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Impact des réseaux sociaux sur l'apprentissage des adolescents des Ecoles secondaires de la Ville de Mwene-Ditu

KABONGO TUENGU Gédéon; KONGOLO MULANGU Raphael; KAYEMBE ILUNGA Léonard; KAMUNGA KAZADI Anaclet; KASONGO MPANDA Salomon

Abstract

The general objective of this research is to identify the impact of social media on the learning of adolescents in secondary schools in the city of Mwene-Ditu, Lomami Province, in the Democratic Republic of Congo. To achieve this objective, we administered a questionnaire to a sample of 384 participants selected through stratified random sampling from an infinite population of young adolescents across all three municipalities of Mwene-Ditu city. The results obtained in the field show that social media has a negative impact on the learning of adolescents in secondary schools in Mwene-Ditu, as it contributes to distraction, moral degradation, juvenile delinquency, social isolation, academic failure, and grade repetition. Therefore, we found that our hypotheses, as stated, were confirmed. Thus, it can be concluded that the study enabled us to describe the impact of social media on the learning of adolescents in Mwene-Ditu, identify the major effects, and propose appropriate solutions to encourage young people to use ICT responsibly. However, in the digital age, we believe it is essential to intensify studies on new technologies from multiple perspectives and at different levels, taking into account the interdependent relationship between these technologies and today’s world.

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Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) ISSN: 2958-8413 Vol. 3, No. 6, Décembre 2025 This is an open access article under the CC BY-NC-ND license. http://www.revue-irs.com 7150 Impact des réseaux sociaux sur l’apprentissage des adolescents des Ecoles secondaires de la Ville de Mwene-Ditu KABONGO TUENGU Gédéon 1 KONGOLO MULANGU Raphael 2 KAYEMBE ILUNGA Léonard 3 KAMUNGA KAZADI Anaclet 4 KASONGO MPANDA Salomon 5 Université de Mwene-Ditu Abstract The general objective of this research is to identify the impact of social media on the learning of adolescents in secondary schools in the city of Mwene-Ditu, Lomami Province, in the Democratic Republic of Congo. To achieve this objective, we administered a questionnaire to a sample of 384 participants selected through stratified random sampling from an infinite population of young adolescents across all three municipalities of Mwene-Ditu city. The results obtained in the field show that social media has a negative impact on the learning of adolescents in secondary schools in Mwene-Ditu, as it contributes to distraction, moral degradation, juvenile 1 Assistant du premier mandat à l’Université de Mwene-Ditu 2 Assistant du premier mandat à l’Université de Mwene-Ditu 3 Assistant du premier mandate à l’Institut Supérieur Pédagogique de Ngandajika 4 Assistant du premier mandate à l’Institut Supérieur Pédagogique de Ngandajika 5 Assistant du premier mandate à l’Institut Supérieur Pédagogique de Ngandajika Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7151 delinquency, social isolation, academic failure, and grade repetition. Therefore, we found that our hypotheses, as stated, were confirmed. Thus, it can be concluded that the study enabled us to describe the impact of social media on the learning of adolescents in Mwene-Ditu, identify the major effects, and propose appropriate solutions to encourage young people to use ICT responsibly. However, in the digital age, we believe it is essential to intensify studies on new technologies from multiple perspectives and at different levels, taking into account the interdependent relationship between these technologies and today’s world. Keywords: Impact, Social media, Learning, Adolescents, School Digital Object Identifier (DOI): https://doi.org/10.5281/zenodo.17838820 Introduction A l’ère du numérique, les réseaux sociaux sont bien plus qu’une simple source de divertissement pour les adolescents, ils offrent une multitude d’opportunités pour développer des compétences professionnelles et personnelles essentielles à leur avenir. Grâce aux réseaux