Atlas pour servir à l'Histoire Ancienne, Romaine et du Bas-Empire
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ATLAS L'HISTOIRE ANCIENNE. ROMAINE ET DU BAS-EMPIRE, PAR M. LE COMTE DE SÉÇGUR.
| | OUVRAGES DONT SE COMPOSENT LES OEUVRES DE M. DE SÉGUR. FR. C. Mémoires où Souvenirs £r Anecnores, avec le portrait de l’auteur et un fac simile de son écriture, le portrait de Catherine Il, impératrice de Russie, une médaille et la carte du voyage fait en Crimée par cette souveraine, OR D A: 4. © us Ne UE Décane msrorQue ou TAsLEAU POLITIQUE DE r/EurorE PORN OEM n M ges eo Toi RORTHQEE de MOUSE DANS EUROPE, D VOL UE Ba 4e … à, “ea 9 oi a, RU CR in Mine à un Rd te à 01, 4ù “——— “ROMAINE, #4 vol. n#8" ju ar 4 3 D ne 6 Res tie er 1 20 y Eh DR LI ne DR D ii Me nn an, Li, + ua Las A 29 DEAR NO TRE D UMR TEMITEUEARMIRU I. 2. . M qu.) à Un ie tn à 40 ‘y RE OR CUILEIQUE OR 0 M Mn din are, à. 0 Er. ass, D Ac ls M. +. 5, du gain ml em adm PARIS, IMPRIMERIE DE CASIMIR, RUB DE LA VIEILLE-MONNAIE, N°12 D en a 2 LR di. 2.3 $ vs pa à
LE POUR SERVIR À L’'HISTOIRE ANCIENNE, ROMAINE ET DU BAS-EMPIRE DES OEUVRES | | D Ad Comte de 7777 DE L’ACADÉMIE FRANÇAISE); Dirigé, dessiné et gravé par D. Œardieu, et contenant 20 Planches, Œvec Lo texte cœplcalif Parts, ” | ALEXIS EYMERY, LIBRAIRE-ÉDITEUR, RUE MAZARINE, N° 50. 1827 |
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NES QUE. a STE at * MARURE 2 GUENS ke D M AT 1) AY x: Us Le ‘ TET = dense ET rer Re % RE: RS PRET NE PEU 2e DE Peas VUE , : = s a : = as né = = ss PT mm mm mm mm æ romain tiré de la colonne de Théodose. Il est remarquable en ce que son cheval, dont la crinière est en partie tressée, porte une selle à pommeau , assez semblable à celle donton fait usage aujourd’hui. Sous les empereurs, les Romains raccourcirent successivement la longueur de leurs épées, de telle sorte que celles que portent ce cavalier et les autres guerriers sculptés sur la même colonne, évaluées comparativement à à la . de l’homme n’ont pas plus de sept pouces de Jamie. À ne : #:. {PL XV. — Monumens antiques grecs et romains. Parmi les monumens rOMANS , les colonnes et les arcs de triomphe sont extrêmement utiles aux modernes.par les bas-reliefs qui les couvrent , qui nous font connaître un grand nombre de costumes , d’ustensiles et d’usages que nous aurions toujours ignorés faute de leur secours. Les colonnes triomphalesles pluscélèbres sont la colonne Trajane, la colonne Antonine et la colonne de Duilius que nous donnons dans cette planche, La première était placée au milieu du marché de Trajan à l’endroit « où on la voit encore à Rome. C’estune pétite tour dans laquelle on monte par un escalier à vis jusqu’au-dessus du chapiteau dorique , surmonté dans l’origine de la statue de cet empereur, que le pape Sixte V a fait ôter pour la faire remplacer par celle de saint Pierre. Le fût est orné de bas-reliefs en spirale qui forment vingt-trois contours sur eux-mêmes depuis là base fusqu'’au chapiteau. Ils représententiles deux expéditions de Trajan contre les Daces, mais il est à regretter qu ‘un grand nombre de figures aient été endommagées dans les temps de barbarie , lorsque l’on enleva les | crampons de bronze qui attachaient ensemble les vingt-quatre blocs de marbre blanc dont cette colonne est formée. Sa hauteur , sans y comprendre la statue ; est de 128 pieds. # $ , La colonne Aurélienne; dite Antonine , est presque de la même hauteur et contient aussi un escalier à vis éclairé par des lucarnes. Elle est composée de vingt-huit morceaux d’un marbre jadis blanc et maintenant jaunâtre et roussâtres Elle fut élevée à Rome , où elle existe encore, pour célébrer les victoires de Marc-Aurële sur les Marcomans, les Quades et autres nations | germaniqués; Mais, par une pieuse reconnaissance , Ce prince la dédia à son beau-père l’empereur Antonin et lui donna le nom qu'elle à porté jusqu’aujourd’hui. Elle est aussi ornée de, bas-reliefs en spirale no bten les combats des Romains contre les Germains, et fut surmontée de la statue en bronze doré de l'emperèur | Marc-Aurèle jusqu’au temps de Siste V, qui la fit remplacer par celle-de’saint Paul. Ces colonnes sont réduites d’après les gravures de Pyranèse: La colonne Rostfale de Duilius, dessinée d’après Montfaucon , est ainsi nommée parce qu’elle est décorée de proues de navires , appelées en ltirostra. Elle était autrefois au Forum "et on en voit un modèle au pied de l'escalier intérieur du Capitole. Elle fut érigée en commémoration de la victoire que C. Duilius remporta sur les Garthaginois dans le premier combat naval que les Rômains soutinrent Contre ces habiles marins. Elle est surmontée d’une petite: statue de Rome triomphante. Êx Le +
