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Correspondance de Howe explicite: paires duales de type II

Mínguez Espallargas, Alberto

Abstract

Dans cet article, nous proposons une nouvelle méthode pour démontrer la bijectivité de la correspondance de Howe pour les paires duales du type (GLn, GLm) sur un corps F localement compact non archimédien. La preuve est basée sur une étude soigneuse de la filtration de Kudla ainsi que sur les résultats de [A. MÍNGUEZ, Sur l’irréductibilité d’une induite parabolique, prépublication à paraître dans J. reine angew. Math.] à propos de l’irréductibilité d’une représentation induite parabolique. Elle est valable pour F de caractéristique quelconque et nous permet d’expliciter la bijection en termes des paramètres de Langlands. Elle généralise donc les résultats de [T. WATANABE, The local theta correspondence of irreducible type 2 dual reductive pairs, Tohoku Math. J. 47 (1995), 521–540] et répond totalement aux questions étudiées dans [G. MUIC, Howe correspondence for discrete series representations ; the case of (Sp(n), O(V )), J. reine angew. Math. 567 (2004), 99-150] et [G. MUIC, Theta lifts of tempered representations for dual pairs (Sp(2n), O(V )), à paraître dans Canad. J. Math] pour les paires duales de type II.

Full text

arXiv:0709.4384v1 [math.RT] 27 Sep 2007 CORRESPONDANCE DE HOWE EXPLICITE: PAIRES DUALES DE TYPE I I EXPLICIT HOWE CORRESPONDENCE: DUAL PAIRS OF TYPE I I ALBERTO MÍNGUEZ Abstrat. In this artile, we give a new metho d for proving Howe orresp ondene in the ase of dual pairs of type (GLn,GLm) over a non-Arhimedean lo ally ompat eld F . The pro of onsists in ombining a study on Kudla's ltration [Kud℄ with the results of [Mi1℄ ab out the irreduibility of a parab olially indued representation. The pro of is valid for F of any harateristi and allows us to make the orresp ondene expliit in terms of Langlands parameters. Hene it generalizes the results of [Wat℄ and answers ompletely all questions studied in [Mu1℄ and [Mu2℄ for dual pairs of type I I. Résumé. Dans et artile, nous prop osons une nouvelle métho de p our démontrer la bijetivité de la orresp ondane de Howe p our les paires duales du type (GLn,GLm) sur un orps F lo alement ompat non arhimédien. La preuve est basée sur une étude soigneuse de la ltration de Kudla [Kud℄ ainsi que sur les résultats de [Mi1℄ à propos de l'irrédutibilité d'une représentation induite parab olique. Elle est valable p our F de aratéristique quelonque et nous permet d'expliiter la bijetion en termes des paramètres de Langlands. Elle généralise don les résultats de [Wat℄ et rép ond totalement aux questions étudiées dans [Mu1℄ et [Mu2℄ pour les paires duales de type I I. Co des MSN : 11F27, 22E50. Introdution Soit F un orps ommutatif lo alement ompat non arhimédien de aratéristique résiduelle p > 0 . Soit ψ:F→C× un aratère additif non trivial de F . Si W est un espae vetoriel sympletique sur F , de dimension nie, on disp ose du group e métapletique f Sp (W) , qui est un revêtement à deux feuillets du group e sympletique Sp (W) , Partially supp orted by MTM2004-07203-C02-01 and FEDER. 1 2 ALBERTO MÍNGUEZ et d'une représentation (ω, S) de f Sp (W) anoniquement attahée à ψ , dite représentation de Weil ou métapletique, sur un espae de fontions S à valeurs omplexes. Soit (G1, G2) une paire duale rédutive ( f. [MVW, 1.I.17℄) dans Sp (W) : ou bien (G1, G2) est une paire de group es lassiques -sympletique, orthogonal, unitaire- (paires duales de typ e I) ou bien une paire de group es linéaires (paires duales de typ e I I). Notons f G1 et f G2 leurs images réipro ques dans f Sp (W) . Soit π une représentation lisse irrédutible de f G1 quotient de ω . Notons S[π] le plus grand quotient π -isotypique de ω . Il est de la forme S[π] = π1⊗Θ (π), en tant que f G1×f G2 -mo dule, où Θ (π) est une représentation lisse de longueur nie de f G1 . Roger Howe et Jean-Loup Waldspurger [Wal℄, [MVW℄ ont prouvé que, dans le as où p est impair et que (G1, G2) est de typ e I, si Θ(π)6= 0 , alors Θ(π) a un unique quotient irrédutible, noté θ(π) . L'appliation π7→ θ(π) est une bijetion entre l'ensemble des représentation lisses irrédutibles π de f G1 telles que Θ(π)6= 0 et l'ensemble des représentation lisses irrédutibles π′ de f G2 telles que Θ(π′)6= 0 . Elle est app elée la orresp ondane de Howe. Nous nous prop osons de montrer un théorème similaire p our les paires duales de typ e I I, valable p our tout p , et d'expliiter, en termes des paramètres de Langlands, la orresp ondane π7→ θ(π) , e qui détermine l'ensemble des représentations π telles