à employer partout dans le texte un groupe de mots présentant la même forme.
Toutes ces incertitudes qui apparaissent dans l’usage, le faible écart de sens entre les formes définies (FD) et les formes indéfinies (FI), ainsi que l’exigence d’uniformité de la forme du terme, peuvent inciter à uniformiser les formes, tendance contraire à leur variation. Dans l’usage étudié, on trouve des exemples où, dans le texte, non seulement une qualité ordinaire est indiquée, mais où une notion est aussi explicitement désignée par un syntagme, en la rattachant à une conception, à une compréhension ou à une méthode, et où l’on choisit une expression formelle uniforme, précisément la FI, par exemple: Dans les travaux scientifiques, le développement durable est compris et défini de manières très diversesdéveloppement durable. <...> Dans différents pays, on analyse le développement durableaspects théoriques et pratiques (TE 2008 1(2): 37); En résumé, on peut affirmer que l’effet d’échelle montre les possibilités de concilier les éléments de l’économie planifiée et centralisée avec ceux de l’économie de marché dans un système économique mixte, tandis que l’analyse présentée du système économique mixte(économique) concurrentiel ne fait pas que le confirmer, mais met également en évidence les conditions préalables aux avantages concurrentiels des entreprises privées (EV 2009 14: 854); Lors de la réévaluation d’un actif, sa juste valeur doit être déterminée sur la base d’un marché actif. Un marché actif est un marché sur lequel l’actif répond aux conditions indiquées (EVAP 2013 4(32): 13). La FI est plus générale: elle convient aux circonstances dans lesquelles le contexte incite davantage, ou du moins permet, à constater une qualité. En revanche, si un syntagme désignant une notion est défini, expliqué ou classé dans le texte, si ce groupe adjectif-nom sert à désigner une compréhension, une théorie, une conception ou une méthode, cela suffit à le reconnaître comme terme. Un indice morphologique supplémentaire n’est alors plus nécessaire. En outre, le statut de terme d’un syntagme est également signalé par sa répétition fréquente dans le texte. Ainsi, les possibilités d’ambiguïté dans les textes scientifiques deviennent presque inexistantes, d’autant plus que, comme on le voit, dans bien des cas, les FD et les FI ne se distinguent que par une faible différence de sens.
3.2. Le facteur de l’origine du mot
Certains exemples de l’usage examiné sembleraient indiquer que les mots lituaniens et internationaux y sont présentés de manière quelque peu différente, bien qu’aucun ouvrage normatif n’établisse une telle distinction. Il a toutefois été brièvement fait mention, dans un ouvrage, de l’emploi irrégulier de la forme définie avec des mots d’origine étrangère (Paulauskienė, Tarvydaitė 1986: 139).
Une première indication de l’évaluation différente des mots d’origine lituanienne et non lituanienne serait les cas où les deux mots figurent dans un groupe syntaxique de mots reliés par une relation d’équivalence,
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mais l’un est employé avec une forme définie, l’autre avec une forme indéfinie, par exemple: Sont également évalués de manière non traditionnelle les partenariats public-privé, leurs principes, leur contenu et leur importance dans la gestion culturelle axée sur les résultats. À la fin du XVe siècle, les relations fondées sur des modèles économiques des secteurs public et privé se renforcent sensiblement. Toutefois, dans l’analyse des aspects problématiques de la gestion culturelle, on peut distinguer les efforts visant à garantir l’efficacité des partenariats public-privé (PPP) dans la culture (VPA 2010 32: 62); les théories de l’avantage absolu et comparatif ont remis en cause le mercantilisme (ŽŪM 2009: 3–4(16): 185); La liquidité d’une entreprise peut être évaluée de diverses manières, mais les indicateurs les plus couramment utilisés sont: la liquidité générale, la liquidité réduite, la liquidité immédiate et le fonds de roulement net (MLA 2016 2(8): 193). De plus, la forme du mot lituanien et celle du mot international diffèrent lorsqu’ils ne sont pas liés par une relation syntaxique directe dans la phrase, par exemple: Les défenseurs d’un secteur publicde moindre ampleur estiment qu’une part plus importante des dépenses publiques dans le produit intérieur brut nuit à l’économie et à son développement, car l’État transfère des ressources supplémentaires du secteur économique efficient, auquel appartient le secteur privé, vers le secteur public (EVAP 2015 2(37): 7); Un pays possède un avantage comparatif s’il peut produire des produits (biens) à un coût relativement inférieur, c’est-à-dire avec des coûts d’opportunité plus faibles que son partenaire commercial, et les échanger librement (ŽŪM 2009: 3–4(16): 185).
Apskritai tokie nelietuviškos kilmės būdvardžiai kaip absoliutus, –i; efektyvus, –i; maksimalus, –i; minimalus, –i; modernus, –i; nominalus, –i; optimalus, –i; potencialus, –i; privatus, –i; racionalus, –i, realus, –i šio tyrimo objektu pasirinktuose moksliniuose straipsniuose dažniausiai vartojami NF, pvz.: Šie svarstymai reikšmingi apskaičiuojant minimalias kapitalo sąnaudas, t. y. siekiant maksimalios įmonės vertės ir kartu racionalios kapitalo struktūros (EVAP 2011 2(22): 88); Iš visų neoklasikinių modelių, skaidomų pagal tobulos ir netobulos kapitalo rinkos veiksnius, esant tobulos kapitalo rinkos prielaidoms, labiausiai paminėtinos optimalios kapitalo struktūros tezės yra optimalaus įsiskolinimo laipsnio teorija ir kapitalo struktūros nustatymas pagal Modigliani ir Miller (1958) teoremą (EVAP 2008 4(13): 76); Krizė – tai žemiausia potencialaus nacionalinio produkto atžvilgiu ekonominio ciklo stadija (MLA 2016 2(8): 163); Lietuvos ekonomika buvo viena sparčiausiai augančių pasaulyje, nes realus BVP augimas siekė net 10,3 proc. (EVAP 2009 1(14): 169); Primityvios ekonomikos šalyse didžiąją investicijų dalį sudaro realios investicijos (investicijos į fizinį turtą), o šiuolaikinėje ekonominėje sistemoje – finansinės investicijos (EV 2010 15: 178); Čia skiriamas: realus kapitalas – mašinos, pastatai, įrengimai, nominalus kapitalas – piniginis (EVAP 2008 4(13): 72).
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Dans ces cas, les facteurs qui incitent à choisir les NF des adjectifs lituaniens exercent eux aussi une influence importante: la proximité de ces groupes de mots avec ceux qui désignent une propriété; les circonstances fréquemment présentes dans le texte, où l’on peut aussi bien indiquer une propriété de l’objet qu’employer un terme; la faible différence entre ĮF et NF, ou la difficulté à distinguer cette frontière sémantique; l’absence de fondement et de critère clairs pour l’emploi des ĮF dans la terminologie. Tout cela apparaissait déjà dans la sous-section 3.1, à propos des tendances d’emploi des mots formalus, -i; neformalus, -i; legalus, -i; nelegalus, -i; materialus, -i; nematerialus, -i; oficialus, -i; neoficialus, -i. Cependant, les NF de ces mots, ainsi que d’autres mots internationaux, sont employés même lorsqu’ils ne peuvent être considérés que comme des éléments constitutifs d’un terme, car ces groupes de mots désignent des théories, des méthodes, des conceptions, des hypothèses, voire des termes, par exemple: Théorie moderne du portefeuille: les travaux de H. Markowitz, axés sur la recherche d’un portefeuille efficient, ont fortement influencé son développement. H. Markowitz a été le premier à proposer le terme de portefeuille efficient. Un portefeuille efficient se définit comme un portefeuille qui présente le risque le plus faible pour un rendement donné, ou le rendement le plus élevé pour un niveau de risque donné (EVAP 2007 1(8): 52); Une autre théorie structurelle de la concurrence, l’hypothèse de la structure efficiente, affirme que la relation positive entre la rentabilité et la concentration du marché ne découle pas du pouvoir de marché (TE 2008 1(2): 103); La théorie de la causalité cumulative met l’accent sur les effets en retour de la migration, tant sur la motivation des individus que sur les structures sociales et économiques (VSE 2013 1(3): 110).
Lors de la classification d’objets ou de phénomènes et de la désignation de leurs types, les mots internationaux employés comme déterminants de termes, même lorsqu’ils sont déjà bien établis, sont eux aussi souvent utilisés sous une forme indéfinie, par exemple: À juste titre, le VKC, lorsqu’il évalue l’activité économique des directions forestières, applique non pas le prix nominal, mais la méthode des flux de trésorerie actualisés (ŽŪM 2016 2(23): 89); La dépendance du niveau des coûts à l’égard du volume de production détermine les limites horizontales et verticales de la croissance de l’entreprise. La limite horizontale s’entend en deux sens: comme le volume produit d’un seul produit <...> et comme la diversité des marchandises au sein d’une même entreprise <...>. La limite verticale est liée non seulement aux économies d’échelle internes à l’entreprise, mais aussi aux économies d’échelle externes (TE 2007 2(1): 32); Selon Ferreiro et al. (2009), les dépenses publiques productives sont définies comme celles qui complètent la production du secteur privé et produisent un effet externe positif pour les entreprises du secteur privé, en influant favorablement sur la productivité marginale du capital et du travail. Les dépenses improductives créent elles aussi de la prospérité dans le pays, mais leur effet freine souvent la croissance économique (EVAP 2015 2(37): 11); P. Sanchez et J. E. Ricart (2010) ont présenté deux configurations de modèles économiques susceptibles d’être adaptées aux marchés générant de faibles revenus: 1. Les modèles économiques isolés, fondés sur une stratégie d’exploitation visant à
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les ressources et les capacités propres de l’entreprise sont utilisées pour l’efficacité. 2. Modèles d’entreprise interactifs, fondés sur une stratégie d’exploration (angl. exploration) (TE 2016 1(10): 179).