IT EPP TE PINS ES VE RE NSP 2e A RE . = re SET, TT PE Dr TR ARE RE LAN NO TS En ARE ee fe nr EE DR TEE VS SE NS MEN EX STE à (13) ; L’arc detriomphe le plus ancien de ceux qui subsistent encore est celui d'Orange, élevé, à ce que Pon croit, pour la victoire de Marius et dé Catulus sur les Cimbres et les Teutonsz celui que nous donnons est réduit de l'ouvrage de M. de Laborde surdles monumens du midi de la France. S I y a deux ares de Septime Sévère. Le grand, que nous avons présenté ici, est au bas du Capitole; les bas-reliefs dont il est couvert représentent la défaite dés Partes. Un char triomphal attelé de six chevaux, dans lequel étaient les deux émpereurs Sévère et Caracalla, était autrefois placé au-dessus de cet arc avec quatre statues d'officiers romains, deux à pied et deux à cheval , le tout | RS Ps en bronze doré. Il est tiré de l’ouvrage de Desgodets. en + | " Le théâtre de Marcéllus fut commencé par César et achevé pär Auguste pour le fils d'Octavie. On en attribue la construction à Vitruve. Son plan , demi-circulaire, avait 378 pieds de diamètre ; les siéges qui le contournaient intérieurément pouvaient conténir trente mille spectateurs. L'édifice offrait trois ordres les uns au-dessus des autres; il est maintenant très-mutilé et enterré jusqu’au tiers dela hautéur du premier ordre. Il est dessiné d’après une restauration moderne. Ex Re 3 Le tombeau romain que nous donnons est celui de Cécilia Métella; femme de Crassus ; il se compose d’un soubassement carté + . . . ! " i + fu 2 ça Pre Æ vie y Êa sg qui supporte-un corps circulaire couronné par une corniche ornée de têtes de bœufs ; l’intérieur est une chambre voûtée quirenfermait le sarcophage. « 3 | Re Le mausolée d’Adrien fut commencé deson vivant : il présente un soubassement carré au-dessus duquel s'élève un Corps circulaire de 772 pieds de circonférence, composé de trois étages décroissans dont les deux premiers étaient ornés de colonnes ; au-dessus était une coupole couronnée par uné pomme de pin en bronze doré, qui contenait, dit-on , les cendres de cet empereur. Bélisaire s'étant fortifié dans cet édifice contre les Goths qui l'y assiégeaient, et manquant de munitions de guerre, fit briser les belles statues qui le décoraient, pour en jeter les morceaux sur les assaillans. Ce beau monument, mutilé par des barbares en différens temps, est devenu ce qu’on appelle aujourd’hui à Rome le château Saint-Ange. R | Er } Le tombeau gréc que nous donnons ; est réduit d’après l'ouvrage que M. Mazois à publié sur les ruines de Pombpéia. Le Panthéon ou temple de la Vierge à Athènes fut construit sous l'administration de Périclès, et dédié à Minerve ierge-mère de Bacchus. I était situé au milieu de la citadelle, et bâti en marbre blanc tiré des carrières du mont Pentélique. Il était entouré d’un portique formé de colonnes d’ordre dorique cannelées ; il avait 100 pieds de large, 250 pieds de long et 70 de haut. Selon Pausanias le fronton antérieur représentait la naissance de Minerve. Dans le sanctuaire était sa statue d’or et d'ivoire, haute de 36 pieds , ouvrage du célèbre Phidias. La déesse était représentée debout ,.casquée, couverte de l'égide , et tenant une lance d’une main et de l’autre une Victoire ailée, haute de cinq pieds et démi, Thucydide dit que l'or employé dans cette statue était de la valeur de 40 talens, environ trois millions dé francs. Nous donnons cet édifice d’après l'ouvrage de Stuart sur les antiquités d'Athènes. Le temple de Jupiter Tonnant, à Rome, fut élevé par Auguste. Get empereur voyageant de nuiten Espagne par un temps orageux , le tonnerre tomba: sur un de ses serviteurs et ne lui fit Xlui-même aucun mal. C’est en reconnaissance de cette protection divine,
AP PE TR cn € { Le] 5 2 LA E 7 : (14) | qu'il attribua à Jupiter, qu’il lui dédia ce temple. Il n’en reste plus que trois colonnes qui formaient l'angle du portique; elles sont d'ordre corinthien, cannelées et d’un seul morceau de marbre grec ; au-dessus est un entablement qui offre une grande richesse de détails. Ce dessin est extrait d’une médaille antique donnée par Montfaucon, sur laquelle la statue du dieu est représentée soûs le portique. Cetusage numismatique ne doitinduire personne en erreur ; le graveur a voulu faire voir en même temps sur la médaille et le temple et la statue, quoique celle-ci fût placée au fond du sanctuaire. } 3 Li ! PI. XVI. — Monumens antiques syriens et égyptiens. «08 * Nous donnons dans cette planche la façade du temple du soleil dont on voit encore les ruines À Balbek en Syric. ILétait au milieu d’une vaste cour entourée de portiques séparés en plusieurs parties, à peu près comme les chapelles de nos églises, et dont on voit la coupe sur la gravure ; il avait 268 pieds de long sur 146 de large et 72 pieds de haut. I] était d'ordre corinthien ct fut construit en granit blanc sous le règne d’Antonin-le-Pieux, sur l'emplacement d’un autre plus ancien qui tombait en ruinés. Balbek en syriaque, comme Héliopolis en grec, signifie