sociaux, ils peuvent améliorer leur communication, leur travail d’équipe et leur résolution de problèmes en interagissant avec les autres. Ils peuvent également se construire un réseau professionnel solide en se connectant avec des programmes professionnels et des entreprises de leurs domaines d’intérêt. Le rapport du Conseil de l’Europe, (2003) souligne que « les réseaux sociaux peuvent offrir des opportunités éducatives en facilitant l’accès à l’information et encourageant la collaboration en pairs. Cependant, il met également en garde contre les risques potentiels tel que la distraction, la propagation des fausses informations et les impacts sur la santé mentale ». L’article recommande aux parents et aux éducateurs d’encourager une utilisation réfléchie et critique de réseaux sociaux, engageant des discussions sur les effets positifs et négatifs, et en incitant les adolescents à suivre les comptes éducatifs et participer à des discussions enrichissantes. Dans le même ordre d’idée, les réseaux sociaux permettent également aux adolescents de développer des relations personnelles significatives en restant en contact avec leurs amis et leur famille, peu importe où ils se trouvent dans le monde, ils peuvent rencontrer des nouvelles personnes qui partagent les mêmes intérêts qu’eux, ce qui peut mener à des amitiés durables et à des relations significatives. Cela peut également les encourager à développer leur crédibilité et leur compétence technique. Des plateformes telles qu’Instagram et TikTok permettent aux utilisateurs de créer et de partager du contenu original, ce qui aide les adolescents à développer des compétences en photographie, en vidéographie, en montage et en conception graphique. Ces compétences peuvent être très utiles dans les nombreux domaines professionnels, tels que le marketing, la publicité et le design. Selon Junco, (2012, P.8). Les réseaux sociaux peuvent faciliter l’accès à une multitude des ressources pédagogiques et d’information. Selon lui, l’utilisation de plateformes comme Facebook peut permettre aux élèves de partager des ressources éducatives, poser des questions et interagir avec leur pairs et enseignants et cela favorise un apprentissage collaboratif. Bien que les réseaux sociaux puissent comporter des risques potentiels, les adolescents peuvent maximiser les avantages en les utilisant de manière responsable et équilibrée en téléchargeant les cours, s’informer sur la vie des auteurs et l’utilisation de ces médias sociaux peuvent offrir aux adolescents du secondaire une multitude d’opportunités pour développer des compétences professionnelles et personnelles, créer des relations significatives et exprimer leur créativité. Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7152 Greenfield (2017, P.198) souligne que l’utilisation des réseaux sociaux améliore les compétences en technologie numérique, ce qui est crucial dans un domaine de plus en plus connecté. Les concepteurs de ces réseaux sociaux ont voulu les mettre en place dans le but de communiquer plus facilement, développer l’interaction sociale surtout avec des individus qui partagent les points communs afin de créer des communautés. Via l’internet le monde est renouvelé par des nouvelles technologies numériques comme rien d’autre auparavant. A l’ère du numérique l’utilisation de l’internet devient de plus en plus incontournable pour la société. Ça saute aux yeux que personne ne peut se passer des réseaux sociaux et en ignorer littéralement leur impact sur tous les secteurs de la vie des adolescents. Bien que les réseaux sociaux soient créés pour des raisons de développement, il faut se questionner sur le mode d’utilisation qui converge vers d’autres perspectives. Des milliers des adolescents du secondaire ont encore du mal à tirer profit des réseaux sociaux. Ainsi, s’il en existe des dizaines des réseaux sociaux dans le monde, les plus utilisés en RDC et en particulier dans la ville de Mwene-Ditu sont entre autres Facebook, WhatsApp, SnapChat, TikTok, Google, Instagram et récemment Twitter. Si chacun d’entre eux à sa particularité, leur point commun réside dans le fait que l’utilisation du réseau fournit ses données personnelles de manière volontaire. En effet, ces