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Neuvaine a l'honneur du sacré coeur de Jesus, avec des prieres & des pratiques pour chaque jour

Baudrand, Barthélemy (S.I.) (1701-1787)

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nadia phil as bsietess aie PT perse pete d D AE ce À D F MA « NE UFA INE. = À VHONNEUR DU SACRÉ CŒUR DE JE S US, Are des Poe des Pyati pour chaque Jour. Par L'AUTEUR _ L'ÂME ÉLEVÉE: À Dieu. ee ques Chez B. M. Maurevrzrie, + J. M. Maurevisee, Fils, Sy ss à P Ave, Horia… e bec. EXXTIL ec Approbation & Privilege, = ERA ne No RSR Rae ee PE DRE PRÉFACE P AR MI toutes les pratiques confacrées au Cœur adorable de Jefus, une des plus faintes 6 des plus falutaires, ce font les Neuyaines que l’on fait à fon. honneur. Plufieurs perfonnes de piété font dans cet ufage , elles y trouvent toujours un nouveau fecours dans leurs befoins, & une nouvelle confolation dans leurs peines. ai] PRÉFAC E. ” Jouterr on n’a pas > 2emps de faire de longues prieres & des letlures fui- Vies s relles qu’on er trouve dans les livres compofés Jur le Cœur de Jefus x. TRais zL ef? rare qu'on n ait pas affez de loifir. Pour faire les courtes prieres E Les leélures abregées dune. Neuvaine : es fi OIL les fait avec after tion peut-être en TeLirera=t= on autant de fruit , qu'on. em eut retiré des autres exer= cices qui auroient eu plus Prérick % Ltrerdue “6. demarrdé er ; de-temps. see Soyons donc 7 Œ mettre en œuvre ur moyen Î capable d'honorer. le Sa cré Cœur de Jefas: € & atti: rer fur. nous=Iménres. des gras ces di Ciel les plus abon— dantes.. s s 2 a üf xij Les pratiques, &c. do. Sur=tout, offrir da \ fire Communion à fon honneur, & les jours où l’on ne peut. pas approcher des Sacrements , faire du moins 18 Communion fpirituelle _ On peut voir les autres pratiques indiquées à la fin de cette Neuvaine & choifir celles -qui font plus conformes à fa piété, à fon-at- trait ; & à fes‘ béfoins.‘ :-L'eflentiel c’eft Pimitas tion des vertus de ce Cœur. adorable ; C’eft à Fhommasele us Capable de procur- EF fa gloire ; &c: de NOUS - mériter faveurs. . NEUVAINE Le de Carte) 0e Lu: 3 PRE RE SEE STE ER EE NEUVAINE A4 L'HONNEUR DU SACRÉ CŒUR _DÉ Jesus. du srin Eu CONSID ÉRATION PRELIMINAIRE, Lérehliiomeee 5: Les progres & - l’etendue de certe Don. Se" ) a L * toute éternité, par Îa ASE Providence, étant arri- VÉS, où Jefus-Chrift avoit réfolu de manifefter plus fpécialement au monde les richefles de fon À > 4 Nu ME ES temps deftinés . de - 2. Meuvaine facré Cœur, & d’établir à fa honneur la folemnité d’une fête particuliere, il témoigna fes intentions à une ame humble & * fidele, & lui donna les moyens _de les communiquer & de faire connoître les vues ineffables de fa bonté & de fa fagefle. Il falloït bien s'attendre que le monde mettroit des obiftacles aux deffeins du Ciel. Il eft arrivé en effet, au 1 fujet de la dévotion au Sacré Cœur de Jefus, ce qui éroir arrivé à l'occafion de celle du faint Sac'ement ; l’une comme l'autre | ont d’abord effuyé route forte d’oppofirions & de contfadic- . au Sacré Cœur de Jefus. 3 tions, Comme la premiere, à peine la dévotion au Sacré Cœur de Jefus parut dans le monde, qu'on s’éleva contre elle de toutes parts; on {a blama, on la cen-: fura , on la condamna , on blaf. phêma même contre elle. Les uns [a défapprouvoient comme une dévotion nouvelle ; les autres comme une dévotion inutile; quelques-uns comme une dévotion dangereufe , d’autres même en vinrent jufqu'a jetter fur elle un voile de mépris & de derifion. Non-feulement les faux fages , les impies & les libertins, mais quelques perfonnes même de piété, ou peu éclairées, ou préve- À ij nus see À “. : Neuvaine nues , Ou entrainées par le torrent fe laiflerent féduire, & de concere avec les autres, attaquerent cette : dévotion , firent entendre leurs cris; en un mot, tout l'enfer fembla fe dechaîner. eontre elle pour Pétouffer dans. fon berceau. Ainfi s’étoir -on dechaîné avec fureur contre la dévotion au Sa- Crement adorable de nos autels. O injuftice! 6 ingratitude des hommes à l’ésard d’un Dieu fi bon ; fi tendre, f libéral envers eux ! mais Que peuvent tous les efforts des hommes , & toutes les fureurs de l'enfer , contre les def: feins du Très-Haut ? Infenfiblement les cris celle: RON NON ST re © 2 0 L + ba 9 an Sacré Cœur de Jefusi à rent, les préventions fe dif iperent , les ténebres firent place à la lumiere; la dévotion parut dans fon jour & dans fon éclat. Des hommes infpirés de Dieu la défendirent dans leurs écrits , des -ames pieufes s’y confacrerent , des confrairies entieres. furent. érigées en fon-honneur; dans peu d’années cette dévotion,née en France, s’étendit chez les nations voifines 3 -en Jralie, en Efpagne, en Alle- -magne, en Pologne elle trouva des Adorateurs en efprit ;: ce ne: “furent pas feulement les ames imples & le peuple, mais les grands , les favans, les perfonnes les plus -diflinguées s’y confacre- À üj 6 Neuvaine rerent à l’envi; elle trouva des Défenfeurs & des Zelateurs jufques fur le trône ; les Princes : les Rois, les Maîtres de la terre prirent en main la caufe du Ciel _& en étendirent les droits bien au Join; en forte que dès l’année 1733, dans les feules 39 années précédentes, on comptoir déja dans le monde chrétien 428 af. fociations établies à l’honneur du Cœur de Jefus. Depuis lors quels rapides progrès, quels heureux accroiflements n°a pas pris cette dévotion ? Approuvée par les mandements des Evêques, autori: fée parlesaffemblées générales des Prélats, enrichie des tréfors de au Sacré Cœur de Jefus. PEglife par les Souverains Pontifes , confacrée enfin dans les Offices des Miniftres de Jefus- Chrift, & placée avec gloire fur {es Autels, pour y être célébrée avec plus de pompe, & de folemnité par les ames fideles , elle jouit en paix d'une Speo générale. 2. Auellement elle a pénétré & porté fon culte jufques chez les peuples infideles , & chez les nations les plus éloignées ; de Iméme qu’en Europe, elle eft reçue ; approuvée » pratiquée ; célébrée : en Grece , en Syrie, en Egypte, en Perfe, en Chine; toutes les contrées du monde chrétien reten- A iv : Fee Neuvaine tiflent des éloges ; des louanges , des cris d’acclamations en faveur de cette dévotion falutaire. Quelle joie, quelle confolation pour nos cœurs , Ô mon Dieu ! quand nous entendons raconter les prodiges qu'opere le vôtre, & les hommages publiés qu'on lui rend dans tout l'univers ! | Encore ne font-ce 1à que les prodiges extérieurs & qui paroif. fent aux yeux ; car, que feroitce fi on pouvoit manifefter les prodiges intérieurs que cette dé- Votion fainte a opérés, & opere “encore tous les jours dans les Cœurs par les fruits de falut , de bénédiétion & de vie dont elle au Sacré Cœur de Jefus. 