ville du soleil. Son culte existait dans cette ville dès la plus haute antiquité ; sa statue, semblable à celle d'Osiris , y avait été transportée d'Héliopolis d'Égypte ; et on l’y adorait avec les cérémonies les plus imposantes. Le dessin que nous en donnons est réduit de l’ouvrage intitulé Ruines de Balbek, publié à Londres par Robert Wood. à L'obélisque égyptien couvert d’hiéroglyphes était consacré au soleil. I fut transporté à Rome , où on le voit encore sur place du Peuple. L’obélisque romain fut consacré à Auguste par Tibère3 il fut placé au Vatican par Fontana, sous Sixte V. Nous donnons , d’après Montfaucon , une médaille représentant le Labyrinthe de Crète. C'était un lieu rempli de détours revenant sur eux-mêmes et n'ayant qu'une seule issue. On lit à l’entour,en lettres grecques ; le nom de la ville de Gnosse, près de laquelle on le disait situé , et dont cette médaille était une monnaie. æ | Le colosse de Rhodes était üne énorme statue de bronze de 70 coudées de haut ou plus de 100 pieds, représentant le Soleil. Ses pieds étaient posés sur deux bases qui formaient l'entrée du port, et les plus gros vaisseaux de ce temps-là passaient À pleines voiles entre ses jambes. Il fut fait par Charès de Linde, vers le temps de l'expédition d’Annibal en Italie. I tenait dans sa main droite un Yase qui servait de phare pendant la nuit, Il fut renversé par un tremblement de terre 56 ans après. Il fut relevé du temps de Vespasien, et fut enfin vendu par les Sarrasins, lorsqu'ils prirent Rhodes, à un juif, qui, l’agant misén pièces, en Chaïgea 900 chameaux. Le Sphinx estune figure que l’on voit près despyramides d'Égypte, dont la tête, le cou etune partie du dos saillent encore au-dessus des sables qui ont recouvert les parties inférieures. On peut juger à l'inspection de la gravure qui le représente, que ee qui est enfoui doit avoir à peu près la même hauteur que ce qui est dehors, ce qui donne environ Go pieds pour Ja hauteur totale. Volney dit qu'en voyant cétte tête caractérisée nègre dans tous. ses traits , il se rappela ce passage remarquable d'Hérodote : « Pour moi j'estime que les Colches sont une colonie des Égyptiens, parce que comme eux, ils ont la peau noire et les cheveux crépus. 5°
(15) Cette observation de Volney et ce rapport d'Hérodote entraînent la conséquence que ce sont des nègres qui ont sculpté ce sphinx etconstruitles pyramides. Oui, c’est cette race noire, à laquelle tant d’Europééns refusent la même intelligence qu’à l'espèce blanche, qui nous a cependant transmis les arts et les sciences. C’est elle qui nous a laissé cette division des étoiles en constellations , dont nous n'avons encore presque rien changé, et qui, pour que nous ne puissions ignorer de qui nous la tenions > Y a placé Cephée , roi d'Éthiopie , Cassiopée , reine d'Éthiopie , dont une des étoiles est nommée en arabe Caph al Chadib, main noire; Persée, fils du voi d’Éthiopiè, Andromède. fille du roi d'Éthiopie, en un mot toute une famille. noire. Cest elle qui donnait à la constellation que nous appelons l'Éridan, le nom du Nil ou fleuve noir ; qui nommait Ja planète de Vénus, Mélanie ou noire ; qui avait: placé aux cieux pour symbole du soleil le corbeau, oiseau noir, et l'aigle, que les Arabes appellent par tradition Okab, qui signifie aigle noir, agissant en cela comme les nègres de nos jougs » Qui font leur dieu noir comme eux et le diable blanc. ” | : Les pyramides d'Égypte sont d'énormes massifs de pierre terminés en pointe et dont la base est un carré orienté, c'est-à-dire que ses Côtes sont perpendiculaires aux quatre points cardinaux. On en voit en différens endroits de l'Égypte ; mais près de Djizé, à quatre lieues du Caire, il y én'a trois que leurs dimensions vraiment gigantesques avaient fait. placer au nombre des merveilles du monde, La plus grande à plus de 600 pieds de basetet 480 pieds de haut. Les souverains de ce pays faisaient élever cés montagnes de pierres pour leur servir de tombeaux, comme le démontre le sarcophage que l'on voit dans l'intérieur de l’une d'elles et l’étymologie du mot pyramide donnée par Volney dans son Voyage en Égypte et en Syrie. La main du temps ni celle de hommes n’ont rien pu jusqu'ici contre.ees monumens extraôrdin airés, La solidité de leur construction et l'énormité de leur masse. les ont garantis de toute atteinte et semblent leur assurer une durée éternelle. | sa La. porte du temple d'Apollinopolis Magna est celle de l'enceinte extérieure > formant une cour à l’entour dun terhple; elle est COmprisé entre deux grandes masses pyramidales couvertes dé sculptures. Ges bas-reliefs ont été exécutés sans que l’on ait abattu la pierre ques environne ; en sorte qu'ils se trouvent placés dans une espèce de creux et que les parties les plus saillantes ne sortent pas de la face du mur. Cette sculptureen relief danse creux