Histoire de l'Ancien et du Nouveau Testament, et des Juifs, pour servir d'introduction a l'histoire ecclesiastique de M. L'Abbé Fleury. Tome quatrième
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POUR
SERVIR
D'INTRODUCTION
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2
'Hfgire
5
de
M.
Abbé
ELEURY.
TOME
QUATRIÉME-
RE
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POUR
SERVIR
DLNSFRODUCEION
Chez
PIERRE
Ar
EXANDRE
M
ARTIN,
à
l'Ecude
France.
DE
L'ANCIEN
ET
DU
NOUVEAU
TEFSTA
j.
ÉÊE
DES
Ijijrs.
-
à
l'Hiftoire
Ecclefiaftique
de
M.
PAbbé
FLEUR
y.
Par
le
R.P.
D,
AucustTirN
CALME
T,
Religieux
Bénédidtin,
Abbé
de
Senones.
NOUVELLE
EDITION
CORRIGÉE.
BOME
QUATRIÉÈME.
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DES
AUGUSTINS,
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DCC
KXX<VIL
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APPROBATION
ET
PRIVILÈGE
DU
RO.
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Crest
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-:
[GS
2
:
HisTOIRE
DES
PUtF#
=—————
de
lui
quelques
maximes.
Par
exemple
:
Admire
.
Fe
M:
Jes
chojes
préfentes
;
ce
qui
étoit
tiré
d'un
Ouvra-
a
del.
ge
intitulé
:
Les
Traditions
de
faint
Matchias.
Et
re
vulg.
33.
Cette
autre,
(a)
I/
faut
combattre
fachair,
g)
la
dompter
entierement
en
lui
refufant
tout
ce
que
de-
mandent
fes
défirs
déreglez.
Il
faut
au
contraire
for-
rifer
@æ)
faire
croître
l'ame,
par
la
foi
g)
par
la
connoiffance.
On
attribuoit
à
faint
Matthias
un
faux
Évangile.
Le
même
faint
Clement
d'Aléxan-
drie
(b)
dir
que
quelques-uns
le
confondoient
avec
Zachée.
Mais
Zachée
n'ayant
été
converti
que
dix
ou
douze
jours
avant
la
paflion
du
Sau-
veur,
cela
ne
peut
fe
fourenir
;
puifque
faint
Mat-
thias
le
fuivit
dès
le
commencement
;
c'eft-à-dire,
depuis
le
baptème
de
Jean,
jufqu'au
jour
de
lAË
bio.
ee
=
Lors
donc
qu'on
eut
préfenté
ces
deux
fujets,
J'affemblée
fe
mit
emiprieres
;
&
ils
dirent
:
Sei-
gneur,
vous
qui
connoiflez
les
cœursidetous
les
hommes,
montrez-nous
lequel
de
ces
deux
vous
‘avez
choifi,
afin
qu'il
entre
dans
ce
miniftere,
&
-dans
l’Apoftolat,
dont
Judas
eft.déchü.
Aufli-tôt
ils
tirerentau-fort;&
le
fort
tomba
fur
Matthias,
&
dès
ce
moment,
il
fut
aflocié
aux
onze
Apo-
tres.
(C)
|
:
ee
Pentécéeoudeft
Quand
les
cinquante
jours
depuis
la
Pâque,
&
cente
du
Saint-
Efprit
furkesape
depuis
la
Réfurrection
du
Sauveur
,
furent
accom-
12
Clemsdlex.
I.
3.
Strom.
p.|
(ce)
44.7.
14:
25226
=.
—
nn
(d)
Ami.
de
_
(D)
décm
|,
4
Strom,
p.
488:
ee
plis,
&
que
le
jour
de
la
Pentecôte
fut
arrivé,
{
d)
ET
DU
Nouv.
TEsrAM.
Lie,
I.
an
Dimanche
24.
May,
&
6.
de
Sivan,
les
Apô-
étant
tous
enfemble
dans
un
même
lieu,
on
en-
rendit
rout
d’un
coup
un
grand
bruit,
comme
d’un
Vent
impetueux,
qui
venoir
du
Ciel,
&
qui
rem-
plit
toute
la
maifon
où
ils
étoient
aflis.
En
même.
tems
ils
virent
paroîitre
comme
des
langues
où.
flammes
de
feu
qui
fe
partagerent,
&
s'arrêterent
fur
chacun
d'eux.
Aufli-tÔt
ils
furent
tous
remplis
‘du
Saint-Efprit
,;
&
ils
commencerent
à
parler
di-
verfes
Langues
,
felon
que
le
Saint-Efprit
leur
met.
ANpu
M.
4036.
de
J,
C.:6.de
PE:
re
vulo.
33,
toit
la
parole
dans
la
bouche.
Or
il
y
avoit
alors.
à
Jerufalem
des
Juifs
craignant
Dieu
de
toutes
les
nations
qui
font
fous
le
Ciel,
dont
lesuns
y
étoient
habituez
;
(2)
car
Jérufalem
étoit
comme
la
M&
au
Judaïfmé.
CG)
airs
—
1
(b)
Exod,
xxur.
14.
.
_
Ai
A
pu
M.
40536.
de
J.
C.36.de
lE-
re
vule.
33.
6
HisTOIRE
DES
JUIFS;
ramaflez.,
les
entendant
parler
chacun
la
Langue
de
fon
pays,
quoiqu'on
fçût
que
ces
hommes
étoient
tous
Galiléens,
&
fans
Lertres
;
on
en
fut
fupris,
&
on
admiroiït
cet
effet
de
la
puiffance
de
Dieu.
Mais
d'autres
s’en
mocquoient,
&
difoient
:
C'eft
qu'ils
font
yvres..
Alors
Pierre
fe
préfentant
avec
les
onze
Apôtres
,
leur
dit
que
ni
lui,
:nifes
aflociez
n'étoient
point
pris
de
vin
;
puifqu'il
n'é-
toit
encore
que
la
troifiéme
heure
du
jour
,
c'eft-
À-dire,
neuf
heures
du
marin:
Or
aux
jours
de
Fère
&
de
Sabbat,
on
ne
mangeoïit
qu'après
les
prieres
&
les
cérémonies
du
matin,
qui
ne
finif-
foient
pointavant
midi.
(4)
Il
ajouta
que
ce
qu'ils
admiroient
dans
leurs
perfonnes,
étoit
l'accomplif
fement
dela
Prophetie
de:
Joël,
(4)
qui
avoit
promis
que
dans
les
derniers
tems
;
le
Seigneur
répandroir
fon.efprit
fur
toute
chair
;
fur
les
jeunes
hommes,
furles-jeunes.filles,
&
fur
les
vieillards;
&
qu'il
feroit
paroïtre
des
prodiges
dansle.Ci
fur
la
terre,
du
fang,
du
feu,
&
une
vapeur
de
fumée
,
&.
Tobcurciflement
du
foleil
&
de
la
lune.
“
&
Apièscela,.il.commença
à
leur
annocer
l'Evan.
gile,
&
à
leur
dire
que
contre
toute
juftice
,
ils
avoient
livré
Jefus-Chrift
aux
méchans
,
qui
Fa-
_
voient
crucifié
:
Que
Jefus
avoir
éré
un-homme
choifi
de
Dieu,
&
rendu
celebre
par
une
infinité
de
prodiges
qu
il
avoit
faits
parmi
le
peuple
;
Qu'il
n'avoit
pas
été
abandonné
aux
à
eee
_—
:
:
%
eCiel
&
S
;
ar
es
Sp
L
Ie
;
Ô
D
APR
AE
un
impies
pour
feseri-
+)
Tefep
de
vire
fie
»
r]
(b)
Joël.
IT.
28
:
-
|
ET
DU
NOUvV.
TEsTAM.
Liv.
I.
nés,
mais
par
un
ordre
exprès
de
la
volonté
de
|
Dieu
,
&
par
un
décret
de
{a
préfcience:
Qué
Dieu
ÀN
2
a
si
lavoit
reflufcité,
&
l'avoir
tiré
du
tombeau,
felon
dr
“certe
parole
de
David:
(a)
Vous
ne
laifferez
point
re
vulg.
33.
mon
ame
dans
l'enfer,
ou
dans
letombeau,
&
wous
2e
permettrez
point
que
votre
Saint
éprouve
la
cor=
vuption.
Vous
‘m'avez
fair
connoîcre
le
chemin
de
La
vie,
€
vous
me
remplirez
de
la
joye
que
donne
La
vie
de
votre
vifage.
I]
ajoûta
que
ces
paroles
ne
pouvoient
s'entendre
de
David,
puifqu'on
fcavoit
que
fon
corps
avoit
été
enterré,
&
mis
dans
un
{€-
pulcre,
que
l'on
montroit
encore
en
ce
tems-là
;
mais
que
ce
Prophete
avoit
parlé
de
la
Réfurrection
de
Jefus,
que
Dieu
avoit
tiré
du
tombeau
,
&
dont
lui
&
les
Apôtres
préfens
étoient
témoins
:
Qu'apres
fa
Réfurrection
,
il
étoir
montélau
Ciel,
&
qu'enfuire
il
leur
avoit
envoyéfon
Saint-Efprit,
dont
ils
voyoient
dés
preuves
fenfibles,
dans
le
don
des
Langues
qu'ils
admiroienten
eux.
I
prou-
va
PAfcenfion
du
Sauveur
par
ces
paroles
du
Pfeaume
:
(4)
Afféyez
vous
à
mu
droite,
jujqu'a
cœ
|
que
je
réduifè
vos
ennemis
à
vous
féruir
demarche.
Pied.
Paroles,
qui
ne
pouvant
s'expliquer
de
Da-
:
vid,
s'entendent
néceflairement
du
Meflie,
qui
_
devoitfortir
de
David
felon
la
chair:
22
Fe
À
ces
difcours,
toute
li
multitude
qui
écoutoit
Pierre,
fut
touchée
de
compon@ion
;
&
ils
dirent
à
Pierre
&
aux
autres
Apôtres
:
Mes
frères,
que
faut-il
que:
nous
faflions
?
Pierre
leur
répondit:
Faites
penitence.,
&
que
chacun
de
votrs
{air
bap-
(2)
Pfaln.
xvir,
Fe
4
Ch}
Pfaim.
ax.
1%
ca
_æ
rs
a
1
4
|
:
E
|
.
-
g
MisTOIRE
DES
JUIFS;
—
tifé
au
nom
de
Jefus-Chrift,
pour
obtenir
la
re:
|
.
AN
re
miflion
de
vos
pechez
;
&
vous
recevrez
le
don
du
|
|
|
UE
Saint-Efprit
:
cat
la
promeñle
que
Dieu
à
faite
de
|
re
vulg.
33e
donner
fon
Saint-Efprit
;
vous
regarde,
&
tous
L]
|
ceux
que
le
Seigneur
appellera.
Il
continua
à
les
||
enfeigner,
pour
les
difpofer
à
recevoir
le
baprème
;
|
&
il
les
exhortoit,
en
difant
:
Sauvez-vous
du
mi-
lieu
de
cette
race
corrompuë.
Il
y
en
eut
environ
|
|
trois
mille
qui
fe
joignirent
aux
Difciples
de
Jefus-
|
Chrift,
&
qui
furent
baptifez
le
mème
jour,
où
+
les
jours
fuivans.
Or,
tous
cèux
qui
avoient
reçû
Î
la
foi
&
le
baptème,
éroient
aflidus
à
venir
écOu-
|
|
cer
la
doctrine
des
Apôtres,
&
fidéles
à
la
prati-
LL.
quer.
Ils
s'aflembloient,
&
mangeoient
enfemble
1.
Je
pain
Euchariftique
,
le
Corps
&
le
Sang
de
Jefus-
|
Chrift.
Tous
ceux.
qui
avoient
connoïfflance
de
da
t}
Î
pureréde
leur
vie,
les
admiroient.
On
ne
pouvoit
Jes
voir,
fansoñcevoir.un
refpect
mêlé
de
frayeur;
&
il
fe
failoit
dans
Jerufalem
un
grand.nombre
Pre
PS
a
SU
DEL.
ES
EANETS
de
prodiges,
parles
mains
des:
Apôtres
:
ce
qui
LUS)
1
ë
|
Car.
II.
:
Vie
des
premiers
.
à
.
Chrétiens.
:
1
:
A.
:
à
|
ee
Fe
=
ï
il
&
|
>
Ë
:
4
+
Le
ë
è
1
HUlTS
HT
E
A
ji
ET
DU-Nouv.-FEsTame:
Li.
I.
Æemble,
chacun
dans
fa
maifon
&
avec
fa
famille,
ou
plufieurs
réunis
dans
une
même
maifon,
dans
la
joie
&
dans
la
fimplicité
de
cœur
;
&
ils
éroient
aimez
de
tout
le
peuple,
à
caufe
de
la
pureté
&
de
l'innocence
de
leur
vie,
&
desaumônes
qu'ils
diftribuoient
liberalement
aux
pauvres.
Voilà
Ja
peinture
que
le
Saint-Efprit
même
nous
a
tracée
des
premiers
Fidéles
de
Jerufalem,
(4)
qui
ont
été
le
modéle
des
Congrégations
Relisieufes,
&
de
tous
ceux
qui
dans
la
fuite
des
fiécles,
ont
afpiré
à
une
perfection
particuliere.
_
En
ce
même
remis,
Pierre
&
Jean
monterent
au
Temple,
pour
aflifter
à
la
priere
de
la
neuvie-
me
heure;
c’eft-à-dire
à
trois
heures
après
midi.
C'étoit
la
priere
du
foir,
&
on
pouvoit
da
faire
depuis
trois
heures
après
midi
dans
léquinoxe,
juiqu'à
fix
heures
du
Loir
;
&
aux
autres
jours
à
proportion;
fuivant
lufage
ancien
de
partager
le
jour.en
douze
heures
plusou
moins
longues
,
fe-
lon
que
les
jours
font
plus
courts,
ou
plus
longs.
Les
Juifs
avoient
trois
heures
de
prières
chaque
Saint
Pierre
gué:
rit
un
boiteux
à
La
porte
du
temple,
jour
;
le
matin,
à
midi,
&
au
foir
,
commen
le
Voir
dans
Daniel,
(4)
&
comme
lenfeignent
les
Rabbins.
{c
)
Or
il
y
avoit
un
homme
boiteux
dès
léventre
de
fa
mere,
que
l'on
portoit,
&
que
lon
mettoic
rous
les
jours
à
la
porte
du
Temple,
qu'on
appelloit
la
belle
porte
,
afin
qu'il
deman-
dât
laumône
à
ceux:
qui
entroient
dans
la
Maifon
ns
Se
de
—
(2)
ART
fe.
©
1.
|
(e)
Vide
Maïmon,
€
Kimchi.
32:
37:
|
apud
Dmfé
Grot.
Capell,
in
Ad,
4b)
Der.
VI.
10ù
de
"|
LI.
x
FASO
LOme
1",
—
B
nl
An.ou
M.
46
1
6.
des
F
C.36.de
PE-
re
vule,
33.
10
_HrsToire
DEs
Jurrs,
du
Seigneur.
Cet
homme
ayant
vû
Pierre
&
Jeart
qui
alloient
entrer
dans
lé
Temple,
les
pria
de
lui
donner
quelque
aumône.
Pierre
lui
dit:
Re-
gardez-nous.
Il
les
regardoir,
efperant
qu'ils
al-
loient
lui
donner
quelque
chofe
:
mais
Pierre
lui
dit:
Je.n’ai
ni
or,
ni
argent;
ce
que
jai,
je
vous
le
donne
:
Au
nom
de
Jefus-Chrift
de
Nazareth,
levez-vous,
&
marchez;
&
Flayant
pris
par
la
main
droite,
il
fe
foûleva
,
&
à
la
même
heure
le
boiteux
fe
foûtint
{ur
fes
pieds,
&
marcha.
Il
entra
avec
eux
dans
le
Temple
en
fautant
,
&
Jouant
Dieu.
=
Tout
le
monde
le
vit,
lereconnut,
&
fut
fur-
pris
d'admiration
;
&
comme
il
tenoit
Pierre
&c
Jean,
les
troupes
s’aflemblerent
autour
d'eux
dans
la
galerie
qu'on
nomme
de
Salomon.
Alors
Pierre
leur
parla,
&
leur
dit
que
ce
n'’étoit
point
par
fa
vertu
quil
avoir
gueri.ce
boiteux,
mais
par
la
vertu
de
Jefus-Chrift,
qu'ils
avoient.renonce,
li-
vré
à
Pilate,
&
fait
condamner
à
mort:
Que
Dieu
ET
DU
Nopy
PES
TA,
Liz
L
hommes
qui
fe
conyertirent
dans
cetteoccafon.
(a)
Lorfqu'ils
parloïient
au
peuple,
les
Prêtres,
le
Capitaine
des
gardes
du
Temple
&
les
Saducéens
furvinrent.
Ces
derniers
ne
pouvoient
fouffrir
que
les
Apôrres
enfeignaffent
la
refurrection
des
morts,
-&
qu'ils
en
donnaffent
une
preuve
décifive
dans
la
perfonne
de
Jefus-Chrift,
qu'ils
affüroient
être
reflufcite,
&
avec
quiils
difoient
qu'ils
avoientbü,
mange,
&
converfé
depuis
{a
Réfurrection.
Ees
Saducéens
étoient
alors
puiffans
,
&
ils
avoienr
dans
les
premiers
emplois
des
perfonnes
de
leur
fecte
;
&
le
Grand-Prêtre
Caiphe
en
particulier
étoit
Saducéen
{b)
Les
Apôtres
furent
arrêtez
&
mis
en
prifon
jufqu'au
lendemain.
Commeil
étoit
AN,pu
M.
4036.
de
J.
C.36,
dePE.
re
vule.
33.
déja
tard
on
n’eur
pasle
loifir
ce
jour-là
d'aflembler
.
leSanhédrin.
On
y
mit
auf
apparemment
leboi:
|
teux
qui
avoit
été
gueri
par
faincPierre,
puifquele
lendemain
on
le
fe
comparoître
avec
les
A
pôtres
devant
lès
Sénateurs.
Ceux-ci
s'aflemblerent
,
le
jour
fuivant,
avec
les
Docteurs
de
la
Loi,
les
Chefs
du
peuple,
les
Grands-Prètres,
Anne
&
Caïphe,
&
les
autres
principaux
d’entre
les
Prêrres.
Hs-firenc
amener
les
Apôtres
dans
l'aflemblée,
&
leur
di.
TeRt
:
Par
quelle
puiflance,
&
au
nom
de
qui
avez-vous
fait
cette
action
>
Alors
Pierre
rempli
.
du
Saint-E{prit
,
leur
dit
:
C’eft
par
le
nom
de
Jefus-Chrifkde
Nazareth,
que
vous
avez
crucifé
,
&
que
Dieu
a
reflufcité
d'entre
les
morts,
que
cet
homme
a
été
oueri,
&
qu'il
eft
aujourd’hui
debout
2
es
Sen
ve
RER.
(a)
4û,
LL
re
26.6"
IVer.2.l
(b)
ABF.
é
E$
€
Bij
TE
ne
de
a
a
PR
0
rs
ES;
Es
ER
-
a
A,
Rp
SERRE
re
vulo,
33.
E2
HisTOIRE
DES
JUIFS,
|
|
devant
vous.
Jefus-Chrift
eft
certe
pierre
que
AN.
DU
M.
yous
autres
Architectes
,avez
rejettée,
&
qui
ef
:
6.
de
|...
: :
+
ee
Cie
de
jé.
à
préfent
la
premiere
pierre
de
l'angle.
Nul
autre
nom
que
le
fien
n'a
été
donné
aux
hommes,
par
lequel
ils
puiffent
être
fauvez.
(4)
Le
Sanhédrin
voyant
la
conftance
de
Pierre
&
&
de
Jean,
&
connoïiflant
que
c'étoient
des
hom-
mes
fans
Lettres,
&
du
commun
du
peuple,
fut
furpris
de
leur
difcours
,
&
de
leur
liberté.
Le
boiteux
gueri,
qui
étoic
prefent
,
étoit
une
preuve
fans
équivoque
du
miracle.
Cet
homme
avoit
plus
de
quarante
ans.
Il
Les
fit
donc
tous:
fortir
pour
déliberer
:
Voici,
dirent-ils
entr'eux,
un
miracle
qui
eft
connu
de
toute
là
ville
de
Jerufalem,
&
que
nous
ne
pouvons
contefter.
Que
ferons-nous
ces
gens
>
Il
faut
leur
défendre
avec
menaces
de
S
LES
a
fa
puiffanc
parler
à
l'avenir
à
qui
que
ce
foit
au
nom
de
Je-
fus.
Lis
les
frentrentrer,
&
leur
firent
cette
défenfe.
UpezVOUS
mêmes
s’il
eftjufte
de
vous
obéïr
plûtôt
qu'à
Dieu.
Mais
Pierre
&
Jean
leur
répondirent::.Jur
fi
FASFETS
&
fi
nous
pouvons
ne
pas
réndfe
témoignage
à
ce
que
nous
avons
vû
&
entendu.
(b)
On
les
ren-
voya
donc
avec-de-oraridès
menaces.
-_
Lorfqu'ils
furent
de
rerour
dans
la
maifon
ils
raconterent
aux
autres
Apôtres
&
aux
Difciplés.
ce
qui
leur
étoit
artivé.
Alors
élevant
tous
leurs
voix
dans
l'union
d’un
même
efprit;,
ls
firenc
leur
priere
à
Dieu,
lui
rendant
graces
de
la
pro-
ection
qu'il
avoit
donnée
à
fes
ferviteurs,
loüant
dance
%
AS
Aa,
3
.
D)
nb
infinie,
qui
rend-inutile
les
efforts
À
AUS
UE
Ca
LUE
Co
PA
EN
LC
A
EST
Nes
ARR
ERA
RTS
NES
PRE
PIE
ET
DU
Nouv.
TESTAM.
Liv.
I.
Tv;
des
Rois
&
des
Puiflances
,
contre
l'empire
de
fon
fils
Jefus-Chrift,
&
le
fupplianc
d'accorder
aux
Apôtres
lefprit
de
force
,
pour
méprifer
les
me-
naces
&
les
mauvais
traitemens
de
leurs
ennemis.
Lorfqu'ils
eurent
achevé
leur
priére
,
le
lieu
oùils.
étoient
aflemblez
,
trembla.
Is
furent
de
nouveau
remplis
du
Saint-Efprit,
&
commencerent
à
an-
noncer
là
parole
de
Dieu
avec
une
nouvelle
har<
diefle.
(a)
.
:
Ce
fur
en
.ce
tems-là
que
Jofeph,
furnommé
par
les
Apôtres
Barnabé,
c'eft-à-dire,
fils
de
la
mg
AN.bu
M.
confolation
,
qui
étoit
Lévite,
&
otiginaire
de
lTfle
de
Cypre,
vendit
un
fonds
de
terre
qu'il
avoit
ou
en
Cypte,
ou
près
de
Jerufalem
,
&
qu'il
en
ap=
porta
le
prix
aux
pieds
des
Apôtres.
(b)
Plufieurs
Anciens
(c)
ont
cru
qu'ilétoit
du:nombre
des
foi.
xante-douze
Difciples
de
Jefus:Chrift,
&
qu'il
l'a
voit
fuivi
de
très-bonne-heure.
Quelques-uns
pré:
tendent
qu'il
étroit
condifciple
de
faint
Paul
,
&.
qu'il
avoit
étudié
avec
lui
aux
pieds
de
Gamaliel:
Ii
eft
für
qu'il
fut
toüjours
fort
lié
à
l’'Apôtre
ju
qu'à
ce
qu’il
s'en
feparaàl'occafion-de
Jean
Marc,
ainii
que
nous
le
verrons
ci-après
:
mais
le
tems.
de
fa
vocation
&
de
fa
converfion
au
Chriftiæ
nifme
,me
paroït
pas
certain.
+.
Durant
cette
premiere
ferveur
des
nouveaux
Fi-
déles
,
un
homme
nomtné:
Ananie,
&
Saphire
fa
femme
vendirent
aufli
un
fonds
de
terre:
&An2-
:
{a
).-Aû,
IF.
Rs.
p.410.
Enfeb.
Wifi.
Etcl.
Lt.
cap,
(D)
AR
IP.
36.
gp
li.
€
bibrac,
1..Epiphan.
haref.…
ic)
Clem.
Alex,
25
Strom,
|
XX,
6.4.
SR
.
.
Bi.
RE
me
Re
Car
Iff.-
Ananie
&
Saphire-
frappez
de
mort
pour
avoir
ment
au
S.
Efprit.
Det
AN.Du-M.
ps.
lemitaux
pieds
des
Apôtres.
Mais
Pierre
l'ayant
fçûù
4036.
de
C.36.deF
re
vuls.
33.
14
HisTOIRE
DES
Jurrs,
nie
ayant
retenu
de
Concert
avec
fa
femme,
uñe
artie
du
prix
qu'il
avoit
vendu,
apporta
le
refte,&
par
une
revelation
divine,
l'en
reprit
fortement,
&
lui
dit
que
ce
n'éroit
pas
aux
hommes
qu’il
avoit
menti,
mais
au
Saint
Élprit:
Que
rien
ne
Pobli-
geoit
à
vendre
fon
heritage,
&
qu'après
même
l'a.
voirvenduilétoit
encore
le
maître
d’en
garder
tout
le
prix
:
Qu'ilnedevoit
point
furprendre
l'églife
par
une
déclaration
frauduleufe,
&
parun
menfonge.
Ananie
ayant
entendu
ces
paroles
,
tomba,
&ren-
dit
l'efprit.
Ce
qui
répandit
la
terreur
dans
l’efprit
de
tous
ceux
qui
en
entendirent
parler.
Aufli-tôt
quelques
jeunes
gens
prirent
fon
corps
,
&
l’alle-
sent
enterrer.
Environ
trois
heures
après,
fa
fem-
me
,
qui
ne
fçavoit
point
ce
qui
étoit
arrivé,
en-
tra;
&
Pierre
lui
demanda
s'ils
n'avoient
vendu
leur
fonds
que
cela
?
Elle
répondit
que
non.
Pierre
lui
répondit
:
Comment
vous
êtes-vous
ainft
ac-
cordez
enfemble,
pour
renter
l'Efprit
du
Seigneur
?
Voilà
ceux
qui
viennent
d’enterrer
votre
mari,
qui
font
à
cette
porte;
&
ils
vont
aufli
vous
porter
en
terre.
Au.mÊêmemoment
ellé
tomba
morte
à
fes
pieds;
&
ceux
qui
avoient
enterré
Ananie,
la
prirent
,
&
l’allerent
enterrer
auprès
de
fon
mari.
Cependant
les
Apôtres
faifoient
beaucoup
de
miracles,
&
le
nombre
des
Fidéles
croifloit
de
_
jourenjour;enforre
quil
y
avoit
même
plufieuts
_
Prètres
qui
obéifloient
à
la
foi.
(4)
Ils
étoientunis
dénsun
même
efprit,
&
ils
s’affembloient
auFem-
[A
TR
ET
DU
Nouv.
TESTAM.
Liv.
JL.
1e
ple
dans
la
galerie
de
Salomon.
Aucun
des
autres
n'ofoit
fe
joindre
à
eux
:
mais
le
peuple
leur
don-
noit
de
grandes
louanges.
La
vertu
des
miracles
étoit
fi
grande
dans
les
Apôtres,
fur
tout
dans
faint
Pierre,
que
l'on
apportoit
les
malades
dans
les
rues,
&
qu'on
les
mettoit
fur
des
lits
&
fur
des
paillaffes
;
afin
que
lorfque
Pierre
pañleroit,
fon
ombre
au
moins
les
couvrir,
&
les
guérit
de
leurs
maladies.
On
en
amenoit
même
des
villes
voifines
de
Jerufalem,
&
ils
s'en
rerournoient
tous
œuéris
;.
N.
DU
M.
2036.
de}
C.36.de
PE=
re
vulg.
33,
&
les
démoniaques
étoient
délivrés
des
efpritsim-
purs
qui
les
tourmentoient.
(4)
Alors
le
Grand-Prêtre
Caïphe,
&
ceux
qui
étoient
comme
lui
de
la
fecte
des
Saducéens,
indi-
gnez
de
voir
le
progrès
de
l'Evancile,
firent
pren-
dre
les
Apôtres,
&
les
firent
mettre
dans
les
liens.
Mais
l'Ange
du
Seigneur
ouvrit
durant
la
nuit
les
portes
dé
là
prifon,
&
les
ayant
fait
fortir
,
referma
les
portes,
&
leur
dit:
Allez
dans
le
Tem-
ple,
&
prèchez-y
hardiment
cette
doctrine
0%
toute
l'économie
de
la
nouvelle
alliance,
Ils
alles
rent
donc
dans
le
Temple.
ès
le
point
du
jour,
&
cofmencerent
à
y
prècher.
Cependant
le
Grand-
Prêtre
ayant
affemblé
lé
Sanhédrin,
envoya
à
la
prifon
,
afin
qu'on
amenär
les
Apôtres.
Les
Of.
Ciers
y
étantyenus,
&
ne
les
ayant
poinr
tlouvez
,
vinrent
faire
leur
rapport
:
Nous
avons,
ditent-
ils
,
trouvé
la
porte
bien
fermée,
&
les
gardes
de-
vant
porte
:
mais
l'ayant
ouverte,
nousn'avons
trouvé
perfonne
dedans.
Comme
RE
names
tous
1>
(2)
Ai.
Pi
XZzsr016
—
=
=
ae.
ils
étoient
en
ee
Ax
pu
M.
4036.
de
ÏJ.
C.36.
del’
E-
æe
vulg,
33.
L6
HISTOIRE
DES
JUIFSs,
eine
de
ce
que
les
Apôtres
étoient
devenus,
of
vint
leur
dire
que
ces
hommes
éroient
dans
le
Temple,
&
enfeisnoient
Je
peuple.
Alors
le
Ca-
pitaine
des
gardes
du
Temple,
avec
fes
gens,
Jes
amena
fans
violence
;
car
ils
craignoient
d’être
la-
pidez
par
le
peuple.
Ce
Capitaine.du
Temple
étoit
ou
un
Levite,
qui
commandoit
une
troupe
de
Le-
vites
occupés
à
garder
la
maifon
du
Seigneur
le
jour
&
la
nuit
;
ou
un
ofhcier
des
troupes
Romai-
nes,
qui
veilloit
à
ce
qu'il
n'arrivät
aucun
tumulte
dans
le
Temple.
:
Les
Apôtres
étant
arrivez
devant
le
Sanhédrin
,.
le
Grand-Prètre
leur
dit
:
Ne
vous
avons-nous
pas
expreflément
défendu
d’enfeignerau
nom
de
Jefus-
-Chrift?
Cependant
vous
continuez
deremplir
Je-
falem
de
votre
doctrine,
&
vous
voulez
perfuader
au
peuple
que
cet
homme
a
été
condamné
inju-
ftement,
&
que
nousfommes
coupables
de
{a
mort.
Pierre
&
les
autres
Apôtres
lui
répondirent
en
peu
de
mots
:
il
faut
obéir
à
Dieuplütot
qu'aux
ommes.
Nous
fcavons
que
le
Dieu
de
nos
peresa
reflufcité
Jesus
,
que
vous
avez
fair
mourir.
Nous
SPORTS
TA
I
7
PARAIT"
ci
fommes
témoins.desfasréfurrection,;
&
le
Sainte
Efprit
que
Dieu
acommuniqué
à
tous
ceux
qui
Jui
béifient,
rend
témoignage
à
la
même
verité.
=
Ayant
entendu
ces
chofes,
les
Senareurs
furent
-
tranfportez
de
rage;
&
ils
déliberoientde
les
faire
-
mourir
:
mais
un
Pharifien
nomméGamaliel,
Doc-
æeur
del
à
Loi
,
qui
étoir
honoréde
tout
le
peuple:
4)
croyent
quedès-lors
il
éroir
déja€hré-
{a
)
Rccogn
12
GG
d
66.
Bedsin
Am
De
ET
Du
Nouv.
TEsTAM.
Lio...
tien;
les
autres
(4)
foûtiennent
qu'il
ne
fe
con-
vertit
qu'après
le
martyre
de
faint
Étienne.
I!
étoit
Maître
de
faint
Paul
,
(b)
&
aufli
de
faint
Etienne
&
de
faint
Barnabé,
felon
quelques-uns
:](c)
Ga-
imaliel
donc
fe
levant
dans
le
Confeil
,
commanda
qu'on
fitretirer
les
Apôtres
pour
un
peu
de
tems:
AN
pu
M.
4036..de
J.
C.36.delE-
re
vulo,
33,
&
il
dit
à
l’aflemblée
:
Prenez
garde
à
ce
que
vous
avez
à
faire
touchant
ces
perfonnes.
Car
il
ÿ
a
quel
que
tems
qu'il
s'éleva
un
certain
Théodas,
qui
prétendoit
être
quelque
chofe
de
grand;
il
y
eut
environ
quatre
cens
hommes
qui
s’artacherent
à
lui:
mais
il
fut
tué,
&
tous
ceux
qui
avoient
crû
en
Jui,
furent
diflipez
&
réduits
à
rien.
Judas
de
Galilée
s'éleva
après
lui,
dans
lé
rems
du
dénom-
brement
du
peuple,
&
il
attira
à
{oi
beaucoup
de
monde:
mais
&
lui,
&
fon
parti
perirent
&
fe
‘difiperenr.
Je
vousconfeille
donc
dene
vous
point
-
mélerde
cequiregarde
ces
gens-ci,
&
de
les
laif.
fer
faire:
car
fi
ce
confeil
vient
des
hommes
,
il
combera
de
lui-même
:
mais
sil
vient
de
Dieu,
vous
vous
y
oppoferiez
en
vain;
Dieu
fçaura
le
_foutenir
maloré
vous.
Ils
fe
rendirent
à
fomtavis
;
Gcayant
fait
rentrer
les
Apôtres,
ils
les
condamne.
rentau
fouet,
qui
étoit
la
feule
peine
qui
füt
alors
en
léurpouvoir
;
&
ils
les
menacerent
de
plus
orang
des
peiñess’ils
parloient
à
l’avenir
au
nom-de
Jefus-
Chrift.
Alors
les
Apôtres
fortirent
du
Confeil,
tout
remphs-de
joie-de
ce
qu'ils
avoienréré
jugèzdignes
de
foufrir
quelque
chofe
pour
le
nom
de
Telus
SE
RARE
(a)
Vide
Lucian
de
Revcler.
|
{be
XXII.
D
&.
Steph.
CS:
a
_(c?
Alexand.
apud
Sur.
1.
Jus
#
des
veuves
de
À
es
5
pee
lEglife,
Jap
du
QUE
Hébraïque
ou
Syriaque,
qui
étoit
la
plus
Mare
commune
dans
Jerufalem
&
dans
la
Paleftine.
Ce
ee
murmure
étoit
fondé
fur
ce
que
les
Juifs
Grecs
core,
Nicanor
,
Timon,
Parmenas
,&
Nicolas
pro
_
felyte
d’Antioche.
EE
-
On
parlera
ci-après
d'Erienne.
Philippe
étoit
;
dit-on,
(}
de
Cefarée
en
Paleftine.
Il
eut
quatre
:
fil
es
Prophetefles.
(c)
Cefut
luiqui
baptifa
l'Eu-
RE
JC
ARE
<(b)
a.
Pelf"Epiff.
449
LU
[4
;
%
TPE
î
ET
Du
Nowv
TESTAM.
Liv.
J.
%o
nuque
de
la
Reine
Candace,
&
qui
convertir
à
——
Ja
foi
les
Samariçains.
Procore
fut,
felon
Les
Grecs,
premier
Evêque
de
Nicomédie.
Adon
dit
qu'il
fouffrit
le
martyre
à
Antioche
,
le
9.
d'Août.
L'Hiftoire
que
l'on
a
de
faint
Jean
l'Evangelite,
_
ous
le
nom
de
Procore,
n’eft
point
du
faine
Dia-
cre
dont
nous
parlons.
Niçanor,
Timon
,
autre-
ment
Timothée,
&
Parménas
,
ne
font
pas
bien
connus.
Les
Grecs
&
les
Eatins
ne
s'accordene
nullement
fur
ce
qu'ilsen
difent.
On
ne
fçait
rien
non
plus
de
cértain
touchant
leur
mort
&
leur
martyre.
er
ne
Nicolas
profelyte
d'Antioche
,
eft
forr
celebre
parmi
les
Anciens;
&
le
nom
des
hereriques
Ni-
colaïtes,
n'eft
propre
qu'à
fui
faire
déshonneur,
s'il
eft
vrai
,
comme
le
croyent
plufieurs
hifto-
tiens,
(«)
qu'il
äit
donné
occafion
à
cette
fecte
,
par
fa
conduite
pet
résuliére
&
peu
circonfpeéte.
On
dit
qu'ayant
une
femme
d'une
rare
beauté,
il
fe
fepara
d'elle
pour
vivre
dans
la
continence:
mais
que
ne
pouvant
refifter
à
{à
pañfion,
il
abane
donna
fa
premiere
réfolut
&
tomba
bien-tôt
dans
des
23
:
1
_—
EE
—
xtrémitez
fcandaleu-
AN:
pu
M.
4037.de
J.
C37.dePE.
re
vulg.
34,
Qui
étoit
Nicés
las
le
Diacre,
toit
les
plus
honteufes
ébauches;
quoique
fon
|
UE
eut
Êté
de
marquer
fumple
{2)
Æpiphan,
heref:
à5.
die
Gotélee,
No
&,
p.267:
AE
Ci
RD
RP
SE
PRE
MERS
Er
ES
es
St
hr
ea
grrame
genie
dt
tt
germes
en
ré
het
26
HA
ÉIISTOIRE
DES
JUIF
me
Et
mortifier
fa
chair,
&-réfifter
à
fes
penchans.
at
MT
:
+
Mais
faine
Clement
d'Alexandrie
(4)
raconte
“Cs7.del'É-
la
chofe
autrement.
Il
dit
que
les
Apôtres
ayant
revule.
34.
fait
quelques
reproches
À
Nicolas
fur
fori
attache-
=
ment
à
fa
femme,
il
l'amena
dans
lafflemblée
,
&
déclara.
qu'il
confentoit.
que
quiconque
voudroit
-Fépoufer,
l'époufar.
Cette
parole
lâchée
dans
la
fine.
phicité
fut
recueillie
;
&
dans
la
fuite
elle
fut
un
fujet
de
fcandale
contre
l'intention
de
celui
qui
lavoir
dite;
éar
pour
lui,
il-étoit
fort
regle.
Le
même
Pere
difoir
avoir
appris
qu'il
davoit
jamais
eu
la
compagnie
d'aucune
autre
femme
que
de
la
fienne
;
&
que
fon
fils
&
fes
filles
,
qui
vècurent-
forrlong-tèms,
conferverent
toûjours
une
parfaite
continence
:
ce
quine
put
empêcher
que
lenom
de
Nicolaïtes
ne
demeurât
à
ceux
qui
voulurent
sautorifer-de
fon
nom,
pour
s'adonnér
à
toutes
fortes.
de
débauches.
C'eft
ain
fi
que
faint
Clement.
d'Alexandrie
tâche
dejuftifierNicolas.de.
larache
&
du
nom
d'Herefiarque,
qued'autres
lui
ont
don:
:
né
Eufebetb}
adopte
le
fentiment
de
fainr
Cle:
ment,
&
rapporte
fes
paroles
,
pour
juftifier
lapers
fonne
de‘NicolasssFheodore
(c)
&
S.
Augultia,
{4
)
vont
de
même
à
le
décharger,
aufli-bien
qué
-
|
e)
Vide
apud
Baron.
ad
an.
683.
#
Ercl.l.
3.
c.
29.
cer
à
Mig
t
€)
Cafiagcollar
da
16%
—
er
pu
Nouv.
TEsTam.
Liv.
I.
5%
ne
connoîtaucun
Auteur
avant
lui
qui
fafle
certe
—
diftinion.
:
ns
Après
donc
que
l'affemblée
eut
élu
ces
fept
per-
UE
fonnes,
pour
avoir
foin
des
tables,
&
des
diftribu-
re
vulg.
34
|
tions
journalieres,
elle
les
préfenta
aux
Apôrres,
me
qui
leur
impoferent
lesmains
en
prianr.
Or
Etien-
ne,
le
premier
des
fepr,
éroir
un
homme
plein
du
Saint-Éfprit,
&
de
foi
;
&
il
faifoit
de
grands
miracles
parmi
le
peuple.
(+)
Et
quelques-uns
de
la
Synagogue
des
affranchis
,
c'eft-à-dire
appa<
remment
des
Juifs,
quiayant
été
menez
captifs
à
Rome,
fous
Pompée
&
fous
Sofius
,
avoient
ra-
cheté
leur
liberté,
&
dont
une
partie
étoient
revenus
à
ferufalem,
y
avoient
leur
Sÿnagogue
_particuliere,
aufli-bien
que
Les
autres
Juifs
des
_diverfes
provinces
de
PEmpire
;
comme
dé
ceux
d'Alexandrie,
de
la
Cyrenaïque,
de
à
Cilicie,
&
de
l'Afémineure.
Les
Juifs
de
ces
Synagogues
ayant
voulu
entrer
en
difpute
avec
faint-Etienne’,
&
ne
pouvant
réfifter
à
la
force
de
fes
raifons,
&
à
lEfprit
faint
qui
parloïit
en
lui,
fubornerent.
:
N
des
gens,
pour
leur.
faire.dire
qu'ils.
l'avoient
-
An
pu
M.
res
Re
les
yeux
fur
lui,
virent
avec
furprife
que
fon
vi-
re
vulg.
34.
ee
î
—
Alors
le
Grand-Prètre
Caïphe
,
qui
préfidoit
à
ae
Be
[ui
étoit
verirable;
(b)
&
faint
Etienne
pour
fe
Ærienne
Diacre.
soir
blafphémé
contre
lui
:
mais
il
ft
voir
en
_
toutefois
que
le
Seigneur
n'habire
point
dansdes
.
édifices
faits
de
la
main
des
hommes.
Il
conclut
|
MA
à
D
M
did
à
gr
pu
Nouv.
TEST:
Lit.
I.
29
Que
ton
argent
periffe
avec
toi
,
roi
qui
as
crû
que
le
don
de
Dieu
peut
s’acquérir
avec
de
l'argent.
Tu
n'as
point
de
part,
&tu
ne
peux
rien
préten-
dre
à
ce
miniftere
,
parce
que
ton
cœur
n’eft
pas
droit
devant
Dieu.
Fais
done
penitence
de
cette
méchanceté,
&
prie
Dieu,
afin
que,
s'il
eft
pof-
fible,
il
te
pardonne
certe
mauvaife
penfée
de
ton
cœur
;
cat
je
vois
que
tu
es
dans
un
fiel
amer,
&
dans
les
liens
de
liniquité.
Simon
répondit
:
Priez
pour
moi,
afin
qu’il
ne
m'arrive
rien
de
tout
ce
que
vous
avec
dit.
Tertullien
(4)
ajoûte
qu'it
répandit
beaucoup
de
larmes
;
ce
qui
eft
confir-
mé
par
quelques
anciens
Manufcrits
:
(b)
mais
fa
penitence
fut
inutile,
parce
qu’elle
n’étoit
ni
hum
ble,
ni
fincere.
on
F
-
Au
lieu
de
fe
convertir,
&
de
recourir
à
la
pe:
nitence,
comme
faint
Pierre
le
lui
confeilloit,
if
devint
plus
ineredule,
&
plus
endurci
qu'aupara
An
pu
M.
4037.
de
J.
C:37:.d0PE:
re
vulp.
34
vant.
Il
s'appliqua
avec
encore
plus
de
curiofiréà
la
magie,
(c)
&
fr
gloire
de
s’oppofer
aux
Ap6-
tres
de
tout
fon
pouvoir,
pour
acquerir,
ou
pour
_
confervér
une
vaineré
utation.
Il
quitta
Samarie,
&
parcourut
divers
pays
,
cherchant
les
lieux
où
Jefus-Chrift
n'avoit
pas
encore
été
prèché,
pour
y
pérvertir
les
efprits.
(dy
Etant
à
Fyr
en
Phenë
cie,
il
y
acheta
une
femme
publique
,
nommée
Hélene,
(2)
ou
Sélene
,
&
la
menoïic
par-tout
où
-
(
2
)
Térull..de
dima
ce.
34.
;
_
tb}
Codex
Ms.
Cantabrig.
O7
ret:
dé
hare[a
ACT.
Iren.
lice
écundns
Robert.
Steph.
iphan.
baref.
21,
Angufis
fecumdus
Robers.
Shaph
[20
Epifhume
bar.
2x,
Ang
(c).Irenal
x,
c.
20,
=:
(d)
Throdores,
bip
rues
ES
Ge)
Fin
Apag
+
Th
Nasa
An
pu
M.
4037.
de
J.
€.
37.de
l'E:
re
vuls.
34.
30
.
HIsTOIRE
DES
JUIFS,
il
alloit
,
commetrant
avec
elle
toutes
fortes
d’if
famies.
Il
la
faifoit
pafler
pour
la
belle
Hélene,
femme
de
Menelaïüs.
Quelquefois
il
difoit
que
c'étoir
la
déeffe
Minerve.
Aïlleurs
il
foûtenoit
que
c’étoit
la
premiere
Intelligence,
Ia
Mere
de
tou-
tes
chofes,
le
Saint-Efprit.
Céroit,
difoit-il,
par
cette
premiere
intelligence,
que
le
Pere
avoit.
eu
deflein
de
créer
les
Anges:
mais
Hélene
con-
noiffant
la
volonté
de
fon
Pere
defcendit
plus
bas,
engendra
elle-même
les
Anges
&
les
Puiffances
fpirituelles
,
à
qui
elle
ne
communiqua
aucune
-
connoiflance
de
fon
Pere.
Ces
Anges
&
ces
Puif
fances
ctéerent
enfuite
le
monde
&
les
hommes
:
&
commeils
ne
vouloient
pas
que
l'on
fçût
qu'ils
avoient
été
engendrez
par
un
autre
,
ils
retinrent
Hélene
leur
mere,
&
lui
firent
fouffrir
routes
for-
tes
d'outrages
,
pour
l'empêcher
de
retourner
vers
fon
pere.
Ils
l'enfermerent
dans
divers
corps
de
femmes
;
&
en
particulier,
dans
celui
d'Hélene,
_
qui
fut
loccafen
de
la
guerre
de
Troye
;
&
pal.
Jui.
fant
de
corps
en
corps,
elle
vint
enfin
animér
ce:
lui
d'Hélene
de
Tyr,
que
Simon
menoit
avec
Il
difoit
quil
étoit
le
Chrift,
qui
étoir
def
i
les
homes,
il
avoir
pris
la
figure
dun
hom
}
Ces
sl
RP
°
Less
s.;
:
à
,
la
figure
de
la-Püiffance
qui
y.
dôme
‘beur
d’être
reconnu
;
de
mème
qu'étant
à
ET
Du
Nouwv.
TEsTamM
Liv.f.
3r
mé,
quoiqu'il
nele
fût
pas
en
effer;
&
avoit
été
cru-
cifié
en
apparence
par
les
Juifs.
I]
enfeignoit
qu'il
étoit
defcendu
comme
Pere
à
l'évard
des
Samari-
trains,
comme
fils
a
l'égard
des
Juifs,
comme
Saint-
Efprita
Fégard
de
toutes
les
autres
nations.
Hinven.
celebres
dans
l'herefie
des
Valen.
tiniens.
Simon
pofoit
fa
plenitude
de
hui
F6:
nes.
|
mertoir
dé
ce
nombre
une
profondeur
&
ur
filence,
&il
plaçoir
le
Verbe
au
cinquiéme
dévré.
Simon
méprifoit
la
Loi
&
les
Prophetes,
&
veñta
les
Eônes,
difoit
qu'il
étoit
venu
pour
les
détruire.
Non
feu-
lement
iln’ydéferoir
point
;
mais
il
menaçoit
de
la
mort
&
de
la
damnation
ceux
qui
les
obfervoient.
On
peut
juger
de-là
quelle
pouvoit
être
la
vie
de
cet
Herefiarque
&
de
fes
feftareurs.
Elle
étroit
tel.
le,
qu'on
n'oferoit
prefque
la
rapporrér.
(4)
Ils
vivoient
dans
toutes
fortes
de
déreglemens
;
&
ils
avouoient
eux-mêmes
dans
leurs
Ecrits,
que
ceux
qui
entendoient
parler
pour
la
premiere
fois
de
leurs
myfteres
les
plus
fecrers,
en
étoient
furpris
d'étonnement
&
d’'effroi.
Les
impudicirez
les
plus
monftrueufes
fe
permettoient
parmi-eux.
celleries
,
les
enchantemens,
l'idolâtrie
;
(b)
en
un
Mot
toutes
forres
de
crimes
y
étoient
foufferts.
Les
Simoniens
avoient
des
figures
de
Simon
&
d'Hélene
,
fous
la
forme
de
Jupiter
&
de
Miner-
ve,
à
qui
ils
rendoient
des
honneurs
divins.
Si
mon
Après
avoir
couru
diverfes
Provinces,
alla
enfin
à
Rome,
fous
l'empire
de
Claude.
Nous
2
Fr
EG
(a)
Eufeb.
ls.
|
Tersulle
aferipe.
330
alifs.
_
{b)
Origen.
lib.
6.
contra
Celf.
|
—
F
:
nn
LE
Les
{or
=
AN
Du
M.
4937.
de
TJ.
C:37.de
ES
re
vule.
de
An
ou
M.
4037.
de
|.
C:37delPE-
re
vulg.
34
HirsTOIRE
DES
TUTES
&
comment
il
fut
les
prieres
de
FApo-
2
verrons
ci-après
ce
qu'il
y
fit
,
récipité
du
haut
de
l'air,
par
tre
faint
Pierre.
Pierre
&
Jean
ayant
rendu
témoignage
au
Sei-
gneur
dans
Samarie,
&
y
ayant
annoncé
fa
parole,
c'en
retournerent
à
Jerufalem,
&
prècherent
l'E-
vangile
en
plufieurs
villes
desfSamaritains.
(4)
Ce
fut
vers
ce
même
tems
que
les
Juifs,
ennemis
de
Jefus-Chrift,
envoyerent
par-tout
oùily
avoit
des
gens
de
leur
nation,
(tb)
des
députez,
pour
les
avertir
qu'il
sétoit
élevé
parmi
eux
une
nou-
velle'fecte
,
qui
reconnoifloit
Jefus
de
Nazareth
pour
Meflie
:
Que
ce
Jefus
étoit
un
impofteur
de
Galilée,
qu'ils
avoient
fait
mourir
en
croix
;
mais
que
fes
Difciples
étant
venus
la
nuit,
avoient
en-
levé
fon
corps
du
tombeau
où
on
lavoir
mis
:
Que
ces
gens
trompoient
le
monde,
en
afsürant
qu'il
étoit
reflufciré,
&
monté
aux
Cieux
:
Que
la
doc-
trine
de
ce
feducteur
étoit
impie,
&facrilege
:
Que
fes
fectateurs
enfeignoient
Pathéifme,
&
de-
rruifoient
les
Loix
de
Moyle.
Ces
calomnies
ainfi
répanduës
parmi
les
Juifs
,
fe
communiquerent
.
*
‘aux
Payens
;
qui
conçurent
contre
les
prèmiers
Fidéles
une
haine
implacable
,
&
un
fouverain
mépris
de
leur
Religion.
Les
défordres
&
lesextra-
vagances
des
heretiques
de
:ce
tems-là
ne
contri-
buerent
pas
peu
à
entretenir
ces
faufles
idées
;
car
Jes-plus
monftrueufes
herefies
fe
cachoient
fous
le,
.
ns)
ronym.
11
Jar.
xvIIIL.
Orig.
4
4
|
(2)
AB
VIII.
1
=
lc
1.
G.p.293.298
:
(b)
Jufin.
Dialoc.
cum.
Tri-
ghon.
‘a
2342
35e
Eufcb.
€
Hie-
-
:
|
nom
à
ET
DU
Nouv.
TEsraM:
Lic.
I.
3;
hotn
de
Chrétiens,
&
les
Payens
ne
les
diftin-
—
guoient
pas
des
vrais
Fidéles:
:
loss.
0
On
les
accufoit
d'adorer
le
{oleil
(2)
ou
la
té
PÉ_
te
d'un
âne,
(£)
ou
la
croix,
(c)
où
des
chofes
re
vulg.
34
honteufes
&
infames.
{
d)
On
difoit
qu'ils
étoienc
_
inutiles
au
monde,
(e)
&
à
la
vie
humaine
qu'ils
re-
fufoient
aux
Princes
les
honneurs
qui
leur
font
dûs;
qu'ils
éroient
des
ennemis
publics.
(f)
Ainfi
quel:
que
mal
qui
arrivât
dans
l'Empire,
on
le
rejettoit
fur
les
Chrétiens.
(£)
Onafluroit
qu
ils
mangeoient
dans
leurs
myfteres
la
chair
d’un
enfant
qu’ils
avoienc
tué
;
(b)
&
que
leurs
feftins
de
Religion
étoient
accompagnez
d’inceftes
plus
horribles
que
ceux
d'Oedipe.
(2)
On
leur
réprochoit
que
leur.
fecte
n'éroit
compofée
que
d'ignorans,
&
de
gens
de
la
plus
baffle
condition
,
qu'ils
attiroient,
en
les
inrimidant
par
des
térmes
fans
fondement
&
fans
preuve.
(
Ï
}
Ces
bruits
furent
folidement
re-
futez
par
nos
Apologiftes,
qui
donnerent
aux
Payens
une
jufte
idée
de
la
Religion
Chrétienne
;
&
la
vie
des
Chrériens
diflipa
bientôt
ces
calom-
hies,
que
l'efprir
d'erreur
&
de
jaloufie
avoit
fait
répandre
contre
eux.
Ces
chofes
n'appartiennent
pas
tout-à-fair»
au
tems
dont
nous
parlons
ici
Mais
DOUs
avons
crû
devoir
les
rappoïter
en
cet
L
_
N
Du
M.
és
(a)
Tertull.
Apolog.
©.
16.
ae
Apolog.
c.
40.
:(b)
1er
ibid;
px
|
(h)
Onger.
in
Celf.
6.
p.
(c)
Tertull.
ibidem
Min.
Fe-
|
293.
ne
HS
PET
TRES
(1)
Tertull.
Apolog.c.
8.
©
Ju.
.
(4)
Ainut.
Feligsp.
7,
&
17.
An
Dialog:
posage
-(e)
Tertull,
Apolog,
c.
42.
=.
}
(k
)
Origen.
Pr
Calfit
3»
Pr
AE
Iirm.
ibid.
3e,
=
|
137.
Adithts
Fslix
p.
5,
{
9)
Origen,
LE
3».
COBITA
Celf.
|
se
7
=
D
à
Tome
1,
E
34
ETISTOIRE
DES
JUIrS
;
————"
çndroit
,
à
l'occafion
des
calomnies
des
Juifs
,
lefz
“An
ou
M.
4037.
de
].
C.
;7.dePE-
uelles
en
furent
la
premiere
origine,
_.
Philippe
le
Tétrarque,
fils
du
grand
Hérode
,
re
vulg.
34.
mourut
la
vingtième
année
de
Tibere,
trente-
feptiéme.de
Jelus-Chrift,
&
trente-quatriéme
de
FÉre
commune.
C'étoit
un
Prince
moderé
&
pai-
fible,
qui
fe
contentoit
de
vivre
tranquillement
dans
fes
terres.
(4
)
Quandil
fortoit,
ilne
fe
fai
{oit
accompagner
que
d'un
petit.
nombre
de
per
fonnes
choifies
;
&:f
quelqu
un
lui
venoit
deman-
der
juftice
,
il
s’arrétoit
aufhi-tôt,
en
quelque
en-
droit
qu'il
für,
&
y
faifoit
mettre
une
chaife
,
qu’on
portoit
exprès,
Il
s'affyoit
,
entendoit
les
jarties
,
condamnoit
fur
le
champ
le
coupable,
&
rendoit
juftice
à
l’innocent,
Il
mourut
à
Bethzaïde,
qu'il
avoit
augmentée
&
embellie,
&
à
quiil
avoit
donné
le
nom
de
Juliade,
à
caufe
de
Julie
fille
-d'Augufte.
Hlavoit-époufé
Salomé
fa
niéce
,
fille
d'Hérode-Philippe
fon
frere,
&
de
la
celebre
He.
rodiade
:
mais
n’en
ayant
point
laiffe
d'enfans,
Ti
bere
joignit
fa
Tétrarchie
au
Gouvernement
de
|
Syrie.
(2)
|
___._Verscemêmerems,
Pilateenvoyÿa
à
l'Empereur
Enar.
vI..
Libere
le
procès
verbal,
&
les
actes
du
Jugement
Lenre
de
Pilare
qu'il
avoit
porté
contre
Jefus-Chrift
Onaflure
à
Tiberetonchant
:
L
G
A
{
€
des
Provinces
envoyaflent
ainfi
à
Romeaux
Em
|
pereurs,
les
mémoires
des
principaux
Jugemens
|
qu'ils
rendoient,
&
des
évenemens
les
plusconfk
#
5
2
:
LS
_
(a
)
Jofeph.
Antig.
lib.
Re
CO
|
à
Eufeb.
1
Fe.
2
Cafab.
_{b}
J
ofeph,
Antiq.l.
18,0.
7.
exercir.
16.
Baron.
an,
34.$:
2249
.
-&
>
a
=
Sn
j
que
c'étoit
la
coûtume,
que
les
Gouverneurs
ET
DUNOUVeEEs
Tamer.
I.
3
défables
qui
arrivoient
dans
leurs
Provinces.
Saint
—
É
Juftin
le
Martyr,
(a)
Tertullien
;
(4)
Eufebe
de
“e
4
Cefarée,
(#)
Orofe,
{d)
faint
Epiphane
,
(e)
é
dE
DE.
faint
Chryfoftome,
(f)
faint
Grecoire
de
Tours,
re
vuls.
34:
{g)
&
plufieurs
autres,
témoignent
qu'ils
avoient
|
vü
ces
actes
de
Pilate,
&
ils
y
renvoyent
les
Payens
comme
à
une
piece
authentique.
On
trouve
en-
.
core
aujourd'hui
un
affez
grand
nombre
d’Ecrits
anciens
,
qui
portent
le
titre
d’Aétes
de
Pilate
+:
mais
il
n'y
en
a
aucun
dans
qui
fe
trouvent
tous
les
caracteres
qui
fe
remarquoient
dans
les
an.
ciens,
&
qui
ne
fournifle
des
preuves
contre
fa
propre
authenticité.
Florentinius
en
à
donné
quel-
ques-uns.
M.
Fabricius
en
à
tiré
un
en
Grec
de
la
Bibliotheque
de
M.
de
Colbert.
M.
Cotelier
en
cite
encore
un
autre
de
la
Bibliotheque-du
Roi.
Nous
pourrons
quelque
jouréxaminer
cette
matie-
re
plus
à
fond.
Il
éft
furprenant
que
les
Anciens
.
ayent
laiffé
perdre
une
Piece
fi
importante,
pen-
dant
qu'on
nous
en
a
confervé
tant
d’autres
mau-
vaifes
&
apocryphes.
Voici
celui
des
Ades
qui
nous
reftent,
qui
paroît
le
plus
vraifemblable.
11
fe
trouve
à
la
page
113.
du
Martyrologe
de
Flo-
rentimius
:
mais
je
n'ai
garde
de
le
donner
pour
au-
_thentique.
»
Pilate
à
Tibere
Cefar
;
falut
:
Je-
»
fus-Chrift,
dont
je
vous
ai
parlé
dans
mes
der.
“nieres
Lettres,
a
enfin
été
execuré
à
mort,
par
Ta
a
=
(£)
Ch.
Jet
dlius
Author
bomil,
7,
in
Pafcha.
F.
S.
edit,
Sas
ee
-{
à)
Fuflin.
A
HOT
Tree
;
28
="
(b)
en,
C5.
|
__
(c)
Euféb.
bifl
Eadbl.
2.
c.
.]
vil.
p.048
=
(4)
Orf
Lyc.
—
=
7
12
Turon.
hill.
Fran
se
{e)
Epiph.
here.
Sr
mx
:.-{cors
To
1c
4
Ce
Re
36
_
HisTroire
DEs
JUrrs,
ges
is
la
volonté
des
Juifs
;
mais
malgré
moi,
&
fans
D
oi7.ede
].
?
mon
confentement.
On
n'a
certainement
jamais
C.s7.de
l'E.
»
vÜ,
&
on
ne
verra
jamais
un
homme
d'une
piece
re
vulg.
34.
»
&
d'une
integrité
pareille
à
la
fienne.
Mais
Le
»
peuple
Juif,
avec
ous
leurs
Scribes
&
leurs
An-
.»
ciens
ayant
complotté
fa
mort,
ont
enfin
cruci=
»fé
ce
Prédicareur
de
la
verité,
ainfi
que
leurs
»
Prophetes
&
nos
Sybilles
lavoient
prédit.
Pen-
>
dant
qu'il
étoit
attaché
à
la
croix
,
on
a
vû
plu-
.»
fieurs
prodiges
,
qui,
au
jugement
des
Philofo:.
#
phes,
menaçoient
l'univers
d'une
ruine
prochai=
»
ne.
Les
Difciples
de
cer
homme
fubfiftent
en-
»
core
aujourd'hui
;
&
bien
loin
de
démentir
la
»
fainteté
de
leur
Maitre,
par
leurs
œuvres
&
par
»
le
déreglement
de
leur
conduite
,
ils
lui
font
»
honneur
par
léurs
bonnes
aétions..
Si
je
n'avois
_»eupeur
d'une
fédition
de
la
part
du
peuple,
»
peut-être
que
cet-homme
de
bien
feroit
encore
#
en
vie.
