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Contribution à l'étude des chiroptères du Cameroun

Aellen, Villy

Abstract

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Contribution à l'étude des chiroptères du Cameroun Autor(en): [s.n.] Objekttyp: Article Zeitschrift: Mémoires de la Société Neuchâteloise des Sciences Naturelles Band (Jahr): 8.1 (1952) Persistenter Link: http://doi.org/10.5169/seals-100355 PDF erstellt am: 07.03.2018 Nutzungsbedingungen Die ETH-Bibliothek ist Anbieterin der digitalisierten Zeitschriften. Sie besitzt keine Urheberrechte an den Inhalten der Zeitschriften. Die Rechte liegen in der Regel bei den Herausgebern. Die auf der Plattform e-periodica veröffentlichten Dokumente stehen für nicht-kommerzielle Zwecke in Lehre und Forschung sowie für die private Nutzung frei zur Verfügung. Einzelne Dateien oder Ausdrucke aus diesem Angebot können zusammen mit diesen Nutzungsbedingungen und den korrekten Herkunftsbezeichnungen weitergegeben werden. Das Veröffentlichen von Bildern in Printund Online-Publikationen ist nur mit vorheriger Genehmigung der Rechteinhaber erlaubt. 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Ein Dienst der ETH-Bibliothek ETH Zürich, Rämistrasse 101, 8092 Zürich, Schweiz, www.library.ethz.ch http://www.e-periodica.ch MÉMOIRES DE LA SOCIÉTÉ NEUCHATELOISE DES SCIENCES NATURELLES TOME VIII PREMIER FASCICULE VILLY AELLEN DR ES SCIENCES CONTRIBUTION AL'ÉTUDE DES CHIROPTÈRES DU CAMEROUN AVEC 26 FIGURES DANS LE TEXTE ET UNE CARTE OUVRAGE SUBVENTIONNÉ PAR LA FONDATION DOCTEUR JOACHIM DE GIACOMI DE LA SOCIÉTÉ HELVÉTIQUE DES SCIENCES NATURELLES Q S\ » ÉDITEURS: SOCIÉTÉ NEUCHATELOISE DES SCIENCES NATURELLES UNIVERSITÉ, NEUCHATEL (SUISSE) Y. 'li Lac Tchad! CAMERDUN Snkdgé lieu de travail de la Mission scientifique suisse Maroua «= localité •• '• <• limite de la forêt et de la savane oie. ?0O à1000 m cui-dessus de 1000 m I:5'000'QOO tk '**+, Fort-Lamy I2'_ fSTt Foureau °A Maroua ytt- ^î Ö? tTé* /i 1-< Qaroua _<£.-„* t-* ReiBoubaT* V++ •-1-, ougouma x,-.- a. Kar >a 39-'. ^ys^ ^gae an 5k rtfll txMbe.y' ¦Irifaffi ¦. ¦¦r-y*i SUCV^Viü &•;:«& »5 rdé /•Naaou. friggo :W! ''.' '-¦'!¦¦'J,y y, i?n.\fcr<SE M8» AEF 9:.^:*fl •yfc>" i'%» ,,'#TibatU ;;:>* ?<1 ^¦'^.'{•."^•¦.•¦.•/ié /w& ¦•fag*.*:.?/*- .-, >-^X>ichana J .• 0*2./.:: nx _• ,* yMamfe \3fc; •',', Yoke *.•• £ sP«* •:n.x ri •*••*.!. '•' Diouma •'. ,' JäSVt?.'. ,' ''. ••« mek •.* .¦... V..W.v;./^ ..• .-":. :•-. oart •-••».! B'cbandi >t1.4 ßS9 *.;• Donala ••• Snkbagcmè. ¦. /.". t« 7—^ dl£_Vv<~f '. '"- "• Vi'crona dea aoun. Assoba Lolad * >->^Biryé TU Aï-•¦•'•' '"••¦'¦ m ta* tt 7»„¦-- Beue kribi de —Biafra Akd Cawipo Vfeirt "Vt t+++t++A+-t* n-^ -S--. +-1--F + ,i.m-++ Moleutidou DW^-fe Sl/Wt£ £S£ /tfEF Ouesjo Est Greenwich £" NIGERIA Mémoires de la Société neuchâteloise des Sciences Naturelles TOME I, 1835, 199 p. :(épuisé). Description de quelques espèces de Cyprins du lac de Neuchâtel, qui sont encore inconnues aux naturalistes ;par M. Agassiz, avec 2pl. Mémoire sur le terrain crétacé du Jura ;par M. Aug. de Montmollin, avec 1pl. Essai sur le calcaire lithographique des environs de La Chaux-de-Fonds ;par M. Nicolet. Note relative aux variations du niveau du lac de Neuchâtel, pendant les années 1817-1834 ;par M. de Montmollin, père, avec 4pl. Observations sur quelques-unes des moeurs des animaux domestiques ;par M. Allamand, fils. Observation sur un Anévrisme faux consécutif guéri par la ligature de l'artère crurale ;par M. de Castella. Observations d'Hydrophobie, avec quelques réflexions sur cette maladie ;par M. Borei. Mouvement de la population du Pays de Neuchâtel ;par M. de Montmollin, père (avec trois tableaux imprimés joints au texte). Description de quelques animaux nouveaux ou peu connus qui se trouvent au Musée de Neuchâtel ;par M. L. Coulon, fils, avec 5pl. en couleurs. Notice sur les fossiles du terrain crétacé du Jura neuchâtelois ;par M. Agassiz, avec 1pl. Notice sur l'élévation du lac de Neuchâtel au-dessus du niveau de la mer ;par M. Ostervald. Mémoire sur la formation de la surface actuelle du globe ;par M. Ladame. Prodrome d'une Monographie des Radiaires ou Échinodermes ;par M. Agassiz. TOME II, 1839, 283 p. Essai sur la constitution géologique de la Vallée de La Chaux-de-Fonds ;par A. C. Nicolet, avec 2pl. Enumeration des végétaux vasculaires qui croissent dans le canton de Neuchâtel ;par M. Ch. H. Godet. Classification der Batrachier, mit Berücksichtigung der Fossilen Thiere ;par J. J. Tschudi, avec 6pl. Mémoire sur les moules de Mollusques vivants et fossiles ;par L. Agassiz. Selachorum tabula analytica ;par C. L. Bonaparte. Systema ichthyologicum ;par C. L. Bonaparte. Systema Amphibiorum ;par C. L. Bonaparte. Notice sur quelques points de l'organisation des Euryales, accompagnée de la description détaillée de l'espèce de la Méditerranée ;par L. Agassiz, avec 5pl. Notice sur la présence temporaire de l'Ophidium imberbe (Fierafer ou Fierasfer) dans la cavité du corps d'une Holo¬ thurie orangée de la faune française ;par M. de Bosset. Notice explicative de la Carte géologique du Canton de Neuchâtel ;par Aug. de Montmollin, avec coupes. Notice sur la Carinaire de la Méditerranée ;par M. de Bosset, avec 1pl. Notice sur Mya alba, espèce nouvelle de Porto-Rico ;par L. Agassiz, avec 1pl. Notice sur M. de Chaillet ;par M. Aug. Pyr. de Candolle. TOME III, 1845, 454 p. :(épuisé). Quelques recherches sur les marais tourbeux en général ;par Léo. Lesquereux. Catalogue des Mousses de la Suisse ;par Léo. Lesquereux. Anatomie des Salmones ;par L. Agassiz et C. Vogt, avec 14 pl. Notice sur les différentes formations des terrains jurassiques dans le Jura occidental ;par Jules Marcou. Tableau des hauteurs au-dessus de la mer des principaux points du canton de Neuchâtel ;par M. Ostervald. Notice sur la carte du fond des lacs de Neuchâtel et Morat ;par Arnold Guyot, avec une carte. TOME IV, lre partie, 1859, 206 p. Études géologiques sur le Jura neuchâtelois ;par E. Desor et A. Gressly, avec 2pl. Des variations du niveau du lac de Neuchâtel pendant les années 1835 à1856 ;par Charles Kopp. TOME IV, 2me partie 1874, 225 p. Le bel âge du bronze lacustre en Suisse ;par E. Desor et L. Favre, avec 7pl. Description de quelques Astéridcs du terrain néocomien des environs de Neuchâtel ;par P. de Loriol, avec 2pl. Description de trois espèces d'Echinides appartenant àla famille des Cidéridées ;par P. de Loriol, avec 3pl. Recherches géologiques et paléontologiques dans le Jura neuchâtelois ;par M. de Tribolet, avec 3pl. TOME V, 1914, 1090 p. Voyage d'exploration scientifique en Colombie ;par O. Fuhrmann et E. Mayor, avec 34 pl. et 2cartes. TOME VI, 1938, 535 p. Monographie des Strigeida (Trematoda) ;par G. Dubois, avec 354 figures. TOME VII, 1943, 253 p. Préhistoire du Pays de Neuchâtel des origines aux Francs ;par D. Vouga, avec 70 figures, 34 planches hors texte et une carte archéologique du canton de Neuchâtel. Pour tous renseignements concernant les conditions de vente, s'adresser àl'archiviste de la Société, Université de Neuchâtel. Imprimé en Suisse. Imp. Paul Attinger S. A., Neuchâtel (Suisse) TABLE DES MATIERES Pages Préface 7 Introduction 9 Liste des localités 11 Noms indigènes 13 Régions naturelles, biogéographie 14 Historique 18 Remarques générales 20 Chiroptères du Cameroun 21 Pteropidae 22 Emballonuridae 41 Nycteridae 44 Megadermidae 55 Rhinolophidae 55 Hipposideridae 62 Vespertilionidae 78 Molossidae 99 Parasites 108 Bibliographie 114 Chiroptères 114 Parasites 118 Table alphabétique des genres, espèces et sous-espèces 119 PREFACE La Mission Scientifique Suisse au Cameroun (MSSC) se composait de deux membres, le Dr A. Monard, chef, conservateur au Musée d'Histoire naturelle de La Chaux-de-Fonds, et V. Aellen, étudiant en sciences naturelles. Le but de la mission était la constitution de collections zoologiques destinées au Musée d'Histoire naturelle de La Chaux-de-Fonds et l'étude systématique, biogéographique et biologique des Vertébrés du Cameroun. D'autres animaux, notamment des Insectes, Mol¬ lusques et Scorpions, ont été aussi récoltés. Les résultats généraux de cette mission ont paru récemment dans les Mémoires de l'Institut Français d'Afrique Noire (1951) sous la plume de MM. A. Monard, P. Basilewsky, L. Forcart, F. Guignot, L. Heyrovsky, Z. Kaszab, G. Marshall, M. Pic, S. L. Straneo et O. Uhmann. Seuls, parmi les Vertébrés, les Chiroptères n'avaient pas encore été étudiés. On trouvera, dans l'ouvrage cité ci-dessus, tout le détail des préparatifs, du voyage lui-même, ainsi que la liste de toutes les personnes qui ont contribué àla réussite de la mission. Disons seulement que nous avions obtenu un Ordre de Mission du Ministère de l'Édu¬ cation Nationale, àParis et que nous étions patronnés par l'Institut Français d'Afrique Noire. Nous avons quitté la Suisse le 12 décembre 1946 et avons mis pied sur le sol camerounais le 31 décembre. Nous nous sommes embarqués, pour le retour, le 4novembre 1947 et le 23 novembre, nous étions àMarseille. En plus des remerciements que j'ai déjà eu l'occasion d'exprimer avec le Dr Monard, dans l'Introduction àl'ouvrage cité ci-dessus, je tiens àdire ma reconnaissance àmon pro¬ fesseur, M. J.-G. Baer, pour son appui constant et ses conseils avisés, àMM. Cansdale, Dorst, Eisentraut, Forcart, Gouin, Hayman, Revilliod, Schouteden, Starck et Zimmermann, pour leur aide dans la recherche bibliographique et le prêt de matériel scien¬ tifique. Je remercie aussi sincèrement Monsieur le Conseiller d'État C. Brandt, chef du Département de l'Instruction publique, et Monsieur le Conseiller communal G. Schelling, président de la Ville de La Chaux-de-Fonds, la Fondation Docteur Joachim de Giacomi de la Société helvétique des Sciences naturelles, ainsi que la Société neuchâteloise des Sciences naturelles de l'important appui financier qu'ils ont bien voulu m'accorder en vue de la publication du présent travail. —15 — savanes boisées àclimat tropical de transition et en une zone de steppes àplantes épineuses de climat tropical soudanien. La transition entre ces deux zones est peu marquée. En ce qui concerne la faune en général, la zone méridionale présente des éléments à affinités congolaises marquées. Dans la région du centre, on observe une faune peu diffé¬ renciée :des éléments forestiers dans les forêts-galeries et des éléments de savanes souvent àgrande distribution géographique. La région du nord est caractérisée aussi par ses formes àgrande répartition ;on peut toutefois noter, dans la zone de savanes, de nombreux éléments nord-orientaux. On trouve de nombreuses formes endémiques dans la région la plus propice, c'est-à-dire celle des montagnes de FW. Les remarques ci-dessus sont aussi valables pour les Chiroptères. La zone forestière méridionale est la plus riche pour le nombre des formes :56 sur 68 signalées au Cameroun, alors que les deux autres zones n'en comptent ensemble que 17. Il est vrai que le Sest la région qui aété la mieux prospectée, la seule même peut-on dire ;très peu de Chauves-souris, avant la Mission Suisse, étaient signalées dans les zones du centre et du N. En me basant seulement sur notre matériel •— qui aété récolté sans recherches plus poussées dans l'une ou l'autre zone •— je constate que 17 formes sur 29 viennent de la région forestière ou de la limite de la forêt et de la savane. La plupart des espèces de la zone méridionale sont d'affinité congolaise, cependant, quelques espèces appartiennent àla faune guinéenne :Hipposideros beatus, Hipposideros caffer guineensis, Pipistrellus nanulus, Kerivoula phalaena et Kerivoula smithii. La zone centrale compte 5espèces qui se retrouvent soit dans le Sdu Cameroun, soit dans la zone septentrionale :Taphozous mauritianus, Nycteris hispida, Eptesicus minutus minutus, pour les premières, Epomophorus gambianus, Rhinolophus foxi, pour les secondes. La zone du Ncomprend 16 formes dont 7sont largement répandues en Afrique. Quant aux autres, Rhinolophus foxi, Tadarida puntila gambiana et Tadarida puntila nigri sont plutôt occidentales, alors que Nycteris aethiopica aethiopica, Pipistrellus marginatus, Eptesicus capensis somalicus et Scotophilus nigrita leucogaster sont nettement nord-orientales. C'est dans cette zone que furent découvertes deux espèces nouvelles :Epomophorus reii et Nycteris benuensis. Huit espèces et sous-espèces n'ont été trouvées, jusqu'à présent, qu'au Cameroun. Il me semble que seul Rhinolophus alcyone alticolus, du Mont Cameroun, peut être considéré comme forme endémique. Les autres se retrouveront fort probablement dans les pays voisins : Epomophorus reii et Nycteris benuensis, soit dans le Ndu Nigeria, ou au Centre Africain Français au sens de Malbrant (Tchad et Oubangui-Chari) ;Scotonycteris ophiodon ophiodon, Scotonycteris zenkeri zenkeri, Hipposideros curtus, Pipistrellus crassulus et Glauconycteris egeria, soit dans le Sdu Nigeria, soit dans la forêt congo-gabonaise. Dans le tableau suivant, j'ai classé les Chiroptères signalés jusqu'à présent au Cameroun, par régions géographiques. 16 1. Espèces àgrande répartition géographique. 2. Espèces des régions forestières et des savanes boisées a) Aaffinité occidentale (guinéenne) ; b) Aaffinité orientale et méridionale (congolaise). 3. Espèces des savanes soudaniennes : a) Aaffinité occidentale ; b) Aaffinité orientale. 4. Espèces signalées au Cameroun seulement. 23 bab Eidolon helvum Rousettus aegyptiacus R. angolensis Epomops f. franqueti Hypsygnathus monstrosus Epomophorus gambianus E. wahlbergi haldemani E. reii Casinycteris argynnis Scotonycteris o. ophiodon S. z. zenkeri Nanonycteris veldkampi Micropteropus pusillus Megaloglossus woermanni Taphozous mauritianus Saccolaimus peli Nycteris hispida N. grandis N. ae. aethiopica N. capensis damarensis N. th. thebaica N. n. nana N. benuensis N. major N. arge Lavia frons Rhinolophus landed R. a. alcyone R. alcyone alticolus R. foxi Hipposideros commersoni gigas H. cyclops II. abae H. curtus H. beatus H. fuliginosus H. c. caffer H. caffer angolensis H. caffer guineensis H. caffer ruber Myotis bocagei cupreolus Pipistrellus crassulus + + + + + + + + -I- + + + + + + + +1 +2 + + + 1La découverte d'une forme nouvelle en Gold Coast donne àcette espèce une affinité guinéenne. 2Cette espèce aégalement été trouvée àFernando Po. Comme pour l'espèce précédente, la découverte d'une forme occidentale en Gold Coast indique une répartition guinéenne de l'espèce. 17 — P. marginatus P. musciculus P. nanulus P. n. nanus Eptesicus capensis somalicus E. m. minutus E. tenuipinnis Mimetillus m. moloneyi Nycticeius schlieffeni albiventer Scotophilus nigrita leucogaster S. nigrita nux Glauconycteris argentatus G. beatrix G. egeria G. variegata papilio Miniopterus inflatus Kerivoula cuprosa K. muscilla K. phalaena K. smithii Myopterus whithleyi Tadarida leonis T. ihersites T. pumila gambiana T. pumila limbata T. pumila nigri ++ + + + + + + + + + + + + + + HISTORIQUE C'est en 1897 que paraît le premier travail d'ensemble sur les Mammifères du Cameroun. Il est dû àSjöstedt et reprend tout ce qui avait été écrit auparavant, soit 13 articles : Peters (1876), Matschie (1891, 1893, 1894, 1895), Zenker (1892), Sjöstedt (1893, 1895, 1897 a). Les autres articles ne contiennent pas de citations de Chiroptères 1. Sjöstedt (1897 b) cite 24 espèces de Chauves-souris, dont 3ne peuvent être interprétées actuellement sans un nouvel examen :Chalinolobus congicus argentalus), Phyllorhina caffer et Scotophilus borbonicus. Une grande confusion règne dans le genre Epomophorus. Jusqu'en 1936, date àlaquelle paraît le livre de Jeannin, une quantité d'articles ont paru sous les signatures de Allen, Andersen, Auerbach, Bates, Dobson, Matschie, Schwarz et Thomas. Ces travaux peuvent se ranger en deux catégories, ceux consacrés uniquement au Cameroun, avec ou sans description de formes nouvelles :G. M. Allen, 1921 ;Auerbach, 1913 ;Bates, 1905 ;Thomas, 1903, 1912, 1913 a, et ceux qui citent, en passant, une ou plusieurs espèces au Cameroun. Parmi ces derniers, il convient de mentionner spécialement les auteurs qui décrivent une ou plusieurs formes nouvelles pour le Cameroun : Andersen, 1905 b, 1906 b, 1912 aet Thomas, 1904 a, 1904 b, 1904 c, 1906, 1910, 1913 b. Schwarz (1920), dans une liste des formes connues au Sdu Cameroun et au territoire du Chari-Tchad, indique 31 formes dont une est tombée en synonymie (Lavia frons afflnis, voir p. 55). Jeannin s'est basé, pour l'étude des Chiroptères, presque uniquement sur l'ouvrage de Dobson (1878), aussi la nomenclature est-elle désuète et plusieurs noms sont àretrancher, car l'auteur —dont l'ouvrage est, par ailleurs, excellent —en se basant sur la grande répar¬ tition de certaines formes, aextrapolé et doté le Cameroun d'espèces qui n'y ont jamais été observées avec certitude. De sa liste de 18 noms, il faut retrancher au moins Rhinolophus ferrum-equinum, Rhinopterus flowed et Taphozous perforatus, peut-être aussi Tadarida (Chaerephon) gambiana. On peut admettre, comme nouvelle pour le pays :Mimetillus moloneyi. J'admets aussi, avec quelques doutes, Tadarida (Chaerephon) gambiana. En 1936, Sanborn ajoute àla liste Rousettus aegyptiacus (indiqué comme probable par Jeannin) et Rhinolophus alcyone alticolus. Allen et Lawrence (1936) citent un exem¬ plaire de Nycteris nana nana, nouveau pour le Cameroun. En 1936, 25 formes nouvelles pour le pays sont ajoutées àla liste de Sjöstedt. Le total est donc de 46. C'est grâce surtout àBates et Zenker qu'est dû ce résultat. Ces deux naturalistes ont travaillé dans le Sdu pays, le premier àEfoulèn, Bityé et en Guinée Espa¬ gnole principalement ;le second àBipindi et dans les environs. Bates aenvoyé son matériel 1Sjöstedt n'indique pas Dobson (1875 a) qui décrit pourtant une espèce nouvelle pour le Cameroun :Glauconycteris argentalus, mais cite l'espèce. —19 — au British Museum où il asurtout été étudié par Thomas. Zenker était en relation avec le Musée