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Vol. 3, No. 6, Novembre 2025 ~ 1485 ~ Revue Internationale de la Recherche Scientifique et de l’Innovation (Revue-IRSI) ISSN: 2960-2823 Effets de date de semis et de doses croissantes de l’extrait aqueux de bidens pilosa L. sur la production de niébé (Vigna unguiculata L. Walper ) variété Diamant dans la région de Kabinda BILA MULUNGU Hubert1, KAMBI DIBAYA OKITOLO LONGO Alphonse2, TSHIBAMBA MUKENDI John2,3 1. Université Notre Dame de Lomami (UNILO)/RDC 2. Université Officielle de Mbujimayi (UOM)/RDC 3. Institut National pour l’étude et la recherche agronomiques (INERA)/RDC Digital Object Identifier (DOI): https://doi.org/10.5281/zenodo.17526524 Résumé Le niébé, Vigna unguiculata (L.) Walp est une légumineuse alimentaire dont les feuilles et les graines sont très riches en protéines. En plus, les niébé vie en symbiose avec les bactéries (Rhizobuim japonicum) fixatrice de l’azote atmosphérique. Mais sa production est caractérisée par un faible rendement dans les milieux réels. En effet la maitrise du période de semis et la gestion des agresseurs de la dite culture est un fléau manger qui handicap la production massive et régulière de cette espèce. Quatre dates de semis et trois doses de bio pesticides à base de bidens pilosa ont été mise en exerce pour évaluer la meilleur combinaison. Un dispositif en split plot à été appliqué. La superficie de l’essai était de 678 m2 (15 x45). Avec une variété semée en quatre date (D1, D2, D3, D4) et 3 doses de bio pesticide (0,5l, 1l, 1,5l). Les variables végétatives et celles de productions ont été mesurés. Les résultats ont montré que la deuxième date de semis et la deuxième et troisième doses de bio pesticide ont enregistrés un rendement plus élevé en saison culturale A tandis que en saison B la première date de semis et la quatrième date à la deuxième et troisièmes dose de bio pesticides ont enregistrés un rendement supérieur. Mots clé : niébé, changement climatique, bio pesticide. Abstract: Cowpea, Vigna unguiculata (L.) Walp, is a food legume whose leaves and seeds are very rich in protein. In addition, cowpeas live in symbiosis with bacteria (Rhizobuim japonicum) that fix atmospheric nitrogen. However, its production is characterized by low yields in real environments. Indeed, controlling the sowing period and managing the aggressors of the said crop is a scourge that hinders the massive and regular production of this species.
~ 1486 ~ Four sowing dates and three doses of biopesticides based on Bidens pilosa were used to evaluate the best combination. A split plot design was applied. The trial area was 678 m2 (15 x 45). With a variety sown on four dates (D1, D2, D3, D4) and 3 doses of biopesticide (0.5l, 1l, 1.5l). Vegetative and production variables were measured. Results showed that the second sowing date and the second and third doses of biopesticides resulted in higher yields in growing season A, while in season B, the first sowing date and the fourth date with the second and third doses of biopesticides resulted in higher yields. Keywords: cowpea, climate change, biopesticide. 1. Introduction Le niébé (Vigna unguiculata (L.) Walp) est une légumineuse très ancienne dont l’origine varie suivant la littérature. Bien que très répandue à travers les tropiques, aujourd’hui, l’Afrique semble être l’origine centrale de cette espèce (Vavilov. 1951.) Elle est une importante denrée de base des régions tropicales d’Afrique (Koko.., et al. 2016). En effet, ses feuilles et ses graines sont très riches en protéines (Stoilova.. et Pereira.. 2013). L’apport de la protéine du niébé fait de lui un aliment nutritif très important, surtout pour les populations à faible revenu qui ne peuvent pas toujours s’approvisionner en protéine d’origine animale. Aussi, le niébé exerce une influence favorable sur la fertilité des sols grâce à la symbiose fixatrice d’azote avec les souches de rhizobium (Carsky1., et al. 2003). Son aire de culture se situe entre les : Latitudes : 35°N à 30°S Isohyètes : 250 à 1500 mm de pluie. Le niébé est une plante annuelle de zone climatique chaude, il s’adapte bien aux régions semiarides et préfère des températures variant entre 20 et 35 °C. Il tolère les températures aussi basses que 15 °C mais pour une bonne germination, la température minimale recommandée est de 20 °C (Ntoukam 1993.). La pluviosité excessive ou l’humidité atmosphérique élevée entraînent une baisse de rendement à cause de l’incidence des maladies dues aux champignons. Selon (Konan Kwakou 2007. ) le niébé est l’une des principales légumineuses mondiales. La production annuelle mondiale varie entre 3,1 et 3,3 millions de tonnes de graines sèches (Konan Kwakou 2007. ) dont plus de 64 % sont produits en Afrique. La superficie annuelle cultivée dans le monde s’élève à plus de 12,5 millions d’ha, dont 9,8 millions sont réalisés en Afrique de l’Ouest, qui est la plus grande zone de production et de consommation du niébé dans le monde.