Quoique
je
n'aye
pas
fait
rous.les
efforts
»
que
j'aurois
pù
faire,
pour
le
garantir,
&
pour
:»
réfifter
à
fes
accufateurs
;
toutefois
ce
n'a
été
que
#
malgré
moi,
&
dans
la
crainte
de
commettre
>
votre
dignité,.que-jai
abandonné
à
la
malice
»
des
hommes,
le
fang
de
ce
Jufte,
qui
étoitin-
.»
nocent
de
tout
ce
dont
onl'accufeit,
maisqui,
-
«
Re
.
:
e
=
SR
_»
felon
leurs
Ecritures,
devoit
mourir
pour
leur
»falut.
Portez-vous
bien.
Du
quatriémé
jour
d'a.
»
vant
les
nones
d'Avril
;
c’eft-à-dire,
du
fecond
joue
d'AVE
EE
lien
(4).
fmble
dire
que
les
Ads
de
à
Ed
(a
).
Tértull,
Apolog..c.
21I:-
LUS
reLe
Er
ou
Nouv.
T'ESTAM.
Lit.
I.
37
Pilare
parloient
de
lAfcenfion
de
Jefus-Chrift.
Ceux-ci
n’en
difent
rien,
Saint
Juftin
le
Martyr
(a}
dit
queces
Actes
marquoient,
que
les
foldats
avoient
partagé
entre
eux
les
habits
de
Jefus.
On
_nelicrien
de
pareïlici.
Eufebe
de
Cefarée
(4)
dis
auf:
que
Pilate
avoit
parlé
de
là
Réfurrection
&
de
P'Afcenfion
de
Jefus-Chrift,
&
que
le
Sauveur
étoit
déja
reconnu
comme
Dieu
par
plufieurs.
Ce
qui
ne
fe
lit
point
ici.
Saint
Epiphane
(c)
dit
que
dans
les
Aétes
de
Pilate
on
lifoir
que
Jefus-
Chrift
étoit
mort
le
8.
d'avant
les
calendes
d'Avril,
ou
le
25.
de
Mas
;
mais
que
d’autres
Exemplaires
lifoient
le
15.
des
calendes
d'Avril
;
c'eft-à_dire
4
le
18.
de
Mars.
Saint
Chryfoftome
(d)
y
lifoir
auf,
fi
le
8.
des
calendes
d'Avril.
Celui-ci
porte
Le
2,
d'Avril.
Paul
Orofe
parle
des
miracles
que
les
Dif.
ciples
de
Tefus-Chrift
faifoient,
&
du
grand
nom-
bre
de
ceux
qui
le
reconnoifloient
pour
un
Dieu.
Saint
Gregoire
de
Tours
(e}
femble
dire
que
les.
Aes
de
Pilate
parloient
de
la
prife
de
Jofeph
Az
rimathie.
Toutes
ces
circon{tances
ne
fe
lifent
‘point
dans
ceux
que
nousvénons
de
rapporter,
Il
ÿ
à
dés:
Sçavans
qui
croyent,
qu'il
n’y
en
eur
ja-
maïs
de
veritables,
où
du
moins
que
ceux
quedles.
Peres
ont
vüs
&
citez,
étoient
de
faufles
Picte,
(f)
fabriquées
par
des
Chrétiens
animez
d'un
zéle
trop
peu
éclairé,
|
…
Bacansmcmmasmmmerees
(2)
2Æp
ologs
x,
pro
Chriflianis.
\cor.
c.
21.
à
.
fc)
Epiphan.
heref.
so.
à
+
12.
Vandalédiffert.
de
Allis
Pilat.
(Ce)
Greg.
Turon,
l,
1.
hifi.
Fran
215.
:
Ed)
Chryfe
horil.
7:48
Pafcha.
Fabricisde.
Apocryp.
MTps:
Eij
5
AN
pu
M.
4037.
de
K.
És7deite
re
vulg.
34.
38
FIISsTOIRE
DES
Ji
iT
…
C'eft
cependant
fur
la
verité
de
ces
Actes’,
+
ou
M
qu’eft
fondé
ce
que
racontent
plufieurs
Anciens
;
AO
37:
def
:
à
:
<
A
Æ
Ze
>
:
:
(4)
que
Tibere
ayant
reéçü
cet
Ecrit
de
Pilare
,
en
022
4.
37.de
E-
.
=
,
À
,
®
e
re
vulg.
34.
écrivit
au
Senat,
&
même
d'une
maniere
qui
té-
moignoit
aflez
qu'il
les
approuvoit,
&
qu'il
vou-
loit
bien
qu'on
décernâr
les
honneurs
divins
à
Je-
{ns-Chrift.
Néanmoins
le
Senat
rejetta
pour
lors
le
culte
du
Sauveur
,
apparemment
pour
foûte-
nir
fon
autorité
;
parce
que
d’autres
lui
avoient
_déferé
les
honneurs
divins,
fans
attendre
la
per-
million
du
Senat,
qui
prétendoit
qu'un
Dieu
de-
voir
dépendre
de
leur
puiflancé,
&
n'être
Dieu
qu'avec
leur
agrément.
Tibere
ne
laiffa
pas
de
te-
moigner
de
linclination
pour
les
Chrériens,
&
menaça
MÊME
de
mort
ceux
quiles
accuferoient,
&.
leur
feroient
de
la
peine.
(b)
..
$.
Tecqus
le
On
peut
mettre
en
ce
tems-ci
le
commence
Mincur,
premier
RS
in
ses
Fe
Evéque
de
Jeu.
ment
de
l'Epifcopat
de
faint
Jacques
le
Mineur
à
——
Jerufalem.
Saint
Jacques
le
Mineur
étoit-fils
de
Marie
époufe
de
Gléophas,
où
Alphée.
Il
eft
nom-
mé
dans
l'Evangile
frere
du
Seigneur
,
parce
qu'il
Étoit
fon
parent
felon
la
chair,
par
Marie
fa
mere,
fœur
de
la
fainte
Vierge
;
&
peut-être
aufh
par
:
Cléophas
fon
pere,
que
quelques
Anciens
(c)
font
frere
de
faint
Jofeph
époux
de
la
très-fainte
Vierge.
Après
la
Réfurrection
du
Sauveur,
faint
ste
=
féo.
R3%3.hf.
Eccl.
Chryf.
smic.
ii.
if
Eccl.
à
2
Cer.
bomil.
2
.
(b)
Tértull,
loc
7
2]
fl
_
Jacques
reçut
le
don
de
fcience
;
(d)
&
Jefus
nil.
Apologet.
c.
s.
Eu-
|
{c)
Hegefipp.
apud
Eufeb:1.
pa
—
À
fd)
Com.
Alex.
ap
Eufebl)
à
citato,
Enfcb.
|
2.6,
1.
Origen.
inCefl
x,
On
SE
AR
RE
ONTL
#£Tr
ou
Nouv:
TEsSTam:
Liv.
I.
39
Chrift
apparut
à
lui
en
particulier.
(a)
Lorfqu'il
+.
_
4
fuc
fur
le
point
de
monter
au
Ciel,
il
lui
recom-
405
del
manda
les
enfans
de
fa
Mere,
(b)
c'eft-ä-dire,
l'E.
C;-de
l'E
glife
de
Jerufalem.
Il
lui
confia
fon
trône
fur
la
revulg.
34:
terre,
(ce)
&
lui
laiffa
fon
Epoufe,
comme
à
fon
frere,
afin
qu'il
lui
fufcitât
des
enfans
après
{à
mort.
(d)
Ainfi
on
peut
dire
que
ce
Saine
fue
établi,
ou
au
moins
défigné
Evèque
de
Jerufa-
em
par
le
choix
de
Jefus-Chrift
même.
Mais
il
n’entra
proprement
dans
l'exercice
de
certe
charge
;
que
lorfque
les
Apôtres
,
après
[a
per-
fecution
excitée
à
l'occafñion
de
la
mort
de
fainx
Etienne,
voyant
cette
Eglife
agitée,
&
prefque
diflipée
,
jugerent
à
propos
d'intrônifer
faine
Jac-
”
ques,
&
de
le
déclarer
folemnellement
Evêque
de
Jerufalem.
Il
y
en
a
qui
croyent
qu'il
ne
fut
déclare
Evêque
de
certe
Eclile,
que
lorfque
les.
Apôtres
furent
fur
le
point
de
fe
féparer,
pour
æ&
aller
par
tout
le
monde
prècher
l'Evangile.
Saine
:
Clement
d'Alexandrie
{/e}
croit
que
ce
furent
fainc
Pierre,
faint
Jacques
le
Majeur
,
&
faine
—
l'Evangelifte
,
qui
l'élurent
Evêque
de
certe
NIUG..
+
|
RE
—
Saint
Epiphane
(f)
dit
que
ce
Saint
portoit
fur
le
fronpune
lame
d’or
,
pour
marque
de
fa
digni-
æ
d'Evêque
;
apparemment
à
l'imitation
des
Grands-Prêtres
des
Juifs.
Il
{
conduifit
avec
tan
de
fageñle
&
de
pieré,
que
non-feulement
les
Fi-
-
a
—
me
__——
:
se
LT
(a)
r.
Cor,
XP
y.
(ce)
Clem.
Alex.
apud
Enfeb.I.
(bb)
Hieronim.in
Galat.
p.164.
|2.6.
1:
bif.
Eccl.
:
(c)
Epiphan.-heref.78.
.
|
ff
LEpiphan.
haref.
29,
(4)
Bernard.
de
confids
Lac]
2
|
2
Ep;
5
#
OPERA
‘An
pu
M.
4037.
de
J.
C:372e
PE
re
vulg.
37«
_
séfforçoit
à
l'envi
de
coucher
le
bas
dé
fon
habit,
40
2%
SMISTOIRE
DES
JUTFSS
déles,
mais
les
Juifs
même
Île
revardoient
avee
refpect.
11
conferva
toûjours
une
entiere
vu
gini=
té.
(4)
Il
étroit
Nazaréen,
&
ne
bûvoit
jamais
de
vin,
&ne
coupoit
point
fes
cheveux.
(b)
Il
ne
fe-fervoit
pas
mème
de
bain,
ni
d'huile
pour
fe
frotrer,
&.ne
mangeoit
rien
quieüt
eu
vie;
ce
qui
n'étoit
pas
d'obligation
aux
autres
Nazaréens.
On
dit
de
plus
qu'il
ne
portoit
point
de
chauflures,
ni
d'habits
de
laine,
mais
feulement
de
lin
;
en
for-
te
que
fon
manteau
&
fa
tunique
étoient
de
cerre
matiere.
Il
vivoit
d’une
façon
fi
auftere,
&
fes
membres.étoient
fi
mortifiez
,
qu'ils
paroifloient
fans
fentimens
;
&
il
fe
profternoit
fi
fouvent
en
rerre.pour
faire
oraifon,
que
fon
front
&
fes
ge-
noux
s’étoient
‘durcis
comme
Ja
peau
d'un
cha
smeau.
Un
jour
par
fes
prieres
il
obtint
de
la
pluye
pendant
une
grande
fecherefle.
Tant
de
vertus
Jui
firent
donner
lenom
de
Jufte,
non-feulemer
par
les
Chrétiens,
mais
aufli
par
les
J
uifs.
On
lui
donna
aufh
le
furnom
d'Oblia,
où
Ophlia,
cet
à-dire,
la
Forterefle
de
Dieu.
:
|
On
Jui
avoit
accordé,
quoiqu'il
ne
füt
pas.de
la
race
des
Prêrres
,
le
privilege
d'entrer,
quand
il
vouloit,
dans
le
Saint,
(c)
quieff
cetré
partie
du
‘Temple
où
un
Prêtre
entroit
tous
les
jours
au
foir
&
au
matin
pour
y
offrir
Pencens.
On
avoic
concçüû
une:telle
eftime
de
fa
fainteré,
que
chacun
7
oo
end
“È
han.
beref.
78.
<
4
E
Enfeb.
L.
1.8
22
cd
|
)
Epiphansibid.
Eufeb.
hf.
|
Epiphar.
bar
ge
Fe
:
(b
PRE
RS
:
Æccl.
,
2.0
23.
ex
Hegefpp.
Re
_.
(4)On.
f/
ET
DU-Nouv.-
FEsTAaM.
Liv.
I
4x
(4)
On
lit
dans
le
Thalinud
(&)
qu'un
nommé
Eligazer
ayant
été
piqué
d'un
ferpent
,
Jacques
fut
appellé
du
bourg
de
Samna,
pour
le
guerir
au
nom
de
Jefus
le
Charpentier.
Mais
un
Rabbin
s'y
oppofa,
&
foûtint
qu'Eligazer
ne
devoit
pas
fe
laiffer
guerir
par
cet
homme.
Pendant
qu'ils
difputoient
entre
eux
,
le
venin
gagna
le
cœur
du
malade,
quitomba
mort
en
préfence
du
Rab-
bin.
Celui-ci
le
félicita
d’être
forti
du
monde,
fans
avoir
violé
les
regles
des
Sages.
Nous
parle-
rons
en
fon
lieu
de
la
mort
de
faint
Jacques
le
Mi.
neur.
ou.
le
Jufte.
…
Le
Diacre
faint
Philippe
étoit
apparemment
en-
core
à
Samarie
,
culrivant
la
femence
de
la
paro-
le
de
Dieu,
qu'il
y
avoit
jettée
,
lorfque
l’Ange
du
Seigneur
lui
dit
d’aller
dans
la
partie
meridio-
nale
de
la
Judée,
(c) fur
le
chemin
de
la
ville
de
RER
AN
pu
M.
4037.de
J.
C37.de
PE
re
vuls.
34.
CuHaAp»r.
VII.
Le
Diacre
S.
Philippe
baptife
lEunuque
de
la.
Reine
Candace.
Gaze
,
qui
étoic
alors
déférre.
Philippe
obéit
auf.
{i-tôt
,
fans
s'informer
de
ce
qu'il
y
avoit
à
faire
en
cer
endroit.
fl
trouva
fur
ce
chemin
un
Ethio-
pien,
Eunuque
de
là
Reine
Candace,
laquellere.
gnoit
dans
l'Ile
de
Meroë,
au-deflus
de
l'Egypre.
Cer
Eunuque
étoit
apparemment
Juif,
ou
du
moins
Profelyre
,
puifqu
il
lifoit
dans
fon
chariot
le
Prophere
Ifaïe,
&
qu'il
venoit
d’adorer
Dieu
à
Jerufalem.
Le
Saint-Ef|
prit
dit.à
Philippe
de
s'ap-
procher
de
lui:
&
comme
l'Eunuque
lifoit
à
bau-
té
voix,
Philippe
lui
demanda
sil
croyois
enten.
dre
ce
qu'il
prononçoir.
11
répondit
:
Comment
rs
Se
ST
DRE
Tee
.
S
_(b)
Thabrnd,
apud
Baron.
an,
|
ce
(ar)
Hisronym,
à
alat.
1.
L
de
ee
à
1
(c)
A
PIL
26,
feg-
Tome
IV,
+
E
\
AN
pu
M.
4.0
37.
de
+
C:;7,
dœle-
re
vuls.
34.
4%
HirsTOIRE
DES
JUIFS;
uis-je
l'entendre
,
fi
je
n'ai
quelqu'un
qui
me
l'ex-
plique
>?
Et
en
même-tems
il
dit
à
Philippe
de
inonter
dans
fon
chariot,
&
de
s'afleoir
auprès
de
lui.
Or,
le
paffage
du
Prophèce
qu'il
lifoit,
éroit
celui-ci
:
(4)
Il
a
été
mené
comme
une
brebis
à
la
boucherie,
€
il
n'a
point
ouvert
la
bouche,
non
plus
qu'un
agneau,
devant
celui
qui
le
rond.
Dans
[on
abaiflement
,
il
à
été
délivré
de
la
mot,
à
=
quelle
il
avoit
été
condamné.
Qui
pourra
raconter
fon
origine
;
parce
que
fa
vie
Jera
yerranchee
de
la
cerre
?
Il
lifoit
apparemment
l'Ecriture
en
Grec
;
car
le
pañlage,
ainfi
qu'il
eft
rapporté
dans
les
Ac-
tes,
eft
conforme
au
Grec,
&
s'éloigne
un
peu
de
lHebreu.
Le
Grec
éroit
commun
à
Meroë,
com-
me
dans
toute
l'Egypte.
tous
deux
dans
l'eau
;
&
Philippe
baprifa
l'Eunu-
-
4
-_
L'Eunuque
dit
donc
à
Philippe:
De
qui
le
Pro:
phéteentend-il
parler
?
De
lui,
ou
de
quelque
autre?
Alors
Philippe
commença
à
lui
annoncer
Jefus,
&
à
lui
faire
voir
que
c'étoit
de
lui
que
cer
endroit,
&
les
autres
qui
regardent
le
Mefie,
devoient
s'entendre.
11
lui
parla
des
effets
&
de
la
nécefhté
du
baptême
;
&
après
avoir
marché
enfemble
quek
que-tems,
ils
rencontrerent
une
fontaine
dans
le
chemin;
&
l'Eunuque
lui
dit:
Voilà
de
l'edu
;
qui
eft-ce
qui
empêche
que
je
ne
fois
baptifé
>
Philipe
pe
lui
répondit
:
Vous
pouvez
Fêtre
,
fivouscroyez
de
tout
vorre
cœur.
Ilrépartit:
Je
croique
Jefus-
…
-Chrift
eft
le
Fils
de
Dieu.
Ils
defcendirenr
auf
tot
Ts
croit
que
cerre
fontaine
où
il
fur
bapt
ET
DU
Nouv.
TESTAM.
Liv.
I.
3
fé,
éroit
environ
à
vingt
milles
d'Hebron,
près
de
Bethfure,
(4)
fur
le
chemin
d'Hebron
à
Gaze.
Etant
fortis
hors
de
l’eau
,
Ange
du
Seigneur
AN
pu
M.
4037.
de
J.
Ci.
de
PE:
enleva
Philippe,
&
l'Eunuque
ne
le
vit
plus
:
mais
re
vulg.
34.
il
continua
fon
chemin
,
étant
plein
de
joye.
Lorf.
qu’il
fut
arrivé
dans
fon
pays
,
il
y
prêcha
la
foi
de
Jefus-Chrift
;
(b)
&
encore
aujourd'hui
les
Abyflins
fe
vantent
d’avoir
recû
de
lui
la
Religion
Chrétienne
;
&
dans
la
céremonie
du
baptême
,
il
lifent
lhiftoire
de
fa
converfon.
Quelques
Pe-
res
(c
}
veulent
qu'il
ait
recû
les
dons
furnaturels
du
Saint
-Efprit
après
fon
baptême
,
l'Efprit
de
Dieu
ayant
fuppléé
en
lui,
ce
qui
ne
fe
donnoit
tégulierement
que
par
l'impofition
des
mains
des
Apôtres.
Quelques
Grecs
affurent
qu'il
prècha
l'Évangile
dans
l'Arabie
Heureufe,
&
dans
l'ifle
de
Tapobrane
;
&
qu'il
y
fouffrit
le
martyre
:
mais
cela
n’eft
nullement
prouvé.
Philippe
ayant
,
comme
nous
avons
dit,
été
tranfporté
par
un
Ange,
il
fe
trouva
dans
un
mo
me:ntà
Azorh,
(d)
où
il
prècha
aufli
l'Evangile,
&
y
demeura
autant
qu'il
jugea
nécefaire,
pour
ÿ
faire
l'œuvre
de
Dieu.
De-Ril
paf
en
d’autres
endroits
,
&
vint
enfin
à
Cefarée
de
Paleftine
{à
_
patrie.
Il
y
avoit
fa
petite
maifon
;
&
faint
Paul
étant
venu
en
cette
ville
lan
8.
de
fefus-Chrift
=
y
logea
chez
faint
Philippe.
(2)
On
y
montroit
encore
fa
maifôn
au
quatriéme
fécle
,
(f)
&
les’
_
(a)
Æieronÿmain
locis
Hebr.
(d)
4€,
VIT.
40.
(b)
Hicronym.iIfai.
LIll.7.|
(e)
AB.
XXI
8.
-,
CC)
Aug.
férm.
99.
p.
526.
d.
|
(£)
Hicronym.
Ep.
27.
©
Jerm.
266.
p.
1087,.&
—
|.
ee
-
ee
Ei
=
CAES
5
À
Rte
44
MisTorre
DEs"FUirs,
——
chambres
de
fes
quatres
filles,
quiétoient
vierges
Ex
a
M.
&
Prophetefles.
(a)
:
ve
Fe
Cependant
Saul
érant
encore
plein
de
mena-
re
vulg.
34
ces,
&
ne
refpirant
que
le
fang
contre
les
Difci-
de
-
ples
du
Seigheur,
vint
trouver
le
Grand-Prètre
Ca.
vi.
Caïphe,
&
lui
demanda
des
Lettres
pour
les
Sy-
es
nagogues
de
Damas
;
(b)
afin
que
s'il
trouvoit
uelques
perfonnes
de
cette
fete
,
hommes
où.
Aa
,
il
les
amenût
prifonniers
à
Jerufalem.
Mais
lorfqu'il
étoit
en
chemin,
accompagné
de
quelques
perfonnes
animées
ap
aremment.
du
mê-
me
zéle,
&
qu'il
approchoit
déja
de
la
ville,
il
vit
cout
d’un
coup,
vers
l'heure
du
midi
,
venir
du
Ciel
une
grande
lumiere,
plus
brillante
que
le
foleil,
qui
l'environna
avec
ceux
qui
laccompa-
gnoient.
Ils
virent
tous
certe
lumiere,
&
tom-
berenr
par
terre
;
&
Saul
entendit
une
voix,
qui
lui
difoit
en
Hebreu:
Saul,
Sauf,
pourquoi
|
ie
perfecutez-vous
>
C'étoit
Jefus-Chrift,.
qui
lui
parloit
ainfi.
I]
répondit
:
Qui
êtes-vous
Seigneur
?
Er
le
Seigneur
lui
dir
:
Je
fuis
Jefus
de
Naza-
reth,
que
vous
perfecurez.
Il
vous
eft
dur
dere..
gimber
contre
l'éguillen.
C’eft
en
vain
que
vous
vous
eforcez
de
détruire
mon
églife.
Aufh-tôt
tout.tremblant,
&
tour
effrayé,
il
répondit
:
Seie
gneur,
que
voulez-vous
que
je
fafle
>
Jefusdui
ré-
pondit
:
Levez-vous
,
&
entrez
dans
la
ville
;
&
on
vous
y
dira
ce-qu'il
faut
que
vous
fafliez.
On.
groit
que dans
cette
occalion,
Leur
le
bonheur.
nn
ne
een
ne
D
(a)
A.
I
9.
lparez
les
Chap.
XXIL
6.
fee
(b)
AIM
C
fer.
Com-
|
KAPL.
131
0
Le
he
£r
pu
Nouv:
TEesTram.
Liv.
I.
4:
-
dé
voir
Jefus-
Chrift
;
puifqu'il
dit
aux
Corin-
thiens
:
(4)
Neéfuis-je
pas
Apôtre?
N'ai-je
pas
vû
notre
Seigneu
Jefus-Chrift
?
Durant
que
tout
ceci
fe
afloit,
les
compagnons.
de
Saul
demeuroient
debout
tout
interdits,
&
fans:
parole.
Ils
entendoient
bien
Saul
qui
répondoit
à.
quelqu'un
;
mais
ils
n’entendoient,
ni
ne
Voyoien£.
point
celui
qui
lui
parloir
;
ou
s'ils
lentendoient,
ce
n’étoir
que
comme
un
bruit
confus,
&
un
fon
inarticulé.
Sainr
Chryfoftome
(b)
croit
qu'ils
ne
fe
convertirent
pas,
&
que
Dieu
le
permit
ainf,,:
afin
que
le
témoignage
qu'ils
rendroient
de
ce
qui.
s’éroit
pañlé,
fût
plus
inconteftable
;.&
moins
fuf-
pect.
Quoi
qu'il
en
foic,
Saul
s'étant
relevé
de
terre;
&
ayant
les
yeux
ouverts,
fans
pouvoir
rienñ,
voir
,
tant
à
caufe
qu'il
étoit
ébloui.
des
la
crop
vi-
mire
qu
sise
vüé,
que
parce.
_
qu'il
fe
forma
fur
fes
yeux
une
efpece
de
taye,
&
comme
des
écailles,
qui
empêchoient
que
Îles
rayons
ne
parvinflent:
jufqu'au
nerf
qui
produit.
la
vifion.
One
prit
par
la
main,
&
on
le
condui-
fit
à
Damas
chez
un-nemmé
Judas,
où
ildemeu-
ta
trois
jours
fans
voir
le
jour,
&
fans
boire
ni
manger
,
occupé
à
la
priere,
(c)
comme
il
eft.à
prélumer
“&
cémiffant.des
excès
que
fon
zéle
mal-
entendu
lui
avoit
fait
commettre
contre
les
mem
bres
de
Jefus-Chrift.
|
ee
.
Où,
il
y
avoit
alors
à
Damas
un
Difciple
nom:
LS
te
Ve
sa
FE
—
æ
S
Em)
LC
De
-
Jés
=
Pom,
13.
€
Aug.
firm
(b)
Chryfof.
homilaruin
Alta.
|
169.682
(©)
Chnyfift,
homil,
Ain
Aûta,
|
—
Fi
;
ee
“AN
DU
M.
4037.
de
J.
C;37.4è/E;
re
vule,
34
46
À
ÉisToimEe
Des
Fuirs,
mm—
jé
Ananie,
homme
faint,
&
irrépréhenfble
felon
AN
DU
M.
Ji
Loi,
(4)
&
des
plus-confiderables
d'entre
Les
1
Y
ir,
dé
à
:
Ê
Æ
£
5
.
e:
É
_
Fe
Chrétiens
de
Damas.
On
croit
même
qu’il
étoic:
revule.
34.
Evêque
de
certe
ville.
(4)
LeSeigneur
lui
appa-
-
rut,
&
lui
dit:
Allez
dans
la
ruë
droite,
&
cher-
chez
y
un
homme
nommé
Saul,
natif
de
T'harfe
,:
qui
y
eftemprieres.
Le
nom
de
Sauf
fitstrembler
Arianie
scar
on
fçavoit
à
Damas
pourquoi
il
étroit
venu.
Ananie
répondit
:
Seigneur,
jai
entendu
maux
à
vos
Saints,
qui
font
à
Jerufalem
;
&
mê-
me
il
a
recû
pouvoir
du
Prince
des
Prêtres
de
prendre
ici
tous
ceux
qui
invoquent
votre
nom.
Mais
le
Seigneur
lui
dit
:
Allez
le
trouver
;
car
c'eft
un
homme
que
j'ai
choïfi
pour
aller
porter
mon
nom
devant
les
narions,
devant
les
Rois,
1
_
&devant
les
enfans
d'Ifraël;
&
je
lui
ferai
voir
.+
|
combien
il
aura
à
fouffrir
pour
l'amour
de
mot.
Dieu
fit
en
même-tems
connoître
à
Ananiecom-
mentilPavoit
converti,
(€)
_
-
Pendant
ce
tems-là,
Saul
écoit
toujours
dans
la
maifon
de
Judas,
fans
pouvoir
regarder
la
lu.
miere;
&ileutune
viflion,
où
il
lui
fembla
voir
réndoit
la
vüé
,
&
prefque
au
même
moment
Ananie
furvine,
&
lui
impofa
les
mains,
en
di-
|
un
homme
qui
lui
impoloit
les
mains,
&
qui
lui
|
fanc
:
Mon
frere
Saul
,
le
Seigneur
Jefus
qui
vous
A
apparu
en
chemin,
m'a
envoyé
vers
vous,
afin
TEE
Le
+.
RTE
EEE
PES
_
(a)
AB
IX.
10.
X
XII.
10.
[a
40.
Ja
Ÿ
Graci.
dire
à
plufieurs
combien
cet
homme
a
fait
de
que
vous
recouvriez
la
vûë,
&
que
vous
foyez
(b)
Augfequef.
Evang.
Lai
(c)
AIX
1m
KXIIA
LS
D.
FE
gr
ou
Nouv.
TESTAM.
Liv,
L:
2
rempli
du
Saint-Efprit.
Aufli-tôt
il
tomba
des
yeux
de
Saul
comme
des
écailles
,
&
il
récouvra
la
vüë.
Alors
Ananie
lui
déclara
que
Dieu
le
def
C
;
7,
delE.
tinoit
à
aller
annoncer
l'Evangile
devant
tous
les
re
vulg.
34.
hommes.
Il
ajoûta:
Levez-vous,
recevez
le
bapre-
me,
&
lavez
vos
pechèz
;
en
invoquant
Le
nom
du
Seigneur.
[reçut
donc
le
baptème
;
&
Ana-
nie
lui
ayant
imposé
les
mains,
il
reçut
aufh
Le
“Saint-Efprit,
(4)
Il
mangeaenfuite,
&
reprit
fes
forces,
&
demeura
quelques
jours-avec
Les
Difci-
ples
qui
étoient
à
Damas.
A
-
Après
cela
il
commença
à
prècher
dans
les
Sy-
nagogues,
&
à
prouver
avec
force
que
Jefus-Chrift
eft
le
Meflie
&
le
Fils
de
Dieu.
Tous
ceux
qui
fçavoient
ce
qu'il
avoir
fait
à
Jerufalem,
&
pour
quoi
il
éroit
venu
à
Damas,
étoient
étrangement
furpris
de
l'entendre
parler
de
la
forte.
Sa
profon-
de
fcience
,
&
fon
éloquence,
jointes
au
zéle
que
l'on
fcavoit
qu'il
avoit
toûjours
eu
pour
la
Loi,
donnoient
une
nouvelle
force
à
fes
difcours,
&
faifoient
une
forte
impreflion
fur
l'efprit
de
fes
auditeurs.
El
n'eut
pas
befoin.,
pour
prècher
FEvan-
mile,
déconfulter
les
hommes,
nt
d'aller
à
Jeru-
falèm
fe
faire
inftruire
par
les
Apôtres
;
(2)
parce
_qu'ilavoir
reçü
de
Jefus-Chrift
mème
fa
plenitu=
de
des
lumieres
dont
il
avoit
befoin
pour
remplir
fon
miniftere.
…
Après
avoir
été
quelque
tems
à
Damasÿil
alle
en
Arabie
;
(
c)
c'eft-à-dire
apparemment,
dans
les.
nr
RE]
ce
cr
tt
D
eue
(a)
ide
AB.
TX.
17:
6
Hie-l
(D)
Gala.
1.
16.
17.
Tony
ir
Luciferr.
Ce
+
es
;
=
e
ES
(C)
Galar.
le
17e
s4
=
MiIsTOIRE
DES
JUzFSs
-
:
—
—
dans
{à
chambre
un
Ange,
fous
la
forme
d'un
AN
Du
M.
Lomme
revêtu
d’une
robe
éclatante
,
qui
l'appella
15
oi
par
fon
nom.
Corneille
faifi
de
frayeur,
lui
dit
:
ze
vulg.
35.
SEISDEU
D
à
À
Fe
#77
Jui
répondit:
Vos
prieres
&
vos
aumônes
font
Li
“prit
ACER
ad,
=
Mn.
re
Le
1
<
ME
nt
à
PAU
NET
RO
A
NO
D
AN
NE
ÿ
>
Fes
RER
RE
CA
PO
ETS
os
£
FRS
APR
(d)
LEE
ë
12
"
Ÿ
rater
At,
EX
Ar
}
”
gr
ou
Nouv.
TEsTam
Lio.
I.
fs
pifioir:
mais
il
en
rèçur
bien-tôt
Fexplication
3
car
les
hommes
quiavoient
été
envoyez
par
Cor-
neille
vinrent
dans
le
même
temps
frapper
à
la
C.38
.de
PE
porte,
&
demanderent
fi
cétoit-là
que
Simon-re
vulg.
35e:
Pierre
étoit
logé.
Dieu
dir
alors
interieurement
à
Pierre,
que
c’étoit
lui
qui
avoir
envoyé
ces
hom.
mes,
&
qu'ilne
fir
point
de
difficulté
d'aller
avec
eux.
Aufli-tôril
defcendi,les
fir
entrer;
&
les
reine
.
cejour-là.
Le
lendemain
il
partit
avec
eux
,
accom=
pagné
de
fix
Chrétiens
de
Joppé,
&
ils
arriverent
le
jour
d’après
à
Cefarée,
vers
trois
heures
après
midi.
=
Corneille
avec
tous
fes
parens
&
fes
amis,
qu'il
avoit
fair
affembler,
attendoit
la
venue
de
faint
Pierre.
Quand
il
fut
qu'il
étroit
près
de
fa
maifon,
il
alla
au-devant
de
lui,
fe
jetta
à
fes
pieds,
&
fe
profterna
jufqu'en
verre,
Saine
Pierre
le
releva,
en
lui
difanc:
Je.ne
fuis
qu'un
hom-
me,
non
plus
que
vous.
Ils
entrerent
enfemblé
dans
là
maïfon;
&
faint
Pierre
voyant
tout
ce
monde
affemblé,
leur
dit
que
quoique
cene
fût
pas
la
coûtume
des
Juifs
d'entrer
chez
des
étran-
_
-gers,
il
le
faifait.
néanmoins,
parce
que
Dieu,
lui
“avoit
appris
à
neftimer
aucun:
10!
mpur
à
foüillé,
Il
les
pria
enfuire
de
lui
dire
le
fujer
qui
RL
LT
TA
M
nl ee
vote
Saumur
TE
Re
SR
M
nr
er
56
HisTOIRE
DES
Jures,
—
fon
Fils,
pour
annoncer
la
paix
à
Ifraël
,
pour
0
être
le
Juge
des
vivans
&
des
morts
,
&
‘pour
4538.
des
A:
sn
:
.
:
C38.
der,
accorder
da
remifhon
des
péchez
à
quiconque
croi-
re
vulg.
35.
roit
en
lui:
Que
les
Juifs
l'avoient
injuftement
fait
crucifer
;
mais
que
Dieu
l’avoit
reflufcité,
&
L
;
que
fes
Difciples
avoient
bû
,
mangé
&
converfé
avec
lui
depuis
fa
réfurreétion.
Pendant
que
Pierre
parloit
ainfi,
le
Saint-Ef-
prit
defcendit
fur
tous
ceux
qui
lécoutoient,
&
_ils
commenceérent
à
parler
diverfes
Langues,
&
à
glorifier
Dieu.
Ce
qui
furprit
extréméement
les
Juifs
convertis
,
qui
étoient
venus
avec
faint
Pier-
re.
Le
Saint-Efprit
dans
cecre
occafion
,
prévint
le
baprème
&
l'impofirion
des
mains
de
cer
Apôtre,
&
contre
l’ordreordinaire,
fe
communiquaä
ces
Gen-
tils,
(4)
dont
ilavoir
déja
purifié
les
cœurs
par
la
foi.
qu il
leur
avoit
donnée
;
(#)
pour
montrer
à
Pierre
que
Dieu
ouvroit
la
porte
de
l'Evangile
aux
Gentils,
comme
aux
Juifs,
&
qu'il
ne
devoit
pas
refufer
le
baptème
à
ceux
qui
avoient
recu
_
par
avance
de
Saint-Efprit
vivifiant,
&
fource
de
toures.les
graces.
Aufli
Pierre
dit
aufhi-tot:
Peut.
on-refufer
l'eau
du
baptême
à
ceux-ci,
qui
ont
déja
recû
le
Saint*Efprit
comme
nous
?
Etilcom-
:manda
qu'on
les
baprifät
au
nom
du
Seigneur
Je.
fus-Chrift,
Car
encore
qu'ils
euflent
reçû
le
Saint.
Efpric,
ils
avoient
encore
befoin
de
ce
Sacrément,
PVR
PSE
_
pour
entrer
dans
l'Eglife,
&
pour
recevoir
la
k
{
a
)
2
RES:
?.
1088.
cd,
€
*Jérm,
99.612]
(b)
A4,
X7.
Se
f/
onfecration
interieure
qui
nous
eft
donnée
par
do.
ferm.
266.
c.7.
|
Chryfof.
in
Aa,
homil.
Ce
.
.
le.
Tr
DU
Nouv.
TEsTAM.
Li
TL.
ÿz
le.
baprème.
Corneille
rétint
faint
Pierre
quelques
—
jours
avec
lui,
1&
faint
Pierre
ne
fit
aucune
dit-
ficulté
d'y
or
er.
|
La
nouvelle
du
baptème
de
Connie
<
re
“pandit
bien-tôt
dans
le
pays,
&
la
plüpart
des
freres
furent.
d'abord.
rire
que
l'on.
eût
ainfi
admis
un,
Gentil
à
la
participation
*
de
l'E
vangile
;
;
&
dès.
que:
Saint
Pierre:
fut
de
retour.
à
Jerufalem
,
les
Chrétiens
circoncis
lui
dora
rent
pourquoi
il
avoit
été
chez
des
Gentils
,
avoit,
mangé
avec
eux.
Mais
cet
Apôtre.
ae
-
prévaloir
de-fa
primauté.-ni-de
{on
autorité,
ju-
ftifia
humbiement
fa
conduire!
en
faifant
voir
par
le
récit
de
tout
ce
qui
étoit
arrivé,
qu'il
n'avoit
fait
que
fuivre
les
ordres,
que
Dieu
lu
avoit
mars
quez.,
.&
aufquels
il
n'auroit
pà.
défobeir.
fans
lui
déplaire.
Il
cita
commetémoins
de
fa
Pondiite,
les
Fidéles
de
Joppé,
-qui
lavoient
accompagné
à
Cefarée,
&
qui
étoient
venus
avec
lui.à
Jerufa-
Jem.
ns
Fidéles
ayant
entendu
ces
raifons.
s'ap-
|
4038
de
J.
:
C.38.de
PE:
re
vulg.
35
à
paiferenr,
&
glorifiérent
Dieu
qui
avoit
inf
fait.
part
aux
Gentilsidu:don:
de
ila.
pénitence,,
pour
leur
donner
la
vie
éternelle.
Jlne
paroït
pas
que
les
Apôrres
ayent
eu
part
à
ce.
murmure
des.
Fi,
déles
;
(a):
&-faint.Epiphane
(2)
remarque
que
Cerinthe.,
qui.
devint.
depuis
Hérefiarque,
à.
le
principal
auteur
de.cetrouble.
|
Ariftobule,
à
qui
Hérode
fon
pere.
avoit
ôté
ns
CuHap:
X.
Hiftoire
du
jeu<
la
vie;eut
un
fils
noinmé
Saph
spi
fur
Fey
a
BE
re)
Éi
2:
(a)
Greg.
lib.
5
39e
7
l
À
Ch)blen
ef
28,
GC.
2e
bf.
h
omil.
24.
seuls:
URL
…
-
H
d’Ariftobule,
58
fHIISTOIRE
DES
TJUTES,
=.
|
à
Rome
auprès
de
Drufus
fils
de
Tibere,
&
ga
|
en.
Mo
ona
l'amitié
de
ce
jeune
Prince.
Comme
il
avoit
F
A
3
<
CT
C8
del’
naturellement
l'ame
grande
&
magnifique
ilufa
re
vulg.
35.
de
fon
bien
avec
prodigalité,
plürôt
qu'avec
far
ceile
;
en
forte
qu'il
fe
fit
beaucoup
de
puiflans
amis
dans
la
Cour
de
l'Empereur.
(4)
Mais
ayant
contracté
de
très-orandes
dettes
,
il
fe
vit
bien-tôt
hors
d'état
de
fubfiftér
à
Rome
avec
honneur.
La
mort
de
Drüfus
ayant
obligé
Tibere
d'éloigner
tous
ceux
qui
avoient
été
amis
de
fon
fls,
parce
qu'ils
renouvelloient
par
leur
préfence
le
fouve-
nir
&
Ji
douleur
de
cette
mort
;
Aorippa
fe
fer:
vit
de
ce
prétexte
honnête
pour
fe
retirer
de
la
Cour,
Il
revint
en
Judée,
&
s’enferma
dans
un
lui
firent
prendre
la
réfolution
de
fe
läüiffer
mou:
riéidefaim.
Cypros
fa
femme,
fille
de
Phafaël,
fr
toutice
qu'elle
put
pour
d'afhifter
de
fon
bien.
Elle
écrivit
à
Hérodiade
fœur
d’Agrippa,
lextré-
rnité
où
éroit
fon
frere.
Hérode
époux
d'Hérodia
de,
ft
venir
Agrippa
fonbeäu-frére,
dans
la
ville
de
Tiberiade
,
où
ille
fit
Magiftrat
,
&oûillut
…
fournit
quelque
argent
pour
fubfifter
;
mais
beau
hoñneür.
Encore
cela
ne
dura-c-il
pas
longtems;
Agtippa
n'ayant
pi
fouffrir-que
dans
un
#
:
Hérode
lui
eût
reproché
une
diberalité
fi
mé
«2
+
Agrippa
fuc'donc
obligé
de
quitter
Tiberias
à
sde
fe
retirer
auprès
de
Pomponius.
ie
|
Be
ec
he
2
EnaT
(a)
Voyez
Jofèph.
Aniiq:
LL18.
6.
7.
Es
AA
D)
MR
À
SNS
f/
château
de
l'Idumée,
où
la
honte
&
la
mifere
|
ET
DU
Nouv
FEsTAamdrr.
I.
çœ
cus,
Gouverneur
de
Syrie
,-qui
ayoitiété
autre,
Te
fois
fon
ami
à
Rome.
Flaccus
lé
reçut
for
bien;
se.
&
comme
il
avoit
en
même-tems
auprès
de
Jui
Cs
8
delEz
Atiftobule
frere
d'Agrippa
,
la
rencontre
fem
re
vulg,
3
$e
.
bloit
heureufe;
car
Flaccus
aimoic
les
deux
fre
res.
Mais
eux-mêmes
ne
s'aimoient
pas;
&,
Aris
ftobule
rendit.un.crès-mauvais
office
à
fon
frere
auprès
du
Gouverneur,
en
lui
faifant
connoître
qu'Agrippa
s'éroit
laiflé
gagner
par
argent
par
ceux
de
Damas
,
qui
éroient
en
difpute
ayec
ceux
de
Sidon.,
pour
les
bornes
de
leurs
Territoiress
afin
qu'il
les
appuyât
de
:fa
faveur
auprès:
de
Flaccus,
Celui-ci
ayant
vérifie
la
chofe
,
rompit
entierement
avec
Agrippa:;
.&
ce.
malheureux
prince.
reromba
dans.
fa,
premiere.
mifere,:
&
#6
|
retira
à
Prolernaïde
,
où
il
n’avoic
pas
:dequoi
-
Ilefperoir
fubfifter
plus
aifément
en
Italie,
&
y
faire
quelque
fortune
:
mais.
il
n’avoit
pointé
d'argent
pour.y
aller.
Marfyas
fon
affranchi,
sa.
drefla
pour
cela
à
Prote
affranchi
de
Bérenice,…
&
le
pria
de
lui
prêter
quelque
fomme;-pour
Jaquelle
il
sengageroit
lui-même.
Prote
y
con-
«dragmes,
qu'il
avoit
empruntées
à
ss
de
lé-
|
à
Resp
EE
ERA
anus
se
Re
RE
TIRE
An
ou
M.
4038.
de
J.
C.38.
de
l'E-
re
vuls,
35.
An
ou
M.
4039.de
J.C.
39°
de:
FEre
vulgs
36%
ÊS
avoit
befoin
;
&
il
rencra
ainfi
dans
les
bonnes
|
60
HisTOIRE
DEs
Furrs,
argne
de
l'Empereur.
Agrippa
promit
de
demeu-
rer:
mais
quand
la
nuit
fut
venue,
il
coupa
les.
cables
du
vaifleaw,
&
s’en
alla
à
Alexandrie,
où
il
emprunta
deux
cens
mille
dragmes
d'Alexan-
dre,
premier
Magiftrar
des
Juifs
,
fous
Fobliga-
tion
de
Cypros
fa
femme,
qui
lavoir
fuivi
juf£
ques:
là.
Ce
fut
certe
année,
trente-huitiéme
de
Je-
fus-Chrift,
que
ce
Prince
s’embarqua
à
Alexan-
drie,
pour
venir
à
Rome;
&
iFarriva
à
Pouzoles
Fan
trente-fix
de
l'Ere
commune,
un
an
avant
Ha
mort
de
Tibere.
6
+
Agrippa
écrivit
de
Pouzoles
à
Tibere,
qui
étoit
pour
lors
à
Caprées-,
qu'il
éroit
venu:
pour
Jui
rendre
fes
refpects
&
lui
offrir
fes
fervices,
&
qu'il
le
fupplioit
d'agréer
qu'il
lallàt
trouver.
Ti
bere
lui
répondit’
aufli-tôt
d’une
maniere
très-obli:
geante,,
l'afsürant
qu'il
feroit
ravi
de
le
revoir
;
&
en
éffetil
le
reçut
fort
bien
à
fon.
arrivée.
Mais
dès-le
lendemain',
on
apporta
a
Tibereune
Let-
tré
de
Capito,
qui
lui
mandoie
qu'Agrippa
sé
toit
enfui
de
Judée,
pour
ne
pas
payer
une
{om
me
de
trois
cens
mille
dragmes,
dont
il
étoit
re
nr
“devable
à
fon
épargne.
Cetre
nouvelle
mie
Ti
-
bere
en
colere
;
&
il
défendir
de
laiffer
entrer
Agrippa,
qu'il
n'eût
payé
cette
fomme.
Agrippa
|
ne
s'étonna
point
de
cette
diforace.
H
s'adrefla
à
|
Antonia
mere
de
Germanicus
&
de
Claude,
&
|
femme
de
Drufus,
qui
lui
prèra
l'argent
dontil
-
oraces
de
Tibere.
Iltrouvaenfuire
un
Samaritain,
|
qui
h
prèta
un
million
de
dragmes
;
&ilet
inf
de
quoi
payer
Antonia,
&
fournir
à
fs
|
==
no
C2
gr
ou
Nouv.
FEsTam
Liv.
I.
6%
dépenfes.
Jofeph
(4)
dit
qu'il
étoit.
venu
pour
ac-
cufer
Hérode
Anripas
fon
beau-frere
;
mais
que
Fibere
ne
voulut
pas
l'écouter
fur
ce
fujer.
Tibere
avoir
eu
de
Drufus
un.
petit-fils
,
qui
re.
portoit
aufli
le
nom
de
Tibere.
(b)
Il
recomman-
da
à
Agrippa
d’en
prendre
foin,
&
de
lui
tenis
compagnie
par
honneur.
Mais
Agrippaaima
mieux
“attacher
à
Caïus
,.petic-fils
d’Antonia,
qui
éroir.
alors
aimé
de
tour
le
monde
;
&
Gaïus
agrea
fon.
amitié.
Un
jour
qu'ils
étoient
feuls
à
fe
prome-
ner
dans
un
chariot,
ou
dans
une
litiere,
Agrippa.
pour
flatter
Caïus,
lui
cémoigna
fouhaiter
que.
‘Tibere
lui
cédàt
bien-tôt
la
place
;.que
ce
feroit
le
moyen
de
rendre
tout
le:
monde
heureux
:
&
que
pour:
le
jeune
Tibere,
fils
de
Drufus
,il
ferore
aifé
de
trouver
moyen
de
s'en-défaire.Euryque.,
affranchi
d’Avrippa
,
entendit:ce
difcours
,
&
n'en
ditrien
pour
lors
:
mais
quelque
tems
après,
ayant
été
amené
devant
le
Préfet.
de
Rome,
pour
avoir
dérobé
quelques
habits
à
fon
Maître
saw
lieu
de
-répondre:
au
Préfer
qui.
l'interrogeoit
fur
ce
vol,
il
dit
qu’il
avoit.quelque.chofe
à.dire
à
lEmpe-
reur,
qui-concernoit
la
conférvation
dé
fa
vie,
&
qui
regardoit
Agrippa
fon
Maître.
Le
Préfec
envoya
donc
Eutyque
à
Caprées,
où
Tibere,
qui
-éroit:
extrêmement
lent:
en
toutes
chiofes,
le
laiffa
affez
long-tems
dans:les
liens,
fans
s'informer
da
|
vantage:
de
ce
que
c’étoit..
4
Quelque
rems
après,
étant
venu.
de
Eaprées.à
a
_Frefcati
,
quin’eft
qu'à
quatre
ou
ging
lieues
de
PR
Le
4
_{a)
Jofenhide
Belle,
Lascass
|:
(b)
Tofpe.
Antig.
LX8.
Ge
D
|
Hi
C:39.de
PE
ARTE:
=
RE
EE
LE
ER
RE
&
Ras
Anxvou
M
4040.
dE
]
ré
vulg:
37:
ER
HS
TOIRE:
DES
JUS
»
:
Rome,
Agrippa
fit
prefler
Tibere
par
Antonia,,
:
d'écouter
ce
que
cet
affranchi
avoit
à
dire
contre
ti
pp
lui.
Tibere
répondit
:
Si
Eutyque
eftun
calomnia-
.4o.de
l'E-
teur,
la
peine
de
la
prifon
que
je
lui
fais
fouffrir
,
fufhit
pour
venger
fon
Maître;
finon
,
qu’Agtip-
a
prenne
garde
de
ne
pas
s'attirér
le
mal
quil
veut
faire
fouffrir
à
fon
affranchi.
Comme
l'hon:
neur
d'Agrippa
étoit
engagé
dans
cette
affaire,
il
continua
à
faire
prefler
Tibere
de
la
finir.
An-
tonia
prit
fon
tems;
lorfque
Tibere
fe
faifoit
por-
rer
en
litiére,
pour
prendre
l'air
après
diner,
pré=
cedé
de
Caïus
&
d’Agrippa
même
;
&
elle
le
fup=
plia
de
faire
venir
Eutyque,
Je
le
veux
bien:
ré-
pondit
Tibere
:
mais
je
prends
à
témoins
tous
les
Dieux,
que
c'eft
malgré
moi,
&
feulement
par.
cé
que
vous
None.
nn
ne
=
Onamena
donc
Eutyque.
Tybere
[ui
deman=
da
ce
qu'il
avoit
à
dire
contre
un
homme
qui
lui
avoir
donné
la‘
liberté.
Eutyque
racontaàl’Em:
pereur
ce
qu'il
avoit
oùi
dire
à
Aprippa.
Tibere
le
crut
d'autant
plus
aïfément,
qu'il
éroit
déja
mal
fatisfait
de
ce
qu'Agrippa
s’attachoït
plus
à,
Caïusqu'au
jeune
Tibere.
C'eft
pourquoi,
fans
de.
mander
une
plus
grandeexplication
,
il
dit
à
Ma
cron
Capitaine
de
fes
gardes
:
Enchaînez
-
moi
Cet
homme-là,
fans
nommer
Îa,
perfonne
dont
il
vouloit
parler.
Macron
ne
pouvant
simasiner
que
ce
füt
Agrippa,
attendit
que
l'Empereur
et
|
fait
un
tour
du
cirque.
Alors
Tibere
voyanten-
|
CoréAgrippa,
dit
à
Macron
:
Je
vousavois
di
d'enchaîner
cet
homme-là.
Macron
luidemandade
qui
il
parloit.
Il
répondit
que
c'étoit
d'Agrippa.,
==
Sn.
10
#
Er pu
Nouv.
Tes.
Liv.
I.
63
Ge
malheureux
Prince
entreprit
inutilement
de
fléchir
Tibere
;
il
fut
fur
le
champ
chargé
de
chaînes
avec
fa
robe
de
pourpre,
&
mis
avec
quan-
cité
d’autres
prifonniers
qui
étoient
là
devant
le
Palais.
Accablé
de
douleur
,
il
fe
jetta
au
pied
ANou
M.
4040.
de
Ï.
“C'40
de
PE.
re
vuls.
37,
d'un
arbre,
{ur
lequel
un
hibou
vint
fe
pofer..
Un
Allemand
qui
le
vit,
s’'approcha
de
lui,
&
lui
dit
que
cet
oifeau
étroit
un
préfage
d’un
chan-
gement
prochain
de
fa
mauvaife
forcune
en
une
meilleure;
mais
qu'il
prit
garde
,
que
quand
il
verroir
une
autre
fois
le
même
oifeau,
il
n'au-
toit
plus
que
cinq
jours
à
vivre.
Agrippa
fe
moc-
qua
de
cette
prédiction
:
mais
elle
fut
pourtant
fuivie
de
Feffer,
comme
la
fuite
le
fera
voir.
La
chaleur
extrème,
jointe
à
l’accablement
où
fe
trouvoit
Agrippa,
lui
caufa
une
extrème
foif.
H
demanda
à
boire
à
un
efclave
de
Caïus
,
nommé
Thaumalte,
qui
portoit
un
vafe
plein
d’eau.
Cer
efclave
lui
en
donna
avec
la
même
civilité,
que
s’ileüc
encore-été
dans
fa
premiere
fortune.
Agrip-
pa
fenfible
à
cette
honnêteté,
lui
promit
ques
_
fe
trouvoit
jamais
enétat
de
lui
faire
du
bien,
ik
fe
fouviendroit
de
ce
fervice.
11
le
fe,
&
obtint
depuis
la
liberté
de
Thaumafte,
&
le
fit
mème
fon
Iñtendant,
&
le
laiffi
en
certe
qualité
à
{es
enfans.
Antonia
couchée
du
malheur
imprévû
d'A
gtippa
obtint
de
Macron
,
que
le
Cenrenier
qui
dévoit
être
enchaîné
avec
lui,
pour
ne
le
quitter
jamais,
comme
c’étoit
alors
la
coûtumé
dés
Ro-
mains
,,&
les
fuldats
qui
le
devoient#garder,
le
traitaffent
avec
honnêteté,
&lui
pérmiflent
de:
recevoir
dans
fa
prifon,
tous
les
fecours
qui
en
EE
EE
SE
re
TT
ré
De
re
TE
RE
CE
Ar
_:
Sr.
RE
RES
NS
Het
Es
e-ce-vérture
ll
PS
LÉ
EE
=
RS
EE
ER
EE
TNT
RE
D
TA
64
L
HISTOIRE
DES
JUS.
pouvoient
adoucir
la
rigueur.
Agrippa
fut
gardé
SE
dans
le
camp
des
gardes
Prétoriennes,
auprès
de
.
si
‘&brE.
Rome;
&
il
y
demeura
pendant
fix
mois
,Jufqu'à
re
vulg.
37.
la
mort
de
Tibere,
arrivée
au
mois
de
Mars
de
—
l’année
fuivante,
trente“feptiémede
l’Erevulgaire.
Cnar
XL.
Vers
cetems-là,
un
impofteurf4)
ayant
9a-
ee
gne
leftime
&
la
confiance
des
Samaritains,
per:
Gains
fuada
au
petit
peuple
de
le
fuivre
fur.
la
monta:
gne
de
Garizim,
qui
pañloit
en
ce
pays-là
pour
un
lieu
faint
;
leur
promettant
de
leur
découvrir
des
vafes
facrez
&
précieux,
que
Moyfe
,
difoir-
il,
y
avoit
cachez.
Sur
cette
créance,
ils
prirent
les
armes
;
&
en
attendant
ceux
qui
devoient
ve.
nir
de
tous
côtez,
pour
monter
enfemble
fur
la
montagne,
ils
fe
mirent
à
afliécer
le
bourg
de
Thyrataba.
Mais
Pilate
les
prévint.
Il
s'avança
avec.
de
l'infanterie
&
de
la
cavalerie,
fe
faifit
de
la
montagne
de
Garizim,
attaqua
ceux
qui
BE
foient
le
fiége
de
Thyrataba
,
les
mit
en
fuite,
en
prit
pluñeurs,
&
fit
rrancher
la
véce
auxprin-
Cipaux,
…
|
ue
tre
Alors
les
premiers
des
Samaritains
étant
allez
ge.
trouver
Vicellius
Gouverneur
de
Syrie
,
accufe-
rent
Pilate
de
les
avoir
attaquez,
&
mis
à
mort
_
plufeurs
des
leurs
fans
raifon;
&
lui
dirent
que.
-
ceux
qui
s'étoient
aflemblez
près
de
Thyrataba,
ne
l'avoient
fait
que
pour
réffter
à
fes
violences.
Sur
ces
plaintes
Vitellius
envoya
Marcellus
fon
|
amiprendre
foin
des
affaires
de
la
Judée,
&
manda
âiPilace
de
s'aller
juftifier
devant
l'Empereur
|
AREAS
ES
#
(a)
Fofph.
Antig.LaBe
PCs
-
Pilate
DS
=.
ET
pUuNouv.
TEsTAM.
Lie
f.
65
_Pilate
n'ofant
défobéïr
à
ces
ordres,
quitta
la
Ju-
dée
,
après
y
aVoir
demeuré
dix
ans,
&
s'en
alla
en
diligence
à
Rome,
où
il
n’arriva
néanmoins
qu'après
la
mort
de
Tibere.
On
ne
fcait
point
le
détail
de
ce
qui
y
fur
dits
&
fait
contre
lui
:
mais
on
croit
que
fous
Pempire
de
Caïus,
il
fut
rele-
gué
à
Vienne
en
Dauphiné,
(a)
pour
le
reftede
{es
jours
;
&
que
tranfporté
de
défefpoir
,
il
fur
AN
bu
M.
4040.de
J,
C.40.de
l'E:
re
vulg.
37.
lui-même
fon
bourreau,
&
s'ôta
la
vieavec
fon
épée
:
(b)
Dieu
ayant
ainfi
puni
dès
ce
monde
l'in-
juitice
de
ce
Juge,
qui
conrre
{a
propre
confcience’
avoit
livré
Jefus-Chriftà
{a
volonté
de
fes
ennemis.
Herode
Antipas,
oncle
d'Agrippa,
qui
avoit,
comme
on
fa
vi,
répudié
la
fille
d’Aretas,
Roi
d'Arabie
,
pour
époufer
Hérodias
,
S'attira
de
la
part
de
ce
Prince
une
guerre
fâcheufe.,
qui
écla-
ta
fur
la
fin
du
reone
de
Tibére.
(c)
Ces
deux
Princes
étant
en
difpute
fur
les
limites
du
terri-
toire
de
Gamala
,
leurs
Generaux
donnerent
la
Bataille
,
&
l’armée
d'Herode
fut
entiérement
dé-
faite.
Plufieurs
J
ifs
attribuerent
cette
d
à
la
juftice
de
Dieu
;
Qui
vengeoit
par-là
x
es
Ja
guerre
à
Arétas,
&
de
le
lui
envoyer
mort
OU
Vif.
Vitellius
fe
préparoit
à
executer
ces
or-
dres,
lorfque
l'Empereur
mourut.
Onaffüroit
Reese
ane
en
_
(2)
Ad
vÆrat.
6
40
Bibl.
[7-Onflres
|
PP.t.7:
p.
338.
ne
|
(cgafeph,
Antiq:
1,
18,
ç.
7
Cb)
Enfeb.
hifi.
Eccl.
lib,
2
0
Le
Tome
IF.
—
L:
ifgrace
-
Mort
de
f'Ems
percur
Tibere,
ges
4040.
de
C.4o.del
cé
=.
HisTOIRE
DES
JUIES,
uArétas
avoit
dit
que
certainement
les
Romains
Ax
ou
M.
|
ee
-
:
|
|
ne
viendroient
point
jufqu'à
Petra;
&
que
où
°l
lui,
ou
Tibere,
ou
Vitellius
mourroient
aupa-
re
vulg.
37.
favant:
fer
de
Rome,
pal
le
il
Tui
mandois
de
transferer
Aorippa
de
|
(a)
Jofphe
Amtig.1.
18.
6.8
RE
de
à
er
gr
ou
Nouv.
TEsTAM.
Liv.
I.
67
fa
prifon,
dans
la
maïfon
où
il
demeuroit
aupa-
ravant.
ILy
demeura
quelque
temsavec
des
gar-
]
des,
quoiquavec
une
grande
liberté
;
&bien-tôt
€...
depe.
il
l'eut
toute
entiere.
re
vulo.
37.
cu
AN
pu
M,
4040.de
|,
Caïus
arriva
à
Rome
avec
Île
corps
de
Tibere
;
=
:
:
5
À
te
7
:
sr
CGHAP.
XII:
&
il
auroit
le
jour
même
délivré
Agrippa,
sil
ro
l'eût
pù
avec
bienféance.
Mais
peu
de
jours
après,
nd
prifon
pr
Caïus
l'ayant
fait
venir,
lui
fit
changer
d’habit,
d'honneurs,
lui
mit
le
diadème
fur
la
tête,
&
le
déclara
Roi
de
la
Tetrarchie
qu'avoit
eue
Philippe
fon
oncle,
(4)
Il
y
ajoûta
encore
la
Tetrarchie
de
Lyfanias
;
&
au
lieu
de
la
chaîne
de
fer
qu'il
avoit
portée,
il
lui
en
donna
une
d'or.
Le
Senat
lui
décerna
par
honneur
les
ornemens
de
la
Preture,
En
ce
même
tems
Caïus
envoya
Marcelle
en
Judée
,
pour
y
gouverner
ce
qui
n'étoit
pas
compris
dans
le
Royaume
d'Agrippa
,
&
dans
celui
d’Herode
Antipas.
ee
|
Vitellius
Gouverneur
de
Syrie,
pour
executer
l'ordre
qu'il
avoir
recû
de
Tibere,
de
faire
la
guerre
à
Aretas
Roi
d'Arabie,
prit
deux
Lecions
:
Romaines,
&
d’autres
troupes
qui
lui
furent
en-
_
Voyées
par
les
Rois
aîliez
&
amis
du
Peuple
Ro-
main,
&
s'avanca
jufqu'à
Prolemaïde
,
dans
le
deffein
d'aller
attaquer
Aretas
dans
Petra,
où
il
s’éroit
retiré.