différentes plateformes de communication sont utilisées abusivement par les adolescents du secondaire qui régressent au lieu de progresser. Pour beaucoup, être sur les réseaux revient à communiquer, à partager et aimer et aimer des vidéos ou photos d’unité réduite sans se poser véritablement des questions sur ce qu’ils apprennent en y passant plus de temps et d’heures sans que cela les déranges. Selon Rosen et Al (2013) dit l’usage excessif des réseaux sociaux est lié à une diminution de la concentration et une réduction du temps passé sur les études ». la distraction causée par les notifications constantes et les échanges sociaux, aussi des vidéos pornographiques peut nuire à l’attention des adolescents du secondaire pendant leurs devoirs ou en classe. Dans le même ordre d’idée de Rosen et Al, nous constatons que, une utilisation excessive des réseaux sociaux peut entrainer une distraction pénalisante des tâches scolaires et une forte diminution des capacités de concentration, qui plus est détaché de son mobile peut être difficile pour les adolescents du secondaire du fait de la nature addictive des réseaux sociaux, avec leurs fonctionnalités de défilement infini et des notifications. Il peut être plus complexe pour eux de se concentrer sur leurs études, mais l’apprentissage, un instrument crucial du capital humain. Ainsi les adolescents du secondaire peuvent perdre la capacité de travailler avec constance et à s’engager dans des tâches qui demandent une application prolongée. Il est de ce fait indispensable d’apprendre aux adolescents à régulièrement se déconnecter des réseaux. L’impact sur le sommeil et la santé mentale des adolescents peuvent devenir dépendants des réseaux sociaux, ce qui peut nuire à leur sommeil et à leur bien-être mental, le manque de sommeil peut affecter la mémoire, la concentration et la performance scolaire. D’après Kuss et Griffiths,(2017), les adolescents du secondaire passent plus de la moitié de la journée devant leurs téléphones en se comparant toujours à des images parfaites, aux gens qui semblent vivre des choses extraordinaires. Il semble que les adolescents du secondaire n’ont plus de temps pour forger leurs estimes personnelles. Ils connaissent tout sur les autres et rien sur eux-mêmes. De ce fait, Levine (2019), recommande que les enseignants et les parents guident les adolescents dans l’utilisation des réseaux sociaux de manière stratégique. L’idée est de les intégrer de façon positive dans les activités scolaires, par exemple en utilisant des groupes d’étude en ligne, des plateformes éducatives tout en limitant les distractions. Facebook, whatsapp, Google et Tiktok battent le record des réseaux sociaux les plus utilisés par les Ditois et Ditoises et leur influence est énorme auprès du grand public. Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7153 Parmi les multiples impacts que peuvent occasionner les outils de communication numérique, la déperdition des valeurs sociales est la plus illustrative en RDC. Les réseaux sociaux ne sont ni guère contrôlés ni sécurisés. La plupart des adolescents découvrent très tôt les vidéos inappropriées qui contribuent négativement sur leur santé mentale. Tant d’autres utilisent les réseaux sociaux comme une arme contre leurs opposants et exposent leur vie et les biens qu’ils possèdent. De ce fait, pour faciliter la meilleure compréhension à nos lecteurs, Quivy et Van Campenhoud L. (1995) ces auteurs définissent la problématique comme l’ensemble structuré des questions que pose un chercheur sur les phénomènes qu’il étudie. En outre, Bachelard (1938) ; insiste sur le rôle du questionnement critique et de la rupture épistémologique dans l’élaboration d’une problématique scientifique. Pour Deketele et Roegiers, (1993) décrivent la problématique comme une mise en relation cohérente des questions de recherche, intégrant un cadre théorique et conceptuel. De notre part, la problématique c’est la grande question que le chercheur se pose dans une recherche et qui guide tout son travail. Ce constat nous a poussés à nous poser cette question principale : Quel serait l’impact des réseaux sociaux sur l’apprentissage des adolescents des écoles secondaires de la ville de Mwene-Ditu ? C’est une question que beaucoup d’entre nous se posent. Dans ce travail nous avons proposé de découvrir l’impact des réseaux sociaux sur l’apprentissage des adolescents du secondaire pour mieux comprendre les enjeux et les défis à relever. A celle-ci s’ajoute deux questions secondaires comme :  Quels seraient les effets qu’apportent les réseaux sociaux sur l’apprentissage des adolescents du secondaire de la ville de Mwene-Ditu ?  