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Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) ISSN: 2958-8413 Vol. 3, No. 5, Octobre 2025 This is an open access article under the CC BY-NC-ND license. http://www.revue-irs.com 5768 Universités au Mali : Perception des Diplômés sur la Qualité de la Formation et ses Défis Oumou DIALLO1, 2; Mohamadine ASSEYDOU2; Hamadoun Hasseye TOURE3 1: Lycée Dioba DIARRA de Koulikoro.; 2: Institut Polytechnique Rural de Formation et de Recherche Appliquee de Katibougou, Mali 3: Université des Lettres et Sciences Humaines de Bamako (ULSHB) Résumé: La massification de l’enseignement supérieur en Afrique, et particulièrement au Mali, soulève d’importantes préoccupations quant à la qualité de la formation universitaire. Face à l’augmentation rapide du nombre d’étudiants, les universités maliennes sont confrontées à de multiples défis structurels: insuffisance des infrastructures, rareté des ressources pédagogiques et l’inadéquation entre la formation reçue et les exigences du marché du travail entraînant un fort taux de chômage chez les diplômés. À cela s’ajoutent des difficultés financières qui conduisent de nombreux étudiants à abandonner leurs études ou à intégrer prématurément le marché du travail. Cet article porte sur la perception des diplômés maliens concernant la qualité de la formation qu’ils ont reçue. Il vise à recueillir et analyser leurs opinions afin d’identifier les points forts et les faiblesses du système universitaire, dans l’optique de proposer des pistes d’amélioration en adéquation avec les exigences du marché de l’emploi. Les données ont été collectées à l’aide d’un formulaire en ligne (Google Forms), avec un taux de réponse de 53 %. L’analyse s’articule autour de cinq axes principaux : l’exécution des programmes, les outils pédagogiques, la qualité de l’encadrement, les obstacles financiers liés à la poursuite d’études en master et les facteurs impactant la réussite des étudiants. Mots-clés: diplômés ; enseignement supérieur ; massification ; qualité de la formation. Universities in Mali: Graduates' Perception of the Quality of Training and its Challenges. Abstract: The massification of higher education in Africa, particularly in Mali, raises significant concerns regarding the quality of university training. Faced with the rapid increase in student enrollment, Malian universities are confronted with multiple structural challenges: inadequate infrastructure, scarcity of pedagogical resources, a mismatch between training programs and labor market needs, and a high unemployment rate among graduates. These issues are compounded by financial difficulties that lead many students to abandon their studies or enter the labor market prematurely. This article explores the perceptions of Malian graduates regarding the quality of the education they received. It aims to gather and analyze their feedback to identify the strengths and weaknesses of the university system, with a view to proposing improvement strategies that align with labor market demands. Data were collected using an online questionnaire (Google Forms), with a response rate of 53%. The analysis is structured around five main themes: program implementation, teaching tools, the quality of academic supervision, financial obstacles to pursuing a master's degree, and factors affecting student success.
Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 5769 Keywords: graduates; higher education; massification; quality of training. Digital Object Identifier (DOI): https://doi.org/10.5281/zenodo.17379074 1 Introduction L’expansion rapide de l’enseignement supérieur à l'échelle mondiale constitue un défi majeur pour les systèmes éducatifs contemporains. Des données recueillies auprès des pays membres du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), révèlent qu’entre 1971 et 2014, la croissance du nombre d’étudiants a dépassé de manière significative celle de la population totale, mettant en évidence une expansion rapide de l’enseignement supérieur dans la région Piaptie, T. (2018). Cette augmentation accélérée des effectifs universitaires en Afrique soulève d'importants défis quant à la préservation de la qualité de l'enseignement dispensé. Par exemple, au Togo, certaines filières comptent plus de 3 000 étudiants, ce qui affecte la disponibilité des ressources, la reproductibilité du contenu, les conditions d'étude et l'accès aux solutions numériques Tepe, K., Verchier, Y., & Kokou, Y. (2024). Cette tendance est également observable dans plusieurs pays africains, notamment au Mali. D’après les données de la DGESRS (2023), le nombre d’étudiants a connu une progression notable entre 2019 et 2022, passant de 88 379 en 2019-2020 à 106 512 en 2020-2021, pour atteindre 147 855 inscrits durant l’année académique 2021-2022. La croissance du nombre d'étudiants devrait être accompagnée d'une augmentation proportionnelle des ressources pour empêcher la surcharge des infrastructures universitaires et la diminution de la qualité de l'enseignement. Plusieurs