scieee AI-readable full text Open interactive document viewer

Lettres Cabalistiques, ou Correspondance Philosophique, Historique & Critique, Entre deux Cabalistes, divers Esprits Elementaires, & le Seigneur Astaroth : Tome premier

Argens, Jean-Baptiste de Boyer, marquis d' (1704-1771 )

Full text

€ Le ei M he LEERES CABALISTIQUES, TOME PREMIER. " PER «EF ASC"E pargné les gens contre lefquels 11 femble que j'ai écrit le plus vivement. Il n’a pas tenu aux Révérends Peres Jefuites & à leurs Secretaires” les Journaliftes de ‘Frevoux, qu'on ne me regardât comme l'homme du monde leplus dangereux, parce que. J'ai fait parler dans quelques Dialogues deux ou trois. de leurs Peres un peu trop naturellement, & un. peu trop véritablement. Cepen- 4 dant, fans vouloir ici apporter tout ce qui pourroit pleinement me juitifier ; je dirai féulement qu'au M gté de bien des Savans j'ai été” trop retenu fur-le compte desJe- 4 fuites dont J'ai parlé danscet Ou- M vrage.. Qu'il me. foit pérmis de placer ici le jugement.qu'a porté un des plus illuftres Savans de 4 l'Europe, des. Lettres Cabalifii- 4 ques dans la Préface de fon dernier Ouvrage ; non pas queje pré- M tende tirer vanité des louanges # -qu'il a eu la complaifance se ee 1 O1= 4 GENERALE: donner, mais pour montrer que J'ai été taxé de trop ménager les perfonnes contre lefquelles j'ai étendu le plus loin la liberté de la critique. Voici ce que dit Mr. de a Croxe au fujet de ce que j'ai écrit du Pere Æardoiüin.* L'Aateur po- 12 smgénieux des Lettres Cabalifliques à fait voir dans Le troi- Jième Volume de cet Ouvrage l'abfurdité & La folie des entre- Prifes de ces Novateurs. Sevoudrois qu'il en eût fait voir La mulice, perfonne n’en eff plus capable que lui. C’eft À un certificat bien authentique que je n’ai point fongé, en critiquant les fautes, à relever le Principe criminel qui les avoit caufées. Je n'ai jamais cherché à biämer: perfonne, qu'autant qu'il étoit néceflaire de le fâire pour défendre la vérité, POur empêcher le Public de n’é- | tre ; Hope Se Hit. du Chriflianifme d'E- * 3 À e.-R L<leh: C E tre la dupe de l’impofture, de la mauvaife foi, de l'hypocrifie & de la fuperitition. Jar tâché, autant que j'ai pû , de rendre cet Ouvrage utile à tout le monde, & fur-tout aux perfonnes, qui par leur état font obligées de vivre différemment que M le commun des Savans. Il yaun nombre infini de gens, qui, quoiqu'ils faflent profeflion d’un métier qui paroît entiérement oppo- M {é à l'étude , aiment cependant les Sciences & les cultivent dans « les momens que leurs occupations leur laiflent. Ils font bien aifes de s'inftruire ; mais fouvent le tems leur manque. C’eft donc pour leur éviter la peine d'aller vérifier les faits que j'avançois, & de feuilleter beaucoup d'Auteurs, que j'ai rapporté exactement tous les paflages qui autorifoient mes fentimens. IL eft encore une autre efpèce de Lecteurs que j'ai eue fouvent . vüe. GÉEAN ER À LÉ vüe. L’expérience m'a appris combien il y a de jeunes Officiers, de Gentilshommes, de Seigneurs qui ont'infiniment de l’efprit, & auxquéls il ne manque , poutfa- VOIF autant que bién dés Savans , qu'un péu d'amour pour étude, Je me fuis eforcé de leur donner du goût pour approfondir certaines matières; en les expofant à leurs yeux de la ma- _nière’la moins pedantefqaue & la | plus’enjoüée qu'il m'a été poffible. | C'eft cette envie d’être utile ‘à mes anciens Camarades, &dtous tes Militaires, qui m'a fait inferer | dans ces Lerrres les ReFLex1oNs | SUR LE CARACTERE D'un Orri- | cier. j'ignore quien eft l’Auteur, je ne fais pas même fi elles n’ont | Jamais été imprimées ; mais les | ant Iües dans-un manufcrit qu'un | E Mes amis m'avoit prêté, je crus |. REPOUVoir rien faire de plusutile | pouf toute Ja jeune Noblefle que |. de les publier: J'efpere qu'en fa- Tag veur | PH E Fed CES veur de mon intention on ne mecondamnera pas d'avoir groffi cet Ouvrage d’un petit Ecrit de qua=. tré où cinq pages. auquel je n'ai _aucune.-part ,;: non: plus qu'aux . quinze Lettres, renfermées dans le-Lome VI. de cet Ouvrage, que-je n'ai pù achever. Ce n'eft pas que je ne fufle difpofé à:remplir mon engagement envers. le Public ; mais l'intérèr du Libraite ne lui permettant. pas d’attendre mon retour, il.a.cru devoir “ * Étranpère.#: * fuppléer au défaut par une Plume EN travaillant pour la commoz dité de mes Leéteuts, j'ai aufti eu en vüce d’arrêtet les reproches des. Critiques de mauvaife fo1, 4 dont Ja République des Lettres » 3% n'eft que trop remplie. On n’au* roit pas mañqué. dé dire que, Jar : vançois des faits fans aucun.fondement, .que je: prêtois.des.opi= ions:à bien des gens qu'ils n'a7 voient jamais foutenues, Il elt a À RARE hot SE. RAT LR GENERALE. fe devoir par les citations, placées au. bas des pages, que je n'ai: rien dit qu'avec des preuves; fi je me fuis trompé, ce font mes: témoins: qu'on doit accufer de Mauvaife:foi, non pas moi, qui n'ai fait que juger fur leurs dépofitions. On pourroit objeéter à ce: la qu’un:bon juge doit favoir dif-- cernerle dégré de crojance qu'il doit donner à la dépoñition des. témoins fur la foi defquels il pro-: nonce fes arrêts. Je réponds à cela qu'il eft difficile d'agir ur: cet.article avec plus de précaution que je lai faits car ordinairément je. ne juge d’une perfonne que Îur les aétions qu'elle a fai. tes, ‘ou fur les Ecrits qu'elle a publiés; Je ne penfe pas qu’on puifle pañler pour: condamner ailément les gens Jorfqu'on ne les condamne que fur leur propre a* VEU, &:qu'on à foin de mettre dans l'arrêt un extrait-exatt de cet aveu: 17 JE PIE Æ ACTE Je n'ai jamais interrompu le texte de mon Ouvrage par aucune citation Grecque ou Latine, parce qu'il eft à préfuppofer que les trois quarts des Lecteurs n’entendent pas ces Langues. Cette bigarure rebute ordinairement les perfonnes qui ne fe foucient guères de favoir où l’on prend ce qu'on leur dit, & qui ne font ni aflez favantes, ni aflez critiques pour vouloir difcuter certains faits. D'ailleurs, il eft certain ue c'eft à ce mélange confus de srec, de Latin & de François. qu'on doit attribuer ce décoût que lon avoit: pris en France tout-à-coup pour tout ce qui fentoit l'éruditions cela n'étoit pas étonnant dans un-päïs où l'amour de ja bagatelle tient fon empire, & où un Roman trouve bien plus de Leéteurs que Ciceron & ‘Patru. Ü a fallu que Bayle ; lenjoùé Bayle, ce génie univerfel de | ai ms CS GLEN ER A LE: favoit fi: bien mettre à la portée de tout lé monde les matières les plus abffraites, ramenàt le goût de la bonne & véritable érudition, & prouvât par l'expérience que des z7 fo/io, remplis de Grec, de Latin, & de la Philofophie la plus fubtile & Ia plus fublime, Pouvoient être Jüs avec autant de plaïfir par les femmes & par les Petits-maîtres, que les œuvres de Madame des Houlières & les Lettres de la Marquife de Seviçné. Actuellement la critique & lérudition font le partage de plufeurs Savans Académiciens, @& tel qui aUroit rougi autrefois de jetterles yeux fur un Commentateur, parle avec éloge de lilluftre Préfident Boxbier, & rend au mérite de cefavant Magiftrat toute la juf- Uce qu'il mérite. | . Pieft affez furprenant qu'aujour d’hui que le goût pour la bagatelle femble vouloir diminuer en PRE ST:ACE en France, & qu’on commence de nouveau À fuivre les traces des Scaligers, des de Thou, des Mesages ; ceux qui devroient favorer cet heureux changement, femblent au contraire prendre à tâche de décrier & de tourner en ridicule tous ceux qui veulent chercher dans les bons Auteurs anciens , & dans les modernes qui lés ont expliqués, de quoi perfecttonner leurs connoifances. Les uns agiflent aufli pitoiablement, pour ne pas dire aufli iniquement, parce que certaines gens qu'ils n'aiment. point, ou qu'ils n'ont point aimés, ont été parti fans des Anciens; ils haïffent Æorace, Homere,. Pindare, parce qu'ils ont eu quelques démélés avec Despreaux, Racire, &c.Les autres fe figurent qu'il eft du bel air de traiter de haut en bas les Savans les. plus refpectables: ils efperent apparemment que pre ÎC; GHPFENFE TR A 1 blic , voiant le ton décifif avec lequel ïls condamnent les plus grands hommes, ju:cra qu'il faut __ qu'ils foient infiniment au-deflus de ces grands hommes ; ils fe __ tompent bien, s'ils penfent de même, LS à CE qu'il ya de plus étonnant, ,C'eft que parmi ces gens qui jugent fi peu équitablement , il y en à quelques-uns qui ont véritablemert un mérite diflingué, & qui condamnent au fond du cœur ce qu'ils difent autrement. Qui pourroit croire qu'un homme, tel que, Mr. de Fontenelle, qu'un. | homme qui fait autant d'honneur Là la France que Newros à l'An- | gleterre , fût perfuadé qu'il eft | inutile de lire les Auteurs an- | Ciens, même les meilleurs? Per- Onne à coup für, excepté qu'il | ne foit privé du fens commun, | ne 1€ figurera que Mr. de Fontetelle, un des plus grands génies quil À ‘ 1 PREFACE GENERALE: France depuis vingtans. L'##f7- Buaillet de Menage et u dés 4 plus excellens morceaux de criti-. que que nous aions. Mr. de la Monnoie en a jugé de même. œ RS ù SE Ne 2 PR À F 5 SR LÉ 5, &: BA A SE Se, DEC) à SX LS SC SN ke AC MODE CTER TEL NEUI Ce, CE GREC ATEN CRE OFF SSESSÉ ASS SSE _ OROMASIS. AIMABLE SILPHE, Æ reconnoifance , verta au- Jourd'hui ji iguorée chez Les bommes, engage à vous offrir cet Ouvrage. C’ejl vous qui l'avez fou Éenu contre les cabales & Les cris d'une troupe d'Ecrivains faméliques ,tlne leur à refié que La douleur, d'avoir fait des efforts. 1m- puiflans. | - Je:vous ai encore ane obligation ‘bienplus efentiell.. Vous Votsétes Chargé de faireconnoitre au Public QUELS étoient Les Perfonnages quife Chaïnoient contre moi. FE mé- | NOITE n'a fer vi beureufement , er V OUS Tappellant que vous avieæ v | rs As D mnt attentat SSP ER LÉ. antréfois un demes prétendus Crisiques Barbier &.Vendeir d'oroictan, un autre Bohémien € Vagabord, to unautre Batladin &5 Do-. sneftique. Vousn'avez point été la dupe de la nouvelle forme fous la- M quelle ils fe préfèntent aujourd'hui dans le Monde; le phaéton antique dans lequel vous. apper çâtes de premier, le titre de Médecin dont 11 eff décoré aétuellement* ,n’éblouirent point vos yeux. Vous démélätes at travers de‘tout cela, Jaquelin, cidevant Vrater à Touloufe, devens Jean Farine dans les fuites. Son Camarade Pierre-Paul, de fils de Mef fager, érigétout à coup em Baron; nevous trompa pas davantage © le troifième, voituré dans un carof= | fe, auffi délabré que fes affaires ; 4= cheté à crédit , & trainé par des chevaux privés de l'ufage de lamor tie de Leurs membres ,n'atañt Gi eu + Voiez la Leitre XXI. & la XXIX: BSPET TRES | ex deux que cinq jambes © n&: œil, ne vous en a point 1Mp0fE.r. | :Wous avez d'abord reconnu k perfonnage. ETS 7, Vous ne vous étés pas contesté. aimable Silphe, d'avoir découvert | ce qui éioit caché , vous. l'avez apprisau Fublic,en m'évitant la perne de Le faire mo1-méême,Vous m'avez rendu un fervice co”fi:érable très eflentiel; car iln’efl rien de - fEfächeux pour un bomme qui penfé; © qui veut plaire aux honnétes Lens, que d'être obligé d'attaquer directement une troupe d'Imbécil: les, dont on ne fauroit parler fans Courir rifque dennuier prefque. tous les Lelfenrs, à qui ces Barbouilleurs de papier ne font son plus connus, que left la phyfionomie du Grand-Mogol aux bourgeois de la Tue St. Denis. Par votremoien 1!s Ont été depeints tels qu'ils font, © leurs portraits , rendus vifs © Dlailans par vos traits badins ; PR n'ont mm ne that montent obétée déni Sd à mm Mme mme eme er em met EST PRE. ont point déplu aux gens de. got. re J'ESPERE que vous voudrez bien dans les fuites me rendre quelque-. fois de pareils fervices. Vous Javez encore bien des faits amufans que VOUS aVEX jugé à propos de confèr-. VET PONT un autre tems; tel eff celui de la parente d'un Chanoine TEA £aT dée comme un bien d'E glife pendant plufieurs années. Mais je ne dois point réveler ce Que VOUS voulex taire encore; je finis donc, er ‘Vous afärant que je fuis avec une confidération infinie} | 4 ! | L : 4 ; ; Votre 1rès humble C9 très ebéiflant Serviteur, . Le Traduéteur des 4 Rene LETTRES CABALISTIQUES. PRE’- | à à. | HRASEAENENYSTSESES mimi mice. PREFACE TRADUCTEUR. Lee que j'ai pour le Public, la bonté avec laquelleil a _ Teçu jufques ici les Ouvrages que jai onnés, ne me permettent pas de l’ennuier de l’inutile récit des cabales & des efforts que quelques Ecrivains fubalternés ont faits pour s’oppofer au cours de cet Ouvrage; mais ils ont réuffi dela mé- __ memanière que danses critiques préten- | dues qu’ils ont publiées contre les Les- | Îres “fuives. | Lorsque je commencois les Lerrres Cabalifliques , deux autres feuilles pério- | diques parurent dans le même tems. | Leurs Auteurs crurent que leur réuflite dépendoit de la chute demon Ouvrage; is fe déclarerent dès leur première feuil- Ie. L'un annonça fix Volumes de Cririg%e5; l’autre promitun Livre, aufh excellent qu’il prétendoit que le mien étoit . méprifable. Les pauvres gens ont Ééprou- _ Véunfortaflez dur: les unes de ces feuil- L'LRtES périodiques ont ceflé dèslaäneuvième; X *# $ les nement CRT PT ATE ee PERSP SE 4 CE: les Auteur sdes autres ,dès le commence ment dufecond Volume, onteu foin d’af | fûrer le Public qu’ils ne l’aflommeroient W - point, ainfi qu’ils l’en avoient menacés M de fix Volumes, & qu'ils finiroient des que ce Tome feroit achevé. “| On ne fauroit prier plus poliment les gens de vouloir bien facrifier une tren°u taine de fous à acheter quelque plate ap fodie , leur promettant qu'on ne les imr portuneroit pas davantage à l'avenir 5. mais le Public a étéaflez cruel & aflez 4° vare pour laiffer pourriren paix cet Ou vrage, annoncé avec tant de pompe. Ces fages & fenfés Ecrivains qui s’ét toient promis d’acquérir une gloire im È | HS 2 Re Bar ane mortelle, voiant qu’il falloit renoncer au* belles efperances dont ils s’étoient flattési M ont voulu foulager leurs chagrinsen vo“ miflant contre moi, qu’ils regardent } comme le principal fujet de leurs infor tunes, les injures les plus groflières. Je les ‘ai fi fort méprifées , qu’il a fallu que quel’ _ques perfonnes de mes amis m’aient fait violence, pourainfi dire, pour y répon= dre. J’avois fi peu à craindre qu’elles pufs fent prévenir les honnêtes gens contr@ moi, qu'ileft encore des momens où j€ me repens.d’y avoir fair la moindre atten” tion. En cffet, préjugés à part, & regaf” dant les chofes comme n’y étant point 7 ‘4 | PERD FrAECEE: | téreflé, jene crois pas qu’on puiflé raifon ner fi pitoiablement ; fi follement, & fi ridiculement que mes prétendus Cenfeurs Quelque ttupide, quelque imbécit. le , quelque prévenu que fûtun homme , il ne pourroit s'empêcher defentir, dès les trois ou quatre premières pages ; le ridicule & le peu de bon fens quiregnent dans leur Ouvragè. ee QuEeLaw’un de mes Lecteurs fera peut-être curieux de voirun échantillon de ces impertinences ; & comme il-n°y a pas apparence qu’il veuille fe donner la peine de les chercher dansle Livre où elles fe trouvent, je veux bien en rappeller ici deux, dont l’une regarde mes Ouvrages, & l’autre mon ftyle. à : Dans la Préface un de ces fages & | éloquens Ecrivains me reproche d'écrire __. comme un Porte-Faix & un Crocheteurs _ dansunautre endroit il prétend que mes | Ecrits oififfent dans la boutique dé "0m Libraire. On s'attend peut-être que je | vais, pour détruire ces faux reproches, parler des différentes Editions que l’on a | faites des Lettres Fuives, des Traductions qu'on en a données en Anglois ,en Allemand & en Hollandois. Je ne dirai pas un mot de tout cela, JE n'aurai recours pour ma juitification qu'à la Je rt euileme S FRPESFESATCAER A a . fuille demes Cenfeurs. Depuis le 1em5 3m y difent-ils (*), gw°où répand dans toutes les { parties de l'Europe les Lettres Juives 4 | vec tant de fuccès, ‘2 IL faut avoüer que le bon fens & h jufteffe dans le raifonnement font le par tage de mes Critiques. Que peut penfer su je ne dis pas un homme de goût, mais un homme quin’eft päs entiérement pri vé de laraifon, lorfqu’il voit de pareiiles) Contradiétions? Après cet endroit fur IN, débit des Lettres Yuives, fait un élogo pompeux de mon ftyle, de ma morales & de mes critiques; én voici les termes originaux. Ye se doute point | 07 Chef Lilandre, que les Lettres Juives se ALAN tombées enire vos mains. Ces Lettres ,10WIN 2es pleines d'efprit, écrites dans nn fIyle féduëleur ; ne vous ont-elles Point faits d'impreffion ? Ma trainte ef} légitime, EM par conféquent excufable. ss : Les Lecteurs qui ont eu le plus de complaifance pour mes Ouvrages, trou* veront peut-être ces éloges outrés.. IS auront raifon ; maisils feront encorebien * plus furpris lorfqu'ils apprendront ee , } LMOUTS ee (*) Lettres TJ. Corre p. &c. pour feruir dé, Réporfe aux Lettres Juives. IS \ de PE eRT Per Ar: Gr mon Critique, dans une autre rapfodie _ qu’il a compoñée (*)., m’a élevé au-def- Jus de Pafcal&S d’Erafme, & qu’il a préferé les Lettres Suives aux Provinciales. Je conviens qu’un pareil jugement eff digne de fa pénétration, & c’eft ce jugement ridicule qui eft la caufe des injures qu’il a vomies contre moi dans les fuites. Æonteux qu’on voulût m’honorer aux dépens des deux plus grands génies dans leur genre quela Nature ait produits, je plaifantai fur les éloges de mon PARARYE rifle ; & malheureufement ; comme je favois qu'avant d’être Médecin & Auteur, il avoit été Frater & Vendeur d’orviétan, Je m’avifai, crotant rendre un fervi’ ce confidérable à la République des Lettres, de l’exhorter amicalement à reprendre fon ancien métier. Ce confeil charita- DIe émut fa bile, il regarda mes avis comme d’odieufes vérités. Dès ce moment il annonça au Public qu’ilavoit cru jufques alors les Lettres fuives excellentes ; mais qu'ilavoit été convaincu du depuis qu’un homme qui l'éfoit accufer d’avoir été harlatan | & de fuivre toujours les anciennes pratiques de fon premier méter, Étoit incapable de rien écrire de bon (*) Anecdotes Hifioriques, Littéraires € | Galantes. ù ne TS A. MAMMER STE TI RTE" CS MMM OI EEE EN ” Le Gnome Salmankar , au Jage Cabalifte | | LE T'UR BPPRENLIEREÉ , : | Abukibak. | Me. attentif, mon cher AbukKibak, à t’inftruire de ce qui fe pañlé dans nos demeures fouterraines, je croirois manquer à mon devoir, fi je ne tapprenois une avanture qui y à Caufé pendant « quelques jours des troubles très confidéra- | bles. Un Gnome, qui s’étoit laiflétoucherpar les charmes d’une jeune Parifienne , réfolut \ de fe rendre vifible à la Belle qui avoit | charmé, Mais croiant qu’il devoit aupara- | ‘ vant examiner fous quelle forme il feroit plus certain de lui plaire , il étudia le carattère de fa Maitrefle, & découvrit fans aucune peine que fon cœur renfermoit tou” tes les paffions ; l'ambition & l’avarice dominant néanmoins fur toutes les autres. LE Gnome en fut furpris, & refta fort embarraflé. Si je offre, dit-il, à la belle Lucindes (c'étoit le nom de la Pärifienne } fous la fr gure d'un jeune Seigneur , fa vanité fera flattées | snais je. ne pourrois contenter Jon avarice , fans fortir du caraëtère que je veux feindre. Rarë à ment un Duc & un Marquis païent bien chére” ment les faveurs de l'amour : ma profufion, ou ee ric CagazisTiques, Lettre L 5 _ Wtbes préfèns pourroient faire douter de lagranr eur de ma naiffance. Si j'emprunte la refembance dun Férmier général, Lucinde rougira S biens dont je la comblerai ; fa fierté Jera blef- Je que fes faveurs ne foient pañées que par des iré- OS arrachés à des peuples infortunés. DANS cet embarras, ie Gnome perdoit nu l'efperance de pouvoir réünir fous la reure d’un feul homme tout ce Quito pen PLT les defirs de fa Maitreffe, lorfqu'i “fo lue enfin de s'offrir à elle fous la figure 9 riche Prélat; C’eft-là, dit-il, la Jeule avec Quelle je fois affüré de réuflir : € je réunirai ParQ toutes les qualités qu'il faut pour plaire a belle Parifienne. Les noms faftueux de 'andeur , d'Iuftriffime, de Monfeigneur ; dUront des charmes pour fa vanité. Les revenus UR grand nombre de Bénéfices autori/eront mes OrGees: Eÿ elles feront d'autant mieux regles ; UE ina difcrétion, attachée néceljairement à 10m Caraltère, fera un garant affüré qu’elles ne feront Jamais connues dans le Public. et, Gnome, fatisfait de fon deffein , ne 08ea plus qu’à l'exécuter. Il s établit à 1; prit un grand nombre de Domefiques» b loüa un hôtel fuperbe. Tout aufii-t ; > taucoup d’Abbés, attirés par l'odeur de 2 juifine , s’emprefferent de jui faire a CoRrs pe oëtes compoferent des Vers à fa CHE ss & plufieurs Membres de j'Acad qi 'ançoife lui offrirent leur voix pour le ommer à Ja première place qui vaquerToit Parmi eux. Le Gnome remercia ces Mer leurs de leurs offres, & répondit qu'il, ne À 3 croioit 6 POSE TIDINIE croipit point mériter cet honneur, ni pofféder les tälens qui convenoient à un Académicien. Les Fils d'Apollomiui frenccornrendre qu’on étoit toujours aflez favant, lorfqu'on étoir exceflivement riche. Quelques-üns même allerent plus loin, Hs lui repréfenterenc qu’il en étoit des Académiciens ainfi que des Magiilrats; qu'il falloit: qu'il y eñ eût plufieurs des premiers qui WafMfiftafflent nôn plus aux affemblées de l'A- éadémie, que quélques-uns des dérniers aux inftruétions des procès, afin que les jertons auffi bien que les épices, fuffent moins divifés , & partagés en moins de portions: Tous ces difcours ne firent aucune impreflion fur le Gnome. I'n’avoic pas fixé fon féjour à Paris pour s’amufer à décider de la durée d’un mot: 4} vouloit des aétions , | € non pas des paroles. C’étoit Lucinde qu’il chérehoït , & non pas de vains ‘honneurs qui lui eufflent été à charge. Il penfa donc férieufement à s’introduire auprès d’elle, & à lui déclarer fà paffion, La chofe éroic aflèz embarraflanté; car, le Decoruin atra+ * ché.