9 eft la fourcef Tant de graces qu’elle a ‘attirées , tant de bons fentiments qu’elle a infpirés , rant de falutaires defirs qu’elle a animés, tant de communions faintes & ferventes qu’elle à produites , tant de bonnes œuvres qu elle a fait pratiquer ; en un mot, tant d’ames qu’elle a converties , fanctifiées , & fpécialement confacrées à Dieu,& à fon Cœur adorable , ne donnent elles pas occafion de dire à jufte titre: le doigt: de Dieu eft ici, digitus Dei eff hic Mon Dieu! que vous êtes grand dans les prodiges étonnants de votre puiffance , dans les confeils admirables de votre fageñle, À y 16 Meuvaine par là même , eft digne de recevoir le culte, les honneurs, les hommages qu'on rend à {a perfonne de Jefus - Chrift ,à la Divinité même , puifqu'il lui eft indivifiblement & inféparablement uni. Quatrieme Reflexion. De là il eft_aifé de voir la diflérence ef fentielle qui fe trouve entre cette dévotion , &la dévotion au corps adorable de Jefus-Chrift dans le faint Sacrement des Aurels; ces deux dévotions différent en effet tout à la fois dans leur objet & dans leur motif & dans leur fin. 1°. Elle différent dans leur objet ; la premiere fe propofe uni- au … Cœur de Jefus. 17 | quement le Cœur adorable de Jefus-Chrift , fans aucune rélation fpéciale au refte de fon facré Corps ; & l'autre a pour objet le corps entier de Jéfus-Chrift fousles efpeces facramentelles, fans aucun rapport fpécial à fon Cœur. 2°. Elles différent dans leur motif, car dans la premiere le motif d’honorer le Sacré Cœur de Jefus, c’eft l'amour dont il eft embrafé pour les hommes , afin de le reconnoître, & l’ingratitude des hommes dont il eft outragé, afin de la réparer; au contraire , le motif de la dévotion au faint Sacrement, eft la dignité de cette Ghair adorable, qui, par 18. Neuvaine {on union avec le Verbe,eft digne des adorations des Anges & des hommes. Cela eft fi vrai que cette dévotion fubffteroir encore toute entiere quand même Jefus-Chrift n’auroit jamais reçu d’outrage dans cet augufte Myftere, où il mériteroit toujours les marques publiques de notre refpe& & de notre reconnoifance , pour fa divine préfence parmi nous. . Mais de à, venant à la pratique, comprenons 19. Combien la dévotion au Sacré Cœur de Jefus eft une dévotion fainte , {olide , falutaire & toute Dos _& que peut-il y avoir dans la = religion, de plus grand, de plus au Sacré Cœur de Jefus. 719 faint, de plus falutatre, de plus divin que le cœur même d’un Dieu , & les fentiments qui nous portent à lhonorer ? 29. En confequence, quel zele, quel emprefflement, quelle ardeur ne devons-nous pas avoir pour entrer dans cette dévotion, & pour avoir part aux graces & aux bénédictions dont elle eft Ja fource abondante pour ceux qui fui font fpécialement & fincerement dévoués ?. 3°. Quelle confolation pour nous à la mort de pouvoir rendre nos derniers foupirs dans le Sacré. Cœur de Jefus, & quel fujet n’aurons - nous pas d’efpé- 20 Neuvaine rer que ce Dieu de bonté, nous ‘ayant donné une place dans fon cœur durant notre vie, voudra bien encore à la mort nous en donner une dans fon Royaume célefte P PRATEOQUSS 1°. Adorons les defleins de Dieu, qui fe manifeftent aux hommes dans les temps & de la maniere quil a marqués de toute éternité dans les fecrets de fa providence. 29, Rendonslui es de toutes les faveurs quil nousfa communiquées par cette dévotion falutaire. : r au Sacré Cœur de Jefus. 2% 3°. Témoignons-lui notre reconnoiffance par le zele que nous aurons à l’embrafler & à la répandre. 4°. Defirons fincerement d'avoir part aux biens ineflables qu'elle produit dans les ames. 5°. Engageons , autant que nous le de , les autres à entrer dans les mêmes fentiments, & à fe confacrer avec nous à cette dévotion fi folide, fi fainte & fi falutaire. Exercice d'Adorartion > & de louange envers le Sacré Cœur de Jesus. EX Unbiement pofterné Mn vous, Ô Cœur de mon Dieu! ON | ” RS y Re sn rca ÉD en Va TELE nee rm PR NE rente ere 22 Neuyaine je viens vous rendre les plus pro- : fonds hommages de mon refpe&, de ma vénération , de mes adorations & de tous les fentiments de mon cœur; à combien de titres ne fuisje pas obligé de vous les offrir Je vous adore , 6 Cœur Sacré! deftiné de toute éterniré pour être le Chef-d’œuvre des mains de Dieu , & le prodige tour à la fois de à puiffance , de fa f2- elfe & de {2 bonté. Je vous adore, Ô Cœur facr£ ! uni dans la Hénde des remps a l’ame la plus fainte , la plus parfaite , la plus agréable à Dieu, qui fut, qui fera, & qui pourra jamais être, au Sacré Cœur de Jefus. 29 Je vous adore fur-tout, Ô Cœur facré! uni hypoftatiquement au Verbe de Dieu, & par à même, revêtu de toutes fes perfections : ineffables , qui, par cette union, vous font propres , puifque la plénitude de la divinité même réfide dans vous. | Je vous adore, ô Cœur facré! devenu par là le plus digne objet des complaifances de Dieu feul capable de fixer fes regards, d'attirer fon amour , de lui offrir un véritable Adorateur en efprit & en vérité. Je vous adore, Ô Cœur fcré ! dans les -fon@tions divines pour lefquelles vous fûtes formé, 24: Neuvainé qui ne font autres que de brûler fans cefle des flammes les plus pures & les plus ardentes de l’amour Divin & du feu Sacré, que vous êtes venu allumer fur la terre. | Je vous adore; Ô Cœur facré ! infiniment élevé au deflus de tout être créé , fanctifié d’une maniere ineffable par l’infufion de tous les Dons céleftes , animé des fentiments les plus purs , les plus fublimes , les plus parfaits, puifque rien ne pouvoit fe trouver dans vous qui ne füt digne de la Majefté de l'être fuprême. = Je vous adore, ô Cœur facré : qui, à chaque inftant, & par . au Sacré Cœur de Jefus. 2% la moindre de vos affections, avez eù effet plus contribué vous feul à la gloire de Dieu, que toutes les autres. créatures. enfemble ne pourroient faire durant un mil= lion de fiecles, & par tous les actes les plus faints & les plus parfaits qu ’elles Pourroient lui offrir. | En vous, Ô Ci divin ! tous Jes trélors céleftes font réunis: vous êtes la fource inépuifable de tous les biens, vous êtes le. principe de toutes les vertus, vous êtes Île trône fublime des grandeurs de Dieu, vous êtes les fiegeide la charité par eflence, vous fenl avez été une vic- 32 Neuvyaine Confidérons fon cœur dans toute fa vie agiflante » & nous reconnoitrons que c’eft fon amour qui l’a engagé à tant de farigues, de foins, de travaux , de prieres, de gémiflements , de foupirs, uniquement dans le defir de travailler au falut des ames, Tendre pafteur, courant après Îles brébis égarées , médecin char; table , guériffant les malades : fecourant les affigés , devenant Vafyle, la reffource, la confolation de tous les malheureux ; en Unmot, toujours & par-tout fe faifant tout à tous pour les gaguèr tous à Dieu. Confidérons fur-tout fon cœur au Sacré Cœur de Jefus. 