travaux de recherche se sont penchés sur les contraintes infrastructurelles et les insuffisances en ressources qui affectent l’enseignement supérieur malien. Selon Diawara, D. G., & Thiam, A. (2024), le système d’enseignement malien souffre d'un manque d'infrastructures adéquates et de ressources pédagogiques, ce qui impacte négativement la qualité de l’enseignement et les conditions d’apprentissage des étudiants. De son côté, Loua, S. (2016) identifie plusieurs obstacles majeurs comme l’insuffisance des infrastructures, notamment les salles de classe et les amphithéâtres, qui ne peuvent pas accueillir l’afflux croissant d’étudiants, le manque d’enseignants, ce qui compromet la qualité de l’enseignement, ainsi que la mauvaise gestion des ressources disponibles, limitant ainsi les possibilités d’amélioration des conditions d’apprentissage et de vie des étudiants. De plus, l’auteur souligne un décalage entre les formations proposées et les besoins du marché du travail, conduisant à un taux élevé de chômage parmi les jeunes diplômés. Cette inadéquation rend leur insertion professionnelle difficile, contraignant certains d'occuper des postes inférieurs à leurs qualifications, amenant d’autres à exercer des emplois précaires ou sous-employés Diallo O. (2025). D’après l’ONEF, le taux de chômage des diplômés de l’enseignement supérieur malien atteignait 26,9 % en 2022. Cette dynamique s’explique notamment par la faible capacité des secteurs public et privé à intégrer la totalité des diplômés sur le marché du travail, ce qui engendre une pression croissante sur les opportunités d’emploi disponibles Mariko, O. (2020). D’après l’ancien ministre de l’entrepreneuriat national de l’emploi et de la formation professionnelle, monsieur Bakary Doumbia , entre 200 000 et 300 000 jeunes diplômés accèdent chaque année au marché de l’emploi au Mali, alors que la fonction publique ne peut en absorber que 10 à 12 %. La question se pose alors : que devient le reste de cette population estudiantine ? Les diplômés qui n’ont pas d’emploi se retrouvent confrontés à plusieurs alternatives. Certains se tournent vers l'entrepreneuriat, cherchant à créer leurs propres entreprises. D'autres poursuivent leurs études, dans l'espoir d'accroître leur employabilité. Une partie de cette population diplômée choisit également l'émigration vers des pays voisins ou des nations plus développées, en quête de perspectives professionnelles plus prometteuses. Malgré le rôle crucial que jouent les TICE dans le quotidien des universitaires et administrateurs, le Mali accuse un retard significatif dans leur utilisation dans l'éducation. Ce retard s'explique par des infrastructures de télécommunications insuffisantes et un nombre limité d'ordinateurs et d'équipements TIC Berthé, M. (2021). Cette situation limite l'accès des étudiants aux ressources pédagogiques, car sans Internet ni matériel adéquat, ils ne peuvent pas exploiter les livres et articles scientifiques disponibles en ligne. De plus, des interactions essentielles telles que les travaux de groupe à distance ou les cours virtuels deviennent difficiles, voire impossibles, rendant l’apprentissage et l’échange de connaissances entre étudiants et enseignants plus compliqués. Ce problème est aggravé par l’augmentation rapide du nombre d'étudiants, qui entraîne une surcharge des infrastructures et des
Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 5770 conditions d'apprentissage difficiles, avec des salles de classe surpeuplées et un manque de ressources pédagogiques adaptées. Pour faire face à ces défis, Cissé, A. (2023) propose une approche de qualité transformative, c’est-à-dire, transformer les étudiants en leur fournissant des compétences critiques, analytiques et créatives. Cette approche pédagogique innovante vise à favoriser le développement holistique des apprenants. De plus, bien que de nombreuses études se concentrent sur l'enseignement fondamental, certaines conclusions offrent des perspectives utiles pour améliorer la qualité de la formation dans l'enseignement supérieur. Ainsi, les méthodes pédagogiques actives appliquées à l'enseignement fondamental s'avèrent essentielles dans l'enseignement supérieur pour développer l'autonomie et la pensée critique des étudiants Loua, S. (2021). Ces stratégies d’apprentissage impliquent activement l’élève dans son processus d'acquisition des connaissances, à travers des techniques telles que le travail en groupe ou les mises en situation. Dans cette approche pédagogique, le rôle de l’enseignant se transforme par rapport au modèle traditionnel. Il cesse d’être un simple dispensateur de savoirs pour devenir un accompagnateur de l’apprentissage, en favorisant un cadre interactif et participatif où chaque apprenant est activement impliqué. Chaque année, les universités publiques maliennes reçoivent des étudiants aux profils diversifiés et proposent des formations variées allant de la licence au doctorat. Cependant, la qualité de la formation universitaire fait souvent l’objet de