à la Prélacure l'obligeoit à mille bien+ féances génantes. Si un Prélat à de grands’ avantages pour réduire un cœur lorfqu'il peut s'expliquer librement, il a auffi bien des peines à efluïer avant de parvenir à ce point. Le Gnome n'ôfoit aller réndre vifite à Lucinde, naiant aucun prétexte pour autorifer une pareille démarche. fl ne favoit « comment s’y prendre pour la prier de ve“ M air chez Im. De quelle excufe eûc-il pû fe er CABALESTIQUES, Letttal 7 fervir ? Sa Belle auroit peut-être été piquée Qu'il Peût regardée comme une de ces Beautés faciles, chez qui le Rendez-vous précede da déclaration. ” ANS Cette fâcheufe fituation, il eut FECOUrS à un Abbé fur lequel la Bonne-chère ce fa table Jui avoit acquis un pouvoir abolu, Je veux, lui dit-il, vous confier un fetél. Te fais Plus: j'exige que vous me ferviez dans Un deffein que j'ai formé. Auf vous pro- Te - je que vos Joins feront amplement récom- Denfés , & que ma liberalité Jurpalera vos éfperances. A ce difcours, l’avide Abbé fer- Htune joie inexprimabie, & crut être dejà Panti de quatre ou-cing Bénefñces. otre Prandeur, dit-il, n'a qu'à parler: Elle doit fre perfuadée que je fuis toujours prêt & exécuter “ ordres. Le Gnome, rafiüré par cette proteflation, ne héfica plus à lui découvrir fon CCret. Z’ous ne pouviez , lui répondit le nou- Veau Confident, vous adrefer à quelqu'un qui Jai Plus capable de faire reüffir vos projets 3 Jour Jai de merveilleux talens pour bien remplir l'emploi dont Vous me chargez. Si j'avois vécu + Un auÿre Regne, je m'aurois pas défeperé £ Parvenir aux plus bautes dignités. Malheu- Teu/ement, nous Jouumes dans une maudite conur, où l'art de conduire adraitement une fi eue amoureufe ; donne à peine de quoi fub- Érers CEUX qui s'en mélent. Hélas ! que font moindre tems beureux , cù des qualités bien Collèoe ve les miennes ; élevoient un Cuiftre de dans de rang le plus diflingué, & le rendoient b Cire honoré dé la Pourpre: Romaine? À 4 Mais, 8 ER n° TO fils | Mais, je dois mettre fin à mes regrets, puif. u’enfin la Fortune me procure le bonbeur de vous être utile. Laïiffez-moi faire: vous ferez heureux dans peu de jours. L’Abbé tint fa parole} & manœuvra fi prudemment , ‘que le Gnome fut poffeffeur de fa chere Lucinde. JE crois lavoir déjà dit, fage & favant Abukibak, que cette Belle étoit extrêmement avare. Le Gnome la combla de ri- : chefles ; & les diamans le plus précieux que nous gardions dans nos demeures, en étoient tirés pour contenter l’avidité de Lucinde. Pendant quelques mois, le Gnome joüit d'une félicité parfaite: il efcroit qu’elle dureroit encore long-tems, orfqué tout-à-coup fa fortune changea. Sa : Maitreffe devint inconftante: dès que fon - avarice fut raflafiée par les trélors, elle. fe dégouta d’un Amant qu’elle n’avoit écouté que pour s'enrichir. Le Gnome fut d’abord | fàché de la perte d’un cœur qui lui avoit été précieux: mais il prit dans la fuite fon parti, & content d’avoir joüi pendant quelque tems de fa Maitrefle , il retourna dans le féjour de fes confreres, EN y arrivant, il fit le récit de fes avantures : plufieurs Ames, attentives à fon récit, les trouverent affez fingulières. Entre autres, celle du Pape Clément VII. con- “ . damnée à refter jufqu'au jour du Jugement dans nos fombres retraites, voulut plaifan« ter le Gnome fur le mauvais ufage qu'il avoit fait de fes richefles, lraiment, lui dit-elle , vous avez parfaitement bien fait Fa onner Cagarisriques, Lettre I. donner Paris: € C'eft un bonbeur pour tous les 70mes que Lucinde vous ait donné votre congé, Si votre tendref} € edt continué encore deux ans; Tous eufliez Épuilé tous les trélors que la terre. renferme dans J0n Jein. Les feux que vous injpires » 7€ doivent pas beaucoup vous fiatter. Vous les cllumez par or que vous prodiguez; CE? vous n'êtes redevable de votre bonbeur qu'à l'ava- Tice, , Le Gnome, piqué de la plaifanterie du Pontife Romain, lui répondit avec beaucoup aigreur: ,, Il vous fiéd bien de condamner » lavarice , après que vous & vos Prédécef- 7 lEUTS avez mis toute PEurope en feu pour 7 COntenter votre avidité, Par quel autre Motif Léon X, faifoit-il prêcher par toute * l'Allemagne une foule de vagabonds & >» de fainéans, qui vendoient aux imbécil- > 1eS de prétendues Indulgences, qui avoient ” E0n eux cent fois plus de vertus que les » Prieres les plus ferventes des cœurs les >» Plus juftes & es plus innocens? Ces in- » fames Fermicrs », Pour faire valoir leurs ,) denrées > Publioient des chofes dignes »» d'exciter Pindignation de tous les hon- » Nêtes-pens. Jai 10 daps. Sleidan, qu’un >» de ces Prédicateurs affdroit que la vertu » de fes Indulpences étoit fi grande, que » fi un 10mme avoit même engroffé Ja % bienheureufe Vierge Marie, il en obtienà Art Par. leur moïen le pardon. Qui doit- 32 . ACCUfer des maux qu'ont caufés ces »» Uifcours » fi ce n'eft l'avarice fordide de 3 VOs Pré écefleurs ? Répondez, Clement. S ÊE Si, 0 ETER RTC AR 5 8 »» Si, fous le prétexte de vouloir ramañet »» de l'argent pour faire la guerre aux Furcs, »» Léon X. n'eût point fait prêcher cette .»» foule de Moines mandians, jamais Lu >» ther ne fe fût élevé contre l’avarice dem » l'Eglife Romaine. Les maux que ce Papa »» à faits au pouvoir Pontifical, font ab{o- >» lument inguériffables; au lieu que les: 5 tréfors que j'ai Ôtés de minières, feront » bientôt réparés, la nature travaillant »» fans ceffe à en reproduire d’autres. Vos »» Succeffeurs feroient heureux s'ils avoient »» le même efpoir, & s'ils pouvoïient fe flat- » ter de voir guérir peu-à-peu les bleflures »» que Pavarice a faites au Papifme, Mais," »x à leur grand dommage , elles vont toujours, »» de mal en pis. ;, | Vous mentez impudemment, repliqua au Gnome l’Ame du Pontife Romain, On ne peut fans injuftice accufer Léon X.. d'avoir été la caufe du Schifme qui commença fous fon Pontificat. Ses intentions étoient bonnes : il vouloit M ramaler de l'argent pour s’oppoler effe£tivement aux progrès des Turcs; & Ji les Prédicateurs des Indulgences allerent trop loin , & fortirent.« de la décence qu’ils devoient conferver en les pu-M bliant , ce n'étoit pas fa faute. Etant à Rome, pouvoit-il deviner ce qui fe paljrit à Witem-u berg? ;; Hé! pourquoi, réponditle Gnome» ;, lorfque vous flûtes parvenu au Pontifi- », Cat après Ja mort d’Adrien VI, pour répa- »» rer les maux qu'avoit caufés fous Léon 5» X. la prédication des Indulgences, nef" » tes-vous pas affembler un Concile Nas nié €? Loin d'acquiefcer » à fes defirs envoiâtes Pietro-Paolo, » Vergerio en qualité de Nonce auprès du »» Roï des Romains > & vous le chargeâtes è Par toutes fortes de voies Ja OnCile que vous appréhen- # QiCZ très fort. Vous aviez peur apparem- > Ment qu’on n'y découvrit les friponne- # TES: de ‘1x Count: de Rome, & qu’on nY * EXpofât fes Jarcins au grand jour.,,, OUS Êtes un plaifant Marmoufet , répondit Clément VI] » d'Ofèr parkr au[& infolemment à Ame d'un Pape | Convientil bien au Compa- &n0n d'une Taupe de souloir Dérétrer dans les railons qui empéclent um Jouverain Pontife. de SOppoler à l'affemiiée d'un Concile? Vous au- Tiex dé apprendre dans. le éjour que vous avez fait à Paris, Qu'il ny à que des Héretiques, & qui pis et, des Janféniftes qui 6fent Joutenir lutilité de Paréilles afemblees, ‘On uoit bien, petit Guichetier de minières que vous ne que Concile général lui arracbe quelque chofe de J0n autorité ; € Jachez que ET0is Affemblées , telles que celle de Conflance , fe- TOIenE autant de Mal que Luther à la Papauté. Ce Concile à décidé qu'il étoit au-deffus du Pape, Un Jécond Prononceroit Peut-ét ] ons du 4 ’RÈ jamais établir des LE 1 JA 1 T4 118 MEN à Le es qu PRETrOit arriver ete fi D or. S Evéques ÿ affembloient aujourd but, qu'ils je déclara lent Pour le fentiment de Se. “luguftin Jur les matières de la Grace. Le troilee enfin Pourroit S'QVi/er de réformer le luxe RE 12 RP TE cs ECS €ÿ le fafte de la Cour de Rome; € que deviemw droit alors la Jplendeur de la Papauté? .Confide-. rez la peine que les Jouverains : Pontifes ont euê endant la tenue du Concile de ‘Trente. Malgré toutes les intrigues qu'ils mirent en ufage pour ue leur autorité ne fût point endommagée, elle \ na pas laiffé de recevoir de dangereujes atteins tes. Si j'avois vécu autant que Charles-Quints M jamais il n’y auroit eu de Concile. ;, CELA n’eft pas trop certain, repliqua 22 22 29 32 toit: il favoit vous réduire au point qu’il vouloit. Avez-vous donc éublié que fon 22 32 1 ? 5 tre délivrance, tanten Allemagne & dans ,; les Païs-Bas, qu'en Italie & en Efpagne? ,, vous ne fortirez de cette prifon . que ,, moïennant quaratte mille écus d'or. Se ,, lon toutes les apparences, il y avoit dans ,, cette fomme confidérable bien des piftolesM ,, qui ne venoient que du produit des In »» dulgences; & par une jufte décifion du ,, Ciel, elles retomberent ainfi entre les ,; mains de leurs premiers maîtres. 3» IL eft vrai, répondit Clément . que Charles” À Quint eut la bardieffe de s'emparer de Roïies € dé me tenir renfermé dans le Chateau St. An ges mais il m'ôfa my faire arrêter, ni mel enlever, quoiqu'il en fdt le maître. Il craignoits tout vainqueur qu'il étoit, la puiffance d'un EW i 1? né le Gnome. Ce Prince eûc bien trouvé JE fecret de vous faire faire ce qu’il fouhai- ,, armée faccagea Rome fous votre Pontifi= cat, & qu'il vous tint long-tems prifonnier dans le Chateau. Saint-Ange , pen dant que pour fe moquer de vous, il } failoit faire des pricres publiques pour vO=:M ' Cagaztsr TQUES, Letire I. 19 nemi vaincu. ;; S'il ne vous força point dans #Votre prifon, reprit le Gnome, c'eft qu'il >> CrUt Que Cela étroit inutile à fes Intérêts. » La politique feule » & nullement la crain- > LE; TUE la caufe de fa conduite. Ce fut » Cette Même politique , qui lui fit ordon- » NET Îes brierés dont je vous parlois tout- LE) à-l’ Eure ; & Y 7 VOUS mortifier , que l'étrange comédie Que joüoit en cel : €, Orgueilleux Pontiaifronts que vous avez aux que vous & vos Z Caufés , il ne vous nt de vous récrier con- » (re l’avarice, ni de b'âmer mes généro- » tés pour Lucinde. Je fuis certain qu’il »» D’eft aucun Gnome, qui ne {oit perfuadé >> Qu'il Contenteroit plus aifément l’'avidité >» de toutes les Coquettes de l’Europe, que » Celle du plus petit Prélat Romain. 19 OUS les Gnomes, s'écria le Pontife irrité , Jont dignes des foudres les plus terribles du l’ati- Can, S'ils parlent au[f infolemment que vous. ES derniers mots > fage & favant Abukibak, ont été Comme le final d’une guer- TE Civile, Le nombre infini dEccléfaf tiques condamnés à relter dans nos form ‘es demeures , a Pris le parti du Pontife jePrimandé ; & l’on n’a plus entendu dans ein de la terre que des injures & des Invectives de leur Part. Enfin, le grand O- rolmakan » qui étoit allé faire un voïage #UX mines qu ’ÉTOU, à ramené le calme par RE 26 RU TI RÉ. S : 5» QUANT. aux apologies qu'on a faites. »» de votre crime. je pourrois me glorifier d'un nombre d’Ecrits qui ont paru après ,, ma mort, & dans lefquels on a voulu il- »> luftrer ma mémoire. Votre Pere Bonar- »» ÎCius a compofé un commencement d€ » Litanie en votre honneur. Il vous a 4P* 2» pellé, Etoile luifante , Expiation de la Mar »» fon, Gloire de la France. Vraiment, voil »» Quelque chofe de bien digne d’être com »» paré avec un Poëme Epique, que lof >» à Compofé à ma loüange, Un fils d’Apol- # lona cru s’illuftrer en me rendant le même »» fervice qu'Homere a rendu à Achille, &! »» Virgile à Enée. Je fuis devenu après m4 mortle camarade des plus grands Héros » »x & j'ai été chanté comme eux par les fa’ »» voïis des Mufes. Le Poëme, dontje fuis » le Héros, a été Iû avec plaifir de toute »» la France; chacun a applaudi aux belles » Chofes qu'on m'y fait dire. Et il n’eft » rien de fi fuperbe que la Harangue que s> je prononce devant les fcélerats quis'é » toient aflociés avec moi, & qui m’avoiénf »» reconnu pour leur chef. L’habile Poët£ »» qui m'a fait parler , a trouvé lé fecrer dé »» placer dans mon difcours tout ce que Mi 35 thridate dit de plus beau à fes enfans dan$ »» cette magnifique Scene *, qui feule au” > roit fuff pour immortalifer le nom de R4° » Cine. J’aimême paru avec éclat fur la Ce »» NC° e # La IL. du III. Aëte de la Tragédie de Mitbri* aie, | CABALISTIQUES, Lettre IL. 2x ” AC: les Poëtes de théatre ont difputé aux: # Poëtes Epiques Ja gloire decélebrer mon ? 10m, & tout Paris a couru avecempref- » fement aux répréfentations de la Comé- 79e de Cartouche Après cela, je vous ? Confcille de faire un parallele des hon- 7 NCUTS que vous avez reçus avec ceux ? Won m'arendus. Allez, allez, mon pau- VTC Guignard, défaites-vous de votre ? Vanité ridicule. De roüé à pendu, iln’Y ? 9 Que la main, & votre mépris pour moi CR tour-à-fait déplacé. EEE 55 LE PERE GUIGNARD.. % ON voit bien que tu n’eus jamais au- ?Cüne idée du véritable honneur. Apprens 7 Que le crime feul fait la honte, € non pas » Léchafau. Qu'importe que j'aie fubi un » fübplice auffi ignominieux que le tien ; FMC fus toujours exemt de crimes? 5» CARTOUCHE. : . . ,° » 5 lmrv DENCE Jefuitique , puifqu er à. fai que vous en.commites de ea RS à PIUS grands que les miens. Car cn ne SRE S hi affafinats que j'ai faits, ne Res Fe : ee légères Peccadilles , en comparai nes ? lOrfait done vous vous êtes fouillé. Ë ; Fe Crime plusénorme, que celui de Re 3 QIr faire périr fon Maître, fon Roi Jon È Souverain ; & quel Souverain? le meilleur k fInce de l’univers, l'amour. des PEURISS » à *.Bloire de Ja France, le Pere de Ja 5 IG Il falloit que votre cœur fût hor- B 3 »» ribler D. 22 BE TT. RES >» riblement endurci, pour n’être pas tou“ »» ché des vertus d’un auffi grand Monar- »» que. Je veux vous donner une preuve »» effentielle que j'étois moins fait au cri- »» Mme que Vous. Sur les récits que j'avois »» entendu faire des vertus de Henri IV ‘se 22 j'avois. conçu un fi grand refpeét pour fà 5» mémoire, que je puis vous protefter ». »» que fi un homme fe fût. réfugié fur 1€ 3; Pont-neuf au pied de fa ftatue équeftre» s,J€ n’aurois jamais ô(é l'y égorger, parce >» Qu'un certain refpeét m’auroit arrêté la s> Main. L’original n’a pu produire fur vous >» l'effet qu’une foible copie auroit produit >» en moi; & il n’a pas tenu à vous. que s» Vous n’aiez eu le plaifir cruel de voir »» Couler le fang de cetincomparable Prin- »» Ce. Si lon et faigné , difiezvous, la Ver >> Ne Bafilique au jour de Saint Barthelemi » »» NOUS ne férions pas tombés de fiévre , 1 5» Chaud-mal, comme nous expérimentons. »> LE PERE GUIGNARD. 2» S1 jai foutenu qu'il étoit bon de faire »» périr Henri IV. c’éft parce que je croiois »» que fa mort étoit utile au bien de la Re s» ligion. Mon erreur eft excufable ; mais w »» (U n'avois aucun motif pareil qui pût »» te porter à aflaffiner. Tes crimes ontét >» COMMIS Uniquement par méchanceté, » Ines fautes venoient d’un bon principe. »» CARTOUCHE. | | >» CE n’eft pas d'aujourd'hui que je map” s» PETÇOIS que vous aimez extrémement À 32 V Ve es s) UABALISTIQUES, Lettre IT. 23 1) ut LR Apprécions plus juftement 5» Par l otifs & les miens. J’étois conduit » ter paNanee & par l’envie de contenr » 1e Fa és mes pañons; vous l'étiés par. >» Peut RL par l'efprit de rébellion :, ont ans auffi par celui de votre Socié-. * Re moins l’ai-je entendu affürer, à Ps QUES SARDANNUn ESS gens, lorfque j'étois » Cher G monde. Mais favez-vous, mon » lon uignard, qu'il aété décidé depuis CE) RE que le Fanatifme, -& la rébel- DRAP fon Prince, font des crimes : D Aperabienen plus. grands que l'a- RS ice & la débauche? Aïnfi, .avotez de mo e-foi que vos morifs ne valoient pas ? “eux que les miens. - _ » LE PERE GUIGNARD. 5 4 Ex convenant de ce que tu dis; j'aurois 2. oujours l'avantage d'avoir perfuadé aux + Fa que je fuis mort en Héros Chré- » ne c’eft-là un des éloges fur lefquels 5 NE Apologiftes ont le plus appuié. Au Sp Tes FE MOUrUS “COMME 27 enragé- » ge tu vis que tes camarades n'exC- 5» & toient pas ce qu'ils t’avolent promis » tu de ils ne tentoient point de ? enlever; 5» dé emandas d'être conduit à la Maifon >) es où tu fis un teftament d'un nou” 5» Vie AUS qui couta dans peu de jours la 4€ à Quatre-vingt perfonnes de tes amis. | »» CARTOUCHE. ne ” Je fis ce que, vous auriez dû, faire. ‘Olant qu'il falloit que je mourulle ô | B 4 > qu nn. 84. BE PER TS » qu'ilne me reftoit plus aucune reflource 2 pour fauver ma vie, je voulus réparer ; 27 Autant qu'ifm’étoit poffble , les maux que ») J'avois faits, & arrêter ceux que je pou- » VOIS CaufCr encore après ma mort. Je 22 déclarai mes Complices: je demandai par- » don à Dieu, au Roi, &à la Juftice: & C’Eft ce que vous ne voulûres jamais fai- » re, Vous conteftâtes pendant plus d'un 22 Quart d'heure avec Je Sieur Rapin, Lieu- » fénant-Criminel de Robe courte, qui » NE Put rien obtenir für votre efprit: vous foutintes toujours avec obftination, que n'aiant poine offenfé te Roï , vous n'aviez > AUCURE excufe à lui faire ; & vous fûtes 2 Pendu, fans vouloir donner aucune marque qui témoignât que vous vous repentiez de votre crime. Si c’eft-là ce que vos Apologiftes appellent mourir en Héros Chré- 2» d'en, il vaut micux pour être loüé d’eux: a Mourir dans les fentimens du mauvais Lar- 2 TOn que dans ceux du.bon. Vous voiez du mors que leurs loüanges n'infuent guë- » TES dans le féjourinfernal, & que vos pei- # nes feront beaucoup plus longues que les x MENnES , puifque vous êtes condamné 3» Tefter ici trois millions d'années plus que » Moiavantde retourner pour toujours dans » le néant. Et vous êtes fort heureux que les 3» PEines des Damnés ne foient point éter- # Nelles: car fans cela vous auriez fouffert : fans doute éternellement, puifqu'il n’en 3» CIE point qui foit condamné à d'aufi xon+ y QUES fouffrances que les vôtres, Que ee 29 j . - LL 1 % . x œ 22 w 1 : CABALISTIQUES, Lettre IT. 05 » (€ réflexion ferve à vous guérir de votre # Tdicule vanité. ,, dE A, fage & favant Abukibak, un TÉ- ele dela converfation dont je fus hier ; témoin: je fouhaite qu’elle te foitagréable, à Qu'elle te convainque dé l'impartialicé de °0$ fentences infernales. ‘ | E te falue en Belfèbut & par Belfebut. ARRET TE LS Lervee TROISIEME. L'Ondin Kakuka , au fage Cabalifte Abukibak. Une t'es point trompé, fage & favant Abukibak, lorfque tu as jugé que Îles ques des Ecrivains de Port-Roïal - des- F Samps devoient avoir été condamnées à FA dans le fonds de l'Océan, féjour or- Maire des aimables Ondins. se Divinité, roujours jufte & équitable, MPofé à ces ames ‘une pee conforme JUX péchés dont elles s'éroienc fouillées nywelles animoient des corps mortels. S font donc congdarnnées à boire tous SS jours dix-huit pots de Thé élementai- és liqueur, dont les Ondins confi uexcere peine deux pintes par femaine, e imm IVEment froide , & tempere l’ar A Cha Odérée de ces bilieux Théologiens. = Yque verre qu'ils en avalent ; ils. font B 5 obline. 26 MAET DT, R GES obligés de s’écrier douloureufement: Ab! combien n'aurions-nous pas été heureux ; fi» lorfque nous étions fur la terre, nous .avions b tous les matins trente verres d’eau de la Seine ») pour éteindre ce zèle outré , dont mous étions dévorés , qui nous perfuadoit que les injures don: noïent du poids aux raifons, €? qui nous faifoit, oublier les règles les plus communes de la bien Jéance € de la modeftie! : Tu feras peut-être curieux de favoirs fage & favant Cabalifte , ce qui s’eft paf fé lorfque ces Théologiens ont efluié leur condamnation : je vais t'en faire un détail, qui pourra ne t’être point desagréable. ! FN. a BRAS MMS LoRSQUE l'ame du fameux ARNAULD s’éleva jufqu’à la région des Salamandres » pour y entendre prononcer par la Divinité l'arrêt de fon deftin , l’Ange protecteur de ce favant Théologien ne fe contenta pas de demander, qu’en atrendant le Jour du Jugement univerfel ; il reftât dans les airs; il crut qu’il obtiendroit fans peine des bontés du fouverain Etre, qu’une ame auf illuftre féjourneroit dans la région du feu AE les Salamandres. : Il'repréfenta comien les mœurs de ce favant hommeavoient : été pures ; il rappella tous les maux qu'on jui avoit fait fouffrir, pour avoir défendu Ja vérité; il n’oubliapas le foin qu'il avoit pris de :s’oppofer à la pernicieufe. Morale des Jefhites ; & il comptoit que l'Ange ac: Cufateur n’auroit rien! à reprocher a une me, en faveur de laquelle-tant-de “vertus : par- _ à ment Sen 5 rer ner rare nee cer CaBALisTiQuEs, Lettre III. 97 Parloient, 11 fut donc. extrémement furjs lorfque lAdverfaire du bonheur des “mains demanda que le pauvre Arnauld fûc Tenfermé dans les fombres demeures des Nnomes. ‘ ie »» CE n’eft point affez, dit-il, pour être » Vértueux, de défendre la vérité, il faut * la foutenir d'une manière qui ne la fañle 72 Fe rougir du fecours qu'on lui prete. » Les injures, les invectives, les médifan- » Ces, font des crimes qui ne perdent rien »,d€ leur noirceur, parce qu'ils font com- # Mis par des gens qui défendent la bonne * Caufe, Conviendroit:il.que l’Auteur,dè » là Morale Pratique des Féfuites, le Cœur * Templi de fiel, demeurât dans la pure # légion du feu avec les modeftes & les ” tetenus Salamandres? Quel étrange lan- » age ne leur apprendroit-il pas à parler ? » Les termes. d'impolteurs , de fourbes 17- % fignes, d’idolatres, de menteurs audacieux, %, d'hommes fans foi, &c. font inconnus dans l'idiome de ces fages Intelligences. C’eft » Chez les Gnomes qu'ils font. en ufge. »» Là , Jes banquéroutiers, les femmes dé- » bauchées; les Prêtres impofteurs , fe don- * Dent les uns aux autres les titres qu'ils Ont » fi juftement mérités pendant leur Vie; » Mais Qui ne convinrent jamais dans la # bouche d'un fage Théologien ; c'eft- » à-dire, d'un homme qui ne cherche » Écrire que pour établir & défendre là 2» Vérité, (ARTE a OMMENT voudriez-vous donc qu'on ie , 38 ARE SE DIR: Er "ts repliqua l’Ange protecteur, pour relever des menfonges € des impoflures qui nuifent à la Religion € à la Société civile? IVe doit-il pas être permis à un Docteur qui écrit, de faire connoître que .fes Adverjaïres . foutiennent des principes dvidemment faux, € de la fau]: Jeté dejquels ils Jont eux-mêmes convaineus ? Quand un Auteur ment, Comment faire coñnuire qu'il ment, fi l'on ne montre qu'il dégui- Je la vérité? Ç > ÎL eft, répondit Ange accufateur , une +» Maniére de s'expliquer, qui m'aiant rien » d'injurieux ; ni même de contraire à là »» bienféance, ne laifle pas fortement d’ex- » Primer' les chofes, & ne les fait pas moins > bien fentir que les termes les plus ivju- »» TiCUxX. Si l'on difoit, par exemple : Le > S'yftéme que, foutiennent les Jéfuites fur le »» Culte que l’on rend à Confucius, eft évidem- >> MENC faux; il allie le Chrifliani[me avec le »» Pagarifme , l’'adoration légitime avec l'idolass 1rie. Ces Pres font euxmêmes convaincus 3) dans le fonds. de leur cœur que leurs Mifjion- °> Hares poufJent trop loin la complaifance. . S'ils >> Touloient parler naturellement > ils convien- »» droient qu'ils méritent à cet égard les repro- »» cbes qu'on leur fait, Croiez-vous que ces : Exprefions modeftes & mefurées ne ff s» fENC point autant d'impreflion für l’efprit » d'un Lecteur fage & judicieux, que fi : l'on écrivoit: L'infame culle que les Téjui- .»s Les Jouffrent qu'on rende à Confucius, mar- »» Que Évidemment julqu'où ils poulfent dans » Certaines occafions leur läche complaifance 5 LE] ‘ ; CABALISTIQUES, Lettre TITI. 29 % fEn'eft rien que ces fmpolteurs ne mettent ? n Ujage pour Je faire des créatures. Lorf- # Qu'on leur reproche leurs excès , ils croient Je % Juflifier en les niant effrontément, & l'on ne > doit leur faire aucune réponfe, Ji ce n'ejl celle » du fameux Pere Valérien,s mentiris impu- » dentiffime ? » CES phrafes font affez communes dans # les Ecrits de cous les Ecrivains de Fort- » Roïal , & fur-rout dans ceux du Théo- » (Opien que j'accufe. Cependant, il faut # Convenir non feulemeñt qu’elles bleffent % la politeffe & la bienféance , mais EnCOo- » Te qu’elles font abfolument inutiles à la % défenfe de la vérité. Je Viens de vous le % Montrer évidemment. Examinez bien mes Premières expreffions :comparez-les avec » les feconces: & vous verrez qu'elles di- » fent dans le fonds la même chofe, d’une 2» façon plus ou moins convenable à la dé- » Cence d’un T'héologien. au » LE prétexte de défendre la vérité n'au- » torife point les injures groffières _PAS- CAL n'a-t-il pas été privé par la Divini- » té du bonheur d’habiter parmi les Sala ** Mandres, à caufe de certains paflages de ” fes Lettres Provinciales? Cependant , fes » Mœurs étoienc tout aufi pures que celles # d'Arnauld. 11 étoit d’une piété €XEmM » Plaire; il exerçoit fur fon corps des mar # Cérations étonnantes: jamais Chartreux » # Ni Moine de Ja Trape ne fe ceianit d'un » fi rude cilice, Vous favez que fon ns 23 46. SOSRET Dam R 190% 0) paraifon de l'immortalité. Les fages Cabaliftes , touchés du fort infortuné de ces, Efprits élementaires, repréfenterent à 14 Divinité qu'elle devoit en avoir pitié; & la Divinité fuprême, dont là miféricorde égale le pouvoir immenfe, apprit & infpira . à hos Peres les Philofophes le fecret que Je vais vous réveler. » DE-MEME que l’homme, par l'A 3 lance qu’il a contraétée. avec Dieu, 4 » Été fait participant de la Divinicé, lés > Silpbes, les Gnomes, les Nimpbes, & IeS! >> Salamandres par l'alliance qu'ils peuvent s» Contraéter avec les hornmes, peuvent >» Etre faits participans de l’immortalités » Ainfi, une Nimpbe,: ou une Silpbide, de” 3 Vient immortelle, & capable de la Béa* »> titude à laquelle nous afpirons , quañ@” » elle eft aflez heureufe pour fe marier à > Un Sage ; & un Gnome ,:ou un Silpbes »» Ceffe d'être mortel, dès Île moment qu'il » époufe une de nos filles, De-là naquit! >» l'erreur des premiers fiécles, de Tertu! ss lien, du Martir Juftin, de Laftancews! »» de Ciprien , de Clément d'Alexandrie, d'A" > theganore Philofophe Chrétien ; & géné >» ralément de tous les Ecrivains de ce! »» tems-là.. Ils avoient appris que ces De »» Mi-bommes élementaires avoient recher“!' »» Ché le commerce des filles; & ils on£: s imaginé de-là que la chute des: Anges »s n’étoit venue que de l'amour dont ils: n S'étoient laiflé toucher pour les femme _” RES 22 Que” Rs rene sbagess . Cararrsrrques, Lattre IV. gp se Quelques Gnomes , delireux de devenir # limortels, avoient voulu gagner les 7? 