que Θ(π)6= 0 . Dans le as des paires duales de typ e I I, Roger Howe, dans un manus- rit non publié, avait prouvé la bijetivité de la orresp ondane. Notre métho de, diérente, rend, de plus, la orresp ondane expliite. Passons à une présentation plus détaillée des résultats : Soit D une algèbre à division de entre F de dimension nie d2 sur F et soient n et m des entiers stritement p ositifs. On note Mn,m (resp. Mn ) l'ensemble des matries n×m (resp. n×n ) à o eients dans D . Le group e GLn(D) des matries inversibles dans Mn sera noté Gn . On note Sn,m =S(Mn,m) l'espae vetoriel des fontions Φ de Mn,m dans C , lo alement onstantes à supp ort ompat. La représentation métapletique ωn,m restreinte à la paire duale Gn×Gm ( f. [MVW, 3.I I I.1℄) est la représentation (0.1) ωn,m(g, g′) = ν(g)−m 2σn,m(g, g′)ν(g′)n 2, où on note ν=|Nrd |F , la valeur absolue de la norme réduite et σn,m :Gn×Gm→GL (Sn,m) la représentation naturelle de Gn×Gm dénie par σn,m (g, g′) Φ (x) = Φ g−1xg′, p our g∈Gn, g′∈Gm, x ∈ Mn,m,Φ∈Sn,m . CORRESPONDANCE DE HOWE: PAIRES DUALES DE TYPE I I 3 Le résultat prinipal de et artile est le théorème suivant. Théorème 1. (voir orollaire 6.3 ). Soit π une représentation irrédutible de Gn . (1) Si HomGn(ωn,m, π)6= 0 , alors il existe une unique représentation irrédutible π′ de Gm tel le que HomGn×Gm(ωn,m, π ⊗π′)6= 0. De plus, dim (HomGn×Gm(ωn,m, π ⊗π′)) = 1 . (2) Supposons n≤m . Alors HomGn(ωn,m, π)6= 0 et, si π est le quotient de Langlands (f. setion 6) de τ1× · · · × τN , où τ1,...,τN sont des représentations essentiel lement de arré intégrable, alors π′ est le quotient de Langlands de ν−m−n−1 2× · · · × νm−n−1 2×eτ1× · · · × fτN, où, pour toute représentation τ , eτ désigne sa ontragrediente. Ainsi, si l'on note π∗ les paramètres galoisiens de Langlands de la représentation π , les paramètres de θ(π) sont eπ∗⊕1∗ m−n où on a noté 1∗ m−n les paramètres galoisiens de la représentation triviale de Gm−n . La preuve du théorème 1 se déomp ose en trois parties. D'ab ord, la théorie des fontions zêta de Go dement-Jaquet [GJ℄ nous fournit un entrelaement entre ωn,n et π⊗eπ p our toute représentation irrédutible π , e qui implique, ave un argument lassique ( f. [MVW, 3.I I.5℄), que, si n≤m , alors HomGn(ωn,m, π)6= 0 . Pour montrer l'uniité de la représentation θ(π) , on a b esoin d'utiliser l'artile [Mi1℄ où il est prouvé que l'induite parab olique d'une représentation irrédutible a, dans b eauoup de as, une seule sousreprésentation irrédutible. Dans la setion 2, on dérit expliitement le bord de la représentation métapletique (un sous-ensemble de représentations de Gn ) et on trouve que, p our toute représentation qui n'apparaît pas dans e b ord, la représentation θ(π) est unique. Après, dans la setion 3, on s'inspire de l'artile [Kud℄, et on al- ule une ltration des fonteurs de Jaquet de la représentation métapletique. Cei nous p ermet de montrer dans les setions 4 et 5, par réurrene, l'uniité de la représentation θ(π) , p our les bonnes représentations π . Les mauvaises représentations sont elles qui ont un fonteur de Jaquet bien préis. Or, es représentations n'apparaissent pas dans le b ord de la représentation métapletique ! Pour montrer la paramétrisation de la orresp ondane on a, à nouveau, deux as. Par réurrene, le as des bonnes représentations n'est pas très diile et déoule de [Mi1, Corollaire A.3℄. Pour les autres, on utilise, dans la setion 9, des propriétés subtiles de la lassiation de Zelevinsky des représentations irrédutibles en termes de segments. 4 ALBERTO MÍNGUEZ Je voudrais partiulièrement remerier Colette M÷glin qui m'a prodigué nombre de onseils et idées ainsi que Guy Henniart p our toutes ses suggestions et ritiques. Je remerie aussi Goran Mui et Vinent Séherre p our les remarques et orretions qu'ils m'ont faites à prop os de et artile. 1. Préliminaires Soient F un orps ommutatif lo alement ompat non arhimédien de aratéristique résiduelle p > 0 , D une algèbre à division de entre F et de dimension nie d2 sur F . Soient n, m deux entiers stritement p ositifs. On note Mn,m (resp. Mn ) l'ensemble des matries n×m (resp. n×n ) à o eients dans D et Nrd : Mn→F la norme réduite. Le group e GLn(D) des matries inversibles dans Mn sera noté Gn . Le group e trivial sera noté G0 . A toute partition (ordonnée) α= (n1,...,nr) de l'entier n , orresp ond une déomp osition en blo s des matries arrées d'ordre n . On notera Mα le sous-group e de Gn formé des matries inversibles diagonales par blo s, Pα (resp. Pα ) le sous-group e formé des matries triangulaires sup érieures (resp. inférieures) par blo s, et Uα le