3% dans le Sacrement de fes Autels, & nous admirerons cet amour qui Pa engagé à établie ce Sacrement adorable. Après avoir vécu durant un temps parmi les hommes, il devoit les quitter pour retourner à {on Pere ; mais fon amour ne vou, loit jamais être féparé d’eux , il leur laiffe donc fon cœur dans. le Sacrement d’: amour par excel= lence , pour être avec EUX, pour vivre avéceux , même après fa mort; comme sil leur difoit = mesenfants , je retourne à mon Pere, mais je ne vous quitrerai pas : 3 VOUS n’aurez-pas mia préfence fenfible , mais vous aurez, ill 24 : Neuvaine ma préfence réelle, mon cœur : & mes fentiments ; confervez-le comme le gage le plus précieux de mon amour pour vous. Que fi nous confidérons enfin le Cœur de Jefus-Chrift fur l’arbre de la Croix, ne verrons-nous pas. encore quec ref bien moins la lan ce sue fon amour qui a percé fon côté facré; il a voulu par là , nous donner une entrée dans on Cœur, & nous aflurer que ce Cœur adorable nous feroit toujours ouvert ; quand nous vOudrions aller à lui , & chercher un afyle dans tous les états, & tous les dangers où nous pourrions nous trouver durant notre vie. near eee EEE PET RO ST au Sacré Cœur de Jefus. 55 Ainf fe vérifie à la lettre l’oracle du Difciple bien-aimé y qui dit: que Jefus-Chrift ayant tendrement aimé les fiens durant fa vie ,; 1l les aima encore plus tendrement & plus ardemment au moment de fa mort: cum dilexif. Jet Ju05 , ufque 02 L finem dilexie eos. Joan. 13. O hommes, qui êtes témoins & dépofitaires de tous ces prodiges! penfez, réfléchiffez, confdérez attentivement fi jamais il. fut un amour pareil à celui que le Cœur de Jefus-Chrift vous a témoigné, & dont il vous a encore laiffé fur fes autels Le gage fubfiftant jufqu’à La Ba des _fiecles, LES TES 36 … dNeuvaine Mais remarquons {ur-tout que dans tous ces états différents où le Cœur de Jefus s’eft réduit pour nous, il ne s’eft pas contenté de nous témoigner un amour purement affectif & en fntiments, mais qu'il nous l'a marqué par les preuves les plus réelles & les plus effedives, jufqu'a fe dévouer, fe confacrer, s'immoler Îui-même pour les intérêts de notre falut. Si nous voulons donc ufer d’un jufte retour envers lui; ne nous contentons pas de lui faire des proteftations €n paroles, ni même de ne lui offrir que des fentiments tendres &,afettueux ; pour ui marquer - ua DETTLF APE; _œu Sacré Cœur de Jefus. 37 un amour fincere , il faut-en venir aux effets & le lui cémoigner par les œuvres. Pour cela def- ‘cendons dans notre propre Cœur, car c'eft là où l’amour réfide, & oùil doit fur-tout opérer. 19. Purifions notre cœur de tout péché, & retranchons-en abfolument tout ce qui pourroir déplaire à ce Cœur adorable & infiniment Saint. ne. 2°. Dominons. nos paffions qui {eroient un: obftacle éternel à l’amour Divin & un poifon funefte qui infeéteroit rout dans nous. 3°. Combattons no inclina= tions, nos répugnances ,. nos viyacités ; nos fenfbilirés naturels C Let 38 . Neuvaine des ; tant qu’elles vivront dans nous ; l'amour de Dieu ne fera qu'y languir. … 4°. Réprimons fur - tout ce fond d'amour propre, cette idole déreftable qui éleve dans notre Cœur Autel contre Aurel, & met J’amour de nous-même, à la place de l'Amour divin. = 5%: Dérachons - nous de tout objet créé , de toutes les chofes périflables , afin que l'amour de Dieu puifle regner en Souverain | dans :ho$ CŒurs, = +, 6°. Eftimons-nous heureux d’avoir quelque : chofe à fouffrir , _-quelque Sacrifice à ‘faire en vue | de Dieu: l'amour véritable ne fe noureir que de Sacrifices. : au Sacré Cœur de Jefus. 39 * À ces marques, nous pourrons dire que nos cœurs aiment Dieu ; eu du moins que nous defrons fincerement de l'aimer: & en conféquence efpérer d’avoir une place dans fon Cœur RS Exercice d'Amour 5 Ge fufion. ons de Cœur envers le Cœur de Jesus. I. | Qucposee , quelle tendrefle dans vous , Ô Dieu Sauveur! que vousayez daigné nous témoigner tant d’amour , à nous qui étions fi indignes du moindre de vos regards , & de la plus légere attention de votre cœur ! mais en mê- Ci BR LEO MERE TEEN UE LEO PESRNEE 40 — Neuvaine “me temps quelle grace, quel bonheur pour moi en particulier , Ô Cœur Sacré de mon Dieu ! que fans faire attention à mes infidélités , vous vouliez bien encore recevoir les hommages d’un cœur qui ne vous ayant pas aimé ne méritoit que d’être anéanti; car que fert-il que je vive, fi je ne vis pas pour vous? Cependanc combien de temps n° a-t-il pas été vrai de dire que je ne vivois pas, parce que mon cœur ne vous ai moit pas? O les triftes jours que ceux où je n’étois pas à vous ? 6 l’heureux moment , où je commencerai de m’attacher à os pour ne mn en-{éparer ; Pour. ! au Sacré Cœur de Jefus. 4x IL — Recevez , adorable Sauveur ! un cœur qui revient à VOUS, qui veut fe donner à vous & ne refpirer plus que pour vous. Daiguez en prendre poñeffion pour yregner, & regnez-y avec tant d’empire , que nul objet créé ne puifle jamais vous le ravir ; fer- . mezentellement l'entrée , que _perfonne ne puifle y être .introduit qu'avec vous &. par vous. Oui , mon divin Sauveur ! fi quelqu’un me demandoit à y entrer, jelu répondrois: mon cœur n’eft plus à à moi, il eft à Jefus-Chuft feul ; je l'ai voué à foncoœur, fans partage & fans retour. C'en eft Ç uj 48 . Neuvaine entiere dans les peines , Îes travaux , les fouflrances; fur le point de mourir fur une croix, il nous avoit donné le gage le plus précieux, la marque la plus fenfble de fon amour , en inftituant le Sacrement adorable de fes Autels ; & dans ce Sacrement nous laiflant fon cœur pour démeurer encore avec nous , même en ‘ceffant de vivre en ce monde. Après tout ce qu'il avoit fait & fouflert pour les hommes, à quoi devoit-il s'attendre de leur part, # ce’ n’eft à la reconnoiffance-la plus vive » au Zzele le plus ardent, à l’amour le plus gendre Mais, non, adorable ee > 4 ” D LÉ L re D CSN Me tinate” 7 $ au Sacré Cœur de Jefus. 