Žodžių maksimalus, -i; minimalus, -i; optimalus, -i ĮF rinkimąsi gali skatinti ir toks veiksnys kaip ne tik tiriamojo, bet ir norminamojo pobūdžio darbuose minima neutralizacija. Tiesa, juose minima tik tai, kad linkstama nevartoti aukščiausiojo laipsnio lietuviškų būdvardžių ĮF, ir su terminija tai tiesiogiai nesiejama, tačiau, kaip atskleista, netiesioginę sąsajos galimybę numato gramatikose pateikiama ĮF reikšmių klasifikacija, kartu – rūšinės ypatybės žymėjimo ir termino santykio neapibrėžtumas. Tai vartosenoje gali būti interpretuojama kaip galimybė morfologiniu rodikliu nežymėti ir aukščiausiojo laipsnio būdvardžių nelietuviškų atitikmenų. Nagrinėjamoje vartosenoje lietuviškų į termino sudėtį įeinančių aukščiausiojo laipsnio būdvardžių irgi pasitaiko nežymimų, pvz.: β parametrų vektorius yra numatomas pagal didžiausią tikėtinumą (MLA 2016 2(8): 194); Kiekvienos lygties (ekonometrinio modelio) parametrų vertinimui panaudotas mažiausių kvadratų metodas (MTS 2010 2(23): 54).
Les adjectifs d’origine étrangère sont souvent employés sans forme définie également, par exemple: Les personnes qui travaillent avec des activités individuelles versent des cotisations VSD et PSD 1,5 fois plus élevées (EVAP 2015 2(37): 27); Le manque de soutien et d’encouragement de la part des dirigeants pour mettre en œuvre les changements innovantsdans l’organisation est considéré comme le facteur le moins important (EVAP 2013 3(31): 29); L’économie mondialeet l’ouverture internationale font qu’aucun pays développé ne manque de faire de l’amélioration de la compétitivité l’une des principales priorités de sa politique économique (EVAP 2015 2(37): 39); Cette définition permet de comprendre clairement l’effet des actifs à court terme, des flux de trésorerie et des actifs liquidessur la taille des actifs et la valeur de l’entreprise (MLA 2016 2(8): 194); Les deux autres variables fictivesont servi à intégrer la crise financière de 2008 dans le modèle (TE 2012 2(6): 183); Les structures de capital rationnellesles recherches théoriques permettent dedans la théorie moderne du financementdistinguer deux domaines de recherche élémentaires (EVAP 2008 4(13): 73); On observe alors déjà l’inaction des facteurs fondamentaux, et il devient pertinent de comprendre les causes des attentes et le comportement des futurs consommateurs (VSE 2012 1(2): 66).
De nombreux mots internationaux entrent dans la terminologie économique par la traduction de termes anglais, langue dans laquelle les ĮF ne sont pas employés. Cela pourrait d’abord conduire à associer la tendance, qui se manifeste aussi dans les textes suivis, à ne pas employer les ĮF des mots internationaux à la traduction directe, c’est-à-dire à l’influence de l’anglais. Cependant, ce facteur agit probablement de concert avec tous ceux mentionnés jusqu’ici. Les NF sont en outre plus universelles et plus courtes. Un facteur particulièrement important pourrait être que, dans les textes scientifiques, un mot international est souvent associé à un terme et peut précisément remplir la fonction qui
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Dans les ouvrages de normalisation, la forme adjectivale définie (ĮF) est préconisée pour désigner un terme. D’autre part, les mots internationaux ont généralement aussi un sens lexical spécifique. Lorsque la différence de sens entre la forme non définie (NF) et la forme définie (ĮF) est faible, il n’y a pas de risque d’ambiguïté. Comme le montrent les cas examinés, il se présente précisément des circonstances dans lesquelles on peut désigner aussi bien une caractéristique ordinaire que distinctive d’un objet, temporaire ou permanente. Et si le syntagme comportant un tel élément dépendant est en outre constamment répété et/ou si la notion qu’il désigne est définie ou classée dans le texte, l’indication morphologique – la forme définie (ĮF) – imposée par les ouvrages de normalisation peut tout simplement être redondante dans les textes scientifiques.
3.3. Non-emploi des formes définies des participes
Dans l’usage examiné, on observe une nette tendance à éviter les formes définies non seulement des adjectifs, mais aussi des participes, en particulier ceux dérivés de mots internationaux. Il apparaît qu’on tend à ne pas les employer lorsque le participe, surtout au passé, exprime une caractéristique résultant d’une action passive, généralisée comme propriété caractéristique d’un objet (flux de trésorerie actualisés, taux d’intérêt fixe, budget consolidé, travail qualifié, travailleur qualifié, main-d’œuvre qualifiée, marché monopolistique, obligations couvertes, croissance équilibrée, budget équilibré, partie prenante, contrat à durée déterminée, etc.), par exemple: budget consolidéla structure du budget est présentée dans la figure 1 (MLA 2014 1(6): 51); l’instrument d’incitation le plus largement utilisé en pratique dans l’Union européenne est celui des tarifs fixesinstrument d’incitation (VPA 2014 2(13): 260); Un autre facteur déterminant pour les investissements directs étrangers est la main-d’œuvre qualifiée (MLA 2(8): 215); Le cinquième aspect est la contribution des parties prenantes (VPA 2007 22: 12); Les études montrent que même les salariés travaillant dans le cadre de contrats de travail à durée déterminéeont davantage de chances d’être promus lorsqu’ils travaillent à temps plein (VPA 2013 4(12): 546).
Les formes définies (ĮF) ne sont pas non plus employées avec les participes passifs présents qui désignent des caractéristiques liées à une action généralisée, par exemple: Les recherches menées ont montré que la structure du capital des sociétés cotéesdes pays baltes diffère de celle des sociétés des pays développés (EV 2010 15: 177); Le revenu disponibleest l’un des facteurs qui influent le plus sur la consommation personnelle (EVAP 2012 3(27): 13).
Lorsque des oppositions de genre manifestes sont exprimées, les formes définies (ĮF) des participes actifs ne sont parfois pas non plus employées, par exemple: Les commandes nécessaires pour assurer efficacement les activités de la société mèreont permis aux filiales, dont l’activité répond aux besoins de la société mère, d’exercer leurs activités avec succès, tandis que la couverture des coûts fixes par les de la société mère
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commandes a permis de fournir des services à des prix compétitifs aux clients externes (VSE 2012 2(2): 75).
ĮF neįgyja ir lietuvišką šaknį turintys dalyviai, nors toks polinkis ir retesnis, pvz.: Mokslininkų teigimu, besimokanti ekonomika – tai tokia ekonomika, kurioje individų, įmonių ir regionų sėkmę atspindi sugebėjimas mokytis (ir pamiršti senus įpročius) (VPA 2014 3(13): 635); Besimokanti organizacija sukuria tokią mokymosi aplinką, kurioje nuolat įgyjamas vis naujas supratimas tiek individų, tiek kolektyviniu lygmeniu (VPA 2014 3(13): 636); Pelno sąvoka suprantama kaip nuosavo kapitalo ir vidinės palūkanų normos sandaugos suma su skolintu kapitalu ir skirtumo tarp vidinės palūkanų normos bei skolinto kapitalo kaštų normos sandauga (EVAP 2008 4(13): 74); Pajamos yra neapmokestinamos, jei per metus jų dydis neviršija metiniam neapmokestinamam minimumui taikyti nustatytos ribos (VPA 2006 15: 48). Tik NF yra įsigalėję terminai besivystanti šalis (ekonomika, rinka) ir išsivysčiusi šalis (ekonomika, rinka), pvz.: Verslo grupių yra tiek išsivysčiusiose, tiek besivystančios ekonomikos šalyse (VSE 2012 2(2): 65); Taip pat nagrinėjama besivystančių ir išsivysčiusių kapitalo rinkų sąveika (VPA 2012 2(11): 142). Dar NF vartojami reikiamybės dalyviai, tik jų šios srities terminijoje nėra daug, pvz.: Pagrindiniai likvidumo kintamieji, turintys įtakos įmonės vertės dydžiui yra: atsargos, pinigai ir jų ekvivalentai, gautinos sumos (trumpalaikis turtas) ir atidėjimai, mokėtinos sumos bei paskolos ir kiti įsipareigojimai (trumpalaikiai įsipareigojimai) (MLA 2016 2(8): 194).
Ainsi, tous les participes employés sous forme NF, qu’il s’agisse de mots lituaniens ou d’origine étrangère, ont des significations assez typiques, c’est-à-dire qu’ils expriment des caractéristiques permanentes, générales et propres à un objet, liées à une action en cours dans le présent ou ayant eu lieu dans le passé. Leur signification diffère très peu de celle des formes ĮF, et, conformément à la norme selon laquelle le statut de terme doit être indiqué par un marqueur morphologique, l’équivalent à forme définie ne pourrait tout au plus signaler que le statut terminologique du syntagme. Il est probable que le flou des frontières sémantiques, les incertitudes qui en découlent et, finalement, l’uniformisation des formes expliquent que la forme NF soit employée non seulement dans la phrase « Chaebol – sont des groupes d’entreprises diversifiés contrôlés par des familles,des groupes d’entreprises diversifiés, qui ont été tant loués que critiqués dans la littérature scientifique » (VSE 2012 2(2): 72), où la constatation d’une caractéristique simple est déterminée par le contexte syntaxique, mais aussi dans la phrase « En résumé, comme les autres groupes d’entreprises diversifiés, les chaebol réunissent les avantages et les inconvénients de la propriété et du contrôle familiaux » (VSE 2012 2(2): 78), où pourrait déjà être employée la forme ĮF, qui indique une valeur distinctive ou une catégorie. Pour les raisons évoquées, des formes identiques sont probablement choisies dans des phrases telles que « Le trafic de stupéfiants par un groupe organisé– c’est
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la criminalité organisée, soutenue par des ressources économiques et opérationnelles, et très souvent liée à des réseaux internationaux. Par conséquent, la distribution de stupéfiants en agissant en tant que groupe organisé peut se répandre au point de constituer une menace directe pour la tranquillité et la sécurité physique de l’ensemble de la population ou d’une grande partie de celle-ci (VPA 2013 1(12): 143–144), bien que, dans la première phrase, le syntagme groupe organisé apparaisse pour la première fois dans le texte et puisse donc constituer un cas où l’ĮF ne fait que constater une caractéristique, tandis que, dans la phrase suivante, il pourrait déjà désigner une catégorie d’objets connue et, par conséquent, être employé à l’ĮF. Néanmoins, ce ne sont apparemment pas les seules incertitudes qui entrent en jeu. La forme participiale peut elle-même désigner une caractéristique propre à un objet, et le mot possède souvent un sens lexical spécifique; l’ĮF en tant que marqueur devient donc superflue, d’autant plus qu’elle allonge le mot et le rend moins commode à employer, sans apporter, pour l’essentiel, de différence de sens. Dans un texte scientifique, une telle forme est souvent peu fonctionnelle non seulement comme marqueur de catégorie, mais aussi comme marqueur de terme, car, comme on l’a montré, le statut terminologique y est également indiqué par de nombreux autres moyens, tels que le lien du syntagme avec une définition, sa répétition fréquente et son sens spécifique. Lorsque le participe est un mot d’origine étrangère, cela constitue également un marqueur de terme; c’est sans doute pourquoi les ĮF des participes actifs ou passifs d’origine étrangère sont particulièrement peu employées. Les particularités de l’usage étudié peuvent aussi largement contribuer à cette tendance: les termes dont le déterminant, voire le terme principal, est un mot d’origine étrangère y sont particulièrement répandus.
