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Deaths_record_cholera_1892_france

Perlant, Charlotte

Abstract

This webpage provides the report published by the French Ministry of Health describing the cholera epidemic in France in 1892, along with the digitalized linelist documenting all reported deaths in the epidemic. The data are presented and analyzed in the following publication: Perlant C, Weill F-X, Paireau J, Scipioni M, Bosetti P, Cauchemez S. Modeling the spatio-temporal spread of cholera in France in 1892. Epidemics 2025; 53:100872.https://doi.org/10.1016/j.epidem.2025.100872

Full text

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE. RECUEIL DES TRAVAUX DU (:ONIITÉ CONSULTATIJ1-' l)'l1 YCÜ:NE P(IBLlQUE DE FHANCI~ ET DES ACTES OFFICIELS DE L'ADMINISTRATION SANITAIRE. ANNEXE AU TOME XXII LE CHOLÉRA EN 1892 __ ----00E-------- Préface, par 1\1. le [)r HltOU\IWEL. - Rapport général, par ,\1. llENRI MONOD, conseiller d'l~'t:1t, âireclcul" ,ic r lssisL17lCC et . .Ic 1'1 I.l'giJnc publi,]lics. - Rapport des médecins délégués, par "\1~1. les IY' I3ROUAHJ)I~L, PROGST, NETTER, TIIOINOT, GI13ERT, Dl; MLS0IIL, .\Y~L\n.!), 130ULLOCIIE, GmOllE, l'OMPIDOH, \VIDAL et \VGRTZ. '\lELU\. IMFR.I:MER.IE AD:MINIST.R.ATIVE. 18 94. LE CIIOLf~H~\ EN 18~) :2 Prèface par P. BROUARDEL. L'épidémie cholt'ricpc qui a parcouru la France en 1892-93 a débuté (~U auil 1 89~~. L(~ premier cas signalé cst celui (j'nu pcnsioullain' de la maisoll dC-parlcuwlllale de Nanterre (ft auil). mais presque de suite on notait des cas d'aflèctioll c1101(;ricllle alllollr de ("'llellaisol1 : ~l Neuilly, Pulealls. He ~aiIIL-Dellis, Courlwyoie, Colom- bes. etc. 11 a t~lé impossible d'établir il\CC précision le lieu habit() par 1(~ premier malade rée] ct dl' déterminer les conditions dans lesq uelles il ;l\ait (:,[(~ frappé. Aussi a-t-oll pu soutellir diverses h~ pothès('s: illlpor- tatioll. revi viscellcc (1' am·iells gC'rlllCs' Ilaissallcc d LI choléra sur place, sallS (l'ailleurs pOlLvoir démontrer scientifi- querncnt la réalil!~ de l'U1w d'elles. ~j l'origine (1(, ceLLe (;pidéllliü !"üsle obscure, par contre plusieurs des questions les plus importanLes lloLamment pour la prophylaxie du dlOl<'~ra uut reçu (les solutions sur lïrnportallCü des(ludlcs ]lOUS devons appeler J'attention. Ce sont: Iü mode particulier d' expausioll de cette épi- démiü, ses procédés (le propagatioll ; r eau ct. les contacts: la puissance des moyens de l'enrayer II l'aide des procédés de désinfection. Les relations données par chacun des délégués du mi- nistère de l'intérieur Ollt (;téillst~n'~('S salls parti pris. Chacun a cOllsigué ce qu'il a YU, a J:>t'.is selou les circons- -IV - tances les mesures appltcables dalls les diverses localités COli Lamillées. l\' ous a\ ons LellU il laissedl cl WCllll toute liberLé d'action ct cl' i utcrprétatioll, 11011 s WllllllCS cOllvainclLs Cf lie la phy- sionomie ti'(~1l6rale (le celte ('pidélllie se Mgage plus llet- temclll de ces rapporLs que si chacun d'eux avait dû se prèter à J'adaptatiou d'ull plall l)l't;paré d'avallce. Nous devons remercier de lellr zèle et de leur vigiIallce celL\. qui nous ouL aidés dalls cetLe œuvre délicate, souvent mal comprise au débllt par les populations au milieu des(}lwlles ils allaienL pour Cil seignor aux auLorités les mesures à prendre et la i:l(,:on de les applifl uer. Quelle que soit l'origine de ceLte l~pidélllie, son mode d'expansion la dis Liu gue Lrès Il eLLemcll t des épidémies antérieures. Les médecim;. (jll i ou t décrit les invasions cholérirlUl'sde ]8;32. ]8~!). I85:3-5~. 1863-66, avaient iw,;ÏsLé sur la raptdité (Je la propagation du choléra. Fauvel 1l0tammellt, <fut <l,aiL surtout obsené le choléra ell orient, insistait sur cc caractère envahissant. Dljà en 1884, lorsqu'avec nos collègues eL amis Proust et Rochanl, nous avions d(~clan\ que l'épidémie de Toulon était bien une épidémie de choléra. Fauvel avait cru trouver dans la lell Lcur de sa propagaLiuu la pl'eu ve qu'il nc puuvait être question du cho16ra vrai. L'épiclémtc de l 8!p-g3, ellcore plus JunLe dalls son expansion, a ulonLl'é qnda raptdiLé ou la lenLeur de l'in- vasioll cl' une épidémie cholériforme Ile suflit pas à ca- ractériser sa nalure. La diŒusion du choléra a éLé lente en 1892-!)3 et c'est là un Jilit d'auLant plus intéressant que les facilités de propagation sont bien plus grandes qu'eu 1832 ou en 1 8!l9. A celte époquc on ne communiquait en France que par les diligences. le nombre des voyageurs était très limité, les relations n'étaient fréquentes qu'entre la ville et les communes suburbaines qui l'alirnentaient. Au- jourd'hui, Paris est plus près de Marseille qu'il ne l'était - y d'Orléans il ya Do ans. ] ,('S (;clwJl;';us de YOyageurs ct de marchaJl<lises sonl il I('('ssa Il IC' ('1 rapi<l,'s, Les I()is lllilitaires appellent iIlCl'SS:llll11H'ltl :1 la (,:IS('I'I\(' (j"s s()ldats qui y importl'llt \('s llwladi(~s qui r~'gll(,ll! dans lelll' '1 illage, <Jlli aprl's un s~ioll r dl' yi ngL-11l1 i 1 011 !lI' Irl'izej ol1rs li la caserne reportent dans 1<'111' yilla;.;'(' Il's Illalacli(,s qui ]H'UYf'llt y e'\ister, La Franc(' 1](' !()rllH' pills \11](' s(:l'i(' <k circons- criptions ('oml1\(' il .Y a cillqllanl() ans: Ol} pourrait dire, en exagôranl un I)('U, qlw par ces (:('lwllg'('S incessallls elle ne forme pll1s qu'unl' unit(: <lU poillt d(' 'Ill<' (le l'hygi()IH'. Il aurait dOliC s('mhl(: lo;,;'iqlle fll1(' j(, ('hol(;ra ml(' rois nt) CIl UII point se soiIIH'()pag(; an'(' ulle ('xln\lllu rapidité h toutes les parties <Ill I('rl'iloin', C'('st le conLraire (lui a eu lieu. L(~ choléra, (lisions-nOlis, envahit la hanlicue de Paris au COIHl1lCI1Cenwnt d'a ni 1: hi( 'n dc's ma ladps p6n(;trl~rellt dans cetk vi 11(' , qllelcllH~s-UIiS .\ mOllI'UJ'('Il! et ce ll(~ fÎtt quil la fin (1<- .Îl1illel. ]ln'sqllü <ruatt'() illOis aprl's l'appa- rition du chol(:!'a il S('S por!()S q II(' Pa ris l'III pris ;1 son 10 ur. 11 Cil a été (l(~ IW\Hle dalls pI'CS(fll(' toules les yilles, Au TIan(', l'épi(lôlllie I1C s'est l'é('lIel\lclll déclarée quc CilHJ semailles apl'I's 1(' \11'{'lI1i('1' cns, Nons Ile POIIVOI\S dOllller l'npllcaliOlI s('ienillique de cette difl'ércIIœ dans 1<- l\lode d(~ pl'opagalioll des (çpl- d61ll1es de 18:32 cl (le IR/If) ct (le cell .. que I\OUS ycnolls de Il'a \erscl'. Nous devons cependant exposer qllel«(llcs-unes des circonstances (IU'il csl pel'lllis d'ill\oqlll'l', laissallt ~l l'a- yenir lu soin de détermincr aY('c pIns d(' précisioll leur valeur, En premier li(~ll, 1I011S devolls faire l'cmarquer (fLIC dans les pa)s olL le chol6ra ('1'1 (,1l(lémiqlH~ il ne jlossl'r!e pas dans chacun (l'l'll,( la 11l011H~ puissance d'üxpansion, Les l'elatic)J]s d(~s ("pi(lélnies <III (rollkin (lonlH'es par ZuLerdpar Dcmmler /lCVlIC de m~édecinc, 189I,P' 25j) montrellt que dans ce pap Je choléra envahit des petits groupes, s'y éteint, puis apparaît qU01ques lieues plus loin cu J procédant de la ml'Ille' manil·J'e. Sous ce rapport la marche de l'épid(.llli(~ ([(' 1892-9;) en France ct de celles qui ont. régn(\ dalls la Cochiuchille ct le Tonkin présente de uotables allalogies. Dans les pa}S mêmes OLl Je choléra fait le pins de rayages. dans les Indes. les di- verses épidémies, OJI pourrait presque dire les épidémies annuelles. sont loin de se mOlltrer douées de la même puissance d'expansion. ct cependant lorsque les circons- tances sont favorables, le germe cholérique conserve les caractt'res par lesquels il s'élaill'(~Yélé ~l l'Europe lors des premit~res invasions. Il suffit de rappeler les rayages du choléra pelldallt le pt-lerinage de La Mecque en 18 9 3 . Les bacilles <ln choléra sonl-ils id<'ntiques dans l'lndn cL dans le TOllkill ~ AWHls-nous cule premier, aŒlibli, ou le dcrnier a ,ec ses caracll'1'es p1'Op1'0S! Il appartiendra aux bacteriologistes <lemt, llOUS le savons, les travaux sont dirigés actuellement dalls cc sens. de résoudre le pro- 1 )ltorne. Sur la ,irlllellce comparée d'un même agent pathogl'ne et la facilité de sa propagation, nos conllaissauces sont encore fortincornplNes. Je rnonLrerai lrl's prochainement qlle pour mw maladie (JIll' nous pouyons étudier ~l loisir, la fihre Iyphoïùe, la lllorLalil(\ pOUl' cent mala(les yarie suivant les yilles de G ~l 23 p. 100. salls que nous puis- sions ellcore' formuler les lois de ces variatiolls. Pour expliquer ces modes différents de propagation des épidémies cholériques on peut encore illYoquer d'au tres considérai ions. Depuis 18::12 l'état sanitaire de la France s'est amelioré. ~1. Marey a exposé à l'Académie de médecine la carte épidéll1iclll(' de Paris en 1 8~b !'t en 1849 : on yo}ait la l'aréfilction de J'épidémie autour du puits artésien de Grenelle, alors que tous les alltres quartiers prescI'l'exclnsÎyemcnt alimentés ('Il cau de l'Ourcq et en cau (le puits étaient décimés. Quelques-uns d'entre HOUS se souviennent e'ncore cl' ayoir YU les porteurs d' cau qui - '\ lT . __ .. puisaient 1'eau a in:-::i a m ell(~(';\ Pa ris am: ron t.ai Iles il ubl iqlles et la monlaicllt anx diH'rs (~Iagcs des maisolls. Paris a maintenant ILlIL' (';\11 (1':11 ill](,11 1;11 iOIl qlli. si elle n'est pas padaite, ne :-::allrai t ('.1 n' ('(JllIpa J"("(~ ;\ c('lIes de 1 i'(h et 18/1!J. La loi Slll' les log('Il]('llls ill:-::aluhn~s date' (1(, quarante alls: dlc n'a pa:-:: produit Lous les t'[l'eLs ({lI'('11 cspf-l'aient les législat('lll's de J8G2, mais elle a cepen(]aut agi dans une cL'l'taine lllesure lloLaUlinent dalls ks gralldes villes. D'ulle façoll géJl(~l'a Je. , la propret(~ d(~ la maison a gagné en même temps que la proprelé persollnell('. Nous HP pouvons méconnaltrl' (,l'tI(~ inlllH'llce l'l'n(lne plus visible encore pal' Ulll' ('0Illpar:lIS01l, .l'ai dn'ss(~ mlC carte dl' la l'(~partiti()1l (l(~ la mortalité par lîhTC tJphoïd(~ ('Il France (l'après la statisli(plc civile de 188G ~\ T890' Tall(lis q\l(·l'Yonne. le "laille-pt-Loire. la Loin', le Loin·t, le HlttJlle, l'Aisne, I(~ ;"-lol'd penlent par fièue typhoïde '), persolllles sur [o.oon habitants, le Morhihan ('11 perd 1 Il. IP:-:: C()tes-LIIl-~O],(1. la Manche. la Corrèze ('Il perdcnt 12, IlIéraul1. le Var, la Seine-In- férieure l'n lH'rdl'llt 10, I('s BOllches-du-Bh()lle 9· les Pyrénées-Orientales 8. cle' .. Or. c'(~sl dans ccs (lernicrs déparLements qlle l' épi(1('ll1i(' (I(~ 1892-!)3 a Irollv6 un terrain favorahle 11 SOli (Mvcloppemcnt. Eu parcourant cc volume on yeITa que c'est clans ceux-ci q ne nons avons dtL eJlvo)~er d('s dél('gll('s. . ( .le Ile dt-passerai pas certainement les limites de ce qu'établit cette comparaisoll en disant qlle lorsque la sta- 1 istielue montre ([Il' IlI1e \'ill(~ ou llll départemeut out d(~s épidémies fréquelltes cl(' ji(~\Te typhoïde ou Ilne endén,il' constante, on peut prédire (JlLl' ces villes ou ces dépar- tements sont ceu,," dans ks([ncls se dévdoppt'ra la future épidémie (ln chol('ra. Le l'l'gime (1c's ('aux tienl cert:lillelllent le prerniel' rang dans la propagation dll choléra. comme dans celle dL' la fihrc typhOïd(" mais il Il',) il lil rien (l'exclusif et nOlLS avons tenu tl Illettre le fait !lle'n en évidence daus la 1'e- - VIII - lation de r épidémie de l'établissement des aliénés de Bonneval que lIOUS avolls observée avec M. Thoinot. Il sc dégage en efl'et des relations fouI'Ilies deux points essentiels au point de vne de la réceptiyité cholérique. A Sarcelles (Seine-et-Oise) MM. ~etter et Thoinot ob sene nt une épidémie simultal1(Çn de choléra et de fièvre typhoïde: ils trouvellt an-dessous de vingt ans; Û 7 ty- phoïdiques, 8 cllOl(Çriques; au-dessus de cinquante ans 10 typhoïdiques, Ld! cholériques. L'âge du choléra n'est donc pas celui de la fièvre typhoïde. Le second point est celui-ci: les aliéués ont une suscep- tibilité extrême pour le choléra. Ils IlOUS ont permis de mettre en relief dans son expression la plus excessive la propagation du choléra par les simples contacts dans l'é- pidémie de Bonneval. Ce mode existe donc, mais il ne revêt sa toute puissance que dans ces conditions spéciales de réceptivité. Ce que 110US sayons des modes de propagation de la fihre typhoïde nous permet donc nOIl pas d'expliquer pourquoi un même agent pathogène présente des varia- tions daus l'intensité de son action et de sa diffusion mais de conslater le fait. Il est exact pour le choléra comme pOUl' la fîl'yrn typhoïde. Cc (lui est établi c'est que les yilles et les contrées as- saillies, pourvues d'une bOllIle eau potable, sont presque à l'abri du choMra comme elles le sont dela fièYre typhoïde. J-,'Angleterre est pour nous un exemple (lue nous de- vons C011stamrnellt invoquer. Les Anglais ont dépensé des sommes considérables ponl' assainir leurs ports et leurs villes. Vingt fois le chol(Çra, imporl(~ (l'Allemagne. a pé- nétré en Angleterre depuis deux ans, il n'a pas fait un seul foyer; c'est il peille si (lailS qnel(Iues villes, en 1893, deux ou trois personnes en contact avec les rnaJacles ont été aLteintes. Parmi les modes d'assainissement il en est un qui tient le premier rang; c'esL la pureté de l' cau. En 189.2-93 les -- 1\ - soldais frall(~'ais sc sOlll 11'()IlY(~s. nolalllllH'llL il Paris et dans sa JJallli(~II(" ;1 Lori('lil. :1 !\allics. l'Ii' .. nil llliliclL de I()yers (;pid(;llIi<jIIl'S; s('lIh (lI il ("1(; frapp(;" d ('Il Irl's petit Jlolllill'i' I(,s lilililail'l's qlli \ i\ai('111 ('II de,ho!',; dl' la CilS('I'I}(', cell\: à (pli li'ut' ~,('ni('(' !'('Illiaii p(l~;sihl(, de !Join' ou de llIHIl!j'l'l' COllllI\(' I(,s llilhil,ulls. Or. qnel!e di!1(;n'I)('(' .Y ,I\ail-il eld!'e les hahitants et les soldaLs il Illle s('III(,. ()ll Ile dOllllait il C('S de!'IlÎ('l'S (lne d(~ J'eall lillrée pal' ks appa!'cib Challll)('rlalld Ol! (k l'üau houillil'. Dans \Ill lllilieu cOlilalllill(;. dalls llll l'oye!' chol(;rique, il sufTit (JOllC dl' suhstillH'1' d(' l'l'au }lropl'l' :11'(',\1] suspecte pOUl' présül'\('l' la pOjllllalioll. 11 l'l'sIe il sig"ltaler 111\ secoll(1 rail qui IIOUS IlIl'IIC 1\ une anlre consi(I(;ralinll pmph.\ lacli<[ue. Dans I(,s gralldes ,111es, la plupart des ,ictililcs Sl' lrom('ul (lallS la popula- tion pailHe, les gros f().'(~rs dalls les <jllarlil'rs Iloloil'ümcllt insalubres. L'alillll'lIlalioll l'Il eau ('S[ pO\lrtallt hiell sou- ,ent la IW\IlW. POUI'f[uui celle di1l'(;rcl\(,(':1 Cl'l'taiuell1ent les familles aisées, au cOllrant des règl(~s de l'h.vgilme, ont tenu l'eau en s\l~pi('ioll d onl Jm Olt (le l'('all mill(~rale ou (le l'cau bouillil'. ~Iais ('dl(~ llH'SllrC n'a cerlaillnllH'llt I lHS 6té as:.;cz g'(;llérall' IJOIII' ('''llli(llwr (Il' si gTalHles dit:.. (>, c-, 16renc('s. A colé de cdle caUSl' principale, il l'Il l'st 1l1W (louL le rôlc est capi laI: l'cau Il' usl pas le seul n'cl ellr dlL choléra, il .v a le IrallsporL par ks ha['(I(~s, les linges, les IiI cries souillées. Oue le g'erme morbide soit contenu dans le verre ~ u cl' l~au ou déposé sur la main qui a touché les objets souill6s et, soiL trallsporté par elle sur le paill, sm les ustensiles ([ui servcnt ~l nos repas, le processus l'st toujours le même. Les germüs sont contenus dalls les déjections gastriques ou illLüstillales ut la propagal ion se tiliL pal' l'apport il ln bouche d('s liquides ou dcs solides conta- lIIinés par ces g('rnH's. Or, dans les milieu\: i IIcligellls. la popula lion est bcau- .................................................. ~iœazamM -"- 'X -- coup plus dense, une seule chambre' contient toute une uunilLe, les Yêlelll~lIts ct les lillges d(~ chacuil sont Cil con- tact perlllanent il yec les vêtenwnLs dl'S autres personnes. Dans ceUe même cham bre se passent sou yent tous les actes physiologicfues. Les lois cie la propretô sont moins Lien observées q ll() dalls les appartements plus spacien'\. A la contamillation pal' l' cau comlllUlle il loute la ville s(" joint comme ]ll"Océdé de rellforcCllwnt cette intensité et cette fréquence des con tacts journaliers. C'est UIle cause secondaire mais ll'l'S puissante; nous Cil trouvons la preuve dans les ]"(;sulLal s obtenus par l'emploi des étuves ct des autres moyens de désinfectioll. J Lors(lue ces procédés furc)I]l emploYl;s dès le début de l'épidômie choléricJue (Voyez les rapporls sUt' le Pas-de- Calais, la Somme et la Seillc-Illférienre). le ou les premiers cas restl'rcnt stériles; ]ors[Ju 'ils Ile furellt employés qu'an moment où l'epidémie était dalls SOli plein, comrne au Havre, en quclquesjours J'épidémie diminua ou disparut. Enfin, lorsque l'épidémie étai 1 dans les pap liulitrophes, il nous a sufli yis-il-yis du choléra d'Espagne, d' Allemaglle, de BelgicIne, de faire passer à l'élme le linge de corps des voyageurs pour que, eu France, il n'} eut pas un seul cas d'importation de choléra venanl de ces cliflërents pays. Ainsi donc, si on résume les enseignements qui res- sortent de l'épidémie de 1892-93, on pent constater que l'action des autorités sanitaires a eu des effets utiles. Dans un grand nombre de cas, les délails contenus dans les différents rapports le prouvent de la façon la plus incontestable. Il nous paraît logique d'en déduire, comIne avcr- tissement pour l'avenir, les deyoirs des municipalités et ceux du gouvernement. 1 0 Devoirs des municipalités. - Eu France, la tradition cl. la loi actuelle confèrent aux maires le soin de veiller à la saluhrit(; des communcs. Le plus grand nombre d'entre eux, insnŒsamment renseignés, ont compris leur inter- - '1 --~ vClltioll (bus ](~ ~('llS le pills (~I]'()il_ Elltrl'l('ilir la proprelé apparullle répolld:1 l'en;)r! ordinaire. L(~ l0gislaleur ,l\aîl l'ld(~lIdll Cl' d('\oir dalls IIll ~CllS !>eauco\1p plus hrgu, d ,l\ait dh l ï~P COll ft; 1'(" anx maires le droit du prcIHI['(~ !OIIles l(,s IIH.'SIIl·l'S c"palll('s de pré\(~llir ou (r"I']'(\le]" [' l'\.pallsioll ([es Illaladit's (,Ollta- gwuses. Quels sout Cl'S mo, ells;\ 11 1:IlIt distill~"\lcr l'ntre v eJ les mesures li prendre Cil l'absellce (le joule épi- dùnie. jc dirai l'Il temps de pai\., el ("elles qui doi- vent 011'(' mis('s cn ,igucuI' (pIallt! 1'(;pi(lémie csl dé- clarée. POlir <PI'UUC ,illc soil ;1 l'abri (ks 0pidém.ies (k fil'vre typhoïdu ct <le cllOkra. il raul rournir au\. habi- tants de l'(~au d'alimentalion abso]ullH'1l1 pure. veiller à ce ({Ile Jes maLil'l'C'S de Yidallges soiellt ('y,wuécs sans qu'ancull cOlllact puisse cxislcr cntru dlcs el l'cau de boisson. eulÎn raire disparallre ks loge\lwIIIs illsa- lubres. Dl~S 188ll, CIl l'menanl de l'épiMmie de Toulou, j'ai fait rewlre, su r la proposi lion du mill ist ru du commerce, un d('crcl confÎalll.au Comil!~ (l'hygi('l\c ](' soin cll' veiller 11 la pure!(~ de l'(~all fourllie all.\. COllllllUlles. Dq)Uis lors l(~ Comité a e.\.:1I1I iné plus (le sept ceilts projets J' :lI11t'llée d'eau. J'élais dt's lors cOII\aincu du 1'<'l1<, (l'w l'cali jouait dans la propagation de certaines Illaiadics infectieusl's. notamrncnt le choléra, la fièvre typhoÏ<le. Aprl~s ulle ell- quête dcmHlllléc par l'Académie de 1W·~dl~(".ille, ~l. 'larey lui a soumis Ull rapport conclualll dans ce Sl~ns. Dalls un livre fort illt6ressallt, M. Thoillol a rait l'histoire des épidémies choléri<Iues d'origine 1tydritJue ('II 1884-1885. Ces recherches confirmaient la théorie l'Illise eu AlI- gleterre en 18GG sur la propagalion <lu choléra par la pollution dus eaux. En 1887, je YOUS apportais, an'c MM. Chantemesse (~t \Villal, la preuve bactériologique -:XlI - des canses cles (~pidémies de fil'He typhoïde de Pierre- fonds (1). de CleJ'llIont-Ferrand (2) cl de Lorient (3). En 1 88!), sllr le ,'apport de notre colll·gue,:\1. Léon Colin, le ministre de la guerre onlo111wit de placer dans toutes les cascmes dont l'eau n'était pas à l'abri de tout soupçon, des filtres Cltallloerland. La mortalite par fièvre typhoïde était de 1.200 par an en moyenne ponr toute l'armee; elle n'atteint plus le tiers de ce chiffre (!~). Pen- dant la dernière épidémie de choléra, des case mes placées an milieu des \ iUes contaminées, notammellt dans les ellYirOllS de Paris, sont restées indeumes: seuls ont été atteints les soldats (lui J:lisaient fonctions d' onlollnances ou vivaient {;OIllme ('eux-ci eu dehors de la caserne. En 188!" R.Koch avait trouvé les germes du choléra dans les étangs de Calcutta. En 1892, H, Koch a démontré cette iniluence pour Hambourg et Alloua. Je résLllne eu (luclqucs mols ceLLe démonstration si élofIuente. Ces deux villes sont contiguës: elles sont séparées par une rue, les hahitations d'un ('(lté font pm'Iie de Hambourg, celles bâties sur l'autre cùté de la rue font partie cL\ltona. Ces deux \ iUes out une distribution d' cau différente; toutes deux ]HLiscut, il cst \Tai, leur cau daus l'Elbc, mais pour Altoua l'eau traverse des filtres de sables. pour Hambourg r eau arrive directcmcnt au consommateur. Altona resta ilHlmlll1e pendant (lue Hambourg subissait la terrible épidémie dont vous vous souycnez; un seul point cL\ltona fuL pris, ce fut unc sorte de cité ounière: ( [) Brouardel, Enqlu:te sllr une épidémie de fièvre typhoiile qui a régné il PielTc(onds C1nn. d'ltyg., lëv. 188 7). (2) Brouardcl ct CILantemcssc, E/Ujutlte SUI' l~s callses de l'épidémie de fièvl'e typhoïde qui a r,:gné cl Clermont-Ferrand (Ann. d'hyg., /liai [887)' (3) Brouardel ct Cllanlcl11Cssc, Enf{nête sw' l'origine des épidémies de fièvre typhoïde ohscrvées dans les cascmcs de la marine à Lorient (Ann. d'hyg, , [887, t. XVIII, p. 497). (/.) Frcycinet, l'flygù;nc dans l'armée (Ann. cZ'hyg., 1889, l. xxn, p. 9°, ct 1890, t. XXIII, p. 272) et Prophylaxie de lajièvrc lyphoide dans l'armée (Ann. d'hyy., 18~)[, t. XXV, p. 281). -- 'XJII - l'enquête démoIltra (lue seul;1 Altona cc groupe de maisons recemit de l'cau de Hamhourg. La preuve est filite. absolument faite. L' cau est le plus puissant vecteur des germcs du choléra et de la fi(wre typhoïde. J'avais dit CJI d~~7 au congrl's c1e Vienne (I): « Ulle ville paie au choléra et ;1 la fièvre typhoïde le tribut que lui ~mpose lïmpuret(" de SOli eau d·alimentation. » Toute l'Ecole allemande, sous la direction de 1'6minent hygiéniste M. Pellenko[er, avait protesté. Aujourd'hui, quelques-uns de ceux qui ayaient pris part aux discussions de T 887. ] [ueppe 110tamment, ac- ceptent ce [ait connne démontré, el Koch. 111' empruntant sans le savoir une formule que j'ai bien souvent répétée, déclare que la fi~\Te typhoïde est le réactif de la pureté de l'eau fournie il Ulle ville. Je ne dis pas que l'cau soit seule capable de porter cc germe, et en tête des instructiolls du Conseil d'hygiène de la Seine, du Comité (l'hygil'ne de France, de la COll- lërence de Vcnise, nous aV011S émis ravis suinmt: « Le germe du choléra est contenu dans les "Voies di- gestives des malades; la transmission S0 fait surtout par les déjectio1ls et les matilTes des vomissoments, et, par suite. par J'eau, les linges. les v(\tements et les mains souillées. » En même temps qu·elle veille ~l ce que de I"eall d'une pureté ahsolU(· soil seule distribuée Il la population, la municipalité doit choisir 1111 sptl'me cl·évacuation des vidanges le'l que la ru(', les ('ours, les cahinets ne soient pas souill(Çs par des ôpandages suspC'cts. Comme nous yenons de le dire. cc sont ces souillures qui par l'eau, les lillges. etc., SOllt les prillcipau\: agellts de propagation de ces mala(li(~s. (1) Brollarclel. Des modes de pmpngntÎl,n dl' Infih,re 1)'J!hoide. Congrès de Vil'Ilne (Ann. d'hyg., 1887) el Discollrs d'ollvertllre dl! Congrès d'hy- giène de Paris (Ann. d'hyg., 1889). - XIV -- Enfin, les maisons encombrées, malpropres, non pour- vues des conditions d'aératioll, d'l-clairage, d'évacuation indispensables ~l la salubrité. sont des lieux dans lesquels se forment (les foyers. Aprl's la demit're épidémie de cho- léra. on a pu dire (lue c'était une épidémie qui frappe surtout les pauYres.Les municipalités trouveraient au besoin dans ce fait une raisoll de montrer encore plus de -vigilance. Si la municipalité a fai t cel appropriement de la ville, celle ci a bicm pl~U de périls ;\ courir cn temps d'épidémie. Le choléra peut y être importé, créer Ull ou plusieurs petits foyers. faciles 11 étouffer dès leur appari tion. Si au contraire les pré.cautions nécessaires n'ont pas été prises en temps utile. si l'cau d'alimentation en particulier est souillée, r épidémie se répaml dans toute l'étendl.lC de la distribution de celte eau, les COll Lacts créent des foyers secondaires, ct la ville est bientôt tout entière envahie. Voyons maintenant le rôle de la municipalité lorsque l'épidémie a éclaté. Presque toujours nous JlOUS lrouyollS en présence de deux difficultés, La prerrlière est celle-ci: suspecter la pureté de l'eau d'alimentation d'une ville est un crime, ct les preuves les plus palpables ne suffisent pas toujours 11 convaincre les habitants d'une localité, Nos pères ImvaienL cette eau, nous la buvons ct nous sommes vivants: voilà la réponse stéréotypée, On ne parvient pas h faire comprendre que vivent seuls ceux qui ont survécu aux épidémies de fièvre typhoïde ct autres, et les registres de mortalité ont été trop mal tenus jusqu'à cc jour pour que nous puissions .Y trouver un argument démonstratif aux yellx des habitants et de la municipalité, Puis, quand un ou plusieurs cas de choléra sont sur- venus, la municipalité hésite, elle redoute, qu'en déclarant la vérité. la panique Ile sc produise dans la ville. que le rnarché, la foire ou la mte annollcés ne soient désertés par ceux qui d'habitude viennent y apporter leur argent: elle cache les accidents, Cette tendance est encore plus "- ~y-- nctt('mcntdps~inl-c Inr~qllïl :-;'îlP'it (1'1111 pori (le II1Cl'CtqUC le COJllml'l'Cl' crainl (P'(' 1(,:-, hateau\: 11(' . ..;nie, 1 1 Illis l'nqua- rantainc par I('s PUi--Stl"(,('S (:Irtlllg'('r('s, Jo \nndrais peI'SII,\(I<·1' ;, ('('S 111lI1Iicipalil!;s qllc c'ost là unn rl'glc dl~ conduile d(;sasirullsu pOUl' les ,illes dont ('Ilos croient dl-fl'lllll'l~ les illll-n'.ls. EII ell'd, l'l'\pl-riclIcn lIOliS a mOlltré <lU(' dans \cs I()ralill~s olt ou il d6noncé au pou- \oir C811trall('s prelllil'rs cas de choll-ra, 011 a pu sur place arrêter le dé\eloppement dC' l'épitll;mil'' Les rappol'ls ülÎls au COIllill' l'all dl'mier par~L\1. Tlloiuol. .\dter, Girolle, Aymanl, l'lc,. l'Jl rOll l'li issl'Il 1 la prl'll\l' l(,i<ll·nle. Lcs mO)<'11s l'Ill plo,' l(S ont ,:Il'il' (1:IIIS Il'lIl' Ill()(le <l'appli- calioll sui'tlnllcs \'('s~()\lr('l'S dl's diH'rs('s localilés. Ils ont tOlljollrs cu les rn('.!11es hases. Oli a dl-~illl('d(; I('s d~iec tioll~ ct les lllatir'l'cs des, 0111 issl'Illl'rtls ; on il ohtenu par une «(troile Slll'Y(·illilllce (l'\(' I('s persolllles ({'Ii donllaieJlt leurs soins ml" malades prisselll pour dics-mêllles des precautions alltisl·pti<[U(·~ l'ig()I1]'('"se~: 011 a d(;sin{edé pal' immersion dall~ des ~ollltioll~ dl' ~\lhlilTl(" ou pal' l'ac- tion lies t'otU\l'S :1 ,ap('ur sous pl'l'!'sion, les linges, les matelas. les ('ou\(')'lul'cs, l<,s Itald(·~. ('le. Ull a procédé il l'aide des ,aporisaliolls de !'lIhlimé à la d<'!'illfeclion des appal'leHlellls c:t des lllaisolls, Eillill, 011 a isol(; les malades (bns la rneSll],(~ du p()~sihlc. Ce denliel' Illa,' en dcmamle llne petile explicalioll, .le Jlrelldrai pour ('xC'lnplc co qui a été lait 311 lIa,re l'ail dcrllier. Qualld le rnalalle COII- sentait il aHI,], h l'I)()pi tal. il ('tait <tlllew; el isolé dans UJ\ p,nilloll sp('('ialemcnl all'cd(; a11X cholériques. Le 10- ,Q'elllclll élait désiII/'l'c!l', La blllille (;Iait illslalll'e dans ( un !-!T:tlHl local; 011 j:li!'ail, désltahillcr 10lls les elliranls, Oll leur dOllllail de~ ,0t('Jl}('llts propres, on d6~inreclait leurs hanles. L,cs d'sullals l'lIrenl ex('dlcJll~. ~lais lorsque le malade Ile (,())ISClit pas il aller ill'ltùpiLal. je Jle ('()m(~illcrai pas il III\(' Irop pTall(l(· illsislaJl(:u. Dans un g:ram1 nomhre de ,illes il nisl<: \Ill I»)'él·ll:.!:(\ ('outre (/ " , (..J l' htJpi lai; il sem hIc que ('e soi 1 IWCS(IUC lHl d(~sh()nnour ~~~.~i\w;-?i.::;7~·· "'''~~.~i;/'-*~~V:",'~'~f',! iiQiIi!lIl!i.~~~~~~'-"'-~-~-'---- >- - XVI- que de s'y faire soigner. Par crainte de ce transport ford;' on a vu dus malades ct leur J:'lltlÏlle cacher les accidents. si bien que des petits foyers secondaires ont ainsi prolollgé la durée de l'épidémie. Mais an Havre, Oll trois cas considérés comme des affections saisollllj;'res s'étaicllt montrés Cil juillet l 8!)?, l'épidémie Ile se r{>véla réellement que le J3 aoM (8 cas) ; le 23, il J avait 9'>, malades à l'htlpital. Le service de dés- infection par les étuves et les pulvérisations ne commença que le 24 aoM: il J avait en ce .iOUl' 51 décl's; dès lu 2 septemLre, la mortalité, apr;'s avoir atteint 70 le 2!) aotlt. tombait 11 !l3, le !) ~t 15 ct n'alleignait pIns Je chiffre 10 après le 23 septembre. Le 22 octoLre l'épid(~mie était terminée. Les épidémies précédelltes avaient une durée pIns que double . .T e fais remarquer que ces mesures ont été prises alors que l'épidémie était dé~il CIl pleine activité. Lorscpl' on a agi dès le déhut, les cas sont restés stériles. Les municipalités doivent dOliC, Jorsc[lw les premiers cas éclateut, nOIl pas les cacher. mais les rendre stériles par les moyeus indiqués ci-dessus. Si elles n' onL pas l'outillage nécessain'. il leur suflira de faire appel au pouvoir central pOllr qu'imrnédiaLement celni-ci leur prête les appareils nécessaires. Cette tendance à cacher ]' existence de la maladie est surtout port(çe à l'extrt-me, disions-nous, dans les ports de mer. La craillte d'être mis en quarantaine l'aiL taire tout autre sent iment. Malhenreusement pour ces ,illes leur secrcL est bientôt délloncé. Dans tous les ports im- portants les puissances (~trallg(~res entretiennent des consuls: ceux-ci sont hi en tôt au courant de la situation sanitaire ct la quaralltaine, il juste tiLre si redoutée. est infligée à la ,ille malgré le silence des autorités. Il Y a m(~me une conséquence que nous avons eu SOllw'nt l'occasion d'observer. Les consuls n'ayant plus foi dans --~ 'XVIT -_. les reu~eigneLllents {()ul'llis par la lIluuiripalité, prennent leurs illformatic)lJs ('Il d('l\( Il'S d'(,lIe, SOI"(,llt I('urs COll- fidellts de l'(~IIC()IIII'(', I('lll()ill~i de raits IlJaI illtl'I'prét(;s, les déuOllcellt aux cOllsuls: ('clI\-ci \(;jégl'aphi(,IlL i\ leurs gouveruerncills ct \ III puri ahsollllllcllt sain ('st tout étonné d'apprclldrc <pl 'il est l'ohjl'I .le IlleSUl'CS sanitaires, Le gomernement l'l'an(:ais rait des n'c1amatiolls par voies diplomatiques. <'1 il se helll'te ;\ l'arguIIlCllt tiTé des dé- claraLiolls illcolllplNcs de ,illes parfois tout 11 rait étrau- gères au débat dll Illomelli. On peulie dire au.\. ,il1es dOlltnous parlolls: lorsque la mlHlicipalit(\ est pn;YCIlIl<' du Olt dcs prcmiers cas sllspect~, - je ùi~ avec inlclltion. susperls, - elle doit illlmédiateJllcul el sllr place premlre les lllesure:-; né ces- :-;aires pUUI' clIl[)(\clH'1' la maladie .le ~(' propager. Si, avant 1'('pid(\lIlie, cl dl~~ l'apparitiou t!c:-; pl'(~llIiers cas, ellc a pris les lUeSUl'l'S !H;cessail'cs, la ,ille est ahsulumeut à l'abri, 2° Dcvoirdn youvernclIIent. - Le gUIlH'l'lH'll1ellt doit, d'une part ,eiller il cc que lus lllunicipalités procèdent il l'assaillissement des COllllJ11111CS. ('1 d'autre part. il doit s'cntelldre avcc l(,s alltres puissauces pUIll' <JlL<' les Ine~ures ~allilain's adoptées l'Il Fl'allc('. rUCOllll\leS sllHisaIltes pour aSSIIl'(~1' la sallté puhlique', soiellt acceptées par les diverses autorités ~aJlilail'cs. de raçon il éviler au~ voyageurs et aLl COlllllll'l'('(' les (~Iltl'a,es ycsatoin's el iusuflisalltes qui repn;seutenl l'ancien ~ysll'Ilw <luaranlcnail'E'. . Actuellement la loi ne permet pas au gouYl'rnement clïJltencllil' d'ulle I:H;Oll dlicace daus l'assaiuissement des ,illes. Mais il existe entre toules les parties du territoire une soli da ri 1 é tdl(~ q llO l'autorité ccu traIe doit pou voir substi- Luer SOli action tl celle des municipalités défaillantes. Si une \illc ne prend pas les précautions nécessaires pour faire disparaitre la fièvre typhoïde ou le choléra, elle les dissémine dans toutes les localités avoisinantes et parfois uz. cs ;:;oroe 42 a :ecu.;: a;Ci MM .ZJt&ZZtJi-fihEMA - XYIII - fort loill (l'elle. Ou en trouvera la pl'(~uYC dans le l'apport que nous aVOllS rédiwi ,nec j'I. Thoillol SUl' les t-pidémies du Havre et de TromiUe (1). En dehors des comrnunicatious établies pOUl' les tran- sactions commerciales, J'appl'loJls avec M. Léon Colin que, actuellenwnt, les échanges cutre la population militaire et civile sont incessants à cause des appels des réservistes, des territoriaux, etc. Les jeunes gens appor- tent à la caserne les gennes des maladies qu'ils ont con- tractées dans leurs \illages. La maladie trouve dans l'agglo- Inératioll militaire uu foyer tle renforcelllent, et lorsque ces jeunes gens sont libérés après treize ou vingt-huit jours, ils reportent dans des localités saines jusque-là les affections introduites dalls la caserne par leurs ca- marades. Nous avons établi ce fait .nec M. Challtemesse, lors d~ l'épidélllie de fièvre typllOïde de Clermont-Fcr- rand .• J'avais déjà, cn me basant SUl' Ull autre argument, exposé au Comité que l'assainissement de la France, au point de vue 1l0tammeuL de la fil'vre typhoïde, a un intérêt national. AujounlllUi, je rappellerai seulement que lors de l'expédition de Tunis. en 188 l, il a suffi (lue deux régiments villssell t de deux villes où régnait la fil~'Te t y- phoïde, Perpignan et Toulou, pour que, trois semaines plus tard, le corps expéditionnaire eût le quart de son effectif atteint de cette maladie - 5.000 sur 20.000 - et qu'il perdît 84!~ hommes. Que l'Olt souge à la désorganisation d'une armée qui, au moment d'ulle guerre européenne, subirait un tel désastre, et ou dira avec nous que l'assainissement des villes est uue œU\Te (l'ÉtaL. La loi réclamée pour parer ~l ces éventualités a été adoptée par la Chambre des députés, elle est soumise (1) Brouardel et Thoinot, Deux épidémies de fièvre typhoïde (Ann. d'hyg., 1891, t. XXV, p. 231). au ~éJlat.~ous pOll\OllS cspé]'(~1' <ILL' elle sera délîuiLi"e- Hlelll voLée pendanl ('('Ile 1(;gislatlU·('. Le gouYel'uemenl a rellipli Cl' prullIier dmoir. Il a, dans la mesure du possible, aGc()Illpli le second. Ce Jl'est pas le lieu de rappeler ici les cOllvcnLiotls de Venise et de Dresde, mais les déJ(~gllés lIe la Fl'allCü ont dé assez IWlll'eUX pOUl' raire voter des résolutions iuspirées par celles (Ille le Comité a llès longtemps for- mulées. ---~0~ -------- RAPPOHT , \ M. LE l'HE:-lIDENT Dl CO~SEIL. MESURES ADMINISTRATIVES PRISES EN FRANCE en 1892 CONTRE L'ÉPIDÉMIE CHOLÉRIQUE ------ MO:'<SIE\JR LE PIIÉSIDE:'<T, L(! 5 avril 1 t)D~. un déd's dù il llltr llIaladie olTrant les apparen- ces du clwléra sc pro(lllisait pal'Jlli I(!:; pensionnaires de la maison de Nallterre, En ql1plques j()lIl'~ il était Slli,i de llOl1lbreux cas allalofjue~, La pro[lorli'Jll (le:; d"'cl:s ("tait (,()llsid{!rable. L(~s môdecins qui ôtudièreul la Iltaladie l'altrihuerullt Ilia lIlau\uise qualité de l'cau bue dalls la lllaisOlI, cl la (lllaliJil:rcnt d'all'ection dlOl{:l'ij()['me, Presque Cil mème temps plusieurs COmllllllH'S du dôpartemenlde la S(:ille, llutalllillenl Pliteaux, Courbevoie, Levallois-Perret, etdans Seine-et-Oise, Al'gcllteuil, a(,(:lIS(\rPllt des cas ct (les dC'ces de ][]ô!lle llaLure. Là ilu:.;si, l('s homllles de l'art déclarèrenl CJue l'a/Tectioll cholériforme était dlle il la lIlamaise (jualité (le l'eau de boissoll, En mai et .i Uill, ees i\ccidcll ts s' étemlirell t à q uel(lues autres COllllllUIJeS, Ils furelll tri's virlllPllls à ~arcdles, .JllSf!U'allX prcmiers jours du Illois d'aoûl, l' l'pill{'rnie resta confinée dans les départements de la ~eine et de ~('ille-cl-Oi,c, Au mois d'aoùl 1,\ choléra enmhit le liane: Cil trois moi, il y cause 498 décès, Il se montre dans 78 autres communes de la Seine- Inférieure (484 Jécès) , gagne l'Eure, le Calvados, le i\ord. la Somme, etc. Partout combattu dès son apparition, presque nulle part il ne réus~it 11 s'étendre. Tl rccule pas 11 pas devant la prophy- laxie et se réfugie en Bretagne, où il paraît déunitivement étoufië. ClH.lL. .. ]·iiiilWkM&&Sii\U&i&Wm.1!MtB;;;;g;;;;;;çun&!iiiXtMIQtXSU Œ = nwa = %CE =Z&;;j&",a::.~ .. _ - 2-· mais où, comme l'é,énemcnt ra prouyé, il n'était qu'assoupi. D'avril à décembre 18!)2, il avait fait en France '1.550 yictimes. Je llC m'arrêterai ici 1I11 1l10111enL quc sur ['(\pidémie du Havre. Le 2 aOl'!t, lin (lécb cholérique s'y produit. A. partir du 12 (1), le caractère épid(\miquc s'allirrne. Lc nombre des décès suit une progression constante jusqu'au :30 aoùt; puis il décroît graduelle- ment pour se réduirè il () le 2(j octobre (2). L'histoire de celle lllanifeslation cholérique est remarL[uable il plus d'un titre. Ce n'est guère qu'au lIane que le lllai a pris un caractère tout il fait alarmant, dù au 110mhre des cas et des décès, à l'importance du port, au trouble profond apporté dans le com- merce, au chômage, aux souffrances de toute nature imposées à la population. En même temps la courle durée de l'épidémie, l'énergie et ['efficacité des mesures prises pour la combattre, la première ap- plication ülite alors, et avec un plein succès, de la visite médicale et de la désinfeclion des navires au départ, la recommandent à l'at- tention des hygiénistes. L'on a comparé le rôle du Havre dans l'épidémie de 1892 à celui de ~1arseille élans l'l>pidémie de 1884. On a dit que, dans les deux cas, le foyer allulllé a irradié en tous sens; que le choléra, de même que de Marseille, en 1884, il avait gagné les environs de la ville, puis une grande partie de la Francc, s'est répandu, en 1892, du Hayre sm les ï8 comlllunes atteintes dans la Seine-Inférieure, et même au delà. Cela n'est pas certaill, car dails un temps où tout le monde, négo- ciants, oLlYl'iel's, pa}sans, se déplace avec tant de filcilité et pour les moindres all'aires, il est impossible de suivre avec précision la marche d'un lel flôau. Il est notamlllent impossible d'empêcher qu'uu lllalade ignorant son mal le transporte ... où:) Tout près ou très loin: là où il va. Comment prévoir l'infinie variété de ces déplacements? La plupart du temps on ne peut pas même les con- naître après coup. Presque toujours le premier cas échappe. On (1) Je cite les faits dam leur ordre chronologique. 