débats, en raison de divers défis rencontrés par les étudiants et les enseignants. Les diplômés, ayant achevé leur parcours académique, sont particulièrement bien placés pour évaluer la pertinence et l’efficacité de la formation reçue. Leur retour d’expérience permet d’identifier les forces et les faiblesses du système universitaire en termes de contenu pédagogique, d’encadrement, de disponibilité des ressources et des outils d’apprentissage. Cet article vise donc à recueillir l’opinion des diplômés sur la qualité de leur formation universitaire en s’intéressant à plusieurs aspects : ❖ L’exécution des programmes : respect des maquettes pédagogiques, mise à jour du contenu pédagogique et équilibre entre théorie et pratique ; ❖ Les outils pédagogiques : utilisation des supports de cours et les ressources numériques ; ❖ La qualité de l’encadrement : les infrastructures et des équipements pédagogique et qualité des enseignants ; ❖ Des contraintes financières pour poursuivre des études au niveau master ; ❖ Des facteurs impactant la réussite des étudiants : L’environnement de formation et l’effectif Pléthorique. L’objectif est de mieux comprendre la qualité de la formation et ses défis afin de proposer des pistes d’amélioration pour une formation plus efficace et adaptée aux besoins du marché du travail. En effet, l’UNESCO souligne que garantir une qualité durable de l’enseignement supérieur requiert des compétences critiques, tant de la part des institutions que des étudiants, afin de permettre une adaptation constante aux exigences du monde contemporain (UNESCO.,1998), cité par Weisser, M & al (2014). De même, Elmaouloue, E. (2024) insiste sur la nécessité d'évaluer les formations afin d’identifier les lacunes et proposer des améliorations adéquate. Des études récentes de Naoui, A. (2025) et de Bamba, A et al (2023) soulignent également l’évaluation de la qualité de la formation universitaire en mettant en avant le rôle des stages professionnels comme outil d'intégration des compétences théoriques et pratiques. 2 Cadre méthodologique 2.1 Source des données Cet article porte sur l’analyse de commentaires recueillis auprès de diplômés d’une université malienne. Les contacts des étudiants ont été obtenus dans le cadre d’un travail de recherche doctorale portant sur l’insertion professionnelle des diplômés des universités et des grandes écoles du Mali. Une autorisation d'enquête de collecte de données a été délivrée par l’Institut de Pédagogie Universitaire (IPU), puis transmise aux services de scolarité des établissements concernés, ce qui a permis d’accéder aux listes de diplômés et à leurs coordonnées. La collecte des données s’est faite via un formulaire Google Forms. Chaque participant a été contacté par email ou via WhatsApp, et invité à remplir une zone de commentaires portant sur son appréciation de la qualité de la formation reçue. Aucune question permettant d’identifier les répondants n’a été posée.
Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 5771 2.2 Méthodes d’analyse des données L’analyse des commentaires s’est appuyée sur une grille fondée sur deux cadres de référence : les huit critères d’évaluation de l’enseignement proposés par Lewis (2001), et les sept principes d’un bon enseignement de Chickering & Gamson (1987). Chaque commentaire a été classé soit comme positif (aucun défi signalé), soit comme négatif (défis identifiés). Les défis récurrents ont été codifiés à l’aide d’un symbole (-), indiquant qu’ils concernent plusieurs répondants. Au total, 18 commentaires ont été constitués, organisés autour de cinq grands axes. 2.3 Population cible La population cible concerne les diplômés de licence issus des promotions 2016 à 2020 de la Faculté des Lettres, Langues et Sciences du Langage (FLSL) de l’Université des Lettres et Sciences Humaines de Bamako (ULSHB). Ces diplômés font face à des contraintes dans la poursuite de leurs études (sélectivité à l’entrée en master) et à une forte concurrence pour accéder à la fonction publique, souvent perçue comme un débouché sûr. 2.4 Echantillonnage L’analyse porte sur un échantillon de 100 diplômés, sortis entre 2016 et 2020, sélectionnés de manière aléatoire. Sur cet effectif, 53 diplômés ont effectivement répondu, 47 enquêtés ont pris le soin d’ajouter un commentaire, ce qui représente 88,7 % des répondants. Seuls 6 répondants (11,3 %) n’ont formulé aucun commentaire. Le critère principal de sélection était la mention explicite de défis ou difficultés rencontrées. Le choix de cette faculté repose sur des raisons à la fois économiques et sociales. Selon Beaud (2002), les étudiants s’orientent vers les filières en fonction de leurs attentes professionnelles et des perspectives d’emploi. Bourdieu et Passeron (1970), quant à eux, soulignent que les choix universitaires sont largement influencés par le capital culturel et social des familles. Ainsi, les étudiants issus de milieux défavorisés tendent à privilégier les filières perçues comme plus accessibles et offrant un retour économique plus rapide. 