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D7.4 Handbook of protocols and methodology of good agricultural practices in arid and semiarid conditions

Labidi, Sonia; Terracciano, Irma

Abstract

A Handbook of protocols and methodology of good agricultural practices in arid and semiarid conditions was prepared by Sonia Labidi leader of the WP3 in ProSmallAgriMed project. The handbook will be attached in pdf in English, Francis and Arabic languages.

Full text

Opuntia ficus indica au moment de la floraison Plantation des cladodes doubles la technique de scozzolatura Fiche technique des bonnes pratiques pour la culture de figuier de barbarie inerme Opuntia ficus-indica (L.) Mill., communément appelé figuier de Barbarie, est une espèce originaire du Mexique. Introduite en Tunisie probablement au XVIIe siècle par les Maures expulsés d’Andalousie et elle a été progressivement domestiquée. Aujourd'hui, cette plante occupe plusieurs centaines de milliers d'hectares. Son développement est largement favorisé par sa capacité d’adaptation remarquable aux conditions climatiques arides. Elle fructifie naturellement dans les conditions climatiques méditerranéennes en été. Le figuier de Barbarie est principalement cultivé pour ses fruits très appréciés par les consommateurs, mais aussi pour ses graines dont on extrait une huile utilisée en cosmétique. Par ailleurs, ses cladodes servent également d’aliment pour le bétail. 1. Où cultiver le figuier de barbarie ? Éviter les zones à risque de gel, en particulier celles où les températures hivernales peuvent chuter à -10 °C. Le figuier de barbarie présente toutefois une bonne tolérance aux températures élevées, pouvant excéder 40 °C. · 2. Installation des parcelles : Avant l’opération de plantation des parcelles de figuier de barbarie inerme, il faut sélectionner la variété à planter en fonction des exigences du marché, des conditions édaphoclimatiques locales et de sa résistance à la cochenille. Le matériel végétal (cladodes) doit être exempt de toute anomalie, notamment de symptômes de carences ou de signes d'attaques par les bioagresseurs. Il est recommandé de prélever les boutures sur des plants en production afin de faciliter l’authentification génétique du matériel. Privilégier les plants à double-cladode issus de pieds adultes, permettant ainsi une entrée en production plus rapide. Les cladodes prélevés doivent être conservés dans un environnement aéré et sec, jusqu’au complet séchage de la zone de coupe (entre une semaine et 10 jours). Il est fortement recommandé de réaliser un travail de sol préalable permettant d’ameublir les premières couches du sol (environ 50 cm de profondeur). Ensuite, il est possible de créer des trous de plantation individuels (40 x 40 x 40 cm), ou bien de creuser des sillons le long des lignes de plantation à l’aide d’un outil de labour, avec une largeur et une profondeur d’environ 30 cm. En fumure de fond, apporter 5 à 7 kg de compost ou de fumier, 100 à 200 g de phosphore et 100 à 150 g de potassium dans chaque trou de plantation. Ces doses sont indicatives et peuvent varier considérablement en fonction des caractéristiques du sol, de l’engrais utilisé et du mode de culture adopté. L'écartement entre les plants dépend du mode de culture choisi (de l’extensif à l’intensif): 4 m x 6 m, 5 m x 5 m, 4 m x 5 m, 3 m x 5 m, 2 m x 5 m, etc. Il est recommandé d'orienter les lignes de plantation principalement dans le sens nordsud, afin de maximiser l'exposition à la lumière et d'optimiser la croissance des plantes Dans chaque trou de plantation, placez de 1 à 3 cladodes doubles en fonction du mode de conduite et de la taille de formation choisis. Il est recommandé d’éviter de planter les cladodes pendant les périodes pluvieuses de l’année. 3.Irrigation Le figuier de barbarie est une espèce résistante à la sécheresse et peut être cultivée en pluvial. Cependant, dans les climats arides et semi-arides, ainsi que pour un mode de culture intensif ou dans les vergers où la technique de « scozzolatura» (Cela implique d'éliminer tous les bourgeons floraux et les jeunes cladodes qui apparaissent au printemps durant leur pleine floraison. Après l'élimination de ces bourgeons, une nouvelle série de floraison et d'apparition de jeunes cladodes se manifeste) est utilisée, l’irrigation devient indispensable pour garantir une bonne productivité du figuier de barbarie. Après la plantation, il est important d’éviter les apports d’eau excessifs ainsi que le contact direct de l’eau avec les cladodes afin de prévenir leur pourriture. Un apport régulier et modéré (6 à 15 L par plant et par semaine selon l’âge des plants et le type de sol) durant la période estivale est recommandé au cours des premières années. Il est recommandé d'apporter de 700 à 1200 m³/ha d'eau pour les vergers intensifs après l'application de la technique de «scozzolatura» et durant la période de croissance des fruits, afin d'augmenter la fertilité des cladodes, d'améliorer la qualité des fruits et de favoriser la préparation de la production de l'année suivante. Application du biofertilisant mycorhizien lors de la plantation Application du biofertilisant mycorhizien sur des jeunes plantations Figuier de barbarie en interculture avec des légumineuses (Vesce) Financé par : Le Ministère de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Tunisie (PRIMA 2) . Auteur : Sofien Hammami , Manel Ibrahim , Besma Sghair, Sonia Labidi Adresse : Institut National Agronomique de Tunisie, Laboratoire des Sciences Horticoles , LR13AGR01 . 