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DIAGNOSTIC DU RESEAU DE DRAINAGE BASE SUR LES BASSINS HYDROGRAPHIQUES A KINSHASA

EKUTSU DJASIA Didine; SUNGO MULAMBA Vincent; NGOY MBUYU John; NZELIA MINA Denise

Abstract

La ville de Kinshasa connaît, depuis plusieurs décennies, une aggravation des problèmes liés au drainage des eaux pluviales et usées. Cette étude vise à analyser le réseau de drainage urbain structuré autour des bassins hydrographiques afin d’identifier les causes techniques, institutionnelles et sociales de son dysfonctionnement. La recherche repose sur une approche systémique combinant observation de terrain, analyse documentaire et évaluation environnementale. Les résultats montrent que plus de 60 % des caniveaux sont inexistants ou obstrués, et plus de 70 % des égouts sont hors service, favorisant ainsi les inondations récurrentes, l’érosion et la dégradation des routes. Ces défaillances sont principalement dues au manque d’entretien, à la mauvaise gouvernance urbaine et à l’incivisme de certains habitants. L’étude conclut que la réhabilitation durable du réseau de drainage requiert une gouvernance intégrée du territoire, l’implication communautaire et une planification urbaine fondée sur les réalités hydrographiques locales.

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Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7416 Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) ISSN: 2958-8413 Vol. 3, No. 6, Décembre 2025 This is an open access article under the CC BY-NC-ND license. DIAGNOSTIC DU RESEAU DE DRAINAGE BASE SUR LES BASSINS HYDROGRAPHIQUES A KINSHASA EKUTSU DJASIA Didine1, SUNGO MULAMBA Vincent1, NGOY MBUYU John1, NZELIA MINA Denise1 1. Institut Géographique du Congo, en RDC Digital Object Identifier (DOI): https://doi.org/10.5281/zenodo.17854813 Résumé La ville de Kinshasa connaît, depuis plusieurs décennies, une aggravation des problèmes liés au drainage des eaux pluviales et usées. Cette étude vise à analyser le réseau de drainage urbain structuré autour des bassins hydrographiques afin d’identifier les causes techniques, institutionnelles et sociales de son dysfonctionnement. La recherche repose sur une approche systémique combinant observation de terrain, analyse documentaire et évaluation environnementale. Les résultats montrent que plus de 60 % des caniveaux sont inexistants ou obstrués, et plus de 70 % des égouts sont hors service, favorisant ainsi les inondations récurrentes, l’érosion et la dégradation des routes. Ces défaillances sont principalement dues au manque d’entretien, à la mauvaise gouvernance urbaine et à l’incivisme de certains habitants. L’étude conclut que la réhabilitation durable du réseau de drainage requiert une gouvernance intégrée du territoire, l’implication communautaire et une planification urbaine fondée sur les réalités hydrographiques locales. Mots-clés : drainage urbain, bassins hydrographiques, inondations, gouvernance urbaine, Kinshasa. Abstract For several decades, the city of Kinshasa has been facing a worsening of problems related to the drainage of rainwater and wastewater. This study aims to analyze the urban drainage network structured around hydrographic basins in order to identify the technical, institutional, and social causes of its malfunction. The research adopts a systemic approach, combining field observation, documentary analysis, and environmental