20nncs graces de nos filles, & leur a- *? VOient apporté des pierreries, dont ils ? (Ont gardiens naturels: ces Auteurs Ont » Crit, s’appuiant fur le Livre d'Enoch mal Etendu, que c’étoienc les piéges que »» les Anges amoureux avoient tendus à la ” Chafteré de nos femmes. Au commence- ‘' Ment, ces enfans du Ciel engendrerent » les £éans fameux, s'étant fait aimer aux » Îles des hommes ; & les mauvais Ca- »\baliftes Fofeph & Philon . . . .; & après 7? EUX tous les Auteurs que j'ai nommes Tout.3-l'heure, ont dit, auffñ bien qu'O- % Tigene & Macrobe, que c'étoient des An- ” ts, & n'ont pas fcù que c'étoient les % Silpbes & les autres peuples des Elemens, * Qui fous le nom d'enfans d'Eloïm , font “ee diftingués des enfans des hommes. De » Même, ce que le fage Auguftin a eu la ? Modeftie de ne point décider touchant * les pourfüuites, que ceux qu'on appelloit » Faunes ou Satires, faifoient aux Africaines ” Ge fon tems, eftéclairei par ce queJe viens » de dire du defir qu'ont tous les babitans des Elemens de s'allier aux hornmes, COM- Me du feul moïen de parvenir à l'im- ” Mortalité qu'ils n'ont pas. Nos Sages » N'Ont garde d'imputer à l'amour des fem- Mes la chute des premiers Anges » NON # Plus que de foumettreaftez les hommes à la ; Puiffance du Démon, pour lui attribuer # outes les ayantures des Mimphes & des D. 6 tn dun Et » Silphes ; dont tous les Hiftoriens font »» remplis. Il n’y eut jamais rien de cri- +» iinel en tout cela: c’étoient des Siphes » qui cherchoient à devenir immortels: »» Leurs innocentes pourfuites, bien loif # de fcandalifer les Philofophes , nous ont 3 Paru fi juftes, que nous avons tous réf0- » lu d’un commun accord de renoncer en # Uérement aux femmes, & de ne nous 2- » donner qu'à immortalifer les Nimpbes 3 les Silpbides *. VoiLA, mon cher ben Kiber, les myf téres les plus cachés de la Cabale, Is font expliqués très clairement, quoiqu’enñ peu de mots, dans ce paflage tiré des E- €rits d’un fameux Ecrivain, qui eût été ul des plus parfaits Philofophes Cabaliftiques» s’il eût eu autant de difcrétion ue de fc ence. Mais, il fe laiffa féduire par les impoftures d’un profane, qui ôfa découvrif au Publiç les myflères qui lui avoient Été révelés. Vous comprenez fans doute , mon chef Fils , que dès que vous voulez être admis au nombre des Sages , il faut que vous TenOnciez à tout commerce fenfuel avec les femmes, & que vous chofiffiez quel: que belle Silpbide, du quelque Nimphe a1 mable pour votre époufe. Elle fera redevable de l’immortalité à votre amour ; l’EX7 cès de ce bienfait.vous eft un fùr garant * Le Comté de Gabalis, ou Entretiens fu’ les Sciences fecretes, Encretien IT. pag, 27+30* 4 d Casarisrrques, Lettre IP. 39 ne A reconnoiflances & jugez par-là Quel: Jéra fa tendreffe, RATE cher gs 2€ devez point regretter » mon Co r Fils, de renoncer pour toujours al Mmerce des femmes, Dès l'inftañt de Création de l'Homme ; il lui fut févegent interdit par la Divinité, & 16 gen” humain n’a été malheureux, que parce da dèm eut le malheur de s'approcher eve dans ce Jardin délicieux , où Dieu m,tYoit donné la naiflance. Ecüutez ; On cher ben Kiber, ce que dit lé méje Cabalifte dont je viens de vos pare ES refléchiflez mürement fur fés Dif Ce ne fut jamais la volonté du Séignetir ; Tue l'hoipmne € la fente éuflént des enfans Co‘ ve êls en ohc. Le déffein du très Jage uvrier “oil bien plus noble : 14 vouloit biéh attrèment Peipler Je Monde qu'il né left. Si le mifera” 8 Ada edit par defobét groffiérement à l'or! Te qi'il avoit de Dieu de ne téticher point & AUes € quil je fut contenté de tout lé fe LS fiits du Jardin dé volupté, © Fe is M eautés des INimpbes © des Silpbidës s ri énde n'ede pas ei lé bonte de Je oir TE lé Dôtitmes, fi impatfatts à qu'ils péicverit pair jour des monftres auprès des enfans des Pbi Ppber. : ;, Eréttous du nombre de CEUT Qui ont la fimphene de prenitré l'hifoire de là dtéilie à la lettre? Ha! fachez que la Langue Se ufe de ces ifinocentes métaphores ; pour “igner de mous les idées peu bonnétts d'ine C 4 aûi 0% AS =: Et mr Ti R TELE . ation qui a caujé tous les “malbeurs du CRE. bumain. Ainfi, quand Saloon difoit , Je veu monter fur la palme, :& j'en veux çueillit les fruits, 5} avoir bien un autre appetit des de manger des dattes *. ; | ?E ST pour fatisfaire à Cétappetit, mon cher ben Kiber, qu'il faut que vous vous déterminiez bientôt à vous unir par de aints nœuds à quelque; Efprit élementaifé." Car, vous ne: fauriez être reçu au nombre des Sages, & vouloir encore tenir Par un commerce Criminel avecun-fex€ qui a caufé tous les ma humain eft accablé, :L auriez d’une femme, { la,volonté de R'chair, & non: pas par Ja volonté de Di drer.eft fi contraire à Ia fagefle & à Ja ver“ tu, que les Païens 2e lumières d’une raifon Offufquée par les ténébres du Paganifme » PPL-Connu qu’il étoit impoflble que Ja Di: vinité eût créé des hommes pour fe mul tiplier par le fecours des femmes. . Ils ont Compris qu'il falloit. qu'il fût arrivé dans ’ordre des générations » Quelque déran- BEMENT, Caulé par les fautes des premiers humaine, AS PLaron f a prétendu qu'au commen fement du Monde les hommes étoient | : mâles # Lä-méme, Entretien Ip: Dog. 84.85. «ef Phto, in Convivio, : ten | a MC PALESTIQUES; Laettre:1V. 4x, bia & femelles tout à la fois; qu’ils aot: deux vifages:, quatre bras, quatre Pie À : 9 ?. . . HS &C, mais que s'étant enorgueills. è le \ le] pare HP lorfque les différentes parties s’ "+ venoient à fe rencontrer , ciles ne éfoienc & fe férroient fi étroite- 1e SE elles fe laiffoient mourir de faim Die oif, plûtôt que de fe quitter. Les ces 23 touchés de pitié , changerenc gré braffemens mortels en carefles ü- A OIES ,- mais paflagères ; c’eft-là loljo; tone &. le fondement de l'amour na- ( hi 1 Ofophe Païen, qui n’avoit qu’une très fSère connoiflance des myllères de la nte C Ctoir. ; : ; te timpofible qu'un commerce auffi honmate. Il a cherché à la développer ; les AUÈRE un fecret au-deflus de fes foi: apajpnieres , & qui n'eft révelé qu'aux suilles, les feuls vrais Sages, n Î ! . à go colique agréable, qui avoit quelque le- P aie c/nEure de la Cabale, s’eft plaint fort Mment du malheur où la nécefité ré- 9it les hommes à cet égard, Pourquoi, C 5 dit-il, 42 EEE Darren Tu | dit-il, ne pouvons-nous nous multiplier COM me les plantes ? Et par quelle dure nécelit® fommes-nous obligés de ne pouvoir procréer di enfans, que d'une manière auffi jotte € au!" | impertinente que celle ejb en ujage ? QW pourroît-on imaginer d'auffi contraire au CW | raëtère de l'homme fage , où qui aviliffe AW | tant la grandeur de notre ame ? Et eft-il quel que honte égale à celle qu’on reffent ; lorfqu#" près avoir contenté fa palfion, on refléchit Ju! Jon ridicule € fa brutalité *? FaiTes attention, mon cher bén K! ber, aux dernières patoles de cet Auteur? elles font capables de donner de l’hotrelf pour cet odieux commerce à quiconqu | n’a point encore entiérement perdu l'idée | \ de la grandeur de l’ame humaine, En effet n’eft-ce point l’avilir, que de la faire férvii d'inftrument aux actions les plus ridicules & les plus méprifables ? Fos. 7 LES Augujlins ; les Férdmes , les AmbtW° Jes , &'divers autres, connoifloient auffi pa!” … faitement que cet Auteur moderne , cof” f bien ce commetce étoit immodefte & dus | de dign° 3, more Citra conjunétioném procreare livéat. . . . M ; Dil profeëto ineptius eff, aut diro fapiente indigtl" us, nibil quod méntis celfitudinem turpius dejicitrt guam fi animo jam wdeferbente reputel , qua a fgriter ineptierit. Thom. Browne , Réligio fe dicis; Part, IL Seét, IX, | | * Mibi fatis flaceret, fi nobif etiam arbort | #4 age *PALISTIQUES , Lettre IV. 43 sn un homme fage:; & fi l’on eñ eût on fe ose ces hommes faints & pieux, <rimi Qt bien-tôt defabufé de ces unions S ACIee: Ceux qui ont écric contre Fe se ans Doéteurs , & qui leur ont rebien « que leurs fentimens nuifoient au ton la Société , ont été de francs lnftre » qui ne favoient point que ces ES Ecrivains ne fe déciaroient fi vitonne contre le mariage, que parce qu’ils d Loioient les myftères les plus cachés 4 Cabale, & qu'après avoir defabuté hommes du commerce des femmes ;, onps ctendoient leur faire connoître Je l'un: eur qui les attendoit dans Pamour & Ion des peuples élementaires. ces € n'étoit pas là le véritable but de * grands Docteurs ,; il faudroit croire EU ont quelquefois écrit les chofes les PUS abfurdes. Car, fi Dieu avoit voulu € les humains n'euflent point d'autre lEn pour fe multiplier, que celui dont ufent aujourd’hui, n'auroit-Ce pas été ms. Culement la plus grande folie, mais Me la plus criminelle rébellion du monque de décricr une union ordonnée | ns p'fiée par Ja Divinité ; une unions trui Seule la Société feroit bien-tôt dé- &le une union, d'où dépend la gloire bre 4 °nheur d'un Etat, le grand nom © Citoïens faifant prefque toujours Notes grande richefle des villes ? Lors ° que ces Peres ont affûré que la | chafteles è ils ‘44 DFE mr ES _chafteté étroit la plus grande des vertus » ils ont entendu cette chafteté que DIE ‘ordoûna lorfqu’il dit à Eve, Allez & ml tipliez : C'eft -à-dire, Vous, Eve, aller © multipliez avec les Efprits élementaires males € vous, Adam, avec les femelles. jé S1 ces faints Docteurs mavoient pal que de cette chafteté que les Moines f€) -gnent de pratiquer aujourd’hui, ils aurOiel” foutenu une erreur, non - feulemen£ u _dicule, mais même très-nuifible, puifqu cit certain que plus un homme eft ue | au bien public , & plus il cft agréable à : Divinité. Or, il n'eft rien, je ne dis P? de plus inutile , mais de plus à charge : de plus pernicieux à la Société civile; Ses des milliers de fainéans, qui fous prétext | d’avoir fait vœu de chafteté, pañlent. où ÿ te leur vie dans le fond de prétendu® Maifons Religieufes , uniquement occupe | à boire & à manger aux dépens d’une 1 nité d'idiots & d'imbécilles. JE te falue, mon cher ben Kiber» ca | Fabamiab & par Fabamiab. | Cañarisriques, 1attré V. 45. Rene men Lerrre CiNQUIE ME. AMtaroth au Jage Cabalifie Abukibalk. T° t’envoiai dans ma derhière Lettres . Pec & favanc Abukibak, le récit exacb. Eat une converfation affez a à qu'il jJavois été Je témoin. Je me acte fps. aura pu t'amufer; & c'elt dans cette dherance que je te commurique aujour* M Nl une difpute, arrivée entre le Jéfuite. p.iRIana & l'Athée SPINOSA; deux AMnés de très-grande diftinétion, & des \ 1e étroitement reflerrés dans nos prifons dipernales. Jai copié très-exattement leurs ju COUrS tant afin que tu puifles mieux | HS du fujer de leur différend , que | % & 4 Ne point afoiblir les raifons de us à. term, l'autre, en les rapportant dans à es | Éetvis” différens de-ceux dont ils fe font DIALOGUR ENTRE SPINOSA “ET MARIANA. 55 SPINOS A: 4 Re vous voulez. examiner d'un œil * Untéreflé les faits dont nous difputons s » Y " AR l | ” “°S Conviendrez que ma méÉMOIrE à | * : que ai mes | 5 LÉ Trxs S- #5 SPINOSA, 5» TL n’a pas tenu à moi que je ne ren” # difle à tous les Juifs de la Hollande u® s fervice ,incomparablement plus effenti£# 5 Que celui pour lequel vous fûtes fi ma” »» Técompenfé. Je voulus les defabufet d6 3 leurs erreurs. Je condamnai leur fupers 5 tition ; & mes füins eurent des fuité? s> beaucoup plus dangereufes que celles | 3» qu’eurent les vôtres. Un foir ; en {0!° » tant de la Sinagogue, un Juif me don? | > Un Coup de couteau, par un effet de C® | 5 zèle furieux qu'enflamme d'ordinaire > fuperftition : & vous: voiez que je 1 s> quai beaucoup plus que vous, pour #* 3 Voir voulu être plus utile:à mes CO! #> CitOÏeNg: : -:: :: . 5 MARIANA4 : + e 5 de leür fuperftition,-vous vouliez 1€ : # infpirer de fort pieux fentimens. LE ”» beau fervice que vous leur.rendiez “! » les délivrer de la fuperfition , pou # les-précipiter dans P'Athéïfme! Le :Syf% 5» me que Vous en avez établi, tant da? 5 Votre Tratatus Theologico- Politicus ;; qe 5 11 eff vrai que vous étiez animé dus | 35 admirable zèle, & qu’en les defabufan À ss dans, vos Opera Poftbuma, eft une pre » ve évidente de Pexcellence de 4, # doétrine, s ”) otré | 11 Camartsriques, Lettre P. 58 »» SPINOSA. _ # JE conviens qu’elle eft exécrable, & Jen connois à préfent toute.la faufleté. . ceureux | fi lorfque j'étois en vie, j'eufss jee Pû voir clairement une vérité dont * $S Maux que je fouffre me convainquent ” lans ceffel Mais enfin, cette Doétrine ” Que vous me reprochez fi fort,a pour- # Hnt fait beaucoup moins de mal fur la cs Terre , que celle que vous avez en- »eignée dans votre Livre de l’Inftitu- # Hon des Rois *. Mes Ouvrages n'ont été < ls que par quelques Savans ; qui fa- * Voient à quoi s’en tenir fur leur Croian- » CC; & je fuis bien aflûré qu'aucun d'eux » Ne s’eff déterminé fur le choix de faRe- » ligion par la lecture de mon Livre. Je Veux bien cependant avoier que Mes ? Opinions ont pû égarer plufieurs per- » Lonnes ; mais leurs égaremens ont-ils k Caufé à Ja Société civile les malheurs f dont votre pernicieux Syftême l'a aCCA= Le Êlée ? Dans quelles infortunes l'affreu- € maxime qu'il eft permis d’affaffiner Un Roi Héretique ou Tyran, n a-t-elle à as blongé la France? On a imputé à Ù N Oge que vous avez Ôfé faire du RS Eurtrier de Henri IT, Île Parricide É P. fon Succefleur. Le Parlement de ? aris a fait brûler votre Livre par la . + 2) malin De Rege > Regis Inftitutione. D 3 54 D $É .T:cm:R Es + main du boureau, & vous êtes regardé 3 parmi tous les gens d'honneur, comme s» un de ces monftres exécrables qu£ » Dieu fait naître de tems en tems pouf »> le malheur du genre humain. Lorfqu'ui 3 bon François entend prononcer votré » Dom, & qu’il fe fouvient que vos 4 | :» freufes maximes priverent autrefois f# | 5» Patrie du plus grand, du plus glorieux: | 2 & du plus invincible des Rois, il frét | »» mit, & détefte le jour qui vous vit nai | » tre. Æenfez-vous que j'infpire la même | » horrèur? En ce cas, vous vous tron" | s» periez fort. L’on parle de moi fX | » la Terre de la même manière que » Lucrece: on condamne mes fentimensi «> Mais on loüe mon génie, ma gandeufs 5» & Ma probité. » MARIANA. | { »» ÎL faut que ceux, qui donnent d& | 1 loüianges à votre efprit, foient , ou ds | 3 Ignorans , Ou des gens qui n’ont jamais >» I vos Ouvrages. Eft-il rien d’auffi ap’ » furde que votre Syftême? Vous fuppoltZ a» que la matière * étant infinie , eft BF > CHE * Revocandum mobis in memoriam cf? id , quoi | Jupra vflendimus ; mepe, quod quicquid ab inf to intelleŒu percipi po'ej} , tanquam fubflanti® ed: | feñtiam continens, id omne ad unicam rantum iles | fiantiam pertiner; ER cunfequenter quod Le | * 7 24 C0B00RR 4 f Carazrsrioques, Lettre Pr 55 L din » €lle-même ; qu’elle eftanimée, & qu 2 » que nos corps font des portionCUE® » de la matière, notre ame eft une peti ” te partié de l'ame de l'Univers. Com » bien de contrarietés ne s’enfüit-il pas » d'une opinion auffi faufle? Vous n ad- » Mettez qu'une feule fubitance ; & par % VOs principes il faut néceflairement qu il % Y en ait autant de différentes, qu'il y à » de différentes perfonnes s çar la fubftan- » CC ne fauroit exifter fans modification. #0r, par-tout où il y à plufieurs modifi- » Câtions diverfes, il faut néceflairement % Qu'il y ait plufeurs fubftances diverfes. % Vous ne fauriez nier cela , & dire que » là même fubftance forme ces modifica- » Uons, qu’en foutenant qu’une fubftance » dimante , & une fubftance haïflante 214 _ différent point entre elles: en forte que 5 Moi Mariana, & vous Spinofa , n'ÉLAnt » Qu’une même fubftance, vous avez part » Également au crime que j'ai COMMIS ER » Compofant mon Livre de Regis Infiitu- » lione , puifque nous ne fommes point % lécllement diftinéts, que nous fommes Copitans anti ut nn. »» UNC , EP fubflantia extenfe, una eademque Jubef}, que jam fub boc, jam Jub illo ne fo, COmprebenditur : fic etium modus extenfion FR idea ilius modi , una eademque res er, Je H40bus Dthuma , Ethices part, 2. de Mente, ?8* 4ür dit, in 4: : modis exprela. Bened. Spinof. opert D 4 ——_—_. 56 BE & r RÉ sf 32 une feule fübftance , & auffi intimement »» unis enfemble que votre pied & votré. 3 main; ne différant que par un peu plus 3» d'éloignemenc , & Par une.autre 1n0° 2 dification. En vérité , il faut bien 4 2 VOIT envie de donner. des loüanges : 2 Par en accorder à des opinions auf # infenfées, ee 2 SPINOS A. ss te me TS ES # JA You qu'il fe rencontre dans m0k # Syftême des difficultés infurmontables1 » & j'ai été obligé, pour les diminuef 2» AUX Yeux de mes difciples , de fuppolef # Plufieurs principes évidemment faux » Je puis excufer Jes travers où j'ai dons # 162 Par invincible nécefité qui femble # MY aVoir conduit, Ce n’eft pas d'aut »» jourd’hui qu’on fçait qu'un Philofoph£ 5 Cft pardpnnable de fe laifler féduire paf T l'efprit {yftématique. . Mais vous, paf » Quelle raïifon, dans un Livre où rien 16 »s VOUS forçoit à »5 Etiez le maître de raifonner toujours fu de & diftinétes, avez-vous 2 fait des raifonnemens cent fois plus pif $ que ceux que vous me repro” .? Comment vous êtes-vous afléZ #1 OUblié , après avoir pofé ce princip£ 53 AÉTEUX , que ceux qui confpirent con 23, tre un Prince Héretique & qui troublé 2 la Religion , s'ils font affez heureux pod léÜfMit dans leur entreprife, doiveñs LES êc! é CABALISTIQUES, Lettre V. 37 à étre regardés comme des Héros , & je Ils y fuccombent, comme des viétimes ? ‘Bréables à Dieu & aux hommes *? com ÿ Ment, dis-je, après avoir pofé un prin- ” (pe auffi déteftable, affectez-vous d’as »:VOIr une grande délicatefle fur la ma- # Aére dont il faut empoifonner les Rois? ” YOus ne vouliez point qu'on s’en défft ? Par le moïen d’un poifon mêlé dans les » aliens, parce que vous regardez com- ? Me une chofe contraire au Chriftianif- 3 Me qu'on foit caufe qu'un homme en © Mängeane fe donne la mort lui-même ; ? Mais vous permettiez qu'on l’empoifont, en mettant du poifon dans la felle fon cheval, ou bien fur fes habits F. N Vérité voilà un plaifant fcrupule. # Re après avoir parlé d’une manière auffi ?IMpertinente , navez-vous pas bonne race de me reprocher mes Contra- ? dons? ,, 1 Çes converfations infernales ES 29 in Que f evafcrint, énflar AUS Ro) Ke sit vi Jufpiciuntur. \ÿ Jecùs accidat , ne ha q S » grata beminibus, bofiia cadunt. F € Rege & Regis Inftitutione, pag. 43. Dis emen temperamento uti » in ET nee one licebit: fi non ipfe qui perimtitir 7 0 ON Cogitur, quo intimis medullis Ars JE Juve : [ed exterins ab alio adhibeatur ; mihi + lanta nee QUE perimendus ef} ; nsmirum Fe us efe Veneni , ut fellé aut cvefle delibuté éfciendi babear. Mariana, ébid. pag: 69 D 5 SS ST AN VEr TER UR, LS ; te plaire, fage & favant Abukibak, j'auf# foin de te faire part de celles qui me P# roftront les plus intéreffantes., L Je tefalue, cher Abukibak, en Bell but, & par Bel/ebut. HOOBOGOBOONOHOOUONEUTENE LETTRE SIXIEME:. Le Cabalifte Abukibak, & Jon Difaiplé ben Kiber. LE vous preffii dans ma dernière Lé* tre, mon cher ben Kiber , de voa déterminer fur le choix de l'Efprit © par de faints nœuds. Je vous fis conn0Ÿ tre tous les biens que vous procureï0! cette union ; mais je ne vous parlai PO! du profond fecret qu’on eft obligé de per | der fur tout ce qui regarde les myftèrt, de la Cabale , & principalement fur poffeffion de la belle Silphide , ou de charmante Nimphe dont on a gagné cœur, 2” re ; IL faut que vous fachiez , mon ce Enfant, que le filence eft une des prints pales qualités du Sage. Si vous veniez ] mais à découvrir ce que vous êtes obUn de cacher éternellement aux yeux du gaire, votre indifcrétion feroit rigour 16 SR un “cn ni /Tree E B : Canarrerr QUES; Lettre PT. «59 Hu punie, & vous couceroit peut-être ie, | | Le Divinité ne fouffre point que Îles oi & les ignorans aient aucune COnpa once des myftères de la Cabale. Le 8€ Raimond Lulle nous aflüre qu’un An- Phes lOuvent tordu le cou à des Philofo- Me: Mifcrets ; & avant que ce grand homcût donné cette. inftruction utile à Rail Qui pourroient avoir quelque démantn. On de fe vanter de leurs bonnés-for- PANNE plufieurs illuftres Anciens avoient uni Connoître par des Allégories que Ja ke Itlon fuivoit de près l'indifçrétion & babil. $ OMERE, un de nos favans Cabälisd'A, Nous apprend quel fut le trifte fort QChife , pour avoir révelé la bonne- Qu tune qu’il avoit eue avec une Nimphe. que” vous devez favoir, mon cher Fils, je .tous ces Efprits aériens , auxquels és P.. pe 4e Paiens aveuglés accordoient le titre Gi Dieux & de Déeffes, étoient ces mêmes Que #5, Gnomes,. Salamandres , & Ondins ë le Vous connoiflez aujourd’hui n'être que inftryr PIES créatures. Le fage Homere , que Le, de ces chofes auffi parfaitement Cpe OUS, n’avoit garde de les publier. la de ent » voulant exhorter les Sages 4 Chife ton, il raconta l’avanture d'An- Dom de e Nimphe qui l’aima, Jous de dGanifine. e ces Déefles imaginaires qu Ce RS SNS | Co ÉANES TITRE. J Cæ Prince Troïen pluc fi fort à une C“ toïenne des ondes , qu’elle lui déclara {02 amour, & lui accorda fes faveurs les pl -précieufes. Elle l’avertit bien, de n€ ê | vanter jamais de fa bonne-fortune 3; 7 -Jaffüra que fon indifcrétian attireroit fur | Jui la foudre de Jupiter *. Mais ce PH | ce, malgré cet avis falutaire, n'eut pol” affez de force pour garder le fecrer &€l -vrai Petit-Maîcre François, qui ne fai | cas des faveurs d'une.Belle qu’aucancquE en peut faire parade, ildéclara follemen! | à quelques-uns de fes amis ce qu'il 4 yoit dû cacher avec tant de foin. S0 crime ne demeura pas long-tems impu0l | ‘L’Efprit exécuteur , armé d'un glaive de feu , alloit lui ôter la vie; mais la Ni | phe , touchée du malheur d’un amsn | qu'elle avoit tendrement aimé, retint fon bras, & détourna le coup. Cependant} | Pardeur du glaive ardent rendit foible débile ce Prince indifcret , & il pafta J° refte de fa vie dans une langueur caufée par la perte de fon humide radical, qu? Ev QuéTuTs puyhvas évcsoarc Kybapein, Lis db Xonmrapecs Baxés Loris xepauyes : FRET. : sc ame Si vero rem declarqueris, € te jaétaveris 4 ti animo Cÿ In amore miflum effe cum bené coranat{ 7 thered , Jupiter te dratus feriet ardenti fulmine. en Ÿ ES Jù er décions à émeuËees à por PP Homer, in Hymno | | i Cararrsrioues, Lettré VI. 6x Ru lENCE du feu avoit à demi Con“ V Ltée ‘ 1 Ho= Mere, à ILE, auffi grand Cabalifte q! LÉ Hiftoire, & l’a enveloppée, ainfi que SCaR ON, qui n’étoit qu’un étourdi, & sis ne connoifloit de la Cabale que ce dWil en avoit appris dans quelques mé: ites Rapfodies , a voulu faire voir SE il D'ignoroit pas les particularités les jus fecretes de cette Hiftoire. Il les a ONC inférées dans fa Traduction burlefque de l’Æneïde, & cela d’une manière d’auent plus impertinente, qu’il veut fe donft Un air de Cabalifte par une difcré- “On très-mal placée , & qu'il n'affeéte Waprès avoir publié tout ce qu'il ie VOILS * Me Ji Cœlicole voluiffent ducere vitam , Q$ mibi ferva[Jent Jedes : fatis una Juperque idimus excidia, & capte fuperavimus wrbi: 0 0» Jic pofitum affati difcedite corpus. Tife Manu mortem inveniam : miferebitur bofiis XUViafque petet : Jacilis ja&tura fepulcri ef. Pridem invifus Divis, € inutilis annos emoror , éx quo me Divüm Pater , aique Ho num Rex. , Minis afflavir ventis, £ÿ contigit ignt. Virgil, Æneïd. Libr, LI. Perf, 60: EE 68 PE PMR € S | fe détail de celles qui concernent les | mes. | | RO , comme le nombre: des Prélats … & des autres Eccléfiaftiques du haut ral n’eft pas fort confidérable en comparaif0n de celui des Efprits élementaires, les SI. phides & les Nimphes, pour ne fe po | priver des avantages qu’elles peuvent ra | cevoir en s’alliant avec le bas Clergé # placent fouvent dans les maifons des = | rés, des Vicaires, & des autres fimple Prêtres , fous le nom de leurs fœurs ; de | leurs niéces, & de leurs coufines; | chant ainfi aux yeux du Vulgaire ignorar, leurs chaftes amours fous le voile d'u” parenté fimulée , elles travaillent fort tra | DÉTDENS & avec beaucoup d'efficacité * | e rendre immortelles. Te Les Démons, qui ne fauroiént fouff le bonheur de ces Efprits élementairé®? | & qui leur envient l'avantage de jou, | d’une Eternité bien-heureufe , ont fait a ce qu’ils ont pû pour s’oppofer à ces je | tes d'unions : c'eft dans cette vie que d8 pi ces derniers tems ils ont fufcité tant d He retiques, qui ont vivement déclamé Cu tre le concubinage des Prêtres, & four. nu qu'il leur étoit permis de fe marie Ces Efprits méchans & impurs efperoles par-là de les engager à s'unir par nœuds indiflolubles avec les femmes ès | fruttrer ainfi les Silphides & les Nimpes d'obtenir l’Immortalité par leur con a a ce avec des Eccléfiaftiques. Mais, ne Cagazrrsriques, Lettre PL. 69 a lement pour les peuples élementaires , On MES outrées des ces Hérétiques cie t point été écoutées, ni leurs perni- ,°UX Confeils fuivis ; & ces peuples S he rien perdu des juftes droits qu’ils t'acquis fur le haut & le bas Clergé. er *ITES ufage, mon cher ben Kitéve de toutes les vérités que je vous le, & gardez-vous bien d'en abufer. cord. cette efperance , je vous falue bay diilement en Fabamiab, & par Ja- Miab, Ponant LerTre SEPTIEME. LOrdin Kacuka , au Jage Cabalifte Abukibak. | Left furvenu, fage & favant Abukibak, Un différend dans nos humides Lt » Qui y partage actuellement tous les Rbrits. Le Confeil fuprême des Ondins 7 Pû encore en décider; & je v'écris de te Part de nos Puiflances fouveraines, pour Prier de vouloir bien les aflifter de à- AUS dans le Jugement d’une Caufe tout” il de nrgulière. Je vais c'expliquer de quoi 5 1€ Ï u'il me 1C- ta boffible. plus fuccinétement q NE ancienne Philofophe Païenne » 0 Mmée Hipparkia , qui pendant fa vie E 3 avoit FES SNS trâts pour obtenir la préference.. Com, me elles font condamnées à une femblable penitence, les Juges ne fçurent à quoi QC APR LES Ta QUES. Lettre VII. 7I pire nine , l’ordre &.la règle dans LE ce font quelque différend entre les ÂMES le LIEnt celles, dont, les penitences, 10% qu” Moins rigoureufes, qui obtiennent Ce êlles. demandent, : Is prirent enfin le néd'ordonner. que, la Philofophe Grecer Ÿ la Courtifanne RESPHRDRE pet Ce SRE chacune :, leur … aufe & que Mor. Qui prouveroit avoir laiflé dans $ Leaue: une plus haute idée de fa répu On, joiiroit de la cabane. ri \ Vertu de cet Arréc provifionnel, Mo- * gperla la première. 