Bien entendu, cette tendance qui se dessine dans l’usage, comme les autres tendances examinées, ne constitue pas un principe universel. L’usage varie au niveau intertextuel, textuel et syntagmatique; on trouve donc aussi des ĮF, par exemple: Dans le premier cas, on analyse la répartition des revenus perçus sur le marché <...>, tandis que, dans le second, il s’agit des revenus disponibles, après impôts et prestations sociales (EVAP 2015 1(36): 20); Les dirigeants de ces nouvelles entreprises furent choisis parmi les société de contrôle dirigeants et actionnaires (VSE 2012 2(2): 75); Dans le contexte d’une organisation d’entreprise sociale, l’aspect le plus important de l’environnement externe est celui des parties prenantes. Les parties prenantes sont les segments de la société qui peuvent ne pas être directement touchés par l’organisation, mais que son activité est susceptible d’influencer (VSE 2013 2(3): 217).
Toutefois, un certain groupe de participes se distingue par ses tendances d’emploi: les participes d’origine lituanienne présentant diverses nuances de sens atypiques (instrument de l’action, lieu ou temps de l’action, etc.) s’emploient uniquement sous forme ĮF, par exemple: La plus grande part des dépenses publiques (environ 30%) est constituée des dépenses courantes (EVAP 2015 2(37): 9); La Lituanie ne se distingue pas des autres économies en transitionpays (VSE 2012 2(2): 82); Les réformes des systèmes de retraite dans les États de l’UE doivent encourager les selon un principe de capitalisationrégimes complémentaires de retraite facultatifs fonctionnant (VPA 2006 17: 67); À cette fin, il est nécessaire de suivre une stratégie de portefeuille de devises qui maximise le pouvoir d’achat du portefeuille pouvoir d’achat
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à à un moment donné dans le futur, ou qui permet de choisir la valeur maximale du pouvoir d’achat sur une période donnée (VTP 2006 1(7): 56).
3.4. Fonction distinctive
L’emploi des formes définies dans les termes varie considérablement, mais certains termes n’emploient que des formes définies. Dans l’usage étudié, aucune forme indéfinie de l’adjectif n’a été relevée dans le syntagme capital humain, bien que la DLKG indique une tendance, dans l’usage, à ne pas marquer les formes définies des dérivés en -iškas, -a. Les textes montrent que cette exception ne s’applique pas à cet adjectif, par exemple: D’autres différences dans l’attitude des citoyens des anciens et des nouveaux États de l’UE à l’égard du capital humain sont apparues (T 2012 3(60): 215); Diverses études ont démontré que le capital humain est la principale source des variations de revenus et de bien-être dans divers pays (VSE 2014 1(4): 90). Dans aucune circonstance syntaxique l’adjectif de la terminologie composée ressources humaines n’est employé à la forme indéfinie, par exemple: Les ressources humaines ont toujours été importantes pour le développement des États et des peuples (T 2011 1(54): 11); Les répondants considèrent que le principal obstacle au processus de mise en œuvre et de développement de l’innovation est le manque de ressources financières et humainesdans les organisations publiques (EVAP 2013 3(31): 29).
D’autres dérivés en -iškas, -a sont souvent employés à la forme indéfinie, conformément à l’exception concernant le marquage de l’espèce par la forme définie, par exemple: Apprentissage autodirigé – système d’apprentissage dont de nombreux aspects du processus sont contrôlés par l’apprenant (VPA 2008 26: 100); Activité bénévole en tant qu’activité non rémunérée au service de la société est un domaine qui suscite un intérêt croissant (OV 2012 64: 106).
Tik ĮF terminuose vartojamas būdvardis grynas, -a, pvz.: Grynųjų investicijų kitimo rodikliai parodo šalies ekonomikos būseną tam tikrame ekonomikos cikle (MLA 2016 2(8): 167); Atliekant ekonominį projektų vertinimą, jeigu įmanoma, siekiama nustatyti ekonominę vidinę grąžos normą ir grynąją dabartinę vertę (ŽŪM 2013 1(20): 65). O ir būdvardis viešas, -a beveik visada įgyja įvardžiuotinę formą, pvz.: Šiuolaikinis viešasis valdymas yra itin sudėtingas reiškinys, nulemtas globalių pokyčių, suponuojančių viešojo valdymo reformų, viešųjų institucijų modernizavimo būtinumą (EVAP 2013 3(31): 22); Laikydami komunalinių paslaugų ir viešųjų gėrybių teikimo sektorių itin saugiu, finansiniai investuotojai skolino reikalingus verslo grupių plėtrai kapitalo srautus už mažesnę nei priimta rinkoje rizikos premiją (VSE 2012 2(2): 77).
Bien que l’adjectif général, -e soit souvent employé aussi à la NF, dans des syntagmes tels que produit intérieur brut, produit national brut, offre globale, globale
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la demande, les coûts généraux, etc. Dans les textes examinés, seules des formes définies ont été relevées, par exemple: Le fondement de ce système de comptes est constitué par le produit intérieur brut (PIB), qui décrit les indicateurs économiques annuels réels du pays et montre le rythme de la croissance économique (EVAP 2009 1(14): 167); A. Okun (1962), après avoir analysé les données relatives au taux de chômage et à au produit national brut (PNB) aux États-Unis pour la période 1953–60, a établi empiriquement qu’il existe une relation négative régulière entre le PNB réel et potentiel, exprimés en pourcentage, ainsi qu’entre l’écart du taux de chômage réel et naturel (EV 209 14: 140); Ainsi, l’influence la plus importante sur les coûts générauxest exercée par le taux d’intérêt (MLA 2012 3(4): 255). Seule la forme définie est employée pour le complément du syntagme pays tiers, par exemple: Des restrictions peuvent s’appliquer aux exportations ou aux importations dans le commerce avec les pays tiers (T 2011 4(57): 97); Cela s’explique en partie par la modification du régime commercial avec les pays tiers, après l’adhésion de la Lituanie à l’UE (ŽŪM 2009 3–4 (16): 187).
Dans un article, les déterminants des syntagmes économie intelligente et ville intelligente sont employés uniquement à la forme définie, par exemple: Dans la littérature scientifique récente et les publications à caractère appliqué, ainsi que dans les documents stratégiques, on rencontre de plus en plus souvent la notion d’économie intelligente (en anglais, smart economy) , employée dans des contextes variés: dans la création de la ville intelligente, dans le développement économique et la planification stratégique, ainsi que dans la mise en avant (la promotion) du caractère distinctif des villes. L’économie intelligente est l’un des composants de la ville intelligente; il est donc naturel que la littérature scientifique et les publications à caractère appliqué accordent une attention particulière à la conception de la ville intelligente (VPA 2014 3(13): 270). Dans les autres termes employés dans cet article, dont le terme principal est également économie, les déterminants adjectivaux sont à la forme indéfinie, même lorsque ces termes sont définis ou expliqués, par exemple: Dans la littérature scientifique, l’économie en réseau est le plus souvent associée à la diffusion d’Internet et à son utilisation dans les processus économiques et la vie quotidienne; L’économie innovante repose sur des relations directes et de rétroaction entre la science, la production et la formation du personnel (VPA 2014 3(13): 473).
Comme le montrent les exemples, les équivalents indéfinis de tous les termes employés uniquement à la forme définie auraient un sens tout à fait différent, voire seraient sémantiquement dépourvus de sens. Ainsi, la régularité qui ressort de l’usage fluctuant montre que, contrairement à ce que prescrit la norme codifiée, la forme définie tend à remplir la fonction de distinguer un terme non pas de tout analogue indéfini, mais seulement de ceux qui présentent une différence de sens manifeste. Cette tendance serait compréhensible, car, dans un texte scientifique, le statut terminologique est également indiqué par bien d’autres marqueurs examinés. D’un autre côté, il a été mentionné dans la sous-section 2.2 que l’un des arguments avancés en faveur de la norme
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est la volonté d’éviter l’ambiguïté; de ce point de vue, la norme n’est donc pas contredite, mais simplement interprétée de manière particulière.