assessment. Results reveal that more than 60% of gutters are either nonexistent or clogged, and over 70% of sewers are out of service, leading to recurrent flooding, erosion, and road degradation. These failures are mainly attributed to poor maintenance, weak urban governance, and the lack of civic responsibility among some residents. The study concludes that the sustainable rehabilitation of Kinshasa’s drainage system requires integrated territorial governance, community involvement, and urban planning based on local hydrographic realities. Keywords: urban drainage, hydrographic basins, flooding, urban governance, Kinshasa. Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7417 I. Introduction Le drainage urbain constitue un élément essentiel de l’aménagement et de la salubrité des villes modernes. Il vise à assurer l’évacuation rapide et efficace des eaux pluviales et usées afin de prévenir les inondations et de protéger les infrastructures. Dans les métropoles africaines, notamment en République Démocratique du Congo, les réseaux de drainage sont confrontés à de graves problèmes de conception, d’entretien et de gestion, accentués par une urbanisation rapide et souvent non planifiée (Nzuzi Lelo, 2008). Kinshasa, capitale de la RDC, s’étend sur un relief accidenté dominé par des collines et des vallées traversées par plusieurs rivières et ravins. Cette configuration naturelle a conduit à l’adoption d’une organisation du réseau de drainage selon des bassins hydrographiques, conçus pour canaliser les eaux vers le fleuve Congo. Cependant, la dégradation généralisée de ces ouvrages entraîne aujourd’hui des inondations récurrentes, l’érosion des sols et la détérioration des infrastructures routières. Ces phénomènes affectent gravement les conditions de vie des habitants et compromettent la durabilité de la ville (Tshimanga, 2004). Le réseau de drainage constitue une composante essentielle de l’aménagement urbain, car il permet la maîtrise des eaux pluviales et la protection des infrastructures. Dans la ville de Kinshasa, ce réseau a été initialement conçu selon une logique d’organisation en bassins hydrographiques, articulant les rivières principales et secondaires pour évacuer les eaux vers le fleuve Congo. Cependant, depuis plusieurs décennies, la capitale congolaise fait face à une recrudescence d’inondations, d’érosions et d’effondrements de voirie, en dépit de cette conception rationnelle du système. Ce paradoxe révèle une série de défaillances structurelles et fonctionnelles : insuffisance de l’entretien, urbanisation anarchique, obstruction des caniveaux, disparition progressive des égouts, et faible appropriation du réseau par la population. Ces dysfonctionnements ont transformé le réseau de drainage, autrefois protecteur, en un facteur aggravant de la vulnérabilité urbaine. La question centrale qui sous-tend cette recherche est donc la suivante : Pourquoi le réseau de drainage de Kinshasa, organisé selon des bassins hydrographiques cohérents, n’assure-t-il plus efficacement son rôle de gestion et d’évacuation des eaux pluviales ? De cette interrogation découlent plusieurs sous-questions : • Dans quelle mesure l’état physique du réseau influence-t-il la fréquence et l’intensité des inondations ? • Quels sont les facteurs institutionnels et sociétaux qui entravent son fonctionnement durable ? • Quelles stratégies peuvent être envisagées pour