'lais cet ordre n'est pas celui dans lequel l'administration sanitaire les a connus. La municipalité du Havre elle-même est restée assez longtemps. sinon dans l'ignorance, au moin~ dans le doute sur le ca- ractère cle la maladie. Elle ne pouvait affirmer là où les hommes de l'art hésitaient encore. C'est ~ûulement le 12 août qu'il est devenu certain pour elle que l'on citait bien en pre:,cnce du choléra, et dès lors aucune atlénuation n'a cu lieu dans les déclarations officielles. (2) Un moment la situation parut si menaçante que votre prédécesseur, M. Loubet, sc rendit de sa personne au Havre pour encourager l'énergie des autorités administratives et médicale. et donuer un témoignage do la sympathie du gouvernem~t pour la popu- lation. Lo 6 septembre 1892. M. Loul.rct parcourut les hôpitaux et visita tO'Uslcs cholériques. ') --- .3 - n'a donc pas les 11lO)C'IlS de savoir iI'\I~C ccrliluc!c ~i c'est tle Paris, où U'pidélllie l''lait b,"uiinl(', ()II du 1 (;\\1'1', UII elle l'lait '\ irulellte, qu'elle a dé colporl,"c' dan~ la r"f.!'illll S','II'IHlalit ('lIlrl' Il' BaHe et Paris. ~IaisJ CIL admellanl ILlle le 11<1\1'1' aiL (;tt~ le tù)er actif e11 18\)2, COlllme 1Ian;eillc l'avait l'tl" l'II 1,-';1-)4, qlldle (lilTérl'/lcc enlre l'acti- ,ilé de ces cleu:x f(),\('rs~ Ell 1I)K'" ]>1'1';; de 12.()()() dc"cès (1); CIL 18~)2, 1Il0ins de ,-'.000 (:>-), dOllL un millier antérieur il l'ex- plosion du lla\1'e. C'e~l que 1'IIdillillislralioll sanilaire, sorlie de la période des ti'tLonnenH'nls proph.'lacti{!lIes, sait maintenant par quels mo.' CliS le lllai cloit l'lre altaqné. Elle peut dl"sormais mener contre llli une lulle 1l11"l!todi(1l1l'. L~s e\p('riellccs lilites sur nombre de points en 11'\02, lllais sUl'luull'expl;rience lilite au ][a\l'e, l'ont conIirmée clans l'opinion ([l 1 "tille action prompte el appropriée peut avoir raison assez yi te d'une (\pillémie cholériq Ile. lln'était pas inutile de faire, dl';; il préselll, celle déclaration. La suite de ce rapport montrera qll'clle Il'e,;t pas hasardée. Depuis plusicllrs mois, l'adlllinistratioll sanitaire suivait d'un œil attenlif la marche dll cllOll\ra qui, parti du nord des Indes anglaises, était conslaté au mois cli- féHicr tl JléraL De Ih il gagnait Mesched, en Perse; le l,juin il Col ;\ Kaahla, slalion du chemin de fer transcaspien cJlli va de la mer Caspienne il "\skhabacl; le l G juin, il Duzonn-Ada, garc lCl'ltlinu,; dl; cclle \oie ferrée; Je 19 juin à Bakou. De Bakou il ell\ahit ayec une e~J1'aordiIlaire rapidité les provinces de la grande Hllssie, ar1'i\'I' il Nijni- \o\gurod et il Moscou, lllonte au nord jUSC[u'il Saillt-Pétersboll1'g, et peul-ètre il l'ouest, par les trains cl'émigrants, pénètre d'llll hOlHI JUSqU'il Hambourg. Le 28 aotlt, le consul de F1'anl'{~ il l!;ullboll1'g signalait l'exislence du choléra dans cette ville. L'adillinistration s<' [romait dOliC au Ulois d'aoùt 1892 en pré- sence de deu:x épidémies cholériques, l'une ù l'intérieur qu'il fallait contenir cL éloutl'cr, l'alttre tl l'e:xlérieur qu'il fallait empècher clc pénétrer Cil France. Contre l'une l'l l'autre, c1k Ile dispO::laiL que ll'ulle arme légale: la loi du 3 mars 1822. Celle loi, pour dre utilisée, doit ètre re- mise en vigueur, par décret, il cbaque nouvelle épidémie. Sou lexte doit ètre afliché clans toules les COlllmUIlI'S oLI !'ion auloritô cst imoquée. Elle ne cou LÏcll t pas de pre~criptioll hygiénique ," 1) 11.7°7, (1) 4.550. -4- déterminée, mais elle les autorise toules; elle pc'rmet de proclamer ce qu'on peut appeler l'<''lat de si(\ge épidémique. Ses effets ne vont pa" al! delà dll dallger lll'(;S('llt; elle a dOllc J'incOInénient tle donller au pays l'illusiun trUlle force toujours en action, tandis ([u'elle ne !llllciionile qu'en telllpS d(~ choléra. Le projet de loi pOli[' la protection de la santé pnblique, depuis bien des mois dépos(~ par le (;omemement, voté par la Chambre des députés et actuellement soumis aux délibérations du Sénat. remédiera à ce mal et à hi(,11 tl'aulres. Telle qu'elle est, la loi de It\22 a rendu les plus grands services, en 188.1 dans le Finistère. en J 890 sur la frontib'e d'Espagne, el lout l'l'cemment en 18~)'L Un d(~cret du 20 aOl'll 1802 étlicla sa llIise en vigueur ainsi que les principales dispositions prophylactiques à prendre, soit à l'in- térieur. soit au" frontières. Quelles devaient ètre ces dispositions proph.' lactiques :1 Le rôle de l'admiuistralion. en malière sanitaire, est d'èlre la do- cile auxiliaire de la science. (2uel Ùlait, en 1802, l'état de la science sur la r[uestion du choléra ;1 Le conseil scielltifique de l'administratioll, (lui eslle Comité CO/l- sultatif d'hygièlle publique cie France, considérait alors, et considère encore, comIlle Nablies les propositions suiyanlt's : a) le germe du choléra sc trOll \ e dawi les dt'üccLioJis des chulé- l'l([ues; b) il se lrallsmet, ~()it directement, soit par l'iJllt'l'lnédiaire des objets souillés par ces déjections; c) de ces ol~jels il se lrallSnwt, soil eucul'(' direclelllenl, soil par d'autres illlerlllôdiaÎres l'lnotalllllJelll par l' cau ingéd'e; d) il sc lllultiplie d'aulant plus cl a d'autant plus de virulellcc que les conditiolls du milieu Ol~1 il se trome sont plus insalubres. Telles sont les thôories qni devaienl règler la cOlJ(luite de l'admi- uistratioll sanitaire. Les mesures dOllt ell!' a deillandè l'application à la loi de It\2:1 unI, ell cll'l'l, éL(" ('elles que l'es tlll'ories commalldaieIlt. Pour combattre le ilbll, il fallait d'abord ell connaltrt: J'existence. el la lutte contre lui aurait d'aulallt plu:, de chances d'èlre eflicace r{ll'elle serait cutrqll'i:;c tlè, la premit"re apparition du Illal. Le décret. du 2g août a donc rendu obligatoire la déclaration immédiate de tout cas de maladie pouvant ètre ,,;oupçonné d'ètre un cas de choléra. "\.insi renseignée, l'adminislration devait s'appliquer à empècher la trilnsmislrion, directe au indirecte, de la maladie, en isulant les maJa(le~, en d{'sin[edallt les objet, l'Il cOlllact t1\'e'C e'U\, leurs linges, lem mobilier, leur l()~em(,llt, l'Il illtl'nli,;alll l'u~age de l'l'au conla- minée ou simplelllf'llt ~11~1)('ct(', EIII' deyait enflll enleyer au mal des ji\eil ilés cll' propagat iOll l'Il a,"<li lIi'salll, alitant (ple pos,ihl(), les habitations eL le's Il)calit{,,,, ~lll' la frOlilil'.l'(~ dl'" pa\ s all .. illl", l'adnlini,;tl':i1ioll devait .1SSllrer l'e:'\allll'il m(~di('allle,; \()."IP'~lll's \('llallt dl! dcli()l''': les l1lillades se- raient soigll(~s 011 ('('1 Hlil S';{''; : 1''';''''';llI'cts seraient II'IlUS l'II O!J';I'!'V;I-- tioll; les bien portanls ,wl'aicnt ,ipïlali:s :111'111' lien d(, destination, ct lit observés pendant la IlI"l'iodl' d'illcubalioll dll cltlMra. LI' lill~(' sale de lom; serait désiJlfl~rlé, !.'entn',1' l'Il FI';lllf'C des matières par- ticlllièrenlf'llL sllsceptihlPs sl'rait pl'()hilll'~I" L'administration sanitaire', IIS<lnt de la loi rlll :1 mars r8?2 (r), S'l'st e!Torcée de faire lout 1'(,la, LI' n"sultal a di., Il'tUll' part, I]u';\ l'iIl 11"I·il'lIl' le 11 ("a Il a (\tl\ tl'l'.s nti- lemellt ('omballu ('\ ([III" d'autre P,Ir!, le c!lil!("l'a dll d(,h()l's Il'est pas enlr{' l'n Fi'allcr, Le:; c1("tails d'l'\l;cntion des llleSlireS prise~ sont eXpŒ(;, dans les rapports dl's dlJeteurs eI1Yoy/'s ('11 lIli"i()n, ~oil clal1s les (,()I1l- ml1lleS atteint!'s, ~()it il 1:1 J'ronlil"re, Ces ]':'1lpOl'I, SOlit reproduits pIns loin. Lem ellSl'lllhlc fOl'lne 1111 histol'iqllr ('0111]111'1 de l'rpidémir, car chacullecle ses manifestations s'y trouve Illinutiensement étl1(li(;e. Dans Je. ]ln"senl trayail jr 111<' 1101'111' ;\ 11I(lIltl'l'l' qllelle a l'té l'action de l'admini,tralioll (,l'nlrale, L'applicatioll ries d<"(,I'I'I, il 'aotlt n n<"cessit{, l'emploi d 'n Il per- sOIlllel spécial: -- l'ncqlli,itiillll'll'!'llyoi cl'nlllllati'ripl silllilaire; - des installations lf'lllpOrail'l's ; III \ J'rontil"rl's des pays aLleillls; - cles opèl'ations illllSil('I's dan, k, !lmt,. EIlI' n dOflJl{' lien il dl's d{~penses (l'Illl cara('th'e r\cepliollllel, Eufill, l'administl'ation a dtl ['(\unir les informations qni Illi "'liaient des divl'l's pllints altaqu{'s et fil ire la stn·· tisti(PH' de l'épidôlllil', \Ion l'apport S('I':I cloll(, di\'i~(; ell si\: pnrti(,s: l, PNsonllel. Il. "aU' rie!. 111. - Pilste, Iks fi'ollti(''I'cs, TV, 0p{'rations dans les porls. V, D{>penses l'l m()yC'lls liU:lJIcirrs, \ 1.- ~latislilJ1H'. (1) Voir, annexe T, le tp~lc destll~Cl'l'ts pris alors en ycrtn de la loi de It)22. - sacau .. -0- Trois annexes compléteront cc rapport. L'annexe 1 reproduit le texte (ks actes cl documents officiels concernant les mesure~ salli taires prisps conlre l'épid(\mie en France. L'annexe II llollne la liste individuelle des4.rl50 victimes. L'annexe III contient l'énonciation, par pays, des mesures prises il l'(\lranger contre la propagatioll du choléra. I. - PERSO:'iNEL. L'expérience a prouyc> que les municipalités, disposées à s'en- dormir dans la commode croyance qu'il n'y a rien il faire, ne sc mettent guère en mouvement que si quelqu'un est là pour les éveiller, les conseiller, les ponsser. n'antre part, dès le début, il fnt éviclf'nt flue les gens les mieux clisposés il agir ne sauraient pas sans aide tirer parti de nos el1\ois en matériel, ni ex(\cutf'l' nos ins- tructions, si détailléf's qn'ellf's fnssenL Il importait donc, pour avoir des chances sérieuses dans la lutte, que l'administralion [t'tt représentée sur place par des médecins, compétents en matière d'hygii~ne publiqne et sur le dévouemellt ct l'activité desquels elle pût compter. Par eux seulement elle pouvait exactement connaître la situation de chaque localité, ct approprier il cette siluation ses prescriptions ct ses secours. Ces nouveaux missi dominici étaient munis des pleins pouvoirs attrihués il l'administration par la loi du 3 mars J822. Le tableau A ci-contre indique les noms de nos délégués, les dates du. commencement ct de la fin des missions qui leur ont pté confiées, la (hll'pe de ces mission~, Ie~ localités où dIf's ont ét{~ accomplies. Il n'suIte de ce tahleau que le~ délégués envoyés en mlSSlOn ont rté au nombre de 12. Dans un intenalle de huit mois environ, ils ont consacré Û2j jomnées il lems missions ct ont opéré clans 330 com- munes environ, dont llll graml nomhre ont reçlllcllr visite il plu- sieurs reprises. Ces déll'gw\s, comllle il est facile de le constater par la lecture de lems rapports. ont fait procéder il l'isolement des ma- lades, à la d(\sinfection des clTets el des locau\. contaminrs ; ils ont ordonné la suppression de certaines canses (Ir contamination (assai- nissement des cours, des rues, ct surtout fermeture des puits souillés) ; ils ont provoqué r em'oi de secoms en matériel et en argent; NOMS DATE 01' LA JllSSIO:'i JI.:LÉGUES. a ('IHnmCIl('('. n fini. 2 :l ( ) 1"' orlobr", 30ol'loJJ!'{' D" Aymart!, 1" no\'., 7 no\ f.i nov. ,0...; !lt"('. Il" Iloulloclll' , , ~9 sept, 1:\ or.!n!Jrt" . ----- ll" Crilz1ll3m . ' ~ sepl ' -- 7- ::.:~ c. !. - ! Tabl(,ltu ."". LOI: ALI T (: S où s' J:'" TEX E H c.: i: F L·\ i\T 1 r;.; ~ [0:'\. II~I ___ - 1 ::0 \ ) ~,') j Port!'1 (1'3S-f]C-C,'l];1Ît',', Boulo~m(', Outréau. :-;:Lint-EtirJllH', llallll(lS. C()ndctt8~, llasdiglleuJ, lI('~din-r,\lJ!Ji" C;!lill:--, Lc~ llarraqurt', Lorif'll t 1 L\Jllrbihall L Elaplc~, ',\Ioutr('u(l, C~llllpaglle. COl1rteYillc, Boulogne. n;lnllf'~, L~trf'ilJes. Cuq, TH'PH"I' (Pas-· dl'-CaJ~ti...;,' et .\li]Jerille (:-:'olflrn(~), 1---- ____ ---------------- -lllj l:h('rlJollr~. TrlUrlarilll' 1'1 environs (}[anchr). 1 _____ ,,------ . __________ _ 1 ;;' 1 \ 1 P,,,lr sanilaire de la fronlière, a Ghyvelde (.\nrd" , liulIker<lllc ('t C'lI'lrons :Steenr, Hoscndaël), -I-I-~--~-- 1" Houen. Sollel'ille, QUl'rilly, Oissel, Darnetal, I.n Bouille, Iliepp,'dnill'. Caudebec-du-Caux, 1 n~ l~jJ'()de. ~R :lOl1t. " ,,,,,,,,1 ]J" Grajoll. D" Ménétrier, )) f)< nu ~[esnil. )) [)< .'icttrr, ~,~ juillet \1 {III ~" \'nllrn Ùt' L1 Hi~le; di' ~erql1igll'y a Pont- .\1Id('n14:I'. UIlf'llr, Hour'!!. JIi('[lpr, (~tlcurr{'s. :\" H('rnay iL PIHll .\\ldCIlH'I', I·:lb~ut. Louvirrs, \ ('mlill. ~ai!lt--Pi('t'rt' -d n - \'(funay. Oi."srI. Houen, ~ntt(·\ il II'. t;ournay. Cu~. ~aln t-Ftal'ff', fl:lmpiL'rre. fi" Houl()~ll(,. Li' Portel. ;)" l:olllo~;rH~, Le jllJrle]. Outreau. (jU Honcll. "lal~\lJll:l.\. \IOIlVi1!(', ~ir,l'\'iIlr, P.lvlIJy, I:arrnüu. Yrl'tot, CalldelH'(" Lillcbnnllc, BOlller, HoncH, ,\mlell:->, IJI)!1JIl~ïH', Lf' Pol'trl. Outreau. 1" .\l'llfl~llÙtt'l. Plallil'ls-Prdils. KO HOUl'fl, _\hll'i'JtHl', Ilouikvilll'. Houlme. Bcl- lImuf, La Mi\llÎl', ~aîllt-\ ;1I1'1.\", realc~, Houpn, .\mi,'lls. Caroni. C!Jrr!iourg- et ('n\·il'oll~ ;~Janrh('). CIIt'rbourg ct Tourlal"ille, 1" Saintlienis, '\'"1 tr 1'1' ('. ~ninl-Oucn, ,\ubrr- Yillicr~, J'ul(,;lLL\, Cnurtll~\'oir, ~ur(,~IJ(ls. CllChv, 1.I'1":llloi', Ile ""inl·Denis, I"a"\,(',, Cltatilluil, ,\Iolltr"uil, ('1(', Tableau A \Suite). NOMS DATE OU tA MISSION des D~:LÈG(j~:S. fi commencé. 29 juillet.. l2R août. , 1() sept 0' Netter .. /22 sept ... . 27 se]lt ... . 11 octobre. !! octobre. 15 octobre. i, 18 octobre. \ 25 octobre. --1- f) ' P . ct Î 23 nov ..... ompl or ... ) 17 jan vier .. 11------ [---- 2~ mai. 29 juillel .. 22 aotÎt . 2R aoüt . [Y Thoinot. .... :l sc pt . 7 sept H sept. 2~ sept. 2<1 sept. 8 octobre. 23 nov. 29 nov. 1 0' Widal. .. , 8 octobre. ( I:l nol'. Il' Wurtz .. 3 sept fini. 17 aoùt. 12 sept. 17 sept ... 25 SCI,t . 29 sept ... 6 octohre . 10 o('tobre . 1;' octobre. 22 octobre. 25 octobre. 16janv. (93) 19janvicr. 2H juillet. 17 aoùt. 25 aolÎl .. 3 sept.. :\ sepl 10 sept.. 18 sept. . 27 Sl'pt .. 30 sept.. 13 octobre. 27 nov. G déc .. 10 nov .. 15 nm' 15 sept .. -8- 8 8 LOC .\ LIT I~ S où S'E:-,T EXE-HC~K LA ~ll:';~lON. 5 2" Ar~enteuil, Gonesse, ~Iontmorency, Le ilour- get, Puguy. ''illiers-le-Bel, Yillers-I'n-Vexin, Nanterre, S"rcelll's. 3" Frontiere - Est: ilelfort, Montreux-Vieux, Avricourt et Pa~ny. Givet, Belgiqne. Il" Pontarlier et Mortean. 5" Chi' l'bourg. 6" Moncel, ,\ l'ricourt. ,0 Longwj', \Ïreux, Givet, Anor. W lIondrevill(' (~Ieurthe-et-}Iosellel. \1" Sarcell!'s (Seine-et-Oise). 10" lIoudrl'l'ille, l'ettoncourt, Strasbonrg, Mon- cel, l'elit-Croix, ,\vricourt. 11" Sarcelles (Seine-ct-Oise). 1 0 Lorien t ct enyirons (\[orbihan). :2" Briec (Finistère). ( 1" Saint-Ilenis, Nanlerre, Saint-Ouen, .\nber- hO ) viliiers. Puteaux, Courbevoie, Suresnes. Clichy, t Levalloj~, lIe Saint-Oeni~, rallves, Chatillon, \ MOlltrt'ull, ete. H get, Dugny, Villiers-le-Hel, nltel's-cll~Ycxin. ~ :2U .\.f!:!enteuil, (~o~e~sc, ~Iontmorpncy, Le Bonr- (Enl'c;, "anterre, Sarcelles, .\sile de Bonneval (Elll'e-ct-Loir) . 1 :1" Le lIavre. fi Croix. Xancy .. \..nirourt, Lille, Baisieux, Blanc- ~ I( Frontiere, Est ct :"iord: Belfort, Ilelle, Petit- ~Ibsrron, Feig-nie~ • . Jeumont. 1 ;)" Lille l't lIunkerque. 4 \ Il" .Ieumont. Feignies, Blanc-}Iisceron, Lille, 1 .\l'mrntiercs, Hauplines, Ounkl'l'que. ~ 7° Jeumont, l·'el~nies. BeauvaÏf.;, Lille, Commines, ;, j Halluin, Deulemont, Mortagne, Baisieux, Lille, ( Tourcoing, Dunkerque, il 1 .~" Vi.ntimillCS (.\ll'cs-Maritimes). 2 UD Yalrucienncs. fi l'l' :lhrseillc. 5 11" Lorient, Quimper, :"iantes. ~ 120 Ville-Evrard, Saint-Chi'ron, Saint-Arnoult, 8 Aq(enteuil, Gonesse, Sarcelles, .\IOlltmorency, , ~!ery (Seine-et-Oise). -1------ 11 9 ) '1 0 Gou\'ieux, Longueil, Sainte-~Iarie, Chantilly, 1 Port· Salut, Montataire. ~" )[olllat"ire, Saint-~[aximin. 1) 5 1I0ntleur (Calvados). -9- ils ont donné des exemples et fourni des ensrignrments dont l'effet sera durahle. L'action (le nos missionnaires il ru incontestablement une grande illflurIlce sur la llloMration d l'arrêt cl{'lillitif de~ {'pidémies. Par- tout où ils ont été avertis dès ln premier cas pt où ils ont pu agir avant la diss{·mination des germps illfpctiru \, leur illlf'l'Yriitioli il (,t{~ tl{~cisiY('. Deux exrmples seulemcnt. Dannes, commmw de l'arrondissemellt de BOlllognr, rst situ!'e à prmilllit/~ de localités qui ont (;t{~ graYel\lCll t atteintes, nolamment le Portel et Outrèau. Le d octobre, le D" A,)I1Jard,c!1tiétaitel1 mis- sioll ;\ Ontréau, pst avrrti qu'un déci~s chol(·riquc \iellt de f'e produire ~I Dannes. II S') transporle imrnècliaterncJlI, (( Il s'ui!issait, dit-il, d'llIl marcllUnd a mlmla Ilt Ci Ili, qnel([lj('s jours pIns tlJ( , a\ai l passé llll(' soirée ct pris lm rrpas chrz 1111 rafrtirr atteinl du clt,.J{ora;\ Outréan. Trois jours apn'.s la Illnrt du lIlarchand, lin nt!;lIll de six ans 11U- bitanl dallS la chambre même du décé-dé cst attcint dn choléra. La maison ainsi contaminé-e est isolée el assrz ('Ioignée d('s autres habitations. 11 tilt illterdil allx parents qui soi!:waiellt 1(, mal:1(I(, ou qui avaienl approché le dét'é-dé d'aller da us l(~ \'illage ct ,111\ habitants dn \illage ([(' \'enir \'i~iler le lIlalad(', Le garde champ(\tre l'lit chargé d'approyisioll!wr la tiutlilk. Cdle mrle de quaralltainc dma pri,s dl' si, jolll's apri's la gll('ri~on d" dernier 1I1i11ade, Elle fllt d'ailleurs laci- lernellt acceptée pal' les illtcrJ](;S I[ni, pen fOl'lllI]("S, fUl'cllt de celte façon nourris pat' la COll1mlllW pCIHlnnllonte la dllr/'e de la maladie, 1,('s objets contanlill(',s fUJ'('Ill Ill'I'd(;s, d j'illlllleuble ;;oigneusernent dfsinfectt" en ma prést'lIce, (;rùcc il ccs lIlesurcs rigout'f'W'l'S, la COmmllll(' de l)allTles est l'('st('e indemne. )) ,\i\Jolllataire(Oise), où 'T. le 1)' \Yidall'lait ('Il mission, une pl'e- mii're manifestation de l'épidémie avait élô {-loum,p. grùcp il la fer- meture cie puits souillés pal' l'illfîlll'atioJl (ks fosses d'aisances; mais C(tH'lrplCs jours après la fin de cette première manifestation, qui anit atleiJ\t IlII('\'illgtaillr de pCrSOlll\rS, l'('pidl~mip reparaissait dans h ]\\(\lIIe COIllIllnllC, Sil]' llll autre point. daJ\s la balilieun et dalls des maisons sitld,('s en a\al (ln ",fontataire, le long d'un rllissr:1Il qlli ([':1\ ('l'se la ville ct reçoit ûir"clclIlrnl ks provenanccs dcs fos~r~ d'aisilllccS. L(,s d/:iccli()l1~ dc~ dIOl/Tiques avaient cOllta- miné le 1'lIi~seall cl, apri's la disparition de l't':pidémi(' (le ",Jonta- laire-villc, l' Oll avai t celle de Monlataire-hanliC'ur. Lcs habitants de 10 - ces maisons furent avertis qu'ils s'exposaient il contracter le choléra en buvant de cette ean; mais ils rayaient sous la main; elle était limpide; ils se riaient des conseils cl buvaient J'eau. « C'est alors, écrit JI. le D" 'Vidal, que nous ayons en ridée de faire venir des forges yoisilles deu\. tombereaux de sullilte (le fer et de les déverser dans le ruisseau. au voisinage des points où il avait été infecté par les matières fôcales. L'eau a été colorée et son goùt est devenu styp- tique (astringeant). A partir (le ce moment, aucun nouveau cas cholérique ne s'est. déclaré.» Souvent, de même, SHI' l'initiative de nos missionnaires sanitaires furent prises des mesures qui ne pouvaient pas être prévues par les inst.ructions, que les circonstances seules inspiraient.. dont jamais les autorités locales n'auraient. eu l'idée ct qui ont cu pour résul-- tat immédiat d'{:teindre des foyers cholériques. La dépeme totale de voyages et d'études des délégués sanitaires s'est élevée il la sommp de 19.256 francs. L'on reconnaîtra sans doute qu'un grand bien a été obtenu il peu de frais. II. MATÉRIEL. Dès que l'administration centrale (·tait avertie que des cas de choléra s'étaient produits, elle s'informait si la commune possédait les moyens d'isoler les malades. de désinfecter leurs linges ct leur logement. Elle envoyait sur les lieux, sniyant l'importance de la population atteinte, une étuve il désinfection munie d 'nn pulyérisa- teur, ou un trempeur; ct, en l'absence d'lm imllleublp conycnable à l'isolement, une tente dn ~'ystème Tollet. La Il(~cessité de l'envoi d'une de ces tentes s'est assez rarement présentée. Du reste, il a été souvent irnpo,sible d'obtenir que les personnes atteintes consentis- sent à quitter leur demeure. Au Portel, par exemple, oll l'épidémie a été grave ct où l'on n'avait pas pu trouver un local convpnable pour les malades, ceux-ci ont obstinément refnsé de se laisser transporter sous la tente que l'administration avait fait installer et où cependant ils auraient été très bien log(;s ct SOi8'llé~ ()). Quelquefois on a dl') employer lc feu pour détruire certains taudis (2) olt plusienrs cas s'(·taient produits et que leurs habitants s'obstinaipnt il ne pas (luittpr. (1) Voir le rapport de :\1. le Dr Girode sur l'épidémie du Portel. (2) Voir le rapport de 111. du :\Iesnil sur l'épidémie de Dieppe. Il.\ T ES DES OflDHES n'E:\YOI (1~()2). 1 26 août - 10 septembre. 30 aoûI - 5 septembre. 30 août. ...... . :;0 août. ...... ' .... . 30 aout - \1 et 10 sep- tembre 30 aoùl .. 3 8('Ptcmb~~: : : : ... Il et 11) septembre. [, septembre .. 5 et 9 septem bre - 8 oc- tobre .......... . 5 et Hl septembre .. 5 et ~ï septembre ... \! septembre- 80ctobre. \! septembre 13 septembre ... tï septembre. ~o septembre ... ~II septembre:" 28 scplembre. 1" octoure. 10 oclobre .. ·n ~ [J"J':: ;,.... Q.I- ~~f2 :..;,:: L.~ 1 1 1 - 11 - 'n ~~~ ~ Bg ~ ~c ::: .':':: ~ ~~ :...; >~ 3 -!t .) G 7 8 --1---- ~ 1 2 1 1 l 1 1 1 l 1 1 1 l l 20 1 1 1 . 1 1 1 1 1 1 1 1 1 t l l 1 :l 1 1 l 1 l ~ 1 l '12 83 appareils. ~2~ ::-;~o - '" :--; Tableau B. nESTI:'iATIO~ 10 Havre. Cherbourg. Avricourt. Jcumont. Houen . Delle. Petit-Croix. "al'ny. l~e!g.nies. I,,'lISleux. BJanc-M isseron. t;hyvelde. Honfleur. Saint-l"azaire. Ajaccio. nasti~t. Calais. Boulogne. lires!. Camaret. Hosf"ofi". 1J0urdrut!. Tudy. Lauerwrach. n nnkerque. Trouville. Le Portcl. Givet. lIaudol. l'ourguerollP. !\iec. Villefranche. Armcntièr(':-;. Deulemont. Comllles. lIalluin. Hou uaix. Mortagne. rieux-Condé. Pont-Audemer. Dieppe. OIlÎ:-;treham. Fécamp. Bon0. Philippeville. Morteau. Pontarlier. Tourlaville. Le Tréport. )Iollcet-,ur-Seille. La Rochelle. Horherort. Bayonne )1"r,eille. Touloll. .\lontalaire. - 12- Les cm-ois d'étuves, de pulvérisateurs et de trempeurs ont été nombreux, ces appareils n'existant (PIC dans un petit nombre de localités, bien qlle l'admiuisLrntioll sc soit ell'orc('e, depuis plusieurs années, d'en vulgariser l'nsage. Voici le tableau des appareils expédiés de Paris, du 20 aoùt an 10 octobrf' 18~-b, date de la (Ierni(\re expédition. Les ohjrts ont éLé transport{'s pour la plupart en grallde vitessf'. Les compagnies dl' chemins de fer ont consenti à ne faire payer ponr Il' transport ({'le le prix de la petite vit('ssp. Bien que le total des cOlllmunes figurant à la colonne 10 du ta- bleau 13 ne soit que de G(j, un bien plus grand nombre ont profité de nos envois. La plupart des étuws mobilps. par exemple, ont suivi la marchl' de l'épidémie, de commllne Cil commune. On peut l~vailler il 200 (~nviroIl les localités atteintes où des désin- fections ont ét{, J:'lites à l'aide d'appareils fOllrnis par l'admi- nistration. La dépense occasionnée par l'achat de ces engins s'est (,ll'v('e à la somme de 20 [.8'12 francs, dépense bien fructueusf', car elle n'a pas seulement sl'rvi il désinfecter des efl'ets mohiliers, des locaux qui auraient salis doute, Jl\1lt(~ dl' désinfection, aidé ~lla propagation du choléra; elle a l'Deme eu l'avantl1ge d'initier les populations il la pratique de la désinfection f'l de leur PIl faire cOlllprendrl' J'lltilitt',. Aussi, un assl'z grand nombre de villes ont-l'Iles, tlqmis, songé il se procurer une étuve. La plupart des appareils {'numérés dans le tahleau 13 ont été ren- dus il l'administration cenlrale dès la fin de l'épidémil'. Les fabri- cants ont accepté de les prendre prO\isoirelllf'lIt ('Il dépôt. ~1ais nOllS constrnisolls, l'n c(' moment 1l1(\me, il Palltin (1). un postl'- hangar où sera conservé ct l'T1trctenu notre approvisionnement sa- nitaire. Il est à espérer qU'lln jour chaque d{~p[l]ternent. chaqlle ville il11- (1) Le rapporleur de la commission du budget, \f. Boucher (des Yosges), s'exprime ainsi à cet égard: «( IG grands appareib, :{ lenles, 2/, apparcib secondaires ,'ont. être dt';s maintenant remisés dans un hàtilJlcnt ~pécial, construit ù l'aide de reS~()llrcl'S l'(~ccmm(,lIl mi~cs à la disposition de l'administration. ( Nous e:\primons le YIUU •.. que la France se const,itue ainsi lin arsenal complet qni lui permette d'appliqu2r immédiatement. dans la gUPITC <tllX fléaux, les IIl(:'()ri(~s scienti- fiques due . .; à l'lIn de ses pllÜ' glorieux enfant!'. «( Grâce il celte organisation, à une InohilisaliolL rapide de cc rnaléricl, les foyers épt- démiquc"" de quelque nature ({u'ils soient el où cju'ils naissent, :<erünt Ct.ouffés plus promptement, ot l'épidémie cholérique de r8!:)2 aura donné du moins 10 signal d'un des plus grands progrès que notre organisation sanitaire puisse réaliser. )) 13 - portaBte aura son {'tllve locomoLile, tOlljours prèLe à 1~lre Iransportée dans la COlllllll1lW ou dan~ la l'II(' "il cl('~ cas dt' maladie IrallRlllissible Sl~ sel'Ullt produils, \II\I[I(~ alors, Il's appan'ils apparll'lIant il l'aùllli- nislralioll cClllrale punrrolll ètrl' Illili"I',s dalls le, ca, oil les ma- chilles locale, st\rail'nt illsullisalilcs, l'l jlls<I'II'-I:'t, llotre :I[lprovision- lIernellt 1I0US plTlllcLLra dc 'l'lIir l'lt aide aux di'parlemcnls ct aux \llles <Jui Ile se seraient [las ellc(>]'(' procllfé les 1Il0~ ens de désill- fcctioll, C'est surtout qualld f"lIrLiolluelaloi qni relld oblit!'aluircladédara- tioll de tOlit cas de maladie trallsmissihle <Ill!' Ilotn' arsenal sanitaire constituera une rcssource pl'éciew;e; il [lenne/Ira d'expédier des secours proph,\ lacti<lues ~I la Jocalité Illellacél' avant que le lIlal se soit proJlagl~. La raJlidit(~ de la dl'sinfeclioll l'st la meillcur(' chance pour l'inortement d'une épid!'lIJic. Sur l'efficacité de celte désiIltectioll, telle (lu'elle a ét(~ opérée au moycn des (-tnH's, des plllv(\l'isatcllrs, (\l'S CIl\I'S j(lIll'llis pal' l'admi- lIistraliun,je puurrais ililOquer hien des tl\moigllages; iJ s'en trouve dalls tUllS les rapports de JlUS délégu<"s, Je Il 'Cil citerai IJU'tUl, celui du Vr BOIlJJoclw sur l'rpidémic de Cherbolll'g: 1(, .. .\1algré tons !lOS l'Ir, )rls, il,' a pillsielll's cllOlériqlles dOllt 11011S Il'avons pn obtellir J(, Ira m'pmI. ,'1 l'h(')pital: ils (!emcnraiellt dans leur chambre, a \'('1' Il'111' liullillc, parJ()is Iri's 1I()IlI!JrcIlS(~ el se refu- saiellt prcs<Iuc clIlii'reIlH'lll ~I faire w;:lge dcs désinJ'I'cl.allts /Ilis il leur dispusiti'lll, Par contrc, il Ile S'l'st jalllais prodllit de cas lIoU\'eall dalls les locaux oil Ja désinJ'edioll avait èU' jilile rl'g'nlièreffi(,1l1. Cha- (Ille l'as l'ollstal'" l'sI rcslt'~ i,("t'~. \ 1':llllbulalll'l' du Tourlaville, à l'hospic(' de Clwrl)()lIrg, il Il' ) a Cil il signaler aUCUll cas intérieur. l) Il r. POSTES DES FI\()NTlI~IU:.'i, COlltru l'i'pil!t"II,ie de dlOll',1'a exist.ant. il ]'{>lrangl'r, l'II Hllssie, (,11\lIl'lIlaglll'. ('/ qlli biell[t'l/ allait f'("f.!'lIer ('II B<dgiqlll', les llH'sures il prendn· t"lail'lIl iIHliql1l"cs par 1'1'\IH"ril'I1I'(' dl' l ,'\!)(). \ cl'ltl' {'po<f!H'. 1'()tabli'isl'll1ulIt de postes sallitaircs :1 la fmlltifor(' des P,['(;n6es ,nait empè,hé le choUora fll1i l'l;gnait en Espagne .!p pénétrer ell France. Des postes sanitaires furent donc organisé~ sur toute la frontière qui va de Dunkerque à DelJe. _\ chacun de ces postes les voya- geurs p(')I](!Lralll Cil France l-Laien t examin6s pat' des médecins ad hoc; s'ils étaient reconnus en Lon étal de ~unlé, ils recevaient un passe- - 14- Tableau C. Postes sanitaires à la frontière. POSTES de 1~" OIlDRE. .. 1 1. Ghyvelde .. » )) » )) » » )) POSTES de 2" 0 lt D Il E. ;; l'.~SS.\GES A. SUHVEILLEH. ----------------~----------- GAIlE~. HO[jTES. 5 CA::"\ A U 1.. G \ Canal de Furnes) iil Dunkerque ...... ) Canal de la Colme » Canal de la Lys .. .; '" ,. - '" <- '" ~ "" ;:; 0 '", '" " 7 sept. 7 ~ - (j - » 4 sept. 7 - Canal.... » !'iord .... / » li » 2. Baisieux.. » 8 sept. » » » » Escault et Scarpe 7 sept. 3. Ulanc-Misseroll . 7 » )) 7 ~. Feignies.. . . » H \ 5. Jeumont. Sambre canalisée 6 » Canal de Mons. . » » » 6 sept. ---[-------1------- -- ----1------- ( )) 14. Vireux. l'are.» .» 13 sept. Ardennes) 6. Givet.. » » i Ecluse des Il che.( 13 __ ( Ulllfiees ............ \ -j Meurthe \ et Jloselle. ( ~leuse ... )) » » )) 7. Pagny-sj)Iosell e 8. Avricourt .. )) » 15. Batilly ... 16. Longwy .. 17. Audun-le-Homan 18. Moncel-sjSeille . » » 10. Xures. 20. Arnaville .... gal'C. » » » ). » li ) )) » » 21. Écouviez... . . . .. gare. )) » » » » » » \ Canal de la )larne) Il sept. 10 13 1:\ :l » lau Hbin ........... ) Moselle canalisée 8 sept. )) 14 sept. Haut-Hhill~ 9. Petit-CroIx (Belfort). ( 10. Delle. » li gare. ---l Canal du iau Rllln ... )) )) Rhône) 3 sept. .~ 2 - ---------- Vosges ... » 22. Bussang ...... . » col ..... » 18 sept. 6 10 26 3 14 El -- port sa11ilaire (lU'ils élaient tenus d,\ repJ'(\~,'nler il la lIliurW de la COllllllUIW m't il~ dl'('Llraient ;'(' \'('1,(11'1'; le lILaire de cell(' COUIIllUIJe élait a\ is(' de leur <lrri\("e p"/' cal te [>Jlslalc. LI' lilige ~ale des yoya- geurs était d,\sinJ;'cl,", Ceux dunl l'da!' dl' 'ilILll" laissait llue!'ple duule l~taiellL rcll'llUS ('II obs('natiilll dans 1111 lazarl'l élabli aupr!'s lIe chaque puste sauilaire; dalls 11I1f~ pil/'Ii(~ ~{'pan;c de cc lazaret, les llla- lades étaienl soign{'s, Les \o.'agelll's ljui tl',nersail'Ilt la Frunœ sans s'y arrder recevaie111 unlaissez-pass('r, Enfin, les perSOTllleS 'lui ne devaient pas s't'Joigller d'uu rayon détcl'luiJl(" de la froutière, ayant il la traverser LOlls les jOllrs cL m(\m(', plmiellrs fois par jour, rece- vaient aussi, apri~s ('\alll('l1, llU bissez-passer, cl ces personnes n'é- taient plus soumises alL\ l"orlllalit,',s illlpOS{TS ail\: alltrl'''; \ oyageurs , Le 1I0lllbre des postes (voir ci-coutre le tableau C) 'lui unt fonc- tiouné de Ghyvdd(~ il Jklle il d,', de :h ; mais, C"/lurle le démon- tre l'e~\)\lllell dc, coloulll's !" ,-) ct (i, (,l'~ 32 jlo,t('s avaient il surveiller 43 passage" Les premiers pllste~ organisés f(lllclionnaient dès le 2 septembre, c'est-il-dire quatre jours apri~s le d,\cret qllien auto- risait 1',\tablissclIll'ul. :-;i rOll' ('.ul bieu se rappeler 'lue la présellce du choléra il Ilal1lbourg a dé ofliciellelllelll cOllstatén le :>,6 aoltt, 011 recoIlnaîtra '{ll'il était diflicilc d'aller plus \Îte, alors '[Ile tout ("tail à crl~lOr. LIW boune part du succi~s revicllt certainement à cette rapiditl' LI' nécuLÏon, Il He Ütul pas perdrc ,!p Ylie qlle llotre frontière du ~ord ct de l'Est était beaucoup plus rliHicile à défendre 'lue c"lle des Pyrénées, protégl~e pal' des m0,Y,'ns analogues en 1890' Celle-ci 11e cumptail (111() clell' posles importants, Hendaye et Cer- him~, les seuls fl'équeulés lJèll' les vO,':tgeurs. Dalls le .'\ord et l'Est, ;IU contraire, les 3:1 postes étaicul Ions lrès fréquentés,\enf d'entre eux, ceux d(' Ghyyeldc, Hondschoote, Houplines, Deuléll1ont, Comines, Halluin, .\laulde-Mortagne, Jeulllont, G i "et et Petit-Croix avaient il surveiller LI la foi:; une gare ct un canal; Ull poste, celui de Blanc-Misseron, ayait.;\ sUJ'V"iller uue gare et une ligne de tramways; enfin, un puste, celui Je Vieux-Condé, ilYait à surveiller Ulle gare, lUte ligne de tram"a) s et un caual, Comment ceLLe surveillance a-t-elle été organisée;J Quel a été le personnel chargé J'examiner les voyageurs, de visiter ct de désin- fecter, le cas échéant, les colis? Quel a été le matériel mis à la dispo- sition du perwlmd de chaque poste:) Ces indicatiom sc trouvent dans les 12 colonnes du tableau D (paS'cs 20 et 2 1), ... Tableau D. D1tPAl\Ti':~ ME~TS. iSord. Ardennes. Meurthe et Moselle. :lIeuse. Haut-Rhin (Belfort) . Vosges. DlRi':C'l'Elï\ de région. 2 ( OC 'l'hoinol. Il' ~etter .. -16- POSTES. ., ., 1. Ghyvelde ... :L Hondschoote 3. Godewaersvelde. 4. lIouplines .... 5. Ileulémont . G. Comines 7 . Halluin ... ~. Roubaix .. 9. 'l'ourcoing. 10. Baisieux ... Il. Bachy ..... 12. Maulde-~!ortagne ... U. Blanc-Misserou ..... 14. Bavay .... 15. Feignies ... 16. . Jeumont ..... 17. Vieux-Condé .. 18. Anor ... 1~. Vireux. 20. Givet ... 21. !Iatill)' .. ~2. Long-wy .. 23. Audnn le-J\üu,"n 1'1. Moncel-sur-Seille. 2:;. Pagny~sur-}Ioselle .. 21), Avricourt. ~ï. Xures .. 28. Arnavillt· ... ~9. f:rouviez ... 30. l'rUt-CrolX. 31. DrUe. 3·!. Bussang ....... . }!A 'l'ÉRIEL A U1tSINFECTIOl\' -----------~--- -- Étuves lixes F. Etuves locomo~ bilesL. 4 L. » » » » » » )) » L. » » L. » L. F . » » L. » » » )) L. F- » )) )) L. L. )) Pulvérisateurs et cuves. 5 1 pull'. 1 petite cu ve » » 1 graude cuve ...... 1 grande cuve ...... 1 grande cuve .. 1 grande cuve .. 1 petite cuve .... » i pulvérisateur .. » 1 petite cuve ... 1 pulvérisateur ... )) 1 pulvérisateur .. 1 pulvérisateur ... 1 petite cuve ... » )) 2 plilv. 1 grande cuve » » )) 1 injecteur Japy .. 1 pu lvérisateur .... i pulvérisateur. )) » )) 1 puh·éri,atéur .. 1 pulvèrisateu r. )) ',' " .... ~":~:>:~.~~flR>J~~~~~r~_ _!c.'7_ IJIRECTEVRS DE8 POSTES. 6 Commissaire spl'cial de Dunkcr4ue. ~Iédecin . Commissaire special d'lIaz,·brouck. Commissaire sp"clal ct '.\rmcntières. Méùecin .. Commissaire de pol icc. Commissaire spécial. Médecin. Commis.-.:airc special Commissaire spccial de Lille .. \li,decin l;ommissairc spécial. :ommissaire special de Givet. ; o III missaire spécial. {eceveur des douanes. ·Jèdecin. :ommissaire spl'cial. . :olllmissaire sprcial. leux médecins .... CIIOL. 1/1-",,· CÎIlS. --- .) 2 2 2 1 1 1 1 1 2 » '::tu- d iants Scrrè- ou adjoints. t:lircs. S 9 --- --- 2 )) II » » l) )) II II » » II 2 II 2 ., » » II " » 2 2 2 :1 » » » --- » l) II » 1 » II » 2 2 )) )l » )} 2 )) Tableau D. ------_._------- ] ulir- mif'l'~, dhillfC'c- tt'urs. hommes de peine. 111 2 » » » l) II » 2 2 ;) II 2 :1 --- 2 » » 2 )) Inllr- miers. 11 ,. » )) l) II » » » » » II II l) )) 1 » II » » )) )) Chauf- fcurs de l'étuve. 12 )) » » » II l) II » II » 1 1 » » )) 1 » }) » » 1 1 » )) » » -18 - Comme on le voit par ce tableau, la frontière de Dunkerque à Delle avait été divisée en deux régions, dont l'une, celle de l'est, était placée sous la direction de ~l. le Dr Nelter, et l'autre, celle du nord, sous la direction de M. Je Dr Thoinot, tous deux auditeurs au Comité consultatif d'hygiène publique. C'est du reste seulement après l'organisation définitive des postes que MM. Thoinot et Netter ont été attachés à la surveillance de régions déterminées. Pour l'orga- nisation des postes, ils se sont transportés ensemble sur les lieux et ont présidé ensemble aux installations. La colonne 4 du tableau 13 indique que dix étuves, dont 8 locomo- biles et deux fixes, ont été installées dans les postes les plus importants. Ces étuves achetées par l'administration centrale ont été expédiées sur les lieux en grande vitesse ainsi que les II pulvérisateurs et les 9 cuves établis dans les divers postes. En additionnant les chiffres des colonnes 6, 7,8,9,10, Il ct 12 du tableau D, on constate que le personnel sanitaire chargé, sur cette longue et très fréquentée fron- tière du nord et de l'est de la France, d'inspecter les voyageurs, de visiter les bagages, de les désinfecter au besoin, comptait 168 personnes. Le tableau E indique le nombre d'examens faits, de passeports sanitaires délivrés, d'opérations de désinfection effec- tuées par ce personnel restreint. Dans les postes établis sur une ligne de chemin de fer, tous les vo- yageurs descendaient à l'arrivée du train; ils sc plaçaient en ordre sur le quai, sous la surveillance dn gendarme de planton. Ils défilaient dans la salle de visite où il était procédé à leur examen médical. De la salle de visite, les voyageurs sc rendaient dans la salle des douanes où il était procédé à la visite des bagages. Pour les voya- geurs reconnus sains, la désinfection du linge sale était seule opérée; quant aux voyageurs malades ou venant directement de localités contaminées, tout leur bagage était désinfecté. Après les tatonnements du début, ces opérations ont pu être effectuées dans un délai assez court pour ne pas troubler la marche des trains ct ne pas imposer un trop long retard aux voyageurs (1). U ne attention toute spéciale a été apportée à l'examen de la batel- lerie à l'entrée et sur le parcours des canaux. Les bateaux étaient (1) « A. la gare de Longwy, le mouvement des voyageurs est toujours très important; néanmoins le l')crvice sanitaire s'est exécuté avec un tel dévouement et une telle précision que le plus grand retard constaté daus le départ des train. jusqu'à. ce jour a été de ,3 minutes. » Lettre du préfet du 3 octobre. C'est là un fait exceptionnellement favorable. Je le cite pour montrer que tout ce qu'il était possible de faire pour réduire au minimum la gêne imposée aux voyageurs a été fait. POSTES S_\:'\ITAIRES. 1. Ghyvelde ... . 2. Hondschoote ... . 3. Godewaersvelde. ~. Houplines ... 5. Deulemont. .. G. Comines .. . 7. Halluin ... . 8. Roubaix .... . 9. Tourcoing' .. . 10. Baisieux ... . 11. Bachy ...... . 1~. ~[auldc-Mortagnc 13. lllane-Misseron . 14. Bavay .. 15. Feignies. 16. Jeu:llont. .. 17. Vieux-Condé. 18. Anor ... 19. [Jreux .. 20. Givet. .... . 21. Batilly .. . 22. Longwy ..... . 2:3. Audun-Ic-Roman 2f,. MOllcel-sjScilIc . 2". Pag-ny-sjMosellc. 26. A Hieourt 27. Xures ......... 28. Arnaville .. 29. Ecouviez ...... :JO. Petit-Croix .. 31. Delle ..... 32. Bussallg'. _ .. '1\) -- Opét'ations des postes sanitaires. ~ ~ ~ c.. /. '" 2 906 2', 560 3/8 :132 262 7 .05/, :\8 10.551 ~.7G6 50 1% :l.86:~ 150 17.G58 12.1:36 1.00G 1.825 ti72 :1.2~n 1602 1.385 ~8;) 1.2/(1) 2.:!32 J.(j;>9 2;'6 30 /06 12.:\53 7.G'i7 481 (fj l '-' :::: ~ Il ~ ~ e ;.r; ~ ;:; ~ 1...: § ;;:; '-~ -'!:~ ~ ~ ~ ~ ~ c' ~ 1 E-; ~.~ ;...... ,i :::: il l " ___ 1 __ - 2.972 ») 9~O )) :: Il 5.7~~ » 1.500 » 5.231 II i 1.218 » 2G2 )) )) 1I.3G6 )) 38 » » 20.7 1 '0 2.1,8:) G5 » )) ») (),6laK ~'iO ~:LGJ3 ») 11.517 l) ») )) )) » 2.526 » G.891 lt.060 » » » L7iK » (L(iOJ » 21. lOf) » 11.:\'j[) " )) ») 12.1,96 )) It 293 5./lRI )) 10.551 :32.019 115 1% 10.;>11 1,20 '11.::11 2',.1i74 1006 1. 825 3.198 10.288 ,>.682 1.:185 :J.6G3 5.851 :2;~. ~137 1ï.OI)~ 0,11:~ 82 /06 2{t,Rf19 17.1,51 4~1 fi 5G1 )) )) » » )) lOi! 16 » 15 332 1.100 )) 1.38G )) )) » 78 1.721 )) )) ») H.2:W ») 3.3GS I/JI ») 53 )) 12;:) » 556 1. r,ï3 85 )) 10n )) lû3 » 2!, » 2.030 » 2.461 )) )) 2JtI » 30 300 li 1.5OV 61 909 )) TabIt'au E. 6 )) )) )) )) )) )) )) )) )) )) » )) )) )) )) )) )) )) » )) " » )) )) l, )) )) )) I\EFOULÈS 9 )) )) )) 'l )) )) » )) )) » » )) )) )) )) )) )) » )) )) )' » )) 260 )) 10 11 2 )) )) )) )) )) )) )) )) )) » » )) )) )) » » » » » }) » » » » » » » » » » » » » » » » » » » )) 4 )) 16 )) » » )) » » » » » » » » n » )) JI » » 'fOTAUX...... 