5 Eft-il permis » à “telle, Hauts &Fluides Ondins , qu’u- ar Grecque, cont les débauches ont #Étonné Jes hommes les plus criminels, ÿ ôle Comparer fes mœurs avec celles d’u- Ne femme , dont le nom & la vie fe * Houvent dans la Légende ? JI fe Nr 5) NE Pendant quelque tems jai ete 7 NE à l’impudicité ; mais quelle rigou ,) poule penitence n’en ai-je pas faite dans 5e fuites? Si vous ne voulez pas. ae % poire > POUVEZ + VOUS refufer dajomter En Ve aux Hiftoriens qui. ont€ecrit né 2 NE Ne certifient-ils pas, qu'écant à ie 3 lérufalem pour y faire le vilain M He 3 Je javois exercé. dans Alexandrie je ce Cntis pouflée & conduite: Pê fe 5 je. ns une Eglife , où. j'apperçus } : 3 derse de Ja: Vierges. & -que: Jui: Aer .” Mandé ce qu'il. fallait que :J6 fi è | E 4 ,s POU D. 72 ASE TT TER NS #» pour plaire à Dieu , cette image mot »» donna d’aller dans lé défert? J’obéis : s» je me retirai dans une folitude; j'y vé- »» CUS pendant quarante-fept ans , » jY fus fervie les trente derniers paf »» LES Anges. Il eft vrai qu’ils n’eurent »1 pas beaucoup de peine à faire ma cui » fine; car je ne mangeai dans les dix” »1 fept dernières années de ma folitude » s> Que deux pains d’une livre. 5» VoiLa, Hauts & Fluides Ondins»s » CE que l’on a dit de moi après ma mort , Ces faits font reçus de tous les gens 12 Pieux , comme des vérités évidentes ; »» C'eft für leur authenticité , que j'ai été s» placée au nombre des plus grandes Sain° » tes. Ne croiez pas que ce ne foient >» que des Auteurs ordinaires qui aient >» pris foin d'illuftrer ma mémoire , € »» Jéluite. Théophile Raynaud , reconnt >» Pour un Savant des pius illuftres, l'# » défendue avec beaucoup de vivaci” » té Contre ceux qui prétendoient la fléss trir, “ » APRES cela , n'eft-il pas ridicule 5» Qu'Hipparkia veuille comparer fa réputa »» tion avec la mienne ? Ignore-t-elle CE » qu'on penfe d'elle dans le monde ? »” Souffrez , Équitables Ondins , que j€ VOUS rappelle quelques ‘circonftances de 5 la Vie de cette prétendue Philofoph£- » Etant jeune, élle feignit d’être fort € » prife des charmes du Cinique Cratës » 5 l'hoM" ES CI we Cap ;» l'hom 5) fait d T Y3 QUES, Lettre pi ALISTI mal us plu ue NE + me le plus “Ce tue trente Pie Ce. ils UX» ea ee ce s Fe a tel Rs en » fes nes de nt de de Le » Ra dérourn lle e Cinique s. El- ‘ t eu des — tion £ {a » liberté, don re fenta e ant à Ja Fr nat ne Orta fur ee le ne le ne ? 1€ obtint Re main à eté dans D famille ;"& donné de de re Dio- CE) d'elle eut iefle & P infames , à lui-mé- ? Plus de hardi s plus i émoigne ific fous » les actions UE Ras eee OL £ene n’en uveau RTE qui fes amis ; RES On 0 & ce un de i de fon » le Portique fe ee GHDt Comériage. : a ’eût » On mari ité de ot EU tene * Qui EUt la SSP a fans dou e con- ® Manteau, Je : mais ce re elle Aie plus » die en uairsippar es ” Pas fait TOUS le Ness qui at ,, Noifoit pas e, que se ÿe vec l'A- » faite au ne each = à elle ” Coient RE chez Lifi tint pas ? ans un Hipse > Hele ;s thée Th 0 » Viy feene : € i un sfenjs € Jui epre 3 elle ae qu € 3 Pareille 5 tée eut et Athée eu ique Cet ts dt Jt] 1 > , r a ut Ous le tolé Se il ne Les du ? Plus de rd fort # aux Ye © Poufre les Le termine HattOSs on rélou re à le & Flui dinss EP Publie. RER TAN » 33 Vous VOIE ?E $ | D. NN DE LR Dan or Er 1h € / > dins , un-écbantillon de ce que:les A teurs de tous Jes tems ont: écrit «des 5» mœurs. d'Hipparkia. + Elle mourut daé # les fentimens'ohelle-avoitwécu. Jugez» 5 faiant tentuné-pareille-conduite €" >» le a bonne grace de:vouloir. s'égalel > à une Sainte:qui tient:une: place diff s tinguée dans le Bréviaire Romain. » Lo RSQUE la Courtifanne Marie EU ceflé de parler, Hipparkia lui répondit # vec un ri moquer : ,, Vous. ne vous » Plindrez pas fans doute que je #0 > ie interrompue: dans le récic de VOŸ »» loüanges. Je-vous avoüe qu'ilma beat »» COUP amuié : mais-vous devriez MOINS » me reprocher d'avoir fuivi les-maxif » des Ciniques; car il me paroîc. ques » fans être attachée à la Sedte de ces Ph s» lofophes, vous les pratiquiez anfi 44 » thentiquement que moi. La Légendés >> quifait mention de vos vertus , & 402 >> VOUS Vous glorifiez tant, nous apprend 55 qu'aiant un jour paflé dans un -bâte4t » une rivière, €: n’aianc poinc .d'afgér >» pour païer les bateliers, vous leur 0} :5 frîtes l’ufage de vous-même pour les far > Usfaire. | Left » Vous me direz peut-être qu'on n°, »» obligé d’acquiter fes dettes, qu'avec Je » fpèces dont on eft en pofiefion ; »» que ne trouvant pas un A dans voie » bourfe, vous pratiquâtes le Provere 95 Qui dit, qu’on. doit païer en chair, Jor ñ 57 : x ï gu° /2 {00 à Gas ALISTIQUES, Lettre VII. 75 FAO ne le fait pointen.argent. Mais VOUS 25: x 1 quperme ttrez de VOUS: dire que je. gros » Que 1Yavoit beaucoup plus -d'avarice » Cp) he “d'indigence dans votre RraeÉRE » parent étoit-il.poffble; qu'une .autil D D FRA £:Dame. que vous Jésez, n eût pas » ti Moindre. petite monnoie à fa difpofi- QU di Celane-peut s’accorder Er » fes 'ACOntent vos Hiftoriens. Ils affû- » cem Que vous aviez plufieurs amans .EX7 » de VEMentriches, qui. yous combloient ni ’Préfens, Vous ne:fauriez difconve-. » Re de lorfque .vous fortites de Res “av. le où vous eûtes cette converiation » bon. Une image.qui vous donna de for£ » des Confeils, vous ne fufiez couverte »v Dijoux : car-tous les Ecrivains de 98 hauts faits aflûrent que vous déchi- ÉS:vos plus beaux vêtemens., que » ms ArrachÂtes. VOS perles & VOS dia- % panrtSs & que vous Îles donnâtes. aux ' Die Vres, Hé quoi! Une Dame, api »p R nipée n’avoit pas un fou dans fa QChe ! cela eft incompréhenfbles ‘Æn nest Cas , ne valoit-il pas mieux je epeuelqu'un de vos bijoux à ces 2 TS, que de recourir à l'offre que ; eur fîtes ? Convenez de bonne guue VOUS: aimiez. mieux ufer du pri 8€ des Philofophes Ciniques » Frs itoMettre la main à la bourfe. La Po | fe: je F IR 3 ASS ee At fe pas; & je fçais qu este NE 76 BEST URAR EST à »» jourd’'hui fort approuvée des Fig »» d'Opéra. Mais je trouve feulement De » vais ; qu'après l'avoir affez heureu L >» ment mife en pratique, vous la blämi€ ss AVEC tant de hauteur. fe »» JE viens à préfent à votre Canonilä »> tion & à votre Légende, dont vous croit? » que tous les gens pieux foient fort in »» fatués. Il eft vrai que dans un tems d » gnorance , où la fuperftition rendo” »» Croiables les chofes les plus extraordi >» Datres , les Moines s’aviferent de vot° » faire canonifer. Vous fûtes donc al0!° »» placée au nombre des Saintes, MA! »» dans Jes fuites, lorfque le bon fens » la raifon recouvrerent leurs droits, DE »» attaqua de tous côtés votre chere »» Bende. Les Savans s’en fervirent pouf >» autorifer les reproches fanglans qu'ils » firent aux Papes, & vous fervites plu »» d'une fois de prétexte aux Luthérien® » & aux Calviniftes, pour rejetter toU »» CE qu'on racontoit des Saintes de voté efpèce *, » J£ * Vitas Sanftorum fic defcripferunt Pontificii quafi propofitum eis fuilfet eos deferre populo ; ü exfibilandos proponere. Mariam Ægipriacam perbrs bent , cum non baberet unde Naulum Jolveret , volut, 2 facere Nautis corporis Jui copiam , ut quod ne badebat in æœre, lueret incorpore. Petrus Mo ÿ næus; in Hiperaspifte ad verf. Silveftrum Petrt Sanétam, pag. 46, ? ER Cararrsriques, Lettre VIT. 27. 4 Vous parle fincérement & fans ; fon, Votre réputation n’eft guères e is établie aujourd’hui, que la mien® és On nous regarde chez les gens fr 5 ave PEU près fur le même pied. SI »n It pris fantaifie à quelque Pape de % Vip Canonifer, je n’eufle guères pù fee ” gu de Patrone qu'aux femmes qui fe fis He qu’en fe mettant dans la clafle 3) dre. ÉfPrits forts , elles acquiérent le 35: Oit de faire cocus leurs maris ; fans 3) de ls foient en droit de s’en plaindre : 5m juant à vous, ma chere Egyptienne, 5 a B'É votre Légende, il faut deformais 3) que Vous vous retranchiez à n'être in- 5 (ü ue que par quelques ComÉAIBnReE » le années, ou par quelques vieilles Fi : d'O Ce n’eft pas-là un fort J gr péra. P : ) d'en avantage ; & VOLTE réputation » Qu: Pas à beaucoup près auf brillante “ Que CUS vous limaginez. Penfez-vous ï plu ne me foit pas incomparablemens » KR S fateur de voir mon portrait dans rmité qu’elle a eue avec vous * Vous place avec plaifir €n Pa- » sa EN Parce qu'elle efpere qu'apres “ce © AUM bien divercie que vous dans ie monde , elle aura aufñi avec vous ) Gus bonheur dans l’autre. “ ANT aux jeñnes imaginaires » qus 5 V SA VAR MEL € Eire re 1.840 ,;, un Siécle d'Or? Otex les. Procureurs du 33 Monde, vous en Ôterez les diffenfions ( 1e 5 procès. Or, n’efb-ce pas prendre un m01 »> Certain pour les détruire, que celui de Li >» émipécher de voler ? Un: Magiftrat, attéhil >» à punir leurs rufes, efb Ini jeul auffi utile 5; qué trente. Maréchaulfées vigilantes € af >> es, L'on peut venir à bout d’afjrer ls > tranquilité & la liberté des grands chemit > par une exaête recherche des voleurs € >» Qffaffins : mais on ne peut fe flatter de POY. s) Voir établir. la même füreté dans les guides 35 des Procureurs. En général, ces gens -là 73) font nés pour. être fripons : c’efé-là leur cw >» taûère indélébile.: On eft bien convaitit 5» de ceite térité fur ln terre :€ voici dequ” 3 le manière les apoftropba le Premier Pré” >> Jident. d'un Parlement célèbre * : Procu” 5» Teurs, tâchez de devenir honnêtes ge1°’ 5; Où bien , fi la chofe.eft impoffible, ef 3 forcez-vous de friponner un peu moins" ” are au RAUE à vos Parties le Ca >> de refpirer, & ne les érorgez poil" >» Après les Jérvices que V'Ame de VA 1 3 rendus à la, Fuftice, € le bon exemple db L 5) @ donné aux autres Magiftrats, peut-on Ve 52 SEPT * MArtN, Premier Préfident au, Parler de Provence, Ses bons mots & fes plailaf ties lui devinrent funefles, &.lui firen£ QWT charge, | ) ME ES LS ÿ ef À L u STI QUES, Lettre VTIZ. Bs di a deb s af de la compagnie des habr- 22 à % Mon ro D ocat aiant cellé de parler ; » Venoït de ateur voulut réfutérce qu'on 5 dans Je e dire à mon avantage. Mais 51 ee mont la Divinité fit Me | Tr fa VOIX majeltueufe. Que PA- > ne ?p it-ellé ,préfentée au pied de mon Trdss refte eu J'entendre prononcer Jon Jugement à HET OT les airs. ‘Ma clémence lui par- » à ad fautes » € faveur des Joins gu’elle 5 toup de défendre la Veuve; POrphain, © »> le vin Public, contre les maluerfations Lo ques ets des Procureurs. Et je déclare > Que ous les Magifirats, qui agiront ainf. 5 gene > trouveront en 7NOÏ Un uge indul- > À ces mots, je me profternai hum- >» & Rene pour adorer lé Tout-Puiffant , _brés rendre graces de fa bénignité. À- 5 VO AO , l'Ange qui m'avoit fervid'A- DÉnpe 2 ne conduifit lui-même en ces 5 Que Se Climats, où je refterai, ainfi » anqu Ous favez, jufques au grand four, » Japec! la Divinité rappellera. tous les l E “ dans fon fein. 9 Lureux Êe achevé, .l'Ame de ce fage 6e eOtinne fagiftrat, me confeilla de ne point CUS liens a recherche, & s’envola à trois ét ncelier de là, pour aller voir celle du Qt unie de l'Hôpital avec laquelle elle Qui ti t d'une très étroite affection, & "Qt, ainfi que tu le fçais, fage &fa- EF 5 vant 86 LP Lier E:S vant Abukibak, un rang très diftingué paf" mi les fortunés habitans de l'empire de airs: 14 Je fuis très mortifié de n'avoir pu l'E claircir de ce que tu fouhaitois d’appre!” dre. Tu pourrois peut-être en favoir des nouvelles par quelque Ondin, ou par que que Gnome. Mais, à mon avis, tu feras mieux de vadreffer d'abord à quelque Di# ble, Car, il y a toute apparence que Ames auffi.méchantes que celles des Pr0 Cureurs , ne feroient point aflez punis d’habiter au fonds de la mer, ou au cel tre de la terre. L'Enfer doit être JEU? véritable féjour. Une raifon , qui me perfuaderoit, c’eft que les Gnomes étant les gardiens des riches métaux & des pie. res précieufes, & les Ondins des richefles perdues par les mortels, les avares Procu’ reurs trouveroient leurs demeures des 1 jours délicieux. Peut-être même Yrils troduiroient-ils tôt ou tard l’affreufe chi cane avec toutes fes fuites, & fe ref” droient un jour les-maîtres de tous leu’. tréfors, 4 Je te falue, fage & favant Abukibak » en Jabasmiab ; & par Fabamiab. den » . Cararrsriques, Lettré IX. 87 | DOC OC 4CX CD Li TTRE.NEUVIEME Le Sie Oromañs , au Jage Cabaliflc | Abukibak. 1È Me fuis informé, fage & favant À: à Dukibak, felon lrsoqres que tu n S :« Vois donnés il y a quelqüe tems, GC: pins. qui ae la Divinité à A CNE RAnNçors.1, Roi de France, fn Jes heureux habitans de Fair. Pour crpfaire plus. amplement ta curiofité , j'ai er CVOir m'adrefler à ce Roi lui-mêine, de l0ûne ne pouvant mieux m'nfruire se faits les plus intéreflans > que Jes T6 Anges avoient agités au pied du ment de Ja Divinité lors de fon Juge: au ‘ + A o i + À ., deve Me dit donc, que lorfqu'il comparut d pe le, Tout-Puiffant pour ouir JAÿTeE qui À LOI, il crut pendant QuÉlOU ee EE gué Toit fort heureux, s il n'étoit a tre AUE parmi les Ondins,, Il CraiBPIL CET Les Condamné à refter dans les ténébr eu Mais MeEures des Gnomes, & CONNUE or ê la. OP tard, combien la plhpart ‘ terre ES, qu’on lui avoit données fur Ja dife. ” Étoient faufles & ridicules. 5 accu 'S, que onça contre lui l'Ange ut prononç . a F Te feur, Jui fit fencir pout la PES F 4 | D. 88 EEE TAMTOIR :F148 £ fois bien des défauts, qui lui avoient été inconnus -jufqu’alors : Île portrait , qui traça de fes mœurs & de fes fentimen$ n'étant nullement fardé , lui fit conn0f. tre qu'il navoit plus affaire avec de Courtifans flatteurs , toujours prêts, DRLRET les vices des Grands & des Souve” rains. .» Vous devez être renvoié dans le fein d£ 3 la terre, lui difoit cet Ange accufateul » >» & cela Pat toutes les raifons quidoivel > faire punir un Prince ,; peu foigneux da » bonheur & dela tranquillité de fes pt sx ples. Vous n'avez jamais eu aflez © » force & de courage pour vous conduié » Par Vous -même; vous avez été lv 2» Pendant toute votre vié aux pernicieu #r »» COnfeils de vos Favoris & de vos MX » trefles ; & quelles fottifes ne vous apoñ, fait faire votre Duchefte d’Etampes! Br le donnoit des avis fecrets à Charle® » Quint, votre ennemi & votre rival d° gloire , de tout ce qui fe déliberoit dan° » Votre Confeil. La haine de cette fé 2 MC Contre Diane de Poitiers | votre 47 » Cienne Maitrefle, & enfuite celle de Y0 s tre fils, a plus fait de mal à la France’ 3 Que la perte de trois batailles. Vous 4% 51 T16Z dû cependant avoir appris à vo » défier des femmes ; & le Ciel vous av! aflez puni de vos débauches, pour ve 32 faire refléchir fur votre conduite crie » Nelle, Pouvoic:il vous donner ee LE : 1 es, % w % > 2 2 Ca: Dig, ALIS TIQUESs, Lettre IX. 89 2 honteur plus falutaire , que la maladie Ve Toner cs “ir le mari de Ja belle Fer- 5 Que ae eMent indigné de l'afront 5 VOus in e ui faifiez, trouva le moïen de » Même 4 écter , après l'avoir prife lui- 5 donné ans un mauvais lieu, & lavoir > T'es Le à fon époufe, qui ne tarda guè- ’s Mobrur Lee la communiquer. Elle en » Médeci ien-tôt ; & fans les foins de vos 5 vous 15» qui ne purent néanmoins > bonyie tri dt imparfaitement, vous ne tr eZ éviter le même fort. : 5 que à E leçon, auf vive & auffi utile 3) bufar 1IE-Hà , auroit bien dû vous defa- 5 Cou un Sexe trompeur , qui vous avOIt 3 © tant de maux, Mais, bien loin En que Profiter, non plus que des avis » Fe vous donnoit , Vous continuêtes ° Fe première manière de vivre; & fol Contenter plus facilement vos GC» slfo. c'iminels, vous favorifates la pasà torifar Plus violente des femmes , en au- » es de la coutume que prirent les Da- 52 Penn de fréquemment à la Cour. Ce » Plu ne ufage ; qui prendra toujours 5 Perdre. force chez vos Succefleurs ; ” da st tôt ou tard les bonnes mœurs » qu on votre Roïaume: & voici ce 5 livre OA Un jour un Courtifan, -affez !, es paflions pour n'être point ta- MpréqSOterie, Je veux bien. vous È otre ES maux que Caufera dans la füui- Mauvais exemple ; & cela, dans F 5 Es 00 ME eRn E#se. ,, les mêines termes qu’il les décrira lot, ,, qu'ils feront arrivés. : 0e » LE faui avoüer, dira-t-il *, qu'ava" , FrançÇois | les Dames n'abordoient, nine fiË :» quentoient la Cour ; que peu, € en: pet >» Nombre. Il eft vrai que la Reine: At »» Coïnmença à faire fa -Cour des Dames plus »» grande que les autres précédentes, Reiness ? » Jans elle, le Roi Jon mari ne s'en:fût gate »» Tes Joucié. … Mais, ledit Roi François >» nant à fon Repne, confiderant. que soute 1 »> décoration. d'une Cour étoit de Damessi le? > voulut:peupler …. 2. _ S'iln'y eût eu qu »s les Daines de la Cour. qui Je fuffent débit: . w-Chées, c'eûil été tout. un. Mais elles do »> Noient les exemples aux autres dela Franfés »5 qui je façonnant: Jur leurs habits, deurs ET 51 CES, leurs façons , leurs danjes ; € leurs 2103 >> elles fe vouloient auffi façonner à aimer & 4 » paillarder, voulant dire par-là: À laCO 5 ON s’habille ainf s Où danfe ainfi 3108 »» paillarde ainfi. :Nous en pouvons auf » faire ajinfi. 