3 Commentaires et discussion 3.1 Exécution du Programme Un programme universitaire est un ensemble structuré qui comprend des cours obligatoires et optionnels, des travaux pratiques, ainsi que des examens et évaluations. Il permet aux étudiants d’acquérir les connaissances et compétences essentielles dans un domaine d’étude spécifique et mène à l’obtention d’un diplôme de licence, de master ou de doctorat. Traoré, S. S. L., Berthé, B. et Dembélé, F. (2023) soulignent que les programmes offerts par la Faculté des Sciences Humaines et des Sciences de l'Éducation (FSHSE) de l’Université des Lettres et des Sciences Humaines de Bamako (ULSHB) ne sont pas toujours en adéquation avec les exigences du marché de l’emploi. Alors que l’exécution rigoureuse d’un programme universitaire est cruciale pour garantir une formation de qualité. Un bon programme doit être bien conçu, régulièrement actualisé et aligné sur les exigences du marché du travail pour ne pas entrainer la difficulté d'insertion professionnelle des diplômés. Cependant, l’application effective de ces programmes rencontre parfois certaines difficultés. D’après les témoignages recueillis, plusieurs facteurs influencent leur mise en œuvre. 3.1.1 Respect des maquettes pédagogiques Les maquettes pédagogiques, ou curriculum d’étude définissent les enseignements, les objectifs d’apprentissage et l’organisation des cours (cours magistraux, travaux dirigés et travaux pratiques) pour chaque filière et chaque niveau d’étude. Ce plan d’étude joue un rôle fondamental dans la formation des étudiants, car il leur fournit les compétences nécessaires pour faciliter leur apprentissage et leur insertion professionnelle. Les maquettes pédagogiques sont élaborées en concertation avec des acteurs académiques et professionnels, garantissant ainsi que les étudiants acquièrent des compétences en adéquation avec les besoins du marché du travail. (Ginestié, J., Nze & al.2014). De plus, leur respect permet d'assurer une uniformité dans l'enseignement supérieur, en garantissant que tous les étudiants reçoivent les mêmes informations essentielles, indépendamment de l'enseignant. Cependant, l'application des maquettes pédagogiques rencontre des défis, notamment le manque de spécialistes pour enseigner certains modules. Certains diplômés constatent un écart entre le programme théorique et son application réelle. En effet, les modules ne sont pas toujours enseignés par des professeurs spécialistes du domaine. C’est le cas d’un enquêté de 22 ans. Il fait le récit de son parcours :
Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 5772 « Au niveau de la licence, un de nos professeurs ne faisait que causer, il dicte ses cours et a horreur des questions. Si tu poses une question, il vire à gauche, raconte des choses qui n’ont rien à avoir avec ta question, il ne maitrise vraiment pas sa matière. Il faut plus de rigueur dans la formation. Les modules ne sont pas enseignés par des spécialistes du domaine, alors qu’on veut une formation de qualité, pas une formation partielle.» L’enseignement de modules spécialisés par des professeurs non spécialistes peut avoir des répercussions sur la qualité de l'enseignement dans les universités. Ces enseignants ne maîtrisent pas pleinement des contenus transmis aux étudiants, ce qui peut limiter la compréhension des étudiants et l'acquisition de compétences spécialisées David, M. (2017). Un autre problème soulevé est le non-respect des volumes horaires des cours. Certains professeurs ne dispensent qu’une partie du cours prévu, ce qui empêche les étudiants d’acquérir toutes les connaissances nécessaires. Par exemple, BS, 23 ans, témoigne : « Les cours ne sont pas exécutés à 100 %. Certains professeurs ne terminent pas le programme. Par exemple, sur 25 heures, ils n'en font que 10. Cela fait douter les gens de notre formation. » Ce manque de rigueur dans le travail suscite des doutes quant à la valeur réelle de la formation reçue, notamment auprès de la population et des recruteurs. Le rythme accéléré des cours constitue une autre difficulté majeure. Les étudiants trouvent que certains professeurs avancent trop rapidement dans leurs explications, ce qui les fatigue et rend l’assimilation difficile. Un répondant décrit son expérience : « Il est difficile de suivre certains professeurs en raison de leur rapidité. Notre programme est trop corsé et serré, on passe immédiatement d'un cours à un autre, on passe toute la journée à l’école, de 8 à 12 heures un professeur rentre, de 13heures à 17heures un autre rentre. On pas assez de temps de pause ce qui est fatigant.» Ce discours dénonce un rythme d’apprentissage trop élevé, qui nuit à la compréhension des cours et à la qualité de la formation. Le passage rapide d’un cours à un autre entraîne une fatigue intellectuelle et une perte d’efficacité dans l’apprentissage. 