104.2H6 l',6.U58 7.9GIt 268.;)61 25.65H 3.6!Jl 13 2 20 Ca) Les chiffres de la colonne 5 ne représentent pas toujour~ la somme de ceux: ùe" colounes 2, 3, 4, pal"Ce que, dans certains postes, 011 délivrait, pour les fa.milles, des passes ct des passeports collectifs. - 20- retenus j LlSqU' à la visite médicale ct jusqn' à parachi~ycment des opé- rations Je désillfeclion j llg('es J]('~('e~saircô. TOlls leô jours, à une heure inclicluée, le lllédecin du P():;[e s'assurait de l'(;Lal de santé de l'équipage et Ile penlleLlail J'eULl'l'e cnFraJlce qu'autant que le résultaL Je cel examen éLail elllii'l'el11eIlI !;lvorable. Il Jélinail alors au batelier Ull passeporl saniLairc donl la productioIl était exigée à tous les garages ultérieurs. Les lillges ~ales et tous les objets Je literie élaient désinfectés. Celle ill~pccLion des baLeaux éLaiL particulii~re meul imporLallte, les canallx de celle J'l'gion étanl fré(luentés par des bateaux ,e!HUlL d'Anvers el de lIalllbourg. Ceux (lui venaient directement de l' LIlle Je ces deux Yilles élaieut soumis ~I uIle qua- rantaine de trois jours. En dehors des posLcs sanitaires ainsi établis, lill certain nombre de routes pouvaient donner accès en France à des ,oyageurs por- leurs de linge sale. Il était illlpossjbl(~ d' établ il' des mo)ens de désill- fecLion sur Lous ces poillls. Aussi, ~l la suile d'ml accord intervenu entre le ministre des finances el celui de l 'in Lériel\l', lIeS ordres furent dOllnés an personncl de~ douanes ]JUill' elll pécher (l'uue llIanièrc ab- solue l'entrée en France du lillge sale par les rouLes dc lerre. Comme l'a monLrô le tableau C (col. 7), les opc'ratiolls dps postes sanitaires onL COI1lIllellcé vers le 2 sepLelllbre. Elles ont pris fin lc 9 novelllbre, au moins pour la plilpart des postes. Cenx établis sm les canaux Ollt contiuué il fonctiOJlner jus([u'en dôcernbre. moment où les glaces out arrèté la navigation. La dnrl'c des opérations des postes ,.;anitaires a donc ôté de deux Illois ()Jl lIIoyenne. Le tableau E (page 23 )conticnt les réwmés de ces op6raliolls. 268.561 voyageurs onl subi la visite médicale, dans un intenalle de 60 jours en\il'OlI, traversant les :~b postes sanitaires établis sur nos frontières de 13elgiqlle cl d'Allelllagne. En 1 8Do, sur la frontière des Pyrénées, le nombre des voyagclll's visités avait été de 135.000. 10'l.286 voyageurs ont r('çll titi passeport sanilaire. De ceux-là, un certain nombre venaienl directcmellt de localil6s où sé\issait le choléra, silw;es Cll ,\l1eIl1<lgne, en Bussie, Cil Belgirluc, 011 dans l'extrèllle-Orienl. i\Jalhell[,(~llsCIIJ(~[l1. la distincli()u de l'originc dps voyageurs n'a pas été cllregislré(' dans luus les pus tes ; mais il Virenx, par exemple, 1'011 a colIslall: (lll'il ell l'Iail [JmiS('~ 12;) qui ,('uaieut des points les plus atteinls de la Hussie et de l'Asie. Ces \o)ageurs et leurs bagages retenaient un pcu plus longtemps que les autres l'attention des médecins. - 2\- Plus dangereux ('ncol'(; (111(' ('ell \-1;\. qui avaient parcouru 11n long tra.iet. étaient les l ',ü.o,-)R YO,\:lg-l'llI''' qui ii;.ntrent ;\ la colonne;) dll tablNIU E, dqui vc'nai('n( SOll\CIl( dl' l()calill'~~ atteinte, et tri's proches tlelJOlrefnl1llii're. (;'c,1 P;UIIIÎ le, \Il,\aVI'III'S.!{' cl'lte caU"f.!'ori{' (Iu'ont {'tc' ret(:IlIl~' 1(', 1:\ "W'JJI'I't, qlli fi;:III'I'nt il la C"I(\II11e S tin lableall. LorSq11(~ le po,te Il';1Yail p:l" de 1a~1t't~I, ]'1'11 1 n',c l'Il Frallce ôtaiL inter- dite ail\: VO,\agenr, 511SPI'I'I,; le 1':1' ,;('s[ !ln"'I'lItl', plusieurs fois; les ,vagons JJl(\mc llalls Il'8<111i'is CI'S \1)~a~'('lIr' :I\aielll s(iolLrn(~ étaient dMaclt{'s du train et refunll"s . . l'nlrai,, (!1wlqul's liV'lIl" Il'un rapport (ln COllllllissaire de sur- veillance ([II poslc de (;hyycldp. l'Il date du 7 oclnhrc. (1 ..... \ lIoter le pa ,-;S:l 12'(' jll'c"r[Il<~ quotidicn dl' IIl:trins el d'ou- vriers ymallt d' \11\ ers d de di\I'I's autres ('cllIres de la Belgi- <lue. De ll}(\me, dans ces dcrnil'I's Leillps. on a constaté la pr{~-, sellee dans le:- lrains (1'1111 ('('rlaill nombre de filles p11bliques se reJl(lnnl dans d('s mai"llIl'; dl' 1()lt'l'allcl~ d(~ Dunkerquc. Ces filles. que Il''; Icnanciel's des mai:iOllS r('crull'lIl le plus snuvellt à Anvers. où elle,; sont en cOlllact iI\ ('C des marills de I()ute~ Ilationalit(~s, sont l'objet d'mle s\ll'\eillallce t!ps plll~ l'i~'Olll'ellSeS de la part de :MM. les HlI'>tlccillS attachés an service du posLe. )) Le 20 septembre. le cheMra l'aisait son apparition dans le Bori-- nage, Cil Belgiqlle, à lrois lie\les il peine du poste sallitaire de Fei- S'lIies. Aussi!I'>! k IlOlllbre des oll\l'iel's lwlgl's ellirant en France augmenta dam; dl~s prnporliolls ('(lw;id{'l'abl('s. Ils ,ellaiellt c!lercher du Irayail ell l'n~:lJtl ]('pidi-lIIie, Il arriyaicill aH'\' IlIl « baluchon)), c'cst-ii dirp llll p;Hjllel cnnIPII:lll1 (les hardes plus ou moins propres. Il fallut d{)sillfec(el' tow; cps paqllels, Ell qllcl(lllCS jours, le chifrre des d6sillfeclions s'{'II'\:l ;\ :>,K:lO. Ail pnsle llP Blanc -:\lis";PI'OlI, dl'U\ dc C(~S OlnTil'l'S, C]lIi venaient du Borinage au pllls l'()rl de 1'(\pilU'lllif'. el qlli {'taienL com<'rLs de vl\leInenls ,nrrlides, l'lIrenl. imil{'s !t sc d6sltnbiller ct il laisser dési n re('!Pr cnlllplèlellll'il L ll'llrs ,ôl ('men ts ou il rl'loUl'llcr en Belgique. Iis se )'(\sigw\rellt à ln d{'sillfi'cLil)J1 illl('gj'all~, Ce~ rI(~I:til~ iurliquel!l :1\1'(' (1"1,1 ~{)ill t'mcnt examinées les per- sonnes <Jui enll'aient l'Il Fl'allcl'. Les ('()101l1l1'S !). 1 n diT dll 1:11>1(':111 E illdicluenl. comme a,)';mt rt(, l'('fo1111·'~. llll ('{'rlailillollllll'e dl' Y()~a!2('lIr,;. lle halcml\: el de c()li~. Les colis (l,in.'!!) l'Iaielll dl'~ nbjcls d()lIt j'l'nll're a\ait {·t{, inlcrdite en France; les ha\.cau\ (dm.!'). f(~p01lssé~ an poste cle Ghyvelde, - 22- étaient si malpropres qu'ils n'ont pas paru pouvoir être nettoyés, ce qui, p:lJ,lît il, n'est pas un cas très rare parmi les bateaux alle- luüuds (1). Quant aux 26', voyagenrs refoulés, 4 <l'en Ire eux prove- naient d" pnys contaminés et paraissaient suspects: ils ont préféré rentrer chez eux que rester en observation au lazaret. Les 260 per- sonnes refoulées au poste de Delle étaient des émigrants venus avec l'intention de traverser la France pour se rendre dans l'Amérique du Nord. Les ]~tats- Unis ayant fermé tous leurs ports aux émi- grants, le prétexte du transit n'était pas admissible pour laisser les voyageurs pénétrer en France. Il n'était pas non plus possible de les autoriser à y séjourner, ces voyageurs étant, pour la plupart, sans ressources et dans un état de saleté dangereux. Pour éviter le renouvellement d'une semblable mesure, les consuls de France à l'étranger furent informés que les émigrants ne seraient plus admis à pénétrer en France ni par les frontières de terre ni par les ports. 11 aurait été surprenant que sur prèsde:)oo,ooopersonnes visitées, pas une protestation ne se fût élevée contre des mesures qui occasion- naient quelques légers désagréments. On en a cité qui, pour échapper à la visite sanitaire, ont fait un détour par la Suisse ou par l'Italie. C'étaient des voyageurs peu pressés et indifférents à un surcroît de dépense; leur nombre n'a pas dù être bien grand. Ceux.-là sont vraiment mal venus à sc plaindre. Les précautions n'ont gêné sérieusement que ceux qui ont tenté de s' y soustraire. Les réclamations qui n'étaient pas de simples accès de mauvaise humeur n'ont pas été fréquentes. Elles provenaient, soit d'étrangers d'nn rang social élevé qui ne s'expliquaient point que tout le monde ([) Dans son rapport au Reichstag sur l'épidémie de choléra en Allemagne en [892, le suppléant du chancelier royal, Dr von Bœtticher. signale lesbateaux.ortis de Hambourg comme ayant été les principaux agents de la propagation de l'épidémie. L'eau de cale serait un des moyens d'infection: (C Le, bateaux et nacelles peuvent entraîner avec eux dans leur quillage, leur cale, leur sump{, de l'eau des ports et cours d'eau qui propagera directement l'infection, ou par suite d'une anormale porosité de l'embarcation se mèlera peu à peu aux caux traversées, ou encore y sera déversée par les pompes, déposant des germes d'infection dans des eaux indemnes jusque-là. (C .... La plupart des localités visitéos pur le fléau étaieut situées sur les cours d'eau, ct la population marinière fournissait une majorité frappante de cas de choléra. Il sc produisit sur les artères de navigation et au bord de leurs rives un grand nombre de cas, à de grandes distances des foyers connus de contagion; leur cause paraissait avoir remont:} le courant ... « .... Cet arrêt de la contagion ( dans les provinces du Rhin ) est bien attribuable ... , â l'intelligente désinfection de l'cau de cale des bateaux du Rhin .... Justement les trois perooanes tombées malades à FraDcfort se trouvaient sur un bateau venant de J\lillingen ea Hollande, duquel l'eau de cale n'a vait pas encore subi de désinfection. » -- 2~ - fût soumis aux mômes inycstigations, soit de nationaux ne se ren- dant pas suffisamment Corllptp de cc que commandait l'intérN gé- néraI. Les agents des po,;tes sani taires, qui in-aient conscience dc l'utilité (le lcur mission pOli!' la présenation dl' la santé publique, ont puisé dans ce ,.,entiment la patience et lc sang-froid nécessaires pour nc pas répondre il des obsenatiolls quelquefois inconvenantes. C'est une justice il rendre!1 ces ageIlts qu'ils ont accompli leur devoir avec unc infatigahle nrhanit(~. d il s'est tromé des occasions où ils y ont cu quelque méritc. IV. - OPf.;RATIO:'\S DANS LES PORTS. En même temps qu'elle organisait les postes sanitaires aux fron- tières du Nord ct (le l'Est, l'administration veillait à cc que le choléra nc pénétr:1t pas sur Jc territoire par les ports. Le 29 août, 11l1e d{~pôche adress{'e it tous les agents de la France il l'étranger les informait que la Mlivrance et le visa des patentes de santé (~laient d{>c\arés obligatoircs en Francc pOlir Lous les navires provenant des ports du nord de la nu~sie, de l'Allemagnc, des Pays- Bas, de la Belgiquc ct dll liane. La patente ct le visa étaient rendus exigibles pour les h;\timents partis postérieurement au 31 aOl\t. Dans tous les ports des pays indiqués, le ,isa devait ôtre apposé aux: patentes des nayires, quelle que [lit leur provenance, qui y feraient escale. Lc [. septembre, les agents du service dc Jo santé dans les ports de France étaicnt avisés que J'obligation de la patente ct du visa était étenduc du Hane il tons les ports français. ,\insi, les ml\-ires provenant des pays contaminés, ct notamment de la France, étaient consid{'r{>s comrne suspects el à ce titrc ils étaient, en conformij{~ du règlement du 22 février 1876, soumis il la visite médicale de J'ôquipage et des passagers et à la désinfection des objets susceptihles de transporter les germes de la maladic: linge sale, cJTets à usage, objets de 1 itcrie, etc. En cas de maladie constatée, nos agents devaient appliquer l('s prescriptions du règlement de r876 sur les quarantaines, tout cn réduisant au strict nécessaire la durée des délais d'observation, Quant aux: passagers d(~barCfllés (lans les ports. ils devaiC'fltreceyoir, après la visite môdicale, un passeport sanitaire, comme les Yoyageurs cntrés par les yoies de terre. Le tableau F (pages 28 il 30) rôsume ces différentes opérations. - 24- Opérations dans les ports. Tableau F. ", "" ." " NOMBRE DES PORTS. 2 ... .~ '" ~-. ::::l~" ~"'O'FJ '" ","" ô g .. ~.~ '" '" ~ " '" " TOTAL. ... ~ 00' z ;::q) '" '" 3 4 ;, 6 --- --- Antibes ...... . 1 6 6 Cannes ............ . 7 118 118 Alpes-Maritimes Menton ......... . Nice ......... . 1 5 5 10 116 116 Villefranche .. 15 7 138 145 1 B 0Ruhch e s - d u -( Marseille ..... one. j 261 6.957 12.604 19.561 1--------- --------------- ---- ----- Caen .......... . 19 446 Dives ......... . 3 Calvados ... Honlleur ..... . Isigny ........ . 22:l 10.499 8 Ouistreham .... . RO 1.091 Trouville ...... . 112 7.628 11---1----- -- Charente-lnfé -~ La Rochelle .. . rieure ....... 1 Rochefort. ... . 22 15 2 :J 146 18 1.~39 116 635 660 119 71 592 18 11.938 46 1.726 8.288 00 .~ "' .S E-< ;: 00 rI]~ c::= ~t ri] ." ~.~ ... c.."'" u ~:;: ....;: ., ~.o ~~ "' 0 ~ ~o rn .::: u -<1" oo~ ." z~ ~.;:; =< '" c.. ., "i§ 00 7 8 9 --- --- -- 6 180 31 72 413 35 3.541 134 ----- ----- 308 1.411 1.622 366 2 5 355 7.960 857 88 11---1----------- Dahonet .. . 201 7ft 1 1 Erquy .... . Ile-Grande. Lannion .. . 1 1 1 Lelegu? .. . 11 Loqucvin ......... . 1 Côtes-du-Nord. Panipol ............... . 3 Perros ............... . 7 Pont-E\en 1 Port-Bon ............ . 1 Port-Médoc. 1 Portrieux .. . 17 Tréguier ... . 6 5 4 4 4 25 103 6 1 12 2 23 4 3 ft 1ll 102 4 29 5 4 4 4 128 6 13 25 4 3 Il 116 33 20 14 3 11---1----------- E \ Pont-Audemer......... 17 13 63 76 19 ,ure.. . . . . . . . .. Quillcbœuf............. 2 5 5 3 Argenton ..... . Bénodet. ..... . Brest. .......... . Camaret ........... . , Concarneau ......... . Finistère.. . . . Douélan ............ . " DourdutT ....... . Ile Tudy ..... . , Lanndévennee .. . Labervrach ..... . Locquenolé ....... . paimpoul ............. . A reporter.I ....................... . ----- ----- ----- ----- ----- --- 2 2 10 Il 1 5 5 ~ 7 16 692 708 4 11 24 24 S 127 127 2 2 5 5 3 1 2 ~ 4 1 31 25 It \) 20 49 4 56 It 9 20 49 4 925 26.740 17.466 44.286 3.219 14.408 134 pOHT S. Report Gard .. Grau-du-Roi. Gironde. Pauillac .. lIèrault . Cette. III t n' \ Saint-)lalo .. e-c - 1 alUe .. ) Saint .. Servan .. Loire-Inférieure Saint·:'Iazaire. ~Ianche ..... ) Carentan ... Cherbourg. Barlleur .. . . DièINte ..... . GranvIlle .. Saint- l'aast 1-1-- Belle-Isle .. . Morbihan. Groix ........ . Locmariaqncr. . Lorient. Porthaliplen .. Port-Louis .... . Port :'lavaIs ... . Quiberon .. . Trinité-sur-mer .. 1-1-- r.; d ) Dunkrnluc, ,or .... [_G_l"a_V_C_li_n_cs_ .. ___ _ 1 floulo~nc Pas-dc-r,alais .. (' 1 . .a aIS .. Bassrs-Pyn\nées Bayonne Pyrénécs-Orif'n-) talcs. 1 A ,.e p o,>tel>.[. POr!-YenÙrcs .... - 25- Tableau F (8"ite). 92526.74017.1161; 114.2RG 32191111108 13ft III 79 2 Gil- l :)0 :1 S ~)U IH l'ï 1; '1 ~68 G 2.097 907 1.099 Il 75 IR9 13 310 2.7~2 507 :~3.316 27 ~.9V9 1.mJ5 32 15~ 2.118 10 27 3.90H 51 2.0il6 36 260 107 10 2./2G :\.825 23 ;) :lI (lB 109 h25 30 Il;) 1.0G'1 ~Hf> 81 ~5 IV if) ;) 61'1 4:3 1/5 1.:\7'1 3.6:17 8t 20 19 JI) 5.315 5.~22 5'1- 5!~ 2.249 2.:)3/1 1.090 1.l!!JO 38.976 72.:172 1 866 3.435 30.250 2 3 5 147 C2i&&MJ§tIk4$1&1JliW.JM' $ ie aa - 26- Tableau F (Sttite). [j) .~ " "' ·â ." N011BRE DES E-< ~ [il ~ c::~ 'n W" (/J .~ ~~ c:: " 0''-' - t; o::~ ~~>o;l ~- ",'" PORTS. :;-000 ~ cr.~ ~~ ...l ::: -", 0 ~ >0 o ~ '" '" 0. rn.=: u <== C,!) ::;;!._ '" " ~ "''' TOTAL. if)", .'" "'~ .., 00' <.- '" z ::l:.<D " .., '" " ï§ li '" <n 2 3 5 6 7 8 9 11----- ------- -- - -- -- ---- Report ..... 2.097 33.316 38.976 n.372 3.455 30.250 147 ) Lo rr"" 169 531 3.717 4.248 27 5 Rouen ................. 172 1.127 1.127 56 La Meilleraye .......... 2 11 11 Caudebec-en-Caux ...... 19 120 101 221 8 Seine-I~ferieure Villequier .............. 46 12 771 783 Fecamp ................ 3 8 8 Saint- Valery ........... 24 2 204 206 1 Dieppe ................. 10 167 167 Tréport. ............... 8 57 57 11----- ------- -- --- --- --- -- -- - Somme.. . . . . . .. Saint-Valery-su r-Somme 2 8 8 1------ -------- -- --- --- -- -- --- -- Var. . . . . . . . . . . . Toulon ......... . 36 1.802 341 2.143 339 3 11----- ------- -- - -- - ------- TOTAUX ......•••.•.•.•.••.......•.•.• 2.588 35.783 45.488 81.351 3.482 30.602 207 II en résulte que, pendant la période du 1 er septembre au 31 dé- cembre 1892, 2.588 navires provenant de pays où régnait le cho- léra, sont entrés dans les ports français et qu'ils y ont débarqué 81.351 personnes. Ce dernier chiffre, additionné avec celui de 268,561 voyageurs entrés par les voies de terre, donne un total de 349,912 personnes venues de pays contaminés, qui ont pénétré sur le territoire fran- çais après avoir subi la visite médicale. A bord d'aucun de ces 2.588 navires il n'a été trouvé de malade soupçonné d'être atteint d:affec- tion cholériforme, et il ne s'est produit aucun fait qui permette de penser qu'une des 81.351 personnes entrées par les ports a intro- duit la maladie dans une localité quelconque. Le total de la colonne 8 du tableau F indique 30.602 colis com- me ayant été soumis à la désinfection; mais il faudrait ajouter à ce chiffre, qui ne comprend que les colis des voyageurs, les effets des équipages, qui ont été désinfectés sans être divisés en paquets. La dé- - 27- sinfection opérée dans les ports français a donc porté sur des quantités considôrables d'el1'nLs il usage, de linge sale et d'objets de literie, Sur ks 2, G88 navires proyenalit de pays ôtrangers, et entrés dans nos ports, ainsi que l'indique la colonne 3 du tableau F (page 30), 207 arriHnL directf'lllenL des ports contaminés ont été soumis à des périodes d' obsenations très ghléralement limitôes à vingt-quatre heures. Quellr diiTh'ence aYrc cc qui sc passait autrefois, avec ces quarantaines de cinq, de dix, de vingt jours, et, de plus, condamnant les (\quipages entiers et des centaines de passagers au sôjour pres- que toujours dangercm: des lazarets! J'avais d<'jà, il propos d'une rpidémie de choléra dans le Finistère, tàchl' d' l'tahlir que la désin- fection cst. contre la propagation de cette maladie, un moyen de présenation très supôriellr aux quarantaines (1). L'exprrience de 1892 a affermi ma conviction sur ce point. Le cllOlrra s'(\tant éten<!u il beaucoup de pays, il est rnlrô dans les ports français un très grand nombre de navires provenant de pays atteints; et malgrl' la suppression des quarantaines proprement dites, on n'a constaV", dans aucun port français, l'introduction du cholôra par ces navires auxqucls. si l'Oll eut exôcutô, dans sa ri- gueur, le règlement de 1876. l'on eut imposl~ des quarantaines pô- nibles, ruineuses ct que l'événement a d(\montn\es inutiles. A l'exemple de la France, ajoutons ici celui de l'Angleterre. En 1892, les navires hambourgeois n'a vaient pas il subir de quarantaines dans les ports anglais; neuf de œ~ ports, ceux de Glasgo~\Y, d'Inverl- rotting, de Blyth, de Ne\\castle, de Sunderland, de Brotton, de Londres, de Falmouth ct de Liyerpool reçurent des navires ayant il bord un ou plusieurs choll'riques, en tout 22. On isola ces 22 ma- lades; on examina les passagers et r ôquipage; on d(\sinfecta le navire. Mais ou n'imposa aucune quarantaine. Plusieurs des cholériques ne purent être sauvôs, mais, guéris ou non, pas un d'eux ne crôa de foyer. II faut dire flue l'Angleterre a fait pOlll' assainir scs ports des trayaux importants, Le mieux est certainement d'assainir ct de relldre le sol rèfractaire il la propagation des maladies infectieuses. C'est la seule prophylaxie flui satisfasse pleinement la raison. Mais, lors mème que l'assainissement n'est pas aCheYl', cc n'est pas un motif pour perpôtuer le système des quarantaines. Dans le rapport présenté an Heischtag par le Dl' yon Bœtticher, (1) Le choléra par Henri Monod, Paris, DeIagrave, 1802, pages 82 et suivantes. - 28 suppléant du chancelier royal, sur l'épidémie cholérique en 1892 en Allemagne, l'auteur insiste sur les pertes considérables infligées à l'industrie ct au commerce allemalllls par les qnaralltaines imposées aux navires partis cl'llmnbonrg, d· \ltouêl, de Brême ct de presclue tous les ports de l'empire, pertes qni, dit-il, « auront longtemps en- core dans la vie industrielle un retentissement rétrospectif trùs ap- préciable ... , sans que les rrsultats visés par ces dérangements fassent aux dommages présents et futurs un équilibre acceptable (1).)) Cetle opinion est exactement celle de l'aclministralion sanitaire française. En même temps que l'administration supprimait eu failles qua- rantaines dans nos ports, elle cherchai t à obtenir qu'on supprimât, dans les ports étrangers, celles qui élaient édictées contre nos na- vires. Pourqnoi imposez-vous des quaranlaines~ (lisait-elle aux gouvernements étrangers. Ce ne peut êlre que parce que vous crai- gnez que nos navires ne portent chez vous soit des cholériques, soit des objets contaminés. Nous allons soumetlre ces navires, sortant des ports atteints, aux précautions que nous imposons il ceux qui nous arrivent des pays atteinls. ~ous ferons subir à l'l'quipage et aux passagers une visite sanitaire suivie, s'il est n6cessaire, d'une Tableau G. NATIOC'iALITÉ des NAYlnE~. :;;;;: ~ ~ ~ o " z;~ - 0: ::.:: 8 ~ ~ S <li '" " s c- 0 .c: '" .~ ~ '" ;" "0 :3 00 :...:; " Q a !" 0: ~ ::.:: ~ ;::: " 0 " c- o ~ 00 ~ ~ '-' "0 if, cr. Q .~ cr. " ::.; if. .* ~ ~ ~' Q ~ 0: S ~ ê ::0 .~ Ô 00 ~ " '" ~. .0 ;::: ;::: ~ .s 5 "0 ~ o. C '" ~ " s z 00 " "C Q ~ 00 ~ "0 fi K ft 5 11-------- -- --- -- -- -- ---- Français ................ 515 8.236 22 hO fr75 4'1 515 Anglais ................ 49 1.463 21 3 46 5 1~9 Allemands ... " ......... 21 64~ 51 8 J:l 10 21 Hollandais .............. 9 195 41, )) 9 2 9 Norwégiens, Suédois, Danois 30 399 16 2!J » 30 Italiens ................. [, 45 2 2 )) [, Russes .......... 5 79 12 4 5 Espagnols ... "" . 33 )) )) )) Grecs .......... 2 115 )) » :l )) 2 Autrichiens .......... 8 )) )) » Portugais ..... " ........ J4 » )) » République Argentine .... 1 11 )) » 1 --- -- -- -- -- -- TOTAUX. . . . .• . . . .. 639 11 .li:3 166 57 ~82 63 639 (1) Mémoire sur l'épidémie cholérique de 1892 par le D'· ,on Bcctticher, suppléant du chancelier royal. - 29- yisite ll1l"dicale; auculi malade, aliCUllC persollilc pouvant {\lre soup- ÇO!lIH"C d'l\trc 111 a lad\' du c!Jo]{'ra Ill' ~l'I'a alllnri,.,{,c il parLir.l'\olls ferons subirau Ili\\ire cl ;llollS le . ., ol,.ids SII";CCptiblcs qu'il cmharquc nne drsilll'cclion préalahle. Dans ('(:s cOlldiliollS, (lll'aurez-YUlls Ù crain- cIrc:) Celtc IlOU\Caut<". la ,i,ite Illédicalc el la clt"sinfectioll an d(\part dr:s wnircs, a rll' Pl'illi{fw'.e an lIanc penda[]t Umle la Jurée Je U:pidt':lllie. La slalisli'Iue dn ces opl\ratiolls est résllllll:e dans le lableau G. Il est sorli du 11<\\ re, pelldallt la clurée (le ]'(;pidémie cholé- rique 53!) lla\irps. lis out luns subi la ,isile saniLaire avant de (IuitLer le port et 63 d'enLre eu" ont, en ouLrp, suhi la visiLn médi- cale. 01', aUClln de l'es navires Il'a transporté le cllOléra clans les ports de Frallcc ou dl' 1't"> l rallgl'r où ils ont ahordé. 1) ;\nglelerrc n'a pas pIns illterrolllpu ses rplaliolls commerciales av cc le liane qu'av('c ilalllb()urg, mais tandis CIlie lIambourg dans ncul' porls allglais dl"harqllail ~l2 c:I 101 l'rique,; , pas nue rois le mal u'a l\ll\ inlrodllit pal' les IW\ ires qui partaiellt dn Hanc, et CjllÏ tous avaienL subi au cI(-part la visite el la cll\sinfectioIl (J ). Cda n'a pas elllpèch6, il c~t \ rai. llIl grand uomhrp de ces navires cl'amir il snbir. clalls les ports l"[raugers. des quaranLaines variées; mais nous aVOllS lien decruire CJue cc Il'est pas salls (J1lelque haute que plusieurs g'omclïll'Illellts, suhissant la pl'l:ssioll d'llllC opinion publiqlle llIall'clain"I', se SOlit r,"siglll\s à illllll)Sl'r ces (luaralllaiJles, Il ni' serail pas lIOll plus Il''llll''rain'. d'aflirmer qlle dalls ]'(\lablisse- llleut de plusieurs de ces quaraJlLailles, les soucis de la concurrence cOlllJllercia]p ont l'Il plus de part que Cl'lL\ cie la santt"> publique. Il n'imporle. Sur cplte question cie la dc'-Ieusp contre le choléra, il se forme peu il pell en Europe et au delà Illl courant auquel les antiques quarantaines ue n"sisleronL pas. L'c\emple dOllné par la France ell 1<:)0'1, l'inslillilion par clic de la visite sanitaire et cie la lll"sinfeclion au d("part des w\\ires, mesure ù la f(Jis rationnelle et gÙlt">l'euse. lie cOlllrill1leronl pa~ pell il lt:1ler la réalisation de cette grande !'l''/rH'Il\(': la ~lIJl[lre~:.;iul1 des (1IlaranLaiues. (1) (( Le l'cnfon::(,(}\Gllt de !lolre :-)t'l'vÎcc sanitaire maritime li 'a pas srnlnnH'nl8ufTi. à g'a- l'antÎr :tlll:mt fltW pO.':-f;ihlc 110:-' port::; de rillYdSion Înfeetieust1; l':ullllini,,tr:ltiotl a üLlenu co résultat, précieux au puinl dc YHU julcrnulivual, et (IouL. nous .. nolis }P droit d'être fiers, que, tandis que le..,; navires harnhourgeois portaient en Ansletcrrc 22 cholériques, notre port du Han'c, à qu~lqum; heurt'!; dll littoral uIlglaÎi:>: n'J a pas euvuyé un sClilmalade. rehaussant ainsi le bon renom de notre service sanitalre et l'autorité de nos patentes nettes." (R.pport de M. Duucher, député des Vosges, Annexe 1.) - 30- Certes, une quarantaine, bien organisée, n'est pas une garantie sans valeur. Bien des exemples l'attestent, ct un pays sage ne renon- cera à cette garantie qu'autant qu'il s'en sera assuré d'autres plus efficaces. Lorsque les progrès de l'hygiène publique lui fourniront les moyens d'exercer sur les arrivages une surveillance méthodique, d'isoler les malades, de suivre les suspects, de procéder à une dé- sinfection sérieuse, il atténuera ses défenses quarantenaires jusqu'au jour où il les supprimer!' entièrement, l'assainissement général ayant rendu son territoire réfnlctaire au choléra. Mais il est évident aussi que, même dans ces pays insuffisamment outillés, la défense qua- rantenaire n'est justifiée que dans la mesure où le danger d'intro-- duction du mal existe, et que le danger est presque nul lorsque le navire provenant d'une région atteinte a été visité au départ, que les objets susceptibles ont été repoussés ou désinfectés, qu'aucun malade n'a été embarqué, et que le voyage a duré plus de jours que ne dure l'incubation de la maladie. Il serait d'ailleurs raisonnable que la visite médicale ct la désin- fection au départ des navires ne fussent pas limitées aux époques où se produisent des cas de maladie pestilentielle, mais se fissent en tout temps. 11 est de l'intérêt de tous que l'on n'exporte pas plus la fièvre typhoïde, la scarlatine ou la diphtérie que la fièvre jaune ou le choléra. V. - DÉPENt:;ES ET MOYENS FINANCIERS. En l'absence du Parlement un décret rendu, après avis du Con- seil d'État, approuva l'ouverture d'un crédit supplémentaire de 300.000 francs. En même temps la commission de répartition des fonds provenant du pari mutuel mettait à la disposition du mi- nistre de l'intérieur une somme de 100.000 francs pour aider les communes pauvres dans les dépenses de désinfection (logements, objets mobiliers, linges) ct d'assainissement. Ces sommes ayant été épuisées avant latin de l'épidémie, un crédit budgétaire de 160.000 francs a été voté par le Parlement (1), (1) Le parlement accorda en outre une snbvention de 100.000 francs à la ville du Havre, par la raison que la situation commerciale de cette ville et la virulence qu'y avait prise l'épidémie donnaient au choléra du Havre un caractère de péril national. (Voir sur ce point le rapport de M. Boucher, député des Vosges.) - 1~. -- et la commission dll pari mutuel a approuvé une nouvelle allocation de 50.000 francs. C'est donc llTl,~ somme de 610 000 francs qui a ~té consacrée à la lutte contre l'épidémie cholérique. L'emploi de cetle somme de 6, 'J.ooo francs se décompose de la manière suivante: Postes sanitaires ................... . Services sanitaires maritimes ......... . Matériel sanitaire (étuves, tentes, etc.) .. . Missions ......................... . Allocations à 60 communes pauvres, pour frais d'assainissement ............. . Arsenal sanitaire (à valoir) ........... . Médailles ........................ . Dépenses diverses .................. . VI. - STATISTIQUE. 157.605 fr. 56.89 3 201.842 19. 265 123.000 35.000 12.000 2.39 5 610.0001'1'. Le nombre total des déci:s cholériques en 1892, s'est élevé pour la France il Q. 550. Il a semblé intéressant de tenter, ce qui ne s'est fait pour aucune des épidémies antérieures, la publication d'un ta- bleau individu!'l des Q .550 victimes, en donnant pour chacune l'indication du département, de la COflllllune, de la date du décès, de la durée de la maladie (lors(lue cda a été possible), du lieu de décès, du sexe, de l'âge, de la profession, de l'état civil. Cc tableau forme l'annexe II de ce rapport. Les renseignements qu'il contient pourront peut-être donner lieu à des études utiles. J'en résume les données principales, Territoire contamzné. - Je divise los départements où ont été constatés des cas de choléra en trois catégories: 1° ceux où il ne s'est produit qu'un seul décès cholérique, que l'on peut considérer par conséquent comme étant restés étrangers à l'épidémie: Ardennes, Aude, Charente, Corrèze, Côte-d'Or, Drôme, - 32- Gironde, Hérault, Loiret, Maine-et-Loire, Mayenne, Orne, Yonne. (Total: 13 décèE); 2° ceux où les décl~s cholériques ont eu lieu dans plusieurs com- munes, et n'ont pas atteint le nombre de 30. Il ne semble pas qu'on doive qualifier d'épidémie cholérique ce qui s'est produit, par exemple, dans le département de Seine-et-Marne où l'on a relevé 23 décès cholériques répartis entre 12 commune5. Au contraire, il y a épidémie lorsque dans une seule commune de la Meuse il y a 9 décès, 10 dans une commune des Basses-Pyrénées, le décès dans une commune de la Vendée. Ces trois départements rentreront donc dans la 3 e catégorie. Dix-neuf départements rentrent dans la se- conde: Aisne (5 communes atteiotes, 10 décès); - (Aveyron ( 3 communes, 3 décès); - Charente-Inférieure (5 communes, 5 dé- cès); - Cher(3 communes, 3 décès); - Côtes-du-Nord (2 com- munes, 2 décè~); - Dordogne (1 commune, 2 décès); - Doubs (1 commune, 3 décès) ; - Finistère (8 communes, 12 décès); - Gard (1 commune, 5 décès); - Indre-et-Loire (1 commune, 2 dé- cès); - Marne (3 communes, 7 décès); -- Haute-Marne (1 com- mune, 2 décès);-)feurthe-et-Moselle(2 communes, 10 décès);- Puy-de-Dôme ( 1 commune, 2 décès); - Sarthe (1 commune, 5 décès); -Haute-Savoie (1 commune, 4 décès); - Seine-et- Marne (II communes, 23 décès); - Var (1 commune, 4 décès); - Vosges p commune, 2 décès). Total des 19 départements: 106 décès. 3° ceux où, dans une seule commune, se sont produits plus de huit décès et ceux où l'on a constaté plus de trente décès cholériques. Ces départemenLs, au nombre de 17, font l'objet du tableau H ; leur ensemble forme le territoire vraiment contaminé. Le nombre des décès y a été de 4.!13 l, chiffre qui, ajouté à celui des 13 décès pour la première catégorie, et ries 106 pour la seconde, donne bien le LoLal de 4.550. Le nombre des communes atteintes. pour l'ensemble des dépar- tements' a été de 414. Dans le seul département de la Seine-Infé- rieure, 79 communes ont été frappées. 1 ~1I\1I1-1\1 il \(1"11111 Il J: l' .\ I\T 1:.\11: "T ~ des Il CII'I 'II '\ 1,;-; 1 .. 1 AT r J: 1.\ T S. Il i: 1'.\ Il T E \11:'( T ~ \ T l' E 1 \ T 5. ;tUI'1 t111':-;. lU, C r:-.. ! 1 ______ 1 ___ 1 ___ :: _____ _ 1 I! Bouche~-du~HhèHW, . (:al \'ados .. Eul'l~ .. Eut'c-et-I,oir. Loir0-lllférieuro. :\!anche \I('wl(', ~lol'billall :'\0['(1. 1 :,[ ~ 1 fi l ;) ~~;~ ;;;. 1:1:J Oi,c . Pi\:;-d,~-Calai:-- . Ba~",c~- P.'Téll(~C~ ... :;einc ... :--:'ci 1I.0-} Il f(~l'it'u rè ~()1I11I1I'. VCIHV'I'. TOT.\I'x .. Tableau JI. '(1))lImr,1 \UlIIII\) dl'~ , C\I~1111 :\ E..., 1 · de l n {: c li "'. allpillte~. --~,.--)--:I fil 1 :l~O 10 li~) . H;>R ï~) ~)83 J " : J ~ ) 1 'IU 1 -=l~:;-i _1:;1' cl sC.!Ji'. L('~ /, . .J;)() d(;Cl'~ ~(~ l'/'pal'ti~~('nt. au p(jiliL de \lW de l'ùge l'l du sexe, de la ItlÇOll ~\li"lItle: rllf~Tlb . .\dultc, . ~--------...... ~~- 1 1'!\I)I'\J!' - l'LIOI'U!: 'O\IHlI.EITlII.'''".I .. II.O :\0)1 Il II 1-: l'[I),,I'.IOU de" du !ntal d('~ dl! t(ll tl , ,dl'" de~ dt·I·I·d(\~. Ùl'(,l'llf"';: dl'('(\di·c.--. dt"'{'I"dl'c,,;" -------,------- ------- ------- 4-7:1 .U'IS 111. G l :)"7.:n TlIbh'an r. IIEI\ ~E\ES 1 1: 1: l'" 1-; - --.../.--- .. ~! 1 l'ro!l(ll'- 1 lion 1 p. IUU. , ----1 VOl, ~U,.Ol 1 ,1I:~î -;O.~10 I)alls les enfallts ct dall' Il!s adull('~, Illai~ surt()ut dans les adultes, la part dll sc.\c Illa~l'ldjll il éLl~ plllS cOlIsjd(~rabll~ (jUC ccllc du sne f(~Jllillill. Quelle il été l'in!lucnce de l'ùg'(~;1 c'est l'objet dl! lableau K. En comparant ces chiITres ù ceux de quelques épidémies anté- rieures, on constate que ces proportions se rapprochent sensiblement cnot. 3 5._ z • Tableau K. NO)IBHE SEXE. TOT.\L des décès. us a -·34 - .\0)[ un E Il E:-; li J~ C 1; s. -------..../' ~ .\tI~ De Ile ùc:-;sous 15 a 50 GO an, de el 1:' (1n~. ans. au-dessus. USX"CiUJR\?UW&J:&&4IW;W Cllj[1i [EN, ,,;rI lOI) DI'CE.'. .' -----------~-- Au- De !Je i.le~sous 1;) rl9 GO ans de a el 15 ans. ans. au-dessus. --- --- --- --- --- --- Masculin .. 2·427 1170 1.625 313 19,80 G7,25 12,86 Féminin " 2.123 425 1.285 413 20,17 60,66 19,17 de celles des épidémies parisiennes (1). L'illllueuce d'un âge ayanc6 paraît plus grande chez les 1('mmes que cllCZ les hommes. État civil. - Au poiut de vue de l'élut ci villes adultes décédés se subdivisent (:2), sa\oil' : Tableau L. CliLIIJA TA IRES. ~Luuf;s. SEXE. \Iasculin. Féminin .. SUR 100 :)n.~:; 100Î l"in ~03 SUR 100 ;,3,110 ~,3, 6"- V E U F S. SUII 100 1';, (JI> :.!Hj:.!G SUlI 100 Il, III O,3f1 La prupurtioll dcs 1t00llllles célibataires est plus élev{:c' Cjue celk (les femmes d(~ lll(\rne condition; au contraire la proportion des femllles VCllYCS esl plus COli sidéra bIc lJ Ul' celle dps ltOllllllCS Yeu!~. Les veuves l:taut pour la plupart dl's fennul's ;'(g,"es, ceci cUll1Îrll1e que l'âge a une iniluencc sur l'issue fatale de la maladie chez les femmes, comme l'état de célibaLaire paraît exposer les hummes il une contagiolJ plus fl'équelJLe, cc qui a 6t6 constaté, d'ailleurs, dans la pluparL des épidémies urbaines. Pn!/essioll. - Voici le tableau de la IJl'ufe,;siul1 exercée par les décédés adultes. (1) Le choléra, par Henri 'Monod, page 12 " (J) Non compris 56 homme. et 3 fommes dont l'état civil cst resté inconnu. I~--~ i 1:"""": I ! ~-~= r. .- l'nIlFL~"II):I~ 1 11----------1-- 1 1 'l'ahleau :U. l' li 1) [ E S S 1 (1 :1 S ~~~~ o r, HOMMES .\ crû ba tes . ,\f[iclle\U' . .\grnts de police. . \justcnl's . . ,\l'Pl'l;teul's. ,\ IToseur .. . 1rli...;tl'j llrtlmtltique.<'" A\'(JcaL. Bit/a} t~ U r:-;. Ilanquier . Batelier~ Brurau. Bijou lier, -11Ol'logers . l:lullehi:-isCIll'S . . HourlH'l's. Hon]flugers .. Bou vic\'~ .. Brasseurs . . Briquetirrs . Brocall t('LUS. Hrodrul' Ilrunis~!'ul' Bûcheron .. t:i\U.ll'CtiL:l'S Calfat .... C;tJllhl'ul'il'l' Camelot L;rutnl1Ili('I'S ... CapilajrH'~ Ut' Yai~seau:\ . Cal'l'icrs. Car()s:-it:],~ Casspul's de pierrc~ . (;('J'amislc Chai:-:icl's . Clial'elin. Charbonniers. Charcurit'r-., . CIJal'(Il'lllit'(':' .. l:!J:irl'diel'-; . Cliarroll:-\ . . Chaudrollniers. Chaulrrurs .... Chef d'équipe. Chemisij~l's .. CllifTonnicrs ChlmÎst(l . . Cuchers CoilTcurs . r.oll<-ul'. Cql]lort('l1r~ COIHIlLi:-,:-:!()llIld {rc~. Concit.'r~cs. Cun[;"elir Conlt'cmaitre? Contl'oleul' . C>wdier~ . ,~(lrdQnniel'~ .'1 ., " 1 1 1 1;:; ~I 1 ::7 1 1:; JI 1 ., , [" 1 ( :orrO\'I'lll'::' Cotte]'ellr . (;oul'tiers .. Coutelier."'; . LOU\Tl'UrS . Cuiseur:o: de :-:;urre. Cuisiniers . (:ullivateur~. l)l'llal'dt'un; ]}\"mèuagcurs . lIenli,tc .... IIi· l'lité .. lll~~inrectellrs . lle~SiIJ3lrur ... . lIistillareur ... . lIumesti'lues . l~ollanicrs Ehéll i~t(,5 ..... Eg-()Lltîl'r~ .. Elag-llcur EmbalIen\' .. EII,ployés de commerce de chenllns de Ier. d'octroi. Llltl'CprClleUl' Epiciers . . Eqllari'-.;cur .. Etudi:.Illt . . F~lbnl';l.llt dt~ linws . Facteur de pianos telégraphistc des postes. LueneÎl'!':-' . Ferhlantin, .. Fill~nl' . FIIlJdcll 1''-' 1·'IJl""erun...; Fra ~Jll'Ul'~ Froltl'ur. FruilÎ('l' .. Fumistes (;ardc maritime .. 1;"1'<1"5 particuliers. 1;'l!'Ijien de la paix. \ ;aziel's ... Gendarmn Crai~s\'ur:-; j ; Ü \"I~ lt l'S . . ';rccll r lIolllme de lettre:, de peine 116t"liers .' lIouillcurê Huilier .. 2 1 li [) ~ 1 '1 1 '1 '1 1~ fi il. 1 1 ~5 7 J 1 1 l 1 ~ ., ;) Il Ak.i!iiti,@iA~trn(lJJRZ CiAiiJf«\\f?"J..~~\~:t~'t!r·.,~:t~If;~·~~,,~~Wt,~i~·~&m - 36- Tableau III (Suite). l'HOFIiSSIO!'iS Illl(lrimeul·s .. lnlimiers . IUg'I'nieurs. Insti!u!eur. .Tal·rliniers .' .Journaliers .. Journaliste Lallliueul' .. . l.ampiste .. . Laveurs . .. . Lieutenant de vaisseau Loueur de yoitures. Jlaçons ... Magistrat «;x-). ManouVl"iers .... JJaraÎche!' Marbrier .... Marchanùs .. amllnlan!s .. de \ïflS .. Maréchaux ferralll~. Jla!'eyrui' .. Jlarins . ,\Iarinil?rs .. JlarOI}IJÎni i '1' ;\lpcanici(,lI~. Ml'ùce'''l . ll\lrgissicl's .. Mendiant .. )lenuisiers. Meunie!'s .. . Mercier .. . Jlétrcur .... . Mouleur ... . ~lusicicns. Notaire ... (;X-j Ollicier de san té ... Ourrie", d'usine .. Palefrenic!'s Papetier. Passementif'r Paveur . . l'eintre~ cn o,itil1Jcnf . l'ensjonnr:: l re1l'ilité~;) Perceur". 1 PllOFESSIO,,"~ Il ~ if.·~ I ;.;;·~ i ~ A li i 1--:: ---------1 HOM MES (S"ile). '2ï 4 1 1 l 2 l'hotogra ph es JlliJtriers PlomlJieJ's Plongeur .. ' Poin('onneu)' . . Poli;:;~(,Jlr . Portefaix. . .. Porh'urB aux halle."; Iluulîl'\l l'. l'ro/"{'sscur .. . d'escrime .. jlJ'()prjl;lairc~ . H"llincur. Ht'lltier:-;.. .. ........... . Hejlrèsentants de commerCe. Hi\'t,UI' ..... Bouliers. Salis profession S,non nier .. . ~(·nlpte\lrs. S('llier . SrI rurit'rs Sold:1l~ . SOllltllt:.'Jicr. SYJldi(' tlrs g't.'lIS de 111(')'. 'l'ailIPllrs de pll'rre~. 'l';lll[}{'llJ't'. T~lpi~-;ici' TI'llltllrj('I'~ .' T('rras.;iers . . Ti~s('l'allrts. 'l'ùli,'r Tonneliers ... ..... . Tourneurs sur bois .. su r cuirre. Tuiliers ... Tuliste .. 'l'relileur .. 'l'reillac·eur. Typogr;tphes .. \ anniers ... Vernisseur. \" l'I'rlt}!';.; . . Yi~nf'ro1!:--' 'l!rif'l \" oiJirr~ FEMMES 2 :3 2 1 1 l J ;) 1 1 1 ;) ;) I, 7 l ;) ;, !~~fs~~e~ .. : : : : ..... : ::: : : : : : : : : 1 2 ;) Il Balayeu~es .... llambrocheuse ....... , ....... 3 1 - 37- Tableau ]lI (Suite). Iw Il J> Il 0 F E S S 1 Il !i S l'IlO F E S S 1 O:'i S i~~·~ I----_I~ ; Batclieres .. Blanchisseuses. Bouchère. Boulangères Boutonnien~s B,'odeuses .. Cabaretières Cannière .. C1,al'eliëre, '. Charcutière. Chansonnière. Chemisières Chiti'ontlieres .. Cigllriere5 . Compositrice. Concierge, . Cremière . Coutul'iercs Crocheteuse Cuisinierfs . Culottieres. Cultivatrices Débitalitl's. Dévideuses i)o!Dl'stiqtles f:,:aillel'c 1::lcc.tric(enne Employées .. I;:pieièl'l's .. Fabricante ùe jouets ... Fille [JuhlllJ oc Fleuristes .. Fl'an~cuse . Fruitkl'f's Garde-barriere ... Giletii,re I1ùtelière . Infirmiel'es In,titutriccs .TarrlinU~res FEMMES (Suite). (; 77 ~ 1 t t 1 , ~ 111 ;") 1 Il ·t 7H t :!: ~ 1 1;., J J(Jnrnaljt're~ . Laitière. Lingères }Ianœul'l'es . }Iarairhcre .. :\Iarc'hali,les (le poissons. de lialais . Matelassière .. Matelotes Mécanicienne )Ién::tgères .... Mendiantes .. l\Ierdèl'c. }lodiste Ourdi~se\lse . Ouvriel'es d'usine. Parfumeuses. Pa~s(,ll1entières . Peintre. Pensionnees. Piq ueuse . Pltic:eu.-.:('. Pluma:"sièn~ Porteuse de pain Pt'opriétaires. Raccomodeuse de faïence Rallittc,,,(' . lIcligicllses l\elttiè,·es .. l\cpassellses Sans profession. SCtllpteur. Tailleuses ... , . Teinturière .. . Tbscrandes .. Tisseuse. Ty"o~r:1rhc Yi§!lH'I'OllTlP .. 