réhabiliter et pérenniser ce système vital à la ville ? L’objectif de cet article est d’analyser la structure et le fonctionnement du réseau de drainage de Kinshasa à travers le prisme des bassins hydrographiques, d’identifier les facteurs techniques et socioinstitutionnels de sa défaillance, et de proposer des pistes d’amélioration pour une gestion urbaine plus résiliente et durable. II. Généralités sur le réseau de drainage 2.1. Cadre légal En République Démocratique du Congo, la gestion du réseau de drainage des eaux pluviales est encadrée par l’Ordonnance n°71-079 du 26 mars 1971, qui définit l’action de l’État en matière d’entretien et de fonctionnement de tous les ouvrages destinés à assurer l’évacuation des eaux dans l’emprise du tracé Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7418 des routes d’intérêt général. Ce texte fondateur place la responsabilité de la maintenance et de la planification du réseau de drainage sous la tutelle du pouvoir public, à travers notamment les services de l’Office des Voiries et Drainage (OVD). Selon Nzuzi Lelo (2008), cette ordonnance demeure l’un des rares instruments juridiques explicites encadrant la politique d’assainissement urbain en RDC, bien qu’elle ne soit plus adaptée aux réalités démographiques et environnementales actuelles de Kinshasa. De même, Tshibasu (2017) souligne que la faiblesse de l’application des textes légaux en matière de drainage constitue l’une des principales causes de la dégradation des infrastructures urbaines, en particulier dans les zones périphériques de la capitale. 2.2. Rôle du réseau de drainage Le réseau de drainage joue un rôle central dans la protection des villes contre les effets néfastes des eaux pluviales et usées. Il garantit l’évacuation permanente des masses d’eau issues des activités domestiques, industrielles, agricoles, pastorales et institutionnelles (Ministère des Infrastructures, 2015). En assurant cette fonction, il contribue à la salubrité publique, à la sécurité routière et à la prévention des maladies hydriques (World Bank, 2019). Selon UN-Habitat (2020), un système de drainage efficace constitue un indicateur clé de la durabilité urbaine, car il favorise la résilience face aux changements climatiques et réduit la vulnérabilité des populations aux inondations. Dans le contexte congolais, le drainage n’a pas seulement une dimension technique, mais également socio-économique : il protège les biens publics et privés, assure la fluidité du trafic urbain et participe à la valorisation foncière des zones urbanisées (Nlandu, 2018). Ainsi, la performance du réseau de drainage conditionne directement la qualité de vie urbaine et la soutenabilité environnementale de la ville (Pieterse, 2019). 2.3. Réseau de drainage basé sur les bassins hydrographiques dans la ville de Kinshasa Le réseau de drainage de Kinshasa a été conçu selon une logique d’organisation par bassins hydrographiques, en tenant compte du relief accidenté de la ville et de la direction naturelle des écoulements vers le fleuve Congo. Cette approche repose sur le principe selon lequel chaque bassin collecte, canalise et évacue les eaux pluviales issues d’un ensemble de zones urbaines déterminées (Office des Voiries et Drainage [OVD], 2009). L’article 4 de l’Ordonnance n°71-079 distingue notamment les bassins suivants : 1. Bassin hydrographique du fleuve : concerne les égouts de la commune de la