Que faire pour amener les jeunes adolescents de la ville de Mwene-Ditu à une utilisation responsable des réseaux sociaux ? Selon le dictionnaire Larousse, (2010, p.210), une hypothèse est définie comme une supposition, conjecture portant sur l’explication de faits passés ou présents ou sur la possibilité de survenir d’évènements futurs. Kadindula, P. (2024), définit l’hypothèse comme une supposition qui propose une explication ou une solution possible aux problèmes identifiés. Selon nous, l’hypothèse est une supposition, une vérité provisoire à la question que se pose le chercheur lors de la reformulation du problème.  En guise d’hypothèse générale à notre recherche, nous disons que les réseaux sociaux auraient un impact négatif sur l’apprentissage des adolescents du secondaire de la ville de Mwene-Ditu ;  Car ils sont selon nos hypothèses secondaires : Une source de distraction, à l’origine de la solitude, la dépravation des mœurs, à l’origine de la délinquance juvénile, à la base des échecs et du redoublement des classes  Ainsi, la formation et la sensibilisation des jeunes seraient nécessaires pour une utilisation responsable des réseaux sociaux. Toute action menée par un individu tant vers un objectif qu’il use de réflexion pour la réussite précieuse de l’inclination. Le travail scientifique, à l’instar de toute autre démarche, a toujours un ou plusieurs objectifs qu’il s’assigne. Dans notre étude on s’est fixé comme objectifs général : • Identifier l’impact des réseaux sociaux sur l’apprentissage des adolescents du secondaire de la ville de Mwene-Ditu ; Et les objectifs spécifiques ci-après : • Présenter les avantages et les inconvénients de l’utilisation des réseaux sociaux sur l’apprentissage des adolescents du secondaire de la ville de Mwene-Ditu ; Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7154 • Etablir les pistes des solutions pour réguler l’utilisation des réseaux sociaux sur l’apprentissage des adolescents du secondaire de la ville de Mwene-Ditu. Pour Umberto, ECO (1977,p.22), le sujet doit être choisi en fonction des documents disponibles, du temps impartie et de la capacité du chercheur à le traiter avec rigueur Cette étude s’avère importante dans la mesure où elle nous permet d’enrichir nos connaissances à travers les réalités sur terrain, nous devons réfléchir et contribuer au débat de l’impact des réseaux sociaux sur l’apprentissage des adolescents du secondaire de la ville de Mwene-Ditu afin de proposer les pistes de solutions pouvant résoudre les problèmes de l’apprentissage et de l’utilisation des réseaux sociaux. C’est pourquoi notre recherche qui s’inscrit dans le cadre scientifique, va, au terme de ce processus, documenter et analyser un phénomène encore récent dans le système éducatif congolais et fournir des données et conclusions utiles aux chercheurs, étudiants et décideurs, elle va, en outre définir des axes d’amélioration pour rendre le processus plus efficace et équitable, évaluer la rentabilité et la durabilité des investissements en NTIC dans l’éducation et ainsi comprendre l’impact des réseaux sociaux sur l’apprentissage des adolescents des écoles secondaires de la ville de Mwene-Ditu. Ainsi, en faisant nôtre la déclaration de Shomba (2013), nous pensons que le choix ou la décision de retenir tel plutôt que tel autre sujet peut être motivé entre autres par le souci du progrès de la recherche fondamentale, en vue d’ajouter des nouvelles découvertes aux connaissances théoriques déjà acquises. Eu égard à ce qui précède, la démarche méthodologique adoptée pour atteindre les objectifs de notre étude se présente comme suit : Après avoir précisé le type et le design de la recherche, nous présenterons la population et l’échantillon retenus, avant de détailler les techniques de collecte des données ainsi que les outils utilisés. Enfin, nous indiquerons les méthodes d’analyse des données et les considérations éthiques respectées. 