49. Sauveur ! au lieu de tous ces fentiments, fi juftes , fi naturels, votre cœur ne trouve dans les hommes que des fentiments tout contraires , C’eft-à-dire, lingratiude la plus marquée & les Gutrages les plus fenfibles. Que n’a pas en effet effuyé le Cœur de Jefus, dans le Sacrement même de fon amour depuis fon établiflement , & dans la fuite des fiecles » Et d’abord peut-onrappeller fans étonnement, fans horreur, tous les excès où _fe font portés les hérériques contre ce Sacrement » tant de Femples renverfés , tant d’Aurtels abattus, tant de miniftres du Dieu 50 5: Neuvaire. vivant égorgés ; &, ce qu 11 y a de plus horrible encore, les Hof-. ties faintes elles - mêmes , arrachées indigniment des facrés Tabernacles &. foulées crirainellement . aux. pieds ; j.Par-tout- ces - hérétiques envénimés n'ont-ils pas laiffé les triftes monuments - de leur impieté & de leur fureur ? Quelle plaie fenfible au Cœur adorable de Jefus-Chrift !. = — Du moins les Fideles, les Catholiques ont-ils tâché par leur zele, leur. piété, leur. ferveur de-le. _dédommager de tous ces. outrages ?. ne y Seigneur! ne pouvez-vous pas nous faire à nous- Dee Ci Te trop jufte , mais fen- AE 7) 0 au Sacré Cœur de Jefus. $+t fible reproche que vous faifez autrefois par votre Prophete : fi més ennemis feuls s’étoient élevés contre moi, je m'y ferois attendu ; mais vous , mes difciples, mes enfants ,; vous que je portois dans mon cœur , n’avez-vous pas comblé mes douleurs en faifant efluyer à mon cœur de nouveaux outrages dans le Sacrement même où il réfide pour vous? En combien de manieres en ee fet le Cœur de Jefus n’eft-il pas offenfé dans ce Sacrement-inefra- ble; comprenons-le, & gémiffons-en améremént devant Dieu. - I eft offenfé ce Cœur fatré, ar la froideur & lindifférence de tant de Chrétiens. Sr = Neuvaine - Le Cœur de Jefus-Chrift trou- ve-t-il beaucoup de cœurs fenfibles à fes’ attraits » touchés de fa tendrefle , pénétrés de reconnoif. fance pour fes bienfaits > qui penfent fouvent à lui, qui méditent fes grandeurs, qui s’intéreffent à fa gloire & à fon -honrieur è left offenfé, ce Cœur adorable, par l'oubli & l’efpece. d’abandon où on le laiffe dans fes Temples ; va-ton fouvent l’adoser © luirend:t-on de fréquentes vifites, s’empreffe-t-on de lui of frir.de juftes hommages ? On vifire fes amis, on cultive {es Pro: tecteurs , on rend fes devoirs aux grands de ce monde: Jefus- ÿ | | D w au Sacré Cœur de Jefus. 53 Chrift eft comme abandonné dans fon Temple; les heures, fouvent les journées enticres fe pañleront , fans qu'aucun Adorateur en efprit vienne offrir fon cœur à celui de Jefus - Chrift; toujours prêt à noùs recevoir. Il eft offenfé, ce Cœur divin; par les irrévérences , les immodefties, le manque de refpect avec lequel on fe comporte dans fes faints Temples ; on y entre fans efprit de foi, on y eft fans fentiment de piété, que dis-je? on femble ne sy rendre que pour faire au Dieu de Majefté qui y réfide de nouveaux outrages : des efprits diftraits, des yeux Sd _—. -Neuvaine. Fe Fr 4 Le égarés , des cœurs dépravés > des difcours indécents. . O mon Dieu! efl-ce une maifon profane , ou la maifon -du Trés-Haurs les Anges, les Séraphins sy couvrent de leurs ailes par la profondeur de leur refpect … &.des hommes mortels ofents’y comporter fi indignement ! - Que dirons-nous de plus, -& les hommes, porteront-ils -plus: loin: leur ingratitude envers le: Cœur de Jefus-Chrift? Il -eft encoreoffenfé , ce Cœur adorable, & il-.eft far-tout outragé par les: abus, les profanarions ; les {acrilèges affreux qui commettent. dans. tant de.communions indi= vera au Sacré Cœur de Jefus. $% gnées, où: des ames eriminelles viennent renouveller. l'attentat. de l’infame Judas , où des hommes coupables viennent profaner le fang de PAgneau, outrager Jefus -Chrift dans fa Perfonne facrée, & par là même, felon. l’oracle de PApôtre alarmé, ils Viennent boire & manger leur jugement ; c’eft-à- dire , dans ce qui-devoit être une, Fe de falut & de vie, trouver un principe de condamnation & de MOFT. sir 52 ns --O:cieux! foyez étonnés, &r: vous intelligences céleftes, pleurez: amérement entre le Veftibule & LAutel , à la vue des excès qui RP portent l’abomination de {a défolation jufques dans le Lieu faint. Ici ce ne font plus les paroles qu'il faudroit faire entendre , mais Les larmes, & les Jar. mes de fang qu’il faudroit Vers. fer avec. abondance pour expier tant d’horreurs. SE Exercice de réparation des ourra- 8%, faits au Sacré Cœur de = JTesvs. À Dorable Sauveur ! VOUS nous Préfentez ici ce Cœur divin encore tout-ardent de “lamour que VOUS nOuS Portez , & tout plein de ces généreux lentiments de A Pr, au Sacré Cœur de Jefus. “57 bonté & de miféricorde auxquels nous devons notre Rédemption; c’eft ce même cœur qui a reflenti fi vivement nos mifères, qui a été fi cruellement affligé pour nos péchés, & dans lequel fe font formés tant de defirs ardents de notre bonheur ; c’eft-ce cœur qui seft livré pour nous à de vives douleurs dans votre pañfion intérieure ; plus cruelle que l'ex- _térieure de tout votre corps ne le fuc jamais. C’eft dans ce cœur, comme dans leur centre , -que toutes les affliétions de l’ame fe ont réunies. Tout ce que la trifteffe mortelle que vous fouffrites au jardin des Olives, tout-ce que RER RP RE DATRRENSS ET VE GS s. ER RD ee ee + ET à 2 ” ARS ES DTA Se SRE D TRS 64 == Neuvaine peu d’ardeur & de zele pour me. nourrit de votre Chair adorable, & de votre Sang précieux. Pardonnez-moi le peu de préparation que. j'ai apportée à la participation de vos faints Myfteres; daignez recevoir la jufte réparation que je defire vous faire pour toutes les fautes que j'ai commifes envers un Sacrement_ où Vous n'avez pour moi que des fntiments de tendrefle, Ah! que ‘mon cœur foit anéanti, s'il doit . être encore infenfible -à. votre amour, & au gage précieux que . vous m'en donnez ; mais non, Seigneur, :il ne fera pas dit que | mon cœur foit : toujours in eu Sacré Cœur de Jefus. 6$ grat envers votre Cœur adorable. Cœur facré de mon divin Rédempteur! je gémirai toute ma vie fur mes infidélités ; je vous aimerai fouverainement avec Le fecours de votre grace, je vous honorerai de tout mon pouvoir le refte de mes jours, & jen'aurai point de plus grand defr dans le lieu de mon exil ; quede m'unir fouvent à vous {ur la terre, afin de vous être uni éter= nellement dans le Ciel. PC HUE CASE ETES CE PAM ARE TE ENT RETATPRS RIO RERO AE RE a EG 0: Neupaines. : = LV. TOUR. Le = de Jefus = pour ’ AOuS-la Vource de 4 eutes F— :Graces. Sy si NE que difoit fine: Paul de Dieu le Pere , nous pouvons bien à jufte titre le dire de Jelus- Chrift: “cel, difoicit, qui wa pas épargné fon propre Fils ». mais qui la livré pour nos, comment avec fui ne nons auroitil pas accordé toutes chofes ? qui ne fo non pepercit. Din de même de Jefus- - Chrif : à Celui qui ne nous a pas au Sacré-Cœur de Jefus. 67 réfufé fon cœur, mais qui nous Fa conficré fans réferve; éome ent: avec fon cœur ne noûs au: roitl pas accordé tous les-dons P & que peut-on réfufer , quand on donne le cœur à : meft-ce pas Le gage afluré de toutes les autres faveurs? : ee En effet ; le Cœur dé ae 6 eft pour nous la fource aflurée, & toujours fubfftänte, de toutes ï Hs proc il eneft le principe, it eneft le tréfor, il en eft le éomble, Graces pour toutes Les petfonnes , graces pour tous lés | états, graces pour toutes les cir= | conftances, graces pour tous les |. temps ; que pouvons nous defirer 68 ... Neuvaine. que nous ne trouvions dans ce Cœur adorable ? & que peut nous réfufer ce Cœur tout divin, fi nous le lui demandons dans les defirs ardens de l'obtenir , & dans {a volonté fincere d’en pro- HR | On peut confidérer le Cœur adorable de. Jefus - Chrift , dans Fe fein de PEglife, à peu Près comme le Soleil dans ce vafte univers ; le foleil répandant partout fes rayons, & portant partous fes douces influences , porte em même temps par-tout l’abondance, felon les difpofitions de la. terre quil échaufle de fes atdeurs , produifänt Les herbes, les au Sacré Cœur de Jefus. 