de Berlin et c'est Matschie, en particulier, qui apublié les résultats. D'ailleurs, le matériel de Zenker ne semble pas avoir été étudié complètement, puisque récemment Pohle (1943) adécrit une nouvelle espèce prise par Zenker en 1899. En 1939, paraît la «Checklist »de G. M. Allen. Cette liste, d'une utilité indis¬ cutable, ne comprend malheureusement pas d'études critiques et n'indique pas la répar¬ tition géographique de toutes les espèces. Hipposideros curtus, décrit pourtant par le même auteur, n'y figure pas. Vers la même époque, Mertens (1938) fait quelques observations biologiques sur Hypsignathus monstrosus, àBuea, et Gromier (1937) observe Eidolon helvum le long de la Sanaga. En 1942, Eisentraut publie un intéressant article sur l'écologie des Chiroptères du Cameroun. C'est le résultat d'un voyage qu'il afait en 1938, dans la région du Mont Cameroun. Il cite 9espèces dont 4sont nouvelles pour le pays :Nycteris capensis damarensis (voir p. 54), Nycteris grandis, Rhinolophus landeri et Eptesicus tenuipinnis. Les 2dernières sont déjà signalées dans deux articles antérieurs du même auteur (1938, 1940). G. M. Allen (1940) cite un spécimen de Glauconycteris variegata papilio, du Musée de Harvard, nouveau pour le Cameroun. Ala même date, Sanderson, dans un bel ouvrage sur les Mammifères du Cameroun Anglais, ajoute une nouvelle espèce àla liste :Nanonycteris veldkampi. Une grande partie des Chiroptères ont été étudiés par Hayman ;21 espèces sont signalées. Epomops franqueti franqueti, Eptesicus brunneus, Myopterus whitleyi, Tadarida (Mops) nanula et Tadarida (Mops) calabarensis sont indiquées dans le Sdu Nigeria, en dehors de l'ancien Cameroun Anglais. Pohle décrit, en 1943, Scotonycteris ophiodon, d'après du matériel recueilli par Zenker en 1899, àBipindi. Schouteden (1944), dans son grand ouvrage sur les Mammifères du Congo Belge, indique Hipposideros caffer caffer au Cameroun. C'est donc un total de 54 formes qui était connu jusqu'à présent. La petite collection de Chiroptères camerounais, dont le Musée Zoologique de Strasbourg abien voulu me confier l'étude, s'est révélée très intéressante. Sur 12 exemplaires, il yavait 6espèces, dont Hipposideros caffer angolensis, Kerivoula phalaena et Myopterus whitleyi sont nouvelles pour le Cameroun. Enfin, la Mission Suisse, par ses 29 formes récoltées, dont 11 nouvelles pour le pays et 2pour la science, apporte la plus importante contribution àla connaissance des Chiroptères du Cameroun. Ce beau résultat est dû, en partie, aux recherches faites dans les zones centrale et septentrionale. REMARQUES GÉNÉRALES On sait que la faune des Chiroptères s'enrichit, aussi bien par le nombre des individus que par le nombre des formes, en allant des pôles àl'équateur. Le Cameroun, dont la zone méridionale est en plein équateur thermique (voir p. 14), présente une faune passablement riche. Comme points de comparaison, l'on peut se baser sur la faune de deux pays qui ont été particulièrement bien explorés :le Congo Belge, dont Schouteden apublié récemment une remarquable faune des Mammifères (1944 et 1948) et le Tanganyika, dont une «Check¬ list »aparu en 1951 sous les signatures de Swynnerton et Hayman. Le Congo Belge aune superficie de quelque 2.400.000 km2, c'est-à-dire presque 5fois celle du Cameroun ;il présente des conditions physiques très variées et sa faune aété étudiée d'une façon beaucoup plus systématique que dans aucun autre pays africain. L'expédition du Musée Américain (voir Allen, Lang et Chapin, 1917), àelle seule, arecueilli 794 Chauvessouris. Il est normal que le nombre de formes signalées soit plus élevé qu'au Cameroun, où la Mission Suisse, avec ses 169 Chiroptères récoltés, aapporté la plus importante contri¬ bution. Schouteden (1948) indique 101 espèces et 8sous-espèces de Chauves-souris au Congo Belge. Ces chiffres représentent environ le ^4 de toute la faune des Chiroptères afri¬ cains. Au Tanganyika, 69 espèces et 1sous-espèce sont indiquées par Swynnerton et Hayman (1951), soit un peu plus qu'au Cameroun dont la superficie est comprise presque 2fois dans celle du Tanganyika. L'Angola, environ 3fois plus grand que le Cameroun et dont la faune des Chiroptères aété assez bien étudiée, renferme, selon Sanborn (1950), 65 formes. Quant aux pays entourant le Cameroun, il est assez difficile de juger leur richesse relative, les recherches scientifiques n'y ayant pas été très poussées. Pour la Guinée Espagnole, Cabrera (1929) indique 30 formes signalées ou susceptibles de l'être. Dans leur faune de l'Equateur Africain Français (Gabon et Moyen-Congo), Malbrant et Maclatchy (1949) notent 63 formes, dont plusieurs sont signalées comme probables seulement. Malbrant (1952), pour la région de l'Oubangui-Chari et du Tchad, cite 21 formes trouvées ou suscep¬ tibles de l'être. Quant au Nigeria, aucun travail d'ensemble ne permet de donner un chiffre précis. Toutefois, on peut estimer que le nombre des formes ne dépasse pas 45. Pour le Cameroun, on peut admettre, qu'en plus des 8formes signalées comme proba¬ bles, dans le présent travail, une quinzaine seront encore découvertes ultérieurement, dans les régions septentrionales principalement. On arriverait donc àun total de 90 formes environ. CHIROPTERES DU CAMEROUN Table de détermination des sous-ordres et familles 1. Deuxième doigt terminé par une griffe. Molaires aplaties et lisses, sans tubercules aigus. Queue absente ou rudimentaire. Subord. Megachiroptera Fam. Pteropidae, p. 22 —Deuxième doigt entièrement inclus dans le patagium, non terminé par une griffe. Queue géné¬ ralement bien développée. Subord. Microchiroptera 2 2. Queue àl'extrémité non incluse dans l'uropatagium. 3 —Queue entièrement incluse dans l'uropatagium ;seule une partie de la dernière vertèbre est parfois libre. 4 3. Queue incluse, àsa partie basale, dans l'uropatagium, puis perçant la face supérieure de celui-ci. Oreilles non réunies àla base. Fam. Emballonuridae, p. 41 —Queue ne faisant pas saillie àla face supérieure de l'uropatagium. Oreilles généralement réunies àla base par une bande cutanée. Fam. Molossidae, p. 99 4. Pas de feuille nasale. Tragus présent. Oreilles séparées. Fam. Vespertilionidae, p. 78 —Feuille nasale présente. 5 5. Pas de tragus. Oreilles séparées. 6 —Tragus présent, parfois petit. Oreilles réunies ou rapprochées sur le front. 7 6. Pas de lobe antitragal. Fam. Hipposideridae, p. 62 —Lobe antitragal bien différencié. Fam. Rhinolophidae, p. 55 7. Queue beaucoup plus courte que l'uropatagium. Fam. Megadermidae, p. 55 —Queue aussi longue que l'uropatagium, bifurquée àson sommet en You T. Fam. Nycteridae, p. 44 Lang et Chapin (1917, p. 495) donnent d'excellents dessins pour la differentiation des familles des Microchiroptères. Schouteden (1944, p. 109) figure schématiquement l'arrièrecorps des divers types des Microchiroptères. —22 Subord. MEGACHIROPTERA Fam. Pteropidae Table de détermination des genres et espèces 1. Langue simple, normale. Avant-bras dépassant toujours 44 mm. Subfam. Pteropinae 2 —Langue très extensible, longue et pointue. Taille très petite ;avant-bras ne dépassant pas 44 mm. Subfam. Macroglossinae Megaloglossus woermanni, p. 40 2. Prémolaires et molaires 5)6. La tête ne présente pas de marques ou de touffes blanches. Sect. Rousettus 3 —Prémolaires et molaires 3/5. La tête présente des taches ou des touffes blanches. Sect. Epomophorus 5 3. Bulles tympaniques présentant un court méat auditif osseux. Mx égale en longueur M2+M3. L'avant-bras mesure de 100 à126 mm. Eidolon helvum, p. 23 —Bulles tympaniques ne présentant pas de méat auditif osseux. Mx est plus court que M2+M3. L'avant-bras n'atteint pas 100 mm. Rousettus 4 4. Ailes insérées sur le 1er orteil. Avant-bras de 88 à100 mm. R. aegyptiacus, p. 26 —Ailes insérées sur le 2me orteil. Avant-bras de 78 à83 mm. R. angolensis, p. 27 5. Rostre nettement plus long que la largeur lacrymale. Avant-bras de 72 à140 mm, généralement au-dessus de 80 mm. 6 —Rostre égal ou plus court que la largeur lacrymale. Avant-bras de 45 à75 mm, généralement au-dessous de 60 mm. 10 6. Avant-bras mesurant plus de 115 mm (118-137). Rostre àbords supérieur et inférieur parallèles. Museau terminé par des expansions foliacées. Hypsignathus monstrosus, p. 30 —Avant-bras mesurant moins de 100 mm. Rostre normal, conique. 7 7. Palais postdentaire fortement concave. Epomophorus 8 —Palais postdentaire presque plat. Avant-bras de 82 à97 mm. Epomops franqueti franqueti, p. 28 8. Un seul pli palatal postdentaire. Avant-bras de 72 à87 mm. E. wahlbergi haldemani, p. 37 —Deux plis palataux postdentaires. 9 9. La largeur zygomatique mesure plus de la moitié de la longueur totale du crâne. Le 4me pli palatal est plus près du 3me que du 5me. Avant-bras de 82 mm. E. reii, p. 35 —La largeur zygomatique mesure moins de la moitié de la longueur du crâne. Le 4me pli palatal est àmi-distance du 3me et du 5me, ou plus près du 5me. Avant-bras de 81 à93 mm. E. gambianus, p. 32 10. Des touffes de poils blancs àla base des oreilles, en avant et en arrière. 11 —Pas de touffes de poils blancs àla base des oreilles. Scotonycteris 13 —23 — 11. Taches blanches sur la face. Pas de palais postzygomatique (c'est-à-dire situé derrière le niveau d'insertion antérieur des arcades zygomatiques). Avant-bras de 60 mm. Casinycteris argynnis, p. 40 —La tête ne présente de taches blanches qu'à la base des oreilles. Le palais se prolonge derrière le niveau des dernières molaires. 12 12. Palais postzygomatique au moins aussi long que large. Avant-bras de 45 à53 mm. Micropteropus pusillus, p. 38 —Palais postzygomatique environ 2fois plus large que long. Avant-bras de 45 à52 mm. Nanonycteris veldkampi, p. 39 13. Avant-bras de 75 mm. 5. ophiodon ophiodon, p. 39 —Avant-bras de 48,5 à54 mm. S. zenkeri zenkeri, p. 39 Subfam. Pteropinae Sect. Rousettus Gen. EIDOLON Rafinesque Eidolon Rafinesque, Analyse de la Nature :54, 1815. Pterocyon Peters, Monatb. K. Preuss. Akad. Wiss. Berlin :423, 1861. Cynonycteris Dobson, Cat. Chiropt. Brit. Mus. :70, 1878 (in parte). Xantharpyia Matschie, Megachiropt. Berlin. Mus. :63, 1899 (in parte). *Eidolon helvum (Kerr)1 Vespertilio vampyrus helvus Kerr, Linn. Anim. Kingd. 1:xvu, 91, 1792. Sénégal (voir Andersen, Ann. Mag. Nat. Hist. (7) 19 :504, 1907). Pteropus stramineus E. Geoffroy, Cat. Mamm. Mus. Nat. Hist. Nat. Paris :48, 1803. Pterocyon stramineus. Peters, 1876 ;Jeannin, 1936 ;Gromier, 1937. Cynonycteris straminea. Sjöstedt, 1897 aet b;Pécaud, 1925. Xantharpyia (Pterocyon) straminea. Matschie, 1899. Xantharpyia straminea. Auerbach, 1913. Eidolon helvum helvum. Sanderson, 1940. Eidolon helvum. Dolman, 1908 ;Andersen, 1912 a;Eisentraut, 1942 ;Malbrant, 1952. Répartition générale Du pays des Somalis, Sennaar et Sénégambie, jusqu'au Nyasaland, Mashonaland et Namaqualand (Andersen, 1912 aet Allen, 1939). Répartition au Cameroun (Fig. 1, p. 24) Cameroun (Peters, 1876) ;Buea, Yaounde (Sjöstedt, 1897 b) ;Itoki, Bipindi, «Kamerunfluss »(Matschie, 1899) ;Moloundou (Auerbach, 1913) ;régions forestières du SCame¬ roun, Douala, Edéa (Jeannin, 1936) ;Mamfe, Makumunu (Sanderson, 1940) ;Cameroun Anglais méridional, île Nicoll, Bimbia (Eisentraut, 1942 et 1945) ;Fort-Lamy (Malbrant, 1952). 1Les espèces dont les noms sont précédés du signe $ont été observées par la Mission Suisse. —24 — DoLLMAN (1908) signale cette espèce àYola. Je ne tiens pas compte de la citation de Pécaud (1925) qui signale cette espèce au Tchad ;la couleur châtain et l'envergure de 45 cm, qu'indique cet auteur, se rapportant plutôt àun Epomophorus. Collection 9exemplaires. N°« 19> 20 rfcT, 24 9, Kribi, 14. 1. 1947 ; 58, 60, 61, 62 $9, 59 d", Campo, 24. 1. 147 ; 334 d", Ndoungué, 21. 3. 1947. Description Caractères externes. —Les oreilles sont longues, étroites, poilues àla base. Les ailes sont nues, sauf sur une plage allant du bras au tiers distal du fémur, dessus, et du coude au genou, àla face inférieure ;elles sont insérées àla base du premier orteil. La queue est présente ; elle est courte et ne fait pas partie de la membrane interfémorale. Le pelage est court et appliqué, sauf au cou, où il forme une sorte de demi-collier. Coloration. —Elle est assez variable, en général, gris jaune paille. La tête et la partie postérieure du corps sont plus foncées, jusqu'au brun. Le cou présente un demi-collier jaune àlongs poils dressés. Les femelles sont plus claires que les mâles, le demi-collier est plus pâle. Les jeunes sont un peu plus foncés que les adultes. Crâne. —Le rostre est étroit, conique. Les arcades zygomatiques sont larges, les processus postorbitaux forts. Les arêtes tem¬ porales sont séparées ou réunies dans la région cérébrale, l'espace entre les deux est élevé. Le palais postdentaire est beaucoup plus large que long. Les bulles tympaniques ont un méat tubulaire ossifié. Dentition. 2i Fig. 1. Eidolon helvum (Kerr). T§T§ Les premières prémolaires et dernières molaires supérieures et inférieures sont réduites. Les molaires ont un sillon médian longitudinal, l'arête externe de ces dents est plus haute que l'interne. L'exemplaire de Ndoungué (N°334) présente, àla mâchoire supérieure, une molaire sup¬ plémentaire réduite (M3), mais développée également des deux côtés, de sorte que cette Chauve-souris possède 36 dents, au lieu de 34. Cette anomalie est tout àfait exception¬ nelle. Andersen (1912 a, p. 2) signale un crâne de provenance inconnue, portant une petite dent M3 sur un côté seulement. —31 — Collection 3exemplaires. N°s 608, 610 cTcT ad., 611 Çad., Diouma, 11-12. 5. 1947. Description Cette espèce est trop connue pour qu'une nouvelle description soit utile. Celle d'ANDERSEN (1912 a), par exemple, est excellente. La couleur générale de nos exemplaires est gris souris, plus foncé sur le dos. Les touffes de poils blancs, àla base des oreilles, sont bien visibles. La dentition est très semblable àcelle des espèces du genre Epomophorus. Rappelons qu'au point de vue anatomique, le mâle possède un larynx ossifié extraordinaire. Cette particu¬ larité aété étudiée par Dobson (Proc. Zool. Soc. London :685-693, 1881), Matschie (Sitzb. Ges. naturf. Fr. :28, 1899), Lang et Chapin (1917) et Mertens (1938). Le grand dévelop¬ pement du larynx, que l'on retrouve atténué chez d'autres Epomophorines (Epomops fran¬ queti), est en relation avec la voix très puissante de l'animal. Mensurations Envergure Tête et corps Avant-bras Tibia Pied Tête Larynx 1er doigt 2me doigt, métac »lre phal »2me, 3me phal., griffe 3me doigt, métac »lre phal »2me phal 4me doigt, métac »lre phal »2me phal 5me doigt, métac »lre phal »2me phal Crâne, long, totale Long, condylobasale Long, du rostre Long, du palais Larg. zygomatique Larg. cérébrale Larg. bords externes de M1-M1. Rang. dent. sup. (C-M1) Rang. dent. sup. (alv.) Long, mandibule Rang. dent. inf. (C-M2) N°8 608 610 d611 9 920 210 126 54 39 90 55 72 13 17 92 (63) 83 91,5 45 45 91 43 40 940 235 (122) 85 65 71,4 63,8 33 34,2 38 22,8 22,4 23 22,5 58,2 29,7 900 220 128 80 46 65,4 59,5 27,8 32,3 34 21 20,3 21,5 21,4 51,6 27,3 32 — Biologie Nos spécimens proviennent tous d'une forêt de marécage, àproximité du fleuve Mbam. Il yavait une colonie d'une vingtaine de Chauves-souris suspendues aux feuilles de palmiers. Même en plein jour, ces animaux étaient attentifs au moindre bruit et l'approche dans le sous-bois fangeux de palmier rotang et de raphia n'était pas facile. Les trois individus ont été tirés au flobert. Grâce au dessin si caractéristique de Sanderson (1938, p. 285), j'ai eu connaissance de cette espèce avant de l'avoir tirée. En effet, un soir au bord du Mbam, je l'ai reconnue àson énorme tête pendante, faisant un angle droit avec le corps. H. monstrosus est la plus grande Chauve-souris africaine. Son envergure atteint le mètre. Bates (1905) avait déjà remarqué qu'elle fréquente les régions marécageuses et les cours d'eau. Il la dit très abondante dans la mangrove et les palmiers, le long de la rivière Benito, en Guinée Espagnole, alors que dans le pays Boulou, où il n'y apas de fleuve aussi large, elle est moins commune. Sanderson (1940) l'a observée dans les «deciduous forests » et les forêts de montagne du Cameroun Britannique, de 120 à1830 md'altitude. D'après les auteurs, on voit voler ces Chauves-souris fréquemment par paire. Pendant le jour, elles se groupent en petites colonies. H. monstrosus se nourrit, entre autres, de mangues, bananes, figues et des fruits d'un Anona. Gen. EPOMOPHORUS Bennett Epomophorus Dennett, Proc. Zool. Soc. London :149, 1836 ;Trans. Zool. Soc. London 2:33, 1836. Pteropus Brisson, Règne animal, 2me éd. :13, 153, 1762 (in parte). *Epomophorus gambianus (Ogilby) Pteropus gambianus Ogilby, Proc. Zool. Soc. London :100, 1835. Gambie. Epomophorus gambianus. Andersen, 1912 a;Schwarz, 1920 ;Jeannin, 1936 ;Malbrant et Maclatchy, 1949 ;Malbrant, 1952. Répartition générale Du Sénégal au Nigeria et àl'E, jusqu'au Sennaar et Sde l'Abyssinie. Répartition au Cameroun Une grande confusion alongtemps régné parmi les espèces du genre Epomophorus. Matschie (1895) et Sjöstedt (1897 b) signalent E. gambianus àAqua Town, au Cameroun ; d'après Andersen (1912 a), il s'agit respectivement d'i?, wahlbergi haldemani et à'Epomops f. franqueti. Schwarz (1920) indique E. gambianus àMaroua, dans le Ndu Cameroun. Jeannin (1936) dit :«T^oute l'étendue du Cameroun. »Cette citation est reprise par Malbrant et —33 — Maclatchy (1949). Il me semble curieux qu'une espèce «répandue dans tout le Cameroun, vivant en collectivités groupant de très nombreux individus », selon Jeannin, ait échappé aux recherches de Sjöstedt, Bates, Zenker, etc. L'espèce existe dans le Ndu pays, mais je n'admets point sa présence dans la zone forestière méridionale. Malbrant (1952) dit que l'espèce aété signalée au Tchad, mais que le fait demande confirmation. Thomas (Ann. Mag. Nat. Hist. (8) 9:270, 1912) l'indique àKabwir, dans le NE du Nigeria. Collection 11 exemplaires. N°s 747, 756, 757, 758, 804, 805 rfcT, 748, 749, 759, 760, 761 99, Tibati, 12-20. 