La fonction distinctive pourrait également expliquer l’emploi assez régulier des formes définies des participes passifs en lituanien, qui comportent des nuances de sens exprimant le moyen, la manière, le temps ou d’autres notions, par exemple: La justice distributive (cf. justice distribuée) a été le premier composant de la justice auquel les chercheurs ont prêté attention (OV 2012 64: 42); C’est pourquoi le rôle socio-économique des impôts est assuré par les fonctions principales décrites ci-dessous: la régulation et la fonction de redistribution (cf. redistribuée) (MLA 2015 2(7): 247); L’industrie de la production alimentaire et des boissons est l’une des plus grandes branches de l’industrie manufacturière en Lituanie (cf. industrie transformée) (ŽŪM 2009 1–2(16): 77); Un tarif fixe et une longue période d’incitation (cf. période incitée) réduit le risque financier (VPA 2014 2(13): 261); Les rapports annuels des sociétés de gestion de fonds d’investissement publient deux indicateurs liés aux indices de référence (cf. indice comparé) (MLA 2011 4(3): 6); Comme au cours des périodes précédentes, les indicateurs de qualité du portefeuille des prêts à la consommation étaient relativement les plus mauvais (VSE 2012 2(2): 86). Dans ces cas, les formes définies des participes conféreraient aux syntagmes une forte nuance de sens objectif, et de tels syntagmes seraient sémantiquement dépourvus de sens dans un texte scientifique. Les formes définies des participes de sens typique ne remplissent pas une fonction distinctive aussi importante; leur emploi varie donc davantage et, souvent, la forme indéfinie est retenue par défaut. Les formes définies des adjectifs lituaniens, et a fortiori des adjectifs d’origine étrangère, n’ont pas non plus de valeur distinctive manifeste. Cela contribue probablement, avec tout un ensemble d’autres facteurs, à leur emploi plus libre et à leur remplacement fréquent par la forme simple. Parmi ce groupe d’adjectifs, les tendances d’emploi de commun, –e; pur, –e et public, –que se distinguent, mais cela s’expliquerait également par leur fonction distinctive: les textes du domaine de l’économie emploient souvent des syntagmes désignant directement des sommes, tels que somme totale, indicateur global, bénéfice total, valeur totale ou des expressions analogues, par exemple: Il est coûteux et difficile d’investir de petites sommes d’argent, mais la somme totale d’argentque les personnes versent dans le fonds atteint un montant suffisamment élevé (VSE 2011 1(1): 116); Il importe d’évaluer non seulement l’état de chaque facteur, mais aussi son importance pour la compétitivité globale, ainsi que l’effet des ressources financières sur chaque facteur (VSE 2013 2(3): 268). Ainsi, choisir la même forme pour un syntagme désignant une somme et pour un terme créerait un risque d’ambiguïté. Dans ce domaine, une ambiguïté pourrait également souvent apparaître si l’on omettait la forme définie des adjectifs public, –que et pur, –e.
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4. EMPLOI HORS CONTEXTE
Il serait difficile de vérifier dans quelle mesure les dictionnaires de termes influencent l’emploi étudié, d’autant plus que leur choix, tout comme celui des diverses bases de données terminologiques, est vaste. Néanmoins, compte tenu des spécificités du domaine de l’économie, on peut supposer que l’interaction est réciproque. Les sciences économiques en Lituanie n’ayant connu leur transformation que relativement récemment, une grande partie de la terminologie a dû être créée de toutes pièces et, comme le montrent les dictionnaires publiés à cette époque, les besoins terminologiques étaient principalement satisfaits par des dictionnaires de termes traduits de l’anglais. Faute de terminologie suffisante, il fallait s’appuyer sur les dictionnaires traduits. D’un autre côté, ceux-ci témoignent d’une certaine évolution des termes, ce qui permet de supposer que l’usage, à son tour, corrige la terminologie présentée dans les dictionnaires, d’autant que la circulation des termes y est importante. Dans les conditions actuelles de gestion terminologique, l’usage est également influencé par diverses bases de données terminologiques. Les textes législatifs de l’Union européenne et de la République de Lituanie constituent une source particulièrement importante de termes. Nous examinons donc ci-après les tendances qui se dessinent dans ce type de sources.
4.1. Rapport entre les formes définies et indéfinies dans les dictionnaires de termes économiques
Pour évaluer le respect de la norme établie, cinq dictionnaires de termes économiques ont été retenus: le Dictionnaire des termes économiques de Christopher Pass, Bryan Lowes et Leslie Davies, paru en 1994 (ci-après ETŽ₁); une édition révisée et augmentée de ce dictionnaire, publiée en 1997 (ci-après ETŽ₂); le dictionnaire pédagogique Termes et concepts économiques, publié en 1999 par l’Université pédagogique de Vilnius (ci-après ETS); le Dictionnaire des termes économiques de Rūta Vainienė, paru en 2005 (ci-après EŽ); et le Dictionnaire explicatif économique anglais-lituanien de David W. Pearce, publié en 2006 (ci-après AŽ). Tous ont été traduits, édités ou révisés par des spécialistes en sciences économiques, mais leur préparation linguistique a été inégale: certains ont été révisés par un rédacteur linguistique (ETŽ₁, EŽ), tandis que le nom du rédacteur linguistique n’est pas indiqué pour d’autres (ETŽ₂, ETS); dans AŽ, non seulement le nom de la rédactrice est mentionné, mais le Département de terminologie de l’Institut de la langue lituanienne figure également parmi les traducteurs, les rédacteurs et les consultants du dictionnaire. Toutefois, aucun de ces dictionnaires n’a été approuvé par la Commission d’État de la langue lituanienne; ils représentent donc davantage l’usage que la norme.
Parmi les cinq dictionnaires parus au cours des deux dernières décennies, le principe du marquage obligatoire de la forme définie dans les termes n’a été appliqué que dans un seul, ETŽ₁, et celui-ci compte 8 termes à deux mots rejetant la forme définie
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(pays en développement, région en développement, argent cher, pays développé, pays sous-développé, prêteur en dernier ressort, produit de mauvaise qualité, personne économe) et 8 termes polylexicaux: économie des pays en développement, quantité de commande la plus économique, industrie naissante, magasin de produits soldés, courbe des dépenses optimales, signes en papier de valeur déclarée, attitude juste et impartiale, clause de la nation la plus favorisée.
Les 264 autres termes définis dans ce dictionnaire qui peuvent avoir une forme définie l’ont acquise5. Il est compréhensible que cette marque ait été attribuée aussi bien à des adjectifs (économie ouverte, bénéfice brut, intégration future, double imposition, marché noir, argent chaud, marché libre, économie mixte, prêt à faible taux, monnaie forte) qu’à des participes (revenus imposables, comptes à régler, revenus croissants, obligations convertibles, marché invisible, actions gratuites, monnaie non couverte, capital emprunté), ainsi qu’à un terme contenant un numéral (premier arrivé, premier servi).
Aucune exception n’a été faite pour les mots internationaux (avantage absolu, société holding, rente consolidée, prix nominal, théorie économique positive, société privée, action privilégiée, magasin spécialisé, multiplicateur du budget équilibré, prêt à terme), bien que les termes comportant de tels déterminants soient peu nombreux dans ce dictionnaire (42 sur les 264 ayant acquis la forme définie).
La marque de terme a également été attribuée aux adjectifs au superlatif (niveau le plus bas, effet économique minimal, taux d’intérêt le plus bas du prêt) et aux dérivés en -iškas, -a (fixation grossière des prix, répartition conditionnelle, équilibre de plein emploi).
Cette marque désigne aussi bien des termes de trois mots (opération d’open market, comptes de comptabilité en partie double, zone de libre-échange, taux naturel de chômage, effet économique négatif) que des termes constitués de quatre mots ou plus (loi de diminution du profit marginal, marché des émissions de nouveaux titres, titres à taux d’intérêt fixe, part du capital social libéré, chômage temporaire lié au passage à un autre emploi).
5 Un terme – marché produisant de nombreux biens – figure parmi ceux qui, dans les Conseils linguistiques, sont considérés comme des formes à proscrire.
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D’autres tendances dans l’emploi des formes définies apparaissent également dans la deuxième édition de ce dictionnaire, ETŽ2. Dans ce recueil terminologique, 24,8% des termes définis susceptibles de prendre cette forme, soit 64 termes, ne sont pas employés à la forme définie (194 l’ont adoptée, voir le tableau 1)6.
Des exceptions sont faites aussi bien pour les adjectifs que pour les participes, mais elles ne suivent aucune règle, cf.: politique flexible des monopoles, mais système de taux de change flexible; nouvelle branche industrielle, mais pays de la nouvelle industrialisation; investissements négatifs, épargne négative, mais impôt négatif sur le revenu; avantage supplémentaire, mais taxe supplémentaire à l’importation; réserves cachées, chômage caché, impôts cachés, mais baisse cachée des prix, hausse cachée des prix; revenus permanents, mais hypothèse du revenu permanent; secteur privé, mais dépenses privées, produits privés; court terme, mais coûts moyens à court terme, etc.
Il semble que l’on tente de ne pas marquer les adjectifs au superlatif par une forme définie (clause de la nation la plus favorisée, meilleures estimations linéaires sans biais), mais, dans d’autres termes, ces adjectifs sont présentés à la forme définie (volume de production le moins efficace, niveau le plus bas).
TABLEAU 1. Rapport entre les formes définies et indéfinies dans les dictionnaires terminologiques
Rapport entre les formes définies et indéfinies dans les dictionnaires terminologiques | ETŽ₁ | ETŽ₂ | ETS | EŽ | AŽ Déterminant à la forme définie: | 264 | 194 | 67 | 149 | 385 adjectif | 140 | 119 | 48 | 99 | 220 participe | 123 | 75 | 18 | 46 | 160 mot international | 42 | 43 | 19 | 42 | 87 Déterminant à la forme indéfinie: | 16 | 64 | 49 | 66 | 114 adjectif | 8 | 31 | 35 | 37 | 65 participe | 8 | 34 | 13 | 29 | 49 mot international | 0 | 16 | 20 | 39 | 12
La position de l’adjectif (système de taux de change flexible, taux de change opaque, indicateur de liquidité immédiate) ne permet pas d’expliquer l’absence de forme définie dans les termes analogues où le déterminant adjectival, dans la même position, prend la forme définie (zone de libre-échange, budget de production flexible, système de taux de change fixe à glissement). La forme définie n’est pas marquée pour 16 mots internationaux
6 Les données des dictionnaires ne comprennent que les termes dont les définitions sont fournies. Les termes rectifiés ou reliés aux termes principaux par d’autres renvois ne sont pas comptabilisés.
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(flux de trésorerie actualisés, hypothèse des marchés efficients, système de taux de change fixe, variable indicatrice, établissement de dépôt agréé, société cotée, etc.), toutefois cette exception n’est pas systématique, car des mots internationaux entrant dans la composition d’autres termes prennent la forme définie, par exemple: valeur absolue, demande effective, intégration horizontale, dette consolidée, actif matériel, taux minimum de salaire.