63 fleurs , les fruits, tous les biens dont la terre eft couverte; ainfi ‘en eftil du Cœur adorable de Jefus-Chrift, placé dans le fein de l’Eglife comme le Soleil dans le monde, il communique à tous les cœurs fes dons , fes faveurs, fes ardeurs , produifant “dans eux des fruits abondants de falut & de vie, quand ils fônt difpofés à recevoir fes influences divines. Source degraces ». d'autant plus’ abondante & ‘plus falutaire qu’elle ne eft toujours ouverte, & qu’à a tous les infiants nous pouvons y aller puifer avec Ji berté &.avec confiance ; il n’en eft pas du Cœur de Jefus-Chrift, 70 . . = + Neuvaine. comme de celui des grands & des puiffants. de la terre; on ne peut pas toujours les aborder ; les avenues ne font pas toujours libres, n1 les temps toujours 1 1] faut attendre les moments heu: reux . pour. être admis, il faut être introduit pour avoir audien- Ce ;: combien. de fois ne fe pré- - fente-t-on. . fans -pouvoir l’obtenir P auprès. de Jefus - Chrift, c'eft tout. le contraire: tous És moments -font “libres, tous. les temps favorables | > fon. cœur nous eft toujours ouvert, Les graces toujours préparées ; ï fait plus, il nous invite lui-même » il nous follicite d'aller à lui, de recevoir au Sacré Cœur de Jefus. 5% fes dons , de nous enrichir de {on abondance; plus nos-befoins font, grands, plus fes defirs fonc ardents ; plus nos miferes font extrêmes , plus fes graces font précieufes ; 11 necherche qu’à Les répandre ; il ne demande que des cœurs empreflés pour fe com muniquer à eux: Venite, emire abfque argento vinum lac ; Haï, 55: C'eft-ce ‘qu avoit annoncé le Prophète: “en prévoyant ces temps heureux, qui fe font le= vés fur nous: vous :Véndrez ; difoit-il:;" avec alégrefle, puifes les Eaux falutaifes dans les fons taines facrées de votre Sauveur ; haurieris® “Aquas in -paudio: -dé fonibus Salvatoris » Mai, 12. \ ne grimpe nenannengartandtene eg re LE BASE 72 : Neuvaine Grace plus précieufes encore par les circonftances qui les accompagnent. Sur quoi, faifons ces réflexions falutaires, dignes de notre attention ; de notre reconnoiffance & de tous nos fentiments. 1°, Ces graces ; qui eft-ce qui les accorde ? un Dieu infiniment grand , infiniment puiflant , infiniment heureux par lui-même, & qui né nous recherche que par un excés de tendrefle pour Roue | 2e Ces STACES ». = qui des accorde-t-il P à des cœurs fouvent éloignés de fon cœur, qui ont mille fois abufé de ces graces, qui fe rendent encore tous ee es Dr au Sacré Cœur de Jefus. 73 les jours plus indigne de fes dons, 3°. Ces graces, dans quels, fentiments & de quellemaniere les accorde-t-il 5. avec quelle bonté , quelle téndrefle, quel defir ardent de notre bonheur 2 Mais ajoutons ; ces graces à qui fes devons-nous , qu'à ce cœur adorable qui en eft la fource tou jours abondante , toujours-biens faifante » Comment nos cœurs peuvent-ils fe réfufer à tanc de bonté ? - Nous ne faurions nous dé: fendre d’avoir de la gratitude & de l’affe@ion. Pour ceux qui _Rous font du bien & qui paroif: E RL PQ eg Do be Gt 587 = LL = RU Do 2 eee eissnne ee Fes 80 => Neuvaine - : Vautre,la fourcela plus abondante de tousles biens. Nous les trouvons tous dans ce cœur fi tendre pour nos befoins, fi fenfible à nos maux, : fi zélé pour nos intérêts, fi fecond en merveilles, fi prodigue en faveurs & en bénédictions ; dans ce cœur ouvert à rous ; aux foibles, comme leur rétraite ; aux pécheurs, comme. leur réfuge ; aux affigés ; comme leur afyle Ë toujours prêt à nous recevoir dans fon intérieur, à nous mettre à couvert dans fa plaie, à nous Communiquer tout à la fois & les céleftes ardeurs qui embrafent, & les eaux falutaires qui defaltérent, & tous les biens qui rs | \ au Sacré Cœur de Jefus. Sr nous préparent à la poffeffion du fouverain bien ! ; O bonté ineffable d’un Dieu! Ô libéralité infinie de fon cœur ! quelle réconnoiffance en témoigneront ceux qui font comblés de vos dons? quelle fidélité , quelle correfpondance apporteront-ils aux graces que vous leur accordez? Cette réconnoiffance , quelque vive qu'elle foit; cette fidélité , quelque grande qu’elle pue être, répondra-t-elle jamais au nombre , à fa grandeur, à l'abondance des biens dont ils font inondés dans cet océan de miféricorde & de graces ?. Mais, hélas ! que dis-je, 6 mon E v 82: = Neuvaine Dieu ! ces graces envers lefquel- Jes nous devrions être fi fideles & fi réconnoiffants , ne trouventelles pas, au contraire, dans nous, des .cœurs ingrats, des cœurs ré belles , des cœurs infenfibles, . des cœuts entiérement indignes des biens qui leur font offerts avectant de bonté ? Ah, Seigneur ! que n’avons-nous pas à nous réprocher en ce point P & de combien ‘de péchés ne nous rendons-nous pas coupables à l’égard de vos graces ? - Nous leur réfiftons ; nous lez. rejettons ; nous les combattons ; nous femblons même les éviter & les craindre, de peur qu'elles. < au Sacré Cœur de Jefus. 83% he vienhent troubler notre paix & exciter nos remors. Que fi nous les recevons, ce n’eft fouvent qu'avec tiédeur ; avec lâcheté , avec négligences ce n'eft qu'après mille coupables delais, en renvoyant , en diflérant toujours le bien qu’elles nous. préfentent; demain, demain , & jamais aujourd’hui, jamais aw moment préfent, quoique nous. fachions que la grace peut fe. retirer & porter ailleurs fon flam: beau. : Enfin , fi nous les recevons”; cen’'eft que pour un temps que: nous leur fommes fideles, bien. tèt nous retombons dans nos ré. E. vi. pee DER nn nat notre dm . pt mr nt rm 84 _ Neuvaine. fiflances ordinaires à fa voix divine. | : À ces triftes traits puis-je méconnoître » Ô mon Dieu ! mes infidélités à votre grace ? Quel abus criminel n’en ai-je pas fait? quelles réfiftances ne lui ai-je pas cppofées ? depuis combien de temps cette grace miféricordieufe n'eft-elle pas à la porte de mon Cœur, fans pouvoir y trouver entrée ! ? depuis combien de temps ne me preffe-t-elle pas de me détacher du monde , de rompre éette liaifon , d'éviter cette occafion , de fortirenän de cette vie. de & négligente où je lan guis ? {ur-tout de Le tel bent que De AMEN EN va au Sacré Cœur de Jefus. 