sousgroup e de Pα formé des éléments dont les blo s diagonaux sont des matries unité. Le sous-group e Pα est onjugué à Pα dans Gn ave α= (nr,...,n1) . Dans et artile on ne onsidérera que des représentations lisses omplexes et le mot représentation voudra toujours dire représentation lisse omplexe . On notera Irr(Gn) l'ensemble des lasses d'équivalene des représentations irrédutibles de Gn . La représentation triviale de Gn sera notée 1n . Si π et π′ sont deux représentations d'un group e G , on notera HomG(π, π′) l'espae des entrelaements entre π et π′ . On omettra l'indie G quand il n'y a pas de onfusion. On note ♯−rGn n1,...,nr (resp. ♯−rGn n1,...,nr ) le fonteur de Jaquet non normalisé asso ié au parab olique standard Pα (resp. Pα ). On note rGn n1,...,nr=δ−1/2 Pα♯−rGn n1,...,nr, (resp. rGn n1,...,nr=δ−1/2 Pα♯−rGn n1,...,nr ), le fonteur de Jaquet normalisé. Etant donnée une représentation ρi de haque Gni , on notera ♯−indGn Pα(ρ1⊗ · · · ⊗ ρr) l'induite parab olique non normalisée, où on a prolongé la représentation ρ1⊗ · · · ⊗ ρr trivialement sur Uα . CORRESPONDANCE DE HOWE: PAIRES DUALES DE TYPE I I 5 On note aussi ρ1× · · · × ρr la représentation indGn Pα(ρ1⊗ · · · ⊗ ρr) = δ1/2 Pα♯−indGn Pα(ρ1⊗ · · · ⊗ ρr), induite parab olique normalisée. Soit π une représentation de Gn ; on a un isomorphisme anonique (réipro ité de Frob enius) : (1.1) Hom (π, ρ1× · · · × ρr)≃Hom rGn n1,...,nr(π), ρ1⊗ · · · ⊗ ρr. On a une formule similaire p our l'indution non normalisée et le fonteur de Jaquet non normalisé. On disp ose aussi d'un isomorphisme de réipro ité à la Casselman ( f. [Ber, Theorem 20℄) : (1.2) Hom (ρ1× · · · × ρr, π)≃Hom ρ1⊗ · · · ⊗ ρr, rGn n1,...,nr(π). Pour l'indution non normalisée et le fonteur de Jaquet non normalisé, la formule préédente devient : Hom ♯−indGn Pα(ρ1⊗ · · · ⊗ ρr), π≃ Hom ρ1⊗ · · · ⊗ ρr, δPα♯−rGn n1,...,nr(π). (1.3) Soient n, t ∈Z , 1≤t≤n , π∈Irr(Gn) , χ∈Irr(Gt) . On notera Jacχ(π)6= 0 (resp. Jacχ(π)6= 0 ) s'il existe ρ∈Irr(Gn−t) tel que Hom (π, χ ×ρ)6= 0 (resp. Hom (π, ρ ×χ)6= 0 ). On utilisera à plusieurs reprises la prop osition suivante [Mi1, Prop osition 7.1℄ : Prop osition 1.1. Soient π, π′∈Irr, ρ ∈ C . Les onditions suivantes sont équivalentes : (1) Hom (π′, π ×ρ)6= 0; (2) Hom (ρ×π, π′)6= 0. Corollaire 1.2. Soient π, π′ deux représentations irrédutibles et ρ une représentation uspidale. Les onditions suivantes sont équivalentes : (1) Hom (π′, π ×ρ× · · · × ρ)6= 0; (2) Hom (ρ× · · · × ρ×π, π′)6= 0. Démonstration. Puisque, par [Mi1, Théorème 5.1℄, π×ρ× · · · × ρ n'a qu'un seul sous-mo dule irrédutible et que, par [Mi1, Théorème 5.6℄, ρ×· · ·×ρ×π n'a qu'un seul quotient irrédutible, le orollaire déoule de la prop osition préédente par réurrene.  Si X est un espae lo alement proni, on note S(X) l'espae vetoriel des fontions Φ : X→C lo alement onstantes à supp ort ompat. Le lemme suivant sera utilisé dans le alul expliite de la orresp ondane : Lemme 1.3. Soit X un espae loalement proni, X′ un sous-espae fermé de X . Supposons qu'un groupe loalement proni G agit de façon ontinue sur X et que G·X′=X . Notons H le stabilisateur de X′ dans 6 ALBERTO MÍNGUEZ G . Notons aussi π la représentation naturel le (f. [BZ1, 1.2.2℄ ) de G dans S(X) et ρ la représentation naturel le de H dans S(X′) . Alors : π≃♯−indG H(ρ). Démonstration. Posons Ξ : π→♯−indG H(ρ) φ7→ (g7→ (π(g)φ)|X′). Ξ est bien déni ar X′ est fermé dans X ( f. [BZ1, 1.1.8℄) et 'est un entrelaement entre π et ♯−indG H(ρ) . Construisons une inverse : Soit f∈♯−indG H(ρ) . On dénit φf∈S(X) par φf(x) = f(g)(x′), si x=g·x′ et g∈G et x′∈X′ . Puisque G·X′=X des tels ouples (g, x′) existent et si g1, g2∈G et x′ 1, x′ 2∈X′ sont tels que x=g1·x′ 1=g2·x′ 2 , alors x′ 1=g−1 1g2·x′ 2 et don, si l'on p ose h=g−1 1g2 on a que h∈H . Ainsi f(g1)(x′ 1) = f(g1)(g−1 1g2·x′ 2) =ρ(h)f(g1)(x′ 2) =f(g1h)(x′ 2) =f(g2)(x′ 2). Don φf est bien dénie et le morphisme f7→ φf est un entrelaement entre ♯−indG H(ρ) et π , inverse de Ξ .  