est particulière aux monumens des anciens Égyptiens. Elle ést toujours employée au dehors des édifices, parce que sa nature la met à l'abri des chocs et des autres accidens auxquels les bas-reliefs ordinaires sont exposés, Les deux battans de là porte, que l’on croit avoir été de bois ou-de métal, avaient Bo pieds de haut; ç dur doit donner une idée de l'aspect gigantesque de cette construction. *Ce dessin et ces notions sont tirés du grand ouvrage de la De de Egypte publié par le gouvernement français. Le portique du temple de Tentyris, aujourd’hui Dendera , en Égypte, présente six colonnes engagées dans des murs d’entrecolonnement, deux supports extrêmes à peu Prèssemblables-aux antes des édifices grecs ; et une architrave éricate ASE élégante corniche. Les chapiteaux sont formés dela réunion de quatre masques d’Isis, et surmontés d’un dé dont chaque face représente ne espèce de temple. L'éspacement des colonnés du milieu ; qui est doüble de celui des autres , ‘donne à 1 Scription à façade du portique un
CURE RL re NUE NE T3 Fe Le 'e The de. me E r PAPE A (16) air de grandeur et de majesté. Les sculptures dont elle est décorée représentent desoffrandes à Isis et à Osiris ; tantôt à tête d’épervier et tantôt à tête humaine. Dans les bas-reliefs inférieurs des antes, les personnages sont de grandeur colossale, ils ont trois mètres et demi de hauteur. Toutes ces sculptures étaient peintes, tant celles de l'intérieur du temple que celles de l'extérieur. Le rouge s’y trouve dans différentes nuances, mais surtout avec une teinte sombre et foncée ; le bleu céleste est éclatant..et le jaune très-brillant. On y voit aussi différentes nuances de vert, Toutes ces couleurs étaient étendues sur un léger enduit, à peu près pareil à celui dont nos décorateurs en bois font usagesmais il fallait qu’il n'offrit qu’une couche extrêmement mince pour conserver ,; COMME cela a lieu, tous les plus petits détails de culpture. ( Description de l'Égypte; publiée par le gouvernement français. ) Te F <' XVIR — Sratues des dieux et idoles. | æ Les sages et les philosophes de l'antiquité reconnaissaient comine les modernes un dieu unique; ouvrier et régulateur de l'univers. Ils l’appelaient le Dieu inconnu, le grand Pan ; demi Ourgos, l'ouvrier. Mais le vulgaire ; guidé seulement par ses sens, adorait les lus beaux ouvrages du Créateur sans remonter Jusqu'à lui, et professait le sabéisme. Il élevait des temples, des autels et des statues au soleil. à la lune, aux planètes, aux constellations, à la nature , à la terre, à lamer. Mais le soleil et la lune furent plus généralement adorés. Certains peuples les croyaient frère et sœur; d’autres amant et maîtresse , et selon d’autrés ils étaient époux. Dans diverses contrées le soleil portait les noms de Mesraim, Osymandias , Moloch, Mithras, Atys, Jupiter, Ammon, Sérapis, Osiris, Apollon, Al Cid, Hercule, Thésée, Adonis, Odin, Pluton, Belus , Bacchus, Dionysos, Yes, Esus, Jao , Jacchus; et la lune ceux de Isis, Cérès, Hécate, Europe, Vesta, Cybèle, Junon, Minerve, Diane, Phébé, Bubaste, Bellone. On les représentait sous la forme humaine, car l'homme à toujours fait des hommes à son imagé ; et on leur donnait les attributs des fonctions qu’on les supposait remplir. Fe, à R y Ens, + GE ss La statue d’Atys ou du soleil, amant de Cybèle , que nous donnons , est coiffée d’un bonnet phrygien ; il tient une flûte à sept tuyaux, symbole d'harmonie, et un pedum oubâton pastoral, symbole d’un conducteur, Sonvêtement ouvert laisse voir son ventre, on n’en sait pas la’raison. Fe à : La statue de Mithras ou du soleil des Perses nous montre un homme à tête de lion, symbole de. force ; il porte des ailes, symbole de vitesse, et deux clefs , signes du commencement et de la fin de l’année. Ilest entouré d’un serpent qui forme des spirales autour de lui, peut-être est-ce le symbole de sa marche dans l'écliptique. Cette statue, en marbre blanc, a été déterrée à Rome. Orus, dieu du jour, était le fils d'Osiris ou du soleil chez les Égyptiens; iLest représenté ici emmaïlloté comme un enfant. Osiris son père a une tête d'épervier, symbole de l'été ou de la plus grande élévation de.l’astre du jour, dont l'imagé est scupltée sur l'ornement de tête de cette statue. Isis ; mère d'Orus, à la tête enveloppée de deux ailes et surmontée d’une espèce.de vase-ou de boisseau, elle à: été déterrée à Rome. Osiris était chez les Égyptiens le soleil d'été, et Sérapis le soleil d'hiver. Il est entouré d’un serpent comme Ja