6. 1947. Description Caractères externes. —E. gambianus est une des plus grandes espèces du genre, qui en comprend 10. Toutes sont semblables extérieurement. La tête est relativement grande, les lèvres sont dilatées. Le patagium s'insère àla 1ji de la phalange du 2me orteil. Les fascies du plagiopatagium sont au nombre de 15 à21. La queue est absente ou rudimentaire. Sur l'avant-bras, les poils s'étendent jusqu'aux 4/s de la longueur, dessus comme dessous. Le larynx fait une saillie visible chez les mâles. Ces der¬ niers ont le corps et le crâne plus grands que ceux des femelles ;celles-ci, par contre, ont les ailes relativement plus développées. Coloration. —La face supérieure varie, chez nos exemplaires, du gris clair un peu can¬ nelle au brun roux. Il yades touffes de poils blancs très nettes, àla base des oreilles. La face inférieure est plus claire, presque blanche, parfois, surtout au ventre ;cette couleur tranche assez nettement avec celle des côtés qui sont brun roux clair (surtout chez les mâles). Les oreilles et le patagium sont plus foncés que le dos. Les mâles diffèrent des femelles, en ayant un demi-collier plus foncé au haut de la poitrine. Ils possèdent, en outre, des brosses scapulaires érectiles de longs poils blanc pur (tirant sur le roux, chez un spécimen, soulignés de noirâtre chez un autre). Crâne. —Le rostre et le palais sont très allongés et étroits. Le bord de l'orbite est en arrière de la hauteur de la dernière molaire, de sorte que la longueur du rostre est beaucoup plus grande que la rangée dentaire supérieure C-M1. La largeur zygomatique est inférieure àla moitié de la longueur totale du crâne (chez les femelles parfois égale). Le palais post¬ dentaire est profondément concave. Il ya4plis palataux interdentaires, 2postdentaires. Le 4me pli est situé àmi-distance du 3me et du 5me, il ne dépasse guère le niveau des bords antérieurs des dernières molaires. Le 5me pli est nettement en arrière du niveau des bords postérieurs de M1-M1. Le 6me pli est situé un peu en arrière du milieu du palais postdentaire, (voir fig. 4, p. 36). Dentition. —2' x\3' La 2me incisive sup. n'est jamais nulle comme c'est généralement le cas chez Epomops. Apart cela, les autres caractères sont semblables. —34 — Mensurations Envergure 4dd ad. 499 ad. moy. min. max. moy. min. max. 600 -- 166 160 170 86 85 88 34,5 33 36 24,2 22,5 26 36,2 34 37,5 45.4 42,5 46,8 9,2 8,8 10 11,2 10,8 11,5 63.1 60 64,5 38.5 35,8 39,8 55.2 54 56 59.6 56,2 62,5 28.1 27 28,7 31.3 30 32,5 59.2 56 61 27,2 25,1 28,2 28,2 26 29,8 615 605 620 146 140 155 84,2 83 85 34 33 37 23 21 24 36,2 34 37,5 44.7 43,5 45 9710 10.8 10 11,5 62.5 61 63,5 39.6 38 40,5 52.7 48 56 59.8 59 61 28.9 28 29,5 31,8 30 33 60 58,2 61,5 27,4 27 28,2 27,8 27 29,5 Tête -fcorps Avant-bras Pied 1er doigt »lre phal »2me, 3me phal., griffe »lre phal »2me phal »lre phal »2me phal »lre phal »2me phal Crâne, long, totale Long, condylobasale Larg. zygomatique 4dd ad. 399 ad. 59,1 57,7 60,3 55,8 55 56,2 24 23,5 25 34 33,5 34,5 27,8 27 29 17,6 17,3 17,7 19,8 19,2 20,5 46,8 46,1 47,5 21,5 21,2 21,9 53.0 51,0 55,7 48.5 48,4 48,5 20,8 19,7 21,5 29,8 28,7 31,2 26.1 25,7 26,6 16,8 16,5 17,2 17,8 17,4 18,6 41.6 40,4 44 19,8 18,9 21,2 Rang. dent, sup Long, mandibule Nos exemplaires semblent un peu plus petits, bien qu'adultes, que ceux examinés par Andersen (1912 a), mais la plupart des mesures entrent dans les limites données par cet auteur. BIOLOGIE Nos spécimens proviennent de la ville même de Tibati ;ils ont été tirés sur des man¬ guiers et des tecks, dont les grandes feuilles sont propres àles dissimuler. Ils yvivaient isolés, ou par groupes allant jusqu'à une centaine d'individus. Le soir et la nuit, les grands manguiers, tout proches de notre habitation, étaient régulièrement visités et les Chauvessouris menaient grand tapage. Elles causent passablement de dommages aux vergers, car elles choisissent seulement les fruits bien mûrs et en gaspillent beaucoup. Deux femelles portaient un embryon (21 et 30 mm de long). La période de reproduction ne correspond pas du tout àcelle de Epomops f. franqueti (voir p. 30), mais semble la saison normale pour les Mégachiroptères de la zone du centre et aussi de celle du N. —35 — Ala demande du Dr R. Bovey, j'avais fixé les testicules d'un spécimen, en vue d'études chromosomiques ;malheureusement, ces fixations, faites dans de mauvaises conditions, n'ont donné aucune figure numerable (Bovey, 1949). *Epomophorus reii Aellen Epomophorus reii Aellen, Rev. suisse Zool. 57 :559, 1950. Rei Bouba, Cameroun. Répartition Dans une note préliminaire, j'ai décrit cette espèce rapportée par la Mission Suisse. Les 3spécimens connus viennent de Rei Bouba. Collection 3exemplaires. Nos 1437 ça(j. (type), 1436 9juv., 1438 cT juv. (sur 1437), Rei Bouba, 13. 9. 1947. Description Caractères externes. —C'est une espèce voisine de gambianus et de angolensis, dont elle possède les caractères et les mesures externes. Les avant-bras sont couverts de poils, dessus comme dessous, sur les 3/5 de leur longueur, donc moins que chez gambianus. Coloration. —La face supérieure est brun roux, assez foncé vers l'arrière ;le front est plus clair ;les touffes de poils blancs àla base des oreilles sont très nettes. Les flancs et les côtés de la tête sont de la couleur du dos ;les côtés du cou sont nettement plus clairs. La face inférieure est brun jaunâtre clair, blanchâtre àla poitrine ;le ventre est blanc pur et tranche nettement avec la couleur des flancs. Les parties génitales sont de la couleur du dos. Les oreilles et le patagium sont brun foncé noirâtre. Le jeune mâle est brun clair, un peu gri¬ sâtre dessus ;les épaules sont grises ;les touffes blanches de l'oreille et les brosses scapulaires sont déjà bien nettes ;la face inférieure est grise ;les flancs sont un peu plus foncés. Crâne. —Il est moins allongé que dans gambianus et angolensis. La largeur zygomatique mesure plus de la moitié de la longueur totale du crâne. La longueur du palais est 21/5 fois la largeur mesurée des bords externes des molaires supérieures M1-M1, cette dernière mesure est plus grande que la longueur du palais postdentaire (plus petite chez gambianus). Le rostre est plus court que dans les espèces voisines. Le rapport de la longueur de la rangée dentaire supérieure (C-M1) àla largeur mesurée aux bords externes des dernières molaires (M1-M1) est plus élevé chez reii que chez pousarguesi. L'arrangement des plis palataux place E. reii dans le groupe gambianus d'Andersen (1912 a) et àcôté de angolensis dans son synopsis (p. 520). Cependant, la disposition de ces plis est nettement différente de celle de toutes les autres espèces du genre. Le 4me pli palatal est plus près du 3me que du 5me, mais la distance du 4me au 5me n'est pas le double de celle du 3me au 4me. Le 4me pli est situé entre les prémolaires postérieures (P4-P4) et les molaires (M1-M1), son bord le plus avancé atteint le 1L de la longueur de P4. Le 5me pli est très en arrière de la rangée dentaire. Le 6me pli est en arrière du milieu du palais postdentaire. Il est intéressant de remarquer que cet arrangement existe déjà chez le tout jeune mâle (N« 1438). (Voir fig. 5, p. 36.) —36 Dentition. —Tout àfait semblable àcelle de gambianus, elle ne présente rien de par¬ ticulier. Mensurations Type N° 1437, 9ad. Envergure 605 Tête -- corps 144 Avant-bras Tibia Pied 1er doigt, métac » 2me doigt, 3me » doigt, » lre phal., métac. lre phal. 2me 3me métac. lre phal. 2me phal. griffe 82 32,4 25,1 12,5 22,7 42 8,2 10,8 61,9 37 55,8 4me doigt, métac 57,5 phal., griffe 5me doigt, Oreille lre phal. 2me phal. métac. lre phal. 2me phal. 25,9 31,9 59,2 26,2 28 25 Crâne, long, totale Long, condylobasale Long, rostre Long, palais Bord post, du palais au trou occipital Long, palais postdent Larg. lacrymale Larg. interorbit Larg. zygomatique Larg. cérébrale Larg. bords ext. M1-M1 Larg. bords ext. C-C Larg. fosse mésoptér Rang. dent. sup. (C-M1) Rang. dent. sup. (alv.) Long, mandibule Haut, coronoïde Rang. dent. inf. (C-M2) 50,5 48 19 28 14,3 12,2 12,9 7,5 25,6 17 12,8 9 7,3 18 17 40 15 19,2 Biologie Les mœurs de cette nouvelle espèce ne sont malheureusement pas connues. Les 3Chauvessouris nous ont été apportées ensemble par un indigène. La présence d'un jeune sur le corps de sa mère situe toutefois la période de reproduction. Ce jeune n'a pas encore cessé de téter, seule la dentition de lait existe. Sa taille est assez grande :avant-bras 59 mm. aWo u /JL> ^C^ <^> f\ ^ m '/TS Fig. 3. Fig. 4. Fig. 5. Fig. 6. Fig. 3à6. Disposition des plis palataux. 1%X. —3. Epomophorus angolensis Gray, d'après Andersen, 1912 a. —4. Epomo¬ phorus gambianus (Ogilby), d'après Andersen, 1912 a. —5. Epomophorus reii Aellen, type, N° 1437 de la MSSC. — 6. Epomophorus n. sp. jeune mâle du Musée de Berlin. —37 — Remarque Matschie (1899, p. 55) signale deux très jeunes Epomophorus sp. nov., obtenus par Zenker et von Carnap, de l'intérieur du Cameroun «wahrscheinlich aus dem östlichen Wüte (E de Yoko) oder aus der Nähe von Ngaundere (genauere Angaben habe ich von den betreffenden Herren, die beide augen¬ blicklich in Afrika weilen, erbeten). Diese Thiere,beides cTcT, haben noch das Milchgebiss, aber die definitiven Zahne sind schon sichtbar. Vergleicht man diese wahrscheinlich aus dem Logone-Gebiet, also einem Theile des Schari-Gebietes stammenden Fiederhunde mit einem noch etwas jüngeren J1 von Klein-Popo im Togo¬ lande, so ergiebt sich folgendes :...Da ich aber ein erwachsenes Thier nicht habe untersuchen können, so beschränke ich mich darauf, die Wahrscheinlichkeit anzudeuten, dass in Tschad-See und Schari-Gebiet ein Epomophorus, der von Ep. macrocephalus verschieden ist, lebt ». UE. macrocephalus en question est l'espèce àlaquelle Pousargues (1896-1897, p. 253) arapporté un exemplaire provenant de la région du Chari. C'est de cet exemplaire que Trouessart (1904-1905, p. 55) afait son E. pousarguesi. Andersen (1912 a) admet comme synonyme (avec un de E. pousarguesi, YEpomophorus sp. nov. de Matschie. J'ai pensé, en lisant la note de Matschie, que ces deux Epomophores étaient peut-être des jeunes de E. reii. Grâce àl'obligeance de M. le Dr K. Zimmermann, j'ai pu les obtenir en prêt, du Musée de Berlin. Ils sont en bon état de conservation (alcool) te portent les Nœ 9972 et 9973. Ils correspondent bien àce qu'en dit Matschie. Les brosses scapulaires sont bien visibles. Le 9972 adéjà une bonne partie de sa dentition définitive (manquent I2, Mx d'un côté, M2). Les extrémités des métacarpes et des phalanges sont beaucoup plus ossifiées que dans notre jeune mâle de E. reii (N° 1438). Le 9973, par contre, est àpeu près au même stade de développement que notre exemplaire ;quelques dents définitives ont déjà percé la gencive. Dans les mesures suivantes, le premier chiffre concerne l'exemplaire 9973 de Matschie, le second notre jeune exemplaire de E. reii :avant-bras 49 -59, tête 29 -38, 3me doigt 74 -92, 5me doigt 56 -74,5. La différence de taille est frappante entre ces deux Epomophores. Si l'on admet qu'ils sont d'âge semblable, en faisant une règle de trois, on obtient comme longueur de l'avant-bras, pour l'adulte correspondant au jeune 9973 :69 mm. Seules les espèces labiatus (Sennaar, Abyssinie, Shoa) et minor (Shoa, EAfrique) ont une taille aussi faible. Les plis du palais se rapprochent beaucoup, par leur arrangement, de ceux de gambianus et de reii (fig. 6, p. 36). D'autre part, chez les 2spécimens de Matschie, j'ai pu noter un détail qui ne se retrouve chez aucun Epomophore, sauf erreur :le patagium s'insère au membre inférieur entre les 2me et 3me orteil, sur la petite membrane qui réunit la base de la première phalange de ces doigts et non sur la première phalange du 2me orteil. En conclusion, il me semble que Matschie avait raison en faisant de ces deux jeunes mâles une espèce nouvelle qui n'a pas été nommée en raison de l'absence d'adulte permettant une description complète. Cette forme nouvelle appartient au groupe gambianus de Andersen (1912 a) ;elle serait caractérisée, entre autres, par une petite taille et par l'insertion particulière du patagium au membre postérieur signalée ci-dessus. Si cette hypothèse se trouve appuyée par la découverte d'un adulte de cette espèce, il existerait au Cameroun et dans l'Oubangui 6formes à'Epomophorus :gambianus, pousarguesi, reii, wahlbergi haldemani, anurus et l'espèce de Matschie. Epomophorus wahlbergi haldemani (Halowell) Pteropus haldemani Halowell, Proc. Acad. Nat. sci. Philadelphia 3:52, 1846. Afrique occidentale Libéria). Epomophorus gambianus (nec Ogilby) Peters, Proc. Zool. Soc. London :400, 1865. Epomophorus zenkeri Matschie, Megachiropt. Berlin. Mus. :46, 1899. Epomophorus gambianus. Matschie, 1895. Epomophorus wahlbergi haldemani. Andersen, 1912 a. —38 — Répartition Du Cameroun au Benguela, àl'E jusqu'au Kenya et Tanganyika. Au Cameroun, cette espèce est signalée dans l'estuaire du Wouri (Matschie, 1895 et 1899). Andersen (1912 a) en indique un spécimen du Cameroun, sans donner de localité précise. Elle n'est pas signalée par les auteurs récents. Description De la taille environ de E. gambianus, cette Rousette s'en distingue par la disposition des plis du palais :1seul pli postdentaire. On trouvera une excellente description dans Andersen (1912 a) et aussi dans Hill et Carter (1941). Biologie Lang et Chapin (1917) ont observé E. wahlbergi haldemani àPort-Gentil. Les Chauvessouris étaient groupées sous les palmes de cocotiers, elles étaient suspendues àla nervure médiane, en pleine vue. D'après Eisentraut (1945), on les aobservées en train de manger des figues et des goyaves. C'est une espèce de régions forestières. Au Cameroun, elle n'habite que la zone méri¬ dionale. Gen. MICROPTEROPUS Matschie Micropteropus Matschie, Megachiropt. Berlin. Mus. :36, 37, 57, 1899. (Comme sous-genre de Epo¬ mophorus.) Epomophorus Tomes, Proc. Zool. Soc. London :42, 1860 (in parte). Micropteropus pusillus (Peters) Epomophorus pusillus Peters, Monatsb. K. Preuss. Akad. Wiss. Berlin :870. 1867. Yoruba, SNigeria. Epomophorus pusillus. Matschie, 1895. Micropteropus pusillus. Sanderson, 1940. Répartition De la Gambie au Loanda, àl'E jusqu'au Bahr-el-Ghazal et Tanganyika. Au Cameroun, Matschie (1895) signale cette espèce àYaounde. Elle aété retrouvée récemment par Sanderson (1940) àTinta. Biologie Malbrant et Maclatchy (1949) ont observé cette Chauve-souris àKango (Gabon), où elle vivait par couple dans des badamiers. Sanderson (1940) atrouvé un exemplaire dans un arbre creux. Gen. NANONYCTERIS Matschie Nanonycteris Matschie, Megachiropt. Berlin. Mus. :36, 58, 1899. (Comme sous-genre de Epomophorus.) Epomophorus Tomes, Proc. Zool. Soc. London :42, 1860 (in parte). —39 — Nanonycteris veldkampi (Jentink) Epomophorus veldkampi Jentink, Notes Leyden Mus. 10 :51, 1888. Buluma, Libéria. Nanonycteris veldkampi. Sanderson, 1940. Répartition Libéria, Gold Coast, Togo, Nigeria, Cameroun, Congo Beige. Au Cameroun, cette espèce n'est connue que depuis peu de temps. Sanderson (1940) en apris un couple àMamfe, à140 md'altitude. Biologie Sanderson (1940) dit que cette Chauve-souris se nourrit et se repose dans les plus hautes branches des grands arbres de la grande forêt. Gen. SCOTONYCTERIS Matschie Scotonycteris Matschie, Sitzb. Ges. naturf. Fr. :200, 1894. Scotonycteris ophiodon ophiodon Pohle Scotonycteris ophiodon Pohle, Sitzb. Ges. naturf. Fr. :78, 1943. Bipindi, Cameroun. Répartition (Fig. 2, p. 28) Cette forme n'est connue, jusqu'à présent que par le type, une femelle. Dans la Gold Coast vit une autre forme, récemment décrite par Hayman (1945) :S. o. cansdalei. Biologie On ne sait rien des mœurs de cet animal. Scotonycteris zenkeri zenkeri Matschie Scotonycteris zenkeri Matschie, Sitzb. Ges. naturf. Fr. :202, 1894. Yaounde, Cameroun. Scotonycteris zenkeri. Sjöstedt, 1897 aet b. Répartition (Fig. 2, p. 28) Cette forme n'est connue que par des exemplaires du Cameroun et de Fernando Po. Dans cette île, elle aété décrite par Thomas (Abstr. Proc. Zool. Soc. London, N° 4:14, 1904) sous le nom de S. bedfordi. Au Cameroun, en plus de la localité typique, Sjöstedt (1897 b) la cite au Lac des Elé¬ phants, dans le Sdu Cameroun Britannique. Hayman (1946) adécrit une forme particulière àla Gold Coast et découverte par Cansdale :S. zenkeri occidentalis. —40 — Biologie La biologie de cet animal est inconnue. Gen. CASINYCTERIS Thomas Casinycteris Thomas, Ann. Mag. Nat. Hist. (8) 6:111, 1910. Casinycteris argynnis Thomas Casinycteris argynnis Thomas, Ann. Mag. Nat. Hist. (8) 6:111, 1910. Bityé, Cameroun. Répartition Cette Rousette est fort rare dans les collections. En dehors de la localité typique, elle aété trouvée dans le Net le NE du Congo Belge. Biologie On ne sait àpeu près rien des mœurs de cette petite Rousette. Subfam. Macroglossinae Gen. MEGALOGLOSSUS Pagenstecher Megaloglossus Pagenstecher, Zool. Anz. 8:245, 1885. Megaloglossus woermanni Pagenstecher Megaloglossus woermanni Pagenstecher, Zool. Anz. 8:245, 1885 ;Jahrb. Wiss. Anst. Hamburg 2: 123, pl., 1885. Sibange Farm, Gabon. Megaloglossus woermanni. Sjöstedt, 1895 ;Andersen, 1912 a;Sanderson, 1940. REPARTITION Du Libéria au Cameroun et Bas-Congo, àl'E jusqu'à Bikoro, près de la jonction de l'Oubangui et du Congo. Au Cameroun, Sjöstedt (1895) signale cette espèce àEkundu. Andersen (1912 a) ajoute Efoulèn, Assobam et Bityé. Sanderson (1940) l'a prise àMamfe. (Fig. 2, p. 28.) Biologie Les mœurs de cette Chauve-souris sont quasi inconnues. Sanderson atrouvé un indi¬ vidu suspendu àune feuille de bananier. —47 — convexe (fig. 9, p. 50) ;il correspond bien, àpart le bord interne moins concave, àla fig. 3 de la pl. XI de Dobson (1878). Le plagiopatagium présente des fascies très nettes :15, 15 et 17. La queue est très longue, environ comme la tête et le corps ensemble. Le pelage s'étend, sur l'avant-bras, seulement àla partie charnue, c'est-à-dire sur le 1/3 ou les 2/5 de sa base. Les poils du dos ont 10 mm de long. Coloration. —La face supérieure varie du châtain clair au brun roux. Les poils sont plus clairs àla base. La tête est un peu plus claire ;les côtés du cou sont de la couleur du dos. La face inférieure est plus claire ;elle varie du blanchâtre au fauve clair. Les oreilles et le patagium sont brun noir ou gris noir. Les nervures sont blanchâtres et ressortent nettement, surtout àla face inférieure. Crâne. —Il ne présente rien de particulier. Dentition. —3i.' 2.' 