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Fragmenta Dipterologica

Lehrer, Andy Z.

Abstract

All issues in the journal Fragmenta Dipterologica.

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FRAGMENTA DIPTEROLOGICA Éditée par D r. An dy Z. Lehrer JANVIER - 2006 I SSN 1565-8015 NUMER O 1 Commentai res critiques sur Heteronychia dissimilis sensu Auct. et Heteronychia chaetoneura sen su Auct ., av ec la de scription d’une nouvelle espèce paléarctique (Dip tera, Sarcophagidae) A NDY Z. L EHRE R Université de Tel Aviv, Dépar tement de Zoologie, Résumé . L’a uteur fait l’ana lyse d’un réce nt trava il sur les e spèces Heteronychia dissimil is (Meige n) et Hater onych ia chae toneura Brauer & Berg enst amm et propo se une nouvell e espèce, Heter onych ia nadae n. sp. Mots clé . Sa rcophagidae, Heteron ychia Brauer & Be rgenstamm , espèces nouve lles. Summary. Critical commen ts on Heteronych ia dissimil is sensu Auct. and Hete ro nychi a will chaetoneura sensu Auct., wit h t he descrip tion of a new pa learctic species (Dipte ra, Sarcop hagidae) . The author make s the analysis of a rec ent work of revision o n the spec ies Heterony chia di ssimil is (Me igen) and Hete ronych ia chae toneu ra Brauer & Be rgenst amm an d proposes the new species Heteronychi a nadae n. sp. Key wo rds . Sarcophagida e, Heteron ychia Brauer & Bergenstamm , new species. Récemment est paru un travail de « révision » des espèces Heteronychia dissimilis (Meigen, 1826 ) et Heteronychia chaetoneura Brauer & Berg enstamm, 1889 (B lackith, Richet & Pape, 2004), qui surprend par la confusion et la l abilité de l’argumentation des auteur s, par l’utilisation d’une termino logie in adéquate des structures de la genitalia m âle, par distorsions factices et contra dictions taxonomiques. Les auteurs de cette prétentieuse « révision » ont construit leur échafaudage sur leurs propres pr émisses et in terpré tations erro née s, qui ne concor dent pas avec les recherche s et conceptions des grands diptérologistes con tempora ins. La cause principale des erreurs, dans lesquelles leurs auteurs ne peuvent même pa s s e débrouiller, est l’adoption d’un système taxonom ique vétuste, utilisé par les prem iers ch ercheur s des Sarcophagides : Meigen, Böttcher, Stein, Lundbeck etc., et dans notre ép oque par l’amateu r français Eugène Séguy. Cette notation taxonomi que, au début, était parfaite ment justifiée quand le no mbre des espèces conn ues était réduit à quelques taxons, su pe rficiellement étudiés et pou vant entrer dans une seule unité générique, Sarcophaga Meigen, 1826. Mais, à la suit e de recherches microscopiques détaillées des structures abdomin ales et, surtout, postabd ominales des mâles, B.B. Rohden dorf a ém is les ba ses d ’un s ystèm e taxonomiq ue mo derne, raiso nnable et phylogénétique de la famille des Sarcophagidae, en trouvant les critères de séparation objectifs de ses unités fondamentales. De l’archaïque « genre » Sarcophaga , il a détaché la sous-f amille Sarco phag inae, 2 8 genr e (beau coup de ceux -ci ayant d iffér en ts sous -genre s) et 209 e spèce s, qu i représentent une grande partie de la f aune pal éarctique. Parm i les plus importants spécialistes contemporai ns, Hugo de Souza Lopes, R. Kan o, S. Shi nonaga et H. Kurahashi (1971:27) ont 2 Commentaires critiques sur Het eronychia dissimilis sensu Auct. écrit que l’ oeuv re de Ro hden dorf e st „ o melhor tra balho de conjunto ” et que „ n este trabalho a genitália des machos fornéce os principais cara cteres para êste arranjo é evidentemente muito próximo ao sistema natural ”. Au jourd’ hui, on ne peut concevoir que l es plus de 1200 espèces de la sous-fa mille des Sarcophaginae peuvent revenir dans le „genre Sarcophaga ” sensu Pa pe ( 199 6), ce tte aber ratio n rétrograde qui tient du domaine d’une dégradatio n logique, n’est plus acceptable pour aucun chercheur sérieux. Ignorer une galerie entière de grands diptérologistes, morphologistes et taxonomistes, penseurs de valeur universelle, comme Baranov, Č epelak, Dodge, Fan Zi-de, Grunin, Hall, Mihaly i, Nandi, Povolny, Rein hard, Tiban a, Verves, Zump t etc., signifie littéralement d’être une crasse nu llité scientifique, un arriéré qui ne peu t rien comprendre de l’entière activité des recherc hes progress ives et d es efforts des c hercheur s pour découvrir la vérité. Seulement un paranoïaque morbide, qui n’ a rien fait de sérieux en diptérologie, peut avoir le toupet d’annuler le travail de ces r éelles personnalit és entomol ogiques et de se manifester, sans censure, dans la post ure de grap homa ne et infr acteur inte llectuel qualifié, sur la base d’une hilare « str atégie taxonomique » infan tile et trom peuse (Lehr er, 20 00). En prétextant (Pape, 1990) qu’il a suivi „ the wide concept of Sarcophaga employed by Séguy (1941), Downes (196 5) an d [ ... ] Pape (1988) ”, il s’imagine qu’on ne sait pas que Séguy a été un si mple amateur en ent omolog ie (Léonide & Léonide, 1990) et qu ’il n’a p as été capab le de f aire la philosophie des grou pes « étudiés » par lui. Voilà un exemp le édifiant : Séguy (1941) a consi déré que dissimilis Meigen et chaetoneura Br auer & Bergenstamm appartiennent à des genres différents. Une autre cause est l’om ission des données sc ientifiques fondamentales dan s le verbiage des auteurs de cette « révision » et, notamment , celles appartenant à G. Böttcher (19 13) sur les Fig. 1. Heter onychia di ssimilis (Meigen), selon Bö ttcher (A) et se lon Lehrer , 1996 (B, C). FRAGMENTA DIPTEROLOGICA, 2006, nr. 1 3 espèces visée s. On sait qu e Böttcher a été le pre mier qui a vé rifié les collect ions de Meige n et B r a ue r & Berge nstamm, fai sant les premie rs de ssin s schém atiques de la genitalia mâle d e Sarcophaga dissimilis et des a utres e spèces affines , en précisa nt ainsi l es caract ères généra ux de leurs types. Par ces motifs, le s auteurs aur aient dû comm encer leur « révision » avec la description et, surtout, l’illustration de Böttcher ( 1913 :250, fig. 63). Celle-ci p résente une forme spécifique et claire pour le s cerques de S. dissimilis Meigen (v. fig. 1), qui sont assez droits, larges, effilés progr e ssivement v ers le somm et. Egalement , dans nos re cherch es (Lehrer, 1996 :101), q ui ont été o mises par les révisionnistes, nous avons indiqué cette espèce dans beaucoup de zo nes de Roumanie, les spécimens mâles ayant une for me des cerques se mblable à celle donnée pa r Böttcher. Alors, nous avons fait l’observation, déco u verte mainte nant par ceux-ci, que la genitalia mâle de Heteronychia dissimilis est représentée sous diverses formes par certains auteurs , „ soit d’après celle illustrée par Böttcher (1913), soit d’après celle dessinée par Rohd endo rf (1937), sa ns remarquer que celles -ci sont différentes. Parfoi s les figures sont combinées, en prenant les cerques de l’un et le phallosome d’un autre des auteurs précités, auxquelles se sont ajoutées de petites modificati ons imaginaires (Mihalyi F., 1979:147, fig. 8 7D) ” (en traduction, AZL). Ségu y (194 1) a co pié, sous une form e inverse, les dess ins de Rohde ndorf, en composan t les cerques avec le ph allosom e, et ne ré sulte pas de sa mono graphie que „ only Séguy, howerver , appears to have examined original type material as he refers to specimens from Tarb es in the Pandellé collection, which probably are the syntyp es of S. dissoluta ”, comme veulent l’insinuer les auteur de la « révision » sous l’impact de leur « lectotypomanie » (BRP, 2004 :6). En ce que co ncerne les dessins de Povolny & Slame č kova (1959:425, fig. 3 si 429, fig. 13), les cerques et le phalloso me d’un spécimen orig inaire de „ Fran kfurt/Ode r” corres pond ent exactement aux de ssins de Böttcher. En éch ange, les dessins de Povol ny & Verves (1 997:171, fig . 188) ne sont pa s ceux de H. dissimilis (Meigen), ils étaient probable ment propres aux spéc imens de la région de la Mer Baltique et d’Ar khan gelsk , ju squ’e n Prim orye. Les cerqu es semblent être ceux dessinés par Ro hdendorf et le phallosome est très peu distin ct. Fig. 2. Heteronyc hia dis similis (Meigen), sel on Rohdendo rf, 1937 (A, B) [= Heter onych ia dimion iphal la Lehrer, 1969] et selon Blac kith et alt., 2004 (C, D). 4 Commen taires critiques sur Het eronychia dissimilis sensu Auct. Analysant la genitalia présentée par Rohdendor f (1937:349, fig. 477-478) (v. fig. 2), nous avons considéré que son espèce est différente de H. dissimilis et qu’elle appar tient à une espèce inco nnue, Heteronychia dimioniphalla Lehr er, 1996. Car, ses „cer ques son t étro its et ondu lés, a yant le tiers apicale co urbé vent ralem ent. Le sommet d e s lobe s paraphalliq ues e st long et cou rbé en an gle droi t, en s’é l arg issant à l ’apex so us la fo rm e d’une pe lle. Les styles sont longs et d épass ent l’ apex du paraphallus avec, au moins, un quart de la longueur de la pa rtie apicale du par apha llu s. L es pr égonites ont b eauco up de macrochètes sur toute la marge inférieure. Les postgonites sont très allongés, plus larges dans la moitié proximale et p lus étroits dan s la pa rtie distale; ils sont pourvus d’un macrochète médian long sur la marge supér ieure” (Lehrer, 1996:102, en traduction AZL). L e s ré visionn iste s, su ivan t l’établis sement d e leur s pr opres fixa tions pr éconçues, n’o nt pu examiner le taxon de Rohdendorf et n’on t pas fait un examen scientifique de leurs « lectotypes ». Etant chercheurs, taxono mistes et des si nateurs d’une très faible valeur, ils n’ont pas compris que leur manie d’ensemenc er l’ entomologie av ec leurs « lectotypes » illusoires, non valides, eng endre beaucoup de tr oubles m ajeurs, en contrevenant aux articles 73.1.4 et 74.4 du C.I.N.Z. Le « lectotype » de S. dissimilis Meigen établi par Richet et Pape, n’est pas un sy ntype (conformément aux articles 74 .2 et 74.3), ce qui détermine son élimination. Le seul lectotype (si non même l’holotype ou le né oty pe) valide de cette es pèce est le dessi n de la genitalia et la diagnose faites par Böttcher (1913 :250) (art. 74.4 du C.I.N.Z.). En même temps, leurs obscures suppositio ns [comme dans le cas des fantaisies de Richet (1986) et de Pape (1996), pour l’espèce-type de la famille des Sarcophagi dae], que „ specimens in Me igen’s collection standing with the lectotype are considered original ma terial of S. dissimilis. They automatically become paralectotypes with th e present lectotype desi gnation ” (BRP, 20 04:9), sont abusives et invalident leur « lectotype ». Cet imaginé « or i ginal material » ne représente pas une « série-ty pe » de S. dissimilis et ne peut être pris en co nsidé ration, parc e que l’hol otype de l’espèce a été fixé an térieure ment par Meige n (art. 73.2 du C.I.N.Z. ) et con firmé par Böttc her (191 3 :250) . D’autre part, o n sait que dans les séries de spécimens, qu i ont eu dans l’att ention des spécialistes, surtout d’avant l’ an 2000, sont mélangées souvent d’autres espèces aussi, sans une vérification taxonomique rigoureuse. Nous av ons observé fréque mment des situations semblables dans les collections « modernes », déterminées par Senior-White, Vill eneuve, Zumpt, Kurahas hi etc. et même par Pape. C’est pourquoi , la sélection d’un lectoty pe doit reproduire, avec la plus grande exactitude, la to t alité des caractères de l’espèce en cause, et notamment ceux de la genitalia mâle. Mais, dans le cas de leurs « lect otypes » , la sélection est aléatoire e t formelle, ils ne pré sentent ni la descri ption des caractères somati ques, ni l’illustration de la genitalia. Ainsi, leur « l ectotype » ne conf irme pas les caractéristiques taxo nomiqu es de l’e spèc e S. dissimilis , données par Bö ttcher. Les révisionnistes ont trouvé un mâle au Muséum d’Histoire Naturelle de Paris, sans données de capture et sans aucune preuv e qu’il appartient à la collection « or i ginale » d e Meigen, et ont décrété sans responsabilité, une identité fictive à ce mâle et aux quelques femelles non identifiables. Après l’enregistrement de S. cha eto neur a Brauer & Berg enstamm dans la synonym i e de S. dissimilis Meigen dans son contrefait catalogue (Pape, 1996 :327), maintenant il procède de la même manière, en cherch ant à établir une autr e identité valide. Sur la base d’un mâle du Muséum d’Histoi re Naturelle de Vienne (Aut ri che), déterminé seu lement par Bergenstamm (et pas par les d eux aut eurs, c omme cette espèce es t signée ), sans êt re un sy ntype et sans con naître sa genitalia, Pap e mentionne (BRP, 2004 :11) so us la narcose de son i gnoranc e paranoïde qu e „ phallus visible between the lobes of abdominal ST5 ” ş i „ the partly exposed phall us gives an acceptably good view of particularly the juxta, for which reason we decided that a full dissection of the lectotype was not needed ”. Et sur le s femelles de ces d eux espèces „ labelled as paralectoty pes ”, il écrit à chaque fo is, que „ possibly conspecific with the lectotype (either FRAGMENTA DIPTEROLOGICA, 2006, nr. 1 5 dissimilis or chaetoneur a) ”. Alors, qui est la vraie e spèce d e ces « paralectoty pes », pour ces savants qui peuvent identifier les femelles de s Sarcophagidae et établir, d’une manière paranormale, les « lectotypes » d’après ce sexe ? En plus, après que les auteurs se forcent à séparer inutilement deux espèces synonym es, en comparan t H. dissimilis av ec H. nigricauda Povo lny & Slam e č kova (= H . roh dendo rfiana Mihalyi), ils exposent clairement leur fausse conceptio n synonymique (l. c., p. 6) : „t he morphological differences found to exist between their concept of S. dissimilis [ = our S. chaetoneura ] and their newl y described species S. nigricauda [ = our S. dissimilis ] ” (n. souling.). Est vraiment stupéfiant, le manq ue d’esprit d’observation de ces baladins, obsédés du désir de s’ériger dans la posture d’uniques philosophes du monde de la diptérologie actuelle. Comme nous l’avons signalé plus haut, P ovolny & Slam e č kova ont r eprés enté corr ec tement leu r espè ce distincte H. nigricauda , qui est tombée en synony mie de Heteronychia rohdend orfiana Miha ly i, 1957. En tre elles n’existe au cu ne identité morphologique de la genitalia mâle, exactement comm e en tre H. dissimilis se nsu Povo lny & Slame č kova, 1959 et H. chaet one ur a sensu BRP, 2004. Ces conf usio ns et contr adic tion s atteign e nt leur apogée par l’élimination du taxon parfaitement valide Hetero nychia rohdendorfiana Mihalyi, 1975 , inclusi vement ses sy nonymes et son inclu sion aberrante dans la synony mie de H. dissimilis (Meigen), seulement parce que, en conformité avec le système ridicule de Pape (1996), il est un junior secondary h omonym of Para sarcopha ga rohd endorfiana Tr ofimov, 1948 ” (voir, art. 59. 2 et 59.4 du C.I.N.Z.). En plus, d’après n otre opinion, Sarcophaga c haetoneura sensu BRP est une espèce distincte de Heteronychia rohd endorfiana Mihalyi, ayant les cerques différents (voir fig. 3). Les révisionnistes ont présenté une genitalia qui n’est pa s celle de leur « l ectotype » fantaisiste, mais d’un spécimen quelconque. Elle est une espèce nouvelle, Heteronychia nada e n. s p. , ay ant u ne série de ca ractères distincts des espèces a ffines. Ma is, parce que ces dernières ont de s caractères somatiques très Fig. 3. Hetero nychia ro hdendor fiana Miha lyi, 1 975 (syn . H. ni gricauda Pvolony & S lame č kova, 1959; A, B ; selon ces a uteurs, 19 59) et H etero nychia na dae n. sp. (syn. Sarcophaga cha etoneura sensu Blackith et alt., 200 4; C, D). 6 Commentaires cri tiques sur Het eronychia dissimilis sensu Auct. semblables, nous n’avons pas une autre possibilité que de faire sa d iagnose d’après les dess ins de la genitalia mâle, ex écutés pa r Mme le Dr. Ruth Marie Blackith. Diag nose de Heteronychia nadae n. sp. Le distiphall us n ’est pas séparé en deux p arties mobiles. Pa raphallus long et presqu e rectan gulaire . Les lobes parap halliques ventraux sont très développés, circulaires et pourvus d’une apophy se longue, mince et courbée en angle droit. Acrophallus long , presque 1/3 de la longueur du basiphallus et pourvu d’apo physes latérales t rès courtes . Les sty les so nt pl us larges que chez l ’espèce H. dissimilis (Meigen ) et a rrive j usqu’ au sommet de l’acrophallus. Les cerques sont longs, presque droits dans la région distale et avec les marges subparallèles. Ils ont un sommet aigu et une très petite exc avation suba picale . Sur la base du rapp ort de longueu r entre les paralobes et cerques, il semble que l es cerques sont relativement plus courts que ceux de H. rohdendorfiana Mihalyi (syn. H . nig ri cau da Po volny & Slame č kova, 1959), les derniers ayant le somm et arrondi. Derivatio nominis . Nous dédions cette e spèce à la mémoire de Nada Milosevic. BIBLIOGRAPHI E B LACKITH R.M., R ICHET R. & P AP E T., 2004, Revision of Sarcophaga dissimili s Meig en, 182 6 and Sarc opha ga chaetoneu ra Brauer & Bergen stamm, 1889 (Dip te ra: Sarcophagidae). Zootaxa, 560:1 -13. 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On met à jour les causes et les effe t s néfas tes de cette fa ntasm agorie, en insistant notam me nt sur la réédition d ’un systèm e taxonomique anachronique et dép ourvu de tout va leur phylogé nétique, sur ses conf usions term inologiques, sur l’éliminatio n d’ un impr essi onna nt nombr e de taxons génér iques et spécifi ques valide s et leur spolia t ion par sim ulations de procédures ta x onom iques conform es, sur sa lectotypom anie fantaisiste etc . On dém asque la nudité de ses n otions « concept ually a nd mnemotechnica lly », sa vision « of strict monophyly », ses faux te sts de « cladistic ana lyses » et l’incongrui té de ses qual i tés scientifiqu es. Abst ract . One makes the c ritical ana lysis of the errone ous and restrictive c oncepti on of the " taxonomic strategy " of Pape, who cons titutes the base of his cata logues on the Sar cophagidae fam ily and of his wh ole act ivity, concen trated on the project of Fauna Europaea. O ne puts at the da y the causes and the harm ful effects of this pha ntasm agoria, while ins isting in part icular on the republica t ion of a taxonom ic system anachro nistic and depr ived of any phyloge netic value, on its terminolo gical c onfusions, o n the elim ination of an im pressive num ber of generic an d specif i c valid taxa and the ir spolia tion by sim ulations of taxon om ic procedures in con form ity, on its lectot ypomani e whimsic al etc . One unco vers the nudity of his conc epts " con ceptual ly and mnemotechni cally ", his visi on " of strict mon ophyly ", its forg eries test " cla distic anal yses " and the incongrui ty of its sc ientific q ualities. Avec la publicati on du prétentieux « Catalogue of the Sarcophagi dae of the World (Insect a : Dipte ra) » de 1996, l’ auteur a exposé a vec une très grande cla rté ses prémi sses absurdes et fausses de sa propre « taxonomic strategy », qui lui a permis d’édifier son système pseudo-phy logénétique aberrant. Le ma nque d’esprit scientifique, du sens des valeurs humaines et des qualités intellectuelles pour l’élabor ation des vraies bonnes vale urs entomo logiques , gref fés sur un psychis me infatué et dégradé, qui d é passent toutes les limites d e la moralité, l’ont déterminé à persister, sous une forme diabolique et maligne, dans ses divagations « phy logénétiques ». Cette « taxonom ic strategy », enve loppée dans un langage q ui se veut érud it et intellectualisé, ne peut cacher l’ignorance et l’insuffisance de l a logique de l’auteur. Elles appa rais sent i mmédi ate men t qu and l ’au teur s’efforce d’argu menter ses innovati ons taxonomiques : la néc essité de la division des Sarcophagidae en trois sous-familles (Miltogramminae, Para macronychiinae et Sarcoph aginae) ou l’acceptation partielle des genres, par l’exposition de certains caractères confus et non essentiels. D’un e unique faiblesse, qui ne se répétera jamais, il minaude en disant : « presentig my ignorance is considered more justified than pretending authority » (1996 : 18). Cependant, il a o ublié immédiat ement sa fausse modestie et dans tou te son activit é, il a cherch é à s’im pose r comme une « autorité » inégalable de la taxonomie mondiale, en dépit du fait qu’elle ne sera auc un cas l a caract éristiq ue réelle de cette incapacité scientifique totale. Quand Pape commence son apo logie phylogénéti que, il utilise incorr ec te ment deux termes différent s, monotyp ique et monophylét ique , av ec un sens synonym ique. Ce fait constitue la 8 La « stratégie taxonomi que » de Pape premièr e prémisse erronée d e son délire d’interp rétation. Car, tous les genres sont ou doivent être « monotypiques », c’est à dire, qu’ils ont une seule espèce-type, qui est le porte-nom du genre (C.I.N.Z., art. 67.1). Aucun genre ne peut être « poly typique », c’ est à dire, qu’ils ne peuvent pas avoir plus ieurs espèces-types, la seul e valable étan t la première, qui a la priorité. Les a utres espèces seron t soumises aux normes de la synonymie ou de l’homonym i e. En même temps, le type d’un genre ne représente pa s seulement un acte taxonomique formel. Par ses caractères morphologique s (embryologiques, génétiques, biochi mique etc.), il établi l es caractère s-modèles du genre, d’ après lesquel s le s autres spéci mens qui sont inclus ou seront inclus dans celu i-ci, doivent co rrespondre avec grande exactitude à s es structures. Parce que les caractères somatiques « externes » sont très semb lables à cette famille ou qu’ils ont une grand e variabilité individuelle, les spécialistes on t consta té que les armatures gén itales mâles so nt très constante s et ont une va riation spéci fique et mê me s uperspécifique très précise. C’est pourqu oi, la genitalia m âle de l’espèce-ty pe du genre const itue la geni talia- type, qui représente la référen ce de ba se des espèces co ngénériques. La similitude des caractères généraux et, surtout, des genitalia des espèces, signi fie la relation de leur parenté, de leur monophylie. Si on trouve une seule espèce avec un type de structure diffé rente de sa genitalia mâle, elle re présente indiscutablement une esp è ce ou une esp èce-type d’un genre d ifférent, une branche phylogénétique di fférente. Mais Pape comprend d’habitud e, pa r genre « monotypique », les genres « monospécifiques » (conception erronée aussi dans le C.I.N.Z.), ayant seul ement une seule espèce mention née jusq u’à un mome nt donné, et d e ce fait il cons idère, sa ns aucune explicat ion, que ceux-ci « as such almost per definition monophyletic » (l.c., p. 9). La confusion est du do maine d’une grande défection l ogique de l’ auteur, parce que les genres mono - ou polyspécifiques, établis dans un système natu rel, sur la base des études com plexe s et approf ondies, son t monophylétiques , c’est à dire qu’ils ont une seule or igine phylogénétique. S euls les genres qui comp re nne nt aussi des es pèces hétérogènes, très différentes morph o- struct uralement et prése ntent diverses genitalia-ty pes, ne so nt pas monophylétiques. Les chercheurs doivent les séparer dans des groupes ou genres unitaires, sans donner une importanc e au nombre des espèces co mp osantes. D’autre part, il ne tient pas com pte que les genres « monosp écifiques » sont, en gé néral, pro visoires à un certain stade de la connaiss ance. Ainsi , le gen re afrotropi cal Anthostilophalla Lehrer 1993 comp renait seulement l’espèce A. pennopluma (Zumpt, 1972), jus qu’à l’identificati on de la deuxième espèce A. klinzigi Lehrer 1993 ; le genre Br asi a Strand 1932 comprena it seulem ent l’espèce B. booersiana (Engel, 1925), à la quelle s’est ajoutée l’esp èce B. ya dva she mia (Lehr er, 1995) ; le genre Parathalattisca Rohdendorf 1963 a enregistré seulement P. maritima (Engel, 1925) et nous avons trouvé aussi P. na mibic a Lehrer 1995. De même, le genre Diplonop halla Lehrer 1994 comprenait seulement D . weye ri (Zumpt, 1972), à laquelle nous avons ajo uté D. hautieri Lehrer 2003 etc. De là, il en résulte qu e les recherches sont loin d’avoir épuisées toute la biodiversit é d’un groupe et les taxons génériques monospéci f iques seront complétés au fur et à mesure des investigations faunistiques, qui dépendent de nombreux facteurs : financiers , éco logiques, politiques, santé des cherch eurs, niveau techn i que des appar eils utilisés, habilité m a nuelle des spécialistes etc. L’él imi nat ion de s g enres m onospéc ifiqu es e t leur inclusion dans une autre unité générique hétéromorp he plus grande est une méth ode concep tuelle tot alement erronée, non scientifique et , en principe, contrai re à la taxonomie. Car, même d ans le cas d’un genre, avec de nombreuses espèces affines, bien établies au p oint de vue phylogénétique, l’ inclusion d e seulement une seule espèce hété romorphe dét ruit son i mage phylogénétique et, donc, son sy stème naturel. Ce qui est ét range dans la méthodolo gie de Pape et q ui cons titue la deuxièm e prémis se fondamentale erronée de son délire d’interpréta tion, paraît dans l a reconnaissance générale de ces genres , éliminés fo rmellement p ar lui, mais mentionnés sous une forme estompée et dévalor isée de « sous-genres » , tant dans son catalogue, que dans tous ses travaux ultérieurs. FRAGMENTA DIPTEROLOGICA, 2006, nr. 1 9 D’autre part, on constate aussi le mélange de ces « sou s-genres » dans ses prétendus gen res « v alides » , sur la base d’une ins piration surréa liste et sans au cune justification ou recherche scientifique. Ce fait transforme ses prétendus genr es « valid es » en certa ins sacs diff ormes, dans lesquels sont pressés les taxons spéci fiques jusqu’à un total enlaidisse ment phylogénétique. En utilisant l’exemple du « genre » Sarcophaga sensu Pape, nous pouvons constater que sont admi s les « sous-genres » « mon otypiques » Afrohelicobia Zum pt, 1972 ; Bilenemyia Verves, 1989 ; Camerounisca Verves, 1989 ; Curto phalla Lehrer, 1994 ; Cycloph alla Rohd endo rf, 1963 ; Diplonophalla L ehrer, 1994 ; Dolichophalla Rohdendorf, 1963 ; Fergusonim yia L opes , 1958 ; Malliophalla Lehrer, 1994 ; Ma ndalania Lehrer, 1994 ; No toecus Stein, 19 24 ; Nudicerca Rohdendorf, 196 5 ; Nuzzaciella Lehrer, 1 994 ; Nyikam yi a Lehrer, 1994 ; Phallonychi a Verves, 1982 ; Sisyhelicobia Zumpt, 1972 etc. Mais, en même temps, il inclut tous ces « sous-g enres » , avec plus de 120 0 espèces, dan s son unique « g enre » Sar copha ga sensu Pape, 1996 ou même beaucoup d’autres g enres dans l e même « sous-genre » . Ainsi, sans au cune recherche sur l e matériel d e collections, sans aucun exam e n séri eux ou une connaissance sérieuse des genitalia mâles, sans une clarificati on ou correction de s dessins schématiques et incompréhensibles des distiphallus des espèces décr ites dans la littéra ture ancienne, il mélang e ces « sous- genres » comme à la roue de la fortune. Son catalogue est rempli de telles i nepties, qui provoquent une immense perplexité et, surtout , une confusion de prop ortion mondiale. En même tem ps, il n‘oublie pas d’exposer sa conception de base sur sa « stratégie », qui désorganisera toute la taxonomie de la famille, à savoir, « taxon omic strategy of keeping the number of valid genera lo w within a concept of strict monophyly » (l.c. , p. 9). Quelques exemples seront s uffisants p our nous édifier complètem ent. - Dans le « sous-genre » Bezziella sensu Pape 1996 sont introduites les esp èces très distinctes des gen res monospécifiques Wittemyia eos (Zumpt) et Robertiana vanriebeecki (Zumpt ) - Dans le « sous-genre » Durbanella sensu Pape 1996 (non Lehrer 1 9 94) est placée sans aucun sens l’espèce Hyper acanthisca evagorata (Zum pt) - Dans le « s ous-genre » Helicophagella sen su Pa pe 1996, il a introd uit beauco up d’espè ces d’origine phyl ogénétique très différente comme : Annefranki a novercoi des (Böttcher), Boettcheriola rosellei (Böttcher), Karovi a hir tic rus (Pandellé), Parabellieria mel anur a (Meigen), Yerohama dreyfusi (Lehrer) , Yerohama maculata (Mei gen) etc . - Dans le « so us-gen re » Heteronychia sensu Pape 1996 sont amalga mées les espèces des genres parfai tement vali des Boettcherella Ender lein, Ctenoda sypygia Enderlein, Devriesia Lehrer, Leclecq iomyia Lehrer, Pandelleola Ro hden dorf, Spatul apica Fan-zi -De etc. ; - Dans le « sous-genre » Liopygia se nsu P ape 1996 ont été int r oduites les esp èces des genres absolument différent s : Jantia Rohdendo rf, S cl ero ph all a Rohdendo rf, Th omso ne a R ohdendorf ; - Dan s le « sous- genre » Liosarcophaga sensu Pape 1996 on trouve les espèces des genres Curranea Rohdendorf, Engelisca Roh dendorf, Occultophalla Lehre r, Par athalathisca Rohdendorf etc. Dans cette situation, il est n o rmal de no us demander ce que Pape comprend par la monophylie et comment il justifie l’entier chaos qui annule le groupement lo gique et biologique des espèces et des genres de la fam ill e Sarcophagidae, établi par les plus grands taxonomistes, ignorés par lui ? Quelles sont les rech erches personnelles qui o nt conduit ce si mulateur à une telle désorganisation taxonomique inimaginabl e et avec des attitudes malignes ? Quel est la raison de l’utilisation trinominale de certains genres et sur tout du genre Sarcophaga se nsu P ape 1996 et sa valeur taxonomique, si non même son in capacité de se débrouiller seul et a u point de vue logique dans ses 800 espèces caricaturées par lui ? Pape expose très claire ment que sa « t axonomic strategy » se réalise par le test des « cladistic a nalyses », fait qui cons t itue la troisième prémisse erron ée de son délire d’interprétat ion. Des p ages 57 - 70 de son catalogue n on scientifi que, nous pouvons voir les 16 Parathalattisca n amibica Lehrer 1995 immense igno rance, il a étab li encore, et l’auteur principal de l’article a p roposé, « a new synonyme : Parathalattisca na mi bica Lehr er, 1995 syn. nov. = Sarcophaga (Liosarcophaga) namibia Reed , 1974 ». Je n’abordera i pas maintenant la comp osition spécifique de la faune nami bienne, qui va constituer l’objet d’un e future contribution, mais je veux montrer la v alidité de ces deux espèces et, en même temps, l’incapacité du prétendu tax onomiste, qui a ravagé une famille de diptères particulièrement interessante. En 1974, Reed a identifié l’e spèce « Sarcophaga namibia » et a présenté sa genitalia sou s une form e assez in telligi ble . Ma lheure usem ent, jusqu’à présent on ne connaît pas qu’un seul spécimen (l’holotype), qui « has been re turned to the Natural History Museum, Stuttgart, Germany » (1974 : 2). J’ai voulu étudier l’entier co mplexe de ses caractèr es et notamment celui de sa genitalia, mais je n’ai pu obtenir ce spécimen ou l’informati on qu’il existe dans ce museum . D’après ses caractères, Sarcophaga namibia Reed appartient du genre Parathalattisca Rohdendorf, 1963, avec P. maritima (Engel) et P. namibica Lehrer et non du « s ous-genre » Liosarcophaga Enderlei n, 1928, co mme pense absurdement Pape. Dans la des cription de Reed, les macrochètes ocellai res sont « well developed » ; les macrochète dc postsuturaux sont au nombre de 4 (« dc=3+4 ») ; le macrochè te intr aalaire pré sutur al exis te (« ia=1+3 ») et les « génital seg ments redd ish- brow n ». A Parathalattisca n amibica Lehrer, de sa description (1995 :10-12) on voit que les « ocellaires proclines [sont ] fins » ; les macrochètes dc postsuturaux sont au nombre de 4 ; le m a croch ète intraala ire pr ésu t ural manque ; « le tergite génital est noir » et « le tergite anal est noir l uisant ». Fig. 1. Genital ia de Parathalatti sca namibi a (Reed) ( selon Reed, 1974) En comparant les dessins de la genitalia de ces espèces on peut observer de grandes différe nces. A P. namibi a (Reed) (fig. 1), les cerqu es sont effilés prog ress ivement, légèrem ent courb és dans le ur zone terminale et aig us au so mmet . Les lobe s me mbr ana ux du dis tip hal lus sont très longs dans la secti on distale courbée ; les lobes paraphalliques so nt perpendiculaires sur le co rps du basiphallus et arrondis au bout ; l’acrophallus est très long, en dépassant le niveau des lobes paraphalliques et ne présen te pas une pièce m édiane apicale. Les prégonites ont une courbure différente et les postgon ites sont courbés en bas au niveau de leu r milieu, ayant un so mmet l ong et aigu . A P. namibica Lehrer (fig. 2), les cerques sont peu courbés et sans sommet aigu; les lo bes membranau x ont une section distale courte ; les lobes paraphall iques sont obliques et on t la marge ventrale droite et fortement denticulée ; l’ acroph allu s ne dépass e pas le nive au des lobes paraphalliques et ont une pièce médiane courte. Les prégonites sont légèrement courbés et les postgonites se courbent au n iveau du macro chè te supraterminal, ay ant un sommet court et FRAGMENTA DIPTEROLOGICA, 2006, nr. 1 17 Fig. 2. Genita lia de Parathal attisca na mibi ca Lehrer (selon Le hrer, 2003 : 363) arrondi . La conclusi on est très évidente. Comme to ujours, Pape est i ncapable d’étudie r et de discerner les détails micro scopiques des espèces et, pour paraphraser un ancie n dicton roumain, là où il se trouve, la hallucination est à sa ma ison. Faisant un index-co mpilation de la plus mauvaise qualité scienti fique sur les Sa rcophagidae du monde (1996), il croit qu’il est devenu tout à co up la plus compét ente autorité taxonomique univer selle d’une r éelle et crass e nullité scientifique. REFERENCE S BIBLIOGRAPHI QUES K IRK -S PRIG GS , A.H., I SMAY , J.W ., A CKLAND , M., R OHACEK , J., M ATH IS , W.N., F OSTER , G.A. P APE , T., C RANSTON , P.S . & M EI ER , R., Inter-tidal Di ptera of southwestern Africa (Chirono m idae, Canacidae, Chloropid ae, Milichiidae, Tethinidae, Ephydridae, Spheroceridae, Coelopidae, Sarcophagidae and Antho m yiidae ). Cimbebasia, 2001 (17) :85-13 5. L EHRER , A.Z., 1995, Six especes afrotropicales nouvelles de la sous-fa mille Sarcophagidnae (Diptera, Sarcophagidae). Entomologica, Bari, 29 :5 -20. L EHRER , A.Z., 2003, Sarcophaginae de l’Afrique (Insecta, Diptera, Sarcophagidae). Entomologica, Bari, 37:5-528. P APE , T., 1996, Catalogue of the Sarcophagidae of the world (In secta: Diptera). Memoirs on Entomology, Intern., Gainesville, Florida, 558 p. R EED , J. P ., 1974, Description of a ne w Sarcophaga species from Southern Africa (Diptera : Sarcophagidae). Stuttgarter Beiträge zur Naturk unde, Ser. A (Biol.), Nr. 265:1-2 . SOMMAIRE L EHRE R , A.Z., Commentaire critiques sur Heteronychia d issimilis sens u Auct. et Hete ro nych ia c haet oneura sensu Auc t., avec la desc ription d’une nouvelle espèce paléarctique (Diptera,Sar cophagidae).........................................................................1 L EHRE R , A.Z., La « stratégie taxonomique » de Pape et ses conséquences sur la taxonomie de la fa mille Sarcophagidae (Diptera) ................... ...................................7 L EHRE R , A.Z., Sur les espèces Sarcophaga namibia Reed, 1974 et P arathalattis ca namibica L ehrer 1995 (Dipter a, Sarcophagidae)......................................................15 Adresse de l’éditeur : Prof. Dr. A NDY Z. L EHRER TAU - Zoologie Sed. Hanasi H. 49 /1 P.O.B.7049 21029 Maalot, Israel _____________ __________________ _______________ ____________ ____________ Réalisation et impre ssion en Israël Copyright © by Dr. Andy Z. Lehrer FRAGMENTA DIPTEROLOGICA Éditée par Dr. A NDY Z. L EHRER AVRIL - 2006 ISSN 1565-8015 ; ISSN 1565-8023 NUMERO 2 Lectotypomanie ou l’obsession de l’inutilité destructive dans la taxonomie des Sarcophagides (Diptera, Sarcophagidae) A NDY Z. L EHR ER Université de Tel Aviv, Département de Zoologie Résumé . On cri tique les m éthodes non sci entifi ques et fausses de T. Pape , notamment sa lectoty pomani e, et on dem ande à la Com mission I n ternat ional e de la Nome nclature Z oologi que l’élimination définitive de ses aberran ts travau x « taxonomiqu es » sur la famille Sarcophagidae. Summary . One criticizes the methods nonsc ientific and false of T. Pape, i n particular its lectotypomania and one asks In ternational Co mmission on Zoological Nomenclature th e definitive eli mination of its aberrant "ta xonomic" wo rk on the Sa rcophagidae family . Après les tentatives d’implantation d’une « stratégie taxonomique » primitive, pour créer l’illusion d’un s y stème taxonom ique « phy logéné tique » des diptères de la famille des Sarcophagidae, T. Pape a encore découvert un jeu souterrain pour hypertrophier sa personnalité non réalisée dans le monde des diptérologistes. Ce jeu, devenu obsessionnel dans les manipulations absconses de son auteur, qui fonctionne nt d’après les principes de sa logique malform ée et d’après les normes déformées du Code International de la Nomenclature Zoologique , est pratiqué depuis deux décennies et peut être qualifié de lectotypomanie . Malheureusement, les « trucs » anti-taxonomiqu es majeurs de notre simulateur, car aucun de ses travaux ne prouve une conduite rationnelle et scientifique de l’homme de science, de l’entomologiste moderne ou des qualités réelle s de connaisseur et chercheur sérieux (nous expliqueront plus bas nos affirmations), sont masqués par de nombreuses hyperactivités anormales. Par ceux-ci, Pape essaie d’imposer l’absurdité de sa pseudo- philosophie dans beaucoup de milieux ou même dans la Fauna Europaea, en s’imaginant - probablem ent - qu’il sera considéré un jour comme le deuxième Linnaeus, sur la base de son origine ethnique. Cependant, nous devons souli gner que son impétuosité destructive et son prosélytisme irraisonnable parmi les dilettantes débiles, avec ou sans titres académiques, sont dus à son indifférence et omission des vrais spécialistes du monde actuel. Pour comprendre en quoi consiste sa lectotypoman ie, comme forme de l’in utilité destructive en taxonomie, nous allons analyser tout d’abord que lques normes du C.I.N.Z., qui s’associent à notre problématique. La quatrièm e édition (1999) du C.I.N.Z. stipul e avec une grande précaution (art. 74.3) que « les lectotypes ne doivent pas être désignés globalement par un énoncé général ; une désignation doit être faite individuellement pour chaque taxon nominal et doit être motivée par la définition de ce taxon ». L’exemple attaché à cet article illustre parfaitement qu’un simple énoncé, non motivé, « ne constitue pas une désignation valide de lectotype ». Egalement, dans la Recomm andation 74C , il est m entionné que « un au teur qui désigne un 2 Lectotypomanie lectotype devrait publier les éléments le con cernant [énumérés à la Recom. 