43 , Av. Charles Nicolle, Tunis 1082 . Après la taille Avant la taille 4.Fertilisation : 4.1.La fertilisation chimique : Les besoins nutritionnels du figuier de barbarie sont influencés par plusieurs facteurs, tels que le mode de conduite choisi, les caractéristiques spécifiques du sol, et le stade phénologique de la plante. Les apports annuels en éléments nutritifs par hectare pour la culture du figuier de barbarie sont généralement de 150 à 270 kg d'azote (N), 100 à 180 kg de phosphore (P), et 120 à 200 kg de potassium (K). Ces besoins varient tout au long de l'année et doivent être soigneusement fractionnés en fonction des stades de développement de la plante. Au démarrage de la saison (pendant la période printanière). Il est recommandé de privilégier les apports en phosphore (P) et en azote (N) par rapport à ceux en potassium (K), afin de stimuler la croissance initiale des racines et d'assurer la mise en place des structures végétatives et florales. Pendant la phase de croissance des bourgeons, les besoins en azote (N) sont supérieurs à ceux en phosphore (P) et en potassium (K). Enfin, lors du développement des fruits et de leur maturation, un apport plus important en potassium (K) est essentiel pour soutenir la formation des fruits, améliorer leur taille et leur qualité. 4.2.La fertilisation biologique : Cette technique de fertilisation est obligatoire dans les parcelles conduites en agriculture biologique et elle est fortement recommandée dans les parcelles de cultures intensives tout en réduisant l’apport des fertilisants chimiques. La fertilisation biologique à base de micro-organismes bénéfiques, tels que les biofertilisants mycorhiziens et bactériens, est une technique recommandée pour améliorer la durabilité de la production du figuier de barbarie. L’apport du biofertilisant mycorhizien se fait au moment de la plantation des cladodes . L’opération de biofertilisation mycorhizienne peut être aussi appliquée après la plantation des cladodes ou sur des plantes âgées de figuier de barbarie. Cette dernière opération consiste à réaliser deux trous d’une profondeur de 25 cm (à 50 cm du tronc) de part et d’autre du pieds du figuier de barbarie et de déposer le biofertilisant mycorhizien . L’installation de cultures intercalaires à base de légumineuses fourragères ou alimentaires entre les lignes de plantations de figuier de barbarie est considérée comme une technique de fertilisation biologique verte grâce au pouvoir de ces espèces à fixer l’azote atmosphérique. Cette caractéristique permet l’amélioration des teneurs du sol en azote permettant ainsi une meilleure nutrition azotée du figuier de barbarie. Les légumineuses doivent être semées entre les lignes du figuier . La dose de semis dépend de l’espèce de légumineuse à installer. A titre d’exemple : pour la vesce la dose de semis conseillée est de 60Kg/ha et pour le fenugrec cette dose est de 70Kg/ha. 5. Taille : La taille de formation : elle dépend du mode de conduite adopté (gobelet, haie étroite, buisson, etc.). Quelle que soit la conduite choisie, la première année doit viser à stimuler la croissance verticale. Dans le cas d’une conduite en gobelet ou en vase, il est recommandé de planter trois cladodes dans le même trou afin d’obtenir une structure équilibrée avec des branches charpentières bien réparties. La taille de fructification : Le figuier de barbarie porte ses fruits principalement sur les cladodes de l’année précédente. La taille de fructification a pour but de renouveler ces organes productifs, d’optimiser la pénétration de la lumière dans la canopée et de faciliter l’accès aux traitements phytosanitaires. Les cladodes poussant à l’intérieur de la frondaison, généralement peu fertiles, constituent des zones favorables à l’installation des bioagresseurs et doivent être éliminés . 6.Protection : A l’exception de la cochenille (Dactylopius Opuntiae), le figuier de barbarie est considéré comme l’une des espèces fruitières les plus rustiques et ne présente pas de problèmes phytosanitaires majeurs. La gestion de la cochenille du figuier de barbarie repose principalement sur l’utilisation de variétés tolérantes. Toutefois, l’intégration de pratiques culturales complémentaires peut significativement atténuer les dommages liés à ce ravageur. Une taille d’entretien régulière, visant à optimiser l’aération et l’ensoleillement de la frondaison, améliore l’efficacité des traitements phytosanitaires. Par ailleurs, l’introduction d’auxiliaires (prédateurs naturels), combinée à des techniques favorisant leur installation et leur développement durable dans les vergers, constitue un levier important de lutte biologique contre la cochenille du figuier de barbarie.