8: je lui refufe & auquel peut-être eft attaché mon falut ; & je dif fere , & je balance , & je réfifte toujours à la lumiere qui m'éclaire & à la voix qui me prefle. Grace de mon Dieu ! ne vous : éloignez pas de moi pour me livrer à fmes réfiftances ; vous trouverez enfin dans moi un cœur plus attentif à votre voix, plus docile à vos invitations, plus réconnoiffant de vos dons, plus généreux à vous offrir les Sacrifices que vous exigerez de lui ; & , pour vous le témoigner ,autant qu'il eft en moi, = efhcacement, Mon divin Sauveur! à l’hon= 86 : Nouvaine seur de votre Cœur adorable eh efbrit de réconnoiflance & de fidélité pour les graces que j’en ai reçu, Voici les faintés réfo- Jutions que je prends & que je vous offre. : re Re tons demanderai fou. Vent pardon du funefte abus que j'ai fi fouvent fait de VOS graces, - 2°. Je craindrai ouverainement de réfiftér avec réflexion à | la grace & à fes impreffions {alutaires, | 3°. Je prendrai fur-tout garde à certaines 8Taces plus marquées , & Qui peuvent avoir de plus grandes fuites. | 4°. Je vous demanderai fou-. & 2 au Sacré Cœur de Jefus. 87 vent de me faire expier mes infidélités en ce monde, &de ne pas en referver la punition dans l’autre vie. 5°. Enfin, je recevrai chaque nouvelle grace comme venant de votre Cœur adorable; ce fera un nouveau motif de lui donner une entiere Correfpondance. Le Cœur de Jefis eff pour rL0uS le inodele de toutes =. vertus. I L eft évident que fi nous avons un véritable amour de Dieu, Nous aurons par là même les autres vertus, puifque de Dieu eft le Principe ; lame & le comble de toutes les vertus. Or, quel modele plus afluré de l'amour de Dieu pourrons-nous trouver que le Cœur adorable de Jefus-Chrift ? I vit de Pamour de Dieu, il n’eft animé que de au Sacré Cœur de Jefus. 89 famour de Dieu, il ne refpire que par l'amour de Dieu Île plus pur & le plus ardent ; c’eft l'amour de Dieu qui le réduit dans cet état d’aneantiflement & de Sacrifice ; c’eft par l'amour pour Dieu qu'il simmole à tous les inftants fur fes autels; c’eft à l’amour de Dieu qu'il confacre toutes fes affections, tous fes defirs & tous fes tranfports ; cet amour dont il eft embrafé il n’eft venu furlaterre que pour lallumer dans tous les cœurs, & les enflammer du même feu dont il eft devoré , ignem vent mittere interram, © quid yolo , nift ut accendatur ? Luc. 12. De forte que GO Ve = \ 96 , Neuvaine formité avec la douceur inalré: rable du Cœur de Jefus? &, je d’une autre part, ce fond de va- ja nité » d’amour propre, de complaifance en nous-mêmes, cette délicatefle fur le point d’honneur , ce defir de plaire & d’agréer, cette recherche de l’eftime k des hommes, cette envie fecrette 2 de paroître , de dominer, de | È l'emporter fur les autres, au lieu | de nous donner cette fainte con- . à formité au Cœur de Jefus, ne montrent-elles pas dans nous une F oppofition criminelle avec lui, - & ne nous empêcheront - elles | pas d’avoir jamais aucune part à fes graces ? fi, entrant dans fon Æ. he UE CARS 1 RE CE 2 “au Sacré Cœur de Jefus. 97 cœur , nous ne méditons pas fe perfeétions , nous ne prenons pas fes fentiments, nous ne tâchons pas de nous former fur le divin modele qu’il nous préfente , quel titre aurons<nous pour efpérer fes bontés & fes graces P Cœur adorable de mon Dieu! je penfois avoir quelque vertu flide, & je vois avec confufion que je n’en ai que lapparence flérile ; je defirois avoir quelque conformité avec votre cœur , & je m'en vois entiérement éloigné. Dieu de bonté ! au milieu de toutes mes iniferes , 1] me refte encore une fainte cenfiance en vorre miféricorde $ E 98 . Neuvaiñe un defir ardent d'entrer dans votre cœur, une volonté fincere de me rendre à fes douces invitations, d'en imiter les vertus, d’en copier tous les traits & de me. rendre en tout conforme à fes faintes difpofitions. Soutenez-moi dans ces Rnce ments, je les puife dans votre Cœur, je les reçois de votre grace, je defire les conferver juiqu’à la mort. Exercice d'imitation des vertus di Sacré Cœur de Jesus. 1! E Je comprends , Ô mon …. rable Sauveur! Ja véritable dé au Sacré Cœur de Jefus. 09 votion envers votre facré Cœur, ne confifte point précifément ni en des fentiments tendres & affeueux, ni en de pratiques purement extérieures , mais 1] confifte principalement dans une étude férieufe des difpoñtions in: _térieures de ce Cœur adorable, & dans une application contimuelle à nous y conformer pat une imitation fidele de fes vertus ; en forte qu’en toutes chofes nous nous repréfentions ce divin objet comme le vrai modele de toutes nos actions & la regle conftante de notre conduite, nous efforçant d’exprimer en_nous les traits, les états différents où il F ÿ 160 Neuvaire ne s’eft montré à nous , que pour nous fervir d'exemple ; car’, tel eft le point eflentiel de la dévotion véritable & folide, qui confifte fur-tout à imiter le Dieu que nous adorons , fzmma religionis imitar: quod colimus. Saint Auguftin. Eneffet , limitation fidelle des vertus de votre facré Cœur eft tout à la fois la voie la plus fûre, la plus courte, & la plus. parfaite pour arriver à la fain- - teté où vous nous appellez. La voie fa plus füre ; car , en matiere de piété, on ne doit rien - tant craindre que lillufion, & -. - les pieges que l’efprit de téne- Mn | au Sacré Cœur de Jefus. 70% bres peut nous tendre , pour nous égarer & nous perdre ; mais peuton craindre de jamais fe tromper. | en pénétrant. dans le fan@uaire | augufte de votre Cœur facré, pour y apprendre à devenir de véritables Adorateurs. de votre ÈS ren Pere célefte, & pour participer a. cette plénitude de graces & de fainteté , qui y refide comme. dans fon. centre P Se - C'eft en même-temps la voie. la plus courte & la plus abrégée ; fi nous fommes fideles &: conftants à former dans. nous ces. traits ineflables de votre cœur, # en prendre les fentiments, nous. ævancerons plus dans les (entiers: | FH 102% . Neuvaine de fa juflice par cette feule im. tation que par tout autre eXerCi= ce & toute autre pratique, quelque fainte, quelque falutaire qu'elle puifle être. Cette imitation des vertus de votre cœur fera encore pour nous la voie Ja plus parfaite & la plus fublime; & quoi de plus faint, de plus parfair ; que de fe conformer au fauverain modele de | ture fainreté & de toute per feétion ? on prend des moyens, | on cherche des pratiques, on s’adonne à divers exeïCICéS | tout cela eft grand , tout cela eft faint, mais quelque chofe de plus grand & de plus faint encore an Sacré-Cœur de Jefus. 