Gombe ; 2. Bassin hydrographique de la Gombe : englobe les caniveaux et collecteurs des communes de Kinshasa et Lingwala ; 3. Bassin hydrographique de Bitshaku-Tshaku : comprend les collecteurs de la commune de Barumbu ; 4. Bassin hydrographique de la Funa : couvre les communes de Kalamu, Kasa-Vubu et NgiriNgiri ; 5. Bassin hydrographique de Basoko : concerne les communes de Selembao, Bandalungwa, Kasa-Vubu et Kintambo ; 6. Bassin hydrographique de Yolo : inclut les communes de Lemba, Ngaba, Limete et Kalamu. Cette organisation, bien que rationnelle à l’origine, n’intègre pas explicitement les communes de l’Est de la ville telles que Masina, Ndjili, Kimbanséke et Mont-Ngafula, dont les réseaux sont beaucoup plus complexes et souvent non interconnectés (Nzuzi Lelo, 2012). Des études récentes montrent que cette fragmentation territoriale entraîne une mauvaise coordination des écoulements et une surcharge des exutoires naturels, notamment dans les zones de faible pente (Kalombo & Kanku, 2021). 2.4. Insuffisance d’égouts et de caniveaux Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7419 Aujourd’hui, l’organisation du réseau de drainage par bassins hydrographiques est gravement compromise. Les égouts sont presque totalement disparus dans de nombreuses zones, et une majorité d’artères de Kinshasa ne possède ni égouts ni caniveaux fonctionnels (Mabiala, 2020). Cette situation se manifeste particulièrement dans les quartiers dits « spontanés » ou « d’habitat non planifié », tels que Ngaba, Selembao ou Massina, où la population a souvent érigé des collecteurs de fortune exposant les habitants à de fréquentes inondations (Tshibasu, 2017). Même dans les zones résidentielles planifiées, la voirie demeure dépourvue d’un réseau de drainage adéquat. Le quartier Funa, dans la commune de Limete, en offre une illustration : plusieurs avenues — Fondeur, Maçon, Charpentier — sont sans asphaltage ni caniveaux, malgré la proximité des institutions techniques responsables comme l’OVD et l’Office des Routes (Nlandu, 2018). La prolifération de quartiers précaires dans des zones à forte pente ou à sol instable accentue l’érosion et la stagnation des eaux pluviales. Cette défaillance structurelle témoigne, selon UN-Habitat (2022), d’un déficit chronique d’entretien, d’une urbanisation non maîtrisée et d’un faible investissement public dans les infrastructures de base. En conséquence, l’insuffisance du réseau de drainage à Kinshasa est devenue un facteur aggravant de la vulnérabilité urbaine, contribuant aux inondations récurrentes et à la dégradation rapide du tissu urbain. III. Méthodologie Cette étude adopte une approche combinée alliant observation directe, évaluation environnementale et analyse systémique afin d’examiner le réseau de drainage urbain de Kinshasa et d’identifier ses défaillances techniques, institutionnelles et sociales. 3.1. Période et zone d’étude Les données ont été collectées en 2025, principalement durant la saison des pluies, afin de refléter les conditions critiques d’écoulement des eaux. L’étude a couvert les 24 communes de Kinshasa, avec un focus sur les quartiers les plus exposés aux inondations. 3.2. Techniques de collecte • Observation directe : visites systématiques pour évaluer l’état et la continuité des caniveaux et collecteurs. • Évaluation environnementale : analyse des impacts positifs et négatifs du réseau sur l’écoulement, l’érosion et l’occupation des zones inondables. • Approche systémique : intégration des facteurs urbains, institutionnels et communautaires influençant la gestion du drainage. 