1115 t 9 I~ 1 11 1 1 3J t 375 2 1 1 1 31 2 2 1 R 1 1 l 1 :163 '1 5 1 1 La conclusion ;\ tirf'r de Cf' la hlf'élll ('sI cf'lle qui ressort de toutes les rpiclhnics de chol(;['D : la classe p[l1l\T(~ est prcsque' exclusive- lllent frapp{'(', Cl' qui lit'llt (~\ideltl1ll('nt allX conditions d'insulubrit{l de la maison, il l'alill1elllatioll insllfJi~;lllle ml défcctllf'llSf' et [lUX c,,- C('.s de hoissons a!conlitj11cS. [ln's(llle lous II's corps de nd'Iicrs 11111- us 12 as au zat - 38- nuels figurent dans ce nécrologe, mais celui qui y tient la plus grande place est celui des journaliers (Cl85 déd~s, soit 30,50 p. 100 du total des adultes masculins décédés) c' c~t-à-dire le plus considérable. Pour les femmes, on cloit faire la même constatation, peut-Mre même plus accentuée: au chifTre de (115 journalières, il faudrait probablement ~outer bon nombre de d{'dMes dites «sans profcs sion ». Quant aux ménagùres (:h5) ('t aux blanchisseuses (77) leur forte proportion est probablement due moins à la misôre qu'à 1('Ul' contact ayec les objets souillés par les malades. Il en a été de même dans toutes les épidémies. Lieu du décès. -Il étaitintéressantdc savoirdansquelendroits'(~tait produit le décès - notamment domicile ou établissement hospitalier - et par conséquent où avaient (.té soignés les malades. L'annexe JI contient cette indication pour tous les Mdd(~s. En voici le f(~Slllll(": Tableau N. LIEU DU Df:CI~S. Domicile ...................................... . H?p~taux ct. ~os'pices ............................ . HopItaux Dulltaires ............................. . Hôpitaux maritimes ............................. . Lazarets ....................................... . Asiles d'aliénés ................................. . Ambulances, baraquements, tentes ................ . Prisons ... , ................ " .. " ...... ' ....... . Couvents ...............•...................... Refuges de nuit ................................ . Auberges ............... '" ....... ' ............ . Domiciles accidentels. . . . . . . . . . . . . ............ . A bord de bateaux ............................. . Sur la voie publique ............................ . TOTAL ••..•••.••• , •••..•• NOMBRE de DÉC ÈS. 2.6~6 1.7i1S 7 il 6 38 2S 15 5 G 2 12 20 9 i1.550 Il faut d'abord noter que sur les 1 .734 décédés dans les hôpitaux et hospices, beaucoup proviennent des hopitaux de Paris ('1 repn"- sentent la majorité des malades rlécéclés dans cette ville' (61 p. 100). Il ne semble pas témôraire de penser que l'hospitalisation des chol(~riques, à Paris, est une des causes (If' l'insignifiance' de' l'épidémie prorisienne, la plus faible qui se soit jamais produite dans cc milieu pourtant si dangereux. Le transport du malaclf' h Mas - :w- l'hôpital permet la cJ{sinfection imm(~cJiatc dl' la maison, des meu- hIes et dC';; ohjets sOllill(',s, par com/'(l1H'nL ln snppressio]l d'lin foyer naissant; il rC'ne! pm;~ihl(' l'j~oll'nwlll dl's malades, ('onùilion Tl(\ces- saire cil' la non--propagalioD d" 1\1'1\; enfin, rhn~pitalisation assure aux ma]arlC's cks soill~ lTI<qhnrlirJlI!'s cnnl<Jl'Ines aln:: derniôres décou- Yl'rtes rie la science. Si l'on compare ]'(\pidl;mie de Pari~ il cellC' <In H:wre - pour ne prendre que Iles ("pilkmies 111'baiucs - on COllstflte qu'il Paris où (JI p. 100 des d<"c<,,(h',,; ont ,"t<': ,~()ign(.s rbns les ht.pitallx, la propor- tinll des cl(\('(q{,s n'a 1"1/\ que de 0.:\7 p. 1.000 du chifl're de la popu- lation; au Havre, où :);),13 p. 100 seulement (les dt:cédés ont ôt(\ hospilalisl"s, la proporlil III des c\{'cI"dés g' est <'']l'YI\e it Il, :\3 p, 1,000 du chiffre de la population, c'esl il-dire qu'an Hauc l'<"piMmie a éU: 12 fois plus menrlrii're qu'il Paris, Du/'ér de lu maladie. - Qm:lle a {ll\, an cours de cC'Ue ('pidémie, Tableau O. il (" 1\ J~ E de L _\ )1 A J. A DIE. Quelques heures ................................... . 1 Jour ..... ................... , ....... " .... . ~~jours ........ , .............................. . 4 5 li 9 •.•..................................... ' .. 10 II 12 L> l', IÜ '7 20 21 21, :lO.IIBRE de DÉC E s. 37G 173 1120 ~)52 17!~ ()~ iG flG 41 25 23 2 ;1 5 1 2 TOTAUX..................... 2.032 DGRi:E de LA MALADIE en heures. l, .512 l, .152 20.160 ;W.7M 16.70,,- 11.040 10.94"- V.408 7.872 5.lrOO 5.290 1.848 :)76 3t2 1.008 1.800 S16 480 264 • 1.152 - 40- la durée moyenne de la maladie? Ce renseignement n' a (~tl~ fourni que pour 2.032 d6c(~d6s. C'est sllrlout pour les malades clèdd(~s dans les hôpilaux qu'il manque, sans doute parce que nulle part on n'a pris note, au mOlllent de l'entJ'(~e, du jour et de l'heure où lama- ladie s'6tait d6clar<~e. Cependant, il est h regrf'tter (lue, dans les h(~ pitaux parisiens, la durée cle la p['(~~encc des malades d{'cé(lés n'ait pas été constatée. En aLlribuant une moyenne de 1'] beures à la maladie des 37 6 déd- d6s en« quelques he1lI'f's)) on trouve 1!,:L!r82 heures pour la durée de la maladie des 2.0:b cl6cédés, ce qui donne pOUl' chacun d'eux une dur6e de 7 r heures environ. C'est il peu près cleux heures de plus que ce que donnent les statistiques de quelques {'pidémies anté- rieures (r). Il ya donc atténuation clans l'évolution de la maladie comme clans sa propagation. CONCLUSIONS. L'administration sanitaire a dû, en 1892, faire face à deux épi-- démies de choléra, l'une qui a éclaté à l'intérieur et dont il n'a pas été possible, jusqu'ici, de d6lerminer l'origine, J':mtre qui menaçait nos frontitTes. Le choléra du dehors n'a pas pénétré en France. Le choléra du dedans a été rapidement étoulTé. Deux leçons principales ressortent des faits expos('·s plus lwnl ; je les résume clans les den x conclusions suivantes: 1 Toutes les fois que les mMecins et que les autorités locales [ont leur devoir, c' est-il-dire toutes les fois flue l'admillistration sanitaire est avisée des premières manifestations du chol(~ra, la maladie peul être utilement combattue ct rapidement vaincue. C'est donc un intérèt public de premier ordre que l'administra- ([) Le cholira. pac Henri Monoù, pages [39 et suivantes. '·"'1- tio Il goit armée de manière il ohlcnir soil dc,; ]w',decins, soit des 3utoril,", localc". des d("lIollciali()n~ illlm<'-diales. 1\ Dans les porls, la yi site ml',(licalc cl la désinfeclion sont appelées il remplacer lrs quaranlaines. Il esl il Msircr (ple cc, opl''l'alioIiS soienl Jililes un loul lemps an déparl lies lIavires. Yeuillez agréer. mOllsieur Il' lJl'(~"idellL 1'l1olllm.1ge de mon pro- fond l'f'specl. Le cO!1,,'illl'J' ln::!,,!. dirrc/elll' de /'lIsslstnflc(, l't rll' l'l'J'!Jù~n(' lw!Jliljllrs, 1 [W'HU Nlo:'/oll. RAPPORT 1 A 1\1. LE PRESIDENT DU CONSEIL, ~ITl\l:-;TnE DE L'INTÉRIEUH. J'AH IIENRI 1\IO]\"OD CO~SEILLEP. nIÉTAT. ])II:F.CTEl7H DE L'ASS1:3TANCE ET DE L'IIYGT1·:~F. Pt;BI.IQUES. ANNEXE 1 ACTES ET DOCUMENTS OFFICIELS ACTES ET noCU~n~;\,TS OFFICIELS CO:\"CEnNA~T LES lIESURES St\ITAIRES APPLl()U~~ES E~ }lRA~CE POUR PRÉVENIR L'IMPORTATION DE L'ÉPIDÉMIE 25 juillet 1892. ld·,rl'ln: ::111 dire\'lt'llr de J'('xploil,atioll d(,~ C!t('llIÎIIS dl' l'pl' dl1 Hord. - '[c"'lIrC'~ ;\ l'n'luire pllll!' (1Illpt·C']u'l' lïll11'0rlalÎolI dll ('hol/'I'a par la l'rlltlIÎ{''re du Jlord. '1():-;~lEUH LE DIHI~CTEI I\.. l'apl'arÎtiolt dll "l!ol('I'{l ('Il I\w;:-.Îu jIlIP()"(~ ù ]'adllli- lli~t,rali()1l ~;lIlilair(' 1(' t!c'\oir dl' 1'('('11('1'('11('1' {II. d ';t1'1'I'.! 1'1' il ]',ualH'j' 1.,,,, 1I1i',"III'f'''; ([n'il ('CJlI\ ÎC'IHlrait d(~ Illdt.!'!, illllllt'·dia!PllwliI il (\\/'ClIIÎc)ll. 1(' .iuur ()ll l'c''llid(''llIio s't'·tau!' jlJ'Upllgl'(' ('11 Ellropl' .... c r'lpJlI'()('lli']'aÎt dl' la l'roldi/'I'I' d(, l"l'all(,(\ ('l lllf'IIê1(,('l'ait lIotre il'l'riloÎl'P. I)c"jù IIIOll adIIIÎlli .... lr;di(l11 ,.:( ..... 1. ('4HI('I'l'kt' (l\IT 1(·" ('()llIpilY'lli(· .... tlt'S ('11('- IIlilh dt· l'cr d" l'E~l «'l dt· Pari~ 1.,\011- \I('·dill'ITalle"I· plHlr t"lablir dt'" po., \,(' " ~(llIil(lil'(,~ ~1I1' It·~ pritlt'il),lll\ l)oiIIL ... d4' pt"'H"ll'alioll dt, n'''' \(lit· .... rt'ITI'""..,. (lill~i tlLiU Cl,la ;l\ail ("lt', rait p,n' la {'()lltp;lFllic dtl \Iidi dall" ],'" f,1'are:-- .1(' CCI'!J('.rt' cl d'Jjl'II- d,l,\(' lors dl' J"{\pid/'Jlllt' d\()lt"l'lqIlP qlti a S("\1 t'Il Esp,I~'llt' ('11 18\)0 . .l'ai clwl'f.t{ ~I. Il' prn['t'sSt'llr Prollst, ill~I)('ct('llr Fl\Il (:\ra1 d,':-, ...... ('n ire . .., ..... allilail'e~. dt, ~'t'llklldJ'e:1 ('t'!, (,n(~1 (\\1'(' la (,ollll'<lf2:llit' d,'s c!H'lIllIlS dl' 1'1'1' dn \t)l'd . .1<, \()tl~ ~l'rai dOllc très ()J)lig{' dl' \uulliir IJÎ(,11 Jll(' t'elire ,.,;t\uir I1U('1 jour cL il tluelle hellre il \on.., s('rait pos:->iblc cie J'ccl',oil' ~I. Pr()tl~t.. Agr"ez. :\!"llsi(,1l1' le dire('l('ur. ('[('. Pour ln pf("~it1(,llt dll conseil) Illinisfrn de l'intériplll": li' rli/"{'I'!I'IlI' de l'asûs{u!ln' cl rll' l'hyyi(;ltc IHlùlùjucs, IlE'JU ~lmoD. 19 août 1892. LETTRE au minislro des alTai,'es étrangères. - .\!Icsuros que prendraient les puissances étrallgères pOlit' préycnil' l'importatiun du choléra. MO;VSIllClt LE MINISTRE el cher collègue, mon administratiun attacherait un il 2211 aa a - 46- :;érienx intérêt à COlt naître le plus tôt possible les mesures adoptées par les ]>uis- :;:mees étrangères, nolamnwnt par l'Autriche, l'Allemagnc cl la Belgique puur prôvenir l'importatioll du choléra flui s,'·,it Cil Hussic. Les précautions que doit prcndn'['arlminislralioll pourrunt yaricr sui\anl que les États yoisins opposeront au il"au nne barrii're l'lus ou moins sérieuse.La France serait heureuse do po", oir, Clt cette circonslance, compter sur la protection des puissances limitrophes. A un autre point de YlIe, le service sauitaire pourra sans doute recueillir dans les indications qui lui seraient trallsmises des renseignoments sur les mesures que lui-même pourrait le plus utilement adopter. Je serais heureux qu'il vous fût possible de recueillir par l'intermédiaire de nos représentants à l'étranger des renseignements précis à ce sujet. Agréez, Monsieur le Ministre el cher collègue, etc. Pour le président Ju conseil, tuinistre de l'inlérieur: le directeur de l'assistance et de l'hygiène publiques, Ih~1U MONOD, :l2 août 1892. LETTRE à YIM. les directeurs de l'exploitation des chemins de fer do Paris-L)oll- Méditerranée - du :\ord - de l'Est. - Installation de postes sanitaires aux frontières du Nord ct rie l'Est. MONSIEUH LE ]lIHECTEI'R, "'Il. le professeur Proust m'a rcndu compte de la con- férence qu'il a ellc avec yous au slijet des nll'SUrC~ Ù prendre dans Jes gïjrCS [rOll- tièrcs des lignes deI'. L .\1. - i\ord- Est, pour protéger notre territoire contre l'importation du choléra. Je YOUS sorai très obligé de you[oir bien me transmettre, dès que l'instruction en sera terminée, les projets à rétude desf{'ICIs 'ous faites procéder. Recevez, Monsieur le Directeur, etc. POUL' le président da cUllseil, ministre de l'intérieur; le directeur de l'assistance et de l'hygiène publiques, HE:'!IU MONOD. 25 aoùt 1892. LETTRE à M~1. les directcurs de ['exploitation des chemins de fer de l'Est ct .Ill Nord. - Organisation .le l'usl<-s sallitaircs il la l'ronli,\re. l\IONSIEt.:R LE mHECTECI\, j'ai l'llOnl1eUr de 'ous Jaire connaître que j'ai chargé ~IM. les docteurs Netter et Thoinot, auditeurs au Comité consultatif d'hygiène publique de l,'rance, de "isiter les gares frontières des lignes de l'Est - ",ord, dam, lesquelles des installations sanitaires ont été projetées et de rechercher, d'accord avec "otre administration, les meilleures dispositions à adopter. • -~ '17 .To \UIL' ",rai lrè, "hlirr(: d" \ouloir bicll j"ciliter ,,'DI. Tboillut et, Netter l'ac- COlll]lli:-':--ClllCIlL d(~ lell!' llli:--:-.iull. H\'Cc\t'z. "'\1011 .... icllr I(~ djrccl(~IJr. cL('. l'ollr le pr('~:-idcnL dn COll~l'il, lliini:-.lro de lïutérÎcur: le dil'ccleu" ,le l'ass;st""cc cl de l'hygiène pnbl"jllCS, lIE"HI \1u:\01J. 26 août 1892. H,\l'ponT ,\ U pHÉ'IDI'''T HE L \ HICl'L BLIQUE en yue de demander an Couseil d'Étal, Cil l'ahsellce ries Chamhres, l'ollyerlure d'un crédit supplémentaire de 300.000 francs . .\[O\"ElI\ 1.1: 1'1,,:.'11>1:\'1', 1" cllOl,"ra ,,,iati'juc. '[IIi il l'ail SOli apparition au Hlois d,· juin d,'rllier '1 Ih~OIl, a gagn(, le liUoral dl) la Iller Nuire, et l'al' la roie de 101'1'e, ':c,1 a\anci· jU"lu'!t '\[oscou '" S'-l'{:tcr"bollrg. Ln l('["gTallllllc du ,'ulls,,1 de Fralll'" il l'Iam],ullrg. Cil da l" d" ce jour, J'ait collnalire quo 10 chol,"ra a dé officiellefllent cOllStaté dans colle yille. C..ttc propagation d" l"'pidémic oblige le gomemcment de la République il l'romlre des mesures immédiates pour prt'sen cr, si possible, notre territoire . .\'lOSCllU d :;aillt-Pélersbourg SOllt en ellet reliés par des voies très rapides avec les principales villes ,l'Europe 'lui, ellcs-mèmes, so1l1 en communication avec !lOS l'routières. De llambùurrr, le n,'an nWllacc les l'oris de la Balti'lue, de la Hollande el du :\'ord-Ollest de la France, notammellt Dunkcnjue, Boulogne et le Hayre pour Ile citer 'lLlc le., l'lu, CXpOSl'S. Par la voie de lerre. l',''pidémie l'cul gagllcr cn ,[ud'lues Iwu",', ],.S l',,,,-Bas, la Bdgitlue el la Fl'allce. Il falll ""Cor,' ell\isagcr ]'{''''llt Il ali l" oiI, l'artallt .III littoral cie la Iller ]\oir(', le c11O],:r" frallchirait le, j)ardallell(" ct I,élll'irerait dau, la \Iéditcrranée, C'est dOliC ]e dC\oir d" l'adminislration dc sc lIloltn: en m"sure d'exercer tant aux points ,le pénétration Je la \ oie de terre (lue dans les porls du litloral français ulle sun eillance exacte. (luellcs serai,'nt los dispu,itiulls il ad0l'ter il Il semhlo 'l'l'i! conviclIdrait de rcmurir;\ cl'iles 'l"i olll \:té appli(juées avec SlU',Ct'.s, ('II Jt')~lo, au\ \n:a~;l'urs el nu\" bap:nges \ ('IWIIl d'Espngll(,. (> ... lllO"lI('('S ;-,OIll lt,,, <';lIi\anlp:-;: lU \i~il<' nu"{licalt, dt':-; \O)llgt~lll'~ vellallt dt' "/·trallgPI' ù dJayul' po:-:lc frontii~re des li.QïlüS do péllét ra Liull ; 'lU ':lrrè1 des malades et des ""pccts, qLli, on cas de nécessité, seront placés dans un local isolé préparé il cet effet; 3" cxamen attentif des hagages; désinfection immédiate ct complète au moyelI dos étuves il vapeur SOLIS pression du linge sale ct des yêtements souillés. Le loral destiné aux personncs 'jlli seronl retenlles devra ,\trn composé rie doux pièces, l'II1IC Jlullr les malades, ]';\llll'ü l'ullr les susl'cds, Dalls chacune rI'clles ;;eront installé;; des lib cn fcr très simples puuyant !:tre facilement désinfectés. Le poste frontière devra être muni de médicaments ct d'antiseptiques, confor- mément aux instructiollS du Comilé cOll5ullatif d'hygiène publique de France. Le personnel de chaque poste devra comprendre un médecin directeur ct des élèves cnnùmbrc variable suiYant l'importance du transit, un ou deux infirmiers. - 48- Chaqllo \'O)-'Ip-Ol1r l'('COBlIU bien porlanl devra rec,'yoir un passeporl oamlmre 'jll'il sna tellll do pn",enlcr alllllaire do 10 localité dans b'juojle il se l'encira; le Illairc tiYÎ'"i::. d'aillcul':-i, pal' ulle carL' po:-.daln C'xp{'dlt"e dll [l()"tc-fr()llti(~\re, de l'arl'i,{'\(~ du YO,yaFCllr, c](\\Ta le faire \ j .... j(cr p<'lldant un lloluh('(\ (10 jours eOITt':-;;- pondallt ù la dll[,(;" de lïncldlalioll du cI",I<''fa, de llwni,'.re ;\ co 'j\[(~, dè, la pre- tni(\rc Inanii'eslalÎol1 de la 1l1aladie, if; IIlaladc p"is~l' (]lre ~oip:fl(" cL isolé. POIlI' faire l',.ce aux <11"["'I"OS Ijui r,",ulkraient do la lIlise Cil ap['lication do ces di\L'r~('s IllCSlIrc:-., le 11liuisLrc de l'illV-rieur IH' dispo:-ic d'Hlientl ('f'{"dit. Salis être' ahs()IIlL1lcnt !j,(', slIr 10 llolllhrp de puste.; fronli(\rcs (Ju'il rOLlyicwlrait d'établir ,ur los li;:mes dll 'ord, d,· l'Est ct de l'aris it la M('dilerrallée, il est l'robai,!!' 'lu'on reslera an-ùessolls da la \ {'rit,; l'n lixant il JOI"" le nombre cl,'s ['ostos il illS talll' l' t"ut ,[',,!J'ml, Aprè's (.t,IÙ,,, ['r"'lilllinair,-·, allx'l'lclles ont procédé les colllpap-ni,'s de 1']<:,1 d d" L}'"l, les l'lus ill1ll1(·diatemcut intéressées, la d61'8nse cl'inslallation l'our c1la'juo poste, étuvo cOlnprisQ, peut être évaluée en moyenne à li,ouo francs, soit uno '[,"pense totale de.. IG8,000 fr. D'apri', l'c\p(·ri,·n"c (j"i a (;Ié faite "Il 18\)0 jors do l'('['id'·mie clwll''l'i'l''o d'Esl'a;':'ne, la dépcilse " l'nj,,oir l'our le paielllent dn porsouIlcl d{~ chacull des pu~·;I('s :-.allllaircssurait cll\irOll par mois de I.:Jl}() fraucs, soit l'our Jouze l'os les 18_000 francs, Il parait sage J' 6lL'ndrc ceLLe pré, isioll Ù ulle période InuJcllllC de quatre IllOis, ci." "" .. """"" j~.Uüo Allx dépenses ci-dessus il faut ajoillel' les l'rais de mobilier f·t .le lllal6rid u6ecssaires an fOIldiolllll'rnenL des postes, le combuslihle el l'entretien des duvcs, les fJ'ais ,l'impressioll de passeports sanilaires ,[u'on pClIt évaluer '1 23,000 Eu cc 'jui COlH:C]'Jle le littmal, oil font:lionnc 1I1l seniee l'I'J'- maneut, les c('{·dits allull('S ail Illlclp-d lie permf'llraieut pas de faire face aux charges lpl'Cnll'aiIlCraiellt dcs mesures (\xcep- linnnell"s, QI](,I(juCS-lllII', de, d{'pellses 'lui cn lelllps normal pourraiellt l'I re :ljUHt'II("GS on n"purtÎ(\s :-;UI' plusieurs exercices dt'\TOlll {'.Ire faite" sail" l'dard p4Jllf rOLllpl('kr Olt lndln' ('II hOllnn c()lIditioll dt· cnrnbal ln Illalt"ri('l cln service "<ulilaÎn'. C'esl ainsi 'l'le ,'impose Cl :\larseille le r"llIl'lacclllenl imlll(',- <liat de la dJalldi,"re il '""pcur de la cltaÎoul'e atfcctr'·o all ser- yice Ju lazaret .III Frioul el la n'Jection des liellx d'aisances dl' cc lazaret; 11 l'a lIillac:, la réfection du ponlon de ,lébarrjumnent; :\ Cherbourg, lïllslallation d'une élll\o. Il Il'''st point excessif rI'évaluer ces di,-orscs d"pensos à (]lJaranle mille francs en )' comprenant les frais dl' yisite, do 'l'"arantaine ct rie di',iufec- tion des navires, '11li d'aillellrs no cOllstituent l'as 1Il}() charge puis(IU'cllcs ~praiQlIl COlllJ){\Il.,(~es par des lax('s ~allilaires pcr- ~\ues en raisou dn llolllhrc d du la durée des up61'aLiolls ilH- :':uit Cli lot:diti:, , 'IO.llon En conséquence, j'ai l'honneur de \ ous proposer, :\lonsicur le Président, sui- ,-ont l'ayis exprimé par le COllseil des ministres, cle soumettre à l'examen du Conseil d'État, Cil l'absonce du Parlement, eonformément il l'arlicle Al de la loi do finances du 2G janyier 1892, un projet de dr\cret porlant ouyerture d'un cré- dit supplémentaire de 300,000 francs inscrit au chapitre 50 du budget de l'exer- cice 1892. Le, frai., d'l ,cnil'" ,anilaire 0111, d'aillellrs t,t{, compris dans l'(.lal L annexe a la loi l'n"cil('" d IlI)ll[' J.."jlleh dl" cr"dih suppléuH'lilaires pUUlent ètre ou\crts par d"cml Cil l'ab".""'o dl's (:I,alllill'I", YcuillcL: ap'L'I:'Cl', \lU[[ .... ;(>li1' 1(· Ill'(":--idclIl, cie. ApprouY(j le rcll'COl au COliseil d1~tat, FOlltaiuehleall, lu 'l\) anl'It [8!)'L J_c Prisidellt de III 1!';JiUU!;'JUC, CAHXOT, 27 août 1892, du cOI/Stiil, ministre de l'intérieur, ÉmLt: LOCDLT, CH1Cl~L\lllL~ TI:.LÉGlt\PfW)II: du pr{'sidpllt dn (,()ll:,f'il, lllÎllistre de lïllli'rieur, au~ l'r(.J',,,, du \ord, d" l'Ai,II(', d", ,\rd"IIIH", d" la \1,'11,", d" \Irllrllll'·el·\losclk, dl" r",p"", d" la Il,,"I''·~lI(lI''' 1'1 Ù l'adlllillislrlll"ld' d" B"ll'ur[, - Org'lIli.- :-;atioll d(\:-j 1l1CSIII'{'.., :-;,lIlilajj'(ls Ù 1;\ J'roI tlÎ (''l'C' • D('s nl('~[l n':-i --all i la i 1'(' .... 'ill Il (\1 n' pri'(':-i :\ la i'l'ollli("re CO 111 prise ('HLrt' Dnllh.crquc cl Drll", [lotir d(I"'11I11'1' 11011'" lnriloil'f' (,01111'" 1" cI"'[."l'a, J'lIi chargé' \1\i. '11'11,'1' <,1 TI",illo! d" l'llrF'llIi,atioll d'l senie,', Ycnillez prier \1 \f. I(,~ r()Hlllli..;~a;I'(,~ "'p/'claux ('1 IIIIIIlÎ('ÎprUH. dt, ~n 1I1dlre Ù 1'r'lItii'rn dispositioll dt' C{''; tlt"k'gw":-i (IL d(\:-; LlH"t!ecillS Uli chefs d(~ po.-;le-; ~:lllitair('" (l"i seraient d{·siglll\S par l'IIX. 28 août 1892, Ll·:rTHE ,UL lllllli:-.lrc des tl'i1\::lII'\ p"lllics. - Trall:-,porl des (:L1}igl'nllLs par chcnlllL de rel'; dé:-.illl'ecliotl des \YdFUII ... el L'lllrdicn dt:-; lalriucs dans les gares. ~rU:\"SIl;l n LE _\lJ.\ I:-iTlI 1'; eL chc!' coll(\p:uc, IILl :1:-;:-.0 . .-; ;...!Tand nombre d'élnigrants YClta nL de ditré'l'unks n"Fiolls où d(',,,; {'pid0m ies chuIt'ritllles 011 t él(~ cOllstatées, tr,,,crsollt cn ,'C IllOlllellt lu Frauce pOllr aller s'olllhar'['lcr dans nos ports C'I IlO- lal11111l-'11t au 11(1' l'C. Ces YO,yageur.";, la plnpart cJi'llllés de ressources ct étrangers il tOlite lllcsm'p de l'l'Cl]H'cl';, so tmuront dans les conditions les plus favorables il la propap'atioll de' maladies Iransmissihles, POl1t' pn}\puir 1(' danger que 10111' Cll'Cllialioll :-:ur Il'~ YOles fl'I'rl'cs fait courir ~l la ,alll," l'uhli'juc, 1"s 1;()]lIpagllÎC:, rie clll'lllillS d" l'Cl' d"\Taiclit Ile pnint les admclt!., dari" Ic~ traills ordillair(';;; Pl ('n"fT pOlir CIl\ (les traill"; sp(;ciallx. dont ll':-; yoillires -:craicnt ensuite "iOivnUllsI'lllCIl L d(:"i t 1 rl\d(~cs. La d("siufcclioll dc\ rail être {'f.wlünlCllt pI'atill'Jt;c dans tout cOlnparlilnclll (H'l OIt am'ait cOllstaté la l'ré,e,,,:o d"11l HYVag'Cllr au"int rie diarrld'o 011 d'accidenls S'l'peels, Elllltl, ;[ Lli~OIl des (~]lid(~llli('., c11()lériquos con:-;tat(~c:-; "lU' lin cC'rlaill 1l001l1H'Ü de poillts dl' Hotre t(lt'Iil()i!'(~ {II do l'/'lrallfl"C'r, il COIlVif>l](lrail df' :--ip:lla]pr :un cUllIp,r- ~'lli('s lc:-; d1lIlF"('l> flU(' pl'('·...:('lllc pOUl' les YoyagC\lll'~ lïnsaluJJrité des lall'ill(\s (:'labli('s dans les l'"tites gare" CHOL. 4 $ .Je yons ,'l'rai Iri·s ohlig(' do mc faire rnnnaÎlrc le l''''snllal de mll'c inlcl'WlIlion auprès dos compagnies ùe chemins de for en YlIC des am(,lioralions '1 no je \ iens d'indi'lucr. Agrl'cz, \Ion,icur le minis Ire cl cher COm'FlH', clc. Ponr 10 l'l'I"sillelll d" co"seil, millislre de l'illtérie((r: le di/'cdeul' de l'i/ssislllncc el de l'hygiène jJllu/i'jues, llE'lRl !\I O'lOD. 29 août 1892. CJnCCLHl\E '1 l:Ll(,11 \P}IlQl E dLl l11inislre de IllIl{>ri('lll' ml~ (1il'f:clellrS de la sanl(. du liltnral (D'lllhel''[no. Le 11:1\re. CII('rl""lr;::'. Brest. Sainl.-.\azaire. l'anillac. Ccl.!e. 'l'Iarseill('. TOI,]OU, \ice '" "jaccil) J •. - S'TI ic" ""Iilaire lllaritilllc: Obligation ,1<0 la l'al"III,' d,· s,,"I,'· 1'0"1' I,·s prnlollallcl" d,· l'a," cOlltalllil"',S Oll .";IlSports. La d'·li\ rallce ct l" 1 i'a de' l'alellt",5 d,· sanl{' S,,"1. d,'·clar{·s obligatoires )lonr IOlls lcs lla\ in's l'roll'lIanl des purls cl" II11l'11 d,· la I\""io. d,· l'Allelllaimc. de la llo11alldr. d,· la Bdgi'l"" el d" l'or! d" lIa 1 1'('. La l'al l'Ille cl. 1" \ i'a ,S"l'ont c"\igi- hJes pOlir Lous les J)àl.iIlH'lIb parlj~ jlo . ..;lt"rÎ(\IlI'(\lllC'lIlull :~I aoùt. L(~ \i~a dc\ra èLI'U apI""'" dans IOllS ks l'orIs ci·des,,1S 01'1 les liaI ires, ljllCllo 'illo suit lellr l"'o\e- UHUCO, onl fait eSL'ale aHllltlcllr arrill'e all l'0rt de dustiualion, sans aUClIlle ('.\cep- lioll ni disl'ense. 29 août 1892. ]){:cnET (1). - Mesures applicables "llX \oyagcllrs ct marchandises cnll'anl rn France par les froutil-rcs dll N.ord el de l'Esl; passel'0rl cl lisite sanilaire; d{.- claratioll obligatoire do tout cas suspect. LE 11nÉ<';IDEl'\T nE L\ H.]~PI BUQI 1; 1'H \::\Ç.\l~E, ~ur le rapport des ministres de l'inlérieur cl Jes finances; Yllla loi du 3 mars 182:1 sur la police sanitaire; Yll l'alis du comilé de direction cles senices d'h~'gii'ne; DÉclll:::n:: An'l'ICI.E l'nlmiER. ~- Touto ]101'S011110 onlranl en France par los l'ronli,'.r,'s dll i\ord cl de l'Est, Je ])Ilnk"r'lue il Delle i[](:lnsi\cmellt, est tonup de d{>clarer '1 la frontière aux anlorilt',s chargbcs de rccc\'oir celle d(~daratioll ln COlllllllllIC dall"! laquelle olle se rend. Elle est en outre tenue ùe présenter au maire de cette commun", dans 1", yingt-quatre heures de son arrivée, le passeport sanitaire qui lui aura été remis à la [ron lière, (T) Décret inséré au Jow'nat nJJiciel du .i l noùl. $ au au ,\ Paris, celle l'!'t"scntation <In p""eporl sanitaire deHa t'Ire faite '1 la préfec- ture de police ou aux mairies. AnT. '1. - Il est '>njoilll il Ionie l,,'rsonne lo!,eanl un ou plusieurs yoyafteurs entrés ,'n Franc,' ,hlllS l,'s cunditiolls 1"'('l'w" il l'article 1 n d'en faire la déclara- tion il la mairie d" la "'"lllllllllC di" l'aJ'l'iy0e du n»)'agour. A Paris, cet te d"daral ion devra ('Ire l'aile il la préfecture de police ou aux Inall'JCS, AnT. 3. - Tout nlain' all'Illei alll'a t,t{, faitc, conformémenl aux articles 1 et 2, la dé('laration d'arriv("I' d'IIIL y()~Tng'ellr, dC\l'a faire visiter cc voyageur pendant Ull dt,lai de cin'l jOllrs au minimulll '1 partir d" jOllr de l'enlrée de cc voyageur ell France ou Cil Algù·ie. S'il sun ienl 'l"cl(jlle accident suspect, et notamment de la diarrh('c, le llwire do\ ra raire \"isiter le vo)ragcnr par un Inôdecin. En cas d'impossibilité, il en r(.f"'l'cra au l'rl,fcl ou au sous-l'l'Met par les voies les plus rapides. A ,\'1'. 4. - Le ,"opgour cst tellu de suhir les visites prescrites par J'article prée,\dcnt. S'il yiellt '1 se rend re clans ulleIlouyelle commnne '" ant l' ,'xi'iration du d/,lai dn cin'j jours, il est tenu de bite Ulle nouvelle déclaration conforme il celle pres- crite par l'article l"'. Al\'r. 5. -- Le voyageur empêché par un motif quelconclue de sc ren,lre dans la COll1nllllle '!<'si!:nll"e par lui aux alltoritf.s sanitaires cie la frontière, est tenu, dans les clOllZ" lH'llrnS de SOIl arrin\c, d" 10 déclarcl' au maire de la commune oil il s'arrête. Le ntait'(, fera l'J'oddcr allx visil,'s prescrites par l'article 3, \Wl'. û. --" La d('daratioll il la mairie de tout cas suspect d'ètre un cas de choléra est oblil'atoire dalls un délai de yingl-'111atre heures pour tout docteur ('Il mé,dœillo ou otlicicl' de santé 'lui Cil a constaté' l'existence, pour le chef de famille ou les personnes 'pli soi!:(llcrd le malad" ..t pOlll' toute perSOIllH> (jlli le logerait. A Paris, celle déclaration delTa ètre faite à la préfecture de police ou aux InülI'1(::-;. Awr. l' ~ Est intenlil,', jUSfjll'Ù UOUyel ordre, l'importation Cil France des drilles ct chiffons, ainsi 'jlle des objeh de literie tels '{ue matelas, couvertures, de., wnaut de Hussie, d'Allclllaglle Oll de Belgique, AilT. 8. - Est interdite, jU"jLl'it !lmly"l 'Irdre, l'importation on FrauCfl tics frllits pt légUlllPs pO!lssalltdan~ If' :-;(11 nll :nl lIiY{,;)ll dn -'01 0l pro\PlwnL de Hnssit', d',\lIcmaguc ou dc Bclgi(jLl". Awr. !J. ~ Les dispositions du ]ll'l;seut d,',crel sont applicahlcs am. personnes l'I a\lx objets cntrant clans 1111 des ports tic France ou de L\lg':'l'ic ct provenant rie Hussic, cl'AlIema!,ne ou cie Bclgi'j1tO. AnT, JO. - Les contrayetltions an, dispositions du l'rr'sent décret seront l'onstati'es par tics procl's-vcrhall'< el pOlll'snivies conformément '1 J'article l'~ de la loi ,In ;\ mars 1 8'1?, (jLli [lllliit cl'lIIl emprisonnement de trois à Cjllinzc jours '" tI'L1lle allH'IIr1f' de ;) il 50 francs (Jui.:on<juc aura contrelcnu ell matière sani- tair<' ail', ordl'l's des autorilés c,,,npt,ll'lÜ,,S. An'l'. Il. - La loi du 3 mars 18:12 ct le préscnt ,lécret seront publiés et "Hich,'s dans toutes les commllllCS du territoire rie la HéplIhli,!uc. Les ministres de l'intlTicur ct des finances, le docteur Proust, inspecteur p:<'néral ries sen ires sanitaires, les docteurs Netter ct ThoinoL auditeurs au Comité consultatif dlh~~gil'no pllhli'j1J8 de Franco, les préfets, les maires de France Pl d' \lf.d'l'ie ,ont déV'gués, conformément 1t l'article 1" de la loi du Uii9$$USS s u - 52- :l mars 1822, p011r assmer l'cx{'culion d11 présenl d{crel, (lui sera pnblif. un Journal officiel cl ills[.ré au Bulletin des lois, Fait à Fonlaillcbl!'Un, 10 2\J aoM 18!p. Pa,. Je pré,iclcllL dc la Hé'pul,!i(lllc: le pr/:::idcnl du ('I)I/s('il, ministre dl' l'intél'ieur. 1~:'\llLL I.lULIlLT. 30 août 1892. CAn~OT, I.( minisl re rI!'s fil/ol/ccs, ~Lu IIICE Houvu:n, LETTI1.E all ministre dt! commerce C'l de l'iJl(l11stri", - Circulation en franchise par la posle Jos carles d'a, is sanitaircs adressé'cs aux maires. i\fO:iSIEI~n LE m:iISTUE el cher coW'Fue, lors ùe l' ppidômic cholériq11e (lui a séyi cn Espagnc pCllJantl'ann{'c 18\10, "HIS a,oz hien ,oulu autoriser la circu- lalion cn franchise par la poste des carles-,n is cxp'·diécs à d'·coUl ert par les dircclenrs des posles ,anilaires à l'adresse dos maires, dans toute la Hépnhli'jlle, pour ],.s iuformor do l'arri,v" dans ]..nl's COIllIlluues des persoulles (llli ont <'-lé exanlinéc~ pal' CA:3 p()~IC's ù leur en!n',c ell Frauc{'. Un décret dn ~0 auÙl rPlllel cn ,if!lH'lll' des dispositions sanitaires selllhlahlcs en YU(' de garautir ]lotn' krritolrc cOlltre J'LIl1}l0rlalion dll choléra fIni n\gllc ('Il Europe, Des posles sallilaire, sonl ou seront inslitu<"s au Jill' el à 111('''lre dcs 1",- SOill, Slll' Ioule ]"'leJl(lue de la frontii'l'c de Dunkerque il \illlilllillc, Ces posl"s d{di, rûl'nnt des passppol'l:-. sallitail'c~ pl atll'cs~(,(,ullt aux nwires des COlnnll111CS intéressées des carles-a\is, les ÎnforllwIlI Je l'an'lrôe de YOJ<lFC1H'S suspects. 11 sera proc{dé dû Inèloc pour ks ngellis dn ~er,ice sanitaire llwritÎtne dans tous les ports dn littoral ùe la Manche, de rOc,'all ct de la '\1<'·ditcrranèo, L'allranchissolllent rie ces cartes-ayis l'al' les l'os les sanitaires deyallt êlre '1 la charge Je mOlI adll1illistratioll, cOlislillierait Hile d(;p('Ilse importanlc ct occasion- IICl'ail an persOllllel tri·s reslreint de ces posles lin surcroît de trayail 'lui nni- rait an fonctionnemenl dll sen ice et '1 la rapidité des IranslIlissiüns . .le \ons serais rcconllaj~snllt, ~I II' 1l11111slrn cl cher' collègue, de youloir hicll alltoriser, cOll1me cn 11\!)O, la eircltlulion cu franchise par la poste des carlc's dont il s'agit, expédié'es à d('col!yerl par les direclelll's des postes sanitaires. En raisoll de l'oUlcrture immédiatc des l'rentiers postes installés, il serait ulile (jlle cetle décision ft'tt notiJi"e d'urgence aux agents dl! "'rvicc poslal. Les déparle. ments intéressés sont les sni rauts : i\ord, Aisne, Ardennes, Meusc, 'Ilcurlhc-ct-i\Joselle, y(jsge" Haule-Saône, llaul-Bhin, DoulJs, Hautes-Alpes, Basses-_\lpes, Alpes-Maritimcs, l'al', Bou- ches-du-Rhône, Gard, l-!{'ralllt, Alllic. P.rrt·nées-Orientales, Pas-do-Calais, Sommc, Seinc-Inférieure, Eure, C,ll, ados, 'Ilanche, llIe-d- Vilaiuc, Côles-du- I\ord, Finistère, 'IIorhihan, Loirc-In[érieui'(', Vcnd(.c, Clwrenlc-Iuférielll'c, Gironùe, Landes cl Basscs-l'yréllf;cs, Agréez, i\lonsicur le minislr" Pl cher collègue, clc, Pour le présiJ('rlt du conscil, minis Ire de l'intérieur: le directeur de l'assistance et de l'hygiène publiques, HE'ŒI .1\fmiOD. Ui ~3 - HÉPCBLIQl'E FHA 'ç.USl::. - \lT'iISTI<:IIE nE L'L'\TlmIECII, DIRECTION DE L'HYGI ÈNE PUBLIQUE. PASSEPORT SANITAIRE ('()llllllIlIlC de , d{<p<lrt'<llH'1l1 tl Il devra, dans les vingt-quatre heures de son arrivée, présenter ou faire présenter le présent passeport a la mairie de la commune où il se rend et subir les visites que la municipalité jugera a propos d'ordonner, Faute par lui de ce faire, il tomberait sOU3le coup de l'articlJ 111 de la loi du 3 mars 1822 et serait passihle, sans possibilité de circonstances atténuantes, d'un emprisonnement de 3 à 15 jonrs et d'une amende de 5 a 50 francs, .\. . K . ......... ".,., .. 1' () Le directeur du poste sanitaire, "1 Pllri,. III 111''!'~''IiI/lli(''1 Ifil 1""'~''IJ,,1"f J,iI/UOI tttl' f'"/' .~fJil Ù III IU'<'t"'/II/"I' d,· IJO/i' l', ,oit Il '1/ i/tf/il il.: d,' r'IIï'''I/(li.~,'(;I!I,'I,t du "rJilli, ,li'. rl,W! ({II J!II.I'.I'I'!J!lI'/ /JI!I' l'iluli!!'l/i! 1()('l{lc Ù {'Ill'rlt'(:e rlll l'uya:/,,Il/<: Il est recJmmandé au voyayeur, ,1(/ /l' 801/ il/Ii 1'(' t, de conserver au moins pendant un mois le présent pa,seport re\ élu du visa ci-dessus, \lnui:LI-: 1)1; L .\YI~ :-';\\IT\lHE. I\f:l'lBL[QI E FH.\'C.\I~E, --- ,[["i[STl~:I\E DE L 'L'\l'Ù\lEI'I\_ DIRECTION DE L'HYGIÈNI:: PUBLIQUE. ---_._-~.~~-_._-._-_ ... _~---_._---_ .. ----- ._-- .... _------- AVIS SANITAIRE Jltol1.Jiwr' le- maire, ./'1/1 /'1/fJ/lI1I'll/' (Ii' l'!lUS il1jiil'll/c/' (1 lU' M. "(,I/a/If 1/ 111/1 (/ whi ù lu ji'un/Il'!'!! lil /'isl/1' tl//:r/I('(rf(, t'I iilt! il dJ/"II/I'i: "(Jull)l/' SI' l'l'Iii Ire ,[(1//8 ('utl'C CO/llllllllle où il (1Il/'!1 son i/!llIIicifi' 1'11(' • n" .... • l'si parti alljol!I'!l'llIIi (l'ici lill/III (Ill jJ(/SSl'jw/'/ Stllliloil'i'_ , le .. 189 .. Le directeur du poste sanitaire, &1'1 &UXi - 54- 30 août 1892. TÉLÉGRA~nrF. dn ministre de l'intéTieur au ministre des frayaux puhlics: supprc"ion de trains d" plaisir pour le lIa, rc el Rouen. Le eomit6 de direction ,les services d'hygièn" est d"nis d'inlerdire absolu- ment, jusrju'ù nouyel ordre, tout 1 rain de plaisir il dcstillation du Ha HO et de Houcn. Je partage celte opinion, l'n Intill de plaisir pOlir le lIanc ,,,t al1icllé pour dimanche proclwill, Yous jugerez salls doule il [lI'''I'OS d'iulcn'cnir all- l'rôs de la compagnie de l'Ouest l'OUI' l'cllll'èchcr, .Tc 'OLIS serai rccollIlaissaut de me raire wUllaÎlre' le 1'1118 tot po"ihle ,otre déci,iou. 31 août 1892. TÉLÉGRAMlIE du préfet de la Seine-Inférieure au ministre de l'iutérienr: suppression dn train de plaisir du Havre. La compagnie des chemins de fer de l'Ouest vient de m'informer ,[u'cllc supprime les trains de plaisir, t'lut au départ CIu'à destination du IIauc, 31 août 1892, LETTRE du l1îlllistre du commerce et de lïlldllstrie (DireL'lioli p-{'n,"rale des postes ct lélégraphes). -Franchise postale des earles d'a\ is sallitaires adressées aux ·lnaires. l\{ONSIEI'R I,E MIKISTRE et cher collègue, cn réponse 11 yotre demande, j'ai l'hon- nenr de vous informer CIue des instruclions sont adress:',es ce soir mème dans le service dl's postes ponr assurer la circulation en franchise des carLl's-a, is 'JIW les agents des postes sanilaires institués ou il institucr S'II' le littoral et SUI' la 1'1'011- tière, ainsi que les agents du service smIilaire lnarililllo Jans tous les purts, auront ù expédier aux maires dans toule la [V'publique, pour les prù,enir de l'arriréo, dans [CUl' COll1mllnl', des l'ersounes apnt subi la ,isit.e rn,;dicalo iL le tir cntrl)C ell }1"'rallCl'. Agréez, ~Itilbil'Ln' 10 llIinistre et cl",r collè'glll', cIL', Pour le milli!:'<tre du COIIlIllCrCt' el de l'inùn:-;Iriü: 1" "i,'c<'l"/II' :/,'/1/'/'111 ",.5 l'OS les d (,'li<]/'I'1'/"'5. Il, S":LlI:s, l el ' septembre 1802, DÜ:RET rendu Cil Cun",il d'Jtlat (1). - OLl,,'rtIlCU d',," crédit s"l'l'I,;ml'Ilbirc de 300,000 francs, LE PnÉSIDENT DE I~A H.l~PUnL!(.2CE FH.t\:\Ç.USE, Sur le rapport du ministrc cie l'inté'rienr, (1) Décret puhtié au Journal nJJic;el, ÙU 2 septembre 1~V2, a a •• saW6.J!îM#it Zia ;\,' \ n la loi .ln 1'1 déccrnhrc 18i!1 SIII' le5 crédits ""rrl,\mcntuirc, ct exlraorrli- l][lire..; Ù ollyrir, par c1écrol. pPlHlall! la pl'ol'op:atioll dps ChaI1l11I'cs: \C n la loi ,III 2(i jellnier I:-I!)'L pur!,,,,t {i,,,tiou du 11Ilcl~'d de l'exercice 1I'!I'~, ct lIULlill!ncnl rarti,'w '1 '1 ct. l'd;lt L :v "nii('xP 1 COllccrllHllt le.;; crédib il ollyrir par di~'(TCl, Cil ('oui'()J'1l1il(', dl' la lili dll J'i d,"(_'elllbr(' 10~0 ~ De ra\ lS .Ill cun:--ell d,-,:-, lllÎUj..,tt'(':-': Ln cUIN'il ,l'État entclldu ; DÉcnt;}'E: \IlTTCLC l'IUŒIEI\, - li est ol1\"el'l an IlUdgnt du miui,tè're do lïnth'icur, sur 1" hud2'et ordinaire de \',',or"i('o l'~!1:l. Illl cn\dil suprl"llionlaire ,,<;Jo vaut à la b()nlHJ(~ dn :300.000 fran('", (pli ~cra ill'3('rit an chapitre 50 (Inatéricl ct dépenses di, erses dn sen ic(~ sanitaÎn'). AIn. 2. - Il sora ponr'vn an cd'clit snpplémcntaire ci-dessus au :moyen des rC5'ollt'ces gèlll'rales .ln buclf!:cl de l'exercice II'\l·~. _~nT. :~. - Le 1l1inislrc du l'inL{q'icllr ct le 1l1inislrc des J1l1anccs sont charg(~s, chaelln cn Cl' 'l"i le COllc"rllO, de \','xc',euti()!l dll pré,ent décret, 'lui sera inséré ail nul/d;n des lois el p"hlio ail JOllrllol o.!J,,'id. Fuit :l FOlllaiIH'blcLlIl, le ] ,'1' s('plcndll'c 1 K~)'L Par Il' Pl,("~idellt. dl' Ja H("pll\llitjlle ; /(' l)/'IJsirlt'lIl d'l 1"lll:'wil, minis!r/' de l'illl(:I'lL'l/I', j~.\llLE I,Oell!·:T. le,' septembre 1892, Cwu L\llU: dll 1I1illisLf(~ du lïlllt"ril'lll' ail\:. pn',j'ds. déct'{,t dl! 'J.D aoù(. (;:\1\\01'. I.e lI/iHis/l'c rfCSJi/WIll'l'S, J1UU\lEtl. \1 i"" "Il applicalioll ,Ill \lo:\: .. au r: LE PRI':F\' r, 1111 dt'creL (\11 dak cil! ~J,D ao,'il 18~)'L p\lbli{~ au ]ournnl aJ- ji l 'ie1 dlL :~ l, d,"I.(\rJlIillC, 1'11 appli('al inll tI(\ la Joi (Ill :~ nwrs J ~'J,'>" les 111('511I'OS SP(~' {'Îales qllt' (,ollijlorti', dall" 1('..; ('ir(,oll~!all('(':-; adlldlc~, la pn"s(,l'\at,Îoll de llolre l,'rriloil'p (,()Iltr<~ lïllljl()l'lal.;olt 1,1 la pl'Opilp,;tI,ioll d(~ l'("pid{'lll;(, c\iol{'l'i(ptn (pli ~(',\it ('II Elll'Op". (:(''; ll\('SIII'('S ~()td ,lllit!()!-!'\w..; ;1 (Tlks (iiii (Illl {',V, ("didl'('''' ('11 1 ~n() ù l'occasiol1 di' \,{lpid("llIi(' dï~:-:.pag'lli' (II ijlli 011\ 1'/111""'; ,\ ('Ill pt l (' 1 1('1' la p('w"lralioll dn n(~all. EII('~ C()II~i",l(,llt dall~ IH ~lIn(';lIallt'(' Il](''d;(,(\]i' .!('S \o,\ag('llr:-:. \('Ilant des p()ints (,()ld;lJllil]("~. dan...; la d/'''';lll'l'd;Oll di:" hap'a~'\'" "'1 1 sp('ct,,,,, dall:'" lïllll'rdictioll d'illl- jlorLd;oll ('ll Fl'atH'I' (1;-" drill .. ~ i'I ('ll;tr()!1~ . .1 .. -; nhjC'l:-:. d(~ Illl'ri('. d('~ fruils cl k'~'lIllli'-; j)()lls:-:.atlL dall" !(' ~()I l't, ;1 Ili\(',lIl d1l :-;01 ('1 dall:-- la d<"clarat.ion rendllo ohlip."al,oire dp l()llS les i'a~ dc~ J1wladi(' :-:,uSjH'cte :-;nl' lill point (pwlcolHplo du 1.(,1'l'i- toin' , EII cn (lut ('OllC('l'1W la ~lll"d,ill!ll]('(' dc',,; YO,\<lgt'IU:-='. d{'~ po~lC's sUllilaircs sont. ("IHhli~ SHI' I(\s \()i(,...; ft,I'I'('\("'; Ir<l\t'I':-:(\I11 h l'rollli:'.rc .Ill I10rd (,t de l'l'st d(~ la Frall("'. d" flllllkerqlJ(' Ù I)"I!", 1.", I",p"p"" ('lIlIli'II:lIIt. d", ohjC'ls ''''''''l'lihk, ,le, tr,\llspnrl(11' 1(' F(ll'lIlt' dt' la lllalildi(' " :1('r()1IL t!{,:-illl'('('h',s; !('S pC'l'SOlllI0S ~~ Sf'l'ont ('\iUlllllt',('S ~ ccll(\:-; (lui ,,('ralt\IlL IrolJ\{'C':-:' l1li1ladt':-i scraicut i~oll-cS eL SOiglj(~CS; CI,IIL's qllt scraicill .i11ë"("C:-:' :;lIspc'cl(,,'~ ~('r()lll .i~()!(:'t'~ (;l ()1)~,_\l'\(:'L'':l; L'l'1lL'~ (pli ~L'rolll , ••• ___ .. ___ .... ___ IIIIII __ IIII!IIIII/IIIIIIII_lIIII_~~. ____ IIIIIII!III .. _IIII_.IIII;Zllié'!l'1:iiliiJ 4\.&.WX ...... _ a. z - 36 reconnues sainos rOCOHont un passeport sanitaire sur Icr[uel sera indiquée la communo dans Iacl'lClIe clics doi,ont se rendre; le maire de cette C0Il1ll1U11C H'ra a,isé par carte l'Dotale rie leur arril('c. Les Inêlncs llleSllr<'s scront appliq1H"c-,; dalls IOlls les ports du litloraJ lliaritillle any persollnes ('/ ohjets proH'llalll rie 1\,,--ie. ,L\lIcllla~'lIc (In .le llelgi(jlle . . 1\ ICllr arri\{~e il drslilla!joll, /('s ,().nlg('nr,~ seroilt leillis, dalls !lU dMai du 2i hCLIres, du pl'("~(,IlI('r Ol! dû J'ai!'