On note Sn,m =S(Mn,m) . La représentation métapletique ωn,m restreinte à la paire duale Gn×Gm ( f. Intro dution) est la représentation ωn,m(g, g′) = ν(g)−m 2σn,m(g, g′)ν(g′)n 2. Il est plus naturel de travailler ave la représentation métapletique tordue σn,m et de aluler ses quotients irrédutibles. On déduira ensuite immédiatement les résultats p our la représentation ωn,m . Il est aussi très pratique d'utiliser la notation suivante : on a deux group es linéaires agissant, par multipliation, sur un espae de matries à gauhe et à droite. Dorénavant, p our diérentier es deux ations, on notera G′ , P′ et U′ les group es linéaire, parab olique et unip otent resp etivement, agissant à droite et on gardera les notations G , P et U p our es group es quand ils agissent à gauhe. De même, en as d'ambiguïté, on notera ν′ le aratère ν quand il agit sur G′ . Il p eut sembler une notation un p eu artiielle mais elle failite énormément la ompréhension des aluls. On p ermet les as m= 0 ou n= 0 (ave G0= 0 ou G′ 0= 0 ) p our lesquels M= 0 et σ0,m ≃C est la représentation triviale de G′ m et σn,0≃C est la représentation triviale de Gn . CORRESPONDANCE DE HOWE: PAIRES DUALES DE TYPE I I 7 2. Le bord de la représentation métapletique Dans ette setion, on rapp elle les résultats de [MVW, 3.I I I℄ et on en déduit quelques premières onséquenes. On xe des entiers p ositifs n et m . Commençons par rapp eler que la théorie des fontions zêta de Go dement-Jaquet [GJ℄ nous fournit, p our toute représentation irrédutible π de Gn , un entrelaement ( f. [MVW, 3.I I.7℄) entre σn,n et π⊗eπ . Par [MVW, 3.I I.5℄, on déduit que, p our toute représentation irrédutible π de Gn , il existe un sous-quotient irrédutible π′ de ♯−indG′ m P′ m−n,n (1m−n⊗eπ) tel que (2.1) HomGn×G′ m(σn,m, π ⊗π′)6= 0. Ainsi, si n≤m , alors Θ(π)6= 0 . Le problème est de montrer que e sous-quotient π′ est l'unique satisfaisant à (2.1) et de déterminer ses paramètres. D'un autre té, la représentation σn,m admet ( f. [MVW, 3.I I.2℄) une ltration 0 = St+1 ⊂St⊂ · · · ⊂ S1⊂S0=Sn,m, où Sk est le sous-espae vetoriel de Sn,m formé des fontions dont le supp ort est formé des matries de rang 1 plus grand ou égal à k , 0≤k≤t= min (n, m) . L'espae Sk+1 est ouvert dans Sk par [BZ1, 1.1.8℄ et, en appliquant le lemme 1.3 ave X′=0 0 0 1i , on montre dans [MVW, 3.I I.2℄ qu'on a un isomorphisme σk=Sk/Sk+1 ≃♯−indGnG′ m Pn−k,k P′ m−k,k (µk), où µk est la représentation de Pn−k,kP′ m−k,k sur S(Gk) dénie par : µk(p, p′) Φ (h) = Φ p−1 4hp′ 4=ρk(p4, p′ 4) Φ (h), p our Φ∈S(Gk), h ∈Gk , p=p10 p3p4, p′=p′ 1p′ 2 0p′ 4 et ρk la représentation naturelle de Gk×G′ k sur S(Gk) dénie par ρk(p4, p′ 4) Φ (h) = Φ p−1 4hp′ 4. Dénition 2.1. On dit que π∈Irr(Gn) apparaît dans le b ord de la représentation σn,m s'il existe k < n tel que HomGn(σk, π)6= 0 . Lemme 2.2. Soient π∈Irr(Gn) , π′∈Irr(G′ m) tel les que Hom(σk, π ⊗ π′)6= 0 . Alors il existe τ, τ′∈Irr(Gk) tel les que Hom ♯−indGn Pn−kk (1n−k⊗τ)⊗♯−indG′ m P′ m−k,k (1m−k⊗τ′), π ⊗π′6= 0. 1 On utilise la dénition de rang sur une algèbre à division de [Bou, 10.12℄ 8 ALBERTO MÍNGUEZ Démonstration. Soient π∈Irr(Gn) , π′∈Irr(G′ m) telles que Hom(σk, π⊗ π′)6= 0 . On a don un entrelaement non nul de ♯−indGnG′ m Pn−k,k P′ m−k,k (µk) dans π⊗π′ . Cei équivaut, par (1.3), à l'existene d'un entrelaement non nul entre µk et δPn−k,k ♯−rGn n−k,k(π)⊗δP′ m−k,k ♯−rG′ m m−k,k(π′). Soit V l'image d'un tel entrelaement ; il existe une sous-représentation irrédutible V′ de V et toute telle sous-représentation est de la forme (1n−k⊗τ)⊗(1m−k⊗τ′) omme représentation de Mn−k,kM′ m−k,k où τ et τ′ sont irrédutibles. Par (1.3), à nouveau, on trouve le résultat.  Corollaire 2.3. Soit π∈Irr(Gn) . Les onditions suivantes sont équivalentes : (1) La représentation π n'apparaît pas dans le bord de σn,m . (2) Il n'existe pas τ∈Irr(Gk) , k < n , tel le que HomGn♯−indGn Pn−k,k (1n−k⊗τ), π6= 0. Démonstration. Pour l'impliation direte, supp osons qu'il existe τ∈ Irr(Gk) , k < n , et un entrelaement non nul de ♯−indGn Pn−k,k (1n−k⊗τ) dans π . Par exatitude du fonteur ♯−ind et [MVW, Lemme 3.I I.3℄, on a un morphisme surjetif de σk dans ♯−indGn Pn−k,k (1n−k⊗τ) qui omp osé ave l'entrelaement préédent nous montre que HomGn(σk, π)6= 0 , i.e que la représentation π apparaît dans le b ord de σn,m .  Rapp elons que, d'après [Mi1, Théorème 5.1℄, p our toute représentation irrédutible π∈Irr(Gn) , la représentation ♯−indG′ m P′ m−n,n (1m−n⊗π) a un unique quotient irrédutible et qu'il apparaît ave multipliité 1 dans l'induite. Le théorème suivant résume tout e que l'on p eut onlure à partir de ette ltration par le rang. Théorème 2.4. Soient n, m des entiers positifs et supposons n≤m . Soient π∈Irr(Gn) qui n'apparaisse pas dans le bord de σn,m . Il existe une unique représentation π′∈Irr(G′ m) tel le que HomGn×G′ m(σn,m, π ⊗π′)6= 0. C'est l'unique quotient irrédutible de ♯−indG′ m P′ m−n,n (1m−n⊗eπ). De plus, dim HomGn×G′ m(σn,m, π ⊗π′)= 1. Démonstration. On avait vu au début de la setion qu'il existe π′∈ Irr(G′ m) telle que HomGn×G′ m(σn,m, π ⊗π′)6= 0 . Montrons qu'elle est unique. Par omp osition ave les morphismes Sj→σn,m , j= 0,...,n , on obtient des morphismes Sj→π⊗π′ . Soit k le plus grand j tel que Sj→π⊗π′ ne soit pas le morphisme nul. On a don