103 ce feroit d'entrer dans le Cœur adorable de Jefus-Chrift, d’en étudier les difpofñtions:; ah ! que bientôt on feroit avancé dans les voies de la grace & le chemin de la perfection ! Mais ce qu'il ya de plus ayantageux encore & de plus confolant, ceft que cette pratique n'eft point réfervée feulemenr & quelques ames plus fpicicuelles & plus relevées ; tous les fi. deles-en font capables & peuvent y afpirer ; les ignorants comme les favants, les plus fimples comme les plus éclairés, parce que tout dépend de la difpoftion du cœur ; & du defir fincere de {& 104 : © Neuvaine donner tout à vous. Heureux ceux. qui voudront faire l'expérience de cette vériré confolante, ils éprouveront par eux-mêmes quelimitation de vos vertus, que: la conformité à vos fentiments eft un moyen très-efficace pour s'élever en peu de temps à la A plus haute perfeétion, & à la fainteté la plus éminente, Ii me femble donc, Ô mon: divin Rédempreur ! que, dans ce moment , vous nous adreflez ces. douces paroles ; & Vous nous di-. tes à tous: in/pice @ fac fecundm exemplar guod tibi monftratum eff. Exod. 25. Confidérez mon Cœur, étudiez-en les dif. rt ge RL RER HOT ré au Sacré Cœur de Jefus. F0 poñtions intérieures > mettez toute - votre application à en copier fidélement tous les traits, confidérez fon amour ardent pour Dieu, fa charité tendre & compatiffante pour les hommes , fa réfignation parfaite aux difpofitions de Î& providence , fa patience invincible dans les peines & les épreuves , fa douceur inaltérable envers tous , fon détachement abfolu des chofes de la terre, fes foupirs ardents pour le Ciel. Voilà le modele affuré fur tequel vous devez vous former s voilà les difpoftions que vous devez prendre , f. vous voulez être agréable à Dieu: rien de 12. Neuvaine VI JOUR. Les Cœur de Jefus ef£ pour | nous la confolation dans | . 4OufeS nos peines. <= y a des circonftances - daps la vie, où, dans quel-. -qué condition que nous foyons, | nous pouvons nous trouver dans . -bien des affliions & dans bien -de peines; les ames Saintes & -fidelles n’en font pas exemptes ; -fouvent même elles y font encore. plus ‘expolées. ‘Tantôt on {e trou- | :ye-dans un état de fécherefle & | épreuves dans le férvice de ES | au Sacré Cœur de Jefus. 113 Dieu ; l'ame languir & fe voit réduite à un abattement, à un dégoût où l’on ne trouve plus rieñ qui anime & qui foutiennes tout. au contraire devient difficile &. pénible ; les forces manquent, lesdouceurs ont difparu, la fource. des confolations_ intérieures ft. tarie, tout deviént à charge; état pénible ; les ames qui l'ont éprouvé en fentent tout le poids & toute l’amertume. Tantôr , dans une fituation encore plus douloureufe , on fe voit livré à une foule de tentations dangereufes qui font. efluyer à: une ame Îles plus terribles com- _ bats; fans cefle affaillie par ces : G üj Dana ee ee LL ALL DT Le Mu te Apr vom Pa orme ru & î SOA ME nS à dm it = —. Neuvarie tentations différentes , elle ñe voit: par-tout que périls & que préci pices ; elle crainc à cous les inf tans de fuccomber fous là vio: lehce du comibat & dé né pou: voir réfifér aux attaques réitérées que lui donnent les ennemis dé fon falut pour la-perdre. - Souvent enfin les calmités 5 les févers ; les divers événements dé la vië peuvent réduiré à un état bien trifte & ploriger nos cœurs dans un océan de douleurs bien fenfibles ; il peut - arriver tant de ces Événements extraor= dinaires, de ces faneftes revers, que pérfonne n’en eft à couvert; # fouvent les plus heureux en 3 k | ; Ë È ai Sacré Cœur de Jefus. IT apparence, felon le monde ; peuvent être précipités du faite de cette profpérité dans l’abyme de tous les malheurs. Si dans des circonftanees pareilles on n°a pas recours à la. religion , où cÆ fans reffourcé ; la: piété & la grace feules peuvent fouténir. 2° Or, je dis, que danstous ces états d'affictions, nous trou verons dans le Cœur adorable de Jefus-Chrift: une confolation fûre , folide ; & capable de nous foutenir dans toutes nos peines. y. Dans nos dégoûts, .n0$ épreuves, nos fécherefles nous irons à ce facré Cœur-commé à notre afpies ; nous lui dirons G iv JI 6 Neuvaine avec uhe fainte beres & une: entiere confiance : Cœur de mon Dieu, Cœur adorable de Jefus vous voyez le trife état où jé fuis réduit, fans goût , fans force, fans ame dans votre faint. fervice , je ne fais plus ni où j'en fuis , ni ce que je fuis : je tombe < foiblefle , je languis dans ma défaillance ; ayez pitié de _ mOn ame , ranimez mon cœur & mes fentiments; j'ai mérité, je le fais, la privation de vos dons & de vos faveurs, j'ai ceflé de vous être fidele & reéconnoiffant, mais vous n'avez pas cef-. fé Dee bon & miféricordieux: OuvVrez-Mmoi votre cœur & rani- RE au Sacré Cœur de Jefus. 117 mez le mien, je ne demande des. fecours que pour les employer à vous mieux fervir ; je les efpere de votre bonté. Fe La voix de nos plaintes & de otre douleur pénétrera infailliblement le Cœur de Jefus, il fera touché de notre état, il prendra part à nos peines ; il viendra à notre fecours & nous fera peutêtre gouter encore plus de douceurs & de confolations que nous n'avions éprouvé d’amértumes & de dégoûrs. en — 2. Dans les tentations que nous. aurons à efluyer, & les: divers combats que nous aurons. à foutenir ; nous 1rons encore » G y Le ER 1! | } | À | Î | f } l Ô | Les À Y18 Neuvaine nous préfenter à ce Cœur ado- -réble ; & nous lui dirons avec la même confiance: © Cœur fa: cré, Cœur infiniment faint & les delices des 4mes faintes, force & foutien des 'ames foibles, ne me délaiflez - pas dans la trifté fituation où je fuis réduit: âtra: qué de toutes parts, expofé à mille aflauts différents , environ: né des ennemis de mon falur ; conjurés pour me perdre, hé« las! que déviendraije fi voûs me livrez à moi-même & à ma douleur ? hatez-vous > Venez à mon aide, fans quoi je fuis en danger de périr. - Dans ces fentiments -penfons- END ET OUI DES TI DAS ERP AT TT TN re ET IT OT au Sacré Cœur de Jefus. 119 nous que Jefus-Chrift notre Sau: veur, notre Pere, nous abandon- _nera à nous-mêmes & à nos af fiions ? qu'il n’écoutera pas nos ‘plaintes & nos foupirs, qu'il nous fermera fon cœur, quand noué venons lui ouvrir le nôtre : Ah! bientôt nous éprouverons ‘coms bien il eft doux, combien il eft falutaire pour des enfants affigés. de fe jerter dans le cœur : du plus tendre des Peres, d'aller puifer la confolation dans fa fource. les revers, les différents malheurs qui peuvent arriver dans la vie, qui n'eft qu’une fuite de miferes, G vj 3. Enfin, dans les calamités,, DT 120. Neuvaine nous irons encore à notre divin Conloiateur, & nous ui dirons, plus par nos gémiffements & nos larmes, que par nos paroles & nos difcours: Cœur de mon Dieu , de mon Sauveur, de mon Pete ! je viens à vous, vous ou- Vrir mOn CŒUr , VOUS le voyez affigé & noyé de douleur ; ce n'eft qu’auprès de vous que je puis le répandre avec confiance : non, je ne Vais pas mendier le fécours & la confolation dans le monde & auprès des hommes ; . imés afidions font trop grandes pour être adoucies par des fecours humains.; Ceft auprès de vous; cer dans vous que je viens les RO T æn Sacré Cœur de Jefus. 