(, pr(',"'('IlI('l' 11'tll' llils~('port an Inaire de la ('()1I1- 11111 ne : colto prescription peut èl,re illlrTpr{'I{'p Pli cc Sf'lIS qll'clle:-o feront cOllnai- tre par nn nlo~~(,lL quelconque an Illaire leur 1ll'ri u',t', Le l!lairt' <assurera pl'l1- riant Ull rlélai d'all llloillS cinq .inllrs .le l't·taf ""litaire d!'s l'cr'')I111cs (JlIi lui seront aill~i sigllaU~l's: lC5 ,i-;it.rs pUlIrr(l!IL tdre f,lilcs par llll Hd·decill~ par 1111 agent. de l'adrllinistration on par I(,s soills de la g('lldantlcril': la ,i~it(' dn llll't!ccin sera ohligatoir<; dans tons les cas nil l'l,ta 1 de santé> (lu Y(),~-a;.r(,llr paraitrait SllSpCCt., Tont Yoyag:(ll1r s'arrp{ant dans lUlU COlllllllll1C autro (lllC cclle (!ll'il a d{'sjgn{'e il la frontj(\rc 011 se rendant dalls 11118 JlOlI't'!lC conlnHllll' ayallt l'('ypiration du ,IPlai de cinq jours est tunn .le faire la lI1èllle déclarai ion any maires de cps communes el de suhir les ,i,iles prescrites. Il est enjoint en outre il toulc personlln logeant lUI ou l'lusiclirs 'o~ agcurs cnte{" en Frallce dans les conditions inrli,I'"'·cs ci-desSilS d'en faire d0s l'arri,6c dû ceux-ci la dé'daration an 111aire de ]a COlnllllllle. Enfin, l'article tJ impose la déclaratioll rlam les :d hellrc" il la lIlairip. de Lout cas snsl'cd rI'èlrc llIl cas rie cho]{'ra: cette d{'cl~ration ("t ohligatoire pour les m6r1"cins, l,,, ('hef, de falllille, 1"5 1,,'rSOlllll" 'I"i sOiF!""!llt 011 log'!'"1 Il' lIlalade. JI Ile Yons ('('happera pas flll(, ('('Ue ohligatioll {'"t g('I]("l'ak. d, ab~()IIl{, pt ~'ap plj({llC allX JJahi/.allt~ ~{·d(,lItair('!-' all~~i bie!l qtl'all\ ,uyap'('III':-i, La stricte applicatioll de ('('S pr('~crjpli()ll~ P(11'1I1f'lLl'a H11'\ adlllLllisll'ations 1I11111i- cipalcs all~si bien (lll"Ù la ,ùLru d't.'·tf(\ l'(lllsci?II(',CS (F,~ l',lppal'itioll d'llil prl'Illiel' cas do choU'ra, el. par ('O'ls('(I'lf'IlL cie pn"1(1r(' illlllH:'c1ialf'lI}(\lll les JlI(':-;lIJ'('S dïsn- I"ment ct du dt'sinfect;oll 'I"i mllt rf'(,ollllilalld'·ps l'al' lu Cmll;I" cOIISllIt"lif (l'],)~frii·"c pnhli'l'I" ri" Frall('C l'l '[ui Ollt l'0llr bllt d"'"ljlècJlI'r la propagalioll rlc la maladil'. Je nt~ dOlltc pas que les I1wir('s pL !f'S 11I{·d('CLIlS 11 'apportell! dalls l'ac(,Olnpli.'is('- H1Cllt de la ["cil(' lJlli Iplll' illl'Ollll)(· la ph" gralldl' ,ic:·iLlIlI·". Il 10liS al'parti!'lIt. MUllsi"lIr le 1'1'(/'",. de 11'111' ('11 l'a;re (,," 11 1""11<1 rr' l'illl!'orlallc,'. d" 1",,1' nIJI["'ll'r fI"'au poillt de \IIC' ~aJljlail'(, {,olde.-; I(,s C'()llIlIllllle .... ~()Ill ~I)!idnir(':-; lc'., 11l1e., des antres el de tcnir la lliain ù en (fil 'il JIU ~c prlldlJÎ"(' darI.'" ,\lI('IIIIP dl' dt',raillall(,(, III li pOIllTail <'-trI' l'r .... jlllliciahlc ù to"tc,.j\OIl "'lllcIII"1I1, l,·, l'OIILr''''·II'"lb.I[,,d, 'I"'il, :-;nLPJlt, (,ll(~flllrrai('lIt HIW pT~n(' 1'('~J1()I,~al)ili[c',: ils ".:11\po.c;erai(11IL Hl!'- :-;/'\(IJ'(IS 1)(~llaliU's dl' !a loi dll :~ Il la l' .... ,t-:·J.'L L'arlicle> Il d" d,"ITI'l dll 1, aoù! 1 t'!)'l 1'01'1" 'I"" CI' .1 {'C rI'! . aillsi '1"1' 1" loi dTl 3 ln ars It-b~J" s(,l'olll }Hlhlit'·s ct aflirJu"s dalls {ollll'.'" I('s ('Ollllllllll('S dtl t.1'lTiloir<' cie la Hép"bli,l'w, CcLLI' puhlicatioll ('st illdi'I'I'II'"lJll' p"ur '[11(' !C, di'llmiti"!lS p{'lla],'S dl' [a loi [llliss",,1, èt.r,· "l'l'li'lld·l's. Ali" d'y "disraire.ll's d"I1\ l''d,,s d,,"L il s'agit out {'16 tHS('·!'('·" ('Il lète .Ill J1I1LIlt',l'O du .!()(lf'I/(({ r)/ji('ic/~ /'dil;OII des ('()11I- llIIlIlCS, <pti pst disll'ihw', :llljolll'dïl1li. LI':'; COIlIIlItIl](,~; !I!)jJ cll('fs-li{\I1\ dl' t'(I]I!(l1l n!t'c\rollt ('Olllll1t! d'Jnl)jt.lldepar la PO::i!t'l't'\('llIpLlir(! I(lIi I('ll!' f> . ..;ln',.-;('I"{', PUlIr les alltres (,OflunlllH.'S. cllC'fs-lif'll"\: dt, (!{'IHlrtvll](\lli _ d'arl"()lIdi~."i('lIlt\IJt ('1, .1(' C(lIIIII11. l'adlflilli:-;Iratioll du Journal o./iir:icl 'UII"i adl'('~~(,l"a dil'('('tt'II]('llt 1111 lJalt!)! ('Oll\!-- llalll}ps r-.v'llll'bire.'i de Ja llll'lIll' t'-dilioll ù(\ . ..;lil]("s h (~I.I'(, rt'\parl.i~ ent.re les COIII- mlllH'S l'l'OportioIlJl(·II('lll('llt ~11 clli/l';'" de la JlIljllllalioll. ]'111., 11111' III"j",."tioll pCr11l0Llallt de parer aux errellrs d·ü.l.l'édilioll fl"i 10US sl:J'aieuL sit;'lIüh~l's l'al' les Inurrcs. VUltS ,olUlr('z Ilic'II, "\Ioll~i(,llr 1(' prM'('I. I.nlll';lllcttre d'llrt!('IlCP nu'{ }Jl{lirl'~ ill- I/,It,,;,,(',,, 1(' . ., C'\PlIlp];lil'(':' Cl{I'iIo.; :t1lj'(1IJ\, ;'1 !;Iirc alli{'ll('l' f'! 'O!lS ao,,;:-;lil'('r. par c!es d{'cbralioll'" .... i:~;\l(',(, .. , qlll' ('P! :dlidlitl-!'(' il ("1/' ('!1('dll(". Jc' '(lll~ "('l,Ii oh!ip'/' d(, Ill':\('C'!I:-'('I' !'c"('('ldjoll de Iii !l1'(",..,l'jl!(' c;)'('I1I<1[r(' C't dc' U}(~ [('Ilir ilil'ql'llll"' illllll("'dial(,ItH'ili de' toul ill('idPIIl sallilain' qlli ,i('I)(lrail ù '-n pro- dllii'(' c1:III" ,(111'(' dC',!,'I! [('1111'111" r.",,·\('1, \lulI"[ III' 1[· 1'1'1'·1"'1, 1'[[', 1'01 r Je pl'(~~irlelll tllI conseil, lHini~tr(~ di' lïnlt~rielll' . fe tli,'cdtlll' !It {'uss;sfrl/!f'C 1'1 tif' l'hygit''fiC /lIIMi(jllCS, .11 L\ III \l"\"il, l'['septembre 1892, AIWèT':; dn l'rd'el [1" dl/"ll'/cllleilt ,1" lTelll'll:e-l'i-l/lIse!lc, - ()1',:'"li"lliull des ltl('."'IIJ'('S ~llr Jc.~ C(lll;un. LE PnI:,FI', l' du d"'j'arL<'Il"'lil de \1[·lIrll"'-I'l.:\[mdl,', Yu J(' c!{>c']'('l dll 'J.!) aot'tl IN!)')" lll'('.''icri,allt. Ù l'(\tard dl'''' 1)('1':-;01111(':-; qui ('nll'clit ('li FratH'(' Jlar 1(':-\ froldii'rf':' clll tlOl'd f'I de' 1'(':-.1 dÎ,('I'~(',"; Il]{' .. un':, s:lllitain's fc'IHlalll Ù d{,j'I'ildre l)()ll'e 1('ITÎ!oil'c' .'oldr(' la 11I'{)Jl;J~',dj()11 d(' 1'/'l'idc"Lllic' dl' d)()Ir"ra qui SI'" il :'111' 111)(' partie dl' l'ElII'IlPi'; C:IIJ:--idl"'rallllillf' ~i dl''; Il]('0,,;11]'(':' :'JlI"('Î,tl(, .. ilill ("1("' Jlri:'I'" Ù l'("'~,lrd c!(,:-; ,().,ag"(,llr~ ~(' l'f'tHLlIlI ('II 1"rall('(' par !:I ,oil' dl' Il'1'1'(' (1'0111(':-- ('l, ("ll('lllill~ de' 1'('1' l, il illIJl()rtc' ("P..!l/IIII('ld dl' ~'a,"''''JlJ'(T de' l'dal. de' >""Id(" c11's ]l('r>"cHIIJ('''; qlli c'lllr('lIl ~llr 11 0 l,J'(' 1('1'1'1- l."ir" I[ar la YI[i[· d','all. SIII' 1[· ';;II"rI d" la \ L(('(, " '''ll\I,i" l'lIa ~I,,,,·II[' ,'a"illis!'!'; \ 1'1'[\1,' : \wrIcLE 1)IU;:\lTl~H. -- .I(b~[lI';'1 CI' (l'l'il l'Il ~{)il ;11111'/'11]('111 OrdOll1\(". 11':-' Ilale(\u\: ,·"Ira,,[ "Il Fra,,,'[' 1'''1' la ~I[),,,·II[· "'"Iali,,'·,· l'i 1" ,"<,,,al d" I;,\lal'l'" ail Hilill d.'\('()ll! /'(':'11'1' ('lL O]J.";('J'"d:()11 ;111 pori d:)\I:lIIÎI'J' !lt'lldaltlqlla1'all!t'-llllil, lll'I/I'('S ail IllillillHlllL pOlir IH"lïll<'ltl'(' il ]"i]dlllill:,,!raiioll dt' ~(' 1'('1 !CI l'c' ("()Illp!t' .1(' 1'{'I<1t d(' :';,Ild(" de,., P(II'~Olllj(':, qlli "",' 11'<111'('111. -\ nT. ',.!" 1" ('()II"I;!I,t!Înll Îlldi 1 jll("(' ;\ l'arlicll' p~'c"('("'d(\lll.. ~Î, dl' 1'('1 ('\;lllt('11 ''''iHIIIlI,tÎI'C', ii 1'/'.,,[dl(' (III'III~(' 011 Idll:'Î('!lr:-. p('r";()IIIII''; dtl ""!4'<l1I 1)('11'('111 ('!r(' ('()II"idl''!'i''t':-i ('(IIIII~!I' .-'11"1)('('11':', il :--'Til L!it. ilJlJlI'1 ,Ill H](",d!Till ]1' p!lI~ rdJlpII)('llt' l (l'li cl('Tidl'l'<l ~Î 1" IIli .... (, C'll oll,-('n;i!;oll doil ("11'\' PI'OI(III;.!·(·'(' ,III dl'Iù du !<'Illjl:' li\!', Ù l'ill'I;('[(, pI'('mi('J', \1\'1'. d. !.(' ..;('nil'i' cll' Iii tl:l,i!-!,Ilioll 'l'illl'r;l il {'l' iJiH' Il'''; Il,t!I''I!]\. IH' l'r,ltl- chi:-;s('111 l't'Tlll;';(' qui "mil I{, pori dllll,llli('I' qllC' :--111' Li prc"""('II!,dioll d'lllI !llll!t'Iill .... i,!.:,(II', par 1(, cl\({ dil pi)~.di' ll()II,lllii"r 1'1 ('Oll."jahlll f/lll' JI' !m\!o<lll (l ITlIlpli I('~ fUlïllalil('" \()ltllH'''" Il \(,jlli'!'i] ;111"";[ Ù ''(' (Illf' It,:; Ililk,lfl\ ill' :-,';1\(111(,('111 ('11.1('1:,\ d[· 1" f"[IIlli,'·J'[· '1"',"ila,,1 '1"ïl " a",'i' d,· la l'lac,' di'I[",,",I[· !""1!' 1 .. , j'ail'" ,Ia- liolltH'I' ,Ill !l0"'!t' d'O""(T\.tlioll. \i:T. ',. \i" lïlt~~("lli('I!I' l'J! dll'I'dll ~('1'\]("C' <~(' la l]fl~it!';di()ll ('l :'i' . ...; :-111)or- d()1f 1 li',.." \1. 1(, dtrl'('II'llf de .... c!OU:lIH'S l't :-il':' (l,~( Id.'-. 1(, ... ('1'\ irt' dl' Iii ~1'Il(LtlïlJ('ri(', ~J \1, Je:; IllilÎr('" d I{':-; f..:ïlrcl('s rlI<II11jH"!n',- '-0111, ('II"!'?I'\ . ..,, c1t,iCllll ('Il CI' qtlÎ le ('(lIL- C I 'I'II(', d'a~"(Il'('1' ïl'\c"('uti!HI dl! !Ir(".";!'111 ;11'1'(\1/,. \;1111'," l" l" "'1<1,',,""'(' 1 KU'!, -;. ' , ,-, l.EllLLt.:\. j$ usa -- J8 -- 2 septembre 1892, CmClT.\mE 'l'ELEGH.\l'lIIQI-I-: dn Ininislrr do lïlll/TÎellr an\ din'ctcurs dp la ~ant{~ .ln littoral. \pplicatioll du tU'cret dll 2n ,aoùt an ~C'n.il'n :-;auilaire IIlari 1 Lille. Le cl,'cr,,1 dn '1!1 ao,'<I, l'ullli,' nll .TOII"""/ (~!Jl"iel cl" :lI, prescrit ù l','s'ard des \o,lageurs pt d"s ohi,'ls "Is('el'lih],'s 1""I\"llaI1l des ]1<1,\"5 01\ rc"f"III' ]" chuU'ra ']"5 "lC'SUft'S cl" slIn"illallc,' "'III],la],],', il c"I]"s '[lIi Ollt d" apl'liqllC""s "ll II'!)() ]"rs cl" r"'pidhllW ,1'I·:,['al-''IlC', \"'lIill"z 1(lIIS r"porler all [,'xil' d" c,' d"cr,'1. ct d'lIlIlC'r les ilt",trucl,i()ll~ 1H~){'('~sail'('s pOlir quïl ~()it lilis illllll{'diat.(~Il)('llt ù C\J'{'uli()ll dalh (011-; les jlnrls .1(' \otrc rLn·(llISCripLioll. y(lUS l'PCC\ J'(';/, ('Il HI(\nll~ lenljls (}lle le JH\~S(,llL t/·lt>grall1ll1(' nu pW[ll(lL d(~ l'orn1lLles (k passeporls cL cartl'S-U\LS :-;aui- taires à réparlir l'lIlre les as'euls dll senicl' dans ces IH,rls. 3 septembre 1892, "mCU,Ill\'" cl" ll1illistr~ cl" lïut/'ri!'nl' ail, prNeI'. - Emploi des appareil, il c1i'sillft'cl.ion (Pl\\\,'S, pnllfrisail'Ilrs cl tr"llllwllrsl, '[OXSl];' Il LE t'm;FET, l',''pidélliie cho]'-'ri,!,,,' (['Ii ,''\isle ",r '1"d'lllt'S poillts donLle Ull caraclt!re 11'nrgt l lu'{' ù la ('J'("alioll pr<~H'lIliH~ 11(' 1l1(),\CIl~ d(' dt:'sillfcc!,ioll. Il s('rait désirah]" qll" 10lll,'s I"s \ i]ks rI'UII" ,'('rlaill" illiporlallc,' po>s,"c1asSl'1I1 lIlle éL1nc il d{:~iLlfl'cti()lt li\(· pOlnallt servir ;\ la rois ù I('lll' Il\\pil,al ('1. ail Pllillie, t'l l[',e clca'[II" d,"part"II"'1I1 puss'-'cl"l. lIlI" "'1'1\" ]ocoillol,ilc pClU""I!. Un' Irans- port<"{~ dalls 1111(' COIIIIll!IIH' (I!'I {·t'Ialt'I'ail 1I1](' Illaladj(\ (·'pidl'·llIÎ(l!1(\· L(, ,inry dt, la ('Ia~se Gr.&- h l'('\.p()~it.i()11 lLlli'('l':--t'lI(!dc 1~(-\!) a cOII~I:t!{~ {l'le' 1(·,-, /'j,IL\('S Ù \ap(~llr Jlll- 11lide ~Oll~ pn'ssioll Pl'{SPlI\,('lIt d(·:-; g,ll'llllli('s (·olllpl('.Ii':-- p()ur la de..;Lrtlctioll t!t'S gC'l'lnes 1I11isihl{·s. Ct'pi'lltlallt, lH'<lul'otlp de d("JlarL('lllf'lIt~ cl dC' ,ill{'~ Ile fiOlll pac-; encore IllUllis dl' l:U JlILllillllll1l d'outillage sanitaire. Le pris rt'lati\('IlH'llt (',1.·,(') ,le ces appareils ,'n fi l,,,l s(jull'Ill "jollruor 1,,"1' ac,!uisiliull, Cc l'ri, ,'st Ull obs- tacle "bsulu POlif I"s pdill's CUffi\lIIUIl!S d l'0llf ]le<lllCUU[' d'{,["blis"'\lIl'IlLs chari- Labies. L'adnllnislralÎoll :-.\'st pn!()l'(,lIp(~c de cel lncol1\('lll('nl, cL :-'111' sa delllllndc. la maison Gellest", Hl'rscher d Cce il recherc]I" les mO,Il"" ,1" cre'l'r cles ''l'parc'ils il désinfeder cl'lllI prix lllodi,l"l', .le dillleusiuus rédllites el. d'Illl maniement facile. Le p['ob],'.lIlo ,il'lll. d'être )'(~SUIIl, ct les appareils lIUll\"eaux, 'l'Ii ont re':I( r"l'pro- baliu" cIu CUlIIil,', de di""ctioll de lï'}Sii'llu puhli,l'll', para'''')Ill "pp"]",s il rellclrc de ~Tallcls .... Pl'yÎcu:-;. surtout (laI!"" le..., COlnllllllle~ 1'lIraks où de..;, lualadi('''i cunta- f"ic,,,os, CO!IlIllC l'al' c\clIIpl" la liùnu L\ pllUïdl', fUlIl ,Ic" "ppariliolls !,ôriudi'l""" C(~S appareil~, dil~ !l'cmin'llI's, :-;ollL dt, (lell\ l:11l'~. L'llll, dOJlt ]a CUIllCUitIlC(' ü...,L d'enyirOlllll1 (icr~ rie l1H'.lre culJC, ('I)l'tt.~ .~)(Jo fralll':-'; l'alltre. d'ulle capatiL(: d'lI11 qlLart du lllL'trc~ cllbe !:ll\il'Ull. cDùk :)ü() fl'fluc"i. Le .... Pllh(·'l'i~;.tl('III'~ (l'li ~('l'\t'Ill il d('~illft'ctcr 1(,s ~urraccs plallc~ cnnllllC le~ lnllr~! I('~ t!l'OS nH'lIbll'~, ct géIIPl'alellH~lll les objuts ll"i Il(' l'cm C'1I1 ,\lre J'lac,'s .:lalb l'appareil, l'OI\l<'IIt. ,duu lCllr grall- .leur, 2'lJ ou i~()o frallcs, L'appareil .le 300 frallc,s ,,1 le puhéri,alellr .le "2~' J'nwcs serollt slifIisallh pour jes pdilc:-; l'Onlnnllll'~. ])U l'esL(', pOlir celte al'(j1li~iti()ll, plusieurs COlnlnUIU:~ poul'rai~'ld. !-.n ~'ylldi(plcr. D'autl'(~ part, l(,s p('lih hùpi- laux deHaicnl. plre mllnis 6Fa]emelll d,'s .:lellx nl'parl'ils !'l I"s 'Tèc!ICS d"Haiollt l'ètre ClI tous cas de l'apparl'il à d,;sillfccleL Aillsi ponrrait'Ill il l'un de frais être ré,di50s t]e sérieux prog"ù' dam la l'ru!,],) laùc cie, lllaiadies lrausmi"ibll's. 2 as ,4C a agas 4 Yon, ,01l(]rez hirn ",arni,wr (1'1rll"5 ,,,rai"nl 1", communes ct les institutions d" \"olre d(~·part.etn(,llt qui, :\ l'11i:-;(I/] de· I(,lll'~ r('~S()lln'e:-; (" dt; leur situatioll ~alJi lai('('. p~II11Tai(,I]L (\11'(' illV11/'(''''paI'Y()11:-;;t ',t' IllIIIIÎr d(, ('(' .... Îllsll'tll11(,IlI:-:. dl! dpr('ll:-ip. CP lit' ~('raÎI pas ~1'1I1('nH'JlL {III(' jllï::-;I'J'\illioll 1I1i1,' p()ur le clloléra, InaÎ," au:-.~i. J" Il' n:t)(\lc. ('(jlll!'(' !Oll!I':-' l(,~ /'pid(~lllj(' .. ]()(',dl':-;. H.I'('v\ ('J. • .\1()ll:-ij('lIl' 1(' pJ'(}f'I'\. l'k. PUll!' le pr!~"idt'nl dll ('olls{,il. llIinic-lrr de lïnléri"lll': II' di,'('('ft,u' dl' ['(/,"isisl(flll'C cf rit' l'llyg i(",1/' /11(1)[iïIlC"':. Il,,,,\1\1,,,01'' 4 septembre 1892. ClItCl"LAIRE TÉLÉGR.iPHIQrE .Ill Inilli~lr(' du l'iut(;rlcnf aux directeurs de la ~aJlté dn littoral. - Seni('" sallilairc marilillle: délinanCl' cl ,isa rie patenll's cl" sauté dans les ports fralJ(;ais. La d{:']ivrall{,(~ el le ,j:-;a d('", pal('tllt'~ tlt' f'i111lé :-;Ullt dt~rlat'("" ohlj!.!:alojn'~ ('II Frall"(, l''''I!' IOH' ],., kHim"lIh proY"lIaIlL d,· l'mis l'ralll;ai,, La i",I""'" d ]" YJ''' ~c'l't)lll t·\ir;ihlcs pOlir LII!-l .... Ic~ lJa\in'~ parli:-; po'-l/:rÎcut'clllC'ltt iLII 5 S('pklHbrc. 5 septembre 1892, .\Oï'E .111 dir{'r!('lIl' de l'a~si..;l,lIlll'1J t'I dt, ['II,\f!'Î('.llt' jllddiqlH'" ail dirü('!eltr dt' la ~Ùl'('L(~ gt"ul''l'al{'. - .\){';"lIres à. prendre il r(,t-!.'ilrd dc~ t"mi,!2Tald:-. tra\ur:-;alll la Frallce }lOlll' ... ·C'lllJHlrqllcr. Les Illt'SIIl'('S aclllC'lkllll'l Il 1'l'i6('S pa!' diOën'lll:-:: p",\ S t"tril tl~'('rs, llolmnlllülll pn r It'~ É{{lI:-;-LlIi .. , il r("~'ard dC'~ Il,l\Îrc,,,; a\<tlll Ù bord d(':-. /~nliFrallls ont poar 1'(:s111- lat. (10 faire slIspelldre lenr elnhurqll(,llIt'IIL pal' les cUlnpagnic:-i InarÎliul('s ('l d'ohli~',,1' l'clics-ci i, les r"l'alri,·('. AIIIl d'(',ilor cc lllUdc dt, 11I'UCt"r!/,1' tpli pt'Il! l'n":-:C'lltcr dp cJ'l'iüll\ illCUllY('lliellfs pOUl' /a ,""v· [luhli,[nr', ~I. /e "i('(·cl,·,,,' dl' l',,,,istallcc l'l d" rhyg'ii'"e 1',,"li,]ues :-;('rall I]'(~>.; oL1ipJ' ;1 \1. k dil'edl'lll' de la >';l'llTL('" P'("tl/'ral(~ d~, \ollloir hi(~ll c!()1I11Cr tl'nq.,!'('IICl' de ... ()rdr('s ;Ul\: l'Olllllli~:îaÎL'(,:-i "péciall\ P()1l1' {l"(' dan'" IOlllu:-; le..; Fan!..; ~lle('l'(ihle", dt, l'Ixu\()ir dl'''' 1"1l11;..!T<lIlI:-; CI''';' f()II('liollll(lin'~ ~'''iI:-i''''ll['('lll, ;\\<1111 de I(,s altlori~nl';l Il'(lyer..;el' la Frall('('. !Ille lellr' ('lltllartjllOIIH'rtl plllllTi.I avoir liell d(':-.Ieltr arri\(''t'au puri. I,c d;l'l'd('w' '/1' 1'II,.;"i8!11//1'1' 1'1 ,Il' /'/!r(lii'l/c l'Ii/di'jlu's, Ih"" ~I()\ol>, 5 septembre 1892. 1..1':'1''1'1\10: ;III InÎlli"ll'i' dt''';' t.l'él\allX puhlie:-;. -- SIll'\()illaIH'(' 111("dil'<llo (1(':-, \O,\:Jp.'cur:-i :-;11L' le:;; cllclllin.o.; de J'ur. - 60- Journal ofJlciel du 31, a déterminé, en application de la loi du 3 mars I8~2, les mcsures spéciales (l'lO comporte, dans les circonstances actuelles, la préservation do not,'e territoire contre l'importatioll f'l la propagation de répidé,nic choléri- que (jui sé,it en Europe, Ces m"smc s , analogttes il celles qui ont été éùictécs cn J800, à l'occasion du choléra ,l'Esp";:"" ct ,[ui out réussi i, cillpêcl,cr la p('nétratioll du fié'au, consis- enl nolamment dalls la Sl1n cillaltcc mi,dieale des ,oyagclIl" yenalÜ des points contamill('s et dalls la dé'sinl'edion de l,'urs IJ<,?ag"s, Des postes sanitaires sont étahlis snr les yoies ferr('C's traversaut la frontii'ro dll nord cl de l'est d" la FraIlcc', depuis Dltnkenjlt(\ jusqu'" Delle, Les hagages conteuanl des ohjots snscr;ptiblcs de transl'0rkr le gormc de la maladie ~- saut u{'- .<o:infecl(.s; Jes pcr~OlllWS y fo;onl ('xarninrcs; celles (l'Li sont trou~ {cs 111uladcs sont. i:-:oli!CS et ob:,en é<,s: ccllcs (lui S()ut rCCOI1HUeS sain8s reç'oi yont Ull [W8Sf'- port sanitaire s,n' k,!"el esl illlli'Ju{'e la eOmlll1ln(' daus ]acjuclle elles doiy('tlt sc l't'ndre; le maire de celle COtll lYlll tiC esl l'r''H'nll dc leur arriy6e par carle poslale, Les mèmr;s llWSlI]'('S sont apl'Ii'l"(.cs dans t011S les l'mts du lill()ral maritime aux l'ersomlcs cl o]Jjel, proyc1l3111 cie Bussie, d'Allemagtle, de Belg"irJtlc, du porI du Hanc. A !cm arri,éc " destinalion, les yoyageurs sont tenus, dans un délai de 2!~ heures, de pr,;scnlr;r ou de faire pré,st'ntcr lellr passeport au maire de cette cam· mune: celle prc'scription pcut être iutcrpn;té'c ('n ce scns '[lI'elles feront connaître )laI' un LOO)'('II {l'wlcOlJ(luO IOlIr arrivée. Le nwire s'assurL'ra pendant 1Ll1 d{dai c1'au moitiS ein,[ jOllr,; de l'ôtat sauitair" des personnes 'lui lui allroul étl' ainsi siFIJa!<"cs. 'rout ,o,,-agcllr s'arrt'Lalll dans ulle ('omlllllllC alltre (lllD celll' (lU'il a d(·\sj1!ll{'·(~ Ù la frontii're Olt sc' rendanl clans ttne ttOll\ elle commune avaut l'expiration dll d{,- lal do ciliq j()ur!" est tellu do J'nire la LnèlllC d("claratiolL aux. Inaires de ces COlll- 11111110S ct. de suhir }f'S ,-isites prc"icrilcs. :Vlais il !lent ellcore sc prodllire 10 cas 01'1 1111 yo:,agellr, pris dïwllsposilion pell- dant le trajpt, sr; trouyerait coutrai'it rie s'ani,ter dans tille gare intermédiaire: il importe cjue cc, o.'''geur soit i,ol,': et 'l'le le maire clr; la commune snI' le ter- riloire cie la'j11cllc est sitll';" la statioll mit. i,ltnj{'rliatelllonl aH,rti, ])'atllrc part, ccrtaills \()}agcurs ycnanL de 1'(!Lraugcr l'l. Inulli~ de hillels circu- laires déclart'tlt COllllllC lie" ,i<- dest.inati()n le port d'embartl'wnwnt amplel ils doi\ent sc reudre, mais 5(;journcnt. a,anl d',\- arri,er, daus Ult(' ou dcux Yilles de l,-'rallce plac(~c~ slIr IOIlI' parcol]rs sans ({UO Irnr pri'scncf' puis~e t~tre aillsi si- S'Hulée au nwin'. .I"ai <JuBné des lnsLrllcl iOliS pour <jll'lUIC Incllljoll sPl'ciale apposée ;\ la fronlière sm leur "illèL J1crmellt' de slliYl'e ccs \o,\af.:'curs cl de les sl,rveiller an point de ylte sallilain' jn"jLt'" Ie"r sortie ,II- France, Dans l'tin el l'anlre ca" '\'[onsio'lr Ic lllinistre cl clI"r cull'\glle, le COllcours des agellts dcs cOLnpagnics de ('hemins do fer est lIt"l'cssaire IHlllf aS:-illrer ~t C('5 mesures tOlite l'oilieaei\{, dpsirahle, _-\illsi Cj'H' yolre d6parlcmout a bien youlu le faire cn l ~DO dalLs des circou:->lallces all{tlo~:lJ(,6, je 'OIlS serais reconnaiSEant d'jn- tcrvclIir :lUIH'('.S dc-; dLyerS(''; c()mpn~ni(;s pour <JlIO l'atlention do lours ap-f'nls cL sIH:('ialClllcllt d .. s C!wfs dl' gare :-:iOlt nppelt:,ü sur l(H!I, "()~('l~cllr E-i'arrt'lanL dans unD slalion '1\anl d'''rrin'r 'lU ]loint de d,'sli,wli()I' manllll" sllr SOtt hillct, Si celte l'l'l'- saune est lualadu, le chef d(' gare deYJ'H rjldul'I'(lg(~l' foinr sa prOrCI1<lnCC, llli ue- nwnocr si elle csl 111UIlie d'lin passep(j!'t sanit.aire ct., dans le cas où clIo yiClldrait d'ult endroit cOlltnnlllH!, faire pn:n'llir lllHw"diatenlClll 1(' Inaire de la COlIllllUIW. Si le voyageur est IIl11tti d'IIII billet circulair,' porlanl mention cie son passage ù la frolltii:rc, le cher rie garc dCHa lui dcmullllc,' l'emlroit où il comptc demuurer et cn a,iscr le maire cie la commune; enfin s'assureI', lorsque ceUe personne -(il ,iclHlrn prendrc ln tl'nill pOllr !)()\lI''''lli\}'(''':'il rOllti', qll'(~l1(' (' ... 1 ('n bonne ~alltf~ U!lpéll'('ldc. \ Pari". les illrOl'lllatioll<'; aill~i 1'('('lli'illie..:. dC\l'ollt {![)'P Il'iLllSllli:icS au pn',l'et d" J'oliee, Agn;('/, \fOII .. Îi'llr 1(, Ini;,i ... l!'l· (,1 1']11'1' ('rdli'i.''IH', ('11'. Li' jJI'i:,,,;d('lu' d!! 1'(,'I1,~'(il. lIIillislre (II' lï/ll(:/'icll/'. II Oll1 ' Il' UIÎlli ... ll'I' l'i pal' "l)ll at!io!'i~,diol1' II' (Iil't'del/!' dt' rus:~i.),l[iI('(, cl (/(, l'/I,yvù;nc !JtlU{ÙJllC':-.i, Jlnl\! :\lU\OD. 5 septembre 1892. 1. - Cllntl'l(' 1'0,1" "",ilai!'l' ""111/,['('11" : 1° Le cn/llllli$sai/'c .'ijJ(;('i({l. di/'cdl'ul' du jJoste. Il a:-;:--uru li' fU;Il'iÎOlllH'lill'll! gl'Il{'. ral du P(),<.;tp, l'('~{"(,ldiull d(~ (Ol\!(' .... 1(,,- llH':-<1iH' ... pri'scril0s ('l ndrps-;(' IIll rapport hehdomadairp au milli:--II'(, de lïlll(''J'if'lIr 1 din'cliult dl' l'a..;..;i .... lailt·(' (Il tI(· l'h.'13'1(\IIU l'"illicl'"" 1. Le cOlllmÎ"'..;airf ' :-'p{'('ial ~('r([ a:..;..;Î",t(: dl' ~t·..; ill";I)('clt'llr:-o [Hl\fplf'i..; il l)()nlTa if'lll- l'0rail'('I1H'lli, II' (';j..; (}cJU~illd" d/,I(\~ .. !,lI(·r .... ( . ..; JH)II\·oir:-. . . ~" Le lllt',t1t'rill /,1 :-;(';0; ;litl(,~ <lollt 1(,..; altrilndioll ..... :-ounl d("liuÎ(\..; plll."; loill. ;1" DCILX ~('(T('·tair(''''-rl,dacl('ul';-;, cl1,[I'8"(";-; dl\ la le1lt!!' dl':;; l'es'i...;ll'f's l't df' ln ('011- fl'clioll dl" pa''''l)or!, l'l d"., Idlr,', d',,, i,. Il'' t~ll cltaIlU('Ur-llH"callicif'11 /!r{\po:-.('· ~l 1\',111\('. ,-,il ])('u\.. (lid('~ t!("::;Îllf('c!I'III':-i cltarp.'/\s t!'as:-.Î . ..,tf'l' Ù la ,i ... i!(l d(1 la dOIJ<lllf', <in ],(,(,lIl'illil' (l' lnlu:-,porlt:r 1(· tillf2,e. d'a~:-'llr('l' 1()lIlc~ les opi''l''aliuIl:-; dc dé"iu('('ctioIl au plllrél'i:-al(\ul'. ni! [Ill' iuflnlliôr('. Lr. - _\.. l"al'ri'("(l du traill 1.01l:-i }('.-; yoyag('tll':'; d(,~(,(,lHI(,I!l, St' plac(,llt PIl ordre "H' le '[uai, SOI1, la "'l"Il'illall("" d" S"'lldanno d" pl,mio". Ils di'lilell!' d'lih la ~all(' Je \ isilf' Olt LI ('sI pl'uc6dé Ù ICllr ('\UlllPll Ilu'!dical ('l où il Il'Ilr est df'li\"ré [lll lJil"eport,olli laire. D" lit ils se r"\Hlelll dall' la salle d", donall"s d as;istent il la \ i,ile do lellrs l)al-!"a~·('s. L" Illl"rl,'cili l'ait illllll{'dialelll"111 i",!,')" I"s 1)('r,OIlIl"S donl la',"lll~ lui pm'aiL d"IJi",,,,' ct <il)' a li"l1 l", r"il Irall'I'0d,'r '"l laml"l'I. La (k,~illf('cI;OIl des 1..1<l/2Hrl'''. partÎ{'lI(' 011 totale, cl ('('!I(' d(,."; \\"n!-(ntl~ sc font ('()llfurlll1~llllcllt ntl\ di~p() .... iti()l1'" ('()Illpri..,(\:-, rlalh 1(1~ pnragl'apllt,.-i () el F B. -~ ,il/ri/lutioll,; rlu méllaill. Lt, nH',rlc'cin lin PO;,;14 1 d"yra : 1° -- \ (~ri{i('r ruilant ([IH' po.;~ih!C' dp COllc('rt [nec le dirccl('ur dll pthte la 1'1"0- YCIH\lU'() de:; yo.,atfcurs. 011 lI{' <1(', l'a l'as :-il' coutc'lll.('r de l'assertioll d .. ces der- Il i,'rs ni dl' la prod lIelioll dn IClll'S ilillob. On deBlalldera de., pièces d'idealilu {passeports, lellres, cartos, clc.). --- li2 2" ._ S'a,sllrcr de l'<',l"t de salll<" des Yoyagcnrs ct romellre il CCliX qui parni- tront sains un pa~sûp()rL ~allitairü. ;)u _ !letcllir les slIjets stt:-;pecL~ el Je~ l'U\O,Yt'f ail laz'JfcL. !I.o __ Survcillf't' la dusill[l)clion (l'Ii. pOltr Je" Yoyagclll's l'l'connus satns, Ile portera f[lIe sur le linge ,ale. _\s.surer la d"sillfection dn bagage cornplcl toutes les fois 'l1L'il appartiendra il un suspccl ou '1 un cholériel'"'' 30 _ Donner dc:-, suius aux Ill[lladC'~ dll lazaret. 60 _ Enyoyor ChiHjUe <limanclw matin le rapport hohdomarlaire '1 l"alHlilcur chargé de la slLneillauce sanitaire du réseau. Ce rapport inrli(1'lOra : a). le nomhre de YOy"p'Clll'S "m'fluels ont ét,; déli \Tés des pa5'cporls; iJ). celui des yoyag'Ctmi passant sans passeport et a,cc uno simple carte; c). le chifrre des désinfections; il). les rr""eignements sur les personnes retenues. C. - Passeports sanitaires et cartes. 1. _ Chaqne voyageur trayersant la frontière recevra un passeport sam taire . Lo cher d'uno famille dont plusieurs membres voyageront en commun receua un passeport indiyiducl pour chacun d'eux. a). Jusqu'à nome! ordre seront dispensés du passeport sanitaire les personnes habitant la frontii,rc ct connues du senice sanitaire, f{ui n'effectueront qu'un trajet d'aller el relour de moins de 2'1 heure.s. Ces personnes rcce, l'ont un carton de ,i,ite '1u'elles renrlr0ut en sortant de la salle de ,isite des douanes. iJ). Les ,,,.\ageurs cn transit mUlli,r1e billets directs pour l'Angleterre ne rece- ,rollt pas de passeport sanilain' s'ils déclarent sc rendre directement au port l'our S') cmharrlucr. Ceux 'lui seront munis de billets circulaires comportant des arrr\ts en France rceeHont un passeport sanitaire signalant le premier arrêt ct mention en sera faite "n' le billet par le scnice sanitaire. Ceux 'lui, munis des mèmcs billels circulaires, renonceront au droit <le s'arrè- ter en cours de roulf', ne seront pas munis de passeports, mais Je senice sani- taire mentionnera sur 10 billet qu'ils sc rendent directement cn Angleterre. Le service du chemin de fer signalera les contrevenants qui serout passibles des pénalités portées par la loi. e). Toutes les opérations nécessitées par ces voyageurs seront mentionnées sur le registre. I!. _ En même temps que j'un des secrétaires confectionnera le passeport sanitaire, le second transcrira sur le registre du poste toutes les indications cor- respondante,;. lII. _ Aussitôt apr~s le départ du train, les secrétaires rédigeront. d'après ce registre, les lellrcs d'a,is aux maires. Ces Icttres seront expédiées en franchise par ln premier courrier, par le chef du poste. D. - flagagcs et Messageries. T. __ 'l'nu' les bagag0s, 'Judlc cru" soit leur destination, sonl ,isité's 11 la fron- lÏ,\re. Les dispositions anciennes relatiYcs 11 des yi,ites aux points terminus ne subsis- tent pas. Les mêmes dispositions s'appli'luent aux messageries, exception faite pour les hagages ct mcssag.)ries tra,crsmll la frontière sous plomb de douane, à destina- lion de l'étranger. ;U&tuit& $ - li:{ -- lr. - Le..; 0p('l'nlioll:-; dc' b dt)llnlW ,,~, rt'I'Old \'0111111(' do rnulllnle. ~Ini . .; le lillp'(> sale d(,~ YO,\<IFcur" l'c'CoIIIlII:-; -"<lill" dC'\ra t'LI'(' ~tlisi par ln..; d/'"Îlll'cd('lIl'," sur l'illdi- caiÎon .Ill ,i .... itf'lll'. JII, - <:lla:lllf' P:l<[ll('! de Ijll:~'(~:' d'~sillr('t'!(T ,Jppartcllanl Ù nu ,().~a?C'lll· ou il nll ?-!TOllpC de faloille :-.(,1'a l[('Î,I(', .. ,J·part·'lw'ld (t lUlilli d'lllljdoll eu tll("tal dOllt le 'O,V<ly-CUl' rccc\ ra la ('(Jlltl'\'-parlic. Ces pa(!llcb SC'l'Ollt dé"illf( d(':-; pal" 1'("llln~ ;1 V<lpCIIr S(JU~ pl'cs."Îon (,t rmnis aus"Îtàt au'\ vU,\agc'l!r-; ."llr PI'l',q;JlLaliol' di'" jelou:-;. IV. -- Le.; Jwp'agcs <10:-. p('r ... tltl(H'~ (·()ll:-.id(~Iï··C'l C0l1l111C Sllspccfns par ]e lltl'dc- tin ::.eron! souIllis Ù IIIH' t!("SilLl'('dÎoll l'UllIlll;:\lc portallt sur lu (,OlltcllU et le COll~ tcnant. l'uur celle d'·,i"t"ccliull. {Ill placera dalls j(·lulc le linge, les comerlures, les ,èlelllcllls. Les clU1u~snrc~J fourrure~,ga1ll~, les 111allc.., un valises, etc., serOl1t dé~jllfoct(~s pal" llllü puhé'l'isalioll aLl sl1hlirn('. E. -- La:al"ct,. L('", p('r:-;OIIIlC'''' ~onfrralllc" .''('l'()U! U\ilillinc"n<.; .par le 111{·df'CLII dalls UIW pf'iilc pi('.cc sl'(~c:iale. C(·Ht:",; tjui ~cJ'nlJt illl(!illk~ d,· ;':·d~·drn-('JlV'l'ifco :-'l1sIH'ctc 011 di' cllok'ra scrmlt illlllH"dialeJllC'lll lranspul'l("('", aIl laZéll'(·L. <:eluÎ-ci CnlllpOl'tt' des pÎ('.èC'S l'{ll'Licltli("l't·s pOlll' I(,~ ~lIs1J('cls et le" cJl()l(!('i(lll('S de cJW'J'W S<'1C. Lt'S :-'llill:'l SUllt d()tlIll~:-; tUl lllalad(' P,Il' h, 11J(':·!lpcin el ~('';' aid(·..; <l:-."i:-·;[('·s d'IIIIO .iufll'lnii·l'l'. Les cl."judimb scro"t rf'c\lcillies daLls cIes la"" rCllferlllalll llll liijuiclc aulisep· Il<JlIC. Elles seront saliS tl{·Jai \ i(!t"cs dnll:-i la fosse cl. Îlllln('dialcll1Clll apn:'s uu \ers('ra dan;.; le \a~c Iltl litre (k la solut.ioll auti:-,('pl.Îql]C, Le Iw"d('cÎu et le dj('l' dit posl(~ jll'cIldronL I('s dÎ.;positioll'" lII"cp~",ail'(,s jlollr ""lllU· 1·"limeIltalioIl die traitclIleIlll'Jlèlrlltat:clIli'jl(() d,·s IlIaJad",. F. - Wagons. Le:-; ,,-a?olls (Jlli ;I1l1'()J1l tl'allspnrb~ c(':-; Ina]atJ(l'; "'('1'0111 ~.'ar('s Cil LUI puint pl'é\ u el dé,i"feclés par la l'IIII (,ri,atioll au snbJim'·. G. - ,'-)'olulif!IIS désinfetlrlllles. ~lIhJiIlI(·· ........ . .\("ide larlri'lI]I'. 10 r;.l'aU1I1H'''' .JO 1'"11l· 1111 l"li l'IC 1 Ù \",'I·SI'r dalls 1" r(·("il'iolll dll I"lhi·ri'alell!". I.f'S ya"e..; (lui ]'n(:()in~lll 1(,., d("jcdiolls S('l'Olll d/o .... illl'!'cI/·..; ;Iu'e tl!)f' ... (Ilutioll d~ "'1l1/'ut(\ dc cui\ 1'0 ;\ ,-)Il p. J .OO(). J_e; dô/égués saltitaires chargés de t"organi;atiolt des poste" IY. NE'fTER. D'·. THOI~Ol'. - ti4 1. - c\FFICIiE apposé'c dans les postes sanitaires. AV 1 S En exécution d'un M- cret ,lu 2!J aoùt r~fP, les voyageurs sc pré:-iClltant ù pour entrer ,'n France sont sotunis ù une yisiLe nl(~·di cale. Les personnes malades on rCCOllllU('S suspecte:.; sont reLenues ut soignées ou obscnl-es. Les peI'~OllneS rCCOJl- IllIes bien portantes re- çoiycnL un passeport ~ani taire ([n'clles doivent, SOIIS les l'eines prévues par la loi, rcprf's"nter" la Il,,,i- rie du lieu 01'1 dl,'s sc ],(·lltlcut. Les bagages :-ionl. OUYt>rts (~L ln linge sal{~ L'~t SOILlllis II la d,"sin f,·clion. Le directeul' <ln poste swtitairc, ANZEIGE In An,l'Lihrung cines Dekretes YOll1 :l!)tcn Au- gust r89~, siml die in ZUlll Eintritl in Frankrcich an- kOlllm"llllen II.eiscndcn ci- ller medi,i" isch"1l U nler- slll:hung Uulcl'worfl'Il. Kranke oder krank- Iwitsn,nlacltlige {'ersonen \n'rdcn zlLrückhehalten, Hill gcpI1ugt oder hco- bachtd zu "'l'n!"n. ])w aIs f'"sulld hcflln- dencll Pf'I'SOll<'n "rhal teJl P11l('n Sallilals - Passir- sch{'ill, dell sil', hui f.tC'- sd,licher Slrafe illl Fall,' det' LnIPrlassIIIl b1 allf der :\Iairie (Bürgcnneisler- amt) d,·s Ortes, ,,,,cl, delll sic sieh ])(>gebL'n, YOl'ZLl- ze·ip:eu habcn. Das G cpack wirel geof- flll'lnnd die un rein" Leib- wasche der DcsillflûrulIg Illllcrworren. 1 Jel' direklor des Sanitalposlens) NOTICE In execution ot a rJc- cree of the 29'1. of Angust ri:i()2, travdlers prcscntiug t11emseh cs a t for lhe purpose of cntering in France a['(~ suil lIli !tct! to a mec! i ca 1 visit. People il!, or snspeele,] 10 he "', \.-ill he rcLained and atÎl'IlJcd to, or kept uIHlcr obseryatioll. Peuple foulHl ill g()()(l health ",ill r"t'"il(' a sani- tary passport \yhich they must present. umler pe- nall)' prescriJ)('d by the la", at the i\lairic (lIIa)'- or's o!lice) uf the place lhey are goillg to. The luggage "il! ]lI> () pelled, allli the wiled lin,'" slIbmillcd lu disi,,- fection. The di,.edo,. nf the Sanilary Pust, Il. - DlSl'O"TlO~S S,,{:CIAT.ES applicables aux marchandises. Les ll1,'snre.; sanilaires, prises au\ gares frontières, auront ponr effet d'ap- porter aux sen iees internationaux ]"s modifications ci-après: r" Bagages IJnw' la 1'!'(lIi1·c. - La \isite de douane [lui ,e fait ordinairement ail point terminus du train '1 Paris, Lillo, Yalcllciennes, DUllkerque, etc., ,era faite il la fronlière en rnènlC [('mps 'Ille la \isite sanitaire. Les \o)'ag-curs do nI les bagag-os deHont subir la désinfection seront reparU" au train sni\allt lurSlpIe la dé'sin['"cliull n'aura pu se faire pondant le slationnement du traill. 2(j nugages el lIulI'('hmulises li yronde /,;lcsse venant de TJelgËljltc, d'~ \ llenwy"l', de IIollwlfle, ch-'- J à deslùwtin/t de {'~ \lIglelerre. -- Les bagage,", et los Illnrchandiscs il "rullde \ilcsso \op"ealll sous le plolub dt' douane à ucstinalion de l'Angloterre, on provenance de la Bclgicluo, de ]' Allemagne, do la Hollande, etc., ne subiront JX_JœA; tmmtttMUS t& pas de ,isile 11 la fronlit're; il CIl scra cie même pour tout ,,~agon tralersant la France sous plomh ,le douane pour l'Ire pmharqué il l'étrang,'r. :1" Colis dc messagerie, -- Lps colis de messagerie eu pr", cnance de la Bel- fâque, de l'Allemagnc, .le la Hollande. ele" soront clifTé,..'s il la li'ontièrc fran- ':aise Pl ,isités par la douanc el l'al' le sen icI' sanitaire, Jls seront achetniIH~s sllr leur destinatioll alltant que possible pal' les premiers trains SILiYallt~. 6 septembre 1892, TÉLÉGIU11:\iE du ministre de l'intéril'llI' au lllinisire des Tra\aux publics. - En- trée Cil France Lle wagom-Iits proyenant de pays contaminés, On me sigllalc le danger que pcut présentcr pour la santé publique l'enlrée cn France des ,,-ag-ons-lits pOllYanl contpnir des Yoyag'cllrs proycnant de pays con- taminés. La désinfection de ces YOÏllll'CS" la frontière ('st iTlljlosibk, li sprait donc indispenslble d'exiger 'd'nrgeucu .1" la l'ompaglli .. .1", '''''f.!'olls-lits '111'ell" (;lahli"e 1111 sen il'e de IrausboI'llcull~nt il !'eulré" ('Il France, 8 septembre 1892. LETTRE-CIRCULAIUE du ministre de l'intérieur aux préfets des départcments clans lesquels sont sigualés des cas de maladie suspccte: mesures sanitairc~ il appli- 'Iuer d'urgence, 1l10;,\SIELII I,E pni;FET, par cl(~pèchc en dale cln, , . , " IOUS m'avez signaIt, qn'un cas lIe maladie suspeclc s' l'sI produit '1 Je YOUS engage de la mauièrc la l'lus pressanle i, faire slll'\eillcr de lrès prè" par qucl,l'lO personne compétcutc, ct (lU" ,ous armerez des pouvoirs suffisants, l'Il l'l'l'tu de ceux que vous tenoz yous-lllèmc Je l'article II du d{~cret du 2!J aoùt 1892, \cs suitcs d" celte première manifcstatiou, S'il s'agit d" l'épidémie cholé- ri'lue, d'uue étincelle tombée dans la commune de. , , , " peut-être pourrez-yous. l'Il YOUS ~~ prenant" temps cl l'li 'OIIS y prenant hien. empècher la propagation du mal. Si Cjl1el'jUC antre cas YClwit il sc produire.- ct vous ,le perdrez pas de 1 ue 'llw {'artide () .tu df,crct ,lu 2() noùL ohlige il YOUS en al i,p,' dans les yingt- 'jllalrc heures, il faudrail suinc el contrainùl'c le, habitanls de suil re les inslrnc- tions du Comit<', consultatif d'hYFii~ne, .le \'OUS adre"e 'juclques exemplaires d" res ill~truclioll~ . .l'insiste lout particulièrement auprès de YOUg "lII' lroi, l'rcscriptiolls. Seules, les {'crsoulles donl la pré"~lIce est indispensable l'our soigner le mala,le t!oiycnL l-tre admi"cs " pénétrer auprès de lui, Elles ne doiyent entrer dans Sl chambre qu'après s'ètre la,,; les mains dans la solulion désinfectante faible (un deux millième de sublimé), ct sc laver encore les mains dans cette solution chaque fois llu' clles sortcIlt de la chambre. Jamais dans celte chambre elles ne doivent boire ni manger, C'est dans lcs déjecliolls du malade (matières fécales et yomisscmenh') qu'cst le danf!'cl'. <,Le succès, a écrit Irès justement lu Dl' SOlldcl'('p'gcr, dl;pend de l'intelli- CHUt. $ • -66- gonee et du jugement de ceux qui entourent le malade ct qui doiyent apprendre il Irail.Jr les évacuations choléri'Iues aussi soigneusement, au"i consciencieuse- ment que l'on traite la poudre il canon ou la dynamite.» Le \"ase desline, à recevoir ulle déjection devra èlre préalablement ,Msinfecté: on y yersera lin yerre de la solution désinfectanle forle (1 p. I.OOO de sublimé), cl on y yerscra encore lin yerre après que la dùjection y aU[":I ,;[(, reçuc. Quand la mahdie est lerminée, 'I"e cc soit par la mort ou par la gUl'rison, (il n'y a aucune distinction à faire à cet (,gard) ou 'luand le malade a été transporté au dehors, la chambre où il a été malade doit ètre désinfectée avec un soin extrème. L'on aspergera les murs et los gros meubles au moyen du pulvérisateur de manière que tous les points soieut touchés. Si l'on n'a pas de pulvérisateur ou si la c1nmbre est trop encombrée pour 'lue l'on soit sûr qn'au mOJen de la pulyérisation tous les points seront touchés, on procédera par la désinfection il l"acide sulfureux, comme il est dit aux instructions du comité, p. A, A. Si ces mesures, et aussi les autres recommandées, mais surtout celles-là, sont appliquées avec rigucur, lors même que vous auriez à fairc au choléra morbus, Yons amiez des chances sérieuses de l'étouffer sur placc. Heccvez, Monsieur le préfet, etc. Ponr le pré-sident du cooseil, ministre de l'intérieur : le directeur de l'assistance et de l'hygiène publiques, llE:'lIU MaNon. bSTllGCTIOl'ïS prophylactiques contre le choléra approuyées par le Comité consultatif d'hygiène publique de France. Le germe du choléra est contenu dans les déjections et les matières de vomissements des malades. Il se transmet surtout par l'eau, les linges et les vêtements. I. - PROPHYLAXIE PERSONNELLE. Suivre IInc hygiène sévère. Éyiter toutes les causcs de fatigue; les refroidissements, surtout lorsque le c,orps est CIl ,SI:eur; ,les excè~ de toute nature, de vin, de liqueurs alcooliques; 1 usage exagere de 1 eau glacee. S'ahstenir de fruits verts, de crudités. L'eau potablc doit être l'objet d'une attention taule particulière; elle deua être houillie si SaIl origine inspire des doutes. Les caux minérales naturelles, dites eaux de table, sont recommandées. 11. - IsOLEMENT DU }IALADE. Le maladc atteint de choléra doit être isolé. Le malade est tenu dans lm état constanl de propreté. Les l'crsonllcs appelées à lni donner des soins pénètrent seules auprès de lui. Elles s'astreignent aux ri'gles Sllivmlles : ne prcndre aUCUIle boisson ni aucune nourriture dans la chambre du ma- lade; - 67- ne jamais manger sans s'être layé les mains alPc dn sayon et une soIn tian dé- sinfectante; .-.:c la\(\L' fr{>(plCllllllcut la fiFurc a\rc lUlU solutioll d(:'ûnfcdanl(!; :-;e rincer la buudw de lc~lllpS Pll LClllpS eL [nalll de 11IallgC'l' aYl'C Ulle soJution d()si,d'eclan!c, ]11. - CH.\\IHHE lJ]r J1AL.\lH:. La chambre est aéréo plnsiell!" fois par jour, Les ridea",:, tentures, lapis ct tOIlS les llleubles (llll ne SOllt pas ill(lispensables sont enlevés, Le lit est placé au milieu de la chall,bre. IV. - DÉ'INFEGTIO:'!. Les désinfectants principalcment rccommandés sont: le sulfate de cui ne; le chlorure de chaux fraichement pr"paré; le lait de chaux fraîchement préparé (Il; le sublimé; le pcrmanganate de potasse. On fcra lisage de deux solutions snLlant les circonstances indiquées plus bas: L'Hno forto : sulfate de clline, chlorure do chaux [) p. lUO, c'est-il-dire 50 grammes de sulfate de cuivre, de chlorure de chaux dans utl litre d'eau; lait de chaux :1O p. lUO. L'antre faible: sulfate de clliYfe, chlorure de chaux 2 p. 100, c'est-à-dire 20 grammes de ces subslances dans un litre d'cau; lait de chau" 7 p, 100. La sollitioll dn suhlim" sera "'''ployé" il un pour 1,000 (fortel 011 il un demi ponr 1,000 r.faible), sui'ant les cas, La solutioll de sublime' SCl'a colorée a,ec la fuchsine ou l'éosine additiollll{'e de 10 grammes d'acide chlorh;'drif[ue par litre. La solution de p"l'Illanganate de potasse à l p, 1.000 sera associée à la solu- tion de sublimé à l l'. 