que π⊗π′ est un quotient de σk . Par hyp othèse on a k=n et don, Hom (σn, π ⊗π′)6= 0. CORRESPONDANCE DE HOWE: PAIRES DUALES DE TYPE I I 9 Par dénition de σn on a alors Hom ♯−indGn×G′ m Gn×P′ m−n,n (µn), π ⊗π′6= 0. Par (1.3) et la dénition de µn , on déduit que Hom 1m−n⊗ρn, π ⊗δPm−n,n ♯−rGm m−n,n(π′)6= 0, d'où, par [MVW , Lemme 3.I I.3℄, Hom 1m−n⊗eπ, δPm−n,n ♯−rGm m−n,n(π′)6= 0, et, à nouveau par (1.3), on déduit que π′ est l'unique quotient irrédu- tible de ♯−indG′ m P′ m−n,n (1m−n⊗eπ). Montrons nalement que dim HomGn×G′ m(σn,m, π ⊗π′)= 1. Soit λ∈HomGn×G′ m(σn,m, π ⊗π′) . La omp osée de λ ave l'inlusion σn֒→σn,m n'est pas nulle. Or, par le lemme [MVW, Lemme 3.I I.3℄, dim HomGn×G′ m(σn, π ⊗π′)= 1, et don ette omp osée est unique à homothéthie près. Ainsi, si dim HomGn×G′ m(σn,m, π ⊗π′)>1, on p ourrait onstruire, par ombinaison linéaire, un morphisme non nul λ∈HomGn×G′ m(σn,m, π ⊗π′) tel que sa omp osée ave l'inlusion σn֒→σn,m soit nulle. Il existe alors k < n tel que HomGn(σk, π)6= 0, e qui est absurde, par hyp othèse, et qui ahève la démonstration.  Remarque 2.5. En partiulier, si π est une représentation uspidale, il existe une unique π′ (l'unique quotient irrédutible de ♯− indG′ m P′ m−n,n (1m−n⊗eπ) ), telle que HomGn×G′ m(σn,m, π ⊗π′)6= 0 En eet, si π est uspidale, il n'existe pas τ∈Irr(Gk) , k < n , telle que HomGn♯−indGn Pn−k;k(1n−k⊗τ), π6= 0, et don, par le orollaire 2.3, elle n'apparaît pas dans le b ord de σn,m . 3. Suite de Kudla Dans ette setion, on refait les aluls de [Kud℄, p our les paires duales de typ e I I. On veut aluler une suite de omp osition des fon- teurs de Jaquet de la représentation σn,m . Soient t, i des entiers, 0< t ≤n , 0≤i≤inf {t, m} . Fixons quelques notations p our ette setion :  On notera haque matrie m∈ Mn,m par m=a b=a m1m2, où a∈ Mt,m, b ∈ Mn−t,m, m1∈ Mn−t,i, m2∈ Mn−t,m−i, . 16 ALBERTO MÍNGUEZ Par le lemme géométrique ( f. [Zel, 1.6℄) et la maximalité de b , on déduit que : HomindG′ rb P′ ra,rb−ra νm−n 2eχ×...×νm−n 2eχ⊗νra 2rG′ m−ra rb−ra,m−rb (σn−ra,m−ra)ν′−ra 2, ρ⊗νm−n 2eχ× · · · × νm−n 2eχ⊗ρ′6= 0. D'après la prop osition 3.3, il existe alors i∈ {0,...,rb−ra} tel que Hom τ′ i, ν m−n+ra 2eχ× · · · × νm−n+ra 2eχ⊗νra 2ρ′6= 0. Le lemme suivant se montre omme le lemme 4.1 Lemme 4.2. Les seuls τ′i qui peuvent avoir des quotients de la forme i-dessus sont τ′rb−ra et τ′rb−ra−1 . Or, si νm−n 2eχ6=νm−2n−1 2 , (i.e. si χ6=νn+1 2 ) seul τ′rb−ra peut en avoir. Ainsi on a, à nouveau, deux as : Cas A.1 Hom τ′rb−ra, ν m−n+ra 2eχ× · · · × νm−n+ra 2eχ⊗νra 2ρ′6= 0 (e qui arrive, en partiulier, d'après le lemme préédent si χ6=ν2m−n+1 2 et χ6=νn+1 2 ). Cas A.2 Hom τ′rb−ra−1, ν m−n+ra 2eχ× · · · × νm−n+ra 2eχ⊗νra 2ρ′6= 0 et, dans e as, il faut que χ=νn+1 2 . Regardons d'ab ord le as A.1. Lemme 4.3. Dans le as A.1, on a b=a . Démonstration. Si Hom indG′ rb P′ ra,rb−ra νm−n 2eχ× · · · × νm−n 2eχ⊗νra 2τ′rb−raν′−ra 2, ρ⊗νm−n 2eχ× · · · × νm−n 2eχ⊗ρ′6= 0, alors, par dénition de τ′rb−ra , on a aussi Hom indGn−ra Pn−rb,rb−ra νrb−ra 2σn−rb,m−rbν′−rb+ra 2⊗ν−ra 2χ× · · · × ν−ra 2χ, ν−ra 2ρ⊗νra 2ρ′6= 0, où on a fait le pro duit de b−a fois la représentation ν−ra 2χ , et don, par maximalité de a , il faut que b=a .  Avant de passer aux autres as, résumons les résultats obtenus en une prop osition. Prop osition 4.4. Soient π∈Irr Gn , π′∈Irr G′ m tel les que π⊗π′ soit un quotient de σn,m . Soit aussi χ6=(νn+1 2 ν2m−n+1 2 CORRESPONDANCE DE HOWE: PAIRES DUALES DE TYPE I I 17 une représentation irrédutible uspidale de Gr . Alors a=b où a et b sont dénis par les onditions suivantes : (1) Il existe ρ∈Irr(Gn−ra) ave π ֒→χ×χ× · · · × χ×ρ, où on a fait le produit de a fois la représentation uspidale χ et a est maximal. (2) Il existe ρ′∈Irr(G′ m−rb) ave π′֒→ρ′×νm−n 2eχ× · · · × νm−n 2eχ, où on a fait le produit de b fois la représentation uspidale νm−n 2eχ et b est maximal. De plus, on a Hom σn−ra,m−ra, ν −ra 2ρ⊗νra 2ρ′6= 0. 5. Uniité La prop osition préédente, ave le théorème 2.4, nous p ermet de montrer l'uniité de la orresp ondane thêta. Théorème 5.1. Supposons n≤m . Soit π une représentation irrédu- tible de Gn . Il existe une unique représentation irrédutible π′ de G′ m tel le que HomGn×G′ m(ωn,m, π ⊗π′)6= 0. De plus, dim HomGn×G′ m(ωn,m, π ⊗π′)= 1 Démonstration. Par réurrene on p eut supp oser que le théorème est vrai p our toute paire Gi, G′ j , où ij < nm . Montrons-le p our la paire (Gn, G′ m) . Soit π′∈Irr G′ m telles que π⊗π′ soit un quotient de σn,m . Montrons que π′ est uniquement déterminée par π . Supp osons d'ab ord qu'il existe χ6=(νn+1 2 ν2m−n+1 2 une représentation uspidale de Gr , et τ∈Irr(Gn−r) ave π ֒→χ×τ. Soit a > 0 et ρ∈Irr(Gn−ra) ave π ֒→χ×χ× · · · × χ×ρ, où on a fait le pro duit de a fois la représentation uspidale χ et a est maximal. D'après la prop osition préédente, il existe ρ′∈Irr(G′ m−ra) ave π′֒→ρ′×νm−n 2eχ× · · · × νm−n 2eχ, où on a fait le pro duit de a fois la représentation uspidale νm−n 2eχ . De plus, on a Hom σn−ra,m−ra, ν −ra 2ρ⊗νra 2ρ′6= 0. 