~ 1487 ~ Le Nigeria, premier producteur mondial, fournit 65 % de l’approvisionnement de la région et le Niger (deuxième producteur de la région et troisième à l’échelle mondiale) en fournit 15 %. Les autres pays par ordre d’importance sont le Burkina Faso, le Mali, le Bénin, le Ghana, le Cameroun, le Togo, le Sénégal, le Tchad, la Côte d’Ivoire et la Mauritanie. Le rendement moyen mondial de niébé est relativement faible (moins de 300 kg à l’hectare). En Afrique, ces rendements moyens varient généralement entre 50 et 550 kg par hectare en fonction des variétés utilisées, des conditions climatiques, du système de culture et du degré d’utilisation d’engrais et de pesticides (Cissé N. & Hall AE. 2003). La production vivrière de la République Démocratique du Congo (RD Congo) est insuffisante au point que le pays doit recourir à l’importation de certains produits. En effet, la production congolaise est essentiellement paysanne et très faible, nécessitant le recours à des méthodes plus efficaces (Adam T. 1986). En plus, en RD-Congo, la population est pauvre et n’a pas un accès facile aux protéines d’origine animale. Ce problème alimentaire relatif à la malnutrition protéique n’est pas spécifique à la République Démocratique du Congo. Il se pose également dans presque tous les pays en développement où la viande est considérée comme un produit de luxe (Adam T. 1986). Pour ces pays, les légumineuses constituent la principale source de protéines. La richesse des légumineuses en protéines est liée, comme on le sait, à leur capacité de fixer l’azote atmosphérique grâce à leurs nodosités radiculaires (Abdourahamane M. 1981). Le niébé se prête à de nombreux usages. En alimentation humaine, on utilise les grains secs, les gousses immatures et les jeunes feuilles de certaines variétés. Il est aussi utilisé comme fourrage, engrais vert et plante de couverture. Ainsi la perturbation climatique observée d’une part et la pullulation des insectes ravageurs d’autres pars compromet la production de la culture du niébé. C’est dans ce cadre que la présente étude se veut donc à l’identification de la meilleur période de semis et d’évaluer différentes doses de bio pesticides sur la gestion de bio agresseurs de niébé à Kabinda en RDC. 2. MATERIEL ET METHODES 2.1. Localisation du site d’étude L’étude à été menée dans l’hinterland de la ville de Kabinda, Province de Lomami en République Démocratique du Congo. Néanmoins, l’expérimentation a été installée dans la concession de l’Université Notre Dame de Lomami de Kabinda (UNILO) à KIMULO à au moins 12 Km du centre-ville. Le site de l’expérimentation est situé à des coordonnées géographiques : 6° 06’, 39,32’’ de latitude Sud, 24°36.38’’de longitude Est et à une altitude :
~ 1488 ~ 786 m (données obtenues grâce à l’application Handy GPS), sur la rive gauche de la rivière Kayela qui constitue la limite est et sud-est de ladite concession (Figure1). Figure 1. Localisation du site expérimentale sur la carte de la province de Lomami la ville de Kabinda est caractérisée par un climat du type Aw3, climat tropical humide de type soudanien avec l’alternance d’une saison de pluies qui couvre neuf mois, du 15 août au 15 mai et une saison sèche du 15 mai au 15 août (Anonyme, 2005). Le site choisit pour l’expérimentation était une jachère, sa flore de recolonisation était dominée par les espèces caractéristiques de l’écosystème savanicole, notamment la famille des Poaceae représentée par les espèces Imperata cylindrica (L.) Raeusch. Etc ; 2.2. Méthodes Nous avons retenu un dispositif expérimental en split--plote pour matérialiser cette étude. Le dispositif été constitué de trois (3) blocs ; 4 grande répartitions ou parcelles par bloc et 4 petites parcelles par grade parcelle. La superficie totale de l’essai expérimental été de 708 m2, soit 15m X 47, 2 m. Les blocs sont distants de 3 m ; les grandes parcelles de 11,5 m et les parcelles élémentaires 2m sur 3m ou 6m2. Chaque bloc comprend 4 dates (D1, D2, D3 et D4) et 4 traitements (D0, D1, D2 