3Les incisives supérieures sont bifides, la 2me prémolaire inférieure est petite, elle atteint àpeine le talon de la première ;elle est située dans la rangée dentaire, un peu sur le côté interne ;elle sépare nettement la première prémolaire de la première molaire. Mensurations N°s 788 1036 1045 Envergure dd9 320 360 Tête -fcorps 60 64 62 Avant-bras 49 48 51,5 Tibia 25,5 24,5 25 Pied 14 13 12 Calcanéum. 19 19 19 Oreille 30 31 32 Queue 58 56 65 3me doigt, métac. 38,5 38,5 40 »lre phal. 26 25,5 27 »2me phal. 30,5 31 33 4me doigt, métac. 41,5 41 44 »lre phal. 14 14 16 »2me phal. 12 13 16 5me doigt, métac. 43,5 42,5 45,5 »lre phal. 14 13,5 15 »2me Pîal. 17 17 17,5 No 1036 d1 ad. Crâne, long, totale 21,4 Long, condylobasale 18,5 Larg. zygomatique 13,2 Larg. cérébrale 9,1 Larg. interorbitaire 6,3 Larg. bords ext. M3-M3 Rang. dent. sup. (C-M3) Rang. dent. sup. (alv.) Rang. dent. inf. (C-M8) 8,5 7,6 7 Long, mandibule 14,6 8,1 On connaît encore assez mal cette forme et les mesures publiées sont peu nombreuses. Les nôtres correspondent assez bien àcelles de Dobson (1878) et de Hollister (1918). D'autre part, la forme luteola Thomas (Ann. Mag. Nat. Hist. (7) 8:30, 1901) semble bien 48 *A Fig. 8. Nycteris hispida (Schreber). Nycteris arge Thomas. ¦Rhinolophus landed Martin. proche de aethiopica. Hollister(1918) donne des mesures équivalentes pour ces deux for¬ mes. Biologie Nos exemplaires 788 et 1045 ont été pris de nuit, alors qu'ils volaient dans notre habi¬ tation. Le 1036 provient d'un canal d'écou¬ lement passant sous la route. Sur la demande du Dr R. Bovey, j'avais fixé les testicules du N° 1036, en vue d'une étude chromosomique. Celle-ci aparu récem¬ ment (Bovey, 1949). Le nombre diploide est de 42 chromosomes, avec 37 V, le nombre fondamental de 79. Je compléterai, àcette occasion, l'indication de Bovey :«Nycteris sp., Tibati, juin 1947» en Nycteris aethiopica aethiopica, Ngaouyanga, 18. 7.1947. L'erreur vient d'une imprécision de ma part. N. aethiopica aethiopica est une forme typique de savane. *Nycteris arge Thomas Nycteris arge Thomas, Ann. Mag. Nat. Hist. (7) 12 :633, 1903. Efoulèn, Cameroun. Petalia arge. Andersen, 1912 b. Nycteris arge. Sanderson, 1940. Répartition générale Du Kenya occidental au Moyen-Congo, Cameroun et Libéria ;au S, jusqu'au NE de l'Angola. Répartition au Cameroun (Fig. 8, p. 48) Outre la localité typique, cette Chauve-souris aété observée àla rivière Dja (Andersen, 1912 b) et au Cameroun Anglais, àMamfe, Besongabang, Eshobi et Bashauo (Sanderson, 1940). Collection 2exemplaires. N°s 42 $ad., Kribi, 14. 1. 1947 ; 564 dimmat., Konn, 26. 4. 1947. J'ai encore examiné un cT ad. de Mukonje (Musée Zoologique de Strasbourg). I)escription Caractères externes. —Les oreilles sont longues ;elles dépassent le museau de 5mm envi¬ ron, lorsqu'elles sont rabattues en avant. Le lobule, àla base du bord externe, ala forme d'une 49 — poche profonde, comme dans nana nana. Le tragus asa plus grande largeur au milieu de la hauteur de sa partie libre, qui est plus courte que le reste (fig. 10, p. 50). Le pelage s'étend, àl'avant-bras, sur les 2/5 dessus, sur le 1L dessous. La queue atteint la longueur de la tête et du corps ensemble. Coloration. —Nos deux exemplaires sont assez différents, quant àla couleur. Le N° 564 est beaucoup plus foncé :brun noirâtre. Les oreilles et le patagium sont brun foncé chez le premier, noirs chez le second (cf. Sanderson, 1940, p. 668). Cette variation est proba¬ blement due àune différence d'âge. Le spécimen de Mukonje est en partie décoloré par le temps. Crâne. —Il ne présente rien de particulier. Dentition. —Les incisives supérieures sont profondément bifides. La 2me prémolaire inférieure est relativement plus petite que chez nana nana ;elle atteint la moitié de la hau¬ teur de la première ;elle est située dans la rangée dentaire. Mensurations Avant-bras Tibia Pied Oreille Queue 3me doigt, métac. »lre phal. »2me phal. 4me doigt, métac. »lre phal. »2me phal. 5me doigt, métac. »lre phal. »2me phal. Crâne, long, totale Long, condylobasale Larg. zygomatique Larg. cérébrale Larg. interorbitaire Larg. bords ext. M3-M3 Rang. dent. sup. Rang. dent. sup. (alv.) Long, mandibule Rang. dent. inf. Nos 42 564 Mus. Strasb. 9ad. dimmat. dad. 43,5 24 9,5 29,5 55 34 22 27 36,5 12,5 11,5 38 12 13,5 20 17,4 12,2 8,3 5,3 7,4 6,8 6,6 13,6 7,6 43 22 9,5 28 53 31 20 25 34 11,5 10,5 36 12 12,5 19,8 17 11,2 8,5 4,8 7,3 6,8 6,4 12,9 7,2 44,5 24,5 9,5 30 56 34,5 22,5 27 37 13 11,5 37,5 13 14,5 19,9 17,5 11,8 8,2 5,4 7,4 6,8 6,3 13,5 7,3 Biologie J'ai trouvé le N° 42 dans le clocher de la mission de Kribi, où il se trouvait en com¬ pagnie d'Hipposideros cyclops et d'un Rhinolophus landeri. Le N° 564 aété pris de nuit, dans notre habitation. —50 — Sanderson (1940) atrouvé cette espèce dans des arbres creux ou volant à6-10 mde hauteur au milieu des arbres. Lang et Chapin (1917) l'ont souvent observée aux alentours des maisons. V Fig. 16. 11. 12. Fig. 10. Fig. 17. Fig. 13. Fig. 14 Fig. 20. Fig. 19 Fig. 9. Fig. 18. ~P O Fig. 21. Fig. 15. Fig. 9à21. 9. Nycteris ae. aethiopica Dobson, tragus. N° 1045 MSSC. 62/3 X. —10. Nycteris arge Thomas, tragus. N° 42 MSSC. 6'/,X. —11. Nycteris n. nana (Andersen), tragus. N° 277 MSSC. 6!/3X. —12. Nycteris benuensis n. sp., tragus. Type, N° 1481 a MSSC. 6'/iX. —13. Rhinolophus landeri Martin, selle de la feuille nasale. N08 53 et 54 MSSC. 3l/, X. —14. Rhinolophus foxi Thomas, selle de la feuille nasale. N° 744 MSSC. 31/3 X. —15. Rhinolophus foxi Thomas, feuille nasale. N° 744 MSSC. 3Va X•—16. Hipposideros fuliginosus (Temminck), oreille. N° 423 MSSC. 2X—17. Hipposideros fuliginosus (Temminck), feuille nasale. N° 423 MSSC. 22/3 X. —18. Pipistrellus marginatum (Cretzschmar), tragus. N° 954 MSSC. 62/3 X. —19. Nycticeius schlieffeni albiventer (Thomas et Wroughton), tragus. N° 1479 MSSC. 62/3 X—20. Scotophilus nigrita leucogaster (Cretzschmar), oreille et tragus. N° 1080 MSSC. 22/3 X. —21. Tadarida pumila nigri (Hatt), tragus. N° 1587 MSSC. 62/3 X. —51 — Nycteris major (Andersen) Petalia major Andersen, Ann. Mag. Nat. Hist. (8) 10 :547, 1912. Riv. Dja, Cameroun. Répartition Cette espèce aété trouvée jusqu'à présent au Congo Belge (Bas-Congo, Kasaï et Ituri), Gabon et Cameroun (loc. typique). Biologie On ne sait rien des mœurs de cette Chauve-souris qui semble n'habiter que la zone forestière, comme nana nana. N. major appartient au groupe javanica d'ANDERSEN (1912 b). *Nycteris nana nana (Andersen) Petalia nana Andersen, Ann. Mag. Nat. Hist. (8) 10 :547, 1912. Riv. Benito, Guinée Espagnole 1. Nycteris nana nana. Allen et Lawrence, 1936. Répartition (Fig. 22, p. 51) Cette espèce est très rare et n'est connue actuellement que par un petit nombre d'exem¬ plaires :rivière Benito (loc. typ.) ;Lolodorf (Allen et Lawrence, 1936) ;Luluabourg et Buta, Congo Belge (Schouteden, 1944) ;Sombo, Angola (Sanborn, 1950). C? Fig. 22. Nycteris nana nana (Andersen). 1La localité typique est indiquée ainsi :«Benito R., French Congo ». Le Benito est entièrement en Guinée Espagnole. —52 — Les deux spécimens signalés àla rivière Yala (Kenya) par Hollister(1918) appar¬ tiennent très probablement àla forme nana tristis Allen et Lawrence, dont la localité typique est Kaimosi, Kenya, à35 km environ de la rivière Yala. Cette dernière forme me semble d'ailleurs synonyme de la forme typique. Elle est basée quasi uniquement sur la coloration. Notre exemplaire, qui est presque un topotype de nana nana, présente la coloration de nana tristis. 1exemplaire. No 277 cT ad., Mabiogo, 25. 2. 1947. CoLLECTIOr Description Caractères externes. —Les oreilles dépassent le museau de 2mm environ, lorsqu'elles sont rabattues en avant. Le tragus est liguliforme, àbords parallèles, droits (fig. 11, p. 50). Le pelage s'étend sur le Y3 basai de l'avant-bras (partie charnue). La queue est très longue, environ comme la tête et le corps ensemble. Coloration. —Le dessus et le dessous sont gris souris, un peu brunâtres. La tête et la base des oreilles sont un peu plus clairs. Les oreilles et le patagium sont brun foncé. Crâne. —Il ne présente rien de particulier. Dentition. —Les incisives supérieures sont fortement bifides. La 2me prémolaire infé¬ rieure est grande, plus de la moitié de la hauteur de la première ;elle atteint la hauteur de la pointe antéro-interne de la première molaire ;elle est située dans la rangée dentaire. Mensurations N° 277 cf ad. Tête -fcorps 45 Avant-bras 36,5 Tibia 20 Pied 9 Oreille 20,5 Queue 47 3me doigt, métac 29,5 »lre phal 18,5 »2me phal 23 4me doigt, métac 32 »lre phal 10 »2me phal 9 5me doigt, métac 32,5 »lre phal 10 »2me phal 11,5 Crâne, long, totale 18,2 Larg. zygomatique 10,6 Larg. interorbit Larg. bords ext. de M3-M3 Rang. dent, sup Rang. dent. sup. (alv. 5 6,7 6,2 5,8 Long, mandibule 11,5 Rang. dent. inf. 6,4 Notre exemplaire est de taille nettement plus grande que le type ;celui-ci aun avantbras de 34 mm, le 3me métacarpe 25,7, la rangée dentaire supérieure 5,7. Il se rapproche, par contre, passablement des nana mesurés par Hollister (1918) :avant-bras 35,1-36, rangée dentaire supérieure (alv.) 5,3-5,4. Biologie On ne sait rien des mœurs de cette petite et rare espèce. L'exemplaire obtenu par la Mission Suisse aété apporté par un indigène. N. n. nana ne fréquente que la zone forestière. —53 — *Nycteris benuensis n. sp. _Collection 2exemplaires. N° 1481 a(type) J1 ad., 1481 b(tête seulement), Rei Bouba, 16. 9. 1947. Description Caractères externes. —D'allure générale, cette nouvelle espèce est semblable ànana nana. Les mesures externes sont un peu plus fortes que chez cette dernière. L'oreille et la feuille sont comme chez nana nana. Le lobule de la base du bord externe est grand, presque plat, beaucoup moins concave que chez nana ou arge. Le tragus est falciforme ;le bord externe est convexe ;le bord interne est sinueux, concave àla base, convexe au sommet ; la partie libre est égale àla moitié de la longueur totale (fig. 12, p. 50). La queue est rela¬ tivement plus courte que chez nana nana. Le pelage s'étend sur le 1JS basai de l'avant-bras, àla face supérieure, un peu moins dessous. Coloration. —La teinte générale est gris brunâtre, légèrement plus clair àla face infé¬ rieure et àla base des oreilles. Les oreilles et le patagium sont bruns. Crâne. —Il ne présente aucun caractère particulier. Dentition. —Les incisives supérieures sont àpeine bifides, probablement très usées. La 2me prémolaire inférieure est dans la rangée dentaire ;elle est petite et atteint juste le talon de la première prémolaire dans un des spécimens (N° 1481 a), elle est encore plus petite dans l'autre. Mensurations Type, No 1481 a, c? ad. Long, tête -fcorps 46 Avant-bras 38 Tibia 18,2 Pied 9,2 Oreille 19,5 Queue 44 3me doigt, métac 30,5 »lre phal 21 »2me phal 23 4me doigt, métac 32 »lre phal 11,8 »2me phal 8 5me doigt, métac 31,5 »lre phal 11 »2me phal 11,5 N. benuensis est voisin de nana, mais s'en distingue principalement par la forme du lobule du bord externe de l'oreille et par la taille de la 2me prémolaire inférieure. Paratype, N° 1481 b, ad. Crâne, long, totale 17,4 Long, condylobasale 14,5 Larg. zygomatique 10,2 Larg. cérébrale 7,9 Larg. interorbit 4,8 Larg. bords ext. de M3-M3 6,6 Rang. dent, sup 5,6 Rang. dent. sup. (alv.) 5,2 Long, mandibule 10,9 Rang. dent, inf 5,9 Biologie Les deux exemplaires obtenus par la Mission Suisse ont été apportés par un indigène en même temps que des Rhinolophus foxi. Mais, il n'est pas certain que ces deux espèces aient été trouvées ensemble. —54 — Nycteris capensis damarensis Peters Nycteris damarensis Peters, Monatsb. K. Preuss. Akad. Wiss. Berlin :905, 1870. Otjimbingue, SW africain. Nycteris damarensis. Eisentraut, 1942. Nycteris capensis damarensis. Hill et Carter, 1941. REPARTITION Damaraland, Namaqualand, Angola, Bechouanaland, Afrique Orientale Portugaise, Tanganyika et Cameroun. Dans ce dernier, N. capensis damarensis est signalé par Eisentraut (1942) àMubengeIsongo. Il semble étrange qu'une forme trouvée jusqu'à présent seulement dans le Set l'E africain, dans des zones de steppe ou de savanes, habite également le Sdu Cameroun, situé en plein dans la zone forestière. On peut se demander si Pohle, qui adéterminé le matériel rapporté par Eisentraut, n'a pas eu entre les mains des N. arge, dont la taille est semblable àcelle de damarensis. Ce n'est qu'avec doute que j'admets cette Chauve-souris dans la liste des formes ha¬ bitant le Cameroun. Description On trouvera une bonne description de cette forme dans Hill et Carter (1941). Biologie Eisentraut (1942) afait d'intéressantes observations sur la forme qu'il admet comme damarensis. Nycteris thebaica thebaica E. Geoffroy Nycteris thebaicus E. Geoffroy, Descript. Egypte 2:119, pl. 1, 1818. Egypte. Nycteris thebaicus. Jeannin, 1936. Nycteris thebaica. Sjöstedt, 1897 aet b;Eisentraut, 1942. Répartition Allen (1939) indique :«Egypt and northern Arabia ;Island of Corfu. Angola. » Pousargues (1896-1897) cite cette espèce au Congo Français et Jeannin (1936) la signale dans toute l'étendue du Cameroun, où elle est déjà indiquée par Sjöstedt (1897 b) àYaounde. Eisentraut (1942) l'a trouvée près de Buea. L'indication de Allen semble trop limitée, car N. th. thebaica aégalement été trouvé plus au SE par De Beaux, par exemple (Atti Soc. Ital. Se. Nat. 73, 1934), en Somalie Ita¬ lienne. N. thebaica est aussi indiqué en Nigeria, àFarniso près de Kano, par Thomas et Hinton (Novit. Zool. 28 :2, 1921). Biologie Eisentraut (1942) afait quelques observations inédites sur cette espèce. 55 Fam. Megadermidae Gen. LAVIA Gray Lavia Gray, Mag. Zool. Bot. 2:490, 1838. Megaderma E. Geoffroy, Ann. Mus. Hist. Nat. Paris 15 :192, 1810 (in parte). Lavia frons (E. Geoffroy) Megaderma frons E. Geoffroy, Ann. Mus. Hist. Nat. Paris 15 :192, 1810. Sénégal. Lavia frons affinis Andersen et Wroughton, Ann. Mag. Nat. Hist. (1) 19 :140, 1907. Synonyme de L. f. frons selon Frechkop, Expl. Parc Nat. Kagera, Miss. S. Frechkop (1938) 1:12, 1944. Megaderma frons. Sjöstedt, 1897 aet b. Lavia frons. Jeannin, 1936 ;Malbrant et Maclatchy, 1949. Lavia frons affinis. Schwarz, 1920. Répartition De la Gambie àl'Abyssinie et Zanzibar, au Njusqu'au Soudan Anglo-Égyptien et Tchad, au Sjusqu'au Tanganyika et Congo Belge méridional. Au Cameroun, cette espèce est signalée àYaounde par Sjöstedt (1897 b) et àMaroua par Schwarz (1920). Jeannin (1936) l'indique dans toute l'étendue du pays, sans préciser de localités. Malbrant et Maclatchy (1949) disent :«Ndu Cameroun dans la région du Chari ». Malbrant (1952) la cite comme assez commune dans la zone moyenne et méri¬ dionale du Centre Africain Français. Elle aété trouvée àYola par Dollman (1908). Description Miller (1907) donne une bonne description de ce genre monospécifique. Dentition. —• ~frfr~| Biologie L. frons semble habiter aussi bien la zone forestière (Gabon, par exemple) que les savanes et steppes. Cette Chauve-souris ades mœurs beaucoup plus diurnes que les autres Chi¬ roptères ;avec ses teintes bizarres :orange, jaune, verdâtre et brun, elle peut facilement passer pour un oiseau (cf. Allen, Lang et Chapin, 1917). Fam. Rhinolophidae Gen. RHINOLOPHUS Lacépède Rhinolophus Lacépède, Tabi, des Mamm. :15, 1799. —56 — Table de détermination des espèces et sous-espèces 1. Première prémolaire supérieure bien visible, située entre la canine et la 2me prémolaire. —Première prémolaire supérieure absente ou très réduite, située en dehors de la rangée dentaire ; la canine et la 2me prémolaire se touchent. Pointe postérieure de la selle basse et arrondie. Avantbras de 46 à53 mm. foxi, p. 58 2. Première prémolaire inférieure ne dépassant pas en général la moitié de la hauteur de la 3me. Pointe postérieure de la selle peu élevée, arrondie. —Première prémolaire inférieure atteignant env. les 2/3 de la hauteur de la 3me. Pointe postérieure de la selle élevée et aiguë. Avant-bras de 41 à44 mm. landed, p. 56 3. Première prémolaire inférieure de la moitié env. de la hauteur de la 3me. La 2me prémolaire infé¬ rieure est assez développée. Avant-bras de 49 à54 mm. alcyone alcyone, p. 58 —Première prémolaire inférieure petite, atteignant seulement le 1/3 de la 3me. La 2me prémolaire inférieure est beaucoup plus petite que dans la forme typique. Avant-bras de 46 à48 mm. alcyone alticolus, p. 58 *Rhinolophus landeri Martin Rhinolophus landeri Martin, Proc. Zool. Soc. London 1837 :101, 1838. Fernando Po. Rhinolophus landeri. Sanderson, 1940 ;Eisentraut, 1942. RÉ EPARTITION GENERALE Gold Coast, Cameroun, Fernando Po et Gabon. Cette espèce aété signalée autrefois au Nyasaland et au Damaraland, mais il semble que les déterminations étaient fausses ; elle aura sans doute été confondue avec des espèces voisines, lobatus ou denti. Répartition au Cameroun (Fig. 8, p. 48) Ce n'est que récemment que R. landeri aété découvert au Cameroun Anglais :grotte des Cyclopes, près de Bimbia, Buea (Eisentraut, 1938, 1942) ;Mamfe, Mainyu Bridge, Badchama (Sanderson, 1940). Nos observations sont les premières pour le Cameroun Français. Collection 3exemplaires. N°s 43; 53; 54 j.jad>> Kribi, 14 et 19. 1. 