Mais
comme
il
vouloit
faire
pañler
fon
armée
à
travers
la
Judée,
les
principaux
des
Juifs
vinrent
lui
remontrer,
que
leurs
Poix
ne
permertoient
point
de
porter
dans
leur
pays
des
_
images
&
des
idoles
,
telles
que
les
Romains
en
à
Fofeph.
Antig.
le
18,8.
G
Déo
bb.
$9.p.
645$
68.
MAISTOERE
DES
fut,
mm
|
An
pu
M.
|
de
changer
fa
route.
Vitellius
acquiefça
à
leurs
|
4040.
de
J.
;
|
:
Cao.dePE-
defis,
ft
pañler
fon
armée
par
le
Grand
Champ,
|
re
vulg.
37.
pour
gagner
Scythopolis
,
&
pour
y
pañler
le
Jour-
dain,
&
de-la
aller
vers
Petra.
Pour
lui,
avec
Herode
le
Tetrarque,
&
fes
amis,
il
prit
le
che-
min
de
Jerufalem,
&
y
vint
pour
facrifier
au
Seigneur
dans
la
Fêce
qui
étoit
prochaine.
C'étoit
apparemment
la
Pentecôte.
Il
y
fut
recû
avec
de
rands
honneurs
;
il
y
demeura
trois
jours,
dé-
_
pofa
Jonathas
de
la
Charge
de
Grand-Sacrifica-
reur,
&
mit
en
fa
place
Theophile,
|
Alliance
entre
[|
apprit
étant
à
Jerufalem,
la
mort
de
Tibere;
les
Romains,
&
:
er
7
les
Parks,
&
il
reçut
le
ferment
de
fidélité
du
peuple
pour
|
:
le
nouvel
Empereur
Caïus.
Jerufalem
fut
la
pre-
5
|
miere
ville
d'Orient
qui
apprit
cette
nouvelle,
|
|
|
quireconnut
cet
Empereur,
&
qui
offrit
à
Dieu
des
facrihices
pour
l’heureux
fuccès
de
fon
em-
_
pire.
(4)
Virellius
rappella
fon
armée,
&
la
ren-
PEER
PRES
RCE
ÉD
SP
E
TRS
EEE
users
RE
FEES
RE
EE
Re
DRE
|
|
Re
fur
PEuphrate
,
pour
faire
alliance
avec
Artabane,
|
Roi
des
Parthes.
Ce
Prince
,
qui
avoit
toüjours
O
Romaines,
&
les
flaruës
d'Auvufté
&
de
Caïus,
aiséroient
dans
les
enfeiones
;
&
on
convint
des
e
au
LT
s
5
ae
Phélon,
in
Legar,
ad
Caimr,
ne
on,
avoient
dans
leurs
enfeignes.
Ils
le
prierent
donc.
voya
dans
fes
quartiers
;
ou
plütôt
,
1
à
mena
S
témoigné
beaucoup
de.
mépris
&
d'éloignement
:
D
pour
Tibere,
sofifde
lui-même
à
fircalliance
|
avec.
les
Romains
,
dès
que
Caïus
eut
été
reconnu
_
Empereur.
Vitellius
&
Artabane
s'avancerent
chacun
de
leur
côté,
fur
un
pont
qu'on
avoir
|
conftruit
fur
l'Euphrate.
Artabane
adora
les
aigles
RENE
ESLIR
EME
gr
pu
NOoUYV:
TESTAM.
Lio.
I.
6>.
conditions
de
paix:
Après
quoi
,
Herode
Anti-
+
.
pas
ft
un
feftin
à
Artabane
&
à
Vicellius
dans
à
d
une
grande
tente
qu'on
avoit
dreflée
au
mi-
C,odelE.
lieu
du
fleuve.
|
re
vulg.
37.
Le
Roi
des
Partes
étant
retourné
à
Babylone,
&
Vitellius
à
Antioche
,
Hérode
fe
bâta
d'infor.
mer
Caïus
de
la
paix
qu’on
venoit
de
faire
avec
le
Roi
des
Parthes,
&
des
conditions
de
l'alliance
;
&
fes
députez
arriverent
à
Rome
avant
ceux
de
Vitellius
,
à
qui
il
appartenoït
de
donner
cet
avis.
C’eft
pourquoi
l'Empereur
ayant
reû
les
Lettres
de
Vitellius,
répondit
qu’il
avoit
déja
appris
tout
cela
par
les
envoyez
d'Herode.
Ce
qui
déplut
fort
à
Vitellius;
&
il
en
conferva
toûjours
depuis
du
reflentiment
contre
Herode.
Peu
de
tems
après,
…
Artabane
envoya
à
Rome
Darius
fon
fils
pour
ôtage,
avec
de
erands
préfens,
entre
autres,
un
Juif
nommé
Ellazar,
qui
à
caufe
de
fa
taille
&
de
fa
hauteur
extraordinaire
,
étoit
furnommeé
le
Geant.
=.
:
|
He
Ce
fut
fur
la
fin
du
reone
de
Tibere
;
où
au
Hiftoirc
d'Apot.
S
:
X
TA
STARS
DEL)
;
se
RSS
È
ESA
À
PRE
+
it
d
Th
Le
commencement
de
celui-de
Caïus,
qu'Apollonius
2°
7
€
“He
:
de
Thyane
vinr
à
Antioche.
Cét
homme
parut
en
ce
tems-là
dans
le
Paganifme,
&.s'acquit
tant
de
réputation
de
fagefle
,
d'innocence
&
de
jufti=-
ce
;
il
ft
mème
certaines
actions
,
qui
parurent
fr
miraculeufes,
&
des
prédictions,
qui
furptirent
{1
fort
les
Payens,
qu'ils
ne
feignerine
pas
de
Pop-
pofér
aux
Apôtres,
&
à
Jefus-Chrift
même.
Le
démon,
quiprévoyoit
la
ruine
prochaine
de
l’em-
pire
qu'il
avoit
ufurpé
dans
lemonde,
ne
fufcita
jamais
un
plus
grand
nombre
ni
de
plus
dange.
ee
He
4
70
HisToirREe
DEs
JuUirs.,.
e———
eux
impolteurs
,
que
dans
ce
tems=-là
Mais
AN
DU
M:
Dieu
ne
permit
pas
qu'ils
induififlent
en
erreur
4040.
def.
C.so.de
PE-
re
vulr.
37:
les
Elûs
,
ni
qu'ils
ébranlaflent
la
foi
des
Fideles.
Il
ft
perir
les
impofteurs
par
le
fouffle
de
fa
bou
être
féduits,
&
qui
ne
prirent
pas
la
peine
d’exa-
miner
de
près
leur
conduite
&
leur
doctrine.
La
lumiere
de
l'Evangile,
la
pureté
de
la
morale
de
Jefus-Chrift,
fa
vie
route
divine,
la
fublime
fcien-
ce
de
fes
Apôtres,
qui
n'étoit
point
le
fruit
de
|
l'étude
,
ni
de
la
méditation,
&
la
force
de
leurs
|
miracles
déconcerterent
ces
impolteurs,
&
Chats
il
=
gerent
de
confufion
ceux
qui
les
crurent.
d'une
famille
anciénne,
&
de
parens
riches.
(4)
Il
avoit
l'efprirvafte
,
la
memoire
excellente,
beau
che,
&
ils
ne
féduifirent
que
ceux
qui
voulurent
Apollonius
étoit
de
Thyane
en
Cappadoce,
.
coup
d'éloquence,
&
une
fi
grande
beauté,
quil
.
attiroit
les
yeux
de
tout
le
moñde.
À
quatorze
ans
,
il
fut
envoyé
à
Tharfe
en
Cilicie,
pour
y
étudier
la
Rhetorique:
mais
il
s’'applhiqua
à
la
Phi
lofophie,
&
choifit
la
fete
de
Pythagore,
dont.
il
commença
à
faire
profeflion
à
l’âge
de
feize
à
la
chair
des
animaux
,
fe
cons
à
tentant
po
_
auds
pieds
fans
fandales
,
&
ne
shabilloir
que
.
de
lin;
ne
voulant
point
porter
de
laine,
paice
;
OÙ
SA
{a)
Philo
ut.
vih
Apollon,
1,
x.
e
3
4
f}
svienc
des
animaux.
Il
laifloit
croïtre
fes
nt
PAR
RRENe
fa
nourriture
d'herbes
&
deléoumes.
Il
ne
condamnoit
pas
le
vin
;
mais
il
n'en
voue
:
_
doit
point
ufer,
parce
que
c'eft
une
liqueur.
ca
.
pable
de
troubler
la
ferenité
de
l'ame.
Jmarchoit
gr
pu
Nouv.
TESTAM.
Liv.
I.
y
cheveux
fans
les
couper
;
&
n'avoit
pour
demeure
ordinaire
que
le
Temple
d'Efculape,
dont
il
vou-
loit
pafler
pour
le
favori,
difant
que
ce
Diewai-
moit
à
guerir
les
malades
en
fa
préfence.
Il
avoit
d’aflez
grands
biens:
mais
il
en
donna
la
moitié
à
fon
frere
aîné,
&
diftribua
la
plus
grande
païtie
de
l’autre
à
ceux
de
fes
parens
qui
en
avoient
befoin.
Il
renonça
au
mariage,
&
em-
braffa
la
continence
:
Chofe
rare
même
parmi
les
Philofophes.
Toutefois
il
ne
put
éviter,
qu'on
ne
le
foupçonnat
de
quelque
amour
deshonnère.
À
_
limitation
des
Difciples
de
Pythagore,
il
-entre-
prit
de
demeurer
pendant
cinq
ans
dans
le
filen-
ce:
mais
cela
ne
l'empêcha
pas
de
fe
montrer,
&
ANxpu
M.
4040.
de.
}.
C.
40.de
l'É-
re
vuls.
37,
même
de’
voyager
dans
la
Pamphilie
&
dans
la
-
il'écrivoit
quelques
mots.
L'opinion
que
lon
avoit
de
fa
vertu,
&
le
refpe&
qu'on
lui
portoit,
fai-
{oient
que
fa
préfence
feule
arrètoit
les:
plus paf:
fionnez,
&
appaifoit
même
dés
féditions.
Cilicie.
I]
parloit
par
fignes
,
-
Ce
furaprès
ces
cinq
ans
de
filence
,
qu'ilvine
esliéux
Où
il
croyoit
les
hommes
plus
raïfonnables,
mé.
_
Pifantles
autres.
Son
ftyle
étoit
grave
&
décifif.
Ses
fémrences
,
qu'il
prononçoit
comme:
autant
propres
&
fishificatifs.
Je
ne
cherche
pas,
comme
fes
autres
Philofophes
,
difoit-il
;
jai
cherché
étant
jeune:
il
n’eft
plus
tems
de
chercher
mais
d’en-
feigner.
Lefage
doir
parlèr
commeuf
Leviflaceur,
qu
ordonne
aux
autres
ce
dontileft
perfuade
lui-
même,
‘à
Antioche,
&
comme
iça
à
parler
dans
les
Ayant
remarqué
combien
la
vanité
des
?
&:dans
le-befoin
Fa
RL
ÉRT
r
Se
TRS
æe
CET
ES
es
nr
An
pu
M.
4040.
de}.
C.40.delE-
re
vulg.
37.
7%
À
AMNSTOTRE.
DES:
JuIEss
Philofophes
les
avoit
rendus
méprifables
,
il
le
prit
d’un
ton
plus
haut
;
il
fit
lhomme
infpiré.,
&
cheri
des
Dieux
,
traitant
férieufement
des
Religions
re-
cûës
des
Peuples
idolâtres.
Il
m’avoit
garde
d’atta-
M
quer
de
front,
comme
Jefus-Chrift&
les
Apôtres,
Nu
les
fuperftitions,
Fidolâtrie,
la
magie,
les
défordres
des
hommes
;
il
n’avoit
garde
de
s’expofer
aux
per-
fécutions
&
à
la
mort,
pour
annoncer
des
véritez
_
contraires
aux
préjugez
des
peuples.
Il
fit
un
grand
Car.
XIII.
Saint
Pierre
vient
à
Antieche.
voyage,
pour
converfer
avec
les
Brachmanes
des
Indes,
&
vir
en
pañlant
les
Mages
des
Perles.
À
|
Ninive
,
un
nommé
Damis
s’attacha
à
lui,
&le
fui.
vit
par-tout,
écrivant
jufqu'aux
moindres
particu-
laritez
de
fa
vie
&
de
fes
paroles.
ee
On
croit
que
ce
fut
vers
ce
même
tems
que
faint
Pierre
vint
à
Antioche
,
&
y
fonda
l'Eglifede
cetre
villes,-où
il
tint
fon
premier
fiége
pendant
fept
ans;
non
pas
de
fuite
mais
par
reprifes,
&
à
differens
cems.
Les
Peres
(4)
croyent
que
dans
le
parrage
que
les
Apôtres
firent
entre
eux
des
Provinces
du
n
monde
,
pour
y
prècher
l'Evangile,
la
ville
de
Ro
me,
Capitale
de
l'Empire
Romain,
échut
à
fainéu
Pierre.
Mais
ayant
que
d'aller
en
cetre
ville,
il
vine
à
Antioche,
qui
étoit
la
capitale
de
l'Orient,
oùil
eut
fon
premier
fiége,
&
dont
il
fut
le
premier
Evêque.
(à)
Nous
ne
fçavons
pascombien
detems
il
y
réfida.
Saint
Chryfoftome
(c)
die
qu'il
y
û
Es
nr
ose
|
ne
m.
80.
c.
$.
Eufehs
Vromym.
in
Galet,
ar
oO
Ë
én
Chronic.
Hier
de
Piris
illufirs
|
(c)
Chryfoff.
vom
x.
homil.
4
Ghry[otere.
Shomel,
12.
P.
163:
de
|p
50306
ë
|
Ris
4
2
:
—.
|
_
demeura
|
Er
ou
Nouv.
TEsram
Liv.
79
André
a
prêché
dans
leur
pays
;
ce
qui
eft
affez
vrai-
femblable,
puifque
la
plüpart
des
Anciens
le
font
-Apôtre
de
Scyrhes,
du
nombre
defquels
font
les
Mofcovites.
On
ne
fçait
pas
le
tems
de
fa
mor
:
mais
on
eft
affez
d'accord
qu'il
fut
martyrifé,
&
crucifé.
(a)
Les
uns
le
font
attacher
à
un
arbre:
quelques-uns
difent
même
que
ce
fut
à
un
olivier
;
d’autres
àune
”
croix
ordinaire
;
d’autres,
ln
tèreen
ne
d'autres,
à
une
croix
nommée
de
Fe
André
,
ayant
la
forme
d’un
X.
Ceux-ci
foûtiennent
qu'il
y
fut
attaché
avec
des
clous;
&
ceux-la,
avec
descordes,
afin
qu
il
y:vécür
plus
long-tems.
Les
Fe
font
très-douteufes
:
mais
il
eft
mal-aife
que
la
tradition
de
fon
crucifiement
fe
foit
confervée
jufqu'ici
d'une
maniere
fiuniforme,
fi
ce
fair
n°
étoit
pas.confanr.
|
_Nousavons.
des
Ades
de
fa
mort
&
de
fon
martyre,
dont
le
ritre
porte
qu'ils
font
écrits
par
les
Prêcrés
&
les
Diacres
d'Achaïe,
témoins
oculaires
de
ce
qu'ils
rapportent:
mais
Le
Sçavans
ne-conviennent
pas
de
leurauthenticité.
(D)
Ieft
fort
probable
que
-ce
font
des
reftes,
mais
corrigez.
&æembe
lis,
des
Aces
de
faint
And,
,
que
les!
hérérique
és
compole-
tent
dès
lecommencement
de
l'Eglife.
Les
Encra-
rites,
les
Manichéens
&
les
Prifcillianiftes
s!
en
fer-
voient.
On
les
a
attribuez
à
Nexocaride
&
à
Leo.
nides
Philofophes.
D'autres
les
donnent
à
Leucius.
fameux
Ecrivain
de
ces
Piéces
;
&
d’autres,
aux
commis
(a)
Voyez.
-M.
de
Tilleman
;
ere
les
tiennent.
pour
authenti-
tome
1.
5.
André
,
&
Note
2.!
ques.
M.
detillemont
&
M.
du
p.620.
DT
(b)
Baronius
&
le
P.
Alexan-|
AN
ou
M.
404%.
de
J.
C44.dePE.
re
vulg,
38
C.A1r.de
re
vie.
"38.
80
.
Histoire
DES
Jurts,
———
Manichéens
mêmes.
Ce
qui
eft
für,
c'eft
que
Îes
*
ee
Adkes
que
nous
Hfons
aujourd'hui
font
purgez
des
“ere
erreurs
de
ces
hérétiques.
Mais
il
n’eft
pas
moins
dit-on,
(4)
par
les
Difciples
du
Saint.
Les
héréti--
ques
peuvent
avoit
corrompu
Ces
premiers
ACLES,
-&les
Carholiques
ont
pô
les
orner
&
les
embellir;
les
uns
&
lesautres
ont
fi
bien
fait,
que
lafource
de
la
verité
étant
troublée
,
on
ne
peut
plus
la
dé-
“couvrir,
ni
la
féparer
du
faux
&
du
douteux.
On
rrouve
les
Actes
du
martyre
de
faint
Andie
citez
-dès
le
huitiémefécle
;(b)
&
l'Eclife
les
a
adoptez
‘dans
fon
Office
:
mais
on
n'en
trouve
rien
avant
ce
ficcle.
|
|
D
Saint
Jean
l'Evangelifte,
néen
Galilée,
pêcheur
Cnar.
XV.
de
profeflion
,
frere
de
Jacques
le
Majeur,
&
fils
Hiftoire
de
faint
+
_
à
Hifoïe
de
A
de
Zebedée
,
ayant
été
témoin
de
la
pêche
miracu—
Heau
J'Evanseli-
fc.
leufe
que
Jefus-Chrift
fit
faire
à
fainc
Pierre
,
quit-
cerent,
lui
&
fon
frere,
toutce
qu'ils
pouvoient
avoir
&
efperer
dans
le
monde,
pour
femertre
à
fa
fuite,
.
{ce}
Ces
deux
freres
furent
furnommez
dans
le
College
des
Apôtres
Boanergés,
(d:)
où
fils
du
ton-
nérre;
foit
à
caufe
du
zéle
qu'ils
témoignerent,
en
“voulant
faire
defcendre
le
feu
du
Ciel
fur
uneville
“des
Samaritains
,
qui
n'avoit
pas
voulu
recevoir]e
|
fus-Chift,
(e)
qui
pañoit
par-là,
ou
àcaufede
la
grandeur
de
leur
foi,
ou
icaufejdes
grandes
veritez
.
|
(a)
Philafir.c.
88.
1
nafkiques
>
t:
2.
C.
8.
ee
pb)
Voyez
le
P.
Alexandre,
1.1.
|
(c)
Luc.
Piotr
“p:
95
92.8
M.
dé
Tillemont,
|:
{dy
Marc.
CAL
17
>
Note
2.
fur
S.
André
,
&
le
R.P.
(ec)
Hieronym.
in
Mate
Re
Mpbillon
,
Traité
des
Etudes
Mo-1
7
Î
certain
,
que
ce
he
font
pas
les
vrais
Actes
écrits,
que
|
REPARER
REA
eme
RE
RONA
NS
EVE
APTE
TATONENP
AREA
EE
La
LÉ.
£T
pu
Nous
PEsram.Liv.
I.
que
faint
Jean
fur-
tout,
devoir
nous
faire
con-
noître
dans
fon
Evanoile.
{
4)
Il
fut
toujours
le
Dif.
ciple
bien-aimé
du
Sauveur
,
&
dans
toutes
les
oc-
cafions
ilreçut
de
lui
des
marques
de
prédilection
&
de
confiance
particulières.
Plufeurs
Peres
()
ont
crü
que
fon
amour
pour
la
pureté,
&
que
la
virginité
dont
il
faifoit
profeflion,
éroient
un
des
principaux
motifs
de
l'afetion
que
le
Sauveur
avoit
pour
lui.
Nous
avons
vü
dans
l'hiftoire
de
la
pafhon
,
avec
quelle
familiarité
il
lui
demanda
qui
o41..de
|].
4
Car
de
PE:
.
}
re
vuig.
38.
feroit
celui
qui
le
trahiroit.
Quelques
Peres
/c).
ont
prétendu
que
faint
Jean
étoit
ce
jeunéhomme,
qui
n'ayant
qu'un
linge
fur
lui,
avoit
voulu
fuivre
Jefus,
lorfqu'il
fut
pris
au
jardin
des
Oliviers
;
mais
qui
quitta
ce
linge,
&
s'enfuit
tout
nud,
lorfqu'on
voulut
l'arrêter.
Saint
Chryfoftome
(4)
croit
que
faint
Jean
fuivit
conftamment
Jefus
jufques
dans
la
cour
de
Caïphe
;
qu'il
y
entra,
parce
qu'il
étoit
connu
dans
cette
maifon;
&
que
ce
fut
lui
qui
y.
introduifit
faint
Pierre.
Il
eff
certain
qu'il
fuivit
fon
Maître
jufqu’à
la
croix,
&
qu'ilen
éroit
fort
près,
avecMarie
mere
de
Jefus,
lorfque
le
Sauveur
lui
confia
le
foin
de
la
très-fainte
Vierge,
&
lui
recommanda
de
la
re-
gardér
comme
fa
mere.
Et
depuis
ce
tems,
il
la
tint
Î
(a)
Epiphan.
beref.
DESSTE
Pé.
coll.
16.
c.
T4.
:
ES
de
®
Ambrof.
in
Luc.
IX.
|.
(c)
Ambrof.
ir
Pf.
XX
XVI,
(D)
Aug.
de
Virginit.e.
49.@
|
24.
Gregor.
Moral.
L.
14.
c.
23.
‘
2n
Joan.
trail.
124.
p.235.
Hiero-
|
Beda.
Baron.
Per
7
ay.
in
fai,
LPC
in
Jovini
L.1.
|
(d)
Chryfof.
in
Matt.
bomil.
66.
€
14.
Epiphan.
baref.$8.
Ambrof.
\e
L
2
de
Symbol.
c.
30.
Chryfoft.
de
Vire.
|
Joan.
trait.
113.
Tome
IV.
Re
Le
©
85.
Hicron
Ep.
16.
Ang.
in
EE
nenne
LR
An
pu
M.
4o41.
de
J.
Car.
de
l'É-
re
vuls.
38.
82
HisTOIRE
DES
JUIrS,
dans
le
lieu
où
il
demeuroit
,
&
pourvut
à
tous
fes
befoins
remporels.
Après
la
réfurrection
du
Sau-
veur,
étant
allé
pêcher
avec
faint
Pierre
,
fur
le
lac
de
Genezareth
,
il
reconnut
le
premier
Jefus-
Chrift,
qui
étoit
fur
le
bord.
Ils
dinerent
enfuite
aveclui;
&aprèslediner,
faïnt
Pierre
ayant
dit
au
Sauveur,
en
parlant
de
Jean:
Que
deviendra
ce-
lui-ci>
Jelus
répondit
:
Si
Je
veux
qu’il
demeuré
jufqu’à
ma
venuë,
que
vous
importe
?
Suivez-mol.
Ces
paroles
firent
juger
à
plufeurs
que
faint
Jean
he
mourroit
point.
Eten
effet
on
a
crü
long-tems
dans
plufieurs
endroits,
qu'il
n’étoit
pas
mort,
&
qu'il
vivoit
encore
dans
fon
tombeau
;
où
même
qu'il
avoit
été
tranfporté
tout
en
vie
dans
un
lieu
inconnu
&
inaccefhble
aux
hommes.
Mais
Jelus
avoit
pas
dit
expreflément
qu'il
ne
mourroit
point
;.&c
la
créance
la
plus
génerale
a
toujours
êté
qu'il
étoit
véritablement
mort,
|
S
nn
Nous
ne
répetons
point
ici
ce
que
nous
avons
dit
ci-devant
de
faint
Jean,
tiré
des
ACtes
des
Apôtres,
.
ni
ce
quenousen
pourrans
dire
ci-après,
tiré
dela
même
hifloire
;
nous
rapportons
feulement
ici
ce
|
que
l'on
ne
trouve
qu'épars
dans
Îles
Hiftoriens
&
les
Auteurs
Eccléfaftiques.
Saint
Clem
ent
d'Ale-
xandrie
(4)
dit
que
‘Jefus-Chrift,
après
fa
refur-
rection,
accorda
le
don
de
fcience
à
faint
Jacques
:
le
Jufte,
ou
le
Mineur,
À
faint
Jean,
&
à
faint
_
Pierre,
qui
le
communiquerent
auxäurres
Apé-
€
À
ù
70:
£
2e
2
Alex.
cpu
Eufeb.
Lez
6,
1:p.
38
SET
ee
tres.
On
aflüre
que
f:
aint
Jean
reçutpour
partagé
le.
Paysides
Parches
,
pour
y
prècher
l'Evangile:
ce
à
NA
APR
ENT
SRE
EE
ETAT
NAS
MESRINE
POI
ETIENNE
LR
ENS
ATTE
RTE
SERRE
|
É
;
LE
LEA
OS
en
Goe;//2cs
"re".
Ë
HT
ET
ou
Nous
PESTAwsL:.
I
qu'on
entend
des
Juifs
répandus
dans
le
Royaume
=
des
Parthes,
qui
difpuroient
alors
aux
Romains
AN
=
M.
l'empire
du
monde.
La
premiere
Epître
de
cet
Apô-
Cu
LE
tre
a
fouvent
été
citée
fous
le
nom
d'Epitre
aux
re
vulg.
38,
Parthes;
(4)
&
elle
porte
ce
titre
dans
plufeursan-
ciens
Exemplaires.
Les
Indiens
(b)
tiennene
auf
pat
tradition
qu'il
a
prêché
dans
leur
pays.
Mais
il
eft
bien
plus
certain,
qu'ila
prèché
dans
l'Afie,
&
qu'il
en
a
fondé
&
gouverné
toutes
les
Eglifes
,
comme
le
dit
faint
Jerôme.
(c)
On
tient
qu'il
ya
demeuré
long-tems,
(d)
&
que
fon
féjour
ordi-
naire
fut
à
Ephefe,
où
l’on
fçaic
qu'il
mourut.
Il
ne
fut
pas
tant
Evêque
de
cette
ville,
que
de
toute
la:
Province
d’Afie,
dont
il
vifitoit
les
Eglifes,
&
dont
ilinftituoit
&
établifoit
les
Evêques
felon
le
befoin.
(e)
LH
re
Maïs
il
y
a
de
la
difficulté
fur
le
tems
auquel
il
vint
dans
cette
Province.
Saint
Irene,
({)
T'héo-
dorer,
(g)
&
plufieurs
autres,
croyent
qu’il
n’y
vint
qu'après
que
faint
Paul
en
fut
forti,
pour
aller
à
_
Rome,
&
même
après
le
martyre
de
cet
Apôtre.
”
Saint
Paul
y
établit
en
fa
place
Timothée,
comme
on
le
voir
par
la
premiere
Epitre
qu'il
lui
écrivit
;
&
les
Peres
du
Concile
de
Calcedoine
/
h)
difent
que
Fimorhée
eft
le
premier
Evêque
d’Ephefe.
»*
Es
(a
}
Aug.
quafl.
Evang.
L
2.
c.Vc.
24.
Chryf.
in
Ephef.
homil.
+.
34
Voyez
norre
Préface
fur
cette|
(e)
Enfeb.
L.
340.
23.
Tertull,
Epitre
(nr
Maro.Lacs
|
_(b)
Vide
Baron.
an.
44.
$.30.|
(f)
ren.
L3.c.
3
_
(c)
Hicronym,
de
Viris
iluftr.
(g)
Théodoret.
ir
Epiff.
a
9e.
—
=
|
Ephef
Prolog.
p.
2190.
191.
(d)
Polycarp.
apud
Exfeb.
Lt
|
e
Concile
tom.
4.
p.
6
996:
Li
DRE
SSSR
E
EE
2Æ
ZE.
EE
ET
-
Re
x
ee
es
A
PSE
Se
EEE
4
(
RE
AN
pu
M.
.
4o4r.
de
J.
Car.
de
PE-
re
vulo.
38.
84
:
HISTOIRE
DES
JUIES.-
Lorfque
faint
Jean
écrivit
FApocalypfe,
il
y
avoit
dans
cette
Eglife
un
Evèque
,
(4)
qui
étoit
appa-
remment
faint
Timothée,
&
quine
pouvoir
être
faint
Jean.
Saint
Epiphane
dit
que
faint
Jean
vint
à
Ephefe,
étant
déja
âgé.
(b)
D'ailleurs
le
Concile
d'Ephefe
(c)
dit
que
la
fainte
Vierge
eft
venué
à.
Ephele,
&
y
eft
morte.
Oriln'ya
oueres
d’appa-
rence
que
la
fainte
Vierge
foit
venuë
dans
ce
pays,
étant
âgée
de
quatre-vingt
ou
quatre-vingt-cinq
ans;
ce
qu'on
feroit
obligé
de
dire,
fi
Fon
accor-
doit
que
l'Apôtre
faint
Jean
n'y
eft
venu
qu'après
lan
cc.
de
Jefus-Chrift,
qui
eft
celui
du
martyre
de
faint
Paul.
-
-
Il
vaut
donc
mieux
reconnoître,
que
faint
Jean
a
fait
deux,
ou
mème
plufieurs
voyages
en
Afe,
dans
le
premier
defquels
il
a
pu
y
amener
la
fainte
Vierge,
laquelle
y
mourut
quelque
rems
apres
;
_&
qu'enfuite
il
y
revint
de
nouveau,
&
y
gouver-
na
non-feulement
l'Eclife
d'Ephefe,
mais
toutes
celles
de
la
Province,
moins
comme
Evèque
atta-
ché
à
une
feule
Eglife,
quecomme
Apôtre,
ayant
|
J'infpeétion
fur
toutes
les
Eglifes
du
pays
où
il
fe.
rencontroit.
On
trouvera
dans
l'Hiftoire
Eccléfiaf-
tique
fon
martyre
à
Rome,
&
fon
banniffément
à
.
Parhmos;
&
ce
qui
regarde
fon
Evansile,
fon
Abo.
calypfe,
&
fes
Lettres
:
tout
cela
regarde
le
rems
qui
a
fuivi
la
ruine
de
Jerufalem
;
&
notre
deflein
_neft
pas
d'aller
au-delà
de
ce
tems.
D'ailleurs
nous
ons
traité
ce
qui
regarde
fes
Ecrits,
à
la
tête
de
je
Æ
2
Ab)
ÆpsPhannlene
ve
6e
2.
Z
5
&
om
p
gn
aREP
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PE
TOC
DRE
PRE
LE
RIT
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À
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2e
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SU
PRET
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Eee
Me
LS
MTS
PUR
EL
D
D
ER
en
DELAI
ER
PPT
NN
SRE
Er
Du
Nouv.
TEsTAM.
Liv.
I.
8
ceux
que
nous
avons
de
lui
,
dans
le
Commentaire
=
fur
le
Nouveau
Teftament.
ei
de
LT
:
ne
=
pe
1
|
dOAT.
JE
Saint
Philippe
Apôtre,
different
de
Philippe
C/;:
depe:
Diacre,
dont
on
a
parlé
ci-devant,
étoit
Galiléen,
re
vulg.
38.
.
&
natif
de
Bechzaïde.
Ilétoit
marié,
&
avoit
quel
—
ques
filles.
(4)
Jefus-Chrift
quitrant
le
lieu
où
—
.
faim
Jean
baptifoit,
rencontra
Philippe,
&
lui
philippe
Apôrre.
commanda
de
le
fuivre.
(b)
Saint
Clement
d’Ale-
xandrie
(c)
dit
que
ce
fut
lui
qui
répondit
à
Je-
fus-Chrift,
qui
lui
difoit
de
le
fuivre
:
Permetrez.
moi
d'aller
enfevelir
mon
pere;
&
à
qui
le
Sau-
*
veur
répliqua
:
Laiflez
aux
morts
le
foin
d’enfeve-
lir
leurs
morts.
(4)
Ayant
rencontré
Nathanaël,
que
plufieurs
confondent
avec
faint
Barthelemy,
il
lui
dit
qu'il
avoit*trouvé
le
Meffie,
&
l’amena
à
Jefus-Chrift.
(
e)
Quelques
Gentils
défirant
de
voir
le
Sauveur
quelques
jours
avant
fa
pañlion
,
(f}
s'adreflerent
pour
cela
à
fainc
Philippe.
Phi-
lippe
le
dit
à
André;
&
tous
deux
enfembleen
par
lerent
au
Sauveur.
Dans
la
derniere
Cene,
Phi=
Hppe
demanda
à
Jefus-Chrift
de
lui
faire
voir
le
Pere,
à
fui
&
aux
Difciples,
&
qu'ils
féroient
contens.
(sg)
Jefus
lui
répondit
que
qui
le
voyoir,
us
RE
A
Er
AE
A
ES
AN
APR
OS
SEPT
GA
CRU
AA
AE
ra
ss
à F
voyoit
auf:
fon
Pere.
Le
ee.
=
On
aflure
(#)
qu'il
prècha
dans
les
deux
Phry-
gies,
&
qu'il
fut
enterré
à
Hieraple,
{2)
dans
Lz
Phrygie
Pacatienne
,
dont
il
étroit
confiderécom-
NET
TN
ES
EN
NRR
ETAT
rs
SERRE
PRIE
(a)
Efbl.
31
Sig]
(e)
Joan.
Lam
De
|
(E)
Joan...
22.
=(b)
Jos.
I.
.
(g)
Joan.
MIP:
8...
10.
:
(c)
Clem.
Alex.
1,
3.
Sirom.
p.|
(h)Théoderer.1n
P[.
CXPI.
p.
436:
ne
=
td)
Matth.
VIIL.
2:
Ze
L
(4)
Enfcb.
£.
3°
Ce
31e
DER
E
1}
Les
m0
©
Car:
re
vule.38,.
Hiftoire
de
faint
Barthelemi.
-
(b)Gkm.
Alex.
Srrom.,
3.p.|)
(€)
Vide
Bolland,
1.
Maip.6.
se."
—
?
|7.&Tillem.
Note
2.
fur
S,
Phi
.
Valentin,
cité
dans
faint
Clement
d'Alexandrie,
(es
de
Jefus-Chrift
devant
les
hommes.
Raban
Maur
dit
pofitivement
qu'il
mourut
en
paix.
(
de
Saint
Barthelemy
étoir
Galiléen,
aufli-bien
qu
rat
nn
DE
Pr
bryfofi:t.6:
bomil..z1.
|
(ce)
Glen.
Strom.4.
p.522
|
ja
24
à
[hppe.
ee
LA
2.)
mer
fainc
Philippeau
nombre
de
ceux,
qui
n'ont
point
acquis
le
falut
en
confeflant
le
nom
ee.
À
FA
NPA
Fe
RETENIR
FRARRENET
RTE
ARRET
D
11
LE
ENS
AUEE
EEE
D
DE
PERD
PS
Te
Pas
é f
PENSE
y
F
FORTS
ER
E
:
4
,
\
ve
F4
yet
Cie,
gr
pu
Nouv:
FESsTAM.
Lio.
I.
83
les
aütres
Apôtres.
L'Evangile
ne
nous
apprend
aucune
particularité
de
fa
vocation,
ni
de
fa
vie,
à
moins
quil
ne
foit
le
même
que
Nathanaël,
ainfi
que
Vont
crû
quelques
Sçavans.
{4)
Les
Evangeliftes
qui
parlent
de
Barthelemy
,
ne
difent
rien
de
Nathanaël:;
&
faint
Jean
qui
parle
de
Na
chanaël,
ne
dit
rien
de
faint
Barthelemy.
Natha-
naël
&
Philippe
fe
trouvent
joints
dans
faint
Jean,
comme
Barthelemy
&
Philippe
dans
les
autres
Evangeliftes.
Saint
Jean
femble
mettre
Nachanaël
au
rang
des
Apôtres,
lorfqu'il
dit
qu'après
la
ré-
.
furreŒion
du
Sauveur,
Pierre,
‘Thomas,
les
deux
4040.
de
J.
C.4o.de
PE:
re
vule.
38.
fils
de
Zebedée,
Nathanaël,
&
deux
autres.
Dif.
ciples
étant
allez
pêcher,
Jefus-Chrift
fe
mani.
fefta
à
eux.
Nathanaël
étoit
de
Cana
;
(4)
&
quel
ques-uns
ont
crû
que
c'étoit
lui,
quiéroit
l'époux
des
nôces
qui
fe
firent
en
certe
ville,
&
où
Je:
fus-Chrift
ft
fon
premier
miracle.
Saint
Augufñtin
(c)
&
faint
Gregoire
le
Grand
(d)
ne
croyentpas
que
Nathanaël
ait
jamais
été
Apôtre
;
&par-h
is.
condamnent
opinion
qui
le
confond
avec
faint
Barthelemy
es
ee
Quelques-uns
{
)
ont
avancé
que
ce
Saint
avoit
porté
la:lumiere
de
l'Evangile
dans
la
Eycaonie
:
mais
la-tradition
la
plus
conftante
des
Anciens
&
des
Modernes,
eft
qu'il
a
prèché
dans
les
{n-
des.
‘Il
porta
dans
ce
pays
l'Evangile
de
faint
Mat-
s$re
æœ
LA
mx
(a)
Rapert.in
1.
Joan.
ve
To-|
(C)
Aug:
ir
foam
homil.
7:
p.
flat.
in
Matt:
XsOfor.
form,
de
S.|
29:
"im
P[OLAP:
p.
263.
Jean:
Fanfen,
Corsel.ù
Lapid,Ham-
(d)
Greg:
in
Job.
L
33.2
A)
À
(6e)
Ghfof.fen
alins
hom.
31.
non
yn
Joanr,
=
(D)
Joan.
XXI.
Sr
RE.
à
P:269
A
his
ex
Gracis
Latins.
J
ke
mc
ere
cs
rs
iétommamsrtint
are
era
au
fist
pas
Counter
ns
Gt,
©
À
0
th
Got
PE
Se
core
ner
ré
Pose
mt
LES
ne
né
ét
mit
ere
dérr
nes
ne
d—
AN
pu
M.
4o4i.
de
J.
C.41.delE-
re
vulo.
38,
Cri
x.
88
:MrirsTOIRE
DES
JUIES,
thieu,
écrit
en
Hebreu
;
&
faint
Pantene,
(4)
y
étant
allé,
y
trouva
cet
Evangile,
cent
ans
apres.
Mais
comme
lenom
d'Indes
elt
fort
vague,
les
uns
entendent
fous
cenom,
la
Perfe;
d'autres,
lAr-
menie
;
d’autres,
l'Arabie
Heureufe
;
d’autres,
l'Ethiopie
Orientale,
ou
l'Inde
citerieure
,
jointe
à
l'Ethiopie
;
(b)
ce
qui
n'eft
autre
chofe
que
l’A-
rabie
Heureufe.
Il
n’y
a
aucun
inconvénient,
que
/
{aint
Bathelemy
n'ait
pû
prècher
dans
tous
ces
pays,
qui
font
limitrophes
les
uns
aux
autres.
Le
plus
ancien
Auteur
de
fa
vie
que
nous
ayons,
(c)
dit
que
Dieu
lui
donna
en
partage
,
ab
Hevilar,
ujque
Gabuoth.
Te
voudrois
lire,
z/que
Gebaloth:
Depuis
le
pays
d'Hevilat,
j4/qu
aux
extremitez
de
FArabie
Heureufe
,
rerminées
par
l’ocean.
Hevi-
lat
étoit
entre
l'Arabie
Déferte
&
l'Arabie
Heu-
reufe,
vers
l'embouchure
de
l’'Euphrate
dans
le
Golphe
Perfique.
|
On
aflure
que
faint
Barthelemy
mourut
dans
la
ville
d'Albane.,
ou
Albanople,
dans
PAlbanie,
fur
la
mer
Cafpienne.
Ce
pays
étoit
autrefois
com-
pris
dans
l’Armenies
Les
uns
croyent
qu'il
futcru-
cifié;({d)
les
autres
,
qu'il
fut
écorché
vif,
&en-
fuite
décapité.
(e)
D’autres
veulent
qu'il
ait
été
are
taché
à
une
croix
avec
des
cordes,
premierement
_
à
Hicraple
en
Phrygie
;
puis
crucifié
une
feconde
fois,
&
attaché
à
la
croix
avec
des
cloux
,
après
avoir
été
fouetté
,
à
Urbanople
dans
la
grande
;
=
à
5
-
ufeb.
L.
$-
Co
1
Os
pe
17$°
thel..
apud
Surium.
2
4e
Aug
À
2
2
:
.
Armenie.
=
AGE
db
NE
ETS
er
pu
Nouv:
TEsTAM:
2.
I
Armenie.
(4)
Le
fentiment
qui
a
pris
le
deflus,
&
qui
eft
le
plus
fondé
en
preuves
dans
l'antiqui-
|
té
,
eft
qu'ilfut
écorché
dans
'Armenie.
/b)
Quel
ques
anciens
hereriques
avoient
composé
autre-
fois
fous
fon
nom
un
faux
Evangile,
qe
a-été
condamné
par
le
Pape
Gelafe,
.
Saint
Matthieu,
autrément
Levi.
ou
Alpkée:
Publicain
de
profelfion:,
fut
appellé
par:
Jefus
Chrift,
comme
il
étoit
à
fon
bureau
,
fur
le
bord:
de
la
mer
de
Tiberiade,
près
la
ville
de
Caphar-
naütm..
[obéit
aufli-
&:
fit
un
feftin-aui
Sau—
veur-
&à-fes
Difciples
;
auquel.
il
invita
plufieurs-
Publicains.
Les
Pharifiens
s'en
{candaliferent
;
par
AN
pu
M.
4041.
de].
Car
de
PE
revule:
38,:
Car.
XVI.
Hiftoire
de
faint
Matthieu.
ce
que
Je
métier
de
Publicain,
ou
-de
Rec.
des
deniers
publics,
,étoit
ue
odieux
parmi
les
Juif.
Jefus-leur
répondit,
‘qu
il-n'étoir
pas:
VENU
appeller
les
juftes
,
mais-lespécheurs
à
la
péniten<
ce.
Depuis
fa
vocation,
fainr
Matthieu
témoigna
toûjours
une
humilité
Bsunetnadelie
fingulieres,
nous
ayant
-
lui-
-mÊme
appris
{à
qualité
de
Publi=
çain,
qui
étoit.ce
qui
pouvoit
l'humilier
daväns
tige:
Saint
Clement.
dAlexandrie(c
).dit-qu'ilne
mangeoic
point
de
viandes,
&
qu'il
fe
contentoit.
pour,
fa.
nourriture,
le,
:
legumes
de
fruies
;
&
d
‘herbes.
à
F
LES]
Hilériens
tie
conviennent.
pas
du
pays
seit
:
La
échut
en
partage,
dans
la
diftribution
-que
les
FÉES
:
Ce
Ge
mr
ne
pe
entré
ne
des
Provinéess
LS
de
rare
KEY
:
22
CARS
Dont
LOS
NEIGE
Re
ec
‘té:
2
4
=
es
Ph
Der
{Milo
3%ur
S:
Tanhes
Bibl
PP:
3:
poyodo
796
sit
s
{(b)
Voyez
Bollard.
4
man.
L
(©
=
Alex,
Pédag
és
M
Tome
IV,
|
|
90
HisToiRE
DES
JUIEs,
|
—
prècher
l'Evangile.
Quelques-uns
(4)
écrivent
l
AN
D
à
de
qu'il
prècha
dans
le
pays
des
Perfes
ou
des
Parthes:
à
sé
dé
LE
D'autrés
en
plus
grand
nombre,
(b}
qu'il
porta
la
revulg.
38:
foi
dans
PEchiopie,
&
qu'il
y
mourut.
D'autres
foûtiennent
qu'il
mourut
dans
la
Perfe,
où
dans
Ja
Carmanie,
qui
étoit
une
Provinée
de
l'Empire
des
Perfes:
Plufieurs
foûtiennent
qu'ileft
mort
par
le
martyre
;
&
quelques-uns
difent
qu'il
fut
con-
fumé
par
le
feu.
D'autres
doutene
qu'il
ait
fini
fa
vie
par
une
mot
violente.
(ec)
Saint
Clement
d’A-
lexandrie
(d
}
cite
d'Heracléon
Difciple
de
Valen-
tin,
que
faint
Matthieu
eft
forti
de
ce
monde
par
une
mort
naturelle.
ne
4
Les
Anciens
(2)
nous
apprennent,
que
faint
|
Matthieu
après
avoir
prêche.quelque
tems
dans
la
Judée,
&
étant
fur
le
poine
de
quitter
cette
Province
;
pour
aller
annoncer
l'Evangile
dans
le
|
pays
qui
lui
étoit
combé
en
partage
,
entreprit
|
d'écrire
fon
Evangile
le
premier
de
tous;
afin
que
|
les
Pidéles
dont
il
étroit
obligé
de
fe
fparer,,
trou-
vaflenc
dans
fon
livre
de
quoi
fuppléer
aux
inf
LL
|
trüctions
qu'il
leur
donnoit
étant
préfent.
Il
l'é-
crivit
dans
Jerufalemen
Hebrew,
ouenSyriaque,
|
qui
étoit
la
Langue
des
Juifs
du
pays:
Ilavoicprine
|
cipalement
en
vüûe
l'inftruétion
des
Juifs
conver>
|
|
|
|
|
|
|
ER
|
Entre
en
are
Dire
dense
2e
terprtrnaatr
tte
rene
Sens
à
QE
DES
we
DS
ds
SRE
rer
en
rerenrer
te
2
Der
pet
entitioeet
ere
RL
Sn
mr
sn
NE
Les
ee
à
ee
voor
te
=]
_
DANS
rune
vec
ru
Pres
les
TRANS
ni
se
RER
V4
Ï
D
LE
D
ARS
Et
Alex.
Strom.
L,
Ate
Re
FA
+
RENNES
A
À
A
=
ï
2:
<<
FRERE
bois
fon
Evangile
vers
l'an
35.
ou
36.
de
Jefus-Chrift,
Er
pu
Noume
Eesr-Liv:
I.
91
avoient
donné
la
commifion.
L'Original
Hebreu
de
cet
Evangile
Seft
confervé
iafléz
Jong-tems
dans
l'Eolife:
mais
il
eft
aujourd’hui
perdu.
Nous
en
avons
une
traduction
en
Grec,
que
l'on
croit
prefque
aufli
ancienne
que
lOriginal:
Hebreu:
Les
additions
&
corruptions
,
que
les
anciens
he-
retiques
forris
de
la
Synagogue,
avoïent
faites
à
cet
Evangile
Hebreu,
font
la
principale
caufe
du
peu
de
foin
que
l'Eglife
a
pris
de
le
conferver
:
ce
qui
a
occafionné
fa
perte
entiere.
Nous
avons
dit
ci-devant,
que
faint
Matthieu
avoit
pü:écrire
felon
PEre
vulgaire.
…
|
Saint
Thomas,
autrement
Didyme,
c’efta-dire,
Jumeau,
eftun
des
premiers
Difciples
de
Jefus-
Chrift.
On
ne
fçait
ni
letems,
ni
les
circonftan-
ces
de
fa
vocarion.
Lorfque
le
Sauveur,
peu
de
tems
avant
{a
pañlion
,
voulut
aller
reffufciter
La-
zare,
Thomas
exhorta
les
Apôtres
à
y
fuivte
le
Sauveur,
&
à
mourir,
sil
étoit
néceflaire,
avec
lui;
(4)
car
il
fçavoit
que
les
Juifs
en
vouloient
àfa
vie.
Dans
la
derniere
€
demanda
où
il
alloit,
&
quel
écoit
le
chemin
qu'il
falloit
prendre
pour
le
fuivre.
(2)
Jefus-Chrift
lui
répondit:
Je
fuis
la
voye
;
la
vérité
g)
la
wie.
Le
jour
de
la
Réfurreion,
Jefus-Chrift
s'étant
appa-
ru
aux
Apôtres
en
l’abfence
de
faint
Thomas,
ce-
lui-ci
ne
voulut
pas
croire
qu'il
fût
reflufcité,
&
déclara
qu'il
ne
le
croiroir
point
;
à
moins
qu'il
ne
mit
fes
doigts
dans
les
trous
de
fesmaïns
percées,
Ca)
Fear.
XL
16
Je(b}
Je.
XI.
ij
‘AN
Du
M.
4oat.
de-].
Ciaride
PE:
re
vulo.
38.
Hiftoire
de
faint
Thomas.
TANIDU
M
Aozt..d
6%
-
SJ
ISTOIRE
DES
JUurrs;
…
=
&
fa
ain
dans
l'ouverture
que
la
lance
avoit
faite
:
à
fon
côté.
(4)
Huit
jours
après
,
le
Sauveur
s'ap-
EC.
|
De
Car.de
l'E:
PArut
de
nouveau
aux
Apôtres,
&
à
faint
Tho-.
re
vulg.
38,
:
mas
aVEC
EUX,
À
il
convainquit
celui-ci
qu'il
étoit
veritablement
reffufciré
;
ce
qui
fit
dire
à
faint
Thomas
:
Vous
êtes
mon
Seigneur
&
mon
Dieu.
Enfin
le
Fils
de
Dieu
s'apparut
encore
À}
faint
Tho-
mas
,
&
à
quelques
autres
Apôtres
fur
la
mer
de
Galilée,
&
il
dina
avec
eux.
(
2)
C'eft
ce
que
l'E-
vangile
nous
apprend
de
ce
fainc
Apôrre.
La
tradition
conftante
des
Anciens,
(c)
eft
que.
LXI.
1.
ee.
Euftb.
li
3.0.
|
Math,
homil:
2,
ps
17e
TE
A2
tar
ee
ARS
EEL
ET
PANIER
CU
EE
F
FA
TE)
DEN
2
2)
4
NE
Er
bu
Nouv.
TEsTAM.
Liv.
I,
93
Indes
;
d’autres,
dans
l'Ethiopie
:
mais
lé
nom
—
d'Indes
&
d'Ethiopie
eftfi
vague
chez
les
Anciens,
44
f
que
l'on
n'en
peut
fixer
la
vraye
fituation.
Il
y
ous
delES
avoit
dans
l'Empire
des
Perfes
des
régions,
que
re
vulg,
38
l'on:
a
quelquefois
comprifes
fous
le
nom
d’Indes
-
&
d'Ethiopie.
Ainfi
cela
n’a
rien
d'oppolé
à
la
tra.
dition
qui
donne
à
faint
Thomas
la
Perfe
en
par
age.
ae
:
On
ignore
le
tems
de
fa
mort.
Saint
Nil
(4)
dit
qu'il
ne
mourut
qu'après
faint
Pierre
&
fainc
Pauf,
c'eft-à-dire,
après
l'an
66.
de
Jefus-Chrift.
Les
Martyrologes
difent
en
general
qu'ileft
mort
dans
les
Indes.
Quelques-uns
ajoûrent,
qu’il
fouf-
frit
le
martyre
à
Calamine.
D'autres
nouveaux
foûtiennent
que
Calamine
dans
les
Indes,
eft
la
mème
que
Maliapur
,
(4)
où.
l'on
prétend
avoir,
trouvé
une
infcriprion,,
qui-porte
que
faint
Tho
“mas
fut
percé
d'une
lance
au
pied
d’une
croix
près
de
cette
ville.
Quelques-uns.(c)
ont
voulu
nier
qu'il
eût
fouffert
Le
martyre
:
mais
le
fentiment
_GContraire
paroic
très-bien
fondé
dans
les
Peres..
(d)
Quelques
anciens
héretiques
avoient
fabriqué:
*
fous
le
nom
de
faint
Fhomas
,
un
faux
Evangile.
uñe
Apocalypfe,
&
des
voyages.
On
y
lifoit
(2)
Fhiftoire
d'un
homme,
qui
ayant
donné
un
fouf-
fler
à
cèt
Apôtre,
fut.
maudit
de
lui,
&
enfuite
IysTOIRE
DES
JUIES,
un
|
+
:
déchiré
par
un
lion.
On
lifoit
auf
dans
fes
Actes
u'il
ne
baptifoit
pas
avec
de
l'eau,
maisavec
de
‘
l'huile
;
ce
qui
étoit
auffi
pratiqué
par
les
Mani-
chéens.
Ces
feules
Grconftances
fufhfent
pour
fai-
ù
=
/
Ë
re
rejetter
ces
prérendus
Actes
de
faint
Thomas.
Eufebe
(4)
nous
apprend
,
que
faine
Thomas
envoya
de
Jerufalem
à
Edefle
en
Méfopotamie
,
peu
de
tems
après
l'Afcenfion
du
Sauveur,
faint
Thadée,
l'un
des
feprante
Difciples,
&
fort
dif-
férent
de
l'autre
faint
Thadée
,
ou
Jude.
Ea
Mé-
foporamie
étroit
apparemment
comprife
dans
Île
partage
de
faint
Thomas,
à
qui
l'Empire
des
Per-
fes
éroit
échü.
Abagare
,
ou
Abgare,
écoit
alors
Roi
d'Edefle.
Ce
prince
étoit
travaillé
d'une
ma-
ladie
Acheufe
&
incurable
,
que
les
uns
(
b)
en-
tendent
de
la
goutte,
d'autres
(e)
de
la
lepre.
Ayant
entendu
parler
des
miracles
que
Jefus
fai-
foit
dans
la
Judée,
il
lui
envoya
un
courier
nom-
mé
Ananie,
avec
une
Lettre
addreflée
à
Jefus
Sauveur,
plein
de
bonté,
qui
paroifloit
à
Jerufa=
lèm:
11
le
prioit
de
venir
à
Edefle,
pour
le
suérir,
lui
offroit
une
demeure
dans
fa
ville,
&
lui
di-
foit
qu'Edefle,
quoique
petite,
leur
fuMroit
à
tous
RE
nee
Pan
da
La
fe
pa
ct
nt
A
{
deux,
puifque
les
Juifs
ne
cherchoïient
qu'à
li
faire
dé
rbèmee.
ds
©
Jefus-Chrift
ne
jugea
pas
à
propos
d'aller
à
Edeffe
;
mais
il
écrivit
à
Abgare
en
ces
termes
:.
_»
Vous
êtes
heureux,
Abgare,
de
croire
en
moi
»
fans
m'avoir
vü;
car
c'elt
de
moiqu'ileftécrir,
X.
Û
Se
ubl.
civir.
Edeffene.
|
ne
10
12.p.
22.33:
|
{b)
Procop.de
Bello
PerfcoL.ca2i
(c)
Graci
recentiores.
D
RUN
TR
PE
PE
TN
LT
2
A
RER,
“e
Me
de
dan
dde
ŒT
pu
Nouv.
TEsTam.
Liv.
I,
5
».que
ceux
qui
m'auront
vü
,
ne
croiront
point
en
»
mOi;
&
Que
Ceux
qui
né
MAUTONE
point
vû,
»
croiront
,
&
recevront
la
vie.
Quant
à
la
priere
»
que
vous
me
faites
de
vous
aller
trouver,
il
faut
»
que
jaccompliffe
toutes
les
chofes
,
pour
lef-
»
quelles
je
fuis
venu,
&
qu'enfuite
je
retourne
à
»
celui
qui
m'a
envoyé.
Quand
j'y
ferai
rerourné
_»Je
vous
envoyerai
un
de
mes
Difciples,
afin
qu'il
»
vous
guérifle
de
votre
incommodiré
,
&
qu'il
»
vous
donne
la
vie,
à
vous,
&
à
ceux
qui
font
»
avec
vous.
Eufebe
dit
qu'il
a
tiré
cette
Lettre,
_&
rout
ce
récit,
des
Archives
publiques
de
la
ville
d'Edeffe.
Le
Comte
Darius
en
parle
àS.
Au
guftin.
(4)
Saint
Ephrem,
Procope,
Evagre,
fainr
Jean
de
Damas,
&
une
infinité
d'autres,
(b)
ont
lui
envoyer
,
fe
le
ft
aufli-côe
amener.
Le
Roi
D
RIES
3
LME
SS
:
(a)
4pud
Ang.
Ep
230,
#07,
|
246.
Bol
and.
+.
Febr.
p.
C2.
édit.
on
ee
|
(c)
Marek
Alexand.ñ1.p.1243%
CB)
Vide
Natal.
Alex,
v,
1.
p..
Du
Pin.
©
ali
pallim.
956
FTSTOIRE
DES
JUIES,
—
éroit
dans
fon
Palais
avec
tous
fes
Grands.
Dès
AN
DU
ME
Qu'il
apperçut
faint
Thadée,
un
certain
éclat
qu'il
4o4ï,
de
}
C.ar:dePE-
à
:.
:
-
sd
revulg.
38.
HET
à
fes
pieds.
Il
lu
demanda
fi
c'étoit
lui
qui
Of
reçü.
La
plüpart
des
Anciens
-
confondu
ee
2
à
è
2
: ;
ñ
S
PRE
à
RP
SRE
5;
ARTE
LErUAER
D
LA
SL
MP
EE
D
224
EE
ÉCRIRE
1
5
us
TAPER
ERA
EE
EPL
FT
Ê
LAS
CAN
RAS
ET
pu
Nouv.
TESTAM.
Lio.
I.
07
confondu
ce
faint
Thadee,
qui
n'étoit
que
du
nom-
bre
des
feptante
Difciples,
avec
faint
Thadée
l'Apôtre
,
dont
nous
allons
parler.
_
Saint
Jude
Apôtre,
autrement
Thadée,
ou
Leb-
bée
(a
)
étoirt
frere
de
faint
Jacques
le
Mineur,
&
frere,
c'eft-à-dire,
coufin
germain
de
Jefus-Chrift
felon
Ja
chair,
étant
fils
de
Marie
fœur
de
la
fainte
Vierge.
Il
fut
marié,
&
eut
des
enfans,
puifque
Hegefippe
(b
)
parle
de
deux
Martyrs,
petits-fils
de
Jude.
Dans
la
derniere
Cêne,il
demanda
au
Sauveur
pourquoi
il
devoit
fe
manifefter
à
fes
Apôtres,
&
non
pas
au
monde.
On
dit
(c)
qu'il
porta
la
lurmié-
re
de
l'Evangile
dans
la
Lybie.
Il
ÿ
a
apparence
qu'il
fe
trouva
à
Jerufalem
lan
62.
de
Jefus-Chrift,
après
Ja
mort
de
faint
Jacques
le
Mineur
fon
frere.
Les
Âpôtres
&
les
parens
du
Sauveur
s’y
étant
alors
raf-
femblez
de
tous
côtez,
{d)
pour
lui
donner
un
fucz
cefleur,
on
choïfit
pour
cette
dignité
faint
Simon,
€
X
e
C2
O
e
que
l'on
croit
aufl
avoir
été
frere
de
faint
Jude.
:
Nous
avons
une
Epître
de
cer
Apôtre,
qui
eft
la
:
derniere
des
fept
qu'on
nomme
Catholiques.
Ile:
_crivit
principalement
aux
Juifs
convertis
au
Chrif
tianifme.,
&
il
y
attaque
les
hérériques
de
ce
rems-
Ja,
qui
étoient
les
Nicolaïtes,
les
Simoniens
&
les
.
Gnoftiques,
qui
enfeignoient
l'inutilité
des
bonnes
œuvres,
Saint
Jude
les
combatavec
force,
&ilem-
ploye
les
penfées,
&
quelquefois
même
les
rermes
dont
faint
Pierre
s'éroit
fervi
contre
eux
dans
fa
feconde
Epître.
On
conjeéture
qu'il
ne
Fécrivie
DR
=
ee
Ca
-
(a)
Matt.
XIII.
3
(c)
D
carm.
26.
Se
ue
|
|
N
Tome
IV.
St
AN
pu
M.
4041.
de
J.
C.ar.
de
l'E
re
vule.
38.
Car.
XVII.
Hiftoire
de
faint
Jude
Apûtre.
eee
pe
serre
RSR
SRE
et
T7
Lee
nes
An
pu
M.
A4O%T.
de
D
C.ar-de
l'E-
re
vulg.
38.
104
HrsTOIRE
DES
JUIES,
témoignoit
au
dehors
toute
forte
d'honneur;
maïs
en
fecrer
il
en
parloit
mal,
&
le
railloit,
Il
yavoit
dans
Alexandrie
un
fou
nommé
Car-
rabas,
qui
alloit
nud
par
les
ruës,
(4
)
&
qui
étoit
le
joüet
des
enfans.
Les
Alexandrins
le
menerent
dans
leGymnafe,
qui
éroit
le
lieu
des
exercices
pu-
blics;
&
l'ayant
placé
dans
un
lieu
élevé,
ou
il
püt
brre
vû
de
toutle
monde,
ilslui
mirent
autour
de
la
cêre
une
feüille
de
jonc,
ou
de
papier
d'Egypte,
ils
lui
coùvrirent
les
épaules
d’une
natte
en
forme
de
manteau
royal,
&
lui
donnerent
à
porter
en
guife
de
fceptre
,
un
morceau
de
rofeau
qui
fe
trouva
à
terre
par
hafard.
En
cer
état,
ils
le
prome-
noient
&
l’accompagnoient,
ayant
fur
les
épaules
des
bâtons
en
forme
de
halebardes,
comme
pour.
donner
des
gardes
à
ce
Roi
ridicule.
Les
uns
lui
ve-
noientpréfenter
des
placets;
les
autres
lui
deman-
doient
juftice
;
d’autres
lui
parloient
des
affaires
de
FErat:aprés
quoi
,
ils
le
faluoient
à
haute
voix,
&
lui
crioient
:
Maris
;
c'eftà-dire,
Seigneur
;
comme
qui
diroit
:
Vive
le
Roi.
C’eft
ainfi
que
les
Alexan-
drins
fe
railloient
de
la
Royauté
d’Agrippa
;
infuk
même
que
les
Juifs
avoient
infulté
à
Jefus-Chrif
même
dans
fa
pafñon.