1.000. Lavage de la figure et des mains. Pour le layage des mains sc sen il' de la solution faible. Rinçage de la bouche. -- Pour se rincer la houche employer Ulle solulion d'a- cid" chlorhydriclue au ~/I .000 (fI grammes d'acide chlorhydrifluc l'our un litre d'eau ). Déjections, -- Toules les déjections des malades (malières de vomissements pt matières fécales) sont illlmt'odiatelllcnt ,lt",i"fectées aH'C J'UllC des solllljons forles. Le lait do cI,aux est parliculièrol1lellt rCCOlllllHmdé. Un yerre do l"lfle de ces s"llltions est V(Tsé pr"alahlclllcni. dans le vase dl's- tiné il l'CC'" oir les déjectiolls. Ces déjections sonL immédialement jot,'l'S dans les cabinots, qui S(Jnt ['gaie- ment désinfectés deux fois par jour aH'C J'llI'" d"s solnlions forles. (1) Pour n,roir du lait de chaux 1rt'S actif, on prend de la chau'{ de bonne qualité, on ]0. f:lit Sp déliter rn l'arrosant petil il petit aycc la moit.ié do son poids d'cau, Quand la délilescellc,' e~t, eJl'{'cl.ni'c, Oll met la pondre dans un r(~eipi(,llt soigllCUf'Crncnt boucbé ct placé dans un endroit sec. COIIIIIIC un kilogl'::llnnw de chaux qni Il absorbé ;)00 gramllles d't'au pour scdl'litcr a (lc(l'lis Ull yolume de :J. JiI, :WO, il sullit df' la délayer daJls le douhle de son voluHle d'cau, suil, It IiI. (jOO, pour uvuir 1111 lait de chaux qui soit C'llviron à 20 p. 100. Pour lk~illlcct('r les selle:; UCt'I cholérique::>, 011 ycrtie dcsf:luti une proportion de lait de chaux égale en volume ù. :l p. 100. - fiS- Cabinets d'aisances. Éviers. ~ Comme les cabinets d'aisances, les éYiers sont layés deux fois par jonr aycc unc des solutions fortes. Linges ,le CUI'jJS. - Les linges de corps souillés penvent ètre traités do deux façons. A. - Par le passaEe :, l'dm c ; les lingps contaminés, mais /lon tachés de saug-, de pus, de matières fécales, etc., pen vent ètre placés directement dans l'étme. Les linges contaminés et tachés dcyrollt séjonrner pendant une heure au moius dans une solution de permanganate de potasse 11 1 p. 1.UOO mant le passage à J'étuye. Fauk d'observer celte précaution on s'exposerait " voir les taches fixées d'une façon indéll,bilc. n. - Un moy"" simpl,', "conomi'Iue l'l sans incoménienl, cOJ"iste " dé,in- fceler 10 linge ('11 J" plongeant l'ellChlllt tlne heure dans un ba(Iuet conlenant ,le l'eau additiOllllée pour I.OOU grammes d'un gramllle de snblimé corrosif el d\m gramme de perman~'allate de polasse. Les linges non souillés sonll'lollf!'(~s dans une solutioll désillfeclantc faible. Les mêmes précautions sont prises par le blanchisseur. Aucun de ces linges n'est laY(~ dans un cours d'cau. L'eau pOllYant ètre ensuite bue dniendrait le point de (Iépart d'nne nouvelle épid"lllic. ITabits. - Les habits des Illalades et des gardes-nwlades sont placés ,lans UlJe étuye II désinfection par c la vapeur sous pression pendant une demi-heure, ou bien dans l'cau mainlenue bouillanle pendant lino demi-henre. Si ces deux procédés IlO 1)(''''('\Ü ètre employés, les hahits sont désinfectés par l'acide sulfureux de la fa\,on (lni est indi({uée ci-dessous (désinfection du logement infecté). Les habits souillés par les déjections des cholériques sont plongés pendant une heure dans l'une des solutions fortes. Plallchers. tapis, meubles. - Les taches ou souillures sur les planchers, les ta- pis, les llleubles, etc., sont illlmédiatement layés avec l'une des solutions fortes. Uatelas, literie, couvertlll'cs. - Ils sont placés dans une étuve II désinfection l'al' la "apeur ou, 11 son défaul, soumis II la désinfection par l'acide sulfurellx. Cadavres. - Lcs cauanes sont le plus promptement possible placés dans Uit cercueil étanche, c'est·"·dire bien joint et bien clos, cl contenant une épaiS>'cur do 5 il 6 centimètres de sciure de bois, de façon à empêcher la filtration des li- (Juides. Ils seront immédiatement enterrés, UésÎI~fectioll du logement infecté. La chambre habitée par nn malade atteint de c.hol,'ra n'est habiL(,c (le nouvean 'lu'après d,,,infcction complèle. A. Désinfectiun pw' l'acide sU(/llI'ellJ·. - On procédera par la comhustioll .le 40 grammes de sonfre par mètre cnhe dl' J'espace il désinfecter cn opérant (le la façon sui. ante; on colle quelques bandes de papier sur les fissures ou joints qui pourraient laisser é(;happer les yapeurs sulfureuses; on fait bouillir sur un réchaud pendant une demi· heure unc certaine (luan- titô d'cau, ,le manière i, remplir la chambre de Yapem; du soufrc concassé ('n très petits morceaux ('st placé' dans des vases en terre on en fcr pOli profonds, largement oll,erls ct ,l'nne contenance d'environ \Ill litre; les vases cn fl'r sunt t/\lllC seule pièce OH ri,és saus soudure; - & pour (" iler le danger d'incendie, OH place les yases contenant le soufre au centrp de ba"ins en fer ou de haquets contenant IInc couche do 5 à Û centimètres d'eall ; pour enllamnH'r Ir- sonfre, ou l'arro,,' d'l1u pc" ,l'aleool, 011 ou le rreOlnrn 0'1111 prn d" cotOIl laq::enH'ut imhib(' d" ce li<[nide HlHI(I('I on met le f,'n; le sonfre (,tallt ('nflaulllll', on f('fIll(' I"s porle, d" la l'i,\('o <'1. 011 colle d,'s bandes .le papier "H' iPs joillts: la rhalnhrn ll'e~t ou,('rk flu'all honl, .In \illfYt-qnatrn lH'llrC':-;, B. Désinfection pal' le sllhlimé. - La d"',int'"c\.ion (IPs mnrs cdpis, hlanchis il la chanx, comerls oe papiers (lA t<'Ilt.nl'<', sera faite méthodiquement sur tonte la ,urfncf' des parois d", chamhres, '1 raide de' l'nly('risatious ayec la soln!.ioH l'or!.f' .le snhlimé. 011 COlllllWllcera à I"d,,;riser ('dle sol"tio!l à la partie sn]lp- rienr(' de la paroi ,!li\ant IHW lignr' horizontale d l'Oll d"""'lldrasncccRSiye!ll(,lll, ,10 ldle sorte (P10 lonto la ",rl'ace ,oit (")llyn!n ,l'Illle conche dl' li(I',idn en lines gouttelettes. Les planchers, carn'lages, boiseries ou pis,'s seront la' l'S à l'cau honillanle, halaJl~~, es~uyl's ct arrosl's UYCC la Illènw solution. Il esl extrêmement imporlant f[Ue los p,'rsolllles chargô('s dda d{'sinfection soient Hlllllic, .le ,êt,'monts ,p{'ciallx, y compris les panlalons Pl ks chaussures, ct ([u't'n rentrant clics qniltpnl l'CS \ ètel11cnts qui dC\Tont êlre d,',infcc({'s et qlli Ill' lieHonl \H'oi1' at1('ll11 contarl a' ('(', cen'\. repris par les t!{·Sillff'dC'ttrs. L'arllllini,lration llllllli('ipalc ll'ill('ra il la d(.sillfedion d, ail dM'alll (les hahi- lanls, y procc,dora d'ofliel'. Il pst. de son deloir d'a"ur('r 1111 ahri !Ill' hahi\.anh dll 10f'('llwlll l'0llr l'roc(,d('r h nno j1urifi('at.ioll ~·;{'ri('us('. La challlhre n'l'st rl,lwhitl'" C(1l'al'J'(\s aloir ,Ilbi Illle' lf'Iltilalioll ,l'ail moins \ ingt·([ualrc heures. EnI! potahlc ,-- On doit >""iller alCc un grand ,Olll il la purel" de l'eau pOl.able. En cas ,l'épiMmie, hoire d" l'pau bouillie. L '"au proycnanl oes puits ,,,,ceptihlcs ,]' Mrc ,ouillés csl. prohih{'e. Les boulangers ne doivent jamais, dans la fabricatioll du pain, sc sernr rie l'cau de ces puits. Sont interdits dans ks cOllrs d'eall le lnage (les lingcs contaminés, ams' que la projection dn loute matière des rll'jections. Diarrhée prodromi'lue. - Il Y a lieu d'accorder une attcntion toule 'p,'ciale à l'état g{'né'ral de la sant.é afin d'empêcher (lue les maladies accident.dles Pl l'cu graYl's par "lieS-Blêmes. notamment. cell"s des orgalH'S dig-pstifs, IlP crpenl des di']lositions indiyidllellos fayorahles ail dl,,,cl0ppclllenl tlil cho!('ra. II esl donc n,'cessaire (l'instituer des 1Jisites mérlicales Ill'éventives, Les ml,rlel'ins désignés '1 l'0\. ,,!fel 0,0rl'0nl uno "'n'"illancc SllI' la ,anl{' des hahitan\.s de ICllr quartier f'I insisll'Ilt l'ri,s des falllilles ,nr la Ill>t:essit{, ,le traiter Înllnédiatfm}C'llt les d{'rallg'f'ltwnl:O: intestinaux. Déclaralio n obligatoire, - Tout. cas de cholé'ra on "IlSpf'ct de chol,;ra doit être im1uédiaten10llt d0f'larô ~l la lllUirl(·. l.~olelllenl. - L" malade est imlllpdiat."l11pllt isol". InspecLion. _ Dans \.ollte maison où suniellt llU cas dl' choléra, une inspection esl faite immédiatement par un m{'decin Mlf'gné ,le l'administration Il1nnicipalc - 70- qui prend d'urgence toutes les mesures nécessaires pour l'isolement etla désinfection. Transport à l'hôpital ou dans une ambulance spéciale. - Lorsqu'un cas de cho- léra sc déclare dalls lIne chambre renferlllant plusieurs habitants, le malade est transport" il l'hôpital ou dans UIlO ambulance spéciale. Les chances du guérison sont alors plus grandes ct la transmi"ion n'est pas il redollier. Voilures. - Les voitures dans Ics(]llclles ont été transportés des malades atteints de choléra doivelll être désinfectées; elles seront lavées avec l'une des solutions fortes. VI. - IlYGIùi\E PCBLIQCE. Toutes les causes d'insalubrité qui préparent le terrain il l'inyasion des 6pi- démies doivent être écartées lorsqu'il s'agit de choléra. Aussi des règles d'hygiène générale, applicables en tout temps, seront plus rigoureusement observées en temps de choléra, surtout en ce qui concerne: la pureté de l'eau potable; les agglomérations d'individus, les fètes, les foires, les pèlerinages; la suneillance et l'approvisionnement des marchés; la propreté du sol; le contrôle minutieux des puits et la recherche des causes possibles d'infection; l'enlhement régulier des immondices (1); la propreté des habitations; la surveillance particulière des locaux, ateliers, chantiers, etc., destinés à la population ouvrière et indllstrielle; la propreté et la désinfection régulière des cabinots d'aisances publics ct priyés; la suneillance ct la désinfection des fosses d'aisances; l'entretien et le lange des "gouts (2), etc .. la sollicitude de l'administration doit surtout porter sm la salubrité des quartiers et des habitations qui, lors des épidémies antérieures, ont été frappés par le choléra. Le rapporteur, A. PROUST. Instructions adoptées par le Comité consultatif d'hygiène publique de France. 9 septembre 1892. Le président, P. BROUARDEL. TÉLÉGR.BDIE du ministre de l'intérieur au ministre des travaux publics. _ Application des mesures sanitaires aux gares frontières. Les mesures 'prescrites par le décret du 29 Roùt pour les voyageurs et les (1) Ordures ménagères. - Les orJllres ménagères. placée"! dans une cai~sc hien fermée ~ont arrosées deux fois par jour av·ec l'une des solutions fortes en quantité suffisante. Quand L.\ caisse a étB vicIée, on vorse à l'intérieur un verre d'une solution déslllfcc- tante forte. Fumiers, amas J'immondices. Les fumiers et amas d'immondices fi(~ sont enlevés qu'aprùs avoir été lar ô ·cll1lmt arrosés avc~', une ùes solutions désinfectantes fortes. (2) Si l'on craint l'invasion d'une épidémin, pondant la période qrlÎ peut précéder ceUe épidémie, lcségouts, les canaux, etc., sont complètement curés, les fosses d'aisances -ridées, de foçon qu'il y ait le moins de mouvement de matièrcs en putréfaction pendant l'épidémie. li - 71- marchandises p,;nétrunt en Franec par les yoies ferr<',cs ne ponrront être e,,';cntées qUA :-;i les C(lI1lp;qrllie~ de dH~nliJls d(' f(T 1ai":;~(']Il au ~(lrYi('c ~anitair(', dalls les garcs f['onli(\rc~. nn di'lai snlfi~alil. ])('~ illst.ruct.iolls 0111, Ôll' dOllll{'(''':' P()lIl' flllC' 1(':-, opt"l'nl,ioLh ~()i('lll cOlldnit0s le plus rapidt'1I1Clli po~sible ('1. ,1\('(' la IlloilH!rt' p.-t"II<' !H)lII' l('~ ,o,';q.':'('lIr", Les c!Je!' .... des postes sauilaircs snllL allioris/':--, il <l11P.'lllPllkr le cadre dn pcn;,oJuld aulant (Ille le IH:'cessiLera la rapid~ ('\/'(:lilÎ()ll dt,s np/\I'<ltlflllS. Je ,-ons sprai oJJlit-/~ de port{·l' Cf'" rnIlH~iFllern(,lIts Ù la cOlinaiSSUIJCC Jas corn- paglli"s dll "ord et de l'Est "Il Jpllr p",'s'TiYallt d" prendre des lllesnres pour 'l'Il'. SlIr tous Jes points de la frontière où '"l poste sanitaire fonctionne, les trains s'ardU'nl ln kLilpS 'fne l'e\l'{'riencc d{'montrera illdisl"'llsaliie. 9 septembre 1892. CmC1:LAlT\E adressée par le ministrr' des travaux publics (dire'clion ,les che- mins de fer), relali,e il la suneillancc, médicale des voyageurs. 1\1E"ŒUHS, j'ai l'honneur de vous envoyr copie de la letlre (voir ci-des- sus à la dale du :J septembre) 'Ille ,iont. de m'adresser 1\1, le président du conseil, minislr!' de l'inlé'rieur, au slIjet des mesures qu'il convienl de prendre pour préserwr noIre lerritoire de l'impurlalion ct de la propagalion de !'épi- d{,mie choléri'Jue (lui sr"it cn Eurojle et du concours 'l'ùl altend, dans la ci rconstance, des compagnies de chemins de fer. Je VOliS prie ,le YOUS conformer rigoureusement aux prescriptions édictées dmls celte lellre ct de m'accuser réception de la présente communication. Jlcceyoz, Massienrs, ete. Pour le Iuinislrc des travaux publics: le directeur des chemins de fer, 1\lETZGElI. 10 septembre 1892, LETTRE au ministre du commerce et de l'industrie. - Désinfection des dépêches. MONSIEuR LE MI"ISTnE 0l cher collôgue, par une lettre en date du 'ï de ce mois, vous m'avcz dcmaud" de saisir Je comité de direction des serviccs de l'hygi<'ne de la question de saroir s'il ne conviendrait pas de procl'der à la ,lésinreclion des dé- pèches Ot'iginaires d'AllemagllP et rie 13clgi,l'lC oit ri'glle en ce moment le choléra, A celle occasion, vans rappe[Pz 'lne le cOlllité, appel(' il examillor co point lors de la dernière {'pidémie d'Espagne. arait émis l'ayis que la dr\sinfeclion des cuvois postaux lH' présentail ancnne ntilit,) ct (l'IC les af!"ûnts chargés de leur 111aniplllation )le ('ouraiellt Jl' cc fait aucun danger. ConfOnn(?lllenl ail désir quc YOll."i n/éHez C'xpritné, j'ai SOUllli:o'df' 110UY('all la qnestion Hn comité de direction des scniccs ,le l'h~Fi'''"e. Cette assclllhl{,û a con- firrné l'ayis '[l,'elle anit prr;c,;rlcllllllcnl ('mis "Ir lïnocuit" des JeUres el dépêches au point de vue de la lransllli"ioll d" cllUl(,l'a . .le m'empresse de VOliS cn informer. l'UJJI' jp jln",i,[clll du coILScil. lllinistre de l'inll'rieur, 1" dircdel!r de l'asûslancr ct de l'hygiène publiques, 1l1'''''lI 1\\0"0]), -72- 12 septembre 1892. DÉCRET (1). - Extension des di"positions da décret du 29 août 1 8!)2 aux personnes et objets en provenance do tout port français oa étranger rlui aura été déclaré suspect ou contaminé do choléra ct spécialement des interdictions des art. 7 et 8 aux provenances de Hollande. LE Pnl~~IDENT DE LA nÉprOLIQl'E FIU,XÇ.\lf'E. Sur le rapport ries Illinistres de lïntprieur ct ries finances; Va la loi du :l mars 18n sur la police sanitaire; Yu ravis du cornil,(· de direction des scnices de l'hYR'iènc: DI~CItÈTE : ARTICLE PItEMrElt. - Los dispositions du dècret dll~!) aoùt 1892. à l'excep- tion do celles rl'Ji sont comprises allx articles 7 ..t 8. sont étendnes allx Iwrsonnes et aux ohjPls l'ntrant rlans 1II1 d"s ports ,)p la France on d" l'Alg{'ric on prmenance de tOllt pori français on {,franger 'lni aura {·té rléclm'é mspeet ou contaminé: d" choléra par une décision dn ministre de l'intérielll' . ART. :!. - Les interdictions prononcées par les articles 7 ct 8 du décret susvisé sont applicables aux provenances de la Hollande. AUT. 3. - Les ministres do l'intérieur rt ,les finances sont chargés, chacun en cc qui le concerne, de l'exécntioll ,In pr~sPlll décret, clui sera puhlié ail Jour- nal officiel ct inséré aH Bulletin des lois. Fait à Fontainehleau, le 12 septemhre 18 9 2 • Par le président de la République: Le président du conseil, ministre de l'intérieur, ÉMILE LOUBET. 14 septembre 1892. CARNOT. Le ministre des finances, ROUVIER. CIRCULAIRE ri" ministl'C do l'intprieur aux pr~fets: application du clécret du 12 septemhre. MONSIE[;U u; PRÉFET, le Jau1'IIai aflzeiel de cc jour contient le texte d'un décret en date ,lu 12 septembre qui a pOli\' but rI'étendre les dispositions précédemment arrptées par le décret ,lu 29 aoùt derni"r pour la sUrYcillance médicale des yoya- geurs et la ,j{'sinfectioll d"s hagages am: persol1lws ct objets arriyant par mer de tOHt port français ou Ptranger 'lui aura été déclaré suspect ou contaminé de cho- l,;ra par 11Il(' décision lllinist('l'iollo. En outre, l"s illtC'rdictiolls déjil prononcées à l'égard, d'uno part. des fruits "t légumes ct, d'anlre part, des objets de literie rI'origine l'msp, allemande ou belge SOllt c[{·daré·"s forralemcllt applicables anx prO\cllances de la Hollande. Lo d{,cret du I? sC'pt"mhr", comme celni dU29 aoù!, doit être affiché dans toutes les communes de la Hé·publique . .Je l'ai fait insérer ù cet ellet dans le numéro du Journal a./Izeiel. ("litioll des COlllmune~, 'lui paraît alljourd'hui ct r[ui est distrilm{' par la poste à tOlltes les COll1ll1unes non chefs-lieux de canlons. Vous reccncz pour toutes les autres communes chefs-lieux de cali tons des exemplaires (1) Décret puhlié au JO!lmal officiel du 14 septemhre 18 9 2 . -73- l'Il Homhre ,ullisalll, pins lln,' majoralion de,tinéc il parer aux crreurs d'cxpé- ,Iition, Je vons >f'rai ohE!"" d'iI1litrr ks maires" t'ai\'(, proeé,kr immédiatement ù J'allieb"!",,, de l'''' (',,,mpl,,i!'es et il ('Il ('('rlilier l '"ccornpli"elllelü par llne décla- ration pcrilC'. J\eceYez, .\[onsil'lIr le l'l'Hel. ,'l,', POlir le pfl"sidellt dll co,,,ei!. ministre de l'intérieur: le dil'ectwl' ,(l' l'assislance ct ,le l'hygiène publiques, 1[,.::<I\1.\loVll) 14 septembre 1892. LETTRE au pr(>[et de la Scine-Inf{,rielll'O. - Comi('"s ''l'Ticolcs, t'oires et fêles foraillc~. MmRmnl I,E PRü'E1',lcs comices agricoles, les fêtes foraines, les foires, lorsqu'elles ont lieu dans dos localités 011 10 choléra a éU, constaté, f"voriscnt les disséminations des gormes morbides ct l'r6sclltent de sérieux dangers p0nr la sanlé puhlique. Pour me permettre d'examiller I"s mesurcs (lU'il (,ollviendrait ,10 prendre '1 cet égard, je vous scrai obligé de me faire connaître si des réunions de celte nature doiyenl se tenir ,lans votre département pendant les mois .le septembre et d'octohre. Receyez, Monsieur le préfel, ete, l'om le pr{,sidcnl du conseil. ministre de l'intérieur: 1" di/'ecteur de l'assistance et dl' l'hygiène publiques, llE~R' .:\'Io:'\on, 14 septembre 1892. lYÜ'GHAmm du ministre de l'intérieur au millislre des Il'maux publics: sup- pression des lraim de plaisir à l'occasion de la fête nationale du 22 sep- tembre . .le vous prie de prendre les mesures nécessaires pour empêcher, clans l'intérêt de la sant'; public/ue, les trains rie plaisir annoncés à J'occasion du 22 septembre. La cOll1pagnie Paris-L~'oll-M{>dilerranée y a Mj'I renoncé après avoir pris mon aYJS. 16 septembre 1892. LETTRE an ministre cI!'s trayan\ pnblics: sllppre"ion ,lu Irai" de plaisir du :12 septembre. l\'[cr",;mCR I,E m~lS'I'l\Io: et chol' collèglle, ... c'esl sur l'avjs llnanime dn comit.) d'h)"giènc que je YOUS ai adressé ma dépèchc du '14 courant, cie même que sur son al'is unanime j'ayais interdit los trains de plaisir organisant Ull pèlerinage de -74. - Paris à Lourdes, et que sur son avis unanime j'avais répondu à la Cie P,-L,.M, qui m'avait consnIt" à cet éi'ard, qu'il n'dait pas opportun d'ori'anisor des trains do plaisir sur Paris pour le 2:; septembre, Le eomitô pense (Ille si l"'pidémie de choléra est en c1{,,,roissauce. elle n'a cependant pas disparu, 'I"e d{,j" des importa- tions du fléau de Paris 011 l'royincc ont cn lion, 'Iu'il a été (jlICI(jllOfuis pü"iblc d'éteindre sur place les étincelles parties de la capitale et tomhées dans les dépar- tements, mais qn'il serail dangereux de Ile pas réduire an minimnlll possible les ôyentllalil{>s de contagion. POlir le président du conseil, ministre de l'intérieur: le directeur de l'assistance et de l'hygiène paDligues, HENnI MONOD. 16 septembre 1892, LETTRE du ministre du commerce ot de l'industrie (direction générale des postes et télégraphes: exploitation postale, 4' burean). - Circulation en franchise postale de la correspondance postale il échanger entre MM, NETTER et l'noIl'ioT ct les chefs de postes sanitaires de la frontière. MONSIEUR LE MINISTRE ct cher collègue, j'ai l'honneur de YOUs iuformer quo, suiyant la demande contenue dans votre \cUre dn d de ce mois, j'ai fait donner \cs instructions nécessairps dans le service des posles pour assurer la circulàtion en franchise de la correspolldance officielle (lue MM. les docteurs N etter ct l'hoinot,auditeurs au Comité cousultalif d'hygiènepubli(!ue à Paris, ont à échanger avec les chefs c1es postes sanitaires {>tablis dans les départements dn Nord, de l'Aisne, des Ardennes, des Vosges ct du territoire de Belfort. Agréez, Monsieur le ministre ct cher collègue, etc, Pour le ministre du commerce et de l'industrie: le directeur général des postes et des télégr'lphes, DE SELVES. 16 septembre 1892. DllCRET. - Mission sanitaire confiée à M, le D' Girode dans les départe- ments de la Seine-!nf<"rieurc et de l'Eure. LE PRÉSIDENT DE LA R{.:PUBLlQUE FR.~NÇAISE, Sur la proposition du président du conseil, ministre de l'inté-rieur; Vu l'article rOC de la loi du 3 mars r822 (lui confère au gouvernement le droit de prendre les mesures extraordinaires que l'inyasion ou la crainte d'une ma- ladie pestilentielle rendrait nécessaires sur les fronlit',res de lerre et dans l'inté- rieur; Vu l'avis du comit0 de direction des seniecs cie l'hygiène; DÉcnÉTll : ARTICLE PHEMIER. - M, le D' Girode, ancien interne des hôpitaux, est délé- gué dans les départements de l'Eure et cie la Seine-Inférieure pour prendre, sous l'autorit" dn président dn comeil, minislre de l'intérieur, toules les mesures né- cessai,'cs Cil Yue d'arn\ter la Illare"" de j'('pidérnie cllOl';ri'l"e, '~RT, 'J., - Le l'r,"sidcnl du cOI""i1. ,ninislrc de l'illl,'rieur, csl chargé de l'cx"cnlioll d" ['n'seut d"crcl, Fail il Fonlainebleau, le Iii s"l'tc'Ilhr" IS\)'L Par le l'rési,lent de la Hél'uhliqll": Le président du conseil, ministre de L'intérieur, ÉMILE LOUBET. CAHi\OT, Pour ampliation: le chef du cabinet ch({rg" de la direction, du pasonnel ct du secrétariat, HEYNALD, 17 septembre 1892. LETTRE du ministre des travau" publics, - (Direction des chemins de fer.) _ Suppression des trains de plaisir dn 22 septembre. ~![o.xsIEun LE PRÉ:"llH-:!H' ne COKSEIL ct cher coll(\guc, .................... . En pr{'sence des termes trùs précis de ,oLre téV'gramme du 1'1 et de votre lettre du di courant, j'ai l'honneur de 'OIIS informer 'lue, par décision de ce jour, j'im ile les compagnies d" chemins de fer il supprimer tOIlS les trains de plaisir sur Paris projetés cn 'ne de la fète naLionale du 2:>' soptemlll'c. Agréez, MOllsieur le présidenL ct cirer collègue, elc, Pour le ministre des Lnn ail \ puhlics, le directeur des chemins de fer, 1\'IETZGEIL 19 septembre 1892. LETTRE au ministre du commerce et de l'industrie. - Circulation en franchise des cartes postales adressées par les médecins pour la déclaration des cas sus- pects. l\1oNsmull Œ )IlNISTRE et cher collègno, l'article () du d"cret du 29 aotÎt 1892 oblige les médecins à déclarer à la mairie dans un délai de ,ingt-'luatre heures tout cas suspect d'être un cas de cho\{·ra; ù Paris, la déclaration peut ètre faite à la préfecture de police . . Je n'ai pas besoin d'insister sm l'in[{'rèt de celte ,ll'claration (lui, si elle est faite à temps, perruet d'cmpècher la propagation du mal. ~Iais,ell imposant am: médecin.s une semblable obligation, le clcyoir des pornoirs puhlics est de leur "n facililPr l'accolllplissement l'al' Lous les moyens, .le mo propose il coL dfoL de faire distrihller il tOI" les rn[.,kcins de France Iln caruet semblable ù cului (Jlli il ('LI) élalrli par la l'r{-f"durc ,1:; police et donl je VOLIS cOlllrnunÎ:FIü un nlodèlc. Pour les COllllllUllOS auLres (jllO Paris, c'est au lllaire (Jue les fcuillels de ce carnet seront adressés, Il imporkrait (jnïls pnssenl circlIier cn franchise, non sm!lelncnt dans J'iIlté'ricur dc la COillnlune où le cas a été constaté, lllais lllêmc -76 - en dehors, car à la campagne le médecin vient souvent de la commune VOlsme; ce sera en rentrant à son domicile qu'il mettra à la poste la déclaration. Je vous prie, en consé'juencc. de prendre des mesures ponr 'lue les feuillets des carnets dont il s'agit puissent circuler en franchise. Je vous serai obligé de vouloir bien me faire connaître le plus tôt possiblo votre décision. Agréez, I\Ionsienr le ministre et cher collègu<" etc. l'our le président du conseil, ministre de l'intérieur: le directeur de l'assistance et de l'hygiène publiques, HR"RI MO"OD. 10 septembre 1892. ORD RE DE SERYICE rclatif au fonctionnem('nt des postes sanitaires établis dans les gares de moindre importance, sans étuve il désinfection. A. - Personnel. - Le personnel des postes sanitaires de deuxième ordre comprend: 1 ° le mér\ccin assist<, ou non d'un étudiant en médecine; 2° le commissaire spécial ou un inspecteur-adjoint; 3' une inllnnière ou un inlirmi('r chargé de la Msinfeetion du linge sale; 'l' dans 11\1 c('rtain nomhre de cas, un secrNairc. B. - Ji tlributions. - 1° Le médecin doit ètre présonl à l'arriv{·c d<,s trains. I! arrète ct r!'pousse ks sujets susppcts ou malades. Il laisse pa"ser ceux qui lui paraissent sains. Si ceux-ci vont plus loin cl rloi"cnt séjourner ('n France, il leur délivre un passeport sanitaire. Il snneille les opérations de désinfectioll ct donne des soins aux malades. Il ellvoie tous les dimanches à l'auditeur rlu comité chargô rle la surveillance du réseau un rapport résumant les opérations de la semaine . . 1° Le commissaire spécial ou on délégué assume la direction du poste. TI s'assure ne l'origine et de la destination des vo}-ageurs, distingue les personnes des localités voisines rlui ne font en France qu'un séjour de moins de 2~ heures, cir- culant entre deux poillts de la frontière et 'lui l'cm ont ètre dispensée" de passe- port. Il expédie les lettres d'avis aul\. maires ou au préfet de police ct envoie lous les dimanches un rapport au ministre de l'intérieur (direction de l' ass istance et de l'hJgiène publiques). 3° L'infirmier ou l'infirmière assiste i, la visite des bagages par le personnel de la ,louane ct reclH·ille le linge sale. Ce linge est désinf('cté soit par le trempeur, soit par l'{,hullition pendant une demi-heure, soit par l'immersion dans une so- lution de sublim{· " 1 p. ?.OOO. CC linge désinfocté est renrln au voyageur immé- dintf'mcnt après on sliit par colis postal. L'inllrmicr procède aux autrps opérations prt~scrit<,s par le médeein ot, s'il J a lieu, donne ses soins anx malades. 'ID Le secrétaire !'l. il son défaut, le médecin ou le directeur du poste consigne sur un registre les noms, origine et rlestinalion rles voyageurs munis de pass('- ports. C. - Malades. - Les personnes malades 011 suspccl('s scrolll autant r{llf' possible rcpollss"!,'. En cas d'impossibilité, 1,,8 malades s('rollt l'lacés dans un fourgon de hagag<'s faisant office rie lazaret. Ce fourgon sera garé à une certaine distance de la gare. Les déjections d<,s malades seront recuoilli<'S dans des vases renf<,rmant une w _:as , - 77 solution antiseptique ct leur introduction dans la 1'0"<' "cru suiyie de ceUe d'nll litre de la Ill~llle solution (snlfate de ruino), lors rlé[,'gllés sonilll;l'cs ('''(/l'gé:; de l'o('gQn;slIlinn des flos/es, L. :\ !:TTEII. L. Tlllll~()T. 20 septembre 1892. ORDI\E nE :::iEl\VICI'; rclatif :lU fOllcliullllP111enl <1C'~ po~lc:-; :--Hnilairct'i ('lahli:-, S11r k:-. caIHUIX. L"s haleam. entrallt "Il Frauce l'al' la J'routière .1" Dnnkl'l'<[Il" à Dell" ,,~ront rdelltls jIlSf["';' la ,i"ile ltll'dicalc cl j llSf I" 'i, l'araclli,, pillont d/'s op,'ratious Je llé- "infcctio, .. Leur sllncillanl'" sera asslIré,' par les personllels de,.; douallt's et des lranlU" publics. TOlls le" jonrs i, '"'" heure illdil[ll"" lu l","rlpcill s'as",r"ra de l'ôtat ,le la saut" ,le tout le porsounel dll batcall clue lH'l'lIlCllra l'untr,'" en Franc,', aprl's celte qlla- rantailll', '['Hl s'il cOllstate la ""lll' parfaile de 10ut le l'0rsolll'''1. Il d"linera an batelier lin pa~~cporl ~allilair(' dUlit ln protluclioll s('ra (!,iFt"e alL~ g'arHgc~ nlt{'- nenl's. Lo médecin l'l'll<'icrira ct sllrl<,ilkra la ,I!,,,infectiun .Ill ling" "de d d"s ohjets de literie ail Inn}CJL dn tn'llIpt'lIr OIL dc 1'illlLller~;ull dau:-; une' :-;Ohiliull (k ~llblillH! à 1 l'. 2.000. Les délégués sanitaires chargés de l' ol'ganisaliun des postes, L. NETTE". L. THOl~OT. 21 septeIIlbre 1892. LETTHE nu lllllll,ll'C' .le,; ljuanc,'s. - Interdictiun d'cntré'c du liu!'ü ,ale l'al' les l'ontes dn tcrre où Il'CXlSlcut pas de postf'S sallilair('~. :\'Iol'lSIELR LE MPIISTHE cl cher collôg-u<" CIL dehors dc~ postes s<lnilatr<'s ('lahlis ~lll' la rrollli(~l'c au passage dps ,oÎ(':-; l'err(.('s <\1, dns callalLX pour la slll'Yf'illancf' cl('~ personnes eutrant eH France, il existe d'as~e'z IllHnhreuse", routes par lcstpll'lles d'ls ,oyageurs pcuycnt pénélrer t'l importer <1ll linge sain susceptible rI<> IrallS- llleUrc les l'l'l'meS cllOlh·i,[ucs. l)'nllll'1' parI., il csi. impo"'lhle ,l'justa]],,!' sur CPS dilll'renh l'0inh ,ks al'l'ar,'lI" d" désinfediml. Le ('omit{· d" ,lireclion ,]Ps sen iccs ,1" l'I''yf-!'ii,n,' a ,'xlH'inll', l',,,i,, 'l,,'il .' ,""illi.,u. dans l'i"ll'r,\l <1" la ""dl' puhlique, dt, rel'usel' PUI'l'IIH'lll cl ~illlpll'lI](,lIl l't'llll't\'. dll lillf-!ï\ ~al(' . .le \011-'; ~('l'ai 1'(\('011- uais,an!. :\lunsiüur k lUiui,.tr" d r1l1'l' culli,t)'ll,', ,le \{)ul"il' bien, l'Il consôql1l'llCl', ,lonllcr deo I)nlr('s au persolln...! <leo duuanes l'our 'l'l'il ;oppose il \';"cuir à l'enlré" l'Il Francc de tout linge sale qui serait renfermé soit dans les "les, soit dan" les bagages U(,colllpagnanl des per:-'Ollnes arri-\1ull par le:; rOll tes dt' terre (T ). Agréez, ~Iollsjl'ul' lu lllillisll'l' el cher collègne, t'te. Pour le pL'l'~idellt du cOl1fwil, Illini~tn.' de l'intérieur; le di"I'('/elll' .le {'11.~-,isl(/nl'e el rie l'I',vgil;//(, JI/dili'jf/cs, Ih;~lU MONOD. ': 1) Instructions conforme~ donnée::: au f,crYiccde~ tlouilllCti par)e llIini~lI'e des finuuccf:-.. = a - 78- 21 septembre 1892. LETTRE-circulaire aux directeurs de l'exploitation des chemins de fer du i\onl- .le l'Est - de l'O"est -- d" P. L. M. -- de l'Orléans - de l'Étal _ du ?lJirli. _ DC"in['ection des oreillers et COll\Crturcs mis il la disposition des \op;;eurs. i\IO~S1El'R LE IllfIECTElR, les manifestations de l'vpidémie cholériql1c (lui se sont produites sur différents l'0i11ts du tcrriloire imposent il l'administration ct il tous ceux qni sont chargés d'un service puhlic l'obligation de prendre les prl'- cautions de nature il prévenir la propagat ion du choléra. Parmi les ohjets les plus aptes au transport ct il la dissémination des germes contagieux figurent les oreillers et les couvertures servant aux voyageurs et qui sont mis en location au départ des trains e\l'ress. Il importe qu'après chaque voyage ces objets soient rigoureusement d{'sinfectés. Je désirerais recevoir de votre compagnie l'assurance que cette d{'sinfection est soigneusement pratiquée pour tous les oreillers ct couvertures dont clic autorise la location dans ses gares. Hecevez, Monsieur le directeur, elc. Pour le président du conseil, ministre de l'intérieur: le directeur de l'assistance et de l'hygiène publiques, llE:mI MONOD. 21 septembre 1892. LETTRE au ministre des finances. - Admission en France des betteraves su- crières par dérogation au décret du 21) août. MONSIEl;R LE MnlSTRE et cher collègue, l'ouverture de la prochaine campagne sucrière va donner lieu il l'importation par la frontière du Nord d'une grande quantité de betteraves. Le comité de direction des senices de l'hygiène s'est préoccupé des inconvl'nients que prôsenterait dans l'espèce l'application du décret du 29 août 1892 qui prohibe l'importation des fruits et dos légumes poussant dans le sol. Il a pensé (Iu'en raisoll de l'utilisation exclusivement industrielle des betteraves leur introduction en France ne pouvait offrir pour la santé publique les dangers qui ont motivé le décret d'interdiction. D'accord avec le comité, j'estime q,,'il convient d'autoriser exceptionnellement la libre admission des uetterav8S sucrières. Je vous serai tres-obligé, Monsieur le ministre et cher collègue, de vouloir bien, si vous n'y voyez pas d'ailleurs dïn- cOll\jnient, donner des instructions en conséquence au service des douanes (1). Pour le président du conseil, ministre de l'intérieur: le directeur de l'assistance et de l'hygiène publiques, HENRI MONOD. 23 septembre 1892. CIRCCLAIRE TÉLÉGilAPiliQIE aux directeurs de la santé du littoral. - Senicc sanitaire marilime: demande d'em~oi d'un rapport hebdomadaire. Veuillez m'adresser chaque samedi, il daler de lklllaill, llll rappflrt indiquant (1) Instructions conformes données au service des douanes par le ministre des finances. 7\1 - du sam~di au yOJl(lrecli incln,i,,'nwnt, l',,nr chaqno port de yotre circonscription, le 1l0lubre; 10) des 11,l\Îr('s ('1 li n'·..; l'l qlli :-()llt~ Ù rili~()11 dn leur provenance, ~Ollillis il la 'lsite Ill("dica!.· : ,~n de;-., P{'I'~OllllCS \ i~iV,( __ s, pa5~agers cl t'(l"ipagcs; ;~() des passeport:-; ddivJ'("'-.; .','! d(,:-. ('oli", d(""ÎuJ'('ct,t'·s. (:(: l'apport do\ ra rappeler cu oulre SOIlIIlIair<'llH'lll lt's aCI'id"llls ~allil;lij'(\:-; de la sClllaillt': celui de dCllwin fera rClllouler les rCllsl·ip:IICI1ICllls ~Iali",liqul'" au r<)l" scplenlhl'n. 2i septembre 1892. LETTRE au ministre des linallces. -- Admission en Franco dcs chou" d'Alsace destin,'s il la fahrication do la chollcronte par dérogation ail décret du 29 aoùt. :Mm,IE!:R LE ML~ISl'l\[: cl cher collèF"e, mOIl attention a été appelée sur les conditions d'enlrée cn Frall"" ,les chollx yenant d'Alsaee ct des tillés " la fabri- cation de la choucroute. Les choux ainsi importés appartiennent " lllle espèce particlllii're 'plÏ n'est cultivée qu'pn Alsace eL dOllt l'utilisation est exclusivement indmtriclle. Comme pour la bellerme sucrière (l'li a fait l'objet de ma lettre du :H courant, le comité de direction ries senices de l'hygiène estime 'lue l'application du décret du 29 aoùt 18~)2 ne doit pas ètre faile ,\ cc genre de produils, ct qu'il ya lieu par suite d'en autoriser exceptionnellement la libre entrée en France . .le YOUS serai tr<ls-obligé, Monsieur le ministre et cher collègue, de vouloir hien en conséquence donner des illslructions ail service des douanes pour que les choux destinés à la fabrieation de la choucroute Pl venant cl' Alsace par wa- gons soieut admis à la frolltiùre (r). Agréez, l\!ousieur le minislre el cher collègue, etc. l'our le l'résident du conseil, ministre de l'inlérieur: le directeur de l'assistance et de l'hygiène publiques, HENIlI Maxo/). 28 septembre 1892. CIIlCULAIIlE rlu ministre ,le lïnlt-rienr aux préfets. - Déclaration obligatoire des cas suspeds (art. (j dll décret du 29 août). :\lo:'ilslEUB. l.E PH~:FEï', .in crois de\oir d(' 1l0ll\Can. app<,kr ,olrü altcllljoll sur les disposiliolls de J'articlo li du décrc! du 2!) aoùt 18!)2 '[ui sout aillSi COll('lLes « La déclaration à la main" de tOllt cas suspect d'être un cas cle choléra « est obligatoire Jaus Ull dt'lai dl' 2i hl'ml's pour tout doeleur eu médecine " ou officier de santé f[lli Cil a COlhtal!', J'oxistellce, pour le chef de famille « ou les persollnes 'Illi soignent ln llJaladu Pl ['our toute persoune qui le 10- (c gcrait. » Des faits rr:'ccnls ct trop llombrellX III 'ont clé'llloutr" '1l1O l'importance de ces dispositiolls n'l'lait l'a, sullîsalllllll'Ill l'Illllprisl' l'al' les mairr's el l,·s Illédecills. Dans ['lllsicnrs localilés, soit l'al' calcul, suit par illllillë'l'cllcc, les premi"rcs Illanifestaliolls rllUl"Ti'luCS out d,; Ill"connucs pendantplllsicllr, jour:; cl lorsqu'il (1) Instructions conformes données au service des douanes. 80 - n'a plus été possible d0 les dissimuler, la maladie s'était déjà répandue en for- Inant de dm 19CI'C'l1X fO'y('r~. Pour pouyoir agir lll'Olllpt"IIH'lli <'1 sùrenlC'nt, il j',wl couIJaitl'" 1" ",al di's ,[u'il sc d,;c1ar(', 'lu'ilparai"c 0<1 110 parai"c pas illlpOl'10" Salis s'allardpr il précise'r cc caractère de tel'" "tI kl'" affcclinn "out"tlse, <lès 'Iu'un cas ,'1lsJ'ocl d'èlro llll cas de choléra sc mnuifestc dans Ill'" commuue, cc n'cst l"b SCU!clltCllt le rné- décin, c'est « le chcf ,le famille», ce SOllt « les l'crsolnH's 'lui soigneut le ma- lade », cc sout ccll"s 'l'li le 101'0llL 'lui onl, par l" ,U'crel, cl SOltS dcs peiues sévères, l'obligation d'en faire la ,[{,claration allmaire, Celui-ci doit alors prendre des mesures immédiates pO<lr l'isolement du lllaiade ct surlout l'our la désiu- fection des déjections, dos objets de liU'ri,', des linges ayant seni, ,le l'apparte- ment occupé, L" maire de son côté doit yous ",iscr immédiatcll1cnl. Il est indispcnsable de rappeler aux maires, aux mô,kcilb et il tOllles les per- sonncs iutéressées <Ille l'al' leur silcuc" on leur inHctiou ils aSSlll1tent unc très graye responsabilité: l'épidémie 'Pli sc répaudrait leur l'crait imputable, Je YOUS rappelle l[U'CIl dehors des pénalités que nH'ntiol1ne le McreL dn 20 août dernier, celles édiclécs par la loi du 3 lItars 182'1 sont extrèmelltent sé,ères contre tous ceux '[Ili auraient seientmeltt dissimulô les faiLs du lllanii,t'e il exposer la santé publi<[llu ou '1"i, a,l altt connaissance d'uu s~~mplôllle du maladie cltoj('ri'[lll' amaient négligé d'oll informor ,[ui de droil. Dans l'intérêt sUl'l'ricttr du la santé publi,[ue, lltOll adlllitti"tratioll est décidée à obtenir la striete application de l'arlicle G, parce 'luïl constilue le moyell pré- scnatif par excellence, parce 'PIC seul il permeL de combattre pied à pied la dissémination du fléau ",ant qu'il n'ait cnyahi des agglomérations où la lutte deYient, sinon impossible, du moins très difficile, Vous devez donc être immédiatement prévenu de tous les cas suspects qui seront signalés aux maires ct à yotre tour YOUS me transmettrez sans retard cette infor- mation, Il ne faut pas oublier qu'au point de yue de la propagation des épidémies, l'intérêt de toutes les communos est solidaire, non seulement dans les limites d'un département, mais l'our la France ('ntière, L'apparition simultanée de cas do ma- ladie sur diyers poinls d'une même rl'gion pout motirer dcs mesures générales, Il est de toute nécessit" 'lue l'administration supérieure soil constamment et exacte- ment tenue informl'c de tOlite manifestation plus ou moins suspectc. Je YOUS pri,., monsieur le préfet, de donner avis '1 :\fM, l"s maires de yotre déparlement t!"s dis!,ositiolls de la pr(;sentc circulaire 'fui les conceruent ct de les iln'iler à porter de kttr rôt{' e,'s dispositions à la connaissance de lenrs administn;s et des médecins qui résident dans leurs communes, Dans le cas ,]'ailleurs où YOUs jugeriez qu'une plus large publicit{, sprait nlile, sans èlre du nature il alarmer les populations, j<' "lIlS lais,c le soin d\' faire I"'on;"er dans Iclk mC'snf(' 'I"e Y<lns apprécierez. Hecc",z, \lonsicllr le l'ri,reL l'le, Pout' le présidenl du com,ciJ, ministre de l'Întl'rieur: le direcleu/" rie l'assistance el de l'hY9i,;ne publiques, lh:<l\l "["KOU. 28 septembre 1892. LE Mli'iISTRE DU C01HlEI\CE ET DE L'nDCSTRlE, AI\RÊTE: Sont admis exceptionnellement il circuler en franchise, par la poste, les a,i, - ~1 - qU(~ b~" In/~decill" "Olt 1 kllll" d'adrc""cl' ;I!I\: ulair(' . ...;, ('tl cn", de constatalion de syrnpUHlJe'i c!Jolôl'il'lfL'1I1e':l. C"s avis ",rulll ,'lal,li, ""' d"s fCllillels all('~lallt la formo de,s carles-I()llr~s for- lW"CS d Fudiltd, :,ur la -"ll,,('t'ip!i~HI. le.", lIu'uliou'i lU11'rÎlIu',cS: lllUll:'iÏcur le Ilwiru ;! ., /{ ~('n icc dc'''- (:'pidélllie..: )). lb :--c'rolll, c'll UlIll'l:, cutLll'c:-'Îgllés pal' 10 Inédeciu c'l'édllclll', Fait :l Pari-;~ le ,~t-i .,eplC1111H'C I~U2. LOl nET. Z9 septembre 1892. '\OTlC-ClllClLlIl1E all' dir0d('l1r5 d"5 posl"5 sallitair,'s d" la f'rollli,'n', relalive a11 fUtlctiollllCUlellt du S('l'\ Îce. L(, (,oulil{· de dircclloll (lcs snl'\ ie('..., d(~ l'Jlygiônu suit a\('e la plus grande aLtcll~ 1 ion Io rOJldÎOllllC'lllC'IÜ d('~ posLcs ."Hilitail'('" l~talJlis Il la fl'ollti(\l'c. Les rapports frél[llellts 'Ill; llli sont adre,,{'s pal' les ,1;l'eclellrs de ces l'os les ct jes visites faites l'al' l"s d,"I{'gllé's sanitaires, }nr. les doclelll's Netter ct Thoillot, permettent do co"stater le zi,le el le délOuelllenl al'CC IesrjlleiS lu l'ersonllel médical ct adminis- tral;f' s'ac'jllitte de sc" fondions, secondé par les agents des chemins de fer, ,les dOl!allC'S, dcs eanall', par la police cl la genriarnH'ric. Conlorm{'lIlcnt ail dl",ir cXjlrilllé l'al' le ('ollIit,; de direclion des ;l'l'Yice,; r!'11,Y- gii'IlC', le p}'(", ... id(~I1{ dll COJl:';l'il, Illillistre de lïnLl'l'ieu.r, C:-.t ]lPllrCllX d;adre~scr ses rellu'J'('ÎülllC'ubi et :-;(':-; l't',jicitatiollS il tOII"; C('lI\: ([Hl pl't~tenL aill;-;i Ull t.:oncoul'S actif ù Ja d(:'!'ell:-;(, de notre l(,l'ritoln' C()lltr(~ j'ill\asÎoll du ll(:'l\U cllolt'rÎ{Ilie. Le fonclioilnenH'nl ries l'0stes a dOllllC: jieu il 'jlle!'jUf:; ol"enations (pli sont n~' . ..;unl(!es ci-al)rl'~' L Des dlr,'deurs de l'0sles ont ertl 1'00l\oir, de l"lIr propre aulorité', pl'e5- ('l'ire des 1I1('Sl1l'e..; P'("Jl/'rnlt's: l'lIIl d'cu\: a fait adl'c'iscl' 1111(' Id,tre circlllaire aux i1llloriL{'s ariLllinislratl\('S d'Ull pays VOi"lll; 1I1i al/Ire est allt>, jlls(l'l'à iIllpOSel' ]'0- hlip'ulloll de l'rt:scllll'r i, la frolllière llil c<'l'lilical d'origllle ,!t',liu't', au pniut d" d("l)arl du YU,) ag('ur. (;f:tlIJ d(,L'1l ièl'(~ di.'ijlo.'ii' iotl, (Lui Il vaÎL produit lino ,i n~ ("Illotion panlli If'.'i ÎlIlén':-. ... ("", ("tait {~\ id('llllll('lIt ill.'