1.1 II. Méthodologie de la recherche Un travail scientifique est toujours borné dans le temps et dans l’espace pour éviter de naviguer dans l’éternité et ainsi faire perdre aux résultats leur qualité scientifique ; délimiter une étude scientifique c’est la situer dans un espace géographique bien défini, dans la période pendant laquelle elle se réalise ainsi que son domaine de réalisation. De ce fait, cette étude est menée en République Démocratique du Congo, province de Lomami, dans la ville de Mwene-Ditu plus précisément dans les écoles secondaires ; au courant des années académiques 2023 – 2025. Nous allons nous baser sur les nouvelles technologies, dans le domaine des sciences psychologique et de l’éducation. D’après Eurostat (2015 P.29) la population étant l’ensemble des unités statistiques du secteur d’activité couvert par l’enquête nationale sur l’innovation. Quant à nous, nous l’avons définie comme un ensemble des personnes, objets, animaux qui répondent aux conditions et aux exigences de la recherche qui peut être définie ou non définie. En d’autres termes, nous définissons la population comme un ensemble des individus sur lesquels les résultats d’une étude peuvent être généralisés. Notre population de recherche est constituée des adolescents des écoles secondaires de la ville de Mwene-Ditu, par rapport à sa taille elle est infinie. Eu égard à ce qui précède, on ne peut pas travailler avec une population infinie par rapport à notre temps imparti et au coût de la recherche ; alors nous sommes obligés de recourir à un échantillon représentatif qui est selon Verhaegen, B (1979) un petit nombre d’individus appartenant à l’univers d’enquêtes et choisi de telle manière que l’on puisse affirmer que les caractères observés sur cet échantillons sont également présents dans la population. Quant à Piéron (1957, P. 93) l’échantillon est un ensemble d’éléments considérés comme extrait d’une population selon la loi de possibilité déterminée. Ce qui est de notre part est un groupe relativement petit et choisi scientifiquement de manière à représenter les plus fidèlement possible une population. En d’autres termes, l’échantillon est l’ensemble d’individus ou non auprès de qui le chercheur a effectivement recueilli les informations. Nous avons travaillé avec l’échantillon de 384sujets extrait au moyen de Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7155 l’échantillonnage aléatoire simple dans la mesure où tous les adolescents des écoles ciblées ont la même probabilité d’être choisie. A l’aide de la formule développée par Cochran W. (1963) pour déterminer la taille minimale d’un échantillon représentatif d’une population infinie ou très grand. A l’aide de la formule de cochran 𝑛 = 𝑧2×𝑝(1−𝑝) 𝐸2 n= Taille d’échantillonnage à déterminer z= valeur de la loi normale en fonction du niveau de confiance choisi ou z= 1,96 P= proportion estimé de la population ou P= 0,5 1-P= proportion complémentaire E²= marge d’erreur ou égal 0,05 𝑛 = (1,96)2× 0,5.(1 − 0,5) 0,05 =3,8416.0,5.0,5 0,0025 =0,9604 0,0025 =384,16 Donc, notre échantillon sera constitué de 384 sujets. Tableau N°II.1 : Répartition de l’échantillon d’étude des écoles ciblées selon les communes. Communes Ecoles G F Total % Musadi Lycée Musadidi 15 11 26 6,7 Collège père marc 13 13 26 6,7 Collège Watend 16 10 26 6,7 Roi du savoir 14 12 26 6,7 Institut la gloire 12 14 26 6,7 Mwene-Ditu Musampi Bondoyi A 18 8 26 6,7 Musampi Bondoyi B 12 14 26 6,7 Sefamu 15 11 26 6,7 Institut de Mwene-Ditu 17 9 26 6,7 Lycée moyo mupeluke 16 10 26 6,7 Bondoyi Monseignieur mukenga 17 9 26 6,7 Lycée notre dame de jeunesse 13 13 26 6,7 Institut Bondoyi 15 11 26 6,7 Complexe scolaire Emergence 12 10 22 5,7 Complexe scolaire Kandayi 15 9 24 6,2 Total 220 164 384 100 Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7156 Au regard de ce tableau, nous constatons que dans les trois communes qui composent la ville de Mwene-Ditu, 5 écoles sont sélectionnées par commune et une moyenne de 26 sujets soit 6,7% est tirée dans chaque école. Tableau N°II.2 : Présentation d’échantillon d’étude selon l’âge. Sexe Age M