.…
Agrippa
ne
demeura
pas
long-tems
à
Alexan-
_
drie.
Il
y
futtémoin
des
mauvais
craitemens
que
Flaccus
ÿ
Fifoit
aux
Juif;
&
ceux-cil'informerent
de
laconduite
que
ce
Gouverneur
ay
oit
renuë.en=
Re
—
x
dès
le
commencement
du
regne
de
Caïus,
Casse
fa)?
bilo,
in
Flaccum.
RS
UE
Me
AU
CU
SPIP
AARERE
TERRE
Y
À
;
CI
NRORERETENTR
RERO
PÉTER
NTI
RINE
NET
ET
DU
Nouv.
TESTAM.
Liv.
II.
10;
fayant
pas
voulu
lui
envoyer
l'écrit
qu'ils
lui
avoient
mis
enmain,
pat
lequel
ils
témoignoient,
qu'ils
avoient
rendu
à
l'Empereur
tous
les
honneurs
qu’ils
lui
pouvoient
rendre
felon
leur
Loi.
En
effet
Flaccus
ayant
Iü
cet
Ecrit,
en
avoit
paru
content,
&
promit
de
l'envoyer,
&
d’afsûrer
Caïus
du
ref-
pect
qu'ils
avoient
pour
lui:
mais
il
n’en
fit
rien;
ce
qui
étroit
une
marque
cértaine
de
fa
mauvaife
volonté.
Les
Juifs
donnerentà
Aorippa
un
ñou-
veau
mémoire
femblable
au
premier
,
&
il
leur
promit
de
l'envoyer
à
l'Empereur,
&
de
lui
faire
connoître
la
mauvaife
conduire
de
Flaccus
à
leur
-
Les
Alexandrins
voyant
que
non-
feulement
Flaccus'
ne
réprimoit
pas
leur
infolence
,
mais
qu'il
les
favorifoit
même
en
fecret,
s’afflemblerenr
un
jour,
&
apparemment
le
lendemain
de
la
fcêne
qu'ils
avoient
repréfentée
avec
léur
Carrabas
;
s'af.
femblerent
;
dis-je,
de
grand
matin
au
théatre,
&
1e
mirent
à
crier
qu'il
falloit
mettre
des
flatuës
dans
les
Synagogues
,
ou
dans
les
Oratoires
quelles
Juifs
avoient
dans
plufieurs
endroits
de
la
ville,
&
où
ils
faioiene
les
exercices
de
leur
Religion.
Flaccus
ac-
coïda
la
permiflion
qu'on
demandoit
;
&
fur
le
champ
les
Aléxandrins
partagez
par
grandes
crou-
“pes,
vont
à
ces
Oratoires,
coupent
les
arbres
des
uns,
renverfent
les
autres
jufques
aux
fondémens,
mettent
le
feu
dans
d’autres;
&
pour
ceux
qu'ils
ne
purent
ruiner
,
parce
qu'ils
étoient
défendus
par
le
grand
nombre
de
Juifs
qui
demeufoient
auprès,
ls
les
profanerent,
en
y
mettant
par
force
des
fta-
-ÉUÉSLde
Caius,
ee
y
Tome
IV,
|
9
pese
AN
Du
M.
O4T.
‘de
C.4r.de
FE:
re
vulg.
38,
CHap.ll.
Soulevement
des
Bourgeois
d’Ale-
xandrie
contre
les
Juifs.
106
HISTOIRE
DES
JUIrs,
————
Danla
plus
orande
&
la
plus
confidérable
de
AN
pu
M.
ces
Synagooues
,
ils
entreprirent
de
placer.
une
fta-
4041.
de
].
C.ar.
de
PE-
se
vulg.
38.
tué
de
Caïus,
plus
grande
que
les
autres
,
&
portée
fur
un
char
tiré
par
quatre
chevaux.
Le
char
n'étoit
ni
neuf,
ni
propre;
&
ils
devoient
craindre
que
l'Empereur
ne
trouvât
mauvais,
qu'ils
traitaflent
{a
flatuëé
avec
fi
peu
de
refpect
:
mais
ils
fçavoient
donner
à
rout
ce
qu'ils
entreprenoient,
un
tour
qui
le
faifoitagréer
à
l'Empereur,
Ils
luienvoyoient
_des
journaux
,
&
des
rélations
de
tout
ce
qui
fe
paf-
foit
à
Alexandrie
;
&
Caïus
les
lifoit
avec
une
Crès-
grande
farisfaction
,
simaginant
que
les
Alexan-
drins
faifoient
tout
cela
par
l'affeétion
qu'ils
Qui
portoient
,
&
par
l'averfion
qu'il
avoit
conçüë
con
tre
les
Juifs,
lui
faifant
trouver
bon
tout.ce
que
lon
entreprenoït
pour
leur
nuire.
Ses
amis
&
fes
courtifans
l'entrerenoient
dans
ces
fentimens.
par
les
railleries
continuelles
qu'ils
faifoient
de
cette
malheureufe
nation.
Les
autres
villes
d'Egypte
imi-
rerent
celle
d'Alexandrie,
&
l'on
confacra
par-tout
des
ftaruës
&
des
images
de
Caïus,
dans
les
Oratoi-
res
&
les
Synagogues
des
Juifs.
_…
Peu
de
jours
après
que
les
Synagogues
eurent
nu
des
Rois
&.
des
Empereurs
depuis
Alexandre
2
J
RE
=
2
été
ou
brûlées
,
où
démolies,
ou
profanées
,
Flac-
cus
publia
un
Edit,
où
il
déclaroit
les
Juifs
étran-
gers
à
Alexandrie
;
c’eft-à-dire,
qu'il
les
dépouil-
_
loit
du
droit
de
bourgeoifie,
qu'ils
avoient
obte
Grand.
1]
rendit
cer
Edit,
fans
les
avoir
feule=
mefait
appeller,
&
fans
s'informer
deleurbon
“peuple
d'Alexandrie
n’en
demeura
pas
yant
que
les
Juifs
étoient
fans
défente.&
F
RENTE
PAT
ERNPIPIERENT
ER
ENT
SENS
PP
GARE
ARTE
PRET
RENTE
NA
LT
NUE
RAT
ET
pu
Nov
v.
TESTAM.
Liv.IT,
1o7
qu'on
pou
voit
impunément
faire
contre
eux
tout
ce
qu'on
voudroit
,
ils
crurent
que
le
tems
étoit
venu
de
fatisfaire
pleinement
la
haine,
qu'ils
avoient
tobijours
euë
contre
cette
nation.
La
ville
d'Alexandrie
étoit
divifée
en
cinq
quartiers,
qui
prenoient
leur
nom
des
cinq
premieres
lettres
de
l'alphabet.
Les
Juifs
étoient
répandus
dans
tous.les
cinq
:
mais
il
y
en
avoit
deux
où
ils
étoient
en
plus
grand
nombre,
&
que
pour
ce
fujet
on
appelloit
les
quartiers
Le.
Juifs.
On
les
contraignit
de
for-
tir
de
quatre
de
ces
quartiers
,
&
de
fe
renfer-
aus
AN
pu
M.
4041.de
TJ.
C.41.
de
l'E.
re
vulg,
38.
mer
dans
une
petite
partie
du
cinquième.
Les
Ale.
xandrins
entrerent
enfuite
dans
les
maïfons
dont
on
les
avoir
chaffez,
&
les
pillerent
comme
dans
une
guerre
ouverte.
Il
y
eut
D
de
ne
cens
maifons:pillées:
de
certe
forte.
she.
Ils
regardoient
les
Juifs
comme
da
gens
que
l'Empereur
&
Flaccus
avoienc
livrez
à
leur
dif.
cretion.
Ils
enfoncerent
leurs
magazins
&
leurs
boutiques
,
qui
étoient
alors
fermées
,
à
caufe
du
:
deüil
de
Druflle
fœur
de
Caïus,
&
en
emporte
xent
tout
Ce
qui
leur
pluc.
Hs
Ge
cachoient
fi:
1
peu
de
ces
excès,
qu
ils
en
faifoient
gloire,
&
mon-
troièent
à
tout
le
monde
ce
qu
ils
ir
pillé.
Quand.
plufieurs.
fe
rencontroient
à
ces
pillages,
ils
fe
partageoient
entre
eux
les
dépouilles,
corime
ils
auroïent
fait
celles
des
ennemis
publics;
ÿ
&
ce-
la
fouvent
à
la
vüé
de
ceux
à
qui
ces
chofes
ap-
un.
BE
Lot
linfulre
&
l
rallerie
à
à
la
os
=
Le
quartet
où
on
les
ee
étoit
f
péri
pour
leur
grand
nombre;
que
la
plüpart
ne
O
i
+
ro
:
LL
FPIS
TOIRE
DES
JUTRS,
ouvant
trouver
où
fe
loger,
étoient
obligez
de
Ax
pu
M.
paller
les
jours
&
les
nuits
à
Fair,
expofez
à
l'ex-
Ao4:.
dec}
M
bal
et
LA
OU
Gas
deb,
cefhve
chaleur
du
climat,
qui
les
éroufloir,
revulg.
38.
leur
Gtoit
la
refpiration.
Les
jeunes
gens
de
la
à
ville
les
y
tenoient
comme
afliegez
,
fans
leur
per-
;
mettre
d'en
fortir
;
pour
chercher
de
quoi:fe
nour-
_
rit.
Ceux-
qui
purent:
s'échapper
,’allerent
chez
leurs
amis
dans
les
autres
quartiers
;
pour
deman-
der,
ou
pour
acheter
des
vivres.
Mais
dès
qu'ils
étoient
reconnus
;
ils
étoient
aufli-tôt
pris
,maf-
facrez
,
foulez
aux
pieds,
traînez
par
toutela
ville,
&
mis
en
pieces.
Ceux
qui
vouloient
s'enfuir
étoient
pourfuivis
à
coups
de
pierres,
&
à
coups
de
bâtons,
quelquefois
jufqu'à
la
mort.
On
trai-
toit
de
mêmelceux:qui
;nefçachant
ce
qui
fe
paf-
foit
,
arrivoient
de
[a
campagne.
Il:y
avoir
fur
les
quais
une-bande
de
canailles
;
pouf
prendre
gar-
de
quandil
arriveroit
quelques
batteaux
des
Juifs
+
Alors
ils
fautoient
dedans,
pilloient
les
marchan-
difes
,
&
‘brüloient
les
batteaux
avec
tous
ceux
qui
y
étoient,
Ils
brüloient
quelquefois
des
familles
entieres
dans:
leurs
maifons,
fans
épargner
niles
vieillards,
hi
les
enfans.
llsne
daignoientpas
mêmé
fouvenr
prendre
leurs
meubles.
S'ilne
fe
trouvoit-perfonfe
-qui
en
voulût,
on
les
confumoit
avec
les
maifons,
Lorfque
le
bois
leur
manquoit
;
ils
ramañoient
_-quelques
brouflaillés;
:qui-ne
faifoient:qu'un
feu
lent,
de
forté
que
les
miferables
Juifs
;
aprèsavoir
nguilonc-terns,
étoient
étouffez
par
la
fumée;
&
bs
démeuroient
à
moitié
brûlez:
On
en
RO
RR
TROIE
TITI
RTE
RSR
EMISR
PERRET
ENT
æ
er
pu
Nouv.
TESsTraAM.
Li.
II.
‘oo
&
on
les
traînoit
par
les
ruës,
jufqu’à
ce
que
leurs
membres
fuffent
entiérement
mis
en
pieces.
Après
cela
ils
faifoient
femblant,
comme
dansunefarce,
de
pleurer
ceux
qu'ils
venoient
de
faire
mourir.
Mais
fi
quelqu'un
des
parens
du
mort
témoignoit
quelque
douleur
,
&
vouloir
'lui-rendré
quelques
devoirs
,
il
étoit
aufli-tôc
faifi;
&
après
avoir
effuyé
toute
forte
de
courmens
‘on
le
faifoit
mourir
en
;
CIOÏX.
É
ae
Re
2
a
a.
;
rue
né
_Flaccus
auroit
pû
en
un
moment
arrêter
tous
ces
défordres,
s'il
eûr
voulu
:
mais
il
Les
difimu-
loir,
il
lestoleroit
,
il
les
autorifoit
mênre
par
for
filence.
Il
manda
néanmoins
les
principaux
des
Juifs,
comme
pour
trouver
les
moyens
de
les
ac-
corder
avec
la
ville-:
mais
il
ne
cherchoit
que
de
nouvelles
occafons
de
lestourmenter:-1l
fit
pren
dre
trente-huit
perfonnestdu
Conféil
de
leur
na-
tion
,*
établi
par
Augulte
pour
juger
leurs:diffe-
rends;
il
les
fit
lier
avec
descordes:,
ou-avec-des
chaînes
,
commeidés
criminels,
-&
les
fitmeneren
cer
état
par
lemilieu-de
la
grande
place
jufqu'au
théatre,
où
lon
célébroit
lacnaiflance
de
lEmpe-
teur.
Cétoit
le
31.
Août,
ou
quelques-uns
des
jours
fuivans:;
car
il
femble
que
certe
fère
dutoit
plus
d’unjour.
Larencontrede
cette
folemnité
au-
roit
dû
procurer
quelque
foulagement:
aux
Juifs:
mais
Flaccusin'yeut
nul
égard.
Il
fit-foüerrer
pu
bliquement:ces-trénte-huit-Confeillerss#&
cela
javectantde:cruauté,
que
quelquessuns.en
mou-
rurent
fur
da-place
|
&
‘les
autres
em
furent
long
téms
incommodez:
Ceux-ci
furent
gardez
en
pri-
onjufques.vers
la
fin.de
Septembre
,-&jufqu'à
ce
=
>.
Gi
BAN:ou:
M.
Gt,
ded'E
revule.38:
ao41.
de].
Car:
de
l'E
revuls.38,
(res
110
HISTOIRE
DÉS
JUtEs,
Jéreur.
——
que
Flaccus
lui-même
fut
arrêté
par
ordre
de
l'Ema
Juifs
qui-furent
pris,
&
mis
en
croix.
Le
peu-
le
d'Alexandrie
s’afflembloit
tous
les
marins
au
chéatre:;
&
le:
premier
fpectacle.
qu'on
leur
don:
noit
,
étoit
des
Juifs
qu'on
déchiroit
de
coups,
qu'on
mettoit
fur
le
chevalet,
qu'on
étendoit
avec
des
poulies,
qu'on
tourmentoit
avec
le
fer
&
le
feu,
&
que
l’on
conduifoit
enfin
à
la
croix,
en
les
faifanc
paffer
au
travers
dela
place
des
jèux,
pour
les
mener
au
fupplice.
Celà
duroit
jufqu’à
neuf-à
dix
heures.
Après
quoi
venoient
les
danfeurs,
les
farceurs,
&
les
autres
divertiflemens
accoûtumez
dans
ces
rencontres:
Si
l'on
rencontroit
une
fem-
me
Juive
dans
les
ruës
ou
dans
le
marché
,
on
l'ar-
rétoit
;
&-on
l’expofoit
à
la
vût
de
rout
le
monde
avecunehonte:infupportable.
Souvent
le
peuple
démandoit
qu'on
apportât
de
la
chait
de
pourceau,
pour
leur-en
faire
manger:
Célles
qui
avoient
la
foibleffe
d'en
prendre,
éroient
aufli-tôt
relâchées;
te
forte
d'indignitez
&.derourmens.
2°.
2
ES
=
:
>
LES
AS
RE
&
celles
qui
le
refufoient,
étoient
expofées
à
rou-
5
Flaceus
feignit
enfuite
d’avoir
appris
que
toutes
les
maifons
des
Juifs
étoient
remplies
d’armés.-Il:y
envoya
un
Capitaine
entiérement
à
lui,
nommé
Caftus
,
avec
les
foldacs
les
plus
déterminez:
mais
ils
n’y
crouvérentrien:qui
méricât
attention.
Voilà
a
peinture
que
Philon
nous
fait
de
la
perfécution
|
aceus
fit
fouffrir
aux
Juifs
dans
Alexandrie;
petfécution.dont
il
avoit
été
témoin,
&
à
laquelle
appat
emment
il
avoit
EU
part.
Ces
maux
durerent
>
Pendant
cette
folemnité
,
il
y
eut
plufieurs
au-
RDA
NAN
gr
pu-NouyedestTam.liv:
IT.
x
eg
environ
deux
mois,
&
ne
finirent
que
vers
la
Fête
des
Tabernacles,
(4)
qui
fe
célébroit
le
quinziéme.
sde
du
mois
Tizri,
.qui
répond
à
nos
mois
de
Septem-
S
bre
&
d'Oftobre.
-
nn
rcvule
…
Agrippa
étant
{orti
d'Alexandrie
fort
mécontent
|
&
du
Gouverneur
,
:&
des
habitans,
alla
prendre
Car.
nr.
poffefhon
de.
fes
Ecats
,
qui
éroient
la
Trachonite
GE
ércriq
ae
&
l'Iturée,
que
Philippe
fon
oncle
avoir.
poffedées
#
Es.
avec
le
titre
de
Tétrarque.
Son
arrivée
furprit
tour
le
monde.
On
l'avoir
vü
miferable,
accablé.
de
der.
tes,
méprifé,
&
il
revenoit
puiffant,
avec
la
quali-
té
de
Roi,
&
fort.
avant
dans
la
faveur
de
l'Empe-
reur.
Il
employa
fes
premiers
foins
à
procurer
aux
Juifs
d'Egypte
le
prompt
fecours
dontils
avoient
befoin.,
contre
les
vexations
de
Flaccus,
&:contre
des
violences
des
Alexandrins.
ILenvoya
d’abord
à
Caïus
la
copie
de
l'Aéte,
que
les
Juifs
avoient
mis
en.maina
Flaccus,
par
lequel
ils
témoignoient
leur
parfaite
foumiflion
à
l'Empereur,
&
que
Flac-
_cus
n'avoir
pas
jugé
à
propos
de
lui
envoyer.
[left
_préfumer
qu'Agrippa
ne
manqua
pas
aufh
de
l'in-
former
de
ce
qui
s'éroit
pañlé
à
Alexandrie
fon
oc-
cañon
,
&
de
la
maniere
dont
lès
Juifs
y
avoient
ms
-
L'Empereurenvoyaaufl-tôeunCentenier
nom
4x
ou
M.
7
—
sr
En
:
Rs
me
Baflus
avec
les-foldats
qu
il
commandoit.,pour
ee
1.
C.
arrêter
Flaccus.
Le
Centenier
arriva
en
péu
deionrs
+
dc
l'Ere
arrêrer
Flaccus.
Le
Centenier
arriva
en
péu.
de
jours
ne
à
Alexandrie:
maisil
atténdir
la
nuit;-pouf
abot-
riacus
cf
ar-
der,
&mencra
pas
dans
la
ville,
qu'ilne
fçûr
pre.
jéfdeis
par
de
mierement
où,-éroit
le
Commandeur
des
troupes
SRE
ER
;
RAR
te
*
ë
FR
AE
TS
Ps
md
1
DA
PR
Sr
EU
A
USSR
-
(a)
Philo
in
Flace.
p.
ESS
D
ser
mana
a
Rss
LA
4042
:
Car
del:
réyuls.
39.
Ma
CRE
“da
PENSE
«
«a
malheüri
ils
pañferent
la
nuit
en
prières
&'énac-
à
#
sert
\*
<
FAR
Ë
EN
e?
k,
S$
#
ET
SS
ä
‘gs
COÉPTSTOLRE
DES
JUTES,
a
dd
pe,
pou
lui
communiquer
fa
commiflion
;
Nou
M.
pour
lui
demander
main
forte
en
cas
de
befoin.
Baflus
fout
d'un
foldar
qu'il
rencontra,
que
le
Com.
ndant
foupoit
avec
Flaccus
chez
un
nommé
Sté-
phanion.
Baflus
y
envoya
un
des
fiens
décuife
en
_
Valer,
qui
lui
rapporta
que
Flaccus
yÿ
étoit
feule-
PE
|
F
de
BUS
RON
EL.
+
DORE
Er
Dec
€
|
+!
Ps
à
ment
avec
douze
où
quinze
domeftiques,
fans
faire
faire
aucune
garde.
Baflus
s’avança
avec
fes
gens,
en
faiffa
une
partie
pour
garder
les
portes
&
les
ave-
nuës,
&
lui
aveclerefte,
monta
en
la
fale
où
étoit
Flaccus.
Il
fe
défoit
fipeu
de
fon
malheur,
qu'il
portoir
alors
une
fante.
Bañlus
parut
le
‘premier.
:
Flaccus
l'ayant
appérçü
,
commença
d'abord
à
fe
lever:
mais
fe
voyant
environné
de
foldats
,
il
comprit
que
fa
réfiftance
fi
eroit
inutile.
Il
fut
donc
arrêté
,
&'émmenc
par
Bañlus,
fans
que
perfonne
osât
branle
pl.
|
*
Quand
on
vint
direaux
Juifs
que
Flaccus
étoit
arrêté
;
ils
crurent!
d'abord
que
c'étoit
un
piege
si
vouloit
leur
tendre,
pour
én
prendre
occa
ion
de
leur
faire
de
nouveaux
maux:
mais
ils
fe
raflurerent
,
lorfqu'ils
apprirent
certainement
que
leur
énnemi
n'étoit
plus
en
état
de
leur
nuire.
Ils
rendirent
graces
à
Dieu,
qui
avoit
eu
pitié
de
leur
SR
nn
D
ie
A
A
LE
4
tions
dé
gracess
8
le
lendemain
ils
allérent
‘fur
le
bord
de
la
iner
;
n'ayant
point
alors
d'Oratoiresoù
ilspuñfent
s'affémbler,
pour
én
rem
ercier
Dieu.
…
:
Fläcous
fur
embarqué
vers
le
commencementde
PhyNès,
pour
être
conduit
en
Italie.
La
navigation
fut
lon
:
ficheufe.
Enfin
érant
arrivé
à
Rome,
ceux
il
fut
accufé
par
Iidore
&
Lampon,
qui
étoient
EE
PEN
ER
à
reset
y
€
2
8
2
À
”
‘
#
#
ET
DU
NOUV.TESTAM.Ziv
II.
713
ceux
qui
lui
avoient
principalement
infpiré
Ja
bai
ne
des
Juifs,
&
le
deffein
de
les
perfécurer.
L'Em-
pereur
Caïus
informé
de
fes
ijuitices,
&
irrité
de
fa
mauvaife
conduite,
éroit
fon
plus
grand
adver-
faire.
Il
le
condamna
à
perdre
tous
fes
biens,
&
à
l'exil.
Ses
meubles,
qui
étoient
très
précieux
&
três-magnihiques,
furent
conffquez
au
profit
de
l'Empereur.
Le
lieu
de
fon
exil
avoit
d'abord
été
marqué
dans
l’Ifle
de
Gyares,
la
plus
déferte
de
rout
|
Archipel
:
mais
il
obtint
par
la
faveur
de
Lé.
pidus,
qui
avoit
alors
beaucoup
decrédit
auprès
de
Caïus,
qu'il
feroit
envoyé
dans
l'Ile
d’Andros.
I]
y.
fut
mené
apparemment
l'année
fuivante,
&
mon-
tré
publiquement
à
tous
les
habitans,
afin
qu'ils
empéchaflent
qu'il
ne
fortit
de
l'Ifle.
Quelques
mois
après
il
y
achera
unepetite
terre,
où
il
demeura:
feul.
Mais
il
n’y
vécut
pas
long-tems,
Caïuslayant
fait
mettre
à
mort
avec
tous
les
autres
exilez,
l'an
3.9.
de
Pre
vulgaire.
Quand
on
vint
pour
le
tuer,
Flaccus
voulut
{e
mettre
en
défenfe
Sentuics
mais
ilfur
mis
en
pieces,
&
fon
corpsjettéaufli-tôe
dans
une
foffe,
Telle
fut
la
fin
de
Flaccus.
Hérode
Antipas,
qui
avoit,
comme
on
l'a
vü
ci-dévant,
traité
avec
mépris
Agrippa,
fon
neveu.
&
fon
beau-frere,
du
tems
de
fa
mauvaife
fortune,
fut
un
de
ceux
à
qui
fon
retour
&
fon
élévation
cauferent
plus
de
dépit
&
de
douleur.
11
n’avoit
que
le
ritre
de
Tétrarque
,
pendant
qu'Agrippa
avoit
celui
de
Roi.
Hérodiade
époufe
d'Hérode,
&
fœur
d'Agrippa
,
ne
put
voir
fans
une
extrême
jaloufie,
le
bonheur
de
fon
frere,
(2)
Elle
tour
(a)
ftph.
Annick
ï
Sc
Re
Tome
IF,
:
P
ee
nnhe
niet
Car.
IV.
Herode
le
Té-
trarque
va
à
Ro-
me.
Caïus
Île
rele«
gue
à
Lyon.
AN
Du
M.
4042.
de
}.
C.42.
de
PE-
xe
vule,
39,
TI4
HISTOIRE
DES
JUIES,
menta
tellement
Hérode
par
fes
importunitez,
&
par
tous
les
motifs
qui
pouvoient
réveiller
fon
am-
bition.,
qu'elle
le
porta
enfin
comme
malgré
lui,
À
aller
à
Rome,
pour
tâcher
d'obtenir
de
l'Empe-
reur
le
titre
de
Roi.
Il
fe
difpofa
à
faire
ce
voyage
avec
toute
la
magnificence
qu'il
put
;
&
Héro-
diade
,
qui
crur
que
fa
préfence
pourroit
contri-
buer
à
lui
mériter
la
condidération
de
l'Empereur
,
voulut
bien
s'expofer
aux
farigues
&
aux
périls
de
la
navigation
,
pour
faire
ce
VOYASE.
-
Agrippa
ayantaifément
deviné
le
morif
du
voya-
ge
d'Hérode,
réfolut
de
traverfer
fes
deffeins.
If
envoyaun
de
fes
affranchis,
nommé
Fortuñat,
à
Rome,
avec
de
grands
prefens
pour
l'Empereur,
&
des
Lettres,
où
il
accufoit
fon
oncle
d’avoir
eu
des
inrelligences
avec
Séjan
contre
Tibére,
&
denen-
rrétemur
encore
avec
Artabane
Roi
des.
Parthes,
contre
l'Empire.
Pour
preuve
de
cela,
il
afsüroit
qu'on
trouveroit
dans
les
arcenaux
d'Hérode
de
quoi
armer
foixante
&
dix
mille
hommes.
ee
‘
Hérode
étant
arrivé
à
Pouzoles,
alla
d'abord
à
Bayes,
où
étoit
Caïus
;
&
pendant
qu'il
étoit
En
“core
avec
l'Empereur,
&
qu'il
le
voyoit
pour
la
premiere
fois,
Fortunar
arriva,
&
préfenca
à
Caïus
des
Lertres
d'Agrippa.
Caïus
les
ouvrit
aufli-tôt
;
_
&
les
ayant
Îües
à
demanda
à
Hérode
s'il
étoit
_
rai
qu'il
eût
une
fi
grande
quantité
d'armes.
Er
…
Hérode
n'ayant
pô
le
nier,
Caïus
le
privade
fa
TÉ
de.
l'Empereur
ayant
fû
qu'Hérodiade,
f&
toit
fœur
d’Aorippa,
il
voulut
lux
par=
RS
:
=
Re
+’
D
nr
pop
à
caufe
de
fon
frere,
&
lui
faire
rendre
PTS
ME
donner
,
=
&
lenvoya
en
exil
pour
route
fa
vie
à
ORPI
RENE
AT
RE
PRET
RTS
RU
ERITESAREESAIROE
REED
PENRNPGICNESRAE
er
PS
ee
AT
ERA
RENTE
NERRREN
{
ë
ET
DU
Nouv.
LesrAia
Len.
II.
13
Pargent
qui
étoit
à
elle
:
mais
elle
ne
voulut
pas
profiter
de
cétre
grace,
aimant.
mieux
fuivre
{on
inari
en
exil,
&
partager
avec
lui
fa
mauvaife
for-
tune,
leavorerlaccalon
Jofeph
qui
nous
apprend
ces
particularitez,
dit
dans
un
autre
endroit,
(4)
que
Caïus
rélégua
H£-
rode
en
Efpagne.
Ce
qui-n'’eft
nullement
i
incoMPa-
tible,
étant
fort
poflible
que
Caïus
qui
vint
cette
année
dans
les
Gaules
avec
Agrippa,
&
qui
s'arrèta
uelque
tems
à
Lyon,
ait
changé
le
lieu
de
l'exil
d
Hérode
,
&
l'ait
envoyé
de
Lyon
en
Efpagne.
Caïus
donna
à
Aorippa
la
Tétrarchie
qu'il
avoir
rt
AN
pu
M.
4042.:de
J.
Cia
de
l'É-
rs
TÉ
puise
39°
Ôtée
à
Hérode,
&
le
rendit
maître
de
tous
fes
biens,
--
Hérode
avoit
joui
pendant
quarante-trois
ans
de
fa
Tétrarchie
de
Galilée.
1]
avoit
fair
de
Séphoris
la
:
Capitale
de
fes.
Etats
&
avoit
bâti
Tibériade
en
|
Jhonneur
de
Tibére,
&
Juliade
en
l'honneur
de
Julie,
ou
Livie,
mere
de
ce
Prince.
C'eft
cer
Hé:
-
tode
qui
s'étoit
il
de
Jefus-
Chrift.
dans
La
paf-
ion,
&
qui
l'avoit
EN
a
à
Pilate.
sos
uñ
a
Ro
-
de
chéarte.
La
L'envie
que
Caïus
avoit
de
Fe
a
ine
un
Dieu,
fournit
aux
ennemis
des
..
une
nouvelle
de.leur
fufciter
une
perfécution
de
la
part
de
l
Empereur
dans
leur
pays
même,
La
*
ville
de
Jamnia
fituée
fur
la
Méditerranée,
ea
Jop
pé&
Accaron,
étroit
peuplée
de
Juifs
&
de
E
cils;
&
un
nommé.
Capiron
étoit
alors
Receveur
des
deniers
publics
de
toute
la
Judée...
-Quelques-
uns
des
Gentils
de
Jamnia
fçachant
k
folle
envie,
MP
&
A
—
-
A
=
em
:
=
a
)
°
{a)
Jofeph.
de
Belle,
|,
2.
c.
.
mins
AN
pu
M.
4043.
de
J.
C.
43.del’Ere
vul-
gaire
40.
Sédition
àJamnia
contre
les
Juifs.
AN
ou
M.
4043:
de
J.
C43.de
l'E.
ze
vulo.
40.
es
Car.
V.
Caïus
veut
mettre
fa
ftatuë
dans
le
temple-de
Jerufa-
lem,.
LE
ES
ie
LUS
rer
>
mt
DRATRE
SR
Pr
BE
de
re
ra
le
à
D
SSXÉFETIENE
RE
808
r9
DESTEA
{
ROSE
SHARE
POS
AE
SE
D
me
5
DS
PP
SE
F6
HISTOIRE
DES
JuUIrEs,
que
Caïus
avoit
de
pañler
pour
Dieu,
&
la
mauvai-
fe
difpofition
de
Capiton
envers
les
Juifs,
s'avife-
rent
tout-à
coup
de
drefler
dans
Jamnia
un
mé-
chant
Autel
de
brique
à
l'Empereur;
(4)
ne
dou-
tant
point
que
les
Juifs
indignez
de
voir
violer
leurs
Loïx
dans
leur
pays
même,
ne
s'oppofafñlent,
&
n'excitaflent
quelque
fédition,
qui
donneroit
lieu
aux
Payens
de
les
maltraiter.
En
effec
ils
n'y
mañqueérent
point.
Ils
renverferent
aufli-rôt
lAu-
cel;
&
Capiron
en
étant
informée
,
en
écrivit
à
l'Em-
pereur
,
pour
faire
fa
cour
,
lui
déguifant
la
chofe,,
&
la
dépeignant
avec
les
plus
noires
couleurs.
Caïus
ayant
recû
ces
Lettres,
demanda
fur
cela
confeil
à
deux
hommes,
Hélicon
&
Apelle,
qu'it.
avoit
élevez
de
la
plus
baffe
condition
aux
premiers
emplois,
&
dont
l’un
étoit
d'Egypte,
&
lautre
d’Afcalon
;
&
par
conféquent
ennemis
des
Juifs.
Ils
Jui
dirent
qu'au
lieu
de
l'Autel
de
brique
que
les
Juifs
avoient
abattu,
if
faHoit
mettre
{a
farué
re:
vêtué
d'or,
&
d'une
crandeur
colofhle,
dans
le
Sanctuaire
mème
du
Temple
de
Jerufalem
;
&
on
donner
que
déformais
ce
Femple
für
confacré
à
Caïus
lilluftre
&
le
nouveau
Jupiter.
Ces
ordres
furent
envoyez
à
Publius
Petronius,
qui
avoit
fuc:
_
cédé
à
Vitellius
dans
le
Gouvernement
de
la
Syrie.
On
fui
commanda
en
même
téms
de
prendre
la
.
moitié
des
troupes
qui
gardoient
l'Euphrate,
pour.
€
f,
V
:
ka
|
vouloient
pas
s’y
foumettre
volontairement.
faire
executer
{a
volonté
par
force,
fi
les
Jui
LEE
|
OF
fe
1
040
:
de
à
.
Anti.
l,
18.
c.
1
LE
Phila
,
dé
Legat.
ad
_Caiw
à
1
(!
ET
DUNOUV.
TESTAM
Liv
II.
117:
-
Petrone
vit
tout
d’un
coup
la
difhculté
d’execu-
|
ter
la
commiflion
qu’on
lui
donnoit;
carilconnoif.
°\
?
4
M
foit
d’un
côté
la
promptitude
&
la
violence
de
Caïus,
eve
a
;
&
de
l’autre
l'attachement
&
le
zéle
des
Juifs
pour
Le
sl,
404
leur
Éoi.
Cependant
il
fe
mit
en
devoir
d'obér,
Mais
comme
Caïus
n'avoit
pas
commandé
de
met
tre
dans
le
Femple
une
ftaruë
déja
faite,
il
mandæ
les
plus
habiles
fculpteurs
de
la
Phénicie,
&
leur
ordonna
de
faire
une
ftatuë
telle
que
l'Empereur
La
demandoit.
Il
fit
venir
en
même
tems
deux
lévions
de
l'Euphrate
dans
la
Syrie,
&
raffembla
autane
qu'il
pur
de
troupes
étrangeres.
Il
écrivit
tout
ce
qu'il
avoit
fait
à
Caïus,
qui
loëa
fort
fa
diligence,
&
l’exhorta
de
faire
la
guerre
aux
Juifs,
s'ils
fai-
foient
dificulté
d’obéïr.
Ainfi
il
vine
avec
routes
fes
troupes
à
Prolémaïde
,
{ur
les
fontieres
de
la
Judée,
pour
y
pañlerlhyver,
&
pour
être
à
portée
e
commencer
la
guerre
au
printems
fuivant
,
s'il
trouvoit
de
Ja
réfiftance
de:ha
part
des
Juifs.
Les
préparatifs
de
Pétrone
furprirent
extrème-
ment
les
Juifs.
Hs
ne
pouvoient
fe
perfuader
qu'on
_voulür
leur
faire
la
guerre;
&
ils
ne
pouvoiens
prefque
pas
en
douter
en
voyant
toutes
ces:trou-
pes,
avec
le
Gouverneur
de:la
Province
à
leur
cête:
_
€ependant
Pétrone
ayant
mandé
les
principaux:
des
Juifs,
leur
déclara
la
volonté
de
l'Empereur.
&
leur
reprefenta
en
mème
tems
le
danger
auquel
ils
s'expofoient,
s'ils
vouloient
lui
réfifter.
Hcrut
par-là
lés'intimider
,
&
les
réduire
à
ce
qu'il
fouhai:
toit
:
mais
il
ne
gagna
rien
fur
leurs
efprits.
Ayans
d'abord
fair
éclater
leur:
douleur
par
leurs
larmes.
&
en
s'arrachant
les
cheveux.,
ils
déclarerent:
à
—
Pi
118
LI[STOIRE
DES
JUIFS,
|
7"
Pérrone
qu'ils
perdroient
plûtôc
la
vie,
que
de
voir
-Ax
DU
M.
iofaner
leur
Temple.
Li
A
is
s'en
retournerent
à
Jerufalem;
&
le
bruit
du
deffein
de
Caïus
s'écanc
aufli-tôt
répandu
par
toute
la
Judée,
les
Juifs,
fans
attendre
aucun
ordre,
|
aquitrerent
les
villes
&
la
campagne,
quoique
ce
:
.
br
alors
le
tems
des
femailles,
&
vinrent
rous
en
femble
à
Prolémaide,
avec
ieurs
femmes
&
leurs
enfans,
pour
tâcher
de
fléchir
Pétrone,
&
de
l’obli-
ger
d'écrire
à
l'Empereuf
qu'il
lui
plût
révoquer
ge
vulg.
40.
_
femmes,
celles
qui
éroient
moins
vicilles
,
&
les
finils
vinrent,
latète
couverte
dec
endres,
les
yeux
LR
ne
n
mene
ail
fupplice.
a
Cr
z
RICE
NS
INR
EN
ERARNERE
NET
GRAS
ARE
PRET
EME
NIET
1
gr
ou
Nouv.
TESTAM.
Liu.
IT.
119
miliée
où
illes
voyoit,
étoit
bien
éloignée
de
lef-
prit
de
révolte
dont
on
vouloit
les
accufer
:
Que
toute
cette
multitude
étoit
venuë,
ou
pour
deman-
-
4
D
DE
Lo:
A
rir
enfemble
:
Que
les
Juifs
étoient
les
plus
foûmis,
&
les
plus
zélez
fujets
de
l'Empereur
:
Qu'ils
avoient
été
les
premiers
de
tout
l'Orient,
après
avoir
ap-
pris
fon
élévätion
à
l'Empire,
às'enréjoüir,
&
à
ui
donner
des
marques
de
leur
foumifion
:
Que:
Leur
Temple
étoit
le
premier
ou
l’on
eût
offert
pour
lui
des
facrifices.
Eroir-ce
donc,
ajoûterent-ils
..
afin
qu'il
fût
le
premier,
ou
le
feuldonton
violit:
la
fainteté>
Qu'on
nous
ôte
nos
villes,
nos
mai-
fons
,
nosterres,
&
routce
que
nous
poflédons
,.
nous
croirons
les
donner,
&
non
pas
les
perdre,
f
Ton
nous
laïffe
notre
Femple
en
l'état
où
nous
Pavons
recû
de
nos
peres
depuis
tant
de
fiécles.
Que:
{i
nous
ne
pouvons
obtenir
cette
grace,
nousmour-
rons
volontiers
,
pour
ne
pas
voir
ce
dernier
mal-
heur.
Il
ne
faudra
point
d'armes
pour
nous
vaincre;
_
notre
Religion
ne
fe
défend
point
par
Îles
armes,
mais
par
les
fouffrances.
Nous
mourrons
innocens:
&
malheureux,
fans
rien
faire
contre
les
ordres:
du
Prince,
ni
contre
le
devoir
de
notre
con-
fcience.
Nous
ferons
les
premieres
viétimes
de
cette
fouvelle
Divinité
qu'on
veut
placer
dans
notre
Temple.
ï
Pétrone
en
colere
leur
répondit
:
Efk-ce
que
vous
croÿézque
j'agifle
icrconcre
les
ordres
de
PEmpe-
reur
?
St
la
chofe
éroir
en
mon
pouvoir,
vous
au-
riez
quelque
raifon
de
me
parlér
comme
vous
faites
:
mais
vous
fcavez
que
je
fuis
obligé
d
obéir
$
AN
pu
M.
4043.
de
|.
ee
:
Ë
E.43.dePE-
der
un
pardon
général
,
ou
qu'on
les
fit
rous
mou-
re
val
40%.
An
pu
M.
4043.
de
J.
C.43.de
VE-
re
vulg.
40.
point
de
mort
qu'ils
ne
fouffiiffent,
pour
confér.
mer
leur
Loi.
Etes-vous
donc
réfolus,
répondit.
crifions
deux
fois
par
jour
,
répondirent-ils,
pour
——s
120
HiIsTOIRE
DES
JUIFS,
aufli-bien
que
vous.
Si
vous
croyez,
répondirent.
les
Juifs,
devoir
obêtr
à
l'Empereur,
fouffrez
que
:
nous
croyons
aufh
devoir
obérr
à
Dieu
,
&
à
notre
Loi.
L'un
eft
bien
aufli
digne
dexefpe@&
que
l'au-,
tre...
Il
nya
point
de
dangers
aufquels
nous
ne
nous
éxpofions
pour
cela
;
&
nous
efperons
que:
Dieu
fenfble
à
nos
cris,
&
inrereflé
à
foûtenir.
{bn
honneur
,
fçaura
nous
protéger
8&
défendre
l'honneur
de
fon
Temple.
Aufli-tôt
le
peuple
fe
retira.
Et
Pétrone,
pour
connoître
encore
mieux.
l'érac
du
pays,
&
les
forces
des
Juifs,
alla
accom-
pagné
feulement
de
fes
amis,
à
Tibériade,
qui
appartenoit
à
Agrippa;
laiflant
fon
armée
à
Pro-
lémaïde.
Il
y
manda
encore
les
principaux
des:
Juifs;
&
tout
le
peuple
y
vint
en
grand
nombre.
Là
il
leur
expofa
le
danger
auquel
ils
s'expofeienc,
en
réfiftant
à
l'Empereur,
les
menaces
de
Caïus,
la
puiflance
des
Romains;
&
qu'après
tout
,
on.
ne
leur
demandoit
que
ce
que
tous
les
autres
fujets
de
l'Empire
avoient
déja
fait.
Ils
ne
lui
répondirent
qu'en
le
conjurant
dene
les
pas
réduire
à
l'extrémité,
en
voulant
violer
leur
Loi.
Mais
ne
fuis-je
pas
moi-même
obligé,
dit
Pétrone,
d'obéir
à
la
Loi,
&
à
la
volonté
de,
mon
Prince,
&
puis-je
la
violer
,
fans
m'expoler.
à
perdre
la
vie?
Et
ma
mort
même
n’empêchera
pas
que
vous
ne
foyiez
réduits
à
tout
ce
quil
voudra.
Alors
les
Juifs
s’'écrierent
quil
n’y
avoit
=
TP
RER
PRESENT
RS
CET
A
DUR
EL
AU
Ce
AG
NES
APE
AN
PATES
Fra
5.
Le
Ée
Là
ÆT
Du
Nouv.
TESTAM.Liv.IT.
iii
Céfar,
&
pour
le
peuple
Romain
:
mais
s'il
per-
fe
à
vouloir
placer
fa
ftatuë
dans
notre
Temple,
il
faut
qu'il
égorge
auparavant
rous
les
Juifs.
Nous
ne
prendrons
point
les
armes,
&
nous
n’oppofe-
rons
point
la
force
à
la
force
:
mais
nous
nous
laifflerons
tous
tuer.
Et
en
même
tems
ils
fe
cou
cherent
par
terre,
comme
pour
recevoir
le
coup
de
la
mort.
>
.
Ces
difpofitions
toucherent
Pétrone;
&
lorf
quil
fe
fut
retiré
dans
fa
maifon,
Ariftobule
frere
_d'Agrippa,
Helcias,
&
les
autres
Princes
de-la
_Maifon.
Royale
vinrent
le
trouver.
avec
les
prin-
cipaux
des
Juifs,
&
le
conjurerent
dé
ne
point
pouflér
le
peuple
au
défefpoir
;
mais
de
leur
per=
mettre
d'envoyer
des
Députez
à
l'Empereur,
où
de
vouloir
bien
lui
écrire
lui-même
;
pour
lui
re-
préfenter
la
réfolution
où
étoient
les
Juifs
de
mourir
plütôr
que
de
fouffrir
fa
Hatuë
dans
leur
Temple
:
Quelbeutêtre
l'Empereur
feroit
touché
de
ces
raifons,
&
qu'il
feroit
attention
aux
confé-
quences
de
cette
affaire
:
Qu'après
tout,
s'il
vou
loit
abfolument
être
obéi
,
il
feroic
encore
rèms
de
faire
la
guerre
après
le
retour
des
Députez.
Petrone
_Imit
affaire
en,
délibération
dans
fon
Confeil
;
&il
fut
bién-aife.
qüe
ceux
,.
qui.
d'abord
avoienc
été
Les
plus
déclarez.
pour
Ja
guerre
,
paruffent
ébran-
lez,
&
que
tons
les
autres
inclinañlènt
à
Ja
dou-
£eur.
Il
prit
donc
le
parti
d'écrire
à
l'Empereur
,
quoiqu'il!
vîr
cout
le
danger
auquel
ilss’expofoit
:
mais
1}
défendir.aux
Juifs
d'envoyerides
Dépurez
à
Caïus
;
&siline
luimanda.pasimème
de
l'op=
potion
qu'ils:
formoient
contre
fes
ordres
;
fût
Tome
IV,
es.
AX
ou
M.
4043.
de
J.
C.43.de
l'E.
TE
vulg.
49:
é
ms
An.ou
M.
1043.
deck
C.43.de
l'E:
re
vulg.
40,
122
HISTOIRE
DES
JUIESs,
aufli
grande
qu’elle
Pétoit.
I
fe
contenta
pour
lors
d'écrire
à
Caïus,
qu’on
n'avoit
pü
encore
placer
fa
ftatuë,
parce
qu'il
falloit
du
rems
pour
l'achever
;
qu'on
n’avoit
ofé
prefler
les
Juifs,
de
peur
qu'ils
n'abandonnaflent
la
culture
de
leurs
terres;
que
le
pays
demeurant
inculte,
ne
pût
plus
produire
les
impôts
ordinaires
;
&
que
la
mifere
ne
manqueroit
pas
d'y
faire
une
infinité
de
voleurs.
Quant
aux
Juifs,
il
les
laiffa
en
fufpens
,
&
les
renvoya
cultiver
leurs
terres,
fans
leur
rien
refu-
fer,
mais
aufli
fans
leur
rien
promettre
fur
cette
affaire;
&
au
lieu
de
prefler
les
ouvriers
qui
tra-
vailloient
à
la
ftatuëé,
il
leur
fit
dire
d'employer
tout
le
travail
&
tout
le
tems
néceflaire
pour
la
mettre
dans
la
derniere
perfection,
&
pour
la
ren-
dre
telle,
qu'elle
pût
pañler
pour
un
chef-d'œuvre.
-Pétrone
envoya
donc
en
diligence
à
Romé
_
porter
la
Lettre
qu'il
adrefloit
à
Caïus.
Il
en
en-
voya
d’autres
par
les
mêmes
co
pour
les
prier
de
moderer
la
coler
Huril
achevée,
quibtémpigns
que
Pérène
ne
devoir
attendre}
que
la
peine
dé
fa
défobeïffance.
Gimula
néanmoins
fon
refléntiment,
jufquà
üe
fe
venger
fans
péril;
car
il
appréhen-
es
Gouverneurs
qui
commandoient
de
gras
—
N
:
e
à
fes
amis,
Empereur,
EAN
AR
ERRERENNRE
ET
PRE
ET-DU
NOUVPESTAM
Liv
II,
150
da
ville
;
{a)
&
pour
là
terminer,
il
Alluc
que
les
Juifs
&
les
Alexandrins,
chacun
de
leur
côté
,
en-
voyaflent
des
Députez
à
l'Empereur.
Les
Alexan-
drins
députerent
Appion
avec
deux
autres
;
&
les
Juifs
envoyerent
Philon
avec
quatre
autres
de
{à
nation,
Appion
étoit
Egyptien,
né
à
Oafis,
à
l'ex-
trémité
de
l'Egypte
:
(b)
mais
ayant
obtenu
le
AN
Du
M.
4043.
de
J,
C.43.
de
PE.
re
vulg.
40,
droit
de
bourgeoifie
à
Alexandrie
,
il
fe
fitpafles
pour
Alexandrin,
11
étoit
Grammairien
de
pro.
feflon,
c'eft-à-dire,
appliqué
à
l'étude
des
bel-
les-lettres.,
&
à
la
fcience
de
l'antiquité.
Il
avoit
été
élevé
par
Didyme,
célebre
Grammairien
d’A-
Jexandrie
;
&
ayant
fait
de
orands
progrès
dans
les
fciences
humaines,
il
profefla
à
Rome
fous
Ti-
bere
&
fous
Claude.
Il
compofa
divers
Ecrits
;
entre
autres,
une
Hiftoïre
d'Esypre
divifée
en
cinq
Livres,
qui
renfermoïent
tout
ce
qui
fe
difoit
,
ou
.ce
qui
fe
voyoit
de
plus
memorable
dans
ce
pays.
Outre
cet
Ouvrage
que
nous
n'a
vons
plus,
il
en
avoit
compofé
un
autre
exprès
contre
les
Juifs,
où
il
ramafloit
toutes
les
calom-
nies
que
l'on
répandoiït
contre
cette
nation.
Jofeph
entreprit
la
refutarion
de
cet
Auteur,
après
avoir
compofé
fon
Ouvrage
des
Antiquitez
des
Juifs,
itghde.
(c}
=
Teléroit
Appion,
Député
des
Alexandrins.
Tibére
HS
SRE
Philon,
Chef
de
la
députarion
de
Loir
un
Juif
de
la
race
Sacerdotale,
des
plus
illuftres
Lea
(a)
Jofcph.
Anrig.
L
18.0.
o.
(b)
Suidas
dir
qu'il
étoir
de
dc.
Philo
Legat.
aa
Caïum
,
P«
Candie.
=.
Xo19.
C
feg.
=
|
(c)
Pin,
Prafar,
£
Tome
IV,
R
2-2
ee
fe
me
PE
et
PE
EE
SR
TT
Sa
in
:
=
Rs
er
-
+
LS
;
122
N
AX
ou
M.
4043.
de
TJ.
C:#3.de
PE:
ie
vulo.
40.
140
HisTOIRE
DES
JUIFS,
.
familles
de
la
ville
d'Alexandrie,
frere
d'Alexan:
dre
Lyfimaque,
qui
étroit
Alabarque,
où
Chef
des
Juifs
qui
demeuroient
dans
cette
ville.
Philon
compofa
uñ
grand
nombre
d'ouvrages,
que
nous
avons
encore,
&
qui
font
fort
eftimez,
tant
à
caufe
de
l'éloquence
&
de
la
pureté
de
la
Langue
Grecque,
&
de
la
beauté
des
fentiméns,,
que
de
l'importance
des
matieres
qu'il
traite.
Il
avoit
fort
étudié
Platon;
&
on
difoit
de
lui
:
Ou
Platon
imite
Philon,
ou
Philén
imite
Platon.
On
lui
donnoit
le
nom
de
Platon
Juif.
Il
étoit
grand
allégorifte
,
&
il
craite
en
allégories
la
plüpart
des
actions
des
grands
Hommes
de
l'ancien
T'eftament
,
&
laplü-
part
des
Loix
de
Moyfe.
_
=.
Photius
(4)
croit
que
’eft
de
lai
qu’eft
venue
dans
l'Eglife
Chrétienne
la
coûtume
d'expliquer
PEcricure
par
allésoties
:
fais
cet
ufage
eft
cer.
rainement
plus
ancien
chez
les
Juifs,
que
Philon,
On
le
remarque
dans
les
Livres
de
la
Sagefle
&
de
J'Ecclefaftique.
Jofeph
()
témoigne
qu'il
avoit
lui-même
eu
deflein
d'écrire
les
caufes
fecretres
à
allésoriques
de
plufieurs
Loix
de
Moyfe.
S.
Paul
explique.
prefque
continuellement
l'Ecritureen
|
allésoriés.
€
Juelques-uns
ont
écrit
(c)
que
Philon
avoit
embrafle
la
Religion
Chrétienne
;
mais
quil
la
quitta
pour
quelque
mécontemenc.
D'autres
_
croyent
qu'il
a
voulu
loüer
la
vie
des
prémiers
ta
BA
idéles
de
l'Egypte,
dans
ce
qu'il
dir
des
Therapeur
(d)
Enfin
on
veut
qu'il
ait
connu
faint
Pierre
-
-Bibliot.
cod.
10$:
|
5
.
c)
Phiins
cod.
19
7
É
…
|
Prafat.
ir
lib,
(d)Enfeb.l2.c.17:
He
0
|
def,
Aieron,
de
V'irällnir.
ce
Bali
ETDU
Nouv,
LEsTAM.
Liv
II.
35
a:Rome
fous
Claude,
qu'il
lui
aitparlé,
&
qu'il
ait
fait
connoiflance
avec
lui,
(4)
On
lui
à
auf
attribué
le
Livre
de
la
Sagefle,
[6)
Mais
l'examen
de
toutes
ces
chofes
ne
regarde
point
certeHiftoire.
Il
nous
fufht
d’avoir
rapporté
hifforiquement
ce
que
lon
fçait,
&
ce
que
l'on
dit
de
Philon,
pour
faire
connoitre
quel
étoit
le
perfonnage
,
que
les
Juifs
d'Alexandrie
députerent
à
Caïus,
pour
dé-
fendre
leur
droit
de
bourgeoïlie,
&
pour
redeman-
der
leurs
Oratoires.qu'on
avoit
démolis,ou
ufurpez.
:
Philon
étroit
âgé,
lorfqu'il
fat
député
À
Caïus.
Il
fc
lé
VOÿYage
par
mer,
au
milieu
de
Phyver,
vers
le
commencement
de
l'an
40.
de
l'Ere
vul-
gaire.
Caïus
étoir
alors
dans
les
Gaules
;
&
les
Députez
des
Juifs
l'attendirent
à
Rome
jufqu'à
{on
retour.
Is
Jui
-ERVOY
erent
Cependant
pa
r
le
canal
du
Roi
Agrippa,
un
Mémoire
aflez
ample
des
maux
qu'ils
avoient
foufferts
de
la
part
des
Alexandrins,
&
de
ce
qu'ils
demändoient
à
l'Em-
pereur.
Les
Dépurez
des
Alexandrins
de
leur
côté,
gagnerent
fecretrement,
à
ce
qu'on
crut,
Helicon
Grand-
Chambellan
»
qui
étoit
Egyptien
;.
&
Ini
donnerent
de
Targent
;
pour
recommander
leurs
intérêts
à
Caïus.
Les
Juifs
ayant
appris
le
tort
-que
_
leur
faifoir
cer
homme
parfes
railleries
,.
&
fes
accufations
atroces
,
tâcherent
À
leur
tour
de
le
ne
mais
ils
ne
crouverent-pas
le
moindre
ac
+:
Hs
prirent
donc
la
réfolution
de
s'adrefer
direc-
.
=
=
(aÿE
A
Pins
aire
en.
|
©
(b)
Æcrorym.
Ep.
115.
Voyez
|
|
nfeb.
l2,6.
17.
Heron.
|
notre
Differtation
fur
cefujet
,
à.
la
cèce
du
Livre
de
la
Sagelle.
Ri
An
pu
M.
4043.
de
J,
.
43
‘
de
Î
Es
re
vulg.40..
C3
AN
DU
132
HisTOIRE
DEs
JUrrsS;
tement
à
l'Empereur
,
&
de
lui
préfenter
un
Me-
M.
.
nu
S
>/
°
9
fe
.
*
9,
de]
moire,
qui
nétoit
que
l'abregé
de
celui,
qu'ils
lui
C.44.dèlE-
_avoient
faitrendre
par
Aorippa.
Caïus
étoit
dans
re
vulg.4r.
de
Champ
de
Mars,
auprès
du
Fibre,
&
fortoit
des
|
jardins
de
fa
mere,
lorfqu'ils
fe
préfenterent
de-,
_vant
Jui.
H
fes
reçut
avec
un
vifage
rianr
&ouvert,
fes
falua
fort
civilement,,
&
leur
rémoigna
par
un
figne
de
la
main,
qu'il
les
voyoit
volontiers.
Il
leur
fit
dire
par
un
nommé
Homile
,
commis
pour
les
députations
,
qu'à
fon
premier
loifir
,
il
les
écou-
æeroit
lui-même:
Faseur
qu'il
ne
fit
à
aucun
des
autres
Députez,
quiétoient
là
de
toutes
les
Pro-
vinces
de
FEmpire.
Tout
le
monde
crut,
fur
un
accüeil
f
favorable,
qu’ils
avoient
gagné
leur
caufes
Mais
Philon,,
que
l'âge
&
la
fcience
rendoïent
plus
prudent
&
plus
défiant
que
les
autres,
eraïgnitla.
fuite
de
ces
belles
apparences;
&
ne
voyant
pas
pourquoi
Caïus
les
auroit
préferez
à
tant
d’autres.
if
foupçonna
qu'il
avoit
déja
été
gagné
par
les
Ale
xandrins
,
&
qu'il
ne
vouloit
les
entendre
lui-mê=
me,
que
pour
leur
faire
perdre
plus
särement
leur
çaufe,
=
Cependant
Caïus
fortit
de
Rome,
pour
aller
voir
des
Palais
magnifiques
qu'il
avoir
fur
le
bord
de
la
mer.
Les
Députez'des
Juifs
craignant
qu'on
ne
les
appellât
à
l'audience,
lorfqu'ils
y
penferoienr
|
k
moins,
furenrobligez
delefuivre.
Ilsapprirent
|
à
Pouzoles
le
danger
où
ils
étoient,
non
de
perdre
Le
droit
de
bourgeoifie
d'Alexandrie,
mais
de
voir
Ka
ruine
entiere
de
leur
nation
&
de
leur
Religion,
que
Caïus
avoit
donné
de
mettrefa
|
Sie
Temple
de
Jerufalem,
&dontnous
|
Se
ET
pu
Nouv.
TESTAM
Liv.
II.
x33
venons
de
rapporter
lhiftoire.
Dans
de
fi
ficheufes
ca
he
a
He
de
N
Du
M.
conjonétures
,.
ils
ne.
pouvoiert
guéres
fe
flatrer
doit
do
d'obtenir
quelque
juftice
pour
les
Juifs
d’Alexan-
à
14.
delhe
drie.
De
forte
que
Philon
&
fes
collécues
tout
dé-
re
val.
41e
couragez,
étoient
fur
le
point
de
s’en
retourner.
|
s'ils
leuflent
pû
faire
avec
honneur,
&
fans
trahir
les
intérêts
de
ceux
qui
les
avoient
députez.
Mais!
Philon
les
rafsûra
,
difant
:
Peut
-
être
que
cette
tempête
n'eft
que
pour
éprouver
notre
vertu
&
notre
conftance.
Tous
les
fécours
humains
nous
manquent
;
ne
nous
en
inquiétons
point
;
mettons
en
Dieu
feul
toute
notre
confiance.
H
a
fi
fouvent
tiré
notre
nation
des
périls,
qui
paroïfloient
être
fans
reflource.
S'il
faut
mourir,
mourons
généren:
_
fement
pour
la.confervation
de
nos
Loix.
Unetelle-
Mort
éft
une
VéHtablé
vies
220
0"
__
Ilseurenrenfin
audience
auprès
de
Rome,
dans.
les
maïfons
de
plaifance
qui
portoient
le
nom
de
Mécénas
&
de
Eamia,
à
qui
elles
avoient
appartenu
autrefois.
Caïus
au
lieu
d’appeller
des:
perfonnes
habiles,
&
de
prendre
les
confeils-néceflaires
pour
examiner
le
droit
des
Juifs,
&
leur
pofléflion
de
quatre
cens
ans,
fe
ft
ouvrir:les
chambres
de
deux
Palaïs
de
Mécénas
&
de
Eamia,
pour
les
voir
les
unes
après
les’
autres.
Au
milieu
de
cette
occupa=.
tion:,
il
fit
entrer
les
Juif,
qui
après
lavoir
falué
crès-refpectuenfement
,
en
furent-recus
d’une
ma
niere
qui
leur
fie
d'abord
défefperer
du
fuccès
de-
leur
éntreprife,
&-
qui
léur
fit
craindre
même
pour
leur
vie:
Car
il
leur
dit
en
montrantdés
dents,
&
.
avec
un
ris
amer
:
Vous
êres
dofic
ces
ennemis:
des
Diçux,
qui
ne
voulez
pas
me
reéconnoiîtte
pour
—
R
iij
L
>
rem
teerenentent
An
pu M.
4044.
de
I.
C.4a4.
de
lE-
L
RTS
SE
Ne
TRE
TN
ESS
ES
RÉ
NEE—
re
Vulg:
41.
_&
voyoit
les
uns
après
Les
autres
les
af
SES
134
+
HISTOIRE
DES
Jos,
Dieu,
quoique
tous
les
autres
le
fallenr;
&
qui
ai
mez
mieux
jen
adorer
un
que
vous
ne,
fçauriez
feulement
nommer
>?
En
même
tems
élevant
les
mains
vers
le
Ciel
,
il
profera
un
blafphême,
que
Philon
n'a
pas
ofé
rapporter.
Les
Députez
des
Alexandrins,
qui
étoient
auf
préfens.
>
que
leur
caufe
étoit
gagnée.
Is
n’en
diffimulerent
pas
leur
joye,
&
fe
mirent
à
donner
à
Caïus
les
inférerent
de
ce
premier
compliment,
renonce
noms
de
toutes
les
Divinitez
:
de.quoi,ce
Prince
parut
fort
content.
Er
pour
isrirer.de,
plus
en
plus
l'Emperéur,
un
certain
Jfidore
,
du
nombre
de
leurs
Dépurez,
lui
adreffant
la
parole,
lui
dir
:
Seigneur,
vous
auriez
encore
plus
d'horreur
de
ces
gens-ci,
fiyous
fçaviez
l'averfion
qu'ils
ont
pour
vous
;
eat
ils
ont
été
les
feuls
qui
n’ayent
pas
facrihié
pout
vorre
fanté
,
lorfque
tous
les
aurres
peuples
le
fai-
foienr,
À
ces
mots,
les
Dépurez
des
Juifs
s
écrierent
que
c'étoir
une
pure
calomnie
:
Que
jufques
à
trois
fois
ils
avoient
offert
à
Dieu
pour
fa
profpérité,
les
facrifices
les
plus
folémnels
qu'ils
euflent
dans
leur
Religion.