L’emploi de la forme définie du participe varie également, par exemple: société cotée, mais société cotée; titre remboursable, mais titre non remboursable; titre à durée indéterminée, mais obligation perpétuelle (consol); revenus disponibles, mais revenus gagnés, etc. Ainsi, dans ETŽ2, aucune exception systématique ne se dégage, si ce n’est que des exceptions sont faites pour certains termes isolés. Elles pourraient s’expliquer par une langue du dictionnaire insuffisamment normalisée; toutefois, il se peut aussi que ce dictionnaire reflète simplement davantage les tendances de l’usage de l’époque, c’est-à-dire que les termes isolés dans lesquels les formes indéfinies étaient répandues y aient été repris sous cette forme. En réalité, de nombreux termes nouveaux par rapport à ETŽ2 n’ont pas adopté la forme définie, par exemple: indicateurs avancés, capital libéré, système de taux de change fixe, marché des valeurs mobilières non cotées, combinaison optimale des facteurs, fixation des prix limites, réserves cachées, revenus cachés.
Tačiau ETS (1999) irgi įtraukti 49 terminai, neturintys ĮF, ir jie sudaro 42,2 procento visų šiame žodyne pateikiamų ĮF galinčių įgyti terminų. ĮF neįgijo 29 lietuviški žodžiai, įskaitant tris terminus, kuriuose šios formos neįgijo vienas iš dviejų ją galėjusių įgyti žodžių (grąžintina išperkamoji nuoma, nevisiškasis matomasis darbuotojų užimtumas ir nevisiškas paslėptasis darbuotojų užimtumas), pvz.: bendra įmonė, dvigubas apmokestinimas, ilgas laikotarpis, nedirbantys asmenys, neteisėta veikla, pakankama konkurencija, papildoma mokesčių našta, užimti gyventojai. Iš tarptautinių žodžių ĮF nėra įgiję 20, pvz.: disponuojamos pajamos, elastinga paklausa, likvidus turtas, natūrali oligopolija, optimalus vartojimas; aktyvi darbo paieška, efektyvus gyventojų užimtumas, minimalus gyvenimo lygis, natūralus nedarbo lygis, racionalus gyventojų užimtumas.
Toutefois, l’exception appliquée dans le dictionnaire n’est pas cohérente, car des mots internationaux sont également présentés à la forme définie, par exemple: coûts d’opportunité, économie centralisée, intégration horizontale, action privilégiée; immobilisations corporelles à long terme, catégories de travail illégal, marché du travail informel, demande potentielle de travail, taux d’intérêt réel. On observe aussi des cas d’incohérence manifeste, par exemple: pauvreté absolue, mais avantage absolu; économie ouverte, mais opérations d’open market; coûts d’opportunité, mais salaire alternatif; coentreprise, mais
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marché commun; entreprise individuelle, mais entreprise individuelle (personnelle); prix le plus bas, règle du coût minimal, mais règle de l’impôt le plus bas.
EŽ (2005) pateikiami 66 ĮF neigi̇ję terminai, šią formą yra įgiję 149, taigi, morfologiniu rodikliu nežymima 30,7 procento juo galimų žymėti terminų. ĮF nepažymėti 29 terminų sudėtiniai dėmenys dalyviai, pvz.: asocijuota įmonė, dolerizuota ekonomika, išskaidytas žinojimas, monopolizuota rinka, nepadengti pinigai, nelistinguojami vertybiniai popieriai, neribota atsakomybė, riboti ištekliai, subalansuota rinka, susiję asmenys, valdomas valiutos kurso svyravimas. Išskyrus termino gautinos sumos priklausomąjį dėmenį, kuris yra reikiamybės dalyvis, visi kiti ĮF neiġiję dalyviai yra esamojo arba būtojo kartinio laiko dalyviai, pasakantys su dabartyje vykstančiu ar praeityje vykusiu veiksmu susijusias apibendrintas ypatybes. Kai kurie iš tų terminų yra perkeltinės reikšmės žodžių junginiai, pvz.: lengvi pinigai, nematoma ranka, nemokami pietūs, melžiamos karvės, užburtas ratas.
Dans ce dictionnaire, 46 termes comportent un participe ayant acquis la forme adjectivale (ĮF); ainsi, au total, la forme adjectivale n’est pas utilisée dans 40,9% des termes de l’EŽ qui comprennent un participe. Comme le montrent les exemples ci-dessous, des mots assez longs acquièrent la forme adjectivale; le critère d’économie ne devrait donc pas être le facteur déterminant dans la non-marque du participe par la forme adjectivale, par exemple: subvention compensatoire, titre convertible, part qualifiée du capital social, revenus exonérés d’impôt, actions privilégiées à dividende cumulatif, dépôt à terme. Après examen du rapport entre les mots internationaux ayant ou non acquis la forme adjectivale, les premiers sont au nombre de 42 et les seconds de 39.
Ainsi, comme dans les deux dictionnaires précédemment examinés, les exceptions ne sont pas faites selon le critère de l’origine du mot ou de sa catégorie grammaticale, mais pour certains termes. Autrement, on ne pourrait expliquer pourquoi la forme adjectivale est attribuée aux syntagmes prix absolu, avantage absolu, type idéal, alors que le déterminant dépendant de facteur fondamental est employé sous forme non adjectivale (NF), ni pourquoi capital libéré a acquis la forme adjectivale, contrairement à capital donné; voir aussi subvention compensatoire, obligation convertible et société cotée; prêt syndiqué et comptes consolidés; même société holding d’investissement et personne contrôlante; zone économique franche et libre accès au marché; impôt négatif sur le revenu et externalité négative; liste officielle et offre officielle; propriété publique et placement public.
Le dictionnaire de termes économiques le plus récent, l’AŽ, se distingue par le fait que l’Institut de langue lituanienne, et notamment son département de terminologie, figure parmi ses rédacteurs. C’est probablement pour cette raison que la forme adjectivale y est employée de manière plus cohérente. La plupart des termes mentionnés précédemment, dont la forme non adjectivale est à privilégier ou qui sont présentés sous cette forme dans les dictionnaires, sont ainsi…
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présentés dans l’AŽ comme ayant la forme adjectivale, par exemple: hypothèse du revenu absolu, économie ouverte, marché commun, revenus disponibles, variable fictive, équité horizontale, actions privilégiées cumulatives, libre-échange, marché libre, actif liquide, actif matériel, secteur informel, valeur nominale, production potentielle, bien privé, anticipations rationnelles, budget équilibré, marché parfait, développement durable.
Dans ce dictionnaire également, le principe selon lequel tout terme doit être marqué par la forme adjectivale n’est pas appliqué de façon universelle. Ainsi, 114 termes expliqués dans ce dictionnaire n’ont pas acquis la forme adjectivale7. Un nombre légèrement supérieur de termes expliqués comporte un adjectif n’ayant pas acquis la forme adjectivale (65), par exemple: double remplacement, branche industrielle naissante, postes vacants, nouvelles embauches, sous-emploi, secteur avancé, monnaie faible, capital flexible, ajustement précis, monnaie forte. Il y a également 49 termes dont le participe négatif n’a pas acquis la forme adjectivale, par exemple: fonction concave, rapport fixe entre capital et travail, pays développés, établissements de dépôt agréés, utilité marginale décroissante, marché des règlements immédiats, provisions pour dépenses imprévues, propriétaire foncier absent, bien non marchand, hypothèse du travailleur découragé, capital de base désiré, prestations supplémentaires, quota de devises détenues, action de qualité, prix demandé, fonds empruntés, croissance appauvrissante, actions concertées, produits adaptés.
Dans ce dictionnaire, les exceptions sont assez régulières; par exemple, les termes emploient les adjectifs minimal, -e; optimal, -e sous forme non adjectivale (NF): lois sur le salaire minimum, taux d’intérêt minimal des prêts, objectif minimal d’emploi, taille optimale d’une usine, droit de douane optimal, capacité optimale. Dans les termes à forme adjectivale, c’est l’adjectif uniforme qui ne prend pas cette forme, par exemple: rémunération uniforme, théorie du sacrifice égal, utilité uniforme, courbe de coût uniforme. On tend à ne pas employer sous forme adjectivale les adjectifs suffixés en -iškas, -a, par exemple: restriction volontaire des exportations, chômage volontaire, compatibilité totale. Les dérivés en -ingas, -a entrant dans la composition des termes de l’AŽ présentent une tendance similaire, par exemple: lois sur le commerce équitable, Conseil du commerce équitable, taux de rendement équitable, salaire équitable, prix équitable. Cependant, efficace est employé sous forme adjectivale (hypothèse des marchés efficients, théorie du salaire efficient); les termes population active, règle du consentement unanime sont également inclus.
7 Comme pour le calcul des données relatives aux autres dictionnaires terminologiques, les termes qui sont seulement mentionnés et non expliqués ne sont pas comptabilisés.
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Il semble que l’on tende à éviter les formes définies dans les expressions figurées telles que argent cher, « argent chaud », argent facile, argent bon marché, monnaie faible, capital mobile, mais que l’on emploie la main invisible, l’inflation rampante, l’émission « courante ».
Dans certains termes, un seul des adjectifs juxtaposés apparaît à la forme définie, par exemple: taux de change flottant libre, taux de change flottant réglementé. Dans d’autres termes, en revanche, les deux adjectifs apparaissent à la forme définie, par exemple: variables dépendantes contraintes, produit matériel net, obligations d’épargne à lots, impôt sur les biens immobiliers hérités. D’autres exceptions montrent également que ces formes sont plutôt appliquées à des syntagmes particuliers, par exemple: économie ouverte, mais ressources en accès libre; crédit maximal possible, tarification à la demande maximale, mais vraisemblance maximale, demande de travail maximale; moindres carrés, méthode des moindres carrés en deux étapes; fonction d’utilité (utilité), mais courbe d’offre de travail obtenue; obligations consolidées, mais fonds consolidé; inflation anticipée, mais rendement net anticipé; économie de marché mixte, mais société à capitaux mixtes.