3.3. Recherche documentaire Une revue des sources locales et scientifiques a été réalisée dans les bibliothèques et archives de l’UNIKIN, UPN, BEAU, UCM, ISP Gombe, OVD et IGC, pour compléter les observations de terrain. 3.4. Traitement des données Les informations quantitatives ont été synthétisées en tableaux et graphiques, tandis que l’analyse qualitative a permis d’interpréter les comportements institutionnels et citoyens affectant le réseau de drainage. IV. État des lieux du réseau de drainage basé sur les bassins hydrographiques de Kinshasa 4.1. Données observées L’observation de terrain a révélé une forte défaillance du réseau de drainage de la ville de Kinshasa. Les proportions suivantes ont été relevées : Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7420 Tableau 1. État des infrastructures de drainage urbain à Kinshasa Type d’infrastructure Bon état (%) Défectueux (%) Disparu (%) Inexistant (%) Caniveaux 5 20 3 67 Égouts 3 5 17 70 Ces chiffres illustrent la vulnérabilité du système de drainage urbain, largement déficient et mal entretenu. La faiblesse du dispositif d’évacuation des eaux pluviales constitue l’un des principaux facteurs de dégradation du cadre de vie et d’exposition aux inondations urbaines (Musampa & Lufuma, 2022 ; UN-Habitat, 2020). 4.2. Drainage sur les bassins hydrographiques Le réseau de drainage est organisé selon la répartition des bassins hydrographiques à travers la ville de Kinshasa. Ce réseau est organisé selon la répartition des bassins hydrographiques à travers la ville de Kinshasa. - Bassin hydrographique du fleuve - Bassin hydrographique de la Gombe - Bassin hydrographique de Bitshaku-Tshaku - Bassin hydrographique de la Funa - Bassin hydrographique de la Basoko - Bassin hydrographique de Yolo Les tableaux ci-dessous reprennent cette organisation : Tableau 2 Le Bassin hydrographique du fleuve Congo, caractéristiques Egouts de la Commune de la Gombe N° Désignation Ouvrage Longueur En ml Unité mètre linéaire Quantité 1 Avenue Isiro Place du 27 octobre – fleuve Congo 1.050,00 Ml 1.050,00 2 Avenue de la Paix Place du 27 octobre fleuve Congo 820,00 ml 820,00 3 Avenue du Commerce Avenue du PlateauFleuve Congo 1.600,00 ml 1.600,00 4 Avenue du Flambeau Avenue Syndicat – Avenue du Commerce 350,00 ml 350,00 5 Avenue du Flambeau Avenue Tombalbaye Avenue du commerce 250,00 ml 250,00 6 Avenue Bakongo Kwango AvenueTabora Avenue du commerce 340,00 ml 340,00 7 Avenue Bakongo Avenue Lualaba Avenue du commerce 310,00 ml 310,00 8 Avenue Batetela-Avenue Des Ambassadeurs-fleuve 1.060,00 Ml 1.060,00 9 Avenue des Aviateurs Avenue de l’Equateur – Place la Gare 500,00 ml 500,00 10 Avenue des Sénégalais Avenue Tombalbaye 280,00 ml 280,00 Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7421 Avenue Isiro 11 Avenue Bokasa(Luambo) Avenue commerçant-Avenue du commerce 400,00 ml 400,00 12 Secteur Memling-Avenue Colonel Ebeya-Avenue Isiro 600,00 ml 600,00 13 Avenue du Bas-Congo Avenue Mpolo – Secteur Memling 900,00 ml 900,00 14 Avenue Lumpungu Avenue Equateur Avenue de la Douane 450,00 ml 450,00 15 Avenue Equateur – Beach NGobila 750,00 Ml 750,00 16 Avenue Kisangani(Banque du Congo)-Avenue Père BokaAvenue Mont Virunga 830,00 ml 830,00 17 Avenue Bakongo – Avenue Tombalbaye – Avenue du commerce 170,00 ml 170,00 Tableau 3. Bassin hydrographique de la Gombe : les caniveaux de Commune de Kinshasa ( y compris les collecteurs) N° Désignation Ouvrage Longueur Mètre linéaire Unité en m3 Quantité 1 Avenue Kabambare (Lycée) Avenue des Huileries 500,00 m3 606,66 2 Provinces 590,00 m3 1.573,33 3 Avenue Colonel Ebeya 425,00 M3 283,33 4 Avenue Lualaba 180,00 M3 120,00 5 Avenue Kato 860,00 M3 143,00 6 Avenue Isoke 700,00 M3 298,67 7 Avenue Wangata 1.840,00 M3 306,00 Tableau 4. Bassin hydrographique de la Gombe : les caniveaux de la Commune de Lingwala N° Désignation Ouvrage Longueur En Mètre Linéaire Unité en mètre linéaire Quantité 1 Rivière Gombe 4.740,00 M3 67.940,00 2 Avenue des huileries 1.700,00 M3 2.062,66 3 Avenue Isangi 540,00 M3 1.440,00 4 Avenue Mushie 1.370,00 M3 4.301,80 5 Avenue Kutu 1 820,00 M3 546,66 6 Avenue Kutu 2 350,00 M3 233,33 Tableau 5. Bassin hydrographique de Bitshaku-Tshaku N° Désignation Ouvrage Longueur En Mètre Linéaire Unité en mètre linéaire Quantité En m3 1 Canal Bitshaku-tshaku 2.800,00 M3 16.800,00 2 Avenue Nyanza 600,00 M3 600,00 3 Canal DCMP 1.070,00 M3 6.420,00 4 Avenue Itaga 390,00 M3 1.040,00 Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7422 5 Avenue Bakongo 750,00 M3 1.875,00 6 2x400 Avenue Kabinda – Commerce-Rwakadingi 800,00 M3 400,00 7 2x300(village-marché 600,00 M3 320,00 8 Kabinda-Bakongo-Aérodrome 770,00 M3 385,00 9 Avenue Kabinda – KasavubuPlateau 2x550 1.100, 00 M3 1.100,00 10 Avenues Kabinda-Kasai – Kindu 350,00 M3 280,00 11 Avenues Kasai -KabambareCroix-Rouge 250,00 M3 125,00 12 Avenues Kasai-Croix-RougeKigoma 220,00 M3 198 13 Avenues Kasai-KilosaBitshaku-Tshaku 100,00 M3 40 14 Avenue Usoke 330,00 M3 176 15 Avenues Croix-rougeBokasa – Kasai 2x170 340 M3 345 16 Avenue Galasidana 330 M3 88 17 Avenue Kabambare a) Kasavubu-marché b) Ecole-marché c) Kasai-Flambeau 150 420 1.300 M3 M3 M3 150 280 866 18 Avenues Marché-KabamareTshela 400 M3 266 19 Avenue Tabora 580 M3 386 Tableau 6. Drainage dans le Bassin hydrographique de la Funa : les communes de Kalamu, Kasavubu et de NgiriNgiri N° Désignation Ouvrages Longueur en mètre linéaire Unité en mètre linéaire Quantité en mètre linéaire Commune 1 Boulevard SendweAvenue Vista-rivière Funa 450,00 M3 300 Kalamu 2 Permanence-VictoireRivière Funa 840 M 3 840 Kalamu 3 Victoire –Gambela –Funa Gambela-Tranchée Cabu sud 1.050 950 M3 767 Kasavubu Kinshasa 4 SaioForce publiqueVictoire 1.010 M3 538 Kasavubu 5 Avenues des Amoureux (croquet) Victoire 2x500 760 M3 405 Kasavubu 6 Avenue Shaba-Avenues des sports et Victoire 1.000 M3 923 Kasavubu 7 Avenues Lopori –GambelaShaba 250 M3 120 Kasavubu 8 Avenues Victoire – 24 novembre-Tranchée-Cabu nord 580 M3 655,63 Kasavubu 9 Avenues Gambela –YoloTranchéeCabu sud 3.280 M3 8342,42 Kasavubu 10 Avenues Ethiopie – de l’enseignement –Mponzo-des SportsVictoire 2x48 Busu80,00 960,00 310,00 M3 36 384 790 Kasavubu Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7423 Djanoa-Ndolu 11 Avenues des Sports – Gambela –Shaba 270 M3 321,30 Kasavubu 12 Avenues KasavubuSendwe – Mponzo Victoire-Ndjolu 2x360 Force Publique-Ndjolu 450 730 720 1.200 M3 675 1095 1080 1800 Kasavubu 13 Avenues Ndjolu – EthiopieRivière Funa 750 M3 624 Kasavubu 14 Avenues Busu DjanoaGambela –Kasavubu 480 M3 979,20 Kasavubu 15 Avenues BongoloKasavubu-Rivière Funa-Toute KImwenza –Rivière Funa 2x700 500,00 1.500,00 M3 150,00 600,00 Kalamu Kalamu 16 Avenue