1947. DESCRIPTION Caractères externes. —Les oreilles sont un peu plus courtes que la tête, non acuminées ; le bord interne est régulièrement convexe jusqu'au sommet ;l'antitragus est court et séparé du pavillon par un angle obtus. Le fer àcheval ne recouvre pas tout le museau ;le processus vertical de la selle ades bords concaves ;la pointe postérieure est beaucoup plus élevée que l'antérieure et plus ou moins aiguë (fig. 13, p. 50) ;la lancette aun bord d'abord convexe, puis concave et se termine par une pointe aiguë. Le patagium s'insère àla cheville. —63 — 8. Larg. bords externes de M3-M3 5,7-6,3 mm. Rang. dent. sup. 5,6-6,2 mm. Avant-bras de 46-52 mm. caffer caffer, p. 72 —Larg. M3-M3 6,2-6,6 mm 1. Rang. dent. sup. 6,2-6,7 mm 1. Avant-bras de 48-52,2 mm. caffer angolensis, p. 73 9. Larg. M3-M3 6,2-7,2 mm. Rang. dent. sup. 6,1-7 mm (7,4). Avant-bras de 48,5-55 mm. caffer ruber, p. 76 —Larg. M3-M3 6,9-7,7 mm. Rang. dent. sup. 6,7-7,2 mm. Avant-bras de 48-53 mm. caffer guineensis, p. 74 Hipposideros commersoni gigas (Wagner) Rhinolophus gigas Wagner, Arch. Naturg. 11 :148, 1845. Benguela, Angola. Rhinolophus commersoni E. Geoffroy, Ann. Mus. Hist. Nat. Paris 20 :263, pl. 5, 1813 (in parte). Phyllorhina commersoni. Peters, 1876 ;Sjöstedt, 1897 aet b. Hipposideros commersoni. Bates, 1905. Hipposideros gigas. Jeannin, 1936. Répartition De la Gold Coast àl'Angola. Al'E, jusqu'aux grottes de Mkulumuzi (Tanganyika). Au Cameroun, cette Chauve-souris est signalée par les auteurs anciens :Bell Town (Peters, 1876) ;Bonge, Yaounde (Sjöstedt, 1897 b) ;Sdu Cameroun (Bates, 1905). Jeannin (1936) indique le Sdu Cameroun. DESCRIPTION Andersen (1906 a) afait une revision des espèces du groupe commersoni. Voir aussi Thomas (Ann. Mag. Nat. Hist. (7) 13 :385, 1904). Biologie Cette très grande Chauve-souris préfère la zone forestière ;au Cameroun, elle n'a été observée que dans la zone méridionale. *Hipposideros cyclops (Temminck) Phyllorrhina cyclops Temminck, Esquiss. Zool. Côte Guiné :75, 1853. Rivière Boutry, Gold Coast. Hipposideros langi J. Allen, Bull. Amer. Mus. Nat. Hist. 37 :434, 1917. Bhinolophus micaceus De Winton, Ann. Mag. Nat. Hist. (6) 20 :524, 1897. Phyllorhina cyclops. Dobson, 1878 ;Matschie, 1891 ;Sjöstedt, 1897 aet b. Hipposideros cyclops. Bates, 1905 ;Hayman, 1935 ;Sanderson, 1940 ;Eisentraut, 1942. Hipposideros cyclops langi. Allen, 1922. Hipposideros cyclops micaceus. Allen, 1922. Répartition générale Libéria, Gold Coast, Nigeria, Cameroun, Gabon, Net Edu Congo Belge, Ouganda, Kenya. 1Hill et Carter (1941) donnent quelques mesures de caffer angolensis qui sont nettement au-dessous de celles indi¬ quées par Andersen (1906 a). Il s'agit, semble-t-il, de caffer caffer. —64 — Répartition au Cameroun (Fig. 23, p. 64) Mont Cameroun (Dobson, 1878) ;Buea (Matschie, 1891) ;Kitta (Sjöstedt, 1897 b) ; Sdu Cameroun (Bates, 1905) ;Efoulèn (Allen, 1922) ;Besongabang, Okoiyong, Eshobi, Akon, Bashauo, Atolo, Tinta (Sanderson, 1940) ;Bityé (Hayman in Sanderson, 1940) ; Mubenge-Isongo (Eisentraut, 1942). 0Collection 8exemplaires. N°s 41 d» ad., Kribi, 14. 1. 1947 ; 212, 215, 216, 217, 218, 227 Ç$ad., 219 d" ad., Akak, 11-12. 2. 1947. Description Caractères externes. —Les oreilles sont étroites et acuminées. La feuille nasale est très large et terminée en arrière par une feuille moitié moins large, portant une petite pointe centrale de 2mm de long env. et d'un lL mm de large (voir fig. 1, pl. IX, Dobson, 1878 ; fig. 4, p. 435, Allen, Lang et Chapin, 1917). Il ya2membranes foliacées secondaires sur les côtés du museau, au-dessous du fer àcheval. Le pelage est très particulier ;il est très fin et d'apparence laineuse ;les poils du dos ont 14 mm de longueur. Le patagium s'insère presque àl'extrémité distale du mé¬ tatarse ;l'uropatagium est petit. La queue, très courte, n'est qu'environ les 2/5 de la lon¬ gueur de la tête et du corps ;la vertèbre ter¬ minale est libre. Sur les membres antérieurs, le pelage s'étend du x/3 àla moitié proximale ; àla face inférieure, les bras sont presque nus, sauf sur la moitié basale de l'humérus. Sur le front, en arrière de la feuille na¬ sale, se trouve un sac glandulaire s'ouvrant longitudinalement et garni intérieurement de longs poils raides, blancs àla base et bru¬ nâtres au sommet. Ce sac existe dans les deux sexes. Les mâles présentent une énorme poche glandulaire entre le pénis et l'anus. Cette poche est garnie, àl'intérieur, de longues soies rousses qui forment une touffe remar¬ quable lorsque la poche est évaginée. Chez les femelles, on observe souvent une paire de faux tétons élargis àl'apex et atteignant 8mm. Dans notre matériel, les Nos 218 et 227 présentent des faux tétons très déve¬ loppés (inégalement de chaque côté) ;les au¬ ric23. wRhinolophus foxi Thomas. »ni t•* AHipposideros cyclops (Temminck). tres femelles les ont rudimentaires ou même a ¦Hipposideros curtus G. M. Allen. peine indiqués (cf. Eisentraut, 1942, p. 262). * A A3 —65 — Coloration. —Nos spécimens présentent une coloration très uniforme. La face supérieure est noirâtre, légèrement tiquetée de blanc ;les poils sont noirâtres sauf àla pointe qui est grise sur 2-3 mm. La face inférieure est àpeine plus claire au ventre. Les oreilles et le patagium sont noirâtres. Crâne. —Le bord postérieur du palais est largement échancré en arc de cercle jusqu'au niveau du bord postérieur des molaires M2. Dentition. i•i• 23 2i•23La première prémolaire supérieure (P2) est très petite et située sur le côté externe de la rangée dentaire ;les cingula de la canine et de P3 se touchent. Mensurations N™ 41 219 dd69 9 ad. moy. min. max. Tête +corps Avant-bras Pied Oreille Larg. feuille na Queue.... 3me doigt, métï »lre »2me 4me doigt, mét£ »lre »2me 5me doigt, métî »lre »2me sa ic. Pl Pl ic. pl pl »c. pl pl e iah lai. îal. ml. iah ml. -415 -85 64,5 66 32 32 18 18 31,5 31 14 12,5 22 22 52 52 18,5 20 27 28 51,5 52 13,5 14,5 15 15 50 52 15 16 15 15 408 405 410 83.5 77 90 66.6 65 68 32,1 30,5 33,5 18,1 17,5 19 31,1 29,5 33 13,4 12,5 14 28,1 24 32 52 51,5 53,5 19 18 20 26,9 26 27,5 52.3 51,5 55 13.4 12,5 14 14,1 14 15 51,3 49 53,5 15,3 14 17 14.7 14 15 N™ 215 219 9d Rang. dent. sup. (alv.) Long, mandibule Rang. dent, inf N"s 215 219 9d Crâne, long, totale Long, condylobasale Larg. zygomatique Larg. interorb. 27,8 28 24,7 24,5 15.1 15,1 11.2 11 3,6 2,8 10 10 9,1 9,4 19,2 18,5 11 11 Nos exemplaires correspondent très bien aux descriptions des auteurs, àcelle de Allen (1917), en particulier, pour langi. Je ne puis que confirmer le point de vue de Hayman (1935) qui considère ce dernier comme synonyme de cyclops. D'après leur coloration, nos exemplaires correspondent àla phase saisonnière noirâtre (septembre-janvier) de Allen (1917) 1. 1Allen (1922) considère les exemplaires d'Efoulèn comme appartenant àla forme micaceus (De Winton, 1897). De Wintoi», lui-même, asignalé que micaceus était synonyme de cyclops (Ann. Mag. Nat. Hist. (7) 4:454, 1899). —66 — H. cyclops est si bien caractérisé dans le genre que Peters (Monatsb. K. Akad. Wiss. Berlin :314, 1871) l'avait placé dans un sous-genre particulier :Doryrhina. Tate (1941) en fait un groupe àpart, monospécifique. Biologie J'ai trouvé le N° 41 dans le clocher de la mission de Kribi, en compagnie d'un Rhino¬ lophus landeri et d'un Nycteris arge. Allen (1940) aégalement observé cette espèce au Libéria, dans une case indigène abandonnée. Tous nos autres exemplaires viennent d'un arbre creux, près d'Akak, dans la forêt primaire. Bates (1905), Lang et Chapin (1917), Sanderson (1940), Eisentraut (1942) signalent aussi H. cyclops dans des arbres creux. Cette espèce ne fréquente que les zones forestières et, au Cameroun, elle n'habite que le S. Sanderson l'indique de 140 à915 md'altitude. *Hipposideros abae J. Allen Hipposideros abae J. Allen, Bull. Amer. Mus. Nat. Hist. 37 :432, 1917. Aba, Congo Belge. Répartition Depuis sa description originale, cette espèce aété signalée en Gold Coast par Hayman (1945). M. le Dr R. W. Hayman m'informe xque le British Museum possède actuellement 18 spécimens de H. abae, dont 6sont ceux cités en Gold Coast par lui-même (1945). 5autres viennent de Sierra Leone et 7de la province d'Onitsha, SNigeria. H. abae est donc répandu du NE du Congo Belge àSierra Leone. Collection 1exemplaire. N° 1261 J1 ad., Karba Manga. 20. 8. 1947. Description Caractères externes. —Les oreilles sont larges et courtes, séparées de l'antitragus par un angle àpeine marqué. La membrane nasale ala partie postérieure plus large que le fer àcheval ;celui-ci est petit et ne recouvre pas tout le museau. Le processus postérieur est convexe et ne présente pas de plis verticaux. Il ya3folioles secondaires sur les côtés du museau. Le mâle présente un sac frontal s'ouvrant transversalement. Le patagium s'insère àl'extrémité distale du métacarpe du premier doigt, et à3mm de l'extrémité distale du tibia. La queue est libre sur 1mm. Le pelage est limité au corps ;il ne s'étend pas sur la moitié du bras et sur l'avant-bras. Coloration. —La face supérieure est châtain ;la base des poils est blanchâtre, le sommet brun. La face inférieure est gris jaunâtre ;le museau est un peu plus foncé. Les oreilles et le patagium sont brun foncé. 1in litt, mihi 6. 5. 1952. —67 — Crâne. —Le bord postérieur du palais est échancré jusqu'au niveau du bord postérieur des dernières molaires. Dentition. —Les incisives supérieures sont faiblement bifides. La canine supérieure présente une pointe postérieure. La première prémolaire supérieure est très petite et située au bord externe de la rangée dentaire. La 2me prémolaire ne touche pas la canine. Mensurations N° 1261 J1 ad. Envergure 365 Tête -+- corps 60 Avant-bras 58 Tibia 24 Pied 10 Oreille 20 Oreille, larg 17 Queue 31 3me doigt, métac 43,5 »lre phal 18,5 »2me phal 23 4me doigt, métac 42 »lre phal 12,5 »2me phal 11 5me doigt, métac. lre phal. 2me phal. 38 15 11 Crâne, Long. Larg. Larg. Larg. Rang. Rang. Long. Rang. long, totale 23,2 condylobasale 20 zygomatique bords ext. M3-M3 bords ext. C-C. dent. sup. dent. sup. (alv.) mandibule dent, inf 13.7 9,1 6,2 8,9 7,8 15,8 9,4 Allen (1917) arangé sa nouvelle espèce dans le groupe caffer (galeritus de Tate), mais Tate (1941) place H. abae dans le groupe oriental speoris, dont il est le seul représentant africain. H. abae se distingue des autres espèces africaines par la présence de 3folioles secondaires au museau —caractère qu'il partage avec les formes du groupe commersoni —et par ses oreilles triangulaires, presque aussi larges que longues —elles sont étroites et allongées dans le groupe commersoni. Biologie Notre unique exemplaire aété trouvé en compagnie d'une importante colonie de H. caffer ruber dans une cavité formée par un amas de rochers résiduels. Lang et Chapin (1917) ont trouvé abae en compagnie de H. caffer centralis ruber). Cette espèce semble fréquenter aussi bien la zone forestière que la savane boisée. *Hipposideros curtus G. M. Allen Hipposideros curtus G. M. Allen, Rev. Zool. Afric. 9:194, 1921. Sakbayème, Cameroun. Répartition (Fig. 23, p. 64) Depuis sa description, cette espèce très rare n'a été observée que par Sanderson (1940) qui en aobtenu un exemplaire de Mamfe. Le Chiroptère rapporté par la Mission Suisse est le 3me spécimen connu. —68 — H. curtus ne figure pas dans la «Checklist »d'Allen (1939) ou, plus exactement, il y figure sous le nomen nudum de H. sandersoni, p. 81. Le Zoological Record, 58, 1921, ne signale pas cette nouvelle espèce ;elle est restée quasi inconnue jusqu'au travail de Sanderson 1. Collection 1exemplaire. N" 266 $ad., Akak, 19. 2. 1947. Description (Fig. 24, p. 68) Caractères externes. —Les oreilles sont très grandes et très larges, bien séparées sur la tête et reliées au lobe antitragal par une échancrure nette. Elles sont couvertes de poils sur le 1/3 basai externe et tout le long du bord antérieur interne. La feuille nasale est tout à fait particulière et diffère de celle de toutes les autres formes africaines. Elle est relativement grande et couvre tout le museau. Le fer àche¬ val présente, entre les narines, une cloison large et s'étendant jusqu'au bord postérieur. Cette cloison, àpeine ébauchée chez les autres Hipposideros africains, cache les orifices na¬ saux ;elle est reliée en avant au fer àcheval et en arrière àla base de la partie médiane de la feuille nasale ;elle est claviforme, la partie élargie étant àl'arrière. Le processus médian est bien développé et son bord postérieur est relié au processus postérieur par un pont mé¬ dian et 2autres ponts latéraux, plus petits, de sorte que la face antérieure (fortement con¬ cave) du processus postérieur est divisée ver¬ ticalement en 4loges. Le processus postérieur est large et son bord externe est régulièrement et fortement convexe, presque semi-circulaire. Il ya2petites folioles secondaires de chaque côté du museau. Le bord antérieur du fer àche¬ val est émarginé au milieu. Notre exemplaire femelle présente un sac frontal très net, s'ou¬ vrant transversalement à1,8 mm du processus nasal postérieur. Le patagium s'insère à l'extrémité distale du tibia. La queue est libre sur 3mm. Le pelage est long (8-9 mm sur le dos) et est bien limité au corps et àla partie adjacente du patagium ;les bras et les jambes sont nus, sauf àleur attache. Coloration. —La couleur générale est brun uniforme, dessus comme dessous. La base des poils du dos est brunâtre, puis vient une zone médiane grise et enfin la pointe qui est brun foncé. Les poils de la face ventrale sont foncés àla base et brun plus clair qu'au dos à la pointe ;ils ne présentent pas de zone médiane différenciée (cf. Hayman in Sanderson, 1940). Les oreilles et le patagium sont brun noir. Fig. 24. Hipposideros curtus Allen. N° 266 MSSC. 22/3 x. 1L'espèce figure finalement dans le Zoological Record, 74 (1937) paru en 1938. —69 — Crâne. —La boîte crânienne est très vaste, plus large que la largeur zygomatique. Dentition. —Les incisives supérieures sont simples. La première prémolaire supérieure est en dehors de la rangée dentaire, mais sépare la canine de la 2me prémolaire. Mensurations. —Le crâne de notre unique spécimen est malheureusement fracturé. Les mesures indiquées entre ne sont pas sûres. N° 266 Çad. Tête -f corps Avant-bras Tibia Pied Oreille Oreille, larg. 52 44 18,8 7,2 20 18 Queue 23 3me doigt, » » doigt, » » ime 30 14,5 2me phal 16,5 metac. lre phal. metac. lre phal. 2me phal. 31 10 9 5me doigt, métac 31 »lre phal 11 »2me phal 10 Crâne, long, totale 17,5 Larg. zygomatique (8,4) Larg. bords ext. M3-M3 (5,5) Larg. mastoïde (8,5) Larg. bords ext. C-C (3,5) Rang. dent, sup 5,6 Long, mandibule 10,4 Rang. dent, inf 6 Tate (1941) fait entrer curtus dans le groupe caffer qui lui-même est dérivé du groupe galeritus. Cependant, par la structure particulière de sa feuille nasale, cette espèce mériterait une place àpart. Aquelques points de vue, elle entrerait dans le groupe austro-oriental bicolor, groupe auquel vient d'être rattachée une nouvelle espèce africaine H. jonesi Hayman (Ann. Mag. Nat. Hist. (11) 14 :71, 1947. Sierra Leone). Cependant, elle s'en détache par la présence de deux folioles secondaires au museau ;ces folioles manquent dans les espèces du groupe bicolor. Biologie Notre exemplaire aété apporté par un indigène qui l'a pris dans la brousse (arbre creux Cette espèce, uniquement camerounaise jusqu'à présent, ne fréquente que la zone forestière. Hipposideros beatus Andersen Hipposideros beatus Andersen, Ann. Mag. Nat. Hist. (1) 17: 275, 279, 1906. 15 milles de la rivière Benito, Guinée Espagnole. Hipposideros beatus. Schwarz, 1920 ;Allen, 1921. Répartition Cette espèce rare est connue de la localité typique au Libéria. Au Cameroun, elle aété trouvée àEfoulèn (Andersen, 1906 b), Metet, Ebolowa et Sakbayème (Allen, 1921). Allen (1921) dit que H. nanus Allen est étroitement allié àbeatus. Hayman (Proc. Zool. Soc. London, 1935) pense même que ces deux espèces sont probablement synonymes. H. nanus aété trouvé dans le NE du Congo Belge. —70 — Biologie Comme H. caffer guineensis, cette espèce ne fréquente que la zone forestière ou les galeries forestières. *Hipposideros fuliginosus (Temminck) Phyllorhina fuliginosa Temminck, Esquiss. Zool. Côte Guiné :77, 1853. «La côte de Guiné ». Phyïlorhina fuliginosa. Peters, 1876 ;Sjöstedt, 1897 aet b. Hipposideros fuliginosus. Allen, 1921. Répartition générale Cette espèce aété souvent confondue avec diverses formes de caffer, en particulier c. guineensis ;aussi sa répartition géographique est peu connue : Afrique occidentale, du Libéria, Togo, Gold Coast, Nigeria, Cameroun, Gabon, au Congo Belge (Ituri, Hayman, 1945). Répartition au Cameroun Peters (1876) cite cette espèce àMungo et Sjöstedt (1897 b) ajoute Victoria. Andersen (1906 b) ne tient pas compte de ces citations, qui concernent peut-être caffer, et donne comme distribution géographique :«range, so far as hitherto known, from Old Calabar to the Gold Coast ». Allen (1921) l'indique àSakbayème. Collection 12 exemplaires. N1» 422,425, 426, 428, 429 99ad., 423, 432 dV ad., 436 a-e J1 juv. et 99juv., Ndikiniméki, 3.4.1947. DESCRIPTION Caractères externes. —Les oreilles sont aussi larges ou presque aussi larges que longues ; le bord externe est droit ou légèrement concave avant le sommet ;celui-ci est àangle droit ; le bord interne est fortement convexe àla moitié basale, puis légèrement concave et enfin un peu convexe au sommet (fig. 16, p. 50). La feuille nasale est petite, elle ne recouvre pas tout le museau ;elle n'est pas échancrée au milieu, en avant. Il ya2folioles latérales bien développées ;le processus médian ale bord supérieur presque droit; la face antérieure concave du processus postérieur n'a pas de pli vertical médian, mais un petit pli latéral (fig. 17, p. 50). Le pelage est limité au corps et àla partie adjacente du patagium. Les bras et les jambes sont nus, sauf àleur attache. Le patagium est inséré àla cheville. Le métacarpe du 1er doigt est inclus dans le patagium. Les poils du dos ont une longueur de 7mm. Il n'y apas trace de sac glandulaire frontal, aussi bien chez les mâles que chez les femelles. Les faux tétons sont bien développés chez toutes les femelles, de même que les vraies mamelles. Coloration. —Trois exemplaires représentent la phase foncée, brune (Nos 422, 425 et 429), les 4autres adultes sont dans la phase rousse. Les premiers sont brun noirâtre, un peu chocolat dessus ;la face ventrale est plus claire, tirant un peu sur le roux ;les oreilles et le patagium sont brun foncé. Les seconds sont d'un roux vif, un peu plus sombre sur le dos et la gorge ;les oreilles et le patagium sont comme dans la phase brune. Les jeunes sont gris foncé sur le dos et gris clair au ventre. —71 Crâne. —La largeur zygomatique est plus grande que la largeur mastoïde. Dentition. —La canine aune pointe postérieure plus ou moins marquée. La première prémolaire supérieure est petite et située au bord externe de la rangée dentaire ;elle sépare la canine de la 2me prémolaire. La première prémolaire inférieure est bien développée, environ %aussi haute que la 2me. Mensurations N°s 422 425 426 428 429 423 432 Avant-bras 99 9 99d0" 57 57 58 58 56 bl 56 Tibia 22 22 22 22 21 22,5 22 Pied 11 11 11,5 11,5 11 12 11,5 Oreille, long 16,5 17 17 16,5 17 17,5 16,5 Oreille, larg 16 17 16,5 16,5 16 17 17 Queue 31 31 30,5 30,5 31 26 30 3me doigt, métac. 