Je
le
veux,
dit
Caïus;
vous
avez
facrifié,
SEEN
Re
mais
à
un
autre
Dieu
;
crifices?
L'horreur
de
émotion
fe
ft
remarquer
jufques
fur
notre
vifage.
D
PS
a
…
Cependant
Caïus
couroit
par
rous.ceslogemens,
emarquoit
ce.qu'il
y
trouvoirà
redire,
les
changemens
&
les
ornemens
qu'il
uel
honneur
m'en
eft:il
mes,
&
ceux
des
femmes,
vifitoitlehaut
à
\
CTP
c
:
2
ET
pu
Nouv
EssTam.
Li
IT.
755
vouloir
qu'on
y
fit.
Les
Juifs
échiencobligez
de
le
fuivre,
raillez
de
tout
le
monde
;
&)
infulcez
de
°#
M.
leurs
ennemis,
comme
{1
c'eûr
été
.
une
repré-
a
ee
fentation
de
os
à
quoi
tous
ces
MOUVEMENS
re
vulg,
4
de
Caïus
ne
reflembloienc
pas
mal.
Après
cela
l'Empereur
revint
aux
Juifs,
&
d'un
air
Éerieux,
leur
fr
cette
grave
&
importante
demande:
ee
E
quoi
ne
mangez
-vous
pas
de
pourceau?
Fous
les
afliftans,
les
uns
par
flatterie
,
les
autres
parce
que
h
chofe
eu
parut
ridicule,
É
mirent
à
rire
{1
de
méfurément
,
que
quelques.
cfhciers
s’en
plaigni-
rent
,
&
témoignerent
que
c'éroit
bleffer
la
majeité
du
Prince.
Les
Juifs
répondirent
que
chaque
nation
avoit
Les
ufages
&
fes
Loix
;
qu'il
yavoit
bien
d’au-
tres
chofes
dont
leurs
ha
ne
mangeoient
pas
Sur
quoi
quelqu’
un
ayant
dit,
qu'il
y
avoit
même
des
gens
quine
mangeoient
pas
d'agneau
:
se
ont.
raïon,
dit
Caïus,
en
riant
;
car
cette
viande
n'a
point
de
goût.
…
Après
toutes
ces
boufonneries
il
Lie
demanda
tout
d'un
coup
avec
émotion
jé
quoi
ils
fon
doient
leur
droit
de
bourgeoi
fie.
Hs
commencerent
à
déduire
leurs
raifons
:
M
voyant
que
les
pre.
miers
étoient
aflez
fortes
,
fans
attendre
les
autress,
qui
ne
l'é
étoient:
pas
moins,
il
interrompit
leur
dif-
Œœoufs,
pour
aller
en
courant
dans
une
grandefale!,
dont
après
avoir
fait
le
tour
,
il
ordonna
que
lon
mitaux
fenêtres
une
efpece
de
pierre
tranfparente
k
femblable
au
verre.
Et
apparemment
‘du
tale
Au
fortir
delà.
il
demanda
aux
Juifs
d'un
air
un
peu
plus:
hiodéré.
,
s'ils
avoient
éhéore
quelque
Le
à
lui
dire.
Comme.
ils.
fe
PRpolaiens
à
à
dé-
ÉTAT
&
AT
TE
VD
Te
ve
Ÿ
Por
Anou
M:
4044.
de
€
44.deP
re
vulg.
41
;
£.
d36
-
FIISTOIRE
DES
JUTIFS,
duire
leurs
raifons
,
il
les
quitta
brufquement;
pour
aller
dans
une
autre
falle,
où
il
avoit
fait
mettre.
des
originaux
-de
la
main
des.
plus
exceklens
peintres.
Les
Juifs
déconcertez
,
&
défefpérant
de
de
faire
écouter
par
un
Prince
de
ce
caractere,
s'adreflerent
à
Dieu,
&le
conjurerent
de
réprinter
la
fureur
de
cette
ridicule
Divinité.
Dieu
les
exau-
ça
:
il
changeale
cœur
deCaïus;
&
ce
Prince,
fans
{ortir
de
fon
caractere
,
les
congédia
,
difant
:
Ces.
gens-la
ne
font
pas
fiméchans,
que
malheureux
&
infenfez
de
ne
pouvoir
fe
mettre
dans
lefprit
que
je
fuis
Dieu.
Voilà
ce
qui
fe
pañla
dans
certe
AUdEnCS
.
Ils
en
eurent
encore
une
autre
(4)
où
Appion
ayant
fortinveétivé
contre
lopiniâtreté
des
Juifs,
qui
étoient
les
feuls
de
tous
les
peuples
qui
ne
vou-
loient
pas
reconnoîïrre
la
divinité
de
Caïs;
Philon
voulut
fe
mettre
en
état
de
lui
répondre.
Maïs
l'Empereur
lui
impofa
filence,
&
le
chafla
hon-
teufement
,
avec
menaces
de
le
traiter
encore
plus
mal.
Alors
Philon
dit
aux
Juifs
qui
l’accompas
|
noient:
Prenons
courage,
mes
amis;
car
Caius
en
fe
déclarant
contre
nous,
nous
afsûüre
de
Ja
pro
tection
de
notre
Dieu.
Ils
fe-trouverent
fort
heu-
reux
d'être
fortis
de
fes
mains
la
vie
fuve.
(3
À
Mais
Philon-fut
en
danger
de
la
perdre;
(2)
&
Ë
Caïus
fit
mettre
en
prifon
Alexandre
Lyfimaque
fon
frere,
Chef,
où
Alabarque
des
Juifs
d’Alexan-
dtie.
{d)
On
ne
nous
apprend
pas
quel
fur
le
ME
|
I
|
(d)
Jofeph.
Amigel.19-6
4
—
Jugement
|
RS
-
Ë
>
et
ou
Nouv.
TEsTaM.
Lév:Il.
147
ces
Jugement
de
l'Empereur,
&
quel
fut
le
fuccès
de
F
cette
députation
des
Juifs
d'Alexandrie
:
mais
on:
ne
à
J.
{çait
que
pendant
vout
le
refte
du
regne
de
Caïus,
€
44.
delEer
cette
nation
fut
dans
Foppreflion
,
&
que
ceux
re
vulg.
41.
d'Alexandrie
continuerent
à
être
expofez
aux
mau-.
|
vais
craicemens
des
Alexandrins.
|
-
Vers
ce
mêmetems,
ilarriva
auffi
une
diforace
3
à
aux
Juifs
de
de-h
l'Euphrate
,
de
la
Méfopotamie,
4043.
de
J.
C.
&
du
pays
de
Babylone.
Depuis
les
captivitez
arri.
:
EE
vées
fous
les
Rois
d'Aflyrie
&
deCaldée
,
les
Juifs
avoient
toujours
été
fort
nombreux
enices
quar-
Cuar.
VII.
tiers-là.
Hy
en
avoit
particulierement
beaucoup
à.
Hifloïre
des
deux.
Nifibe
&
à
Naharda
fur
l'Euphrate,
deux:villes
nitéc.
fortes
,
où
fe
mettoit
en
dépôt
vout
l'argent,
que
les
Juifs
du
Royaume
des
Parthes
envoyoient
à
Jerufalem
;
(4)
car
on
fçait
que
tousdesans,
cha
que
Juif
éroit
obligé
de
payer
un
demi
-
ficle
au
Temple.
Ils
apportoient
de
tems
en
tems
cet
argent
à
Jerufalèm
,
&
y
venoient
en
grandes
caravanes,
de
peur
d'être
volez
en
chemin
par
les
Parches,
ou
par
les
Arabes.
Deux
Juifs
de
Naharda,
nommez
Afinée
&
Anilée,
freres
,ayant
pris
les
armes,
parce
qu'un
maître
tifféran
,
dont
ils
étoient
apprenrifs,
les
avoit
maltraitez
,
fe
faïfirent
des
marais
&
des
pâturages,
quifont
entre
les
branches
de
l'Euphra-
&e,
au
lieuoù
il
fe
divife
en
plufieurs
canaux.
Ils
s'y
fortiferent,
&
le
nombre
des
volontaires
qui
les
fuivoient
,
s'augmenta
de
telle
forte,
qu'ils
de-
vinrent
redoutables,
même
aux
Rois
des
Parthes:
Ils
mirént
en
fuite
le
Gouverneur
deBabylone,
qui
(a)
Voyez
Jofeph.
Anriq
l,
18,
6.
125
_—
Tome
IV.
|
;
$S.
4
Re
+
smeéie
aer
k
|
y
û
{
Fi
1
RE
ER
Se
En
pt
Reef
2
LR
PE
a
à
PE
Pr
re
ln
ee
—
y
ep
—«
RE
À
à
x
\
ke
An
pu
M.
4043,
&
fui-
vans.
138
H1STOIRE
DES
JU1IrSs,
étroit
venu
dans
Le
deflein
de
les
furprendre.
Arta=
bane
Roi
des
Parthes,
admirantleur
valeur,
fou-
haita
de
les
voir,
&
donna
à
Afinée
le
souverne-
ment
de
la
Province
de
Babylone,
dont
il
joüit
uinze
ans,
avec
un
pouvoir
prefque
abfolu
fur
route
la
Méfopotamie.
:
[A
-Anilée
fon
frere,
érant
devenu
pañlionné
de
la
femme
d'un
Seigneur
Parthe,
fit
la
guerre
à
ce
Séigneur,
le
défit,
le
tua,
&
enfuite
époufa
fa
femme.
Cette
femme
étoit
idolätre
;
&
ayant
ap-
porté
avec:elle:fes
Dieux,
elle
continuoir
à
les
‘adorer.
Les
Juifs
en
murmuroïent
hautement
;
&
Afinée
après
avoir
long-tems
diffimulé
la
faute
de
fon
frere,
fut
enfin
obligé
de
lui
en
parler,
&
de
lui
dire
que
pour
faire
cefler
le
fcandale,
il
devoit
-
répudier
certe
femme.
Anilée
ne
pur
sy
réfoudre;
&c-la
femme
craignant
de
fe
voir
forcée
par
les
Juifs
de
s’en
retourner,
prit
le
parti
de
fe
défaire
d’Afinée.
Elle
y
réüffit,
&
lempoifonna.
Ainfi
Anilée
fe
trouva
feul
à
la
tête
des
Juifs
de
la
Méfopotamie.
Il
eut
l’imprudence
de
fe
broüiller
avec
fes
vois
fins,
&
furtout
avec
Mithridares,
gendre
d'Arta=
bane
Roi
des
Parthes.
Il
ft
.des
courfes
dans
{on
pays,
&
y
caufa
du
dégât.
Mithridares
affembla
une
armée,
&
atraqua
les
Juifs
:
mais
il
fut
défaie,
pris,
&amenéà
Anilée,
qui
le
craita
très-indigne.
ment,
&
enfuite
le
renvoya.
Michridates
irrité
des
outrages
qu'Anilée
luiavoit
fait
fouffrir,
&animé
par
les
reprochés
de
fa
femme,
leva
une
feconde
…
agmée.
Anilée
vint
lui
livrer
bataille
:
mais
ikfut
battu
,
&
obligé
de
fe
retirer,
I
fe
foûrine
routes
fois
encore
quelque
rèms,
jufqu’à
ce
que
les
Babys
test
C2
La
>
es
=
ga
6
RENTE
RE
GTR
ESC
Le
À
pd
da
à
re
A
ES
CAE
à
SCTSS
ET
Du
Nouv.
TesraM,
Li.
II.
139
loniens,
à
qui
ilsétoit
rendu
odieux,
le
furprirent
:}
le
nuit
dans
fes'imarais
,
le
tuérenr,
&
pañlerent.
tous
fes
gens
au
fil
de
l'épée...
Quoique
les
Juifs
de
Babylone
n'eulfent
point
eu
de
part
à
ce
que
lés
deux
freres
avoient
fait
|
les
Babyloniens’ñe
laifférent
pas
déles
malrraiter.
De
“rte
qué
n'étant
pas
allez
forts
pour
leur
réfifter,
“ni
affez
patiens
pour
le
fouffrir,
ils
pañlerent
à
Se-
eucie,
ville
fur
le
Tigre,
où
leur
nombre
fur
en-
de
ceux
qu'une
pefte
avoit
chaflez
de
Babylone.
En
a
RS
vans.
-Core
augmenté
quelque
téms
après,
pat
l'artivée-
18
queique
Pres,
p
‘Seleucié
fondée
par
Seleucus
Nicanor,
étoit
peu-.
plée
de
Grecs
&
de
Sÿriens}
&
ces
deux
nations.
formoiént
autant
de
partis,
qui
entrerenoient
une
divifion
continuelle
dans
la
ville,
Les
Juifs
s'étant
Joints
au
parti
des
Syrièns
;
le
tendirent
Le
plus
fott.
Les
Grecs
chercheréntà
les
divifer
:
mais
n’y
ayant
pü
réüfhr,
au
bout
de
fix
ans,
ils
fe
réünirenc
eux-mêmes
avec
les
Syriens,
&
firent
tout-d'un_
coup
main-bafle
{ur
lès
Juifs.
Il
en
fut
tué
plus
dé
cinquante
mille.
Leurs
amis
&'leurs
voïfins
pat
compaflion,
en
fauverent
quelques-uns,
qui
fe
_fétirerent
à
Créfiphon,
croyant
y
être
plus
en
sû.
tumé
d'y
pañlér
Phyver.
Le
.
Mais
ils
ny
demeurerent
pas
en
repos
,
parce
Que
tous
les
Syriens,
c’efta-dire,
les
naturels
du
pays,
confpirerent
à
leur
ruine
,
auf
-bien
que
les
Grecs
dé
Seleucie
:
Dé
forte
qu'il
fe
fit
un
carnage
reté
parce
que
le
Roi
des
Parthes,
avoit
accoi
_de’Tuifs
dans
toute
la
Méfopotamie,
&
12
Bab
ÿ=
Jonie,
plus
grand-que
tout
ce
que
nous
lifons
ail-
leurs
dans
l'Hiftoire.
Ils
farent
enfin
contraints
SD
AN
pu
M.
4043.
&
ui.
140
-.
HisTOIRE
DES
Jurrs;
7
prefque
tous
de
quitter
le
pays,
pour
fe
retirer
AN
pu
M.
Te
.
da
7
RL
|
A
&
fai.
dans
Ni
ibe
&
dans
Naharda,
qui
étoient
les
plus
Vans.
fortes
villes
du
pays,
&
où
ils
étoiene
plus
en
état
de
fe
défendre
qu'ailleurs,
parce
qu'ils
y
éroient
en
plus
grand
nombre.
Ils
avoient
à
Naharda
une
Ecole
célébre,
donril
eft
fouvent
parlé
dans
leurs
Rabbins.
C’eft
ainfi
que
la
colere
de
Dieu
com-
“mençoir
à
fe
déclarer
en
divers
endroits,
contre
la
__
nation
meurtriere
du
Sauveur
du
monde.
|
Verxswan
Ilarrivaen
cemêmetems-une
chofe
fort
finpu-
du
M.4043.&
liere
dans
le
Royaume
d’Adiabéne
,.
qui
faifoir
4044-de
7:
C:
Larrie
de
l'Empire
des
Parthes.
L’Adiabéne
elt
{ur
4.3.
44e.
de
l'Ere:
vulare4oar.
le
Ligre,
&
on
croit
qu'elle
prend
fon
nom
des.
_
deux
fleuves
Ava
&
Adiaba,
qui
la
traverfent.
Cnar.
VIT.
Hélene
Reine
de
ce
pays
,
étoit
rout
à
la
fois
fœur
téne
Reine
des
A
&
époufe
de
Monobaze.
(4)
Elle
en
eut
deux
fils;
diabéniens
,
&
de:
Bn
él
me,
Monobaze
l'aîné,
&
Izate,
que
le
Roi
Monobaze
fon
pere
aima
plus
que
fes
autres
enfans,
&
qu'il
deftinc
|
s
fils
des.
diverfes:
femmes
.qu'il
avoit
époufées
;
&
qu'il
retenoit
enmême
tems,
fefon
la
coëtume
de
ces
peuples.
La
préference
que
le
Roi
avoit
donnée
à
Izate,
excita
contre.lui
la
jaloufe
de
fes
freres.
Pour
en
prévenir
les
fuites,
Monobaze
l'envoya
à
Abenneric,
Roi
de
HR
afin,
pays
fur
le
Tigre,
alatète
du
Golphe
Perfique.
ee
>
=
_
Dans
ce
pays
Izaté
rencontra
un
marchand
Juif,
.ommé
Ananie,
qui
lui
apprir.
&
aux
femmes
du
\
Fe
.
(a).
Jofep
Aritig..l.
20:
€,
2e
oit
à
être
fon
fuccefleur
:
car
ilavoit
pluñeurs
Roi
Abenneric,
à
adorer
Dieu
à
la
maniere
des
.
Quelque.tems
après,
Monobaze
le
pere
fe
à
_
=
.
3
ms
-
Re
Le
Fe
À
[5
Ë
Fa
È
Ë
$
Et
Fa
à
BE
‘
Re
F
Re
fi
à
Rs
$
Ù
È
Ë
Ka
Le
F
È
<
Ë
Er
ou
Nouv.
Tesram.
Liv.II,
4x
voyant
âgé,
&
prèt
demourir,
envoya
querit
Izare,
©
&
lui
donna
le
gouvernement
&
le
domaine
d’un
pays,
nommée
Cerox,
(4
}
où
Jofeph
dit
que
l’on
montroit.
encore
des
reftes
de
l'arche
de
Noë,
&
par
conféquent
qui
étoit
aux
environs
du
mons
Ararat.
Izâte
y
étant
allé,
Monobaze
fon
pere
mourut
vers
l'an
38.
de
l'Ere
commune;
&
aufli.
rôt
Hélene
ayant
afflemblé
les
Grands,
les
porta
à
-reconnoître
[zate
pour
Roi,
comme
fon
mari
l’avoit
{ouhaité.
En
attendant
fon
retour
du
pays
de
Céron,.
Hélene
couronna
elle-même
Monobaze.
fon.
fils
aîné,
peut-être
afin
de
contenir
les
peuples
par
la:
_préfence
d’un
Roi
feint,
en
attendant
le
Roi
véri-
table,
&
Monobaze
laifla
faire
fa
mere,
dans
l'ef.
pérance
apparemment
que
fon.
frere
lui
feroit
un
-meilleur
traitement
à
fon
retour:
Quoiqu’ilen
foin
Izate
érant
venu.en
diligence,
Monobaze
luirendir
Ldadèmes
+
Îzate
commença
fon
regne
par
une
ation
de
clémence,
ayant
rendu
la
liberté
à
fes
frerés,
qu'on
avoit
d’abord
mis
en
prifon.,.de
peur
qu'ils
ne
caus
faflenc
quelque
trouble.
dans
l'Etat.
Mais
aufli
ne
vaffal,-&
partie
aux.
Romains:
Monobaze
feul
de:
meura
auprès
de
lui.
Les:
impreflions
qu'il.avoir
reçüés
de
la
Relision
des
Juifs
par
Ananie,
lui
étoient
demeurées
fi
avant
dans
le
cœur,
qu'il
ne
(a)
Fafph
lise
cit.
Xéear
di
duc|
15e
irouaples
emabiou
136
tie
Kespor
Àeyou
nr.
Dép
JÙ
A
TAG
ÿ
HéYet
»
NDv
Tara
Tois
jdbit
Bshen-
su
Téduouy
&yast.
Es
dù
ty
vip
à
|
eos
md'emU
ler.
3
Ashlaye.ric
Adgrax
@r
>
À
Népoy
pts
©
|
Ë
Si
VERS
L'Ax
du
M.
4043,
OÙ
40
44e
VERS
L'AN
du
M.4043.
GU
4044
2
TAL
ÉTYISTOIRE
DES
Jess
7
les
oublia
point.
Il
engagea
même
Ananie
à
venir
avec
lui
dans
l’Adiabène.
Ilarriva
auflique
fa
mere
-
Hélene
avoit
embraflé
le
Judaïfme
,
par
le
moyen
d’un
autre
Juif
:
ce
qui
frun
plaifir
extrème
à
Izate,
&
lui
infpira
l'envie
de
faire
profeflion
publique
de
cette
Religion,
&
de
recevoir
la
circoncifion.
Maïs
{à
mere
l'en
difluada,
craignant
que
ce
change-
ment
ne
causât
quelque
trouble
parmi
fes
fujecs.
Ananie
appuya
l'avis
de
la
Reine,
&
repréfenta
au
Roi
que
l’eflentiel
de
la
Religion
des
Juifs,
étoit
lobfervation
de
la
Loi,
&
que
Dieu
excuferoit
en
lui
lémiflion
de
la
circoncifion
,
puifqu'il
ne
le
faifoit
que
par
néceflité,
&
pour
éviter
un
danger
éminent.
:
_—
Mais
quelque
tems
après,
un
Juif
de
Galilée,
nommé
Éléazar,
l'ayant
trouvé
qui
lifoit
les
Livres
_deMovyfe,
lui
fit
entendre
qu'il
ne
pouvoit
obfer-
ver
les
commandemens
de
la
Loi,
fans
la
circonci-
fion.
Izatelecrut,
&reçut
fur
le
champ
la
circon-
cifion.
Puis
ilele
déclara
à
fa
mere,
&à
Ananie.Son
zéle
les
furprit,
&
ils
en
craignirent
les
fuices.
Mais
Dieu
permit
que
la
chofe
réufsit
heureufement,
&
Izate
regna
plufieurs
années
,
aimé
&
honoré
de
tout
le
monde.
Son
bonheur
&
fon
exemple
por-
terent
Monobaze
fon
frere,
&
fes
autres
parensà
vouloir
Pimiter.
Ils
fe
firent
Juifs,
aufli-bien
que
lui.
Mais
quelques
Seisneurs
du
pays
né
pouvant.
foufrir
,
qu'on
abandonnât
ainfi
la
Religion
de
leurs
Ancètres,
appellerent
Abia
Roi
des
Arabes,
&ilui
promirent
d'abandonner
leur
Roi
dans
la
bataille.
Abia
vint
avec
une
armée.
Izate
abandon
né
de
la
plüpart
des
fiens,
fut
obligé
deferetireæ
LOTO
PRO
ERNSTERST
NERO
PAT
RTE
RO
re
EME
ARLES
RE
ES
ET
DU
NOUvV.
TESTAM.
Liv.
IE.
dans
fon
camp.
Mais
le
lendemain
il
dttaqua
les
>
Arabes,
les
déft,
&
obligea
Abia
de
fe
donner
ni
la
mort,
de
peur
de
tomber
entre
les
mains
du
.
4
:
.
:
vainqueur.
.
|
:
Les
mécontens
n'en
demeurerent
pas
là.
Ils
s'adrefferent
à
Vologéfe
Roi
des
Parthes,
&
lui
rendirent
apparemment
la
fidélité
d’Izate
fufpeéte.
(4)
Vologéle
vint
dans
l'Adiabéne
avec
une
puif-
fante
armée.
Izate
ne
fe
fentant
pas
affez
fort
pour
lui
réfifter,
fe
profterna
en
terre
devant
Dieu,
fe
couvrit
la
tête
de
cendre,
jeñna
avec
fa
femme
&
fes
enfans
,
&
implora
avec
ardeur
le
fecours
du
Tout-puiffant.
Ses
prieres
furent
exaucées.
Volo-
Ë
géle
reçut
la
nuit
mème
la
nouvelle
d’ine
irruption
E
dé
quelques
Batbares
fur
fs
terres,
&
fue
obligé
de
s'en
retourner
en
diligence.
Dieu
fivorifa
Izate
dans
plufieurs
autres
rencontres
périlleufes,
où
tous
les
moyens
humains
fuihanquoient.
La
Religion
des
Juifs
n’éroir
déja
plus
alors
la
vraye
Religion.
_
Mais
Dieu
nelaiffe
pas
de
fecourir
ceux
qui
mettent
en
lui
leur
confiance,
&
il
récompenfe
leurs
actions
qui
paroiflent
bonnes
aux
yeux
des
E
Ofnmes,
par
des
fuccès
que
les
hommes
éftiment
avantageux.
Hélene
mere
d'Izate,
voyant
fon
fils
heureux
&
aifible
dans
fon
Royaume,
vint
à
Jerufalém
vers
Eee
44.
de
l'Ere
vulgaire,
&
elle
sy
fignala
beau-
E
coup,
par
les
grandes
liberalirez
qu'elle
fit
au
peu.
ple;
durant
la
famine
qui
défola
la
Judée
,
&
plu-
fleurs
autres
Provinces
cette
année-la.
Elle
démeuræ
dans
H'baffe
ville,
où
elle
avoit
fon
Palais.
Elle
fit
ss
PR
FERRER
EAN
5
eme"
Ÿ
:
(
a)
Voyez
Tacit.
Aunal.
Ac.
ze
14,
&
È
HS
VERS
L'AN
du
M,
4043:
OÙ
4044
HrSTOIRE
DES
JUTFS,
aire
à
trois
ftades,
ou
trois
cens
foixante
&
quinze
pas
de
Jérufalem,
un
maufelée
de
plufieurs
pyra-
mides,
que
Paufanias
,
qui
écrivoit
à
la
fa
du
fecond
fiécle,
remarque
en
parlant
de
celui
de
Maufole,
qui
étoit
une
des
merveilles
du
monde,
comme
un
des
plus
beaux
qu'il
eût
vû.
Il
fubfftoit
encore
du
tems
d'Eufébe
&
de
faint
Jérôme.
(4
)
_
Jzate
regna
vingt-quatre
ans,
&
mourut
âgé
de
cinquante-cinq
ans,
Vers
l'an
61.
de
Jefus-Chrift.
.
Ildaifla
vingt-quatre
fils;
&
néanmois
il
voulut
que
+:
interrompre
la
fuite,
Monobaze
fon
frere
aîné,
qui
lui
avoit
gardé
da
Couronne
avec
tant
de
fidélité,
füc
fon
fucceffeur.
Hélene
retourna
dans
l’Adiabène
après
la
mort
d'Izate,
&
y
mourut
au
bout
de
quelque
tems.
Monobaze
envoya
les
os
de
fa
mere
à
Jerufalem,
avec
ceux
d'Izate,
&
les
fit
mettre
dans
le
Mau-
folée
qu’elle
avoit
fait
faire.
Orofe
(b)
avance
que
cette
Reine
avoit
embraflééla
Religion
Chrétienne:
mais
nous
ne
voyons
rien
de
femblable
dans
Eu-
febe,
ni
dans
les
plus
anciens
monumens
Eccléfia-
ftiques.
Quelques-uns
des
freres
&
des
enfans
d'Izate
fe
trouverent
enfermez
dans
Jerufalem,
…
lorfque
Titeen
fit
le
fiége.
Ce
Prince
leur
donna
la
vie
:
mais
il
les
emmena
avec
lui,
pour
lui
fer-
vir
d'orages.
Nous
avons
rapporté
out
de
fuite
l’hifttoire
d'Hélene
&
d'Izate,
quoiqu'arrivée
aflez
Tong
tems
avant
&
après
l'année
41.
de
Jefus-Chrif
ont
nous
parlons.
Nous
lavonsfaic,pournenpas
me
cz
|
(b)
Orof.
lib.
7
C6
=
“a
gain
|
te)
Eufeb.
Hif.
Ecc|.
lib,
2.
6.
2.
Hicronÿm.
Ep.27e
(
Le
x
Er
pu
Nouv.
FÉES
TAMydaui
II.
v4s
Caïus
Caliguila
s'étant
rendu
infupportable
par
fes
cruautez
&
fes
extravagances,
fut
enfin
tæé
le
24.
Janvier
de
Pan
41.
de
Jefus-Chrift.
Nous
avons
donné
ci-devant
quelques
traits
de
fa
vie,
&
fur-
tout
de
ce
qui
fegarde
[a
folie
qu'il
eut
de
vouloir
pañler
pour
Dieu.
Pour
faire
comprendre
jufqu'ou
alloit
fon
extravagance,
il
ne
faut
que
rapporter
ce
n
il
fit
à
l'égard
de
fon
cheval,
nommé
incita-
tus.
(4)
Il
Pinvitoit
à
fouper,
il
ni
faifoit
ervir
de
lot
ge
doré,
il
lui
préfentoit
du
vin
dans
des
vafes
d’or
;
il
ns
avoit
fait
faire
une
écurie
de
mar-
Le
,
&
des
mangeoires
d'ivoire,
des
couvertures
de
pourpre,
un
collier
de
perle
;
7
[ui
avoit
donné
une
maïfon
,
des
ferviteurs,
des
meubles
précieux,
pour
éceyoir
magnifiquement
ceux
qui
feroient
invitez
de
fa
part
à
fouper.
Il
juroït
par
la
vie,
&
par
la
fortune
de
fon
cheval
;
il
lui
promettoit
qu'il
le
feroit
Conful;
&
il
y
2
ec
coup
d’
apparence
qu
]
Pauroit
fait,
s’il
eût
vécu
davantage.
Il
avoit
mis
au
rang
des
“Poacifés
qui
frvo
one
dans
Fe
Temple
où
il
fe
faifoit
on
Pour
fes
cruautez
,
elles
éclatterent
he
tout
fon
regne
principalement
depuis
fa
feconde
année.
C'étoit
CE
ne
le
plus
bizarre
,
le
plus
léger,
&le
plus
inconftanr
que
l'on
conmhic.
Prodigue
jufqu'à
à
l'excès,
puis
avare
jufqu’à
la
mefquinerie
;
formant
des
iles
chimériques
&
impratiquables;
d'un
luxeinfini.
ILavoir
épuifé
les
richeffes
de
P
Empire,
&
s'étoit
mis
dans
la
néceflité
d'exercer
‘mille
vio-
lences,
pour
avoir
de
quoi
luflre
à
à
fes
folles
dé-
si
Deere
man,
=
———,
(a)
Dio
,
Lib.
$9.p.
650.
61:
Sont
Caïo
US
Tome
EL.
|
.
pu
M.
.
dd
ê.
…
de
PE:
re
vulo.
47.
:
ne
Le
Car.
IX.
Mort
de
Caïus
Calicula.
Claude
lui
fuccede,
An
ou
M.
4044.
de
|.
C.44.
de
PE-
re
vul®,
AT.
lui
qui
lui
porta.
le
premier
coup:
Caïus
railloit.
146
HISTOIRE
DES
JUIFS,
penfes.
Il
y
avoit
quatre
ans
que
l'Empire
cémifoit:
fousla
ryrannie
de
ce
monftre.
Mais
comme
fa
cruauté
étoic
fans
bornes,
perfonne
nofoir
entre.
prendre
d'en
délivrer
le
genre
humain.
Toutefois:
Caflius
Chéréa
,
Tribun
d’une
destompagnies
des
gardes
de
ce
Prince,
.conçut
le
deflein
de
le
tuer.
(a)
Hsenouvrità
quelqu'un
ée
fes
amis
;
&
ce
fut
toujours
Chéréa,
comme
un
homine
fans
cœur
&.
fans
réfolution
;
&
lorfque
Chéréa
étoit
oblige
de
vetir
à
fon
tour
préndre
de
lui
le
mot
du
guet,
il:
lui
en
donnoit
toujours
quelqu'un
de
ridicule,
&
qui.
tendoit.
à
lui
reprocher
qu'il
n'étoit:
qu'une
femme:
Les
railleries
de
fes
compagnons
joinres
à
éelles
de
l'Empereur,
f
ervirent
encore
à
l'irriter
de
plus
enplus,
&
il
fe
réfolur
enfin
d'exécuter
promp--
.
tement
{4
rélolution:.
-_
Caïus
devoit
donner
dès
jeux-dans
fon
Palais
en:
Fhonneur
d'Augufte
,
le
vingt-
uniéme
jour
de
Tanvier,
&
les
trois
faivans,
après
quoi.,
il
devoit:
partir
pour
Alexandrie.
G'éftle
res
de
ces
jeux:
que
les
conjarez
prirent
pour
le
maflacrer.
Ils
fait.
férene
pañlér
les-trois
premiers
jours
,
fans
rien
en
treprendre
:
mais
le
quatriéme
jour,
Chéréa,
&
les:
autres
conjurez
l'atténdirentà
la
fortie
du
chéatre,.
dans
des
lieuxobfeurs,
par
où'il
devoir
pañler.
IE
alla
d'abord
au
bain;
&
Chéréa
étant
venu
lui
de:
mañder
le
mordu
guet,
Caïusluien
donna
à
fon:
…
ofdinaire
un
ridicule
&
injutieux.Chéréa
lui
rendit:
x
CT
ressens
rs
er
È
>
:
GRR
RSS
EE
ofeph.
Anriq:
b,-19:.ç:
Le
22
Ce.
Suetom
in
Cait-
Re
*
-
ee
>
re
e
DE
Se
ne
7.
e
ET
DU
NOUveTEsTAM.
Lie.
II.
4y
injure
pour
injure,
&
mettant
l'épée
à
la
main
;
lu
en
donna
un-grand
coup
entre
l'épaule
&
le
coû.
L'os
qui
joint
l'épaule
au
coû,
fr
que
la-playe
ne
fut
poine
mortelle.
Caïus
voulut
s'enfuir
:
mais
«Cornelius
Sabinus,
lun
des
conjurez,
le
fit
romber
_{urfes
genoux
;
&
lui
avec
fes
compagnons,
Pache-
“vérent,
en
criant
toujours
:
Recommence,
quiétoit
leur
fignal.
Telle
fut
la
fn
de
Caïus
Caligula,
que
nous
croyons
être
celui
que
le-Prophéce
Zacharie
(a)a
défigné
fous
le
nom
de
pafteur
infenfe
;
de
fantôme
de
pafteur,
qui
abandonne
fon
troupeau,
qui
mangé
la
châir
des
brebis,
&
qui
les
fatigue,
‘jufqu'à
leur
rompre
la
corne
du
pied.
Dieu
le
me-
mace.de
faire
tomber
l'épée
fur
fon
bras,
&
fur
fon
«œil
droit,
de
deflécher
fon
bras,
&
de
couvrir
fes
poux
derénébresii
que
er
…
Le
bruit
de
la
mort
de
Caïus
:s'érant
répandu
Le
à
chéatre,
où
de
peuple
&
les
principaux
de
‘la
ville
éroienc
afflemblez
,y
caufa
d’abord
beaucoup
-d'efroi.
‘Le
-peuple
aimoit.Caïus,
à
caufe
des
lar-
-geffes
qu'il
leur
faifoit,
‘&:des
fp
ectacles
qu'illeur
--donnoit
fouvent.
‘Les
Sénateurs
&
les
Grands
le
haïfloient.
Ses
foldats
lui
étoient
fort
attachez.
Les
Allemans
de
{a
gardeentranten
fureur,
maflacre.
rent
d'abord
ceux
qu'ils
rencontrerent;
puis
envi
xonnerent
lethéatre
,
ménacant
de
faire
main-baffe
furtout
le
peuple:
mais
enfin
ils
Sappaiferent
,
&
chacun
fe
retira
dans
{a
imailon.
Le-Sénat
convo-
‘qué
patiles
Confu
Is
au
Capitole
,
délibéra
fi
l'on
choïfiraieun
nouvel
Empereur
où
fi
Pon
rétabli-
TT
a
Zach.
XL.
16.
17
+
ion
So
Ti
E
AN
.
M.
4044.
de
J.
C:44
de
PE
re
vulo,
41,
A1.
LEE
154
HISTOIRE
DES
Juars,
|
|
fairs.
Il
fit
rafer
les
cheveux
à
plufieurs
perfonnes
4
Us
qui
firent
les
vœux
de
Nazaréens,
&
il
contribua
.
Cu
de
l'E,
n
tout,
où
en
partie
aux
frais
de
leur
confé-
revulg.
41.
CTation;
.
écoit
la
coûrume
parmi
les
Juifs,
(a).
L.
que
pour
avoir
part
au
mérite
du
Nazaréat
d'un
É
_
autre,
Pon
contribuât
aux
frais
de
fa
confécra-
tion.
Et
ayant
exactement
accompli
tout
ce
que.
h
Loi
ordonne
,
il
fit
préfent
au
Temple
de
la
|
+
chaîne
d'or
quel
Empereur
Caïuslui
avoit
donnée,
|
pe
en
la
place
de
celle
de
fer
qu
il
avoit
portée
au-
|
paravant.
Hila
fufpendit
au
dedans
des
galeries
du
Temple
>
au-
deffus
du
tronc
où
l'on
jettoic
es
|
dc
|
—
l'argent
qui
étoit
confacré
à
Dieu,
pour
ètre
un
|
EE
_
monument
éternel
de
linftabilité
de
chofes
hu-
+
EE
—
maines,
&
du
fouverain
pouvoir
de
Dieu
fuck
À
EUR
…_
Hiiuncde
Ron,
,
qu'iléleve
,&
qu
1l
abaïfle
ss
|
il
lui
plaît.
_
Ce
Prince
ôta
la
fouveraine
ns
.
.
“Théophile
fils
d'Ananus,
(4)
&
la
donna
à
Simon
Cantharas,
fils
de
Bocthue,
beau-t
-pere
du
Grand
|
Hérode
,
à
caufe
de
Mariamne
fa
fille,
que
_
Prince
Do
Lo
in
voulut
le
épouses
|
…
peu
de
terms.
cette
dignité,
pour
la
donner
Où
Ananus,
qui
l'avoir
déja
Lee
:
mais
Jonas
|
.
après
=
s'excufac
de
voir
,
ditaf
..
de
de
por
cette
dis
fois;
quil
fe
contentoit
«
er
nneur
à
“Re
une
Aie
_
étoit
Iduméen
d'origine.
Agrippa,
qui
étoit
alors
|
ET
pu
NOUw.
TEsTAM.
Liv.
II.
155
|
=
qu'il
en
croyoit
très-digne
à
caufe
de
fon
in-
Av
ou
M.
.
nocence,
&
de
la
pureté
de
fa
vie.
Agrippa
loua
de
‘fa
node
&
la
donna,
ainfi
gs
:
Je
fouhai-
C4.
de
LE.
toit,
+
fon
frere.
Li
tevuR
di
Agrippa
témoignoit
en
général
beaucoup
de.
.
pour
fa
Religion,
(4)
évitoit
avec
doin
tou
| |
tes
les
impuretez
légales
,
obfervoit
exactement
-
toutes
les
Loix,
&
ne
pafloit
point
de
jour
fans
à
offrir
des
on
C'eft
pourquoi
il
aima
:
le
féjour
2
de
Jerufalem,
dont
Claude
lui
avoit
rendu
la
Sou-
-
_véraïneté,
&
il
y
demeura
prefque
toujours.
Il
|
témoignoit
aufli
beaucoup
«
de
bonté
&
de
clémence
envers
fon
peuple,
croyant
que.
c'étoit-
là
le
vrai
caractere
d'
un
Prince.
Il
aimoit
à
faire
du
bien,
|
&
à
être
aimé,
étoit
magnifique
&
liberal
envers
_
tout
le
monde
,
attentif
&
compatiflane
aux
Maux
-
de
fes
fujers,
fenfible
à
leurs.
befoins,
magnifique
en
toutes
.
Il
aimoit
à
nner
des
fpecta-
cles
au.
peuple
:
mais
les
Juifs
zélez
défapprou-
voient
fort
les
combats
des
gladiateurs
qu'il
don-
-noit
quelquefois,
&
où
Fon
Jen
qu'ilfé
une
fois
périr.
quato
_cens
hommes
___.
Simon
ayant
un
jour
fait
A
le
peuple,
dé
Se
_clama
hautement
contre
lui,
&
dit
quonnede
—
voit
pas
le
laiffer
entrer.
dans
Le
Temple
avec
es
ee
Vrais
Ifraëlites,
parce
que
du
côté
de
fon
pere
il
à
Céfa
ce
en
re
aformé.
Il
fit
venir
Simon,
le
|
EE
a
156
MISTOIRE
DES
JUIrs,
|
|
afloit
rien
contre
la
Loi,
dans
les
fpeétacles
qu'of
|
ANR
dE
repréfentoic
alors.
on
y
trouva
rien
à
redire,
|
ce
dep.
&
lui
demanda
pardon.
Le
Roi
fe
contenta
de
a
L
re
vulg.
41.
foûmifhon,
&
le
renvoya
,
après
lui
avoir
fait
même
quelques
préfens.
On
blime
Agrippa
d'ingraritude
«
envers
Silas
;
(a)
à
qui
il
avoir
de
rrès
-
grandes
obligations
,
&
qui
lui
avoit
rendu
des
fervices
cffeniels
dans
-
fa
premiere
fortune.
Agrippa.
le
récompenfa,
en
lui
donnant
la
Charge
de
Général
de
toutes
fes
troupes
:
mais
Silas
abufant
del
liberté
qué
ee
fervices
lui
donnoïent
,
traitoit
Agrippa
plütôs
comme
fon
égal,
que
on
Maitre,
vans
|
tant
nr
ds
fes
fervices.,
&
rappellanc
|
au
Roi
le
fouvenir
de
fes
premieres
difgraces,
|
Agrippa
fatigué
de
ces
difcours,
ôra
à
Silas
le
|
commandement
qu'il
lui
avoit
us
,
&le
fe
|
arrêter
prifonnier.
Après
que
fon
refflentimenr.
fie
palé,
&
que
la
raifon
eut
repris
la
place
de
la
|
colere,
,
Agrippa
voulut
le
rétablir.
Maïs
Silas outré
|
de
dépit
à
à
caufe
de
l'injure
qu'il
avoit
recûé,
dé
|
clara
hautemenr
qu'il
ne
ceferoit
jamais
de
lé
|
faire
des
reproches
de
c
ce
qu
il
avoit
fait
pour
Jui
.
|
ne
-de
|
Se
_
‘Ag
ippa
a
fon.
F
Se
à:
Calciue,
qui
le
haïl
foit
,
le.
ri
mourir
:
ufr
se.
—
_qu4
"Agri
ippa
eut
K
endu
Pefprir
IE
…
=
_
Peu
ne.
que
ses
fut
arri
Er
po
Nouy
Desr
Li
If.
re
de
l'Empereur
Claude.
Cette
action
für
fort
def.
approuvée
des
principaux
de
la
ville;
&
Agrippa
_
en
prévoyant
les
conféquences
,
alla
trouver
Pé-
_trone,
qui
étoit
encore
Gouverneur
de
Syrie,
au
Fe
Par
XL
4044,
de
[:
C.44.
de
l'É-
re
vulg.
414
couvernement
duquel
la
ville
de
Dor
appartenoït,.
comme
étant
de
la
Phénicie.
Pétrone
envoya
aufli-
tôt
à
Dor
Proculus
Vitellius
Centenier,
pour
lui
:
amener
les
coupables,
&
écrivit
aux
Magiftrars:
_de
la
ville
une
Eertre
fort
fèvere,
pour
lesobli-
ger
à
livrer
les
auteurs
du
trouble,
&
à
laifer
aux
Juifs
la
liberté
,
que
l'Empereur
venoit
de
leur
accorder
dans
toute
létenduë
de
l'Empire.
Ainfi
cette
affaire
n'eut
point
de
mauvaifes
fuites.
Agrippa
fe
voyant
tranquille
dans
fon
Royau-
me,
s'appliqua
à
gagner
l'affection.
de
fes
peuples:
H
y
réufhit
aifément
;
&
pour
leur
donner
des
-
marques
de
fon
affection,
il
leur
remit
le
tribuc
mer
ct
Se
"1
AN
pv
M-
4045.
de
X
C--
45.de
l’Ere
vul--
QALC
420
que
chique
maifon
lui
devoir.
(4}
Il
entrepric
auf
d'environner
d'une
muraille
très-forte
une
grande
augmentation
de
maifons,
que
Pon
avoir
baries
au
feptentrion
de
Jerufalem
,
&
donc
if
vouloit
faire
comme
une
nouvelle
ville.
On
non:
È
see
LnOME
‘ville
meuve
;
&
le Roi
n'avoir
épargné
ni
{on
ar:
gent,
ni
celui
du
peuple,
pour
obtenir
ded’Em>
pereur
la
permiflion
de
la
fortifier.
(#)
On
pré=
CR
n'eut
pas
beaucoup
de
peine
d'obtenir
de
€hude
ce
qué
l'on
demandoït
;
Shen
3
“(a
)
Antig.
Li
CET
…
(b)
Ari.
l19.0
7.
alien
+
no
ÆS
2
i
TT
CE
PS
AO
4:
de
“Casder
Cu
AP.
X
158
HisToIRE
DES
JUrrs,
—
vrage
:
mais
Vibius
Marfus,
qui
avoit
fuccedé
AN.
DU
M:
Cerre
année
quarante-deuxiéme
à
Pétrone,
in-
El
forma
l'Empereur
de
l'encreprife
d'Agrippa,
&
M
re
vulg.
42,
lui
fr
appréhender
quelque
révolte
de
la
part
des.
Juifs.
Ce
qui
obligea
Chude
à
lui
défendre
de
continuer
cet
ouvrage.
Saint
Pierre
après
avoir
annoncé
JEsus-CHRIsT
a
1
Gain
Pierrevient
dans
les
Provinces
de
Pont,
de
Galatie,
de
Bi
‘àRome
fous
lEm-
pire
de
Claude.
thynie,
&
autres
Provinces
voifines,
vint
à
Rome,
|
qui
étoit
le
lieu
que
les
autres
Apôtres
(4)
lui
2
Rent
:
;
n
—
à
k
avoient
principalement
afliggé
pour
fon
partage
dans
la
prédication
de
l'Evangile.
Il
yvincenvis
|
ron
vingt-cinq
ans
avant
fa
mort
,
en
la
deuxiéme
année
de
l'Empire
de
Claude.
(4)
On
croit
que
|
faint
Marc
l'accompagna
dans
ce
voyage
;
car
les
|
Anciens
(c)
nous
apprennent
qu'il
étoit
l'inter
|
_préte
&
le
fidèle
Difciple
de
cet,
A
pôrre.
Saint
Pierre
…
|
y
fi
plufeurs
Difciples
qu'il
convertit,
non-feu-
W
lement
du
nombre
des
Juifs,
mais
aufh
dunom
bre
des
Genrils
;
&
cette
nouvelle
Eglife
devinr
bien-tôt
célébre
dans
tout
le
monde,
par
fa
foi
&
fon
obéiffance.
(d)
C'eft,
dit-on,
(e)
dans
ce
À
voyage
que
faint
Pierre
vit
àRomePhilonleJuis
&
qu'il
eut
diverfes
conférences
avec
lui.
Onpré
rend
ipême
(f)
qu'ils
firent
amitié
enfemble.
Mais
le
principal
fujer
du
voyage
de
faint
Pierre,
étoit
de
combattre
Simon
lé
Magicien,
(g)
qui
ayant
Eufeb.
1.
3.0.
14.
biff.
Ec-
7.
de
Viris
illuftr.
c.1.
.
rer
Fil.
L
3.
|G:
D
Do
ho.
DS
Cure
el
ÉTOILE
|
Er
pu
Nouv.
7
Lio
ll.
159
‘quitté
Samarie,
_
parcouroît
les
pays
où
JEsus-
CHRIST
n'avoit.
point
encore
été
prêché,
&
1.
riva
enfin
à
Rome
fous
l'Empereur
Claude.
_
Ce
fur-là
que
fe
fervant
des
fecrets
de
{a
ma-
gie,
il
ft
aux
yeux
du
peuple
Romain
un
fi
grand
An
pu
M.
4045.
de
&.
Cas.
de
V'E-
re
ne
PA
Te.
nombre
de
preftiges,
qu'il
y
fut
regardé
comme
un
Dieu,
&
y
reçut
les
honneurs
divins,
fi
lon
en
croit
divers
Anciens,
(4)
Mais
faint
D
fic
connoître
fes
fourberies,
&
afloiblit
fon
autorité,
tant
par
fes
difcours,
que
par
fes
miracles;
&
quand
il
fut
obligé
de
quitter
cette
Capitale
de
l'Empire,
_
il
y
lala
une
Eclife
nombreufe
&
floriffante,
ca-
pable
de
difiiper
les
ténébres,
que
cét
ennemi
:
cherchoir
de
répandre
fur
la
verité
de
l'Evangile.
Cette
même
année
quelques
Fidéles
originaires
de.
Cypre
&
de
Cyrene
|
b)
qui.
étoient
du
nom-
bre
des
premiers
Difci
les
des
Apôtres,
&
de
ceux
que
la
perfécurion
excitée
à
l'occafon
de
fine
Étienne,
avoit
difperfez,
vinrent
à
Antioche,
&-
commencerent
à
y
prècher
aux
Grecs,
c'eft-à-
dire,
aux
Gencils
convertis,
,aufquels
L
la
porte
de
l'Ev:
gile
avoit
été
ouverte
par
la
converfo
-
tème
de
Corneille.
Ils
frent
plufieurs
mir
acles
dans
_
cette
ville,
&
y
gagnerent
plufieurs
ames
à
Dieu.
Il
ya
allez
d'apparence
que
Îles
principaux
de
ces
Prédicateuts
étoient
Luce
de
Cyrene,
Simon
le
”
Noir,
&
Manahem
.
dont
on
parlera
Ci-ap
:
L'Églife
de
Jerufalem
ayant
appris
1
eur
fuccès
de
cette
pren
&
que
len
nbre
des
"+
Juffin.
réh
&.
20.
Terrnl.
Apologer.
c,
13.
En.
|
Jeb.
L
2,614
Cyril,
Cath.c.
Ang.
Saint
Barnabë
vient
à
Antioche.
|
|
|
TT-
=.
.
te
HISTOIRE
DES
JUtrs,
-
:
RO
—-
Fideles
'augmentoit
à
Antioche,
y
envoya
faint
E.
AN
DU
D
Barnabé,
qui
fut
témoin
des
merveilles
que
la
Cu.
Es
grace
de
Dieu
avoit
joperées
dans
leur
cœur.
I
“re
vulg,
42.
€xhorta
ces
nouveaux
Fidéles
à
perfeverer
dansle
—
fervice
du
Seigneur,
&
en
augmenta
beaucoup
le
©
.
nombre
par
fes
inftruétions
&
par
fa
vertu;
ca
|
C'étoit
un
homme
vraiment
bon,
animé
du
Saints
Efprit,
&
plein
dé
foi
&
de
zéle
pour
le
falut
des
|
autres.
Il
étoit
même
rempli
de
l'efprit
de
prophé
tie,
&
avoir
recû
de
Dieu
le
don
de
la
fcièence
à
&
de
la
parole.
Voyant
que
la
moiflon
étoit
grande
en
LÉ
RES
RE
RES
\
:
:
|
4
;
|
i
ù
*
ki
à
Antioche,
&
que
les
ouvriers
n’y
étoient
pag
en
aflez
grand
nombre,
il
äila
à
Tharfe,
pour
y
…
chercher
faint
Paul,
qui
lui
étoit
connu
depuis
…
long-tems
;
&
layant
trouvé,
il
lamena
à
An
|
tioche,
où
ils
demeurerent
enfemble
deux
ans
en-
…
tiers.
Ils
y
frent
une
fi
grande
quantité
de
con
verfions
,
que
le
nombre
des
Fidéles
croiïffant
tous
les
jours,
on
commença
à
les
y
connoître
fouske.
nom
de
Chrétiens.
Et
c'eft-R
où
ce
nompritfon
origine,
&
d’où
il
fe
répandit
bientôt
dans
tout
l'Empire.
Jufques-là
les
Difciples
de
JEsus-CHRIST
me
fe
qualifioient,
que
du
nom
de
Freres,
de
|
|
SA
OR
CR
_Magmifencæ
…
Entre
les
effets
de
la
magnificence
&
de
ki
#
ed"
berdlié
d'Agrippa,
Joféph
(4)
me
le
hâte,
=
Jamphithéarre,
les
bains
&°les
galeries
quilfte
{
a)
+
es
7.
ftades
fon
ET
DU
NOM
PES
T
AM
Le
II.
Ter
peuple
au
milieu
de
la
paix,une
image
de
la
guerre,
7
=
il
fit
venir
dans
Pamphithéatre
quatorze
cens
hom.
AN
Du
M.
as
LL
4045.
de
J.
mes
condarmnéz
à
mort,
que
l’on
fépara
en
deux
&
Je
debre
troupes.
Leur
combat
fut
fiopiniâtre,
que
de
tout
re
vulg.
42,
en
vie.
2
De
Béryte
il
vint
à
Tibériade
;
&
comme
il
£toit
fort
confideré
des
Princes
fes
voifins,
il
sy
trouva
bientôt
avec
lui
cinq
Rois;
fcavoir,
An-
tiochus,
Roi
de
Comagéne
;
Sampfigeran
,
Roi
des
Emeféniens
;
Cotis
,
Roi
de
la
petite
Arménie;
Po-
ce
grand
nombre,
il
n'en
demeura
pas
un
feul
_lémon,
Prince
de
Ponts
&
Hérode,
Roi
de
Calcide:
Agrippa
fe
fentit
crès-honoré
d’une
pareille
vifite,
&
n'oublia
rien
pour
traiter
ces
Rois
avec
la
ma-
gnificence
convenable.
Comme
ils
étoient
tous
enfemble,
Marfus,
Gouverneur
deSyrie,
vint
aufls
pour
le
voir.
Agrippa
par
refpe@t
pour
le
nom
&
la
grandeur
Romaïne,
alla
fept
ftades
(2)
au-de-
vant
de
lui,
ayant
avec
lui
dans
le
même
chariot
les
cinq
Rois
qui
l'étoient
venus
voir.
Cette
srande
union
entre
tant
de
Princes,
déplut
à
Marfus.
I
“en
craignit
les
conféquences.
Il
leur
fit
{cavoir
à
tous
qu'ils
s’en
retournaflent
dans
leurs
Etats.
Ce
qui
offenfa
fi
fenfiblement
Agrippa
contre
lui,
qu'il
écrivit
avec
beaucoup
d’inftance
à
Claude,
pour
le
prier
de
retirer
Marfus
du
gouvernement
de
Syrie.
Mais
fa
Lettre
n'eut
fon
effet
qu’apres
fa
mort
arrivée
Pannée
fuivante..
RE
A
*
Quelque
rems
après,
il
vint
à
Jerufalem,
&
ôta
Cruer,
XI
fiat:
j
a
SA
>
FN
TL
due
le)
e
S.Jacs
Le
Pontificar
à
Mathias,
fils
d’.
anus
;
POUT
EN
TE»
ques
le
Majeur,
…
a.
pas
D
TT
Er
ver
2:
PRE
LADGRAE
res
nn
en
aepes
t
ES
PSE
ETS
IR
EE
ON
À
Tome
IV.
E
RP
ee
SE
CE
sr
RES
prnaerese-silénrenmnnenes
An
ou
M.
4047.
de
J.
C.47.dePE-
se
vuls.
44.
162
HiIsTOIRE
DES
JUIES,
vêcir
Elionée,
fils
de
Cithæus.
(4)
Et
comme
il
cherchoit
en
toute
maniére
à
faire
plaifir
aux
Juifs,
érant
lui-même
fort
zélé
pour
fa
Religion,
il
fe
mit
à
perfécuter
lEglife.
(6)
Il
fit
donc
arrêter
faint
Jacques
le
Majeur,
qui
étoit
alors
à
Jeru-
falem,
&
le
fit
décapier.
Saint
Clément
d'Ale-
xandrie
(s)
raconte
comme
une
chofe
qu'il
avoit
apprife
par
la
tradition,
que
le
foldat
qui
avoit
arrête
faint
pas
,
&
qui
l’avoit
amené
devant
les
Juges,
fut
fi
touché
de
la
générofité
avec
la-
quelle
il
confefloit
Jefus-Chrift,
qu'il
déclara
qu'il
étoit
luimême
Chrétien
:
De
forte
qu'il
fut
con-
damné
à
avoir
la
tête
tranchée
avec
lui.
Comme
on
les
menoit
tous
deux
enfemble
an
martyre,
ect
homme
demanda
en
chemin
pardon
à
PApé-
tte.
Celui-ci
héfira
un
peu
;
puis
tout
d'un
coup
il
lembrafa,
&
lui
dit
:
La
paix
foit
avec
vouss
c
;
=
—
|
(4)
Epiphan.
bare
pe LÉ
2
—
s
»°
=
<£
5e
dr
«Da.
à
ES
RCSANELE
EEE
NET
PU
TRE
EE
AUTRE
IE
MR
CNMRU
A
Du
sr
pu
Nouv:
FESsTA
Ms
Liv.
IT,
165
|
pour
Âpôtre:
(4)
mais
on
ne
trouve
pas
de
bon-
nes
preuves
de
cette
prétention.
On
ne
fçait
pas
non
plus
Le
téms,
ni
loccafion
de
la
tranflarion
de
fes
reliques
à
Irie
en
Galice,
&
de-là
à
Com-
poftelle.
Au
fixiéme
fiécle,
()
on
croyoit.encore
que
fon
corps
étoir
en
Paleftine.
:
-
La
mort
de
faint
Jacques
arriva
un
peu
avant
Pâques,
qui
tomba
cette
année
lez.
d'Avril.
Et
Agrippa
voyant
que
la
mort
de
ce
faint
homme
“avoit
été
agréable
au
peuple,
fit
auflr
atrècer
Pierre,
(c)
qui
fe
trouva
alors
à
Jerufalem.
Ille
ft
pren-
dre
pendant
le
jour
des
azymes,
attendant
pour
le
faire
mourir,
que
les
fept
jours
de
la
Pique
AN
ou
M.
4047.
-de-J.
C.47.delE-
re
vulg.
44
Saint
Pierre
eft
mis
en
prifon.
fuflent
pañlez
;
car
l’on
ne
faifoit
ordinairement
mourir
perfonne
pendant
les
jouts
de
la
Fète,
fur
_
tout
depuis
que
la
Judée
avoir
été
renduë,
avec
le
droit
de
vie
&
de
mort,
à
un
Prince
de
là
Re-
ligion
des
Juifs.
Agrippa
voulut
donc
faire
un
exemple
de
la
mort
du
Prince
des
Apôtres,
&
le
faire
mourir
en
préfence
de
tout
le
peuple.
11
le
fic
mettre
dans
une
prifon
,
attache
par
deux
chat
nes
à
deux
foldats
qui
ne
le
quittoient
jamais
;
&
gardé
par
deux
autres
qui
étoient
à
la
porte
de
la
prifon.
Ainf
il
avoir
feize
foldats
qui
fe
fucce-
doient
les
uns
aux
autres
quatre
à
quatre,
&
qui
étoient
deftinez
à
le
garder.
|
_
_
Cependant
toute
FEglife
de
Jerufalem
faifoit
à
Dieu
d'inftantes
prieres
pour
la
délivrance
de
faint
Pierre.
Or
la
nuit
qui
préceda
le
jour
qu'Agrippa
|
a)
Vide
Baron.
SE
RTL
(ce)
4%.
x
I.
3e
ds
5.
É90.
—
|
XA
CB)
Fortunar,
Piflav,
L,
8,
64.
À
Re
M.
4047.
de
Ï}.
C.47.de
PE-
re
vulo.
44.
_comment
Dieu
l'avoit
délivré.
En
même
rems.
il
164
HISTOIRE
DES
JUIFSs,
devoit
le
faire
mourir
,un
Ange
vint
dans
la
pri-
fon
; &
ayant
frappé
Pierre
au
côté,
il
léveilla,.
&
lui
dit
de
fe
lever,
de
s’habiller,
&
de
le
fuivre.
En
même-tems
les
chaînes
qu'il
avoit
aux
mains,
fe
détacherent
&
romberent
;
&
l’Ange
ayant
ouvert
toutes
les
portes,
le
mena
à
travers
les
corps
de
garde,
avec
une
Jumiére
que
lui
feul
voyoit,
jufqu'à
la
derniere
porte
qui
étoit
de
fer,
laquelle
s’ouvrit
d'elle-même
à
leur
approche.
Alors
ils
fe
trouverent
dans
la
Ville;
&
PAnge
conduifit
Pierre
encore
le
long:
d’une
ruë,
&
puis
difparut.
;
Saint
Pierre,
qui
jufques-là
n'avoit
recardé
ce
qui
fe
pañloit
que
comme
un
fonge,
comprit
que
Dieu
l’avoit
miraculeufement
délivré
de
[x
main
d'Hérode,
&
de
la
fureur
des
Juifs,
qui
s’atten-
doient
de
voir
le
lendemain
fon
fupplice.
Après
avoir
donc
reconnu
où
il
étoit,
ik
alla
frappera
la
porte
de
Marie,
mere
de
Jean
Marc,.où
un
grand
nombre
de
Fidéles
éroient
enfermez,
&
enprieres.
Une
férvante
nommée
Rode
,
étant
venuë
à
la
porte,
demanda
quicétoit
;:
&
ayant
oùi
la
voix.
de
Pierre,
elle
en
fut
fi
tranfportée
de
joye
que
fansluiouvrir,
elle
courut
dire
que
c'étoit
Pierre
On
ne
la
vouloit
pas
croite;
&
on
difoir
que
c'étois
plûtér
fon
Ange
,
qui
prenoït
fa
voix
&
fa
figure.
_
Toutefois
comme
il
continuoit
à
heurter,
on
lui
_
alla
ouvrir,
&
on
reconnut
que
c'étoir
lui-même.
_
On
peut
juger
de
l'éronnement
&
de
la
joye
dés
_
Fidéles’äce
fpectacle,
&
de
leurempreflemenr
à
oir
ce
qui
lui
étoit
arrivé.