73C] et, de plus, signaler les caractéristiques individu elles permettant de le reconn aître », m ais sans préciser si ces caractéristiques individuelles se réfèrent à l’ét at et aux aspects physiques du spécimen désigné ou aux caractéristiques „taxonom iques” du porte-nom qui définie le taxon. Toutefois, il est très évident que C.I.N.Z. a eu en vue la sél ection d’un lectoty pe comme spécimen porte-nom, parmi les syntypes appartenant en réalité à une seule espèce, bien identifiée même par les auteurs antérieurs à l’année 2000. Il n’a pas prévu ou il n’a pas clarifié aussi la situation dans laquelle la sélection du lectotype doit être faite d’une série-type d’un taxon donné avec espèces différentes. En d’ autres termes, il n’a pu prévoir et établir les normes e t recommandations pour les taxons apparemment uniques (du tem ps des promoteurs de la diptérologie), mais polytypiques, très distincts au point de vue taxonomiques (notamment d’après la morphologie des genitalia mâles, de nos jours). C’est pourquoi, d’après nous, il n’existe pas une corrélation actualisée entre les prévisions qui se ré fèrent à la série polytypique d’un taxon et celles du lectotype. Car, faisant une sélection aléatoire d’un lectot ype, d’une série-type hétérogène au point de vue de la connaissance moderne, appa raîtront de nombreux pr oblèm es imprévus de procédure et de sûreté. Il en résulte avant tout que dans les « caractéristiques indiv iduelles permettant de ... reconnaître » le lectotype il est obligatoire la description détaillée de ses caractères morphologiques et, surtout, l’illustration correcte de la genitalia-type de celui-ci . Certains réviseurs ont utilisé cette manière de travail et parm i ceux-ci nous pouvons nous souvenir de Hugo de Souza-Lopes, qui a excellé par l’exactitude de ses études. Même dans le cas d’un seul spécimen, supposé être le seul spécimen porte-nom d’ une espèce établie avant l’an 2000, il est nécessaire, l’obligati on mentionnée plus haut pour le « réviseur », car sans l’illustration de la genitalia mâle, l’établi ssement du lectotype est une si mple formalité invalide, parce que la description de simples caract èr es somatiques, affectés par une amplitude plus ou moins grande de variabilité individuelle, n’offre pas la sûreté de l’identification du taxon respectif. En même temps, tous les synonymes, les homonymes ou statuts et combinaisons nouveaux impliqués ultérieureme nt et, surtout, basés sur la fantaisie d’un « réviseur » sont fausses ou incorrectes, d’autant plus qu’i l n’ est pas spécialisé dans la co nnaissance, l’ examen et le dessin correct du complexe génital mâle. De là, on peut tirer la co nclusion que le lectotype fem elle est toujours invalide, un nomen dubium , qui peut seulement être catalogué comme un por te-nom historique et pourra être élucidé dans un futur éloigné, d’après les recherches diffé rentielles spéciales. On sait que les fe melles des Sarcophagidae (comme celles des autr es familles de diptères) ne sont pas identifiables à présent et, c’est pourquoi, elles doivent être gardées dans les « col lections de réserve » des muséums. On comprend donc que, par obligation (art. 74.3) que la désignation d ’un lectotype valide « pour chaque taxon nominal » soit « motivée par la définition de ce taxon », il faut comprendre la nécessité de la description de tous les éléments m orphologiques du lectotype (y compris sa genitalia-type). Si on fait l’analyse de la modalité par laquelle Pape a établi ses lectoty pes, on constate qu’il a suivi un modèle de travail particulièrement simp liste. Il a cherché les restes des collections des promoteurs de la diptérologie, gardées, complétées, manipulées, ayant des étiquettes écrites et re- écrites par certains chercheurs, d’une série de mus éums et a choisi un spécimen d’ une « série- type » imaginée d’un taxon, qui a été désigné par lui comme « lectoty pe », c’est à dire qu’ il a mis son étiquette. Même Pape a confirmé que les sé ries-type sont plus ou moins illusoires et manipulées par divers chercheurs. Ainsi, même sur la « collection Linné » , qui n’a aucune “serie- type” réelle des espèces et qui est une si mple fiction torturante, il écrit (2002) que « Day and Fitton (1978) noted that Linnaeus’labels origina lly were not pined directly with a specimen but only subsequently fixed to on partic ular exemplar probably by J. E. Smith ». Ou dans le cas de Sarcophaga ex uberans Pandellé, qui a un holot ype ♂ , il (2004:31) trouve encore un m âle et dit: FRAGMENTA DIPTEROLOGICA, 2006, nr. 2 3 « One male is placed next to the holotype. It does not have the typical label of Pandellé and appears to originate from the collecting of J. Villeneuve ... ». Nous avons trouvé aussi, plusieur s fois, dans les collections de divers auteurs, les étiquettes écrites par les muséographes avec excès de zèle, qu i ont désiré montrer l’abondance des types de leur muséum. Si le spécimen était mâle, parfois Pape a découpé son postabdom en (« I have dissected t he terminalia » ou « the term inalia have been dissected by me »). Si celui-ci était une femelle, alors il a mis en fonction son entière nébulosité fa ntaisiste, réalisant différentes divagations, commentaires et, notamment, combinaisons et permutations taxono miques des plus bizarres. On sait que les promoteurs de la diptérol og ie (Fabricius, Fallen, Macquart, Rondani, Zetterstedt, Enderlein etc.) ont décrit leurs espèces sous une forme très so mmaire, générale et, de nombreuses fois, sans donner des données précises su r le lieu de collection et le nombre des spécimens mâles et f emelles. Donc, le urs dia gnoses peuvent se référer à un très grand nombre d’espèces et, à caus e de cela, elles ne présentent a ucune valeur scientifique et ne peuvent être prises en considération dans le cas d’une révisi on. Même Pape renonce à celles-ci, procéd ant dans une manière caractéristique et confor mément à ses intérêts cachés. Nous donnerons quelques exemples. Dans son travail sur les espèces de Rondani, Pape (1988) mentionne que Sarcophaga adolescens Rondani est décrite seulement d’après le s mâles. Il sélectionne un « lectotype », déterminé antérieurement par Böttcher comme Sarcophaga rostrata Pandellé, bien que « the syntypic serie s containned several species » co mme les « paralectotypes » Ctenodasypygia fertoni (Villeneuve), C. graeca Rohdendorf, Thyrsocnema spinosa (Villeneuve), T. rostrata (Pandellé), Blaesoxipha ungulata (Pa ndellé). Quelles ont été ses raisons pour sa sélection ? Très simple ! Par ce procédé il a pu exposer son ineptie novatrice que « S. adolescens Rondani, 1860 is a junior synonym of Sarcophaga (Pierretia) so crus Rondani, 1860, nov. syn . » dans son imagination. De même, il se manifeste dans toutes les situ ations avec espèces hétérogènes ou polytypiques de la série-type. Ainsi, pour Sarcophaga nurus Rondani, il chosit 1 ♂ de Bercaea cruentata (Meigen), parce qu’il aime exposer sa per manente aberration avec Ravinia pernix (Harris) ♀ . Mais, dans la série-type de nurus il y a encore 2 ♂♂ de Parasarcophaga argyrostoma (Robineau- Desvoidy) et 1 ♂ de Curranea tibialis (Macquart). Pour l’espèce Sarcophaga privigna Rondani, il indique 1 ♂ de Parasarcophaga albiceps (Meigen), bien qu’il y ait encore 1 ♂ de sa supposée P. tuberosa (Pandellé). Pour Sarcophaga puerula Rondani, la série polytypi que contient 2 ♂♂ de Heteronychia ancilla (Rondani), 1 ♂ de Boettcherella setinervis (Rondani) et 4 ♂♂ de « Sarcophaga (Heteronychia) sp. ». Com bien d’érudition taxonomique existe-t-il dans la dernière espèce trouvée par Pape, dans la collection Rondani ! La situation est plus grave dans ses hyperactivités concernant la collection de Fabricius (Pape , 1986), qui comprend presqu’en t o ta lité, des femelles. Ainsi, pour Musca ruficornis F., il identifie le « lectotype » ♀ avec l’actuelle Parasarcophaga ruficornis F., seulement sur la base d’un nom similaire. Mais, d’après quel auteur a-t-il fait cette équivalence ? D’ après les figures de Zumpt (1972 :177, fig. 102), ou de Kano & coll. (1967, fig. 2), ou de Fan Z i-de (1992 :702, fig. 1 377), qui ne sont pas semblables ? De même, pour Musca obsoleta Fallen, qui a seulement des femelles, Pape l’a identifiée avec Sarcophila latifrons (Fallen) et Blaesoxipha plumicornis (Zetterstedt). Des cas semblables se trouvent pour un très grand nombre de « lectotypes » de Miltogramma , Oebalia , Macronychia etc. de la collection de Zetterstedt. Et puis, qui est Miltogramma plumicornis Zetterstedt, 1859, qui a un « holotype ♀ » ? Sans aucune justificati on scientifique, Pape (1986 :308) écrit que « is a vali d senior synonym of B[laesoxipha] gladi atrix (Pandellé, 1896), S YN. N. ». Quelle inspiration méphistophélique ?! Dans le cas de la collection de Pandellé ou E nderlein, où on trouve beaucoup de mâles, Pape (1995) prend ou fait des synonymes aberrants et non jus tifiés, parce qu’il n’a pas cherché et ne peut chercher correctement la morphologie de leur genitalia. Ainsi, Scotathyrsia fus cipennis (Enderlein) 4 Lectotypomanie Fig. 1. Liosarcophaga exuberan s (Pandellé) Fig. 2. Liosarco phaga jacobso ni Rohdendorf Fig. 3. Liosarcopha ga dux (Thomson) FRAGMENTA DIPTEROLOGICA, 2006, nr. 2 5 est mise avec synony mie de Sarcophaga liberia Curran (voir, Lehrer, 2003 :414) ; Dasysceloctis congensis (Curran) est mise en synonymie avec D. maculipennis Enderlein (voir, L ehrer, 2003 :164) ; Discachaeta jacentkovskyi Enderlein avec D. cucullans (Pandellé), bien que son phallosome est détruit ; Bezziella voeltzkowi Enderlein est mise en synonymie avec B. erecta (Engel) (voir, Lehrer, 2003 :89) etc. Dans sa logorrhée stupide sur la collec tion de Pandellé, Pape (2004) trouve que Rosellea naumanni Lehrer & Martinez-Sanchez, 2000 est synonyme de Rosellea aratrix (Pandellé), prouvant ainsi son incapacité permanente à comprendre les différences morphologiques essentielles et spécifiques des taxons affins (voir plus bas). De toutes les données mentionnées jusqu’à pr ésent, nous croyons que sont légitimes les questions suivantes : si ce lectotypomaniaque n’a fait aucune étude sur les genitalia mâles de ses « lectotypes » avec la terminalia disséquée par lui, comment a-t-il réussi à ét ablir leur identité avec les taxons actuels ? D’où vient la certitude que l’esp èce de l’ auteur de la collection est celle du spécimen sélectionné par lui et non celle d’un autre spécim en de la série poly typique ? Et, en général, s’il n’est pas capable d’apprécier les dif férences spécifiques des genitalia mâle, en considérant que les caractères so matiques de pilosité sont plus valeureux, comment a-t-il étab li les synonymes aberrants, qui abondent dans toute son « œuvre » taxonomique ? Comment peut-t-il établir l’identité et les synony mes des espèces d’après les femelles de toutes ces collections, si les taxons de nos jours ont été décrits uniquement d’a près les mâles et que les femelles restent inconnues ? Pour préciser le degré des connaissances de cet imposteur, nous donnons quelques exemples. Une de ses énormes aberrations est celle qui se réfère à l’espèce « Sarcophaga exuberans Pandellé, 1896 », qui a un holotype mâ le. Pape ( 2004:31) n ’a pas « disséqué » son postabdomen, parce que « t he terminalia are partly extended with the phallus fully visible » et a proposé, par mystification, que « Sarcophaga exuberans Pandellé, 1896 is here proposed as a senior synonym of Sarcophaga jacobsoni (Rohdendorf, 1937), syn . n . ». Il faut reconnaître que Rohdendorf (1937) a décrit l’espèce Parasarcophaga (Liosarcophaga) jacobsoni (fig. 2) et pas « Sarcophaga jacobsoni » sensu Pape, qui a la genitalia mâle différente de P. (L.) exuberans (fig. 1). Donc, P. (L.) jacobsoni Rohdendorf n’est pas un „ senior synonym” de S. exuberans Pandellé, sur laquelle nous n’avons aucune inform ation graphique du côté du grand „réviseur” cosmique. Toutes ses divagations sont totalement dépourvues de logique et de comparaisons graphiques, planant toujours au dessus de l’objet en cau se. Ainsi, S. misera sensu Séguy (1941, fig. 147) est identique avec P. (L.) exuberans sensu Rohdendorf (1937, fig. 297) et P. (L.) jacobsoni Rohdendorf, 19 37 est différente de la caricature de « P. jacobsoni » sensu Pape (1987 :167, fig . 381). Liosarcophaga dux (Thomson) (fig. 3) a été étudiée p ar nous (Lehrer, 1995) d’après le type de cette espèce hawaïenne, q ui est conservé dans le s collections du muséum de Stockholm et qui n’a pas été trouvée jusqu’à présent dans la région paléarctique. Une autre preuve de son incompétence taxonom ique est offerte par ses visions sur l’espèce Parasarcophaga orchidea (Böttcher, 1913), établie d’après la genitalia m âle. Mais Pape (1996 :375), co mme d’autres auteurs peu inform és, l’introduit dans la synonymie de espèce- fantôme « Sarcophaga misera Walker » , sur laquelle on ne sa it rien, parce qu’elle a un type femelle. Mais, même dans cette situation, da ns son website, qui représente la boîte à ordures graphiques de la famille des Sarcophagidae (h ttp://www.zmuc.dk/entoweb/sarcoweb/ Pict Guid/ Navigate.htm), il offre certaines figures, tres différentes, pour cette espèce. Dans la fig. 4 on voit la vraie genitalia mâle de Parasarcophaga orchidea (Böttcher), d’après Rohdendorf (1937) et dans la fig. 5 les caricatures dissemblables, présentées par Pape dans sa poubelle graphique, ayant le but de me ttre en synony mie cette bonne espèce. Ainsi, nous voyons son extraordinaire sens d’observation taxonomique et d’appréciation de la morphologie des genitalia. Mais, ce qui est particulièrem ent important et il faut rendre très attentif tous les diptérologistes, qui veulent établir des taxons sûrs et précisément identifiables, est la tolérance po ur un ento mologiste inap te, qui est la issé my stifier un do maine de recherch e, avec 6 Lectotypomanie Fig. 4. Parasarcopha ga orch idea (Böttcher ) (selon Rohde ndorf, 1937) Fig. 5. „ Sarcophaga misera ” se nsu Pa pe FRAGMENTA DIPTEROLOGICA, 2006, nr. 2 7 Fi g. 6. Rosellea ar atrix (Pandellé) Fig. 7. Rosel lea becki ana Lehrer Fig. 8. Rosellea naumann i Lehr er & Martinez-Sanchez Fig. 9. Qui est Rosell ea arat rix sensu Pape, 1987 ? implications majeures dans la vie agricole et médicale humai ne et anim ale. Pourquoi a-t-il dénaturé le travail des plus sérieux chercheurs du monde enti er, annuler leurs résultats conformes, jeté le trouble dans le système raisonnable des Sarc ophagidae avec des énormités synonymiques et homonymiques, sans aucune recherche préalable et sans aucune qualité nécessaire ? Comment un tel incompétent et imposteur, avec l’esprit trouble, est il admis avec la qualité d’ « expert » et « group coordonator » des Diptères Brachycera de la Fauna Europaea ? Concernant les espèces du genre Rosellea Rohdendorf, 1937, il faut préciser que, hors R. aratrix (Pandellé, 1896) (fig. 6) , nous avons tro uvé encore deux espèces distinctes : R. beckiana Lehrer, 1996 (fig. 7) et R. naumann Lehrer & Martinez-Sanchez, 2000 (fig. 8), qui contreviennent à la conception des genres « monotypiques » de Pape. Si R. becki ana Lehrer a un basiphallus (voir la terminologie dans Lehrer, 20 03) court et prolongé avec les lob es paraphalliques courts et larges aux bouts, l’acrophallus est très développé, très la rge et term iné avec une apophyse longue, étroite et courbée. Ses apophyses hy pophalliques sont longu es et étroites, et les lobes membranaux plus grossiers que chez R. aratrix (Pandellé). Le phallosome de R. naumanni Lehrer & Martinez- 14 Cordylobia rodh aini Gedoelst et Cordylobia ebadiana n. sp. A propos de Cordylobia rodhaini Gedoelst et la description d’une nouvelle espèce affine afrotropicale (Diptera, Calliphoridae) A NDY Z. L EHRER * et G EORG G OERGEN ** * Université de Tel Aviv, Dépa rtem ent de Zoologie, Sed. Ha nasi H. 49/1, P.O .B. 7049, Maal ot, Israel. ** International Institute of Trop ical Agricultur e, Biological Control Center for Africa, Biodive rsity Centre, 0 8 BP 0 932 Tri P ostal, Coton ou, Rep ublic of Beni n. Abstract. One makes the redescri ption of the m yiasigenes species Cor dyl obi a rodhaini Gedoelst and the descriptio n of a new s pecies fou nd in Togo , Cordylobia eb adiana n. sp. One rep resents the details of their m ale genitalia and o ne gives t he keys o f identificatio n of the fo ur known species of genus. Keywords : Diptera, Calliphorid ae, Cordylob ia Gruenberg, new speci es, Togo. Résumé. On donne la redescription de l’espèce myiasigènes Cordylobia rodha ini et la description d’une espèce nouvelle trouvée au Togo, Cordylob ia ebadiana n . sp. On représente les d étails de leur s genitalia mâl es et on do nne les cl és d’ident ification des quatre espèces con nues du genre. Mots clé : Diptera, Calliphoridae, Cord ylo bia Gruenberg, nouvelle es pèce, Togo. Les espèces du genre Cordylobia Gruenberg, 1903 sont des myiasigènes dermaux au stade larvaire chez l’homme, le singe, l’ antilope, le chien, le chat et autres mammifères. Parmi les trois espèces actuellement connues, Cordylobia rodhaini Gedoelst, 1910 a été désignée par Surcouf comme l’espèce-ty pe de son genre m onospécifique Stasisia Surcouf, 1914, sur la base de certains caractères génériques de faible importance ta xonomique. Néanmoins, Zumpt (1956: 22 et 157 ) suggère la rétention du genre Stasisia le distinguant du genre Cordylobia par l’étendue limitée de la pilosité parafaciale. Il semble que ce caractè re a seulement une valeur spécifique, parce que les genitalia mâles de S. rodhaini et Cordylobia ant hropophaga (Blanchard, 1893), l’espèce-type du genre Cordylobia , sont très semblables et présentent le même type de structure. C. rodhaini e st présente au Zaïre, en Angola, en Rh odésie, au Nigeria (Medler, 1980) et selon Pont (1980) elle est largement répandue en Afrique occidentale comme orientale. Nous l’avons identifiée pour la première fois du Togo, sur un seul exem plaire mâle, ce qui nous a do nné la possibilité de réviser sa description et aussi de r eprésenter les caractères différentiels les plus importants. A cet effet nous avons constaté qu’un deuxièm e exempl aire mâle, colligé de la même localité, présente une série de caractères mo rphologiques particuliers, qui déterminent indubitablement une nouvelle espèce, Cordylobia ebadiana n. sp. Description du mâle de Cordylobia rodhaini Gedoelst, 1910 MALE Tête . Brunâtre orange. Le front, vu du dessus et au niv eau le plus étroit m esure 1/2 de la largeur d’un œil. Bande frontale brune 3 f ois plus large qu ’u ne parafrontalie. Le profrons m esure 1/2 du petit diamètre oculaire. Les antennes sont jaunes ora nge; le troisième article est 3 fois plus long que le deuxième. Arista est longueme nt plumeuse sur les deux parties. La trompe et les palpes sont jaunes orange. Le péristome mesure 1/3 du grand diam ètre oculaire. Chétotaxie de la tête . Les macrochètes verticaux internes sont bien développés et rétroclines ; les macrochètes verticaux externes sont distincts ; les ocellaires proclines sont fins ; les frontaux sont au nombre de 16-17 pair es ; les paraf aciaux manquent ; les petites vibrisses m ontent presque FRAGMENTA DIPTEROLOGICA, 2006, nr. 2 15 jusqu’au milieu des bordures faciales ; les parafacialies ont une pilosité sur la moitié supérieure ; le péristome est muni de soies noires sur les parties antéro-latérales, mais il est dépourvu de soies sur la partie inférieure. Thorax . Noir brunâtre, avec tomentum cendré faible et cinq bandes longitudinales peu distinctes. Les propleures portent des soies sur leur partie antéro-postérieure, mais sont glabres sur l e centre. Stigmates jaunes. Bande suprasquamale est dépourvue de soies sur la partie postérieure. La convexité supraspiraculaire a une pilosité très courte. Les pattes sont brunes ; les fémurs médians ne sont pas munis d’un ctenidium typique ; les tibias postérieurs (fig. 1, A) sont légèrement courbés, mais sans dilatation distale. Chétotaxie du thorax . Réduite. ac = 2 + 2, dc = 3 + 4, ia = 1 + 2, prs = 1, sa = 3, h = 4, ph = 2, pa = 2, sc = 7-8 + 6, pp = 1, pst = 1, st = 1 :1. Ailes . Hyalines, mais légèr ement brunâtres, avec la base jaune. Epaulette et basicosta sont jaunes brunâtre ; costagium est jaune. Tronc radi al est dépourvu de soies. Nervure r1 est glabre. La nervure r4+5 est ciliée jusqu'à la moitié de la distance entre son origine et r -m. Cubitulus est courbé en angle obtus. Epine cost ale absente. E cailles d’un blanc jaunâtre, glabres sur la surface supé rieure ; balanciers sont jaunes. Fig. 1. Tibias postéri eurs de Cordyl obia r odhaini Gedoelst (A) et Cordylobi a ebadiana n. sp. (B). Chétotaxie des tibias . Les tibias antérieurs et médians ont 1 pv. Les tibias postérieurs sont pourvus de quelques ad petits. Abdomen . Noir brunâtre luisant, avec une pilosité courte. Chaque tergite porte une bande longitudinale médiane e t une bande transversale noires. Postabdom en est d’un noir brunâ tre. Genitalia : fig. 2. Les h é m i s t e r n i t e s X (processi longi Auct.) sont formés d’une seule baguette. Le sternite V (fig. 4, A) a deux lames latérales courtes et courbées vers l’intérieur. Les cerques (fig. 2, A, B) sont étroits, peu courbés et effilés vers le sommet ; les paralobes (A) sont relativem ent droits, Fig. 2. Genitalia mâle de Cordylobia ro dhaini Gedoelst. 16 Cordylobia rodh aini Gedoelst et Cordylobia ebadiana n. sp. avec les marges subparallèles et le sommet arrondi. Le phallosome (C) a un spinus titillatorius de grande taille; les lobes paraphalliques ventraux sont assez petits et étroits ; les branches paraphalliques très larges se prolongent fortement en arrière, dans la partie inférieure, plus ou moins sous forme de demi-lune, et sont pourvues d’épine s courtes sur les marges antérieures. Les lobes hypophalliques sont étroits, plus ou moins transparents et pourvus d’épines. Juxta est aigue et sclérifiée à son extrémité. Les prégonites (D) sont plus courts que les postgonites (E) et portent quelques longs macrochètes sur la marge inférieure; les seconds ont un Fig. 3. Hypo pygium de Cord ylobia ro dhain i Gedoelst, selon Rodhain & Bequaert (de Zumpt, 1956). sommet long, plus ou moins transparent et un long m acrochète subterminal. Longueur du corps . 13 mm. FEMELLE. Inconnue. Hôtes connus : principalement les petites antilopes ( Cephalopus ou Sylvicapra spp.) et le rat d e Gambie Cricetomys gambianus Waterhouse (Oldroyd et Sm ith, 1973) Matériel étudié . 1 ♂ , Togo, Kloto, 11.VIII.2003, leg. G. Goergen - TAU. Remarques . Pour l’hypopygium de cette espèce, Zumpt (1956: 161) a reproduit le dessin schématique de Rodhain & Bequart (1 916), alors que ce lui de Fain (1953 : 3 09, fig. 1) est plus suggestif et plus proche de la réalité. Sur cette figure sont indiqués erroném ent les derniers segments abdominaux visibles (fig. 3). D’après les recherches actuelles (Lehrer, 2000), ce qui est indiqué comme le segment V, représente en réalité le tergite VII+VIII (le tergite génital) et pareillement le segment VI, n’est autre que le tergite X (le tergite anal). Le tergite VI ne manque pas chez les espèces du genre Cordylobia ; il est réduit à une petite bande (fig. 4, B), qui se trouve avant le tergite génital. Les stigmates de la paire VI sont implantés dans la membrane et le tergite VII+VIII incorpore seulement les stigmates de la paire VII. Fig. 4. Cordyl obia rodhai ni Gedoelst. A, sternite V ; B, tergite VI et tergite VII+VIII. FRAGMENTA DIPTEROLOGICA, 2006, nr. 2 17 Description de l’espèce Cordylobia ebadiana n. sp. MALE Tête . Orange brunâtre. Le front, vu du dessus et au lieu le plus étroit, m esure 1/3 de la largeur d’un œil. Bande frontale est brune noirâtre et presque 4 fois plus large qu’une pa rafrontalie. Le profrons mesure 1/3 du petit diamètre oculaire. Les antennes sont jaunes orange ; le troisièm e article est 2 fois plus long que le deuxièm e. Arista est orange, et moyennement plumeuse sur les deux parties. La trompe est noire brunâtr e ; les palpes sont ora nges. Le péristome mesure 1/3 du grand diamètre oculaire. Chétotaxie de la tête . Les macrochètes verticaux internes et ex ternes sont bien développés et longs ; les macrochètes ocellaires so nt fins et un peu plus longs que la pilosité du triangle ocellaire ; les macrochètes frontaux sont au nombre de 17 paires ; les parafaciaux manquent, mais les parafacialies ont une pilosité noire seulement sur leur partie supérieure ; les petites vibrisses montent sur 1/3 des bordures faci ales. Péristome couvert de soi es noires de taille m oyenne sur toute la surface et de longues soies jaunes sur la partie postérieure. Thorax . La couleur fondamentale du tégum ent est orange ; mais il présente des taches brunes sur les parties médiane et latérales, et sur le s cutellum. Sa pilosité dorsale courte for me 5 bandes longitudinales étroites. Sur les pleures la pilos ité est abondante. La bande suprasquamale porte seulement le groupe antérieur de soies. La convex ité supraspiraculaire est pratiquement glabre. Les propleures sont poilus. Stigmates sont jaunes. Patte s sont orange brunâtre; les fémurs médian s sont dépourvus de ctenidium. Les tibias postérieurs (fig. 1, B) sont faiblement courbés et se distinguent par une dépression antérieure submédiane à par tir de laquelle ils s’élargissent légèrement. Chétotaxie du thorax . ac = 3 + 2, dc = 3-4 + 4, ia = 1 + 2, prs = 1, sa = 4, h = 4, ph = 3, n = 2, pa = 2, sc = 9-10 + 6-7, pp = 1, pst = 1, st = 1 :1. Ailes . Hyalines, mais avec la base jaune et tachées de brun sur le tiers proximal. Le tronc radial est sans soies. Nervure r1 est glabre. Nnervure r4+5 est ciliée sur 1/2 de la distance e nt re son origine et r-m. Cu b i t u l u s e s t courbé en angle o b tu s . E p i ne costale est absente. Ecailles et balanciers sont jaunes o r a n ge ; les premières sont glabres. Chétotaxie des tibias . Les tibias antérieurs n’ont pas de macrochètes. Les tibias médians ont 2 ad et 3-4 pd. Les tibias postérieurs ont un rang ad de macrochètes courts et fournis. Abdomen . La couleur primaire Fig. 5. Genitalia mâle de Cordylobia ebad iana n. sp. 18 Cordylobia rodh aini Gedoelst et Cordylobia ebadiana n. sp. du tégument est brunâtre, luisant, avec des bandes po stérieures étroites et noires sur les tergites et une pilosité noire abondante. Tergite V est plus foncé. Tergite VI est bien développé, étant f o rmé d’une seule pièce. Tergite génital noir ; tergite anal brun. Genitalia : fig. 5. Les hémisternites X (p rocessi long i Auct.) sont formés d’une seule baguette. Les cerques (A, B) sont larges, un peu co urbés et avec le sommet a rrondi; les paralobes sont aussi larges, avec les marges subparallèles et le somme arrondi. Le phallosome (C) a une theca relativement bien développée pourvue d’une gran de épine titillatore. Le paraphallus a les lobes paraphalliques ventraux courts, légè rement courbé et étroit ; les branches paraphalliques sont manifestemen t larges, pourvues d’épines sur la ma rge antéro-supérieure et des lobes terminaux postérieurs, qui se retroussent. L’hypophallus a d es lobes assez étroits pourvu s d’épines. Juxta est sclérifiée apicalement. Prégonites (D) sont plus c ourts que les postgonites (E) ; les prem iers sont larges et pourvus de macrochètes inférieurs ; les seconds sont aigus et ont un seul macrochète subterminal long. Longueur du corps : 11 mm. Hôte : encore inconnu. Matériel étudié . Holotype, 1 ♂ , Togo, Kloto, 11.VIII.2003, leg. G. Goergen - TAU. Derivatio nominis . En l’honneur de la militante iranienne des Droits de l’Homme Shirin Ebadi, Prix Nobel de la paix pour l ’année 2003. Clé d’identification des espèces du genre Cordylobia Gruenberg 1 Parafacialia avec soies fournies sur toute leur surface......................... ......................................... 2 - Parafacialia avec soies fournies seulement sur la moitiésupérieure.......... .............. .................... ..3 2 Arista moyennement plumeuse. - ♂ : Front étroit; à l’endroit le plus étroit il est 2 fois plus large que le diamètre de l’ocelle antérieur. Les macroc hètes verticaux externes et les préverticaux manquent. - ♀ : Front mesure 3/7 du grand diam ètre oculaire. Les macrochètes orbitaux sont présents. Abdomen jaune brunâtre, avec d es maculatures noires .............................. ..................... .................... ................ ................ ......... C. anthropoph aga (Blanchard & Bérenger-Féraud, 1872) - Arista à courte pilosité. - ♂ : Front large. Les macrochètes verticaux externes et les préverticaux sont présents. - ♀ : Front très large. Macrochètes orbitaux absents. Abdom en noir luisant........... .................... ................ ................ .............. .................................... .............. C. ruandae Fain, 195 3 3 ♂ : Front, à l’endroit le plus étroit, mesure 1/2 de la l argeur d’un œil. Le profrons mesure 1/2 du petit diamètre oculaire. Troisième article de l’antenne 3 fois plus long que le deuxième. Les tibias postérieurs sont légèrement courbés, ayant les marges plus ou moins subparallèles. Abdomen avec une courte pilo sité, peu évidente.......... .................... .. C. rodhaini Gedoelst, 1910 - ♂ : Front me sure 1/3 de la largeur d’un œil. Le pro frons atteint 1/3 du pe tit diamètre oculaire. Le troisième article de l’antenne est 2 fois plus long que le deuxième. Les tibias postérieurs sont plus courbés, avec une dépression antéro-s ubmédiane et s’élargissent dans le tiers distal. Abdomen à pilosité abondante.............. ................. ................ .............. . C. ebadia na n. sp. Remerciements: Le Gouvernement autrichien est vivement re mercié pour son appui financier continu aux activités de recherche en biodiversité et biosy s tématique conduites par l’Institut International d’Agriculture Tropicale (IITA) en Afrique occidentale. FRAGMENTA DIPTEROLOGICA, 2006, nr. 2 19 REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES F AIN , A., 1953, Notes sur Cordylobia rodhaini G ED . Etude des terminalia des Mouches adultes et des pièces chitineuses de la partie antérieure de la larve. Rev. Zool. Bot. Afr ., XLVIII, 3-4 : 306-312. L EHRER , A.Z., 2000, La structure de l’abdomen des Sarcophaginae (Diptera, Sarcophagidae). Entomologica , Bari, 34 :153-169. M EDLER , J.T., 1980, Insects of Nigeria: Check list and Bibliography. Memoi rs of the American Entomological Institute, 30:919 pp. O LDROYD , H. and K.G.V., S MITH , 1973, Eggs and larvae of flies. In: S MITH , K.G.V. (Ed.) 1973, Insects and other Arthropods of medical importance. London: British Museum (Natural History). 561 pp. P ONT , A.C., 1980, Family Calliphoridae. In: C ROSSKEY , R.W. (Ed.), Catalogue of the Diptera of the Afrotropical Region, British Museum (N atural History ), London, 779-800. Z UMPT , F., 1956, Calliphoridae (Diptera Cyclorrhapha). Part I: Calliphorini and Chrysomyiini. Exploration du Parc National Albert. Missi on G.F. de Witte (1933-1935) , fasc. 97., Bruxelles, 200 pp. Contributions zoogéographiques su r les Sarcophaginae afr otropicaux (Diptera, Sarcophagidae) Andy Z. Lehrer Université de Tel Av iv, Département de Zoologie, 2 1029 Maalot, I srael Dans les collections du Natural History Mu seum, London et du Museum für Naturkunde de l’Institut für Systematische Zoologie, Berlin, nous avons identifié un grand nombre d’espèces de la sous-famille Sarcophaginae de différents pays africains. Pour cinq espèces, qui n’ont été pas figurées dans notre monographie sur les Sarcopha ginae de l’Afrique (Lehrer, 2003), nous avons représenté les structures réelles de leu r genitalia, à savoir : Ceratophalla schoemani (Zum pt), Nesbittia malgache (Zumpt), Nesbittia benefactor (Malloch), Phall osarcophaga cutbertsoni Zumpt et Zumptiopsis sabiensis (Zum pt). Nous remercions cordialement MM. Dr. Nigel Wyatt et Dr. Joachim Ziegler, qui ont eu la grande gentillesse de nous aider avec ces diptères de leurs institutions. Abreviations : NHML - The Natural Hostory Museum, London. MNHUD - Museum für Naturkunde, Humboldt -Universität zu Berlin, Institut für Systematische Zoologie. Aethianella edwardsiana Zumpt - Kenya : 1 ♂ , Mt. Elgon, 10.250 ft. , 1 o 05’ N/34 o 40’ E, 24-2 6.I.1972 (C.F. Huggins) - NHML. Bercaea arno (Curran) - Afrique du Sud : 1 ♂ , Sodwana Bay NP, 27 o 37’ S/ 32 o 41’ E, 30.I-1.II.1994 (H. Schumann) - MNHUD. - Kenya : 1 ♂ , Nairobi, VII. 1930 (V.G.L. van Some ren) - NHML. 20 Sarcophagin ae afrotr opicaux Bercaea cruentata (Meigen) - Afrique du Sud : 1 ♂ , De Hoope Nat. Park, 34 o 27 S/20 o 24’ E, 1 7.XI.1993 (F. Koch); 1 ♂ , Itala Game Res., 27 o 30’ S/31 o 20’ E, 27-29.I.19 94 (F. Koch); 1 ♂ , Natal: Dramkensberge, Cathkin Peak, Monk’s Cowl (F. Koch) - MNHUD. - Afriqu e du Sud : 1 ♂ , Ny lsvley Res. Naboomspruit, Tvl., 13.X.1976 (P. Ferrar) ; 1 ♂ , Nylsvley Res. Naboomspruit, Tvl., 17.VIII.1977 (P. Ferrar) ; 1 ♂ , Cape Province, Mossel Bay, I.1939 (P.H. Ward) - NHML. - Cameroun : Kumba, 15.IV.1968 (R.H.L. Disney) - NHML. - Gold Coast : 1 ♂ , Yapi, 1-4.VI.1916 ( Dr. J.J. Simpson) - NHML. - Kenya : 1 ♂ , Bungoma, 20.III.1965 (E.S. Brown); 1 ♂ , Nairo bi, sans dates ; 1 ♂ ?Ngong, IV.1941 (V.G.L. Som eren) - NHML. - Liberia : 1 ♂ , Kpaina, 23.VIII.1953 ; 2 ♂♂ , Venntown, 1200 ft, 3.VIII.1953 (Dr. W. Peters) - NHML. - Namibie : 1 ♂ , Kavango, Popa Falls, 19-22.I.193 3 ( F. Koch) - MNHUD. - Nigeria : 1 ♂ , Samaru, 13-20.VII.1970 (P.H. Ward) - NHML - R.D. Congo : 1 ♂ , Elizabethville, 11-17.IX.1931 (J. Ogilvie) - NHML. - Yemen : 1 ♂ , El’Asr, 3 miles N of San’a, ca 8000 ft, 14.II.1 938 - NHML. - ? : 2 ♂♂ , Rabai, VIII.1930 (V.G.L.Someren) - NHML. Bercaea inaequalis (Austen) - Afrique du Sud : 1 ♂ , Natal, Dranskenberge, Royal Nat. Park, 24-25.XII.1992 (F. Koch) ; 1 ♂ , Karoo Nat. Park, 21-22.X.1993 (F. Koch) - MNHUD. - Kenya : 1 ♂ , Nairobi, VII. 1930 (V.G.L. Someren) - NHML. - Yemen : 2 ♂♂ , San’a, 7900 ft, 2-9.X.1937 (Dr. Carl Rathjens) ; 1 ♂ , San’a, 7900 ft, 22- 30.IX.1937 (Dr. Carl Rathjens) - NHML. Ceratophalla schoemani (Zumpt) - Namibie : 1 ♂ , Etosha National Park, 4-6.X.1993 (F. Koch) - MNHUD. Curranea tibialis (Macquart) - Liberia : 1 ♂ , Mt. Nimba, 7-800 m, 27.IX.1979 (I . Hanski) - NHML. Diplonophalla weyeri Zump t - Namibie : 2 ♂♂ , Karios 8, 27 o 41’A/17 o 4 8 ‘E, 9-11.III.2003 (W. Mey); 1 ♂ , Popa Falls, Kavango, 25.XI.1993 (18 o 07’ S/ 21 o 35’ E (F. Koch) - MNHUD. Engelisca nodosa (Engel) - Afrique du Sud : 1 ♂ , Nyasaland, 5.X.1912 (Dr. J.E.S. Ol d.) ; 1 ♂ , Nylsvley Res. Naboomspruit, Tvl., 30.XI.1976 (P. Ferrar) - NHML. - Kenya : 1 ♂ , Nairobi,25.III.1927 (G.H.E. Hopkins) - NHML. - Mozambique : 1 ♂ , Lourenço Marques, I-III.1914 (H.A. Yunod), Fig. 1. Ceratophalla schoeman i (Zum pt) coll. C.J. Wainwright - NHML. - Sierra Leone : 2 ♂♂ , Waterloo, - VII.1924 (Dr. A. Blacklock) - NHML. FRAGMENTA DIPTEROLOGICA, 2006, nr. 2 21 Fanzidella furcadorsalis (Rohdendorf) - Nigeria : 1 ♂ , Banaga, 7-9.I.1963 (M.W. Service) - NHML. Hyperacanthisca zumpti (Engel) - Namibie : 1 ♂ , Popa Falls, Kavango, 28.II-6.III.1994 (F. Koch) - MNHUD. Liosarcophaga babiyari Lehrer - Afrique du Sud : 1 ♂ , Itala G ames Res., 27 o 30’ S/31 o 20’ E, 27-29.I.1994 (F. Koch) ; 1 ♂ , Hluhluwe Game Res., 28 o 02’ S/32 o 05’ E, 9-12.II.1995 (F. Koch); 1 ♂ , Drakensberge, 29 o E/29 o S, 7-8.I I.1994 (H. Schum ann); 1 ♂ , St. Lucia Park (Charters Creek), 28 o 12’ S/32 o 25’ E, 7.II.1995 (F . Koch); 1 ♂ , De Hoope Nat. Park, 3 4 o 27’ S/20 o 24’ E, 7.XI.1993 (F. Koch) - MNHUD. - Erytrea : 1 ♂ , Ailet, 16.III.1956 (D r. D. Gracat hea), avec l’etiquette “Sarcophaga ♂ exuberans Pand., det. Zumpt 60” - NHML. - Namibie : 1 ♂ , Ai-Ais, Fish River Canyon, 27 o 55’ E/17 o 29” S, 20.XI.1993 (F. Koch) - MNHUD. - R.D. Congo : 1 ♂ , Deti, XII.1931 (F.R. Wift) - NHML. Liosarcophaga emmrichiana Lehrer - sans localité: 1 ♂ , avec etiquettes: “from larva Mad rat ? Fauba..., Dr. J. Loh., Feb. 1932” et “Presented by Liverpool Sch. Tr op. Med., B.M. 1971-458” - NHML. Liosarcophaga hamoni (Rickenbach) - Afrique du Sud : 1 ♂ , Karoo Nat. Park, 21-22.X.1993 (F. Koch) - MNHUD. Mallioph alla optata (Z u mpt) - Afrique du Sud : 1 ♂ Natal, Ulundi, 5.000- 6.500 ft, IX.1896 (G.A.K. Marshall) - NHML. Nesbittia angelicae (Engel) - Afrique du Sud : 1 ♂ , Karoo Nat. Park, 21- 22.X.1993 (F. Koch) ; 1 ♂ , Cape Province, Cape of Good Hope Nat. Res., 6-7.I.1993 (F. Koch) - MNHUD. Nesbittia benefactor (Malloch) - Kenya : 1 ♂ , Nyanza, MbitaPointFlied Sta., 1982“Parasite emergedfrom Eldana”, avec etiquette “Helicobia ?