du Stade –Rond Point Victoire-Rivière Funa 780,00 M3 624 Kalamu 17 Avenues NGiri-Ngiri Assossa-GambelaGambela-Elengesa 520 490 M3 624 588 NGiri-Ngiri 18 Avenues ElengesaMarianoRivière Funa 2.700, M3 8.100 Ngiri-Ngiri 19 Avenues Dima – Plateau – Tranchée Cabu 400 M3 192 Kinshasa Tableau 7. Drainage dans le bassin hydrographique de Basoko : les caniveaux et collecteurs des communes de Selembao, Bandalungwa, Kasa-vubu, et Kintambo N° Désignation Ouvrages Longueur en mètre linéaire Unité en mètre linéaire Quantité en mètre cube Commune 1 Avenue de 24 novembre Kabinda-Rivière Basoko-ZolaStation Funa 7.740 M3 9.940 Bandalungwa 2 Avenues Kimbondo-Inga Rivière Basoko 700 M3 840 Bandalungwa 3 Avenues Makanga – Saio Rivière Basoko 570 M3 340 Ngiri-Ngiri 4 Avenues Shaba-Ngri-ngiri Kasavubu 890 M3 825,1 Ngiri-Ngiri 5 Avenues Assossa – Ngiri-Ngiri - Kasavubu 1.820 M3 825,1 Ngiri-Ngiri 6 Avenue OUA-Hotel KintamboRivière Basoko :550 m3-Camp Kokolo –Av.Sergent Moke :1100 m3 – Ecole Musique –Hotel Diplomate :920m M3 550 1100 Kintambo Bndalungwa 7 Avenues BangalaLukengoKomoriko 2x170 340 M3 168,68 Kintambo 8 Avenues Komoriko – Bangala - Mahenge 400 M3 168,68 Kintambo 9 Avenues Colonel MondjibaArmée du salut Rivière Basoko 540 M3 288 Revue Internationale de la Recherche Scientifique (Revue-IRS) - ISSN : 2958-8413 http://www.revue-irs.com 7424 –Chanic –Colonel Mondjiba 560 93 Kintambo Tableau 8. Drainage dans le bassin hydrographique de Yolo : Caniveaux et collecteurs des communes de Lemba, Ngaba, Limete et Kalamu N° Désignation Ouvrages Longueur en mètre linéaire Unité en mètre linéaire Quantité en mètre cube Commune 1 Rivière Yolo-Avenue By PassConfluent avec Funa 9.800 M3 261,333 Kalamu 2 Canal Mombele – Av.Bindungi-Rivière Yolo 4.000 M3 13.333 Kalamu 3 Avenue Ezo-Route Kimwenza 600 M3 600 Kalamu 4 Avenue Wagenia-Route Kimwenza-Canal Mombele 450 M3 540 Kalamu 5 Route Kimwenza-Avenue Kapela-aVenue Kikwit 1.350 M3 1.350 Kalamu 6 Frontière Kanka-Zamai –Petit Séminaire-RivièreYolo 600 M3 2.000 Kalamu 7 Avenue Gizenga-Avenue Université-Rivière Yolo 600 M3 2.000 Kalamu 8 Avenue Gungu –By Pass Rivière Yolo 580 M3 1.933 Ngaba 9 Avenue LembaArret TumbaRivière Yolo 1.550 M3 1.033,30 Lemba 10 Avenue Twana –Ecole Théophile-Athénée de Lemba 900 M3 1.080 Lemba 11 Canal Terrain Lemba Nord-ouest LuendiIdara-Rivière Yolo Mixte 2.400 M3 1.600 Lemba 12 Canal Ciné Stars Bena-Ecole-Massamba Mixte 2.075 M3 1.383,30 Lemba 13 Avenue de la Zone Avenue Kadjeke Avnue Bakongo Mixte 1.500 M3 1.000 Lemba 14 Quartier Righini Résidence Malula ByPass Mixte 1.300 M3 1.000 Lemba 15 Avenue Fikin St Dominique Foire-Rivière Yolo 2x2800 M3 5600 Lemba 16 Avenue Miao Canal Mole 1150 M3 1265 Limtete Source : Doc. : OVD 2009 L’analyse des tableaux montre que la ville de Kinshasa dispose d’un réseau de drainage structuré selon les bassins hydrographiques du fleuve Congo, de la Gombe, de Bitshaku-Tshaku, de la Funa, de Basoko et de Yolo. Cette organisation repose sur la logique naturelle d’écoulement des eaux pluviales, servant de base à l’aménagement des caniveaux et collecteurs. Cependant, les données révèlent une inégale répartition et une forte dégradation du réseau. Les bassins de la Funa et de Yolo concentrent l’essentiel des infrastructures (plus de 8 000 m linéaires), alors que ceux de Bitshaku-Tshaku et Basoko restent sous-équipés, provoquant des inondations récurrentes dans plusieurs quartiers bas.