Ainsi, les dictionnaires de termes économiques montrent que le principe de marquage obligatoire du terme au moyen de la forme définie n’est pas appliqué de manière générale, à l’exception du ETŽ. Néanmoins, certains termes dans lesquels la forme définie joue une fonction distinctive évidente sont présentés dans les dictionnaires terminologiques comme comportant cette forme, lorsque ces termes y figurent, par exemple: produit intérieur brut et produit national brut, bénéfice brut, revenus bruts; liquidités, produit intérieur net et produit national net, bénéfice net, valeur actuelle nette et valeur nette; pouvoir d’achat; biens de consommation et prêt à la consommation; travaux publics; capital humain. Toutefois, il est difficile d’expliquer cette tendance par l’influence de l’usage, ou inversement, car, par exemple, les articles scientifiques tendent à éviter la forme définie de certains adjectifs (économie ouverte, variable fictive, libre-échange, valeur nominale, marché parfait, économie fermée), alors que ces syntagmes sont généralement répertoriés dans les dictionnaires terminologiques comme comportant la forme définie. En outre, dans les textes suivis examinés, les exceptions concernant les participes et les mots internationaux sont plus fréquentes que ne le laisseraient penser ces dictionnaires, en particulier celles qui concernent les participes à racine internationale. On pourrait considérer comme une convergence entre les dictionnaires terminologiques et l’usage l’absence de marquage à la forme définie des adjectifs superlatifs et de leurs équivalents non lituaniens; toutefois, comme le montrent les exemples cités, les dictionnaires présentent aussi des irrégularités. Certains dictionnaires montrent une tendance plus marquée à ne pas marquer certains participes à la forme définie, tandis que d’autres répertorient un nombre considérable de mots internationaux non marqués par cet indice; mais, dans l’ensemble, comme dans les textes suivis, cette régularité ne constitue pas une règle générale.
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L’analyse des dictionnaires terminologiques montre plus clairement encore que l’emploi de la forme définie dans les termes est très variable, mais que, dans l’ensemble, le principe consistant à prévoir des exceptions pour des termes particuliers s’impose.
4.2. La forme définie dans les termes des actes juridiques
Les actes juridiques constituent un domaine particulier d’emploi des termes. Ceux-ci (les notions) y sont d’abord définis, puis seuls ces termes sont employés. Ainsi, il n’est pas possible d’utiliser différentes formes d’un même terme dans un même texte. Différentes formes d’un même terme ne peuvent apparaître que dans des actes juridiques distincts, bien que, comme le montre le compte rendu de la fonction de la Banque des termes de la République de Lituanie8 et l’objectif assigné à la base terminologique interinstitutionnelle de l’Union européenne IATE (en anglais, Inter-Active Terminology for Europe)9, on cherche à harmoniser la terminologie. Puisque la forme du terme ne change pas lors de sa réalisation dans le texte, il ne reste qu’à examiner les glossaires figurant dans les actes juridiques et à voir quel y est le rapport entre les formes définies et non définies. Pour cette évaluation, vingt lois de la République de Lituanie régissant le secteur économique (y compris les finances) et vingt directives et règlements du Conseil et/ou du Parlement de l’Union européenne ont été sélectionnés10.
Sur les 192 termes définis dans les lois de la République de Lituanie étudiées, dont au moins un élément pourrait prendre la forme définie, 91 ne la prennent pas11. Dans 34 de ces termes non marqués, l’élément dépendant est un participe à valeur typique, par exemple: personnes associées, fonds de pension professionnelle à prestations définies, intermédiaire ayant révélé son identité, système central de stockage réglementé, entreprise participante, position dominante, impôt fixe sur les bénéfices, entité de financement, entreprise contrôlée, travailleur détaché, personne exerçant le contrôle, négociations non publiques, société mère, entreprise surveillée, marché réglementé, personnes liées, entreprise liée, marché lié.
Dans 53 termes, les éléments sont des adjectifs, par exemple: entité analogue, assistant proche, appel d’offres ouvert, montant total payable par l’emprunteur au titre du crédit à la consommation, banque fictive, liens étroits, activité indépendante, autorité compétente, période minimale de participation, personnes jouissant d’une réputation irréprochable, participants non professionnels au marché, offre publique volontaire, entreprise autonome, société d’investissement de type fermé, offre publique de valeurs mobilières.
8 La Banque des termes de la République de Lituanie est accessible en ligne: http://www.vlkk.lt/terminu-bankas.
9 IATE est accessible en ligne: http://iate.europa.eu/switchLang.do?success=mainPage&lang=lt.
10 Tous les documents sont énumérés dans la liste des sources.
11 Dans trois termes, un élément prend la forme définie et l’autre non: société holding qui exerce une activité mixte, société holding d’assurance à activité mixte, services publics essentiels.
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Un tel usage révèle encore davantage que le choix de la forme du constituant dépendant ne repose pas sur des critères clairement définis. Certains cas laisseraient penser que l’on hésite sur la forme ou que les textes juridiques ne sont pas harmonisés entre eux, par exemple: contrôleur, entreprise contrôlée, mais entité contrôlée, entité imposable contrôlée, société d’investissement contrôlante, société financière holding, société financière holding mixte; entreprise mère, ailleurs – entreprise mère (forme définie), entreprise filiale (forme définie). Ici, on trouve « marché réglementé », mais aussi participation réglementée d’un tiers. Les textes législatifs présentent des formes participiales entrant dans la composition de termes assez longs (par exemple: personnes liées au dépositaire de la société d’investissement contrôlante, organisme de placement collectif destiné aux investisseurs avertis, participation réglementée d’un tiers), ce qui confirmerait également que le critère d’économie n’est, à tout le moins, pas la principale incitation à éviter les formes définies. Les participes passifs porteurs de nuances de sens plus spécifiques prennent toujours les formes définies, par exemple: événement assuré, comité consultatif chargé de l’élaboration de la politique des marchés financiers, montant remboursable, ligne de raccordement, bien meuble, indice de référence. Les mots internationaux sont employés aussi bien avec des formes définies qu’avec des formes indéfinies, par exemple: taux débiteur fixe du crédit à la consommation, outil d’intégration horizontale, actif liquide, investisseur non professionnel, mais impôt sur les bénéfices forfaitaire, banque fictive, activité individuelle, autorité compétente, participants de marché non professionnels.
Les glossaires de termes (notions) figurant dans les actes juridiques de l’Union européenne révèlent déjà la prédominance des formes indéfinies: dans 20 documents, on a relevé 80 termes comportant une forme définie, tandis que 105 termes n’en portent pas la marque. Les participes prennent plus souvent la forme définie que les adjectifs, en premier lieu les participes passifs, par exemple: base consolidée, dépôt non remboursable, activité criminelle, système de négociation organisée, obligation garantie, autorité nationale désignée chargée de la surveillance macroprudentielle, autorité publique désignée, valeurs mobilières transférables, établissement soumis à une procédure de résolution, entreprise d’assurance dépendante, marché reconnu, interface adaptée, entité surveillée, marché réglementé, obligations garanties de grande taille, dépôt structuré. On trouve également des participes actifs sans forme définie, par exemple: État membre participant coopérant étroitement, partie liée, entreprises liées, instruments liés, groupe de clients liés. Toutefois, dans d’autres termes, les participes actifs comme passifs prennent la forme définie, par exemple: dépôts assurés, entreprise associée, taux d’imposition différé, tranches à taux fixe, tranche à taux d’intérêt variable, opérations d’ajustement, autorité nationale désignée, société financière holding mère, valeurs mobilières transférables, État membre d’accueil, entreprise mère de l’Union, intermédiaire de crédit lié, collecte de dépôts à terme. Cette diversité prévaut également dans
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l’emploi des formes définies des adjectifs, par exemple: procédure accélérée, différences temporaires, actifs incorporels, support durable, propriétaire effectif, mais banque fictive, liens étroits, autorité compétente, établissement temporaire, marché liquide, forme immatérielle, système d’enregistrement immatériel, interface interopérable, identifiant unique. Un nombre considérable de termes sont présentés dans lesquels l’adjectif « commun, -e » ne prend pas la forme définie, par exemple: compte commun, procédures communes, mécanisme de surveillance commun, instruments de fonds propres de catégorie 1, taux annuel effectif global du coût du crédit. L’adjectif important, -e ne prend pas non plus cette forme, par exemple: groupe surveillé important, entité surveillée importante, entité surveillée importante dans un État participant n’appartenant pas à la zone euro.
En résumé, les tendances à l’emploi des formes définies qui se dégagent des textes juridiques conduisent à constater qu’elles sont de plus en plus remplacées par des formes indéfinies, mais que l’usage des unes comme des autres demeure irrégulier. Bien que certaines tendances puissent être discernées, on tend de plus en plus à décider, au cas par cas, s’il convient de marquer le terme par une forme définie.
5. RAPPORT ENTRE L’USAGE ET LA NORME
Le rapport entre l’usage qui se dégage des articles scientifiques en économie, des dictionnaires terminologiques et des textes juridiques, d’une part, et la norme codifiée qui impose le marquage du terme par une forme définie, d’autre part, peut être qualifié de discordant: on tente de marquer certains termes au moyen de cet indicateur morphologique, mais ce marquage n’est pas systématique.