50 ;» ÎlUGEZ vous-même, continua 'ANS£ »acowateur, par les reproches.que YO P ;; feront dans les fuites les Courtifans lé ; Moins fcrupuleux, fi l’on ne doit :P > Vous-imputer-le luxe, la débauche; : pudicité, & les autres vices ‘qui crou 2 * Brantone , Mémoires, Tom. I. fag: 211: é 280, me. EEE BALISTIQUES, Lettre IX. 91 “à 1! s C2 2) ane votre Roïaume , & qui regneTronr NS la Cour de vos Succefleurs. Si vous 2, VOu] 2) toit à ,, ; 3, Les M RE] Vous % Étoie ED fourn 1eZ pafler pour un Prince pieux. Ite 6. ete rétablir les bonnes mœurs qu'il fal- Ous appliquer , &-non point à perr quelques honnêtes gens , que avez fait bruler fous prétexte qu'ils nt Luthériens.. Cette conduite me it: contre vous de nouvelles accu- 2 . ÿ sions, beaucoup plus graves que les : F'emières. | SE 2 rs EFFET, comment eft-ce que vous »h Uviez avoir l’audace de condamner un » ad Me à la mort, fous prétexte qu'il OPtoit les fenrimens de Luther; dans ’ le 95 “ Pour S ss D (o) 3 ee C2 Ca TZ per) JEttr » Lip GRAS El0n.? N'avez-vous pas envoié Ceñl ” Mille » 4 >, ces ns » Paris C à, Vous à. fe téms même que vous vous étiez ligue es les. Proteftans d'Allemagne, & que US f. aifiez tout ce. que vous pouviez les.fecourir? Ne vous êtes-vous bligé de recevoir le fils aîné du de: Saxe en France, & de lui per- Cen particulier l'exercice de fa Reécus à cet Hlecteur, & cent mile < êtes au Landgrave de Hefte ? Ne vous "Vous pas obligé à fecourir Ces Prin: avez-vous. pas arraché Geneve » Vo RLE du Duc de Savoie ? Et pre #elfe aMétropole du Calvinifme n'eltas Été renverfée? Pourquoi donc» € même tems faifiez-vous bruler à Quelques infortunés particuliers ; Qu'ils fuivoient des fentimens que Riez triompher dans toute ia 5» 10° D2 L9E.T IT RES ‘ ,, lémagne? Si vous croïez le Proteltarr >» tifme une erreur dangereufe, vous, 2° >» pouviez donc en honneur & en confcier | 3» Ce, émploier toutes vos forces pour. : 2 protéger & pour l’accroître. Si VO »» penfiez que c’étoit une Doctrine b02 »» Né, Où tout au moins indifférente, VOU’ > étiez plus cruel que lés Empereurs Paie >» Qui perfécutoient les prémiers Chrétien® 5» IS ne les condamnoient au dernier UP. » plice, que parce qu’ils fe figuroient »» lEUrS opinions étoient abominables , P£ L >> nicieufes au bien de la Société, & CO? >» traires à la véritable Réligion. »» JUGEZ vous-même à préfent, fi voi »» êtes digne d’habiter dans les airs 4V » les heureux Sipbes, & fi ce 'n'eft P* > VOUS impofér uné peine ‘bien douce : »» que de ne vous reléguer que parmi Je 5 Gnomes. ,, "4 f LorsQuE l’Ange :accufateur eût ain taillé 1es plus notables des fautes qu? voit commifes pendant fa Vie François % elles l’accablerent de douleur. Hélas ! a foit-il, qu'un Roi eft malbeureux au amilir dés grandeurs qui l’environnent! Il lui eft pre Le ümpoffible d'appercevoir la véritable jujlit” l'prend pour des principes cértains € con ve es à la droiture € à l'équité, ceux que”, dicient Jon amour propre & la trompeufe ft Loge LUE i dulation de fes Courtifans. Pendant, qd failoit ces triftes réflexiogs, & qu'il, tendoit avec fraïeur l’Arrêt de e Cu ‘ ‘ nAit 4° damnation, l'Ange protcéteur pi tentés RU Arr ISTIQUES, Lettre IX. 98 terme, Ÿ tépondit à l’Accufateur en CES » » [x eft vrai que l’Ame de l’'Accufé ne x se être entiérement jtbinee des cie que vous lui reprochez: mais, It ï : Vertus dont Libé été doüée Pont à ÉMporté de beaucoup {ur fes fautes ; > À Elt-elle pas digne de la miféricorde di- : Vine? Le Tout-Puiflant ne punit que à CEUX, dont les vices ont effacé le mé- ; flte des bonnes actions. François I. doit k donc par fes excellentes qualités obte- ) ii le pardon de fes fautes. Quelle gran- » Qt d’ame ne fit-il pas paroître dans les : SCCafions les plus dangereufes ? Avec 3 quel Courage n’affronta-t-il pas les périls » plus grands ?. avec quelle fermeté ne n pontint-il pas les plus rudes fatigues. de os ! guerre? La nuit, qui précéda cette 3 il Meufe Bataille quilui couta laliberté, ee d'autre lit que l’affut d’un ca- Ne Ars la valeur & j'intrépidité de 4 Tançois J, n’ont pas été fes plus émi- » RS qualités, Sa bonne foi & fa can- 5 pans. ne méritent-elles pas qu'il habite 3) RC les heureux Siphes ? Peut-on pour ; us loin la générofité qu'il l’a faits » fan lufant d'accepter les. offres fédui- ” acc ÉS que Jui firent les. Gantois ; & en 5 tag d8nt à Charles-Quint la liberté de ” cher ler têute la France, pour aller er ces peuples tumuleueux » des | 53 mou* D. 100 RARE + TIR ESS ,, les Marlbourougs & les Eugenes ; 107 ” épilogue fur la conduite de ces gran” ,» hommes , au travers de leurs vertu? »» & de leurs talens, on cherche à décor 35 vrir leurs foibleffes ! C’eft une ch6 É 3 laquelle je ne me ferois point attenot 55 De mon tems, on prenoit en gros 18 » aétions , on n'avoit garde d'entrer dé » un détail critique. Un homme , qui ë >> avoit fait cinq ou fix belles, quoigu” 3 En eût autant de mauvailes par-dévée » lui, étoit. aflüré d’être placé après À »» Mort au rang des Demi- Dieux. Le ;» Poëtes & les Hiftoriens donnoient LU »» tournure à toutes les aétions qui $"# »» pofoient à fa déïfication ; mais 165; > Crivains qui vivent aujourd’hui ; ge » plûcôt des Critiques, que des Pan? > riftes. : Je vois bien actuellement 4? » je fuffe né dans ces derniers fiécles» » ne meût regardé que comme un VE ‘39 bond, ,) dr _HERCULE, fage & favant Abukibek? écoutoit avec peine un difcours auf à cère , & dont fa vanité étoit mortifiéf: Il eft dur à une perfonne, que la fuPe tition a divinifée, d’ouir des vérités £ rendent ridicule le culte qu’on lui 4 Ÿ “ du. Ilgardoit cependant le filence » x fembloit céder malgré lui à la force def raifons, lorfque Théfée, qui crut qu le gloire étoit intéreflée à défendre an d'Hercule , me dit avec un air PJ Gp , 22 L » O No STIQUES, Lettre X. IOE ” Par ta juger du mérite des hommes Dre & les ficuations. Si Mar ” Ces fée (Se Eugene avoient vécu dans ANbRe LS qui produifoient des hommes 3 En for alle prodigieufe, qui furpafloient à Ploioier € tous les mortels, & qui n'em- 1 oitles dons qu’ils avoient reçus de À déror ee QU'à perfécuter les voïageurs ; » fem our les Marchands, à violer 1es » Vtje qu’ils pouvoient furprendre ; fi, 5 Véci à Marlbouroug & Eugene euflent MÉMRens ces tems-là, ils auroient été Re u Se moins utiles aux hommes ; ; dire + gens tels qu'Hercule, & jôle Rec pois que moi. Caril ne s’agis- Un Les alors de favoir commander ë Mais Î se de cent mille combattans 5 bros alloit lutter & fe battre corps » eOftre avec un Géant, ou quelque \ à tré Qui défoloit lui feul toute une . sRtéZen Dans le voïage que je fis de SITES | Athenes, où je tâchai d’imi- À Plus deBlorieux faits d'Hercule, j'acquis 19 aperoire que tous les Héros de évap Mers tems, puifque je ne fus re- » qe 0S les à mes victoires qu’à moi feul. ÈS dentre je nbacs que je livrai, je n’eus , gite. ‘ECOnd que ma valeur & ma pru- Que je Son par les terres d'Epi- EN Où aPpel ainquis. le Géant Peripetès ;, ,cût p FPElloit le Porteur de Maflue: I} Olence de vouloir m’arréter: fa Ê ven: : Ta gea de fon infolence. En: G sÉ 5 tra- NS 102 LE TT R-t:$ » traverfant l’Ifthme de Corinthe ; je PE 5» nis Sinnis, le Ploïeur de pin, de 17%: »» me manière dont ce cruel Géant faifo® >» mourir les malheureux qui tombole Ü »» En fa puiffance. Quand il avoit vainc » quelqu'un, il courboit deux pins, Al »» Choit à chacun un bras & une jambe” #> laiffant enfuite retourner ces arbres dan »leur état ordinaire, il écarteloit 29 » les miférables voïageurs. À Crommiof® 51 je tuai une laïe, qui ravageoit tout, »» territoire, Près des frontières de ,; »» gare , je défis Scirion., & le précipiée +» du haut des rochers dans la mer. C » fier Géant préfentoit fes pieds aux »» trangers, leur ordonnoit de les laver, » tandis qu'ils étoient occupés $ cetre #» fonétion fervile , il les poufloit Les s» précipitoit du-haut de ces rochers:, ‘je + pañlant à Hermione, je fis mouri > Géant Damaftès, qu’on appelloit P LE 5) cufte. Ce cruel avoit plufieurs. lits dar, ».fa maifon ; & lorfquun hôte. ar » chez lui, il le forçoit de-s’égaler# :] » melure de fes lits. S'il étoit gran@ & » le faifoit coucher dans un fort petite » lui coupoit les jambes. S'il écoit d'En #».taille médiocre, il le plaçoit dan > grand, &lui étendoit les jambes ju q f »» la mefure prefcrite, Je couchaice »itre de cruauté dans un lit fort C0 _» & d'un coup de mon épée je lui C0: » les deux jambes. Mais. la plus 8107 fe A > + Cararisriques, Lattre X- 103 ÿ à de mes aétions eft celle d’avoir VE » de le Minotaure de Crete, & LEE £ D nienes du Tribut qu’elle païoit à. + 008. Je paflai dans la Crête; & ma ? ST les détours du Labyrinthe, je vain” PUS le Monitre à qui les infortunés $ Athéniens fervoient de pâture, & j'ex- ”» Pofai généreufement ma vie pour garansS a celle de mes concitoïens. Si vous » *ouvez qu’un fi grand nombre d'actions BE: Sénéreufes ne méritent pas d'obtenir un | à Tang parmi les Héros les plus diftingués , « € ne fçais quels font les hommes que VOUS voudrez yplacer. » ë Av HESkE, en me parlant ainfi ; ie : tri ant abukibak , s’applaudifloit de Es OMphes: il croioit que j'allois avoüer she j'avois eu grand tort de le ur org. li & Hercule, à des vagabonds ; dé Que je Jui dis en riant: Examinons u7 bons. Seigneur Théfée , en détail tous les &UE faits dont vous vous vantez Ji fort ; | Gus les apprécierons à leur jufte prix. : PÈTTE prétendue victoire contre le ur ADS reffemble fort au recit de celles 4U jours € raconte de Roland. Les Dommes ne Jave bui me Je païent plus de chimères : : ; Ge que dè votre tems il n'y avoit plus :4 une JU la terre , & que. tous ces hbomm : li, Taille monftrueufe n'ont exifié que dans om SMation des Poètes €? des Hifioriens | ttes vi@ Le Vos allions. Ainfi, celle gran dées UE contre Peripelès peut ire re UC offex de juftice comme un C0 a G 4 Jurt l _ | D. IO4 et Dep, np. .r-S Jort ordinaire entre deux grands vaurtense ‘ UANT & celle que vous remportätes JUT. Sinnis ; Ji de votre tems il y avoit eu pis julice auffi Jévere € auffi bien étaptie qu'eh. le ejt à Dréfent , elle edt dû vous faire pe dre. Eli rien de fi effroiahle que. de gioler une fille, après avoir tué Jon pere? JE viens à la laïe, que vous. fites périr prés des frontiéres de Mégare. Si pour avoir tuf, Un Janglier, on plaçoit un homme parmi le£ Héros il y auroit dans tous les fiécles , dans la Jeule Europe , buit ou neuf cent 1nile chaf:. Jêurs qui prétendroient étre dignes de : (th bonneur. LL en feroit de même, fi pour avoir pré Pité un bomme dans la mer > On obtenoit. C# glorieux titre. Tous les lutteurs , tous les Por 16-faix ; enfin tous les gens. à. qui la. NatWié & accordé une grande force, prétendroient qu'o" dis les ranger parmi les bommes illufires. Qua NT au fupplice dont vous punîtes Pro culle, c'efb la meilleure aëtion que vous Aie? faïte de votre vie. Cependant, il y éntre. que” que chofè de cruel & de barbare. Fous devit* le tuer en Héros ; € non point en. bourreal: Ceite cérémonie d'attacher un homme fur un. lit, & de lui couper enfuite les deux jambes ne convient point à un grand courage, qui. %£ peut Je réloudre à donner lu mort à un ent“ mi dejarmé, à plus forte raifon à un. homtié lié € bors d'état de faire la moindre réfiftanc£” L A mort du Minotaure de Crete, que gouls cites comme la plus belle de vos a&ions , fut Ju? d ê. g À Ion ntrm ai rloire Qué vie de tant de mauvaifes , que la & ? vous > my BALISTIQUE sy Lettre X. 105 temps urier pu obtenir ‘a été fletrie entié- Voy L D'ailleurs, quel grand effort fites- 8 Qu € vaincre ce Monjire? C'étoit à Aria- D “ Vous fdtes redevable de votre vittoire, Vée Prix de fes bienfaits , après l'avoir enl.= le chez elle, vous la laiffûtes dans une dep rte , € vous débauchâtes Phedre Jà Ne Voilà-t-i] pas de beaux exploits ; & _ kr, Ses d'immortalifer le nom de celui qui 0x en parmi les chofes qui doivent vous | lens une réputation immortelle , d'avoir Vé , Helene lorfqu'elle étoit encore dans Vir ) Plus tendre , € entrepris. de raêtre @ femme d'un Souverain, après vous Co? nié vanture, Que low, Uta pour cette derniére sn” At ie. cn. 4 Votre ami Pirithoüs. JMais J? JuJit tons UT Que lui; € parmi les brigands , que Cun terre ileat été plus à propos de purger la M7 la füreré publique. , f à difcours EE & favant Abuki és m Plarent point à Hercule, ni à Thétoi, LUS ils pourront peut-être t’'amufer; ! Connois combien la plûpart des $ Que l'Antiquité a placés au nom- G 5 bre CO: APE NT: moe: = 8 #4 bre des LE & des Démi-Dieux ; étolé indignes de ce rang. . L Fe ce falue, loüable Abukibak, en Ja bamiab, & par Fabamiab. A LETTRE ONZIEME. L'Ondin. Kacuka , au age Capa Abukibak.. pr SQUE les converfations des AMé*! qui font condamnées à refter dans 2° humides féjours , fervent quelquefois ton amufement , fage & favant Abukiba je te ferai aujourd’hui le récit de ce dont jai été le témoin entre Ignace de LO la & Lutber. ff JE ne comprens point, difoit le Pélagé 1 pagnol à l'Auguflin Allemand, comment etes l'audace de pouvoir vous élever coniré : Pape, votre légitime Souverain. Quant à ms tant que j'ai vécu , j'ai eu pour un Jouve Pontife un refpect À parfait, que s’il m on. ordonné de m'expofér pendant un orage: flots impétueux de la mer , fur le plus leger p le plus petit efquif, je n’euffe pas balanc Jeul inflant à lui obéir. ndit »» CE que vous me dites-là, répo d » Luther , eft une preuve efrentiell® es # lefpèce de Fanatifme, dont vous 5 Casazisriques, Lettre XI. 107 à rerqué pendant les trois quarts ai » déc. Je ne m'étonne pas fivotss Hs és Clarâtes partifan fi zélé de l’obéilian : » de On doit à la Cour de Rome, pui qe : 1) Le faviez que fans fon Auto $ » geraVagances que vous faifiez, au le ! » ta. VOUS conduire à être déifié ; nes » nent fervi qu’à vous rendre rid ei È »s bL feulement aux perfonnes railonna € qui vivoient de votre tems, Mais ? Core à routes celles qui dans les fuiÿ É S auroient eu quelque idée de vos fo- 8, Dites-moi, je vous prie, n AVEZ" h qous pas bien des obligations à la Cour ME Rome ? Elle vous a canonifé pOUE . £S mêmes extravagances ; qui Ont TE ? du Dom Quichotte fi ridicule & fi co: ”Mique, | 3 Vous fouvient-il qu'une nuit, dans ; te des accès de votre Fanatifme, vous guiites, de votre lit en chemife, & que °% Fe CE galant équipage VOUS étant PES Etné devant une image de Notre-Pa- €, vous la priâtes inftamment de re T bien vous recevoir pour fon ©! Ê » PT? Si l’on en croit vos doples À 5 ip 8e fut fenfible à votre pHetes ae » TRIER plaifir la gloire ie ss ï Merir par les hauts faits d'u re %k | ns Q Ribaden i j ti Loyolæ, Chp. À D. TO LME TAPER ETS >» luftre Chevalier ; elle vous lorgna amOU >» reufement , & au mouvemenc de fes ÿE »» la maïlon trembla, & on entendit un »» bruit étonnanc dans la chambre , &’t0 >> tes les vitres des fenêtres furent fracai” > Î6eSs. Il eft vrai qu'Orlandin préten >> QUE Ce tapage & ce defordre furen? >> MOINS Caufés par le tendre regard de YO” » tre Dame, que par le Diable qui vous >» dit un éternel Adieu. I! falloic appare® »» MENT que ce fût la préfence de cet EF »> prit de ténébres, qui empéchit d'ima£® >» de vous montrer touté l'étendue de 14 > Teconnoiflance; car dès qu'il fut f0rt >> de la chambre par un des carreaux rom” >» PUS, ainfi que le Diable Afmodée PY » l'ouverture que l'écolier fic à fa bouteil” » le, elle vous préfenta fon fils qu'elle 7 >> Doit en fon giron, & vous encoura8€4 >> Fort à fuivre votre premier projer. Vous >» lui obéites exactement ; & depuis votre >> VOïage à Mont-Serrat, jufqu'à ce que > VOUS Vous fûtes établi à Rome , vous » fites tant de fottifes ; & vous donnâtés »» tant de marques d’égarement , qu'il € »» peu de gens de bon fens , qui re pré” » viffent que pour vous empêcher d'été » Tenfermé dans les Petites -Maifons, 1! »» NC VOUS reftoit que le feul parti dé fa »» TE approuver toutes vos extravagance D 1 »» par la Cour de Rome, en inftituant un£ »» DOCIÉTÉ, toujours prête à combattre A » Veuglément en faveur de cette y 0 22 | AA Ne STIQUES, Letire AT. ep |, gg à laquelle vous deveniez auñi re- | Évable qu'elle vous J'étoit. »» Wir: eJL aifé, répondit Ignace, d'apperree qui je vos difcours ce fl © cette Ass don font fentir dans vos: Ouvrages. ja 7E dans un excès vicieux, en accordant trop tré Rtuvoër à la Cour de Rome, à quelle ex bol ne vous êtes-vous pas porté, en voulant Me "HE le lui ôter? Vous avez caufé le Schifbi Plus Pernicieux qu'il y ait eu dans la Re- Gin 5 VOUS avez occafionté par vos mouvelles he US des guerres funglantes ; qui pendant ” dun fiécle ont déchiré l'Europe entière. que 2 VOUS pas mieux fait de vivre ie ds ns votre Couvent de Wittenberg Es quo (US y amufer à boire copieufement > ou Cou 7 Vous accufe devoir fait pendant Pre e des nié Votre vie? oi VOUS UVIER ‘EU le don der Miractes je ne doute pas que Pour perJuachant Rouveaux Seltaleurs, VU 7 ture Sax SÉ en fontaines de vin LOULES celles ae deco, OU auriez retiré une grande ut ité diez Prodige, é ce terrible verre que TOUS DU dan un Jeu} trait, m'edc plus fait RL ous en Païs votre liqueur favorie. . Que plier pu chanter, Jur l'air des : di ce US difiez autrefois dans votre Couvent, Dai Pan/on bachique que vous composates fur digne ge” Cantique de l'Eglife. N'efi-il pas biers de fa; Un bomme qui s'érige en Réformateur ; 9,7 des chanjons qu'on pardonneroit à pet” Vene HR jeune Poëte débauché ? Vous vous he hqueye os doute de cette Ode bachique, dan ee 7 bI9 MF ES T:DYR E à cheseur croit avoir trouvé la pie 41 nid 1} cour” chez li pour multiplier. Jon or. Ji en fait J dre, il y jette de la poudre, il remue la “I ; si il obférve les mêmes circonfrance” Ur _. De obferver ; mais il trouve qué. dE Hi en de poids. croit avons ge quelque chofe, il recommence Popéro" n’y a: une fois ; deux fois ; mais € ee En point d'augmentation pour lui , il Te ot qu'il a été dupe. Poici de quelle mal S’efl faite la tromperie. rl LUI qui remue la matière, s'FPo _de quelques Dis nn fui pu à diver/fes fois dans Le creufé.» ” Le la coupelle, fans que perfonne des af, ü Voie rien. Mais quand il ef ob/! ro de Pire ; °4u il prévoit qu'il lui Jeroit dificil de Î Ÿ nirer riem_avec l'or fondu fans qu'o7 SE y perçdt , il prend une verge de fer ; 0 : id e , dans le bout de laquelle il & enchel ré or; en Jorte que l’on ne le voit point. J f mue l'or avec cette baguette, le cuivre 0 4 Je fond, & quitte Ror , qui Je mêle quec Po ñ g en fait l'augmentation. Si 0m lui deg où ef} allé le bout de’ Ja baguette , il répond + 0° 0 me il eft vrai en un fens , qu’il see JS on Jeories; car le cuivre ne Je môle point 00m Si l'on examine enfuite la poudre de projets on verra que ce nef que du vif-argtn! If de ou quelque autre chofe qui fe C0 me e feu, ou qui fe réduit en Jcories. * jeldi $ CETTE première expérience » : REC trompeufe qu'elle foit, & quelan® _ Caparisrrques, Letire APP ES RQ'il foit de pouvoir en connoire fr Uberie, eft cependant beaucoup ns “Ppante qu’une autre; donc pare dé uteur que je viens de CILET >. qane Abukibak. Yfle eft fi particulier nu eft pour ainfi dire impolñble ge qe ve Prévienne d'abord une perfonne EL lof ï de Ja probabilité de la pierre ne en, PRAIE. © Les Chimifles » dit-il » © L Ge. de ‘Morceaux de cinnabre en argé ie 2 “ ils e Jubtilité eft très curieulr. oici ne du.) Prennent. Ils ftratifient dans un GER 7 petabre concaf]é, qu'ils appellent ee hi : T6; avec de l'argent en grenaille., . . ; ; Creufet dans un grand fes 0: Le ès qu ; ems de calcination, üs le rettrels. Ë érfent la are 7 ne baffine, © is ii les cloux de cinmabre , qui On éré conver £ qe e"Bent véritable, quoique les grenailles Jouer é Meurées dans leur première Jorine: ls co réduit en argent , quoique l'argent foit pee € il étoit auparavant. Cette expérience eft Ju À Prenante, € l'on me peut pas voir le ie Je Eaux de cinnabre qu’on avoit vÜ mettre ts SCreufet, changés de mercure em PU? are n.2 Mot M'ait. bien de la peine à croire De . Une au on de ce dernier 1L's | qe ans dent qu’on n'en peui ma Le | Loi jemeure dans cette erreur » ju/qu ne 4, Le gens Curiofité d'examiner les grenai St, CG alors on commence à Je defabufer ; 24 O0 3 à MCE be nr on es trouve fort legères > © fon les Pre tre les mains, elles Jont écraées pre/qui auf | ur que des pellicules. On ceffé de A re l'augmentation , quand 0 à Les peaux ce grenailles avec les aie « . nr ne af Pas plus que les grenailles d'argent plait À Vant qu'on les eût mifes dans le creufit. sfr À faut de néceflité que le mercure Je fort ane Bamé avec l'argent, qu'il ait: charrié ct AL Er Fa lès morceaux de cinnabre ; &q den le ci feu eur LED ESS jap ! SI je ne favois pas, fige & fava Ab kibak, quil exifte alorent 200) Ceaÿ à qui le talent de faire de l'or à cf one par le Ciel, fi même tu 1€ pi Se fe afüré plüfieurs fois que rien”. it fi facilé aux véritables. Philofoph®e Le AS: mettre en exécution les fécréts a picrre Philofophale , je penferois euË | # celles que rapporte l’Auteur dont je que à l'étude de PArt, & plus je crains der pouvoir parvenir à fon but. Je maps Gois que nous avons fi peu de conn0 Fe qu’ilieft prefque im nec que impoffible que nou sie fions exécutér'des fecrets que la N # ps a voulu cacher. Les mines DO ns Jargent font entourées d'eaut > out —— Lee ALISTIQUES Lettre XIX. 215 Ho ere les eaux entrainen des lieux Qui les viennent , des particules falines ; né plant & coulant \ travers des LEITES lene à compofition particulière » fe conge; | Frs corporifient. VF il eft impor (on QU du moins on le doit regarder | ne tel, de pouvoir imiter. Jes difféfer Pres de ces terres particulières qui métaux. Que sit Ve À la formation des “mme, qui ôfe fe fatter d No lément ja nature des fels qui font lales hés & charriés Par les D “anne pénétr Quelle, So rm0es DETTE? dans | es ces mêmes. fels viennent à 16 “Ongeler ? {E font-là les fecrets que la Divinité NME avoir voulu cacher aux foibles rage els , & il paroît que ce n'eft pas fans tre Le qu'on reproche aux Chimiftes d’êé- Par Le prévenus ; puifqu’ils prétendent Miter ? feux artificiels venir à bout dir te & parfaitement la nature» & de cuir D PANETS en or les matières métal- JE fais, fage & favant Abukibak , que Ja femence de rs ages prétendent que Q] eft répandue par-tour. es di l'ame du monde» elfe eft dans qe dire iFérens élemens ; & nde pour aini e Rens cet efprit univerfel. À : Préine rofée, la manne» le miel, font em Sints de cet efprif As nourrit» à 4 n a 216 EE Tu Ts: R: ES te, fuftente , fait croître tous es Y teaux, On peut extraire de l’or de t© ces différentes fubitances. é Lorsque tu me-révelas ce myléT# fage & favant Abukibak, je crus qu'on ja pouvoit rien dire qui pôt en détruié Verité; mais jai trouvé du depuis di te Oppofoit des raifons très fortes à CE! j extraëtion de Jemence, On foutient que que qu'il foit vrai que l’efprit univerfel € tienne Un acide qui fert à la produétioh fe l'or, les Eaux acides & Jes fels qui Jes 197 ment, provenant de cet efprit univerleis On ne peut cependant nommer cet 4; une femence. Car , quelle preuve ati qu'elle foit plus particuliérement cellé el or, que de tousles autres métaux ? À ja égéde - le eft l'expérience , Ja connoiffance ? 1 + fcience , Ja Divinité e 1,28 aux Alchimiftes que Pere urine contient En lui beaucoup plus de fem"; ce d’or, que de femence des autres P& néraux , des plantes, des animaux ? j ie: les différentes chofes qu'il VoiLa, fage & favant Abukibak» ie objeétions qui me paroiflent aflez For je Je te ferois obligé de vouloir bien of’ Communiquer le jugement que tu € Pi; tes. Diffipes mes doutes, &raffermis. dans mes efperances. Il eft des mom où malgré la réfolution que j'ai prifé 6 tendre à la perfedion de l'Art » YF (en fe CABALISTI QUES, Letire XIX. 217 je Entiérement découragé. Je crainé. Chi Mer Ja vérité de la définition de. 74 dif Les ennemis de cette Scien 5 cn tt Que c'eft un Art fans Art, dont op tcemens eff de mentir, le milieu de: tra” » Hé © la fin de mendier. » PAR 5 qu. Un habile Phyficien, MOurut 48 Es » duètre -vingc- dix - huit ans à ] OP » f Yverdun en Suiffe, & il dit à la fin F » 1 Vie, qu'il avoit paflée à la recherche _Prétendu grand-Oeuvre, que Si € quelque ennemi puiflant qu'il n à attaquer ouvertement » il lui confei r » & Qt de s’adonner tout entier à l'étude ift à la pratique de l'Alchimie. » Cette solre eft bien capable de faire faire de réflexions. Ram te falue re & favant Abukibak. Grainpe 7 MOÏ » je teprie, & diffipes is (6) LET- 278 ER ER RE | LEeTrre ViNcrzEM” Le Sie Oromas , au Jage CH Abukibak, 0 fige SÉRIE ie plaint Fe Rene différentes cérémonies de le d en nn NL lorfqu'ils fe mal en 18 fur la re : { VE terre ee va “4e de E voul . Me EUR us avoirs ] “oulS2 l ir, il y a quelques Je les e i LE » & je m'arrétai fur la vil sl L pdabord raie HASEE de gens? a pou nt fort intrigués de favoi à it e forc d’un jeune garçon. nie RES Re unir enfemble: j D Fa HRfeutE grimaces ridicules Pt 4 ss es faveurs & les graces de A et té, ces mêmes gens allerent € Der un Devin, pour favoir de lui fi IE ane GR heureux, & fi la paix & l'abol” se. e regneroient dans le ménage. LE Pa tendu Prophete m'avoit garde ange Re des prédictions defagréabless © e dé ARE es beaucoup moins paiëcs F que Fe MT es, Je m’apperçus aifément où LE evins Indiens n'écoient Er ourbes, ni moins intéreflés que 50 péens. PE CEE CRE s 1 of” Casarisriouss, Lettre XX. Ar tone a QUE les parens des ma qe jeu être certains des bontés du du dé qe. AOMme fic préfent à fa fanc = dé Belles Fruits & d'une OR es salles T1 requt enfuire la dot de fon © -éfence des pan ; Qu'on Jui remit en préfence ni drens. Je ne vis dans cette affemblée ni Mère, ni Moine, ni Prêire, ni Jugez M Ho feat. L'amour fut le SF IERS ner: Le lien des jeunes époux nr Ta ae ré. ut le contra@ qui en afp ns Qüe + Étois charmé de voir la ne x Fig CES peuples apportoient dans HE Ÿ Eee Je cemmençois à croire que je (SE Conte Enfin des Nations , qui éonnoftroi de lg Ten il feroit heureux pour le bien des Wong 07 qu'on bannic Entre en es DS civiles toutes les SE FE la élan On à confacrées fous le voile de d'anp 07. J'applaudiflois les Siamois a ve Qu Plus de plaifir, que j'avois ur : ter . toit défendu aux Talopins * PR Que , * Mariages , fous quelque PE HIÈR ét fût, Cependant je m'apperçus me lé 0e les hommes écoient à EL Re x papes dans tous les pais, & die. Wen Re er tion OS INA ÉS PRES rojts. . Dares Européens font plufieurs folies & key LUS extravagances en fe mariant» © on, lamoi à s'être mariés, C'eftune Foury nee après 8 être m : deux jours RE établie chez eux; bn après * Prétres «Siamois. L 200 A ET ;mR:E $ ya après la confommation du mariage » OU jecrer de l'Eau benite chez les DO que époux, & réciter des prières En La ; ; nl Bali, qui chez les Indiens eft péquivai * du Latin chez les Catholiques - ROM, à fes pieds , balbutier quelques ui & faire une croix de la main têtes. .