(Heterony chia) sp., det. I.M. White 1983 » - NHML. Nesbittia guillarmodi Zum p t - Afrique du Sud : 1 ♂ , Bontebok Nat. Park, 14-16.XI.1993 (F. Koch) - MNHUD. Fig. 2. Nesbittia benefactor (Malloch) 22 Sarcophagin ae afrotr opicaux Nesbittia malgache (Zumpt) - ? Madagascar : 1 ♂ , avec les étiquettes “Imecintsia-tosika, 1.(19)53 (R.P.) et « Sarcophaga angelicae-group, sp. nov., det. D.J. Clar k 1957 » - NHML. Nesbittia munroi (Curran) - Afrique du Sud : 2 ♂♂ , Hluhluwe Game Res. 28 o 02’ S/3 2 o 05’ E , 9- 12.II.1995 (F . Koch) ; 3 ♂♂ , St. Lucia Park (Charters Creek), 28 o 12’ S/32 o 25’ E, 7.II.1995 (F. Koch); 1 ♂ , Cape Province, Swellendam, Bontebok Nat. Park, 2-3.I.1993 (F. Koch); 1 ♂ , Cape Province, Swellendam, Bontebok Nat. Park, 13-15. X.1993 (F. Koch); 1 ♂ , Karoo Nat. Park, 21- 22.X.1993 (F. Koch); 1 ♂ , De Hoop Nat. Res., 1 5- 17.X.1993 (F. Koch) ; 1 ♂ , Mkuze Game Res., 27 o 36’ S/32 o 13’ E, 2-4.II.1 994 ( H. Schumann) - MNHUD. - Namibie : 2 ♂♂ , Kunene, Epupa Falls , 17 o 00’ S/ 13 o 15 ’ E, 19-21.II.1994 (H.Schumann); 1 ♂ , Waterberg, 15-17.I. Fig. 3. Nesbittia malgachae (Zumpt ) 1993 (F. Koch); 1 ♂ , Kavango, Camp Popa,18 o 07’S /21 o 34’ E, 28.II- 5.III.1994 (H. Schumann); 2 ♂♂ , Kavango, Cam p Popa, 18 o 07’ S/21 o 34’ E, 19-22.I.1993 (F. Koch); 1 ♂ , Ai-Ais, Fish River Canyon, 7-8.X.1993 (F. Koch); 2 ♂♂ , Etosha National Park, 18 o 48’ S/ 16 o 56’ E, 4-6.X.1993 (F. Koch) - MNHUD. Parasarcophaga albiceps (Meigen) - Kenya : 1 ♂ , Diani Beach, IX.1951 (N.L.H. Krauss) - NHML. Parasarcophaga bohboti Lehrer - Afrique du Sud : 1 ♂ , Nylsvaley Researve Naboomspruit, Tvl., 23.IX.1976 (P. Ferrar) ; 12 ♂♂ , N’dumu Game Res., 13.II.1995 (F. Koch); 2 ♂♂ , Natal, Itala Game Res, Louwsburg, 10-23.XII.1992 (F. Koch); 1 ♂ , Nidum Game Res, 2.II.1993 (F. K o ch) - NHML. - Afrique du Sud : 1 ♂ , Nyasaland, Blantyre (Dr. J.E.S. Old.), 1910 - NHML. Parasarcophaga hirtipes (Wiedemann) - Gold Coast : 1 ♂ , 19.11.1 965 (W.P. Lowe) - NHML. - Kenya : 1 ♂ , Lake Baringo, ex. dog, H. Garland, VII.199 2 (C.F. Dewhurst) - NHML. - Namibie : 3 ♂♂ , Kavango Popa Falls, 19-22.I.1993 (F. Koch); 2 ♂♂ , N’dumu Ga me Res., 2- 3..II.1995 (F. Koch) - MNHUD. - Socotra : 1 ♂ , Hadibo, 13.VIII.1956 - NHML. - Tanzanie : (Tanganyika), Mvowero Kitata, 15. II.1965 (E.S. Brown), avec etiquette “Sarcophaga sp. R.W.Crosskey det. 1965” - NHML. - Zi mb a b we : 1 ♂ , Mazoe Valley, VI.1928 (N.S. Leeson) ; 1 ♂ , Salisbury1927 (N.S. Leeson) - NHML. Phallosarcophaga cutbertsoni Zum p t - Zimbabwe : 1 ♂ , Nyanga, NP, 17.XII.1993 (F. Koch) - MNHUD. FRAGMENTA DIPTEROLOGICA, 2006, nr. 2 23 Prionophalla georgeni Lehrer - Nigeria : 1 ♂ , Idaure, W. State, V.1970, col. J.T. Medler - NHML. Pterolobomyia vansoni (Zumpt) - Afrique du Sud : ? 1 ♂ , Nylsvley Reserve, Naboompr uit Tvl., 21.II.1979 (P . Ferrar) - NHML. - Namibie : 1 ♂ , Waterberg, 15- 17.I.1993 (F. Koch) - MNHUD. Robertiana vanriebeecki (Zum pt) - Namibie : 1 ♂ , Ai-Ais, Fish River Canyon, 27 o 55’ S/17 o 29’ E, 20.XI. 1993 (F. Koch) - MNHUD. Sabiella freyi (Zumpt) - Afrique du Sud : 1 ♂ , Drakensberge, Royal Nat. Park, 29 o E/29 o S (H. Schumann). - MNHUD. Uroxanthisca keniana Rohdendorf - Kenya : 3 ♂♂ , Diani Beach, VIII. 1951 (N.L.H. Krau ss) - NHML. Fig. 4. Phallosarcophaga cutbertso ni Zumpt. Wittemyia eos (Zumpt) - Kenya : 1 ♂ , Kericho, III.1920 (F. W. Dry),avec etique tte “Sarcophaga n. sp. nr. alina Curr det. D.J. Clark, 1954” Xanthopterisca aheria Lehrer - Afrique du Sud : 4 ♂♂ , Natal, Itala Game Res., Louwsberg, 10-23.XII.1992 (F. Koch) ; 1 ♂ , Natal, Itala Game Res., Louwsberg, 28- 30.I.1995 (F. Koch) - MNHUD. Xanthopterisca dromafricana Lehrer - Afrique du Sud : 1 ♂ , P iri a, Dam ., II.1944 (I. Omer Cooper) - NHML. Zumptiopsis sabiensis (Zumpt) - Afrique du Sud : 1 ♂ , Transvaal, IV.1932 (Louis Trichardt) - NHML. REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES L EHRER , A.Z., 2003, Sarcophaginae de l’Afrique (Insecta : Diptera : Sarcophagidae), Entomologica, Bari, 37 :5-528. R OHDENDORF , B.B., 1937, Fam. Sarcophagidae (P.1), Faune URSS, 19(1):1-501 ( en russe) Z UMPT , F., 1972, Calliphoridae (Diptera, Cy clorrhapha). Part IV. Sarcophaginae. Explor.Parc. natn. Albert, 101:1-264. Fig. 5. Zumpt iopsis sa biensis (Zumpt) 6 Paraphri ssopoda pexata A uct. Longueur d u corps. 11 mm. FEMELLE. Inconnue. Matériel étudié . Brésil . 1 ♂ , holotyp e, Encrazilhada Bahia, XI.1974 (Alvarenga & Roppa), avec l’étiquet te : « Peckia pex ata (Wulp) Det. R. Tibana » (MNRJ) ; 6 ♂♂ , DF, Faz. Agu a Lim pa Porco 4, 3-11 .VI.20 04 (c oll . R.Me neses) . - Vénézuela . Cumbre de Choren Araqua, 28.XII.1951 , via P. Cova Garcia, avec étiquette : « Paraphrissopoda Det. H.R. Dodge. 19 4 » (MNRJ). Derivatio nominis . En honneur de Mme Dr. Catia Ant unes de Mello-Patiu. Les mâ les de ces deux espèces peuvent être identif iées après la clé suivante : 1 Vibrissarium b ien délimi té dans sa partie antérieure. Péristome large, étant 1/3 du grand diamètre oculaire. Tous les fémurs ont une pilosité i n férieure longue et fournie. Les tibias médians et postérieurs ont u ne pilosité très longue et très fournie sur les part ies antéro- et postéro-ventrales. Tergite génital très lo ng, étant 2-2,5 fois p lus long qu e le tergite anal. Cerques avec un sommet rel ativement court (approxim ativem ent 1/5 de leur longueur), large et plus ou moins aigu ; la courbure dorsale n’est pas proéminente……………………………… ………………………………………………………………… Paraphrissopod a pexata (Wulp) - Vibrissarium n’est pas dél im ité. Péristom e plus étroit, ét ant 1/5 du grand diamèt re oculaire. Le s fém urs et les tibias n’ont pas une pilosité ventrale longue et fournie. Tergite génital a la m ême longueur q ue le tergit e anal. Cerques avec un somm et long (approximati v ement 1/3,5 de leur longueur), étroit et pourvus d’un p etit mucron ; la cou rbure dorsale est proém inen te……….… ………………………………………………….…………….….. Paraphrissopoda catiae n. sp. Remerciements Nous p rions Mm e le Dr. Catia Antunes de Mello-Patiu (Muse u Nacional de Rio de Janeiro, Brésil) et M. R. M en eses (Insti tuo de Ciencias Biologicas, Asa Norte, Brési l) MM. Dr. T. Kronestadt et Dr. B. Viklund (Swedish Museum of Natural History, S tockholm, Suède), qui ont eu la bienveillance et la grande collégialité de nous confier de no mbreux spécimens des collections de leurs muséum s, de recev oir l’expression de notre profonde gratitude BIBLIOGRAPHIE A LDRICH , J.M., 1930, Notes on the types of America n two-winged flies of the genus Sarcophaga and a few related form s, described by the early authors. Proceedings of the United State s Nati onal Mus eum , 78(12) :1- 39. L EHRER , A.Z., 2006, Lectotypomanie ou l’obsession de l’inutilit é destructive dans la taxonomie des Sarcophagidae (Diptera , Sarcophagidae). Fragme nta Dipt erolog ica , nr. 2 :1-10. L OPES , H.S., 1958, Co nsiderações sôbre as Espécies de Peckia Desvoi dy, 183 0 e de Gêneros Afins (Diptera-Sarcophagidae). An. Acad. Brasil de Ciencias , 30(2), nr. 89 :211-24 3. L OPES , H.S., 1 969, 10 3 Family Sarcoph agidae. En: A Catalogue of the Diptera of the Americas south of the United States, São Paulo. P APE , T., 1996 , Catalogue o f the Sarcophagidae o f the World (Insecta : D iptera). Mem oirs on Entomology, Intern ational, 8, Associated Publishers, Florida. P APE , T. & A NDERSSON , M., 2001, A new species of Peckia (D iptera: Sarcophagidae) from Costa Rica, with a not e on P. pexata (Wul p). Insecta Mundi , 14, nr. 4 :233-2 39. FRAGMENTA DIPTEROLOGICA, 2006, nr. 3 7 A propos de la variabilité de Paraphrissopoda chrysostoma (Wiedemann, 1830) et la description de deux nouv elles es pèces néotropicales affines (Diptera, Sarcophagidae) A NDY Z. L EHRER TAU - Zoologie, Sed. H anasi H. 49/1, P.O.B. 7049,21029 Maalot, Israel. Em ail : lehrera@p ost.tau.ac.il Résumé . Vérifiant la variabilité individuell e de l ’ espèce Pa raphrissopoda chrysostoma (Wiedem ann), soutenue par Hugo de Souza Lopes (197 6), l’auteur délim ite encore deux espèces néotropicales : Paraphrissopoda alvesia n. sp. et Paraphrissopoda hu golopesiana n. s p. Ces espèces nouvelles se distinguent de P. chrysostoma (Wiedem ann) tant par les caractères du postabd om en et de la longue pilo sité des pattes, que p ar les détails de leu rs genitalia m âles. Mots clé. Diptera, Sarcoph agidae, Paraphrissopod a Tawnsend, espèces nouvelles. Summary Checking the individual variability of t he species Paraphrissopoda chrysostoma (Wiedem ann), supported by Hugo de Souza Lopes (1976), the author delim its two m or e néotropicales species: Paraphrissopo da alvesia n. sp. and Paraphrissopoda hugolopesiana n. sp. These new species are distinguished from P. chrysostoma (Wiedem ann) as well by the characters of the postabdom en and the long pi losity of the legs, as by the m ale details of their genitalia. Key words. Diptera, Sarcophagidae, Paraphrissop oda Tawnsend, new species. Dans son travail sur certaines espèces néotropicales nouvelles ou moins connues, Lopes (1976 :74) présente les genitalia de quelques mâl es d e dimensi o ns différentes, de l’ espèce « Paraphr is sopo da ch rys ost o ma (Wi ed ema nn, 1830) » du Brési l et du Mexique. Sans fa ire une description détaillée des spécimens cherchés, il observe une sé rie de variations m orpho logiques de leurs cerques et de cert aines parties du distiphallus, ainsi qu’une très claire d ifférence dans le rapport dimensionnel tergite génital/tergite anal et la pilosité ventrale des pattes entre les « larg es specimens » et « small sp ecimens ». Passant très légèrem ent sur ces variati ons, Lopes les considère comm e variations individu elles, mai s caractéristi ques pour ch acun des deux groupes dimensionnels « obtened from the same fem ale (culture 266) collected in Brazil » . Analysant plus pro fon dém ent l es aff irm at ions et l es de ssins ( l .c., fi g. 69-76) de Lopes pou r l’espèce P. chrysostom a , nou s somm es arrivé à la con clusion qu’elles sont sûrem ent le résultat d’ erreurs d’observation et qu’il est impossible de concev oir une variabilité aussi grand e dans le cadre du mêm e taxon. En m ême te mps, l’ adoption de son hy pothèse éthérique par les a mateurs d’identifi cations rapides et faci les (Pape & An dersson, 2 001 ; voir Lehrer, l.c.) détermine la minim alisation et p resque l’annulation to tale de l’existence des caractères spécifiques et de la stabilité dans l a taxono mie , élargissant aussi l e scepti cism e de l’incompétence t ax onomique sur les caractères de grande valeur spécifique. Les su ppositions de Lop es, au moins dans ce cas, n’on t aucune justificat ion scientifique, parce qu’elles ne sont ni le résultat d’une étude sérieuse et ni logiques. Car, d’après son texte on comprend que chaque g roupe de sp écim ens a ses propres caractéristiques des genitalia, du rapport tergite génital/t ergite anal, et de sa pilosité des pattes. Sans faire une corrélation entre les v ariations menti o nnées plus haut et les autres caractères soma tiques d u gro upe, Lopes a vu seulement leur variation , mais il n’a pas compris la significati o n de celle-ci. 8 Parap hrissopoda chryso stoma (Wiedemann) Pour cela, nou s avons voulu vérifier la justesse de ses affirm ations et nou s avons fait appel à la bienveillance de Mme le Dr. Catia Antunes de Mello-Patiu (Museu Nacional de Rio de Janeiro , Brésil) et de M. Rodrigo Meneses (Instituo de Ci encias Biologicas, Asa Norte, Brésil), qui nous ont prêté un matériel très intéressant. Ainsi, nous avon s identifi é les form es constatées par Lopes et nous avon s pu établir que P. chrysostom a sensu Lo pes, 1976 est un conglomérat de t ro is espèces distinctes : P. chrysostoma (Wi ede m ann , 1830), P. alvesia n. sp. et P. hugolopesiana n. sp. Celles- ci seront décrites ci -dessous et nous présenterons aussi leurs détails des genitalia m âles. Paraphrissopod a chrysostoma (Wiedemann, 18 30) MALE Tête . Noire, avec tom entum argenté jaunâ tre, taches noi res changeantes sur le vertex et vibrissarium bien délimi té. Le front, vu du dessus et au lieu le plus étroit, mesure 1/2 de la largeur d ’un œil. Profrons mesure 1/ 3 du petit diamèt re oculaire. Les antennes sont noires brunâtres ; le troisièm e article est 2,5 fois plus long que le deux ièm e. Arista av ec des poils longs sur les deux p arties. Trompe noire ; palpes bruns. Le péri sto me mesure 1/3,5 du grand diamètre ocul aire. Chétotaxie de la tête . Les m acroch ètes vert icaux internes sont longs, forts et rètroclines ; les macrochètes verticaux externes sont 1/2 d es précédents ; les ocellai r es sont courts et fins ; les préverticaux sont bien développés ; les m acrochètes frontaux son t au nombre de 13-14 paires ; parafrontalies avec poils courts noirs ; parafacialies avec un rang v ertical de poils f ins ; les petites vibrisses montent sur 1/3 des b ordures faciales ; péri stome et partie postérieure de la tête couverts de poils jaunes. Thorax . Noir, av ec tom entum cendré, trois bandes longitudinales noire et larges, et deux bandes latérales plus courtes. Propleu res glabres. Stigmate s jaunes brunâtres. Les pattes noires ; les fémurs ont une pilosité longue et fournie sur leur partie inféri eure ; fémurs m edians avec un ctenidium typi que. Chétotaxie du thorax. ac = 0 + 1 , dc = 1 + 2 (préscutellaires), ia = 0 -1 + 2, prs = 1, h = 3, ph = 1, n = 4, sa = 3, pa = 2, sc = 3 + 0-1 , pp = 1 (plus qu elques poils), pst = 1 (plus quelques poils), st = 1 :0- 2 : 1. Ailes . Transparentes et un peu b runies. Epaulette noire. Basicosta et costagium jaunes. Nervure r1 glabre. La nervure r4+5 est ci liée sur 1/2 de la dist an ce entre son origine et r-m . Cub itulus courbé en un ang le un peu aigu et pro longé d’un p li. Epine costale absente. Ecaille s blanches ; balanciers bruns . Chétotaxie des tibias. Les tibias antérieurs ont 3 ad p roximaux et 1 pv. Les tibias m édians ont 1 ad, 2 av, 1 p d et une pilosité très longue et t r ès fournie sur les parties antéro- et postéro-ventrales. Les tibias postérieurs ont 2-3 ad, 2 pd et une pilosité très long ue et t rès fournie sur les part ies antéro- et postéro-ventrales. Abdomen . Noir, av ec tomentum cend ré et dessins en d ami ers. La formule chétotaxique est 0 + 0 + 2 + série. Le ste rnite V a de brosses courtes. Postabdomen orange, av ec le tergite génital pourvu de macrochètes m argin aux piliforme s et 2 fois plus long que le tergite anal. Genitalia : fi g. 1. Longueur d u corps . 11,5 - 15 m m. FEMELLE. Incertaine. Matériel étudié. Brésil . 1 ♂ , Guarapari, Esp. Sant o, 10.I.1 975 (H.S. Lopes) avec étiquette “Peckia chrsostoma (W iedem ann) ♂ , Det. H.S. Lopes); 2 ♂♂ , Angra dos Reis, E. do Rio, 2.X.1972 (H.S. Lopes); 1 ♂ , Rio Botafaga, 2-93, L.T. coll., avec étiquette “Peckia chrysostom a (Wiedem ann ) ♂ Det. H.S. Lopes”; 1 ♂ , Salobra, M. Grosso, Com . I.O.C., 13-30,V.1942 - (MNRJ); 1 ♂ , DF EEB - FRAGMENTA DIPTEROLOGICA, 2006, nr. 3 9 Fig. 1 Paraphrissopod a chrysostoma (Wi edem ann). A, cerques et paralobes ; B, phallosom e ; D, prégonites ; D, postgonites. UnB, 12.X I.2005 coll. R.M.). - Mexique . 1 ♂ , Chichen Itza, Yucahan Mer, VI-29 (Bequaert), avec étiquette „ Sarcophaga chry sostoma Wi ed. Det. H.S. Lopes » (MHJR). Vénézuela . 1 ♂ , Nau tla, Ven., VI.48, coll. W.G. Downs, avec étiquette « Paraphrissopoda chrysostom a (Wied.) Det . W.G . Downs (MNRJ). - Jamaïque . 1 ♂ , Mona, VIII.68 (N. Frederick), avec étiquette « P eckia chryso stom a (Wi edem ann) ♂ Det. H.S. Lopes » (MNRJ). Paraphrissop oda alvesia n. sp. Paraphrissop oda chrysostom a sensu Lopes (part.), 1976 : 74, fig. 69-71- n. syn. MALE Tête . Noire, avec tom entum argenté et vi brissarium brun, bien délim ité. Le front, vu du dessus et au lieu le plus étroit , mesure presque 1/2 de la largeur d’un œil. Profrons mesure 1/3 du petit diamèt re oculaire. La bande fron tale est brune noirâtre. An tennes noires ; le troisième article est 2 fois plus long que le deuxième. Arista brune avec des poils l o ngs sur les deux parties. Trompe noi re ; palpes bruns. Le péristome m esure 1/4 ,5 du grand diamètre oculai re. Chétotaxie de la tête . Les m acroch ètes vert icaux internes sont longs, forts et rètroclines ; les macrochètes verticaux externes absents ; ocellaires fins et courts ; p réverticaux bien développés ; le s macrochètes frontaux sont au nombre de 10-11 paires ; parafrontalies avec poils très courts ; les parafacial ies ont un rang vertical de 7 poils ; les petite s vibrisses montent sur 1/2 des bordures faciales ; péristome avec poils jaunâtres et qu elques poils noirs sur la marge supérieure ; la partie postérieure de la tête a des poils j aun es. Thorax . Noir, avec tomentum cendré, trois bandes noires larges et deux bandes latérales courtes. Propleures glabres. Stigm ates bru ns. Pattes sont br une s ; le s fém urs n’ont p as l a longue pilo sit é inférieure ; les fémurs m édians ont un ctenidium. 10 Parap hrissopoda chryso stoma (Wiedemann) Chétotaxie du thorax . ac = 0 + 1 , dc = 2 + 2 (préscutellaires), ia = 1 + 3, prs = 1, h = 3, ph = 1 , n = 4, sa = 3, pa = 2, sc = 3 + 0 , pp = 1 (plus 2 macrochètes et poils), pst = 1 (plus quelqu es poils), st = 1 :1 :1. Ailes . Transparentes. Epaulette noire. Basic osta et costagi um j aunes. Nervure r1 glabre. La nervure r4+5 ciliée sur 1/2 de la distance entre son origine et r-m. Cubitulus courbé en angle droit et prolongé d’un pli. Epine costale absente. Ecaill es blanches ; balanciers bruns. Fig. 2 Paraphrissopo da alvesia n . sp. A, cerques et paralobes; B, phal losome; C, prégoni tes; D, postgon ites. Chétotaxie des tibias . Les t ibias antérieurs ont 1 ad et 1 pd. Les ti bias m édians ont 1 ad, 1 av, 1 pd et sans pilosité ventrale longue. Les tibias postérieurs ont 2 ad, 1 av, 2 pd et sans pilosité ventrale long ue. Abdomen . Noir, avec tomentum cendré et dessins en damiers. Form ule chétotaxique : 0 + 0 + 2 + série. Postabdomen orange. Les tergit es génital et anal ont la mêm e long ueur. Genitalia : fi g. 2. Longueur d u corps. 8,5 m m . FEMELLE. Inconnue. Matériel étudié. Brésil . 1 ♂ , holotype, avec étiquettes « Rio de Jan eiro, H. Souza-Lopes » et sur le dos « Meyer 9.931 », « Peckia chrysostoma (Wiedem ann) ♂ , Det. H.S. Lopes », « In s. Osw. Cruz, Nr.10243 », « In s. Osw. Cruz, cult. N. 13 ». Deri vati o nomi nis . Du nom du grand po ète défense u r de l’aff ran chisseme n t des esclaves Antonio de Cast ro Alves ( 1847- 1871). Remarques . L’ holoty pe se trouve dans un très mauvais ét at : abdom en cassé et collé sur un petit carton, thorax cassé, le ce rqu e droit et la patt e dro ite m anquent. FRAGMENTA DIPTEROLOGICA, 2006, nr. 3 11 Paraphrissopod a hugolop esiana n. sp. Paraphrissop oda ch rysostoma sensu Lopes (part), 1976 :74, fig. 73-74 - n. syn. MALE Tête . Noire, avec tomentum argenté, vibrissarium brun bien délimi té et t aches noires changeantes sur le vertex. Le front, vu du dessus et au lieu le plus étroit, m esu re presque 1/3 de la largeur d’un œil. Le pro frons mesure 1/3 du petit diam ètre oculaire. Les an tennes sont noires ; l e troisième article est 2 fois plus long que le deux ièm e. Arista avec des poils longs su r les deux parties. Trompe noire ; palpes bruns noirâtres. Le péristome m esure 1/4 du grand diamètre oculai re. Chétotaxie de la tête. Le s mac rochètes vertica ux internes sont longs, fort s et rètrocl ines ; les macrochètes verticaux externes absents ; ocellaires fins et courts ; p réverticaux bien développés ; le s macrochètes frontaux sont au nombre de 10 paires ; parafrontalies ont de poils noirs ; parafacia lies avec un rang v ertica l de 12-14 poils courts ; les petites vibrisses m ontent sur 1/2 d es bordures faciales ; le péristome et la partie postérieure de la tête ont des poils blanchâtres. Thorax . No ir, avec tome ntum ce ndré, trois bandes larges et deux bandes latérales étroites et courtes. Propleures glabres. Stigmate s d’un brun foncé. Les pattes ont les fém urs noirs et les ti bias bruns ; tous les fé murs et les ti bi as n’ ont pas la l ongue pi losit é vent rale ; l es fé m urs m édians ont un ctenidium . Chétotaxie du thorax . ac = 0 + 1, dc = 2 + 2 (préscutellaires), ia = 0 + 2, prs = 1, h = 3, ph = 1, n = 4, sa = 3, pa = 2, sc = 3 + 0, pp = 1, ps t = 1, st = 1 :1 :1. Ailes . Transparentes et un peu b runies. Epaulette noire. Basicosta et costagium jaunes. Nervure r1 glabre. La nervure r4+5 est ci liée sur 1/3 de la dist an ce entre son origine et r-m . Cub itulus courbé en angle droit et prolongé d’un pli. Epine costale t rès petite. Ecailles blanches ; balanciers bruns. Fig. 3 Pa raphrissopoda hugo lopesian a n. sp. A, cerques et paralobes; B, phallosom e; C, prégonites; D, postgon ites. 12 Pa raphrissop oda chrysostoma (Wiedemann) Chétotaxie des tibias. Les tibias antérieurs ont 2 ad proximaux et 1 pv. Les tibias mé dians ont 1 ad, 1 av, 3 pd petits et 1 pv. Les ti b ias postéri eurs ont 2-3 ad, 1 pv et 2 pd. Abdomen . Noir, avec tomentum cendré et dessins en damiers. Form ule chétotaxique : 0 + 0 + 2 + série. Postabdomen orange. Les te rgites génital et a nal ont la m ême longueur et l e premier a quelques poils margi naux. Genitalia : fi g. 3. Longueur d u corps. 10 mm. FEMELLE. Inconnue. Derivatio nominis . A la m émoire de l’entomologis te brésilien Hugo de Souza Lopes. Matériel étudié . Brésil . 1 ♂ , holotyp e, An gra dos Reis, E. do Rio, 29,IX,1972 (H.S. Lopes); 1 ♂ , paratypes, Guarapari, Esp. Santo, 13 .I.1975 (H .S. Lop es), avec étiquette “Peckia chrysostoma (Wiedem an n) Det H.S. Lopes” - (MNRJ). Clé pour l’identi f icati on des nouvelles espèces 1 Terg ite génital deux fois plus long que le tergite anal. Tous les fém urs et ti b ias ont une pilosité ventrale très longue et très fournie. Front, vu du dessus, mesure 1/2 de la largeur d’un œil………………………………………………………………… P. chrysostoma (Wiedemann) - Tergite génital et tergite anal sont de la mêm e longueur. Tous les fém urs et tibias sont dépourvus de la longue pilosité vent rale…………………… …………...………………………2 2 Cerques, vu s de profil, courbés plus ou m oins angulaire, ont un somm et très long, mi nce et une excavation médio-dorsal e profonde, qui forme une proém inence à sa partie i n férieure. Le s lobes mem branaux ont u n pédoncule, qui les sépare de l a mem brane. Postgon ites longs et a vec un somm et court et aigu…………………………………………………….…… P. alvesi a n. sp. - Cerques, v us de profil, ont un somm et plus court et n e présentent pas l’excavati on médio- dorsale. Les lobes mem branaux ne sont p as séparés de la m embrane. Postgonites courbés et avec une excavation superterm inale, qui f orme un som met clai r et arrondi au bout…………….. ………………………………………………………………………… P. hugolopesiana n. sp. BIBLIOGRAPHIE L EHRER , A.Z., 2006 , Une espece nouvelle de Paraphrisso poda Townsen d et quelques rem arq ues sur la vari abilit é de P. pexata Auct. (Diptera, Sarcophagidae). Fragm enta Dipterol ogica, 3 :1-5. L OPES , H.S., 1958 , Considerações sôbre as Espécies de Peckia Desvoidy , 1830 e de Gêneros Afins (Diptera-Sarcophagidae). An. Acad. Brasil Cienc., 30:211-243. L OPES , H.S., 1969, 103 . Fami ly Sarcophag idae. En : A catalogue of t h e Diptera of t h e Am ericas South OF THE U NITE D S TATES , D EPT . Z OOL ., S ECR . A GRIC ., S ÃO P AUL O , 88 P . L OPES , H.S., 1976, So me new or littl e known n éotropicale Sarcophagidae (Diptera). Rev. Brasil . Biol., 36(1):61 -87. P APE , T. & A NDERSSON , M., 2001, A new species of Peckia (Diptera: Sarcophagidae) from Costa Rica, with a n ote on P. pexata (Wulp), Insecta Mundi, 14(4):233-239. _____ FRAGMENTA DIPTEROLOGICA, 2006, nr. 3 13 Un genre nouveau de la sous-famille Gangelomyinae (Diptera, Bengaliidae) A NDY Z. L EHRER TAU - Zoologie, Sed. H anasi H. 49/1, P.O.B. 7049,21029 Maalot, Israel. Em ail : lehrera@p ost.tau.ac.il Résumé . L’auteur décrit le genre nouveau Sindhigalia n. gen. , ayant com m e espèce-type Ochrom yia jejutora Lehrer 2005, p ar ce que le genre Ochrom yia Macquart, 1835 a l’espèce-type Musca jejuna Fabricius ( ♀ ) incertaine et indét erm inable. Mots clé . Diptera, Bengal iidae, Gangelom yinae, Ochrom yia Macquart, genre nouveau. Summary The author describes the new genus Sindhigalia n. ge n. with th e species-type Ochromyia jejutora Lehrer 2005, because the genus Ochromyia Macquart, 1 835 has the species-type M usca jejuna Fabricius ( ♀ ) dubious and in determ inable. Key wo rds Diptera, Bengaliidae, Gangelom yinae, Ochromyia Macquart, new g enus. Pendant le temps de la rédaction de la m o nographie sur les Bengali idae du mond e (Lehre r, 2005), nou s avons considéré qu’il étai t utile et correcte de maintenir l e genre Ochrom yia Macquart, 1835, b ien que son espèce-ty pe Musca jejuna Fabricius ( ♀ ) es t un nomen dubium , qui ne pe ut êt re identifiée sous aucune forme et pour laquelle on ne peut désigner un n éotype (en conformité avec CINZ, art. 75.3.5, art. 75.3.6 et art. 76 .1). Parce que ce nom a créé beaucoup de synony mes, nous avons fixé, sur la base du CINZ, art. 70.3 une autre espèce-type, Ochrom yia jejutora Lehrer, 2005. Cependant, n ous avons compris ultérieurement que ce fai t peut pro voquer une série de male ntendus sur nos intentions et pro cédures taxonomiques et nous avons con clu que le genre Ochromyia Macquart, 183 5 doit être disqualifié à cause de la dévalorisation de son espèce-type et pour avoir une vision taxon omique plus clai re. Suite à ces pensées, nous établissons le nouveau genre Sind higa lia n. gen. , qui est mono- spécifiqu e jusqu’à présen t. Genus Sindhigalia n. gen. Sy n. Ochromyia Lehrer, 2005:143 Espèce-type : Och romyia jejutora Lehrer, 2005:143. « Diag nose du genr e . Clypeus proéminent. Vibrissarium situé au-dessus de la m arge orale. La grande ampoule est ovale. Tibias postérieurs sans pilosité ventrale longue. Le st ernite VII est relativem ent g rand. Cerques avec une ex cavation profonde à la marge dorsale. Apophy ses apicales du distiphallus n e dépassant pa s les apophy ses latérales demi-circulaires larges. » Composition du genre : Sindhiga lia jejut ora (Lehrer, 2005). Derivatio nominis . D’après le nom Sindhi, l'appellation en ancien persan du fleuve Indus Bibliographie L EHRER , A.Z., 2005 , Bengalii dae du monde. Pensoft, Sofia - Moscou, 14 Sarcophaginae et Paramacronychiinae du Proche Orient Liste des Sarcophaginae et Parama cronychiinae du Proche Orient, identifiés dans les collections de TAU (Diptera, Sarcophagidae) A NDY Z. L EHRER TAU - Zoologie, Sed. H anasi H. 49/1, P.O.B. 7049,21029 Maalot, Israel. Em ail : lehrera@p ost.tau.ac.il Résumé. Les diptères Sarcophaginae et Param acr onychiinae des col lections du Départem ent de Zoologie, de l’Université de Tel Aviv, son t représentés par 74 espèces et 36 genres. De la sous-f amille Sarcophaginae sont identif iées 61 espèces, appartenant aux 32 genres. De la sous-fam ille Param acronychiinae sont m entionnés 13 espèces et 4 genres. Mots clé. Diptera, Sarcop hagidae, Sarcophaginae, Param acronychiinae, Proche Orient. Summary . The diptera Sarcophaginae and Param acronychiinae of t he collections of the Departm ent of Zoology, of the University of Tel Aviv, are represented by 74 species and 36 genera. In the Sarcophagi- nae subf am ily are identified 61 speci es, pertaining to th e 32 genera. In the Param acronychiinae subf amily are m entioned 1 3 species and 4 genera. Key Words . Diptera, Sarcophagidae, Sarcophagi nae, Par am acrony chiinae, Proche Orient . Dans la faune du Pro che Orient, telle qu’ell e est représentée dans les collect ion s du Départem en t de Zoologie de l’Université de Tel Aviv, nou s avons identifié 61 espèces certaines, de 32 genres d e la sous-fam ille Sarcophag inae et 13 espèces certaines de 4 genres de l a sous-fam ille Paramacronychiinae. De la littérature ancienne, Bodenheimer (1937) reconnait 14 espèces comm un es de la « Faun a Palestinae », sans mentionner leurs stations de capture. Les en tomologistes égyptiens N. Shaumar & S. Kamal (1983) ont réalisé aussi u ne liste des S arcophagides d’Egyp te, qui ne correspond pas aux exigences scientifiques, en gén éral, et taxonomiques, en particulier. Leurs recherches ont été faite s sur les caractères chromatiques et de pilosité som atique peu valeureux et t r ès interprétables, ce que constitue un grand pas en arrière par rapport aux recherches de H.H. Salem (1935-1940), qui a abordé aussi l’étude des genitali a mâles des taxons. Nous avons essay é de réaliser une coll aboration avec les spécialistes égyptiens et d’emprunter l eurs collections. Mais, ce fait n’a pas été possible à cause des conditions objectives. Genus ANNEFRANKIA Lehrer, 1995 Annefrankia n overcoides (Bö tt cher, 1913 ) ISRAEL: `EnYorge'an, Kefar Yeruham, Mizpeh Ramon, Revivim , Sede Boker, Upp er Nahl Zin (II-IV) – coll. TAU . Remarques . Dans la sy nony mi e de cette espèce Verves (1986) a introduit, la bonne espèce affi ne Annefrankia lichtenbergae (Lehrer, 1977), qui a été trouvée en Italie (Sicile, Monte Gallo). Sans une étud e comparat ive d e sa genitalia m âle, cet te dernière a été mentionnée automati q uement, comm e sy non yme, par d’autres auteurs (Pape, 1996; Blackith & col., 1997). Mais, ces e spèces se distinguent notam me nt d’après leur disti phallus (Lehrer, 1977:60 -61). Genus B ERC AEA Robine au-Desvoid y, 1863 Bercaea cruentata (Meigen, 1826) FRAGMENTA DIPTEROLOGICA, 2006, nr. 3 15 EGYPTE : Arbain, Dahab junct., Ein Osaib, Mt. Catarina, Wadi Firan, W adi Nazeb, Wadi Shag, Wadi Talah, Wadi Tinia (1 800-200 0 m) ; HAUT. GOLAN : Baniass, M ezudat Nim rod, Mt. Herm on ; ISRAEL: Bet haKeren, Biq’at Bet Zay da, Ga’ton, Herzliy ya, Jerusalem, M t. Scopus, Q iryat Anavim, Ramot Naftali, Re hovot, Rosh Pinn a, Senir, Tiberias, Wadi Ruaz, Tel Aviv, Yokneam, Zikhron Ya’aqov; WEST BANK: Jericho, Q alya Sede Nahu m -Beisan Area. JORDANIE: Wadi Isla - coll . TAU. Remarque . En examinant l a fem elle qui a constitué l’holotyp e de Musca africa Wied eman, 1824, Pape (19 96 : 49) a fai t une série de co nsidérations taxonomiques irréelles su r le st atut de l’espèce S arcophaga cruentata Meigen, 1826 et a considéré que « Sarcoph aga (Bercaea) africa (Wiedem an, 1824), [est] a se nior syn ony m of Sarcophaga cruentata Meig en, 1 826 » ( !? ). Dans la mêm e manière confuse, il a identifié un m âle des collections du Laboratoire de Zoologie de l’ Uni vers it é de Tel Avi v, pr ovena nt d ’Et hiopie , De bra L ibanos ( ?), 2.1.72, le g. J. Kugle r, co mme « Sarcophaga ♂ afri ca Wied., T. Pape det . 1986 » (éti quette écrite par la m ain de Pape). En réalité, cet exempl aire appartient à l’espèce Bercaea inaequalis Austen, étant mêm e génitalisé par Pape. Genus BLAESOX IPHA Loew, 1861 Blaesoxipha aguriana Lehre r, 2002 ISRAEL : Agu r Sands coll. TAU. Blaesoxipha delilah Lehrer (sous pres se) ISRAEL : Niz zani m , 31 0 43 ’ 200N, 34 0 3 6’480 E – coll. TAU. Blaesoxipha filipjevi Rohdendorf, 1 928 HAUT. GOLAN: Mt. Herm on, 1600 m; ISRAEL : Holo n, – coll. TAU. Remarques . Le nom Bl aesoxi pha ruf ipe s (Macquart) n’est pas un nom utilisable, parce qu’il a été fondé sur un ty pe femelle incertain. Blaesoxipha krameri Ba rano v, 1925 ISRAEL : Mt . Hermon, 1000 -2000 m. Remarques . Les principaux noms « d"ap plicati on … dou teuse » (cf. CINZ, G), qui ont été attribués abusivement à cette espèce ( Mil tog ramma plumicorn is Zetterstedt, ♀ et Sarcophaga gladiatrix Pandellé, ♀ ) , n e s o n t p a s des porte-noms utilisabl es p our une identifica tion c o r r e c t e . Egalem ent, l’homony mie de M usc a line at a Fallen ne permet pas l’utilisation de son nom. Pour cette cause, il est normal d’utiliser le prem ier n om sûr, fondé sur un ty pe mâl e (ou une préparation microscopique de la genitalia de celui-ci), à savoir, Blaesoxipha krameri Bara nov, 1925. Blaesoxipha leonidei Lehrer ( sous presse) HAUT. G OLAN : Kajid, av ec l’éti quette « Blaesoxipha filipjevi Rohd., J.C. Léonide det. » ; ISRAEL : N. A mud, avec l’ étiquette « Blaesoxipha filipjevi Rohd., J.C. Léonide det. 1982 » - coll. TAU. Blaesoxipha litoralis (Ville neuve, 19 11) HAUT. GOLAN: Ragid, – col l. TAU Blaesoxipha misriella Lehrer, 2002 EGYPTE : Sin aï, 20 km S. Mitl e, avec l’étiquette “ Blaeso xipha unico lor (Vill.)?, Det. Shewell 1981” – co ll. TAU. Blaesoxipha suspinata Lehrer (sous presse) ISRAEL : Upp er Nahal Zin (= Nah al Nafk), Coll. J. Kugler et avec l es étiquettes a) « ex. Pimeli a », b ) « Blaesoxiphella sp. » , c) « Blaesoxipha sp . Det. Shewell. 