18 ALBERTO MÍNGUEZ Par hyp othèse de réurrene, ρ′ est uniquement déterminée par ρ et, par [Mi1, Théorème 5.1℄, π′ est l' unique sous-mo dule irrédutible de ρ′×νm−n 2eχ× · · · × νm−n 2eχ. Sinon, la représentation π est telle que, si Jacχ(π)6= 0 et χ uspidale, alors χ∈nνn+1 2, ν 2m−n+1 2o . Dans e as π n'apparaît pas dans le b ord de σn,m ar elle n'est pas quotient d'une représentation de la forme ♯−indGn Pn−k,k (1n−k⊗τ) ave τ∈Irr(Gk) . En eet, si Hom ♯−indGn Pn−k,k (1n−k⊗τ), π6= 0, on trouve, après normalisation, que Hom indGn Pn−k,k νk 2⊗νk−n 2τ, π6= 0. Par onjugaison, on déduit Hom indGn Pk,n−kνk−n 2τ⊗νk 2, π6= 0 puis, par (1.2), Hom νk−n 2τ⊗νk 2, rGn Pk,n−k(π)6= 0, et, à nouveau par onjugaison, Hom νk 2⊗νk−n 2τ, rGn Pn−k,k (π)6= 0, et don Jacν −n+2k+1 2(π)6= 0 . Cei n'est p ossible que si k=n ou k=m e qui est absurde. Ainsi d'après 2.4, π′ est l'unique quotient de ♯−indG′ m P′ m−n,n (1m−n⊗eπ) .  6. La orrespondane expliite Soient π∈Irr(Gn), π′∈Irr(G′ m) telles que HomGn×G′ m(ωn,m, π ⊗π′)6= 0. La n de l'artile est onsaré au alul des paramètres de Langlands π′ en termes de eux de π . Soient τ1,...,τN des représentations essentiellement de arré intégrable et α1, . . . , αN∈R tels que, p our tout 1≤i≤N , ναiτi soit une représentation de arré intégrable. Soit σ une p ermutation de {1,...,N} telle que ασ(i)≥ασ(j) si i < j . La représentation τσ(1) × τσ(2) ×· · ·×τσ(N) a un unique quotient irrédutible, et on dira que 'est le quotient de Langlands de τ1× · · · × τN . Supp osons que π est le quotient de Langlands de τ1× · · · × τN , où τ1,...,τN sont des représentations essentiellement de arré intégrable. Notons alors θ∗ m(π) le quotient de Langlands de νm−2n−1 2× · · · × ν−m+1 2×νm−n 2eτ1× · · · × νm−n 2fτN. CORRESPONDANCE DE HOWE: PAIRES DUALES DE TYPE I I 19 Théorème 6.1. Si m≥n et HomGn×G′ m(σn,m, π ⊗π′)6= 0, alors π′=θ∗ m(π) . Remarque 6.2. En partiulier, si m=n , π′=eπ , omme on l'avait déjà montré au début de la setion 2. Dans la preuve, on supp osera alors m > n . Des théorèmes 5.1 et 6.1, il résulte, ave la normalisation orresp ondante, un théorème similaire p our la représentation ωn,m ( f. (0.1)) : Corollaire 6.3. Soit π une représentation irrédutible de Gn . (1) Si HomGn(ωn,m, π)6= 0 , alors il existe une unique représentation irrédutible π′ de G′ m tel le que HomGn×G′ m(ωn,m, π ⊗π′)6= 0. De plus, dim HomGn×G′ m(ωn,m, π ⊗π′)= 1 . (2) Supposons n≤m . Alors HomGn(ωn,m, π)6= 0 et, si π est le quotient de Langlands de τ1× · · · × τN , où τ1,...,τN sont des représentations essentiel lement de arré intégrable alors π′ est le quotient de Langlands de ν−m−n−1 2× · · · × νm−n−1 2×eτ1× · · · × fτN. Pour la preuve du théorème 6.1, on va utiliser plusieurs fois le lemme suivant [Mi1, Théorème A.3℄ Lemme 6.4. Soient χ une représentation uspidale de Gr tel le que χ6=(νn+1 2 ν2m−n+1 2,ρ∈Irr(Gn−r) , et π l'unique sous-représentation irrédutible de χ×ρ . Notons π′ l'unique sous-représentation irrédutible de ν−r 2θ∗ m−r(ν−r 2ρ)×νm−n 2eχ . Alors π′=θ∗ m(π). Corollaire 6.5. Soient χ une représentation uspidale de Gr , χ6= (νn+1 2 ν2m−n+1 2. Soient a∈N∗ , ρ∈Irr(Gn−ra) , et π l'unique sous-repré- sentation irrédutible de χ×· · ·×χ×ρ où on a fait le produit de a fois la représentation χ . Notons π′ l'unique sous-représentation irrédutible de ν−ra 2θ∗ m−ra(ν−ra 2ρ)×νm−n 2eχ×· · · ×νm−n 2eχ, où on a fait le produit de a fois la représentation νm−n 2eχ . Alors π′=θ∗ m(π). Démonstration. Par réurrene sur a . Si a= 1 , 'est le lemme 6.4. Supp osons a > 1 . Notons π1 l'unique sous-représentation irrédutible de 20 ALBERTO MÍNGUEZ χ×· · ·×χ×ρ où on a fait le pro duit de a−1 fois la représentation χ . Notons π′ 1 l'unique sous-représentation irrédutible de ν−ra 2θ∗ m−ra(ν−ra 2ρ)× νm−n 2eχ× · · · × νm−n 2eχ, où on a fait le pro duit de a−1 fois la représentation νm−n 2eχ . Alors, par hyp othèse de réurrene π′ 1=ν−r 2θ∗ m−r(ν−r 2ρ) et, de plus π est l'unique sous-représentation irrédutible de χ×π1 et π′ est l'unique sous-représentation irrédutible de π′ 1×νm−n 2eχ . Le résultat déoule, à nouveau, du lemme 6.4.  