12% chercher & que j'efpere de les trouver. Vous ayez dit vous-mê- me aux cœurs afigés : venez à moi, vous tous qui fouffrez, qui gémiflez fous les poids de vos affitions & je vous foulagerai ; V’enite ad me omnes qui laboratis @ onerati efhis @ ego ref= ciam vos » Math. 11. Je me rends à votre douce & tendre invita- * tion , daignez me faire éprouver les effets de votre divine parole; aidez-moi , mon Dieu, foutenezmot, fortifiez-moi; fans -votre fecours mes maux font au deflus de mes forces ; mes ennemis me perfécutent, ‘mes amis m'aban- - donnent, mes projets échouent ; | | 128 — Neuvaine peut former contre moi, comes me vous vous êtes réfigné dans. toutes les accufations & less calomnies que lon à intenté! contre vous. À À l'honneur & en conformité! de votre facré Cœur , je me ré) figne à toutes les humiliations ,! * Les mépris , les injures , les mau-! vais traitementsoù je puis être ex-| pofé, comme vous vous êtes ré-| figné dans les humiliations , ies affronts , les outrages que vous! avez effuyés durant le cours de | votre -paflion. À Fhonneur & en conformité. de votré facré Cœur, je me ré: | figne à porter la croix, telle que | au Sacré Cœur de Jefus. 129 yous menverrez ; COMME vous vous êtes réfigné à porter votre croix, quelque pefante, quelque accablante quelle für ;-c’éroient mes péchés ; qui en aggravoient le poids & la pefanteur 5 il eft bien juite que j'en ee da peine. = : = = À fhonneur & en onormité _ de votre facré Cœur, je meré- . figne à routes les péinesir intérieu- ‘res de cœur, aux épreuves » AUX fécherefles , aux dégoûts, aux amertumes de cette vie; COMINE vous vous êtes réfigné à l’efpece de délaiffement & d'abandon où vous a réduit votre Pere célefte, au milieu des plus fenfbles angoiffes de votre agonie- D rte pe 2 PE mor Dodo cer ve phaeu a de ie en ET PE LEE nr PE ao AE TERRE PET | #1 Rene DEN ÉVITE Lenrvcer tre are Sa cop em td « 20 = N, euvaire Enfin ; à à l'Hnneur & en con- Le de votre cœur, je me réfigne aux douleurs, aux atteintes, à tous les traus de la mort, comme vous VOUS tes réfigné vous-même à la mort, & à la mortde la croix, pour notre falut & l’expiation de nos péchés, Tels font les hommages que je vou offre 7 ô mon Die, dans toute la plénitude & Fétendue de mes fenriments. Etcommenc ne defirerois-je. pas d'entrer dans les vues de certe réfignation pleine & entiere en= tre vos mains ; puifque je fuis af furé, 6 mon Dieu, qu'érant 1n- fniment bon, fage & puiflanr, & Ë er TP PT LT NE EE À Ë È È k qe rt 7 au Sacrée Cœur de Jefus. 134 vous ne pouvez rien permettre que pour un bien? Comment n'entrerois-je pas dans ces fentiments, quand je vois que ce font les difpoñitions ‘où votre Cœur adorable seft trouvé dans tout le cours de fa vie mortelle ,.& jufqu'à fon; dernier foupir en ce monde! Comment ne ‘tâcherois-je pas d'entrer dans ces faintes difpofitions d’abandon :total ,-de .réfignation ;abfolue , -puifque . je fais que c'eft Yunique voie qui peur nons conduire au Ciel , en nous donnant une fainte conformité avec vous en qualité d’homme de douleur & de modele des prédeftinés ? age = Neuvarne Mais, pour vous offrir une réfignation digne de vous & de votre Cœur, Ô mon Dieu! & pour y perfévérer, j'ai befoin du fecours des plus grandes graces , j'irai vous les demander au pied de la croix , je vous les demanderai par la bonté même de votre Cœur facré , je tâcherai de les puifer dans ce Cœur adorable, fource de toures les graces , modele de toutes les vertus, principe de tous les vrais fentiments capables de vous honorer __& d'être agréés de vous. A # SRE RER EEE ait Sacré Cœur de Jefus. 132 Acte Pobanlon parfait “entre Les mains de Dieu & dans Jon Cœur Adorable, À Près hommage d’une réfignation fi entiere & ft abfolue que je vous ai faite, Ô mon Dieu! je ne füis plus à moi, je fuis tout à vous & à votre Cœur, fans referve & fans aucun retour ; daignez conferver cé qui vous “appartienr à toure forte de citres. Quelle confolation pour mon cœur ! de penfer que je ne fuis en effet plus à moi, que je fuis tout à Dieu ; de penfer que quelque événement ; quelque: acci- 134 - Neuvaine dents quelque malheur qui pui fe m'arriver en ce monde, je pourrai me dire: je fuis entre es mains de Dieu, réfugié dans fon cœur, abandonné à fa vo- | lonté, livré aux fages difpoftions de fa providence : : que R | fainte volonté s’accompliffe ; que | “on Nom foit béni, fon Cœur adoré, les defleins de fa fageñe entiérement accomplis fur moi pour le temps & l'éternité ; c’eft Funique fentiment que je veux déformais former dans mon cœur, ou plutôt le puifer dans celui de mon Dieu, efpérant de fa bonté d’ y vivre , & d'y mou sir. Ainf Loic. tar er lee ee au Sacré Cœur de a | 195. ESPRITS Ê F 4 à VIL JOUR L'union de nos cœurs au : Cœur adorable de Jefus- Chrife. SE ÿ a pour nous sd ae. heur véritable & réel à dé. firer en ce monde, c’eft fûrément celui de nous unir à Diet, & de pouvoir unir nos cœüis au Cœur adorable de Dieu. Or, cette union fi parfaite , Diéu nous la permet, & non - feulement il nous la permet, maisil nous l'offre , il nous ÿ invite, il veut bien la former lui - même H ij 136 -Neuvaine avec nous & nos cœurs ; & jufqu'a quel point ne daigne-t-il pas la porter ? cond ola , & conceyvons tout notre bon-. heur. Unionineffable ! Eut-on j jamais pené ; : aurions-nous jamais ofe efpérer qu'un Dieu fi grand, fi faint, fi parfait , daignât s'unir aux cœurs des Créatures foibles » imparfaites : défetueufes , tels que font les nôtres ? Les … même, pourront - ils jamais concevoir excès de bonté que Dieu nous témoigne en certe faveur ! ê. Union intime ! Rien de fi fi 10. timement uni que ce qui eft uni. par le cœur; toute autre union A Ce ed déc nn rome ne É E au Sacré Cœur de Jefus. 137 file cœur n’y eft pas, eft comme étrangere à l’ame; ainhñ en eftil, même parmi les hommes: que. fera-ce donc de union de nos cœurs avec le Cœur de Jefus- Chrift? Union fi intime que dès-lors les inclinations, les af fe&ions, la tendrefle , cous les _ fentiments font communs & partent du même principe, qui eft ce Cœur tout divin. SE Union Sainte! C'eft Ja grace même qui la forme, qui l'anime, qui la confacre, & qui devient un nouveau principe de fanétification pour les cœurs Qui.ont le bonheur. d’être ainfi unis au Cœur de leur Dieu. | Hüjl. Er … Regiftré la prefente ceffion fur Je. © Regiftre XVIII de la Chambre Royale À e Syndicile dés Libraires © Impri- - meurs de Paris , N°. 657» conformes Æ ment aux anciens Reglements ; con À firmés par celui du 28 Février 1923704 =. 4 Parisy ce 12 Juin 1772 J, HERISSANT , Syrdies HX RER NP TEINTE ENTER eSATA PRIT TETE ,colo rchecker cLASsIc T 9 | | sn | calibrite : ntmtuunuduntnl