(198 $ | constellation du serpentaire, qui montait le soir sur l’horizon À l’entrée de cette saison ; les signes du zodiaque sont sculptés entre les spirales du serpent. Sa tête est barbue , ornée de rayons et couverte d’un boisseau, spnhple d’abondance. Cette statue a été trouvée à Arles. On à plusieurs statues de Diane d’ Éphèse: ; elles sont toutes couronnées de is, faites en gaîne, d'où sortent les piedset les mains, et portent un grand nombre de mamelles. Elles sont chargées de figures humaines, de quadrupèdes , d'oiseaux, d'insectes et de fleurs sculptés sur la gaine, et portent des colliers de fleurs et de fruits: Quelques-uns portentles symboles du soleil et de la June ; Poe de ces statues ont la tête et les mains en marbre noir et le reste en marbre de diverses coäleurs. Les Re sur la base de deux d’entre elles signifient la nature mère de toutes choses. 4 es. LE Vénus est copiée de Ja statue appélée Vénus de Médicis ; la déesse est supposée sortir du sein de la mer; elle est dans l'âge 7 l'adolescence, et l'artiste grec à saisi avec un talent admirable l'élégance des formes , la grâce et la finesse des contours qui caractérisent le beau sexe à cet âge heureux. Apollon , appuyé sur une colonne recouverte d’un manteau, pince de la lyre. Les sculpteurs anciens dans les statues de ce dieu cherchaient à rendre la plüs grande beauté à laquelle on peut concevoir que l’homme puisse parvenir. Le bel Apollon était le soleil du printemps. Junon est représentée avec une attitude fière , enveloppée d’un manteau et tenant un long sceptre. Le Jupiter quisuit , tiré d’une pierre gravée, tient le sceptre d’une main et la a foudre de l’autre ; son aigle est à ses pieds."Neptune est copié d’une médaille : il à le pied droit posé sur une proue, et tient eh sa main son trident. Minerve , casquée et couverte de l'égide, tient une lance. Bacchus est dessiné d'après une pierre gravée ; il est couronné de lierre ; il tient un vase renversé, et une panthèrequi est à ses pieds semble hausser la tête pour attraper quelques gouttes dela liqueur qui. sort du vase. Hercule, ou le soleil dans sa force, tient une massue dans sa main droite, et porte à l’entour du bras gauche Ja la dépouille « dû lion de : Nérée ; il est tiré d’un tombeau antique. Cérès, déesse de la culture et des moissons, est copiée d’après une pierre grayée où onda voit debon an: sceptre d’unemain êt des épis de l’autre ; on la représente toujours vêtue. Mars , au contraire, pris d’unepierre gravée, est nu, Casqué, tenant une lance d’une main et une épée de l’autre; il de. le pied sur Un Cancer , signe du zodiaque dans Jequel les anciens prétendaient que la plänète de Mars avait son domicile. Pluton, le Sérapis dés. Grecs, a comme lui un boisseau sur la tête il tient à Ja main un sceptre ; car on né trouve sur aucun antique la fourche à deux pointes que-les. modernes lui donnent ob attribut, et près de lui un chien à trois têtes, Cerbère, que quelques monumens représentent avec une tête de lion, une de, loup et une de chien, éntouré d’un ou deux serpens. Mercurestiré d’un tombeau romain, à sur la tête son chapeau ailé appelé pétase, - et tient son caducée d’une main et une bourse de l’autre. Cibèle ; portant sur la tête une couronne murale, est vêtue d’une longue tunique et d’ un manteau ; et tient une corne d’abondance. Saturne ou le Temps est représenté sous la figure d’un vieillard qui tient une faux , avec lâquelle-ont sûppose qu'il détruit successivement tout ce,qui existe. Ainsi dans le grand nombre de Jeurs divinités les Grecs possédaient la trinité des‘Indiens , savoir : un Dieu créateur, Jupiter, un Dieu sauveur où conservateur, Apollon, et un Dieu destructeur , Saturne. Maïs nous n’ävons dessiné aucune divinité indienne, parce qu'elles sont-représentées avec des emblèmes
PAU" * 4 +, à & 2 ” : ; De À 4 ” 8 2 . : . PI. xvn — Armes et machines de guerre. “ # dt (18) _ que nous ne pouvons placer dans cetouvrage , à cause de la différence de mœurs désdeux nations. Toutes les figures de cette planche . Ps , “ -sont tirées de l’antiquité expliquée du père Montfaucon. ns: à ‘æ P + È : La : ÉDe tout temps l’ärt funeste de détruire la plus belle œuvre du créateur à été cultivé avec autant de soin que ceux qui tendent à emps À À sa conservation. L'homme s'est fait gloire d’égorger son semblable , et l'on a décoré des noms de héros ét de grand celui qui à signalé sa courte existence par le plus de ravages et de dévastations. Pour des différends qui n'intéressent que l'amour-propre de leurs chefs, lescultivateurs paisibles, les vieillards, les femmes et les enfans sont livrés comme de vils troupeaux à la férocité d’étran gers * qu’ils n’ont jamais offensés,, et les annales des nations sont tellement remplies de ces scènes déplorables qu’elles en forment presque la totalité. Mais c’est le devoir'de l'historien d’en dérouler le tableau à ses lecteurs , et de faire jaillir les leçons ‘de la morale et de la justice du récit des malheurs des générations passées, ds #g » # Comme les «moderness les anciens, avant de joindré leurs ennemis, leur donnaient da mort de loin. Ils portaient sur leurs épaules des carquois remplis de flèchés armées de pointes d'os ou