3.1.2 Mise à jour du contenu pédagogique L’actualisation régulière des supports d’apprentissage, tels que les cours, les manuels et les méthodes d’enseignement est essentielle pour garantir une formation universitaire de qualité. Selon Güler, M et al (2024), la perception de la qualité dépend en grande partie de la pertinence et de la mise à jour du contenu des cours. En effet, un contenu actualisé permet aux étudiants de développer des compétences en adéquation avec les exigences évolutives du marché du travail. Cependant, dans certaines disciplines, les contenus des cours restent obsolètes et peu en phase avec les évolutions du marché de l’emploi. Ce diplômé souligne la présence de matières jugées inutiles qui pourraient être remplacées, il suggère ainsi une révision du cursus pour intégrer des enseignements plus en phase avec les compétences et connaissances recherchées par les employeurs : « En réalité, le programme enseigné n'est pas lié au marché de l'emploi. Certaines matières non nécessaires de notre filière devraient être supprimées au profit d’autres leçons plus en adéquation avec les besoins du marché du travail. » Cette mise à jour du contenu pédagogique est essentielle pour maintenir la pertinence et l'efficacité de l'enseignement universitaire. Par exemple, à l'Université d'Ottawa au Canada, le Service d'appui à l'enseignement et à l'apprentissage propose des ressources, organise des ateliers et des programmes de formation continue pour aider les enseignants à enrichir leurs compétences pédagogiques actualiser leurs contenus Gravelle, F. (2017). 3.1.3 Equilibre entre théorie et pratique De nombreux diplômés estiment que la formation universitaire est trop théorique et manque d’application pratique. Plusieurs répondants soulignent notamment des lacunes dans les travaux pratiques (TP), qui sont pourtant essentiels à leur insertion professionnelle. Un sortant de 24 ans écrit « Nous n'avons pas fait de TP. L'État doit porter une attention particulière aux TP. L'université n'est pas un lieu de passage, mais un lieu d'apprentissage. » Un autre ajoute : « La formation était intéressante, mais elle s'est déroulée dans des conditions pénibles. Nous n'avons eu que des cours théoriques, sans TP. Il faudrait privilégier les TP par rapport aux cours magistraux... L'État doit vraiment organiser des TP à l'université.»
Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 5773 D'autres étudiants expriment une frustration face au manque d'accompagnement dans l'accès aux stages et regrettent de ne pas avoir d'opportunités concrètes pour appliquer leurs connaissances en milieu professionnel : « Les TD n’existaient pas et je ne sais même pas ce qui signifie un TD, ce cours était absent de notre cursus. Les stages n’en parlent même pas. Ils n’étaient jamais évoqués, ni organisés, ce qui nous a privé d’expérience pratique.» Ces étudiants attendent une aide active de l’université pour les orienter vers des lieux de stages. En réalité, sans stage, la formation reste incomplète et ne prépare pas suffisamment au monde du travail. De ce fait, il devient impératif de préparer les jeunes au monde du travail en intégrant davantage de stages dans leur cursus comme l’affirment Béduwé et Cahuzac (1997), un étudiant ayant effectué un stage peut valoriser cette expérience sur son CV, prouvant ainsi qu’il ne débute pas totalement. De plus, de nombreuses entreprises recrutent leurs anciens stagiaires en CDD ou CDI après avoir évalué leurs compétences et qualités (Lazuech, 2000). En somme, il est nécessaire de mettre en place un comité de concertation composé d’enseignants, d’anciens étudiants et de représentants des entreprises. Ce comité aurait pour mission d’assurer une mise à jour régulière des maquettes pédagogiques afin qu'elles restent en adéquation avec les besoins du marché du travail. Il est également essentiel de réaliser des enquêtes de terrain auprès des anciens étudiants pour identifier les compétences les plus recherchées par les employeurs. Par ailleurs, le manque de pratique en stage évoqué par les enquêtés souligne l'importance pour les universités de proposer davantage de travaux pratiques (TP) et de stages. Ces stages doivent être bien structurés, encadrés et pertinents pour garantir une véritable expérience formatrice aux étudiants. Toutefois, bien que les stages soient bénéfiques, ils peuvent aussi présenter certains risques. Comme le souligne Glaymann D. (2015), l’enseignement supérieur fait face à plusieurs dérives. La première concerne la multiplication de stages peu utiles, sans contenu substantiel ni véritable apport pédagogique. La seconde dérive réside dans l’exploitation des stagiaires par certains employeurs, qui les utilisent comme main-d’œuvre avec des rémunérations insuffisantes, et parfois sans encadrement. Ainsi, pour que les stages restent un levier d’insertion professionnelle efficace, leurs bénéfices doivent clairement dépasser les risques identifiés. 