… dés ATANT trouvé chez les SiamOË &el cérémonies nuptiales auffi bizarres des les des fuperftitieux Italiens , je pañlal cé les Chinois, & je voulus connoitre |, f# dernier peuple , dont on vante tant Quél gefle, feroit plus fage que les autres: er fut mon étonnement, lorfque je M Li Je çus que les Nations qui paflent PO iles plus policées, font ordinairement sidi qui donnent dans les excès les PL cules! RP Cuez les Chinois, la célebration :sifr nôces eft précédée de trois Jours ne Lol tefle, pendant lefquels on s’abitien® ol te fortes de plaifirs. Quel fpettac eq un Sage qui fait ufage de la rai ge où de voir des Nations entières safe de Je même fujet dont d’autres fe réjoù m Les unes & les autres fondent gale CABALISTIQUES, Lettre XX. 20x bles leur conduites Ut des prétextes plauf Re & les différens mouvemens dont € dgitées. Les peuples, qui fe réjoïiffent ? À 5 HU'il eft bien jufte qu'ils prennent part au qui de plus cher os fe reffentenc du plaifir de l'fperit en ss fe voir renaître une. feconde,. ois le, Perfonne de leurs petits-fils.. TOUS Ln opens tienpent le même difcoursle n fait des fêtes chez CUX avant RARE | pront'iige. Il parofît qu'on ne peut à & Ois ver cet ufage, & que celui des Ch dant SA auffi ridicule que déplacé. BERER Le oHU on examine leurs rai an ce ! frgue qu'elles font beaucoup moins. AT qui. qu'on ne j'auroit Cru. Iis duen ils regardent le mariage des enfans cCOM- une image de la mort de leurs parens» et que dès ce moment les enfans {empare, n quelque manière leur fuccéder de VANCE. -Le mariage d'un fils eft un ün authentique que la Nature figniñie à Dre , pour le faire reflouvenir qu une Viens (ES JOUTS fe font écoulés, & qu'on ait de nommer fon fucceffeur. Let plu ue. les Chinois ne croient pas être S obligés à fe réjoüir à la célebration des à Les de leurs enfans, qu'un vieux Prélat que nomination d'un jeune Coadjuteur °n lui donne. re qu E L'avoüerai, fage & favant Abukibak » \ £ltre la joie outrée des Européens ; . 228 ER Ttruvcn sis conenetnenet LETTRE VINGT-ET-UNLE M} Le Silphe Oromafis , au [age Gabalifie Abukibak. ÿ E pañlai il y a quelque tems en Ho lande, fage & favant Abukibak» y peine y fus-je defcendu dans ce pe chemin qui conduit de lag Haye à la & qui forme en même tems une des P magnifiques promenades du monde ; os jy vis arriver deux avanturiers , tr dans une chaife d’affez médiocre aPPrjérs ce, & fuivis du Doïen de tous les de l'Univers, Les voiant parler avec 7 5x coup de feu & de vivacité, je fus curl me d'écouter leurs difcours ; je les fuivis Vie ques dans un petit cabaret borgne ues Scheveling , où ils rongerent queldes poïflons fecs, & bûrent quelques ve de brandevin, Dès les premiers ue qu'ils lâcherent, je compris aifément. c'étoient deux de ces fmiférables AutE, faits par la mifère & par la folie» ?\u- Coup plus que par la nature & par les auf fes, & que la liberté de la prefle » fe bien que l’avidité des Libraires, font ceffivement foifonner en Hollande. ANS NN CarazrsTrques, Lettre XXI. 229 >) [L faut avoüer, dit l’un d'eux ; que % je fuis bien malheureux, J'ai fait Tout ? Ce que j'ai ph pour que le Public goutat » Mes Ouvrages, & je n'ai rien avancé % Mes Livres fervenc d'amufement dans »1€S antichambres à tous les laquais ; » leurs maîtres one été aflez complaifans ? Pour les acheter, mais non pas POUr les » lire, I] eft vrai que je m'y étois Pris » de manière à attraper les plus fins ; Car ® lorfqu’on expofa en vente mes Anecdotes ® Littéraires & Galantes , on les débitoit ÿ Comme fi elles avoient été compofées EE (al l’Auteur des Lettres Juives. Cela |; Sur donna de la vogue au commencer RU MEnt; mais elle ne dura que jufqu'à ce > QUun certain nombre de perfonnes » ? Comme fi elles fe fuflent donné le mot, # dirent par-tout que mon Ouvrage étoit : Pltoiable, & le traiterent de vrale rap- À Odie, Les Faifeurs de chanfons , l’Au= Dr TAN des Lettres Tuives * , les Journates +, m'accablerent tout à la fois. F du VX l'Eitre Dédicatoire, & la Préface * volume. für La plüpart de ces Anecdotes ne roulent ae Dre © Compte des Moines & des Médecins, È a ICTS n’y entrant que pour des afaires ë fuprterie » & les autres, à l'exception * “ te ?, 2 Y faifanc qu'une affez fotte figure. Com C'ef le même Auteur qui a écrit les Pacs de ss Réponfes , qui font toutes all nombre AE * Gxhuit dans ce Volume, on ÿ voit ji ii de me 530 LR SEE CURTIS > 1 faut que j’avoüe que j'ai penié des 5» nir fou d’eiluiér tant de nazardes: Y »» ne crois pas que jamais Auteur ait 5 » auf rudement berné ; & depuis feu C0 >» tin d'illuftre mémoire , on n’a pas de » qu'aucun Ecrivain ait efluié rien de pe 3 Teil à ce qui m’eft arrivé. Ce qui fes s> fâche le pius, ce n’eft pas que Mes »* Vrages foient critiqués, c’eft de n€ pe 5» Voir plus les vendre à l'avenir. 1 faut °) ER que je me réfoive à mou 52 RUE > SE à me faire cocher #8 3» L'Ic 5 € ’uni Î Pre eft l'unique efpoir qui Vo S pouffex les chofes à l'extréme; 1 pondit l’autre de ces hommes. Pourgle. Vous abandonner au déféfpoir? N ave an Pas encore la reffource de votre part des ga tiques des Lettres Juives? ,, Elle Va pie >» tôt finir repliqua le dolent Ecrivain: if >> Public, le maudit Public, les méPl dE 29 Quoique le Libraire n’en tire que a »> Exemplaires, il feroit bien-tôt ruiné Le 55 CONtINUOÏt. À peine en vend-t-i £ % ,, vin A SES SIRtit le même goût & le même files Dre Lomme » qui fe répond à lui-MÉMÉS eur. ns de peine pour depaïfer 1e 0 s ‘ e-; F l rl ge Je Jugement que les Auteurs de la pe eque Raïfonné jf onnéc ont porté fur ce miféralle ail ! TE, dans Jeur Fournal Jes Mois de Æoûit , € Se A pour es 01 » a L 10 bürt, L pag. EUR de l'Année 1737. D | Cararisriques, Letir à Vingtaine. Or, vous voicz bien que je 2 ne dois pas efperer qu'il # Encore long-tems l'impreffion 3 LE TE » Pent aflez de l'avoir entreprife. & homme © 94e vous dites-là , reprit l CH too M Jurprend.. Vous CURE Fe Lai- : ques vont bien-tôt finir ? V ous Per de nous « Nicolas , que le Libraire 2 con fire vivre? ,, Oui, mon pauvie ” oié écria J'Auteur, Nous avons €MP ” EN vain tous nos talens © toute notre » induftrie. {| faudra bien-tôt que RO »ne comptions plus pour Vivie fur nos. » Critiques. Quoi! dit Bufcon , les Ji res dernières que ites dans n0$ Le nous avons à mé de nouvelles les int don s ne leur ont point at 0 À Urces 9 , Point du touts repartil Ve Colas, Hlles ont au contraire révoit LE) le Public contre nous [ea ce AU ” Auteur des Lettres Fuives à fi bien 1çu » Mettre les rieurs de 101 côté, qu'il € $ impoffible de pouvoir décrier fes Ouvra- Es, ;, ; AïS comment, reprit Bufcon » ile Permis que les gens de poft ne fentent pas les Que ui font répandues dans me EE in ils né as enc 5 di ? Peuvent-ils nêtre p ie lle hifi : mous a donné tant 0e fi à dns qu'un premier Préfident MES PT gaifon un bomme qui avoit eu difp pr ne " Régent du Collège des JéJuites > qu 4 ; eltre de car che Pendant le garant nee à Lonl, € qu'aiant fais JAUver dres 4 à. 292 RE Sr SPORE # furde de fuppofer qu'un Régent de cor » Jège eft plûtôt cru, qu’un premier ur » fident. On fe moque de ce prétem, » Préfident, qui n'a point de nom. #5 » dit que rien ne marque plus comble » nous difons de chofes ridicules & © » furdes. {’on ajoute que nous 40° f » dons à un [éfuite aflez de pouvoir PC É » rendre inutile le crédit du fecond M »» Biftrat du Roïaume, & pour faire affa » finer un homme au milieu de Lond'é* » tandis que dans dix de nos Lettres 10 f » difons ên termes exprès que les Mo >> WOnt point de crédit | € qu’on peut Je es »3 penfèr de examiner. On fe moque d€ © > Contradiétions ; & lon prétend »» Pourvû que nous barbouillions du de 2 PIEr, nous ne nous embatraflons pas » Crire les chofes les plus impertinept® e +> au nombre desquelles on met Ce, 2e 3» NOUS avons dit dé Guignard. 16108 > QUE nous avons fe de ce Jéfuire, P; > du par arrêt du Parlement de 142 3 POUT avoir confpiré contre la perfon fl 2 d'Henri IV. nous a fait grand tort: .L #2 4 révolté tout le Public , qui 4 “ 2 digné de notre hardieffe, & la ve » tÉC d'audace , de folie , & d'imPpe, 22 nence. °° à AE R £ puf Vous êtes feul cotipable, répondit “4 Con, dy mal que nus cauje sé ne ou Casarisrrours, Lettre XXI. 233 oulois que mous gardaffions le filence Jur ce D Pendu. Hé! plit à Dieu que se L 10n$ laiffé les ‘norts en paix ! Nous oil jh avancés! Pour avoir.eu le plaifir de lotier fa [Célerat , nous ferons obligés de mourir de RU Je croiois, repartit Nicolas, que R Fet éloge feroic plaifir aux Réverends 2 Leres |éfuites & à leurs partifans, fur- ? (Out à ceux qui fonc répandus en Hollnde , & qu'ils ne mänqueroient pas D Vacheter nos Critiques. J'elperois par- ? À En augmenter le débit. cos E Vous avois-je pas dit, repliqua Buf- Ent Que vous feriez trompé dans voire atoi ‘; que les Féfuites Jéroïent Jachès de VOS 1 fnges déplacées, 6 qu'il ne faut jamais parble “ Corde dans la maifon d'un pendu? Morhe. enfiez-vous que les gens que VOUS voune flatter , fufent des inbécilles ; & qu'ils bone PriDent pas bien qu’en loïant leur Colne ns Réverendiffime Pere Guignard » VOUS les Qifiez que renouveler lindignation que tous ave tes gens ont pour Ja mémoire. Vous en , Voulu Juivre votre tête, € votre ventre fé UP rire plus d'une fois. Ce qu'il y a de ob; se en fout cela, c’ejè que le mien Joit M x d'efuier le même Jort, € que mon eftofaite) plus ou moins débile, Jélon que aus sm Plus ou moins de Jottifes. Ma foi, , On Cher Bufcon, reprit Maître Nico- ; Ho fi mes bevûes ont décrédité & ren- » ne ridicules nos Critiques , les votres ÿ Le ien produit le même effec Croiez- * PUS que ces quarante potences que P $ »} VOUS 234 = ET. T RE 5 » vous avez voulu faire dreffer pouf ÿ »» pendre les Avocats ; nous aien FE +» grand bien ? Détrompez-vous. Tout » monde a crié fortement contre Ü! » ét qui lui a paru bleffer les 1062 »» l'honneur, de la bienféance, de j'hume »» Dité , & de la liberté de toutes Jes >» TIONS. Je fais, à n’en pas doutel» Le :» plufieurs perfonnes, en Jlifant la Lait >» OÙ Vous aviez inféré cette MP y » ce, fe font récriées plufieurs fois : M t 5» dit Auieur de Bibus , mauffade Barbouill® >» de papier , tu mériterois d'être où ue 52 drois placer quarante bonnûtes gens ? qi s» NON été malbeureux que pour gooir © » trop attachés au bien de leur patrié” "nt J'a1 fait, répondit Bufcon, 1 mé faute que vous. Te voulois | en inJu#i® : ul Avocats ; Jlatter les Téfuites. pefperofs Tu RAD Ar CrAaRE nos Critiques auroient pe à ouvois-je prévoir que tout s'acl res e & nous mutre, Cette diable 11 5 ; vous êtes allé fourrer dans la Lettre, Jéfuite qui fit affaffiner un homme û ondf de ns rendu inutiles tous mos projets. Au lit” qi Dee Guignard , vous eufjiex bien mieu je L e ts aller inventer un fait al ous RE de ce prétendu afalinai: > yo de re u plaire à tout le mondes ce avr gant nr Fr THAT GEPONAEE SE eat SEE es gens, parce que V0, na Rire de Léze- Majefié divine ? RS EE 4 qu'après 5 “oil s de la manière du monde la plus bou 2 \we D F. Carazrsriques Lettre XXT. 235 &e En les comparant au vieil de la Monta- DRE les traitant d’affaffins ; d'impajleurs ; 0 DA trréconciliables; vous avez CT qu a PA aifément des injures auffi fortes sd foi donnant des loüanges ridicules. Par io ds, 108 cher Maître Nicolas ; VOUS AVE fai ff langes bevdes, Si nos Critiques font buées ; us? Easries, baffouées , n'en oe + Quor, —“eJaute que j'ai faite, en CO Li Don eUte Donnétes gens à étre pemdus, 1 ÉRUE Iréparable , Ji VOUS euffiez ménagé les ifles outrés. Ils penfent ainfi que m0, déc! ne doute pas qu'ils n'eufJent approuvé m4 ren, S'ils n'avoient point été piques COnk_705 Critiques. ais comment vour Que VOUS qu'un Ouvrage ait du Cours ; We trie ot le: monde fe trouve intérellé à lé dé- 0lin s PTE conviens de ce que vous dites ; ') noliqua Maître Nicolas, & je recon- » de que jai tort. Mais par quel en- 5 tr Antement ce maudit Auteur des Let- 3 de JFuives a-t-il trouvé le fecret de DRE EN Le tant de cours à fes Se ë ip gne perfonne ; Janféniftes, ; ol M cs, Jéfuites, Proteftans, Mini Se tre es; gens d'affaires ; Petits-1 de | gs Coquettes, Prélats, tout lui € tér BAL. ,, Voulez-vous que je VOUS parle Jin- Fément? rénondit Bufcon. L'Auteur ds Né Gtres juives a fuivi une maxime toule difarte tr ime le faux © de .de la nôtre. A bläme le f Je “UVais partout ci il l'appergoits Me É ete V D 256 ET T R K°S loüe. auf le bon ES le beau par-toui où ; decouvre. Une impartialité £f une jiberté bo die, qui regnent dans Jes écrits, leur attire leftime des honnêtes gens. D'ailleurs, jm, le, Ja façon de s'énoncer ef bien différent? 4 la nôtre. Nous nous reffentons toujours» ep, cher Maitre Nicolas, de notre premier merire Vous écrivez en Véndeur dorvietan. mi Faites Jur des niaïféries un Es, 2 réf Lie de inutiles, quelquefois puériles. fe e que vous lodiez les vertus de votre peauiee & que vous Joiez fur vos anciens A croiez pas que je veuille vous faire de la en vous parlant aufh fincérement T re rends à moi-MmÈmMme autant de jufbice. É Gi) parfaitement bien que fi vous écrivez En ent latun, les Ouvrages que je fais paroi?" compolés par le far 1 cr ) fameux avanturier Buli dt mon illufire prédéce{feur , dont j'ai mérite, porter le nom, par la reffemblance qu'il 7 fi entre Ja vie € la mienne. Te néaquis CHE que lui, dans un petit village, fils d'un fin Û Mefliger. Après que le Curé m'eut montré f lire, j'allai dans la ville la plus prochain pu apprenäre le Latin chez les Téfuites. M , ere fuifoit tout ce qu’il pouvoit pour ne SE faire Prûtre: il dépenfoit même plus qu'il LE dewoit, pour me foutenir dans un étai a ji db Jus de ma naïiffance. Bien loin de profit, U) 0 lement de Jes bienfaits, j ur ai : nfaits, je me livrai ji baucbe , f'abandonnai mes Maîtres , | lé je vis une troupe de Bobémiens. 7e la quitte ? dw engager dans un Régiment d'Infantetif qu I | Câbarrsmrques, Lettre XX/. 437 il je défértai bientét. Fe cOUTUS De pe n 0% étrangers, Je pris un ni up tonte 7€ dis tantôt Baron , tantit 5 ma, arquis, fuivant LE ie de Je vécus de ce qu , a indujérie. eus le ponbeur de faire ie le ONCE oüec vous. Une beuréufe ue _. pr Dientés ms cœurs. Fe devins Auteur nie 4 nue leéms que vous vous avifates de ja fe, * Publidtes vos Anecdotes, que _. ne Mj UE Un ramas de vos avantures. SAP de” me Baron *, de prétendus sous né € Ma Vie, JMes Ouvrages ont eu dure Jort que les vôtres , © la REIN ne Mie, PEU que nous repremions D Pre Que Métier, que je redèvienne D m A A lan, VMS vous refafliez Vendeur HU IMEROIS mieux, mon Chèr ne te s Tépondit Maître Nicolas, me de ÿ fe ans la rivière, que de EU ‘ag ' ni Mes maudits tréteaux. no ci tre vh honoré du grade de A ï D + Aprés avoir été regardé Oblig » goéteur d'importance, je feroïs FRE fs aller Encore m’égofiller à criêr: ve » eurs encore un paquet. À ut Lité °Q Jos. Ce m'ejt pas cher en Un 25 p . r 13 M crc ME 2 one Stiex € prétendu Baron étoit le À >. 2 ALLER E Grain cs E: 487 ne totale de l’efpèce, & que les vrai Be chimiftes connoiffent parfaitement d 2 feroit impoñlible , fi la forme mécallid", étoit entiérement détruite, de pouvoir s rappeller. Il faut donc entendre P# fe termes de privation de forme , UNE f L tif de changement , ou plûtôt d'enfév iflement de la première figure des métaux cu leur en fait acquit dans la fuit de SÉR plus parfaite; & cette ep ur urrettion ne peut être opérée qu£ le moïen de la putréfattion *, Tu Le * P “ n ; | j, Multi conati funt conficere aurum ? ÿ om a ti reducere, tam ad bumanam nat quis A quam ad metalla , mediantibus Î RTE Su, aquis regis, Jpir DU get” Re areis, €ÿ aliis diverfis modis , dipl es fi frulira laboraverunt , quia be dijon surf Ts nt naturales, nec diffolventia bujus Du funt de fpecie metallica, fed potius de Jpeci® Jour in quibus aurum £ÿ alia metalla tandem fois ni? ne amittunt € vitrificantur , ES tandet TA ffruuntur ; qua forma falium vitrificanii j natura metallica aliam formam. fumit ; Ep Jecundum naturam diffolventium Jic nie nt J'uum deperdunt : nam per bujufmodi pere, nunquam aurum €? cætera metalla fn foire pri opus Philofopbicum idoneum reducuntur > pie D mam materiam Juam vertuntur. Licet enint jjath Jobbi dicant metalla [ua formé effe pr iuande ne Jormam introducendam , banc tamen 46 né five privationem forme : Philofophi "01 intel e[]e defiru£tionem forme e[fentialis metallor Cararisriques, Lettre XXIT. 245 ave U vois, ftudieux ben Kiber » que ces (ESP de raifon que les ennemis dE le imiftes prétendent que tous les \ Co S qu'on a écrirs fur les matières qu lo NCernent la Philofophie tranfmutatoité e Cobfcurs , inintelligibles, & n€ contien-. bent, Que des vifions chimériques. jee mens P2S qu'on puiffe parler plus cla nt & avec plus de juitelle. ; chi RES que ce même Auteur à prouvé fr £Ment que ce n’eft point dans la difnes ton de l’or qu’il faut chercher la Fa Se des Philofophes , il apprend ; äin De t'ai déjà dit qu'Hermeés ;, CE gran cine l'a écrit, qu'elle fe trouve dans le Aer remne Element. Il ordonna donc aux Drérniftes d’avoir toujours trois chofes F'élentes dans l’efprit, la matière , la forme, & la privation de cette même for * Il prefcrit enfuite les moïens de | parb E Modo fieret ruina totalis Jpeciei, neque mutatio- Cere forme metalice in formam alterius fpeciei dir HAS Jed folum per iftam RE Melle Jépelitionem tamtummodo formuæ* meta : 'endan érunt imperfetlæ , ad aliam perfeétiorem acqui- Mme n5 ut Jupra diximus: € bec Jepelitio ne trafugts în revolutione ad principia, UE Jine ? lion nullo modo fieri potelt. Id. ibid. pag. 30° or pe 8 APud te repete, Joilicet materiam tx que bons “mentis compofitain ; formam bujus compofrr lutis ? privationem, bujus formæ, quæ ef} reJo . C0Mbofiti ad Jus principia, € boc. eJ? nofire F initium , quo ritè perpenfo Miro no à À ‘Sd <. D D. — RE a | Ba Re pou pe parvenir. à ce changement de figuré Weflence par le fecours de la putréfaétit pi C’eft par elle que fe fait le renouvelé ment, & c'eft ce qu'ont voulu dire 4 Philofophes | lorfquw’ils fe font fervis termes de Réfoudre & Coaguler *: dans ces deux mots que font con ne tous: les myltèreés de l'Art je Philofophes aiant voulu les cacher A plufieurs noms diflérens à ceux fegardoient Commé des profanés. fe 4 feulement fous les mots de R4 00 Coaguler eft compris toute l'opéril Hénitise Æriftotelis invénies ; € maltor am de io àr : ipfo dicentium. Sciant Aïcbimifié, ji tp lücañtur. Td, ibid. pag, Ste M * . I. qui no e in Solve €? Coagula contineile lur non efje a noffre neceffarium mie re tantiff € extra rem fenfum aperire boruil} ? fe “Uimorun verborum., £S altitudinem exp y ce lnpediendum :me multi laborantes , qui Jul ce PAUAAIÈAEA nafiri Oceañi metallici, perichitetitoii, ir Di FARAIAU iflorum verboru perdants © (jf 0Jopbi operationem variis mominibus vocaruli fui: Sclaretur is qui introitum non habent ad b0£ Un “UM arcanum, €ÿ ut id fuis propriis alu té AT » Je ad b@c duo Verba a celeberrimis Pa JITNXE UNE, [ub quibus mon folum pignon sons fofatk operationem nece/Jariam, Jed etia mate a qud utendum docent , que materia ef? ie à aqua ; Jcilicet Julphur ÊS mercurius ; fur W volatile, diflolvens €? congulans, Jolubil & cols” labile, agens ES pariens. Id. ibid. pag: 20 (7 Cararrserques, Lettre XXII. 247 © là putréfaétion ; mais encore Ja mar Vète. dont à faut fe fervir. C'eft le feu qutc'eft-à-dire le fouphre & le melcu Li Cinquième Element, le fixe ou le V9 ë, le difoluble ou le coagulable; FHBfe l@ Patient, toutes CES expreffions cu Mnonimes, & fignifiant la MÊME chole. , Lorcne donc, cher ben Kiber, a. On efbric tous les foypgons que CU POP ti voir fur la réahté de, la tranimuti® gen des métaux : & fois certun qu en D VANt les préceptes des Sages 31 & à Q'Pbliquant avec attention ? l'écude de 14 diénce des Sciences, tu parviendras enfin, A4 gt de tes defirs. Si tu veux connofcre Idemment que tu ne cherches qu’à obfnir co que Dieu a accordé à plufieurs Félonnes, écoute ce que dit le fâge Lalife Dazid de Ptanis-Campi *. Le grand érmès ; tant de fois appellé trois fois Grand SA Jes fucceffeurs , eft-ileu tant de peine per fus rendre poffeffeurs de cer Are; s'il ne FE Connu honnête € vertueux ? Pithagore » {urparé de Plutarque 'Enchanteur, Pedi-it enr “gné publiquement, s'il n'edt été licite, Ge née € wertueur , les abfèures Jentences duquéts d de fes difciples , nous avons Encore ts es bui, fous le titre de Turbe des nu “e * L'Ouverture de l'Ecole de Philofophie ufmutatoire métalliqne , &c. par David 66 ù As-Campi N Préf. (98: 2: © 3: Q 4 D. ! 248 LB EE © vR x 58 ñ phes? D'ailleurs, Arifiote , par la Tue, quil su à Free le Grant, nous je - woir l'honncteté de cet Art, purfqu’il fém0n® grand Roi > tel que Celu à 54 he recberct d’icelui. Davantuge , qu'il foit licite g pe née, David, Salomon € Ejäras en res Lénoignage : le premier au Pjeaume XI. L 7 pasgies de Dieu font paroles 14e por mme argent , examiné par JE & purgé de la terre AE le Je 2 e PEccéfaftique, Chap. XX XVI lout-Puiffanc a créé la Médecine fe: terre, & l’homme prudent ne la méPU, Ta point, € le troifième., Livre W: ce FIL. Interroges la Terre, & elle TP e dra que Dieu donne beaucoup dérto pOur faire des pots : mais il donnef® ! petit de poudre pour faire de l'or: ui APRES que des perfonnages d'un£ te, grande fapefle que ces anciens ffaéle ge ont aMûré la réalité de Ja pierre PH Phale, n'eft:il pas ridicule que ce 5 Cfprits préfomptueux qui fe donnent nom de Phyficien, veuillent faire Pi l'Art des Chimiftes pour une chimèré ès. conduit ordinairement ceux qui ; chent à l'Hôpital? Et n’eft-il pas enc A fort plaifant que des gens, qui NE qué noiflent des opérations de la Nature» 06 ce qu'ils en ont appris par quelques TJences, veuillent qu’on préfere Re & timens à ceux des Prophetes ?. Efüras nous affrent de la réalité Le NCABA LT STIQUES, Letire XXIT. 249 cs Phiofophale. Locke , Descartes bit, Cndi, Fontenelle en nieront la PAIE ee Je demande pour Jefquels de € À te CUT un homme de pon fens doit e té faut être fou, ou héretique po È ferer l'opinion des hommes orne Die des hommes éclairés de l'Efprit mpA Ts, dit-on, on vit plufieurs. AlcD "ns qui meurent miférables ; © qui gr Cnt ge trop tard pour leur OREUE q 5 Qui “ie la duppe de leur crédulité. ss 3 ve V0 cultivé la Chisnie pendant toute. , Mourut à l'Hépital d'Tverdun en Suif. Düti 1] pas abfurde de vouloir juger se | UE d'une fcience par les actions GE Re dus perfonnes qui ont travaillé QE rent pour lPacquerir ? Cela eft auf eft Cule que fi l’on difoic que l'éloquence VHS arc impertinent & qui conduit à CDital, parce que Cotin préchoit d'une aière rifible, & que plus d'un mauvais. meet eft mort de mifère. Ces genre Sent pas des orateurs: ils en AREA mp UEnt emprunté le nom. Les à Hess; qui font dans le cas de Peno ,. t des Cotins dans l'étude de la Philo= 1E tranfmutatoire. qe qu'en € aucune chofe ;, PIRE bé. ES foit, dont on ne puiffe ma te l Morale même, fi néceflaire à form j fi œurs des hommes, peut deveni ie .* à quelques perfonnes qui abuient Q 5 des 250 D mt IR mt 04 des règles les plus fages, & pouffent à chofes à l'excès , foit par ignorant foit par un tempéramment (TOP arder ÿ, UN homme, frappé des verbus G£?. lofophes anciens, réfolut de 16S ils & de réünir dans lui contes celles avoient eues. Il abandonna ma bis fa femme & fes erfans, pour aller Île ter dans Un tonneau, à l'exemple ar Diogene. Il s’afligeoit de tous ICS Hé beurs publics & particuliers , ainfi ,enracJite. 