19 81 » - coll. TAU. Blae soxi pha tzi nella Lehre r (s ous press e) 22 Réplique aux cris de dése spoirs de Rognes 110(5) :155-158. L EHRER , A. Z., 2000c, Point de vue critique sur le statut de Sarcop haga carnaria (Linn aeus, 1758) (D iptera, Sarcophagidae). Bull . Soc. ent. Mulhouse , 27-2 9. L EHRER , A. Z., 2000d , Deux nou velles espèces du genre Spatulapica Fan, 19 64 (Diptera, Sarcophagidae). Bull. Soc. ent. Mulhouse , 33-41 L EHRER , A.Z., 2001, La description d’un nou veau genre et de trois espèces nouvelles de Sarco- phagines paléarctiques (Insecta: Diptera: Sarcophagidae). Rei che nbachi a , S taat liches Museum für Tie rkunde Dres den., nr. 25 , 34(1): 211-218. L EHRER , A.Z., 2002, Deux nouvelles espèces de Blaesoxipha Loew du Proche-Orient (Diptera, Sarcophagidae). Bulletin de la Société entomologique de France , 107 (3):253-256 . L EHRER , A.Z., 200 3a, La révision du genre Sar cophi la Rondani en Israel et la descripti on de deu x espèces nouvelles afro-asiati ques (Diptera, Sarcophagid ae). Bel g ian Journal of Entomology , 5 : 79-87 . L EHRER , A.Z., 2 003b, Révision du genre Wohlfahrtia BRAUER & BERGENSTAM M, 1889 de l a faune d’Israël (Diptera, Sarcophagidae). Entomol. Croat. , 7, nr. 1-2: 15-33. L EHRER , A.Z., 2004a, Hist oire i m aginai re de la nomenc latur e de Musca ca rna ria Linn aeus, 1785 (Diptera, Sarcophagidae). Bull. Soc. ent. Mulhouse , 60 (2): 29-32. L EHRER , A.Z., 2004b, Révision de l’espèc e Sarcophag a protuberans Pandellé, 1896, et description de trois nouvelles espèces ouest-paléarctiques du genre Pandelleana Rohdendorf, 1937 (Diptera, Sarcophagidae). Bull. Soc. ent. Mulhouse , 60(4):55 -64. L EHRER , A.Z., 2005, Révision du genre Nyctia Robineau-Desvoidy (Diptera, Sarcophagidae). Bull. Soc. Ent. Mulhouse , 61(4):55 -63. L EHRER , A.Z., 2 006 (sous presse), Cinq espèces paléarctiques nouvelles de la fam ille Sarcophagidae (Diptera). _____ Réplique aux cris de dés espoirs d’ un taxonomi ste sinis tré de Stavanger A NDY Z. L EHRER TAU - Zoologie, Sed. H anasi H. 49/1, P.O.B. 7049,21029 Maalot, Israel. Em ail : lehrera@p ost.tau.ac.il Résumé . L’auteur donne sa réplique à la critiq ue absurde du Knut Rog nes, qui pen se que le genre Bengalia Robineau-Desvoid y est le seul taxon de la fam ille Calliphoridae, q ui comprend les diptères m y rm écophiles, ayant une trom pe très forte et les paralobes biarticulés. Il relève que toutes les aberrations m or phologiq ues et taxono m iques de ce taxonom iste sont l’expression d e sa panique que le systèm e cladistico-fant astique de Pape sur les Calliphoridae et Oestroid ea s’est effond ré par les recherches et conceptions publiées, pour la prem ière fois et sous une form e scientifique i nsolite, dans la m onographie sur les Bengaliidae du monde (Lehrer, 2005). Summary. Retort with the despairs crys of a disaster victim taxo nomist of Stavanger. Auth or gives his retort to absurd criticism of Knut Rogn es, which thinks that the genus Benga lia Robineau-Desvoidy is only the taxon of the Calliphoridae f amily, which incl udes the m y rm ecophil d ipterous, having a very strong proboscis and the biarticled paralobes. It raises that all the morph ological and t axonom ic aberrati- o n s o f t h is t axonom ist are the expression of his panic th at the c la di st ic o-f antastic system of Pape o n Calliphoridae and Oestroidea was broken down by research and designs published, for the first tim e and in a strange scien tific f orm, in the m onograph on Benga liidae du mo nde (Lehrer, 2005). FRAGMENTA DIPTEROLO GICA, 2006, nr. 3 23 Dans les pages de la revue Studia dipterologica (2 006, 12, 2 : 4 43-471) ont été pu bliés les cris désespérés de Knu t Rognes, déterminés par l’effondrem en t de son château de rêves, illusions et fantômes ta xonomiques, comm e suite de m es recherches et travaux sur les diptères Bengaliidae du monde. Vivant, dans les dernières années, dans la singularité d e l’onirisme « cladistique » , il a hy pertrophié ses chimères phylogénétiques dans un e telle m esu re, qu’il ne peut m a intenant sortir de son surprenant vide intellectuel et cherche de lancer des calom nies contre ses adversaires. Mais, avant de m ’introd uire dans son pêle-mêle linguistique et dans sa philosophie prim itive, je me perm et d e m e demander comm ent Studia dipterologica a admis de héberger un tel arti cle simulant et négativiste , par lequel Rognes apporte des critiques déplacées et puéril es contre me s recherches réellem ent scientifiques ? D’après mes opinions, l e seul personnage mac abre du « scientific advisory b oard », qui a so utenu, qui a fait probablement un rapport favorable qui a permi s sa publication est le grand imposteur et le bon ami de Rognes, Thomas Pape. Ain si, a-t-il jeté une tache noire sur cette presti gieuse revue diptérologique. I. Faisant abstraction d u titre im itatif de l’ articl e (inspiré par no tre article « Lectotypomanie » du Pape, 2006, 1), on peut constater que Rognes (2006 :446) reconn aît que « the family Calliphoridae almost certainly is a polyphyletic assemblage, a group of c onvenience (Rognes, 1997), and not a natural monoph ylet ic group ». Al ors, si la fa mi ll e e st fo rm ée des groupes de différentes origines phy logén étiques, il n’est pas plus correcte qu’elle doit être mieux ét udiée au point de vue taxo nomique, pour établir la composition naturelle de ses groupes et de les séparer ? Pourquo i Rognes est-t-il si fâché et si désespéré qu e les Bengaliidae ont ét é isolés des Calliphoridae et que j’ai proposé leur organ isation sur d’autres bases que celles utilisées fréquemm ent par les anciens diptérologistes, c'est-à-dire notam ment sur la base des genital ia m âles ? Mais, il pense qu’ainsi la fam ille Calliphoridae se ruine et les Bengaliidae seront affectés par « inflation » ( ? ! ) . Dans so n discours interminable e t aff ecté (1997), qui par ses fausses vert u s a été présentée aux 4 sy mposi ums et congrès i n ternationaux d’entom o logie et de phylogénie (1993-1996) d’Europe et du Canad a, mai s aucun de ceux-ci ne les o nt retenu, il donne les forts argu ments « numériques » de ses fantomat iq ues analyses « cladistiques » et sur la base de ses études puériles de la m orpho logie des stigmates postérieurs et form es similaires des cerques des femelles, en f av eur du poly phy létisme des Calliphoridae. Bi en qu’il soit conv aincu que ses schèmes phylogénétiques (1997 :37, fig. 2) sont corrects, il faut constater qu’ils ne se basent pas sur la c onnaissance personn elle des fami lles mentionnées. Il s sont réalisés surt out sur les données littéraires plus ou moins com plètes, i ncertaines et non crédibles, obtenues avec d e pauvres appareils op tiques et surtout avec une fai ble spéciali sation entomologique. Ces faits n’ont p as été approfondis ni par Rog nes sur le matéri el d e laboratoire et, par conséquent, ses hy pothèses sont simplem ent et purement du domaine de la fantaisi e. Ainsi il recon naît que les « Beng aliinae » sensu Rognes (1997 :53), c'est-à-dire seuleme nt l’unique genre « Bengalia » s ensu Rogne s, es t un group m onophylé ti que, m ais parce qu ’i l n’a f ai t aucune recherche morphologique, il veut no us induire en erreur, en disant sous une forme simulat r ice académ iqu e qu’il a « a very peculiar aedeagus ; a surstylus which seem s to be divided in three separate pi eces » (n . soulign.). Cet argument constit u e une lourde pièce dans sa philosophie, no n fondée sur les faits et sur ses recherches mi croscop iques. Il écrit (2006 :447) : « a surst ylus appar ent ly divided into three separate pieces (Rognes, 1 997:52) articulating with a short baciliforme sclérite. Behind the dist al (ordinary) p art of the surstylus (part 1) there is a small exposent bare plate (part 2) which continues medially and ventrally into another bare plate (part 3) that carries a strongly sclerotised tooth-like projection, which most often is curving dorsally. Part 3 articulates latera lly with the proximo-lateral part o f 24 Réplique aux cris de dése spoirs de Rognes part 1. The lower end o f part 3 a rticulates with the very short bacilliform scl érite ». (n . soulign.). Avec une telle hypo thèse et term in ologie sophistiquée de morphologie comparée, suffisantes pour un professeur amat eu r d’une école d’éducation d es enfants de Stavanger, il n’est pas étonnant que pour lui ces arguments bizzarres « is of no relevance for t h e present disc ussion » et qu ’il croit que les chercheurs peuvent être convaincus de sa compétence scientifi q ue. Il faut remarquer que le style d e ses affi rmations est toujours douteux ( which seems , ap parently ) et caractéristi que pour toute sa science et philoso phie taxonomique. Dans ce sens, je me souviens encore d’un fait très c onvaincant de sa com pétence diptérologique. Sur mes observations (Leh rer, 2006, 2 :11) que Pape aussi ne connaît pas la morphologie des diptères, en m ettant l e vibrissarium au niveau ou au dessus de l’insertion des antennes (Pape, 19 96 :36 ), l’exceptionnel morphologiste Rognes m’ a écrit le 6 m ars 2 006, « it is also pretty preposterous to lect ure Thomas Pa pe about the position o f the vibrissal angle. "Behind" in his key does not have to mean "immediately behind" but "behind a ver ti cal line through the a ntennal insertions ". V oila, ce que so nt les somm ités scientifiques qui se croient ceux qui doivent organiser, diriger et tra nsformer l es recherches et conduire les chercheurs de nos j o urs, qui s’installent dans les comité s de rédactions des revues diptérologiques et dans les projets faunistiques du m o nde ! Tourn ant et m élangeant continuellement les m o ts, sans aucune sign ificat ion ou justifica tion réelle dans ses pensées : « monophy letique », « paraphy letique », « polyp hy letique », « autapomorphie », « s yn a p o m or ph i e » , e t en dépit de son affi rmati o n que les Bengaliidae « is a natural, monophyletic unit (apparently a reaso nable interpretation of Lehrer’s view) » (Rognes 200 6 :447 ), est effrayé de leur séparation des Calliphoridae. Pourquo i ? Parce que Rognes ne sait pas « may result in the latter [Calliphoridae, n. n.] not any longer being mono phyletic, but a paraphyletic re st-group ». Il demande terrifié « is Calliphoridae [ … ] monophyletic after removal of Bengalia as Bengaliidae, the latter now a taxon with the same rank as Calliphoridae ? ». Cepend ant, si Rognes a soutenu tout le tem p s que les Calliphoridae ne sont pas m onophyl ét iques , pour quoi ve ut -il sout enir q ue « any dismantlement and formal erection of new families for the time being wou ld be premature » ? Il est évident qu’il ne pense pas à la sorte des Call iph oridae. Il désire éviter, avec toute la force, mêm e avec celle des mensonges morbides, l’écroulem en t total e de ses hypo thèses et d e celles d e Pape, concernant leurs « systèmes ph ylogénétiques », leurs « analyses cladistiques », leurs fantaisi es écrites dans le u rs graphomanies sur les diptè res. Il m ’accuse de m enson ge (« Lehrer is simply not sp eaking the truth », l.c., p. 448), parce que j’ai aff irmé et j’af firm e avec tou te la responsabilité que Rognes n’a étud ié jam ais et ne connaît pas les structures postabdominales des m âles de Bengali a , q u’il n’a jamais fait un telle étude, q u’il a interprété anormal em ent les figures distorsionées et irréelles de l ’ancienne litt érature, et que ses invocations relatives au genitalia m âle de ce grou pe (« median apical plate to the ST5 », « a very peculiar aedeagus », « a surstylus which seems to be divided in three separate pieces », l.c., p . 448) sont les plus claires expressions de son ignorance. On voit que Rogne s est le vrai ment eur, parc e qu’i l ne pe ut prouve r qu’il a f ait de tel les recherches sur les Bengaliidae et qu’il a publié quelque chose su r ce sujet. Il me nt parce que je ne me suis jam ais rapporté à leurs liaisons phy logénétiques avec Oestridea (un autre croquemit aine de ces am is) et avec Auchmeromyia B.B. J’ai seulem ent affirmé (Lehre r, 2005b :49) que cel les-ci doivent être étudiées par d ’autres voies que par l’obsession cladistique de Pape et Rognes et j’ai seulement fait une com paraison entre les Bengaliidae et l es espèces d’ Auchmeromyi a , en disant que FRAGMENTA DIPTEROLO GICA, 2006, nr. 3 25 les dernières: « ont une trompe semblable aux Calliphoridae, se ca ractérisent par les sternites V et VI de type calliphoroide [ … ], le sternite X n’est pas formé pa r deux baguettes, mais il a la forme d’une plaq ue entière, assez dével oppée, qui s’attache an térieureme nt au sternite VII+VIII et postérieurement des para lobes uniarticulés ». Ces sont les résultat s de m e s recherches originales et je crois en elles et n on pas dans les mots vides de Rognes, en soulignant en mêm e tem p s que les relati ons phy logénétiques de ces gro upes « nécessitent des recherches beaucoup p lus approfondies » (l.c.) . Qu e doit-on critiquer ici ? Peut-être seulement le fait que j’ ai m iné l’ échafau dage des absurdités qui ont gonflé sa posture de plus grand spécialiste des « Cal liphoridae ». II. Voulant analyser « Lehrer’s taxon omic philosophy », il me caractérise com me « on typica l of a taxono mic splitter », qui a une « archaic taxonomy », parce que j’ai mont ré que les Bengaliidae ont un grand nombre d’espèces et que, sur la base de mes recherches m icroscopiques sur leurs genitalia, en dépit de leur grande convergence som atique, elles se group ent en 4 sous- fam illes et plusieurs genres inco nnus. Dans son immense insolence, ce taxonomiste li mité qui ne connaît rien aux Sarcophaginae africains, soutient aussi sans gêne, que tous mes t ax ons valides « they were all synonymised into Sarcophaga (s. lat.) by other speci a lists », c'est-à-dire, que Pape doit les i ntrodui re dans s a foss e d’ ordures ta xonomi ques. Pourq uoi ? Po ur moi il est clai r q ue Pape a déterminé l’ introduction de ces phrases pour pren dre sa revancher co ntre mes critiques et, en m ême tem ps, pour favoriser la pub lication rapide des calomnies de son ami. Il est inutile et c’est un im mense gaspillage de tem p s que d’analyser toutes ses balivernes, mais il faut m o ntrer que la logiqu e de cet hom me est défectueuse dans une bonn e m esure. Car, dans ses travaux sur les Calliphoridae de Fenn oscandinavie et Danemark (1991) ou d’Israël (2002) Ro gnes s’est m anifesté exacteme nt comm e un « splitter » typique. Ses taxons anciens ou nouveaux suivent les mêm es lois de séparation et de configuration des espèces, des genres, d es sous-famille s etc., le s mêm es lois de taxonomie et de nom enclature. Mais, il a oublié ou ne veut pas savoir que m a monographie sur les Calliphoridae de Ro umanie (Lehrer, 1972) a été réali sé par moi à 32 ans, j’ai donné les meilleurs dessins des genitalia mâles et fem elles des taxons et elle a été publiée avant plus de 30 d’années. Faisant ces genitalia et descriptions des taxons, comm e moi et comm e les autres faunistes, il a utilisé - d’après ses pensées - un e taxonomie archaïque, éta nt un des plus rétrogrades « splitters », de nos jours. Cepend ant, il ignore q u’après Böttcher (1912, 1913 ), une pléiade entière de brillantes fi gures de la diptérologie m o derne (Rohdendorf, Baranov , Cepelak, Dodge, Fan Zi-de, Grunin, Hall, Kano , Lopes, Mihalýi, Nandi, Reinhard , Shinonaga, Verv es, Zumpt et c.) a enri chi et rem anié une série de fam illes sur la base des genita lia m âles. Je suis un continuateur de cette école m o derne et j’ai donné un gran d nombre de contribution s morphologiques, taxon omi ques, parasitologiques, biogéo- graphiques et biomédicales sur le s diptères paléarctiques et afrotropicaux. seulement sur la base d e mes propres recherches . C'est-à-d ire, dans sa pauvreté m entale, Rognes inverse avec m auvaise foi les choses, car il es t le vraie t axonomiste primit if et ses « sy stèmes phy logénétiques » papiens sont sans valeur. Tou s les taxonomistes d’aujourd’hui savent (mêm e Pape) que sous une apparente con vergence des caractères externes ou à cause de notre incapacité de voir dans le mêm e spectre visuel des diptères, la m éthod e de la ségrégation et organiser les espèce s d’après leurs genitali a m âles est devenu un fait normal. Les taxons sont délim ités, group és et généra lisés aux niveaux supérieurs en fonction des détails m orpholog iques des genitalia. C’ est pou rquoi, Rohdendorf, Zumpt et Lopes ont 26 Réplique aux cris de dêse spoirs de Rognes découvert des centaines d’espèces, et ont établi un grand nombre de genres et sous-fam illes, bien qu’il aint aussi fait d es fautes. De ma longue expérience, j’ai eu la confirm ation que dans la nature existe un nom b re infini de taxons, encore inco nnus par les taxonomistes et que leur identifica tion en conformité a vec les normes du Code International de la Nom enclature Zoologique ne réalise jam ais une imaginai re « inflation of taxono mic levels and categories, and to loss of perspective and overview » (Rogn es, 2006 :450). Cette stupidité est sim ilaire avec cell e de Pape (199 6 :9), qui affirm e qu e la destruction du sy stème de la fam ill e Sarcophagidae et l’élim ination des genres con vient mieux au point de vue « conceptually and mnemotechnically », en dissim ulant que par cette m éthode, co ndamnable et pas reçue par les spéciali stes, il a subtilisé, sous son nom, des centaines de taxons valides des autres auteurs. De quelle inflat ion de tax ons s’agit-t-il ici ? Sero nt-t-ils dans un si grand nombre ? Mais, je pense que ceci n’a pas d’im p ortance. Ils représentent la vra ie biodiversité de l a nature, qui ne se lim ite pas aux incertitudes littéraires des promoteurs de la diptérologie ou des simulants de nos jours, qui sont invo qués par Rognes et qui croient que le s taxonomistes ont indexé toutes les form es existentes. Et nous, les chercheurs modernes devons s avoir les représenter, les étudier, les grouper et pas les éli mi ner. Pour les non taxon omiques, Rognes dit : « The advantage [ … ] is t hat the nombre of formal taxonomic categories wi ll be kept at a minimun and that genera which are easly recognized by external fea tures will be given a name everone understands. No te that the phylogeny and taxon omic structure of the genus will not be affected by this app roach. One ca n analyse and d iscuss informal species groups with the same ease a s formally named genra ”. (200 6:45 0). Après ces affirm ations, on doit admettre que nous somm es en présence d’un gra ve cas d’ onirisme intellect uel. III. Dans notre correspondance, je lui ai dit que le Code International de Nomenclat ure Zoologique est un très bon g uide dans notre travail, ma is il est toujours perfectible e t qu’il ne devrait pas être utilisé au détrim ent des réalisations de valeur. Mais, d’après la m anière des interprétations critiques de Rognes sur les groupes des espèces avec les types bien ou mal désignés, les espèces dou teuses sur la base des fem elles, les espèces non rech erchées, les noms pas nécessaires ou inutiles, sur les lacunes etc ., je considère qu’il n’est pas uti le de discuter avec Rognes, parce qu’il ne co mprend rien à l eur prob lém atique. Etant seuleme n t un simple form aliste qui n’a jam ais fait un e étude sur les Bengali idae, il n’est cap able de les identi fier que sur la base de la littérature ancienne et ne p eut savoir quelles espèces sont acceptables aujourd ’hui. Même pour leur identificat ion il a utilisé m a monographie et il a consulté mes dessins o riginaux des genitalia mâle s exactem ent comm e d it mon peuple : « comm e le c hat en calendrier », poursuivant comm e un possédé primitif, d’annuler m e s taxons dans le b ut de sauver ses excrétions cladistico- philosophiqu es. Cependant, il est intéressant de voir aussi ses opinions sur m a iconographie. Rognes pense qu’ el le « rep resents a great leap forward comp ared to his predecesors in the field of Bengalia studies » (2006 :461 ). Mai s, évidem ment, il considère que “« this is insuffi cient for acceptable and adequate species definition and inadequate as a manner of representing t he extremely complex structure of the aedeagus o f the Bengalia sp ecies, which is overflowing with b eautiful end peculiar details, more so than in any other calli phorid, and man y easily overlooked . » Etant dépo urvu de toute mesure de civilisation, cet hom me qui n’ a jamai s fait un dessi n plus compli qué pour les Calliphoridae, que leur phallosome qui e st d’une sim plicité i n comparable (qui peut être réalisé en qu elques m inutes), parle de l a complexité des genital ia des Bengaliidae (pour FRAGMENTA DIPTEROLOGICA, 2006, nr. 3 27 laquelle j’ai travaillé pendant une semaine, seulem ent pour une seule figure). Il prétend d’une manière inconsciente des dessins so us de tous les angles. Mais, ses simagré es d’expert esthétique montre qu’il est un stupide, suffoqué de jalousie professionnelle, un esprit destructeur et dégoûtant. comm e sa figure, q ui crot dans les dessins incompréhensibles de Senior-White, de Jam es, de Malloch etc. Il semble que par ses « catégories » d’erreurs i l a voulu ob ject er que les Be ngaliidae n’ont pas été étudiés exhaustivem ent. Et pour être clai r pour tout le m onde, je do is énoncer les affirm ations suivan tes : Les Bengaliidae constituent un g roupe très lourd qui d oit être étudié pendant toute la vie d’un chercheur ou plus et, après les prem iers essais mérit o ires de Senior Whit e et Jam es, je suis le seul à avoir posé les bases m odernes de leur connaissance. On ne peut oublier l es énormes difficultés d’une ample étude de ces diptères, déterm inées par les poids de trouver et d’obtenir les collections anciennes, d’étudier les préparations mi croscopiques anciennes (si elles existent), du m anque des étiquettes originales pour les « ty pes » des auteurs des taxons (et pas les étiquettes mi ses par les custodes des collections), des d ifférentes conditions sociales et géographiques défavorables, du manque de conditions personnelles etc. Pour cela, j ’ai fait pendant de nombreuses an nées, exactem en t ce que j’ai pu faire dans ces conditions. Qui n’est pas content, d oit continuer effecti veme nt mes re cherches et développer seul la connaissance des Bengaliidae, et non pas de parler, critiquer et prétendre plus qu’un homm e peut le faire. Rognes, qui est un détracteur et un menteur, doit être élim iné d u monde des spéciali stes, parce qu’il n’est pas capable de co mpre ndre les buts et les eff orts de la vrai e recherche scientifique. En plus, il a eu une profonde intention destructive, en croyan t que la sy nony mi e absurde des taxons valides peut consolider sa théori e de l’« inflation », que p ar l’él imination des genres et des sous-famil les réelles il peut retenir l e groupe monophy létique des Bengaliidae dans l’am algame polyp hy léti que des Calliphorides, que par ses aberrations il peut êt re élevé au rang du premier spécia liste du m o nde (comm e son ami Pape). Dans cette posture, Rognes est obligé de comm en cer l’ édificat ion de sa théorie par l’ élimination des taxons de ses travaux faunistiques et non pas avec les taxons des autres, en gardant ses improvi sations. Il a fait un index de to us les nom s syn ony mes ou incertains (en m ajorité femel les), qu i ont été ignorés. Cependant il n’a jamais ét é capable de cl arif ier le stat u t exact de deux femel les de Bengaliidae, en évitant en m ême tem ps de mentionner que mêm e les auteurs antérieurs ne les ont considéré espèces sûres. Un exem ple ! Pour Bengali a fusci pennis (Brauer & Bergenstam m, 188 9) [non B. fuscipennis Bezzi, 1913 - synonym e et nomen nudum ), Bezzi écri t qu’il n’ y a aucun e description de ce tte espèce n i dans les travaux de B&B. et n i dans ceux de Macquart etc. Seul Poulton (1907) mentionne ce nom, m ais il semble êt re B. jejuna . Bezzi donne une figure, totalem en t insignifia n te, du ct enidium ventral des tibias antérieurs. Donc, rien clairem ent ! Sur Bengalia martinleaki Se n ior -Whit e, 1930, j’ ai voul u che rcher l a prépa ratio n de la gen it al ia du son typ e. Mais il a été im p ossible d’analyser cette préparation, qui est t rès mauvaise et les pièces sont déformée s. En ce que co ncerne les fem elles de Bengaliidae, si Rognes se prétend un si grand spécialiste mondial, il doit nous présenter ses recherches, ses études et ses preu ves sur les m odalités réel les de l’identific ation de celles-ci, sur les caractères morphologiques qui les incluent exactement dans les unités spécifiques établies d’après le s mâl es. Sans ces preuves, il rest e simplement un détracteur et un si mple bavard m ala de. En conclusion, il résulte a v ec une évidence incontestable que, l’intention d e Rognes a été une autre raison que l’él ucidation de cert ains problèmes t axonomiques et une vraie contri bution à la 28 Réplique aux cris de dése spoirs de Rognes fam ille Bengaliidae. Corrompu de la « philosop hie » et les méthodes de Pap e, il a essayé d’an nuler toutes les contributions valeureuses des chercheurs qui, par el les détruisent ses inepties, en le disqualifiant de la posture de « spéciali ste » génial qui a fait « un trou dans le ciel » (dicton roumain). 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Stud ia dipt erolo gic a , 12(2 ):443- 471. _____ FRAGMENTA DIPTEROLOGICA, 2006, nr. 3 29 La famille Bengaliidae sous l’inci dence de l’agres sion rognes iènne et des normes du CINZ A NDY Z. L EHRER TAU - Zoolog ie, Sed. Hanasi H . 49/1, P.O.B. 704 9,21029 Maalot, Israel. Em ail : lehrera@p ost.tau.ac.il Resumé . On discute sur la stat ut de la f am ille Bengaliidae (Diptera). Summary . The Bengaliidae fam ily under the incidence of the rognes-aggression and of t he standards of the ICZN. One discusses on t he statute of the f am ily Bengaliidae (Diptera). Dans sa critique intempestive et déplacée sur mes recherches concernant les diptères de la nouvelle fami lle Bengaliidae, Knut Rognes a exposé certains de ses artéfacts cé rébrau x, par lesquels il a dévoilé sa haine illim itée, sa jalousie pro fessionnelle, sa capacité scientifique du niveau d’un technicien d’entom ologie et surt out son prim itivism e philosophique. Après son exposition très détaillée et insistante sur ses én ormes réa lisations taxonomiques et sur so n pauvre point de vu e concernant le groupe « Bengalia » , déno mm é dans u ne continuelle versatilité taxonomique : « Bengalia », « Bengaliini », « Bengaliinae », m ais toujours avec la significati o n claire de genre (« a single genus in the family Calli phoridae, i.e. Beng alia Robineau-Desvoidy , 1830 » ; Rognes, 2006 :445), il m’acc use que : « the na me Bengaliidae is here presented explicitly as a “n. fam” in t he title of the paper, and as “ une nouvelle famille” in the abstract, implying that he, again, is the creator of this family-group na me (cf. ICZN 16.1 ; recommendat ion 16 A). This is an error, apart from the fact that Lehrer cannot regard the fa mily-group name from 2003 a s “new”, when he had created the same family-group e name as “new” in 1970 . He seems not to realize t hat Bengaliinae and Beng aliidae are the same fa mily-group name in the sens of ICZN (Article s 35, 36 and 50) ”. BRAVO ! A pplaudissements pour ce faux philosophe de l’école d’ éducation des enfants de Stavanger ! Il faut accepter que le Code International de la Nomenclat ure Zoologique ne peut prévoir tous les problèmes à jour de la taxonomi e, qui paraissent pendant les recherches actuelles et , donc, ne peut réglement er beaucoup d’aspects interprétables, incertains et conf us. Cependant, sur la base d’un raisonnement plus serré je chercherai à clarifie r la confusion que Rognes désire introduire dans la m entalité d es chercheurs, intentionnelleme nt ou par sa déficience l ogique. Dans l’article 16.1 du CIN Z on mentionne seulem ent l’ « obligation d’a nnoncer explici tement l’intention de nouveauté » (« tout nouvea u nom publié après 1 999 […], doit être explicitement indiqué comme intentionnelleme n t nouveau ») et dans la reco mm andation 1 6A on con seille la « manière d’indiquer exp licitement qu’un nom est nouveau ». Dans cet article on ne parle pas et nous ne pouv ons comprendre que l’auteur qui annonce l « intention de no uveauté » est ou doit êt re considéré comme l’ auteur « impl icite » d u rang nouveau prop osé, dans un sens taxonomique. Donc, il ne s’agit pas du droit de l’auteur sur une catégorie de la fam ille nomi nale, m ais i mplicit ement du droit et de l’obligation d’exprimer sa nouveauté. Ainsi, dans les contorsions mentales de Rognes, qui tient b eaucoup p lus à l’affichage et à la propagande d e son nom, mais qui mainte nant sont les conséquences de l’impact de cette nouveauté dans la désagrégation de son sy stème cladistico- 30 Bengalii dae sous l’incidence de l’agressio n fantasti que, il « impli q ue » aussi l ’auteur de celle-c i. D’autre part, d’après nos opin ions, le CINZ n’est pas suffi samm ent clair dans les a rticles 35 et 36. Les t erm es « niveau famill e » o u « famil y-gro up » (comm e au ssi les termes « nivea u genr e », « niveau-espèce » et les équivalents anglais) sont un peu confus. Ils i n diquent tous les taxons nominaux de l’article 35.1 et souligne qu’ils ont « le même auteur à tous les autres ra ngs de ce niveau » (art. 36.1), sans tenir co mpte de ceux qui l’ont utilisé pour la première fois sous une form e scientifique. Parce que le « nom de chaque tax on nominal d u niveau famille s’applique par référence à son genre type » (art. 35 .3) et, don c, parce qu’il est formé sur le m ême « radical du nom d e son genre typ e » (art. 29.3 et art. 63), il est i mpossible de com prendre pourquoi les catégories Bengaliini, Bengaliinae et Be ngaliidae doivent avoir (d’a près Sabrosky, 1999 ) comm e auteurs Brauer & Bergenstamm (18 89), quand ces noms sont fondés sur le radica l d u genre Bengalia de Robineau-Desvo idy, 18 30 ? C'est-à-d ire, Robineau-Desvoidy a donné le radical du genre, auquel o n attache les désinences -ini, -inae, -idae, et par cette cause il doit être l’ au teur de la fam ille et non Brauer & Berg enstamm . En plus, si Brauer & Be rgenstamm ont compris que les Bengalia peuvent constituer une tribu des Calliphorides, d’autres chercheurs on compri s qu ’ils peuvent être une sous-fam ille (Lehrer, 1970) ou, comm e moi (en 2003 ) une nouvelle e t bonne fam ille. Ainsi, on doit établir que dans l’unité taxonomique fondamentale de fam ille, chaque rang taxonomique nomi nale doit avoir son propre auteur, comm e po ur tous les taxons et sous-taxons zoologiques, leur nom restant sem blable jusqu’au genre. Il e st très cla ire que le Comité du CINZ doit mieux réfléchir sur ces confusions aussi, qui d éterminent beaucoup d’interprétations erronées du côté des taxono mi stes « form alistes ». D’ail leurs, CINZ (art. 51.1) considere que la citati on de l’auteur est « facultative » parce qu e « l’auteur ne fait pas partie du nom d’un taxon ». Quant à la réalité d’une fam ille ou d’un sim ple genre des Bengaliidae, je crois qu’il ne s’agit pas d’une simple opinion formell e de la n omenclat u re. Elle e st un problème de recherche scientifique, qui ne p eut se résoudre par comm érages et confusions manipulées avec mali n tentionnées comm e ceux de Rognes, mais par des recherches sérieuses de laboratoire. Car, par ces accusations stupides et ma nœuv res anarchiques il n’est pas capab le d’ét ablir la vérité et s’ enf once pl us profon dém ent dans le s ab err ation s de sa r ock- ta xonomi e. SOMMAIRE L EHRER , A.Z., Une espèce nouvelle de Paraphrissopoda To wnsend et quelques remarques sur la variabilité de P. pexa ta Auct.(Diptera, Sarcophagidae).…………………………………1 L EHRER , A.Z., A propos de la variabilité de Paraphrissopod a chrysostoma (Wiedemann, 1830) et la description de deux nouvelles espèces néotropicales affi nes (Diptera, Sarcophagidae)………………………………………………………………………………....7 L EHRER , A.Z., Un genre nouveau de la sfam. Gangelomyinae (Diptera, Bengaliidae)....…….13 L EHRER , A.Z., Liste des Sarcophaginae et Paramacronychiinae du Proche Orient, identifiés dans les collections de TAU (Dipter a, Sarcopha gidae)……………………………………..14 L EHRER , A.Z., Réplique aux cris de désespoirs d’un taxonomiste sinistré de Stavanger….….22 L EHRER , A.Z., La fa mille Bengaliidae sous l’i ncidence de l’agression rognesiènne et des normes du CINZ ………….…………………………………...…………………………...….29 Adresse de l’éditeur: P rof. Dr. A ND Y Z. L EHRER , TAU - Z ool ogie, Sed . Hana si H. 49/1, P. O.B. 70 49, 21029 Maalot , Israel. E-mail: lehrera@ p ost.tau.ac.il Réalisation et impression e n Israël Copyright © by Dr. Andy Z. Lehrer FRAGMENTA DIPTEROLOGICA Éditée par Dr. A NDY Z. L EHRER JUIN - 2006 ISSN 1565-8015 ; ISSN 1565-8023 NUMERO 4 FRAGMENTA DIPTEROLOGICA est une revue qui aborde de multiples aspects de la taxonomie et de la nomenclature diptérologique, et elle représente une référence scientifique publique et permanente (conf. Art. 8 du CINZ). Elle est réalisée sur support papier, avec des copies simultanées, identiques et durables, et par la bienveillance de l’éditeur, elle est diffusée aussi par email, aux divers spécialistes, dans le but d’une information rapide et gratuite de ceux-ci. FRAGMENTA DIPTEROLOGICA is a review which approaches multiple aspects of the dipterologic taxonomy and nomenclature and represents a public and permanent scientific reference (conf. Article 8 of the ICZN ). It is carried out on paper medium, with simultaneous, identical and durable copies, and by the be nevolence of the editor, it is also diffused by email, to vario us specialists, with an aim of fast and free information of those. SOMMAIRE Lehrer, A.Z. N o u v e l le s e s p èces afrotropicales de la sous-fam ille Sarcophaginae (Diptera, Sarcophagidae). 2 Lehrer, A.Z. La paternité de la famille Bengaliidae (Diptera) 7 Lehrer, A.Z. L’infirmité intellectuelle au ra ng de “taxonomic specialist” de la Fauna Europaea. 12 Lehrer, A.Z. Sarcophaginae de la collection du Muséum de Madrid 17 8 Paterinité de la famille Bengaliidae auteurs de ses taxons supragénériques sont Brauer & Bergenstamm (1889). Du m alaxage crispé de ses réflexions mauvaises et défectueuses av ec ses sentiments particulièrem ent primitifs, apparaît dans toute la limpidité le m anque d’intérêt scientifique réel, dans ce qu’il eut voulu être une curiosité intellectuelle. Analysant objectivement l’histoire de la famille Bengaliidae, nous constatons que Rognes, sans aucune connaissance scientifique et sans recherche sur les espèces de cette famille, se base seulement sur les vagues indications de Sabrosky (1999) et sur les spécifications non taxonomiques de Brauer & Bergenstam m (1889), qui ne correspondent ni à la vérité et ni aux normes du Code International de la Nom enclature Zoologique. L’argumente fort de Rognes ne se trouve dans aucun des trois noms de Brauer & Bergenstamm (1889:85) sur les divisions hypothétiques de la famille Muscidae, à savoir : « pp. Muscidae U.