3.2 Outils Pédagogiques Les outils pédagogiques englobent les supports de cours, les bibliothèques, ainsi que les ressources numériques. Toutefois, une méthodologie d’enseignement traditionnelle, fondée principalement sur le dicter et la prise de notes, sans recours à des supports modernes tels que les diaporamas PowerPoint, est critiquée par certains diplômés. Cette approche, perçue comme une forme de pédagogie passive, manque de dynamisme et d’interactivité. Elle engendre chez les étudiants un sentiment de frustration, car elle ne répond pas aux exigences pédagogiques actuelles. Comme l’illustre ce témoignage : « Quand j’étais en deuxième année, un seul prof disposait d’un appareil projecteur. Cependant, son usage était peu pertinent, il projetait des images qu’on ne comprenait pas du tout. A l’examen, on ne savait pas quoi dire ou écrire comme réponse. Je me demande comment j’ai pu échapper ce professeur et je ne suis pas le seul, c’était presque toute la classe. Les autres professeurs n’ont pas fait de présentation PowerPoint. Les cours étaient dictés, certains enregistrent avec leur téléphone pour réécouter à la maison d’autres devraient simplement prendre des notes ou bavarder pendant le cours. » L’absence de ressources documentaires accessibles constitue également un obstacle majeur à l’apprentissage autonome. Plusieurs étudiants soulignent le manque d’infrastructures adaptées, notamment en ce qui concerne les bibliothèques universitaires, jugées pauvres en documentation. Les outils pédagogiques numériques tels qu’internet et les technologies de l’information et de la communication comme les ordinateurs se sont révélés insuffisamment performants. Un étudiant déplore le manque d’accès à internet et l’absence d’équipements modernes nécessaires à une formation de qualité. Il souligne l’écart entre les besoins réels et la réalité vécue : « Toutes les conditions nécessaires pour suivre les cours étaient souvent absentes. Pour étudier, il est essentiel de se sentir à l’aise et d’avoir accès à des outils de recherche comme l’Internet à haut débit…» À la lumière des témoignages recueillis sur les pratiques pédagogiques, il apparaît clairement que les supports utilisés n’ont pas contribué positivement à l’apprentissage des étudiants
Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 5774 3.3 La qualité de l’encadrement 3.3.1 Qualité des infrastructures et des équipements pédagogiques Un espace éducatif bien aménagé facilite la compréhension et favorise l’épanouissement des étudiants. Les salles de classe doivent être spacieuses, bien ventilées ou climatisées, et correctement éclairées, afin d’offrir un environnement propice à l’apprentissage. Les laboratoires, quant à eux, doivent être équipés de matériels scientifiques, informatiques et techniques de dernière génération pour garantir des cours pratiques efficaces. Cependant, certains diplômés soulignent que ces infrastructures ne sont pas toujours performantes. Les salles disponibles sont souvent insuffisantes, et des dysfonctionnements tels que des pannes de projecteurs ou des coupures d’électricité viennent perturber le bon déroulement des cours. Comme le témoigne un répondant : « Le plus gros problème était la disponibilité des salles de classe. Elles étaient mal équipées, avec des problèmes de projection ou des coupures d'électricité. ». 3.3.2 Qualité des enseignants Le manque d’encadrement et de suivi personnalisé est une critique récurrent dans la faculté concernée où les étudiants critiquent le système d'enseignement supérieur, en mettant en évidence des problèmes liés à la pédagogie et à l'engagement des enseignants. Certains professeurs sont jugés qualifiés, compétents et pédagogues, capables de transmettre efficacement leurs connaissances, tandis que d'autres adoptent une attitude autoritaire et rigide "petits dieux", se contentant de dicter leur cours sans réelle transmission de savoir. Ces enseignants semblent plus préoccupés par le fait de terminer leur programme que par la compréhension réelle des étudiants comme témoigne cet étudiant : « J'ai eu l'occasion de rencontrer des professeurs très compétents, dotés d'une pédagogie remarquable, mais j'ai également été confronté à certains individus qui se comportaient comme de petits dieux, se contentant de dicter leurs brochures en cours sans véritablement transmettre de connaissances. Leur objectif principal était de terminer leur programme, sans se soucier des restes.» Cette attitude démotive les étudiants et les pousse à plaider pour une réforme du suivi et de l'évaluation des enseignants dans l'enseignement supérieur : « À mon avis, une inspection des professeurs du supérieur est nécessaire. Nous avons le courage, mais leur comportement nous décourage » Pour un autre : « Il est difficile de comprendre certains professeurs qui, bien qu’assistants aux cours, ne manifestent aucun intérêt pour la matière enseignée pour moi, le véritable apprentissage s'arrête au lycée ». 