Toutefois, l’analyse de la norme codifiée révèle qu’elle-même n’est pas cohérente. D’une part, le marquage obligatoire du terme au moyen d’un indicateur morphologique est établi; d’autre part, ce principe est formulé en référence à la fonction de marquage de la classe d’objets, qui ne prévoit pas un marquage aussi non exclusif. Le marquage de la classe constitue une unité de division secondaire ou tertiaire dans la classification des valeurs des formes définies présentée dans les ouvrages descriptifs et normatifs: il s’agit d’un sous-type de valeur déterminative ou distinctive, ou encore de l’un des moyens d’exprimer la définitude. Or, comme le montrent les grammaires et les études de recherche, l’emploi des formes définies avec une valeur déterminative (l’expression de la définitude) n’est pas régulier en lituanien. Les ouvrages de recherche comme les ouvrages normatifs signalent divers cas et exceptions de neutralisation de l’opposition entre définitude et indéfinitude, qu’ils expliquent par des facteurs objectifs tels que les particularités de la formation des adjectifs définis, la faible différence de sens entre formes définies et indéfinies, l’influence du contexte, etc. Si l’expression de la classe relève déjà d’un sous-type de valeur déterminative ou d’un moyen d’exprimer la définitude, de telles exceptions devraient également lui être propres. En outre, les ouvrages de recherche comme les ouvrages normatifs mentionnent explicitement une exception liée au marquage de la classe
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et l’expliquent par le même facteur que la neutralisation de l’opposition entre définitude et indéfinitude. Le rapport entre le marquage de la classe et le terme, ainsi qu’entre l’emploi des formes définies avec une valeur de classe et leur emploi dans la terminologie, n’est pas indiqué, et la différence n’est pas définie, ce qui permet d’interpréter l’usage comme s’il n’existait pas de différence. Certains ouvrages normatifs semblent même ne faire aucune distinction.
Cette dualité de la norme entraîne également des variations dans l’usage. L’usage examiné — celui des articles scientifiques en économie, des dictionnaires terminologiques et des textes juridiques — révèle une très grande variabilité. On tente de marquer les termes au moyen de l’indicateur obligatoire prévu par la norme codifiée, mais certaines tendances d’usage montrent que l’on applique davantage les exceptions à l’opposition entre définitude et indéfinitude, ou à l’emploi des formes définies en général, prévues dans les ouvrages normatifs.
Premièrement, l’usage en discours suivi montre une tendance à ne pas marquer par une forme définie les termes dont le constituant dépendant est un adjectif ou un participe international. De nombreux mots internationaux ont un sens lexical spécifique, et la spécificité du sens lexical est présentée dans la littérature de recherche et normative comme l’un des facteurs et des cas de non-marquage de la définitude par une forme définie. Dans la terminologie de l’économie, un très grand nombre de termes sont formés et employés avec des mots internationaux; le seul fait que le constituant dépendant soit exprimé par un mot d’origine étrangère peut être un indice de terminologie dans un texte scientifique. Ainsi, l’indicateur supplémentaire du terme — la forme définie — perd de son importance. Dans les textes de ce type, le terme est également signalé par d’autres indices: la présentation d’une définition, une explication, l’emploi d’un syntagme pour désigner une notion, une théorie, un concept, une méthode ou un modèle, la classification de l’objet ou du phénomène désigné, et la répétition fréquente du syntagme dans le texte. La fonction de la forme définie en tant qu’indicateur terminologique s’affaiblit tout particulièrement dans des textes tels que les textes juridiques, où le terme ou la notion est défini et où, compte tenu de la nature du texte, non seulement une variation sémantique, mais aussi une variation formelle est impossible.
Deuxièmement, l’usage examiné révèle que la différence de sens entre la forme simple et la forme définie est souvent faible, en particulier entre les participes actifs et passifs au présent et au prétérit ayant des valeurs typiques, et leurs équivalents définis. Ces participes suffisent à eux seuls à caractériser les objets et à les distinguer des autres; la forme définie devient donc, dans ce cas également, en substance superflue. Elle ne fait qu’allonger le participe. Lorsque d’autres indices du statut terminologique agissent — sens spécifique, répétition fréquente du syntagme dans le texte, éléments contextuels révélant son lien direct avec une notion ou un concept, définitions ou explications fournies — marquer en outre le participe par une forme définie devient inutile. Comme le montrent les textes scientifiques, une faible différence de sens distingue également certains
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les adjectifs lituaniens et d’origine étrangère, ainsi que leurs équivalents à forme définie. Ainsi, dans la plupart des cas, l’ambiguïté entre un syntagme désignant une qualité ordinaire et un syntagme ou terme désignant une espèce, ambiguïté dont le risque est considéré comme l’un des fondements de la recommandation des formes définies dans la terminologie, ne se présente pas. Au contraire, la frontière sémantique est si floue qu’il est commode, dans l’usage, de recourir à un syntagme uniforme et de forme unique, susceptible de regrouper les différentes nuances de sens.
L’examen de l’usage en texte suivi et hors contexte met en évidence non seulement les facteurs liés à la signification lexicale spécifique du mot et à la faible distinction de sens, envisagés comme des incitations à neutraliser l’opposition entre défini et indéfini, mais aussi d’autres exceptions possibles à l’emploi des formes définies. Bien que de manière irrégulière, on tend également à ne pas employer les formes définies lorsque le déterminant du terme est un adjectif au superlatif, un dérivé en –iškas, –a, ou lorsque le syntagme a un sens figuré.
Ainsi, dans l’ensemble, ce qui se reflète n’est pas une norme affirmant que la forme définie est un marqueur obligatoire du terme, mais la norme générale d’emploi des formes définies, qui prévoit un emploi relativement facultatif de celles-ci. D’autre part, l’usage montre aussi que l’on tente en quelque sorte de concilier deux orientations normatives, d’où une interprétation particulière de la norme codifiée: pour le texte suivi, compte tenu des divers autres marqueurs du terme, la forme définie se voit attribuer la fonction de signaler non pas chaque syntagme, mais seulement ceux qui se distinguent de leur équivalent sans forme définie par une différence de sens manifeste. Cela entraîne toutefois une variation particulière, qui contrevient fortement au principe de systématicité important pour la terminologie. L’usage hors contexte, en particulier — dans les dictionnaires terminologiques et les glossaires figurant dans les textes juridiques — fait nettement apparaître que l’usage, contrairement à l’objectif visé par la norme établie, devient extrêmement peu systématique, les exceptions étant appliquées presque à chaque syntagme séparément.
Parallèlement, l’emploi des formes définies dans les dictionnaires terminologiques et les textes juridiques révèle une évolution montrant qu’elles sont de plus en plus concurrencées par les formes indéfinies (NF), qui finissent même par l’emporter. Ces tendances correspondraient à celles de l’emploi des formes définies dans d’autres sens, reconnues aussi bien dans les publications normatives que, plus généralement, dans les tendances de leur emploi: dans la langue commune, les formes définies sont de plus en plus remplacées par les formes indéfinies; les formes définies disparaissent dans l’ensemble, alors même que l’orientation normative laisserait penser que c’est précisément dans la terminologie que se situe l’avenir de l’opposition entre formes définies et indéfinies, opposition qui présente pourtant des signes de nivellement toujours plus marqués. L’évaluation et la détermination insuffisantes du rapport entre la désignation d’une espèce et l’emploi d’un terme infirment essentiellement les perspectives d’une telle orientation. En l’absence d’une telle définition, l’usage ne fait, pour l’essentiel, que refléter les questions de codification non résolues et leurs contradictions.
Tout cela rend nécessaire de préciser le critère de codification. Une solution possible consisterait à privilégier, conformément à l’exigence de systématicité appliquée en terminologie, le terme
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comme critère de l’emploi obligatoire de la forme définie; une autre consisterait à fonder la norme sur les régularités de la désignation d’une espèce et sur les exceptions prévisibles à celle-ci. L’analyse de l’usage réalisée permettrait de conclure que l’application du premier critère augmenterait probablement la systématicité de l’emploi des termes; toutefois, lors des décisions de codification, il faudrait sans doute également prendre suffisamment en compte l’influence possible du type de texte: dans les textes scientifiques ou administratifs, la fonction de la forme définie comme marqueur du terme peut être moins pertinente que dans les styles plus libres, puisque, dans ces textes, le statut terminologique est également indiqué par d’autres marqueurs. D’autre part, opter pour le critère de la désignation d’une espèce obligerait aussi à reconnaître la poursuite de l’irrégularité dans l’emploi des formes définies, les tendances générales de leur emploi et les facteurs déterminants, et, par conséquent, l’affaiblissement de leur fonction dans la terminologie. Cette orientation prévaudrait probablement même si l’usage était laissé entièrement à lui-même.
Bien entendu, les conclusions tirées ici sur les tendances de l’usage et sur l’orientation que pourrait prendre à l’avenir l’emploi des formes définies dans la terminologie seraient largement complétées par des études de l’usage dans divers autres styles fonctionnels, et pas seulement dans le domaine de l’économie. Il reste également de nombreuses sources d’usage du domaine économique à étudier, tant en style scientifique qu’administratif, par exemple des ouvrages monographiques de théorie et de pratique économiques, des manuels d’enseignement supérieur, divers aperçus, rapports, traductions d’autres langues — d’abord de l’anglais, qui ne possède pas de formes définies —, etc.
CONCLUSIONS
1. L’usage ne se conforme pas aux normes présentées dans les ouvrages linguistiques, qui établissent la forme définie comme marqueur obligatoire du terme.
2. Les tendances de l’usage révèlent que la codification manque de précision, mais mettent plus nettement en évidence ses problèmes fondamentaux.
3. Le problème du critère est soulevé: il apparaît que, tout en affirmant que la forme définie est un marqueur obligatoire du terme, on se fonde essentiellement sur le critère de désignation d’une espèce, qui prévoit un emploi bien plus facultatif.
4. Le caractère facultatif du critère tient à la classification des significations des formes définies.
5. Les imprécisions de la codification tiennent également au fait que le rapport entre la désignation d’une espèce et le terme n’est pas explicité.
6. L’étude de l’usage montre que celui-ci ne se fonde pas sur la fonction des formes définies établie pour la terminologie, mais sur les exceptions à leur emploi prévues pour la valeur définitoire et ses sous-groupes.
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7. Les exceptions sont interprétées de manière particulière dans la terminologie: un mot international ou une forme participiale devient souvent un marqueur du terme.
8. Le contexte est un facteur important de neutralisation de l’opposition entre les formes adjectivales pronominales et les formes non pronominales dans la terminologie: dans un texte scientifique suivi, un syntagme peut être reconnu comme terme même sans marqueur morphologique.
9. L’usage qui tente de concilier les critères est assez peu systématique; les exceptions y sont appliquées séparément à chaque syntagme.