43 44,5 44,5 43 44 44,5 43,5 »lre phal. 18 18 18,5 18,5 19 17 18 »2me phal. 23 23 23,5 20,5 23 23 22 4me doigt, métac. 41,5 42 42 40,5 41,5 42,5 41 »lre phal. 12,5 12 12,5 12 12 11,5 12 »2me phal. 10 11 10,5 11 10,5 11 11 5me doigt, métac. 37,5 38,5 38,5 38 38,5 38,5 37,5 »lre phal. 14,5 15 15 14 14,5 14 14,5 »2me phal. 10 11 11 11,5 11 11,5 11,5 N° 428 9 Crâne, long, totale 20,9 Long, condylobasale 18,4 Larg. zygomatique 11,9 Larg. mastoïde 10,7 Larg. bords ext. M3-M3 8 Larg. bords ext. C-C 5,4 Long. Rang. Rang. Long. Rang. naso-occipit 17,8 dent, sup 7,7 dent. sup. (alv.) 7 mandibule 13,8 dent, inf 8,3 Biologie Notre série de H. fuliginosus vient d'un arbre creux dans lequel elle se trouvait inti¬ mement liée àune colonie de H. caffer ruber (voir p. 78). Les Chauves-souris nous ont été apportées par quelques indigènes qui avaient abattu l'arbre. Je n'ai pas vu, tout d'abord, qu'il s'agissait de deux espèces, la coloration étant presque identique ;la différence de taille est assez faible. Ce n'est qu'à l'étude que j'ai constaté, non sans surprise, la présence de deux espèces bien distinctes. En même temps que les adultes, 13 jeunes nous ont été apportés. Ceux-ci appartiennent également aux deux espèces. Les jeunes fuliginosus se distinguent déjà des jeunes caffer ruber par l'absence de sac frontal (bien visible chez les seconds) et par une taille légèrement supérieure : 5fuliginosus (moy., min., max.) avant-bras :38,6 36 42 8caffer ruber 34,2 32 38 —72 — Cette espèce adéjà été trouvée en compagnie de H. caffer dans l'Ituri, aussi dans un arbre creux (Hayman, 1945, p. 775). *Hipposideros caffer caffer (Sundevall) Rhinolophus caffer Sundevall, Öfv. K. Vetensk. Akad. Förhandl. Stockholm 3(4) :118, 1846. Près de Durban, Afrique du S. Hipposideros caffer caffer. Schouteden, 1944. Répartition générale Erythrée et Kordofan jusqu'au Transvaal, Zululand et Pondoland ;àl'W jusqu'en Angola 1, Bas-Congo, Cameroun et Centre Africain Français. Répartition au Cameroun H. caffer aété signalé maintes fois au Cameroun, en général par les auteurs anciens. On ne peut pas tenir compte de ces observations qui peuvent concerner d'autres formes de caffer ou fuliginosus. En 1906, Andersen afait une bonne revision des formes du groupe caffer. Depuis lors, Jeannin (1936) indique H. caffer dans le centre et le Ndu Cameroun et Eisentraut (1942) au Cameroun Anglais ;ces deux auteurs ne précisent pas la sousespèce. Schouteden (1944, p. 113) signale H. c. caffer au Cameroun et, en définitive, c'est la seule trouvaille valable de cette forme dans ce pays 2. Collection 2exemplaires. N«» 73 J1 ad., 74 9ad., Campo, 24. 1. 1947. Description Caractères externes. —Pour la description comparée de cette forme et des suivantes, je renvoie àla mise au point d'ANDERSEN (1906 b). Le sac frontal est présent chez le mâle comme chez la femelle. Cette dernière possède 2faux tétons peu développés, mais bien visibles. Coloration. —Alors que le mâle est dans la phase foncée, la femelle présente la phase rousse. Le premier est brun foncé dessus, un peu plus clair dessous. La seconde est brun rouge sur les deux faces. Le patagium est noirâtre chez les deux spécimens. Crâne. —La largeur mastoïde est plus grande que la largeur zygomatique. Dentition. —La première prémolaire supérieure est petite, mais bien visible ;elle est située sur le bord externe de la rangée dentaire et atteint la hauteur du talon de la 2me prémolaire. 1Hill et Carter (1941) ne reconnaissent que la forme caffer angolensis pour ce pays. Voir note p. 63. 2H. caffer (— Phyllorhina caffer) est signalé au Cameroun par Peters (1876) àMungo, sous le nom de Phyllorhina gracilis Peters, et par Sjöstedt (1897 aet b) àKitta, Ndian, Bongo, Yaounde et Mont Cameroun. —79 Subfam. Vespertilioninae Gen. MYOTIS Kaup Myotis Kaup, Skizz. Europ. Thierw. 1:106, 188, 1829. Myotis bocagei cupreolus Thomas Myotis bocagei cupreolus Thomas, Ann. Mag. Nat. Hist. (1) 13 :407, 1904. Efoulèn, Cameroun. Myotis bocagei cupreolus. Schwarz, 1920. Répartition Depuis sa description, cette forme aété retrouvée àBafwabaka et Medje au NE du Congo Belge et àHarbel en Libéria (Sanborn, 1949). Schwarz (1920) indique encore Fenda Cameroun). Au Cameroun, M. bocagei cupreolus n'est connu qu'à la localité typique. Description et biologie Voir Thomas (1904 b) et Allen, Lang et Chapin (1917). Gen. PIPISTRELLUS Kaup Pipistrellus Kaup, Skizz. Europ. Thierw. 1:98, 1829. Vesperugo Keyserling et Blasius, Arch. Naturg. 5(1) :322, 1839 (in parte). Table de détermination des espèces 1. Tragus sans lobule àla base du bord externe. Avant-bras de 27,5-33 mm. nanus nanus p. 81 —Tragus portant un lobule àla base du bord externe. 2 2. Incisives inférieures bicuspides. Avant-bras de 28 mm. crassulus, p. 79 —Incisives inférieures tricuspides. 3 3. lre prémolaire supérieure très petite, non visible du côté externe. 4 —lre prémolaire supérieure relativement grande, sa pointe est visible du côté externe. 2me incisive supérieure bicuspide. Avant-bras de 25,5 mm. nanulus, p. 82 4. Poils d'une seule couleur. 2me incisive supérieure atteignant la pointe postérieure de la lre. Avant-bras de 24,4 mm. musciculus, p. 81 —Poils bicolores. 2me incisive supérieure n'atteignant pas la pointe externe de la lre. Taille plus grande. Ailes bordées postérieurement de blanc. Avant-bras de 30-31 mm. marginatus, p. 80 Pipistrellus crassulus Thomas Pipistrellus crassulus Thomas, Ann. Mag. Nat. Hist. (7) 13 :206, 1904. Efoulèn, Cameroun. Répartition Depuis sa description, cette espèce ne semble pas avoir été retrouvée. —80 — *Pipistrellus marginatus (Cretzschmar) Vespertilio marginatus Cretzschmar in Rüppell, Atlas zu d. Reise im Nördl. Africa, Säugeth. : 74, pl. 29 a, 1826. Arabie Petrée et Nubie. Andersen et De Winton (Zool. Egypt, Mamm. : 127, 1902), en se basant sur le type conservé au Musée de Francfort, indiquent l'Egypte comme localité typique. Pipistrellus marginatus. Allen (Bull. Mus. Comp. Zool. 58 :347, 1914). Répartition Arabie Egypte, Nil Bleu. Collection 1exemplaire. N° 954 cT ad., Ngaouyanga, 11. 7. 1947. Description Caractères externes. —Notre exemplaire ressemble beaucoup extérieurement àEptesicus capensis somalicus trouvé dans la même région. Les oreilles sont de forme semblable ;le sommet est plus largement arrondi. Le tragus ale bord interne régulièrement concave, le sommet est largement arrondi, le bord externe est droit àla base, après le lobule (fig. 18, p. 50). Le patagium est inséré àla base de la lre phalange du 1er orteil. La queue est libre sur 2mm. Le lobe postcalcanéen est étroit, peu visible. Dessus comme dessous, le pelage s'étend sur le 1/3 proximal du bras et jusqu'à la moitié de l'uropatagium. Ala face inférieure, le patagium est poilu, àsa partie adjacente au corps, jusqu'à une ligne allant de la moitié de l'humérus au genou. Coloration. —C'est surtout par la coloration que notre spécimen ressemble àEptesicus capensis somalicus. Comme dans ce dernier, les poils du dos sont brun noir àla x/2 basale, brun roux brillant àl'autre 1/2 ;ils ont 7-8 mm de longueur. Ala face inférieure, la pointe des poils est blanc argenté. Le patagium est brunâtre, plus clair que dans somalicus ;l'uro¬ patagium est nettement plus clair que le plagio-dactylopatagium. Un liséré blanc, très net, borde l'aile, postérieurement, de la pointe de la queue àcelle du 3me doigt. Les oreilles sont brunâtre clair. Le museau est plus foncé. Crâne. —La forme du crâne rappelle beaucoup plus celui de Eptesicus que celui de Pipistrellus. Le profil dorsal est plus convexe dans la partie postérieure que chez E. capensis somalicus ou minutus, l'occiput est largement arrondi ;au niveau des orbites, le profil est légèrement concave. La largeur mastoïde est nettement plus petite que la largeur zygomatique, comme chez Eptesicus, alors que chez Pipistrellus nanus, elle est presque égale. L'ouverture du trou occipital, vue de dessous, fait un angle arrondi, un peu obtus. Dentition. —'''La première incisive supérieure est bifide ;sa pointe externe atteint les 3/4 de sa longueur totale. La 2me incisive est appliquée contre la première, elle arrive àla moitié de la hauteur de celle-ci. La première prémolaire supérieure est très petite, elle n'est pas visible du côté externe ;la canine et la 2me prémolaire se touchent. Les incisives inférieures sont trifides, très légèrement imbriquées ;la 3me ala pointe médiane plus développée que les autres. La première prémolaire atteint les 2/3 de la hauteur de la 2me. Mensurations. —Dans le tableau suivant, j'indique les mesures prises sur la figure accompagnant la description originale de marginatus. Allen (Bull. Mus. Comp. Zool. 58 : —81 — 347, 348, 1914) donne quelques mesures d'un spécimen obtenu au bord du Nil Bleu :avantbras (9 ad.) 30 mm, long, totale du crâne 11,8 mm, rangée dentaire supérieure C-M3 4mm. Tête -jcorps Avant-bras Tibia Pied Oreille Tragus, bord int. Queue 3me doigt, métac. »lre phal. »2me phal. 4me doigt, métac. »lre phal. »2me phal. 5me doigt, métac. »lre phal. »2me phal. N° 954 fig. descr. doriginale 47 31 13 6,2 11,5 3,3 36 30,8 11,3 16 28,5 10 9 29 8 6,2 30 15 8 11 27,5 30 9 13 27,5 9 10 25,5 8 6 Crâne, long, totale Long, condylobasale Larg. zygomatique Larg. mastoïde Larg. M3-M3 Larg. interorb. Rang. dent. sup. Long, mandibule Rang. dent. inf. N« 954 d 13 12,2 8,6 7,3 5,4 3,4 4,5 9,3 4,8 La description originale de Cretzschmar (loc. cit.) est insuffisante pour une identifi¬ cation sûre. Aucun caractère et aucune mesure du crâne et des dents ne sont donnés. Dans le catalogue de Dobson (1878), marginatus est mis dans les synonymes de kuhlii. Cependant, Allen (1914, loc. cit.) rapporte àmarginatus un spécimen femelle capturé àEl Garef, près de Roseires, Nil Bleu. Cet auteur précise certains caractères de la dentition qui correspondent parfaitement ànotre exemplaire :première incisive supérieure bifide et 2fois plus longue que la seconde —chez kuhlii, elle est unicuspide —;première prémolaire supérieure très petite, non visible du côté externe. La coloration de notre spécimen correspond bien àla description originale et àcelle de Allen (loc. cit.) Par la forme du crâne et la dentition, cette espèce se rapproche du groupe nommé par Roberts (1926) Eptesicops, dont le type est Scotophilus rusticus Tomes. Hill et Carter (1941, p. 45) rapportent àEptesicops l'espèce Pipistrellus anchietae (Seabra). Biologie Notre spécimen aété pris de nuit, alors qu'il volait dans notre case. Pipistrellus musciculus Thomas Pipistrellus musciculus Thomas, Ann. Mag. Nat. Hist. (8) 11 :316, 1913. Bityé, Cameroun. Répartition Depuis la description de Thomas, cette Pipistrelle aété retrouvée par Lang et Chapin (1917) àAvakubi, au NE du Congo Belge. —82 — Description et biologie Voir description originale et Allen, Lang et Chapin (1917). Cette Chauve-souris est probablement un des plus petits Mammifères connus :la lon¬ gueur de la tête et du corps ne dépasse guère 36 mm. Pipistrellus nanulus Thomas Pipistrellus nanulus Thomas, Ann. Mag. Nat. Hist. (1) 14 :198, 1904. Efoulèn, Cameroun. Répartition Du Cameroun àla Gold Coast. Wroughton (Ann. Mag. Nat. Hist. (7) 17, 1906) signale cette espèce àAgoulerie, Sdu Nigeria, et Ingolby (Ann. Mag. Nat. Hist. (10) 3, 1929) à Kintampo, Gold Coast. *Pipistrellus nanus nanus (Peters) Vespertilio nanus Peters, Reise Mossamb., Säugeth. :63, pl. 16, fig. 2, 1852. Inhambane, Mozambique. Vesperugo nanus. Sjöstedt, 1897 aet b. Pipistrellus nanus nanus. Sanderson, 1940. Répartition générale Du Kenya au Mozambique, àl'W jusqu'au Libéria, par le Congo Belge, Rhodésie, Angola, Moyen-Congo, Guinée Espagnole, Oubangui, Cameroun, Nigeria, Togo, Côte d'Ivoire1. Répartition au Cameroun (Fig. 25, P. 83) Yaounde, Victoria (Sjöstedt, 1897 b) ;Tinta (Sanderson, 1940). Collection 9exemplaires. N°s 341 9ad., 341 a9juv., 341 bJjuv., 346 a9juv., 346 bcT juv., 417 9ad., 418 J1 ad., Ndiki¬ niméki, 26. 3-2. 4. 1947 ; 584 c? ad., Konn, 29. 4. 1947 ; 1600 cT ad., Rei Bouba, 22. 9. 1947. J'ai encore examiné 3spécimens du Musée Zoologique de Strasbourg (2 cTcf, 19), venant de Mukonje. Description Caractères externes. —L'oreille ale bord externe émarginé ;la base externe porte un lobule antitragal quadrangulaire. Le tragus ale bord interne un peu concave ;le bord externe est convexe et est dépourvu de lobule àsa base ;la plus grande largeur se trouve au milieu du bord interne ;l'apex est courbé légèrement en avant. La base du 1er doigt et la plante du pied présentent une surface renflée et ridée (renflements adhésifs). Le patagium s'insère àla base de la lre phalange du 1er orteil. La queue est environ aussi longue que la tête et le corps ensemble. Le lobe postcalcanéal est bien distinct, petit et arrondi. L'uropatagium est velu dorsalement sur la moitié proximale et dessous sur les 2/3. Les 2mâles de Mukonje 1M. le professeur J.-G. Baer m'a rapporté un spécimen de cette espèce, venant d'Adiopodoumé (10. 8. 1951). 83 — ont les testicules très développés ;ils se rejoi¬ gnent sur la ligne médiane au-dessous de l'anus, comme chez Scotophilus nigrita leuco¬ gaster (voir p. 90). Coloration. —Les poils sont bicolores : noirâtres àla base, brun plus ou moins brillant àla pointe. L'aspect général est brun assez foncé ;le dessous est un peu plus clair. Les oreilles sont brunes ;le patagium est gris brun foncé ;le dessous des avant-bras est crème. Chez quelques spécimens, le bord libre de l'uropatagium et du patagium (du pied au 3me doigt, mais surtout du pied au 5me) est liséré de blanc (N°s 418, 584,1600 et les 3spécimens de Mukonje). Crâne. —Les crêtes lambdoïdales sont bien développées. La largeur mastoïde est presque égale àla largeur zygomatique. Dentition. —La lre incisive supérieure est bicuspide. La 2me atteint la pointe posté¬ rieure de la lre. La lre prémolaire supérieure est petite ;elle va jusqu'au talon, ou un peu au-delà, de la 2me prémolaire ;elle est placée sur le côté interne de la rangée dentaire, mais elle est visible du côté externe. La ca¬ nine et la 2me prémolaire supérieure sont séparées. Les incisives inférieures sont tricuspides, parallèles au bord de la mandibule. La lre prémolaire inférieure atteint les %de la hauteur de la 2me. Hill et Carter (1941, p. 44) donnent d'excellentes figures du crâne. Mensurations JÄfe *? Fig. 25. Pipistrellus nanus nanus (Peters). AGlauconycteris argentalus (Dobson). Avant-bras (5 cfcf, 39 9 Tibia Pied Queue (br?c?, 399) 3me doigt, métac. »lre phal. »2me phal. 4me doigt, métac. 5me » » doigt, » » lre phal. 2me phal. métac. lre phal. 2me phal. 3dd et 29 9 ad. moy. min. max. 29,8 11 5,6 34,9 27,5 9,4 13,2 27 8,1 7,9 26,7 6,7 5,2 27,5 10 5,2 30,5 25,5 9 12,2 25,2 7,5 7,5 25,2 6 5 32 12 6 41 30 10 14 29,5 9 8,2 28,5 7 6 84 N°s 417 584 1600 Sd d Crâne, long, totale Long, condylobasale Larg. zygomatique Larg. mastoïde 12 11,6 11,3 10,7 10,1 10 7,3 7,2 7,1 76,8 6,8 4.7 4,5 4,6 3.8 3,7 3,7 87,7 7,8 43,9 3,9 Larg. bords ext. M3-M3 Rang. dent. sup. Long, mandibule Rang. dent. inf. Biologie Tous nos spécimens ont été pris de nuit dans des cases indigènes, sauf celui de Konn qui vient bien d'une habitation, mais qui aété pris de jour. La femelle N° 341, de Ndikiniméki, portait 2embryons (d1 et Ceux-ci ont une longueur de 20 mm; les renflements adhésifs sont déjà très apparents. Les 2jeunes N° 346 aet bont un avant-bras de 22 et 21 mm ; ils nous ont été apportés en même temps que la femelle portante N° 341. La parturition, pour cette espèce, adonc lieu pendant les mois de mars et d'avril. Gen. EPTESICUS Rafinesque Eptesicus Rafinesque, Annals of Nature :2, 1820. Vesperus Dobson, Cat. Chiropt. Brit. Mus. :184, 1878. (Comme sous-genre de Vesperugo ;in parte.) Table de détermination des espèces 1. Ailes foncées. 2 —Ailes translucides, claires. Avant-bras de 28-30 mm. tenuipinnis, p. 87 2. Trou occipital, vu par dessous, faisant un angle obtus. Avant-bras de (26) 28-32 mm. minutus minutus, p. 86 —Trou occipital, vu par dessous, faisant un angle droit ou aigu. Bord libre du patagium liséré de blanc. Avant-bras de 28-31,5 mm. capensis somalicus, p. 84 *Eptesicus capensis somalicus (Thomas) Vespertilio minutus somalicus Thomas, Ann. Mag. Nat. Hist. (7) 8:32, 1901. Hargeisa, Somalie Britannique. Eptesicus capensis somalicus. Hollister, 1918. Répartition Eptesicus capensis (Smith) comprend plusieurs sous-espèces répandues dans le Set l'E de l'Afrique. E. c. damarensis (Noack) remonte àl'W jusqu'en Angola. E. c. somalicus est signalé en Afrique nord-orientale :Kenya, Somalie Italienne et Britannique, Erythrée, Soudan Anglo-Egyptien, Nil Bleu. Après Nycteris aethiopica aethiopica et Pipistrellus marginatus, voici encore une espèce nord-orientale nouvelle pour le Cameroun. 85 Collection 1exemplaire. N« 1150 cT ad., Mbé, 4. 8. 