-Gr……………………. Calliphorinae. Bengaliinae u.a . » Le substantif « Bengaliinae » n’est commenté s ous aucune forme par les auteurs précités, ils n’offrent aucune signification ou contenu ta xonom ique et représente seulement une fraction « sty listique » des Muscidae pour les espèces du genre Bengalia , séparée des « Calliphorinae ». Il a été pris automatiquem ent par Sabrosky ( 1999 : 62), bien qu’il a été le président du Comité Editorial du Code International de Nomenc lature zoologique (1977-1983) et a m entionné quelques articles du CINZ dans son catalogue ( 1999 :10-11), qui se réfèrent, en général, aux groupes de famille et norm alisent la nomenclature des taxons supragénériques, sous la forme suivante: « Bengalia Robineau-Desvoidy 1830 :425. Ty pe, B. testacea Robineau-Desvoidy 1830 (des. Duponchel 1842a :542) = B. torosa (Wiedemann 1819)[Musca] . Calliphoridae. Bengaliinae Brauer & Bergenstamm 1889:85(17). » Sans explications, qui pourraient constitu er une interprétation ou l’établissement d’un taxon supragénérique, il est évident que Sabr osky a enregistré passivement le genre Bengalia Robineau-Desvoidy comme un com posant de la fam ille Calliphoridae et n’a pas justifié la nécessité de considérer le substantif « Be ngaliinae » de Brauer & Bergenstamm comm e un taxon du groupe de la famille des Bengaliidae. Dans le catalogue de Sabrosky (1999), qui est un travail très utile d’orientation bibliothéconomique, parce qu’il ne représente pas un travail scientifique proprement dit et ne peut constituer « la lettre de la loi » dans la taxonomie, on observe sa prem ière information erronée sur les Bengaliidae. Il mentionne que l’espèce-type du genre Bengalia est « B. testacea Robineau-Desvoidy 1830 (des. Duponchel 1842a :542) = B. torosa (Wiedemann 1819) [ Musca ] ». Mais, tous les diptérologistes contemporains, qui connaissent ce genre, sont en consensus que son espèce-type est Bengalia labiata Robineau-Desvoidy, 1830 (des. Townsend, 1916 :6), parmi lesquels : R. Seni or-White, D. Aubertin & J. Smart (1940:39), Zumpt, F. (1956 :163), R. Kano & S. Shinonaga (1968 :98), M.T. James (1977:528), A.C. Pont (1980:790), H. Kurahashi (1987:70), Fan Zi-De (1992 :531), H. Kurahashi, N. Benjaphong & B. Omar (1997 :39), Y.G. Verves (2005 :238) etc. Seulement Rognes, par son esprit sim ulant et imitatif, a adopté cette aberration (2006 : 467), montrant ainsi qu’il est totalem ent en dehors des Bengaliidae et de leurs recherches. Parce que ni Brauer & Bergenstamm et ni Sabrosky n’ont prouvé que le substantif « Bengaliinae » des premiers représente un taxon s upragénérique, le CINZ réglem ente par- faitement cette situation par les articles 11.7.1.2 et 12.1 . Le premier précise que le nom du FRAGMENTA DIPTEROLOGICA, 2006, nr. 4 9 niveau de la famille « doit être clairement employé pour désigner un taxon supragénérique, et non pas simplement comme un substantif ou un adjectif au pluriel désignant collectivement les membres d’un genre ». L’exemple donné à cet article est édificateur et confirme la justesse de notre conception ta xonomique. Le deuxièm e article précise que « pour être disponible, tout nom publié avant 1931 doit satisfaire aux dispositions de l’Article 11 et doit être accompagné par une description ou définition du taxon qu’il désigne, ou par une indication ». Ces précisions ont aussi été formulées exactement dans le CINZ de 1985 aussi, qui a été utilisé par Sabrosky, mais qui n’ont été pas comprises par Rognes. Et, pour que son vacuum cérébral soit total, Rognes (2006 :448) conteste mêm e l’existence ou l’utilité d’établir l’existence de la famille Bengaliidae ou d’un taxon de rang supragénérique, en dépit du fait qu’il a soutenu, actuellement et dans autres publications, sur la base de ses balivernes cladistiques, la présen ce d’une tribu Bengaliini ou d’une sous-famille Bengaliinae, auprès des sous-familles Au chmerom yiinae, Luciliinae etc. du « polyphyletic Calliphoridae ». Mais, ce qui est absolument surprena nt, c’est la versatilité, qui le déterm ine d’affirmer en mêm e temps et avec la sér énité de son ignorance paranoïaque, que « ROGNES (1997) argues that Calliphoridae in its current con ception is not monophyletic, but, in view of the low reliability of many of the clades, warn s that any dismantlement and formal erection of new families for the time being would be premature » . Il explique son étrange raisonnement par les confusions introduites intentionnellement entre le genre Bengalia (sensu Rognes) et les Bengaliidae, et entre la taxonomie et la phyl ogénie des Bengaliidae et Calliphoridae, dans le paragraphe suivant: « The fact that Bengalia [sensu Rognes, n. n.] has many unique features has absolutelynon bearing upon the problem of its establishment as a separate family (or whatever rank to choose for it) and cannot be used for this purpose. A taxon may well by “distincte”, but this does not justify the establishment of a family for it. This would lead to absurdities. Some kinds of distinctness do not argue for family status, other for generic status etc. The problem to solve is not to find peculiarities of Bengalia [sensu Rognes, n. n.] (autapomorphies), they abound. The problem is to find characters that can tell us about its relationship with other calliphorids (synapomorphies), i.e. derived characters that Bengalia share with other taxa . They do not abound. ” Comm e suite, il est bien de reconnaître que le premier qui a utilisé correctement et clairement, en justifiant au point de vue scientifique le premier taxon supragénérique a été Lehrer (1970:33) , et que Lehrer est le réel auteur du groupe-famille Bengaliidae , tant que se tordrait Rognes ou combien de réclamations im morales et intrigues grotesques il fera aux institutions et aux éditures, avec son patron Pa pe (les clowns m afiosi de la rock-taxonom ie diptérologique actuelle), contre mes études. Av ant 35 ans nous avons cru que la « sous-famille Bengaliinae n. sfam. » appartient à la famille Calliphoridae. Mais, après nos études plus approfondies sur un grand nombre de spécim ens et de collections, nous avons compris que les Bengaliides constituent une famille distincte, très répandue dans beaucoup de zones géographiques et caractérisée par de nombreuses structures somatiques et génitales originales (Lehrer, 2003). En dehors des nombreux faits relatés par lu i, et qui n’ont aucun lien avec la famille Bengaliidae ou avec ma m onographie, ayant seuleme nt le rôle de gonfler le ballon de son érudition et génialité imaginaires, il y a encore quelques aspects apparemment m ineurs, ma is significatifs, qui trahissent ses miserab les caractéristiques sim ulatrices. Ainsi, dès ses premières pages on voit que la cause principale de sa « critique » (Rognes, 2006 :448) est notre affirmation (Lehrer, 2005 :18) suivante : « Quand aux essais de Pape (1992) et de Rognes (1997) d’établir une certaine unité taxonomique, seulement sous une forme verbale « phylogénétique » entre les Callipho- 10 Paterinité de la famille Bengaliidae ridae et Bengaliidae, on peut dire qu’ils sont dépourvus de toute valeur. Leurs arguments sont fondés sur le groupement et l’interprétation artificielle de certaines caractères somatiques, sans grande impor tance taxonomique et, en général, observés sur des femelles ». Mais, pourquoi ces imposteurs veulent ils être les plus grands connaisseurs du monde de tous les groupes de diptères ? Si ni Pape, ni Rognes n’ont jamais étudié les Bengaliidae (et mêm e les Sarcophagidae) et ont tout copié de l’ancienne littérature, sans savoir si les données sont correctes ou non ? Ils n’ont rien offert de leur travail de laboratoire et de leur tête, sauf les combinaisons somm aires, cladistiques et imaginai res. Dans ma prem ière réplique (Lehrer, 2006a) j’ai montré ces faits, typiques pour le urs farces taxonom iques. A ceux-ci, nous pouvons ajouter ouvertement encore certains aspects qui m ontrent la m aîtrise de prestidigitateur de Rognes. Sans connaître mes méthodes de travail hist ologique pour les genitalia et de dessin de leurs structures, il se plonge dans une drôle et absurde logorrhée sur l’iconographie de ma monographie. Faisant une com paraison (sans rais on) avec les auteurs qui n’ont jamais illustré correctement les genitalia des Bengaliidae (Malloch , Senior-White, Tumrasnin & alt., Kurahashi etc.), son langage montre un aspect d’une morbidité unique dans notre littérature entomologique. Mais, sa simulation de grand technicien histologiste est trahi imm édiatement dans sa manifestation furibonde, par ses réflexions sur l’avantage du « glycerol » par rapport au baume du Canada, qui donne « technically possible […] to ma nipulate freely the dissected parts (as opposed to Canada-balsam mounts) and illustrate them from various angles … » Dans son inculture, il ne sait pas que le gly cérol est simplem ent la glycérine liquide, qui ne permet pas la stabilisation des pièces dans une position particulière. Il confonde le glycérol avec glycérogel , qui est un glycérinat de gélatine. En m ême temps (et il est très intéressant que cette fois il n’a pas la mêm e opinion que son « caporegime »), il considère dans un premier temps, que m es illustrations, « represents a great leap forward compared to his predecessors in the field of Bengalia studies » (l.c., p. 461), pour se contredire après quelques lignes et croyant que tous les taxonomistes sont ignorants, en disant que « his drawings represent a step backwards com pared to the figures presented by Malloch (1927), Senior White et al. (1940), Tumrasvin et al. ((1979) or Kurahashi & Magpayo (2000) . ». Tandis qu’autrefois, quand j’ai demandé à Pape pourquoi il a volé mes illustrations, réalisées au cours de toute une vie, sur les genitalia des Sarcophagidae, dans son plagiat graphique « Pictorial Guide », il m’a écrit exactement les phrases suivantes : parce que « your illustrations are of such a high quality that they certainly have meant a significant progress in the taxonomy of Sarcophagidae. This progress is a fine service to the scientific community » (du message original de T.P. le 10 Décem ber 2002). Un autre aspect est celui de ses « identif ications » actuelles des 13 spécimens de Bengaliidae (11 ♂♂ , 1 ♂ sans genitalia et 1 ♀ ), qui ont été antérieureme nt déterminés et en charge de son ami et conservateur du Zoological Museum de Copenhague, T. Pape. Donc, sur la base de ce vaste « ma teriel examined » (l.c ., 468-469), qui est considéré probablement com me sa meilleure base de ses recherches mondiales, il a réussi à construire son imm ense bâtiment délabré taxonomique de l’unique « genre Bengalia ». Pour une garantie plus crédible de ses identifications, il a mentionné (en im itant Pape) à chaque m âle « dissected by KR », probablement sa term inalia, qui a été collée sur un petit carton. Mais, il n’a pas mentionné si ses identifications ont été faites d’après mon livre ou d’après l’ancienne littérature, bien qu’on puisse observer qu’au moins pour les espèces Bengalia (= Maraviola) racovitzai Lehrer, 2005 et Bengalia (= Maraviola) seniorwhitei Lehrer, 2005 et autres, il n’a pas eu d’autre source d’informations. Et puis, quelle signification accordée à ses « dissections » ? Quelles sont les parties « disséquées » et, simplement, s’il a examiné ces parties sous microscope ou sous stéréomicroscope (comm e d’habitude) et quelles sont ses observations ? Pourquoi n’a-t-il pas donné un dessin propre pour montrer la nécessité et les avantages taxonom iques ou cognitifs des FRAGMENTA DIPTEROLOGICA, 2006, nr. 4 11 positions d’angles différents du phallosome ? La réponse légitime et claire, c’est: parce que Rognes ne comprend RIEN à la morphologie microscopique des diptères, en général et des Bengaliidae, en particulier, et de leur taxonomie, n’étant qu’un RIEN incapable d’identifier ces dipt ères d’après leurs complexes génitaux. Et, parce que c’est le mome nt de dire la la vérité, je crois qu’il faut apporter à la connaissance des diptérologistes du monde entier la cause réelle, pour laquelle Rognes a rédigé son écriture assez obstinée, primitive et suffoquée de raisonneme nts anti-scientifiques sur m a monographie. Au cours du printem ps de l’année 2005, j’ai envoyé trois travaux à diverses revues européennes, dans lesquels je présentais certaines de mes sous-fam illes nouvelles de Bengaliidae, avec la description in extenso des espèces nouvelles et tous les dessins de leurs genitalia. Ils ont été envoyés (sans m’en informer) à Rognes pour qu’il donne ses opinions et, malheureusem ent, après ses rapports défavorables, ils m’ont été retournés pour que je m odifie mes travaux en fonction de ses inepties. Evidemme nt, j’ai refusé cette conformation des idiots. Chaque rapport de Rognes a été identique dans s on contenu, dans sa forme et expressions, étant aussi semblables avec toutes ses objections publiées dans son excrétion critique actuelle. Etant en correspondance avec cet individu dégoûtant, au cours de l’été de l’année 2000 et, en reconnaissant son style et conception, je lui ai proposé (dans un de mes messages du m ois avril 2005) de discuter de ses opinions, mêm e si elles sont très différentes des miennes. Cependant, ce génial « taxonomic specialist » des Calliphoridae du projet Fauna Europaea, n’a pas voulu répondre à mon invitation, pour ne pas se trahir, et prouver qu’il a été l’ennemi de mes travaux envoyés aux revues impliquées. En dépit de ses obstacles, j’ai publié inté gralement m a monographie des Bengaliidae et il a resté stupéfié de cet événement éditorial ina ttendu, qui a totalement détruit ses sottises et ses illusions non justifiées de grand diptérologiste et de grand spécialiste critique. Ce fait, n’a pas donné seulement un coup m ortel à son « Moi » pa ranoïaque, mais il a com promit pour toujours son faux prestige et sa fausse compétence dans le milieu de ceux qui l’ont élu comm e auxiliaire. Par sa « critique » il a essayé de se réhabiliter d’ une fausse manière, aux yeux des me mbres des revues et de forcer un dernier assaut chimérique com promettant contre m oi. Il en résulte donc, d’une manière indubita ble, qu’au point de vue taxonom ique Rognes (comm e Pape & Comp.) est un fantôm e du comm encement du XIX e siècle et que son entière singerie taxonomique est un croquem itaine, par lequel il a voulu construire son monum ent sur les sables mouvants et éliminer les opposant de ses fictions cladistiques et ignorance scientifique, par ses plaintes-réclamations hystériques infamantes et actions ocultes, parfois de type fasciste. BIBLIOGRAPHIE B RAUER , F. & B ERGENSTAMM , J.E., 1889, Die Zweiflügler des Kai serlichen M useum zu Wien, IV. Denkschr. Math. Naturwiss. Klasse Kaiser. Akad. Wiss ., Wien, 56:69-180. F AN Z IDE , 1992, Key to the comm on flies of China. Sec. Edition, Acad. Sinica , 992 p. J AMES , M.T., 1977, Superfamily Calliphoroidea. Fam ily Calliphoridae. En: Delfinado, M.D. & Hardy, D.E., A catalogue of the Di ptera of the Orie ntal Region , III:526-556. K ANO , R. & S HINONAGA , S., 1968, Calliphoridae (Insecta: Diptera). 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L EHRER , A.Z., 2006a, Réplique aux cri s de désespoi rs d’un taxonom iste sinistré de St avanger. Fragmenta Dipterologi ca , nr. 3 :22-28. L EHRER , A.Z., 2006b, La famille Bengaliidae sous l’incide nce de l’agression rognésienne et des normes du CINZ. Fragmenta Dipterol ogica , nr. 3 :29-30. L EHRER , A.Z., 2006c, Contributions ta xonomiques et zoogéogra phiques sur la fam ille des Bengaliidae (Diptera). Bull. Soc. ent. Mulhouse , 62(1):1-11. P ONT , A.C., 1980, Family Calliphoridae. En: Crosskey, R.W., Cat alogue of the Dipt era of the Afrotropical Region , 779-800, British Museum , London R OGNES , K., 2006, Bengalom ania - A review of Andy Z. Lehrer’s book on Bengal ia R obineau- Desvoidy, 1830 and related wo rks (Diptera, Calliphoridae). Studia dipt erologica , 12(2): 443- 471. S ABROSKY , C.W., 1999, Famil y-Group Nam es in Diptera, Myia , 10, Leiden. S ENIOR -W HITE , R., A UBERTIN , D. & S MART , J., 1940, Diptera. vol. VI. Fam ily Calliphoridae. En: The Fauna of British India . London, 288 p. V ERVES , Y.G., 2005, A catalogue of Orient al Calliphoridae (Diptera). Int. J. Dipterol ogical Res ., 16:233- 310. Z UMPT , F., 1956, Calliphoridae (Diptera Cyclorrhapha ) Part I: Calliphorini and Chrysom yiini. Explor. Parc Nat. Albert. Miss. G.F. de Witte (1933-1935) , Bruxelle s, 199 p. ----- L’infirmité intellectuelle au rang de « taxonomic specialist » de la Fauna Europaea A NDY Z. L EHRER TAU – Zoologie, Sed. Hanasi H. 49/1, P.O.B . 7049, 21029 Maalot, Israel Email: [email protected] Summary . The intellectual infi rmity with the rank of " taxonomi c specialis t " of Fauna Europaea. One scientifically proves the intellect ual blindness and the incom patibility of t h e " taxonomic specilist " and " group coordinator " of the project Fauna Europaea, Thomas Pape, for the families of Diptera Brachycera. Dans quelques-uns de nos articles (Lehre r, 2006, nr. 1-3) ou observations publiées en différents travaux, nous avons montré que la taxonom ie des Diptères Brachycera du projet « Fauna Europaea » et, surtout, des Sarcophagid ae se trouve aujourd’hui dans les mains d’un homm e qui n’a pas les qualités nécessaires pour cette discipline scientifique. Etant incapable de voir les différences morphologiques, Thomas Pape n’a essay é ni d’entreprendre, par ses propres forces, une vraie étude taxonomique. Il s’est accroché en perm anence aux recherches d’autres auteurs, fait qui s’observe dans sa liste des travaux, ou a interprété une série de données littéraires anciennes et douteuses avec l’ordinateur, pour élaborer un sim ulacre « système phylogénétique » des Sarcophagidae du monde. Parce qu’ainsi il a installé une imm ense confusion « stratégique » dans l’ identification réelle et conforme des espèces de cette famille, son apparente philosophie s’est montrée une simp le fiction, sans aucune base scientifique ou raisonnable. Elle constitue l’expression de son i gnorance et le m anque d’intérêt scientifique, par l’élimination furibonde des taxons valides des illustres diptérologues, par leur pêle-mêle anarchique et erroné ou par l’établissement du principe de l’inutilité des enregistrem ents taxonomiques, à cause de leur lourde charge « mnémotechnique » pour les cerveaux des ignorants. FRAGMENTA DIPTEROLOGICA, 2006, nr. 4 13 Nous avons dévoilé ses procédés qui frisent l’ immoralité et n’ont rien en comm un avec la recherche scientifique et, surtout, sa cécité, qui représente la cause principale de sa graphomanie obsédante, aberrante et inutile. Sûrement qu’il est conscient de ses graves déficiences, incompatibles avec la recherche taxonomique. Mais , il se base sur ses relations d’amitié et sur son illusoire impression que l’ordinateur peut suppléer et dépasser son ignorance. Après avoir démasqué ses modalités « original es » de s’approprier les taxons des autres et ses fausses investigations sur les « lectoty pes » des classiques de la diptérologie, nous avons abordé aussi quelques-unes de ses « recherches taxonomiques ». Ainsi, nous avons constaté ses graves confusions, déterminées notam ment par le m anque du sens de l’observation. Depuis peu de temps nous suivons aussi ses stupidités, expo sées dans le website du projet de la Fauna Europaea, où Pape est arrivé comm e le « group coordinator » des Diptères Brachycera et le « taxonomic specialist » de la fam ille Sarcophagidae. Sur son système, totalement sorti de la s phère de la logique nor male, nous n’insisterons plus. Nous voulons seulement analyser les comm entaires et les synonymes de trois taxons, de son faux sous-genre Heteronychia Brauer & Bergenstamm , 1889 sensu Pape. Dans le website de la Fauna Europaea, ce « specialist » écrit que « Sarcophaga (Heteronychia) depressifrons Zetterstedt 1845 » a comm e sy nonymes les espèces « Heteronychia compactilobata Wy att 1991 (« tentative synonymy ») et « Heteronychia iubita Lehrer 1999 ».. Sur « Sarcophaga depressifrons Zetterstedt » Pape (1986 :307) a encore affirmé qu’elle « is a valid senior synonym of Pierretia obscurata Rohdendorf, 1937, SYN.N. » et, répétant les aberrations de Ringdahl (1945 :208 ; ap . Pape, l.c.), et continue que « Ringdahl’s opinions has, howerver, been overlooked, and the tentative synonymy with Heteronychia rondaniana (Rohdendorf, 1937) by Rohdendorf (1937 :361) has been accepted by Séguy (1941 :96, Roback (1954:67 and Mihalyi (1979:148). » On voit donc, que l’« espèce révisée » par Pape, pour établir un « lectotype ♂ » sur la base d’un seul mâle, d’entre quelques spécimens appartenant – d’après Pape – à « Pierretia sexpunctata (Fabricius, 1805 » ♀ , à « S. depressifrons ♀ » ou à « Helicophagella sp . » ♀ , a été examinée au point de vue littéraire et uniquem ent pour sauver l’espèce de Zetterstedt. Mais, même dans cette situation, il n’a pas été capable d’observer que les espèces considérées par lui comm e synonymes sont des espèces valides et parfaitement distinguées et que les considérations de Ringda hl sont dépourvues de valeur. Cependant, dans un autre trava il, Pape (1988 :17) enregistre Heteronychia rondaniana (Rohdendorf 1937) comm e bonne espèce, en l’équivalant partiellement avec H. depressifrons Zetterstedt. Il dit : « 2 ♂♂ , standig under S. arvorum Meigen in Rondani’s collection (species No. 1020), have been labelled by me as paralectotypes ; one = Sarcophaga (Heteronychia) depressifrons Zetterstedt, 1845 … ». Tous les diptérologistes européens, avant Pape, ont établi que les caractères de la genitalia mâle de H. depressifrons , bien qu’il n’ait jamais existé un m âle, sont ceux qui ont été représentés par Böttcher (1913 :252) pour Sarcophaga arvorum sensu Böttcher, 1913 ou H. rondaniana Rohdendorf, 1937, qui est son vrai nom. Parce que Pape n’a pas représenté la genitalia de son « lectoty pe » inventé et parce qu’il ne peut établir exactement l’identité d’une espèce d’après les femelles, ses affirmations restent du domaine de la fantaisie. La confirm ation de ce fait se dégage de la comparaison des genitalia mâles des espèces H. rondaniana Rohdendorf (= H. depressifrons Auct.) [d’après Séguy (1941), fig. 1 et d’après Lehrer (1967), fig. 2], H. iubita Lehrer, 1999 (fig. 3) et H. obscurata Rohdendorf, 1937 (fig. 4) A propos de l’espèce Heteronychia minima (Rondani, 1862), qui a un holotype ♂ et pour lequel Pape (1988 :11) a « dissected the terminalia », sans connaître et représenter sa genitalia, il s’exprime sous une form e frauduleuse sur l’« identité » de cette espèce : « a species of Sarcophaga Meigen ( Heteronychia Brauer & Bergenstamm), as correctly stated by Verves 14 Infirmité intellectuelle au rang de “taxonomic specialist” Fig. 1 - Sarcophaga depressifrons Zetterstedt Fig. 3 - Heteronychia iu bita Lehrer, 1999 (apud Séguy, 1941) (apud Lehrer, 1999) Fig. 2 – Heteronychia rondani ana Rohdendorf Fig. 4 – Heteronychia obscu rata Rohdendorf, 1937 (= depressifrons sensu Lehrer, 1967) (1986 :157) », pour donner l’impression que Verves aussi est l’adepte de son système fantaisiste, d’après lequel Heteronychia B.B. est un sous-genre du «genre» Sarcophaga sensu Pape. En plus, il ment avec effronterie, car Verves (1986 :157) a introduit S . minima Rondani, 1862 dans le groupe « doubtful species of Heteronychia », recte dans le genre Heteronychia B.B. Comme toujours, il nous laisse croire les fantaisies de ses mots stupides, que « S. minima Rondani, 1862 is a valid name for Sarcophaga (Heteronychia) fertoni sensu Rohdendorf (1937) », ou comm e il a écrit dans le website de la Fauna Europaea, qu’elle a comm e synonymes : Sarcophaga fertoni Villeneuve, 1911 et Pierretia graeca Rohdendorf, 1937. Devant ces incrédibles déformations de la réalité taxonom i que, nous nous dem andons comm ent peut-on avoir la crédibilité scientifique nécessaire dans le projet de Fauna Europaea, qui a un tel farceur ignorant et infirme ? Car, Ctenodasypygia fertoni (Villeneuve) (fig. 5) et C. graeca (Rohdendorf) (fig. 6 ) sont deux espèces très différentes et seulement un aveugle peut les FRAGMENTA DIPTEROLOGICA, 2006, nr. 4 15 Fig. 5 – Ctenodasypygia f ertoni (Villeneuve) Fig. 6 – Ct enodasypygia graeca (Rohdendorf) confondre. En mêm e temps, il faut souligner que Sarcophaga fertoni n’appartient pas au genre Heteronychia B.B., mais au genre Ctenodasypygia Enderlein, 1928. Enfin, quant à l’espèce « Sarcophaga (Heteronychia) tricolor Villeneuve, 1908 », pour laquelle Pape a trouvé dans le website qu’elle a pour synony me « Leclerqiomyia gomezbustilloi Lehrer & Baez, 1986 », on peut faire les remarques suivantes : La seule figure disponible de la genitalia mâ le de cette espèce est celle du « m étaty pe » de Böttcher (1913 :124), qui a été prise par Rohdendo rf (1937 :338) et Séguy (1941 :124). Pape n’a pas réussi à établir un « lectotype » fictif et, pour cela, cette figure (fig.7) constitue la s e u l e possibilité de comparer les espèces affines. Dans son aberrant catalogue sur les Sarcophagidae du m onde, Pape (1996 :328) a considéré que L. gomesbustilloi est une espèce valide. Mais, probablement après le travail de Peris & coll. (1996), il a changé ses opinions, surtout quand il se réfère à mes espèces et il croit dans les stupidité occidentales et non dans les recherches sérieuses d’un roumain. Fig. 7 – Heteronychia tricolo r (Villeneuv e) Fig. 8 – Leclerqio myia gom ezbustilloi Lehrer & Baez, 1986 (apud Seguy,1941) 16 Infirmité intellectuelle au rang de “taxonomic specialist” Fig. 9 – Ctenodasypygia siciliensis (Böttcher) (apud Lehrer 2003) Peris & coll. (1996:26) n’a fait aucune réfé rence aux auteurs mentionnés plus haut, pour identifier leur espèce « Heteronychia (Ctenodasypygia) tricolor (Villeneuve,1908 n. comb.) », mais ils ont exposé l’opinion que Verves (1986 :95) a mis notre espèce en synonymie avec Heteronychia (Ctenodasypygia) siciliensis (Böttcher, 1913). Ils disent encore : « Un análisis más detallado de esta specie y su comparación con ejemplares canarios, nos lleva a su sinonimia con Sarcophaga tricolor Villeneuve, especie que también se segrega aquí del subgénero Pandelleola, en el que estaba situada (Rohdendorf, 1937 :329) ; Verves (1986 :155). Por la configuración de sa genitalia, ambas especies son identicas . » (n. soulig.). Donc, il faut comparer la genitalia de Leclerqiomyia gomezbustilloi Lehrer & Baez (fig. 8) avec celles de Heteronychia tricolor (Villeneuve) (fig. 7) et Ctenodasypygia siciliensis (Böttcher) (fig. 9), pour voir si ces espèces « son identicas » ou non. Malheureusement, de cette « análisis más detallado » ne résulte aucune identité des gen italia, mais plus vite la nébulosité de la taxonomie des aveugles. Dans notre monographie sur les Sarcophagin ae de l’Afrique, nous avons précisé (Lehrer, 2003 :231) l’erreur de Peris & coll., en faisant la synonymie correcte de leur H. (C.) tricolor sensu Peris & coll., 1996. Mais Pape, le cosm ique « taxonomic specialist » de la rock- taxonomie des infirm es, a préféré inverser fraudul eusement cette synony mie dans le website de la Fauna Europaea, en honneur de ses promoteu rs et principaux coordonnateurs du projet. Nous considérons ainsi, encore une fois, que c’est le mom ent de nous demander pourquoi et pour qui ce projet de la Fauna Europaea, est nécessaire, projet qui s’entête de garder certains infirmes intellectuels et incapables, dom inés de haine pour les chercheurs qui s’agenouillent dans le sanctuaire de la science. 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Hanasi H. 49/1, P.O.B . 7049, 21029 Maalot, Israël E-mail : [email protected] Du Museo Nacional de Ciencias Naturales de Madrid, nous avons pu emprunter les quelques Sarcophaginae, identifiées notamm ent par G. Strobl. Ils sont : Sarcophaga subvicina Rohdendorf - 1 ♂ , sans localité, avec étiquette « Sarcophaga carnaria L. det. Strobl ». Boettcheriola agnata (Rondani) - 1 ♂ , Montserrat (Barcelone), VIII.1925, Dusmet. Thyrsocnema belgiana Lehrer - 1 ♂ , Montserrat (Barcelone), 21.VIII.1904, portant l’étiquette « Sarcophaga atropos Mg. V. privigna Rd. ♂ d. Strobl ». Bercaea cruentata (Meigen) - 1 ♂ , Albarraciu, VI.1906 , Arias. 6 Un autre point de vue t axonomique manque de valeur scientifique des supposées recherches et conclusions de certains « réviseurs » simulants. En ce que concerne la collection de Pandellé, « révisée » par T .P . (2004), c’est une véritable source de fantasmagories taxonomiques, en dépit du fait qu’elle comprend beaucoup de mâles avec la genitalia extériorisée. Ses erreurs sont dues, probablement, à deux causes les plus importantes : a) Le CINZ n’est pas actualisé et il a des formulations évasives pour certains articles sur les syntypes, série type, lectotypes etc. et, b) L ’utilisation de certains faux raisonnements personnels de T .P ., par lesquels il a cherché à suppléer les manques du CINZ ou à induire en erreur les chercheurs crédules. Il est devenu de plus en plus clair que l’étude taxonomique des insectes a beaucoup évolué et que, par l’application des nouveaux moyens d’investigations, qui ont mis en valeur d’autres caractères (la genitalia) que ceux considérés d’habitude de morphologie « externe », certaines normes du CINZ sont maintenant plus ou moins inadéquates ou incomplètes. Par exemple, les articles 72.4 et 73.2, qui nous donnent l’image que la série type comprend seulement les spécimens du même taxon du niveau espèce. Ainsi, « la série type d’un taxon nominal du niveau espèce comprend tous les spécimens inclus par l’auteur dans le nouveau taxon nominal […], à l’exception de ceux qu’il exclut expressément de la série type [Art. 72.4.6] ou qu’il désigne […] comme des variations distinctes, o u e n c o r e q u ’ i l attribue avec doute au taxon » [Art. 72.4.1]. La seule allusion peu claire sur la possibilité de l’existence de quelques espèces à l’intérieur d’une série type est donnée dans l’article 72.4.2, qui dit : « Si un nouveau taxon nominal du niveau espèce est fondé, en tout ou partie, sur une erreur d’identification publiée par l’auteur précédent, la série type comprend ou inclut le ou les spécimens mal identifiés en question, que l’auteur du nouveau taxon nominal y fasse référence directement ou par le biais d’une illustration ou d’une description […] ». Mais, cette allusion ne se réfère pas ou n’indique pas les formulations et les actions qui doivent être faites dans le cas d’une série type multispécifique, qui est étudiée et séparée en espèces nouvelles, parce qu’elle exprime implicitement le concept que la série type est unispécifique. Ainsi, parce que dans la collection de Pandellé T .P a trouvé seulement un mâle de Sar cophaga congrua Pandellé, sans savoir si ont existé ou non encore plusieurs spécimens, il (2004 :25) l’a considéré comme « Holotype † » de cette espèce, bien qu’il la mette en synonymie avec Sar cophaga crassimar go Pandellé, comme tous les auteurs contemporains. Mais, pour cette dernière, qui est représentée par 5 †† et 1 ‡ , il établi encore un « lectotype † ». Donc, dans la conception confuse de T .P ., l’espèce S. crassimar go Pandellé a un holotype † , un lectotype † et 6 paralectotypes. En plus, S. congrua a les pièces de la genitalia montées dans un peu de baume du Canada et le lectotype de S. crassimar go Pandellé a la « terminalia extended and fully visible » . Les autres 6 mâles de la dernière, qui se trouvent dans le matériel additionnel, ne sont pas genitalisés et appartiennent à la collection de Gobert. Mais, qui peut prouver que les premiers spécimens sont vraiment les syntypes de Pandellé ? Et pourtant, il n’a pas eu la curiosité scientifique d’étudier ces deux taxons nominaux pour vérifier si ces deux espèces sont réellement synonymes ou non, car Pandellé a été un assez fin observateur , même des genitalia mâles ! Pour Sar cophaga laciniata Pandellé, T .P , établi 1 † génitalisé comme « lectotype † » et 4 †† sans étiquettes, comme « paralectotypes », qui appartiennent à la collection Gobert. Cette espèce est considérée comme un synonyme de S. subulata Pandellé. Pour 1 † de cette dernière, il FRAGMENT A DIPTEROLOGICA, 2006, nr . 5 7 désigne aussi un « lectotype † » et mentionne 2 †† « paralectotypes » sans la genitalia extériorisée et du matériel additionnel, comme « conspecific with the lectotype » . Si les espèces des Sarcophagines ne peuvent être identifiées sans l’examen attentif de leur genitalia mâle, comment peut-il af firmer d’une manière aussi irresponsable, que ces mâles sont conspécifiques avec le « lectotype » de S. subulata et comment peut-il confirmer la synonymie de celles-ci sans aucune recherche. Car , je souhaite savoir exactement si les espèces mises en synonymie par les compilateurs sont réelles ou non, et ce « réviseur » a été obligé d’étudier leurs genitalia et non seulement de copier les af firmations anciennes sans valeur . De ces exemples on voit que la « révision » de T .P . a été une simple graphomanie paranoïaque, dans laquelle il a tenu avec une ténacité anormale à se citer un nombre infini de fois, sur chaque page, en disant « as correctly listed by Pape (1996) » , mais qui n’exprime pas la science de sa tête, parce qu’il a copié ces listes de synonymes d’après les auteurs antérieurs. Car , ayant la possibilité d’étudier la « collection » de Pandellé, il n’a été capable d’élucider aucun statut des espèces trouvées et discutées, restant toujours dans la posture d’un farceur , avec les principes taxonomiques d’il y à 100 ans. Dans ma longue expérience, je peux of frir et j’ai offert beaucoup d’exemples d’espèces nouvelles trouvées dans les séries types des Sarcophagines afrotropicaux de la collection de Zumpt ou identifiées par lui. Mais T .P ne peut s’engager dans un travail taxonomique réel, et préfère débiter des sornettes, qui confirment les recherches antérieures « classiques », mais qui ont le rôle de lui donner une fausse priorité [ « as correctly listed by Pape (1996) » ] dans son aberrant catalogue. Parce que la découverte d‘espèces nouvelles dans le matériel diptérologique ancien (mais aussi dans celui actuel) est très fréquente aujourd’hui, nous croyons que les notions et les normes du CINZ sur les porte-noms et autres doivent être actualisées avec des éléments précis. Egalement, les porte-noms d’après une illustration (art. 74.4) doivent être mieux précisés et ne plus permettre les interprétations subjectives et menteuses, comme celles de T .P . (2004 :39) d’après l’illustration de Böttcher (1913, fig. 72) ou Séguy (1941 :130, fig. 168) de la genitalia de Sar cophaga pauciseta Pandellé. Il faut préciser qu’est nécessaire aussi la justification de chaque sélection ou désignation des types porte-noms, non seulement par les éléments formels (de provenance, de l’état des spécimens, de leur nombre et des localités), mais par les études morphologiques modernes et les illustrations correctes des caractères et notamment des genitalia. Car , en dépit de la nébulosité de ses digressions, l’illustration correcte de S. pauciseta Pandellé est donnée par Böttcher (1913, fig. 72) et confirmée par l’illustration de Rohdendorf (1925 :53 et 1937 :378, fig. 503-504), et non par la figure malformée de Séguy (1941 :139, fig. 168). Ainsi, l’article 74.3 doit avoir des explications plus amples et concrètes, à savoir , en quoi consiste l’ « obligation de désignation individuelle » des lectotypes et la désignation qui « doit être motivée par la définition de ce taxon » . Référ ences B ÖTTCHER , G ., 1913, Die männliche Begattungswerkzeuge bei dem Genus Sarcophaga Meig. und ihre Bedeutung für die Abgrenzung der Arten. Deutsche Ent. Zeitschr , 1-16. L EHRER , A.Z., 1967, Espèces nouvelles du genre Sarcophaga Meigen (Fam. Sarcophagidae, Diptera). Zool. Anzeig., 178(3/4):210-219. L EHRER , A,Z., 2000, Point de vue critique sur le statut de Sarcophaga carnaria (Linnaeus, 1758) (Diptera, Sarcophagidae). Bull. Soc. ent. Mulhouse, 27-29. L EHRER , A.Z., 2004, Histoire imaginaire de la nomenclature de Musca carnaria Linnaeus, 1758 (Diptera, Sarcophagidae). Bull. Soc. ent. Mulhouse, 60(2) :29-32. P APE , T ., 1986, A revision of the Sarcophagidae (Diptera) described by J.C. Fabricius, C.F . Fallen and J.W . Zetterstedt. Ent. scand., 17:301-312, Copenhagen. P APE , T ., 1988, A revision of the Palaearctic Sarcophagidae (Diptera) described by C. Rondani. Stuttgarter Beitr . Naturk., Ser . A, nr . 416, 22p. 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Pape, on met en évidence certaines normes du CINZ qui ne correspondent pas aux recherches actuelles ou qui contiennent beaucoup de formulations contradictoires ou incorrectes et qui doivent être modifiées dans une future édition. On prouve que le catalogue de cet auteur n’exprime aucun « système » des Sarcophagidae, étant une simple compilation illogique, non scientifique et non conforme au CINZ. Summary . Making the analysis of the “taxonomic system” being wrong of T . Pape, one highlighted certain standards of ICZN which do not correspond to current research or which contains many contradictory or incorrect formulations and which must be to modify in a future edition. It is proven that the catalogue of this author does not express any “system” of Sarcophagidae, being a simple illogical, nonscientific compilation and not conforms to the ICZN Celui qui a une expérience plus longue et plus riche dans la taxonomie, sait que le développement d’un groupe entomologique se réalise par les études de morphologie, de plus en plus amples, sur les espèces connues et par l’identification des espèces nouvelles. Les noms scientifiques de tous ces taxons de base sont l’expression du principe de la nomenclature binominale (CINZ, art. 5.1), d’après lequel : « Le nom scientifique d’une espèce [ … ] est la combinaison de deux mot s (un binom), le premier étant appelé le nom générique et le second l’épithète spécifique (ou le nom spécifique). Le nom générique doit prendre une majuscule ; l’épithète spécifique doit commencer par une minuscule [Art. 28]. » Dans le cas de l’utilisation d’un mot intercalé subgénérique ou subspécifique, le CINZ souligne que l’épithète « n’est pas compté comme l’un des mot s du binom ou du trinom » (art. 6.1) et que « de telles épithètes intercalées [ … ] ne sont pas comptées dans le nombre de mots d’un binom ou d’un trinom » [art. 6.2]. Pour la compréhension parfaite de notre problématique, il faut rappeler que le trinom, dans 8 Nomenclature binaire FRAGMENT A DIPTEROLOGICA, 2006, nr . 5 9 les raisonnements du CINZ se réfère, presque exclusivement et en contradiction, avec la notion de « sous-espèce » et non à celle de « sous-genre ». Dans son glossaire, il est défini comme la « combinaison d’un nom générique, d’un nom spécifique et d’un nom subspécifique, qui, ensemble, constituent le nom scientifique d’une sous-espèce [Art. 5.2]. » . Car , est-il vraiment un « nom scientifique d’une sous-espèce » ou « n’est pas compté comme l’un des mots du binom ou du trinom » ? Mais, nous ne comprenons pas quelle est la signification du « nom subgénérique valide », donnée par le CINZ (Rec. 6A), s’« il n’est pas compté comme l’un des mots du binom ou du trinom » [art.6.1]. Bien que la pratique d’intercaler les épithètes sous-génériques est assez fréquente, surtout dans les derniers temps (V erves, Pape etc.), le CINZ n’a pas analysé suf fisamment leurs conséquences et significations. Il a exprimé avec des termes très généraux et assez vagues, par la Recommandation 6B, que les épithètes intercalés précisent « la signification t axinomique » donnée par un « zoologiste qui désire désigner un agrégat correspondant à l’un des rangs additionnels mentionnés dans l’Article 6.2 ». T outes les dispositions du CINZ sur l’épithète subjectif « sous-générique » sont applicables exclusivement aux espèces types des genres et sous-genres nominaux et non pas à d’autres épithètes sous-génériques (art. 66-70). Ainsi, l’article 67.10 prévoit, dans une rédaction assez confuse que : « Si deux ou plusieurs taxons nominaux du niveau genre sont réunis dans un unique t axon taxinomique de ce niveau, leurs espèces types respectives demeurent inchangées (sous réserve des dispositions de l’Article 23, le nom valide de ce t axon taxinomique est celui du taxon nominal composant qui a le nom potentiellement valide le plus ancien » Par cette rédaction il en résulte que tous les sous-genres d’un « t axon taxinomique » imaginaire (encore une notion pléonastique et précieuse, mais sans aucune logique et utilité scientifique, parce qu’elle représente toujours des erreurs taxonomiques), sont dépourvus de valeur réelle, qu’ils sont des synonymes du taxon nominal valide, bien qu’ils aient des espèces types valides, ont été et sont restés des taxons zoologiques objectifs, très bien précisés. Ainsi T . Pape, dans son catalogue sur les Sarcophagidae (1996) et dans la liste des espèces du projet Fauna Europaea (http://faunaeur .org/species_list.php), introduit dans son monstrueux « genre Sar cophaga » sensu Pape, 1996 non seulement le genre nominal Sar cophaga Meigen, 1826 avec valeur de « sous-genre », mais aussi un très grand nombre d’autres sous-genres génériques, avec leurs espèces types très distinctes et appartenant aux taxons « zoologiques » très bien caractérisés au point de vue morpho-structural et phylogénétique. En même temps, dans beaucoup de ses sous-genres fantaisistes, il a encore introduit une série d’unités génériques distinctes dans la synonymie de ceux-ci, sans aucun discernement ou justification. Ainsi, il expose dans ce catalogue sa conception de compilateur non qualifié, dans lequel « the genus Sarcophaga sensu lato, which here contains 790 valid species arranged in 133 subgenera » pour le monde entier et 201 espèces et 21 sous-genres pour la faune d’Europe. Par ce procédé « conceptually and mnemotechnically » (1996 :9), T .P . n’a pas respecté les prévoyances du CINZ art. 23.2 et art. 23.3, qui imposent la synonymie de tous les noms intercalés et, donc, l’exclusion de ses épithètes préférentiels, qui ne font pas partie de la nomenclature binaire des taxons. Pour cela, l’entier mimétisme taxonomique et nomenclatorial de T .P . doit être éliminé, et par le fait que ces noms « intercalés » par lui représentent des groupements d’espèces collectives (ou agrégats) qui, par définition, sont considérés comme un « ensemble de populations naturelles interfécondes, bien que présentant de grandes dif férences morphologiques » [http:/ /web.ujf-grenoble.fr/JAL/Choler/BDE/glossair .htm]. Mais, pour soutenir et, surtout, pour propager une telle aberration, T .P . doit prouver premièrement la réalité de l’interfécondité des espèces de ses agrégats, introduits dans le genre Sar cophaga sensu Pape, 1996 et ne pas dire « des vertes et des pas mûres ». 