10. Cette situation pose à la codification un choix: formuler plus clairement le principe du marquage systématique des termes par les formes adjectivales pronominales et viser la cohérence et la systématicité de la terminologie, ou privilégier le critère de l’expression d’une propriété spécifique et ainsi contribuer, en substance, à l’affaiblissement progressif de la fonction des formes adjectivales pronominales comme marqueur du terme. L’usage suivrait probablement cette orientation même si l’on décidait de le laisser évoluer de lui-même.
ŠALTINIAI
Mokslo žurnalai
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AŽ 2006 – Aiškinamasis ekonomikos anglų–lietuvių kalbų žodynas. Sudarė D. W. Pearce, Vilnius: Tyto alba.
ETŽ₁ – Pass Ch., Lowes B., Davies L. 1994: Ekonomikos terminų žodynas. Red. A. Pupkis, ekonomikos terminijos red. konsultantas St. Vaitkevičius, Vilnius: Baltijos biznis.
ETŽ₂ – Pass Ch., Lowes B., Davies L. 1997: Ekonomikos terminų žodynas. Antrasis papildytas ir pataisytas leidimas. Redagavo ir tikslino A. V. Rutkauskas, St. Vaitkevičius, Vilnius: Baltijos biznis.
ETS 1999 – Ekonomikos terminai ir sąvokos. Mokomasis žodynas. Sud.: J. Bagdanavičius, P. Stankevičius, L. Lukoševičius. Vilnius: Vilniaus pedagoginis universitetas.
EŽ 2005: Vainienė R. Ekonomikos terminų žodynas, Vilnius: Tyto alba.
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Finansinių priemonių rinkų įstatymas (2007 01 18, Nr. X-1024). – Valstybės žinios, 2007 02 08, Nr. 17-627.
Finansų įstaigų įstatymas (2002 09 10, Nr. IX-1068). – Valstybės žinios 2002 09 18, Nr. 91-3891.
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Indėlių ir įsipareigojimų investuotojams draudimo įstatymas (2002 06 20, Nr. IX-975). – Valstybės žinios, 2002, Nr. 65-2635.
Informuotiesiems vartotojams skirtų kolektyvinio investavimo subjektų įstatymas (2013 06 18, Nr. XII-376). – Valstybės žinios, 2013 06 28, Nr. 68-3410.
Įmonių, priklausančių finansų konglomeratui, papildomos priežiūros įstatymas (2004 07 15, Nr. IX-2387). – Valstybės žinios, 2004 08 03, Nr. 120-4433.
Kolektyvinio investavimo subjektų įstatymas (2003 07 04, Nr. IX-09). – Valstybės žinios, 2003 07 25, Nr.74-3424.
Konkurencijos įstatymas (1999 03 23, Nr. VIII-1099). – Valstybės žinios 1999 04 02, Nr. 30-856.
Kontroliuojančiųjų investicinių bendrovių įstatymas (2003 07 04, Nr. I-1710). – Valstybės žinios, 2003 07 25, Nr. 74-3425.
Pelno mokesčio įstatymas (2001 12 20, Nr. IX-675). – Valstybės žinios, 2001 12 29, Nr. 110-3992.
Pinigų plovimo ir teroristų finansavimo prevencijos įstatymas (1997 06 19, VIII-275).– Valstybės žinios 1997 07 04, Nr. 64-1502.
Pridėtinės vertės mokesčio įstatymas (2002 03 05, IX-751). – Valstybės žinios, 2002 04 05, Nr. 35-1271.
Profesinių pensijų kaupimo įstatymas (2006 07 04, Nr. X-745). – Valstybės žinios, 2006 07 27, Nr. 82-3248.
Smulkiojo ir vidutinio verslo plėtros įstatymas (1998 11 24 d., Nr. VIII-935). – Valstybės žinios, 1998 12 11, Nr. 109-2993.
Vartojimo kredito įstatymas (2010 12 23, Nr. XI-1253). – Valstybės žinios, 2011 01 04, Nr. 1-1.
Vertybinių popierių įstatymas (2007 01 18, Nr. X-1023). – Valstybės žinios, 2007 02-08, Nr. 17 626.
Viešojo administravimo įstatymas (2006 06 27, Nr. X-736). – Valstybės žinios, 1999 07 09, Nr. 60-1945.
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Europos Sąjungos teisės aktai
2005 m. spalio 26 d. Europos Parlamento ir Tarybos direktyva 2005/60/EB dėl finansų sistemos apsaugos nuo jos panaudojimo pinigų plovimui ir teroristų finansavimui.
2005 m. lapkričio 16 d. Europos Parlamento ir Tarybos direktyva 2005/68/EB dėl perdraudimo ir iš dalies keičianti Tarybos direktyvas 73/239/EEB, 92/49/EEB ir Direktyvas 98/78/EB bei 2002/83/EB.
2007 m. lapkričio 13 d. Europos Parlamento ir Tarybos direktyva 2007/64/EB dėl mokėjimo paslaugų vidaus rinkoje, iš dalies keičianti direktyvas 97/7/EB, 2002/65/EB, 2005/60/EB ir 2006/48/EB ir panaikinanti Direktyvą 97/5/EB.
2009 m. lapkričio 25 d. Europos Parlamento ir Tarybos direktyva 2009/138/EB dėl draudimo ir perdraudimo veiklos pradėjimo ir jos vykdymo.
2013 m. birželio 26 d. Europos Parlamento ir Tarybos direktyva 2013/36/ES dėl galimybės verstis kredito įstaigų veikla ir dėl riziką ribojančios kredito įstaigų ir investicinių įmonių priežiūros, kuria iš dalies keičiama Direktyva 2002/87/EB ir panaikinamos direktyvos 2006/48/EB bei 2006/49/EB.
2013 m. birželio 26 d. Europos Parlamento ir Tarybos direktyva 2013/34/ES dėl tam tikrų rūšių įmonių metinių finansinių ataskaitų, konsoliduotųjų finansinių ataskaitų ir susijusių pranešimų, kuria iš dalies keičiama Europos Parlamento ir Tarybos direktyva 2006/43/EB ir panaikinamos Tarybos direktyvos 78/660/EEB ir 83/349/EEB.
2013 m. birželio 26 d. Europos Parlamento ir Tarybos reglamentas (ES) Nr. 575/2013 dėl prudencinių reikalavimų kredito įstaigoms ir investicinėms įmonėms ir kuriuo iš dalies keičiamas Reglamentas (ES) Nr. 648/2012.
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2014 m. vasario 4 d. Europos Parlamento ir Tarybos direktyva 2014/17/ES dėl vartojimo kredito sutarčių dėl gyvenamosios paskirties nekilnojamojo turto, kuria iš dalies keičiamos direktyvos 2008/48/EB ir 2013/36/ES bei Reglamentas (ES) Nr. 1093/2010.
2014 m. balandžio 16 d. Europos Centrinio Banko reglamentas (ES) Nr. 468/2014, kuriuo sukuriama Europos Centrinio Banko, nacionalinių kompetentingų institucijų ir nacionalinių paskirtųjų institucijų bendradarbiavimo Bendrame priežiūros mechanizme struktūra.
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2014 m. balandžio 16 d. Europos Parlamento ir Tarybos reglamentas (ES) Nr. 596/2014 dėl piktnaudžiavimo rinka (Piktnaudžiavimo rinka reglamentas) ir kuriuo panaikinama Europos Parlamento ir Tarybos direktyva 2003/6/EB ir Komisijos direktyvos 2003/124/EB, 2003/125/EB ir 2004/72/EB.
2014 m. gegužės 15 d. Europos Parlamento ir Tarybos reglamentas (ES) Nr. 600/2014 dėl finansinių priemonių rinkų, kuriuo iš dalies keičiamas Reglamentas (ES) Nr. 648/2012.
2014 m. gegužės 15 d. Europos Parlamento ir Tarybos direktyva 2014/59/ES, kuria nustatoma kredito įstaigų ir investicinių įmonių gaivinimo ir pertvarkymo sistema ir iš dalies keičiamas Tarybos direktyva 82/891/EEB, direktyvos 2001/24/EB, 2002/47/EB, 2004/25/EB, 2005/56/EB, 2007/36/EB, 2011/35/ES, 2012/30/ES bei 2013/36/ES ir Europos Parlamento ir Tarybos reglamentai (ES) Nr. 1093/2010 bei (ES) Nr. 648/2012.
2014 m. gegužės 15 d. Europos Parlamento ir Tarybos direktyva 2014/65/ES dėl finansinių priemonių rinkų, kuria iš dalies keičiamos Direktyva 2002/92/EB ir Direktyva 2011/61/ES.
2014 m. liepos 15 d. Europos Parlamento ir Tarybos reglamentas (ES) Nr. 806/2014 kuriuo nustatomos kredito įstaigų ir tam tikrų investicinių įmonių pertvarkymo, vienodos taisyklės ir vienoda procedūra, kiek tai susiję su bendru pertvarkymo mechanizmu ir Bendru pertvarkymo fondu, ir iš dalies keičiamas Reglamentas (ES) Nr. 1093/2010.
2014 m. liepos 23 d. Europos Parlamento ir Tarybos reglamentas (ES) Nr. 909/2014 dėl atsiskaitymo už vertybinius popierius gerinimo Europos Sąjungoje ir centrinių vertybinių popierių depozitoriumų, kuriuo iš dalies keičiamos direktyvos 98/26/EB ir 2014/65/ES bei Reglamentas (ES) Nr. 236/2012.
2014 m. gruodžio 19 d. Europos Centrinio Banko gairės (ES) 2015/510 dėl Eurosistemos pinigų politikos sistemos įgyvendinimo (ECB/2014/60).
2015 m. balandžio 29 d. Europos Parlamento ir Tarybos reglamentas (ES) 2015/760 dėl Europos ilgalaikių investicijų fondų.
2016 m. gegužės 11 d. Europos Parlamento ir Tarybos reglamentas (ES) 2016/792 dėl suderintų vartotojų kainų indeksų ir būsto kainų indekso, kuriuo panaikinamas Tarybos reglamentas (EB) Nr. 2494/95.
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Gauta 2016 11 11
Priimta 2017 01 20
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