1947. Description Caractères externes. —L'oreille ale bord interne moins convexe que chez minutus ; le bord externe est d'abord droit, puis légèrement concave et enfin convexe àla base. Le tragus est de même forme générale que chez minutus, mais un peu plus large. Le pelage s'étend sur la moitié proximale de l'humérus, sur la moitié de l'uropatagium et sur tout le fémur, dessus comme dessous. Le lobe postcalcanéal est assez long, mais étroit. Coloration. —La teinte générale est un peu plus claire que chez minutus ;les poils du dos sont brun foncé àla moitié basale et bronzés àla pointe ;ils ont 6mm de longueur. Ala face inférieure, la moitié terminale des poils est blanc brillant. Le patagium est brun foncé nettement plus clair àl'uropatagium ;les oreilles sont de la couleur de l'uropatagium. Il yaun liséré blanchâtre au bord libre du patagium, de la queue au 3me doigt. Crâne. —Le profil dorsal est presque droit, exactement comme Hill et Carter (1941, p. 47) le figurent pour E. capensis damarensis ;il est plus incliné vers le rostre que chez minutus. Le trou occipital fait une échancrure àangle aigu (85°), alors que l'échancrure est àangle obtus chez minutus. Dentition. 2•i•i•3 „La première incisive supérieure est unicuspide chez notre spécimen, mais cette dent est usée. La 2me incisive supérieure est petite, comme dans minutus. Les incisives inférieures sont tricuspides, imbriquées. La lre prémolaire inférieure est un peu plus haute que la moitié de la 2me. Mensurations. —Bien que de dimensions externes un peu inférieures àcelles de la description originale, notre exemplaire correspond bien àcette dernière. Dans le tableau suivant, je rappelle, àtitre de comparaison, les mesures données dans la description de Thomas. Avant-bras Tibia Pied Oreille Queue 3me doigt, métac. »lre phal. »2me phal. 4me doigt, métac. »lre phal. »2me phal. 5me doigt, métac. »lre phal. »2me phal. N° 1150 dDescrip. origin. 28 11 5,8 11 29 26 8,6 14 24,8 8,2 7,5 25 6,2 5,2 30-31 13 10-11 35 Crâne, long, totale Long, condylobasale Larg. zygomatique Larg. mastoïde Larg. ext. M3-M3 Larg. interorb. Rang. dent. sup. Long, mandibule Rang. dent. inf. N» 1150 Descrip. dorigin. 12,7 12,5 12 — 8,3 8 7,2 — 5,2 — 3,2 3,1 4,5 — 9,1 — 4,7 —86 — Biologie Cet exemplaire nous aété apporté par un indigène. Je ne sais pas àquel endroit il a été capturé. E. capensis somalicus est une espèce des savanes et des steppes. Sa présence au Cameroun, àplus de 2000 km de son habitat habituel, peut paraître surprenante. Il faut toutefois rappeler qu'il n'y aaucun obstacle naturel, montagnes, forêts ou déserts, empêchant cette espèce d'étendre son habitat vers l'W, par les savanes du Bahrel-Ghazal et de l'Oubangui-Chari. C'est sans doute aussi cette voie qu'ont utilisée d'autres espèces nord-orientales observées dans le Ndu Cameroun :Nycteris ae. aethiopica, Scotophilus nigrita leucogaster et Pipistrellus marginatus. *Eptesicus minutus minutus (Temminck) Vespertilio minuta Temminck, Monogr. Mammal. 2:209, 1835-41. Cap de Bonne-Espérance. Vesperus minutus. Sjöstedt, 1897 aet b. RÉ EPARTITION GENERALE Longtemps confondue avec Epusillus (Leconte), cette espèce s'en distingue toutefois par sa taille plus faible. La première prémolaire inférieure chez minutus ne dépasse pas la moitié de la hauteur de la seconde, alors que dans pusillus, elle atteint environ les 2/3 de cette dernière (voir Hill et Carter, 1941). La confusion était d'autant plus grande que Noack (Zool. Jahrb., Syst. :216, 1889) adécrit un Vesperus pusillus qui est considéré comme synonyme du Vespertilio pusillus de Leconte. La répartition géographique indiquée ci-dessous intéresse le complexe des 3«formes ». Sde l'Afrique, Madagascar, Tanganyika, Angola, Congo Belge, Gabon (Peters, 1876), Cameroun, Togo, Libéria, Guinée Portugaise. Répartition au Cameroun Cette espèce est seulement indiquée par Sjöstedt (1897 b) àYaounde. Collection 1exemplaire. N° 626 9ad., Yoko, 24. 5. 1947. Description Caractères externes. —Les oreilles, rabattues en avant, n'atteignent pas le bout du museau ; le bord interne est convexe ;le sommet est arrondi ;le bord externe, légèrement concave à partir du sommet, est ensuite convexe jusqu'au lobe antitragal qui est peu marqué. Le tragus ale bord interne droit, sauf au x/3 supérieur où il est légèrement concave ;le sommet est ainsi porté un peu en avant ;le bord externe est convexe jusqu'à la hauteur de la base du bord interne, il porte, plus bas, un lobule triangulaire aigu ;la plus grande largeur est atteinte un peu au-dessus du niveau de la base du bord interne. Le patagium est inséré à la base de la première phalange du premier orteil. Dessus comme dessous, le pelage s'étend sur le 1/3 proximal de l'humérus, sur le 1/3 de l'uropatagium et sur les 3/4 du fémur. La queue est libre sur 1,5 mm. Le lobe postcalcanéen est bien visible, long et assez étroit. —87 — Coloration. —Elle est semblable àcelle de Pipistrellus nanus nanus, auquel cette espèce ressemble beaucoup. Ala face ventrale, la pointe des poils est blanchâtre. Les oreilles et le patagium sont noirâtres, un peu plus clair àl'uropatagium. Le museau est noir. Crâne. —Le profil dorsal est droit, très légèrement incliné vers le bas, au rostre. Le trou occipital fait une échancrure obtuse dans le basioccipital. Dentition. —La lre incisive supérieure est bicuspide ;sa pointe postérieure est petite. La 2me incisive supérieure, simple, atteint le 1/3 de la hauteur de la lre àlaquelle elle est accolée 1. Les incisives inférieures sont tricuspides, un peu imbriquées. La lre prémolaire inférieure atteint la moitié de la hauteur de la 2me. Mensurations N° 626 9 Envergure 210 Tête +corps 42 Avant-bras 29,5 Tibia 10,5 Pied 5,8 Oreille 10,5 Queue 31 3me doigt, métac 26,5 »lre phal 9,8 »2me phal 14 4me doigt, métac 26,3 »lre phal 8,5 »2me phal 8,5 5me doigt, métac. »lre phal. »2me phal. Crâne, long, totale Long, condylobasale Larg. zygomatique Larg. mastoïde Larg. interorbit. Larg. ext. M3-M3 Rang. dent. sup. Long, mandibule Rang. dent. inf. 27,3 7 5 12,6 12 7,7 7 3,1 5 4,4 9,3 4,8 BioLOGIE Notre unique exemplaire nous aété apporté par un indigène. Nous n'avons rien appris concernant ses mœurs. Eptesicus tenuipinnis (Peters) Vesperus tenuipinnis Peters, Monatsb. K. Preuss. Akad. Wiss. Berlin :263, 1872. Guinée. Eptesicus tenuipinnis. Eisentraut, 1942. Répartition Libéria, Togo, Gold Coast, Cameroun, Guinée Espagnole, Gabon, Moyen-Congo, Congo Belge, Angola, Tanganyika, Ouganda. Au Cameroun, cette espèce est connue depuis peu de temps, grâce àEisentraut (1942) qui l'a trouvée àIsongo, Debundscha et Bota près de Victoria. Description et biologie Voir Hill et Carter (1941) et Eisentraut (1940 et 1942). 1Dans pusillus, cette dernière incisive est tricuspide. —88 — Gen. MIMETILLUS Thomas Mimetillus Thomas, Abstr. Proc. Zool. Soc. London 10 :12, 1904 ;Proc Zool. Soc London :188, 1905. Mimetillus moloneyi moloneyi (Thomas) Vesperugo (Vesperus) moloneyi Thomas, Ann. Mag. Nat. Hist. (6) 7:528, fig., 1891. Lagos, Nigeria. Mimetillus moloneyi. Jeannin, 1936. Répartition De Sierra Leone au NE du Congo Belge. Au Cameroun, cette espèce n'est citée que par Jeannin (1936, p. 187) qui dit :«Régions forestières du SCameroun ». Description et biologie Voir description originale et Allen, Lang et Chapin (1917). Gen. NYCTICEIUS Rafinesque Nycticeius Rafinesque, J. Phys. 88 :417, 1819. Subgen. Scoteinus Dobson Scoteinus Dobson, Proc. Zool. Soc. London :371, 1875. (Comme sous-genre de Scotophilus Leach.) *Nycticeius schlieffeni albiventer (Thomas et Wroughton) Scoteinus schlieffeni albiventer Thomas et Wroughton, Proc. Zool. Soc. London :540, 1908. Naikhala, Haute-Egypte. Nycticeius africanus G. M. Allen, Bull. Mus. Comp. Zool. 54 :328, 1911. Répartition La forme albiventer ne diffère guère de la forme typique que par la couleur du ventre qui est blanche dans la première et plus roussâtre dans la seconde. Amon avis, ces variations entrent dans le cadre d'une nomenclature quadrinominale, mais comme je n'ai pu examiner une série suffisante de chaque forme, je maintiens le nom de albiventer, forme àlaquelle notre exemplaire correspond parfaitement. La répartition géographique de schlieffeni schlieffeni est :Egypte (jusqu'au Caire), Erythrée, Abyssinie, Nil Bleu, Aden, Kenya, Darfur, Aïr, Nigeria, Gold Coast, Soudan Français (Bourem). N. schlieffeni albiventer est signalé en Haute-Egypte, Kenya (sous le nom de N. africanus), Tanganyika, Congo Belge (Katanga, Uélé, Kasai) 1, Nigeria, Niger (Niamey). 1Allen (1917) signale Scoteinus schlieffeni àNiangara (Uélé) ;Schouteden (1944) reprend cette citation sous le nom de S. s. albiventer. —95 — Glauconycteris beatrix Thomas Glauconycteris beatrix Thomas, Ann. Mag. Nat. Hist. (7) 8:256, 1901. Rivière Benito, 15 milles de son embouchure, Guinée Espagnole. Glauconycteris beatrix. Thomas, 1913 a;Hayman in Sanderson, 1940. Répartition Du Cameroun au Tanganyika et jusqu'en Angola du N. Au Cameroun, cette espèce est signalée par Thomas (1913 a) àIsongo, près de Bibundi, et Sanderson (1940) l'indique àEshobi. Hayman (in Sanderson, 1940) cite un spécimen de Kribi. Description et biologie Voir la description originale et Thomas (1913 a). La biologie de cette espèce est quasi inconnue. Glauconycteris egeria Thomas Glauconycteris egeria Thomas, Ann. Mag. Nat. Hist. (8) 11 :144, 1913. Bibundi, Cameroun Anglais. Répartition Ama connaissance, cette espèce n'a jamais été retrouvée depuis sa description. Description et biologie Voir description originale. La biologie de cette espèce est inconnue. Glauconycteris variegata papilio Thomas Glauconycteris papilio Thomas, Ann. Mag. Nat. Hist. (7) 15 :77, 1905. Entebbe, Ouganda. Glauconycteris variegata papilio. Allen, 1940. Répartition Mozambique, Tanganyika, Ouganda, NRhodésie, NAngola, Congo Beige, Gabon, Cameroun, Gold Coast. Au Cameroun, la seule citation que j'aie trouvée est celle de G. M. Allen (1940, p. 152) qui donne une photographie d'un spécimen du Cameroun, conservé au Museum of Compa¬ rative Zoology àCambridge, Mass. Description et biologie Voir description originale et Allen, Lang et Chapin (1917). —96 — Espèces dont la présence est probable au Cameroun Glauconycteris poensis (Gray), dont la localité typique n'est pas Fernando Po, comme on est fondé àle supposer, mais le Bas-Niger, aune aire de répartition qui s'étend de Sierra Leone au Sdu Nigeria. Si poensis est synonyme de alboguttatus Allen (N et Edu Congo Belge) et de humeralis Allen (E du Congo Belge), comme le pensent Hayman et Jones (Ann. Mag. Nat. Hist. (12) 3:761-763, 1950), il est probable que cette espèce habite aussi la zone forestière du Cameroun. La petite série de Glauconycteris du Sdu Nigeria, rapportée par Sanborn (1936) àalboguttatus, appartient probablement àpoensis, si ces formes doivent être séparées (Hayman, l945, p. 770 ;Hayman et Jones, 1950, loc. cit., p. 763). Glauconycteris superba Hayman, décrit d'après un spécimen de l'Ituri, possède une forme occi¬ dentale, G. superba sheila Hayman, découverte en Gold Coast. Il serait intéressant de constater la présence de l'une ou l'autre forme dans le Sdu Cameroun. Subfam. Miniopterinae Gen. MINIOPTERUS Bonaparte Miniopterus Bonaparte, Icon. Fauna Italica 1:fase. 20, 1837. (Comme sous-genre de Vespertilio.) Miniopterus inflatus Thomas Miniopterus inflatus Thomas, Ann. Mag. Nat. Hist. (7) 12 :634, 1903. Efoulèn, Cameroun. Miniopterus inflatus. Sanborn, 1936. Répartition Cameroun, Guinée Espagnole et Congo Belge (grottes de Thysville, Bas-Congo et Mouloungou, Kivou). Au Cameroun, cette espèce est connue par le type et une petite série du Mont Cameroun, à1770 md'altitude (Sanborn, 1936). Description Voir description originale et mesures dans Allen (1917) et Sanborn (1936). Dentition. —2-1-2-3 3-1-3-3 Biologie Comme M. schreibersii (Kuhl) en Europe, cette espèce fréquente les grottes. Au Mont Cameroun, les Chauves-souris signalées par Sanborn ont été trouvées dans une grotte en compagnie de Rhinolophus alcyone alticolus Sanborn. Le grand réseau des grottes de Thysville renferme une colonie de plusieurs milliers de Chauves-souris appartenant toutes àM. inflatus (Lang et Chapin, 1917). —97 Subfam. Kerivoulinae Gen. KERIVOULA Gray Kerivoula Gray, Ann. Mag. Nat. Hist. (1) 10 :258, 1842. Table de détermination des espèces 1. Avant-bras de plus de 35 mm, généralement. 3me incisive inférieure unicuspide. smithii, p. 98 —Avant-bras de moins de 35 mm. 2 2. Une frange de poils au bord postérieur de l'uropatagium, prenant naissance àla face inférieure. Avant-bras de 27-30 mm. muscilla, p. 97 —Pas de frange interfémorale. 3 3. Avant-bras de 27,5-29,5 mm. phalaena, p. 98 —Avant-bras de 32-34 mm. cuprosa, p. 97 Kerivoula cuprosa Thomas Kerivoula cuprosa Thomas, Ann. Mag. Nat. Hist. (8) 10 :41, 1912. Bityé, Cameroun. Répartition Depuis sa description, cette espèce aété retrouvée dans le centre et le Ndu Congo Belge. Description Voir description originale et mesures dans Allen (1917). Dentition. 2-1-3-3 3-1-3-3 Biologie Voir Lang et Chapin (1917). Kerivoula muscilla Thomas Kerivoula muscilla Thomas, Ann. Mag. Nat. Hist. (7) 18 :294, 1906. Rivière Dja, Cameroun. Répartition Sdu Cameroun (localité typique) et Gabon. Cabrera (1908) indique :«Rio Nye ». Cette rivière est un affluent de la rive gauche du Ntem, fleuve frontalier entre le Cameroun et le Gabon, puis la Guinée Espagnole. —98 — Matériel examiné 1exemplaire du Musée Zoologique de Strasbourg, venant de Mukonje. C'est un mâle, dont l'avantbras mesure 30 mm. Biologie On ne sait rien des mœurs de cette espèce très rare. Kerivoula phalaena Thomas Kerivoula phalaena Thomas, Ann. Mag. Nat. Hist. (8) 10 :281, 1912. Bibianaha, Gold Coast. Répartition Ama connaissance, cette espèce n'a pas été retrouvée depuis sa description. Matériel examiné 1exemplaire du Musée Zoologique de Strasbourg, venant de Mukonje. Il s'agit d'une femelle, dont voici quelques mesures : Avant-bras 27,3 Crâne, long, totale 11,8 Long, condylobasale 10 Larg. zygomatique 6,6 Haut, cérébrale (avec bulles) 5,7 Rang. dent, sup 4,5 Rang. dent, inf 4,7 Biologie Les mœurs de cette Chauve-souris sont inconnues. Kerivoula smithii Thomas Kerivoula smithii Thomas, Ann. Mag. Nat. Hist, (b) 6:166, 1880. Vieux Calabar, SNigeria. Kerivoula smithi. Sjöstedt, 1897 aet b. Kerivoula smithii. Thomas, 1912. Répartition SNigeria et Cameroun. Dans ce dernier pays, K. smithii est signalé par Sjöstedt (1897 aet b) au Mont Cameroun et àBonge 1. Thomas (1912) en cite encore un spécimen àBityé. Dans cette région, 3espèces de Kerivoula ont ainsi été trouvées :cuprosa, muscilla et smithii. Biologie Comme pour les précédentes espèces, on ne connaît rien des mœurs de ces Chauvessouris rares. Les 4formes signalées au Cameroun ne fréquentent que la zone forestière. 1Dans sa note, Sjöstedt (1897 a, p. 9) donne quelques mesures :avant-bras 27 mm, etc. Il pourrait bien s'agir de phalaena. 99 — Fam. Molossidae Table des genres et espèces 1. 1prémolaire supérieure seulement et 1incisive inférieure. Les incisives supérieures sont en contact l'une avec l'autre et avec les canines. Prémaxillaires unis complètement. Incisives infé¬ rieures s'étendant en arrière entre les canines. 3me molaire supérieure réduite. Avant-bras de 36 mm. Myopterus whitleyi, p. 99 —2prémolaires supérieures et généralement 2incisives inférieures (parfois 1). Les incisives supé¬ rieures non en contact Tadarida -1 2 2. 3me molaire supérieure réduite. Le 3me pli d'émail manque ou n'atteint pas la longueur de la moitié du 2me. Subgen. Mops 3 —3me molaire complète. Les plis d'émail forment un W. Les 3me et 4me plis peuvent être un peu réduits, mais jamais autant que ci-dessus. Prémaxillaires unis. Subgen. Chaerephon 4 3. Avant-bras de 31 mm environ. T. leonis, p. 100 —Avant-bras de 38-41 mm. T. thersites, p. 101 4. Pas de bande blanche sur les flancs, le long du patagium. 5 —Une bande blanche àla face inférieure, sur les flancs. T. pumila limbata, p. 103 5. lre prémolaire supérieure en dehors de la rangée dentaire ;la canine et la 2me prémolaire sont en contact. T. pumila gambiana, p. 103 —lre prémolaire supérieure dans la rangée dentaire ;la canine et la 2me prémolaire ne sont pas en contact. T. pumila nigri, p. 104 Gen. MYOPTERUS Oken Myopterus Oken, Lehrbuch d. Naturgesch., part. 3, sect. 2:932, 1816. Eomops Thomas, Ann. Mag. Nat. Hist. (1) 16 :572, 1905. Eomops. Miller, 1907 ;Simpson, 1945. Myopterus whitleyi (Scharff) Mormopterus whitleyi Scharff, Ann. Mag. Nat. Hist. (1) 6:569, 1900. Benin, Nigeria. Répartition Gold Coast (Hayman, 1945), Nigeria, Congo Beige (Luluabourg, Coquilhatville). Au Cameroun, ce Chiroptère n'était pas signalé jusqu'à présent. Sanderson (1940) l'indique tout près de la frontière du Cameroun Anglais :Ikotmbo, près de Calabar. Les collections du Musée Zoologique de Strasbourg renferment un spécimen venant de Mukonje. La présence de cette espèce au Cameroun était àprévoir. La localité de Mukonje vient combler le hiatus qui existait du Nigeria au Congo Belge. Matériel examiné 1exemplaire J1 ad., Mukonje (Leg. Rhode, 1905), au Musée Zoologique de Strasbourg. 1Pour les subdivisions du genre Tadarida, adopté ici suivant Simpson (1945), voir Thomas, J. Bombay Nat. Hist. Soc. 22 :91, 1913. 100 Descriptioi Le spécimen que j'ai examiné correspond parfaitement aux descriptions et mesures de Thomas (1905), Miller (1907, p. 245-247) et Hayman (1945). r~i • • 1-1-1-3 Dentition. —¦ -;—-.—s—r 1-1-2-3 Mensurations. —Dans le tableau, je donne, àtitre de comparaison, les mesures indiquées par Hayman (1945). Tête +corps Avant-bras Tibia Pied Oreille, long. Oreille, larg. Queue 3me doigt, métac. 4me doigt, métac. 