F Total % 14-18 65 45 110 28,6 18-22 75 65 140 36,5 22-25 80 54 134 34,9 Total 220 164 384 100 Sources : Nos enquêtes Ce présent tableau nous renseigne que notre échantillon est constitué des adolescents dont l’âge varie entre 14 ans et 18 ans, mais la majorité est de 36,5% soit la tranche d’âge qui varie entre 18 ans et 22 ans. La recherche scientifique est différente des autres démarches car, elle obéît à certaines exigences et, de ce fait s’appuie sur des méthodes et techniques appropriées sans lesquelles la réalisation d’un travail dit scientifique est impossible. Ce sont ces moyens ou stratégies mis en jeu pour aboutir aux résultats des objectifs assignés ; ainsi on les appelle méthode d’enquête et les techniques de récolte des données. Selon Theunissen, J. (1966) définit la méthode comme une direction à l’intelligence, la voie à suivre naturellement par l’esprit pour acquérir la connaissance avec facilité et sûreté. Au regard de notre cadre de recherche et des objectifs poursuivis, l’étude se propose de faire usage de la méthode d’enquête ; l’essentiel de cette méthode c’est la fait qu’elle facilite la descente sur terrain afin d’étudier les faits concrets et s’assurer des conditions dans lesquelles se trouvent ses enquêtés. Madeleine et Grawitz.M (1988, p.80) la méthode d’enquête suscite un ensemble des discours et des sentiments prouvés, les interpréter et les réaliser. Elle est basée sur une communication écrite ou conversation dirigée entre l’enquêté et l’enquêteur afin de recueillir des données. La méthode ne pouvant pas suffire pour récolter les données, elle s’accompagne toujours d’une ou plusieurs technique de récolte de données qui sont définies selon Henriette (1999) comme un outil mis à la disposition des méthodes et organisé dans le but d’aider les chercheurs à recueillir les données sur un problème donné. Pour cette étude nous avons utilisés la technique du questionnaire. D’après Ngub Usim (1973, p.556) un questionnaire c’est une suite ou des questions ou propositions ayant une certaine forme et un certain ordre sur lequel on sollicite l’avis, le jugement sur un fait ou un phénomène. De son côté Passeron. J (1968, p.193) définit le questionnaire comme étant une liste des questions que l’on se pose oralement ou par écrit servent à recueillir les informations dans une situation donnée. Nous sommes partis de la réflexion personnelle des observations sur terrain, des lectures des travaux divers ainsi que les entretiens avec les chercheurs en science de l’éducation pour élaborer la forme initiale de notre questionnaire conçues sur base des thèmes ci-après dans le tableau de spécification du questionnaire. Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7157 Tableau N°II.3 spécification du questionnaire selon les thèmes explorés N° Thèmes Numéro de la question Fréquences 1 Impact des réseaux sociaux 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 7 2 Avantages et inconvénients des réseaux sociaux 8, 9, 10 3 3 Pistes de solution 11, 12 2 Total 12 Ayant déjà l’outil de collecte en main, un pré-test a été organisé consistant à administrer le questionnaire à un nombre restreint des sujets pour tester la validité de l’instrument ; sur les 16 précédemment élaborées, 4 questions ont été supprimées et 2 autres reformulées ; la forme définitive de l’instrument est de 12 questions dont 10 fermées et 2 ouvertes. Avons fait le mode d’administration, qui désigne une méthode où le questionnaire est rempli en présence d’un enquêteur, généralement en face à face. Cela signifie que l’enquêteur pose les questions directement à la personne interrogée, qui répond oralement ou par écrit sous sa supervision ; c’est à travers ce mode que nous sommes arrivés à avoir le Protocol sans la mortalité expérimentale. Le dépouillement se fera par la technique d’analyse du contenu, les fréquences des réponses obtenues pour chaque question seront transformées en pourcentage pour faciliter l’interprétation et la compréhension des réponses. Quant au traitement des données recueillis dans cette étude, nous allons recourir à la technique statistique de pourcentage et le test statistique de chi-carré. III. Résultats de l’étude A ce point nous proposons de présenter, analyser et discuter les résultats obtenus après l’exposé de démarche suivie, les résultats seront présentés dans les tableaux en respectant les questions en rapport avec les objectifs que nous nous sommes assignés dans cette étude. a. Présentation des résultats relatifs à l’impact des réseaux sociaux Question N°1 : As-tu un compte sur un ou plusieurs réseaux sociaux ? 