d’airain qu'ils décochaïent avec des arcsg is jetaient avec la main des traits plus forts appelés javelots, et de plus grands encore avec une machine appelée baliste , formée d’un àre que l’on établisgait à demeure sur des.charpentes ; ou que l’on woiturait sur un haquet. Ils jetaient des pierres avec là nraïh , avet la fronde , ou avec des machines nommées catapultes , dont le ressort, fotmé d’une tresse de corde, enlevait une grande cuiller, qui à l'instant le plus ‘fort de son élan venait frapper sur une pièce de bois horizontale, et lançait au loin le bloc qu’elle contenait: Quand ils s’approchaient, ils se servaient de longues lances dont les pointes étaient. d’airain, et dans la mêlée, dé nfassues ,'de haches à un ou deux tranchans, et d’épéés. Les Grecs etles Romains portaient des épées de bronze, dontles lames étaient droites et fort courtes ; qu’ils suspendaient quelquefois sur la cuisse gauché , mais plus orditairement sur la droite; les épéesdesEspagnols avaient des lames fort larges, et celles des Gaulois des lames fort longues aussi en bronze. Les anciens rendaient le cuivre aussi dur que l'acier, par des procédés qui nous ” D à , & PAR à: x g 4 à x ‘ 2 | g' LA ! sont inconnus, et l’employaient à beaucoup d’usages pour lesquels nous nouSservons du fef. L’épée des Daces, des Thraces, des : Perses ebautres Asiatiqués est celle à laquelle les Grecs donnaient le nom de harpè. La lame courbée en faucille avait 18 pouces de long, et couptit des deux côtés, comme 6n peut s’entonvaincre surla colonne Trajane, où les guerriers qui en sont armés frappent les: nés du côté concave et les autres du Côté éénvéxe. C’est le damas dont lés Mameluchs et les Tures fontéencore usage aujourd’hui. e La : T0 s is . : À PRES» ; #2 " “ e, : ‘ ‘ ; F j : 1 Les mes défénsives que portaient les anciens pour se garantir des coups de leurs ennemis étaient le casque , la œuirasse’, les ‘jambarts et lé boueliae Re: CES bee À M ee, + É janb bouelier. Les casques des Grecs étaient très-profonds, de sorte qu'on pouyait en rabattre ledevant sur la figure, qui se trouvait Couverte, et deux trous pratiqués à laplace des yeux lxissaient la liberté de la vision. Ceux des Réimains prenaient exactement «sd CT : ï AN 4 - ; ) ù ù [A . ' . : ss" laforme de Ta tête et n'avaient pas de visière. Les unset-les autrés étaient de métal et souvent ornés @une eriniére. Les casques des # | à LIRE , DES = x . ELA FU
À DPRPRE PUDAD AALRE PTERE PSE “ ‘ a s È 6 à < $ Ê] pen SIT « (0 ) | . - autres nations étaient souvent une imitation de leur coiffure habituelle : quelquefois ils étaient de cuir, et chez d’autres de bois. Les Cuirasses étaient presque toujours faites de cuir, on en fit cependant en bronze. Elles couvraient le corps, maisles parties qui couvraient les cuisses ou le haut du bras étaient découpées en lanières ou faites à charnières pour faciliter les moüivemens. Les Egyptiens en faisaient de plusieurs doubles de lin, et celles de ileurs chefs.étaient richement brodées en soie, en oret en argeñt. Les jambarts étaient aussi de cuir ou de bronze, et couvraient les jambes depuis la cheville jusqu'au genou; plusieurs statues du Musée royal en offrent qui sont ornés d’arabesques. La forme des boucliers variait chez les diverses nations et-selon les HS 0 corps de troupes. On les fit d’abord d’osier et de bois: puis’on les revêtit d’ün ou de plusieurs cuirs; ensuite on y employa le euivre, le: fer et même l'or et l’argent, et onles Orna d’emblèmes peints ou ciselés qui servaient à distinguer les légions. Ceux de l'infanterie romaine étaient creux et faits comme une tuile à canal, et les soldats étaient exercésà les joindre tous ensemble au-dessus de leur tête quand ils voulaient donner l'assaut à une ville assiégée, de,sorte que le plancher qu'ils en formaient les garantissait des Corps pesans que léur jetaient les ennemis > et servaient à leurs’ camarades à atteindre le haut des murailles. Cette manœuyre se + nommait la tortue. Lorsque les murs étaient trop hauts pour qu'ils pussent les escalader ainsi , ils cherchaient à y faire brèche, et les frappaient à coups redoublés d'une longue poutre arméeld’une tête de bélier en fer ou en bronze, d’où cette machine était appelée le bélier. Les assiégés , pour en diminüer l'effet > opposaient à ses coups des bottes de paille ou du foin, ou des Sacs rem. *. plis de‘laine. : : F A Il n'est pas à notre connaissance que les Grecs aient fait usage d’enscignes militaires ; mais les Romains s’en servaient pour que les’ soldats , malgré le tumulte du combat, pussent facilement se tenir rangés avec leurs camarades dela même cohorte. Il yavait cinq signes par légion, l'aigle, le loup, le minotaure , le cheval et le sanglier ; mais Marius supprima les: derniers, et l'aigle fut ” depuis lors la seule enseigne de la république romaine. Du temps des