7. Le as simple Supp osons qu'il existe χ6=(νn+1 2 ν2m−n+1 2 une représentation uspidale de Gr et un entier stritement p ositif a , tels que l'une des onditions suivantes équivalentes (par la prop osition 4.4) soit satisfaite : (1) Il existe ρ∈Irr(Gn−ra) ave (7.1) π ֒→χ×χ× · · · × χ×ρ, où on a fait le pro duit de a fois la représentation χ , a maximal. (2) ou bien, il existe ρ′∈Irr(G′ m−ra) ave (7.2) π′֒→ρ′×νm−n 2eχ× · · · × νm−n 2eχ, où on a fait le pro duit de a fois la représentation νm−n 2eχ , a maximal. Puisque, par la prop osition 4.4, Hom σn−ra,m−ra, ν −ra 2ρ⊗νra 2ρ′6= 0, et a > 0 , on p eut supp oser, par hyp othèse de réurrene, que (7.3) ρ′=ν−ra 2θ∗ m−ra ν−ra 2ρ On déduit de (7.1), (7.2) et (7.3), grâe au orollaire 6.5, que π′= θ∗ m(π) . 8. Sur les paramètres de Zelevinsky Soit r∈R, n ∈N∗ . On dit que la suite ∆ = {r, r + 1,...,r+n−1} de nombres réels est un segment et l'ensemble de tous les segments sera noté S . Il est muni d'une ation de R dénie par k{r, r + 1,...,r+n−1}={k+r, k +r+ 1,...,k+r+n−1}. On notera aussi b({r, r + 1,...,r+n−1}) = r, e({r, r + 1,...,r+n−1}) = r+n−1. CORRESPONDANCE DE HOWE: PAIRES DUALES DE TYPE I I 21 les extrémités du segment. On note l({r, r + 1,...,r+n−1}) = n sa longueur. On dénit un préordre sur S par ∆≤∆′ si b(∆) ≤b(∆′) . On note M(S) l'ensemble de multisegments, i.e, des fontions m:S→N à supp ort ni (on p ensera à un ensemble de segments omptés ave multipliités). Un multisegment ∆1,∆2,...,∆N est dit rangé si ∆N≤ · · · ≤ ∆2≤∆1 . A haque segment ∆ = {r, r + 1,...,r+n−1} on asso ie une représentation irrédutible de GLn(D) , notée h∆it , dénie omme l'unique quotient irrédutible de νr×νr+1 ×· · ·×νr+n−1 . La représentation h∆it est essentiellement de arré intégrable. La ontragrédiente g h∆it est la représentation De ∆Et où e ∆ = {−r−n+ 1,−r−n+ 2,· · · − r} . A haque multisegment ∆1,∆2,...,∆N on asso ie une représentation irrédutible de GLPl(∆i)(D) , notée h∆1,∆2,...,∆Nit , dénie omme l'unique quotient irrédutible de ∆σ(1)t×∆σ(2)t× · · · × ∆σ(N)t , où σ est une p ermutation de l'ensemble {1,...,N} telle que le multisegment ∆σ(1),∆σ(2),...,∆σ(N) soit rangé. La ontragrédiente ^ h∆1,∆2,...,∆Nit est la représentation Df ∆1,f ∆2,...,g ∆NEt . La prop osition suivante, dans le as D=F est montré dans [Zel, 6.9.℄. Dans le as où D6=F la preuve est analogue et se trouve dans [Mi2, 2.3.7℄. Prop osition 8.1. Soit ∆1,∆2,...,∆N un multiensegment rangé, ave ∆1={b, b + 1, . . . , e} et ∆N={b′, b′+ 1,...,e′} , alors (1) Si Jacνlh∆1,∆2,...,∆Nit6= 0 on a que l≥e′ . (2) Si Jacνlh∆1,∆2,...,∆Nit6= 0 on a que l≤b . 9. Fin de la preuve On s'est ramené aux as où π et π′ sont des représentations très partiulières, des représentations vériant les propriétés suivantes : J.1 Si Jacχ(π)6= 0 et χ uspidale, alors χ∈nνn+1 2, ν 2m−n+1 2o , J.2 si Jacχ(π′)6= 0 et χ uspidale, alors χ∈nν−m−1 2, ν m−2n−1 2o . On va utiliser les propriétés de la setion préédente p our terminer la preuve du théorème 6.1. On rapp elle qu'on supp ose m > n . Soit π∈Irr(Gn) telle que Jacνn+1 2(π)6= 0 . Soit a maximal tel que π ֒→χ×χ× · · · × χ×ρ, où on a fait le pro duit de a fois le aratère χ=νn+1 2 . On se trouve, ave les notations de la setion 4, dans le as A. On rapp elle que l'on a deux p ossibilités, A1 et A2 : 22 ALBERTO MÍNGUEZ Cas A.1 Ou bien, il existe ρ′∈Irr(G′ m−a) ave π′֒→ρ′×νm−n 2χ−1× · · · × νm−n 2χ−1, où on a fait le pro duit de a fois le aratère νm−n 2χ−1 , a maximal et Hom σn−a,m−a, ν −a 2ρ⊗νa 2ρ′6= 0 (prop osition 4.4) ; Par hyp othèse de réurrene, on a que : (9.1) π′֒→ρ′×νm−2n−1 2× · · · × νm−2n−1 2 où ρ′=ν−a 2θ∗ m−a(ν−a 2ρ) =Dνm−2n−1 2,...,ν−m+1 2, ν m−n 2f ∆1,...,νm−n 2g ∆NEt si ρ=h∆1,...,∆Nit , ave les notations de la setion préédente. Lemme 9.1. Il n'existe pas des représentations irrédutibles π et π′ satisfaisant aux onditions J.1, J.2 et (9.1) . Démonstration. D'après J.1, on sait que, si Jacχ(π)6= 0 et χ uspidale, alors χ∈nνn+1 2, ν 2m−n+1 2o . Par 8.1.(1), tous les segments de ρ nissent alors par ei≥n+1 2 . Ainsi, par dénition de ρ′ , tous les segments de ρ′ ommenent alors par b′ i≤m−2n−1 2 . De plus, puisque m6=n , nνm−2n−1 2o est un segment de ρ′ et don, par [Mi1, Théorème 6.6.(3)℄, il existe τ′∈ Irr(G′ m−a−1) tel que ρ′֒→τ′×νm−2n−1 2 e qui ontredit la maximalité de a .  