1.1.1 TABLEAU N°III. 4 Relatif à la disposition d’un compte sur un ou plusieurs réseaux sociaux Réponses Fréquences Pourcentage Oui 364 94,8 Non 20 5,2 Total 384 100 Sources : nos enquêtés. Ce tableau montre que 364 sujets soit 94,8% d’adolescents ont des comptes sur un plusieurs réseaux sociaux et 20 sujets soit 5,2% n’en ont pas. Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7158 Question N°2 : lesquels de ces réseaux connais-tu et utilises-tu ? 1.1.2 Tableau N°III. 5 Relatif à la connaissance et l’utilisation des réseaux sociaux Réponses Fréquences Pourcentage Facebook, WhatsApp, tiktok 280 72,9 Snapchat, Google, You tube, 60 15,6 Twitter, betika, Instagram 44 11,5 Total 384 100 Sources : nos enquêtés Les résultats du tableau ci-dessus montre que 280 sujets soit 72,9% connaissent et utilisent les réseaux sociaux tels que Facebook, WhatsApp, tiktok. Après que plusieurs candidats connaissent et utilisent régulièrement les réseaux sociaux, il y a lieu de se demander combien de temps arrivent-ils à passer connecter sur les différentes plateformes. Question N°3 : combien de temps passes-tu en moyenne par jour sur les réseaux sociaux ? Tableau N°III.6 Relatif au temps passé sur les réseaux Réponses Fréquences Pourcentage Moins d’une heure 80 20,8 1-2 heures 49 12,8 2-4 heures 65 16,9 plus de 4 heures 190 49,5 Total 384 100 Sources : nos enquêtés En considérant ce tableau, nous constatons que 190 sujets soit 42,5% passent en moyenne plus de 4 heures par jour sur les réseaux sociaux ; 80 sujets soit 20,8% font moins d’une heure, 65 candidats soit 16,8% passent plus ou moins 2 à 4 heures et enfin 49 sujets soit 12,8% font 1 à 2 heures. Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7165 ✓ D’utiliser les réseaux sociaux de manière productive, notamment pour la recherche scolaire, les échanges scolaires ou académiques et le travail en groupe. 2. Aux enseignants ✓ Intégrer les réseaux sociaux comme outils pédagogiques (exemple : groupe Watsapp pour rappel des devoirs, discussions thématiques) ; ✓ Sensibiliser régulièrement les élèves aux effets négatifs d’un usage excessif ou non contrôlé des réseaux sociaux. 3. Aux parents ✓ Surveiller et accompagner l’utilisation des réseaux sociaux à la maison ; ✓ Encourager les enfants à adopter un bon équilibre entre une vie numérique et vie scolaire. 4. Aux autorités éducatives (EPST) ✓ Organiser des ateliers sur l’éducation numérique et l’usage responsable des réseaux sociaux ; ✓ Intégrer des modules de citoyenneté numérique dans le programme scolaire. De ce qui précède, il y a lieu de conclure que l’étude a permis de décrire l’impact des réseaux sociaux sur l’apprentissage des adolescents de la ville de Mwene-Ditu, les effets majeurs et proposer les solutions adéquates pouvant amener les jeunes à une utilisation responsables des NTIC. Cependant, à l’ère du numérique, nous pensons qu’il est impérieux d’intensifier les études sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication sous plusieurs aspects et à différents niveaux, prenant en compte la relation d’interdépendance entre les nouvelles technologies au service du monde actuel. Références 1. Bachelard, G. (1938) ; la formation de l’esprit scientifique, Paris 2. Bouhnik, D. et Deshen, M (2014) whatsApp à l’école : messagerie instatanée mobile entre enseignants et étudiants. Journal of information technology éducation : Research, 13, 217-231. 3. Carr, N. (2011), internet rend-t-il bête, Paris, Robert Laffort 4. Conseil de l’Europe, (2003) Rapport sur la société de l'information, Strasbourg, 2003. 5. Cronbach, L.J. (1951) coefficient alpha and the internal structure of test. Psychometrika p297334. 6. Deketele, J.M. (1993) ; méthodologie du recueil d’information, Bruxelles : De Boek université 7. Dictionnaire Petit Larousse (2010), Paris 8. 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