D3, D4). L’essai à été installé dans une jachère de plus de trois ans. La préparation du terrain à consister aux opérations suivantes : le défrichement, le labour, l’hersage et l’homogénéisation du sol trois jours avant semis. Les parcelles ont été limitées à l’aide de jalon témoins. Les graines ont été semées en lignes aux écartements de 40 cm x 40 cm en raison de trois graine par poquet soit une densité de 187 500 plants par hectare. Le semis est intervenue en quatre dates différentes ; D1 (15/08/2022) ; D2 (30/08/2022) ; D3 (14/09/2022) et D4 (29/09/2022) en saison cultural A et du 05/01/2023 (D1) ; 20/01/2023 (D2) ; 05/02/2023 (D3) et en fin 20/02/2023 ( D4) pour la
~ 1489 ~ saison culturale B. par rapport aux traitement phytosanitaire, elle été constitué de trois doses de bio pesticide : D0 : traitement témoins ; D1 : traitement ayant 0,5l de solution par parcelle ; D2 : traitement contenant 1l de solution par parcelle ; D3 : traitement contenant 1,5l par parcelle. Les travaux d’entretien ont consisté aux sarclages et buttages réalisé selon les besoins. Les variables ont été : végétatives (taux de levé, diamètre au collet, hauteur de plante) ; variables de production (longueur de gousse, nombre de graine par gousse, production parcellaire, rendement en kilogramme par hectare) . Quant aux variables phytosanitaires ils ont été observés après chaque application de bio pesticide décalé de 15 jours. La récolte a été échelonnée selon les différentes dates de semis. Figure 2. Schéma du dispositif expérimental 3. RESULTATS 3 .1 effet de dates de semis et doses croissantes sur le taux de levée (%) La figure 1 si dessous présente les résultats relatifs aux taux de levée en fonction de différente date de semis et doses croissantes de bios pesticides. Ainsi , le taux de levé varié de 75,3 à 84,7 % à la première date de semis, de 72,7 à 77,7 % pour la deuxième date de semis, de 69,3 à 77 pour la troisième date de semis et de 68,3 à 77,7 pour la quatrième date de semis pour la saison culturale A. en saison B, il varie de 65,3 à 75,6 pour la première date de semis, de 68,3 à 77 pour la deuxième et la troisième date de semis et en fin de 68,3 à 77,3 pour la quatrième date de semis. B1 B2 B3 1,5 m 15 m 48 m 48 m 3 m 0,75m 15 m 11,50m 1 m 1,5 m D3Q2 D2Q1 D2Q2 D2Q3 D2Q0 D4Q0 D4Q3 D4Q2 D4Q1 D4Q1 D3Q3 D1Q0 D3Q3 D3Q0 D3Q1 D4Q3 D3Q0 D1Q2 D4Q2 D3Q1 D1Q3 D3Q2 D1Q2 D3Q3 D1Q3 D3Q1 D4Q0 D3Q2 D1Q1 D2Q1 D2Q4 D2Q0 D2Q2 D1Q0 D3Q0 D2Q0 D2Q1 D2Q3 D4Q3 D4Q1 D4Q0 D1Q1 D1Q0 D1Q1 D1Q2 D1Q3 D4Q2 D2Q2 Figure 3. Taux de levée en fonction de date saison A et B
~ 1490 ~ 3.2. Effet de dates de semis et doses croissantes sur La croissance en diamètre (mm) La croissance en diamètre révèle que la moyenne de la première date varie de 2,6 à 2,8 mm ; à la deuxième date, il varie de 2,5 à 2,9 ; à la troisième date elle varie de 2,5 à 2,9 et aux quatre dates 2, 2 à 2,8 à la saison culturale A. pour la saison B, la croissance va de 2,6 à 3 mm à la première date, de 2,3 à 3,2 mm à la deuxième date, de 2,6 à 3,2 mm à la troisième date de semis et de 2,4 à 2,7 mm à la quatrième date de semis. 3.3. Effet de dates de semis et doses croissantes sur La croissance en hauteur de plant (Cm) Les données de la croissance en hauteur de plante en fonction de date et dose sont présentées dans la figure 3 si dessous. En effet il se dégage que les différentes dates de semis ont influencé la hauteur de plant en cours e cultures. Ainsi la moyenne de première date de semis varié entre 19,5 à 22,6 cm ; de 17,7 à 21,3 pour la deuxième date de semis ; de 14,6 à 18,1 pour la troisième date de semis et de 17,9 à 20,8 pour la quatrième date de semis à la saison culturales A. en saison B, la première date enregistre une moyenne allant de 13,2 à 15,1 cm ; de 10,4 à 14 cm pour la deuxième et troisième date de semis et en fin de 10,6 à 13,1 pour la quatrième date de semis. Figure 4 : croissance en diamètre selon les dates de semis saison A et B. Figure 5 : effet de date de semis sur la croissance en hauteur saison A et B.