.;pir{'(~ l'al' Ull s(:ttliIlICI1L lOllalJlp, IIl<1Î..., .'i(' lrOll\ait ml contradictio/l l'orllle]I(, dalls I(~ rOlld eL dalls la 1'01'11](: U\('C I('s i'lt"IlLio'h d" l'ad'lliuistralion sllpl'ri"lIrt,: "Ile dul èlre illllllùlial,'ulclIl désaHlUl'c, Gu ral'pdle il .\1 \[, ks directl'llrs d"s l'OS les '111'aunlll<' l'l'l'scriptioll ne doit ,'.Ire ul'l'Ii'jll"'" l'al' l'ln "" d"hors des li,uil<,s 'Illi l"ul' Ollt {'l<" illdi'lu,:es pal' les notes df' sel'\ iCI' 011 les instructiolls énwnalLl spl'ciak'lllcnl soit dll tninislrc, soit dl' S('S dék'pïH"S. Dnll.'i lu cas d'llrgPllcc .'i("tlulncllt, des nlcsures ituln{'diates peu- ,out être pri:.;es, lHais il doit (lU être n',j'I:'r(', illllll<"diatclncllt an 11l1nÎst1'C. 11. - Les notes de seri iec l'rcscri \ l'nI 'l'W lous ll's j,as'age, .JOlH'Ilt êlre ouverts d (jlle Il' linge sale doil y Ni"(' r""h,'rcl,,". Gnlle doit pas 'c contenter d'lIne décla- ralion l'aile par le YOpg"UL La Ilsile est ohlip'al.oire, il imjlorte de donner des inslrllctioll:-i pl't~clses aux agent:-; c1Htrgt"s (le- ....:e ~oitl. III. --- Certains yo,yagell!"s sc trol1l"1l1 dans l'illll'0"ibiliV' dïllllilplOr, lors de le li l' l'as"I~C '1 lu frollli"re, le llOlll nt radrt'ose d" l'hùtel dans lct[uel ils "es('('II- .Iront il l"llr arri"l'u ù Paris Olt daus Jes ;.:raIHIl's ,ij]"s . .\nl. I,-s directeurs de l'os les dU\Tou! ral'l'der cxjlre""lilCllt il Cl'S IO,\'agülll's (jllïls sont obligés par la loi dl' ù{,clarer leur arri",,, il la mai rio ct illsisler slir les graY(~s l','nalilés aux-- (ruelles ils 5 'exposcruiClll Cil ne sc confurlllant pas il ces prescriptions. CIIOL. G • • .. :.e • &24Z24 L$,& - ri:!- IY, - Lps locaux a!l"prlé, :. la yi,ilp sanilaire on an slaliol1l1pmrnt d .. s \"o,,"a- gpurs a,unl rl apr('.s ecU\' ,Îsil(' Inis"'C'lll pm'I'ois ü d(',,,ir('l' SOllS }(' rapport de la proprpté, Il "'rait util" d" v"iIIN:1 Cf' 'IU(' ces ('Jldroits {'''''''JlL fr{',!uemltl"Jlt Helloy,'s cl elltret"IIllS ('U hon dal .le IllaIli,'.['(· il é'ller .le ce chef Ioule rl'c!allla- Lion justifiée, Y. - _-\fin d'assurer l'approyisiullllcnlclIl n"Fldicr dps posLes ~ntlitair{'s en formIlles dc passeports el dl' caries rI'aYls, \1 \1, Ie·s direcleurs des l''''il's "ml pri{·, de faire COJlllaÎlre il l'adllllnistralioIl dans leur rapport hebdomadaire le nombre d'exelllplairt,s de chacune de ces j'JI'mllles 'Illi leur sonl nr~c"ss~ir"s po nI' la duréc de la semaine suiy"anll', d'apri·s la mO,)""IlIlP clps jonrs pr{,c{·dcnls pt les prévisions, Ccs exemplaires ",ronl iIlllllédiaLell!ent e'\:pédi{'s, soit directemenl, soit par l'intermédiaire de la pn"{'eclure, Pour le présidrnt du conseil, Illini~trc de l'intérieur: /e rli,.cf'/cllI' de {'assislance et de l'hygiène plI/i/i'Jues, llE\lU -'Imoll, 29 septembre 1892. CmCI'LAtnE du minislre de lï"tôri"llr all'. dircc!clll" dl' la santé, dll liuoral. OhsC'rvaliol!S r"latin>, il l'{.lahlissP!I[('nl d,'s l'apports IlIhlomatlain·s, ~loNSlEùR LE DtneCTECR, il ne r""ort l'as e1airenwnt des premi"rs rapports hehdomadaires 'l'ti Ill' ont d" adr"ss{'s "n pX{'culion de Illon tr'-Ié'gramme du 23 septembre 'lue les opéra lions de d{'si"feclion aient ,",té, toujours et partout régulièrement e!l"ectuées, Lors([u'il s'agit de navires prOyenalJt (le l'a)'S contaminés ou susperts de cllO- l{,ra la désinfection Ile doit l'as s'appliquer selliernent aux bagages des pa"ag"rs, Illais aussi aux effets, "li lillFe Pl ù la lil.cri" de l'é'juipage, Tous ces ohjPls doi- \('nl plrf', ~lli\311l1f's re:--:-:'ouJ'ces dll port, pa~s(':-: à l'étlL\"(" 3n pnh,"risalcur 011 au tt'('lIlpaFe tians lllll' solution d" sublim,; ail T I,OOU. ,k '''' saurai trop insisli'r sur la n{'cl'ssilé, d'appli,!,wr rigou['('nsemcnl celle "('sinfection (l'Ji, a\ PC la v isit" Ild'dieale, constit u" la nwillellf() "Ill ",/:('a['(I,> 1'0lItre l'importation chol{·ri'lue, touL (." peruwt!ant de rf·duire au strict ll(~ees saire la rfur{·ü de 1'01""rYation sallitaire, Je profite d'antre part de la pr{·seute communication pour modifier mou t{>j{,- gramme précité du 23 CIl el' sens qncyotrc rappOl'thehdomadairedcv ra non l'as m'être adressé, mais me parv",,;r le samedi de cha'luc semaine, 11 contiendrail,l<\s lors la période du vendredi au j,,"eli inclus ( 1), Recevez, Monsieur le directeur, etc. Pour le prés~dcJlt du conseil. ministre de l'intérieur: le direcleur de l'assis lance et de l'hygiène publiques, llK'Œr ~lmoD. (1) Par une note du II septembre, il a été prescrit aux directeurs de la santé dejoin- dre à leur rapport un résumé statistique conforme au modèle ci-après: Wli&,Mtu!$l - l'rl- 29 septembre 1892. LETTRE du ministre de l'instrnction pulJli,l'lC (direclion de J'enseignement secon- dain'!. -- ltClltrl'" des ria"",;. \l(j\:-'IEI n LI: 1'1\1:::--1111·:\"1' J)I Cil'\:--I:tl. cl clier collèf!II(', l'{pid(!lnio clloMrifornw n'ayant pas totaloLllelit di'paru Cil Frallce, je ,ous serais reconnaissant de ,ouloi,' bien saisir Je wlIlité cOllsltllalif d'h\~frièllo do Ja question de sayoir s'il y a lieu de retarder soit il Paris, soit dans (pwlque alllre ville du territoire, la rentrée des classes des lycées et coll''.gcs, 'jui doil so raire le lundi soir, 3 octobre prochain. VOLIS YOlldr('z biell me faire CClllllalLrt' d'urgence l'a ris émis par cette assemblée. Veuille" agr('er, Monsieur le l'r('sident du conseil et cher colkgue, etc. Pour le ministre do l'instrnction publique et des beaux arts: le clHf,zn Cld,il/fI, UmlJ~:nE. 29 septembre 1892, ThÉGHAYIME du ministre de lïnlf'rieur a" ministre de l'instruction publique. - HClltrée des classes. L" comité de direction des senices do l'hygiène, réuni aujourd'hui, est d'avis '1n'iln'y a pas lieu de n'tard"r, sauf au Havre l'al' mesnre d'extrême prudence, la rentrée des élèves dans les l)'c(;05 el colli'ges, à la condition que des mesures seront prises imrrj{',lialemont l'our 'jue daus cos ptahlisscmBnts les élèves ne puissent boire qnc de l'eau saine. Lit 01'1 l'cau Ile pnSsenterait pas toutes les garanties dési- rables, il serait toujours possihle de la faire bouillir. Direction de hl santé d lU;: R Li M]( S L\ T 1 ST 1 QUE des opérations sanitaires applif{uécs dans la circonscription aux navires proycnant de ports contaminés ou suspects pendullt la semaine du au 1802 . D~~P "\IlTE;\[E~T;;. l'URT;; N ():\of J~H.E . § j ui ;, de." " ~ g pP\,snllll('S vüdtécr,;. ;;il ~ "' ~ ~, " '0 " ~ > " 0 '" 0 i "" < " " '" - .., 1> ~ z 1 " " ~~ 0 c 0 " Tota1. " Z "' 0 Z 0 m < g " ~ ,~ " C '" - TO'l'.\{·X ••••. lî IlI(lépl'lHlallllllPlll du liug(' sale (le l'ôquipage et ùe la, literÎt' du bord. OnSERY.\.TIONS. A"."""""""""".",,,,,,,,.,,,,,,.,,,,,, le """".".".""."""""."."." rRa Le direclcltl' de la su.nté, ; - WI- 29 septembre 1892, r:mr:l-L.\THE dn IIIJlll' ... II{' dt' 111l~lrl1dj()JI lll!lJliq'H' (di]'('c!Îoll clc' 1'('Il!"('i~!'Il('Ill(,lIt ~e(,()lldairel an'- rc'clelll':-'. "-- ~l(':--\Irf'~ d'I',\p,'i(\tlc applicable . ..;, dilU:-i ]C:-; ('lal)li~ ~C'ln('llh d'iJl:-itl'llCt.ioJ) ù la rt'Illr/'t' d(,~ ('Ia . .;.;t'~. ~I()~:-;IE(-n LE HECTI;\ n~ :\ TaJljlnwlj(' dt' la r('iJlI'("(~ de'!' cla:-.;:-;c':-,;, j'ni /·U· (,(Hl:-;Idl(~ de difT'c'l'i'uts côl/':-. ~Hr 1(·:-; 1I1(,~IIJ'('S il JU'c'llllrc dall:-: !(I:-; /·!.ahli:-;",clIj('uls dïll..;lnH'li()1l priuwirC' ct :-:l'L'ondairc t'Il raisoll (1(' l'c''pi,k''ilil' cl\(Jlc"riqllc' qllj a Sl'\l ('('Ue 1lI11H"C dalls fpH'lcJIH'S ,jlll's, Je o'Hyais pas all('lIdn ('('S dl'J11all(l(,~ pOlir pre udrc L.l\is des <l1.llorilc,s 1('s pins cO!lll'l'IcIllcs ,,"r les !llO,H'lIS l'l'Ophl'Iaci i'[lles qll(, pOllrrait cOll""ilier la ,,('iCIII'I', Lc cOlllité consnltatil' d'h.'gièw, p"llli'l'll', Ù IJlli je lll'l'tai, a<lr0"I\ a apl'dé d'ullc lllalli('I:O tonle jlarliculièrp l11QIl atlention ~ur la (plcstioll de rcan d('~lill{'e à la boisson des (·Ihrcs. aux soins dl' la lojl(~ll{', an layage dcs lé>gunlcs et dc's fruiL~. Dès la fin (10 l'Hllll{'C r8\jo, j'ai l'l'es(,l'it llIle l'l1(I',,\te slir la fl'wlill' df's cali, d'alilHentatioll dt' tOL1S les Iyc{·(·s et coll("t!'(':-\ dt· FrallC(l, '('Olh J(·s l,' ('f.('~ alilllt'lIl{'", .1'(''111 donl la \Hll."l'e a l'arll ""I,,'cle ,,"I {'h" pOllnllS d", filtn's les l'ills 1)('1'1'(,('- ti()llIH~lS • .1(' suis di:-:.po:.J' h dOllll('l' :--llit(, (l'lIrp:cllc(' il Inules le;.;. pruposit.iolls (,OIH- p}("Hwnlaires qllc 'ou~ jll~'('n'z o\'il(· (le Ill'adl'ps('l', SIII' l';n-Ïs df's lH'o,j~eurs (,t des lllt"dccillS des JYCl'C'S. En Cl' (]lIi cI~n('.el'lle les ('olli'gl's ('OlllnIllIHlUX, '1'll'l'jlH" III uniciraliU's Il 'ont l'as h{'siU~ Ü s'ilnpuscr les sacriflc('s ll{'('l'~~ai]'cs ponr ra('(lni~ition de filtres; il serail inrlisl'cllsablP lJI1I' l'l'lle mûSllr" fùt génr'omlis{'", .le YOI1S prie dû rt'nouycl0r 'os instances" cc sujet allpr(,s des municipalités ct .le llIelcnir ail cOl1rant dl' \OS d{,- HHlrcl!es. Pour les {'coles normales, j'ai cOflluwlHlé en jllin rl0rnier le nombre de liltres Clwmberlall!l-Pasteur nc>ccssaire po nI' 'Jl\(' toules pni""llt en ètro dotées; la linai- son de ccs "ppar!'ils '" poursuit au"i rapidcnlent 'lue le perllleitellt les Ilpce"it{,s de la fahricalioll. Je ynus adrc'sscrai inccSSalHIIl(~lll, el Yons ,olldrez bien faire dis- trihuer, dans les l'ta)JlisscIrH'I1ls qui les nul, reçns 011 qui, ont les reccroir, un(~ ill~ trudion tedllli'l"c très d,~tailléc sur les conditions d'elllploi, d'entreliell et de nl't- tU,rage! qu'il pst indispellsahle d'uh.;cl'H'l' rif!'0IIl'CUSl'lneut pour LfLIe ces appan'ils déJicats ofl'rmll IIlle s{'l'IIrité coml'lHe, L'C:'C0110111C ct, au bc~oill, les professeurs de sciences c!('yrout slHyeilkr l'CX(~(,Il tion rie l'CS IllCSllreS aycc un soin tont partieuli!'r, la l'anle du filtre 1'" del'allt ja- lnai~ (~lre confie."c c\.clusi\ClllCllt <HL'- d0111esti(jlle:-.;, surlout pt'ndunl les prerniers lnois du fOllctioIllICllH'lll. Pour Irs étahlisselllents (l'1Î n'auraient pas de liltres, l'lPOH!' ecu, fjllÎ nl'\IlIf' l'Il a~'allL, sc trourcraient OUIlS 11lH' localil,; cOlltalllill{'e ou silllplcllIent susl)('clC', Il' comité d'ltygièllc insislt, fOl'llldknH'llt pour ']Ul' l'autorité responsallic dl' l'Mal saIlitaire pn'scriro <le ]1(' faire usag(' pOlir la ]Joi~soll tIUO d'une eau ([IIi allra bouilli pendant un <Iuart d'heure au 11l(Jin~ cL (pli ~('ra tClIUl' <:11 YIJsr clus, parfaitcnlciIt ù l'abri dll contact de rail', Celle r(,colllllWIH1"tion ùlppli'IlIc, non sculcllwnt aliX points IlH'nacés par k cholh'a, lllais '1 lo"s l'('ln où rOll aurait il rl',louter d'autrl'S l'pidémics, la fié, re tl phoïtl", l'al' !'XCIllI''''' Vous youdrl'z hiell, ~lonsil'ur lu recLeur, illl il.er I"s chefs d'établissements (h- côes, collègf's, écolC'~ llorrl1al{~~ el priulairps supôricnr('~, pouryus d'un pCllsionn;t) à se conrortner ('s,-aCl(llll(~nl ù ('cs prescriptiolls; ilest inutile d'ajouter (Iuïls Ile dcyronl d'ailleurs 1lPglig:cr aueuun des 11ll'SUl'C:-i de prudence quo pourra leur sug- gérer Je médecin. Vous leur dcmalldercz, hien entclldu, de YOUS tenir au courant de la situation sanitaire de leul's établissemonts respectifs et m(\me, s'il y ayait le moindre symptôme inquiétant, de cellC' des localités olt ils sont situés, - usa 52 A.t_US &&UZUtM 4 - S:l- Jo n'ai pas h,'soin rlo n l p,'I('1' cc ((11i l'St, clqlllis londernps la ri:l'le, sayoir que, s'il f'0 pnHJuÎ:-;ait (lr~ ('a~ dl' C!lO!(:'ra Oll llU\lIH' d'alltres cas d'{'pidl~mic, les inspec- tenrs (ra('ad(~'rnie et, all ht':-;/Jill, les ('Ili'f" d'Mah!i~s(,ln(,llt", p01lrronL elL\·In(\Ille~, ~l1r l'cni .... d" nH"t!I'cill, li('('lIeil'\' Il''' (',Ii'.,!''', ~;\ld';\ ,Oll:-; iLll'Ot'lllt'r "all:-i d(~lai do la 11l('~lIr(' J11'1"('. Si (III('lllll('~ d{'jH'll"C'" ~'II)I)I\"!II('III([il'(''''' /'LIÎI'IlL P\CC!liÎOIIIl('\IPlllcnt n{'c(,i'i"iaires dan:-i [f':-> ('TPk:-; 1I01'll1al(,:-; 1'0"1' l'applit';dinn t!(':-; 11I('';III'(~S q"c .i(~ ,ien:-i do yons rccumowlldcr, jo :-;('rai~ di"PD:.J, il le.; pn'Ildru il !a charge do InOll départcrnellt. rOll:") aurie/' ~l lu'cn l'aire \~()llllailr(' le 1l1'lidallL alh..;ÎtùL (["C possible. \nx. di'\"(~r"us pn"c:ultliollS jrulïll'u"n.s ci-d\'~:-:IIS ilcollYlonL d'CIl ajoutcr Hue der· llii'rc 'luo YOIlS dCITI'z H'I''''''"lallller i, L, ,,,lIi,,illl.l,, des cltds t!'r'-lablisscltlCllls et dll pe,'sollllci charg',', cl" la '''l'II,jU'"I'',,, i)'IIl.' toul", l", lilcalill"s lllonacées l"u llll" ,"pidl:nli" 'jllclcOlll[IIC, il Il(' d,'\ra ,'.Im lais'" :, l'Ilsaf'c de, ,"k,c, pondallt l,'s n:'cL'(~al,ions d 1I0LUlllllIClll ;\ PlIcIlre .Ill gOI'tlc]' d'anlL'n ('<lU (PW culle qui doit :-;nrvir pUlir les rq);t~. Ell COll"i(':tjUI'!H'(', lu . .; p()Jnpc~ ut flllllaincs des ('Ollr~ de f("créalioll UII Ivs cUlld lIib qui le .... :d i Illcnl (:ll! deVL'OlI! ('.trc l'i;'!,tHU'eUSclllcllL inlerdils aux di~r('~. l\ecerez, ~loll,icllr le rude,"', de, /." l/,inÎsll'c .JI' 1'il/sll'II<'lÎ"" I,ulil;'/Ill' <'l ries Ilc{((r,e·llrls; I.J:Ul\ BIJUltGEUlS. 29 septembre 1892. lL\I'I'OI\'I' d" M. 1" 1)" POllCItI'l, directl'Il!' dll lahoraloirc JII Comil" consliitalif r!'h\;.6i'no puhli,l'lC ri" France, - D,:sin!'"clion des oreillors cl cou,erlures de ,-o)-age lllÏ ... Cil son ieu dans Jes p,n'('.-; de chernÎlls de for. L'enlreprise inlornatiollale cles oruill"rs ct cOll\!'rlllrCS rie d,omills de fer occupe, au Il'' [i'[ du ([',ai de la na!,,,,,, lout llli corps rie !J,Himellt dans le(I"e! il est proc6dé " Imlles j"s op,:ral iOlls 1I<"cessiléus pa,. la 1'J'("paratioll et je nettoyago des objuts lour,s sllr ]p,s cliflï'rolltes lip'llcs ri" c!"'lllill' de fer. Le pcrsolluL"l sc COlllpO.'ie d'unu rlJtgtai,w J'ollyrièn's ~OllS les ordres d'une diroctril'o (l',i. m'a parll al'l'0rl!'r los pins grands soills i, la sllneillance el au hon enll'diell <l" ll1ajl:rid, Voici 'lndl" 8.'t la sllile dl', 0l,(','alill'" 'l',i S(lIll l'l'alill"('cS dam cci. ,"Iabli"c- lnl'JÜ. Les "l'cillers el L'UlI\erL'H"'s aJ"1Il1 <"II', l'o!Jjd d'unn !ocalioll clalls les dill''.rclllr's cOllJpaF"nius dt' clWtllins ,k fl'I' sont <lpporll".-; le lllalill, dc ('h~Hllw gare, ulIfoI'llU"S dalls des :-;acs dc 12:rus:-;o loile . .\ 1('1I1' arrÎ\(',c. Il's laÎc~ troruil1ers sont enloH~l':-; eL Inise~ du ('ùh~ pot1r ~Ilhir nll bLIllchi:-;:-;ap-e. Pl!i~ ]\'~ o]'uiller,..; t't, cUlIy('rllll"('''i ~ulll "Iael':," dalls Ulle clJ<llllOrU :-i('rnllll du sou['['(Iir el 1'\I'0St',S J"'llIlalll l.l'tJi, IIllIII''',s " l'acliun (k la Yapl'Ul' d'acide sul!'urc,,,, • ,\" boul de ce lctllps, les ,'oll\('rl"res S01l1 mises 'l part; layées si elles portont des lal'ltes, Sil!lplelllcnt l'li'''l''; si elles sonl l'Il bOll daL. Q"alli. au" oreillel's, ils so1l1 cld'aits clans un local spécial, ct les ell\'cloppos soul Cfl\O,;"CS au ja\'al'o. Les laies el I('s cll\'clul'I)('S des ol'l,ill"rs ,Ullt aimi la,é".s d,arjlle j,Jill'. dalls llTl 1'1\oir yoi,in d" 'jllai cl" 1" [bpI:", 1"1l' d", [l'Ill Il li" 'pl"eialel1lelll au senier' ,10 la cornp a t!1l1c. Los ('()ll\crl,ll'CS laché'cs 011 l'cll,,s ('Il hUIl étal, apr!" ri L'li , 011 trois sorvices, ::iont ("glllcLllcnt les~in:cs daus co rw\nw la,oir. TUllS ces ohjch sout rapporl,'", CUCU'T llllmides, au Il'' 3'1 du rillai rio la Hapée, .Wi-kUCZXEkCi!€Ui'hZ 3UCW&&1;; - 86- où ils sont séchés et repassés. Les enveloppes d'oreillers SOllt amidonnées, 10, oreillers reconstitués; et on les empaquette de lIom'oau, ainsi 'Ille les cmncrlureR, dans des sacs qui senent à les lransporter dans \cs diflërenlcs gares. Chaque ligne a une marque spéciale. Tonies les réparalions de coulure, etc., ,ont aussi effectuées dans cet établisse, ment et toutes les enveloppes, taies ou couvertures lachées sont mises à part, détachées et ne rentrent en sonice qu'après la complète disparition do toute trace de taches. J'ai trouvé ce matin, en allant visiter cet établissement, M. le D' Bourgade qui m'a acccompagné dans cette visite, et m'a fourni, cntr'autres renseignements, celui-ci: aucune des om ri ères qui composent le personnel de cet établissement n'a contracté d'affection con tagieuse depuis plusieurs unnpes qu'il Yisite réguliè- rement et fréquemment ce pdrsonnel. II n'existe pas d'étuve à désinfection, au moins pour le moment. A celte description, je crois devoir joindre les réflexions suivantes: On est évidemment obligé de s'en rapporter à la bonne foi de la directrice de cet établissement en ce qui concerne l'exactitude avec laquelle tous les oreillers et 'couvertures sont passés chaque jorrr à l'acide sulfureux, les oreillers défait" les toiles et emeloppes lavées, etc. Mais je dois ajouter que la directrice m'a paru apporter beaucoup de soins et une grande attention à tout ce service, ct qu'en somme l'intérêt de la compagnie est que tout cc matériel soit toujours en parfait état pour en faciliter la location aux voyageurs. L'existence d'une étuve à désinfection par la vapeur surchauffée ne me parait pas indispensable. Elle no saurait en effet remplacer le lavage des taies ct enveloppes d'oreillers et des couvertures salies ou tachées; "Ile n'aurait alors guère d'autre résultat que d'augmenter dans une notable proportion les frais généraux qui doivent être déjà assez élevés, si toutes les opérations que j'ai vues effectuer ce matin sont effectivement et rigoureusement prati'1uées. Il y aurait, toutefois, des améliorations [lssez importantes à apporter dans l'exécution de ces opérations. Tout d'abord, le soufroir est insuffisant et son installation dans une chambre de l'immeuble ne me semble pas permettre d'cn tirer tout le parti utile. Il serait nécessaire qu'un véritable soufroir l'ùt installé dans une des cours, de fa~'Oll 'I"e la désinfection par l'acide sulfureux pût être pratiquée avec toute la perfection désirable. En second lieu, l'installation actuelle permet des promiscuités fàcheuses entre les objets à désinfecter et les objets à mettre en service, puisqu'il faut tra,erser la pièce où sont entreposés les oreillers et couvertures nettoyés pour porter dans le soufroir cenx qui reviennent des gares. L'installation d'un soufroir dans la cour permettrait facilement de remédier à cet inconvénient. En résumé, ce service de désinfection et de nettoyage me paraît bien organisé; ct il serait facile, avec quclqnes modifications dont la réalisation serait des plus aisées, d'en tirer tout le parti désirable sans augmentation notahle des frais de main-d'œuvre. Pour terminer, j'ajouterai que cet établig,emont routre, par l'usage du soufroir, dans la catégorie dos établissements classés, soumis à l'autorisatioll d II préfet de police et à la surveillance des services compétents; ct qu'il serait alors facile d'imposer, dans l'arrêté d'autorisation, les conditions que je ,iens d'imlicluer. La surveillance du senicc des établissements classés assurerait en même temps la bonne exécution des mesures prescrites. La quantité d'oreillers préparés dans cet établissement esl, cn 1ll0)'Onnc, de - 87- 50011 ,00 par jour, pen,lant la helle saison, c'est-à-dire les mois de juillet ct août. Elle aurait atteint, 1l une (·porjnc. 13oll. D" POCCHET. 30 septembre 1892. LETTRE du directeur rIe l'cntrppri,c jnlernalionale <les oreillers et couvertures de chemin, de fer relative à la M,infection de ces ohjets. Mm'lElll I.E 'II,I"TBE, yom aYcz bien vonll1, par voIre Idtre du 29 septemhre, n", donner communication du l'apI' or! de \1 ,. le DL" l'ouchet sur sa visite à la HWI1l1tention tif' Inon f'ntrcpri:-;e. Je suis trull d6sireux d'apport"r lout,·s les am,~lioralions possibles à mon senice l'om ne pas suine il la lottre les ayis ,le \1' le DL" Pouchet. ct je prends bien \ololltiers l'ell~agClllellt d'e\J"enlnr illlm(~tlialCIncllt les traYau\ n{'ccssaircs. J'ai l'hon!lcll!' d',~1 re, :\[onsieur le Ministr(', elc. r.r r/irl'rtl'w·. CALL"A~~ \loZET. le,' octobre 1892. LETTnE clI\e, LlInE au' direGleurs ,k l'exploitalion d,'s chemins clercr du Nord _ ,le l'Esl - dc 1'0ue,1 P- L-.\I. - d'Or!{'allS de l'État - du Midi. -- D,"siufection des oreillers et cOll\crlurcs mis cn location dans les s'arcs de chemins de fer. Mm,,,,,, n LE lllPd·:cnCI n, il la suile de ma lettre du 2) septemhre ,lcrnier relative aux mesures dc dé,infectioll 'l'j(' comporlait la circulation snr les chemins de fer des oreillers cl cOllycrl"res loués a", voyageurs, \1. le dirocleur de l'enlroprise internatioual" c1wrg{(' ,le cc senien s'esl mis direclement en rapport a'oc mon administration 1'0"1' llli faire connailrc les proc:{·d{s elllployés en vue d'assurer le nellopge el la désillf"cliOlI de son matériel. Lu D" POllchd, directonr <111 lallOratoire du comit" consulatif d'hygiène l'"hli'jl1c de Fra""" a ,··t{· d,;t(.gw5 par le cornil<', de di['cction des serviees de l'h)",,;,\no pOlir yi,iter l't\tahli"elllonl '!,IC I,o"i·do l'entreprise (jl13i ,le la !tapée, ;ï'l, ct prt""elllcr Ill! ra l'POl' 1. sur les ('()ll<lilions .laus lcsclnclles est opérée la désin· r"clion de, oreillers el co""'rt" ... ·s. (: •. rapl'0rl {·tahlil 'l'l\'. sous certainos réserves do nI il sera tCl[([ cOl\lpl,·. I,·s l'r"'eaulio"s prise, l'0l'lueUcllt de considérer la circulalioll des oreillers ut COlly('rtUl't's Innés aux YO~Tagcurs COln111C ne pf(~Selltalll l'as de ,lango .. l'our la ,an l" puhli'lue. D'accord a,,,c le comilé,j'e,lime '1"D dans cps conditions la location de ces objets 1'0111 conlinuor '1 ,"Ire faite comme par le pass'\ ct j'ai l'honneur de vous en infor- mer ponr l'Esl cl le Nord, Je donne cn oulre d", urdr<'s aux di .. "clcurs rles poste, sanitaires élablis dans les gares !'rolllii,rcs de \olre réseau pour qLlO les laies d'oreillers ayant scrvi soient pitSS""S i, l'nllYO 11 d,ésiufccliùn ct PUi"811t ainsi êlre l'omises en localion au rclour yers Paris. Prmr k président ,1" conseil, ministre ,le l'int{,ricnr: le (/ircc/ew' de ('assistawe cl dl' l'hygiène pub/i'lues, lIE')u )\fmo]). - 88- 1 cr octobre 1892. LETl'nE-CmCLLHIIE du ministre do l'inU'rienr 311\ préfds dos départcnwnts dll Nord, Ardennes, Mense, Mellrlhe-d-Moscllo, Yosges, cl ù l'administrateur du territoire de Belforl. - MeSlin" do saluhrit'· il prendre dans les COnlll1l1ncs frolltières. ?\IO!l\SIEUH LE ]lrd:l"ET, je suis jufol'lné (jll'llll ~Talld lIo1nbrc de yjHai-!'es silu{!s SUl' la frontiere laissent beaucoup il désirer nu point de Ylie do la propreté et constituent, en raison de leur proximité des territoires étrangers atteints par l'épidémie cholériqne, Ull dangcr pOllr la sanlé p"hli'jllo cn France. II VOns appartient de vous concerter a"oc les municipalités inU,ressées pour assurer la propreté des di"erses agglomérations dont il s'agit. Les mesures les plus efficaces pour atteindre ce hut pOlnent sc résumer ainsi: faciliter l'écoulemont des caux; empêcher leur stagnation surtout aux cm irons des puits ct fontaines; empêcher l'écoulement dos purins dans les rues; cllleycr toutes les matières fécales, ordures, etc.; le8 porter dans un endroit écarté ct les recou l'l'il' de chlorure de chaux; jeter du chlorure de chaux aux abonls des bouches d'égouts et dans les ondroits où sc trouyol'aient des caux croupissantes ou des amas d'immondices; mainlenir très propres les ahonls des puits ct fontaines; éloigner les fumiers plac6s 11'01' pri', des habitations: 1I011o.yer les cours ct mêllIe l'intérieur des maisons malpropres, si los habitants s'y prètent; CIl Cas de résis- tance des habitants, il }' aurait lieu de signalcr ces maisons an maire Cil l'inyitant à prendre des arr~Lés spéciaux proscri,ant l'exécution des lnosurcs ll('~ccs~aircs. Le maire pourra faire très Iltilell1cllt appcl ail concolll's des agents 'o}'ers. Je Yous serai obligé de me tenir infor111{' de la suite que YOUS aurez douuée i, la présente communication. B.ecevez, Monsieur le pr{,fot, de. POlir le pl'(>sident cl" cOllseil, ministre do l'intérieur; le directeur de l'assistllncc et de l'hygiène IHlu/ÙjUCS, I!t:~nl :\jo~oj). 10 octobre 1892. LETTHE dll lllini,tn' <le,; traY'I1lX publics. - TransllO]'(klllent. " .Jellillont, d,.s Yoyagcurs des grands express Cologne. - Paris à .Jeumont (directioll dcs chemins de fcr). l\IO~SIEliH LE pnÉSlllE'T Ill; cmSElL cl cher collt"gue, l'al' Idtre ,lu :n sqJtembrn dernier, YOIIS ayez cru dcyoir appeler Blon attcntion sur l"s dangers (I"" prl'sen- tl'rait, au point de YIlO de l'importatioll dll clHll{'ra ('Il France. la circulation des wagons du traiu d" Cologne i, Paris 'lui franchi"""t la frontièrn il JCllIIIOIÜ, J'ai écrit iL la compagnie du l'\onl pour l'il1liter il prendre d'urgence les me- sures n('c0ssaircs ponr parer à Cl' dal1f.!.'('l'. La cOInpagnlc lllïllfürnH~ (Pl'elle a dOlln{' jnIIlH·'diatOlll.cIlL (l('~ ordres pOlir qHP le Lransbordpllll'Ill dps Yuyagcul's soit orgallis{'. jILS((1l'Ü llOll\d ordre, ù J(,II11IOIIl. pour les trains express Il''' r(j ct 3'1 se dirig,'ant sur Paris. La mesure ('st appli- quée deImis le 30 Sepll'lll],rc dernier. Il l'Il résulLera qu'aucune yoilure pOUl anl Nre cOlltalllÎul'e Ile l'énl-trera Cil J2 )J3$4AWikWUAUSU ta N\l Franl'I' '1u'apl'l\s 1111 ,<"jlllIr il Jl'mnolit pOlir l'II ]'Cl'Illl'ttr!' la t1,'"illruction COn1- ]'11'1,', ~~T\'\(\/. \l1HI .... ii·lIr 1(' prf":-.idpld dll (,011~(·il (,t citer cnlU'glle, (·te, p()lll' l(~ 1Il;ni~ll'e des tnYlIll\. pnl)lîcs: fi' rli/'Cl'/Clll' ,fI',"; f'lICl/lil/:3 dl' fT. \II:T";(':lI , 12 octobre 1892, LETTHI: ,Hl diraclrlll' f.U~Il{rnl des donaues. ~ Adtni . ...,:--Îotl cn Franco des rmSlllS jll'llvenailt dl' la ll'P1le-Abal'c, :~\fO\~IElïl LI: !HHECTI':I n G{:\l::n.\J., VOliS [nez bien YOlllu lTIC:: traI1SIlwtfrc ulle pditioll do J'In!. 1t"c111l frèrcs, dl' :-;ainl-DiC', propri,'lail'c, do lignos dalls la lIanle-Abaco, demandanl '1"1' I"s fruils Ill'oH'nanl de l'CS 1 ii'n!'s soi!'IIL lihre- nll'I11. adnlis ('II France l'al' d~rovr"i()11 ail" disposilions dll décrel dll 20 aoùt demier. lrapJ'(~"i ]u:-; rell:.;('ipïH~llH'lll:-; [Ollrllis;l 111UTl ndnlillistl'Htillll, Ic:-; raisjlls cullivl'S d'lIls la !laille-Alsace HO pOllssalll 1"" ail "i'C'"1 dll sol. COllllllC (,l,la a !il'II dans direr, paJS el IloLallll11Cnl Cil Espagne, lu décrl'l dll 'l!l a(jl'It prohihalli. l't'Iltrr:c en Frallcè de~ fl'uils ct 1/'g-1I1uc,,;, p()n!'~ald daJls le ~ol UII au ras du :--01 ll'c~t. POilll applicable aux rai,ins pnncllalll de la llallle-~,\.lsacc, Je '00:-; serai [r(\s ohligl" de vüuloil' hien d()llllCr d{'~ ifl:-;trlldi(Jll~ claus cc fWllS anx agents de ,oire :HlnlÎnislration, HC('!'lez, ,rollsil'llr le dirce!I'IIt' gO"II,"ral, "Il', l'onr l" ['('("sidellt dll l'IlIISl'i!, [\)11,,-11'1' de lï\lll~ricllr: II' rlif'l'!'[(>Il/' dl' l'lfss;slfl!/{'(' et dl' l'h"v');!..',/(' lW/Jfirllles, ll",,,[\l,,,,,!>, 29 octobre 1892, PBO.IEl' Ilh L01 pn",",clll(" Ù la Chalnhn' dc~ d{·puV'~. -.- l)('llInlld(~ d'cJll\erLlIl'f\ sur J"e\('rcicc l HW.! d'IIII (T(~dit ~npph!lIJ(llllairc de :~()().()()() r!'nllc~, dc~lill(" au pa,\Clllcllt do d{'pC11;"L':-' ()l:('a:-ii(JllIH~(," par l'/'jlid{'illÎC c1101(!('j(111i'. J<.,'J'!)(J8(; dl's lI/uIU:) . .'\h"SH:i ns, lin dl"I,(,1'1 d" 2 seplembre I.'iD'l rOIHI" "Il COIl,oil dt:lat l'cildani la l'l'omgalilJll d", Challlbres, ('Il l'erLll de l'arLicle ',', de la loi <111 'lG jan- ,icI' IS[P, a Olncrl. ,III ((lilli"I'r(' d" l'inté"i"Il[' SUI' le chapitre CIo (lllai<"rici ct dépenses diy('rse, .In service sanilaire', au 1lLHli"'[ de l'exercice ISf)2 1111 l't'l,dit do 300,000 l'rUiles moli\'(; Ilat' le, llle"l['I', c,cl'pliunnell", d" l'r('seryatio[J 'luO c()m~ pOl'lail l'appariliuli .Ill d((.tl~ra " li amlJilll['g' cl au IlaITo, (:0 cr{-dil ('lait d,,,lilH": 1° il [,"slallalion d ail fonl'liollllcillel<l snI' la l'ro((li,''['(, dll 'lord el do l'E,t de po:-;L('s dc sIH'yci!!all{'ü sanitaire pour l(,~ YO"agcllrs et leurs Iwgagu:-; olllrani ('II Fruuce t'Il pru\ l'llllllt'l' dt':-\ pa.~ s <\llcÎuh pat' 10 ehulc'I'a ; • ."8iiUWit4Sf4 .. U. aucw .. - gO- ~o :lU renforcement du service sanitaire qui existe en permanence sur toute l'{tondue du littoral maritimc de France pour le préserver de l'importation des maladies pcslilenlidles exoti'jues. Conformément 11 cc programme, dos postes sanitaires ont été l'tablis depuis DUllkercj«e jlNjU'à Delle sur lOlIS les poinls principaux de pénétration en France. Qnar:nll<--trois postes oflll,té aimi organi,,'s: 26 aupr,'s des gares frontières, 14 sur les canaux, :3 sur les routes pourYncs de tramwa~'s ou particulièrement fréqucn- V'es. Dix des posles do garcs constituellt des postes de premier ordre possédant des étun's " d,;sinfcclioll et de's lazarets prc)\isoires destinés à isoler les vo)-a- tr0llrs qui seraient reCOIlnus malades ou suspects. Les autres postes sont pourvus de pllhérisateurs 011 de cuves 11 désinfection. Cha(plC poste dé'livre aux personnes entrant en France d~s pa"l'ports sanitaires portant le nom de la communo dans IU'juclie ollcs se rendent ct avise ùo lelll' arrivée le maire de cette commlllIe. Le l'l'rsollne! comprend cl'ulle manière 8',\o<5ralo le commissaire spl'cial de police, directeur, l ml'clecin chef du senice 1O{'dical, l ou 2 ,',tudiants en mé- decine, 2 011 3 commis pour l'e'l,érlilioll des passeports ct carles d'a\is, 2 ou :l désinfccteurs ou infirmiers, 1 chauffeur !11"canicien l'our l'{hn e. Le., sen ices des chemins de fer, (les dOllanes, ,les canaux, de la g-endarmerie et cie la police concourent. chacun dans la mesure de ses atlrihlltions. anx op<"ratiolls dcs postes. Les ,kpenses résultant de cello organisation se répartissent de la manière sui- vante: Frais de personnel des dix postes de premier ordre à raison de 2.500 francs par mois, du 5 septembre au 5 octohre . . . . . . . . . 25.000 fI'. Frais cie personnel ,les autres postes pour la même p",riode.. . . 13.000)) Fouroitures d'appareils de désinfection; frais de transporl, d'installation el de fonctiollnement pendant le prcmi~r mois. . . . \Jo. 000 » Installation et aménagement cles la.arets provisoires el dépenses di\-erscô de fOllclionnelllen! des postes. . . . . . . . . . . . . . . . . . . iO. 000 JJ Tolal, .................. 200.000 fr. De sou cùtt\ le SCl'YÎce sallilaire Inar.iliLne a n{'~ccs~it(~ 11110 <1/,- pOllse dl'. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 30.000 fr. 1'0"1' des tra\allX ct installations c:draordinaires Cjlli cOllll'reuncnL llotalfllllcnt l'ac'juisition d'éLu\es pour les ports de Ch!'fbol1l'g, Bùnc ct Philippc\ille ct l'achat d'une chaudii're Jlour uue chaloupe a vapoLlr dans le porl de Mars"illc. En même teIrlps, 1"'piMlllie 'jui an,it d'abord apparu ail ILn l'C s<"tcudail il di,,'!'s point.s de la cù!e cntr" DllUkcJ'(l'lC et Cher· hourg·. Des mesures sanitaires i,"m6diates s'imposaient !l0IU' i-!.ouJler sur l'lace ces premii'rcs mauifestatiolls. En nIe do prati- quer l'isolemcnt des malades ct la c1é'siufedion des objets et des habitations contaminé's, l'administration dut mettre il la disposi- lion des comlllUIles atleintes des apl'areils de d{',infectiou clont l'acCjuisition s' est. élcy,~e " la SOUUllC de. . . . . . . . . . . 'i0. 000 )) Soit II n ensemble de di'pcuses de ...... , . . .. 300.000 fr. éf(al au crf'dit ou\ort l'al' le d"cff't. du l'' septembre. Il importe de faire romarcjlwl' ici que tous les appareils de dé'siufcctioll acquis daus ces conditions pour senir soiL :\ la fronLière, soil daus los localités contamiuées, rcstcrout la propriét,j cie l'administratioll sauilaire ct formoront 1I1l ma lé riel de secours qui sera toujours -- \)1 - prèt il èlre clirig,' il l'ayenir sur les poillls menacés on atteints paf une malaclic "pi,lé'milluc. Toules ccs d,'penscs Maiont mg'entes .-t indispellsahles pOll1' permettre de lutter COlltrC' l'importation et Jo propap-atioll tlil ellol,'ra: ellcs onl cu pour résnllat d'ahsorber 10 premier crt'dit omorl l'al' l" tlérrd ,Ill .), spplmnl,re. Ainsi 'lu'il a ,',l,' e"pos," l';-,Ies,,,,. l,'s frais dn pcrsunncl des posles sanilaires de la fronlière. '[Ili s'"li'\('ul il !jo.()()() ft',,"es par mois. n'oIlt ,\Ié f(;glés 'lue ponr le prcrnicr lnois, c'esl-h-dirc jnS(Ill' ail ,) (jcl ohrf'. L't"pidénlif', bien (fil' Cil (k~croissancc cn Allemap'ne, en Autricllc ct CIl lIelFi'l"c, Il'a pas cncore disparn. Il osl impos- sible ,1" prô",ir le momcllt où les lilm" cOl1lll1l1nicatiolls .le ces pa~s aycc la France pourroIlt I,tre J'(\lahlies saIlS danFor pOlir la sanli" publique. Dôs quc 10 p'ouvcfllCmcnt aura rc':u l'a"tU-;lllce ,le la disparition du 1lt"HU, il n'ust pHS dou- teux (fll'illlc s'clnpre:-;~c de rapporLf'r les L11CS\HCS ~allilaircs pri~(·s anx fronliôrcs. Aujourd'hui UIIO toile dt'cisioll serait prématul'I;e cl pourrait compromettrc los résultats obtenus. D'accord aycc le comité, de direclion des services de \'h~'i:ô,\ne, nons pensons qu'il )- a liou do pré\ air dès mainteaantlc maintien dos postes sanitaires pcmlaut les mois d'octobre ct de noyombre, soit ual' dèpeuse dc . . . . . . go ,onu fr. pour 10 personnel et t.. nwt,~riel. A celte SOlnlllO (loivcnL M ro raltach{'cs les (l('ï)(,ll~c:-=, ()('Ca~iollll{'('S par l'installatioll rio posles sanitaires il MorLeau, Ponlarlier pt Vintimille. Crs trois posles olll <-l<" préparôs on y,w de 1"'" clllua- lil(' d'une e,lonsioll du choltSra .le ce "<'>\<". lloufl',,,olll,'nl lUlir mise cu fOlldiollllCtTIml1. Il' a pas (-V: J1('ccssairc; les frais de 11lal("- riel r,'stanl il solder pen,cnt i-trc ('l'alliés '1.. ... .... ..... ..... 2:;,.000 D'aulre part, 10 fOllcliollll,'mellt du son il'(' sanitaire maritillll' clllralnCl'a encore ponf ks dcrJli~rs lll()is d(' 1'(llllH\' COllr<lllLc des d"pcllsos cxccpl.ioll'Jnllcs lion susceptibles d'<'-!re l'fI''loyécs slir le cn~dit onlillairc dll scr,ict' f'l qui 110 resteront gl1(\r(' lnoitldres de. :J.O.ooo Enfin, dc nombreuse' missions ont ,',lé confi,'cs '1 c1es médocills. soit pOlir l'in,lallalioll cl la direction des pusl,", ,,,il pour l'appli- caliolt des L1K'~Ul'eS ~al1ilaire" clalls Il~:-; COtlllllllilCS alkllltes par J'épid,\mic. 11 est jllstc d'attrihuer " IOIIS """\ 'illi olll ainsi pn',té il l'adLllillislralion le COli cours le 1'1115 dé,Ollé, l'l lu pllls ulli .. a"" des illJcmllil(~s sullisanlJtlcllt r<~lIltllH~ralri('c" du tClnps 'I"'ils ont consacré il l'juté'!'t,! p-{'ll,\ral. JI faut., ajoulci' les frai, ,lïllllll'C"ioil des passeports el cartes d'avis S;lllitaircs, de patentes dt' :-,alltl', in- structions conlre Il' dtoll'ra, l'Drllels d'aYcrti:-,sUlnnuts des Il}(',dcciIlS, les frais dc lll{,daillt's ~I d(~(;erll{'r aux !l('l'SOllIlC<":' (lui s(' SOIJt Sif.!·llU- lécs par leur d('~\()II(,lllellt pt los fllliros d(:pcll:-'c:-, div('rs('~ (l'IC COfil- portent tOIlS ks ,Idails do mise Cil 11'11\"['(' d'Ilne sorlu tI" mobilisa- tioll ~allilairü aussi {·tollduc, suil une (:~\all1alioll tutale d(,.. :J~).O()O "JlllltlC '1" i paraît ahsolument iIlIlispeusablo CIl l'dat l'0nr a"lIl'l'r la colll.iIll,alion des mesurus deslil"'u, il prol'\F,'r la salit" l'lIbli'l'JIJ cuntre la 1'l'orugali()11 de Il'pitl0miu chul"'ri'l"'" En \J"l\'l'. celte l'pid"'lIlio a ÎIIII""'" " la ,illo dll lIa\TO dcs "Icri- liccs c'l\lsid"r"lll"s (lui, CIl ,lcllors c1es d,'ponses d 'assista"ce propro- Inent. dites, ::;.0 sonL dcv(!cs à lLIH' SOllllnC\ de pIns de ~J..)(}. (Jou l'r. sur laquelle il reste 'l paYer ....... , . , . . . . . . . . .. T :l.ï . non 1'1'. Les Il1Üsurcs dcstinécs il combattre l'épidélllie (Jnt été priscs cl .l /'1'1'I)I'[('/'. . . [(io ,(J(J(I - 02- Report. . . . . . . .. r fio. 000 fr. appliquées au Havre avec UIIC intelligence et un dévouement aux- quel, le gouvernement rend hommage. Elles Ollt eu pOlir résultat d'enrayer Je, fléau, mais l'c'pidémie a laissé derrière elle de nOlll- hreuses misères 'lue les l'onds libres du la ville ne sulliront l'as il secourir, alors slIdollt (l'j'clIcs se prodlliscnl il l'entr'·'' d,. la sai.soi! rigoureuse. Il est ,;rl',itahle de pcrmettrc " la \ille de ",'scner les ressOll1'ces du hud1"et municipal il J'assislancc des indigents et de la r!(,clwrFcr d'nne partie des dépenses foites dans l'in!t;rèt de la santé publiqlw. Si en effcL ccs c!"penses Ollt eu pour premier n',- sultat dû protéger la l'0plllation du lIavre, on Ile salirait contester qu'elles out sauycgardé dal1~ une large 111CSUre les jl1tért-~ts sani- taires ct rorrllnorciaux de la Franco eutière si intill10lIlCllt liés il Ja l'rospéril,' de noire gl'and port de la J\Jallcl,o. Valls ces conditions, il parait jlL'le d'allrihllcr '1 la lillc du Havre, Ù lilre de suhl'cnlioll l'0lll' les dépenses 'illlitaires excep- tionnelles 'lu'ellcs a supportées, lllle somme de, ... , .. , ... , , " 1 00, 000 Total. . , , , . , .... , , , '. ,?'Go. (Joo ft'. ------ ----- Eu consl'fJuellcc, le gouvernelllenl a l'I'ollllcnr de sOllmetlre aux Clwrnhrcs une demande de crédiL suppl"'lllclllaire s'l,lelant il la somme Lotalc de 2GO.OOO JI'anes à ouvrir au chapitre jo 'du hUflg'Cl du ministère de l'inLérieur, excrcice r8!J2. l'ltUJET DE LOI. LE l'nlésIDEST DE L" HÉPUllLlQUE DÉcnÙl'E: Le projet de loi dont la tellcur suit sera présenté à la Chamhre des d"pu[{'s par Je minislre de l'intérieur cl par le lIli"istre des finances, <1'1Î sont chargés d'en exposer les molifs ct d'en suutenir la discnssioll. A.HTICLE PHE1HER. - Il est onvert au Ininistro de l'illlt''ficllr, Sur J'exercice r 8!)2. en augmenlation du cré'dit accordé par la loi de finallces du 2G jan- vier 18\)2 et par le décret du ln septembre sni\aut, au chapitre 50 (Math'id et dépenses diverses du service sanitaire) Ull crédit supplémentaire de deux ccnt soi- xante lJlille francs (2fio, 000 francs). AltT, ~l - Il sera pounu il l'dIe dépense du budget. au moyen des ressources g'énérales Fail il Paris, le 'l\J oclohre l tl!J'l. Par l"~ présiùen 1. de la Répnh] i,l'''' : le J,résir/ml du cOllseil, ministre de l'intùieur, ]~m['E Loum;r. 31 octobre 1892, CAH.