empereurs, on‘portait un sand nombre d’enseignes différentes; mais:Constantin ; premier empereur chrétien , y substitua le labarum, surmonté d’une croix, C'était un étendard d'ünc étoffe Précieuse , d'environ un pied en carré, sur lequel était brodé lemonogramme du Christ. | ce S . L'homme ; qui fit servir les animaux à ses besoins ou à ses caprices , les associx aussi à sa fureur guerrière. Partout où les chevaux se multipliaient avec facilité il forma des corps nombreux de cavalerie , et dans les pays chauds-ôù l'énorme éléphant vit paisiblement dans de profondes solitudes ; il alla l’y chercher pour s'en faire accompagner sur les ‘champs de bataille. Chargé d’une tour de bois qui renfermait quatre ou cinq soldats, il jetait le désordre dans les. rangs enñeris ; etles guerriers qu'il portait lan çaient des pierres*et des traits sur leurs adversaires. Les éléphans parurent quelquefois par centaines au milieu des combats, et. 72 tournèrent souvent leur fureur contre leur propre armée . lorsqu'ils étaient blessés ù épouvantéspar les clameurs des deux partis: e Comme les rois anciens et modernes, qui né sortent de leurs palais qu’escertés l'une garde nombreuse , les consuls romains - LA. ER . ÉLATT TE ; es | F FRE A +... ’ RME RER 4" ads + - tent toujours précédés de douze bourreaux appelés licteurs, qui portaient des inStrumens de supplice ,-une hache au milieu se » ne di 5 % ; F FR. _ D TT RE . \ z _ 2 : d'un faisceau ‘de vérges ; coutume d’un peuple barbare qui fut en guerre tout le temps de son existence. SÉER + È . d : à x é + L] Là . < æ °2 “à ; F x < «* k # T4 s LR, ñ *& # < 2e AE * 2 . = ke Ne AR ER
| ( 2 ) Les figures de cette planche sont extraites des ouvrages de Lens, d’André Bardon , de Montfaucon , de Caylus , des bas-reliefs des ‘colonnes Trajane et Antonine , et des marbres romains nommés trophées de Marius et apothéose de Claude. > / E % é "s XIX. — Vaisseau, char, vases et ustensiles de ménage. Les vaisseaux des anciens n'étaient que des galères qu'ils manœuvraient à la rame autant a LD Henri à E trois rangs de rames et même davantage, d’où ils prenaient les noms de birèmes , trirèmes, eteLa poupe se relevait très-haut , et était terminée par un ornement. découpé , appelé aplustre, ou par la tête d’unc oie, et la.proue était garnie d’une pointe ou éperon de cuivre , nommé rostrum , dont le choc dans les combats perçait les vaisseaux ennemis et les faisait couler à fond. Les extrémités des-ancres n'étaient pas faites en fer de flèche, mais la pointe en était recourbée de manière à ce que les deux pates avaient ensemble la forme d’un arc. FR Les chars étaient ouverts par derrière , et l’on s’y tenait debout: Isétaient souvent ornés de bas-reliefs et Se: V4 D ue ni deux FAUERTEE les chevaux y étaient attelés par deux ou quatre de front. Iby avait aussi des chariots à quatre roues , mais ils ne servaient que pour le bagage. Les charrues étaient beaucoup plus simples que les nôtres , gta souvent qu’en deux morceaux de-bois joints avec des cordes , et dont le plus long était fixé au‘ joug avec lequel les bœufs les trainaient. | | | | Lés lits des anciens étaient à peu près analogues aux nôtres quant À ceux qui servaient À dormir. Mais un raffinement: de mollesse était la coutume Pour les riches de manger couchés sur des lits. Ils étaient fort grands, et entouraient la table quand les convives étaient nombreux# mais dans la vié privée souvent le mari seul mangeait couché, la femme était assise sur le bord du lit , et les mêts étaient posés sur une table ronde à trois pieds placée devant-eux. Un grand nombre de bas-reliefs sculptés sur des tombeaux représentent des repas semblables.:Les cuillers avaiént) des manches fort courts et les fourchettes n'avaient que deux pointes. Très-anciennement on buvait dans:des cornes de bœuf, et ensuite on fit des vases à boire appelés thytohs-qui conservaient cette forme primitive. 1 y'en avait quijétaient percés par le petit bout et avec lesquels on buyait en recevant de haut la ! liqueur qui en découlait. Avec d’autres on versait par le côté évasé du rhyton dans des coupes avec lesquelles on buvait, ét qui ressemblaient à ce que-nous nOMMONS aujourd’hui soucoupes. Pour écrire où conversér les anciens se servaient de: chaises et de _ plians semblables aux nôtres, mais leurs fauteuils étaient très-lourds et très-massifs. Is s’éclairaient avec des lampes suspendues avec des chaînes ou posées sur des, Candélabres. Le nombre des lampes qui ornent les recueils ou les cabinets d’antiquités est trèsEn qui ne les ont pas vues de $e faire une idée jusqu'où les potiers et les ciseleurs ônt porté la bizarrerie et les écarts d'imagination dans la forme de cet ustengile.. | Cr : Lorsqu une famille avait perdu un de ses mémbres, où enveloppait le corps dans une toile d'amiante, et on le brülait sur un | + à | | + é. £ | ; ve .