Il
leur
fit
figne
de
.
afin
qu'ils
fe
cüflent,
&
leur
raconta
ET
pu
Nouv.
TEsTaM.
LV.
II.
56
Fee
leur
dit
d’en
avertir
faint
Jacques
le
Mineur,
Evé-
que
de
Jerufalem
,
&
les
autres
freres,
qui
pou-
FR
voient
être
affemblez,
&
en
prieres
dans
quel-
G
47.
del
qu'autre
lieu.
_
:
_
revuls.
44
Quand
il
fut
jour,
il
y
eut
grand
trouble
parmi.
”
les
foldats,
pour
fçavoir
ce
qu'étoit
devenu
Pierre
Leur
prifonnier.
Agrippa
l'ayant
envoyé
chercher,
on
ne
le
trouva
point.
Il
ft
donner
la
queftion
aux
foldats
de
la
garde
;
&c
n'en
ayant
rien
pû
appren-
dre
,
illés
ft
mener
au
fupplice.
Aufli-tôt
après,
Agrippa
s’en
alla
à
Céfarée
de
Paleftine
,
où
il
fr
célébrer
des
jeux
en
l'honneur
de
l'Empereur
Claude,
(4)
où
toutes
les
perfonnes
confidérables
|
du
pays
étoient
affemblées.
Ceux
de
«Tyr
&
de
À
Sidon,
qui
avoient
offenfé
Agrippa,
y
vinrent
-en
grand
nombre,
pour
lui
faire
fatisfaétion.
Il
leur
donna
jour
pour
leur
parler;
&
c'étoit
le
fe-
À
cond
jour
des
jeux.
Il
vint
à
l'heure
marquée
de
|
grand
matin
au
théatre,
&
s'aflic
fur
fon
trône,
vêtu
d'une
robe
royale
toute
tifluë
d’argenr,
&
à
_
d'un
ouvrage
admirable.
Le
foleil
à
fon
lever
don:
nant
{ur
fes
habits,
les
faifoit
briller
d’une
lumiére
|
À
fréclatante,
qu'on
ne
pouvoir
les
recarder,
fans
à:
ètre
touche
d’un
refpeét
mêlé
de
crainte.
Le
Roi
commena
à
parler
à
ceux
de
Tyr
&
de
Sidon;
&
1
comme
il
parloit
,
le
peuple
&
les
flatreurs
fe
1
mirent
à
crier
:
Ceft
la
voix
d’un
Dieu,
&
non
pas
d’un
homme.
Ils
ajoûterent
diverfes
autres
chofes.
à
fx
loüange.
=.
a
Le
Prince
trop
fenfible
à
lafeion
du
peuple,
-
Ro
.
À
Z
FETE
Ê
sn
©
Ca)
Pride
AB,
XAL
19:
dfiphs
Anrig
hr
10.
c.
7.
X:
ii};
An
pu
M
C4
re
vulg.
44.
LG.
AÉIISTOLRE
DES
JUIFS.:
—
n'eutpas
foin
de
rejeter
ces
acclamations
&
ces
Dur,
de
|
natteries
impies.
En
même
tems
il
apperçut,
dit
2
ii
LE.
Jofeph,
un
hibou
perché
fur
une
corde
au-deflus
de
fa
cête.
Alors
il
fe
fouvint
de
ce
qui
lui
avoit
éte
prédit
aflez
long-rems
auparavant
,
étant
à
Rome
:
=
:
.
ÿ
.
;
/
un
pareil
oifeau
,
qui
lui
préfageoit
fa
liberté
pro-
chaine;
que
quand
il
le
verroit
pour
la
feconde
fois,
il
n'’auroit
plus
que
cinq
jours
à
vivre.
Agrippa
frappé
de
cer
objet,
s'effraya,
&
tout
d'un
coup
lAnge
‘du
Seigneur,
dit
faint
Luc,
le
frappa;
parce
qu'il
n'avoit
pas
rendu
gloire
à
Dieu
,
.en
fe
laiflant
traiter
comme
une
Divinité.
Il
fentit
un
grand
mal
de
cœur,
avec
des
douleurs
violentes
dans
les
entrailles.
Alors
il
dit
à
ceux
qui
un
peu
auparavant
de
révéroient
comme
un
Dieu,
&
le
prioient
de
leur
être
favorable
:
Voila
celui
que.
vous
vouliez
flatrer
de
l'immortalité,
tout
prèc
à
mourir;
vous
voilà
maintenant
convaincus
de
menfonge
:
mais
il
faut
vouloir
ce
que
Dieu
veut.
.
J'érois
crop
heureux,
&
il
n'y
avoit
paint
de
Prince.
dont
je
dûffe
envier
la
félicité.
En
difant
ces
mots,
_
il
fencic
fes
douleurs
s'augmenter;
&
il
fallut
le
reporter
dans
fon
Palais.
=
Bien-tôt
le
mal
devint
fi
grand
:
que
Je
brune
|
épandit,
qu'ilétoit
prêt
de
rendre
l'efprit.
Aufh-
tôt
tout
le
peuple
couvert
d’un
fac,
&
dans
Phu-
miliation
,
fr
des
vœux
&
des
prieres
à
Dieu
pour
la
confervation
de
ce
Prince.
Tour
l'air
reentic
de
cris
&
de
pleurs;
&
Agrippa
qui
étoit
dans
k
la
plus
haute
de
fon
Palais,
les
voyant
éprofternez
le
vifage
contreterre,
ne
dans
les
liens,
lorfqu'il
vit
pour
la
premiere
fois
*
2&
H
D
CRUE
STE
A
MATE,
K:
ET
pu
Nouv.
FEsTaM.
Liv.
IT.
67
put
retenir
fes
larmes
:
mais
fon
arrêt
étoit
pro-
noncé.
Il
mourut
enfin
au
bout
de
cinq
jours,
ac-
cablé
de
douleurs,
&
rongé
de
vers.
Dès
qu’on
{cut
autrement
Samarie,
en
firent
des
réjoüiflances
pu-
bliques,
&
commirent
des
infolences
étranges
contre
fa
mémoire
&
contre
l'honneur
de
fes
filles
;
à
quoi
fes
propres
foldats
prirent
grande
part.
Ce.
qui
fait
juger
le
peu
de
fonds
que
lon
doit
faire
fur
les
témoignages
exceflifs
de
refpect
&
d'affec-
tion
,
que
les
peuples
peuvent
rendre
à
leurs
Princes
pendant
leur
vie.
Ils
arracherent
du
Palais
les
fta-
euës
de
fes
filles
,
&
les
porterent
dans
des
lieux
de
proftitution
,
leur
faifant
mille
outrages,
qu'il
n’eft
pas
permis
de
rapporter.
Ils
firent
des
feftins
dans
_
lesrués,
où
avec
des
couronnes
de
fleurs
fur
leurs
_
têtes,
ils
offrirent
des
facrifices
à
Charon,
comme
en
actions
de
graces
de
la
mort
de
leür
Prince,
&
de
fon
tranfport
dans
l'enfer.
Par
la
mort
d'Aorippa,
la
Judée
retomba
de
nouveau
fous
la
domination
des
Romains;
&l'Em-
péreur
Claude
la
réduifit
en
Province,
&
lui
en-
voya
pour
Gouverneur
Cufpius
Fadus,
(4)
&
dé-
fendie
à
Marfus
Gouverneur
de
Syrie,
de
s'en
_
mêler,
à
caufe
des
différends
qu'il
avoir
eus
avec
Aogrippa.
E’Empereur
recommanda
à
Fadus
de
faire
une
fevere
réprimande
à
ceux
de
Céfarée
&
de
Sebafte,
fur
les
infolences
qu'ils
avoient
com.
mifes
contre
la
mémoire
d’Agrippa,
&
contre
les
Princeffes
fes
filles.
Il
lui
ordonna
aufi
d'envoyer
|
(a)
Antig.l,
19
6
7
©
de
Bello
so
Le
:
Le
Sr
dE
re
ds
sh:
4047.
de
J.
-
ee
|
C.47.delEe
qu'il
étoit
mort,
ceux
de
Céfarée
&
de
Sebafte,
re
vulg.
44.
_
168
HisTOIRE
DES
JUTES,
|
|
——
dans
le
Pont
les
récimens
de
cavalerie
de
ces
deux
|
‘se
4
M:
villes,
&
cinq
cohortes
d'infanterie
compofces
de
és
ae
leurs
habitans
;
&
de
faire
venir
des
foldats
de
revulg.44.
Syrie,
pour
mettre
à
leur
place.
(4)
Toutefois
cer
ordre
ne
fut
pas
execuré.
Ces
deux
villes
ayant
envoyé
des
Députez
à
Claude
pour
l'adoucir,
il
permit
que
ces
foldats
demeuraflent
dans
la
Judée;
ce
qui
fut
le
commencement
des
maux
dont
elle
|
fut
depuis
afigée,
&
la
femence
de
la
guerre
qui
|
arriva
fous
le
gouvernement
de
Florus.
À
A]
"os
xn,
Cependant
la
Religion
Chrétienne
prenoit
toù-
|
Paul
&Barmabé
JOUrS
de
nouveaux
accroiflemens.
Saint
Paul
&
|
Rois
eue
Cine
Barnabé
firent
de
grands
fruits
à
Antioche.
des
Fidéls
d'A
Alors
la
famine
qui
arriva
en
la
quatrième
année
es.
de
Claude
,
&
qui
avoit
été
prédite
par
le
Pro-
phéte
Agabus,
qui
éroit
venu
quelque
tems
au=
paravant
de
Jerufalem
à
Antioche,
(b)avoit
réduit
à
les
Fidéles
dé
Jerufalem,
qui
avoient
abandonné
leurs
biens,
dans
une
grande
néceflité
&c’eft
pour-
quoi
les
Freres
de
l'Eglife
d’Antioche
réfolurent
de
leur
faire
part
de
leurs
biens,
chacun
felonfes
|
facultez.
Saint
Paul
&
faint
Barnabé
fe
chargerent
L.
_
décesaumônes,
&
les
porterent
à
Jerufalem,
où
|
ils
Les
mirent
entre
les
mains
des
Anciens
de
lEgli
fe
,
pour
les
diftribuer
felon
les
befoins
de
chacun.
Après
quoi
faint
Paul
&
faint
Barnabéretournerent
à
Antioche
,
menant.avec
eux
Jean
Marc,
pouf
_
leur
fervir
dans
le
miniftere
de
l'Apoñtolar.
(c)
Oril
y
avoit
alors
dans
l'Eolife
d'Antioche
quel:
ME
D
ane
28
RE
LS
#
fi
de
OR
CRE
DR
127,28.
.
SE
se
+.
4
RP
SR
TEST
CARTER
PHRISENRE
FPRAGOTAN
IEEE
Es
ADR
LEE
mn
SET
ETpu
Nouv.
TESTAM.
Liv.
II.
169
ques
Prophètes
&
quelques
Docteurs
;
fçavoir,
Barnabé,
(4)
Siméon
,
ou
Simon
le
Noir,
Luce
de
Cyrêéne
,
Manahem
,
&
Saul
où
Paul.
Ces
Saints
étoient
occupez
aux
diverfes
fonétions
de
leur
mi-
niftere,
à
la
priere
&
au
jeûne.
Pendant
qu'ils
étoient
dans
ces
exercices,
le
Saint-Efprit
leur
dit
par
quelques
Prophétes
,
de
lui
féparer
Paul
&
AN
pu
M.
4047.
de
J.
C.
47
.de
VE
re
vulg.
44.
#
Barnabe
,
pour
l'ouvrage
auquel
il
les
avoit
defti-
nez;
c'eft-a-dire,
pour
le
miniftere
de
PApoftolar,
&
de
la
prédication
de
l'Evangile.
Alors
toute
l'E-
glife
jeûna
&
pria
;
Luce
&
Manahem
impoferent
les
mains
à
Paul
&
à
Barnabe,
&
on
les
envoya
prècher
par-tout
où
le
Saint-Efprit
les
conduiroir.
Ils
furent
deftinez
principalement
à
annoncer
l'Evangile
aux
Gentils,
&
on
les
abandonna
à
la
grace
de
Dieu.
…
_—
_
Ce
fut
apparemment
cette
même
année
que
faint
Paul
eut
ces
grandes
révélations
dont
il
parle
aux
Corinchiens,
(db)
&
qu'il
fut
ravi
jufqu'au
croifiéme
Ciel
,
jufqu’en
Paradis,
où
il
oüit
des
des
nryfteres
qu'il
n’eft
pas
permis
à
un
homme
de
Révelations
fais
tes
à
S.
Paul.
déclarer,
&
que
les
hommes
vivans
fur
la
terre
ne
pourroient
pas
comprendre,
Il
nous
dit
lui-même
qu'ilne
fçair
fi
ce
fut
avec
fon
corps,
ou
fimple-
ment
en
efprit.,
qu’il
fut
ravi.
Mais
on
ne
peut
douter,
qu'il
n’y
ait
été
rempli
de
cette
plénitude
de
lumiere,
defcience,
d'ardeur,
&
de
zéle,
qui
paroïflent
dans
toutes
fes
Epitres.
Quelques
anciens
hérériques,
(c)
&
quelques
dévots
imprudens
(4)
Lg
in
ou
trafl.
98,p.
199.
2005228
|
.
(d)
Soxzomer.
li
7.0.
19.
L
(a)
AË
Xe
_
{b})
2.
Cor.
XIL
2,
3.2.
(c)
Epiphan.
haref.
38.
0,
2,
Tome
IV,
-
AN
pu
M.
4047.
de
J.
C.47.
de
l'E:
re
vulo.
44.
Fadus
Gouver-
:
neur
de
Judée.
170
HISTOIRE
DES
JUIFS,
fe
vantoient
autrefois
d’avoir
un
Livre,
qui
conte:
noit
toutes
les
merveilles
que
faint
Paul
n'avoir
pas
voulu
découvrir
aux
Fidéles.
On
prétendoit
même
avoir
trouve
ce
Livre
dans
la
maifon
de
ce
Saint
à
Lharfe.
Mais
cer
Ecrit
eft
aujourd’hui
en-
feveli
dans
l'oubli;
&
on
peut
afsürer
que
l'Eglife
n’y
perd
rien
:
car
C'étoir
un
ouvrage
de
ténébres,
&
non
de
lumieres,
plus
propre
à
détruire,
qu'à
édifier.
|
|
Lorfque
Cufpius
Fadus
arriva
en
Judée,
il
trouva
que
les
Juifs
de
de-là
le
Jourdain
aveient
pris
les
armes
contre
la
ville
de
Philadelphie,
qui
eft
la
même
que
Rabbat,
Capitale
des
Ammoni-
tes.
Fadus
ft
arrêter
les
trois
principaux
chefs
de
cette
entreprife.
Le
principal
nommé
Annibas,
fut
RAT
LS
LCR
BE
de
dE
Re
Do
RO
4
RP
RE
es
BEA
LE
RE
LES
mis
à
mort;
&
les
deux
autres,
Amram
&
Fléazar,
furent
bannis.
Il
purgea
enfuite
la
Judée
des
voleurs
qui
la
pilloient,
&
fit
punir
un
de
leurs
Chefs
,
nommé
Prolomée,
qui
avoit
commis
de
grands
défordres
dans
l'Idumée
&
dans
PArabie.
(4)
La
famine,
qui
avoit
commencé
dès
l'année
pré:
cédente,
continuoit
à
défoler
toute
la
Judée;
&
|
Jofeph
(8)
dit
qu'elle
afigea
ce
pays
pendant
plu-
fieurs
années,
{ous
le
gouvernement
de
Fadus
&
de
Tibere
Alexandre
fon
fuccefleur.
Hélene
Reine
des
Adiabéniens
,
dont
on
a
parlé
ci-devanc,
étant
venué
à
Jerufalem,
foulagea
beaucoup
le
peuple
dans
cette
extrémité,
({
c}
Elle
ft
acheter
quantité
de
bled
à
Alex
andrie
,
&
des.
figues
féches
en
intig.
XXE
|
(c)
dotiqu
le
20.
+
2e
=
ee
—
|
#
Fr
beloin,
&
s'acquit
beaucoup
de
réputation
par
fa
ET
pu
Nouv.
TESTAM.
Liv.lI.
171
É
;
;
CS
À
\
+,
5
NES
:
Cypre,
qu'elle
diftribuoit
à
ceux
qui
en
avoient
Le
}
Fr
à
OZT.
de:
»
magnificence
&
fa
libéralité.
Le
Roi
Izate
fon
fils,
Cu
s.
ee
Ets
À
ayant
appris
l'érat
où
cette
famine
réduifoit
la
revulg.
38.
Judée,
envoya
aufli
de
grandes
fommes
d'argent
aux
Magiftrats
de
Jerufalem,
afin
qu'ils
en
afhf-
taflent
les
pauvres.
>
_
L'Empereur
Claude
pour
témoigner
l'honneur
>
Cafius
Longi-
qu’il
vouloit
rendre
à
la
mémoire
d'Agrippa
Roi
Li"
des
Juifs,
ôta
après
fa
mort
à
Marfus
le
gouver-
nement
de
la
Syrie,
ainfi
qu'il
Pen
avoit
inftam-
ment
prié
quelque
tems
avant
fa
mort,
&
lui
donna
pour
fuccefleur
Cafhus
Longinus.
Celui-ci
étant
arrivé
à
Jerufalem,
fit
venir
les
Sacrifica-
teurs
&
les
principaux
de
[a
ville,
&
leur
ordonna
de
la
part
de
l'Empereur,
de
remettre
dans
la
for-
terefle
Antonia
les
ornemens
pontificaux
,
dontil
n'étoit
permis
qu'au
Grand-Prêtre
de
fe
fervir,
pour
y
demeurer,
&
y
être
gardez
comme
autre-
fois
,
par
les
romains.
Les
Prêtres
&
les
Magiftrats
de
la
ville
n’oferent
soppofer
à
ces
ordres;
&ilne
leur
auroit
pas
été
für
de
le
faire,
parce
que
le
Gouverneur
avoit
amené
beaucoup
de
troupes
dans
Ja
ville:
Néanmoins
ils
prierent
Longinus
&
Fadus
de
leur
permettre
d'envoyer
des
Députez
à
l'Em-
pereur
,
pour
lui
demander
qu'il
lui
plût
leur
laifler
a
garde
de
cet
habit.
Ils
obtinrent
de
l'Empereur
ce
qu'ils
fouhaitoient,
étant
appuyez
par
le
credit
.
&
les
follicitations
du
jeune
Agrippa,
fils
du
Roi
Agrippa,
dont
on
a
parlé,
&
qu'on
élevoit
à
Rome
auprès
de
l'Empereur
:
mais
ils
ne
lPobtinrent
qu'à
condition
de
donner
leurs
enfans
pour
Otages;
ce
D
EE
ddr
envi
17%
HisTOIRE
DES
JUIES,
-
|
qu'ils
firent
fans
difficulté.
Claude
écrivit
en
même
P
à
j
tems
à
Fadus,
&
aux
Juifs
même,
le
28.
Juin
de
Cas.
del'E-
l'an
45.
de
l'Ere
vulgaire
;
&
il
leur
dit
qu'à
la
re
vulg.
45.
confideration
du
jeune
Agrippa,
il
leur
laifloit
la
garde
des
ornemens
pontificaux
du
Grand-Prètre,
&
de
fa
couronne,
(4)
ainfi
que
Vitellius
Gouver-
-neur
de
Syrie,
le
leur
avoit
déja
accordé
dix
ans
auparavant.
(4
}
ss
©
Hüoserot
de
Hérode
Roi
de
Calcide,
&
frere
du
Roi
Agrippæ
creer
demanda
aufli
alors
à
l'Empereur,
&
obtint
de
lui,
catuies
d'avoir
autorité
fur
le
Femple,
&
fur
Fargent
con.
facré
à
Dieu
;
&
le
pouvoir
de
donner
la
grande
Sacrificature
à
qui
bon
lui
fembleroit.
ILufa
en
même
tems
de
ce
pouvoir,
en
dépofant
Simon
.
Canthére,.
&
en
établiflant
en
fa
place
Jofeph
fils
de
Cani,
ou
de
Cami.
Après
la
mort
d'Hérode,
ce.
eh
Theudas
impo.
Sous.
le
gouvèrnement
de:
Fadus,,
(c)
un
im+
teur,
trempe
les
fi
à
+
J
+.
re
Tuifs.
À
pofteur
,
OÙ
un
magicien
NOMIME
Theudas
>.
qui
TE
TT
Sn
SRE
PE
PE
NE
EE
Tr
EP
ENNEMI"
SES
SONT
TC
|
(D)
L'an
35,
delre
valgrirs
F2
(ec)
Ang
RARES
7
<
_—
—
ET
DU-Nouv.
TEsTAM.
Liv.
II.
179
commencement
de
l’Eglife,
elle
étoit
très-céle-
‘bre,
puifque
dés
le
rems
des
Apôtres,
un
Prêtre
d'Afie
(4)
avoit
compofé
un
Livre
intitulé:
Les
voyages
de
faint
Paul
&
de
fainte
Thécle,
qu'il
attribuoit
à
faint
Paul.
Mais
ayant
été
convaincu
dé
cette
faufleté,
&
l'ayant
avoüée
à
faint
Jean,
il
fut
dépofé
pour
ce
fujer.
Saint
Méthode
(4)
nous
aflüre,
que
fainte
Thécle
étroit
inftruite
de
la
Philofophie
&
des
Belles-Lettres,
qu’elle
par-
doctrine
de
ce
faint
Apôtre,
elle
fut
comme
morte
à
toutes
les
paflions
de
la
jeunefle,
(c)
À
tous
les
fens
du
corps,
à
la
beauté
corporelle.
Il
ne
reftoit
de
vivant
en
elle
que
l'efprit
&
la
raifon.
Voici
le
précis
des
A@tes
de
fainte
Thécle
Éd
dont
perfonne
ne
concefte
l'antiquité,
&
qui
ont
étre
vis
&
citez
par
les
Peres.
Saint
Paul
Étant
venu
à
Icone,
fe
logea
chez
Onéfiphore
,
&
commença
à
y
prêcher
l'Evangile.
Thécle
qui
demeuroit
de
l'autre
côté
de
la
ruë,
vis-à-vis
la
chambre
où
étoit
lApôtre
,
écoutoit
nuit
&
jour
fes
inftruétions,
fans
que
rien
fût
capable
de
Pen
détourner.
Théo
clie
fa
mere
en
avertit
Thamyris,
qui
recherchoit
L
PET
AN
pu
M.
4048.
de
C.48.
de
FES
re
vulg.
45,
loit
avec
beaucoup
de
modeftie,
de
DCe,
&
d'éloquence
:
Et
pour
fa
fcience
évangelique
,
qu'efl
neceflaire
d'en
parler,
dit-il
,
puifque
c'eit
faint
Paul
même
qui
l'a
inftruite
,
&
qui
Fa
renduë
fçavante
>
Depuis
qu'elle
fur
imbuë
de
la
Thécle
en
mariage.
Ce
jeune
homme
qui
avoit
déja
parole
de
l'époufer,
éroit
des
premiers
de
la
(a)
Vide
Tertull.
de
Baptifino
;
€.
17.
Hieronym:
de
Virisilluffr.c.y.
À!
(Bb)
A£ethod.
conv.
Vire.
p.
94b.
|
Graht.
1.
p.
87.
88.
Écs
©
—
Zi
|
Ce)
ANDff
in
Cant.
homil.
14
1
(d)
Z#Spicileg.
PP.
J,
Ernie.
“AN
pu:M.
_
4048.
de.],.
C.48.de
lE-
revule.
45,
r80
HISTOIRE
DES
JUIrsS,
ville,
bien-fait,
riche,
Hberal.
(4)
Il
ft
ce
qu'il
pue
pour
lui-faire
quitter
la
réfolution
qu'elle
avoit
prife
de
garder
la
virginité.
La
mere
de
Thécle
,
&
fes
domeftiques
yemployerent
aufliinutilement
les
carefles,
les
exhortations
,
les
menaces.
(b}:
Voyant
qu'ils
pérdoient
leurs:
peines
,
ils
la
dé.
_férerent
au
Juge,
qui
la
éondamna
au
feu.
Fhe-
cle
fit
le
figne
de
la
croix
;
&
monta
fur
le
bucher.
La
flamme
ne
lendommagea
point,
(c)
On
en-
£endit
un
grand
bruit
foûterrain
;
la
rerre
s'ouvrit;
&.il
tomba
une
srofle
pluye
quiéteignit
le
feu.
:
Thécle
fortit
d'Icone,
&
alla
trouver
faint
Paül
qui
s'étoit
aufli
fauvé
de
cette
ville.
L'Apôtre
la
conduifit
à
Antioche,
où
Alexandre
Gouverneur
de
la
ville,
conçut
pour
elle
une
pañlion
violente.
Thécle
lui
ayant
fortement
refifté,
il
la
fit
con
damner
à
être
expolée
aux
bêtes.
{d)
En
atten-
dant
le
jour
du
fpeacle,
on
la
mit
chez
une:
Dame
nommée
Trifine,
qui
depuis
peu
avoit
perdu
fa
fille.
Falconille.
Quelques
jours
apres,
Thecle
fur
menée
au
theître
avec
cette
inferip=
tion
:
S'acrilege
:
ce
qui
marquoit
le
crime
prétendu
pour
lequel
elle.
étoit
condamnée.
Le
premier
jour:
une
lionne
ayant
été
Achée.
contre
elle,
au
dieu.
de
la
dévorer
,
vint
fe
jetter
à
fes
pieds,
&
com-
menca
à
les
lécher
par
refpeét.
te)
Après
cepre-
=
ne
Se
.
+
“(c)
Chryfy
ibidem.
Maximin.
À
Turin.
bmileite
Natal,
S,
ggneris
|
ERETPATIRNEENR
-
guila
en
homme,
&
l'alla
trouver
,.en
la
com
gr
ou
Nouv.
ÉEsTam.
Liv.
II.
18r
nier
combat
,
elle
fut
ramenée
chez
T'ifine.
|
ee
FA
1...
AN:
Du
M.
Alors
Falconille
étant
apparue
à
fa
mere,
lui.dit
|
:
PS
Pt
FA
SX
:
AOAB
de
°:
de
prier
Thécle
de
demander
à
Dieu
qu’elle
pût
€.
‘8
delle
pañler
en
un
lieu
de
repos.
TFhécle
pria..
&
dit:re
vulg.
45.
Seigneur,
Dieu
du
Ciel&
de
la
terre,
Jefus-Chrift,.
accordez
à
Falconille
la
vie
éternelle.
(
«
}
Le
lendemain
Thécle
fut
de
nouveau
menée
au
fpeétacle.
On
lâcha
contre
elle:
des
lions
&
des
ours
:
mais
une
lionne
s'étant
venu
mettre
à
fes.
2e
4/7
°
;
e
pieds,
la
défendit
des
approches
de
ces
animaux.
Thécle
après
avoir
demeuré
quelque
tems
debout:
au
milieu
du
chéâtre,
&
voyantprès
de-là
un
lac:
5
plein
d’eau,
fe
jetta
dedans,
&
dit
:
Il
eft
cems.
que
je
fois
lavée..(b)
Les
veaux
marins
qui
étoienc:
dans
cet
étang
,
au
lieu
de
la
dévorer,
moururent:
dès
qu'elle
y
fut
entrée;
&
une
nuéeépaifle
l'en.
+
vironnant,
couvrit
fa
nudité
&
empêècha
que
les:
bêtes
ne
s’approchañlent
d'elle.
Alors
le
Juge
la
fe
attacher
à
des
taureaux
indomptez
,
pour
être
écartellée
:
mais
les
traits
de
ces
animaux
s'étant.
miraculeufement
rompus,
le
Préfident
la
fitvenirs:
-
|
lui
demanda
qui
elle
étoit,
la
fit
revêrir,.&laren-
|
voya
abfoute.
Re
ot
Elle
demeura
encore
quelques
jours
à
Antioche:
|
|
chez
Trifine
fa
bienfaictrice;
&
ayant
appris
que:
|
faint
Paul
étoit
à
Myre,
ville
de
Lycie,
elle
fe
dé
À
RER
mm
(a)
Cette
hiftoire
de
Falconilie|
ètre
fauvées.
Damafe
de‘iis
qui
in:
|
|
délivrée
de
Fenfer
par
les
prieres|
fide
dormierunt-p.
$
91.
:
|
défainre
Thecle,
aété
citée
par
| -(b)
Ilfembléroit
par-là
qu’elle:
|
quelques
anciens
,
pour
prouver
|
(e
feroit
baptifée.elle-mêème.:
:
L
auelesames
despayenspouvoients
ie
-
4
|
|
Zi
:
An
pu
M
4048.
de
-C.48.delFE
re
vuls.
45.
8
182
HISTOIRE
DESs
JUIrs,
pagnie
de
plufieurs
jeunes
gens
de
l'un
&
de
l’autre
fexe.
Saint
Paul
fut
fort
furpris
de
la
voir:
mais
elle
lui
dit:
J'ai
reçü
le
baptème
;
&
celui
qui.
vous
a
aide
dans
la
prédication
de
l'Evangile
m'a
aufh
fecouruë,
pour
être
lavée,
ou
pour
être
bap-
tilée.
Elle
lui
raconta
enfuite
tout
ce
qui
lui
toit
arrivé
;
&
étant
allée
à
Icone
fa
patrie,
elle
y
trouva
que
Thamrys
fon
prétendu
époux,
étoit
mort.
Elle
parla
à
fa
mere,
&
fit
ce
qu'elle
put
pour
la
gagner
à
Dieu
:
mais
n'ayant
pü
y
réufhr,
elle
répañla
la
mer
;
&
étanc
arrivée
à
Séleucie
,
elle
y
baptifa
plufieurs
perfonnes
|
(4)
&
y
mourut
en
paix.
On
ne
lit
point
dans
ces
Actes
Ja
fable
.
du
Jion
baptifé
par
fainte
Thécle,
dont
faint
Je-
rôme
/b)
a
parle,
comme
d’une
circonftance
qui
toit
contenuë
dans
le
Livre
des
voyages
de
faint
Paul
&
de
fainre
Thécle.
Entre
les
miracles
que
l'Apôtre
fit
dans
ce
pre-
mier
voyage,
faint
Luc
ne
nous
raconte
en
par-
ticulier
que
celui
de
la
guérifon
d'un
nommé
Enée,
qui
demeuroit
à
Lyftres,
&
qui
étoit
perclns
de
fes
jambes,
&
boireux
dès
le
ventre
de
fa
mere,
(ce)
Cet
homme
entendant
la
prédication
de
faint
Paul,
+
Apôtre
arrèta
les
yeux
fur
lui
,
&
voy
ant
qu'il
avoit
une
ferme
confiance
qu'il
feroit
guéri,
_
Jui
dit
à
haute
voix
:
Levez-vous,
&
tenez-vous
ayant
droit
fur
vos
pieds.
Aufli-tôr
il
fe
leva
en
fautant,
&
commença
à
marcher,
Le
peuple
de
Lyftres
ayant
vû
ce
miracle,
éleva
fa
voix,
&
di
en
Lan-
à
QuiZ
ue
=
ee.
ra.
È
tull,
lib.
de
Baptif=
|
10
Paule.
-
Res
—
lc)
48
am
LD
3
(b)
Aeronym.
de
F'iris
illufir.
GA
RS
PPRNTARER
ESS
LINNEE
PEN
TIESTRE
ET
DU
Nouv.
l'ESTAM.
Liv.
183
gue
Lycaonienne,
qui
étoit
apparemmentun
mé-
fange
de
Grec
&
de
Syriac
:
Voici
des
Dieux
qui
-
:
1
HORS
font
defcendus
vers
nous
,
fous
la
forme
d'hom-
Cas.
de
l'Ë-
48.
de
mes.
Ils
appelloient
Barnabé
Jupirer,
peut-être
à
re
vulg,
45.
çaufe
de
la
grandeur
de
fa
taille
;
&
Paul
Mer-
cure,
à
caufe
de
fon
éloquence,
&
parce
que
c’étoit
lui
ordinairement
qui
portoit
la
parole.
En
même-tems
le
Sacrificareur
du.
Temple
de
_
Jupiter,
qui
évoit
près
de
la
ville,
amena
des
tau-
reaux
,,
&
apporta
des
couronnes
devant
la
porte
_où
ils
logeoient,
voulant
auffi
-
bien
que
le
peu-
ple,
leur
offrir
des
facrificess
Mais
Barnabé
&
Paul
étant
informez
de
leur
deflein
,
accoururent.
à
la
porte,
déchirerent
leurs
vêremens,
&
s’'avan-
çañt
au
milieu
de
la
multitude
,çcommencerent
à
crier:
Mes
amis,.
que
voulez-vous
faire
?
Nous
ne
fommes
que
des
hommes,
non
plus
que
vous,
&
fujets
aux
mêmes
infirmitez,
Nous
venons
vous
annoncer
que
ces
Dieux
que
vous
adorez,
ne
font
rien:,.
afin
que
vous
vous
convertifhiez
de.
ces
vaines
fuperftitions
au
Dieu
vivant,
quiafaie
le
ciel
&
la
rerre,
la
mer
&
tout
ce
qu'ils
con-
tiennent;
qui
dans
les
fiécles
paflez
à
laiflé
mar-
cher
toutes
les
nations
dans
leurs
voyes,
fanstouz.
tefois
cefler
de
les
combler
de
fes
biens,
&
de
leur
donner
des
preuves
de
fon
exiftence.
Mais
quoi
qu'ils
puffent
dire,
ils
eurent
biem
de
la
peine
à
empêcher
que
le
peuple
né
leur
fa-
crifièt.
Peu
de
rems
après,
quelques
Juifs
d’An-
tioche
de
Pifidié
&
d’Icone
étant
fufvenus,
ani-
merent
le
peuple,
&
le
fouleverent
contre
l'A.
pôtre
:
enforte
que
layanr
artaqué
À
coups
de
184.
2%
HISTOIRE
DES
JUITS,
ierres,
&
l'ayant
renverfé
&
laiffe
pour
mort,
LA
la
voirie.
Mais
fes
Difciples
s'étant
aflemblez
au-
tour
de
lui,
il
fe
leva,
&
rentra
dans
la
ville
;
re
vulo.
46.
:
&
le
lendemain
il
partit
avec
Barnabé
,
pour
aller
.
à
Derbe,
où
ils
commencerent
à
prècher.
Dieu
_
bénit
leur
prédication,
&c
ils
acquirent
plufieurs
Difciples
au
Seigneur.
Après
quoi
ils
retour-
nerent
à
Lyftres
,
à
Icone
&
à
Anrioche
de
Pifidie,
fortifiant
par-tout
le
courage
des
Dif-
ciples,
les
exhortant
à
perfeverer
dans
la
foi
Eclife.
ils
les
recommanderent
au
Seigneur,
&
revinrent
en
Pamphilie.
Ils
annoncerent
la
parole
du
Seigneur
à
Perge,
&
vinrent
à
Atta-
lie
,
qui
eft
une
ville
maritime
de
Pamphilie
,
où.
ils-s'embarquerent,
pour
fe
rendre
à
Antio-
che
de
Syrie.
Ainf
ils
furent
environ
deux
ans
\
°
-
à
faire
ce
voyage.
….
ee
Premiete
Epitre
Érn
rer
|
ee
-
—
/
de
S.
Pierre.
An
Etant
arrivez
a
Antioche.,
&
ayant
afflemblé
#5.ou
46.
del.
J’Eolife,
ils
leurraconterent
ce
qu'ils
avoient
fait
æe
vulgaire,
Pape
;
Ë
dans
leur
miflion,
les
grandes
chofes
que
Dieu
avoit
opérées
par
leur
moyen,
&
comment:il
avoit
ouvert
la
porte
de
la
foi
aux
Gentils
;
&
ils
de-
meurerent
dans
cette
ville
affez‘long-rems
avec
les
Difciples.
Pendant
ce
tems,
faint
Pierre
de
fon
côté
préchoit
l'Evangile
en
differences
Provinces
;
&ily
a
beaucoup:
d'apparence
que
ce
fut
vers
l'année
45.
de
l'Ere
commune
quil
écrivie
de
Rome
{à
premiere
Epirre
aux
Juifs
convertis
du
Pont,
de.la
Bithynie,
de
l'Afie,
de
la
Galatie,
&
6
la
Cappadoce.
Elle
eft
datée
de
Babylone;
ee
_
+
4
c'eft
D
Ax
Du
M.
ik
Le
traînerent
hors
de
la
ville,
pour
le
jettera
Avant
donc
ordonné
des
Prètres
en
chaque
DE
D
20
Re
LS
ÊÈ
Fa
Le
Ex
3;
F
ET
DU
NOUVSFESTAM
Liv
JT.
18
(a)
c'eft
ainfi
qu'il
appelloit
Rome
dans
le
langage
figuré.
Il
y
donne
aux
Fidéles
le
nom
de
Chrériens,
(b)
il
y
parle
d’une
maniére
digne
dé
la
majefté
d'un
Prince
des
Apôtres
;
&
on
y
remarque
une
force
&
une
vigueur
toute
apoftoliques.
Il
yes
horte
les
Fidéles
à
la
patience,
à
la
pratique
de
la
juftice
&
de
l’innocence.
Il
donne
des
préceptes
aux
perfonnes
mariées,
aux
vieillards,
aux
jeunes
gens.
En
un
mot,
il
n’y
a
point
d'érat
&
de
con:
dition
,
qui
ne
trouve
dans
cette
Epiître
de
quoi
AN
pu
M.
4049.
de
TJ.
C.49.de
PE.
re
vuls.
46,
s'inftruire
,
&
de
quoi
s’édifier.
On
croit
(c)
que
faint
Marc,
qui
étoit
le
Difciple
&
l'interprére
de
faint
Pierre,
lui
aida
à
[a
compofer,
quant
aux
termes,
&
quant
au
ftyle.
Elle
fut
envoyée
par
Sylvain,
qui
eft
apparemment
celui
qui
eft
{1
célébre
dans
les
Actes
fous:
le
nom
de
Silas.
…
Ce
fut
vers
ce
même
tems
que
faine
Marc
écri.
vit
fon
Evangoile,
(d)a
la
priere
des
Fidéles
de
Rome,
qui
le
preflerent
de
leur
laifler
par
écrit
;
ce
qu'ils
avoient
appris
de
la
bouche
de
faint
Piere:
Quelques
Anciens
{e)
ont
crû
que
faint
Pietre
J'avoit
dicté
à
faine
Marc,
où
même
qu'il
l'avoit
écrit
;
Tertullien
(f)
femble
l’attribuer
à
faint
Pierre:
mais
il.eft
plus
vrai-femblable
que
faine
Pierre
Fapprouva
feulement.,
&
le
donna
à
lire
aux
Fidéles
de
Rome
;
&
que
faint
Marc
ne
le
RS
ae
ronym.
de
Viris
illufir,
&c.
(b)
2:
Petr,
IP.
16.
|
(ce)
Author.
Synopf.S.
Athas
(c)
Hieronÿm.
Ep.
150.
qu.
u.|
#4f:
Batricid.
Chronic.
Alex.
ren.
L.
3.0,
1.
Papias
apud.
Enfeb.|
(£)
Tertull.
tontra
Marcion
3
Evangile
de
faint
Marc.
Pa.
14
-
Fe
c.
15:
Hieronym,
de
iris
{d)
Clem,
Alex,
apud
Enfeb.
|
illuffr.e.
à,
E
2.
c15.
Epiphan,
hare[.
5x.
Hie.|
.
À
à
586:
AFMISTOIRE
DES
JuUtEs,
à
SN
compofa
;
que
fur
ce
qu'il
avoir
appris
de
la
bou-
Se
à
k
che
de
cet
Apôtre.
Il
ya
quelques
Manufcrits
qui
E.49.
del'E-
portent
qu
il
écrivit
{on
Evangile
en
Latin
:
mais
revulg.46.
le
fentiment
le
plus
commun
&
le
plus
certain,
|
:
eft
qu'il
lécrivit
en
Grec.
On
prétend
conferver
encore
aujourd'hui
à
Venife
quelques
cahiers
de
lOriginal
de
fainr
Marc.
Ceux
qui
Font
vü,
ne
conviennent
pas
de
la
Langue
dans
laquelle
il
eft
écrit
;
car
ce
monument
eft
fr
vieux
&
fi
caduc,
qu'on
n'en
peut
plus
lire
aucun
mot
de
fuite:
*
mais
celui
qui
nous
en
raconte
le
plus
de
particu-
-
hritez,
(2)
foutienc
qu'il
eft
écrit
en
Eatin
:
ce
qui
favoriferoit
le
fentiment
de
ceux
qui
croyent
que
faint
Marc
le
compofa
en
cette
Eangue
;
à
moins
qu'on
ne
dife
que
ce
Manufcrit
n'eft
pas
-
Original,
mais
une
copie
crès-ancienné
de
la
verfion
de
cet
Evangile
en
Latin
;
ce
qui
eft
plus
Conmcenemnse
mes
probable.
On
ne
doute
pas
que
les,
Evangiles
n'ayent
été
traduits
en
Latin
prefque
aufli-rôt
qu'ils
parurent
en
Grec.
Quoi
qu'il
en
foit
,
le
Ma-
-nufcrir
qui
fe
voit
à
Venife
,
a
été
apporté
d'A-
quilée
à
Frejus
,
&
de
Frejus
à
Venife,
depuis
l'an
1420.
On
croit
qu'il
y
en
a
deux
cahiers
à
Prague,
où
ils
furent
envoyez
par
l'Empereur
Charles
IV.
qui
les
obtint
en
1355:
de
Nicolas
Evèque
d'A-
à
quilée,
fon
frere.
(b)
:-
T
ibère
Alexan-
Cufpius
Fadus
Gouverneur
de
Judée,
fut
t
ap
de
oem
pellé
vers
ce
tems-ci;
&
Tibére
Alexandre,
nevew
45.
de
l'bre
vuig.
dé
Philon
le
Juif,
fut
mis
en
fa
place.
Cet
homme
.
(2
.
le
Voyage
d'Italie
|
tb)
Voyez
notre
Préface
far
|
du
RP.
de
Monfaucon,
LS
Ma
AS
_
Roi
des
Juifs,
après
avoir
Ôté
le
Pontificat
à
Jo-
ET
DU
Nouv
Desr
Lil.
7
éroit
Juif
d’origine,
&
même
de
race
Sacerdotale:
mais
il
avoir
abandonné
fa
Religion.
(4)
Il
gou-
-
verna
la
Judée
fort
paifiblement,
aufhi-bien
que
€
49.de
l'E=
Fadus
;
&
le
pays
demeura
en
paix
pendant
quel-
re
vulg.46
ques
années.
Tibére
Alexandre
fit
crucifier
Jacques
&
Simon
fils
de
Judas
le
Galiléen,
Chef
des
Hé-
AN.Du
M.
41049.
de
|.
D
LE
Re
12
ee
E
F
feconde
ÆEpitre
aux
Corinthiens
;
ceft-à-di
-
Hérode
oi
de
Calcide
,
(f)
&
frere
d'
Agrippa
|
Mort
d'Herode
Roi
de
Calcide,
feph,fils
de
Camide
,
pour
le
donner
à
Ananie,
fils
QE
D
NC”
_
(a)
Ami
Béllo
,L.
2.
6.19.
—
(b)
AH
XXFLi20,
(c)
Rom.
XP.19%
p.372.
Theodoret.
in
Rom.
p.
112.44
c
24
Cor,
XI.
24°
26
o
Pc.
>
(£f)An
de
l’'Ere
commune
48
i
I.
XX
0
3.
G
de]
(à)
Chofôfe
in
Romhomil
19:
Aa
ee
%
a
>
ss
588
Hi1sToirRE
DES
JUIFS,
_
_
de
Nébédée,
mourut
en
la
huitiéme
année
de
AN
DU
M.
Chaude.
(4)
L'Empereur
donna
fon
Royaume
au
>
a
jeune
Acrippa,
fils
du
grand
Agrippa
frere
d'Hé-
re
vulg.
49
rode,
au
préjudice
d’Ariftobule,
fils
du
mêèmé
Hérode
Roi
de
Calcide
;
&
vers
le
même
tems,
Ventidius
Cumanus
fut
fait
Incendant
de
la
Judée
en
la
place
de
Tibére
Alexandre.
Ce
fut
fous
fon
gouvernement
que
commencerent
les
troubles
de
ce
pays,
qui
ne
fe
cerminerent
qu’à
la
ruine
_
de
Jerufalem.
|
:
Car.
XVL
Gomme
les
Juifs
venoient
de
tous
côtez
à
Je.
Ventidius
uma”
Lyfilem
aux
Fêtes
folemnelles,
les
Gouverneurs
manus
Gouvet-
neur
de
Judée.
de
[a
part
des
Romains
faifoient
toujours
tenir
une
falem.
cohorte
en
armes
près
du
Temple,
(&)
pour
em
,
êcher
qu'il
n’arrivât
quelque
défordre.,
où
pour
l'arrêter
aufhi-tôr.
Pendant
la
Fête
de
Pâques
de
certe
année,
(c)
&
le
quatriéme
jour
de
la
Fête,
un
foldat
Romain
eut
l'infolence
de
montrer
à
nud
devant
tout
le
monde,
ce
que
la
pudeur
&
la
bienféance
obligent
le
plus
de
cacher.
Le
peu:
ple
en
colere
commença
à
crier,
que
ce:
nroit
pas
feulement
eux
que
cette
action
outragéoit,
mais
que
c’écoit
Dieu-mème.
Les
plus
emportez
commencerent
même
à
déclamer
contre
Cuma-
D
ARNAUR
SET
SE
VA
4
DINAN
D
AR
20.
c.
3.
$
|
Belle
,L.
2,6.
20.
de
20.
c.
4
Ô'
dei.
(c}
An
de
lEre
communé49
»
RER
RAT
td
2
Clinalé
De
ER
LS
OE
TOC
RO
L
PI
TRANS
tai
Corn
rad
ad
de
rit
a
le,
VS
ER ES
RC
EL
ee
F
7 £
APORO
CPR
ETC
AT
TONER
Es
vo
Ab
ARS
ri
di
PR
Pr)
Ve
TO
ET
TL
TS
25
PC
CREME
NII
EN
E
Hcares
>
L
:
#-
É
EP
21
gr
pu
Nouv.
TesTram.
Liv.
II.
89
fui
dire
des
injures
,
il
fit
approcher
du
Temple
cout
ce
qu'ilavoit
de
troupes.
Lés
Juifs
en
furent
fi
effrayez
,
qu'ils
fe
jetterent
avec
précipitation
les
uns
fur
les
autres,
pour
s'enfuir,
s'imaginanr
qu'on
les
pourfuivoit
:
ils
fe
prefferent
de
telle
forte
dans
les
paflages
étroits,
qui
conduifoient
4w
Temple,
qu'il
y
en
eut
plus
de
dix
mille,
(4)
&
peut-être
plus
de
trente
mille
d’écouffez.
Ainfi
la
joye
de
cette
Fête
fut
changée
en
triftefle.
_
Quelques-uns
de
ceux
qui
s’en
éroienc
fuis
pen
_danr
ce
tumulre,
ayant
rencontré
quelque
tems
après
à
cinq
ou
fix
lieués
de
Ferufalem,,
vers
Bé-
thoron,
un
efclave
de
l'Empereur,
nommé
Etienne,
AN
pu
M.
4o$z.
de
J.
C:51
delE-
1e
vuls.
49.
Je
volerent
&
pillerent
our
fon
bagage.
Cumahus
en
étant
informé
,
envoya
des
gens
de
cuerre
;
avec
ordre
de
ravager
fes
villages
voifins,
&
de
:
Jui
én
amener
les
principaux
habitans,
comme
coupables
de
n'avoir
pas
pourfuivi
&
pris
Les
vo-
leurs.
Dans
ce
pillage
un
foldat
ayant
crouvéles
Eivres
de
Moyfe,
les
déchira,
&
les
brûla
avec
des
paroles
dé
raillerie
&
de
blafphème.
Aufi-t6€
les
Juifs
s'émurent
par-tout
,
&
accoururent
à
Céfarée
trouver
Cumanus,
pour
le
prier
de
châ-
tier
cêtte
infolence,
Il'eut
égard
à
leurs
remon=
trancés,
&
fit
conduire
le’
foldar
au
fupplicé
‘au
travers
des
Juifs
qui
lui
avoient
demandé
fa
rête.
Saint
Pierre
après
avoir
quelque
féjour
à
Ro-
me
;
en
fortit
,
&ivinr
en
Judée.
(4)
On
ne
dou
té-pas
que
de
Rome-il-nm'ait
envoyé
fes
Difci-
HSE
STE
AARS
SCT
:
+
5.
“2
À
ent
ue
_
(a)
Jofeph.L
2.
de
Belle,c.
2
o.
[me
&
Run
y
ont
lü,trente
mille:
dit
dix
mille;
mais
Eufcbe,S.Ter6-
|;
(b)
An
de
l'Ere
commune
$G*
Aa)
S.
Pierre
vient
en
Judée,
M
EE
5
pe
me
ee
mg
E
RE:
Sn
A
TRE
SE
Ax.
Du.M.
40.52.
de
C.s2.delE-
re
vuls.
49.
5.
Marc
pañle
en
.
Egypre.
RE
RER
ER
Ne
AT
A
AS
«
LEE
d'
&
enfin
196,
NÉIISTOLRE.
DES
Jurrs..
ples
dans
plufieurs
lieux
d'Italie,
&
dans
les
au
tres
Provinces
d'Occident:
(4)
En
forte
qu'il
de.
meura
conftant
dans
les
fiécles
poftérieurs,
que
dans
l'Italie,
les
Gaules,
les
Efpagnes,
l'Afrique,
:
la
Sicile,
&
les
Ifles
voifines.,
c’étoit
faint
Pierre,
fes
Difciples,
ou
fes
fuccefleurs,
qui
y
avoient
fondé
les
Eglifes.
Et
quoique
la
tradition,
qui
set.
confervée
fur
cela
dans
la
plüpart
des
plus
ancien:
.
nes
Eglifes,
ne
foit
pas
rout-à-fait.
certaine:
Où.
ne
peut
difconvenir
que
ces
Eglifes
ne
doivent.
en
effet
leur.origine
à
faint
Pierre
,
ou
à
ceux
que
lui
ou
fes
fuccefleurs
y
ont
envoyez
prècher;
.
car
on
appelloit
toujours
cela
être
députez
par
faint
Pierre,
quoique
faint
Pierre,
für
mort
il
y.
avoit
long:tèms.sss
aise
hanni
45204
Saint
Marc
recut
fa
miflion
de
fainr
Pierre
pour
aller
en
Egypte,
(b)
annoncer
Jefus-Chrifts
”
&
l'Eclife
d'Alexandrie
l'a
toujours
regardé
comme.
fon
principal
Apôtre.
Il
y
porta
l'Evangile
quil
avoit
écrit;
&
on
tient
qu'avant
luiperfonnen’a
|
voi
Se
prêché
la
Foi
dans
ce
ne
>
plongé
depuis
fi
long-tems
dans
la
fuperftition.
Il
defcen:
ditid'abord
à
Cyréne,
(:),
Capitale
dela
Pentapole
Cyrénaïque,
donton
prétend
qu'il
éroit
originaire,
I
y
fr
quantité
de
miracles
;
&
convertit
plufieurs
perfonnes.
De-là
il
pañla
dans
les
autres
parties
de
la
Lybie,
dans
la
Marmarique
&
l’Ammoniaque;.
dans
l'Egypte,&
dans
le
Thébaïde
:
cu
aimmocent.
1.
Ep.
ad
Detent.
|
1262.b.
Enfeb.
1.2.6,
EE
an.
haref.
sr.
|
ET
DU
NOuvATESsTAaM.
Ze.
IT.
‘vor
on
aflure
que
c'eft
de
lui
que
toutes
ces
contrées
ont
recu
la
connoiffance
du
falut.
Il
n’entra
dans
la
ville
d'Alexandrie:
qu'aflez
tard,
&
après
en
avoir
recû
un
ordre
exprès
de
Dieu
dans
une
vifon.
Il
étoit
apparemment
alors
dans
la
Cyrénaïque,
puifque
ces
A@es
nous
4p-
prennent
qu'il
dit
adieu
à
fes
Difciples
;
&sem-
barqua',
après
avoir
mangé
un
peu
de
pain
avec
‘AN
pu
M.
4064.
de
F.
C.
64.
de
lE-
re
vule.
Gr.
S.MarcvwæàAfer
xandrie.
eux.
On
peut
foupçonner
que
ce
pain
eft
Le
Pain
Euchariftique.
H
arriva
en
deux
jours
à
Alexan-
drie,
dans
la
fepriéme
année
de
Néron,
Il
entra
dans
la
ville
par
un
quartier
nommé
Bennide
;
_
&
on
rapporte
que
fon
foulier
s'étant
rompu,
il
le
donna
à
raccommoder
à
un
favetier
nommé
_ÆAnnien,
lequel
s'étant
bleflé
de
fon
alène
à
la
_
main,
s'écria
de
douleur
:
Ah,
mon
Dieu
!
Ce
Que
faint
Marc
reoarda
pour
un
bon
préfage
du
Se
à
:
,
fuccès
de
fon
entreprife.
Il
prit
occafon
de
ces
paroles,
de
parler
à
Annien
de
ce
Dieu
qu'il
ve-
noit
d'invoquer,
fans
le
connoître,
&
de
Jefus-
Chrift
fon
Fils,
par
le
mérite
&
la
ipuiflance
du-
quel
il
lui
fit
efperer
de
leguérir
de
f
bleflüre.
=
Annien
l'écouta;
&
faint
Marc
ayant
fait
un.
_peu
de
bouë
avec
fa
falive,
la
mit
fur
la
playe
,
invoqua
le
Seisneur
;
&
auffi-tôt
la
main
d'Annien
fe
trouva
guérie.
Cet
homme
touché
de:ce
mira=
_éle,
prefla
faint
Marc
d'entrer
dans
fon
logis,
lui
.
fervit
à
manger,
lui
f
plufieurs
queftions
fur
la
…
doétrine
qu'il
prèchoit
;
&érant
fufifamment
in-
ftruit
,
il
fut
baptifé
avec
courte
fa
maifon.
Quan-
.tité
d'autres
pérfonnes
,
que
la
vie,
14
doétrine
&
les
miracles
de
fainc
Marc
avoient
touchez,
en.
Sn
DD
ST
EE
An
pu
M.
4064..de
J.
Ciéa
de
PE-
re
vale.
6x.
Car.
XVII.
Therapeutes
en
Egypte
192.
A
HIS
TOLRE
DBs
JUS
braferent
aufli
le
Chriftianifime.
La
ferveur
de
ces
premiers
Chrétiens
d'Alexandrie
fut
telle
,.
que
plufieurs
d’entr'eux
renoncerent
à
tout,
pour
fui-
vre
les
regles
les
plus
élevées
&
les
plus
parfaites
de
la
Religion
Chrétienne;
&
quelques
Anciens
(a)
ont
crû
que
les
Therapeures
dont
Philon
à
fair
la
peinture
dans
fon
Livre
de
la
vie
contem
plative,
n'éroientautres
que
les
premiers
Difciples
dé-fainc
Marc.
Philon
a
voulu
faire
honneur
à
{à
nation
&
à
fa
Religion
de
ces
parfaits
Difciples
de
Jefus-Chrift,
parce
qu'ils
étoient
Juifs
de
naïflance
pour
la
plûpart,
&
qu'ils
fuivoient
prefque
toures
les
cérémonies
de
la
Loi.
.
.
On
a
prétendu
(b)
que
ces
Therapeutes
ont
été
les
premiers
auteurs
de
la
vie
&
de
l'inftitution
monaftique;
&
il
eft
certain
que
les
Moines
qui
furent
autrefois
fi
célébres
dans
l'Egypte,
avoient
imitébeaucoup
des
pratiques
des
T'hérapeutes
&des
Effeniens
:
mais
on
ne
peut
pas
dire
en
rigueur,
que
.
lesT
hérapeutes
ni
les
Effeniens
foientlesinftituteurs
de
la
vie
monaftique
&
des
CommunautezReligieus
fes
;
ils
en!
furent
fimplement
les
premiers
modeles,
On
ne
commença
proprement
à-voir
des
Moines
en
Egypte
qu'au
troifiéme
fiécle.
Nous
avons
parlé
ci-devant
des
Effeniens
;
il
faut
ici
un
mot
des
Thérapeutes.
Ils
entrent
naturellement
dans
notre
deffein,
foit
quils
foient
Juifs;
où
Chrétienss.
puifque
nous
avons
entrepris
de
donner
ici
l'Hi-
foire
des
Juifs,
&
le
commencement
de
FHiftoire.
STAR
(a)
En.
1
ar
bere[.
29%.
ieron.
de
Piris
flluftr.
x
0m.
Lx.
if
Eccl.c.
12
e.-P
ae
<e
.
Fois
ee
L,
2.6.
17.
Epiphan.
|
(D)
Cafian.
DR
Less
A
ee
et
ARTE
ET
DU
N
ou
y.
TESTAM:1i0!1II.
193
de
lEglife.
Notre
inténtion
n’eft
pas
de
rapporter
Jes
difpures
que
l’on
a
formées
fur
ce
fujer,
(4)
&
qui
partagent
encore
aujourd’hui
les-Sçavans.
Le
nom
de
Thérapente
fignifie
en
Grec
un
weé-
decin,
où
ün
/ervitenr,
ou
un
adorateur
,
un
{er-
viteur
de
Dieu.
Ceux
qui
portoient
ce:nom
en
Egypte,
s'appliquoient
principalement
à
la:
vie
contemplative
,
comme
les
Efleniens
à
l'active.:H
y
avoit
un
grand
nombre
de
Thérapentes
de
l'un
&
de
l’autre
{exe
dans
tout
ce-pays,
:maïs
princi-
palement
aux
environs
d'Alexandrie,
Leurinftitut
sérendoir
mème
dans
divérfes-autres
parties
‘du
.
monde,
(#)
Ceux
qui
embraffent
ce
genré
de
vie,
dit
Philon
,
n’y
font
point
engagez
par
lacoûütume,
par
la
follicitation,
-ou
les
-prieres
de
quelqu'un,
(c)
mais
par
le
mouvement
dé
leur
dévorion
pat
une
infpiration
furnaturelle
|
&:
par
l’ardént
defir
qu'ils
ont
de
la
vie
éternelle
&
À
nent
$e
regardant
déja
comme
morts
à
ce:
monde
,
ils
abandonnent
à
leurs
enfans
&
à
leurs
parens
,
ou
s'ils
n’ont
point
de
proches
;
à
leurs
amis;
cequ'ils
poffedent
de
biens
fur
la
terre,
pour
vivre
dans
une
heureufe
pauvreté,
Ils
renoncent
à
leur
fa-
mille,
à
leurs
habitudes,
à
leurs
parens,
à
leur
me
|:
343
SANTE
>
RE
5
|,
RS
URSS
DE
IS
SSRLES
ÉTÉ
SET
FE,
i
H
<:o
7
À
ES
É
Mer
+
an
DD
IN
JÉNOi
ti
ut
SO
DSSPES
(a)
Voyéz
ce
que
Blondel
,|
le
fentiment
CORCTAILE.
à
Saumaife,.
Scaliger;
M.
de
Va-|’
(b)
Philo
de
Vita
contempl.
p,
lois,
M.
Bafnage
,
M.
Dupin
,
|
892.
D.
—.
&
M+s-Préfident
de
Dion,|
(c)
Philo
de
vifé
contemp.
p.
RS
LS
A
SR
RTS
Ve
Ne
21
nas
fo
RA
ont
écrit.
pouf:
foûrenir
que
iles"
207.
Q'uretf
2935
re
êx
rapaxat
+
RL
En
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4
2
É
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b
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-
4
Æherapeñtes
n'étoiént.pas
Chrée
|
ue
rivôv
,
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67
tpolG-
deraxt.
tiens;
&
ce
que
le:R:P:-D.
Ber-
|
res
Seuvfe
naSdres
Oh
Gaxy
eu
Subr
;
ee
4
la.
NAME
SNS
hard
de
Mont
faucon;
M4)
de
nopGarlünes
ExSscdQue
|
mÉers
à
Me
Tillemont
&
autres
ont
écrit
pour
|
r8
wo0épiorTecs,
Tome
IV...
Bb
Nu
M.
1064..de
J
C.64.
de
PE-
re
vuls.6r,
mt
ne
OR
LE
de
£
194
HISTOIRE
DES
Jutrrs,
patrie;
&
fe
retirent
hors
des
villes,
dans
des
jar
ue
dins,
ou
dans
des
métairies
éloignées
&
folitai-
Ciéa.
de.
res,
pour
y
vivie
hors
du
commerce
des
autres
re
vulg.
61.
hommes.
|
:
Les
plus
parfaits
des
Thérapeutes
font
retirez
fur
une
colline
fituée
près
le
lac
Méris,
où
ils
de-
meurent
en
très-grand
nombre.
{4)
Ils
ont
choili
ce
lieu
pour
leur
retraite
,
principalement
à
caufe
de
la
pureté
de
l'air,
&
de
la
folirude,
&
parce
qu'ils
y
font
plus
en
sûreté
contre
les
voleurs
&
les
coureurs.,
étant
couverts
par
plufieurs
villages,
:
par
diverfes
maifons
de
campagne,
&
par
le
lac
|
|
|
Méris.
Leurs
logemens
font
féparez
les
uns
des
1
autres,
(b)
pour
mieux
garder
le
filence
de
la
j
folitude
;
mais
non
pas
éloignez
,
afin
qu'ils
pui£
L
: _
fent,
en
cas
de
befoin:,
fe
défendre
des
voleurs,
|
&
vivre
en
focieté.