10 Nomenclature binaire Normalement, par l’analyse des caractères semblables et dif férents des espèces, les spécialistes procèdent aux groupements supérieurs, aux genres, qui peuvent suggérer plus ou moins leur parenté phylogénétique dans le cadre de la famille. Il est presque inutile de rappeler que la sélection des caractères du niveau générique doit être très scrupuleuse et très bien relever leur stabilité héréditaire. Car , non seulement une fois, dans la classification des divers auteurs anciens ou plus « conservateurs », la variabilité individuelle de la pilosité, de la chétotaxie ou de la chromatique de certaines zones somatiques, ont été à la base des dif férentiations subjectives des groupes génériques. Devant ces caractères s’est imposée la nécessité d’utiliser d’autres caractères morpho-structuraux de grande stabilité. Ceux-ci nous donnent implicitement et avec beaucoup de fidélité l’image du degré de parenté des espèces à l’intérieur d’un genre et éliminent les erreurs des caractères fluctuants individuels. Ce fait est devenu de plus en plus actuel dans de nombreuses familles d’insectes, qui présentent aussi une convergence particulière des traits somatiques « extérieurs » (par exemple, Sarcophagidae, Calliphoridae, Bengaliidae etc.) La limitation de l’intérêt du chercheur , seulement aux caractères variables, très accessibles, exclue justement la mise en évidence des éléments de valeur taxonomique, qui peuvent justifier la séparation ou l’inclusion des espèces dans divers taxons génériques. C’est pourquoi, les spécialistes ont trouvé dans les structures de leur exosquelette et, notamment, dans la morphologie des genitalia mâles des diptères, les caractères les plus stables au point de vue héréditaire et les plus clairs pour les différenciations taxonomiques au niveaux des espèce et genres. Il est évident que, la valeur des genitalia mâles ne peut être mise en doute, d’autant plus que ses structures ont une importance particulière exactement dans le processus de perpétuation des espèces. Par la morphologie comparée des structures génitales on est arrivé à la sélection de certains éléments sûrs pour le groupement des espèces en genres et pour l’établissement des types génériques des structures phallosomiques. Ainsi, le plus illustre connaisseur des Sarcophagidae, Boris B. Rohdendorf, a réussi à fonder les bases d’un système taxonomique moderne, raisonnable et en même temps phylogénétique, sans exclure les éléments somatiques synapomorphes. Nous n’insisterons pas sur les personnalités qui ont eu l’intuition de l’importance des genitalia mâles pour l’identification des espèces de Sarcophagidae. Car , si Pandellé a été parmi les premiers qui ont comprit les dif férences spécifiques à ce niveau, il ne constitue pas un pionnier dans l’histoire de la connaissance des genitalia, parce qu’il n’a pas justifié et illustré leur morphologie. Egalement, Böttcher (1912-1913), qui a posé le fondement de ce chapitre dans la taxonomie de la famille, est trop schématique et, en même temps, assez confus. Les genitalia mâles doivent être illustrées très correctement, avec tous les détails morphologiques spécifiques, pour pouvoir surprendre les caractères généralisateurs au niveau du genre. On doit répéter encore une fois qu’après les contributions exceptionnelles de Rohdendorf, la connaissance de la famille des Sarcophagidae et de son système taxonomique se sont enrichis dans les dernières huit décennies par les études de Baranov , Cepelak, Dodge, Fan Zi-de, Grunin, Hall, Kano, Lopes, Roback, V erves, Zumpt etc., à l’exception de l’amateur français E. Séguy (1941). Dans leur article, Lopes, Kano, Shinonaga & Kurahashi (1971) ont souligné spécialement le grand prestige de Rohdendorf, qui, par son travail sur la faune de l’URSS (1937), a établi 209 espèces dans un grand nombre de genres (beaucoup de ses sous-genres étant élevés ultérieurement au rang de genres) pour la région paléarctique et qui « nesto trabalho a genitália das machos fornece os principais caracteres parra o arranjo sistemático e o Autor demonstra que êste arranjo é evidentemente muito proximo ao sistema natural » . Mais, si le progrès dans la taxonomie entomologique, y compris la famille des Sarcophagidae, a évolué normalement, logiquement, du simple au complexe, pourquoi des chercheurs simulants, FRAGMENT A DIPTEROLOGICA, 2006, nr . 5 1 1 qui miment un système taxonomique par des moyens inverses existent-ils aussi ? Ainsi, T . Pape, après sa première contribution faunistique sur les Sarcophagides de Fennoscandia et Danemark (1987), réalisée plus ou moins en conformité avec la taxonomie actuelle, a commencé la « révision » littéraire inverse des taxons du « monde », de la famille à l’espèce. Etant dépourvu d’un véritable esprit de recherche et de sens d’observation scientifique, il n’a pas été et n’est pas capable d’utiliser le microscope pour distinguer les différences spécifiques réelles, ni d’après la description des caractères somatiques habituels et ni d’après les images schématiques confuses des genitalia mâles. Mais il n’a pas été et il n’est pas capable d’entreprendre même une investigation personnelle originale de laboratoire. Dans cette situation, il a fait les confusions taxonomiques les plus grossières aux niveaux d’espèces et de genres, en les invalidant ou en les incluant dans des unités les plus hétérogènes. Malgré cela, sa fanfaronnade menteuse s’est concrétisée en permanence par un langage paranoïaque versatile, sans aucun support raisonnable ou factice et, surtout, par son infiltration brutale et dépourvue de modestie dans diverses forums scientifiques. Par la compilation de son catalogue étrange, stupide et totalement non scientifique, T .P . s’est imaginé avoir créé l’unique et le plus valeureux système « phylogénétique » (?!) des Sarcophagides du monde. En réalité, il n’a pas créé ce qu’on nomme un système taxonomique ou phylogénétique de cette famille, son catalogue étant, d’après ses mots des premières lignes (1996 :5) : « a cat alogue listing all named species of the family Sarcophagidae (flesh flies) and their known distribution. This includes a listing of all names, available as well unavailable, that have been proposed for or applied to genus-group and species-group t axa within the family ». En donnant une interprétation tout à fait personnelle aux notions de « genus-gr oup » et « species-gr oup » , il s’éloigne d’une manière malhonnête de son but initial et commence à « réorganiser » les taxons de la famille sur la base d’une « taxonomic strategy of keeping the number of valid genera low within a concept of strict monophyly » (1996:9). Son « système » ne se base pas sur une recherche réelle de la « monophylie » des genres connus, parce que T .P ne sait pas ce qu’est la monophylie , mais sur le fait reconnu qu’il est incommodé par le grand nombre de genres, ce qui l’a déterminé à les comprimer anarchiquement en sous-genres, en « agrégats » dévalorisés. Il dit : « It should be stressed, however , that the present generic classification [classification imaginaire de T .P . - n.n.] differs from that presented in the regional cat alogues largely due to a broader concept of many genera and as such is uncontroversial in a phylogenetic sense. Some of the larger genera have been divided into a number of possibly monophyletic subgenera on conceptual grounds and if “distinct” grouping were apparent ». La vérité est toute autre. Il n’a pas divisé les grands genres en sous-genres, mais il a dévalorisé les vrais genres, en les incluant dans ses genres fantaisistes, sans aucune justification « conceptuelle » biologique et sans aucun contrôle de la phylogénie des taxons. Ainsi, sa « classification » est totalement artificielle, hallucinante et très éloignée de la taxonomie. T .P . n’a pas commencé par l’étude des espèces et des caractères qui les définissent au point de vue taxonomique, parce qu’il ne les connaît pas et n’est pas capable de vérifier leur groupement réel dans les unités valides. Il a dégradé les genres, établis par les plus compétents connaisseurs, au niveau des sous-genres non significatifs, qui entrent (théoriquement) dans la synonymie de ses genres artificiels. Egalement, en considérant que la connaissance des taxons de Sarcophagides est arrivé au punctus terminus, il a été et il reste incapable de s’imaginer que les recherches actuelles ont montré que nous sommes seulement dans une situation temporaire des genres « monotypiques », situation déterminée par l’insuf fisance de nos recherches faunistiques, fait prouvé par nos 12 Nomenclature binaire contributions sur les espèces afrotropicales (Lehrer , 2003 etc.). En même temps, par son désordre taxonomique général dans la famille des Sarcophagidae, même les données zoogéographiques ne sont plus utilisables. Car , dans son mélange anarchique d’espèces et de genres, leurs distributions ont été aussi amalgamées, sans aucune possibilité de comprendre leurs vraies régions d’existence. Pour refléter la diversité générique et l’impossibilité d’accepter leur synonymie ou dégradation à la situation d’« agrégats du « genre Sar cophaga » » sensu Pape, nous présentons les images des genitalia d’une petite série de 15 genres valides (fig. 1). Par leurs structures morphologiques on confirme aussi leur incompatibilité dans un processus de copulation inter- agrègats, donc la négation d’une interfécondité. Cependant, par son verbiage illogique, menteur , paranoïaque et non conforme avec les normes du CINZ, il cache justement sa tendance immorale d’approprier , sous son nom, beaucoup de réalisations des chercheurs antérieurs. Lisez s’il vous plait, avec attention, les pages 57-70 de son catalogue et vous serez consternés de constater combien de taxons altérés ont été subtilisés par cet imposteur , seulement sur des bases littéraires : « new names » (35), « new synonyms » (41), « new specific synonyms » (68), « new status as subgenera » (134), « new combinations » (88). Malheureusement, ces malformations « conceptuelles » de T .P . sont admises, sans vérification et sans l’intention d’ ê t r e vérifiée sa zéro-compétence, par les initiateurs du projet de la Fauna Europaea, qui sont ses amis ou anciens membres de sa commission de doctorat, qui l’ont promu comme « taxonomic specialist » et « group coordinator » des Diptères Brachycères du projet et l’ont accompagné formellement par deux honorables personnalités comme « associate specialists » (V .A. Richter et C. Bystrowski), mais qui ne sont pas des spécialistes pour les Sarcophagidae. A la suite de nos observations, nous croyons que la Commission International de Nomenclature Zoologique doit tenir compte immédiatement tant des remaniement et clarification des normes et certaines notions du CINZ (ed. IV , 2000), en fonction des progrès de la taxonomie actuelle, que de l’élimination des aberrations taxonomiques exposées dans les travaux de T . Pape. Référ ences L EHRER , A.Z., 2003, Sarcophaginae de l’Afrique (Insecta, Diptera, Sarcophagidae). Entomologica , Bari, 37 :5-528. P APE , T ., 1987, The Sarcophagidae (Diptera) of Fennoscandia and Denmark. Fauna Ent. Scandinavica , 19:1-203 P APE , T ., 1996, Catalogue of the Sarcophagidae of the world (Insecta:Diptera). Mem. Ent., Intern ., 8:1-558. L OPES , H.S., K ANO , R., S HINONAGA , S. & K URAHASHI , H., 1971, Importancia do conhecimento da fauna oriental para a comprehensão do sistema natural dos Sarcophagidae (Diptera), especialmente o dos neotropicais. Arquivos do Museu Nacional, LIV :27-28. R OHDENDORF , B.B., 1937, Fam. Sarcophagidae (P . 1), Faune de l’URSS , 19:1-500. S ÉGUY , E., 1941, Etudes sur les mouches parasites. 2. Calliphorides, Calliphorines (suite), Sarcophagines et Rhinophorines de l’Europe occidentale et meridionale. Encycl. Ent., Ser . A , 21 :1-436. FRAGMENT A DIPTEROLOGICA, 2006, nr . 5 13 Fig. 1 Annefrankia Lehrer ; Boettcheriola Rohdendorf ; Discachaeta Enderlein Heter onychia B & B; Liosar cophaga Enderlein; Macabiella Lehrer; Rosellea Rohdendorf ; Sar cophaga Meigen ; Pandelleana Rohdendorf ; S tackelber geola Rohdendorf; Y er ohama Lehrer; Lucyphalla Lehrer; Boettcherisca Rohdendorf; Dasysceloctis Enderlein; Zombanella Lehrer . 14 Thyrsocnema kentejana Rohdendorf Thyrsocnema kentejana Rohdendorf (Diptera, Sarcophagidae) n’est pas une espèce eur opéenne A NDY Z. L EHRER Email : [email protected] Resumé . Sur la base des structures des genitalia mâles des espèces du genre Thyrsocnema Enderlein, l’auteur a établi la vraie morphologie génitale de l’espèce Th. kentejana Rohdendorf, 1937. Ainsi, il a pu montrer qu’elle est une espèce propre aux régions de l’Asie centrale et qu’en Europe se trouvent les espèces Th. lapponica T iensuu, 1939 et Th. niculescui Lehrer , 1994. Summary . On the basis of structure of the male genitalia of the species of the genus Thyrsocnema Enderlein, the author established the true genital morphology of the species Th kentejana Rohdendorf, 1937. Thus, it could show that it is a specific species to the areas of the Central Asia and that in Europe are the species Th lapponica T iensuu, 1939 and Th niculescui Lehrer , 1994. Contrairement aux opinions de V erves, Povolny et Pape, le genre Thyrsocnema Enderlein, 1928 comprend jusqu’à présent 7 espèces paléarctiques : Th. belgiana Lehrer 1976, Th . corsicana V illeneuve 191 1, Th. incisilobata Pandellé 1896, Th. kentejana Rohdendorf 1937, Th . lapponica T iensuu 1939, Th. niculescui Lehrer 1994 et Th. solitaria Povolny 1998. Parmi celles-ci, seules Th. corsicana , Th. incisilobata et Th. solitaria ont les caractères des genitalia mâles très distincts et qui ne peuvent pas être confondus, tandis que les autres présentent des structures génitales assez dif ficiles à être différenciées au point de vue morphologique pour les chercheurs non habitués aux identifications microscopiques. V raiment, ces espèces ont un type de structure générique du phallosome bien défini et leurs différences spécifiques peuvent être remarquées seulement par une comparaison correcte des lobes membranaux, de la partie apicale de l’acrophallus, de l’insertion des filaments apicaux etc, tout cela en corrélation avec la forme des cerques. Un examen rapide et sous stéréomicroscope des genitalia extériorisées, comme on procède habituellement, surtout quand on ne connaît réellement les espèces du genre Thyrsocnem,. et quand on essaie de baser la vérification des spécimens par la confrontation des dessins schématiques et inexacts de la littérature, cela ne donne pas une identification réelle. Ainsi, les confusions taxonomiques sont abondantes dans les travaux récents des auteurs mentionnés et certains de ceux-ci font aussi dif férents commentaires arrogants, et stupides, à l’adresse des chercheurs qui s’efforcent de dépasser l’agressivité de leur ignorance. Th. kentejana Rohdendorf constitue apparemment l’objet des plus grandes diver gences d’opinions et confusions taxonomiques, non parce que les auteurs ne voient pas les dif férences spécifiques des structures génitales mâles par rapport aux taxons affins ; mais dans ce cas, comme dans beaucoup d’autres de la famille des Sarcophagidae, ils ne veulent pas voir ces dif férences, parce qu’elles n’ont pas été élaborées par leur tête et ils s’imaginent que s’ils les acceptent, leur faux prestige international tombe. On sait que Th. kentejana a été décrite par Rohdendorf (1937 :174) d’après un seul spécimen mâle, de la Mongolie du Nord, Sutszukte, Kentek, 1-5.VI.1925. Il a dessiné correctement son phallosome (fig. 1), qui présente la partie apicale de l’acrophallus très proéminente et délimitée de la base de celui-ci, les lobes membranaux très longs et les lobes paraphalliques ventraux qui dépassent beaucoup le point d’insertion des filaments acrophalliques. Cette espèce n’a jamais été identifiée correctement. Il semblait que Fan Zi-de, qui a reproduit les dessins de Rohdendorf dans la première édition (1965) de sa monographie sur les diptères de FRAGMENT A DIPTEROLOGICA, 2006, nr . 5 15 Fig.1 Thyrsocnema kentejana Rohdendorf (selon Rohdendorf, 1937) Chine, l’a retrouvée. Mais, dans sa deuxième édition (1992 :681, fig. 1346) il a donné les dessins d’une espèce dif férente sous le même nom. V erves, Povolny et Pape n’ont jamais connu Th . kentejana en Russie ou en Europe. Même après la réhabilitation de Th. lapponica T iensuu, 1939 et la description de l’espèce européenne Th. niculescui Lehrer , 1994 sur la base de fines recherches microscopiques. Malheureusement, un mâle de ces spécimens appartient à Th. lapponica T iensuu et seulement le deuxième mâle est Th. kentejana Rohdendorf. Ainsi, nous avons pu illustrer la genitalia de celui-ci (fig. 2) et la comparer correctement avec les genitalia des autres espèces affines. Fig. 2 Thyrsocnema kentejana Rohdendorf. A, cerques et paralobes ; B, distiphallus ; C, prégonites ; D, postgonites (original). Fig. 3. T ypes génériques de phallosome: D, Kar ovia hir ticrus (Pand.); E, Parabellieria melanura (Meig.); F, Y er ohama dr eyfusi (Lehrer). La seule espèce encore non élucidée est « Bellieria r ohdendorfi Grunin, 1964 », parce qu’on doit mieux connaître ses caractères phallosomiques. V erves (1993:318, fig. 502) croit qu’elle doit être introduite dans le genre Hellicophagella et le sous-genre Parabellieria V erves; T .P . (1996:318) et B.B.&P . (1997:394, fig. 1) l’introduisent dans le genre Sar cophaga (Helicophagella) et même dans « melanura group », donc dans la même entité Parabellieria . Mais, les aspects les plus intéressants concernant la taxonomie et la nomenclature de cette espèce sont liés à la méthodologie de certains « taxonomic specialists » simulants d’approprier les taxons des autres auteurs sérieux, par divers « trucs » homonymiques et sans le moindre ef fort scientifique. Ainsi, on peut comprendre facilement, la technique et la motivation de T .P ., pour la suppression des genres valides de Sarcophagides et leur compression dans le monstrueux genre Sar cophaga sensu Pape, avec plus de 1500 espèces. On sait que le C.I.N.Z. (art. 53.3) définit ainsi l’homonymie au niveau de l’espèce: « Si plusieurs noms disponibles du niveau espèce ont la même épithète terminale, ils sont « homonymes » s’ils ont été établis à l’origine dans le même genre (« homonymes primaires »), ou si leurs épithètes terminales ont été subséquemment combinées avec le même nom générique (« homonymes secondaires »). » Sur la base du principe d’homonymie, l’article 57.3.1 dit: « Deux épithètes identiques établies pour des taxons nominaux dif férents sont homonymes secondaires si elles ont été combinées par la suite avec le même nom générique [Art. 53.3]. L ’épithète la plus récente est non valide … » 4 Les « trucs » homonymiques du « groupe Helicophagella » FRAGMENT A DIPTEROLOGICA. 2006, nr . 6 5 Ainsi, par indexation des espèces de Sarcophagides, T .P . a observé que beaucoup de spécialistes ont dédié à B.B. Rohdendorf, un grand nombre d’espèces, en hommage pour son exceptionnelle valeur scientifique, mais qui appartient à d’autres genres valides. Dans ce cas, existe seulement une homonymie apparente et l’article 59.2 exprime clairement que : « si les taxons en question ne sont plus considérés comme congénériques, l’épithète plus récente ne doit pas être rejetée, même si l’une des épithètes avait été combinée à l’origine avec le genre présentement employé pour l’autre. » Il est très claire que seulement par l’élimination de tous les genres valides, les espèces peuvent entrer dans la concurrence synonymique et homonymique de l’intérieur du genre Sar cophaga sensu Pape, 1996. Ainsi, pour le nom « rohdendorfi », cette abasourdissante nullité a trouvé les taxons « homonymes secondaires » suivants : - Bellieria (Bellieria) r ohdendorfi Grunin, 1964; - Sarcophaga (Sar cophaga) subvic ina ssp. r ohdendorfi Baranov , 1941 (et non S . r ohdendorfi Baranov , comme désir T .P .); - Sar cophaga r ohdendorfi Salem, 1936; - Parasar cophaga r ohdendorfi Baranov , 1938 ; - Pierr etia r ohdendorfi Povolny & Slameckova, 1959. Pour cela, il a enregistré les espèces citées plus haut soit avec leurs synonymes « disponibles » (cf. art. 60.1), soit avec les nouveaux noms de subtilisation (cf. art. 6).3), par exemple: Sar cophaga (Heter onychia) bor odorf Pape, 1966 (1996:324) ou Sar cophaga (Sar cosolomonia) r ohdendorfia Pape, 1996 (1996:404). Comme T .P . n’a fait qu’un enregistrement automatique formel des taxons et non un travail scientifique, il n’a pas été capable de voir que ces homonymes ne sont pas réels et, en conformité avec l’article 59.4, ils doivent être rétablis, vers l’honneur des auteurs de droit. Mais, avant tout, son entière tromperie taxonomique doit être rejetée, pour ne pas polluer le travail normal et créateur des chercheurs sérieux. Nous n’avons pas un espace suffissnt pour montrer graphiquement les aberrations de T .P et des autres, mais il faut signaler les faits taxonomiques suivants : Pour Pierr etia r ohdendorfi Povolny & Slameckova, 1959, T .P . établi (1996:324) le nom nouveau Sar cophaga (Heter onychia) bor odorf Pape, 1996, parce que l’espèce est « junior secondary homonym of Sar cophaga rohdendorfi Salem, 1936 , Parasarcophaga r ohdendorfi Baranov , 1938 and Sarcophaga r ohdendorfi Baranov , 1941 » , en oubliant d’écrire aussi Bellieria r ohdendorfi Grunin, 1964, mentionnée à d’autres espèces. Mais, dans le genre valide Heter onychia B.B., l’espèce r ohdendorfi Povolny & Slameckova, 1959 n’a aucun concurrent homonymique et, en plus, ce genre a comme espèce type H. chaetoneura B.B. (= Sar cophaga dissimilis Meigen) et non Musca carnaria Linnaeus, comme le genre Sar cophaga Meigen (fig. 4-5). D’ici résulte fermement que Heter onychia r ohdendorfi (Povolny & Slameckova, 1959) est une espèce valide, qui ne peut être renommée, parce qu’elle n’appartient pas au genre Sar cophaga Meigen et bénéficie de l’article 59.4 CINZ, d’après lequel: « Si un nom du niveau espèce a été rejeté, après 1960, pour raison d’homonymie secondaire, il doit être rét abli comme valide par quiconque considère que les taxons homonymes n’appartiennent pas au même genre, sauf s’il est non valide pour quelque autre raison ». L ’espèce Parasar cophaga r ohdendorfi Baranov , 1939 a été enregistrée par T .P (1996:358) sous le nom Sar cophaga (Liosarcophaga) solomonica V erves, 1982, pour les mêmes ar guments homonymiques vus plus haut. 6 Les « trucs » homonymiques du « groupe Helicophagella » Fig. 4. Spatulapica r ohdendorf i Pov .&Slam. Fig. 5. Sar cophaga carnaria (Linnaeus) (selon Povolny & Slameckova, 1967) (selon Lehrer , 2003) Fig. 6. Liosar cophaga r ohdendorfi (Baranov) Fig. 7. T ransvaalomyia r ohdendorfi (Salem) (selon V erves, 1991) (selon Salem, 1936) Il est vrai que, d’après la structure de sa genitalia mâle, l’espèce de Baranov entre dans le genre Liosar cophaga Enderlein (fig. 6) et non dans le genre Sar cophaga Meigen et ici elle pourrait entrer apparemment en concurrence homonymique avec Sar cophaga r ohdendorfi Salem, 1936. Cependant, d’après nos recherches (Lehrer , 2006), l’espèce de Salem appartient au genre africain T ransvaalomyia Lehrer & Lehrer , 1992 (fig. 7). Il résulte sans aucun doute que l’épithète « solomonica V erves » est un nom invalide, tandis que T ransvaalomyia r ohdendorfi (Salem, 1936) est un taxon parfaitement valide, qui bénéficie de l’article 59.4 du CINZ. Par les mêmes « trucs », T .P . (1996:404) remplace le nom de l’espèce valide Sar cosolomonia (Parkerimyia) r ohdendorfi Nandi, 1976 avec sa fabulation Sar cophaga (Sar cosolomonia) r ohdendorfia Pape, 1996, qui est, d’après ses prestidigitations, un « junior secondary homonym of Sar cophaga rohdendorfi Salem, 1936, Parasarcophaga …etc » . Mais, le genre Sar cosolomonia Baranov et le sous-genre Parkerimyia Lopes & Kano, 1969 ont d’autres espèces types que le genre Sar cophaga Meigen, ce qui détermine le rétablissement des homonymes rejetés par T .P . Enfin, un dernier exemple qui prouve non seulement sa totale ignorance taxonomique, mais aussi son caractère de falsificateur jaloux. Sans aucun lien avec le groupe « Helicophagella » Auct. et, surtout, sans aucune tangence avec l’homonyme « r ohdendorfi » Auct., T .P (1996:395) mentionne l’espèce Sar cophaga (Sar cophaga) zumptiana Lehrer comme une espèce valide. Cependant, il ajoute ses synonymes absurdes, à savoir: Sar cophaga subvicina ssp. r ohdendorfi Baranov , 1941; S. subvicina slovenica Slameckova, 1959; S. mouchajosefi Lehrer , 1978; S. r ohdendorfiana V erves, 1982. Et, ce qui est vraiment significatif, en de toute beauté, il mentionne aussi l’espèce « Sar cophaga zumptiana Lehrer , 1959:899. Romania, Baia Mare Region, Borsa, SYN.N. ». La même énormité du cosmique « taxonomic specialist » du projet Fauna Europaea, se trouve dans son catalogue-rebut (1996:63) sous la forme absurde : « Sar cophaga r ohdendorfi Baranov , 1941 [preoccupied] / Sar cophaga zumptiana Lehrer , 1959. SYN.N. ». Parabellieria tadjikiella n. sp. Syn : Helicophagella (Parabellieria) r ohdendorfi sensu V erves, 1993 :482, fig. 502 - n. syn. Pour l’espèce Bellieria r ohdendorfi Grunin, 1964, on doit mentionner que le nom donné par Sugiyama ( Sar cophaga altitudinalis Sugiyama, 1989) et utilisé par T .P . et B.B.&P . est totalement inutile. Car cette espèce appartient au genre Parabellieria V erves, 1987 et non au genre Helicophagella sensu Auct. Son distiphallus a le même type de structure que P . melanura (Meigen), P . gor odkovi (Grunin) et P . r ohdendorfi (Grunin), étant divisé en deux parties distinctes. Le basiphallus est très long et l’acrophallus petit. Les lobes membranaux ont une forme triangulaire, avec la base large et assez sclérifiés et pigmentés. Cependant, à l’espèce P . r ohdendorfi de Grunin (fig. 8) les lobes membranaux s’inscrivent dans un triangle équilatéral ; l’acrophallus est trapézoïdal ; les postgonites sont droits et seulement le sommet est un peu courbé ; les cerques sont plus lar ges, sans mar ges ondulées. A V erves (1993) (fig. 9), les lobes membranaux sont obliques en bas, beaucoup plus longs, sous la forme d’un triangle isocèle, arrivant jusqu’au sommet des styles ; l’acrophallus est court, plus ou moins ovale ; les cerques sont plus longs, plus minces et les paralobes situés supermédiane ; les postgonites sont très courbés et aigus. FRAGMENT A DIPTEROLOGICA, 2006, nr . 6 7 8 Les « trucs » homonymiques du « groupe Helicophagella » Fig. 8. Parabellieria r ohdendorfi (Grunin, 1964) Fig. 9. Parabellieria tadjikiella n. sp. (selon Grunin, 1964) (syn. P . r ohdendorfi sensu V erves, 1993) Ces grandes différences morphologiques de la genitalia des spécimens de V erves nous déterminent à considérer qu’elles représentent une espèce nouvelle, à savoir Parabellieria tadjikiella n. sp. (syn. Parabellieria r ohdendorfi sensu V erves, 1993 - n. syn. ). Parabellieria sarezia n. sp. Nous avons reçu un mâle déterminé par V erves comme : « H.[eter onychia] r ohdendorfi (Gr .) », originaire de Kyzylrabot, V . Pamir , 28.VI.1965 (leg. Narchuk) et, après l’examen de sa genitalia, nous avons constaté qu’elle n’est comparable avec aucun des dessins connus pour les espèces affines et, comme suite, il représente une espèce nouvelle. Dont la description est la suivante. MALE Tête . Noire, avec tomentum ar genté. Le front, vu du dessus et au lieu le plus étroit, mesure 1/2 de la lar geur d’un œil. La bande frontale st noire brunâtre. Le profrons mesure 1/2 du petit diamètre oculaire. Les antennes sont noires ; le troisième article est plus lar ge et 1,5 fois plus long que le deuxième. La trompe est noire ; les palpes bruns et un peu élar gis au sommet. Le péristome mesure presque 1/2 du grand diamètre oculaire. Chétotaxie de la tête . Les macrochètes verticaux internes sont longs, forts et rétroclines ; les macrochètes verticaux externes sont 2/3 des précédents ; les ocellaires proclines et les postverticaux rétroclines sont longs et bien développés ; les macrochètes frontaux sont au nombre de 6 paires ; on voit 2-3 les parafaciaux piliformes longs ; les petites vibrisses montent un peu sur les bordures faciales ; il y a 1 postocellaire et 1 postvertical sur chaque côté de l’occiput ; les microchètes occipitaux sont disposés sur 2 rangs. Péristome avec des poils noirs longs ; la partie postérieure de la tête a des poils blancs jaunâtres. Thorax . Noir , avec tomentum cendré et 5 bande longitudinales noires. Les propleures sont glabres. Les stigmates sont noirs brunâtres. Les pattes sont noires avec fémurs bruns ; les fémurs médians ont un ctenidium. Chétotaxie du thorax . ac = 0 + 1, dc = 3 + 3, ia - 1 + 2, prs = 1, h = 3, ph = 2, n = 4, sa = 3, pa = 2, sc = 3 + 1, pp = 1 (plus 1), pst = 1 (plus 1), st = 1 :1 :1. Ailes . T ransparentes. Epaulette noir brunâtre. Basicosta et costagium jaunes. La nervure r1 est glabre. La nervure r4+5 est ciliée jusqu’à la moitié de la distance entre son origine et r -m. Cubitulus courbé en angle droit et prolongé d’un pli. Epine costale présente. Ecailles blanches jaunâtres ; Fig. 10. Parabellieria sar ezia n. sp. A, cerques et paralobes; B, distiphallus; C, prégonites; D, postgonites. balanciers bruns. Chétotaxie des tibias . Les tibias antérieurs ont 2 ad et 1 pv . Les tibias médians ont 3 ad, 1 av et 2 pd. Les tibias postérieurs ont 6 ad (2-3 plus grands), 3 ad, 2 pd et une longue pilosité antéro- et postéro-ventrale. Abdomen . Noir , avec dessins en damier , avec une bande médio-longitudinale lar ge. Formule chétotaxique : 0 + 0 + série + série. Postabdomen noir . Genitalia (fig. 10). Les cerques (A) sont un peu courbés et aigus. Le distiphallus (B) est assez étroit, ayant le basiphallus long et l’acrophallus petit et fixé par un pédoncule très visible. Les styles sont très proéminents. Les lobes membranaux sont assez petits, triangulaires et sclérifiés. Les prégonites (C) sont assez droits et peu courbés. Les postgonites (D) ne sont pas très longs. Longueur du corps . 7,5 mm. FRAGMENT A DIPTEROLOGICA. 2006, nr . 6 9 FEMELLE. Inconnue. Materiel etudié . 1 † , holotype, V est Pamir , Kyzylrabot, 4200, 28.VI.1965, avec l’étiquette : « H. rohdendorfi (Gr .), dt. V erves 1991 » - déposé dans les collections T AU. Remer ciements Nous adressons nos profonds remerciements aux MM. le Prof. Dr . Y urij G . V erves (Ukraine), qui nous a donné un spécimen de Parabellieria et qui s’est prouvé une espece nouvelle et le Prof. Dr . Kashi Y echezkel (Israel), qui a eu l’amabilité de nous compléter notre bibliographie. Bibliographie B LACKITH R, B LACKITH R. & P APE , T ., 1997, T axonomy and systematics of Helicophagella E NDERLEIN , 1928 (Diptera, Sarcophagidae) with the description of a new species and a revised catalogue. S tudia dipter ologica , 4(2):383-434. G RUNIN , K.J., 1964, On the biology and distribution of certain Sarcophaginae (Diptera, Sarcophagidae) in the USSR. Ent. Obozr ., 43:71-79 (en russe). L EHRER , A.Z., 1995, Révision des diptères Helicophagella E NDERLEIN (s. lat.) (Insecta : Diptera : Sarcophagidae). Reichenbachia , 31(21):107-1 12 L EHRER , A.Z. 1996, Revision de Sarcophaga novella Baranov , 1929 et de ses especes affines. (Diptera, Sarcophagidae). Bull. Soc. ent. Mulhouse , 43-46. L EHRER , A.Z., 2001, La description d’un nouveau genre et de trois especes nouvelles de Sarcophagines paléarctiques (Insecta, Diptera, Sarcophagidae). Reichenbachia, 34(25) :21 1- 218. L EHRER , A.Z., 2003, Sarcophaginae de l’Afrique (Insecta, Diptera, Sarcophagidae). Entomologica , Bari, 37: 5-528. L EHRER , A.Z., 2006, Sarcophaginae et Paramacronychiinae du Proche Orient (Insecta, Diptera, Sarcophagidae). Pensoft, Sofia-Moscow , 1-263. P APE , T ., 1996, Catalogue of the Sacophagidae of the world (Insecta, Diptera). Mem.Ent. Intern ., V ol. 8, 1-558. R OHDENDORF , B.B., 1937, Fam. Sarcophagidae (P .1), Faune de l’URSS , 19(1):1-501. S ABROSKY , C.W . & C ROSSKEY , R.W ., 1970, The type-material of Muscidae, Calliphoridae ans Sarcophagidae described by N. Baranov (Diptera). Pr oc. Ent. Soc. W ashington , 72(4):425- 436. V ER VES , Y u.G ., 1993; 64h. Sarcophaginae. En: Lindner , E., Die Fliegen der Palaearktischen Region , Stuttgart, 1 1:441-504. ------- 10 Les « trucs » homonymiques du « gr oupe Helicophagella » INFORMA TION Il vient de paraîtr e / It has just appeared Sar Sar Sar Sar Sar copha copha copha copha copha ginae et P ginae et P ginae et P ginae et P ginae et P ar ar ar ar ar amacr amacr amacr amacr amacr ony ony ony ony ony c c c c c hiinae du Pr hiinae du Pr hiinae du Pr hiinae du Pr hiinae du Pr oc oc oc oc oc he Orient he Orient he Orient he Orient he Orient (P (P (P (P (P ensoft, Sof ensoft, Sof ensoft, Sof ensoft, Sof ensoft, Sof ia-Moscow ia-Moscow ia-Moscow ia-Moscow ia-Moscow , 2006. 263 p , 2006. 263 p , 2006. 263 p , 2006. 263 p , 2006. 263 p .) .) .) .) .) par Andy Z. Lehrer Rétablissement de quelques espèces eur opéennes éclipsées du genr e Sarcophaga Meigen (Diptera, Sar cophagidae) A NDY Z. L EHRER Email : [email protected] Résumé . On rétabli certaines espèces européennes du genre Sar cophaga Meigen, qui ont été éclipsées intentionnellement par les taxonomistes dilettantes et transmises continuellement comme synonymes dans le système des Sarcophagides. Par la comparaison des genitalia des espèces af fines, on prouve la validité de ces taxons « oubliés » et on présent la liste de leur synonymes. En dépit du fait que les espèces du genre Sar cophaga Meigen, 1826 (non l’aberration Sar cophaga Pape, 1996) possèdent une structure morphologique assez simple et accessible des genitalia mâles, elles ont formé, dans les 40 dernières années, l’objet de nombreuses confusions et disputes entre les chercheurs. Les causes de ces dissensions ne sont pas dif ficiles à être comprises et elles apparaissent immédiatement si on analyse le mode par lequel les espèces de Sar cophaga ont été identifiées. En général, tous les chercheurs qui ont voulu exprimer leurs opinions taxonomiques et, surtout, de faire les synonymes ou les homonymes des taxons décrits, n’ont jamais été de très bons observateurs, de bons dessinateurs, de bons microscopistes et, en conséquence, de bons taxonomistes. Car , leurs considérations taxonomiques n’ont jamais été justifiées, n’ont pas été illustrées avec une base graphique vraiment scientifique pour les taxons étudiés ou bien elles ont été réalisées sous une forme schématique, déformée et confuse pour illustrer des genitalia fantaisistes (par ex. Povolny & V erves, 1987, 1997). De nombreuses fois, ces « spécialistes » se sont prouvés loin de ce groupe, étant animé en même temps d’un total manque de modestie et de décence. Leurs ar guments ont été très simplistes et sans aucune vibration scientifique : les espèces de Sar cophaga sont des variantes individuelles (« morphologischen V arianten ») des deux espèces jeunes et plastiques, parce qu’elles évoluent maintenant sous nos yeux. Gregor & Povolny (1961 :29) disent « Die morphologische Mannigfaltigkeit der Formesn dieser zwei Art-komplexe [ S. subvicina et S. carnaria n.n.] spiegelt deutlich die heutige Dif ferentiation, die sich vor unseren Augen abspielt » . Puis, les espèces trouvées dans la même localité ou pays sont des synonymes ; les taxons qui ont les caractères dif férents des genitalia, mais qui ont les mêmes caractères somatiques, sont synonymes ; seulement les espèces décrites par eux sont valides, celles décrites par d’autres chercheurs sont invalides etc. Pour ces raisons on ne sait, meme pas approximativement, combien d’espèces existent dans le genre Sar cophaga Meigen. Mihalyi (1979) apprécie leur nombre à 6 espèces en Hongrie ; V erves (1986) enregistre 20 espèces paléarctiques ; Pape (1996) mentionne 23 espèces mondiales et 28 espèces européennes (dans le website de la Fauna Europaea). Ce qui semble très claire, c’est que Pape a transcrit dans son catalogue tous les synonymes présentés par ses précurseurs, mais il a ajouté encore un grand nombre de ses célèbres « recherches » personnelles inexistantes, qui visent notamment les espèces décrites par nous. L ’éclaircissement de toutes les espèces de Sar cophaga , éclipsées par ces taxonomistes illusionnistes, étant particulièrement lourde, notamment parce que l’emprunt du matériel original de comparaison, existant dans dif férents muséums du monde, est devenu extrêmement difficile et parfois il est FRAGMENT A DIPTEROLOGICA, 2006, nr . 