\OT. Le I/wltslre des Jinances, HOliYIEIl. TÉLf:GH,nnm du llIinistrc de lïnl{'ricnr al! minislre dcs lrayanx pnlllies, -- Lcvée des llll'Sllrt'S apl'li,I'''''cs ill'entr{oc Cil France des grands cXl'rt''', Le comité de directioll des suniccs de l'b.'gi''.lJe l'st d'Ulis 'Ju'il H'} a l'lus lieu Ali dt, s'OPP0<':('f Ù r('nlr/-(' ('li Fralll'(' dl''' 1. 1 Jil!ll'(''''' ('\ d(,~ \\-np'(111,,-liI:-- ('IHIl[)()..,alll 1(,.., pTands ('\pr('~s .. 1(' \(lll:-, ~('rai Uillig(', .1'('11 i'lforll}('!' 1(1-'; ('(lIIIII"8'lIil''-; illI(''I'(,~~(''('s 8 novembre 1892. 'J\.LÜ;H.\U\J!. dl! llli'li:--lt'C' dl' lï,d("l'i('ur ,111\ I)r(',fd~ l.\u!'ll, _\rd('11!l\\:~, \l(\llrLlw-('l- "osdl('. HaliL-Hl,j!ll. Ht'~ll'idi(Jtl:- lJppUrll''CS litt fUllcLi(Jllll()lll{~lll des pus tes ~allilain\s . SlIr l'a,i, dl! ('ollli!,' du directioll ,ks ,<'nicl's de l'hrgii'llc. lai d('cid,'d'"l'pOl'- l(')' ]1':'; 11l(Hlincatioll'" sui\<tlltc ... ail fOIH'lÎOlll)('llH'ut d('s jlostf>S sallltair('s de la 1'ron- W'I'C' il da!,'r d" q lIo\"'Llllm: ('o"nIlLt. 1" les posl(\s :"Iahll"; :llIpI'Ô'" dc" gan\~ d(' (pnslps sCl'oLldain'sl so1l1 supprÎuur,s. YI)IlS \()Ildrt'z [Jil'll l't'lltercicl' te pcr:-;oIlIH,j dt, ('(':'-; P()~Ie:-; dn COIlCOllr:-:. pl'~I{' ;llllOll adlllilli:-.lratiuJI cl illyit(,l' li'S din'd('llr:-:. ~\ lll'adr('s...;('!' lllt rapporl d·ell:-'('1I1hl". ~>-o L(':-i po..;,los lllilil!ll'llll:-'. ~ cOll1jlL'i:-i !Oll:-:' 1(,...; po:-,l.(' ... d(' (·atl(HT\..l'e,~:-.er()IlL la d{,li- \ l'<lllC(, d(~:"> pa,,;sl'l)()rh 1'1, 1'('11\()( di"; ('arl('...; d'a\ j...;. Le ::-(,l"vÎC(' lIu',dical :-:'l'ra r{,duit ù la \isitc de;.; !lC!':-:'OIlUU:-' ('\. d{':-, lJateatl"\.: 1(, lillp:c :-ial.-. cOlltiuuüra Ù t'tre dt-:-ill- {"ch" . Ycuillcz .10111H'1' de:, illstrnction:-:. cont'UrIIH':-' au\. t1ir('d('ur~ de..;, l)()~t('s. 12 novcIllbre 1892. H.,pl'OHT " la Ch"Lllllro d,'s d,~l'u[{'s par "1. llJ.::\1\1 BOCCILEI1, dépul" (Yosges), au lIOIlL de la commi"iuLI .1" budg'et ([) snr le projet dl' loi portJnt 0111 CI'l ure, ail mi"istre Je l'i"I,'ri,'"r, sllr l',',erci('o Ill!)'!, d'Ilu Cl'l'dit sUl'plé'moutaire de ,~(j().ooo i'rauc:-., desliné ail l'{\,'(~ll1clll dl' JèpCll:-iPS oCCa:-iiOllIl("C:-i par l'/'lll- démie cholérique, ,\h:,;SIl:L L", l'él'id8mic cholôri'jllc 'Illi \ icnt rie menacer ,i terl'ihlelllent l'Europo c~lllraie a fUlIrnL la [lrell\"(~ IItH1Vellc, ct d("~ol'ln,ti~ (k'l'l"ii\c, de la pui:-,s<lTlcC d,',- f(,ll:-.ive lJI10 le-; llle,..;nres d'h,vgi(\lIc ct los pr():~é(U·s du dc"sillfodioll, Jargulllcltt el SCiU1J!iGLlllclllnllt appli'[ll.~s, IVh:-i(\c18!lt cdlltrc la propagatioll dll tL'au. Ln..; ("l'DI(,s lu:"dicalcs p::llvünl hi('!1 displltl~r {:IH:orc, au poillt do Y!I(: clilliqllU ('0.11111:,' ail point tin \ lL~ l)Jcl(~riol()Fiq'J(" sur la natll!"" dll chnlt"ra, la dnalil/) OH j'unicit(', de sc...; ori~'illc~. S:\ ('Ulllu.:.!.'jL)SÎ!(·' el. :-:'Oll LL'aitC'~ll;)llt; l()lll;~:-; ce...; di\cl'g('nccs docotrillal,'s ,li;p~rùiN'nt lor;'luïl "agit de li,,,1' 1('; m:',ums l'l'opllvla,;tiqul"s propres ;1 al'n~t(~r ~l 1I0:-i frOlllil"l'U-; ses l'üdolltahlc;.; Îllya.,iollS, Ù Entite\' l'u\.tensÎolI ,Les fo.v('rs d"itlfedioll inlpurt(~., ou IH~.'"i spontall/'lnunt dans le P[I,Y~ llH\U1C, sons l'illtlu_Cll(~C (lu tctnp )ratllt'e.; ou d3 CirCOll-ilallc:)5\ aJlillùf.rne,;, ~\ cdlcs eles fl:giuns où le choli'I'a csl pour aill~i dire indigùlle. (1 ') Cl'Ile COlIlIHi~~ioll c~1 cUlllposéc de ~l~I. Ca~illlir Périlw (..L\ ulle), }Jl'e~i(lenl ; Lockrny, Dclulls-~lolltalld, Baïhaut, t-Î,t!-pl'àidents; H .... ~'müncl POillcaré, Jonnad, hnllllarll1d Arùnc, comte Can'ar(~l1i, ~'l'tlL;irti.I·L'S ThoB1!:on. Antonill lJuhost, S[llis, Etil'l,ne, Tcrrit'l, (;u::,t<.1YC Isambcrl 1 Eure-el-Loir;, \Ièg:o, Peytral, Félix Fau~'e (Seinc-l nf0L'icnrc), L,u pll)~1 )ukmps (Tarll), Lahu~slCr('. Le)dct, Camille Fouquet. HenrI BOllchrr (Vo~g(,s), Geol'gt--'s Cocber~', HOIIl'i Hrisson, Lctellicl', Charles Duplly (Haute-Loire), Jolihois, ~Iesureur, Labrousse, "Yves Guyot, Chautemps, Gerville-Ré"che, as a Examen médical des voyageurs ronallt des pays contaminés, isolement immé- (liat ct tl'aitement (les malades, l'l'ollihiLiùll des marcltanclises suspeeles, cl{'sinfcc- Lion de tons les bagages, lillge:; cL \ (:~lcn1tmls irnporl/'s, Lolles sont ll'~ lllCsures pr("coni",es contI''' lus inl'asioll' c1)r)léri(l"os, Landis (l'le les épid'~l1lies locales ~olll c(HuhaUtlCS par l'urgallÎ . .,atiull d'U1l scryice nH~dical IlUiCOflll{'lTICnL inspiré par l'évacuation des locaux cùnLanti])!,s ct ,le coux particulièrell1enL insal"bros, par la désiufccliùn des apl'ilrtemcnb, rcstihulcs, dégagell1ents, cours, ,,'ater-clo- sets, tuyaux de descente cl rui"eaux ,l"'v(lllleillent, par l'épuration des linges au moyen d't\luyes on de pulvérisateurs, ct enfin par la d~structioll des couchagc's ayant soni il des choléri(fues, A cet égard, l'accord est unanimo, et les faits viennent de répondre sur tous les points du monde aux promesses de la science. La ]{ussie a littéralement écrasé l'épidémie sous des mesures dont la yiolence même est largement excusée par 10 résultat; les actes odieux de Fire-Island ne font pas oublier les l'récalLtions victorieuses prises l'ar les États-Unis; l'Angle- terre, enlin, a pu assurer la protection de ses ports par une organisation si im- peccahle qu'ulle Il'a pas cru deyoir en interdire le lihre accès, ct (PlO les ~2 cas de choléra qui lui ont été enyoyé.; de Hambomg sont venus s'éteindre dans ses hùpitaux sailS donller naissance à la moindre contagion intérieure. Cos résultats, rapprocilt',s des désastres de Hambourg, où l'on a tardé près de six semailles avant (le prendre des mesures suffisamment énergiques et générales, df.montrent dt',finitivement qne si la naissance du fléau clans le3 profondeurs de ]' Asie est encore obscure; si la rapidité de sa marche yarie en dehors de tous calculs réguliers. selon les hasards des transmissions maritimes; si sa naissance spontanée dans les contrées tempérées dépend des conditions climatériques, et si sa gravité individuelle s'accroît alcc l'état de sénilité, de faiblesse et de misère des malades, les États ont du moins la possibilité de d{,felldre leurs territoires, d'"teindre dans leur civilisation, dès qu'il touche le sol, le fléau né dans la bar- harie, tandis que les commulles peuvent elles-mèmes réduire à des cas isolés les é'pidémies naissantes. La respollsahilité des sociétés civilisées s'accroît désormais avec la certitudc de l'efficacité de leur intenention. Elles sc doiyent il clles-mèmcs de fermer leurs portes au fléau, de s'opposer à son dû\eloppenlC'nt sur leur territoire; elles doivent au monde d'empècheL' son expansion hors de ses frontières. Ce triple et grand deyoir s'impose à tous les gouvernements, et se substitue au commode et dangereux fatalisme des anciens jours. Le gouyernement français ne ,,'est pas dérobé à ce devoir, qui se présentait il lui sous les formes les plus multiples, puisque les menaces extérieures du choléra ont coïncidé aYCc sa uaissance spontanée, SUl' les points les plus divcrs de son terri toire. Après la seconde quinzaine d'avril, "l'Europe, et en particulier la France, suhirent des tcmpératures gui rappelaient celles de l'Asie; comme elles en avaient les températures, dies en eurent les maladies (1) )l. Des cas isolés de choléra s'étaient produits, dès le 2 avril, 'l la prison de Kallterre ; ils sc manifesL<\rent particnlièrement dans la hanlieue de Paris, en mai cl en juin, mais sans (fue leur contagiosité restt'cinte pùt faire présumer que la maladie cliff{'rût de l'affection sporadique, observée tous les ans dans notre capitale, cl (fu'elle eùt rien de commun aycc le chol""a indien ({'Ji, parti de la Perse ct arrivé dès le 22 juin à Bakou, attaquait déjà les États-Lnis en septembre. Cependant, les cas sc multipliaient dans le mois de juin, et prenaient peu (1) Communication du Dr Pèter il l'Académie de médecine. apn'., lIlle t'orllw '~I",I{illiqlle: le ('hol,~ra dcsccndail l''lllcmellll,, l"Hf! de ln ]'clile riyièro de la 1\isll', t'll\ahissait la \"rtllallll,e cl péll,"lra'llc CI juillel :1\] 11a\l'o UYcc uuo fcnlllH' partie de CO\ll'llt'\-()i('. Le prclllicr l'as tnurkl ~e lll'udlli..;il. t!:llh Illdn: 121<\11(1 port II' IJ ,Îuilld, le dl'Uxi(~lllC Il' 2~ jllill!'I, l" II'Ol:-;iôl11C Il' :_) aoù!; et, il partÎr de en lnULn(~lIt, le choléra deyitlt \(''l'iLahlc-lIlClIl /'jlid{;tlliqIH' au lLa\ ru, 1'(I!llille il l','d,ail ~l Paris, llwi:-: ~n{'c plus dïulcLlsik, landis qllli Il'apparais .. ait ;\ Saint-Pf.ler:-:bùlll'g (lue le U <Joùl, 'PIC les prcmiers ,1<"(O,\s 0111 eLl li"1l il Il:ltnIJol1],~' le Itl "<JIH, d que le prt'flljOl' navire' IWlllIJOuq!{)ois Îllf('l'I/', le UIl!7~Jir1. touchait le :).;) aoùl :-:'CltlOlllCnt au lla\J'e, 01\ rOll 'li ail ,j.'jil rd"lé ïI d,;c,'.s, La France, IllOilaCl'e il la t'ois par UllC "l'idéll1io inté'ricure el par celle CjUI rarageaitlc STand port allerllalld, dt'\'ail (~galenll'llt sc garanlir des alteinle~ tjUl pO\l\aielll lui venir dl' lïnde et de Bakou par la !\1,;diterrall('c. Il Hail ul'cessai\'(' d'l-lcindre les fo~cr, d'infectioll nés sl'0nlaw;n1l'nl sur notre territoire, do rcUfOI'C(T liolre ~(~r,icc saullail'e lluuitllllC, (le p-arder notre frontièl'(~ de lerre, rie DHnkcJ"(l'le il Delle; rie l'l'l'parer lllPmo la garde do noire froulii,rc dlL Sud-Est; ct ,:esl il ces clrods ll1lllliples 'l'te ""l'0wlcnt les crétlils demantl(.s par le gOlncrllPlllcul, (IL donL llOlh <-"ons ù cxamiupl' l'uLllploi. Un ùl'crel du 1'" scplclIlhre rS()'l. rondu en COllScil d'f:lal,l'endanlla proroga- tion des Cham!>res, elL vcd" de rarlicl" V, de la loi d" ,,6 jaIlIier r892, a olll"cri au ministère de l'inlérieur. Slll' lc rlwpilre :io C\lalériel ct dépensos du sAniee sanilaire', au IllldFct de l',,,,el'cice r8\)2, llil cr(;dit de ;){)O,O()O J'ralLcs 'lui, cIlll'lo.'{, iL l'inslallation ries poslcs sallitaircs. ,\ la r"'lllUl\l:ration d" leur personnel, ù !'ac(jlli:-,ilioll Dt ail fOllctiollllCll1ellt de:-- apllilreil:-; .le d('l~illredi()n, t'lait complt~ LPlllellt ahsor!J{, le il octohre, Lo f!OIl 1 crnemcnl soulllcl ad lll'llclllcnl :lU" Challlhrcs la t1clllaurle d'un nou\cau crédit slll'pléllll'niairc dc "Go, noo francs, d,,,tin,', il solder les d{'penses excppliolludh's d'ordre ~aIlilairc el1gnp:("BS (lepuis le B oclo!H'e, et ù verser à la ville du Hanc lllin sOlllme de llJO,OOO fraues il tilre rie sulnentioll ou de par- ticipalioll dans les d"'l'emes pro\o(I""OS l'al' r'~l'id{'rnic, 'lui, eH raisOII des circonstanccs l'artieuli,\I'('s dans 1"5'1'lell,'s clics se "JIlt l'roduiil's, l'etn cnt ètrc cOllsidiTécs COln111C' ayant IlU caradère uatjollal. C'est donc SHI' des l'l'édits ,'del'ant dans leur cllsemhl" il 5lio,ouo francs 'lu'" dù porter l'examen dl' votre C()llilnissillil. !Jieu 'l']() yolre voto ddinitil' doive i Il tel" CIl il' sl'pa râlllclIl :-:.ur k crédil de :~OU. 000 fral ]('S ou, ('rt pal' d/~cr('t, cL sur le crédit sLIl'plélllCutain' de 2G".OÜO l'raIlc,s, 'lui l'ail scul l'ubjl'l du projet tIc loi (pli, nus e:--l aclllcllclllcut soulnls. Nous c'(amincrol15 s61'arélllcnt les rl':'pcnses sanitaires proprc1llerJt dites attcigllant ',Go.ooo francs, el la suLvclltion de 100,000 francs pour la Yille du lla\Tc. Les dépenses sanitaires so tlécolll]'oscnL elles-lllèllles en acquisilion de matériel d" dé',infectioIl, li"" (,t nlObilc, 'Illi l'l'sic utilisable, qui ya comlitucr le promier élt"lllclIl de nos al'senau, sanilaires, 01 'lui s'élèrc il ISL Gi7 francs, eIl frais de personllel 'lui, cn dehurs d"s frais de visiles il hOl'cl et d'illstallalion, s'élèreut '1 r35.000 francs, enfin cn frais de fonctiollllelll€IlI dos posles frontières el en dl'ponses de malériel consommé-, qui atteigncnt 140,333 francs, Ap])(u'('i/s tle Jésiujectioll, Le FOllvcrnemcllt «)'aul en 'uo, di" le premier momonl, la protection de notre frontiè'lO du I\unl et de l'est ct de Ilolre l'mllli,'.rc IIlarilime, installa depuis DunkcrLluc jus'lu'it Delle, sur tous les principaux points de pénétration CIl FraIlce, 0&2&U&&1 4 - _.- \lli !~3 pastus, dOlll :J.(i üllpri·s dC-';'gar2s l'l'outil'nos, }/I :-;lll' le.; ('Ullall:'\. el :~ SIII· lcs ]'outes les plus fn'·ql1cnlécs. Dix l'0,tes de gare fllrt'nl illlnlé-dialomolii pOlll'nlS d'['tUH-'S à d,"sinfccljoll JUllt l'elIicacLté ('~l (k'sornwis ahsoltl!llClIL d(!lllOlllrue. Dellx do ,'Cs appareils pourroJlt rester ù poste fj,e ail' gan" ,le J"l\nlOllt ct d',\. vricourl dont l'importallce JI';"I',;,itl' ulle silneillalicc ct lin outilla!!" l'(,J'Illallenl s ; los ""it autros, plac,'·s il (;"yvèlde, Blanc-\risSI'roll, Raisi"I\\, Feigllies, Cire!, Paclly-sur-Mosdle, Petit-Cni, ct llello, sont des ajlparcib I\wbill's facilClllUllL lransportahles et Il"i lonl rester il la di'l'Œiliol1 do l'ac!J"iJlistration. L"ur l'ri, total d'achat, à raison de 5,!)'I:l J'ralles pOllr les apparoib li,,,s l'l G, '100 J'rancs pour les appareils mobile's, atteinl 62 ,oKG l'ralles. Les postes secondai l''',' furent munis ,le l'uhérisalours cL de Curos i, d~sillrection d'une Yaleur de 3.!Jï 3 francs. Le senicc sanitairè nécessitait (·gale·ment l'installatioll d'appareils dans l'cm: de nos pùrts (plÎ sonl encore désarmés. Li ne (·tlll e fixe l'Ill établie il Chl'rbollrg, et dellx étuyes mobiles il BÔlle cl i, Philil'lwl'ille, 01\ "lies resteront désormais all seryice dll littoral algr·rien; lour prix s'él,\ye il 18.,43 francs. La chaloupe il vapeur fa i"lIl t le senico cio J\Iars2ille au Frioul anlÎt sa chaudi,\re pn mannli" (·tal. On dnt la remplacer d'urgence moyennant une dépense de lü.ooo j'rancs, et l'on pellt ,'élonner seulement 'lue l'administratioll ait attendu la néce"ité de s'on senir pour constater l'llrgenC8 d" son remplacement. Ellfill, 3 étuves mobiles clestin6es am: postes de Morteau, Pontarlier ct Yintimillc, 'Iui, fort heureusement, n'ont pas eu à fonctionner, ont coù[(, 25. ')00 francs. Le go", ernement mit en outre i, la disposition des localités atteintes par l'épidémie 8 étlllos mohiles, 5 p"hérisatcms, 4 CUI~CS à d("infection, 3 tentes d'isolemcnt, donl 2 grandes et 1 pelite, d'un priy [otal de ,0.000 francs. Ces appareils, ainsi 'l"e ceuy mobiles retirés des l'OS les pro,isoires de la frontii:re, devront, nOlls l',l\ ons clit, comtitucr une sorte de l'L'sene, à la disposi- lion de l'administration ceutrale, un arsellal desliné à la guerre contre les fléaux él'idél'li'lu,·s. rG grands appareils, 3 tentes, 2'1 appareils secondaires YOltt être dès mainte- nant romis('S dans un hÙliment spücial couslruit à raide de ressources récC!umeut mises à la disposition de l'administralion. Nous exprimous le Vœll 'Ille ccl outillage soit largemenl coml'l{.té à l'aide de ressoul'ces clnprulltécs au pari nnltuel; qu'un plus gralld Ilornbrc de tenles ù doubln enveloppc, hôpilaux mohiles, dont la désinfceliou peut être radicale ct immédiate, soient aC'luis; et 'lue la France se constitue ainsi un arsenal complet 'lui lili pcrnlüllc cl'uppli'luer imrllôJiatcmcnt dans la guerre aux fléaux les tld'ories sci('ntiJî'jllCs ducs à l'un de srs plus glorieux enfants, Gn\œ il cC'lle organisation, à uno mobilisalioll rapide de cc malé·riel, les {'oJers épidémi,l'ws, de 'luelrlue naturo 'l"'ils soiont cl 'p'ils naissent, seront ('loum~s plus promptement, et J'('pidémie dlOlérirlue do 18!)2 aura donné' du moins le signal d'un des pills grands progrèsyne notre (J['ganisation sanitaire puisse réaliser. Le prix cles appareils aC'l',is par l'administration s'élèl-e en cie hors de tOIlS frais de transport à r 84. Gï? francs; cellX restant à sa disposition pour la mobilisation continentale à r H.038 francs. Dépenses de fonctionnement des postes et du seJ'vice sanita;/'(' maritime. Ces dépenses comprenneut les frais dc fonctionnement et de trallsl)()rt des appareils, les constructiOlls de hangars pour les éluves, do bararl"emellts pour les lazarets, l'aménagemcnt cles salles pour la visite des yoyageurs et la désinfection it - 9j du linge, l'achat el la location dll matériel C'l du mobilier nécessaires, lcs frais d'éclairage et de chauffage, Il cst impossible d'cil foumir acluellf'IlH'lIl la justification, les l'lus importantes ayant {l" faites par les compagnies de chemins dl' fer, 'lui n' OI.t l'as OJlcoro produit leurs mémoin:s, Elles ont dù être ('valu"'cs cmpiri'l'",mcnt à .\ ,000 l'l'au cs pour les 10 posles de premier ordre, " l ,;{oo fr,lncs et ) ,')00 fraucs ponr les 22 l'os les dc second urdre, soiL à Cllyjron ,;o,uoo frallcs. Les dél'cllscs d'installation d .. , l'os les de '\[Ol'leall, Poutur!i"r el \ illtimillc 'lui n'ont pas fonctioun{, sc sOlll delées ù G./oo frallcs. Cet ordre rie dépellscs comprend ellcore les dépenses exlraordinaires rlrl ,el'Vieu ~al1iLaire InarÎtilne, frais de visites rIl(',dicalcs à bord des lJ~nircs, fUllctiotlllClnenL cl l'ntreti,'n ,les {,tllves " d{'sinfectioll, fOlJrIlilures ,les d{'sinfcclallts, indemnités au personnel suppl(.nH'ntairC' cl d"pens,'s cli\erses, 'lui sont é\aluées ,r 2~'.OOO francs. Le rt'uforcprncnL de notre sen Ît:c sanitaire nWl'iLime n'a pas senlClu('llt suffi à garantir autant 'lue possible nos ports JI' l'iIllusion infcclieltsc; elle a oilto"n ce résultat prôcioux au poinl de 'ue inlol'nationa 1, et donl non, al ous le liI'oil d'être liers, que, landis 'lue le, na,ires harnboufI:"eois portaient en Angleterre 22 c"o- lôri'lLles, uotre port du lIaITo, 'l quelques heures du littoral auglais, n',va l'as enyo)''' lm soul malade, l'chaussant ainsi le bon rcnom de notre scnicu sauitair" ct l'autorité de 1I0S patentes nelles. Ces d"penses di,erses, celles dïrul'ression '" de d,~liVl'allce cie I,,,,,op,,rts, ele., lons ces frais g,"/lI"ranx de la !'(~sistancc au chol"r" s'dè,cut à do.:1I3 francs. jJe/'$lJI!I!('1. ~ous ne l'aillOliS 'lue rendre hommage au d,~silllércsselllcllt du pcrsollnd mé- dical si dévoué, qui, au premier appel de l'administration, sest clIlpress{' d'as- stn'or le sonice de IIOS postes fronlières. Nos Ull,decins, aballdonnant Icul' clicutèle, s'e~po,aut à ,les dallgers dont il était difficile de calculcr la portée, prenant ir leur charge Ics j'rais ouércllx de d~placcnwnt el d'entretien, n'onl. r1cmandé 'lU'"'''' rémlln{'ration de l,) iI'1O fl'âncs par Jour; lCllrs aides, étudiants uU docleurs ell m,;dccine, Il'onl tUllché l'pIC 10 francs par jour. Chaque pO"ite H d(:Ji\"I'I'~ <-111\ l)('r~uIILll':-; ('lIlraul en Franc() dl~~ pa:-;:-.cporl ... :-.auj- taires porlaut le noul de la COIIIUl1<IlC de dcstinatioll, ut il a' i,,', rie Iellr arriyc'e le maire de cette commune. Le personnel comprelld d'lIll0 manière g,;néralc le commissaire spécial de police, directem·. J médecin, chef dll senice médical, 1 ou 2 étudiants en mr\dccine, 2 ou 3 commis pour l'e''pédition des passeports et cartes lLl\is, ~ ou ~\ désillfec- teurs ou infirmier;, 1 chauffellr·mécaniciell pour l'étuYe. Lcs seryiees de chemins de fer, des douanes, des canaux, de la gelldarmcrie ct de la polico concouront, chacun dans la mesure de ses attribulions, aux 0pl'rations des postes. Les dépenses rl'sultanl dc cette organisation sc rl'parlisselll cOllformémcnt aux tableaux annexés au rapport. Le fonctionnement cles dix l'us les de premicr ordre est "yalué à 25.000 francs par mois. Celui des vingt-deux petits postes à 15.000 francs soit, au total mensuel, il 40.000 fr1)ncs, et à 120.000 francs pour les mois de septembre, octobre et no- vembro. Il a été fait, par voie de réduction du personnel ou d'extinction, di\'erses CHOL, - Vil- économies sur ces chiffres, dont le total ne pourra êlre définitirelllenl conn" qu'après le role,ô dMinitif de tous les postes. Les frais de missions, ,[ui peu,ent sc confondre dans ceux du personnel, s'élèvent à près de 15.000 francs. Leur utililô a ('lé incontcstable, car e'csl certainement gràce il l'aulorit{: de lenr nom que les éminents praticiens qui ont prêté leur concours il l'adminis- tration ont pu obtenir, sur tous les points de la France où ils onl (.l(, envo~~'"s, l'application uniformc, rapide et rigoureuse des mesures hygiéniques que les administrations locales hésitent toujours à imposer. Nous n'insisterons pas sur le reproche fait il l'uIle .le ces missioIls d'avoir, par le rctenti,semcnt de son voyage '1 Marseille. fait Ill'ovocluer la mise en quaran- taine des provelwnces de notre grand port de la 'Iéditnranée. Il nolIS suffira. de noter que la mission est arrivée à Marseille le !) octobre. alors 'lue la 'juarantaine sur les provenances de ce port était <:tablie dès le 8 octobre par la Grèce, l'Es- pagne, l'Empire ottoman ct ,Uexandrie, ct 'lue le yisa consulaire !:tait, depuis deux jours, refus" il ses patentes neLLes. L'indiscrétion de quelques journaux Ile pourrait d'ailleurs rien démontrer contre l'effet utile des missions elles-mêmes. En résumé, l'ensemhle des d{penscs de toutes sortes, faites ou il faire par je gourernement pour combattre l'épidémie de 1892, s'élève à 460.000 francs. Subvention il la ville du Havre. Le gouvernement demande aux Chambres d'attribuer il la yille <lu Havre, il titre de suhvention pour les dépenses sanitaires exceptionnelles qu'elle a suppor- tées, une somme de 100.000 francs. Votre commission Ile s'est pas dissimulé la gravité que prendrait Ull semblable pr[.cédent, s'il pouvait être interprét(, comme la reconnaissance d'un droit qu'auraient les comnlUILCS 0111 conCOllr!-i de l'Étal, pour a]J{~gcr Ics charges de d{}- pense cl. d,· protection rendues née"s,aires sur leur terri!.!)ir .. Cil cas ,l'épidémie. Elle n'aurait cerlaillcllJ('llt 1"" 1'" nOliS propuser .le dOlluer un semblable cs·- poir à nos InunicipaliLés et de changer le caractère ah,ohllTIcllL COtlllllUnal de ces dépenses lorsqu'elles n'ont pas pour objet la protection de nos frontières et la sauyegarde d'un grand intérêt national tel 'lue celui de notre commerce maritime. L'État peut intervenir en mettant à la disposition des communes les ressources qu'clIcs ne sauraient trouycr ni dans le"r hudget, ni dans leur personncl médical: il peut diriger leurs efforts, il peut leur fournir ct il leur fournira les grands appareils de d{'sinfection pt d'isolempnl rlont il disposp ct dont il organisp le ser- vice, mais il ne pcut pas "lu, sc substituer UIl' eomlllUIIPS dans le" charges dp la défense locale qui leur incombe 'ill'assumer la responsabilité: de son organisa- tion. Si son intervention pécuniaire peut Nre justifiée Cil (jnclqups cireollStances plus particulièrement l'raves, c'est seulement par voie de secours individupls, répartis dans la forme ordinaire par le préfet, et non par voie de snbvention aux COln- munes, qu'elle peut s'exercer. C'est dans cet m'prit que la commission n'a pas cru pouvoir admettre le prin- cipe de l'amendement que notre honorable collègue, M. Le Chevalier, avait pré- senté en faveur de diverses communes de la Seine-Inférieure, et qu'il a bien voulu retircr. L'administration trouvera, dans les économies à réaliser sur les crédits affectés allx aménagemeni-s et au perôonnel des postes releyés, des ret>sources pins qne ~) \ 1 sIIHi:-:'<lntes pOlir jlldplllnÎ".'I', dfllb 1(,:-, ca:-; H:ril;ddl'1111'llt ill !I:/'('-'::-';l Ill". 1(." Ill'upri c :- Lflir('s dt'~ o!ijch lllohilicr,..; 11ui <lllraield dl: df'lr1!it-: pn!' tlll .... lln: dl' :-.;rhd n'i té>, P!I~ hli,l'It' . La snln'unliol' t!emalld,;u pour la ,ill" .1" ]1,1\1"1' s'' juslifie. ail cOlllrain'. l'ar le caraetèrc al"ohllnclIl c"cepliOlllll'l 'lu'olll eu les d"pca"" al 1."1'1(,1 les 1"J~lat cst appel,; il participcr. Elle 110 pcnt MI"I' cOllsid,;r,',u ']11(' comme 1111 rClllbollrSl'ment il forfait dc d,;- pellses d'illlt"rM uatiollal dont la \ ilk dn Ilan!' a pris courag-"llsclllCIlI la charl'c, YU l'urg-ell("(', t'l dOllt 1'1::1al doit, ('11 Ioule (;'juit,'., prendre sa pari, sous pciuo do découraF('r, daJis J';:\\ Vll il', les pills illlcJIigClltl'S illitinli'I'.". L'épie!t"mie 112\Tais': s','sl ]'rt"selll{>,'. ,,;'s le d{bll!. SOIlS la rnrnw la 1'1115 dan- gereuse; sur los riO prC'rnÎprt' Jnaladcs f'lltl'f:$ ~l 11H.\pitnl, 'IN 6laieat nlOrls: lous ]os porls étrangers s'{ltaÎ(,llt fernH:s au, pro\ (~Il<1IlCC~ dll JIa, l'C'; 1e:-; Illlylre:o. ,l\ ,ûcut ces,,:, 10ut clJargemenl; les ["l(jul'llOt s lrallsalb"li'l"cs n\ j'aisa;ellt pills l'seale, ct tonte la 1l0lllhrclIscl'0pulalioll des tr"vaill"lIrs du port allait '~tr(' all,'inl,' l'al' la plus noin' rnis/'[('. Hion lI'l'ut été terri l,le, non scnlelllCut 1'0111' la ville. lllais pOlir 1I01n' po"ula- t.ion Inariti!1le tout cllt.it')re, Pt. pont' Bol Ct' COllllIlC'I'C(' l'\t(~ril'llr, COITlIne l'e.\:palL- sion du /16;[u dans ulle population al1;"n('e '" allitibli,'. '" daus 10 'l'wrlicr sl',"cial des lnarill~. L'administration, la Il.unicil'alitt', f'l IOlls les collaborateurs, ],au""ut leur d/l\ Ollelnen t h la hauteur du danger, pan i Ilrf:Jlt Ü l'arl'(\l('r. En 'lUC,llju,'s jours, la \ illc flll Couvl'rte d'llll yaste l'Psl'a Il médical ct ], ygiéni- que 'lui IW permit plus" III' "ml cas dc dlOléra d',;clwl'l'éJ' il l'action admi"i,- l.ratiyc'. Les logements cOlllaminé,s. les rues, les {-!:wul, fureut désillfec!{>s, les dépôls insaluhres l'ldey{'s, les rigolos, les cri'j1\('5, les aborrls rlu port largement assainis, Tandis qllf' les indigents filaiont ~ollslraifs :lll\. df'rnClll'eS Inalsaiucs où sc con- fiuait Je chol("rél. d('s a:-;iJf'S l"uI' /'lail'1I1 aSSIlI'!:'S dans des hang-ards Sp(:'cjallx, prêtés P,lf la Chi-lllll)Jï~ dc ('Olllllt('l'n" (JI' 1(·~ f;lmille:--, in~lalJp(:.-; ~éparéllH)lIt, {.tair'llt ~lIr n,jlh~c~ f'l ,,{)i~I1!"i'''' av('c Ja plu:-. ~randc ~o]Ji(,jllUl(,. 230,000 frallc:-; .... Ollt d6p('Jl>;;flS en df'!1\ uloi:-; pour l'die nr~i1ni~alion. ('lJ l'Ill,') des lOU.()uO frUllct' di,..,trihll{',"; Cil S('COllr~ pa/" ln lJllll1ji'ip(lJLt(~. La pop"lation, dans \ln ,',Iall de solidarité all'jlll'i on \l" l'cul lrop applaudir, n"pondit il l'infatigablo déyollüuwnt d" son main" 1\1, L'lIIis Briudc"u; des souscriptions privées, s'élcva\lt à jlius .le 2:J.OOO fraucs, pürmirclIt de cOllliuu,'f ot do dérelopper les st'cours, Lü mal rIo mi,,;re fllt ,:'oarl(, ,l'ahord, le cl."Il"'1 fllt yaillOU ClISllilc, ct la puis- santl' organisat.ion sanitaire., ('r(~(',t' le 19 anùt, s(,l'vit' :1"\"1'(' Ji' plll.., grmld dévolu'- uwnt!,,,r le cori" lll,',dicai "'''lill'i ~nr. Bruu'lI'llcl et TJlOiliol. ('II\OY{'S l'al' l" luÎI1Îslll['C, ,ilJrent. appurtl'{, fI> ('OIll'UOI''' dl' lt'llr t.';",pt"rieucl', fut si cillcac(:" tlUt', l,· li' oclobre, 1""l'id"'ll1i" l'1Hl\ail ,~lr,' """sidl"ré,' ('()lIllll(' t1étinitiv,'menl "teintt'. et (lue le port du Havre tldivrail, le 2i' octo],re, ses palt'lil.cs nellos, 1.321 cas de choléra, 'Ii:{ d(.cès, plus rie 30,000.000 perdus pal' nolre grand port, td a t',té le hil"'l de l'épidémie d8 18~p. Et, pourlant, si jamais le choléra ne s'élail prpsenl'J au lIane sous des aspecls aussi menaçants, jamais il n'avait été amsi Yite étou(ff., L'épidémie avait duré clualre mois, Cil 18-;3, du j'" aoùl ù la fin de novem- bre; elle n'a duré que neuf semaines cn j 1\9 2 , La yiUe ,lu Hanc a cu l'houneur de Ile pas etl\oyer un seul cholèri'juc aux anglais; clic a épargné, par U'ncrgie d" son orgauisation sanitaire, près Je rleux mois de blocus au commerce fran','ais d'oxporlàlion. Le Parlement doit recon- 04 au PZ as - 100- naître cc double sen ire ,{'ritablemenl national, en lui accordant la subvention de roo.ooo franc, réclamée Cil sa faveur par le gomerncmcnt. Votre COlllIllissioll ,ous propose, :Messieurs, de sanctiollner dalls leur clbclllblc les propositions du f!'ourcrueTncnt, de ,oter en ce moment le cddit supplémcn- taire de 260.000 l'mllcs, et de réscn('r 10 vole d" crédit de 300.000 francs jus- (jll'an lllomcnt Ull seront soulnis Ù yoLl'I' c.\allH~1l Lous ecu.\. qui ont élé OIlYl'rlS, en vertu de décrets, pcndaut l'intersession. PROJET DE LOI. ARTICLE PHE'IIEII. - li est ouvert au ministrc de J'intérieur, sur l'exercice r892, en augmentation des crédits accordés par la loi des finances du 26 janvier r8\)2, ct par le décret du r" septembre sninnt, au chapitre 50 (matériel el dépenses diverses du service sanitaire), un crédit supplémentaire de deux ccnt soixante mille francs (260.000 francs). ART. ?'. - Il sera pounll " celle dépense au mOJcn des ressources générales du budget (1). 18 novembre 1892. TÉLÉGRAlnlE-CIIICLLAIRE a\lX directeurs de la santé ùu littoral. - Senice sallitaire rnaritilnc: Ipyôe des nlesurcs prises. La patente de sant" cesse d'ètre obligatoire en Franc,' pour tous les hàtimenls provenant de ports français. 24 novembre 1892. DECRET. - ~Iission confiée " M~I. Thoinot ct Pompidor, en Bretagne et en \' cntl"e. LE IlnÉsIDE~T )JE LA HÉPl.:BLHlUE l"IlANÇAlSE, ::-ur la propositioll ,lu président ,Ill ('onseil, llIillistre tIe l'intérieur; Vil l'article j"" de la loi ùu 3 mar' r8~p qni confère an g'ouvcrnelllCnt le droit de prendre les mesuft" ,'xlraordinaires qua l'invasion ou lu crainte d'une maladie pestilentielle rendrait néce>saires sur les frontières de terre ou dans l'intérieur; Yu l'avis du cornit{, de direction des services de l'h)'giène; DÉCRÈTE: AI\TICI.E l'REMlElI. - Ml\1. Thoinot et Pompidor sont délégués dans les départe- ments du Morbihan, de la Loire-Inférieure, d'Ille-et- Vilaine, du Finistère et des Côtes· du· Nord pour prendre, sous l'autorité du président du conseil, ministre de (1) La loi a été publiée au Journal officiel du 30 décembre ,89" - "J)~ -- l'intf.rieur, toutes les mesures nr.cessnin·s en yue ,lp préypnir ou ,l'arrêter le déyol0l'pement de l'épidémie chol,',ri'llH "11 Bretagne, AI\T. 2, - Le présidellt dll m!"eil l1lillislre de l'inl"'rionr, Cst chargé de l'exécution dn présent d"'crct, Fait il Paris, le 2'. noymuhre 18\p. Par le présidenl de la Hépubli'llll' le {I,'ésùll'Ilt du r()ns('il, millisu'(' dl' f'ild(:l'h'w', }:~III.I: LOUBET. 24 novembre 1892, CARNOT. LETTRE-CInCcLAInE aux préfels des déparlenwuh rl,.. pOlir Plwoi do carnets destinés à faciliter la d,\claration l'al' les m(·decins des cas de maladie suspede. MmsIlWR LE PR{:FET, afin ne faciliter anx médecins traitants les ,lé·clarations des cas de choléra prescrites par l'article () dn c]{'cret dn 19 août r892 et 'lui a donné lieu à ma circulaire du 28 seplemhre suiyarlt, j'ai fait dre5'er des carnets conte- nant des cartes de rlr\c1aratioll. Je l'OUS adresse, , ... exemplaires de CI'S caruots 'jlle je \~OUS prie de ,listribuer aux médecins ri" votre départell1l'rll Cil leur rappelantlps prescriplions du dpcret du 'If) aoùt 1. 1 ), A cet ,·lfd, vous voudrez bien \~ous l'l'portel' il la circulaire précitée ct veillcr à ce 'ju'cIle rCf.'oivc une strido exr"cutiOIl. l'DilI' le président du conseil. ministro ,le I·illlh·i"nr: le dil'edefll' .le ['lIssis/lIllce el rie l'hygi;'/le ]lllllli'](/(,5, tiF"" :'\[0.\01). 26 novembre 1892, DÉCRET. - Belrail. d'ulle l'aI'lic cles 1111''1I1'I'S sallilai,."s 1I10li,,'·('s pa,. ]'{'l'irl('mie ('llol/'l'i<[II" (.,1. 1.1: PH{~II)F\T ilE L\ l{(PI III.IIJll·: 1"11 \\Ç"I~E. SlIr le rapl'0rt rI"s IIlillislr"s .le lïlll(·,.i"lIr f'l des lillarll'es; Yu les ,]r"crels dl's "\) aoùl Pl l'>, sepl.elll\;r(' IK!J'1 <[IIi 0111. (·diclr'· les 1I1P,,"'05 salLilair8s e\cC'l'liolllloll"s apl'Iicahlcs. 011 raisoll de 1";pidr"lllie cJlO]('rirfue, soil aU\. personnes, soit il ccrt<lilJcs cnl{>go{'Îcs do Illar('llHlldi~('s pro,enanl de Hussic, d'Allcmagllc. de J3clf'i'fue ct de JJollillllle ,,1 "lIlralll Oll France 011 en ,\Ig{'rie par les J'l'onlir'Tes de terre Ol] do 11101'; Yu l'ayis du (,Olnil/~ (le directioll dos Si'n jec..; d'hygi("IIC: D{:cld:'I'F. : A.T\TIGLE PfiB'IIEH. - ~olll ahrng{'cs les disposiliolls des d{'crf>l:-; ~l1:-;.ds{'~ COll- cernant: (1) Voir à la page 102 le JllOllèle-typo de ce' carles-leUres. (2) Décret publié au Jo",.,,,d o.fliciel. dn "D novc!lIbre IK()2. JU - 102- Modèle de la rarte-lettre. l ~~~l d'affranchir. ~ Le Médecin, Monsieur le MAIRE de la C0111mune d Département d ~ ..................................... ...................................................................................................... ; ......... , le . . ....................... 18 9 . Le ;11édecin soussigné a constaté que âgé dc ....... .......................... , dcmeurallt . présente des sy11l1'üÎ771es cholèrifuTlnes. SIGNATURE: ADRESSE : OBSERVATIO~!S (Transport ÙL! malaùe, désinfections. etc) ..... , ............................... - .... . ........................................................................................................................................... : &&. Z'bSU41iJ4iS ., j taiXMS, & t03 - Chaque carnet, composé de domo earte,-leltres, contient en outre les indi- calions slliYanl('~ au.\. Yl'I'SU ni, ructo illlj"rieurs: MINISTÈRE DE L'INTÉRIEUR. Direction de l'assistance et de l'hygiène publiques. SEn VICE ])ES 1;:I'ID.~l\IIES. Extrait du décret du 29 août 1.892. ART. 6. - La déclaration il la mairie de tout cas suspect d'être un cas de choléra cst obligatoire dans un délai de vingt-quatrc heures pour tout docteur cn médccinc ou officier de santé qui en a constaté l'existence, pour le chef de famillc ou les personnes qui soignent le malade ct pour toutc personne qui le logerait. AHT. 10. - I~es contra\'cntions aux dispositions du présent décrct seront constatées par des procès-\'crbaux ct seront poursuivies con- formément ill'articlc 14 de la loi du 3 mars Ill:.!:.!, qui punit d'un emprisonnement de trois il quinze jours quiconc]ue aura contrevenu en matière sanitairt: au:,; ordres des autorités compétentes, EXTRAIT DES INSTRUCTIONS PROPHYLACTIQUES CONTRE LE CHOLÉRA APi'ROIJ\"ÊE~ par le Comité consultatif d'hygiène publique de France. -----..---- Le germe du choléra est contenu dans les déjections et les matières de vomissements des malades. Il se transmet surtout par l'eau, les linges et les vêtements. Le Ilwlndc doit, 0jl'(~ b()l(~. Selllcs l les personnes dont la présence est iIldi~pensa lJle pour le s012:ne1' doivellt j~tJ'e adJllisc~ ;\ p(~nétl'('l' [l,111)1'l's de lui: elles ne doivent l'lItl'er daus sn ehanlhr(~ qll'a}ln'~:-; S'('~tI'e layé 1e:-; IllUill~ dan:5 une :501ution désinfec- tante faible (un deux millième de sublimé), ct se l:wel' encore les mains ùans ('(~tte solution chu,CiU(' ft)is (IU'c~ll('s sortentdc l:l eilnlllhre; jailluis clan:5 cette chamhre elles ne doivent boire IIi mallgel'. Touws les (]f>jcctÎnns des l1laladl'::- 'Jnalù~"esde (';omJsselnents et lnatièresféeales) sont irnmédiatclllent<lcsinfeetecs ayec une soliltion forte; un millième de sublimé,. Un cerl'e (le ('eUe ,,",olutio!L e,..,/ u-?I'sé j!l'()(t!(({J/emeli t daf/s le case de.~tiné li l'e- eel'oÎI> tes df:ieetwns; tlll ~. veI'S(~l'a l'Ile!)}'!' un ,'CITe' Dpr('~ (PlC la déjection y aura ('rl~ l'l~(·UC. En éas de guêrison comme en cas de décès, les linges ,.;onill,',s, les objets dl' literie. la ch::ll!t1)n~ du In::dade doi\l:!llt êtl'(~ dt\siHrceU~~s HYl'C un soin extrême, ~(}iL pal' l'étuve il Yu'I)(~tll', soit par l'clliploi du [lnlvérisatl'lll' ou du tl'clnpCUl', SOilpal' l'acide ~ltlt'!lI'etlx, \'uit' 1(,:-; ill~!l"llcti()lIs. pnge:-: J et .tl. Le HH"r!ccin peut. pal' unc Ilote ill~cI'it(~ an has de la cartc Œavcl'tbscn1ent, COI1- :--;eillel' l'emploi dt' l'{~tllY(" dn JlulY(;rîs(Jrl~llr nu du tl'cmpeul' qllC IJo:s:séderait la corn- lllunc, de Illt~ltle 'Ille le trallsport dl! llwladc à lïJ{)pital ct reIl\'oi, :si IJos:sihle, d'une YoÎtlll'e spéciale :--;CI'\'Qut ù ce transport. 104 ID Les déclarations imposées par les articles r, 2 et 5 du décret du 29 août; 2° Les, i,ites sanitaires prescritps par los articlos 3 et 4 dl! même décret; 30 L'interdiction des drillos ct chi!!olls ct des ohjets de literie; 4° L'illterdiction des fruils ct j{'gullIcs poussant dans le solon à niyeau du sol. ART. ?. ~- Le ministre de l'intérieur et le ministre des finances sont chargés, chacnn en ce qui 10 concerne, de l'exécntion du présent d"'cro!, qui sera publié al! JOllrnal officiel ct inséré au Blllletin des lois. Fait il Paris, le 2G nmemhre rRg''' Par le président de la R{'puhlirjlIe: le président du conseil, ministre dc l'intéricnr, É'lILE LOUBET. 26 novembre 1892. CARNOT. le ministre des finances. .MAURICE ROUVIER. TÉI.ÉGRAmlE du ministre de l'intérieur aux préfets (Nord, Ardennes, Meurthe- et-Mosello et Haut-Rhin). - Suppression des postes sanitaires de la frontière, à l'exception des postes de canaux. En yertu d'un décret de ce jour, les postes sanitaires de la frontière cesseront de fonctionner à dater de demain dans les gares où ils existaient encoro. Veuillez en informer tf']{'graphiquement It's directeurs de ces postos, les inviter à remercier on Illon nom le personnel de son concours et leur demander un rapport d'en- somble sur les opôrations. Vour recovrez ultérieurement dos imlruetions concer- nant la consonation du matériel ct le maintien jusqn'à nouvel ordre Ù'tlTlC snr- voillance sp,\cialo sur les canaux. 28 novembre 1892. EXTI1AIT nES nh.mÉI1ATIO'iS. - Chambre des rlrpntls. - Adoptinn d'un projet de loi concernant les dépenses de l'épidémie choléri'lllc. ~[. I.E l'T\l::SIDEl\:T. - L'ordro du jour appelle la discussion du projet de loi por- taIlt ouyerlure au ministre' de l'intl·rieur. sllr l'exercice 18(p, d'un cn\dit sup- p]{'lllcntaire rie :100.000 frallcs, dostin{, ail payement des "rpcnses occasionnros par l'épidémie cholérirfuo. M. CAMILLE FOLQŒT. - ]\[o"ieurs, il y a dans le départemont de l'Eure un certain nomhre do communes qui ont {·t{· alleintes l'ar le fléau. Je no les vois pas figurer dans le projet on discussion en ce mOlllon t-ci, eL je voudrais au moins obtenir de ~l. 10 pré'sident du conseil l'assurance qu'il sera possihle do trOlner sur CC cri·dit ou sur d'autres fonds les sommes nécessaires pour les <1,;- sinl{,resser des dl'penses qu'elles ont fail"s rlans un but d'h)'gii'ilo g{,nr·rale. C'est dans cotte espérance 'PLO nous n'avons pns clApos" de demande spr'·ciale de crédit. :M. LE PjlÉSIDE'iT. - La parole est il l\I. 10 président du conseil. M. É'IlLE LOLBET, président du conseil, ministre de l'intérieur. - Messieurs, l'ho- [Document text truncated for crawler view.]