Ces
maifons
font
pauvres
&
fimples
;
n'ayant
que
le
pur
néceflaire
pour
fe
ga-
rantir
du
chaud
&
du
froid
Ils
y
demeurent
toute
Ja
femaine
fans
en
fortir,
&
fans
mème
regarder
au:dehors,
tant
ils
font
appliquez.‘
Chaque
The:
rapeute
a
fon
Oratoire,
qu'ils
nomment
/c)
Se
néion
&
Monafterion.,
dans
lequel
ilsvacquent
aux
“exercices
de
la
viéfpirieuellé;
fans
y
porter
jamais
aucune
nourriture.
corporelle
,
ni
aucune-autre
_chofe
deftinée
aux
befoins
du
corps.
Ils
yrmédi-
tent
la
Loi
&
les
Prophétes,
&
y
chantent
des
1
|
k
ï
f
#
il
!
k
Lo
à
SR
—
SEE
+
er
>
sent
ne
lé
Moraflérion
,
lieu
defolitude&
à
FR
de
ER
ETS
PSS
ee
dr
Eric:
AMEN
25
SE
à
gr
pu
Noëv.TEsrTam.
Liv.
II.
1o$
Hymnes
facrez.
Ayant
toujours
lefprit
OCCUPÉ
de
Dieu
,
ils
ne
loublient
pas
même
en
dormant:
en
forte
qu'il
y
en
a
qui
ont
des
fonges,
où
Dieu
leur
découvre
de
grandes
veritez.
Ils
prient
deux
fois
le
jour
;
fa)
le
matin
&
le
foifrLe
matin
au
lever
du
Soleil,
ils
prient
Diew
de
‘
5
°/.
;
=
quil
les
rempliffe
de
fes
lumiéres
,;
&
qu'il
leur
donne
une
heureufe
journée,
Le
foir
ils
lui
deman-
dent.
que
leur
ame
dévacée
des
foins
fuperflus
,
que
leur
ame
dégagée
d
perfh
&
des
diftractions
des
fens,
puifle
vacquer
en
paix
\
s-/
”
s
e
/
3e
a
:
°
%
à
l'étude
de
la
verité.
L'intervalle
du
matin
au
foir
eft
tout
employé
à
la.
leture
:&
à
la.
méditation.
Leur
leŒure
eft
des
Livres
facrez
;
où
ils
cher-
chent
des
explications
allégoriques.
(b)
Ils
ont
parmi
eux
des
Ecrits
compofez
par
les
anciens
Chefs
de
leur
fecte,
dans
lefquels
ils
onc
hiffe
dés
modéles
de
ces
explications
allésoriques,
que
les
Thérapeutes
tâchenc
d’imiter
dans
leurs
études.
Philon
ne
s'explique
pas
davantage
fur
les
auteurs
de
la
fete
des
Thérapeutes
,
ni
fur
la:
perfonne
de
ces
anciens
Allécoriftes,
dont-ils
tiroient
leur
origine,
&
qu'ils
confideroient
comme
leurs.
ñ
Isa
mpofent
des
hymnes
&
des
cantiques
de
_
differente
mefure,
&
fur
divers
chants
,
mais
fort
erieux,
&
fur
divers
fujets
de
pieté.
Le
jour
du
Sabbar.,
ils
s’'aflemblent
dans
un
Oratoite
commun,
(a)
Hidemp.
803.
C.
|ru
andior
ay
Dot
,
di
The
aipéreae
{b)
Pag.
803.
D.E
uyydvevlee|
dpyuyira
peéañuor,
monà
pris
De
rois
iepolarruis
yeapHai
giroco-|
rüsér
rods
aAAmpsputlole
id'éas"
an
énIror
gai.
ray.
ralplav
QuAoGogiay
&Any0-
Ge
#aÏaTép
Tigi
Gp
XETU
ROIS
xpordose
parles.
867
dé
avldis
%
cvyyeimua-|
piutrm
rûs
maaupéoins
Tôy
remove
Bb
i
pu
M.
4064.
de
J.
C.64.
de
PE
re
vulg.
61<
PO
4064.
de
J.
C.64.
de
PE.
et
et
om
cr
nt
tt
tnt
ES
EERE
LSS
BR
NE
DRE
DR
nr
pci
4
À
P
1
!
196:
HISTOIRE
DES
JUIrS,
_
féparé
en
deux
par
une
muraille
de
trois
ou
quatre
coudées,
c'eftà-dire,
de
cinq
ou
fix
pieds
de
haut,
afin
que
les
femmes
foient
féparées
des
hommes,
&
qu’elles
puiffent
oüir
l'inftruétion,
fans
être
vûüés.
Là
ils
font
aflis
en
rang,
felon
leur
âce,
vêtus
modeftement
,
ayant
les
mains
cachées”,
la
droite
entre
la
poitrine
&
la
barbe,
&
la
gauche
fur
le
côté.
(4)
Le
plus
ancien
&
le
plus
capable
de
l’affemblée
s'avance
au
milieu,
&
leur
parle.
Son
air
eft
grave
&
ferieux
,
fa
voix
moderée,
fon
difcours
folide
&
fans
ornement.
Tous
écoutent
en
grand
filence,
&
ne
témoignent
leur
approba-
tion,
que
par
quelques
fignes
de
la
tête,
ou
des
yeux.
Ce
ne
font
point
de
grands
applaudiffemens
de
la
voix
;
ou
des
battemens
de
mains.
2
_
La
temperance
pañle
chez
eux
pour
le
fondement
des-vertus.
Nul
ne
prend
aucune
nourriture
avan
le
coucher
du
foleil,
donnant
tout
le
jour
à
l'étude
&
au
foin
de
l'ame,
&
la
nuit
feulement
au
foin
du
corps
;
&
encore
n’accordent
-ils
au
corps,
qu'une
petite
partie
de
la
nuit.
Il
y
ena
quine
mangent
qu'une
fois
en
trois
jours
;
d'autres
une.
fois
en
fix
jours.
Le
jour
du
Sabbar
eft
parmi
euxen
grand
honneur.
Ils
sy
abftiennent
de
tout
travail
corporel,
.
mais
ils
y
prennent
de
la
nourriture,
traitant
leur
corps
comme
une
bête,
à
qui
lon
accorde
quelque
repos
après
le
travail.
Leur
nour-
riture
eft
très-fimple
&
crès-frugale.
Ils
ne
mangent
que
du
pain
avec
du.
fel,
&
ne
boivent
que
de
en
A
E<
…
ET
ou
Nouv.
TEesTaAm.
Éio,
II.
197
l'eau.
Les
plus
délicats
joignent
au
pain
un
peu
d'hyflope.
En
un
mot
ils
ne
boivent
que
pour
ne
pas
mourir
de
foif,
&
ne
mangent
que
pour
ne
pas
fuccomber
à
la
faim
&
à
la
foibleffe.
Leur
habit
ef
fimple
,
uniquement
pour
fe
mettre
à
couvert
du
froid
,
ou
de
la
chaleur
exceflive.
L'hyver
au
liew
de
fourures,
ils
fe
fervent
d’un
gros
manteau.
En
été,
ils
portent
un
habit
plus
leger
,
ou
une
tuni-
que
de
lin.
Ils
pratiquent
en
toutes
chofes
la
mo-
deflie
,
comme
fille
de
la
verité;
&
fuyent
la
va-
nité
&
la
fuperfluité,
comme
filles
du
menfonge.
Le
nombre
de
fept
eften
véneration
parmi
eux.
(a)
Non-feulementc
ils
fe
repofent
trous
les
fept
jours,
c’efta-dire,
tous
les
jours
de
Sabbat;
mais
leur
principale
Fêre
eft
après
fept
femaines
;
c'eftà.
dire,
la
Pentecôte,
qui
fe
célébre
cinquante
jours
après
la
Fête
de
Pâques.
Ce
jour-ha
ils
s'aflemblene
vêtus
de
blanc,
pour
prier
&
manger
enfemble
avec
joye.
Etant
dans
la
falle
à
manger,
debout
&
rangez
modeftement,
ils
levent
Îles
mains
&
les
=
te
AN
Dùu
M.
4064.
de
F.
C.G4.
de
l'E-
re
vuls.
61.
yeux
au
Ciel,
&
prient
Dieu
de
bénir
le
repas
qu'ils
vont
prendre,
Les
femmes
y
font
admifes
;
mais
ce
fonc
des
vierges
,
âgées
pour
la
plüpart,
qui
font
profeflion
d’une
virginité
Volontaire.
Apres
la
priere
,ils
fe
mettent
à
table.
Les
plus
anciens
de
profeflion
s'afleyent
les
premiers,
&
enfuice
les
plus
jeunes
;
(d)car
on
n'a
égard
parmi
eux
qu'au
tems
auquel
on
a
émbraflé
cet
inftitut,
&
non
pas
NX
2
ï
-
TE
QT
Se
e
Ke
6
;
=
à
l’âge.
Les
hommes
fonc
à
la
droite,
&
les
femmes
à
la
gauche,
Ils
mangent
couchez
à
table
fur
des
(2)
Page
899.
B.
|
-
|
(b)
Thid,
P:
900:
A,
B.
O6.
|
Bb
ii
Ax.
pu
M.
4054.
de
TJ.
C.
54.
de
l'E-
re
vulg,
1.
204
HisTOIRE
DES
JUrrFs;
Anciens
,
avec
toute
l'Eglife,
de
députer
quelqu'un
pour
aller
à
Antioche
avec
Paul
&
Barnabe,
afin
.
d'y
expofer
laréfolution
qui
avoit
été
prife
dans
le
Concile.
On
choifit
done
Jude,
furnommé
Barfabas
.
&
Silas
,,
qui
étoient
des
principaux
d’entre
les
freres.
&
on
les
chargea
d’une
Lettre
conçüé
en
ces
termes:
»
Les
Apôtres,
les
Anciens
&
les
freres
de
Jérufa-
»
lem
,
aux
freres
d'entre
les
Gentils
qui
font
à
»
Antioche
de
Syrie,
&
en
Cilicie
:
Salut.
Comme
»
nous
avons
appris
que
quelques-uns
venus
d'ici,
#
vous
ont
troublez,
&
vous
ont
jetté
des
fcrupules
».
dans
lefprit
,
fans
que
nous
leur
en
ayons
donné
».
aucun
ordre
,
après
nous
ètre
aflemblez
dans
le
»
même
efprit,
nous
avons
jugé
à
propos
de
vous
»
envoyer
des
perfonnes
choifies,
avec
nos
chers
»
freres
Paul
&
Barnabé
,
qui
ont
expofé
leur
vie
»
pour
le
nom
de
Jefus-
Chrift.
Nous
vous
en-
»
voyons
donc
Jude
&
Silas,
qui
vous
apprendront
»
toutes
chofes
de-vive
voix.
Car
il
a
femblé
bon
»
au
Saint-Efprit
&
à
nous
de
ne
vous
point
im-
»
pofer
d’autres
charges
que
celles
qui
font
nécef-
»
faires
;
fçavoir,
de
vous
abftenir
de
sout
ce
qui
»
aura
été
facrifié
aux
Idoles
;
du
fang,
des
chairs
»
étoufices,
&
de
la
fornication
,
dont
vous.
ferez
»
bien
de
vous
garder.
Adieu.
_
Dans
ce
même
voyage,
faint
Pauliexpofa
pu-
bliquement
aux
Fidéles
de
Jérufalem
&
aux
Apô-
tres,
la
doctrine
qu’il.
prèchoit
parmi
les
Gentils:
Ca)
Len
confera
aufh
en
particulier
avec
les
prin-
£a}
Galat
XR:
2.0
fer
|
Ce
me
+
7
4
ME
ETS
7
ns
æ
—
ET
pu
Nouv.
TESTAM.
Liv:
II.
205$
cipaux,
en
préfence
de
Barnabé
&
de
Tite.
Ce
n’eft
=
pas
qu'il
eût
befoin
de
s'afsûrer
de
la
verité
de
la
2
+;
doctrine
qu'il
prêchoit,
(4)
ou
que
cette
doctrihe
&
ae
VE
eût
befoin
de
la
confirmation
de
perfonne,
puif-
re
vulg.
$r.
qu'il
l'avoit
apprife
de
Jefus-Chrift
même
:
mais
il
éroit
important
d’afsürer
les
autres
de
la
verité
de
fa
prédication,
en
faifant
voir
qu'il
n'enfeignoit
rien
qui
ne
füt
approuvé
de
tous
les
Apôtres.
Saint
Pierre,
faint
Jacques
&
faint
Jean,
avec
quiil
en
confera,
n’y
trouverent
rien
à
redire,
niàajoûter.
Hs
virent
avec
joye
la
grace
que
Dieu
lui
avoit
donnée,
&
reconnurent
qu'il
avoit
établi
Apôtre
des
nations,
comme
faint
Pierre
l’étoit
des
Juifs.
Ceft
pourquoi
ils
s'unirent
à
lui
&
à
Barnabé
;
ils
leur
donnerent
les
mains
en
figne
d'union
&
d'al-
liance,
&
ils
leur
recommanderent
feulement
le
foin
des
pauvres,
c'eft-à-dire,
d’exhorter
les
Fi-
déles
convertis
du
Paganifime,
à
afifter
les
freres
de
Jérufalem.
Ceux-ci
avoient
d’abord
vendu
tous
leurs
biens,
&
les
ayant
mis
encommun,
étoiens
réduits
à
une
grande
pauvreté,
depuis
que
les
Juifs
incrédules
avoient
commencé
à
les
perfécuter,
&
à
les
dépoüiller
du.
peu
qui
leur
reftoit.
/b)
Saint
Paul
s'acquitta
avec
joye
de
cette
commiflion
;
.&
on
verra
dans
la
fuite
de
cette
Hiftoire
,
ce
qu'il
ft
pour
les
pauvres
de
Jérufalem.
Tire,
que
faint
Paul
avoit
amené
avec
lui
à
Jéru-
Eee
|
Î
falera,
étoir
Gentil
de
naiffance
:
&
s'étant
converti,
S
Paule
de
|
Paul
ne
jugea.
pas
à
propos
de
l’obliger
à
recevoir
|
.
|
(2)
Chry[.
bomit,
is
Galas,
be]
(b)Æérl.X.
34
DES
ee
ne.
8a3,
d..
Ce
Cor
506
|,
HISTOIRE
DES
JUIFS,
=
———
|;
circoncifion.
(4)
Ceux
qui
vouloient
introduire
An
ou
M.
Gns
l'Eglife
la
néceflité
d’obferver
les
cérémonies
4054.
de
E.
dé
laLoi,
firent
de
grands
efforts
pour
obliger
Paul
G;$
4.-de
1È
NC
e
e
e
<
5
0
=
e
revulg.
$r.
À
le
faire
circoncire
;
afin
d’en
conclure
que
lui-
:
même
reconnoifloit
la
néceflité
de
la
circoncifion
:
mais
Paul
n’y
voulut
jamais
confentir;
&
les
autres
Apôtres
n'exigerent
pas
cela
de
lui.
Ce
n'eft
pas
que
l'Apôrre
condamnât
la
circoncifion
;
lui-mê-
me
quelque
tems
après
circoncit
faint
Timothée
:
mais
il
ne
vouloit
point
donner
d'atteinte
à
la
li-
_
berté
évangelique.
Nous
ignorons
quelle
étoit
la
patrie
&
les
parens
de
faint
Tite,
&
les
circonf-
rances
de
fa
vocation
&
de
fa
converfion.
Il
de-
meura
toujours
fort
uni
à
faint
Paul;
&
les
Anciens
nous
apprennent
qu'il
fut
foninterprete
/b)
&
fon
fecretaire.
Il
en
fera
fonuvent
parlé
dans
la
fuite
de
l'Hifioire.
|
Jude
&
Silas
de
Jude
&
Silas,
qui
furent
députez
de
la
part
du
il
EE
.
Fe
Concile
de
Jérufalemà
l'Eglife
d'Antioche,
étoient
4
d'Antioche
tous
deux
Prophétes,
&
dés
premiers
d’entre
les
freres
de
Jérufalem;
(e)
&
apparemment
du
nom.
bre
des
feptante
Difciples.
L'Hiftoire
ne
nous
à
rien
confervé
de
la
vie
de
Jude,
ou
Barfabas:
mais
pour
Silas,
autrement
Sylvain,
il
'attacha
d'abord”
à
faint
Pierre,
&
ce
fut
lui
qui
porta
la
lettre
que
cet
Apôtre
envoya
de
Rome
aux
Fidéles
de
l'Afe,
©
:
du
Pont,
de
la
Galatie
&
de
la
Bithynie;
&
celle
Ë
ee
du
Concile
de
Jérufalem
à
Antioche
,oùil
s'arrêta.
4
_
Il
s'attacha
enfuite
à
faint
Paul
,&
ne
le
quitta
(b)
Hicronym,
Ep.
150.
GUIR
ECS
SE
OO
gr
pu
Nouv.
TEesram.
Liv.
Il.
207
prefque
plus
dans-route
la
fuite
de
fes
voyages
&
de
fes
prédications,
Son
nom
fe
rrouve
fouvent
dans
les
Epttres
de
cet
Apôtre.
-
Les
Députez
du
Concile
de
Jérufalem
étant
ar-
rivez
à
Antioche,
(4)
afflemblerent
les
difciples,
&cleur
rendirent
la
Lettre
des
Apôtres.
On
la
lut
dans
l'Eolife,
&
elle
caufa
beaucoup
de
joye
&
de
confolation
aux
Fidéles.
Jude
&
Silas
étant
eux-
mèmes
remplis
du
Saint-Efprit,
&
ayant
le
don
de
prophétie
&
de
la
parole,
confolerent
&
forti-
fierent
Les
freres
par
plufieurs
difcours;
&
après
u’ils
eurent
féjourné
quelque
tems
à
Antioche,
les
Fidéles
les
renvoyerent
à
Jérufalem.
Toutefois
Silas
aima
mieux
demeurer
:
maïs
Jude
retourna
vers
les
Apôtres
à
Jérufalem.
Paul
&
Barnabé
y
demeurerent
aufli
quelque
tems;
&
faint
Pierre
y
vint
lui-même
pour
viliter
les
Chrétiens,
&
pour
être
témoin
de
l'état
de
cette
Eglife,
dont
il
étoit
le
principal
fondateur.
Cet
Apôtre
d’abord
fe
mêla
avec
les
Gentils
convertis,
&
mangea
avec
eux
(b)
indifferemment
comme
avec
les
Juifs,
fans
s’arrèter
à
la
diftinétion
dés
viandes
marquées
par
la
Loi;
en
quoi
il
fe
conformoit
à
ce
qu'il
avoit
décidé
lui-même
au
Concile
de
Jérufalem.
Cependant
quelques
Chré-
tiens
circoncis
étant
venus
de
Jérufalem
à
Antio-
che,
il
commença
à
fe
féparer
des
Fidéles
d’entre
les
Genrils,
&
à
ne
plus
manger
avec
eux,
par
une
efpece
de
feinte
&
de
diflimularion,
qui
pouvoit
donner
lieu
de
foupçonner
qu’il
croyoit
…
(a)
4.
XP.
17.
ze
.
Eb)
Galat.
XL
12,130
”
Ax
ou
M.
4054.
dé
J.
E
$-4*
de
l'E:
re
vulg.
ÿt.
S,
Dierre
vient
à
Antioche
,
&eft
repris
par
S\
Paul.
208
HisTOIRE
DES
JUTFS,
|
|
7"
l'obfervation
des
cérémonies
légales
néceflaire
au
il
AN
pu
M.
-
|
-
+
:
A
:
4054.
de
J,
MOINS
pour
les
Juifs,
&
qu'il
vouloir
même
y
af.
;
C,
s4.de
l'E,
fujettir
les
Gentils.
Ainh
il
donnoit
arteinte
à
l'au-
_
revule.
sr.
torité
du
Concile
qui
venoit
d’être
célébré,
&
ébranloit
la
difcipline
de
l'Eglife.
|
L'exemple
de
Pierre
engagea
les
autres
Juifs
Fi-
déles
d’Antioche,
qui
vivoient
auparavant
avec
les
Gentils
convertis
dans
la
liberté
de
la
foi,
fans
s'aftreindre
aux
obfervations
légales
;
il
les
enga-
gea,
dis-je,
à
imiter
fa
diflimulation
,
en
fe
fépa-
_ranc
d'eux;
Barnabé
même
s'y
laifloit
entraîner
comme
les
autres
:
En
forte
que
faint
Paul
voyant
qu'ils
ne
marchoient
pas
felon
la
veriré
de
l'Evan-
gile,
&
que
la
conduite
de
faint
Pierre
étoit
répre-
Fenfible
,
ilreprit
cet
Apôtre
devanr
tout
le
mon-
de,
&
luiréfifta
en
face,
en
lui
difant
qu'il
avoit
tort.de
vouloir
oblicer
les
Genrils
par
fa
maniere
d'agir,
à
vivre
felon
la
Loi
des
Juifs.
En
effer
fi
fainc
Pierre
avoit
raifon,
il
s'enfuivoit
que
les
Gentils
devoient
obferver
les
cérémonies
légales,
&
que
les
Juifs
fidéles
ne
devoient
pas
vivre
indif-
feremment
avec
eux,
comme
ils
avoienr
com-
mencé
à
faire
,
depuis
que
la
porte
de
la
foi
fur
|
une
fois
ouverte
aux
Gentils.
Saint
Pierre
reçut
;
.
avec
humilité
&
avec
modeftie
la
répréhenfion
de
É
Paul;
&
cela
ne
diminua
en
rien
l'eftime
&
la
|
fection
réciproque
de
ces
deux
Apôtres,
qui
ne
cherchoïient
l’un
&
l'autre
que
la
veriré
&
l'édif-
ifaron
de
l'Eglife.
Quelques-uns
(a)
ont
crû
que
_—
écrslacés
cent
Pal
tee
FE
En
pr
2
(a)
Voyez
le
P.Hardouin
pour
|
de
LÉ
fainte
Chapelle,
&
notre
Vaffirmative
;
M.
de
Tillemont,
a
fur
ce
fujer,pour
la
ne-
Céphas
Note
33:
fur
S,
Pierre,
M;
Boileau
]
gatives
er
ov
Nouv.
TESFAM.
Liv.
II.
309
Céphas
qui
fut
répris
par
faint
Paul
à
Antioche,
étoit
different
de
PApotre
faint
Pierre
:
mais
on
a
examiné
&
refuté
ce
fentiment
ailleurs.
Quelque
tems
après,
Paul
propofa
à
Barnabé
(4)
d'aller
vifiter
toutes
les
Eolifes
qu'ils
avoient
fon-
dées
dans
l’Afie
&
ailleurs,
pour
voir
en
quel
état
elles
étoient.
Barnabé
y
confentit
:
mais
il
vouloit
prendre
avec
lui
Jean-Marc,
qui,
comme
nous
l'avons
vû,
les
avoit
quittez
un
peu
trop
légere-
…
ment
durant
leur
premier
voyage.
Paul
le
pria
de
_conftderer
qu'il
n’étoit
pas
à
propos
de
reprendre
avec
eux
celui
qui
les
avoit
quitrez
en
Pamphilie,
&
qui
ne
les
avoit
point
fuivis
dans
leur
miniftére.
Saint
Barnabé
ne
put
être
perfuade
des
raifons
de
faint
Paul,
&
ils
fe
féparerent
pour
cette
fois,
fans
néanmoins
rompre
le
lien
de
la
charité,
qui
_
fur
toujours
parfaite
entr'eux.
Barnabé
prit
avec
lui
Jean-Marc,
&
alla
dans
l'Ifle
de
Cypre,
oùil
confirma
dans
la
foi
les
Eglifes
qui
y
étoient.
Mais
faint
Paul
ayant
pris
avec
lui
Silas,
partie
pour
aller
vifiter
les
Eglifes
de
Syrie
&
de
Cilicie,
recommandant
par-tout
où
il
pañloit,
l'obferva-
tion
des
chofes
qui
avoient
été
ordonnées
dans
le
Concile
de
Jerufalem,
&
fortifiant
les
Eglifes
dans
la
foi
par
fes
exhortations
:
en
forte
que
les
Fidé.
les
croifloient
en
nombre
de
jour
en
jour.
Il
arriva
AN
pu
M.
4054.
de
TJ.
C.
s4.del'E-
re
vulg.
51.
CHar.
XIX.
Paul
&
Barnabé
fe
féparent.
Paul
prend
Silas
pout
fon
compagnon,
An
ou
M:
4055.
de
J.
CC”
ss-de
l’Ere
vul-
gaire
$
2:
Saint
Timothée
s'attache
à
Saint
Paul.
Il
reçut
la
circoncifion.
ainfi
à
Derbe
,
(b)
&
enfuite
À
Lyftres
en
Lycaonie,
où
il
rencontra
un
Difciple
nommé
Timothée
,
fils
d’une
femme
Juive
convertie
au
Chriftianifme,
&
d’un
pere
Gentil
,
qui
étoit
demeuré
dans
l’ido-
encens
(2)
AG.
XP.
36,
feg
À
(b)
48.
AVI
1.
2.0
[eg.
-
Tome
IF.
_
Dd
ri
io
.<
MISTOIRE
DES
Juxrs,
7"
lâtrie.
Timothée
dès
fon
enfance
avoit
appris
les
en
Lu
‘
faintes
Lettres
de
fa
mere
Eunice,
&
de
fon
ayeule
ér'
Loïde,
qui
toutes
deux
avoient
embraffé
de
bonne
re
vulg.
52.
heure
la
Religion
Chrétienne.
Saint
Pauk
ayant
crouye
dans
fainc
Timothée
beaucoup
de
fcience,
de
zéle
&
d’innocence,
le
prit
avec
lui,
&
lui
se
donna
la
circoncifion,
non
qu'il
la
crût
néceflaire,
mais
pour
ne
pas
choquer
les
Juifs,
qui
n’auroient
pü
fe
réfoudre
à
avoir
aucun
commerce
avec
um
homme
incirconcis.
Or
faint
Paul
commençoit
toujours
par
prècher
aux
Juifs,
lorfqu'il
arrivoit
dans
une
ville
;
&
tous
les
Juifs
du
pays
fçavoient
que
Timothée
ayant
eu
pour
pere
un
Gentil,
n'avoir
pas
été
circoncis
le
huitième
jour
comme
les
Juifs.
On
préfume
qu'alors
fon
pere
étoit
mort,
puifque
faint
Paul
le
circoncit
fans
aucune
eppo-
fition
de
fa
part.
Timothée
n’y
témoigna
point.
non
plus
de
répugnance
,
fçachant
les
raifons
que
fant
Paiubavoit
d'en
ufer
ain.
a)
Lorfque
Paul
,
Silas
&
Timothée
eurent
tra-
verfé
la
Phrygie
&
la
Galatie
,
le
Saint-Efprit
leur
défendit
d'annoncer
la
parole
de
Dieu
en
Añe;
\
&
étant
venus
en
Myfie,
ils
fe
difpofoient
à
pafler
en
Bithynie
:
mais
l'Efprit
de
Jefus
ne
le
leur
per-
mit
pas.
Aïnfi
ils
defcendirent
à
Troade,
ville
de
la
petite
Phrygie,
où
ils
s'embarquerent.
Or
faint
Paul
étant
dans
cette
ville,
eut
la
nuit
une
vifion,
_dans
hquelle
un
homme,
qu'il
reconnus
être
Mae
_
cédonien
à
fon
air,
à
fon
langage,
à
fon
habit;
tre
même
lui
déclara-vil
qu’il
éroir
Macé
eme
eee
sl
encre
LS
Ë
«
D
mn
A
Er
hr
te,
St
PS
=
c
>
ox
)
\
ze
fe
:
Cos
RE
BE
dr
LES
Se
Le
:
ne
2 ;
ns
Ë
See
=
2
©
æ
ÊT
Du
Nogent
LIT,
Te
donien
;
cet
homme
le
prioit
de
pañfer
en
Macé-
155
M.
doine
,
&
de
la
fecourir.
On
croit
que
ce
Mace-
4o
sy.
de
J.
donien
éçoit
l'Ange
prorecteur
de
la
Macédoine,
C.
55.
de
l'E
qui
conjuroit
faint
Paul
d'y
venir
répandre
la
lu-
re
vulg.
52e
miére
de
la
foi.
ee
:
Dès
le
lendemain
#ows
nous
difposämes
de
paffer
…
Hiftoie
&
s.
LES
.
.
Luc,
compagnon
en
Macédoine
,
dit
faint
Luc,
Auteur
des
Actes
de
voyage
de
faint
des
Apôtres,
#6
doutant
point
que
Dieu
ne
nous
y
appellät
pour
précher
l'Evangile.
Maniére
de
par-
ler,
qui
nous
fait
croire
qu'il
commença
alors
à
_
entrer
dans
la
compagnie
de
faint
Paul,
auquel
il
demeura
toujours
fort
attaché.
Saint
Luc
étoit
ori-
ginaire
d’Antioche
en
Syrie,
(4)
&
Payen
de
Re-
ligion
,
avant
qu'il
fe
fût
converti
au
Chriftianifme.
1
étroit
médecin
de
profeflion,
&
on
croit
qu'il
n
eut
jamais
ni
femme,
ni
enfans.
Il
écrit
en
Grec
d'une
manière
plus
pure
&
plus
polie
que
les
au-
tres
Auteurs
du
nouveau
Teftament.
On
ne
fcait
aucune
particularité
de
fa
converfion.
Saint
Jerôme
l'appelle
le
fils
fpirituel
de
faint
Paul
;
ce
quiinh-
nuë
qu'il
croyoit
que
l'Apôtre
l'avoit
converti
_
Saint
Luc
avoit
aufh
converfé
avec
Les
autres
Apô-
tres
,
(b)
&
avoit
ramafñlé
avec
beaucoup
de
foin,
ce
qu'ils
lui
avoient
appris
des
miracles
&.de
Ja
doétrine
de
Jefus-Chrilt.
Il
paroît
par
fes
Ecrits,
-qu'ilavoit
eu
part
à
la
confiance
de la
fainte
Vierge,
dont
il
nous
a
rapporté
beaucoup
de
particularitez
dans
fon
Evangile,
qu'il
écrivit
quelques
années
après
celle-ci.
On
croit
qu'il
compofa
l'hiftoire
des
ES
(a)
Voyez
S.
Jerome,
de
iris
|
(b
Luc,
L
1.2,
allufir.
c.
<
r
AN
ou
M.
4055.
de
J.
C.s
5.
del’E-
revuls,
52.
S.
Paul
pafñle
en
Macedoine.
>
512
…
HisTorre
Des
Jurrs,
Actes
pendant
le
féjour
quil
fr
à
Rome
avec
fains
Paul,
&
dont
nous
parlerons
ci-après.
Saint
Paul,
Silas
,
Timothée
&
Luc
sembar-
querent
donc
pour
paffer
de
Troade
en
Macédoine.
Ils
vinrent
d'abord
en
Ffle
de
Samothrace,
&
le
lendemain
à
Naples,
ville
maritime
de
Macédoine,
…
&
de
là
à
Philippes,
Colonie
Romaine,
&
Capi-
.
Paul
&
fa
compagnie
s'aflirent,
&
parlerent
aux
rent
Jefus-Chrift;
&
une
de
ces
femmes,
nom-
_de
pourpre,
qui
n'étoit
pas
Juive
de
naiflance,
mais
profélyte
fervant
Dieu,
écouta
ce
que
Paul
tale
de
cette
partie
de
la
Macédoine
,
qui
eft
la
plus
proche
de
la
Thrace.
Ils
y
demeurerent
quelques
jours
;
&
le
jour
du
Sabbat
ils
fortirent
hors
de
[a
ville
,
&allerent
fur
la
riviére,
où
étoit
la
Profeu-
que,
ou
le
lieu
ordinaire
dela
prière
:
car
les
Juifs
de
Philippes
n’avoient
apparemment
point
de
Sy-
nagogue
bâtie,
ni
au
dedans,
ni
au
dehors
de
la
ville
;
mais
ils
y
avoientune
Pro/éaque
;
c'elt
ainñ
qu'ils
appelloient
les
oratoires,
où
ils
s’'aflembloient
pour
prier
&
pour
entendre
Îa
lecture
de
la
Loi.
Ces
Profeuques
étoient
de
grands
enclos
décou-
verts,
faits
en
forme
de
théatres,
&
fituez
en
rafe
campagne.
(4)
.
En
attendant
que
les
Juifs
fuflent
tous
venus,
femmes,
qui
étoient
là
afflemblées.
Ils
leur
annonce-
mée
Lydie
,
native
de
Thyatire,
&
marchande
_
Jui
annonçoit,
Dieu
lui
ouvrit
le
cœur
,
&
elle
|
embraffà
la
foi.
Elle
fur
baptifée
avec
fa
famille,
|
SR
ET
CT
EE
PR
RS
=
2
}
Voyez
notre
Commentaire
fur
48,
XPL.
12.
œ
S.
Epiphate
nee
2%
SUIS
à
2
es
4
5
er
ou
Nouv.
TEsTAM.
Liv.II.
13
&
elle
pria
les
Apôtres
de
ne
prendre
pas
d'autre
maifon
que
la
fienne
;
&
elle
le
fit
avec
tant
d'in-
ftance,
qu'ils
ne
purent
s'en
défendre.
_
Css
delË
Oril
arriva
qu'allant
un
autre
jour
de
la
femaine
re
vulg.
52.
au
lieu
de
la
priére,
ils
rencontrerent
une
fille
ef
$.
pat
guérit
-
AN
DU
M.
4055.
de
JT.
:
Sn
Cent!
=.
une
fille
poffedée
clave,
qui
appattenoit
à
un
maitre
Gentil,
laquelle
®
eds
Pre
éroit
poffedée
d'un
démon
qui
la
faifoit
deviner
;
ce
thon.
qui
apportoit
un
grand
gain
à
ceux
à
qui
elle
appar-
cenoit.
Cétre
fille
fe
mit
à
fuivre
Paul
&
ceux
qui
l'accompagnoient,
en
criant
:
Ces
hommes
font
des
\
ferviteurs
du
Dieu
très-Haut,
qui
vous
annoncent
\
la
voye
du
falut;
&
elle
continua
de
la
même
forte
pendant
plufieurs
jours.
Le
démon
cherchoit
par-là
ou
à
fufciter
une
perfécution
à
faint
Paul,
sil
le
_chafloit
;
ou
à
s’autorifer
de
fon
approbation,
s'il
le
fouffroir.
Mais
fainc
Paul
ne
pouvant
fouffrir
ces
loüanges,
fe
rourna
vers
la
fille,
&
dit
au
démon:
2
Jété
commande
au
nom
de
Jefus-Chrift,
de
fortir
:
de
cette
fille
;
&
le
démon
fortit
à
l'heure
même.
…
Ceux
à
qui
cette
fervante
appartenoit
fe
voyant
fruftrez
de
lefperance
de
leur
gain,
fe
faifirent
de
_
Paul
&
de
Silas;
&
les
ayant
traînéz
devant
les
Magiftrats,
les
y
accuferent
de
vouloir
troubler
_
leur
ville,
en
y
introduifant
une
Religion
&
des
Û
coûtumes,
qui
étoient
contraires
aux
Loix
Romaï-
,
Î
L
_
nes,
&
dont
la
pratique
évoit
interdite
dans
leur
|
L
ville,
qui
étoit
Colonie
Romaine.
Le
peuple
mu-
E
tiné
accourut,
en
criant
contre
eux;
&
les
Ma-
giftrats
fans
examiner
la
chofe,
&
fans
leur
don-
Ë
_
ner
lieu
de
fe
défendre,
firent
déchirer
leurs
ha-
bits,
&
leur
firent
donner
publiquement
le
foüer
ee
fur
le
dos
&
fur
les
épaules.
Dans
ces
rencontres
Ddii
}
;
t
RAR
EE
=
ÈS
Ha
RES
FE
PRESENT
Ax
ou
M,
4055.
de
J.
GS
delE-
ge
vulg.
52,
1
14
HISTOIRE
DES
JUIrs,
on
déchiroit,
&
on
n'ôtoit
pas
les
habits
de
ceux
à
qui
l'on
faifoit
fouffrir
la
peine
du
foüet.
Après
qu'on
les
eut
déchirez
de
coups,
ils
les
envoyerent
en
prifon,
ordonnant
au
geolier
de
les
garder
sû-
rement.
Celui-ci
les
enferma
dans
un
cachot,
&
leur
ferra
les
pieds
dans
des
ceps,
ou
des
entraves,
qui
écoient
deux
gros
ais,
qui
en
fe
réuniffanc,
laifloient
des
ouvertures
à
diverfes
diftances,
où
Fon
faifoit
pafler
les
jambes
des
prifonniers
Ils
demeurerent
donc
couchez
fur
le
dos,
ayant
les
pieds
ferrez
&
les
jambes
érenduës,
dans
une
pof-
rure
fort
incommode,
{ur-tout
pour
des
gens
qui
avoient
le
dos
tout
meurtri.
|
Sur
le
minuit,
Paul
&
Silas
s'étant
mis
en
prie.
res,
chantoient
des
hymnes
à
la
loüange
de
Dieu.
Tout-à-coup
il
fe
ft
un
fi
grand
tremblement
de.
serre,
que
les
fondemens
de
la
maifon
en
furent
ébranlez.
Toutes
les
portes
de
la
prifon
s'oëvri-
rent
en
même
tems,
&
les
liens
des
prifonniers
furent
rompus.
Le
geolier
s'étant
éveillé,
&
voyant
toutes
les
portes
de
la
prifon
ouvertes,
tira
{on
épée,
croyant
que
tous
les
prifonniers
sétoient
fauvez,
&
vouloir
fe
percer,
parce
qu'il
en
de-
voit
répondre
fur
fa
vie
:
mais
Paul
lüi
cria
à
haute
voix
:
Ne
vous
faites
point
de
mal;
car
nous
voici
encore
tous.
Alors
le
geolier
ayant
demandé
de
la
lumiére,
entra
dans
le
cachor
,
&
fe
jettant
aux
pieds
de
Paul
&
de
Silas
,
il
les
tira
de
ce
lieu-
_
R,,
&
les
ayant
menez
dans
fa
maifon,
il
leur
dit:
Seigneurs
,
que
faut-il
que
je
fafle
pour
être
fauve?
7
i
répondirent
:
Croyez
au
Seigneur
Jefus,
us
ferez
fauvé,
vous
&
toute
vorre
famille.
ee
Er
mu
Nouv.
TEsTAM.Liv.
II.
vis
Hs
Jui
annoncerent
la
parole
du
Seigneur
;
il
crut
lui
&
toute
fa
famille
;
ils
furent
trous
baptifez
À
la
même
nuit
:
&
le
geolier
les
ayant
menez
dans
fon
logement,
il
lava
leurs
playes,
leur
fervit
à
manger,
&
fe
réjouir
avec
toute
fa
maifon,
de
la
grace
qu'il
avoit
reçüë,
en
croyant
au
Seigneur.
Le
jour
érant
venu
,
les
Magiftrats
lui
envoye-
rent
dire
par
des
huifhiers
qu'il
laifsär
aller
fes
pri-
fonniers.
Aufli-tôt
le
geolier
avec
les
huïfliers
le
vinrent
dire
à
Paul
&
à
Silas,
qui
s’étoient
remis
volontairement
en
prifon.
Mais
Paul
dit
à
ces
gens:
Après
nous
avoir
publiquement
fait
foüetter
fans
connoiflance
de
caufe
,
nous
qui
fommes
citoyens:
Romains,
&
après
nousavoir
mis
en
prifon.,,
main-
tenant
ils
veulent
nous
en
faire
fortir
en
fecrec,
&
fans
nous
faire
la
moindre
réparation?
Il
n’en
fera
pas
ainf
:
Qu'ils
viennent
eux
-inêmes
nous.
AO
SS.
de
J.
Css
s.delEx
re.
vulo.
ner
en
tirer.
Hfembleroir
par
la
réponfe
de
faint
Paul,
que
Silas
&
lui
étoient
tous
deux
citoyens
Romains
amais
pour
Silas,
la
chofe
n'eft
pas
certaine.
On.
croit
que
faint
Paul
avoit
acquis
ce
droit
par
fa
naiflance,
étant
né
d’un
pere
citoyen
Romain
;
car
ce
que
quelques-uns
ont
prétendu,
que
tous
les
Bourgeois
de
Tharfe
en
Cilicie
avoient
cette
prérogative
,
neft
pas
fans
difhculté.
Tharfe
étoit
une
ville
libre,
mais
non
pas
Colonie
Ro-
maine,
ni
ville
ayant
droit
de
bourgeoifie
Ro-
maine.
Or
en
qualité
de
citoyen
Romain,
faint
Paul
ne
pouvoit
être
ni
battu
de
verges,
ni
mis
jugé.
—
en
prifon,
fans
avoir
€té
auparavant
entendu
&
Les
huifliers
donc
ayant
rapporté
aux
Magiftrats:
Ax.pou
M.
41055.
de
J.
C.s
5.de
l'E-
re
vule.
52,
GRR
Scene
nos
Car,
XX.
Saint
Paul
vaa
Theffalonique.
116
HISTOIRE
DES
JUIFS,
la
réponfe
de
Paul,
ceux-ci
eurent
peur,
&
vin-
rent
lui
faire
des
excufes
;
&
après
les
avoir
tirez
de
prifon,
ils
Les
prierent
de
fortir
de
la
ville,
pour
ne
pas
s’expofer
de
nouveau
à
la
violence
des
Juifs
&
des
Payens
de
Philippes.
Etant
donc
fortis
de
prifon,
ils
allerent
voir
Lydie
leur
hôtefle,
&
ayant
vû
les
freres,
ils
les
confolerent
,
&
puis
partirent.
Depuis
ce
tems,
les
Fidéles
de
Philippes
.
conferverent
une
tendre
affection
pour
faint
Paul,
&
dans
toutes
les
occafons
ils
lui
donnerent
des
marques
effectives
de
leur
reconnoiflance
,
en
lui
envoyant
des
fecours
d'argent
,
&
d’autres
chofes.
ïls
lui
en
envoyerent
à
Corinthe,
(4)
deux
fois
À
Theffalonique
;
{b)
&
enfin
à
Rome.
fc)
Onne
peut
rien
ajouter
à
leur
générofité
;
&
faint
Paul
en
fait
en
plus
d’un
endroit
des
éloges
fort
hono-
rables.
—
.
Saint
Paul
&
ceux
de
fa
compagnie
érant
fortis
de
Philippes,
aerent
à
Amphipolis,
(4)
ville
tuée
près
de
la
mer,
dela
à
Apollonie,
&
arri-
verent
enfin
à
Theflalonique,
Capitale
de
la
Ma
etdoine,
&
où
il
y
avoit
une
Synagogue
de
Juifs.
Paul
y
entra,
felon
fa
coûtume,
le
jour
du
Sabbar
fuivant,
&
les
entrecint
des
Ecritures
ce
jour-là,
&
les
deux
jours
de
Sabbat
fuivans.
Il
leur
montra
que
Jefus-Chrift
étoic
le
Mefhie
prédit
par
les
Pro
phéres,
qu’il
falloit
qu'il
fouffrit
&
qu'il
reffufciäc.
Quelques-uns
des
Juifs
crurent,
&
fe
joignirentà
Paul
&
à
Silas;
&
un
grand
nombre
de
Gentils
_(a)2.
Cor.
XI.
0.
|
(2h
Peoti8
(b)
Philipp.
IF,
16
-
{
(d)
44.
APILr:
2e
OC
:
craignant
…
ET
pu;
NOUM-TIPEST
Liu.
II,
7
craisnans
Dieu
,
&
plufieurs
femmes
de
qualité
-embraflerent
la
foi.
Dieu
confirma
la
prédication
-de
faint
Paul
par
plufieuts
miracles,
&
par
divers
“effets
de
[a
puiflance
du
Saint-Efprit.
/
4)
Les
Fi-
déles
de
cétte
ville
eurent
dans
la
fuite
beaucoup
à
fouffrir!
de
la
part
de
leurs
concitoyens
;
en
forte
que
faint
Paul
les
propofoit
aux
autres
Fidéles
de
.
da
Macédoine,
comme
un
modéle
de
vertu
&
de
.patiencenfb)
:
:
.
Saint
Paul
logeoit
chez
un
Chrétien
nommé
Jafon,
où
les
travaux
apoftoliques
ne
lempêchoiente
point
de
travailler
de
fes
mains,
pour
nètre
à
charge
à
perfonne,
{c
}
&
pour
donner
l'exemple
de
la
vie
appliquée
-&
laborieufe,
que
doivent
mener
des
Difciples
de
Jefus-Chrift.
Un
jour
les
Juifs
de
Theflalonique
pouflez
d'un
faux
zéle,
Prirent
avec
Eux
quelques
méchans
hommes
de
la
die
du
peuple,
&
ayant
excité
un
tumulte
dans
la
ville,
ils
vinrent
en
troupes
à
la
maifon
de
Jafoa,
voulant.en
tirer
Paul
&
Silas,
&
les
mener
dansla
place
publique
devant
le
peuple:
mais.ne
les
ayant
point
trouvez,
ils
trainérent
Jafon
&:
quelques-
uns
des
freres
devant
les
Magiftrats
de
la
ville,
en
criant
:
Voici
des
gens
qui
font
venus
nous
troubler
ici,
Jalon
les
à
recus
chez
lui.
Ce:
fonr
des
féditieux
,
qui
veulent
foulever
l'Erat,
en
foû-
_
Aehañt
que
ce
Jefus
qu'ils
prèchent,
eft
le
vrai
Roï
à
qui
il
faut
obéir.
Par
ces
clameurs,,
ils
ému-
N:DU
M.
4055,
de
J.
C:s
s..de
PE.
]
re
he
52e
rent
la
populace,
&
les
Magiftrars,
qui
les
écou
|
PTT.
Thefah
qe
—
|
A
Theal:
XL.
5.
re
:(b).1
Theffal,
1.6.7,
9.
ut.
Le
Gge
:
_—
EE
HOMO
je
et
|
4
{
6
Î
=
-
St
118
HISTOIRE
DES
JUIFS,
AUDE
de
toient
:
mais
Jafon
&
les
autres
ayant
donné
cat
doi
sde
HO
&s
étant
obligez
de
repréfenter
Paul
&
ceux
C.
s5.de
l'E.
de
fa
compagnie,
s'il
en
étoit
befoin
,
on
les
laiffa
aller
;
&
la
nuit
même
on
conduifit
fecrerement
Paul
&
Silas
hors
de
la
ville,
pour
aller
à
Bérée.
Ceux
de
Theflalonique
ne
les
voyant
plus,
aban-
donnerent
la
pourfuite
dé
Jafon.
ee
*
Bérée
n’eft
pas
bien
éloignée
de
Theffilonique;
&
les
Juifs
de
Bérée
éroient
d'un
naturel
plus
hu-
main
&
plus
docile,
que
ceux
de
Theffalonique.
Saint
Paul
étant
entré
dans
leur
Synagogue,
ils
:
l'écourerent
avec
beaucoup
d'affection
&
d'ardeur,
examinant
tous
les
jours
les
Ecritures,
pour
voir
fi
ce
qu'on
leur
difoit
étoit
veritable,
&
fi
Jefus
avoit
veritablement
rempli
tout
ce
que
les
Pro-
phétes
avoient
prédit
du
Meflie.
Plufieurs
Juifs
convaincus
par
eux-mêmes,
&
perfuadez
par
les
taifons
de
faint
Paul,
fe
rendirent
à
la
verité
;
ily.
eut
même
un
bon
nombre
de
Genrils
&
plufieurs
femmes
de
qualité,
qui
craignoient
Dieu,
&
qui
n'éroient
pas
Juives,
qui
embraflerent
la
foi.
Mais
quand
les
Juifs
de
Theffalonique
fçurent
que
Paul
préchoit
à
Bérée,
ils
y
vinrent,
&
y
exciterent
le
peuple
contre
lui.
Auffi-tôt
les
freres
fe
hâterent
de
Éteroter
faint
Paul
pour
aller
vers
la
mer;
&
Silas
avec
Timothée
demeurerent
a
Bérée,
pour
affermir
les
nouveaux
Fidéles.
SE
5,
Paul
vient
à
Saint
Paul
s'embarqua
donc
à
Bérée,
(a)
&
vint
à
re
vulo,
ÿ2.
Ath
4°
8
à
PR.
;
5
:
Ee
:
NÉE
R
Se
Le
Hans
7.
Aienés
(6)
accompagné
de
ceux
qu'on
lui
avoit
(2)
AB.
X
VII.
14.
15:
de.
y
vint
par
terre.
Mais
le
fenti
{b)il
y
Ena
qui
croyent
qu'il!
ment
oppofé
eft
plus
fuivi.
2
gr
pu
Nouv:
LEsTAM.
Liv.II,
219:
donnez
pour
le
conduire.
Athenes
éroir
alors
la
plus
célébre
ville
du
monde
pour
les
fciences,
pour
la
Philofophie,
pour
leloquence.
On
s'y
rendoit
D
An
pu
M.
4055.
de
J.
C.55.de
PE-
de
tous
les
endroits
de
l'Empire,
pour
y
étudier,
re
vulg.
52.
&
pour
y
prendre
le
goût
des
belles
chofes.
La
fuperftition
y
étoit
telle,
que
lon
y
adoroittous
les
Dieux,
que
l’on
croyoit
être
adorez
par
les
autres
peuples.
Saint
Paul
ne
pouvoit
choifir
un:
plus
beau
theatre
pour
y
prècher
Jefus-Chrit.
La
Providence
l'y
ayant
amené,
il
renvoya
à
Bérée
ceux
qui
lavoient
accompagné
,
&
les
pria
de
dire
à
Silas
&
à
Timothée
de
le
venir
trouver
au
plütôt.
Or
pendant
qu'il
les
attendoit
à
Athenes,
fon
ef-
prit
fe
fentoit
émü,
&
comme
aiguillonné
en
lui-
A
;
Fe
.
/
4
RÉ
même,
en
voyant
qu'une
ville
fi
éclairée
éroit
toutefois
fi
attachée
à
l'idolâtrie.
Tous
les
jours
il
s'entrerenoit
avec
quelque
Philofophe
payen
dans
la
place
publique
,
&
alloit
aufhi
à
la
Syna-
gogue,
où
ilparloit
aux
Juifs,
&
à
ceux
des
Gen-
tils
qui
craignoient
Dieu
,
&
qui
sy
trouvoient.
Quelques
Philofophes
Epicuriens
,
&
quelques
Stoiciens
ayant
conferé
avec
lui,
le
craiterent
de
difcoureur
&
de
difeur
de
rien,
ou
d'introdu-
“teur
de
nouvelles
Divinitez
;
car
ils
fe
figuroient:
que
Jefus-Chrift,
dont
faint
Paul
leur
parloit,
étroit
un
Dieu
comme
ces
prétenduës
Divinitez
qu'on
adoroit
dans
le
Paganifme
;
que
c'étoit
un
Dieu
nouveau
,
qui
s'étoir
manifefté
dans
la
Judée;
OÙ
même
un
Dieu
de
la
facon
de
Paul.
Enfin
un
jour
ils
Le
prirent,
&
le
menerent
dans
l’Aréopage,
en
lui
difant
:
Pourrions-nous
réopage.
fçavoir
de
vous
quelle
eft
cette
nouvelle
doctrine
Ece
2
:
Difcouts
de
faïnt
Pau
devant
l'A+
RS
AN
pu
M.
4055.
de
J.
Cii:debs
rc.vulg.
$2.
220
HISTOIRE
DES
JUIÉS,
ue
vous
publiez
?
fl
n'écoit
pas
permis
à
un
par-
ticulier
d'introduire
de
fon
chef
de
nouveaux:
Dieux
:
c’eft
de
quoi
on
acculoit
faint
Paul;
&.
c'éroir
aux
Juges
de
lAréopage
d'en
connoître.
Or
les
Achéniens
,
&
les
étrangers
qui
demeuroient
à
Athenes,
n'avoient
point
d'autre
occupation
que
de
dire
&
d'entendre
des
nouvelles.
C’étoit-là
leur
paflion
dominante.
Ainfi
il
n'eft
pas
étrange
que
faint
Paul
étant
venu
leur
annoncer
des
chofes
fr.
extraordinaires
..
il
ait
excité
leur
curiofité,
&:
au'enfuite
voyant
que
ce
qu'il
difoit
regardoit
le:
fonds
de
la
Religion,
ils
en
ayent
porté
le
juge
ment
à
l’Aréonage.
Paul
étant
donc
devant
fes
Juges,
leur
dit
:
Seigneurs
Athéniens,
il
me
fem
ble
qu'en
touteschofes
vous
êtes
religieux
jufqu'a
l'excès
;
car
ayant
en
paflant
confideré
les
{taruéss
de
vos
Dieux,
j'airemarqué
même
un
Autel,
où
il
eft
écrit
:
44
Dieu
inconnu.
C'eft
donc
ce
Dieu
que
vous
adorez
fans
le
connoître,
que
je
vous
annonce
aujourd'hui.
Après
cela
il
leur-parla
du:
Dieu
créateur
du
Ciel
&
de
la
terre,
qui
n‘habite:
point
dans
des
Temples
faits
de
la
main
des
hom-
mes,
&
qui:
n'eft
pas
loin
de
chacun
de
nous,
puifque
c'eft
dans
lui
&
par
lui
que
nous
avons
la
vie,
le
mouvement
&
l'être
:
Que
Dieu
étant
éter-
nel,
&
purement
fpirituel
,
ne
peut
être
repré
de
fenté
par
aueune
forme
corporelle
;
qu’il
nousin-
so
\
Te
DA.
ee
à
:
>:
FU.
_
Vite
vous
a
la
pénitence,
&
qu'il
doit
un
jour
juger:
E-à
+
a
+
<
:
RES
SR
les
vivans
&
les
morts,
par
Jef
us=Chrift,
quila
ls.
due
CR
ee
—
Der
établi
Juge
de
tous
les
hommes,
&
qu'il
a
reffluf-
Ces
mots
on
l'interrompit
;
&
les
uns
fe
moc2
CE
SE
£
#
FR
j.
gr
pu
Nouv:
TEesramM:
Liu
II.
»xr
querent
de
cette
réfurreétion
des
morts;
les
autres
7
dirent
:
Nous
vous
entendrons
une:autre:fois
fur
in
ie
<
ce
point.
Ainfi
faint
Paul
fortic
de
l'Aréopage.
e
6
delB
Toutefois
fa
prédication
ne
fur
pas
vaine
Quel-r-
valg,
53.
ques-uns
des
auditeurs:fe
joignirent
à
lui;
entre:
-AHEReS
:
Denys
Sénateur
de
TArdopage
&
une’
.
nommée
Damaris,
&
quelques
autres
avec!
eux.
Quelques
Anciens
(
(a)
ont
crü
que
Damaris:
étoit
femme
de
Denys.
Celui-ci
fur
le
premier
Evêque
d’Athénes,
&
finit
fa
vie
par
le
martyre.
On
ne
fçait
aucünes
particularitez
de
fa
vie
depuis
:
.
ileut
embraflé
le
Chriftianifme,
Saint
Timochée
vinr
enfin
trouver
faint
Pacs
qui
l'attendoit
à
Athénes
:
(b\:mais
Silas
in’
Ÿ.
7.
comme
l'Apôtre
Favoit
fouhaité;
foit
que
des:
pe
plus:preffans
de
l'Eglife
de
Machines
OÙ
à
quelque
incommodité
l'euflent
retenu.
noch:
rendit
compte
à
lApôtre
de
l'état
des
Eglifes
de:
Berée
&
de
Theflalonique
;
il
lui
apptit
que
ceux!
de
Theffalonique
étoient
perfécutez
par
leur
con:
_
citoyens.
Saine
Paul
auroir
fort
fouhaité
de
les
aller:
Voir,
pour
les
fortifier
&
les-confoler:
mais
il:fe:
contenta
d'y
renvoyer
Timothée
,
fe
privant
ainfi
de
fa
compagnie
&
du
fecours
qu'il
en
efperoit,.
::,
...
pour
né
pas
manquer
à
aider
fes
amis
&
fes
che
nr
ne
Difciples
dans
ces
premieres
&
fi
rudes
6
épreuves.
D
Quelque
tems
après,
{c)
faint
Paul
fortit
d'Athé.
PS
a
dut
à
nes;
_&
vint
àCorinche
;
qui
étroit.
Capitale!
de:
+
Athaïe
une
ie
Eu
bell,
è
des
pee
&.
£
se
;
Le
Fe
AA
E
IH
:
ne
a
—)
re
d
ee
11
En
à
CA
x
1.
de
€.
7:
Aer.
homil.
&.
>
1:
CE
A0.
APIIT.
à.
2
Ge)
)
es
ea
se
NS
TOIRE
DÉS
JUIÉs,
des
plus
fuperbes
villes
de
la
Grece.
Mais
on
peut
Ax
DU
M:
dire
qu'aucune
autre
n'étoit
ni
plus
corrompuë,
e
a
aa
ni
plus
débauchée.
L'éloquence
&
la
philofophie:
.
te
y
étoient
eftimées,
mais
beaucoup
moins
qu'à
Athénes;
parce
que
le
commerce
partageoit
davan-
rage
l'occupation
des
habitans
de
Corinthe.
Saine
Paul
y
logea
chez
un
Juif,
nommé
Aquila,
ori-.
ginaire
de
Pont,
dont
la
femme
sappelloit
Prife
cille;
qui
étoient
tout
nouvellement
venus
d'Ira.
lie,
parce
que
l'Empereur
Claude
avoir
ordonné
À
rous
les
Juifs
de
fortir
de
Rome.
Le
mérier
d’A-
quila
étoir
de
faire
des
tentes
de
peaux
à
Fufige
des:gens
de
guerre
;
&
c'étoit
aufh
le
métier
de
faint
Paul.
De
maniere
que
PApôtre
travailloit.
avec
lui,
pour
n’ètre
à
charge
à
pérfonne.
Il
ne
cefloic
point
pour
cela
de
prècher
la
parole
de
ve.
rité,
&
de
travailler
au
falut
des
Corinthiens
avec
gout
le
zéle
que
fa
charité
lui
infpiroit.
Ilalloicrous
les
famedis
dans
la
Synagooue
des
Juifs,
leuran
nonçant
Jefus-Chrift,
&
tachant
de
perfuader
tant
aux
Juifs,
qu'aux
Gentils
,
que
Jefus-Chrift
dtle
feul
Sauveur
&
Redempreur
du
genre
humain.
Il
.
demeura
dix-huit
mois
à
Corinthe..
_
ee
Car,
xx.
Quanrà
l'expulfion
des
Juifs
de
Rome
par
l'Em-
sn
Pereur
Claüde,
dont
parle
ici
fainc
Luc
(4)
par
|
occafion
,
il
y
a
beaucoup
d'apparence
qu’elle
étoit
*
-
arrivée
cetteannée,
ou
l'année
précédente,
puil-
qu'Aquila
&
Prifcille
étoient
de
retour
depuis
peu
à
Corinthe.
Jofeph
n'en
parle
pas,
non
plus
que
Tacice,
quoiqu'Orofe
(b)
le
cite
de
Jofeph,
comme.
ces
a)
AE
XPH
T'IDOmlron
*
Er
pu
Nouv:
TEsTzam.Liv.
II.
220
en
quelque
forte
refponfable
dela
conduite
de
Felix,
&
qu'ilfe
mêloit
de
lui
donner
des
avis
pour
le
on
gouvernement.
de
la
Province:
le
Gouver-
ÂN
DU-
M.
1056.
de}
C.s6.delE-
neur
s'en
tint
enfini
importuné
,
&
réfolut
de
sen
re
vule,
534
défaire.
Il
gagna
un
nommé
Doras,
en
qui
Jonathas
avoit
une
entiere
confiance,
&
Pl
engagea
à
Fait:
finer.
Ce
meurtre
en
impuni,
étant
fait
de
concert
avec
celui
qui
devoit-en
tirer.
vengeance
;
&
cette
impunité
augmenta
encore
la
hardieffe
des.
aflaflins,
&
fit
mulciplier
les
meurtres
&
les
affaf
Hinats
de
lé
pays.
Jonachas
étoir
fils
du
Grand-
Prêtre
Ananus
,
&
frere
de
Matthias,
:qui.fut
auf
Grand-Prêtre,
au
refus
de
Joarhas
On
ne
fçait
pas
précifément
l'année
de
fa
mort:
mais
Tofephel
=
mer
vers
les
commencemens:
de
Felix,
:
>
#0:
L'Empereur
Claude
qui
avoir.
gradifié
le
j
jeune
|
pp
du
Royaume
de
Calcide
;
le
lui
ôta.
qua-
tre
ans
aprés,
&
lui
donna
à
la
place
la
Tétrarchie
gu'avoit
euë
Philippe
fils
d'Hérode,
(4
compofée
de:
la
Gaulanire
,
dé
la
Traconite,
de
la:
Batanée.
&
de
Panéade..
Il:y
ajoûta.
FAbilérie
-poflédée
autrefois
par
Lyfanias.
Néron
dans
la
faite
ÿ
ajoûta
encore
quelque
chofe.
€e
Royaume
étoit
plus
grand
que
celui
de
Calcide,
&
il
étoit
prefque
LOUE
entier
au-delà
du
Jourdain,
dans:
la
partie
lapluses
Æeptentrionale
de
la
Judée.
Agrippa
avoit
fois
fœurs
:
-{çavoir,
Bérénice
,
Mariamne
&
Drufille.
(b}
ni
époufa
Hérode,
‘Roi
de
Calcidé
fon
|
oncle.
Après
la
mort
dece
Quines
arrivée
lan
48:
de
l'Ere
ue
elle
demeure
afez
long
-
terms
ta)
Ant,
l'
20,6%
….
=
+
@)
ir.
L'ronciz.
|
|
ÉÉ
|
230
2
Mis
TOnrE
DES
JULES,
—
veuve.
&
fe
remaria
enfin
à
Polémon,
Roi
du
Pon
Cat
&
d'une
partie
de
la
Cilicie,
pour
érouffer
les
2
F
é
de
LE.