6 1 1 bloqué par certaines réactions rétrogrades et par sabotage scientifique, et par une adversité inexplicable de la partie de certains custodes de collections (par exemple, dans Systematic Entomology Laboratory , Smithsonian Institution, etc.), nous devons nous limiter seulement à quelque unes de celles-ci qui connaissent une distribution européenne. 1. Sarcophaga baraschi Lehr er , 1977 Cette bonne espèce a été mise en synonymie avec S. ukrainica Rohdendorf, 1937 par Mihalyi (1979 : 138), V erves (1986 :189), Povolny & V erves (1997 : 231, fig. 242) et Pape (1996 :391), sans aucune justification scientifique et sans aucune observation de la morphologie du phallosome de ces deux espèces. Nous avons reçu 2 †† , grâce à la bienveillance du Dr . V erves, originaires d’Ukraine (Dniepropetrovsk) et identifiés par lui comme S. ukrainica . Pour comparer les genitalia de ces deux espèces, nous donnons les figures suivantes : Fig. 1. Sar cophaga ukrainica Rohdendorf Fig. 2. Sar cophaga baraschi Lehrer , 1977 (selon Rohdendorf,1937) Les différences spécifiques essentielles de ces taxons consistent dans la forme des lobes membranaux et des cerques. Chez S. ukrainica (fig. 1) les lobes sont étroits, ovales ; alors que S. baraschi (fig. 2) a des lobes lar ges et ronds. 2. Sarcophaga congest a Lehr er , 1967 Sar cophaga moldavica sensu Povolny & V erves, 1987: 1 16, fig. 41a - n. syn. Mihalyi (1979:138) et Pape (1996:389) considèrent que cette espèce est valide. Par contre V erves (1986 :188) et Povolny & V erves (1987 : 1 19. fig. 41a), l’introduisent en synonymie avec S. moldavica Rohdendorf, 1937 (fig. 15). Nous donnerons plus bas l’illustration de la genitalia de ces espèces (fig. 16 ). 12 Rétablissement de quelques espèces européennes FRAGMENT A DIPTEROLOGICA, 2006, nr . 6 13 3. Sarcophaga disput ata Lehrer , 1967 Mihalyi (1979 :139), V erves (1986 :189) et Pape (1996 :389) ont considéré qu’elle (fig. 17) est synonyme de Sar cophaga moldavica Rohdendorf, 1937 (fig. 15). Cependant, Pape change d’opinion et, dans le website de la Fauna Europaea, il mentionne cette espèce comme valide. 4. Sarcophaga dolosa Lehr er , 1967 Cette espèce a une longue histoire, étant mise en synonymie de Sar cophaga carnaria (Linnaeus) par le débutant R. Richet (1987). Cette synonymie a été assimilée, dif fusée et « commentée » par le plus « taxonomic specialist », T . Pape (1996 :388). Dans la synonymie de S. carnaria sensu Pape (= S. dolosa Lehrer), il a aussi introduit la bonne espèce S. vulgaris Rohdendorf, 1937. Dans quelques uns de nos travaux (Lehrer , 2000, Lehrer , 2006 a-f) nous avons prouvé que ces synonymes sont de simples fabulations, que S. dolosa Lehrer n’est pas S. carnaria (Linnaeus) et que S. vulgaris Rohdendorf est un taxon valide et dif férent de S. dolosa Lehrer (fig. 3 et fig. 4). Il faut rappeler que T .P . (l.c.) considère que Sar cophaga carnaria var . schulzi Mueller , 1922, qui n’est qu’un indubitable cas individuel contorsionné de S. carnaria (Linnaeus) (Lehrer , 1989), comme synonyme de S. dolosa Lehrer et, donc, avec S. carnaria sensu Richet. Mihalyi (1979 :138), V erves (1986 : 189) et le fameux D. Povolny s’efforcent de réhabiliter l’espèce inexistante S. schulzi Mueller , 1922, en introduisant dans sa synonymie trois espèces valides : S. vulgaris Rohdendorf, S. r omanica Lehrer et S. dolosa Lehrer . Fig. 3. Sar cophaga dolosa Lehrer , 1967 Fig. 4. Sar cophaga vulgaris Rohdendorf, 1937 5. Sarcophaga jupalnica Lehrer , 1967 L ’espèce a été mise en synonymie avec S. ber gi Rohdendorf, 1937 par V erves (1986 : 181) et reproduite par T .P (1996 :388), sans aucune recherche. Nous l’avons réhabilité (2006 : 172- 173), en présentant les figures de leurs genitalia mâles (fig. 5). 20 Blaesoxipha kafuenia n. sp. famille Sarcophagidae (Diptera). Fragmenta Dipter ologica , nr .1 : 7-15. L EHRER , A.Z., 2006b, Lectotypomanie ou l’obsession de l’inutilité destructive dans la taxonomie des Sarcophagides (Diptera, Sarcophagidae). Fragmenta Dipterologica, nr . 2 :1-10. L EHRER , A.Z., 2006c, L ’infirmité intellectuelle au rang de « taxonomist specialist » de la Fauna Europaea. Fragmenta Dipter ologica , nr . 4 :12-17. L EHRER , A.Z., 2006d, Un autre point de vue taxonomique sur les types port-noms. Fragmenta Dipter ologica , nr . 5 :1-8. L EHRER , A.Z., 2006e, Nomenclature binaire et systeme taxonomique des Sarcophagidae (Diptera). Fragmenta Dipter ologica , nr . 5 :9-13 L EHRER , A.Z., 2006f, Sarcophaginae et Paramacronychiinae du Proche Orient (Insecta, Diptera, Sarcophagfidae). Pensoft, Sofia-Moscow , 1-263 p.p. M IHAL YI , F ., 1979, Femeslegyek-Huslegyek. Calliphoridae-Sarcophagidae. Fauna Hungaricae , 135 :1-52 +1-4 pp. P APE , T ., 1996, Catalogue of the Sarcophagidae of the W orld (Insecta : Diptera). Mem. Ent. Intern. , V ol. 8, 1-558. P OVOLNY , D. & V ER VES , Y U . G., 1987, Revision der palaearktischen rten der Gattung Sar cophaga Meigen, 1828 (Diptera, Sarcophagidae). Acta ent. Mus. nat. Pragae , 42 :89-145. P OVOLNY , D. & V ER VES , Y U . G . , 1997, The Flesh-Flies of Central Europe (Insecta, Diptera, Sarcophagidae). Spixiana , Suppl. 24, 1-264 pp. R ICHET , R., 1987, L ’identité de la « Mouche à damier », Sar cophaga carnaria (Linné, 1758). Bull. Soc. ent. Fr ., 91 :131-135. R OHDENDORF , B.B., 1937, Fam. Sarcophagidae, (P . 1), Faune URSS , 19(10):1-501. V ER VES , Y U .G., 1986, Family Sarcophagidae. En: Soos, A., Pape, L. (eds.), Catalogue of Palaear cti Diptera. Calliphoridae - Sar cophagidae , 12, Budapest, 58-193. Blaesoxipha kafuenia n. sp. Une nouvelle espèce de la faune de Zambie (Diptera, Sar cophagidae) A NDY Z. L EHRER Email: [email protected] Résumé . On décrit la nouvelle espèce Blaesoxipha kafuenia n. sp. [syn. Blaesoxipha rufipes sensu Pape (partim), 1996 - n. syn. ] de la faune de Zambie. Dans les collections diptérologiques du Bishop Museum, nous avons trouvé un spécimen mâle du genre Blaesoxipha Loew , qui a été déterminé antérieurement comme « Blaesoxipha rufipes (Macquart) det.T . Pape 1993 ». Ce spécimen a l’abdomen sectionné par Pape, la partie postérieure étant collée sur un carton et son postabdomen introduit dans un microtube de plastique avec un peu de glycérine. D’après l’étude microscopique de sa genitalia, nous avons constaté que l’identification de Pape est fausse, le spécimen représentant une nouvelle espèce afrotropicale : Blaesoxipha kufuenia n. sp. , décrite plus bas. Blaesoxipha kufuenia n. sp. MALE. Tête . Noire, avec tomentum argenté. Le front, vu du dessus et au lieu le plus étroit, mesure 1/2,75 de la lar geur d’un œil. La bande frontale est noire. Le profrons mesure 1/3 du petit FRAGMENT A DIPTEROLOGICA, 2006, nr . 6 21 diamètre oculaire. Antennes noires ; le troisième article est taché d’orange et il est 1,5 fois plus long que le deuxième. Arista brune, ayant de poils moyens sur les deux parties. La trompe et les palpes sont noirs. Chétotaxie de la tête . Les macrochètes verticaux internes sont longs, forts et rétroclines ; les macrochètes verticaux externes absents ; les ocellaires proclines et les préverticaux rétroclines sont bien développés ; les macrochètes frontaux sont au nombre de 12 paires ; on voit 7 paf verticaux, parmi lesquels 2 sont plus longs ; il y a 1 postocellaire et 1 postvertical sur chaque côté de l’occiput ; les microchètes occipitaux sont disposés sur 2 rangs. Le péristome a de poils noirs ; la partie postérieure de la tête a de poils blancs. Thorax . Noir , avec tomentum cendré et 5 bandes longitudinales noires. Les propleures sont glabres. Les stigmates antérieurs sont noirs ; les stigmates postérieurs bruns noirâtres. Les pattes sont noires, avec les tibias d’un noir brunâtre ; les fémurs médians ont un ctenidium typique et court. Chétotaxie du thorax . ac = 3 + 4, dc 3 + 3, ia = 1 + 3, prs = 1, h = 3, ph = 2, n = 4, sa = 3, pa = 2, sc = 3 + 1, pp = 1 (+2), pst = 1 (+ quelques poils), st = 1 :1 :1. Ailes . Epaulette brun clair . Basicosta et costagium sont jaunes. La nervure r1 est glabre. La nervure r4+5 est ciliée jusqu’à la moitié de la distance entre son origine et r -m. Cubitulus est courbé en angle droit et prolongé d’un pli. Les écailles sont jaunâtres ; les balanciers bruns. Chétotaxie des tibias . Les tibias antérieurs ont 3 ad proximaux et 1 pv . Les tibias médians ont 2 ad, 1 av et 2 pd. Les tibias postérieurs manquent. Abdomen . Noir , avec tomentum cendré et dessin en damier . Formule chétotaxique : 0 + 2 + série + série. Postabdomen noir . Genitalia : fig. 1. Elle est très petite. FEMELLE. Inconnue. Longueur du corps . 7 mm. Matériel étudié . 1 † , holotype, avec l’étiquette : « Zambia : Southern Prov . : Monze to Kafue, 21-22.XII.1970 » - coll. Bishop Museum, Honolulu, USA. Derivatio nominis . Du nom du parc naturel Kafue de Zambie. Fig. 1. Blaesoxipha kafuenia n. sp. Fig. 2. Blaesoxipha filipjevi Rohdendorf Observations . Cette espèce est af fine de B. filipjevi Rohdendorf [syn. B. rufipes (Macquart) ‡ - nomen dubium ]. Mais, les caractères des genitalia sont dif férents. Les cerques (A) de B. kafuenia 22 Blaesoxipha kafuenia n. sp. n. sp. (fig. 1) ont la mar ge antéro-terminale crénelée ; son basiphallus (B) est plus étroit et plus ou moins rectangulaire ; les lobes membranaux sont lar ges et prolongés directement avec une partie terminale plus membraneuse et moins pigmentée ; les styles ont une portion supéro-dorsale ovale, petite et très sclérifiée ; les gonites (C, D) ont une autre forme. Chez B. filipjevi Rohdendorf (fig. 2) , la mar ge antérieure des cerques (B) est dépourvue d’excavations ; le basiphallus (C) est plus large et avec un prolongement long dans sa partie dorso-inférieure ; les lobes membranaux ont une partie terminale qui se plie en intérieur (fait qui s’observe avec le microscope) ; les prégonites (D) sont courbés et aigus et les postgonites (E) sont relativement plus longs et courbés. Dans nos travaux (Lehrer , 2003, 2006) nous avons justifié que B. rufipes (Macquart) est un nom inutilisable, parce que son type est une femelle indéterminable et la prétention de V erves (1985 :412) que sa synonymie, dans le but de valider l’espèce de Macquart, a été faite « sec typus » de l’espèce de Rohdendorf, est erronée. Remer ciements Nous remercions aux MM. Dr . Neal L. Evenhuis et Keith Arakaki (Bishop Museum), qui ont eu la grande amabilité collégiale de nous emprunter beaucoup de matériaux de leur muséum, y compris le spécimen décrit dans notre présent travail. Bibliographie L EHRER , A.Z., 2003, Sarcophaginae de l’Afrique (Insecta, Diptera, Sarcophagidae). Entomologica , Bari, 37:5-528. L EHRER , A.Z., 2006, Sarcophaginae et Paramacronychiinae du Proche Orient (Insecta, Diptera, Sarcophagidae). Pensoft, Sofia-Moscow , 263 pp. V ER VES , Y u.G ., 1985, 64h. Sarcophaginae. En :L INDNER , E., Die Fliegen der palaearktischen Region. S tuttgart, 330 :263-442. SOMMAIRE L EHRER , A.Z., Les “trucs” homonymiques du “groupe Helicophagella ” Auctoribus et la description de deux espèces nouvelles (Diptera, Sarcophagidae)..............................1- 10 L EHRER , A.Z., Rétablissement de quelques espèces européennes éclipsées du genre Sar cophaga Meigen (Diptera, Sarcophagidae)........................................................1 1 - 20 L EHRER , A.Z., Blaesoxipha kafuenia n. sp. Une nouvelle espèce de la faune de Zambie.....20 - 22 Adresse de l’éditeur: Pr of. Dr . A NDY Z. L EHRER , T AU - Zoologie, Sed. Hanasi 49/1, P .O.B. 7049, 21029 Maalot , Israel. Email: [email protected] Réalisation et impr ession en Israel Copyright @ by Dr . A NDY Z. L EHRER FR A G MENT A DIP TEROL OGIC A J J J J J ANVIER 2007 ANVIER 2007 ANVIER 2007 ANVIER 2007 ANVIER 2007 ISSN 1565-8015; ISSN 1565-8023 NUMERO 7 ISSN 1565-8015; ISSN 1565-8023 NUMERO 7 ISSN 1565-8015; ISSN 1565-8023 NUMERO 7 ISSN 1565-8015; ISSN 1565-8023 NUMERO 7 ISSN 1565-8015; ISSN 1565-8023 NUMERO 7 Editée par Dr . A ND Y Z. L EHRER Analyse des fausses et inconséquentes conceptions taxonomiques sur les genitalia mâles des Sar cophagidae et Calliphoridae (Diptera) A NDY Z. L EHRER Email : [email protected] Résumé . On continue l’analyse critique des travaux de Pape et Rognes, qui prouvent une fausse conception sur l’importance taxonomiques des caractères de la genitalia mâle et qui détermine une ample série d’erreurs d’identification. L ’auteur montre encore quelques identifications inexactes de Pape sur les taxons de Sarcophagides, qui sont le résultat de son incapacité de voir et comprendre les structures microscopiques des genitalia mâles. On fait aussi la critique des recherches aberrantes de Rognes sur les Calliphoridae et les Bengaliidae, en donnant les synonymes nouveaux de Pollenia rudis (Fabricius), pour les « espèces » qui ont été fixées par Rognes sur la base des types génitaux fictifs : P . angustigena W ainwright, 1940 - n. syn. ; P. angustigena sensu Rognes, 1991 - n. syn. ; P . hungarica Rognes, 1987 - n. syn. ; P . labialis sensu Rognes, 1991 - n. syn. et P . pediculata sensu Rognes, 1991 - n. syn. On expose les ar guments morphologiques du postabdomen qui définissent et séparent la famille Bengaliidae des autres familles. Summary . Review of false and inconsistent taxonomic designs on the male genitalia of Sar cophagidae and Calliphoridae (Diptera). One continues the critical examination of work of Pape and Rognes, which proves a false design on the taxonomic importance of the male genitalia characters and which determines a full series of misidentifications. The author still shows some false identifications of Pape on Sarcophagidae taxa, which are the result of its incapacity to see and understand the microscopic structures of the male genitalia. One makes also the criticism of aberrant research of Rognes on Calliphoridae and Bengaliidae, by giving the news synonyms of Pollenia rudis (Fabricius), for the “ species “ which were fixed by Rognes on the basis of fictitious genital type : P . angustigena W ainwright, 1940 - n. syn. , P. angustigena sensu Rognes, 1991 - n. syn. , P . hungarica Rognes, 1987 - n. syn. , P . labialis sensu Rognes, 1991 - n. syn. and P . pediculata sensu Rognes, 1991 - n. syn. One show the morphological ar guments of the postabdomen, which define and separate the Bengaliidae family from the other families. Parmi les diptérologistes taxonomistes contemporains il y a une catégorie de chercheurs qui ont une conception bizarre sur l’importance des caractères somatiques et, surtout, sur ceux de la genitalia mâle. Ces chercheurs préfèrent les caractères chétotaxiques, de la pilosité ou de couleur , en les utilisant avec prédominance dans les disjonctions et descriptions de taxons des familles, genres ou espèces. Même dans le cas qu’ils se souviennent ou présentent, plus ou moins sommairement, les genitalia mâles, leurs illustrations ont souvent le rôle de compléter , de façon obligatoire, la diagnose des taxons avec quelque chose qui semble être nécessaire et actuel. Il n’est pas moins vrai que l’étude correcte des genitalia mâles implique certaines qualités du chercheur d’une part et une bonne technique graphique d’autre part, et qui doivent être cultivées et perfectionnées continuellement. Si le chercheur est dominé par l’intention de faire une taxonomie seulement comme un instrument commode d’identification pratique et rapide des taxons, ou s’il n’est pas doté d’un bon sens d’observation de la morphologie microscopique, alors aborder les genitalia est insupportable et dépourvu d’importance pour lui. Dans cette situation, le chercheur remplace les dif ficultés techniques et graphiques par des descriptions verbales et considérations apparemment biologiques. Ainsi, dans les groupes de diptères étudiés par nous, nous avons rencontré deux variantes de chercheurs, moins doués ou très pressés. Un de ceux-ci a été présenté dans un grand nombre de nos travaux, comme ayant l’impression que, sur la base d’une simple compilation exécrable et non scientifique sur les Sarcophagides du monde, il doit être considéré comme le plus grand spécialiste de la taxonomie de cette famille. L ’auteur d’un catalogue trop médiocre, qui ne correspond pas ni aux règles de bibliothéconomie, Thomas Pape évite en permanence, dans ses travaux associatifs, d’apprécier la grande valeur taxonomique des composantes de la genitalia mâle, faisant les plus graves erreurs, à cause de son incapacité d’analyser ses structures microscopiques. Ainsi, après qu’il a essayé par des moyens anormaux et immoraux (voir aussi : http:// www .kokom.com/lehrer30/P APELINNAEUS/P APELINNAEUS.htm) de réaliser un « Pictorial guide to the Sarcophagidae of the W orld (Insecta, Diptera ) » sur le serveur du Muséum d’Histoire Naturelle de Stockholm, non avec ses propres illustrations, mais avec celles copiées des travaux des auteurs et sans leur permission, il a transféré ce website sous le nom de « The W orld of the flesh flies (Diptera : Sarcophagidae) » sur le serveur du Muséum d’Histoire N a t u r e l l e d e Copenhague. En copiant les mêmes inepties taxonomiques et graphiques dans le directeur « Flesh Fly Generic Navigator » (http://www .zmuc.dk/entoweb/sarcoweb/PictGuid/ Navigate.htm), on peut observer et vérifier ses erreurs, ses confusions et incompétence diptérologique. Par exemple, il illustre beaucoup d’espèces par les fantaisies graphiques des autres auteurs, aussi incompétentes, qui n’ont connu pas et ne connaissent pas les vrais taxons. Fig. 1. Sar cophaga harpax sensu Pape (selon ?) 2 Analyses des fausses conceptions t axonomiques FRAGMENT A DIPTEROLOGICA, 2007 nr . 7 3 Ainsi, pour l’espèce « Sar cophaga misera » sensu Pape (= Parasar cophaga or chidea Böttcher), nous avons donné les figures comparatives pour mettre en évidence la grave cécité taxonomique de Pape (Lehrer , 2006a :6). Pour Liosar cophaga harpax Pandellé il donne une image bizarre (fig. 1). Et voici la véritable Liosar cophaga harpax (Pandellé) (fig. 2), qui présente les cerques, les lobes paraphalliques ventraux, l’acrophallus et les styles totalement différents : Fig. 2. Liosar cophaga harpax (Pandellé). Original. De même, pour l’espèce Sar cophaga tuber osa sensu Pape (fig. 3-4) ou Thyrsocnema kentejana sensu Pape (= Thyrsocnema niculescui Lehrer , 1994) (fig. 5-6). On peut donner un nombre illimité d’exemples des figures utilisées par Pape dans son website « Flesh Fly Generic Navigator », qui ne correspondent pas aux taxons réels. Mais, ce qui est le plus important, consiste dans la dispersion, sans responsabilité scientifique, de ces calamités dans la littérature diptérologique et dans les projets internationaux, sous la protection de ses « patrons » et amis, qui soutiennent cette nullité obtuse. Ainsi, dans ses travaux plus récents (Pape & Andersson, 2001:237), il s’exprime clairement que « when preparing the key to species of Peckia [ … ], P . pexat a was noted to possess a striking variation in the male terminalia » et « that P . chrysostoma (Wiedemann) also is known to show a striking variation in the shape of the male cercus » . Après la vérification des spécimens des collections du Muséum National de Rio de Janeiro et du Muséum d’Histoire Naturelle de S tockholm (Lehrer , 2006a-c), nous avons montré que dans sa fanfaronnade de faux taxonomiste se cache une immense ignorance et incompatibilité scientifique, par lesquelles il distribue son vacuum taxonomique dans une transe de gourou. Car , dans ses « variations » morphologiques nous avons identifié quelques espèces très distinctes, avec leur configuration génitale constante : P . catae Lehrer , 2006, distincte de P . pexata (W ulp) ; P . alvesia Lehrer , 2006 et P . hugolopesiana Lehrer , 2006, distinctes de P . chrysostoma (W iedemann). 4 Analyses des fausses conceptions t axonomiques Fig. 3. Sar cophaga tuber osa sensu Pape Fig. 4. Liosar cophaga tuber osa (Pandellé). Original Fig. 5. Thyrsocnema kentejana sensu Pape Fig. 6. Thyrsocnema kentejana Rohdendorf (= Thyrsocnema niculescui Lehrer , 1994) (selon Rohdendorf, 1937) Dans d’autres publications, nous avons montré aussi sa conception déréglée concernant ses prétendus synonymes (Lehrer , 2006a) ou son jeu à établir des lectotypes imaginaires (Lehrer , 2006 d). Plus récemment (Lehrer , 2006 e-h) nous avons présenté ses erreurs sur l’appréciation des dif férents niveaux taxonomiques des Sarcophaginae, sur l’incertitude des taxons proposés dans la faune de l’Europe ou de la région paléarctique et sur son incapacité d’identifier correctement les taxons existants dans diverses collections. Cependant, pour suppléer ces inadmissibles carences scientifiques, Pape focalise son incompétence sur les caractères somatiques habituels. Ainsi, il considère que ceux-ci ne sont pas FRAGMENT A DIPTEROLOGICA, 2007 nr . 7 5 variables et qu’ils caractérisent mieux les taxons que leurs genitalia (Pape & Andersson, 2001). Une autre variante de chercheurs nocifs, s’obstine de représenter les genitalia mâles [et femelles ( !?)] des taxons étudiés, mais elle attribue à ces caractères une valeur ambiguë et, après tout, dépourvus de tout importance taxonomique. Ainsi, Knut Rognes nous offre une illustration relativement bonne des genitalia mâles, en simulant une pédanterie exagérée dans son travail taxonomique et en se laissant séduire par certaines af firmations non fondées de certains auteurs avec nom (et non avec renom), pour arriver à la formulation de ses idées préconçues. Si nous faisons l’analyse de ses procédures sur le « genre » Pollenia R.D., 1830 (Rognes, 1991:213), nous constatons qu’il n’est pas af fecté par les deux types réels de structures anatomiques du phallosome, qui désignent objectivement deux groupes distincts d’espèces : avec le lobe hypophallique médian (genre Pollenia R.D., 1830) et sans lobe hypophallique médian (genre Nitellia R.D., 1830). Ceux-ci ont été précisés par nous en 1972. Puis, à partir de son apparente analyse de certains types distiphalliques de « Pollenia », on observe qu’il n’a étudié aucun type des espèces originales, des syntypes, parce qu’elles n’existent plus dans les collections des auteurs classiques et les spécimens trouvés n’ont pas une provenance sûre. Pour six espèces, il a établi d’une manière aléatoire et subjective, des fantasiotypes mâles et femelles. Ainsi, pour une série de ces espèces, il a fixé quelques types génitaux fictifs, caractérisés par les structures génitales absolument identiques. Parmi les « 6 types discernible » de l’aedeagus de « Pollenia » de Fennoscandinavie et Danemark, Rognes (1991a) mentionne un « rudis -type », qui désigne les espèces angustigena W ainwright, hungarica Rognes, pediculata sensu Rognes [ ‡ ] et rudis Fabricius. Il sépare encore un « labialis -type » [ ‡ ] similar to rudis -type [ † ]» pour l’espèce P . labialis sensu Rognes. Mais, pourquoi la nécessité d’un autre type d’aedeagus, s’il est « similar to rudis -type » ? Bien que toutes les espèces mentionnées plus haut aient leurs structures génitales identiques au point de vue morphologique, Rognes les considère comme espèces valides, avec variations « spécifiques » de couleur , de pilosité et de chétotaxie tibiale. D’après les descriptions et surtout, les illustrations de leurs genitalia, elles sont indiscutablement synonymes de P . rudis F . (voir fig. 8). Il faut ajouter encore un fait important et objectif. Dans les collections du Laboratoire de Zoologie (T AU), nous avons trouvé un spécimen † , non génitalisé par Rognes, ayant les étiquettes : a) Mallnitz, 14.9.52 » et b) « Pollenia hungarica Rogn. † , K. Rognes det. ». Etudiant sa genitalia, nous avons constaté que P . hungarica Rognes est un synonyme parfait de P . rudis F . Aucun détail morphologique de celui-ci ne distingue pas ce spécimen de P . rudis F . C’est le moment d’attirer l’attention que les détails phallosomiques de Pollenia , présentés par Rognes dans sa monographie de 1991, ne sont pas très bien dessinés avec la chambre claire et, pour cela, le lobe médian de l’hypophallus et les lobes hypophalliques ventraux etc., et même les cerques, ne sont pas corrects. V oici nos figures de ce spécimen (fig. 7), en comparaison avec celles de Rognes (fig. 8). Il est très intéressant d’observer que dans cette monographie, Rognes a utilisé la notion de « type », à côté du nom de beaucoup d’espèces (« pallida -type », « rudis -type », « labialis - type », « griseotomentosa -type ») sans expliquer la signification de cette association. Cependant, dans son travail sur la faune d’Israël (Rognes, 2002) il remplace cette combinaison avec la notion de « species-group » en association avec le nom d’une espèce : « rudis species-group », « labialis species-group », « semiciner ea species-group » etc. Ainsi, on peut déduire qu’il a adopté une façon confuse de s’exprimer et non conforme aux règles du C.I.N.Z. (art. 6.2) pour une série d’ « agrégats » d’espèces, qui « ne sont pas comptées dans le nombre de mots d’un binom ou d’un trinom » (art. 6.2). Mais, les expressions de Rognes ne nous donnent pas la possibilité de comprendre si ces agrégats représentent les « espèces au sein d’un t axon du niveau genre » ou s’ils désignent les « sous-espèces au sein d’une espèce » . Dans le cas de ses travaux, on constate 6 Analyses des fausses conceptions t axonomiques Fig. 7. P . hungarica Rognes (= Pollenia rudis F . Fig. 8. P. hungarica Rognes ap. Rognes - n. syn. ) Original. [= Pollenia rudis Fabricius - n. syn.] que les espèces de ces « agrégats » sont considérées distinctes, en dépit du fait qu’elles ont les m êmes types génitaux. Donc, pour Rognes, les genitalia mâles ne constituent pas la modalité sûre et objective d’identification des espèces, les caractères somatiques habituels et très variables étant les facteurs décisifs pour valider ces taxons. D’après notre conception et études, il résulte les synonymes suivants sûrs: Pollenia rudis Fabricius, 1794 = Pollenia angustigena W ainwright, 1940, 90:444 - n. syn. = Pollenia angustigena sensu Rognes, 1991, 24:218 - n. syn. = Pollenia hungarica Rognes, 1987, 12 :483 - n. syn. = Pollenia labialis sensu Rognes, 1991, 24 :228 - n. syn. = Pollenia pediculata sensu Rognes, 1991, 24 :233- n. syn. Pourquoi voulons nous comprendre exactement le langage confus de Rognes sur les agrégats ? Parce que sa simulante désignation « originale » des types de structure des phallosomes est totalement fausse et non scientifique. En comparant ses figures pour « amentaria -type (Figs. 586, 587) », « pallida -type (Figs. 632, 634) » et « vagabunda -type (Figs. 664, 665) » on voit qu’elles appartiennent à un seul type de structure, sans le lobe hypophallique médiane, formation anatomique caractéristique au genre Nitellia Robineau-Desvoidy . Egalement, « rudis -type (Figs. 654, 655) » et « labialis -type (Figs. 624, 625) » ont le même type phallosomique avec le lobe hypophallique médian, dans tous ses détails, pour le vrai genre Pollenia Robineau-Desvoidy . D’autre part, si nous avons retenu que Rognes conçoit les taxons des agrégats comme espèces valides, il se manifeste avec hypocrisie et inconséquence, quand il s’agit des travaux des autres chercheurs. Par exemple, dans sa critique rageuse et absurde (Rognes, 2005) sur notre monographie des Bengaliidae du monde (Lehrer , 2005), il a modifié encore une fois sa terminologie et a utilisé les notions équivalentes de « family-group names », « genus-group names » et « species- group names », mais sans renoncer définitivement à sa primitive et confuse terminologie personnelle. V oulant prouver que les Bengaliidae sont un genre de la famille Calliphoridae, élevé au rang d’un imaginaire tribu ou d’une sous-famille attribuées erronément à Brauer & Ber genstamm (d’après l’affirmation gratuite de Sabrosky , qui viole les articles 1 1.7.1.2 et 12.1 du C.I.N.Z.), il a FRAGMENT A DIPTEROLOGICA, 2007 nr . 7 7 mis avec une fureur noire nos taxons valides, qui ont été basés surtout sur les structures des genitalia mâles, en synonymie avec le « genre » Bengalia Robineau-Desvoidy . T out d’abord, il n’a pas compris que les Bengaliidae ont une autre structure anatomique abdominale que la famille des Calliphorides, par la présence du sternite VII (fig. 9) et d’autres caractères postabdominaux importants. Les auteurs anciens et surtout le génial morphologiste Rognes n’ont jamais fait la dissection anatomique de l’abdomen des Bengaliides et ils ont proclamé que ce sternite est simplement un lobe, une annexe du sternite V (« plaque apicale » sensu Zumpt & Heinz, 1956 ; « median flap-like lobe » sensu Rognes, 1998 etc.). Donc, ils n’ont jamais vu la succession des sclérites sternaux, pour comprendre que le sternite VII est dans le prolongement du sternite VI et non au celui du sternite V . Fig. 9. Sclérites postabdominaux des Bengaliidae (selon Lehrer , 2003). S5, sternite V ; S6, sternite VI; S7, sternite VII; st6, stigmate 6; st7, stigmate 7; T6, ter gite VI; T7+8, ter gite VII+VIII. Puis, le cladisticomane cosmique Rognes ne comprend rien sur l’importance taxonomique et phylogénétique des sternite X et paralobes biarticulés des taxons de la famille et, surtout, des types phallosomiques, qui caractérisent indubitablement les quatre sous-familles de Bengaliides (fig. 10) et, en plus, des sous-types génériques, qui sont évidents et expriment fortement la disjonction des genres. Et voila sa profonde et originale conception morpho-phylogénétique sur ces principaux caractères des Bengaliidae (Rognes, 2005 :447), dans laquelle nous pouvons nous délecter avec sa terminologie d’écolier et avec son sous-développement scientifique. « There is no doubt that the post adominal structure of Bengalia is very peculiar and dif ferent from other calliphorids, the most striking features are the median flap-like lobe behind ST5 (L EHRER ’s “sternite VII”) and a surstylus apparently divided into three [???] separate pieces (R OGNES 1997:52) articulating with a short bacilliform sclerite. Behind the dist al (ordinary) part of the surstylus (part 1 - ?!?) there is a small exposed bare plate (part 2 - ?!?) which continues medially and ventrally into another bare plate (part 3 - ?!?) that carries a strongly sclerotised tooth-like projection, which most often is curving dorsally . Part 3 articulates laterally with the proximo-lateral part of part 1. The lower end of part 3 (?!?) articulates with the very short bacilliform sclerite. L EHRER interprets the sclerites a little dif ferently , regarding both the bacilliform sclerites (his “sternite X”) and the surstyli (his “paralobes”) as being biarticulated. Z UMPT (1956:164) also regards the paralobes as being biarticulated. A thrid interpretation may be true: that all the bare part s are homologuous with the bacilliform sclerite and that only part 1 is the true syrstylus. » Cependant, on doit souligner que Rognes fait seulement des interprétations fantaisistes, en répétant continuellement les opinions fausses et sans aucune recherche des auteurs anciens, et 14 V ariabilité de Pollenia rudis (Fabricius) La sous-famille Polleniinae a constitué une de nos préoccupations anciennes et l’objet de certaines contributions taxonomiques et morphologiques (Lehrer , 1963, 1967, 1972), qui ont été af fectées tant par beaucoup de confusions, que par des clarifications réelles. Cependant, après une période de recherches plus approfondies, nous avons constaté que les espèces de ce groupe de diptères se caractérisent au point de vue anatomique par deux types, très distinctes, du phallosome (Lehrer , 1963) : une série d’espèces avec un lobe médian hypophallique (fig. 1), autour de Pollenia rudis (Fabricius) et une autre série, sans ce lobe médian hypophallique, qui semblent avec Nitellia atramentaria (Meigen, 1826) ou N. vespillo (Fabricius, 1786). Ces séries précisent objectivement les genres Pollenia Robineau-Desvoidy , 1830 et Nitellia Robineau-Desvoidy , 1830, comme nous avons souligné dans notre clé antérieure (Lehrer , 1972 :162, en traduction) : « 1 (2) Distiphallus a un lobe hypophallique médian grand, situé entre les lobes hypophalliques ventraux et le lieu de continguité du paraphallus et le processus hypophallique. Les lobes ventraux sont triangulaires, avec les sommets plus ou moins allongés et aigus. Le processus hypophallique et court et n’arrive pas jusqu’au bout de la juxta..............................................................................................1. Genre Pollenia 2 (1) Distiphallus n’a pas le lobe hypophallique médian (exception fait Nitellia mayeri Jacentkovsky , à laquelle ce lobe est rudimentaire). Les lobes hypophalliques ventraux ne sont pas triangulaires ; ils ont une forme plus ou moins cvadrangulaire, trapezoidale ou ovalaire. Le processus hypophallique est très long, mince et arrive jusqu’au bout de la juxta.....................................................................2. Genre Nitellia » Fig. 1. T ype phallosomique du genre Fig. 2. T ype phallosomique du genre Pollenia Rob.-Desv . selon Lehrer , 1963 Nitellia Rob.-Desv ., selon Lehrer , 1963 Dans le dernier temps, Knut Rognes a abordé d’une manière spéciale, l’étude des Polleniinae holarctiques du « groupe rudis » et a précisé (1987, 1991) quelques taxons « nouveaux » (d’après son opinion), sur la base de la morphologie des caractères externes et sur certains « types » imaginaires des genitalia mâles et femelles. Il est intéressant de remarquer qu’en dépit de ses illustrations sur les genitalia mâles des sous-familles de Calliphoridae, Rognes est totalement étrange de la morphologie, la terminologie et l’importance taxonomique de la genitalia mâle des Polleniinae. En ignorant complètement la valeur des caractères anatomiques, à savoir , la présence ou l’absence du lobe médian hypophallique, il offre la farce de deux « types » de distiphallus, en se fixant sous la courbure variable, flexible et insignifiante de la mar ge inférieure du paraphallus (Rognes, 1987 :482 ; fig. 3). D’autre partie, quand il est obligé à décrire la genitalia mâle (1991 :20- FRAGMENT A DIPTEROLOGICA, 2007 nr . 7 15 21), il fait beaucoup de confusions morpho-terminologiques. Ainsi, il voit une « ventral plate » dans la partie basale normale du paraphallus, un « hypophallic lobe » dans les apophyses ou lobes ventraux du hypophallus (fig. 4) et un « mesohypophallus », qui n’est que la partie inférieure du processus hypophallique (fig. 5). Fig. 3. T ypes phallosomiques du groupe Fig. 4. S tructure du phallosome Fig. 5. Distiphallus,selon rudis , selon Rognes, 1987 selon Rognes, 1987 Rognes, 1987 Si on analyse ses dessins pour la largeur du front (l.c.; fig. 6), la lar geur de la carène faciale, la pilosité et la chétotaxie des tibias postérieurs (l.c.; fig. 7) de ses « espèces » du « rudis - group », on constate immédiatement qu’elles présentent de très petites variations individuelles, qui s’intègrent dans la gamme normale d’une courbe statistique de variabilité. Egalement, tous les caractères de couleur des palpes, de la pilosité abdominale et même de la morphologie des genitalia mâles et des sclérites de l’ovipositeur , présentés dans les travaux de Rognes, sont évidement l’expression d’une réelle variabilité individuelle et non d’une variabilité spécifique. Fig. 6. Le front des « espèces » synonymiques du « rudis -group », selon Rognes, 1987. 16 V ariabilité de Pollenia rudis (Fabricius) Fig. 7. V ariabilité individuelle de la pilosité et la chétotaxie des tibias postérieurs des « espèces » synonymiques du « rudis -group », selon Rognes, 1987. A. Pollenia hungarica Rognes B. Pollenia longitheca Rognes C. Pollenia luteovillosa Rognes D. Pollenia pseudor udis Rognes E . Pollenia sp. Rognes F. Pollenia r udis sensu Rognes FRAGMENT A DIPTEROLOGICA, 2007 nr . 