5me doigt, métac. dad. Hayman 2ad. 51 56 36 36 11,8 — 7,5 7 15,5 16 12,5 — 31 30 38 — 36 — 24,5 — Crâne, long, totale Long, condylobasale Larg. zygomatique Larg. mastoïde Larg. ext. M3-M3 Rang. dent. sup. Long, mandibule Rang. dent. inf. cf ad. Hayman 9ad. 18,5 18 16,1 17 10,6 11 9,9 — 88 6,5 7 13 — 7 La crête sagittale est développée seulement sur l'occipital. Biologie On ne sait presque rien des mœurs de cette espèce, qui semble strictement localisée àla grande forêt. Gen. TADARIDA Rafinesque Tadarida Rafinesque, Précis Découv. Trav. Som. :55, 1814. Nyctinomus E. Geoffroy, Descr. Egypte 2:114, 1818. Subgen. Mops Lesson Mops Lesson, Nouv. Tabi. Règne Anim., Mammif. :18, 1842. Tadarida leonis (Thomas) Nyctinomus leonis Thomas, Ann. Mag. Nat. Hist. (8) 12 :373, 1908. Sierra Leone. Nyctinomus leonis. Jeannin, 1936. Mops leonis. Malbrant et Maclatchy, 1949. Répartition Sierra Leone, Cameroun, Fernando Po, Guinée Espagnole, Congo Français, Uélé. Au Cameroun, cette espèce est signalée par Thomas (1908) qui ne précise pas la localité. Jeannin (1936) indique :«Régions forestières du S». Malbrant et Maclatchy (1949) disent que l'espèce est connue àBityé. —101 — Description et biologie Voir Thomas (1908) et Allen, Lang et Chapin (1917). *Tadarida thersites (Thomas) Nyctinomus thersites Thomas, Ann. Mag. Nat. Hist. (7) 12 :634, 1903. Efoulèn, Cameroun. Répartition Depuis sa description, cette espèce aété trouvée au Congo Belge, dans le district du Kasai. Collection 5exemplaires. N« 459, 460 cTcT ad., 461, 462, 463 99ad., Ndikiniméki, 8. 4. 1947. DESCRIPTION Caractères externes. —Nos exemplaires correspondent parfaitement àla description originale de Thomas. Allen (1917), en décrivant son Mops (Allomops) occipitalis, de l'Uélé, pense qu'il s'agit peut-être de la même espèce. D'après la description de Allen et les dessins du crâne qu'il donne (p. 475), on peut noter les différences suivantes :taille un peu plus faible pour occipitalis ;première prémolaire supérieure plus petite pour thersites ;1paire d'incisives inférieures chez occipitalis (d'après le dessin) et 2paires chez thersites. Le corps est grand, comparé àla longueur des membres. Les'oreilles sont larges et courtes ; les bords internes sont unis sur le front par une bande de 3-4 mm ;le bord externe est muni àla base d'un antitragus quadrangulaire de 4sur 4mm environ, bien séparé du pavillon. Le tragus est très petit, 1à1,5 mm de long ;il est uni àl'antitragus par une bandelette basse, partant de sa base externe. Le museau est pointu, les narines sont proéminentes. La lèvre supérieure présente 5à6rides verticales sur les côtés. Le pelage est très court (2 mm sur le dos) et velouté. Les poils glandulaires, derrière la jonction des oreilles, atteignent 7mm de longueur chez le mâle, un peu moins chez la femelle. De chaque côté du corps, àla face dorsale, au niveau de l'insertion des membres postérieurs, il yaune touffe de longues soies droites, dirigées perpendiculairement au corps ou en arrière. Le patagium s'insère au milieu de la longueur du tibia. La queue est libre sur 53 à61 %de sa longueur totale. Le pelage est confiné, dessus, àla tête, àla moitié antérieure du dos et àune bande large de 14 à20 mm sur le milieu de la moitié postérieure du dos, jusqu'au niveau de l'insertion des membres postérieurs. Cela est dû au fait que le patagium ne s'insère pas sur les côtés du corps, mais sur le dos. Ala face inférieure, la tête est nue, sauf quelques longues soies au menton et à la base du bord externe des oreilles. Une plage au bas-ventre est aussi dépourvue de poils ; ce caractère n'est pas bien observable chez tous nos exemplaires, du fait de l'incision néces¬ saire pour une bonne pénétration de l'alcool, lors de la préparation des animaux. Le patagium est poilu sur une bande de 1cm de large environ, àla partie adjacente au corps. La queue et l'uropatagium sont nus, dessus comme dessous. Coloration. —La face supérieure est brun chocolat foncé ;les poils de la poche glandu¬ laire de la tête sont noirs. Ala face inférieure, les flancs sont noirs et la couleur passe insen- —102 — siblement au brun roux àla poitrine. Le menton est brun clair. Il yaune étroite bande, plus ou moins bien limitée, de couleur jaune crème, qui s'étend de la base externe des oreilles en passant derrière le menton. Les membres et le patagium sont brun noir dessus, gris brun dessous ;les bras et l'avant-bras sont de couleur chair dessous. Crâne. —Les crêtes lambdoïdales sont extrêmement développées, surtout chez le mâle. La crête sagittale est nulle sur le rostre, jusqu'au niveau des dernières molaires ;elle est ensuite assez développée surtout au-dessus de la moitié antérieure de la boîte crânienne. Le profil dorsal est, àpartir du rostre :légèrement convexe, concave, convexe (crête sagit¬ tale), concave. Chez la femelle, la courbe est atténuée. Ce profil est différent de celui figuré pour occipitalis (Allen, 1917, p. 475) ;ce dernier ne présente pas de partie concave anté¬ rieure. Les prémaxillaires sont séparés ;l'échancrure entre eux est étroite et peu profonde ; elle atteint le niveau du milieu de la base de la canine. Ala mandibule, les apophyses angu¬ laires sont fortement déjetées sur le côté, chez le mâle, de sorte que la largeur maximum de la mandibule est presque égale àsa longueur. Dentition. —1-2-3jLes incisives supérieures sont verticales, àbords internes pa¬ rallèles, nettement séparés. La première prémolaire supérieure est très petite ;elle atteint àpeine la hauteur de la pointe antéro-interne de la 2me prémolaire ;elle est située dans la rangée dentaire et sépare la canine de la 2me prémolaire. La dernière molaire supérieure est réduite ;la crête d'émail figure un V;il n'y ani métastyle, ni hypocone, le métacone est très bas. Les incisives inférieures sont bicuspides ;les premières sont en contact au milieu ; la pointe interne de la lre incisive est plus grande que l'externe ;la 2me incisive est un peu superposée, la pointe interne étant derrière la pointe externe de la lre. Les 2prémolaires inférieures sont subégales en hauteur, la lre parfois un peu plus basse que la seconde chez les femelles (comme chez occipitalis). Les molaires inférieures ont une couronne très basse. Mensurations N08 459 460 461 462 463 Tête +corps dd999 72 73 72 71 73 Avant-bras 40 41 39 38 40 Tibia 15 15,5 15 14,5 15 Pied 10 10 10 10 10 Oreille, long. 18 19 17 18 18,5 Oreille, larg. —16,5 15 15,5 15 Queue, long, totale 35 34 32 34 35 Queue libre 20 20 17 21 19 3me doigt, métac. 40,5 42,5 41 39 41,5 »lre phal 17,5 18 16 17,5 17,5 »2me phal 23,5 24 23 22,5 24 4me doigt, métac. 39 40,5 40 37,5 40 »lre phal 14,5 14 12,5 14 14,5 »2me phal 13 13 12 12,5 12 5me doigt, métac. 26,5 27,5 26 25,5 28 »lre phal 10,5 10,5 10 10,5 11,5 »2me phal 554,5 4,5 5 —103 Nos 459 461 N08 459 461 Crâne, long, totale d9 Larg. ext. M3-M3 d9 21,9 19,7 8,7 8,8 Long, condylobasale 17,9 17,2 Rang. dent, sup 7,3 7,4 Larg. zygomatique 13 12,3 Long, mandibule 14,9 14 Larg. mastoïde 11,7 11,2 Larg. mandibule 14,1 11,8 4,2 4Rang. dent, inf 88 Biologie Tous nos spécimens viennent d'un arbre creux qui avait été abattu. Ils nous ont été apportés par des indigènes qui ont affirmé que la colonie était importante. Les 3femelles portaient chacune un fœtus bien développé :longueur totale 30, 31 et 34 mm. Lang et Chapin (1917) ont pris occipitalis àMedje, àla mi-septembre ;ils ont trouvé 2jeunes arrivés àla moitié de leur croissance, les autres individus étaient des jeunes adultes. Nos observations viennent préciser le moment de la parturition, qui doit se situer vers la fin d'avril, au Came¬ roun, si toutefois elle est vraiment localisée dans le cours de l'année. Au Congo Belge, elle aurait lieu un peu plus tard. T. thersites est une espèce de la zone forestière equatoriale. Subgen. Chaerephon Dobson Choerephon Dobson, J. Asiat. Soc Beng. 43 (2) :144, 1874. (Comme sous-genre de Nyctinomus E. Geoffroy.) Chaerephon Dobson, Mon. Asiat. Chiropt. :180, 1876. Orthographe du nom générique corrigée. Tadarida pumila gambiana (De Winton) Nyctinomus gambianus De Winton, Ann. Mag. Nat. Hist. (7) 7:30, 1901. Gambie. Choerephon gambianus. Jeannin, 1936. Répartition Afrique occidentale :Sénégal, Gambie, Guinée Portugaise, Soudan Français, Gold Coast, Nigeria. Au Cameroun, cette forme est signalée par Jeannin (1936) dans les régions centrales et septentrionales. C'est la seule indication concernant ce pays, et comme aucune localité précise n'est indiquée, on ne peut admettre T. pumila gambiana qu'avec doute, dans la liste des Chauves-souris camerounaises. Tadarida pumila limbata (Peters) Dysopes limbatus Peters, Reise Mossam., Säugeth. :56, pl. 14, 1852. Ile Mozambique. Nyctinomus limbatus. Sjöstedt, 1897 aet b. 104 RépartitioN Cette forme est répandue dans tout l'E africain, du Kenya au Mozambique et Mada¬ gascar. Al'W, elle est signalée en Angola, Congo Belge, Moyen-Congo, Gabon et Cameroun. Dans ce dernier pays, Sjöstedt (1897 b) l'indique àVictoria. Si la détermination est exacte, ce serait la limite occidentale et septentrionale (pour l'W) de la distribution géographique de T. pumila limbata. *Tadarida pumila nigri (Hatt) Chaerephon (Lophomops) nigri Hatt, Bull. Soc. Zool. France 53 :374, fig., 1928. Bourem, Cercle de Tombouctou, Soudan Français. Répartition Depuis sa description, cette forme ne semble pas avoir été retrouvée. Collection 1exemplaire. N° 1587 cT immat., Rei Bouba, 20. 9. 1947. DESCRIPTION Remarques générales. —De toutes les formes de Chaerephon susceptibles d'habiter le Ndu Cameroun, soit gambiana, websteri, pumila, nigri et éventuellement limbata, c'est à nigri que se rapporte le mieux le spécimen obtenu par la Mission Suisse. Malheureusement, la description originale de nigri est beaucoup trop sommaire pour permettre une identifi¬ cation sûre. Hatt ne parle pas de la forme de l'oreille et du tragus, ni de la dentition ;seule, la coloration est décrite ;elle correspond en tous points àcelle de notre exemplaire, de même que les mesures externes et crâniennes. L'auteur acomparé sa nouvelle espèce àcristata Allen, 1917, chapini Allen, 1917, et abae Allen, 1917, mais non àgambiana, pumila ou websteri. De Winton (1901) afait une revision des espèces décrites jusqu'en 1901. En se basant sur les caractères donnés par cet auteur, on peut constater que notre exemplaire camerounais diffère de :a) limbata, par l'absence des plages de poils blancs àla face inférieure ;limbata n'a d'ailleurs jamais été rencontré aussi au N;b) gambiana, par la lre prémolaire supé¬ rieure qui est dans la rangée dentaire et sépare la canine de la 2me prémolaire (en dehors de la rangée dentaire chez gambiana) ;c) pumila, par la couleur des ailes qui est blanchâtre dans notre spécimen et par la 2me incisive inférieure bifide et aussi grande que la lre (simple et plus petite chez pumila). Comparé àwebsteri décrit en 1908, notre spécimen en diffère par sa petite première prémolaire supérieure ;la coloration de websteri n'est pas donnée dans la description originale, qui est très sommaire. Il reste donc nigri, dont la description incomplète que donne Hatt s'applique parfai¬ tement, comme je l'ai déjà dit, àl'exemplaire trouvé au Cameroun. Il est d'ailleurs vraisemblable que plusieurs des formes mentionnées ci-dessus soient synonymes. Kershaw (Ann. Durban Mus. 3:29, 1921) aplacé limbata comme sous-espèce de pumila. Braestrup (Ann. Mag. Nat. Hist. (10) 11 :269-274, 1933, et Vidensk. Medd. Dansk naturh. Foren. K0benhavn 99 :73-130, 1935-36) va plus loin et considère pumila comme une grande espèce —«Rassenkreis» ou «race circle» —comprenant les formes pumila (s. str.), limbata, gambiana, websteri, hindei, frater, cristata, elphicki et langi. Quant ànigri, Braestrup (1933, loc. cit.) dit :«This species seems from the short description quite similar —Ill — Gen. RAYMONDIAFrauenfeld, 1855 Raymondia huberi Frauenfeld, 1855 Cette espèce aété signalée dans une grande partie de l'Afrique et jusqu'à Aden :Egypte, Abyssinie, Kenya, Nigeria, Congo Belge, Rhodésie du S., Zululand. Ses hôtes sont Nycteris thebaica Geoffroy, Cardioderma cor (Peters), Asellia tridens (Geoffroy), Hipposideros caffer (Sundevall), H. fuliginosus (Temminck) —àVieux-Calabar —, Triaenops persicus Dobson et Coleura afra (Peters). _Collection 3exemplaires. 1spec, sur Hipposideros caffer guineensis Andersen (N° 320), Dipikar, 4. 3. 1947 ; 1spec, sur H. caffer caffer (Noack) (N° 421), Ndikiniméki, 3. 4. 1947 ; 1spec, sur H. caffer ruber ou H. fuliginosus (N° 436), Ndikiniméki, 3. 4. 1947. Raymondia intermedia Jobling, 1936 Cette espèce aété observée au Congo Belge (à Rutsuru, frontière Congo-Ouganda) sur Rhinolophus hildebrandtii Peters, et au Mont Elgon sur Rhinolophus lobatus Peters. Collection 1exemplaire sur Hipposideros caffer guineensis Andersen (N° 295), Dipikar, 4. 3. 1947. Raymondia sp. Collection 1exemplaire sur Nycteris aethiopica aethiopica Dobson (N° 1045), Ngaouyanga, 19. 7. 1947. Ce spécimen semble appartenir àune nouvelle espèce. Il ne correspond àaucune de celles décrites dans la revision du groupe par Jobling (1939), mais paraît voisin de aiutata Speiser. La tête est comme celle de planiceps ;l'alula a6-7 épines ;la theca du labium est plus longue que large. La longueur de l'aile atteint 1,48 mm. Ord. Hemiptera Fam. Polyctenidae Gen. HYPOCTENES Jordan, 1922 Hypoctenes clarus Jordan, 1922 Cette espèce rare aété trouvée seulement au Cameroun, àEfoulèn, sur Tadarida (Mops) thersites (Thomas). —112 — Collection 1exemplaire 9sur Hipposideros cyclops (Temminck) (N° Akak, 12. 2. 1947. H. clarus est un curieux parasite qui semble très rare. Malgré de patientes recherches sur la série de H. cyclops d'Akak, conservés àl'alcool, je n'ai pu trouver qu'un seul spécimen. Ord. Siphonaptera Deux Puces, seulement, ont été trouvées sur nos Chiroptères du Cameroun. Elles n'ont pas été déterminées. Quelques espèces des genres Ischnopsyllus, Araeopsylla, Chiropteropsylla, Rhinolophopsylla, Thaumapsylla, Lagaropsylla, Echidnophaga, etc., ont été signalées sur des Chauves-souris africaines. Cl. Arachnida Ord. Acarina Quatre exemplaires d'Acariens, seulement, ont été trouvés sur nos Chiroptères du Came¬ roun. L'un appartient àla famille des Argasidae, il n'a pas été déterminé spécifiquement. Les trois autres sont de la famille des Spinturnicidae. Ancystropus kenyaensis Radford, 1947 Cette espèce aété signalée sur Eidolon helvum (Kerr) àKaimosi, Kenya. Collection 2exemplaires. 1d\ 19, sur Eidolon helvum (Kerr) (N° 334), Ndoungué, 20. 3. 1947. Spinturnix abyssinicus Hirst, 1927 Ce parasite provient d'une Chauve-souris indéterminée, capturée àAddis-Abeba. Collection Iexemplaire sur Scotophilus nigrita leucogaster (Cretzschmar) (N° 1180), Ngaouyanga, 9. 8. 1947. II est intéressant de remarquer que cet Acarien, découvert sur une Chauve-souris du NE de l'Afrique, se retrouve au Cameroun sur un Chiroptère d'affinité nord-orientale. —113 — En ce qui concerne les Pupipares, nos résultats sont comparables àceux obtenus par Lang et Chapin (1917). Ces auteurs ont observé 7espèces dont 5se retrouvent dans notre matériel qui comporte 9espèces. Les hôtes sont les mêmes ou appartiennent àla même famille, généralement. Mission Suisse Cyclopodia greeffi Eidolon helvum Penicillidia senegalensis Rhinolophus foxi Nycteribia scissa Rhinolophus foxi Nycteribia schmidli Pipistrellus nanus nanus Tripselia fryeri Traphozous mauritianus Nycteribosca africana Hipposideros caffer guineensis Raymondia huberi Hipposideros caffer (s. lato) Raymondia intermedia Hipposideros caffer guineensis Raymondia sp Nycteris aethiopica aethiopica Lang et Chapin (1917) Cyclopodia greeffi Eidolon helvum Penicillidia senegalensis Hipposideros caffer ruber Penicillidia fulvida Miniopterus inflatus Nycteribia schmidli Miniopterus inflatus Tripselia fryeri Saccolaimus peli Brachytarsina flavipennis Miniopterus inflatus Ascodipteron sp Hipposideros caffer ruber BIBLIOGRAPHIE Chiroptères Aellen, V. —(1950). Un mégachiroptère nouveau: Epomophorus reii, n. sp. Rev. suisse Zool. 57 :559563, 1fig. Allen, G. M. —(1921). Anew Horseshoe Bat from West Africa. Rev. Zool. Afric. 9:193-196. —(1939). AChecklist of African Mammals. Bull. Mus. 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Choerephon 103. cinerascens 43. collaris 27. commersoni 63. comptus 28. congicus 18, 93. crassulus 79. cristata 104. crypticola 27. cupreolus 79. cuprosa 97. curtus 67. cyclops 63. Cynonycteris 23, 26. damarensis (Ept.) 84. damarensis (Nyct.) 54. deckeni 61. denti 56. Doryrhina 66. Dysopes 103. egeria 95. egyptiacus 26. Eidolon 23. elphicki 104. Eomops 99. Epomophorus 27, 30, 32, 38. Epomops 27. Eptesicops 81. Eptesicus 84. euryale 62. ferrum-equinum 18, 59, 61. flowed 18. /oa;i 58« franqueti 28. frater 104. /rows 55. fuliginosus 70. —120 — galeritus 67, 69. gambiana 103. gambianus 32, 37. gigas 63. Glauconycteris 92. gracilis 72. grandis 46. guineensis (Hippos.) 74. guineensis (Nyct.) 46. haldemani 30, 37. helvus 23. helvum 23. hindei 104. Hipposideros 62. Hipposideros li, 76. hispida 45. hispidus 45. humeralis 96. Hypsignathus 30. inflatus 96. javanica 51. jonesi 69. Kerivoula 97. /cuMii 81. labiatus 37. landeri 56. üangi (Hippos.) 63. Garagi (Tadarida) 104. Lavia 55. leonis 100. leucogaster 90. limbata 103. lobatus 56, 57. Lophomops 104. luteola 46. macrocephalus 37. macrotis 46. major 51. marginatus 80. mauritianus 41. Megaderma 55. Megaloglossus 40. micaceus 63. Micropteropus 38. Mimetillus 88. Miniopterus 96. minor 37. minutus 86. moloneyi 88. monstrosus 30. 103. Mops 19, 100, 101. Mormopterus 99. murino-flavus 92. musciculus 81. muscilla 97. Myonycteris 27. Myopterus 99. Myotis 79. narea 51. Nanonycteris 38. nanula 19. nanulus 82. nanus (Hippos.) 69. nanus (Pipistr.) 82. nigri 104. nigrita 90, 92. ni&r 92. Nycteris 44. Nycticeius 88, 90. Nyctinomus 100, 101, obscurus 61. occidentalis 39. occipitalis 101. ophiodon 39. oriana 46. pallida 46. papilio 95. parisi 46. peu 43. perforatus 43. Petóia 44, 74, 78. phalaena 98. Phyllorhina 62, 70, 72, 73, 76. Phyllorrhina 63. Pipistrellus 79. Plecotus 46. poensis 96. pousarguesi 35, 37. Pterocyon 23. Pteropus 23, 26, 32. pumiZa 103, 107. pusillus (Ept.) 86. pusillus (Micropt.) 38. reii 35. Rhinolophus 55, 63, 72. Rhinopterus 18. Rousettus 26. ruòer 76. rusticus 81. Saccolaimus 43. sandersoni 68. schlieffeni 88.