~ 1491 ~ 3.4. Effet de dates de semis et doses croissantes sur La longueur de gousse (Cm) La longueur de gousse en cm de niébé a été influence significativement par les différentes dates de semis et doses croissantes de bio pesticide. Ainsi les analyses montrent que la grande longueur a été enregistré à la première daté à la dose zéro avec 12,5cm contre 11,7 cm pour la dose une, deux et trois. A la deuxième date de semis, la dose deux à présenter une longueur élevée (12,2cm) par rapport à la dose trois qui présente 8,7 cm. Pour la troième date de semis, leurs moyenne va de 10,7 à 11,5 cm. La quatrième date a renseigné que la moyenne moyenne varie de 11,7 pour la dose zéro et une à 13,7 cm pour la dose deuxième et troisième dose à la saison A. par rapport à la saison, la moyenne de la première date varié de 5,7 cm pour la dose une à 10,5 cm pour la deuxième dose. A la deuxième et troisième date, la moyenne varie de 6,9cm pour la dose zéro à10,3 cm pour la deuxième dose . en ce qui concerne la quatrième date de semis, la moyenne varié 5,1 cm à pour la troisième dose à 8,4 cm pour la première dose. 3.5. Effet de dates de semis et doses croissantes sur le nombre de graines par gousse. Les nombres de graines par gousse présentés dans les figures si dessous varié entre 8,3 pour la deuxième dose et 10,2 pour la troisième dose à la prémière date de semis. Elle varie aussi de 8,3 pour la troisième dose à 10,6 pour la deuxième dose à la deuxième date de semis, à la troisième date la moyenne varie de 7,1 pour la deuxième dose à 9,4 pour la dose zéro. Ainsi, la quatrième date de semis renseigne que la moyenne varie de 3,9 à la dose zéro à 8,4 pour la dose deux à la saison culturale A. pour la saison B, la tendance observé montre un effet significatif tant pour les dates de semis que pour les doses croissante de bio pesticide. Cela, la première date présente une moyenne variant entre 8,3 pour l dose deux à 10,4 pour la dose trois ; à la deuxième date de semis, la moyenne varié entre 7 pour la dose zéro à 8,3 pour la dose une. A la troisième date la moyenne va de 6,5 pour la dose trois et 8,2 pour la dose deux. En fin la Figure 6: effet de date de semis sur la longueur de gousse en cm saison A et B.
~ 1492 ~ quatrième date renseigne que la moyenne la plus faible est enregistré à la dose zéro avec 8,2 et le plus grand nombre à la deuxième dose avec 11,7. 3.6. Effet de dates de semis et doses croissantes sur la production en g par parcelle. L’analyse de la variance relève que la variation de date et dose ont présentés un effet significatif sur la production parcellaire du niébé diamant. Les moyennes de resultats de la saison A montre que la première, la deuxième et la troisième date de semis enregistre une moyenne faible par rapport à la deuxième date de semis en fonction de différente doses sous étude à la saison A. A la seconde saison, la première date et la quatrième enregistre une moyenne supérieure par rapport à la deuxième et troisième date de semis. Par rapport aux différentes doses, la troisième à donner une production supérieur aux autres à la première date et la première, deuxième et troisième dose à la quatrième date de semis. 3.7. Effet de dates de semis et doses croissantes sur le rendement en Kg par hectare. Les moyennes de résultats de la présente étude en rapport avec le rendement en Kg/ha sont présentées dans les figures ci-haut. Les analyses des variances réalisées sur les traitements Figure 7: effet de date de semis sur le nombre de graine par gousse saison A et B. Figure 8: effet de date de semis sur la production parcellaire saison A et B.
~ 1493 ~ renseignent une différence significative entre les dates et doses croissantes à la première et à la deuxième saison. Ainsi à la saison culturale A, la moyenne a varié de 211Kg/ha pour la dose deux à 240Kg/ha pour la dose zéro pour la première date de semis ; à la deuxième date de semis, elle varié de 311Kg/ha pour la dose une à 475,6Kg/ha pour la dose deux ; elle varié de 188,3Kg/ha pour la dose une à 251,3Kg/ha pour la dose trois à la troisième date de semis ; à la quatrième date de semis la tendance va de 118Kg/ha pour la dose une à 177,3Kg/ha pour la dose zéro. Pour la saison culturale B, la moyenne varie de 326,6Kg/ha pour la dose deux à 915,6Kg/ha pour la dose trois à la première date de semis. A la deuxième date de semis, elle varié de 302,6Kg/ha pour la dose deux à 466Kg/ha pour la dose trois. En ce qui concerne la troisième date de semis, elle varie de 284Kg/ha pour la dose zéro à 378,3Kg/ha pour la dose trois. En fin la quatrième date renseigne que la moyenne varie de 286,3 pour la dose zéro à 711,3 pour la dose une.