7 17 G . Pollenia angustigena H. Pollenia labialis I. Pollenia pediculata sensu Rognes sensu Rognes sensu Rognes Fig. 8. Genitalia mâles des « espèces » du « rudis -group » de Rognes. Ce fait est confirmé par toutes les images identiques du phallosome, des cerques et des paralobes, des gonites et des sclérites des ovipositeurs, qui ont été attribuées par lui aux espèces cosmiques du « rudis -group » (fig. 8). Nous devons remémorer que nous avons analysé aussi (Lehrer , 2007, 7:5) un spécimen de Pollenia hungarica Rognes, identifié par Rognes, qui se trouve dans la collection de T AU et qui appartient en réalité à l’espèce P . rudis (F .). Il faut mentionné que les genitalia mâles, en général, ont aussi des très petites variations morphologiques. Mais, le type spécifique reste bien caractérisé et inconfondable devant les autres types phallosomiques, des cerques et paralobes etc. C’est pourquoi, nous pouvons confirmer fermement les synonymes suivants : Pollenia rudis (Fabricius, 1794) = Pollenia angustigena : Rognes, 1987 :481, figs. 22-27 ; Rognes, 1991 :221, figs.592- 600 - n. syn. = Pollenia hungarica Rognes, 1987 :483, figs. 30-35 ; Rognes, 1991 :226, figs.614 - 618 - n. syn. = Pollenia labialis : Rognes, 1991 :228, figs. 622-626 - n. syn. = Pollenia longitheca Rognes, 1987 :487, figs. 38-43 - n. syn. = Pollenia luteovillosa Rognes, 1987 :490, figs. 46-52 - n. syn. = Pollenia pediculata : Rognes, 1991 :233, figs. 641-647 - n. syn. = Pollenia pseudorudis Rognes, 1987 :493, figs. 54-60 - n. syn. = Pollenia sp. Rognes, 1987 :500, figs. 70-76 - n. syn. La cause de ses confusions et imprécisions taxonomiques dans l’étude des Polleniinae se trouve même dans ses confessions ambiguës. D’une partie il reconnaît la grande variabilité des caractères « extérieurs » de Pollenia (Rognes, 1987 :478) et son incapacité d’étudier les genitalia, en af firmant : « I have found that occasional specimens of almost all the species have a st alked R5, so this character is of no taxonomic value in this section of the genus Pollenia . Most species also lack the outer ph set a in very rare cases. Nor have I found the number of scutellar set ae very useful for species recognition: the fourth set a (behind the basal marginal set a) is very variable in size even in species where it should be const antly present according to the literature (e.g. Emden, 1954). The lower squama is variable in colour , but most of ten brownish infuscate in the male and pale in the female. No t axonomic value should be assigned to this feature. I have not explored the 18 V ariabilité de Pollenia rudis (Fabricius) possibility of using the shape of the hypandrium in species recognition (cf. Lehrer , 1963). » Mais, d’une autre partie, il doit admettre l’importance de la genitalia dans l’identifications des taxons et dit (l.c., 479) : « Note. Due to individual variation some males and females are impossible to name with confidence from external characters only . Phallosome, ovipositor , spermathecae and lateral sacs should be examined in doubtful cases. » T out est bon, mais Rognes ne peut regarder normalement à la genitalia pour établir l’identité exacte de ses « espèces » et à la variabilité des caractères de leur spécimens. Conclusions 1. Les études de Rognes sur les Polleniinae holarctiques sont réalisées sur la base des méthodes et conceptions primitives et très superficielles, typiques pour les étapes initiales de la taxonomie. Par l’examen dominant des caractères de grande variabilité individuelle, de la chromatique, de la pilosité et la chétotaxie tibiale, il a ignoré totalement les caractères objectifs des genitalia mâles pour la définition correcte des taxons de ce groupe de diptères. En même temps il a ignoré les plus importants travaux des grands dipterologistes contemporains, qui ont étudié sérieusement les Calliphoridae sur la base des genitalia mâles (Emden, Grunin, Hall, Kano & Shinonaga, Patton, Séguy , Senior-White & coll., Zumpt etc.) et ont montré, avant 55-80 ans, la priorité des structures postabdominaux mâles dans l’identification des taxons. De même, ce débile entomologiste qui ne peut identifier les simples espèces des Polleniinae, veut s’ériger dans la posture d’un intangible critique et annuler le travaux modernes sur les Bengaliidae, un des plus lourd et inconnu groupe de diptères. 2. T outes ses illustrations qui se réfèrent aux caractères somatiques « externes » et notamment sur les genitalia mâles et aux sclérites de l’ovipositeur de ses « espèces » sont parfaitement identiques avec celles de Pollenia rudis (F .). Rognes n’a pas compris jusqu’à présent que le type de la genitalia mâle précise mieux l’identité d’une espèce que n’importe quel caractère somatique et que les spécimens avec le même type de la genitalia mâle appartiennent exclusivement à une seule espèce. Comme suite, toutes ses espèces imaginaires ou celle « révisées » par Rognes sont des synonymes objectives de Pollenia rudis (F .). 3. T ous ses néotypes, lectotypes et holotypes pour ses « espèces » du « Pollenia r udis species-group », comme tous ses types morphologiques de leurs distiphallus sont des faux taxonomiques, sans aucune valeur scientifique. 4. L ’établissement de certains sous-groupes d’espèces, sur la base de ses « types » phallosomiques ( rudis -type, labialis -type etc.) constitue une grave erreur morphologique et taxonomique, qui ne peut être pris en consideration. Bibliographie L EHRER , A. Z., 1963, Etudes sur les Dipteres Calliphoridae. I. La classification des Polleniinae paléarctiques et leur dispersion en Roumanie. Bull. & Annls. Soc. R. Ent. Belg., 99 :285-310. L EHRER , A.Z., 1967, Etudes sur les Dipteres Calliphoridae. II. Revision de la nomenclature de la tribu Polleniini. Bull. & Annls. Soc. R. Ent. Belg., 103 :255-259. L EHRER , A.Z., 1972, Diptera. Familia Calliphoridae. Fauna R.S.R., 11, 12:1-245. R IGNES , K., 1987, The taxonomy of the Pollenia rudis species-group in the holarctic Region (Diptera: Calliphoridae). System. Ent., 12:475-502. R OGNES , K., 1991, Blowflies (Diptera, Calliphoridae) of Fennoscandia and Denmark. Fauna Ent. Scand., FRAGMENT A DIPTEROLOGICA, 2007 nr . 7 24, 272 p. S CHUMANN , H., 1986, Family Calliphoridae. Catalogue of Palaearctic Diptera, 12:1 1-58. Z UMPT ., F ., 1956,64i. Calliphorinae. Die Fliegen der palaearctischen Region, 1 1, 1-140. Nouvelles espèces et nouveaux synonymes du genr e Nitellia Robineau-Desvoidy (Diptera, Calliphoridae) A NDY Z. L EHRER Email : [email protected] Résumé . La révision du groupe non fondé des espèces « viatica » sensu Rognes a prouvé l’incapacité de son auteur de comprendre la taxonomie, la morphologie et la phylogénie de celles-ci. Il a dénaturé les informations documentaires des espèces considérées par les spécialistes sérieux comme « nomina dubia ». Il est revenu aux critères d’une classification dépassée, il a ignoré les recherches modernes sur la valeur des caractères de la genitalia mâle pour l’identification correcte des espèces, en admettant le même type de genitalia pour plusieurs espèces et a introduit les dessins non significatifs des sclérites de l’ovipositeur . Sur la base de ses confusions, nous avons décrit trois espèces nouvelles : Nitellia guernica n. sp. (syn. Pollenia bicolor sensu Rognes, 1991b, n. syn. ) de la faune d’Espagne, Nitellia ospedaliana n. sp. (syn. Pollenia ruficrura sensu Rognes, 1991b, n. syn. ) de la faune de Corse et Nitellia hermoniella n. sp. (syn. Pollenia mediterranea sensu Rognes, 1991b, n. syn. ) de la faune d’Israel. En plus, nous avons établi les synonymes suivantes : Nitellia bulgarica (Jacentkovsky , 1936) [syn. Pollenia ponti Rognes, 1991b :457, fig. 24-31 - n. syn. ] ; Nitellia bisulca (Pandellé, 1896) [syn. Pollenia fulvipalpis sensu Rognes, 1991b :477 - n. syn. ] ; Nitellia pallida (Rohdendorf, 1926) [syn. Pollenia viatica sensu Rognes, 1991b :483 - n. syn. ]. T outes ces modifications taxonomiques ont été établies par la vérification des données bibliographiques et les collections d’Isra e l (déterminés par Rognes), par l’analyse de la logique de l’exposé et des improvisations de Rognes, par la comparaison des détails morphologiques et graphiques des genitalia des espèces en cause et leur confrontation avec les normes du C.I.N.Z. Abstract. The revision of the ungrounded group of the species “ viatica “ sensu Rognes proved the incapacity of its author to understand the taxonomy , the morphology and the phylogeny of those. It denatured documentary information of the species considered by the serious specialists as “ nomina dubia “, returned to the exceeded criteria of a outdated classification, has ignored the modern research on the value of the characters of the male genitalia for the correct identification of the species, by admitting the same type of genitalia for several species and introduced nonsignificant drawings of the sclérites of the ovipositor . On the basis of its confusion, we described three new species: Nitellia guernica n. sp. (syn. Pollenia bicolor sensu Rognes, 1991b, n. syn.) of the fauna of Spain, Nitellia ospedaliana n. sp. (syn. Pollenia ruficrura sensu Rognes, 1991b, n. syn. of the fauna of Corsica and Nitellia hermoniella n. sp. (syn. Pollenia mediterranea sensu Rognes, 1991b) of the fauna of Israel. Moreover , we established the following synonyms: Nitellia bulgarica (Jacentkovsky , 1936) [syn. Pollenia ponti Rognes, 1991b:457, fig. 24-31 - n. syn. ]; Nitellia bisulca (Pandellé, 1896) [syn. Pollenia fulvipalpis sensu Rognes, 1991b:477, - n. syn. ] ; Nitellia pallida (Rohdendorf, 1926) [syn. Pollenia viatica sensu Rognes, 1991b:483 - n. syn. ]. All these taxonomic modifications were established by the checking of the bibliographical data and collections of Israel (determined by Rognes), by the analysis of the logic of exposed and the improvisations of Rognes, by there comparison of the morphological and graphic details of the genitalia of the species in question and them confrontation with the standards of the C.I.N.Z. 19 20 Nouvelles espèces et nouveaux synonymes L ’intention déclarée et de lar ge respiration scientifique, qui dépasse la capacité de Rognes (1991b :440) en ce que concerne le « viatica -species group », est « to characterize the group more comprehensively , revise its t axonoy and nomenclature, describe one species as new to science, illustrate in det ail male female genitalia of all the member species and discuss the relationship with other species-group within Pollenia » . Malheureusement, en adoptant la même conception vétuste de l’unicité du genre Pollenia s. lat. et sans tenir compte de la vision actuelle généralisée sur la valeur taxonomique des structures anatomiques réelles des genitalia de ce groupe, il revient à une classification artificielle, sur la base de certains caractères somatiques non significatifs et très variables ou « on the basis of a synapomorphic ovipositor tip » (Rognes, 1991b :439) ainsi que pour les espèces du genre Nitellia Robineau-Desvoidy 1830. Simulant une profonde analyse des structures phallosomiques, il a établi quelques types fantaisistes qui tendent à diviser le genre Nitellia (syn. viatica group-species sensu Rognes) en : atramentaria -type, pallida -type, vagabunda -type, griseotomentosa -type (Rognes. 1991a :213), mais qui ne représentent rien au point de vue systématique, parce que ce sont ses synonymes. Cependant, parce qu’il n’a pas précisé la signification taxonomique de ces types, il semble avoir renoncé, au moins partiellement, à cette sous division de « species-group » et a adopté la formule « Pollenia viatica species-group (= pallida species-gr oup) », qui comprend - d’après ses opinions - les espèces : Pollenia bicolor Robineau-Desvoidy , P . bulgarica Jacentkovsky , P. fulvipalpis Macquart, P . mediter ranea Grunin, P . ponti Rognes, P . ruficrura Rondani et P . viatica (= P . pallida Rohdendorf). Mais, il ne faut pas oublier que, dans cette classification imaginaire et bizarre, il n’a pas accordé la plus petite importance aux structures de la genitalia mâle, en concevant (comme nous verrons plus bas) que des espèces dif férentes peuvent avoir le même type de genitalia et a ignoré avec préméditation les recherches modernes de Rohdendorf, Zumpt, Schumann, Grunin etc. Dans ce sens, il (Rognes, 1991b :439) affirme sur le genre Pollenia s. lat. que : « it has still not been defined satisfactorily in a cladistic sense [!?!?] , so it is not certain that it is a monophyletic group (cf. Rognes, 1991a) [ bien que nous avons montré ce fait il y a plus de 30 ans (Lehrer , 1963), n.n. ]. The t axonomy of its constituent species is notoriously difficult », en se basant sur les mêmes principes déviés (Rognes, 1991b :440) qui le conduisent vers l’affirmation des erreurs de logique et de taxonomie. Parmi celles-ci on peut relever aussi ses prétendues recherches sur les sclérites de l’ovipositeur [ « the viatica species-group was redefined briefly in a previous paper (Rognes, 1987 :490), as pallida species-group) on the basis of certain features of the ovipositor » ], qui n’apportent aucune clarification de valeur dans la taxonomie ou l’identification des espèces de Nitellia . ANAL YSE DES ESPECES I. Pollenia bicolor sensu Rognes et Nitellia guernica n. sp. A propos de Pollenia bicolor Robineau-Desvoidy , 1830 on ne peut pas dire si elle appartient au genre Pollenia R.D. ou Nitellia R.D., parce qu’aucun auteur n’a présenté sa genitalia mâle. Rognes (1991b :447) mentionne que l’espèce a des caractères somatiques très variables (« leg colour variable », « colour of wing veins variable », colour of abdomen variable » etc.), il souligne egalement que le mâle a « abdominal ground colour black » et que seulement la femelle (1991b :450) a « abdomen yellow , except dorsally for a narrow middorsal stripe and a narrow hind border to the tergites ». Cependant Séguy (1941 :173) a décrit seulement le mâle et a dit qu’il a un « abdomen entièrement roux avec une étroite bande médiane dorsale noire, une étroite bordure postérieure noire sur chaque tergite, sur le disque des t aches changeantes grises » et les « pattes rousses, sauf les t arses ». FRAGMENT A DIPTEROLOGICA, 2007 nr . 7 21 En plus, Rognes précise que « Robineau-Desvoidy (1830) did not st ate the number of specimens seen, their sex or the type-locality ( probably Saint-Sauveur-enPuisaye, Y onne), but judged the species very rare. His description of the humeral callus as yellow [“rougeâtres”] in ground colour indicates the sex to be female [“?] . In his 1863 work he notes havinbg seen only females. No material is left under this name in Robineau-Desvoidy’ s collection in MNHN » Il est très impensable de croire que Séguy a confondu les sexes décrits et pour cela nous considérons que les raisonnements de Rognes sur l’identité de l’espèce P . bicolor R.D. sont incorrects, surtout parce que tous les mâles visualisés par lui ne proviennent pas de France [à l’exception d’un seul mâle, colligé dans les Haut-Pyrennées (Pandellé), mais sans être génitalisé], mais du Portugal, d’Espagne et du Maroc. Ainsi, nous avons la conviction que la genitalia mâle attribuée à l’espèce Pollenia bicolor sensu Rognes 1991 appartient à une espèce nouvelle, nommée par nous Nitellia guernica n. sp. Nitellia guernica n. sp. Syn. Pollenia bicolor sensu Rognes (B&), 1991b : 445, fig. 4-8 - n. syn. Nous ne pouvons pas préciser quelle est la localité espagnole dans laquelle ce spécimen, représenté par Rognes, a été colligé et qui est indiqué par nous comme l’holotype de cette espèce nouvelle. D’Espagne, il a visualisé 5 †† de quelques localités, sans spécifier la localité de celui qui a été figuré et dans quelle collection se trouve exactement (Copenhague ou London). Il serait bien que Rognes apporte ces données nécessaires. Mais, sa genitalia (fig. 1) est dif férente des espèces européennes connues. Les cerques (A, B) sont un peu plus courts que les paralobes ; ces derniers sont lar ges et ont la mar ge dorsale légèrement courbée. Les lobes hypophalliques ventraux (C, D) sont relativement courts, ils ont la mar ge supérieure légèrement courbée et pourvue d’épines petites et ont un petit sommet dans la partie antéro-inférieure. Distribution géographique . Espagne, Portugal ( ?), Maroc ( ?). II. Pollenia ruficrura sensu Rognes et Nitellia ospedaliana n. sp. Sur l’espèce Pollenia ruficrura Rondani, Rognes (1991b :453) mentionne qu’elle a été décrite par Rondani « on basis of two specimen, st ated to be males » et que « in Rondani’ s collection in MZLSF (Box 21) [Museo Zoologico “La Specola”, Florence, n. n . ] are two conspecific females under ruficrura , both numbered “1 106” », une de celles-ci étant désignée comme « lectotype ‡ » (Rognes, 1991c:366). Donc, le mâle de cette espèce n’est pas connu et, cependant, sur la base de 3 †† quelconques, colligés à Evisa (Corse du Sud), les 1 1-19.VII.1967, il ose les attribuer à Pollenia ruficrura Rondani ‡ , colligée à Parme (Italie de Nord) et de représenter pour elle la genitalia mâle, sans aucune preuve scientifique Car , aucun caractère de sa description ne constitue pas un indice pour l’identification de son mâle. D’après notre opinion, Pollenia ruficrura Rondani, 1862 est et reste un nomen dubium (Schumann, 1986), et Pollenia ruficrura sensu Rognes ( † ), 1991b est une stupéfiante invention de Rognes, elle étant en réalité une espèce nouvelle, dénommée par nous Nitellia ospedaliana n. sp. Nitellia ospedaliana n. sp. Syn . Pollenia ruficrura sensu Rognes ( † ), 1991b :451, fig. 13-18 - n. syn. 22 Nouvelles espèces et nouveaux synonymes Fig. 1. Nitellia guernica n. sp. A, cerques et paralobes, vus de profil; B, cerques et paralobes, vus de face ; C, phallosome, vu de profil ; D, phallosome, en vue dorsale ; E, gonites (selon Rognes, 1991, fig. 3-4 et 5- 7) Fig. 2. Nitellia ospedaliana n. sp. A, Cerques et paralobes, vus de profil; B, cerques et paralobes vus de face; C, phallosome vu de profil; D, phallosome, en vue dorsal; E, gonites (selon Rognes 1991b, fig. 13- 17). La description du mâle donnée par Rognes (1991b :453) n’est pas correcte et complète. Les parafrontalies ont des poils noirs. La couleur du corps et des pattes est noire. sc = 4-5. Le paraphallus a les lobes paraphalliques ventraux développés, larges, assez longs et orientés vers le bas. Les lobes hypophalliques ventraux sont plus ou moins rectangulaires, avec des épines petites sur la mar ge supérieure et sur la moitié supérieure de la marge antérieure. La juxta est relativement courte. Femelle . Incertaine. Matériel de collection . Série-type : Corse, 3 †† , 2 ‡‡ , Evisa, Padurea Aïtone, 900-1000 m, 1 1-19.VII.1967, leg. Langemark & Lomholdt - coll. Muséum Zoologique de l’Université de Copenhague. Remar que . Nous ne pouvons pas indiquer ici qui est l’holotype et les paratypes de cette espèce, qui se trouvent dans les collections du muséum de Copenhague. Nous ne pouvons pas les FRAGMENT A DIPTEROLOGICA, 2007 nr . 7 23 examiner parce que le cerbère des collections de diptères (T . Pape) a entrepris, avec ses amis, une lar ge et surprenante action immorale de sabotage de mon activité scientifique, à cause de nos opinions diver gentes. Derivatio nominis . D’après le nom du Massif Ospedale du Sud de la Corse. III. Pollenia ponti Rognes et Nitellia bulgarica (Jacentkovsky) Nitellia bulgarica (Jacentkovsky , 1936) a joué un tour à Rognes. Car , sur la base de certains caractères somatiques habituels et variables, il a décrit sa Pollenia ponti Rognes, 1991 comme espèce nouvelle, mais qui est un synonyme objectif de Nitellia bulgarica (Jacentkovsky). Bien qu’il ait visualisé le matériel du Maroc, Portugal, Espagne, Italie et T chécoslovaquie pour sa P . ponti , mais aussi un matériel assez riche de Bulgarie, Grèce, T urquie, Moldavie, Arménie, Azerbaïdjan pour N. bulgarica , il n’a pas réussi à observer que la genitalia mâle et les sclérites de l’ovipositeur de ces deux espèces sont absolument identiques. Nous présentons ci-dessous ces structures pour la clarification des taxonomistes, mais aussi pour celle de Rognes, en considérant que tout le matériel doit être révisé, parce que l’aire de distribution est beaucoup plus grande. Ainsi : Nitellia bulgarica (Jacentcovky , 1936) a les synonymes suivants : Syn. Pollenia ponti Rognes, 1991b :457, fig. 24-31 - n. syn. Syn. Pollenia bulgarica sensu Rognes, 1991b :464, fig. 36-43. Fig. 3. Pollenia ponti Rognes. A, phallosome ; Fig. 4. Nitellia bulgarica (Jacentkovsky). A, B, ovipositor (selon Rognes, 1991b, fig. 28 et 32) phallosome ; B, ovipositor (selon Rognes, [= Nitellia bugarica Jacentkovsky - n. syn .] fig. 40 et 44 26 Andy Z. Lehrer Fig. 6. Liosar cophaga emmrichiana Lehrer , 2003, selon Lehrer 2003. FRAGMENT A DIPTEROLOGICA, 2007, nr . 1 1 27 Fig. 8. Sar cophaga mulaba sensu Zumpt 1964 Fig. 9. Sar cophaga mulaba sensu Zumpt 1972 (= Sar cophaga paramulaba Zumpt 1972) V oici nos figures exactes pour Liosar cophaga mulaba (Curran) (fig. 10) et L. paramulaba (Zumpt) (fig. 1 1). Fig. 10. Liosar cophaga mulaba (Curran) Fig. 1 1. Liosar cophaga paramulaba (Zumpt) holotype, selon Lehrer , 2003. holotype, selon Lehrer , 2003. 28 Andy Z. Lehrer Etant données toutes les preuves de notre travail, qui démontrent une mentalité taxonomique primaire et une grande inhabilité de laboratoire des diptérologistes avec la prétention de « spécialistes » en taxonomie et phylogénie, nous croyons avoir le droit de demander sur quelles bases théoriques et sur quelles données scientifiques a été rédigée la compilation parataxonomique de Pape, représentée dans son faux catalogue mondial des Sarcophagidae ? Comment a-t-il établi les prétendus niveaux phylogénétiques de cet énorme groupe de diptères s’il n’a pas connu les réels caractères génitaux de valeurs, imprimés avec les matrices génétiques de groupe, s’il n’a pas étudié personnellement et sérieusement aucune genitalia mâle, sans parler de toutes les genitalia de tous les Sarcophagidae du monde ? Comment peut-il apprécier le travail et les résultats scientifiques des auteurs, dans ses fausses qualités de « taxonomic specialist » et « commissioner » mondial, s’il n’est pas capable de bien identifier les espèces (et nous avons donné beaucoup d’exemples de ses identifications aberrantes) ? Comment peut-il établir la distribution géographique des espèces qui ne sont pas bien délimitées même par leurs auteurs ? Comment peut-il s’af ficher dans la posture de « specialist » et « commissioner » dans les forums internationaux de prestige, sans avoir la conscience de son ignorance et de son incapacité scientifique ? Et par-dessus tout, nous avons la légitimité de demander , comment les auteurs avec la colonne vertébrale droite acceptent les farces taxonomiques de cet ignorant, qui affectent leur travail par ses aberrations particulièrement nocives et même les adoptent, dans l’espoir de pouvoir accéder aux grâces d’un godelureau de certaines sociétés, projets et commissions de superviseurs des revues ? Refer ences C URRAN , C.H., 1943, Sarcophaginae of the American Museum Expedition (Diptera). Am. Mus. Nov , 727:1-31. L EHRER , A.Z., 2003, Sarcophaginae de l’Afrique (Insecta, Diptera, Sarcophagidae). Entomologica, Bari, 37 :5-528. P APE , T ., 1996, Catalogue of the Sarcophagidae of the world (Insecta:Diptera). Mem. Ent. Int., 8 :1-558, Florida. Z UMPT , F ., 1964, The Calliphoridae from the Madagascan Region (Diptera). Part. II. Miltogramminae ans Sarcophaginae. V erh. naturf. Ges. Basel, 75:47-77. Z UMPT , F ., 1972, Calliphoridae (Diptera Cyclorrhapha). Part IV . Sarcophaginae. Explor . Parc natn. Albert, Miss. G .F . de W itte, 101:1-264. ----- Sarcophaga carnaria sensu Richet 1987 est l’oeuvr e taxonomique initiée par le Dr . Loïc Matile A NDY Z. L EHRER Email : [email protected] Summary . Sarcophaga carnaria sensu Richet 1987 is taxonomic work initiated by Dr . Loïc Matile. One present letters with Richet and Dr . L Matile, of before 20 years, which expose the aberrations which led Richet to establish a lectotype, sans taxonomic valor , like “type” of the species Musca carnaria Linné. A coup sûr le titre de cet article provoquera, même avant d’être lu, l’étonnement et les interprétations très dif férentes de la part d’un certain nombre de diptérologistes et d’entomologistes, qui sont plus ou moins intéressés par la taxonomie des Diptères Sarcophagidae ou qui désirent enregistrer les événements avec une certaine signification pour l’histoire de la connaissance de ce FRAGMENT A DIPTEROLOGICA, 2007, nr . 1 1 29 groupe. Il éveillera beaucoup d’interrogations, parfois avec un caractère accusateur , parce que nous ne sommes pas habitués aux articles mémorialistes ouverts, sincères et surtout, écrits dans un style direct. Cependant, parce que l’auteur même a été et est intéressé à clarifier un problème important de « l’espèce-type » de la famille Sarcophagidae, qui a été perturbé par une série de faux chercheurs, il fait appel à l’indulgence et à la patience des lecteurs, en les priant de suivre les documents édificateurs présentés plus bas. Après 20 ans de silence complet, nous pouvons avoir la liberté de présenter et commenter une série de lettres personnelles, qui proviennent de certaines personnalités, dans le but d’élucider les causes déterminantes d’une confusion taxonomique majeure. Il est vrai que l’espèce-type du genre Sar cophaga Meigen, Musca carnaria Linné 1758, a été une espèce « mal identifiée » (art. 70.3 CINZ), parce que Linné n’a pas fixé ou représenté d’une manière précise un « type » de celle-ci et ses « syntypes » ne sont pas connus ou n’ont pas été conservés. En même temps, on doit supposer que parmi ses syntypes possibles ont été mélangées aussi d’autres espèces, que Linné n’aurait pas été capable d’identifier , parce qu’il n’a pas connu la valeur et les structures des genitalia mâles de celles-ci. Ces faits sont devenus évidents seulement 154 ans plus tard, avec les recherches de Böttcher (1912), qui a désigné, pour la première fois, l’espèce Sar cophaga carnaria Linné, notamment par l’illustration de sa genitalia mâle. Le fait qu’en son temps Böttcher n’ait pas bénéficié d’un code international de règles et recommandations taxonomiques, ne peut déterminer personne à éliminer ses recherches d’importance cruciale pour la taxonomie des Sarcophagidae. Car , elles servent « le mieux les objectifs de stabilité et d’universalité » (art. 70.3), d’autant plus que les plus grands spécialistes mondiaux se basent sur sa conception. D’autre part, il a représenté exactement ce que Meigen a considéré être, dans la conception de son temps et dans le manque des types de référence conformément au sens actuel du C.I.N.Z., l’espèce-type du genre Sar cophaga Meigen, recte Musca carnaria Linné. Et même si Meigen n’avait pu identifier correctement cette espèce, parce que personne n’a été capable de déterminer les Sarcophagidae comme Böttcher , aucun chercheur ne peut prouver que l’espèce-type de Meigen pour le genre Sar cophaga n’est pas identique au taxon conçu par Linné, pas plus Richet, Matile ou Pape. Celui-ci étant utilisé dans toute la littérature, il bénéficie de tous les droits de nomenclature pour un taxon valide de référence, même si un Richet ou un Matile veulent introduire la mystification d’une erreur d’identification. Le débutant Richet (1987 :131) « en consultant la littérature récente sur cette espèce » (pourquoi seulement « la littérature récente » ! ? AZL), a constaté avec une stupeur hypocrite de savant « qu’aucun des auteurs […] n’avait eu l’idée de résoudre le problème de l’identité de la Mouche à damier en examinant les syntypes, toujours conservés dans la Collection Linné » . Quelle bourde ! Car , dans la « collection Linné » de Londr es (comme dans toutes les collections du monde) ne se tr ouve aucun « syntype » de l’espèce Musca carnaria de Linné, les deux mâles tr ouvés ici par Richet ne sont que des « syntypes » fantaisistes , désignés for cement par lui et sans aucune pr euve. Ainsi, il a ignoré tous les efforts de toute une pléiade de grands spécialistes, avec en tête Böttcher , qui ont fixé et approprié l’identité de Sar cophaga carnaria Linné, avant Richet et ceux qui ont stimulé et dif fusé ses inepties taxonomiques. Après la parution de son premier article « L ’identité de la « Mouche à damier » Sarcophaga carnaria (Linné, 1758) » dans le Bull. Soc. Entom. France, 91, 1987, pp 131-135, son auteur m’a donné une copie, en tenant à démontrer que, suite à ses études de l’époque sur les deux mâles tr ouvés accidentellement dans la prétendue « collection de Linné », qui n’ont constitué pas l‘objet des investigations de Linné et sont dépourvus d’étiquettes originales 30 Andy Z. Lehrer d’identification et d’origine géographique (conformément aux dispositions du CIZN), mon espèce Sar cophaga dolosa Lehrer 1967 est synonyme de Musca carnaria Linné, étant exactement celle qui a été établie par Linné d’après sa genitalia ( !?). Après son analyse, le 28 avril 1987, je lui ai répondu que : « Je vous dis dir ectement et sincèrement que votr e article représente aussi votr e premier échec. De tous les points de vue vous avez jugé erronément et vous n’avez pas réussi de soutenir vos opinions avec l’autorité qui nous donne l’information complète sur un problème. V ous n’avez pas fait que d’essayer à redécouvrir l’Amérique, en naviguant d’après une illusion. T out d’abord, vous avez une information très déficitaire et, par cette cause, vos conclusions sont fausses et caduques. Le problème de « carnaria » est assez ancien et avant 30 ans j’ai essayé de fair e un peu d’ordr e, en constatant quelques espèces nouvelles qui se cachent sous ce nom. Mais, « l’identité » ( ?) de l’espèce de LINNE a été bien établie de longtemps (v . SEGUY , 1941, p. 84 ; BOTTCHER, 1912 etc.). Le fait que vous ayez trouvé dans la « Collection Linné » de Londr e, 2 mâles de « carnaria » (un avec étiquette et l’autr e sans étiquette), ne montre pas que vous avez analysé les « syntypes » de cette espèce. Par ce que pour l’espèce S. carnaria L. il y a déjà précisé le type de sa genitalie, qui ne peut êtr e changé par M. RICHET , même pour la « stabilité » de la nomenclatur e. Sa genitalia est bien représentée par tous les grands diptéristes (BOTTCHER, ROHDENDORF , SEGUY etc.). Comme suite, S. carnaria sensu RICHET 1986 devient un synonyme subjectif et injustifiable de S. dolosa LEHRER (conf. Code de la nomenclatur e zoologique). T oujours à cause du manque de renseignements, vous n’avez pas connu qu’en 1973 j’ai établi une grande série de synonymes dans mon travail : La taxonomie du genr e Sar cophaga Meigen (Fam. Sar cophagidae, Diptera - Annotationes Zool. Bot., Bratislava, nr . 89, 22 p. Malheur eusement, je ne peux vous envoyer un tiré à part de celui-ci, mais peut- être que vous réussir ez de l’obtenir par une autre voie. V ous y trouverez que S. carnaria f. vulgaris sensu EMDEN = S. dolosa LEHRER, S. subvicina ssp. vulgaris ROHD, 1937 est une bonne espèce … etc. En même temps, S. meridionalis ROHD. 1937 (et S. variegat a sensu RICHET 1986) = S. lehmanni MUELLER 1922 (synonymie établie beaucoup avant de VER VES). Autrement dit (et malheur eusement), vous avez embr ouillé en plus les choses et, si vous voulez tenir compte de mes expériences, ne vous hâtez pas de dir e des « nouvelles » avant d’êtr e sûr et ne faites pas des af firmations inexactes. SEGUY , ce grand diptériste français, n’a confondu jamais (au moins dans sa monographie) l’espèce S. subvicina ROHD. (v . page 156), et S. vulgaris ROHD. n’a pas les lobes membraneux très larges à cause « d’une déformation, par aplatissement ( ?) ou desséchement ( ?!) des lobes (…) dans la préparation microscopique . » J’ai supposé qu’il approfondirait les règles et les recommandations du CINZ concernant les lectotypes et les syntypes, et il apporterait ses corrections à la connaissance des chercheurs. Cependant, après un mois (le 28 mai 1987), j’ai reçu une lettre de M. le Dr . Loïc Matile, qui a dévoilé tout le raisonnement qui a été à la base de cette stupidité collective de bouf fons. V oici sa lettre : « Mon cher Collègue, Monsieur Richet me transmet copie de votr e lettre du 28 avril en sollicitant mon conseil ; c’est en ef fet moi-même, en tant que r esponsable du Dépar tement des Diptèr es du Muséum (depuis 1963), comme de Rédacteur en chef du Bulletin de la Société entomologique de France , qui suis à l’origine de sa pr emièr e publication. Les conseils que je lui ai donnés à ce titr e me r endent donc r esponsable à la fois de la forme et du fond de l’ar ticle que vous FRAGMENT A DIPTEROLOGICA, 2007, nr . 1 1 31 critiquez (n. soulign.) . En ce qui concerne la forme, le travail de Richet est écrit en bon français et me semble r especter le dér oulement normal d’un ar ticle de systématique : exposé des faits, mise en évidence du pr oblème, discussions et conclusions. Quelques expressions trahissent peut- être le débutant : je les ai sciemment r espectées car je suis convaincu que chaque auteur doit conserver son style. V os critiques de fond sont évidemment plus importantes, et vous me permettrez d’y répondre en tant que spécialiste ayant à mon actif plus de 100 publications sur les Diptèr es (Mycetophilooidea) (n. soulign.), mais cela ne change rien aux règles de la nomenclatur e). Comme vous le dites si bien, les Sar cophagidae représentent « un gr oupe à grandes surprises », et je fus moi-même, en effet, bien étonné, lorsque Richet m’expose que personne n’avait songé à examiner le (ou les) types de Musca carnaria Linné (n. soulign.) , étant donne la confusion régnant dans ce gr oupe d’espèces, confusion dont vous étiez conscient, et que vous avez testé d’élucider dans votre article de 1973. Il me semble que toute votr e argumentation en l’occurrence est que vous n’êtes pas convaincu que les exemplair es de la collection Linné soient des syntypes (n. soulign.). Permettez-moi de vous dir e que si l’on commence à mettre en doute le statut typique d’exemplair es provenant sans aucune équivoque de la collection d’un auteur , et étiquetés de sa pr opr e main [ exactement ce fait a été nécessaire d’être prouvé par Richet et Matile - AZL] , aucun travail de systématique n’est plus possible en Dipterologie. Parmi les Collections dont j’ai la charge, celles de Meigen, de Macquart, de Robineau-Desvoidy , de Perris, de Pandellé sont dans le même cas que celle de Linné : une seule étiquette de détermination par série, et pas de mention « type ». A ma connaissance, il en va de même du matériel de Fabricius, Loew , Zetterstedt, S trobl, W alker , et autr es auteurs du XIX ème siècle et du début du XX ème , toutes les étiquettes types que peuvent porter leurs specimens ayant été ajoutées a posteriori (n. soulign.) . Il est facile d’imaginer dans quel état serait la systématique des Diptèr es eur opéens si on r ejetait ces specimens chaque fois que tel ou tel déciderait que leur statut de type ne lui convient pas ! (n. soulign.). Au regard de la discipline scientifique que doit êtr e la systématique, comme a celui du Code de la Nomenclatur e zoologique, le seul échantillon valide demeur e le TYPE ou le LECT OTYPE de ce taxon. Le fait que Böttcher , ou Seguy , ou Rohdendorf, ou vous-même, aient « établi » l’identité de Sarcophaga carnaria Linné, et que leur concept de cette espèce ne corresponde pas aux type du dit auteur [ exactement ce fait aurait dû nécessairement d’être prouvé par Richet et Matile - AZL] prouve simplement que ces autorités se sont tr ompées. Le « type de ses genitalia » ne peut êtr e « précisé », ni « changé », par aucun d’entr e eux, ni par Richet : c’est celui du type de Linné [ exactement ce fait doit nécessairement d’être prouvé par Richet et Matile - AZL] , et nul autr e. Les photographies publiées par Richet ne peuvent en aucun cas êtr e considérées comme celles de S. carnaria sensu Richet, 1986 : ce sont celles de l’exemplaire de Linné lui- même [NON ! ce sont celles de l’espèce Sar cophaga dolosa Lehrer , 1967 et non de S. carnaria Linné 1758 - AZL] . La désignation du lectotype de l’espèce règle définitivement le problème de Sarcophaga carnaria au lieu de l’embr ouiller , comme vous l’écrivez, et je suis absolument certain que toute tentative de la considérer comme nulle serait rejetée sans discussion par la Commission de la Nomenclatur e, à supposer que le problème lui soit soumis. Si, pour une raison quelconque, c’était moi, non spécialiste des Sar cophagidae (n. soulign.) , qui avait examiné et photographié les specimens de Linné, et publié la désignation du lectotype, j’aurais tout aussi validement fait connaîtr e l’identité de l’espèce que n’importe qui : le type est ici toute « l’autorité et l’information complète » nécessaire. [ Quelle charlat anerie d’un [Document text truncated for crawler view.]