1} fermonoïit les gens qu je controit fur les grands chemins leurs, comme Bias. Chacun le 168% els comme un fou; mais fa conduite s dl que bizarre qu'elle fût, n’ajant r'EP pif b'effit la tranquillité publique, OB ant foit faire en paix toutes fes exera vas ie ces. Par malheur pour lui il voult® Jl ter Socrate , & même le furpalle";e crut qu'il devoit faire aux, SaiPl pps guerre aufi cruclle, que celle quê Ed Jofophe Grec avoit faite aux DIE des Paganifme. Il commença par débr? eat” maximes, qui en fralie eulfent EPS: coup le fagot. Des difeours, il P® fuite aux actions. Un jour il Los? ELLE le bi lon Mlofophe ; & le: conduilirent en, pri ie D n'en forcic que pour tre conduit Te ages Maifons, PE ee ty Semande aux ennemis des Alchimifrain, AUS penféraienc ; fi je tirois des de 1) que l'écude de la Philofophie & ons». PL Ke falue , ftudieux ben Kiber, & AOrte à continuer tes recherches, Fan EEE À Érrrre VinGT-TROISIEME: Dr br sen Kiber y qu Jage Cabalifte Abu kibak. Druis plufieurs jours , fage & fadi “Sul Abukibak, je fuis dans un étar ur Re laifTe plus aflez de tranquillité te Ph rPPliquer à la recherche de la pier- Fcints OfOphale, Mes fourneaux font C- étibie MES cornues, mes minéraux, MES I, MS, tout eft en defordre & pêle-mé- luis geine me connois-je moi-même, Je deaurg CU amoureux, & amoureux d'une + Quicraite de folies & d'imagination Van Ç creu- D. 260 LE MEET Ta RE creufes tous les myftères de l'Art > a dant quelque tems j'ai voulu ré ifter ouf- | paffon, j'ai fait ce que j'ai pû pour "ire fer, je me fuis dit cent fois quelle b put m'attendoit, fi je pouvois parvenir rés des fages Philofophes ! Je me fuis TEPles fentéqu’après m'être perfeétionné dans” Sciences & dans l'étude de la fageite nu pourrois un jour avoir le bonheur © es mir avec quelque belle Silphide. eau” mes réflexions ont été inutiles, B té terreftre la emporté fur l’efperancé d' tre heureux avec une aërienne. aff ou tre fans ceffe occupé à combattre le$ 08 vemens dont j'étois agité, j'ai {UV pet inclination, & je vais me marier del à la belle Lucinde; c’eft ainfi qu'on ‘ Fes Je l’aimable maitreffe qui m'a donFeses fers, Mais, quel que foit mon ect is il me paroît fi doux , que je ne VO me point recouvrer la liberté, quan oË loffriroit. | fagé IL faut d’ailleurs que je c'avolie”. me & favant Abukibak, que je ne auro” eu” perfuader entiérement l'exiftence dE /juis ples élementaires. Dans ce doute , pat bien aife d'aller au plus certain ; 6 sa un tendre pas davantage pour prend? 4 femme. Peut-être, après. avoir pr aux? jeunefle à foufier & à attifer mes Four tot lorfque je penferois que je vai arme : être uni à quelque Silphide où SE oUe dre, je reconnoftrois trop tard té qu ces belles Dames n'ont jamais €X ELLE C Anazisrroues, Lettre XXL 253 ans Le Ro cerveaux échauffés. de quelques € je es. Ce qui me le perfuaderoit, CE À ieu à ne faurois comprendre pourquoi. dature] infpiré à tous les hommes un amour Vrai ee inné pour les femmes ; s’il e sise ait prétendu qu'ils RE puifent Prouvé er légitimement » & qu'il ait re les les unions qu’ils contrattent avee + N: benfe. femble-t-il pas qu’il eft abfurde de es y JUC Dieu poule & incite les hom- Que RER chofe , & qu'il n'agit de la forte ens «E leur faire commettre des crimes ? . baie de mon cher Abukibak , que les Qils fes font Dieu auteur du Péché, & leur ee Archi-Fanféniftes fur l’article de Stand h enfe d'époufer des femmes. Un Médegs me; fameux Docteur ; excellent Lntimen? étoit bien éloigné d'adopter ce (2) ns Dieu, dit-il, @ in piré aux borm- % jo rdeur € un empre ement violent pour Ubion nue des femmes. Il a attaché à cette lind De plaifir vif € Jéduifant » POUT que dégoute qui s’y renconire ; genant à les Le la génération bumaine n6 PET Shtde Das C'EST x Q Do "* US Û « : A . A "eparab in animalibus in coïtu admirabilem 46 da ie deleélationem exbibuit , ne forte cotjs Fe inatione deftrueretur generatio ; per vim k Parti pu erativam fpecies divino E immortali efici nt i ee. À, fo, 5 quantum pofjunt. Af2ac, VI. Via 202 PACE" T- Ti R' :E1 PAS vaudroit mieux pour eux qu'ils neue ns fu qu'il y eut de femmes © On dns cit tn et VOA RS "OS peut dire, fige Abukibak, que Médecins Ont fait à quiconque accomP + Joit les fonétions du mariage après NE frop DA, lès mêmes menaces que le Gr? Prêtre de Thebes fait à Ocdipe. Aujourd'hui vot: ncés Jourd'bui votre Arrét vous fera promu . Trénblez Büveurs de is locire TB qéte » Le S'avelle, la toux, à fondre déjà so lenL0E , de tant de maux vous-mêmt pr y vanté, re. 4 2 P VOUS maudirez le lit où vous étes monté" . E pañé: Une inv fible Main fufpend fur votre. Etant donc convai ipa | . donc convaincu, fage Abukib?,. ges précautions quil faut prendre da Le fe pique je ferai à ma chere Lucindi} pir fs aflez heureux pour pouvoir Fef ee £lle par des nœuds éternels» 4 Fe que je VIVraI FÉSReUTEU ; & que PES A ee des confeils des grands Philofophée Éour te” Ont Jaiffé dés préceptes D Lens Pour l Mariage & pour la fanté des Pac cal se di ; A vreËs @Dolcitur, rencpratur fur Cp. vi. Hali V. Theoricæ. Cap: x. Set: # ni Le ee A 4 ragédie de Voltaire, AÛe 26» Ë . a at Mariés, je joirai d'une cranquillité P ñ dite, Lire bak, 11 PaARDONNE-Moi; fyagt AP Done I renonce entiérement à l'E Fe fuis très CT une Silphide. Outre que Deuples éle= MCertain de l'exiftence, ce e Livres de Cntaires, depuis que JA iitraitent Sertains Philolophes Hopeine ae ne des Oütes ces Dames aëriennes 'ai pour Lutres chimériques, l'amour que J font réferhde & Ja crainte dés Maux RTE & qui VÉs à ceux qui MÉPrient les ent déterles dédaignent , m'ont DUREE même üiné à me marier. Je m'ÉLO ris ce par- Cofhment tu n'as: pas toi-même P 1a: plûpart 3 ;car je ne-doute point'qu e foientles Awiicormoaités quetisss Pc Le meildites deta trop grande CEE rdonner ; fe- Ur Recipe, que tupEus Se ec quelque J0it une -prife de mariage dc ute te CON- jCune Peauté, Tu veux fans do Silphide ; ferver abfolument pour quelque ÿ l'acais je crains bien qu'en pee himen; Compliffement de ce go nfidérable= CS maladies waugmentent CORTE Ment. | Je tefalue. | es RÉ 26 Bee eo qe nr 5 260 et Re | LETTRE Vi Nex: oUATR EME Ben Kiber , au Jage Cabakifie Ab# | kibak: 4 ; To Ag # Eee VEUX me perfuader, fage & # Vant Abukibak , que les Auteurs se Ont écrit fur l’art de faire l'or, fe 10 pliqués d’une manière intelligible, & Du n'elt befoin pour les entendre que Lt. peu d'attention. [e t’avoüerai fincéremê que plus je lis leurs Ouvrages, & plus & Juis perfuadé du :contraire : je croise, me qu'ils font toujours également obus qu'on ne fauroit les comprenüre Jus les endroits où ils paroiflent + 1es ge clairs. J’éferois avancer qu'ils ne Sep ils CÉnE peut-être pas eux-mêmes ; 6, de i£ cherchent feulement:à préoccupef l'elp, de leurs Leéteurs:par quelques. fau dr | fans, qui dans Je fond ne fervent Pa, Vantage à éclairer Pefprit, que les ge) res les plus profondes.” ‘Her CUT Pourroit comprendre ce dU sh mes, ce Philofophe que tu Van qui # C5 fort, a voulu dire par ces mots: ê À e* "Quod ef inferius, eff ficut id quod ef Fa 5 CS quod eft Juperius, jf fieut 5 94° Casarrsrioues, Lettre XXIV. 265 JE en bas ef comme ce qui ef em baut , © € qui eft en baut eff comme ce qui eji en bas, sur Perpétuer les miracles d'une chofe unique? Quel eft l'efprit aflez pénétrant pour denr ün énigme pareil ? Eft-ce être témeie que de foupçonnet que celui qui le lOpofa aux autres, n’en connoifloit pas EUX qu'eux l'explication? t - fécond .Philofophe Chimifte, dont _Cites Ja clarté, la précifion , & que tu P'étends découvrir clairement tout le myfri de l'Art, en prefcrivant les moïens par set le renouvellement de la matiere déy le fecours de la putréfication, & en Rap PARC les termes fi. eflentiels de né its Coaguler , Ce Philofophe, dis-je, 1,117 qu'amufer fes Lecteurs par un ver- CAC inutile & qui ne les inftruit de rien. : da, enouvellement , fi aifé & ex liqué fi DR One ; eft inintelligible : aprés avoir L'dte à & bien médité, on na pas la moin Péres TON de la manière dont il doit s 0- mins LES prétendus préceptes du Chinie ne font que des mots qui paroifient dons Ier quelque chofe, & qui at fond ne Ent aucune idée & n’apprennent rien: NAAE fon Livre a le même défaut: il dic ee hOfes qu’on n'entend point, il proer. Oujours de les éclaircir; & lorfqu’on "1 qu'il va les expliquer, on eft re D Ùe UT+ ref uniuss * Ünfor: Nferins £ À Nermée * ad perpetuanda miracura 0 SS on Tabul,-Smaragdinis;D08" 93: À R 5 Le. 266 furpri L & qlus qu'il ; + is ipin ës fe T ira telli Yen 2 RIT reeané 0 bles cnere pl 8. ment = x TE mots ecret Hi e, aprés ce füj tre oir ap Réjoud e PÉ c eh die . ,* ne Dr qu Fair à paie al re ne” ai ne, LE [31154 J Ne pra ntis » & eft or co?! #0 Jr» geneum ill of? 10 ; ET icO * eti rete unienti gu eoru jam ere jentis : “4 ef ks 5 be , CU OS 00097 ñn£tio vere gelati randa 7 vere 3 eneis MARI ad nl ct à Junt el AI tie 45 lle nai TRE: unde tement ani èrac PH He PU quitur. outil sn Ji “ er. He orpotis of creatum Tabul ordis proceden naval Hit es) se ph is Gratin aperiré® ou pfes ad ie < fr # ‘ mplati indur fi 211 RAA Ù .fuile mn Comp” sien ch Ÿ Caparisriques, Lettre XX IV. 267 faut Jes mettre dans un plus grand >Jour, à caufe de ièur grande cpnte- # Quénce & des vérités importantes qu'ils ?EXpriment, La diflolution, ainfi que je P Lai déjà remarqué , marque & dénote la féparation ; de forte qu’il. faut favoir > Ce que l’on doit féparer, & comment il 2 ut sv prendre pour en venir à bout, Car il y a plufieurs fortes de féparations ? Qui font toutes compriles dans ces MOIS : 2 I faut féparer la fubftance de l'écorce, & la matière craffe de la fubtile; c’elt ® Anfi que l’ordonne le grand Hermès. d, Qr » toutes ces féparations doivent étre » faites fans le fecours-des mains, parce ? Que Ja nature les opére elle feule par le lecours du feu, les matières étant ren- > fermées dans leur propre vafe. .Cela ss rive par la vertu de notre eau, se " gapare les parties hétérogenes, & rai- ? Emble & réunit les homogenes. La M RL 5» CON- nos & elementorum feparationis in principio me &0r “ittens, quibus Jeparatis, ac ordine Jecunc 2 fur Aüalitates collcatis , eorum reunio À ar j Menp Cau]a generationis omnis Rrbes 1G Dee Pônien, Jhecifica, materiam no/Eram meta Fee fm dep ) 4 maffa îta feparari debent nf. Rose reuniri ; ut aétiontbus fuis aëtivis ? ilofs À A LES 3 Tün Jobbortm notanda eff. Magni Philofophodeu "Cani fevélator , five pratiofimi P dc "UM à Philüfophorum Magifterii VEriIme ._. SORA ER ES R AR #7 ve "2 22 2» 52 ’ 2 1 f ie congélation, ou la coagulation 5 sa par lunion de ces parties homoge® Ja n ef , Au refte, comme la difloiutio È ef même chofe que la fé aratioD » os auifi héceisiré de (épars Jes den, après leur congélation. D'où i Se une réunion qui eft la véritable; 1 % ne congélation, l’union du. C0 ne ne qui done la naiflance and Elxir, Hermès , ce héros , C£ Dre Philofophe, ce fage fcrurateur es out tères les plus cachés de la nature» ai apprendre aux jeunes Chimiftes 5 4 nière de fe conduire dans Ieu” fe tion, leur montre que notre lt femblable à la création du Monde: fé nf dans fa Table des Emeraudes qu? Fes apprend qu’ils ne fauroient aire Dés 6 attention à la manière doné les 17 furent féparés , Jorfque le Chi seeds ouillé par la main toute puiffan ét Créateur ; Car leur féparation jan és faite felon l'ordre de leurs db node leur réunion fürla terre fut 18,2 & toutes les différentes generation efl produifit tous les individus. Il nde de même dans l'opération de le SP qui Oeuvre : les élemens fpécifique” do trouvent comme dans un réunis enfuite avec, prudence; D jeu que notredilixir foit produit pars attions pañlives & aétives, FU Cararssriques, Lettre XXIV:269 ti APRES avoir là tout ce pompeux ÉAAES jo n'eft-on pas, fage & avant Abu 1bak, beaucoup moins éclairé .que Jort- L'on favoit feulement que le fecret de ‘re de l'or étoit compris dans les Mots ; de Diffoudre& Coaguler. Le grand Hermes, Ont le Chimifte fait mention ; ME parait À aufi mauvais Phyfcien que lui. 11 me Ca: le qu'il parle d’une manicre auffi qe & auffi précife que plaide Petit-Jean Ans la comédie ; l’un & l’autre remontent “ant la naifance du Monde. Ne fera-t-il dS permis de dire au Philofophe, paf on au Déluge, & laiffons-là 1e chaos. Quel € Vheureux génie qui puiflle fe flatter de Mprendre quelque chofe à ces féparations su forment une-réunion, (ON ces réunions qui éérent des féparations, qui font encore à CUT tour yne feconde réunion ? Eft-il permis ue dés gens veuillent fe caffer la tête à Pénétrer des chofes,.que celui qui ies 4 “rites n’entendoic pas fans doute : luiême ? : E trouves donc pas mauvais, fage & dant Abukibak, que je me récrie fur Obfeurité des féctateurs d'Hermès & es dates Philofophes qui ont écrit fur Part € faire de l'or, Celui donc je viens de rap” Rat un paflage, prend cependant le dE de Pompeux de décelateur du grand JS Qi Philofophes, Si cell ainfi que Je: himifles décelent les fecrets de l'école; Slong-tems ils ne mettront pésfonne en D. DONS BE HU LR PTE érar de devenir indifcre. Compofér des Livre pour y repeter fans ceffe dans de exprefions différentes que pour due l'or ,5 il faut Diffloudre & Coaguler ; qe » diflolution * n’eft que la féparatio age »» la congélation que la réunion ; qu'il " »» Confidérer attentivement ces eux 05 3» les ; que plufieurs n’ÿ font pas ancen one 53 aus les oublient aifément, ne Sent »» IEDC POINT à des mots qui renfee, »» tout le fecret de l'Art , faire un L es 3, dis-je, pout n’y mettre que de P pa L : AR 7 c’eft écrire aufli inutile ë »» Que fi l’on remplifloit deux marre 3» papier de tous les mots les plus biz je FL S'offriroient à l’imaginatioh » af où aflürât enfüite que dans ces 0% ,6# e voler dans les airs y eft clairemn® quite pliqué, & qu'il eft feulement nécel Pour s'y perfeétiontier, de les av0/ Él préfens à lefbric, & de médité” ent celle fur les préceptes qu'ils contien a * Sub bis düobus verbis tamen US y/ferium comprehenditur. Multi bec ILE legunt inconfiderate € cum primum pro A po He Jubito elabi permittunt : liceb er Leur continéant Joctm in paginn nl que lol, » tamen funt maxini mumenti. Magnie i # phorum arcani revelator, five pretionir Cani arcanorum & Philofophorufi Mügi ss riffima revelatio &c. pag: 28: \ RME Lettre XXIV.271 | HARQUEE de cela ? que ceux qui auf nt affez bons pour croire des contes re Tidiculés , s’abüferoient » perdroient tive eo La même chofe; felon mois ph aux chétcheurs de la pierre Philotetale, Ils ont encore un ort plus crif- QuLe ruinant toujours, & mourant très $ se l'Hôpital. CA kb PONNES - moi . fage & favant Abu ais ® la liberté avec aquelle je parle ; à Bert fuis fermement perfuadé qu'il n’y Me ronne qui ait le fecret de faire de Les que tous Ceux qui ont écrit qu'ils Avane 2e. PONedé ; en ont impofé au Public. te dif de finir ma Lettre, fouffres que je: ème encore un mot fur ce cinquième & qu nt dont les Chimiftes parlent tant ; toutes les Cabaliftes font intervenir dans ë db leurs opérations. Qu donc avons Element ? une chofe dont nous Hon_ 5; aucune connoiffance, aucune no to nd aimerois encore mieux regarder De un ème réel le vuide des Epicu- Moins que cette fubftanice imaginaire: du (ls Congo le vuide des Atomiftes Que js, qu’il peur étre poffible, & l’idée (LL de fa poffbilité m'eft une preuve Eine ne qu'il peut exifter , n'y ‘aiant auimpoñbilité à l'exiftence Se cho- y ; sit dr «6: Tr. Omne enim qguiod clare concipimus exifse * PU, pofivile ef, Phylices Elementa _ 1é- k > | V . . " den: ACtium poflible eff, e% folo examine ideat ui ._. 279 Lee D RE a établi & montré évidemment que: js DUHE & la probité ne permettent jama d'avoir recours à l'impoiture, il fuit exae tement Ces vertueux principes ; € m'étii. pu arrêté, ni par un fervile refpeét por Les anciens Auteurs Eccléfiaftiques » Dis e joug d’une fauffe Tradition » il M ur clairement que la feule piéce dans laquel ce 2e anciens Peres ont puifé ce dr gi qu de Manichée, eft fuppofée Fe Ée pofteur. Il fait voir plus la 10 Su ur, que les aétes de la difputé se cu € de l'Héréfiarque Mants OL er rits par un homme qui a voulu d0P ci un Roman pour une Hiftoire, Il fisPe Se de prouver que ces aétes font faux. e 1 démontre encore qu'il n'y eut j mie aucune difpute à Cafcar entre un Eve CS Héréfiarque. Parmi les raifon, je SR RRoe en donne, il en tire uñ£ D at = urdité dont les aétes d'Archélaüs in ee qui découvre la fraude ne polteur qui les a écrits , & qui fUPPO arcette difpute entre l'Evêque & Here que fut décidée par des Juges Paiens: Ve &: es fages & ingénicufes réflexions q fait fe cela Monfieur de Beaufobr£: ; en FLE RS Juges prononcerent, dit=1,çes » faveur d’Archélaïüs, au moins /€° ; M) ? ff yhofs * Hit. WE 5 CU pag. 108. du Manichéifme, Livre À. Cha? CarazrsTiQues,Leftré XX. 279 . % le difent ; & fi cela eft vrai ils donne- 5 rent un exemple de juftice & de géné- »rofité, qu'on auroit bien dela peine : » trouver parmi les Chrétiens: Car étant à Païens ; pouvoient-ils condamner Ma- » nès, fans condamner leur propré eli- » gion? Si cer Hérétiarque honore le S0- 5 leil, comme Archélaïs le lui reproche s » les Païens ne-le faifoient-ils Pas ur- » tout dans Îa Méfopotamie ? S'il croit » deux principes, ‘Dicu & la matière, que » Croit-il là-deflus que n'aient Cru TOR Jes % Philofophes Païens ? N'eft-ce pas à cet- »te matière qu'ils ont attribué , comme 5 lui, a caufe des imperfections des maux » qui font dans le monde ? Manichée re- “jette le Vieux Leftament 6t l'infpiration » dés Prophètes : Or, des Païens ne pou- » voient ajuger la victoire à Archélaüs qui » Maintenoit l’'infpiration de ces Prophè- | wtes, fans avoücr que leurs Dieux étoient _ » des Démons, que leurs images & leurs pre ftatues étoient des Idoles, & qu'ils é- | # toient eux-mêmes des infenfés, des ido- » latres, & des impies ? Certainement on »» ne pouvoit MIEUX choifir, &jene fais 5 fi dans le refte de Ja terre il eût trouvé » quatre Savans PaïenDs » affez généreux » pour rendre juftice à la foi Orthodoxe » aux dépens de leur Philofophie , de leur >» Religion, & de leurs Dieux. Il eft vrai 5 qu'un auif beau defintéreflemenr, donne » quelque foupçon au Lecteur, & je veux » bien lui avoñer que je n'en fuis pas 67 S LE] EM . 280 LE T TR E $ »» mt. Ces Juges Païens m’ont bien és »» mine d’être des perfonnages inv >> pour embellir, ou l’Hiftoire, ou le ; >» Man de Ja difpute de Cafcar. » n Monsirur de Beaufobre ne {€ re tente pas d'ôter tout crédit à la feule Fi. ce, Où tous les anciens Auteurs Bceléal ques avoient puifé comme à l’envi lES des autres bien des opinions chimérig a prêtées à Manichée, il der og SN a l'abfurde & le ridicule que anne & fait fentir avec beaucoup 5 € que bien loin que ces actes [ere ni’ : EE & à flétrir la mémoire de M? l ee. font très propres à deshonoïe à paie de l'Evêque Archélaüs , parce or QUI les à fuppoiés, fe laiflant, ju” Porter à fa paffion & au faux zèle d9 .Tier les hé -poi che d’an RAIBLES , à placé dans la © - que Jes ives les P Sroffières, & lui ee PUS mefléantes. ,, 1j] pr endroits > dit Mr. de Beaufobre *, où Archéf ES beaucoup fon adverfaire js #5 € 4 même où il le menace: in iréflée »» MENT d’une mort prochaine. is © ‘4 homme garde un fang froid & une > dération, que je lui aurois enviées » VOIS été en Ja place d’Archélaüs: > M6 dites des injures très-offenfantes » M » Pondit-il. Ye mai pourtant rien U * Lä-même, pag. 107. Canarrisrrques, Lettre XXV 281 5 touchant Dieu € fon Chrift qui Joit indi- » £&ne ni de l'un ni de l'autre. Mais 1l con- Vent aux Apôtres d'être toujours Pallens 3 5 À dendurer tous les outrages quo leur 5 fait, Voulez-vous me perfécuter ? Je Jus » Prêt à le Jouffrir. Voulez-vous ME livrer au » Jupplice ? Fe ne reculerai pas Voulez-vous 2 Me Tuer de vos propres mains? Je ne Cruins ® Pas la mort, Car j'ai appris du Seigneur 4 ne craindre que celui qui peut Jeer le Corps €$ Pame dans. la Gébenne du feu. Cet _ ? Endroit eft une preuve qu'Eufebe a fait e E Manichée un portrait fort peu TE ÿ Emblant, lorfqu’il a dit que cet hom- Me étoit farouche & intraitable de Jon na- ? ture], barbare dans fes aëtions €? dans Jes < ifcours. 11 y a de l'impofture dans Line À ée: peut-être n'eft-ce que du fanatifÿ AE mais le perfonnage qu'il fait, eft il Plus beau que celui d'un Evéque qui A prince les dents, & qui rugit COMME Un 10n à l’afpect d’un héretique. »» 0 4 fauffe Hiftoire de Manichée & defes OBMes érant détruite de fond encomble, de devant plus trouver d’autre RE Man celle qu'on donne à un miférable O- elle: Mr. de Beaufobre a cherché de ie af, éS routes pour découvrir la vérité. Qllé dans tous les Auteurs, foic Grecs , qu'if Syriens, ou Perfans : il a pris Ce IL trouvé dans les uns & dans les aude plus raifonnable, & ila fait une 0ire qu'on peut regarder comme un Chef. & GUE d'œuvre. Les matières qu il De S 5 282. PSE TU T A ETS étant par elles-mêmes aflez feches & affez Res il a fû les égaïer par le cour gl : . * aus , & par les épifodes qu'il a mn faic naître à propos de {on ue CRRPALAE qui font aufli amufantes qu UP de ex Il a développé avec peau RSS Se précifion les erreurs er ARE € Manichée en grand maitre nn nie le faux. Mais confer nc Une impartialités Pré ie La il fait tant de cas, il a LE RES l'Hé faufles opinions qu'on fs P re. Sé Se donc il faifoit PH ee Fe ce ant d'une main équitable € Up Lt ee ME ae ILa ô( ceux qui avoient agi autreme ui rie Le avancer de ces vérités mâles? Ai se Re tage des grands courage? Jes Due ll se des défenfeurs que PT blé débéritere Savans. Il n’a point on ne 1e FL des Auteurs, auxquels on de Saints Does titres de Div }| 4 trouvé de grands Saints. DES qui A7 tee Le faute dans un Hiftore Sable out de partialité » qv de Fan OROTE AL AREREE Je voile ic ëtre perflition , fous lequel l'erreur IDE : tnt & comme dans UN Z Le & dé nes Le peut rien voir de plus dog de us né rque la CHENE qu'il che impofture de St. Léon fm 5» CYRILLE de Jerufalem, dit-il * Se 32 * À :* Là-même,” Livr, I. Chap. IT.