Mauvais
bruits
qui
couroient
d'elle,
&
qui
retom-
cevulg.
53.
boient
fur
fon
frere.
Mais
bien-tôt
après,
elle
quitta
_
fonimari:cerqui
fortifia
les
mauvaifes
impreffions
que
l'on
avoit
de
fa
conduite
;
&
Polémon
aban-
donna
aufh
la
Relisionides
Juifs
;
qu'iln'avoit
em-
Lou,
braflée
que
pour
l'époufer.
:
S3
..
Mariamne
fut
fiancée
de
:très-
bonne
heure
à
Archelaüs
fils
de
Chelcias,
ou
Elcias;
apparem-
ment-celui
qui
écoit
de
la
famille
d'Hérode:
mais
elleile
quitta,
&
fe
maria
a
Démétrius
,
le
plusriche
&
le
plus
confiderable
des
Juifs
d'Alexandrie,
&
qui
toit
alors
Leur
:Chef,
:ou
leur
Alibarque,
comme
ils
Pappelloient.
+
>
»
Drufille
fat
fancée
d'abordàEpiphane,
fils
d’An-
tiochus
Roi
dé
Comagéne,
qui
s’étoitobligé
pour
cela
d'embrafler
le
Judaïfme
:
mais
n'ayant
pas
voulu
fe
faire
circoncire,
(4)
Agrippa
ne
vouli
pas
lui
donner
fa
fœur.
A
la
maria
vers
Fan
$3.à
Azize,
Roi
d'Eméfe,
qui
accepta
la
condition
de
fe
fairecirconcire.
Mfaiscette
Princefle
le
quitta
peu
d'années
après,
pour
époufer
Felix
Gouverneur
de
à
_$-Panl
écrirde
:
|
Cep
endant
faint
Paul
étoit
à
Corinthe.
où
il
-Coxinthe
fa
pre-
A
É
a
£]
RE
défin
PRE
miere
Epitre
aux
PréChOIt
avec
un
zéle,
une
patience
&
un.définté.
sie
eflementadiirables,
tant
aux
Juifs
qu'aux
Gen-
tils,
les
myftéres
du
Royaume
de
Dieu.
I
convertit
-
Stéphane,
ou
Etienne,
&
fa
maïfon,
&
les
bap-
tifa.
dir
que
ce
font
les
prémices
de
l
Achaïe.
(b)
=
Dh
=
ee
ne
EST
RONELTS
ET
DU
Nouv.
TEsTam.
Z7v.
11.
231
Jbaptifa
auf
Crifpe
,
Ghef
de
Syhagogue,
&
>
Eaïus.
Pour
lesautres,
qui
fe
convertirenr:
«ce
ne
is
A
fuc
pas
lui
qui
les
baprifa
;:
caril
i'étoit-pas
envoyé
de
ds
del
.
;
pour
baptifer,.mais
pour
ptècher.
(4)
Timothée
&
re
vulg,
53.
Silas
le
vinrent
enfin
trouver
à
Corinthe:,:
&
lui
rapporterent
l'état
où
ils
avoient
laïffé:
les
Eglifes:
de
Macédoine,
&:
fur-tout
celle
de
Theffrloni-
que.
(4)
S.Paul'fguffroir
alors
beaucoup
de
nécef.
fitez
&
de
travaux.
(c)Il'auroit
fort
fouhaité
d'aller
en
perfonne
vifirer
&
confoler
ces
Eolifes
:
mais
en
Crant
empêché
par
d’autres:
occupations
indif-
penfables
;.
il
écrivit
aux
Theffaloniciens
la
pre-
miere
Epitre
que
nous
avonsà
leur
adrefle
,.&
qui
eft
là
premiere
en
date
de
toutes
celles:
de:
fainr:
-
Il
mer
à
latète
les
noms
de
Silvainiow
Silas,
&:
de
Fimothée
avec
le
fien.
I
louë
la
ferveur
de
la:
foi.des
Théflaloniciens:,
leur
conftance-dans
la
per
fécution:,
leur
chariré:envers
les
Fidéles:de:
la
Ma
cédoine.
Il
les
avertit
d’ufer
faincement
du
ma
Ckrift.
Cette
Epitre
fuvécrire
de
Corinthé
de
Jefus-Chrift.
FA
NOn
morceau
OU
eoisantos
nant
ee
Gi
Séconde-orre
Quelqu
>s
mois
après,
faint
Paul
ayant:
Hürque:
.Scon
re
RE
:))
:
'Théflaloniciens.
Re.
ORNE
A
(b}
AT
-XVIIL
s.
©
eg.
:
Lu
Cor.
Ess
re
Sie
À
ë
i
kg
|
ë
28e
HITSTOLRE
DES
J'UIES,:
1.
|
“—
faspremiere
Epitre
avoit
été
mal
interprétée
dans
|
e
Face
quelques-uns
de
fes
points
,
par
des
perfonnes
mal
|
C.jé.
de
LE.
intentionnées,
qui
vouloient
perfuader
aux
Thef.
revulg
53.
faloniciens
que
l
Apôtte
avoit
dit
que
le
jour
du
Seigneur-étoit:proche,
&
qui
avoient
mème
fup-
ofé
une
fauffe
Lerrré
fous
fon
nom
(4)
pour
intis:
mider
ces
Fidéles
;
&
pour
tirer
d'eux
de
l'argent.
l'Apôtre
pour
les
rafsûrer,
leur,
écrivit
cette
fe-
conde
Lettre,
où
il
nomme
encore
Silas
&
Timo-
thée
à
latête,
&où
illes
exhorte
à
demeurer
for-.
tement
attachez
aux
traditions
qu’ils
avoient
re-:
ces
de
Jui,
&
à
fouffrir
conftamment
les
perlécu-
cutions
quon
leur
fufcitoit.
Il
reprend
avec
force.
ceux
qui
pafloient
leur
vie
dans
l'oifiveté.
Il
veut
qu'on
marque
ces
fortes
de
perfonnes,
&
qu'onfe
fépare.
d'eux
;
afin
qu'au
moins
la
honte
les
te-
tienne
dans
le
devoir.
Il
dit
que
le
myftere
d'ini-.
quité
S'opére-déja
,
mais
qu’il
ne
fe
découvrira
pas
encore
fi-côt;
qu'à
la
fin
l'enfant
de-perdition
fe
manifeftera,
qu'il
élevera
au-deffus
dé
rout
ce,
qui
ef;
appellé
Dieu,
jufqu'à
saffeoir
dans
le.
Temple
de
Dieu;
mais
qu'enfin
il
fera
détruit
par
le
fouffle-de
la
parole,
&-renverfé
par
l'éclat
de
la
préfence
du
Seigneur.
Il
Bnit
{à
Lertre,
en
le
fignant
de
fa
main.
Il
prie
les
Theffaloniciens
de.
_
bien
remarquer
fa
fignature,
de
peur
que
quel
.
n’entreprenne
de
les
furprendre
par
de
fauffes
Lettres
fous
fon
nom.
Il
y
a
aflez
d'appas
‘77
rence
que
pour
le
corps
de
fes
Lettres,
d'ordinaire
Ge:
oh
proie
peer
lé
cmt
lesni
the
——
sarohhtiMeioit
de
fecretaire
:
mais
il
ne
manquoit
pas
2er
Ce)
EL.
2.
Sd
Re
ci
à
5
de
les
figner
,
&
de
les
paraffer
de
fa
main.
Saint
Paul
ayant
prèche
aflez
long
-
tems
aux
Juifs
de
Corinthe,
&
voyant
qu’au
lieu
de
profiter
de
fes
inftructions
,
ils
soppofoient
à
lui,
avec
des
paroles
de
blafphême
,
(
4
)
il
fecoüa
contre
eux
fes
vêremens,
&
leur
dit
:
Que
votre
fang
retombe
fur
vos
têtes
:
pour
moi,
j'en
fuis
innocent
;
&je
m'en
vais
déformais
vers
lesGentils.
Il
quitta
même
le
logis
d'Aquila,
qui
étoit
Juif,
&
fe
retira
chez
Jufte,
qui
étoit
Gentil
craignant
Dieu,
c’eft-à-
dire,
profélyte.
Il
paroït
aufli
par
l'Epître
aux
Ro-
mains
,
(b)
qu'il
logea
chez
Caïus,
qu'il
avoit
baptifé
,
&
qui
fut
l'hôte
de
toute
l'Eglife,
c'eft-à-
dire,
de
tous
les
Fidéles
de
dehors,
qui
venoienc
chez
lui,
&
qui
y
étoient
très-bien
recûs.
Ce
Caïus
étoit
aufli
Gentil
d’origine,
mais
il
fe
con-
vertic
à
Jefus-Chrift;
&
c'elt
peut-être
le
même
que
Caïus
Macédonien,
ami
&
difciple
de
faint
Paul,
qui
étant
venu
avec
lui
à
Ephefe,
y
futen
ET
DU
Now
VETEsTAM:
Liv
Il.
233
AN
ou
M.
4056.
de
J.
(es
56.
de
l’E-
re
vulg.
53:
-
danger
dans
la
édition
de
Démétrius
l'orfévre.
(ce).
-
Après
donc
que
faint
Paul
fe
fut
ainfi
féparé
des
Juifs,
plufeurs
Gentils
qu'il
avoitinftruits,
em-
1.
:
A
;
braflerent
la
foi,
&
reçurent
le
baptême.
Silas
&
Timothée
le
fecondoient;
&
malgré
les
oppofi-
tions
&
Ja
malice
des
Juifs,
malgré
l'accablement
&
l'indigence
où
ïl
fe
vit
fouvent
réduit,
(d)
il
ne
difcontinua-poine
fes
travaux
;
&
Jefus
Chrift
Jui
étant
apparu
une
nuit,
pour
le
confoler,
lui
dit:
Ne
craignez
point,
Saul;
parlez
fans
ceñle:
——
(a)
AE
AVTILS
CE
|
(c)
Aü
(b)
Row.
XVT.
23.
À
(d)
L
Cor.
XI,
3.2.Cor.
XI.
9..
Tome
it.
-—
…
ee
nn
—
£
se
RARE
Fe
: =
RS
234
ÉTISTOIRE
DES
JUrIrs,
in
je
fuis
avec
vous
;
&
perfonne
ne
prévaudra:
.
6
j
contre
vous,
parce
que
jai
un
grand
peuple
dans.
C6.
delÉ-
cette
ville.
Ces
paroles
remplirent
Paul
d'un
nou-
re
vulg.
53.
veau
courage,
&
il
eut
la
farisfaction
de
voir
les:
fruits
de
fa
prédication,
par
la
converfion
d'un:
rand
nombie
de
perfonnes,
tant
dans
Corinthe,.
que
dans
le
refte
de
l’Achaïe
:
car
on
ne
doute
pas:
qu'il
nait
prèche
dans
toute
cette
Province,
durant:
les
dix-huit
mois
qu'il
futà
Corinthe,
&
aux
en-
_
virons.
:
|
AnDu
M...
L'Achaïe
avoit
alors
pour
Proconful
Novat,.
se
.
frere
de
Séneque
,
qui
étant
entré
par
adoption:
ee
dans
là
famille
de
Gallion.,
lequel
avoir
êté
banni.
=
fous
Tibére
.
en
avoit
pris
lè
nom
de.
Gallion.
C'étoit
un
homme:d'efprit:,
doux
&
agréable,
(4);
&
nullement
porté
à
la
cruauté.
Les
Juifs
de
Co-
rinthe
d'un
commun:
accord,
(4
)
s'éleverent
un.
jour
contre
Paul,
&
le
traînerent.au
tribunal
de:
Gallion,
en-difant:
Celui-ci
veut:
perfuader:
aux.
hommes
d’adorer
Dieu
d’une
maniere
contraire
à.
«
notre
Loi
;
il
n'eft
ni
Juifni
Gentil,
&zne
fuir
ni
les
Loix
Romaines,.
ni.les
Loix
de.
Moyfe.:
Paul.
étant
prêt
de
parler
pour
fa
défenfe,.
le
Proconful
dit
au
&}
uiis:
S'il
s'agiffoit
d
È
quelque
action:
con-:
craire
à
nos
Loix,
ou
à
la
Juftice,
je
me
croirois
:
_
obligé
de
vous
entendre.
avec
patience
:
mais
sil:
‘1
|
|
:
.
ne
s'agit
que
de
conteftations
de.
mots
,
&
de
votre:
__
Loi,
démêlez
vos
differends
comme
vous
l'enren--
dréz;:car
je
ne
veux.
point-m'en-rendre
Juge.
Il
Ê
er
ra
(2)
Tacits
Anna.
1.
5,
See
(D)
AE
XLR
fon
‘E
LEE
cé
ETDU
NOUMMESTAM
Li,
TI.
%8$
Jesse
retirer
æinfi
de
fon
tribunal;
2&:tous
ayant
‘faii
Softhene
Chef
de
la
Synagogue
;
ils
Le
mirent
ac
TE
.à
le
maltraiteren
:préfence
mème
de
Gallion
,
fans
Cradle
-qu'illfe
mit
en
peine.de
l'empêcher.
Nous
croyons
revulg.
54
:que
Softhene
étroit
ami
de
faint
Paul,
&
apparem-
ment
le
même
dontile
nom
fe
trouve
à
la
crête
de
‘ja
premiere
Epitre
aux
Corinthiens,
D'autres
(4)
-croyent
que
ce
furent
les
Gencils,
qui
ayant
vü
que
Gallion
avoit
mal
reçû
les
Juifs
accufateurs
de
_faint
Paul,
fe
jetterent
fur
Softhene
Chef
de
la
:Synagogue,
&
commencerent
à
le
frapper
&
à
Poutrager.
.
|
L'Apôrre
demeura
encore
aflez
long
-tems
à
G,,
xx.
‘Corinthe
,
&
aubout
de
dix-huit
mois
depuis
fon
s.
Paul
quite
_
\
:
-
:
:
Corinthe
&
va
en
“arrivée
en
certe
ville,
il
en
‘fortit,
&
s’embarqua
syic&
à
Jerue-
a
Cenchrée,
port
de
Corinthe,
pour
s’en
aller
en
a
Syrie
,
&
à
Jérufalem,
où
il
vouloit
aflifter
à
la
‘Fête
de
la
Pentecôte.
Avantque
de
partir
de
Cen-
-chrée,
il
fe
fit
couper
les
cheveux,
à
caufe
qu'il
avoit
fait
vœu
de
Nazaréat,
qui
confiftoit
à
ne
-point
boirede
vin,
nid’aucune
autre
liqueur
ca-
-pable
d'enyvrer,
&
a
ne
point:couper
fes
cheveux
pendant
tout
le
tems
de
fon
Nazaréar.
11
y
a
appa-
réncéique
leterme.de
ce
vœu
étoit
accompli,
lorf-
‘qu'il
sembarqua,
puifqu’il
coupa
fes
cheveux
à
.
:Cenchrée:::mais
il
falloir
être
à
Jérufalem,
pour
a
hever
dans
le
Temple.ce
qui
regardoit
l'accom-
plifementde
cevœu,
cefti-dire,
pourofrir
les
facrifices
prefcrits
par
la
Loi.
Quelques
uns
(b)
ae
AN
ou
M.
RCA
rene
Ets
ue
À
GS]
t
b)
Chryff.
ir
Aëta
bomil.4o.
“Grec.
impre]].
Lyr.
Cajet.
Gror.
in
\
Ifidor.
Hifpal.
de
divini
offic.
c.
de
PULE
|
|
tonfura.
Baron.
Erafm.
Z
eger.
Grof,
|
Gg
i
à
An
pu
M.
i
42057.
de
J.
“CS
7
GePE
je
vulg,
54.
Se
vient
à
Ephefe..
136
HiIsTOrRE
DES
Ju1rs,
ont
crû
que
c’étoit
Aquila
qui
avoit
fait
ce
vœw,
&
qui
s’étoit
fait
couper
les
cheveux
:
mais
nous
préferons
le
fentiment
qui
l'explique
de
faint
Pauk
I
partit
de
Cenchrée
avec-Aquila
&
Prifcille,
&
alla
avec
eux
jufqu’à
Ephéfe
,
ou
illes
laiffa.
Etane
entré
dans
la
Synagogue
des
Juifs
de
cette
ville,
il
confera
avec
eux
;
&ils
le
prierent
de
demeurer
plus
long-tems
à
Ephéfe
:
mais
comme
il.
étoir
preffé
d'aller
à
Jérufalem,
ilprit
congé
d'eux,
en
leur
difant
qu’il
les
viendroit
revoir,
fi
c’étoit
la
volonté
de
Dieu.
Il
sembarqua
donc,
&
arriva
heureufement
à
Céfarée
de
Paleftine,
d’où
il
fe
rendit
à
Jerufalem,
y
fatisfit
à
fa
dévotion
&
à
fon
vœu
de
Nazaréen,
falua
les
freres;
puis
s'enallaà
Antioche
de
Syrie
,
où
il
pafla
quelque
rems.
De.
là
il
fe
rendit
apparemment
par
terre
dans
la
Ga-
latie
&
dans
la
Phrygie,
exhortanc
&
fortifiant
par-tout
les
Difciples,
—
-
.
Pendant
ce
voyage
de
faint
Paul,
&aflez
pex
de
tems
après
fon
départ
d’Ephéfe
,
il
y
vintun:
Juif,
nommé
Apollon,
(2)
originaire
d'Alexan-
drie
,
homme
éloquent,
&
puiflanc
dans
les
Ecri-
tures.
Il.connoifloit
Jefus-Chrift,.
&
prêchoit
avec
zéle
qu'il
étoir
le
Meflie
:
mais
il
n’étoit
encore
que
Cathécuméne
,.
n'ayant
reçü:
que
le
baptème
de
Jean-Baptifte.
Il
eftaflez
furprenant
que
vingrans
après
la
mort
du
Sauveur,
il
y
eût
encoreen
Egypte
des
gens
qui
ne
connuflent
pas
le
baptème
de
Jetus-Chrilt,.&
qu’Apollon
éclairé
comme
ilétois,.
_
ZéléDifciple
du
Sauveur,
&
inftruit
de
fa
doctrine
(GA
YA4R
à
+:
sr
ou
Nouv.
TEsram.
Liv.
II.
237
jufqu'à
la
prècher
aux
autres,
ne
fçüt
pas
la
nécef-
-
F
ficé
de
fon
baprème
pour
le
falur.
Cependant
la
—
_.
L
chofe
eft
indubitable;
&
on
verra
encore
ci-après,
e
er.
LÉ
que
fainc
Paul
trouva
à
Ephéfe
des
Difciples
qui
revule.
54.
n'avoient
recû
que
le
baptème
de
Jean,
&
qui
ignoroient
jufqu
au
nom
du
Saint-Efprit.
(4)
…
Apollon
commença
donc
à
parler
hardiment
&
librement
dans
la
Synagogue
d’Ephéfe,
(b)
&
à
prouver
que
Jefus-Chrift
éroit
le
Mefhie.
Aquila
&
Prifcille
fa
femme,
qui
étoient
Juifs
convertis,
l'ayant
oüi,
le
retirerent
chez
eux
,
&
Pinftruifi-
rent
plus
amplement
de
la
voye
du
Seigneur.
Il
voulut
enfuite
pafler
en
Achaïe
&
à
Corinthe;
&
les
freres
y
ayant
exhorté,
&
l'ayant
confirmé
dans
cette
réfolution,
Aquila
&
Prifcille,
qui
étoient
arrivez
depuis
peu
de
ce
pays,
écrivirent
|
aux
Difciples,
&
leur
recommanderent
Apollon.
Il
arriva
à
Corinthe,
&
fervit
beaucoup
aux
Fidé-
les,
convainquant
les
Juifs
publiquement,
&
leur
montrant
par
les
Ecritures,
&
par
la
force
de
fon
raifonnement
,
que
Jefus
étoit.
véritablement
le
Saint
Paul
ayant
parcouru
les
hautes
Provinces
_
5:
Paut
vient
à
tac
°
;
\
n
tes
:
Ephefe.
del'Afie
Mineure,
vintà
Ephéfe
,
où
il
demeura
|
trois
ans.
(6)
Cependant
l'Empereur
Claude
mous
Mort
de
l'Empes
<
ee
Se
He
teur
Claude.
rut
le
13.
d'Otobre:,
en
la
foixante-
quatrième
année
de
fon
âge
ayant
éte
empoifonné
par
Àgrip-
pine
fon
époufe,
-&
mere
de
Néron,
quifut
fon
Fuccefleur..
Néron
ajoûta
au
Royaumé:du
jeune
É
:
D
Tr
ht
SR
RD
MS
seems
.
"
ae
=
=
=:
Le)
ARR
LE
COM
UE
r1.2.
de
Gb),
AG.
XPIH
26.27%
À
en:
s
IR
Be.
SE
LUS
E
Gg
üÿ
288
-‘:\
MIsSTOLRE
DES
Jules,
"RS
(
.
Agrippa
(4)
Juliade
dans
la
Pérée:,
&une
partie
-
:
Ex
2
117
«
.
.
.
:
NP
TV:
delatGalilée,
où
éroientles
villes
de
Tarichée
&
..
Da
de
Tibériade.
Illui-
donna
aufli
Abila
dans
la
Pé-
re
vule.
54.
rée,
qui-eft
l'ancienne
ville
d'Abel
des
Vignes,
fort
differente
d’Abila
du
Royaume
de
Lyfanias,
Felix
fut
:confervé
dans
fon
gouvernement
de
Judée.
|
l
Sous
le
‘regne
de
:Néron,
il
parut
en
Judée
un
faux
Prophéte
,
Egyptien
(b]
de
naiffance,
&
Juif
de
Religion,
quiétant
venu
en
Palefi-
ne,
y
aflembla
autour
de
lui
.dans
le
défert.juf-
qu'à
trence
mille
hommes,
qu'il
féduifit
par
{es
-preftises
&
fes
enchantemens.
Entre
des
feéta-
teurs
decet
Esyptien,
étoient
quatre
:milleafaf.
‘ins
,:(c)-prèts
à
cout
entreprendre
pour
défen-
dre
cet
Impofteur.
T1]
wonlur
les
mener
tous
fur
de
mont.des
Oliviers
,
pourvoir
de-R,
difoit-il,
æomber
les
murailles
de
Jérufalem
,
qui
devoient
être
renverfées
à
fa
feule
parole
;
enfuite
il
de-
“voit
entrer
de
force
dans
Jérufalem,
en
chafler
la
garnifon
Romaine,
:&
y
établir
fa
domina-
tion.
Mais
Felix
qui
étoit
alors
à
Jerufalem,
de
“prévine,
marcha
contre
lui
avec
toutes
les
trou-
‘pes
Romaiïnes,
fuivies
des
Juifs
de
Jerufalem
,
D
7
jui
livraihbaraille,
lui
tua
quatre
cens
hommes,
‘en
prit
deux
cens.,
&
difhpa
Le
-refte.
L'Ecyptien
fe
fauva
,
&
ne
parut
plus
depuis
;
ce
qui
donna
de
linquiérude
aux
Romains,
puifque
quand
faint
Paul
fur-pris
à
Jérufalem-quelques
années
ah
ig.
L
210.6.
ss
©
ds
|Bello.
lacs
Bee
ete
inarp
76m
|
(c)
AR
XXL
MR;
(b)
4rriq
20.
6.
6.-O'
de
|
.
LA
&
gr
pu
Nouv.
TESTAM:
Liv.
II,
439.
après
,
le
Tribun
des
troupes
Romaines
lui
de-
manda
s'il
n'étoit-pas
cet
Egyprien.-
.
AN
=.
MT,
ee
Mais
de
même
que
dans
un
corps
mal
fein,
e
LE
|
&
rempli
de
mauvaifes
humeurs,
un
mal
en
atti-
re
vulg.
$4
|
re
unautre,
(4)
&
que
les
remedes
ne
peuvent:
déraciner
la
fource
des
maladies
;
ainfi
la
Judée:
'écoit
pas
plütôt
délivrée
d’une
forte
de
mal,
qu’elle
tomboit
dans
un
autre.
Les
féduéteurs
,.
les
faux
Prophétes,
les
révoltes
fe
fuccedoient
les
-
ünes
aux
autres
,.
&
fembloient:
naître
l’une
de:
l'autre.
On
voyoit
diverfes
troupes
de
voleurs
&:
de
Magiciens,
qui
portoient
ouvertement
le
peu-
ple
à
la
révolte
contre
les
Romains
,
menaçant
de
mort,
&
des
dernieres
violences,
ceux
qui.
continueroienr
à
leur
obéïr
;:&
fous
prétexte
de
cette
prérendue
diberté,
tuoient
les
riches,
pil-
loient
leurs
biens,
brüloient
les
villages,
&
rem--
plifloient
la
Province
des
marques
de
leur
empor..
tement.
Les
plus
dangereux
de
tous
ces
ennemis:
étoient
les
aflaflins
,
qui
fous
une
vaine
apparence
d'amour
de
la
liberté,
&
du
bien
publie,
com
mettoient
toutes
fortes
de.
meurtres
&
de
défor-
dres
|
:
|
:
Apollon
étant
allé,
comme
nous
l'avons
vû
en
Achaïe,
&
étant
arrivé
à
Corinthe
,
y
arrofa
ce
que
S.
Paul
ÿ
avoit
femé
,
(4)
préchant’en
pu
|
blic
dans
les
Synasogues
,.&
en
particulier
dans
les
maifons,
&
montrant
par
les
Ecritures,
que.
Jefus-Chrift
eft
le
Sauveur
promis
par
les
Pro
Un
t
AN
Du
M.
40ÿ7,
de
d,
Gr
dell
re
vulg.
54,
240
HYisTOIRE
DES
JUIrs,
phétes.
À
l’occafion
de
ces
difcours
d'Apollon,
l'Églife
de
Corinthe
commença
à
fe
partager
;
les
uns
prenant
le
parti
de
Paul,
les
autres
celui
d’A-
pollon
,
&
les
autres
celui
de
Céphas,
ou
de
faint
Pierre
,
duquel
apparemment
quelques
Difciples
avoient
auf
été
à
Corinthe.
Chacun
de
ces
Ap6-
tres
avoit
fes
Difciples
&
fes
partifans.
Saint
Jero-
me
(
4)
dit
qu'Apollon
eu
tant
de
déplaifir
de
voir
le
trouble
arrivé
à
Corinthe
à
fon
occafion,
qu'il
fe
retira
dans
l’Ifle
de
Crére
avec
Zene,
Docteur
de
la
Loi
;
&
que
çe
trouble
étanr
appaifé
par
la
Lettre
que
faint
Paul
écrivit
aux
Corinthiens
à
ce
fujer
,
il
retourna
à
Corinthe.
Mais
cela
n’eft
pas
{ans
difficulté.
Saint
Paul
dans
fa
premiere
Epiître
Car.
XXIV.
S,
Paul
revient
à
Æphefe,
&
com-
gnence
à
y
pré-
£<her.
aux
Corinthiens,
(4)
écrite
d'Ephéfe
l'an
so.
de
Je-
fus-Chrift,
&
56.
de
l'Ere
vulgaire,
nous
apprend
qu’Apollon
étoit
fürement
dans
Ephéfe
;
&
P'Apô-
tre
dit
qu'il
lavoit
fort
prié
d'aller
à
Corinthe
avec
les
freres
qui
y
devoienr
porter
fa
Lerrre
;
mais
qu'il
n'avoit
pü
Fy
réfoudre
;
que
toutefoisil
avoit
promis
d'y
aller
quand
il
en
auroit
le
loifir.
.
Pendant
que
faint
Paul
fut
à
Ephefe,
dépuis
fon
voyage
de
Jérufalem
,
il
y
fut
accompagné
de
Caïus
&
d'Ariftarque
,
qui
étoient
de
Macédoine;
de
Timothée
,
d'Eralte,
de
Tite,
de
faine
Luc;
&
enfin
d'Apollon
,
qui
y
vinrent
en
differens
temps,
durant
lès
trois
ans
que
l'Apôtre
y
paf.
Ainfi
cette
Capitale
de
l’Afie
eut
autant
d'ou-
vriers
qu'il
en
falloit,
pour
y
faire
la
guerre
à
à
fuperflition
&
à
lidolâtrie
,
&
pour
y
fonder
la
sas
eme)
(a)
Hicronym.
in
Tit.
LTX.
Ë
(b)I.
Cor.
XPL
Le.
|
ee
_
Religion
ET
pu
Nouv.
TESTAM.
Li.
II.
245
Religion
Chrétienne.
Saint-Paul
y
étant
arrivé,
y
trouva
quelques
Difciples,
(4)
&
leur
déman-
i
dre
da
:
Avez-vous
reçû
le
Saint-Efprit
,
depuis
que
6
hi
ET
-
vous
avez
embraflé
la
foi?
Ils
lui
répondirent
:
re
vulg.
SA
Nous
n'avons
pas
feulement
oùi
dire
sil
yaun
:
Saint-Efprit.
Il
leur
demañda
Quel
baptème
avez:
vous
donc
reçü.
?
Ils
lui
répondirent
:
Le
baptême
de
Jean.
Alors
Paul
les
inftruifit
fur
la
difference
des
deux
baptèmes
de
faint
Jean
&
de
Jefus-
Chrift,
&
il
les
baptifa
au
nom
du
Seigneur
Je:
fus
;‘puis
leur
ayant
impofe
les
mains,
le
Sainc-
Efprit
defcendit
fur
eux.
Ils
parloient
diverfes
_
Langues
,
&
prophétifoient.
Ces
Fidéles
éroienc
at
DoiHbre
de
TOUZE
eee
-
I
entra-enfuite
dans
la
Synagooue
des
Juif;
où
il
parla
avec
hardiefle
pendant
trois
mois,
_conferant
avec
eux,
&
leur
expliquant
les
Ecri-
tures
qui
prouvent
la
mifhon
de
Jefus-Chrift,
&
da
qualité
de
Meflie.
Mais
voyant
que
quelques
Juifs
au
lieu
de
profiter
de
fes
inftructions,
s'en-
durcifloient
,.&
décrioient
la
Religion
de
Jefus-
Chrift
,
il
fe
retira
d'eux
;
&
en
fépara
fes
Dif-
ciples.
Apres
cela,
il
fe
mit
à
enfeigner
tous
les
jours,
dans
un
lieu
tranquille
&.
commode,
que
Jui
fournifloit
un
nommé
Tyran
ou
Tyrannius.
C'eft-A
où
il
cenoit
une
efpèce
d’Ecole
,
où
ve-
noient
tous
ceux
qui
fouhaitoient
de
s'inftruire
auprès
de
lui.
Ce
qu'il
continua
pendant
deux
ans
:
En
forte
que
tous
ceux
qui
demeuroient
dans
V'Afe
,
tant
Juifs
que
Gentils
;
entendirenc
la
et
meer
cé
Re
242
HISTOIRE
DES
PuUIrs.
parole
du
Seigneur.
Pour
appuyer
ces
prédica-
tions,
Dieu
faifoit
des
miracles
extraordinaires
par
Car.
de
LE.
la
main
de
Paul
:
jufques-là
même
que
des
mou
re
vulg.
54.
choirs
&
des
linges
qui
avoient
couché
fon
corps,
An
pu
M.
4057.
de
J
étant
appliquez
aux
malades
,
leur
rendoient
la
fante
,
&
que
les
efpfits
malins
fortoienc
des
_
corps
des
poffedez.
An
oo
M
Or,
quelques-uns
des
Exorciftes
Juifs
.
qui
4058.de
J.
C.
alloïent
de
ville
en
ville
pour
exorcifer
les
énergu_
58.de
l'Ere
vul-
Hnénes
étant
venus
à
Ephéfe
,
encreprirent
d'in-
|
voquer-le
nom
du
Seigneur
Jefus
fur
les
pole.
dez
qui
leur
furent
préfentez,
en
leur
difant:
Nous
vous
conjurons
par
Jefus,
que
Paul
prêche,
Ceux
qui
faifoient
cela,
étoient
fept
Juifs,
fils
de
Scéva,
Prince
des
Prêtres.
Mais
le
malin
ef.
|
pric
leur
répondit
:
Je
connois
Jefus,
&
je
{çai
qui
eft
Paul
;
mais
vous,
qui
êtes-vous?
En
mé:
me-remps
l'homme
qui
étoit
pofledé,
fe
jetta
fur
deux
de
ces
Exorciftes
;
&
les
traita
fi
mal,
qu'ils
furent
obligez
de
fe
fiuver
de
la
maifon
où
ils
étoient,
tout
nuds
&
tout
bleffez.
Cet
évenement
|
ayant
été
fcù
de
tous
les
Juifs
&
de
tous
les
Gentils,
qui
demeuroient
à
Ephéle
,
ils
furent
?
faifis
de
crainte,
&
rendirent
gloire
au
nom
du
Plufieurs
de
ceux
qui
avoient
erû,
&”qui
avoient
été
baptifez
,
ayant
compris
par-là
quel
crime
c’eft
que
la
magie
;
&
les
autres
arts
curieux;
E.
d
communs
à
Ephéfe
,
venoiene
confefler
leurs
D.
|
fauçes
paflées
,
&
déclarer
ce
qu'ils
avoient
fait
.
|
avant
leur
converfon.
Plufeurs
aufli
du
nombre
de
ceux
qui
avoient
exercé
des
atts
Curieux
;
RE
Mon
ns
AR
er
ne
D
en
ne
NS
Rp
LE
5
&
Er
pu
Nouv:
TEsTaM.
Liv.
II.
243
apporterent
leurs
Livres,
&
les
brülerent
devant
tour
le
monde.
Le
nombre
de
ces
Livres
magi-
ques
&
fuperftitieux
fut
fi
grand,
que
lon
en
test
AN
bu
M.
4058.
de].
C.58.dePE-
eftima
le
prix
à
cinquante
mille
piéces
d'argent.
re
vulg.
5
5.
(4)
Ainfi
à
parole
de
Dieu
fe
répandoit
de
plus
en
plus,
&
fe
fortifioit
puiflamment
dans
ce
pays.
:
Pour
dire
un
mot
en
pañlant
des
Exorciftes
Juifs,
on
voit
par
l'Evangile,
que
les
Juifs
avoient
alors
des
hommes
qui
faifoient
profeflion
de
chafler
les
démons
:
(D)
S2
je
chaffe
les
démons
an
nom
de
Béel.fébub
;
dit
Jefus-Chrift,
vos
en.
__
fans
au
nom
de
qui
les
chaffent-ils
?
Quelques
uns
croyent
qu'ils
les
chafloïent
au
nom
de
Jéhovah.
D'autres
veulent
qu'ils
ayent
employé
pour
cela
certaines
herbes
&
certaines
paroles,
qui
ne
pou-
Voient
avoir
aucune
vertu
extraordinaire
,
que
par
un
pacte
exprès
ou
tacite
avec
le
démon.
Jofephe
(c)
parle
d’une
certaine
planre
nommée
Bâras,
qui
nait
en
Judée,
&
qui
a,
dit-il,
la
vertu
de
chafler
les
démons.
Ailleurs
il
dit
qu'un
certain.
Juif
nommé
Eléazar,
exorcifoit
les
pofledez,
&
les
guérifloir,
en
leur
mettant
fous
le
nez
un
an-
neau
;
dans
lequel
éroit
enfermée
une
racine,
qu'on
difoit
avoir
été
montrée
par
Salomon.
A
fon
odeur
le
démoniaque
tomboit
par
cerre.
Alors
l'Exorcifte
conjuroit
le
démon
de
ne
plus
rentrer
_
dans
le
corps
de:cette
perfonne,
mêlant
dans
Lei
MANS
Ë
:
IE
{a}
Ces
pieces
d'argent
font
|
25.
mille
livres.
Te
apparemment
des
déniers
Ro-!
(b)
Æfar.
XII.
27.
mains
de
la
valeur
de
ro.
ols.
|
(CC)
fph.
de
Bello,
L,
"7,
6.
25e
Hh
à
Ainf
les
cinquante
mille
font
|p.
981
AN
pu:M.
4058.
de
]
Gysdebre
Le
vule.
55...
Ps
24%
HISTOIRE
DES
JUIrFs,
fes
conjurations
le
nom
de
Salomon,
&
récit:
tant
de
prétendus
exorcifmes
inventez.
par
ce:
Prince.
|
an
-
Quand
aux
arts
curieux
des
Ephéfiens.,
om
connoiît
les
lettres
Ephéffennes.,
qui
étaient
cer
tains
caracteres
magiques,
&
certains
mots
bar-
bares,
que
lon
croyoit
propres
à
produire
des
effets
furnaturels.
Ones
faifoit
prononcer’
à
ceux
qui.
étoient
pofledez
du
démon:,
pour
les
guérir:
Voici
cesmots
:
Askion.,
Kataskion
Dix,
Tetras,
&
Damnameneus.
Par
le
moyen
de
ces
caraéteres,
les
Ephéfiens
fe
croyoient
à
couvert
des
dangers.
&
aflurez
de
la
victoire.
.
…
Pendant
que
faint
Paul
failoit
de
vrais
mira=
cles,
à.
Ephéfe,
qu'il
y
répandoit
la
lumiere
de
la
verité.,.
&
qu'il
y.
détruifoit:la
magie
&
la
fuper-
ftition..
Apollone
de
Tyane.
y
vint
vers
l'an
ÿ4
de
l'Ere
vulgaire
;.comme
f1.le
démon:
jaloux:
des
progrès
de
l'Evangile,
&
de
la
réforme
des
mœurs,
que.le
Chriftianifme
produifoit
par-tout
où
il
see
tablifloit
,
eût
voulu:
fufciter
à
Jefus-Chrift
&à
fes
Apôtres
en
la
perfonne
d’Apollone
de
Tyane,.
uñ
antagonifte
,
qui
ruinât
l’autorité
de
leurs
mi
_
tacles;
afin
-que
ceux
qui
le
prenoient
pour
un
hommemiraculeux
,
demeuraflent
atrachez
awpas
ganifme
&
à
lidolâtrie:
qu'il
foûrenoit
;:où
que
_geux
quile-reconnoifloient
pour:
un
fourbe
&
un
magicien,
fuflent
portez
à
douter
auf
desmer:
|
veilles
de
Jefus-Chrift
&
de
fes
Difciples;
en
ne
diftinguant
pas
les
opérations
du
démon,
des
vrais
a
dù
Sauveur
&
des
Apôtres.
Apollone
tant
donc.
venu
à
Ephefe
à
{on
retour.
des
ln-
È
1*
DD
A
à
À
re
ET
pi
No
Hesrau.
bios
II,
2%
des,
(ay:
les
oracles
les
plus
célebres
de
la
Grece.
mich
fes
loüanges
;
&
le:
faifoienñt
.
regarder:
comme
un
demi
Dieu.
Tout
le
monde
le
fuivoits
bes
villes
lui
envoyoient
des:
députations,
pour
lui
demander
fonamitié,
&
pour
le:
confulrer
fur:
leurs
affaires
les
plus
Grease
He
regloit:
tout,
Où
en
leur
écrivant
,
oulen
leur
promettant
dé
les:
aller
voir.
La
sille
d'Ephéfe
étroit
toute
plongée:
MR
AN’
Dw
M.
4058.
de.
k-
Cis8-de
PE
revulg:
55e
dans
les
délices
&
les
divertiffemens
des
jeux
,.
des
danfes,
des
inftrumens,
des
fpeétacles.
Ea
vanité
,
la
parefle
,
le
duxes
regnoient.
‘On:dit
que
cé
Philofophe
corrigea
ces:
abus:
exterieurs
des:
Ephé
liens,
&
no
…
ue
a.une
vie
Le
lérieufe
&
pus
réglée.
+
:
Un
jour
comme
il:
*
dormir
de
re.
en
mettant:
leurs
biens:
en
com
mun,
où
duneins
én-nourriffanr
en-commun
les
e
pauvres
,.
1
yavoit
de
petits.
oifeaux
perchez
dans
un
bois
qui
étoit.
proche.
Il.en
vint:
un
autre
qué
vola
vers
eux,
-&-quipar
fon
ons
fembloir
leur
annoncer.
quelque:
chofe.
Auf
tôt
ils
lui
répondi-
rent:en
chantant,
&s'envolerent-avec
hi
“Apol:
lonius
i
interrompic.
fon
difcours,.
&
dit
:
Un
gar-
con.qui
portoic:
du
bled,
:eft
Le
&enalaifé
tomber:
une
paitie
en
une:telle
ruë;
cer:
oifeaus
qui
Fa
vis-vient
d'en
donner.
avis
AUX
autres;
afin
qu’
ils
prenneñc
part
à
cettebonne.
fortune.
Enfuice,
il
continuæ
fon
difcours,
&:fe.
fervit-de
gere
exel
aple
désroifeaux
“pour
porter
fesauditeurs
Se
à
s'entré-communiquer
leurs
biens.
On
_COUTUE
Dcnsttdone
a)
PE
v.
+
Aie
l
ee
Pr
ue
Eh
ü:
DU
SEE
EE
EE
EE
ES
TE
RE
:
A
dr
a
ae
ln
en
ASIE
EE
RE
—
RTE
Ï
|
|
5
HI
AL
4
|
-h
s
il
H
|
3
De
td
1°
TE
es
RER
LEE
RE
RES
ee
es,
ne
5
LES
EE
|
|
ji
D
(his
KL
ji
pal
LE
ù
:
7h
246
Hisroire
DES
Jurrs,
Ç
Pour
voir
ce
qui
étoit
arrivé
dans
la
ruë
qu'il
avoit
‘nommée,
-&e
On
trouva
la
chofe
comme
il
lavoic
dite
|
ne
panégyrifte
prétend
que
ce
fut
en
pañlane
|
f
La
Méfopotamie,
pour
aller
à
Babylone,
(4)
.
“il
apprit
à
entendre
les
oracles
,
que
lés
oifeaux.
rendoient
par
leurs
chants.
Il:eft
bible
que
tous
lès
animaux
ont
certains
fons,
&
certains
cris,
par
le
moyen
defquels
ils
font
entendre
cer-
taines
chofes
à
leurs
femblables
;
&
qui
les
étu-
dieroit
bien.
>
pourroit
peut-
-être
avec
une
longue
experience,
connoître
à
peu
près
ce
qu'ils
veu»
lent
marquer.
Mais
il
eft
impertinent
de
prétens
dre
que
les
animaux
ayent
entreux
un
langage
par
le
moyen
duquel
ils
faflent
connoître:
Eu
penfées,
ou
leurs
avantures
les
uns
aux
autres
Le
démon
put
découvrir
à.
Apollore
une
partie
de
ce
qui
s'éroit
pañle
;
le
cri
&
le
vol
des
oifeaux
lui
ft
conjecturer
le
refte.
D'Ephéfe
cer
impofteur
‘pafla
aux
autres
vil
d'Ionie.
À
Smirne
trouvant
les
citoyens
ftudieux,
&
curieux
des
belles
connoïflances
,
il
Les|
cxhosta
a
continuer.
De
l'Ionie
il
pafla
Lise
(b)\&
de-
A
à
Athénes,
(c)où
voyant
Je
peuple
fort
ne
”
aux
fcrifices
,
cal:
s'appliqua
à
à
leur
en
donner
des
regles,
à
en
D
les
danfes,
&
à
abolir
les
fpe-
FES
des
gladiareurs.
Ecant
à
“Arhénes,
cômime
il
expliquoit
les
raifons
myftiques
dés
cérémonies
&
ni,
un
“ses
Fons
0e
étoit
ps
;
PASSÉE.
=
CR
b})
Philafirar.
I.
F2
YA
“(b)
Phil
!
RE:
L
)
Philo
Fe
LEE
RS
rer
ETDUNOUV.
TESTAM.
Liv:
II.
247
éclata
de
rire,
entendant
les
raïfons
qu'il
débitoit
fur
cela.
Mais
Apollonius
dit
qu'il
étoit
poledé
du
démon.
En
effet,
il
commença
à
en
donner
des
marques.
Apollonius
commanda
au
démon
de
fortir
,
&
pour
marque
de
fa
fortie,
de
renverfer
une
flaruëé.
Le
démon
obéït
;
&
le
jeune
homme
devint
fi
fage
&
fi
pofe
,
qu'il
prit
mème
Fhabit
de
Philofophe,
&
la
maniere
de
vivre
d’Apollo-
nius.
Il
n'eft
nullement
incroyable
qu'un
aufli
grand.
magicien
qu'Apollonius,
qui
avoit
com-
merce
avec
les
démons,
comme
les
payens
mêmes:
le
publioient
,
ne
s
entendit
avec
le
diable,
pour
Je
faire
entrer
dans
les
corps
des
hommes,
&
l'en
faire
fortir
à
fon
commandement.
Mais
nous
ne
AN
Dù
M.
4058.
de
K.
C.58.delE-
re
vulg,
F5»
prétendons
pas
répondre
de
tour
ce
qu'on
Me
-
d'Apollonius.
I
eft
notoire
que
fa
vie
écrire
par
©
F
|
q
P
Philoftrare,
eft
pleine
de
fables
&
de
menfonges
BIOS
ds
es
Fe.
ee
Il
affifla
aux
jeux
olympiques
,
qui
fe
célébre-
tent
à
Elide
l'an
6r.
de
l'Ere
vulgaire.
Enfuiteil
paffa
à
Rome,
d'où
il
fut
obligé
de
fortir
par
l'or:
phes.
Hpañla
à
Cadix,
à
Pextrémité
de
l'Efpagne,
pour
y
apprendre
de
nouveaux
fecrets
de
magie.
(4)
Quélque-rems
après,
les
Ephéfiens
rappelle:
tent
Apollone,
pour
les
délivre”
d'une
pefte.
Etanc
arrivé
,
il
les
affembla,
&
leur
dit
:
Prenez
cou-
rages
je
ferai
cefler
aujourd’hui
la
maladie.
Il
les
mena
tous
au
théâtre,
où
il
y
avoit
un
Temple
d'Hercules
le
Libératreur.
Æà
il
apperqut
Un
pau
à
SET
CT
ÉERRSS
s
SR
x
:
à
Ca)
Pbilafrans
Le
ga
ee
&
LA
L'an
de
F,C..
64.
de
FEre
vuib.
GLe
ES
AN
ou
M.
4059.
de
J.
C:sadefE-
re
vuls.
56,
>
54
FISTOIRE
DÉS
Pure,
de
toute
la
Grece,
&
où
l’impudicité
étoit
en
quelque
forte
en
honneur
;
puifqu'il
y
avoit
dans:
cette
ville
un
Temple
dédié
à
Venus
,
d’où
dépen-
doient
plus
de
mille
efclaves
proftituées,
que
di
vérfes
perfonnes
avoient
données
à
la
Déefle,
pour
être
confacrées
à
fon
fervice.
Ces
femmes
étoienr
employées
dans
les
occafions
importantes,
pour
implorer
au
nom
de
tout
le
peuple,
le
fecours
de
la
Déefle
,
à
qui
la
ville
de
Corinthe
étoit
confacrée.
Quant
aux
viandes
immolées
aux
Idoles,
(4
)il
reconnoît
que
l'Idole
n'eft
rien;
&
par
conféquent
que
les
viandes
qui
lui
font
immolées,
ne
contrac-
rent
ni
fainceté,
ni
foüilleure
:
mais
il
veut
qu'on
ait
la
condefcendance
de
s’en
abftenir,
fi
le
Payen
en
prend
occalion
de
croire,
que
lon
a
quelque
refpect
pour
l’Idole,
&
qu’on
lui
rend
quelque
cul:
ce;
ou
file
Fidéle
s’en
fcandalife,
ne
fçachant
pas
quelle
eft
l’érenduë
de
la
liberté
que
Jefus-Chrift
nous
a
acquife
par
fa
mort
:
Qu'il
ne
faut
pas
feule:
ment
regarder
cequieftpermis,
mais
aufli
ce
qui
eft
expédient.
Il
défendaux
hommes
de
prier,
ou
de
par-
ler
en
public
dans
l'Eolife,;ayant
la
tère
couverte.
(b)
Illeur
défend
aufhi
de
porter
les
cheveux
longs.
En
même
tems
il
ordonne
aux
femmes
de
ne
prier
&dene
parler
dans
l'Eglife
que
la
tête
voilée,
&
de
ne
pas
couper
leurs
cheveux.
Il
veur
que
dans
les
repas
de
charité
,
que
l’on
prenoit
dans
l'Eglife,
&
dans
lefquels
on
recevoit
l'Euchariftie,
/c)
ils
s'atrendent
les
uns
Jes
autres;
que
les
riches
faflent
SR
NE
2
È
S
RS
ESS
AS
3
ER
(a)
er
PII.
de
Se
OC
CD)
DO
Le
=
Sn
D
x
à
à
0
ET
DU
Nouv.
FESTAM
EL.
II.
1;
part
de
leurs
biens
aux
pauves,
&
qu'autant
qu'il
eft
pofhble
,
le
riche
&
le
pauvre
mangent
enfem-
ble.
IL
veut
que
chacun
s’éprouve
avant
que
de
recevoir
Le
Corps
&
Île
Sang
du
Seigneur
,
pour
ne
_
le
pas
recevoir
indignement.
Il
dit
que
quiconque
mange
ce
pain
,
ou
boit
ce
calice
indignement
:
fe
rend
coupable
de
la
profanation
du
Corps
&
du
Sang
de
Jefus-Chrift
;
&c’eft,
dicil,
en
punition
de
ces
communions
indignes
,
que
plufieurs
d’en-
tre
vous
font
frappez
de
mort
&
de
maladie,
Les
dons
furnaturels
du
Saint-Efprit
étoient
fi
AN
pu
M.
4059.
de
J.
C::59-de
l'E:
re
vulo,
56.
communs
parmi
les
Fidéles
,
que
quelques-uns
en
tiroient
fujet
de
vanité,
&
que
faint
Paul
fut
obligé
de
faire
des
réglemens
fur
cette
matiere.
Ees
principaux
de
ces
dons,
étoient
{4)
le
don
de
fageffe
,
le
don
de
fcience
,
le
don
de
fa
foi
&
des
miracles,
le
don
de
guérir
les
maladies,
le
don
de
prophétie,
c'eft-2-dire,
celui
de
parler,
d'inftruire,
de
prècher
dans
l'Eglife,
&
même
de
prédire
l'ave-
nir
;
le
don
de
parler
diverfes
Langues,
le
don
de:
fes
interpréter,
le
don
de
difcerner
les
efprits,
&:
de
fçavoir
fi
c’eft
le
bon
ou
le
mauvais
efprit
qui
anime,
&
qui
fait
agir
&
parler
quelqu'un.
Car
les
Payens
avoient
leurs
Enthoufiaftes
&
leurs
faux
Prophéres,
quinimitoient
que
trop
fouvent
ceux
qui
éroient
vraiment
remplis
de
l'Efprit
de
Dieu.
Saint
Paul
montre
que
ces
dons
étant
des
prefens
tous
gratuits
du
même
Saint-Efprit
,.
&
que
tous
fes
Fidéles
étant
membres
d'un
même
corps,
per-
fonne
ne
doit
s'élever
d’orouëil,
s'il
en
à
reçû
un.
(a)
&
Cor.
XII.
8.910.
XIII.
XI
SE
CDS
AS
re
3
cr
"2
©
SE
nr
tu
Crete
E
:
EE
Le
saine
ee
à
ms
OT
LR
Per
TAPANT
”
7
js
ARUEPERRRESNTSS
SEE
CPR
Ax
pu
M,
4059.
de
J.
C:59.
de
LE-
re
vulo.
66.
2$6
HisToOrRE
DES
Jurrs,
plus
grand
nombre
,
&
de
plus
excellens;
nis
af
cer,
sil
neles
a
pas
reçüs
:
Qu'on
doi
rapporter
tout
cela
à
l'utilité
commune,
&
à
l'édification
de
l’'Eclife.
Il
ordonne
de
plus
que
dans
les
aflem-
blées
ils
ufent
du
don
qu'ils
ont
reçü,
d'une
ma-
niere
qui
édifie,
&
que
chacun
parle
à
fon
rang.
avec
modeftie,
fans
défordre
&
fans
confufon
:
Que
les
femmes
ne
parlent
pas
dans
l'Eglife,
&
que
{
elles
veulent
s'inftruire
de
quelque
chole,
elles
le
demandent
à
leurs
maris
dans
leurs
maifons.
Ainfi
dans
ces
affemblées,
on
lifoir
les
faintes
Ecri-
tures,
on
les
Bts
on
chantoitdes
Pfeaumes:
&
des
Cantiques
fpirituels,
&
on
participoir
à
la:
table
fainte
au
Corps
&
au
Sang
de
Jefus-Chrift,
1]
prouve
enfuite
le
dogme
dela
réfurreétion
des
morts,
(4)
par
la
réfurreétion
de
Jefus
-
Chrift
même,
qui
eft
un
fait
inconteftable
;
&
afhrme
par
un
très-grand
nombre
de
témoins,
dont
plu
fieurs
vivoient
encore:
Il
déclare
qu'il
a
vi
lui
même
Jefus-Chrift
:
Que
fi
Jefus-Chrift
meft
poine
reflufcité
,
&
fi
nous
ne
devons
pas
reflufciter,.
notre
foi
&
nos
efpérances
font
vaines;
que
les
Apôtres
font
non-feulement
les
plus
malheureux,
mais
aufh
les-plus
méchans
de
tous
les
hommes,
puifqu'ils
rendent
de
sayeté
de
cœur
témoignage
a.la
fauffes,
&
qu'ils
s'expofent
à
toutes
fortes
.
maux
fans
aucun
avantage.
Il
ajoñte:
Que
feront
ceux
qui
fe
font
baptifer
pour
les
morts,
frles
morts
ne
reflufcitent
point?
Ce
qui
infinué
qu'il
avoir
alors
certaines
perfonnes
qui
fe
faifoient
y
avoit
(a)
1.Con
KP,
.
É
e
1
bapstiet
er
ou
Nouv.
TESTAM.Li.
II.
257
baptifer
pourde
falut,
ou
pour
le
foulagement
des
morts
:
pratique
que
faint
Pauln'a
ni
approuvée
,
:
ni
autorifée
par
le
raifonnement
qu'il
entire
en
cet
endroit.
|
|
|
set
Sur.la
fn
de
{on
Epitre,
(2)
ilrecommande
aux
Corinthiens
les
quêresou
collectes,
qui
fe
faifoient
par-tout
pour
les
pauvres.de
la
Paleftine.
Saint
Paul
“5
/
e
/
É:
5
:
/
s'éroit
chargé
de
ce
foin
dans
le
Concile
de
Jéru-
_
{alem.
(6)
Chaque
Fidéle
merroit
à
part
chez
foi
tous
les
Dimanches,
ce
qu'il
avoit
réfolu
de
don-
ner;
&-quand
l'Apôtre,
ou
ceux
qu'ilavoit
dépu-
tez
,
artivoient:,
on
ramafloit
le
cout,
&
on
l'en-
voyoir
à
Jérufalem
par
des
perfonnes
nommées
par
l'Eglife
;
ou
l'Apôtre
y
alloit
lui-même
avec
eux,
pour
les
porter
,
fila
chofeen
valoit
la
peine.
(c)
Elles
falué
dela
partides
Eglifes
d'Afe,
&
en
par-
ticulier
au
nom.d'Aquila
&
de
Prifcille,
chez
qui
illogeoit,
&-qui
étoienr
fort
connus
des
Corin-
thiens.
Il
leur
dir
de
fe
faluer
l'un
l’autre
par
le
faint
baifer.
Voilà
le
précis
de
la
premiere
Epitre
de-faint
Paulaux
Corinchiens.
,:,.:.
7
…
L'Apôtre
avoit
envoyé
peu:
de
rems
auparavant.
‘Timorhée
en
Macédoine
,
d’où
il
devoit
aller
juf=
5
x
+
5
È
Fe
:
*
e
LE
qu'à
Corinthe..(
d)
Il
le
recommande
aux
Corin-
thiens.comme
un-fidéle
miniftre.
(2)
Peu
de.tems.
après.
il
v.envoya'aufh
Tire
,
avec
un
autre
Dif-
ciple
qu'il'me
nomme
point.
(f)
Saint
Tite
fut,
reçüà
Corinthe
avec
un
refpect
qui
alloit
jufqu'à
la
crainte
&
au
tremblement.
Il
fut
rémoin
du
fruit
tr
Ÿ
12
CMD
I
;
ta)
48.
XIX.
22.1.
Cor.
4.
174
<
.
DC
{
a
D}-Gular:-XAdto-
2
|.
.(e)rmGér
AVI.
11.
C)r.
Cor:
XVe:
|
Tome
IF.
Re
à
(£)2.Cor.
XII.
18,
|
KK
:
AN
Du
M.
|
4059.
de
J].
!
C.s9.delE-
|
re
vulg.
56,
258
HISTOIRE
DES
JUIES,
nn
—
merveilleux
qu'y
avoit
caufé
la
Lettre
de
faïnt
is
tds
j.
Paul.
{2)
Elle
produifit
dans
ceux
qui
étoient
C.s9.
de
LE.
tombéz
dans
quelque
faute,
une
criftefle
&
une
re
vule.
$6.
confufion
utiles,
un
repentir
fincere
;
une
fainre
indignation
contre
ceux
qui
y
avoient
caufé
du
fcandale
,
un
vrai
défir
de
fatisfaire
à
Dieu
par
la
pénirence,
&
à
faint
Paul
par
une
conduite
plus
révuliere.
Tout
le
monde’
fe
fouleva
contre
lin-
celtueux,
&
le
couvrit
d’une
confufion,
que
faine
Paul
jugéa
fufhfante,
pour
lui
mériter
le
pardon
de
la
faute
qu'ilavoit
commife.
[D
)
Tite
ne
vou-
lutrien
récevoir
des
Corinthiens,
défirant
d’imiter
le
défintéreflement
de
PApôtre,
&
de
marcher
fur
les
traces
de
fon
Maître.
_
>
Îl
arriva
à
Ephéfe
un
tumulte,
qui
obligea
faint
4o6o.
de
J.C.
Paul
d'en
fortir
plütôt
qu'il
n'avoir
réfolu.
Le
6o.del'Erevul
Temple
de
Diane
d'Ephéfe
étoit
une
des
merveilles
857
du
monde.
Plufieurs
Rois
&
plufeurs
villes
d'Afie
Car.
XXVI.
pores
quatre
cens
ans,
avoient
contribué
à
le
à
âtir,
&
à
Fembellir.
Il
étoit
long
de
quatre
cens
pe,
&
va
en
vingt-cinq
pieds,
large
de
deux
cens
vingt,
foû-
tenu
de
cent
vingt-fept
colonnes
de
foixante
pieds
de
haut,
dont
chacune
avoit
été
donnée
par
un
Roi.
La
charpente
du
toit
étoir
de
cédre,
&
les
portes
de
cyprés.
L'Idole
étoit
fort
petite.
Les
uns
difoient
qu’elle
étoit
d’ébéne;
les
autres,
de
bois
de
vigne.
Ce
nétoit
pas
Diane
la
Chafleufe,
que
Jon
repréfentoit
avec
un
arc
&
des
fléches;
mais
Diane
à
plufeurs
mammelles;
parce
qu'on
la
re-
préfentoit
toute
couverte
de
mammelles
depuisle
de
D
Le
me
ARE
PR
AT
ESRRSE
Re
nouer
ee
RER
R
ES
LÉMRPARANT
LE
7
Se
ee
ee
=
|
ER
nr
EE
4
ET
DU
Nouv.
TEesTam.
Zi.
II.
#59
{ein
jufqu'aux
pieds,
ou
feulement
ayant
le
fein
&
le
ventre
tour
couverts
de
mammelles;
le
cout
porté
fur
une
efpece
de
piédeftal-orné
de
rètes
de
chiens,
de
bœufs
&
de
cerfs
à
l'alternative,
Telle
<toit
la
Diane
d’Ephefe.
On
venoir
de
rous
çôtez
pour
voir
ce
fameux
Temple,
&
pour
rendre
{on
culte
à
cetre
faufle
Divinitée
;
&
les
Etrangers
étoient.curieux
d'en
emporter
des
modéles
;
foit
qu'ils
fuffent
repréfentez
fur
des
médailles,
comme
_
l'ont
voulu
quelques-uns;
foit
que
ce
fuflent
des
niches,
ou
des
reliquaires
d'argent
,
faits
fur
le
modéle
du
Temple,
&
repréfentant
la
Déefle
dans
fa
niche,
ou
fur
fon
pédeftal.
|
Le
Un
orfévre
nommé
Démérrius,
/2)
faifoit
de
ces.
petits
Temples
d'argent,
&
enrretenoit
un
49
60.
de
<É
AN
pu
M.
C.6o.
de
VE-
re
vulg.
$7.
grand
nombre
d'ouvriers,
que
ce
travail
enrichif-
oic.
Il
les
affembla
un
jour
avec
les
autres
du
même
métier,
&
leur
repréfenta
que
les
prédications
de
Paul
alloient
à
ruinet
rout
le
commerce
;
que
cet
homme
enfeignoit
partout,
que
les
ouvrages
de
la
main
des
hommes
ne
font
point
des
Dieux;
qu'il
avoit
déja
gagné
plufieurs
perfonnes;
que
non-feu-
Jement
dans
Ephéfe
,
mais
aufli
dans
toute
l'Afie,
al
avoit
fait
un
grand
nombre
de
Difciples
,
‘qui
_étoient
tous
oppofez
au
culte
des
Dieux
;
qu'ils
.
couroient
rifque
de
voir
non-{eulement
tomber
leur:
métier
&
leur
trafic,
mais
aufli
de
voir
mé.
prifer
le
Temple
de
la
grande
Déefe,
honorée
dans
Ephéfe
&
dans
toute
l’Afie.
Alors
ces
orfévres
tran£
portez
de
colére
,
commencerent
à
crier
plufieurs
©
(A)
A
KINÉ
ONE
ee
=
_
KK
à
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