3.4 Des difficultés financières pour poursuivre en master Les difficultés financières constituent un facteur majeur pouvant conduire à l’abandon des études, en particulier dans les pays en développement comme le Mali, où de nombreux étudiants sont confrontés à des contraintes économiques importantes. Au-delà du niveau licence, l’État ne garantit pas l’attribution de bourses à tous les étudiants. Ainsi, ceux issus de familles pauvres, ne disposant pas des moyens nécessaires pour poursuivre en master, sont souvent contraints de quitter l’université pour entrer prématurément dans la vie active. Cette situation engendre un sentiment d’injustice et de frustration : voir leurs camarades progresser grâce à un meilleur soutien financier peut les décourager profondément. Dans le système LMD, l’obtention d’une licence ne constitue pas toujours une perspective professionnelle satisfaisante. La poursuite en master devient alors essentielle, mais elle reste conditionnée par des ressources financières souvent inaccessibles. Le témoignage suivant illustre bien les obstacles rencontrés par les étudiants issus de milieux défavorisés : « Ceux qui viennent de familles pauvres rencontrent beaucoup de difficultés. Le manque de temps pour approfondir nos connaissances, ainsi que l'accès difficile à l'école, nous pousse parfois à envisager l'abandon. Les étudiants dont les parents sont pauvres ne peuvent pas poursuivre la formation. »
Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 5775 Au-delà des frais de scolarité, l’accès aux grandes écoles représente un défi supplémentaire. Les problèmes de transport et l’état des infrastructures aggravent les difficultés quotidiennes, comme en témoigne cet enquêté : « Obtenir un diplôme universitaire est difficile, et encore plus d'accéder aux grandes écoles. A cela s'ajoutent les accidents de la route. » Ces témoignages mettent en lumière les profondes inégalités sociales et économiques qui traversent l’enseignement supérieur. Elles dénoncent notamment le manque de soutien de l’État envers les étudiants les plus précaires, les difficultés d’accès aux infrastructures, l’éloignement géographique des établissements, et l’insuffisance des conditions matérielles. Si ces obstacles ne sont pas pris en compte, ils risquent de compromettre durablement la réussite universitaire des jeunes, en affectant leur persévérance et leurs résultats académiques. 3.5 Facteurs impactant la réussite des étudiants La réussite universitaire ne repose pas uniquement sur la qualité de l’enseignement dispensé; elle est également tributaire de multiples facteurs qui influencent le parcours des étudiants. Parmi ces facteurs, l’environnement de formation et la taille des effectifs jouent un rôle déterminant. Ces éléments peuvent favoriser un apprentissage optimal ou, au contraire, constituer des obstacles majeurs à la réussite, compromettant l’obtention du diplôme et la poursuite des études en cycle supérieur. 3.5.1 L’environnement de formation Un environnement de formation propice à la réussite académique repose sur la disponibilité de ressources matérielles et sociales essentielles. Il implique notamment l’accès à des espaces de repos adaptés, à des infrastructures pédagogiques fonctionnelles, à des logements convenables, à une alimentation suffisante et équilibrée, ainsi qu’à des services de santé accessibles. Ces éléments concourent au bien-être global de l’étudiant, condition sine qua non à la concentration, à la motivation et à la performance intellectuelle. Or, dans le cadre de notre étude, il apparaît que ces conditions sont largement déficientes. Les témoignages recueillis révèlent des conditions de vie précaires, marquées par un hébergement inadéquat et le manque d’infrastructures essentielles : « Toutes les conditions nécessaires étaient absentes, pour étudier, il est essentiel de se sentir à l'aise dans son logement, d'avoir accès à des outils de recherche (internet) à haut débit, de ne pas avoir de retards dans la distribution de la nourriture, et de bénéficier de médicaments et de personnel de santé qualifié en cas de besoin ». Un autre ajoute : « Les conditions de vie étaient vraiment défavorables. Les toilettes sont dans un état déplorable, mal entretenues, elles dégagent une odeur dégoûtante perceptible jusque dans l’amphi. Cela rend les conditions d’étude très désagréables. À vrai dire, les toilettes ne sont pas la peine.» Ces constats sont corroborés par le Rapport général de la Concertation Nationale sur l'Avenir de l'Enseignement Supérieur au Mali, qui souligne une croissance importante du nombre d’étudiants, engendrant une surcharge des infrastructures existantes. Cette situation se traduit par un déficit de ressources pédagogiques, et une accessibilité réduite aux services de base destinés aux étudiants, tels que les logements universitaires, les restaurants et les soins de santé. En 2017, Toure N a mis en lumière ces mêmes problématiques dans une étude consacrée aux conditions de vie et d’études des étudiants au Mali. Il y identifie des obstacles majeurs à la réussite universitaire, notamment les difficultés liées au logement, aux transports et aux contraintes financières. Toutefois, un environnement défaillant peut avoir des conséquences néfastes sur la santé physique et mentale des étudiants, ainsi que sur leurs résultats académiques. Il peut également limiter l’acquisition de compétences théoriques et pratiques, compromettant ainsi l’employabilité des jeunes diplômés. Selon Roche J. (2017), l’absence de soutien social, une faible intégration dans l’établissement, et des relations insatisfaisantes avec le corps enseignant peuvent aussi contribuer à un environnement de formation défavorable. Dans cette perspective, Poteaux N. (2014) insiste sur la nécessité de créer un cadre pédagogique stimulant, inclusif et bienveillant, afin de favoriser l’apprentissage et la réussite. 3.5.2 Effectif Pléthorique La question des effectifs pléthoriques dans les universités maliennes constitue un enjeu majeur pour l’enseignement supérieur. Ce phénomène, largement reconnu, soulève de nombreuses difficultés en matière
Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 5776 d’enseignement et d’apprentissage appelant des réformes structurelles urgentes. Certaines universités publiques, telles que l’Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako (USSGB) et l’Université des Sciences, des Techniques et des Technologies de Bamako (USTTB), enregistrent une croissance rapide du nombre d’étudiants, sans que les infrastructures ni les effectifs enseignants n’aient suivi une évolution proportionnelle. Depuis les années 1990, plusieurs établissements d’enseignement supérieur : l’École Normale Supérieure (ENSup), l’École Nationale d’Ingénieurs (ENI), l’École Nationale d’Administration (ENA), l’École de Médecine (EM), l’École des Hautes Études Techniques et Professionnelles (EHETP), et l’Institut Polytechnique Rural (IPR) sont confrontés à une surcharge de leurs capacités d’accueil. Entre 2019 et 2022, cette tendance s’est fortement accentuée. Cette augmentation des étudiants n’est pas sans impact sur la qualité de la formation ni sur l’efficacité de l’encadrement pédagogique. Les salles de cours et amphithéâtres surpeuplés rendent les conditions d’apprentissage difficiles, limite fortement l’interaction entre enseignants et étudiants, entrave les échanges et compromet la possibilité de poser des questions ou de recevoir un accompagnement individualisé. Elle nuit également à la qualité des évaluations et, plus largement, au niveau d’acquisition des connaissances. Dans un tel contexte, l’assimilation des contenus pédagogiques devient problématique, ce qui peut se traduire par des taux d’échec élevés, des abandons et des redoublements fréquents. Un témoignage d’étudiant met en lumière cette réalité : « Nous n'avons pas appris grand-chose durant notre formation, il y avait 1000 étudiants dans l'amphithéâtre. Lors des examens, il faut aller chercher des tables dans d'autres salles. Les salles étaient tellement bondées qu’il n’y avait même pas de couloir de circulation, ce qui posait un véritable problème de passage. L'État doit vraiment revoir l’effectif pléthorique.» Ce type de situation souligne à quel point un environnement d’étude saturé limite l’efficacité des apprentissages. Par ailleurs, la pression exercée par ces effectifs sur les ressources numériques est considérable. Comme le note Birama, S. T. (2008), la demande d’accès à Internet augmente, alors que les infrastructures disponibles en particulier les cyberespaces sont largement insuffisantes. Face à ces constats, plusieurs pistes d’amélioration apparaissent indispensables. Il s’agirait notamment de construire de nouvelles salles de cours, de mettre en place des groupes réduits pour les travaux dirigés et les séances pratiques, et d’augmenter significativement le recrutement d’enseignants afin de renforcer l’encadrement pédagogique. De telles mesures contribueraient à rétablir un climat d’apprentissage propice à la réussite académique et à l’épanouissement des étudiants. 3.6 L’analyse des témoignages des diplômés L’analyse des témoignages recueillis auprès des diplômés a permis de mettre en lumière à la fois les atouts et les limites du système universitaire malien. Ces constats soulignent la nécessité de réformes profondes pour améliorer l’efficacité et la qualité de l’enseignement supérieur. 3.6.1 Point forts relevés Il ressort des témoignages que les universités publiques maliennes jouent un rôle essentiel dans la démocratisation de l’accès à l’enseignement supérieur. Elles permettent à un large public d’accéder à une formation académique, indépendamment de l’origine sociale ou géographique des étudiants. Par ailleurs, ces universités proposent une diversité de domaines de formation, offrant ainsi aux étudiants la possibilité de choisir parmi plusieurs filières, en fonction de leurs aspirations personnelles et professionnelles. Cette variété facilite également la poursuite des études au niveau du master, ouvrant la voie à une spécialisation plus poussée. Enfin, la présence de professeurs expérimentés au sein des établissements constitue un autre atout souligné par les diplômés. L’interaction avec ces enseignants contribue au développement de compétences intellectuelles solides, ainsi qu’à l’éveil de la pensée critique, éléments fondamentaux pour la réussite académique et professionnelle.