Cas A.2 Alors on a bien (ave les notations de 4.4) Hom τ′b−a−1, ν m−n+a 2eχ× · · · × νm−n+a 2eχ⊗νa 2ρ′6= 0. Dans e as on a une prop osition similaire à la prop osition 4.4 Prop osition 9.2. Soient π∈Irr Gn , π′∈Irr G′ m tel les que π⊗π′ soit un quotient de σn,m satisfaisant aux onditions J.1 et J.2. Soit aussi χ=νn+1 2 un aratère de G1 . Alors a=b−1 où a et b sont dénis par les onditions suivantes : (1) Il existe ρ∈Irr(Gn−a) ave π ֒→χ×χ× · · · × χ×ρ, où on a fait le produit de a fois le aratère χ et a est maximal. (2) Il existe ρ′∈Irr(G′ m−b) ave π′֒→ρ′×νm−n 2eχ× · · · × νm−n 2eχ, où on a fait le produit de b fois le aratère νm−n 2eχ et b est maximal. CORRESPONDANCE DE HOWE: PAIRES DUALES DE TYPE I I 23 De plus, on a Hom σn−a,m−a−1, ν −a 2−1ρ⊗νa+1 2ρ′6= 0. Démonstration. On a que Hom indGb P′ a,b−aνm−n 2eχ× · · · × νm−n 2eχ⊗νa 2τ′b−a−1ν−a 2, ρ⊗νm−n 2eχ× · · · × νm−n 2eχ⊗ρ′6= 0, d'où, par dénition de τ′b−a−1 , Hom indGn−a Pn−b−1,b−a−1νb+1 2σn−b+1,m−bν′−b 2⊗ν−a 2χ× · · · × ν−a 2χ, ρ⊗ρ′6= 0, où on a fait le pro duit de b−a−1 fois le aratère ν−a 2χ , et don, par maximalité de a , on a b=a+ 1 .  Ainsi, il existe ρ′∈Irr(G′ m−a−1) ave π′֒→ρ′×νm−n 2χ−1× · · · × νm−n 2χ−1, où on a fait le pro duit de a+1 fois le aratère νm−n 2χ−1 , a maximal et Hom σn−a,m−a−1, ν −a 2−1ρ⊗νa+1 2ρ′6= 0. Alors, par hyp othèse de réurrene on a dim Hom σn−a,m−a−1, ν −a 2−1ρ⊗νa+1 2ρ′= 1, et ρ′=ν−a−1 2θ∗ m−a(ν−a 2−1ρ) =Dνm−2n−3 2,...,ν−m+1 2, ν m−n 2f ∆1,...,νm−n 2g ∆NEt. si ρ=h∆1,...,∆Nit . Lemme 9.3. Supposons que π et π′ sont deux représentation irrédu- tibles qui satisfont aux onditions J.1, J.2 et tel les que π est un sousmodule de νn+1 2× · · · × νn+1 2×ρ , où on a fait le produit de a fois le aratère νn+1 2 , π′ est un sous-module de ρ′×νm−2n−1 2× · · · × νm−2n−1 2 où on a fait le produit de a+ 1 fois le aratère νm−2n−1 2χ−1 et ρ′=Dνm−2n−3 2,...,ν−m+1 2, ν m−n 2f ∆1,...,νm−n 2g ∆NEt si ρ=h∆1,...,∆Nit . Alors π′=θ∗ m(π) . 24 ALBERTO MÍNGUEZ Démonstration. Notons π′ 1 l'unique sous-représentation irrédutible de ρ′×νm−2n−1 2× · · · × νm−2n−1 2, où on a fait le pro duit de a fois le aratère νm−2n−1 2 , alors, d'après le orollaire 6.5, on a que π′ 1=ν−a 2θ∗ m−a−1(ν−a 2π) =Dνm−2n−3 2,...,ν−m+1 2, ν m−n 2f ∆′ 1,...,νm−n 2g ∆′ NEt si π=h∆′ 1,...,∆′ Nit . De plus, π′ est l'unique sous-représentation irrédutible de π′ 1× νm−2n−1 2 . Voyons nalement que π′=θ∗ m(π) . Puisque d'après J.1, on sait que, si Jacχ(π)6= 0 et χ uspidale, alors χ∈nνn+1 2, ν 2m−n+1 2o . Par la prop osition 8.1(1), tous les segments de la forme ∆′ nissent alors par ei≥n+1 2 . Ainsi, tous les segments de la forme νm−n 2f ∆′ i ommenent par b′ i≤m−2n−1 2 et, a fortiori, tous les segments de π′ 1 ommenent par b′ i≤m−2n−1 2 . Ainsi, par [Mi1, Théorème 6.6(.2)℄, on a que π′=Dνm−2n−1 2, ν m−2n−3 2,...,ν−m+1 2, ν m−n 2f ∆1,...,νm−n 2g ∆NEt=θ∗ m(π).  Il ne nous reste maintenant à traiter que les as où π et π′ sont des représentations vériant les propriétés suivantes : H.1 Si Jacχ(π)6= 0 et χ uspidale, alors χ=ν2m−n+1 2 , H.2 si Jacχ(π′)6= 0 et χ uspidale, alors χ=ν−m−1 2 . Prop osition 9.4. Il n'existe pas de représentations irrédutibles π∈ Irr(Gn) et π′∈Irr(G′ m) , m > n , satisfaisant aux onditions H.1 et H.2 et tel les que Hom(σn, π ⊗π′)6= 0 Soit π∈Irr(Gn) vériant H.1 et soit a maximal tel que π ֒→χ×χ× · · · × χ×ρ, où on a fait le pro duit de a fois le aratère χ=ν2m−n+1 2 . On a alors, ave les notations de la setion 4, que Cas A Ou bien, Hom (τa, χ ×χ× · · · × χ⊗ρ⊗π′)6= 0, Cas B ou bien, Hom (τa−1, χ ×χ× · · · × χ⊗ρ⊗π′)6= 0. C'est à dire : Cas A Puisque m6=n on est bien dans le as A.1 et don, d'après 4.4, il existe ρ′∈Irr(G′ m−a) ave π′֒→ρ′×νm−n 2χ−1× · · · × νm−n 2χ−1, CORRESPONDANCE DE HOWE: PAIRES DUALES DE TYPE I I 25 où on a fait le pro duit de a fois le aratère νm−n 2χ−1 , a maximal et Hom σn−a,m−a, ν −a 2ρ⊗νa 2ρ′6= 0. Cei n'est pas p ossible. En eet, par réurrene, on a que : π′֒→ρ′×ν−m−1 2× · · · × ν−m−1 2, et ρ′=Dνm−2n−1 2,...,ν−m+1 2, ν m−n 2f ∆1,...,νm−n 2g ∆NEt si ρ=h∆1,...,∆Nit . Il y a ainsi des segments de π′ ommençant par xi>−m−1 2 e qui, par la prop osition 8.1(2), ontredit H.2. Cas B Sinon montrons qu'il existe ρ′∈Irr(G′ m−a+1) ave π′֒→ρ′×νm−n 2χ−1× · · · × νm−n 2χ−1, où on a fait le pro duit de a−1 fois le aratère νm−n 2χ−1 , a maximal et Hom σn−a,m−a+1, ν −a 2ρ⊗νa+1 2ρ′6= 0. En eet, Hom (τa−1, χ ×χ× · · · × χ⊗ρ⊗π′)6= 0 implique que Hom indG′ m P′ a−1,m−a+1 νm−n 2χ−1× · · · × νm−n 2χ−1⊗ νa 2σn−a,m−a+1ν′−a−1 2, ρ ⊗π′6= 0. Soit b maintenant maximal tel qu'il existe une représentation irrédutible ρ′ de G′ m−b ave π′ quotient de νm−n 2χ−1× · · · × νm−n 2χ−1×ρ′ où on a fait le pro duit de b fois le aratère νm−n 2χ−1 . D'après le orollaire 1.2 on a une èhe non nulle rG′ m b,m−b(π′)֒→νm−n 2χ−1× · · · × νm−n 2χ−1⊗ρ′. Puisque χ6=νn+1 2 , on montre, omme dans 4.4, que b=a−1 et don Hom σn−a,m−a+1, ν −a 2ρ⊗νa+1 2ρ′6= 0. Ainsi, il existe ρ′∈Irr(G′ m−a+1) ave π′֒→ρ′×νm−n 2χ−1× · · · × νm−n 2χ−1, où on a fait le pro duit de a−1 fois le aratère νm−n 2χ−1 , a maximal et Hom σn−a,m−a+1, ν −a 2ρ⊗νa+1 2ρ′6= 0. Alors, par hyp othèse de réurrene on a π′֒→ρ′×ν−m−1 2× · · · × ν−m−1 2,