PER RE NN RENE _ LS PR BANC TPERU VÉRE EU RE Ÿ + RS ON 2 ME M. ro | | (8x ) bûcher. Lorsqu'il était consumé , on recucillait les cendres du défunt enfermées dans le linceul incombustible on les plaçait dans une urne plus ou moinseprécieuse selôn la richesse des personnes, et l’on déposait cette urne dans un tombeau. On Y mettait” également les petites “MES lacrymatoires de verre dans lesquelles ss été reçues les larmes versées par les parens et les amis , ou même les pleureuses à gages Touées. ‘pour la cérémonie. Les prêtres païens avaient persuadé aux peuples que. c'était faire une chose Ta À à leurs didtx que de leur immoler les animaux * dont ils*sé nourrissaient eux-mêmes. Les parvis des temples avaient été transformés en de vastes boucheries où l’on abattait les taureaux à coups de hache, toù l’on enfonçait un couteau dans la gorge des béliers et des porcs pour recevoir leur Sang, ÿ tremper un aspersoir,.en asperger les assistans, ét l’offrir aux dieux en le versant sur le feu allumé sur un autel de pierre où l’on consumait aussi le meilleur morceau de la victime, Oversaitshr ce feu du vin, de l'huile ou dû lait contenu dans un vase nommé kylix, cylix et aujourd’ hui calice, ainsi que de l'encens posé sur un plateau cireulaire appelé patére et maintenant patène. Puis un prêtre, examinant les entrailles de l’animal , en tirait des présages favorables ou funestes à celui qui offrait des sacrifices, comme si Dieu s’amusait à écrire les destinées des hommes sur les intestins d’un bœuf où d’un cochon. Un culte aussi sanguinaire peut - ë. s'expliquer autrement que,par ce proverbe populaire, qu'il faut bien que le prêtre vive de l'autel. Les. Hébreux, peuple long-temps nomade , qui n’avaïent représenté le Seigneur ni par dés statues ni dans des tabléaux, eurent | d’abord une tente pour tabernacle. Ils ÿ avaient placé un coffre portatif de bois précieux surmonté de deux chérubins d'or" qui contenait les dix commandemens de Dieu sculptés par lui-même sur deux pierres. Dévant ce coffre, appelé arche sainte , brüliient pendant la nuit les lampes d’un candélabre d’or à sept branches, et il était ordonné que le peuple eût soin d'offrir la plus pure huile d'olive pour entretenir ces lampes: Il y avait encore dans le tabernacle une: table d’or pour y offrir continuellement devant Dieu douze pains appelés pains de proposition. Ils étaient faits d'huile et de la plus pure farine. On les changeait toutes les : semaines et au lieu de ceux qui étaient rassis on en mettait d’autres tout récens. Il n’était permis qu'aux seuls prêtres de manger ceux que l’on avait retirés, et ils devaient même les manger dansJe sanctuaire pour en marquer davantage la sainteté. Les diveré ustensiles gravés dans cette planche sont extraits des ouvrages de Lens, André Bardon, Caylus , Montfaucon , du recueil des. antiquités d'Herculanum , et celle du cabinet d'Hamilton, publiées par RÉ Le vaisseau est dessiné d’ après ceux qui se voient sur la colonne Trajane ; le candélabre d’or d’ aprés. l'arc de triomphe de Titus, et l'arche sainte des Juifs d'après les figures placées dans les hibles. : TER PERRET nstruriens de musique mous Hu 4 Des: instrumens de musique des anciens, plusieurs sont encore eli usage parmi nous. Le lyre fut d’ abord. formée d’ une écaille de tortue et de deux cornes de bouc; et plus tard on la fit en bois. Elle avait a ds trois jusqu’ à neuf cordes , et v re ariait dans la forme L
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