-D18" 258 Cagazisriques, Lettre XXP. 283 » ble un peu mieux fondé, quand il accu- » fe Manès d’avoir blafphemé en fe di” » fant le St, Efprit ; au moins Vaccufarion » eft-elle plus fpécieufe, & Léon I. auroit » bien fait de le copier, plñtôt que d'é- » tendre & de paraphrafer avec une liber- » té inexcufable fes paroles. Les Mani- % Chéens , dit-il, adorent Manichée leur Mat- » ire; en forte qu'il n'a été autre chofe que. le » St. Efprit même, qui, par le minifière d'u- » ne langue € d'une Voix corporelle , condui- »» Joit fes difciples dans la vérité. Si tout ce” » la étoit vrai, notre Héréliarque auroit » porté l’oroueil & le blafphême au plus » haut dégré, Mais fi Léon n'eft pas plus » fidèle dans fon récit, qu'il eft jufte dans % fon raifonnement, on nous difpenfera » bien d’y ajouter foi. Car, pour réfu- % ter en un mot les fuperbes prétentions » de Manichée, l'Evêque de Rome alle- » gue à fon peuple qu'il eft venu de cette ” Partie du Monde, qui ne peut recevoir % l'Efprit de vérité. Voilà le Saint Efpric » bien borné, & les Peuples d'Orient bien * difgraciés ! Je n’aurois pas cru qu'un » Evêque , à qui l’on donne le fameux »titre de grand, eût pû dire un fi im- » pertinent mot dans un Sermon que l’on »A fait paller à la Poftérité. Avoit-il % donc oublié que les premiers d’en- »tre les Gentils qui vinrent adorer le ge Mefie, étoient des Mages, des. Philo- 5 fophes Perfans, & pour ainfi dire les ss A0 284 PE mer Re Ne »» ancêtres de Manichée? Avoit-il OÙ re % ce qu’il a dit Jui-même dans un 22 »» endroit : c'eft que les Mages 2€ ue »» NurEnt par l'apparition de l'Étoile 4, » Je Chrift étoit né en Judée, que P >» UNE infpiration divine? ,, Mr: _Manicurs'e n’a pasété le feul que cri de Beaufobre ait juitifié de bien de ité mes imaginaires. {la eu la même Éd r Pour plufieurs grands homimes , qui se été la victime de la haine que l'on P me ordinairement à tous ceux qu'on DO en£ héretiques , & qui fouvent ne mer Point du tout ce titre odieux. On va] & qu’à leur imputer les fautes du defln a vouloir les rendre refponfables des he prices de la fortune. On leur repr0 tes la bafleffe de leur naiffance & les LR de leurs parens: & lorfqu’on n’a ré er” leur dire de perfonnel. pour ne p& Ete dre l’occafion de Jes injurier, on ÎnV£ Mille contes ridicules. Tels font Ceu* de l'efclavage de Manichée & de Ja fervi re de Philoxene, que Mr, de BeaufobTé rai: Jette avec beaucoup de raifon & de W femblance. | » Tous nos Ecrivains, dit-il *: » CU garde d'omettre dans celle »» Héréfiarque ce qu’Archélaüs à 1002 » fa fervitude, 1] y a beaucou d'apf 22 * Li-même, Livre J. Chap, I pag. 68. Carazisrrques, Lettre XXV. 285 »rencé qu'elle eft fabuleufe ; Car les » Grecs emploient indifféremment le faux 55 & le vrai, dès qu'il s’agit.de flétrir la » Mémoire des héretiques. On en a une * Donne preuve dans la perfonne du céle- » bre Xenaïas, plus connu par les Grecs 5 fous le nom de Philoxene. Il fut Au- » teur d'une verfion Syriaque du Nouveau 5» Teffament, & l’un des plus illuftres & » de plus favans Evêques qu’aient eus les » Monophyfites. ‘Théodore le. Lecteur, » & après lui le II. Concile de Nicée ont » Eu limpudence de luireprocher d’avoir » Été un Efclave fugitif, qui avoit ufurpé ù le Sacerdoce fans avoir été ni baptizé, » D ordonné; & cela, parce qu'il s'oppo- » foit à l’introduétion des images dans les » L'emples & à leur culte. Mr. Afleman » foutient que ce fonc de pures calomnies % de la part des Grecs. Qui fait fi lafer- » Vitude de Manichée n’en eft pas une Autre? Ou plûtôt, peut-on prefque en » douter; quand on voit que les Orientaux Rardent un profond filence là-deflus ? Il ? laut même que cela foit faux, s’il eft Vrai, comme le dit Shariftani, qu’il for- » toit d'une famille de Mages. » L faudroit, fage & favant Abukibak , De differtation beaucoup plus grande que le-permer la briéveté d'une Lettre , Pour te donner une idée de toutes Jes Caütés qui font répandues dans l'Hifboire Tlique de Manichée , & pour tE parler de Mtés les excellentes chofes qu'elle 6er = 296 BD TR 1 EE: 15) ment cet excellent Ouvrage. Far Je te falue, en Fabamiab, & P# bamiab. Ha: OLOAO 02070707 04 LETTRE ViNGT-s1x1EME" Ben Kiber, au fage Cabalifte Bb kibak. ÿ Frot Critique de Manichée du Manichéifme dont je te parlai Ces | ma dernière Lettre, contient de : n° chofes , fage & favant Abukibak, & ns’ ferme des faits fi curieux & fi incére ré | que je crois t’obliger en mettant dE cx° fous’ tes veux quelques-uns des plu hoï cellens endroits qui m’ont frappé. Fo firai ceux qui. marquent le mieux | ractère de ce Livre, & qui font Jes L Ja propres à te donner une idée julie 5 y fagefle , de la fcience & de l'efprit 1 - Fegnent. | Le Tu as dû déjà Pappercevoir que f? do le vérité étant le guide de Mr. de Be AD: bre , il ne fe laïffe point ébloüir N° ,; à cienneté des traditions fabuleufes per Pautorité des Ecrivains, quand i çoit clairement qu'ils ont imp® “pollé Cararrsriques, Lettre XXVI. 287 Oftérité, ou par ignorance, ou par un aux zèle de Religion. ‘Fu feras encore Plus perfuadé de la candeur , de la probiv,.*% des vaites connoiflances de ce faant Ecrivain, lorfque tu auras vû la ma- Mère également forte, profonde & éloguente ; dont il releve une fourbe pieufe Saint Auguftin , qui, mieux inftruit x Un autre des fentimens des Manichéens P. la perfonne & le miniftère de leur atriarche Manichée, affeétoit cependant Ré à propos d'être dans un doute qui gi, étoit très defavantageux. Îl s’a- Oiee re de favoir fi les Manichéens croi- o7 que leur maître eñt été le Paraclet: bu: il eft certain que bien qu'ils Jui attri= pi llent la perfection de la fcience de ‘lu, ils ne doutoient point cependant JW'il ne für un homme & un fimple homdef Voions comment Mr. de Beaufobre BONE évidemment la vérité de ce ARE & releve la feinte & l'artifice de St. guftin. S » ManicHs'e * dit ce favant Hifto- < RE reconnoiflant d’un côté que le St. , pAPrit eft une perfonne divine, & de 1 Foue que la Divinité ne fe peut jamais unir avec la chair , il eft contradictoire qu'ils aient ctu, ou que ie | », .… Hiftoi 7” ich, €? du Manicb: oîre Critig. de Manic?. 4 ne, par Mr, de Beaufobre , om, I. pag: 265: à. DOLENER+E TER. -E 25 ae »» faurois me tirer d’une queftion ip e >» barraffante que par une folution dr » fait de la peine ; c’eft qu’en chan, . » de parti, les hommes changent GC » is ne voient plus les mêmes chofes » même œil. On diroit qu'il en € eur » leur efprit comme de nos YEUX» qu :> éclairé extraordinairement des Me : »» du St. Efprit, Pouvoit-il en avoir, »» autre ES lui, qui dans ce ces he re 5» VOIE Q it pû fe perfuader que J. C. avoir >> Chofe qu’un fimple homme? PO ai: jiré de » fon difciple? Mais ce que ce Pelé and 1 Toit regardé comme un menfonge q plé- > il étoit Manichéen , lui parut un pro ne » Me quand il ne le fut plus. IL COM ns » Ga de douter alors fi les Manieltog- »» difoient que leur Prophète a ét Jui. 23 Taclet , ou que le Paraclet a été Les 4 >» Ces variations ne font pas loi? qu6 >> Mais malheureufement elles ne 107 ger »» trép communes, Bien loin de dé hé 5» au mérite d’un Auteur qui réfute dE don’ #» Tetiques , elles ne fervent qu’ ae IA ner du relief; & fi quelqu'un © RALE D Caparrsrroues, Lettre XAPE 295 » relever, il y à des Communions où il fera traité comme fauteur d’héreti- 39 Mes. 5) <, L a atourons rien, [ape avant À- bukibak, aux Ne Monfieur de Gaufobre : que ponrrions-nous dire qui aPprochat de l'évidence de CES PERS orce de fes reproches ? Contentons-nou$ tulement de plaindre la foibleffe des noïr . Mes, & confidérons ; En voiant la partialide St. Auguftin, un des plus grands gé- Mes qu'aic produit J'Univers » combien il Et dangereux de {£e féduire foi-mêmMe » € s'aveugler dans fa propre caufe. Quel Exemple pour tous les Savans » & fur-tout Pour les Fhéologiens , que la faute de ce ere de pEglife! Les admirateurs outrés es anciens Doéteurs auront beau tenter e l'excufer, foible reflource pour dimiquer Haderitne que colui de nier qu'on ait commis, lorfque l'évidence & la raifon Parlent contre le coupable. J'emrcoiïeraAl le refte de cette Let= Ve fage Abukibak, à ce que NOLS appren r de Beaufobre des particularités de la mort de Manichée. Il releve plufieurs pieufes faufletés de St. Epiphane , qui Partent du même principe que le doute affecté de Se. Auguitin. ».Le Roi ; dit-il; » * informé du lieu où Manès s'étoi£ Te 9 9 * JJift, de Manichée € du Manicheifine, Tom. Î: . Pag. ras. T 4 À | D 206 TRS RENMt Tes, 1258 : a » tiré, le fit prendre & conduire, dans »» Capitale, & commanda qu'il fût core Les termes de la rélation * ne tee =; 40 pas néceffairement qu'il fat écorché * Abulpharage dit même +que ce n€ née qu'après fa mort. Sa chair fut qe à aux oifeaux de proie ,on fit appréte peau; & après l'avoir remplie d’air> de : me un foufflet, on la pendit à la porté da ville. J'ai quelques obfervations 4°? re fur cette Hiftoire. nr JE remarque d’abord que (one es coutume , St. Epiphane l’a ornée de qe, ques circonftances nouvelles. Je dis F le Miérement que Manès fut écorché 47 ce Dointe d'un rofeau. Cela n’eft d'aucune dans équence, mais on ne le trouve ni AU: les aëtes, ni dans aucun ancien L que je fache. je de IL dit enfuite que fa peau fut remp ho“ paille, Je trouve à la verité la: même re fe dans Abulpharage , qui ne past cet“ uit » , moins ni de fon écorchement, ni te circonftance, que comme d’un b' fertur. 11 y a bien de Papparence tan a copié dans cet endroit St. Epiphe ce car il entendoit fort bien la Langue UT, que. Quoi qu’il en foit, Photius, gere voit vû le Grec dela rélation d'A * . « ù jte * Fufit eum ante portam civitalis exc0f? Jufendi. A&arch. pag. 100. Abulph T Manctis interfeti pellem detratam. 05% CABALISTIQUES Lettre XXVT. 297 lüs, témoigne que la peau de l'Héréfiarque Ut remplie * d’air ou de vent, comme Un fouflet. En effet c'elt d'air, & non de paille, qu'on remplifloit la peau des alheureux que l'on faifoit écorcher. Lorf- Que l'Empereur Valérien fut mort; Sapor Commanda qu'on lécorchât, qu'on appredt fa peau pour la conferver, & qu'on la ne ft dair. C’eft un monument que les erfans affectoient de montrer aux AmM- affadeurs des Romains. Au refte, s’ilen aut croire les légendes Grecques f, PA- tre St. Barthélemi eut le fort de Mani- Chée, auffi bien qu'un certain } Moine, tudite. ces E N- è AÛr Ji ré d'un > OUNAXE TPÔTOY » HANTAMAUATES MYSUATOS, Ont. Manich. L. 1. p. M. 54. it Voyez les Notes de Combefis fur Nicetas € Paphlagonie , p. 446. On peut voir les fragmens € l’'Hiftoire Apoftolique, publiés par Prétorius. eft-là qu’on dit que St. Barthélemi portoit le P aladium blanc, qu'il alloit orné de joyaux 6e € Dierreries , qu’il fut enfin écorché par les im- Se » ab impiis decoriatus e/E ad modum follis. On Voit {a ftatue dans la grande Eglife de Milan, où R eft repréfenté portant fa peau. Voyez les PH ques de Fabricius fur le Livre VIIL de N iftoire Apoltolique d’Abdias ; Cod. Apocrypb. * Left. tom. par. 686. 3 $ À On Fappelle Seudite, parce qu’il étoit Moi- Ps du célebre Monaftère nommé Séudium, du Ge du Conful Srwius qui l’avoit fondé à Onftantinople. : _ LS 298 BASE TER R NS Enr St. Epiphane affûre mal à proper que les Manichéens * couchoient für. paille, ou fur des rofeaux , en m mors de ce que leur Patriarche avoit été €, ché avec la pointe d’un rofeau, & fa pe remplie de paille. C’eft une pure img tion de cet Evêque ; écoutons 1à-de de St. Auguftin . Conflance , riche Citoie? F- Rome, avoit raffembié chez lui un grand m0, bre de Manichéens re obferv ; Jéens, pour leur faire nf les préceptes de Manichée. Les uns 1 ouvre, ces précéples trop rudes pour eux , fe aippetf RU ea de jen côté; mais les autres, continuoïent à les obferver , fe fépareren” , refie des ne € Riel Scbifé qui fut appellé des Nattariens, parce 4? couchoient fur des nattes, On voit dans: paffage là véritable raifon de cette térité de Manichée: c’écoit une des ef fervances que l'Héréfiarque avoit pi crites. A IL eft tems, fage & favant Abukiba e de terminer ma Lettre par les pañlage® ja je t'ai rapportés. Tu peus Juper . L£e, bonté de l'Hiftoire Critique de Mamie nés Quel bonheur pour toutes les pero, dè Lettres & pour tous les honnëte” ge oi fi l’on avoit chaque fiécle deux ou Écrire * 4 4 oi MayXaos zuxa pois us HOITAE - me Epiph. pag. 793. 4e Dh Ce fait eft rapporté dans les termes do” gg lemont , voyez fon article XVL 10620 guftin, Casacisriours, Lettre XAPI 299 Crivains du mérite de Mr: de Beaufobre! HS rien n’eft fi rare qu'un grand Hifto- M n. Pour un de Thou on trouve trente ge mbourgs , & pour un Rapin Thoiras nquante Peres d’Orleans. L’Hiftoire MmO- | Re eft corrompue par de lâches im | ofeurs, l'ancienne même eft en proie à plume des ignorans &c des fourbes. Quel- Pitoiable & énorme compilation n'ont Si faite les Jefuices Catrou & Rouillé! Enab prendroit-on patience » fi ces miléde es Ecrivains avoient pour Îles bons le Fepest qu'ils méricenc; mais ils fe déchai- Nt contre eux avec uneimpudence INOUIE: àte maufades Journaliftes de Trevoux ont ] outrager de la manière la plus cruelle Be plus mefléante Mr. de Beaufobre dans SES infame libelle diffamatoire ; & ce mêté Jefüite Rouillé qui travaille à ce préndu Journal, oubliant fon impertinenté mors RAPAIDE ; s’eft érigé en juge d'un tendre qu'il m’étoit pas. capable d'en y DR 31) bien, fage Abukibak, je t6 LET- < O0 ARR AE ET :T NES A 7 lu LETTRE VinGTr-sEPTIEME" Ben Küiber , au fage Cabalfie AbT kibak. FÉES 1 anciens Peres de l’Eglife 1 appliqués à montrer l’incertitud£ fo- Tégnoit dans les Ouvrages des bilo es phes , ils les ont examinés en Critidf févères. Il faut convenir qu'ils Ont 1% dans leur entreprife , & qu’ils ont proies par les raifons les plus évidentes © plus fortes que l’on ne pouvoit fair ens cun fondement fur tous les raifonnelree. Philofophiques > qui .n’étoient ordinal” ment que des conjectures , foutenues Coes me des vérités par les uns, & real | comme de faufles fuppoñitions par IS | tres. ‘ en$ C’esr dans l'oppofñition des fentin pi des Philofophes que les anciens tie giens ont puifé Ieurs principaux argum ç & ils leur ont reproché leurs contradieno®e. | Je peu de convenance qu'il y avoit € leurs opinions. | cile LA vérité doit être fimple fe connoître, elle ne peut point être tement oppolée à elle-même; il QI inv RO PU UT ht Capazisriques, Lettre XXVII. 307 inutile de la chercher dans les Ouvrages £S Phijofophes, quine donnent que leurs ll ées, & ne s’embarraffent guères d’examicr ff celles de leurs Confreres s’accoï” Ent avec les leurs. ge 2 RSQU'ON lit Platon, Ariftote ; Lurece, Delcartes , Locke ; Malebranche ;, EWton, on ne voit par-tout que des SES qui fe condamnent mutuellement Îes' ra les autres, qui prétendent tous avoir aifon , qui traitent d'aveugles & d’igno- Fe ceux qui ne penfent point. comme FUX. Que doit faire un homme fans pré- GES; en voiant toutes Ces contrariétés ? q flattera-t-il de pouvoir démêler le vral ù milieu de tant d'incertitudes ? Il eft imflible qu’il ne gemifle de la foibleffe de gePrit humain, & qu'il ne regarde COMME se difbutes curieufes toutes ces COntro” pertes hilofophiques. Hermias avoit bien aifon de aire, en parlant des Philofophes fcièns ,, qu'ils fatiguoient l'efprit Ÿ en 5 L'AC= vieu s? LR 2 AYDÉAEETIN ANG 616 A7 C1 4 dans mere Ban- Atos * an SvOAc y » xD TH 7rantflave F rexyrin viGo Lèy äf Nu onde vu d'aë dnrés yivomat À d'axQuse se #6 TOURS Jxnvopar , Üdap yiropes #raip VOA) L Yiromeu. Eire pet OAV dre ang » ëTs EUIE dhpior me drag IXSÛY pe mien Ilänes Ev AdAGES Eye dagivas » ïÿ 8x oifu CT AUTO ÿ Taÿpovy h EPVNY 4 © Ti Snpia ur TV dinvè, mov put Vh- DORA ÿ Ee | Ni e vs Bi dà aunoraos Ty ur à »ÉneQ Ji ds éréenv taruvs Un dè L£ 0 PO ; à ; k » dypit, Tidaos Mod y SVONVE > 42076) 20 EE ne LUS ENT OT GR : LAIT POS ;» laccablant de tant de différentes cs » mions , & qu'il éroit impoiiblé Gone ,» homme n'en fût point ennuié El Ë dir » leurs Ouvrages. Tantôt il doit fe réj0"} ; de ce qu'il eft immortel , peu AIO f »» faut qu'il s’affige de ce qu’il n€ ur 3 point. Il s'étonne de voir qu'il ef Fee » à tour compofé de-feu, d'air. d if »» métamorphofé en bête, changé €n Ré » ion ,ila pour freres tous les dauphiit »» €ft toujours dans le-doute s’il ef 7 s'il » lement au nombre des humains; el 97. purs ; ET PTE TÉTOUA A 3 iTo s Jim) ad Ca tadè ee PS soi RE nos ES pa sie, # naïuram, alius in aliam effentiam ; Me 4e EX materia mutantem. . Fateor enim me cree js fur converfionem molefte ferre.. Nunc immo Ci Jun, € gaudeo ; nunc contra mortalis fi91 0 Ploro; mox in individua eorpora folvor , 44! je » Jio aer, fio ignis ; paulo pojt nec aerem, net if: Jed feram me facit, pifcem me facit , itaquf pe Jim fratres babeo delpbinos ? Cum vero me ur Corpus pertimefco , € nefcio quo nomine il vas bominem ne, an canem, an lupum, af taririt pas canem , an ferpentem, an draconem at Ch) jio- In cunËbas enim beflias., ab illis fapienti® J Jis commutor , terreftres, aquatiles ; voucres Jormes, agrefles ,-cicures , mutas ,v0c4 ne eo] tas ,ratione munitas. Nato, velo, fublimis 11 4 edo” ror, férpo , curro:, fedeo. Offert fe Je Eat cles, € arbuffum me facit. Hermix rrrifo tilium Philo/opberuig ,; peg. 1764 I ET TTC Cararrsriques, Lettre XXVIT. 303 È Weft point dans celui des oifeaux , des ; reptiles. Tantôt il lui femble de nager; peu de tems après de voler; mais Ce > qui eft plus extraordinaire que cela, » Ceft qu'il eft tout à COUP changé en ar- 5 brifleau par Empedocle. Cette métamor- » phofe eft bien plus fâcheufe que ToutES » Celles de Pythagore. »» er q Sr, Juftin * a faic les mêmes réflexions à Hermias, il fe plaint également de leurs verfes opinions. » Comment dit-il, veus » lent-ils que nous croions ce qu'ils nous difenc des caufes des phénomenes & des , eCREtS de la nature, puifqu'ils ne difpu- » tent pas feulement ÿ ce fujet , mais qu'ils > ne font pas MÊME d'accord fur la natu- » te de la Divinité ? » VRP différentes opinions des Philofophes te leffence divine les ont expoiés à mille broches, Les Peres ont fait valoir cet € ignorance de la connoiflance du pre mic @eùs AN HAGUG d\e QEpOT A * 0 pren À FR, 0 w U To juèy by api T y “OA YO/ } é \ ; moi paudè Ta Ta VUE y ea Té dore sidives meovi tel 13 Pr aus Hd CH à mer TE TAN meis COLLE * éauo, CHERE aEIOTISCI pa VAgoNT &t TER" Fr à sesYoie di eibus Ad bunc nimirum illi modum de rebus cœfra Ur Je diffident. Itaque Jcire convenit qui 8 fn ee in terris cognofcere nequeuns, quin etiarm de nter Je contendunt ; ne7 ideneos 05 effe , tur. gere ibus verba facientes ; fidem merean- LORS . Juft, Mat. 44 Gréces Cubertalie … a 910: LE STUIT. RARES >» divine, condamne tout ce qu'en #; ge >» Platon, qui croioit qu’elle étoit di >, matière ignée. Il veut au COP » qu’elle foit formée par la matière de »» fée du cinquième Element. Ce qu'il! en »» particulier, c’eft qu'il prétend qu'on ofr 5 Croie fur fa parole, N'eft-il pas ae la >» dinaire qu'un homme, qui n’a P ce s vrirlaraifon du flux &.du reflux der de 5» Tipe, & qui eft mort de chagrin à cal nm »» Cela, exige qu’on le croie fur. 1 En »» parole & qu’on reçoive l'opinion g Fe | »» faufle , uniquement parce qu’il ic qu” 5, le eft véritable? s : É ; À combien de Philofophes m der fage & favanc Abukibak ; ne pou? ce pas appliquer ce que dit Sc. Juin” ye fentent dans bien des chofes le PE entendue de leurs connoiffances , ceË $ dant ils décident hardiment fur les Pur difficiles. is 16 LA préfomption a écé de tout 100: foible des Sävans & fur-tout des pes: | i pitrén a% Gx, : Ariftoteles certe, baud aliter aus Denitus: diligentiusque Platone , lle Conte" e]fés effet , non ficuti Plato in ignea efJentia Dee El îta €ÿ iple dixit; verum in œthereo quinre j nento illum elfe pronuntiavit. Atque dé Jidem fibi per orationis vim € pondus aff al neque Euripi chacidici naturam cognaJcer* unde propter ingens probrum € pudorem va jui rem conjeêtus , morte witam commutavis", v) a@ Grecos Cobortatio ,pag. 34. | CarALISTIQUES, Lettre XXVII. grx fophes : on leur reproche aujourd'hui ce vice, & on le leur a reproché autrefois. St. Bafile * fe moque du titre faltueux de Sages qu’ils s'attribuoient ; & ne leur reproche pas moins leur divifion que les autres Peres de l'Eglife. » Ils font fi aveu- » par les ténèbres obfcures dont‘ils font >» Cffusqués ; que quoiqu'ils ee tous ss Également qu'ils font les p »» hommes , ils font aflez infenfés pour di- 3; re, les uns, que Je ciel a exifté de tout » temsavec Dieu, les autres ; qu’il eft Dieu , lui-même, qu'il à exifté pendant toute ,, l'éternité antérieure » qu'il n'aura point » de fin, & qu'il préfide à tous les êtres & | ; 3) GOUMANS Too SATA RoTE Ge Afacyspoi aura» x eruélion 5 douvids dur uapdie à He. PATHOUTES er) gogo avopdySN am} » ASTÉ & pe adrurpix en DE cudioy ra @i® mo) 8%: vv ariquvarle. Os de aurèv Give @:dv aytapY0I Àj ATEATUATATO » am 2 pépO dinovopias ämov. Sed quid eoufque vanitatis proueéti Junt fuifmet cogitationibus , tanta' caligine ignorationis obcurattm ef} infipiens cor eorum ; ut cum fe deprædicarent maxime omnium e[Je Japientes, 60 Jrultitie evaferint; 115 pars ifliufmodi :Philofopbantium afJeruerit una cum Deo ab æterno C&- lum exvitiffe ; alii column ipfum elfe Deum pronuntiarunt ,; quare nec cœpil]e aliquando , nec ullo defiturum aut intercipiendum fini; dc proinde eundem profeffi funt fingularum. quarumque partium univerfi adminifFratorem fe! S. Bañl. Homelia primés pag, 8, Tom, L F: Free Sn 4 D. | 31% SE TT RES 1470 »» fouverne toutes les parties de CEE Her >> VETS. + 14 ON ne peut nier, fage & favant Abus bak, que les anciens Feres n'aient POI de terribles coups aux Philofophes 3 n RUE n'aient montré le peu de cas qe evoit faire de cette Philofophie , que t de gens regardoient avec ün profond ref. peët. Mais quil me foit perimis dE ses qu'en agiffant de même, ces mêmes Ê Ont prêté des armes PE Pyrrhonielis ] US COnvenons avec vous , auroients Ps Eur dire ces Philofophes, que toutes le OPInons des Dogmatiques n'ont auclPe Cérttude , que leur contrariété elt Preuve de leur évidence: nous vous À Cordons tout ce que vous dites; mais {Ont incertains fur les principales dif ce; nous ne devons pas ajouter plus 01 4 Ce Que vous nous dites , Car n'êtes pas moins oppolés. Entre V2e autres Doéteurs vous difputez égalemer ur toutes les matières. les plus fente les: vos opinions fur Ja nature de Diet? fur celle de l'ame, fur Pefprit, fur Ja ne uCre , font totalement contraires ; Or» Y nétes donc point crojables par VOS pres principes , & les mêmes rdifons le lefquelles vous condamnez es Philo phes, vous condamnent à votre tour: JE ne doute pas que les Peres , à qui eûf D Durs Lettre XXV IT. LR) RRIE un pareil difCOUrs » n'eufent Ôté ee en {| ne leur eût reléque , éffource de repondre qu'ils éroient. d'un certe réflource au acc + Douanes mais € été très mauvaile» & leurs adverfaorôt enlCvée: Ouf, ou cuffent bient de ADu Dax ; je crois qe Rare que tous es, Peres ant. été oppofés entre eux fur les plus granr Métaphyfique de la Prétenairt Philofophes ; quoiqu'ils Le ndiflent qu'ils NC pouvaient fe trom- Eè sus dans les és des guir bte ûrés. 11 faut cependant qu'ils 1 Qué RAUIEE , puifqu'il lans | éremment les faits q C tas de Ecritures : ils ont plûrôc fongé Qu'ils aire fervir à. auto? à Herr fe font appique se véritable fens. en'eft pas dans de PONS pure ARREREE dans Pr aux Philofophes ; ent ere aujourd’hut € TS RESS à la Religion: Les. uns, On® autres Ë très mal fur l'eflence divine, les üre de : parlé encore plus mal de Ja nage & Fr Enfin je te prouverai , fa- Quième AE Abukibak , que jufqu'au cin- Oppofés En tous les Peres ont été. très e plus a uns aux autres ; [e'4 ce qu'il y a AteLe AO , C'Eft qu'il ny en cux, S'il VIVOIL aujourd’hui, qui Ne f Ût déclaré hérecique, & qui pis cit , Vs bru- CR LES ’ ; , 314 LE TT RE S fe brulé par l’Inquifition , s’il écoit en Efpags ou en Italie. La plus petite erreur ee ont foutenue, eft cent fois plus conti Fa ble que celle qui fit pendre Savanaro”e fi tant eft qu'il fut pendu pour Een © ua foutenu, Puifque Galitée fut mis à Le tre-vingts ans dans les prifons de Nare tion pour avoir prétendu que la, tournoit autour du foleil, que feroit Ont te Inquifition aux Peres, dont les un rendu Dieu matériel, les autres l'ame 745. telle ? Plufieurs ont fait coucher l6S g à ges avec des femmes, & ont attribu® cela leur exil du Paradis. Enfin Dir aucune folie, aucune impertinence qui 6e été foutenue par quelque Pere; Ces que je te montrerai dans ma premièle aie tre. On peut dire d’eux, fans leur pi injuftice, ce qu’un Ancien a dit des, lofophes fes contemporains. IMVibil que J'urdum dici poteft, quod non dicatur 40 07. Philofopborum. L:. des VoiLaA, fage & favant: Abukibak» Ge preuves bien évidentes de la foiblel® Gui l'efprit humain. Quel eft le morte" pourra fe flatter de connoître la Vébonne de marcher d'un pas ferme dans la, rs JES voïe, lorfqu'il verra que les Docteu reuts plus célèbres font combés dans Es, © ;;t0- les plus groflières, & ont préten0n ere rifer ces erreurs par les Ecritures» sent : le caraétère des Dogmatiques, ils ve es tout à leurs opinions; & quelques ie qu'elles foientc , ils n'en prétent moi - D CapazISTIQUES ; Lettre XXVII. 315 moins qu’elles leur font pour ainfi dire révelées. C’eft une chofe bien trifte que l'abus, que prefque tous les Théologiens Font des Ecritures ; CE Livr e bonheur du genre hu ufage qu'en font CEUX ul pliquer , pernicieux à Ja tranquillité publique. Ce font les différentes explications de Jerôme, de Luther, de Calvin, de uenel , &c, qui Ont troublé & qui trou-. ent encore toute l’Europe: 2 2678 ver eft le fort des hommes , fage Abükibak ! L’incertitude eft fi fort leur partape, il leur eft fi impoñible d’être jamais affürés de rien par leurs PTopres: Jumières ; que dès qu'ils veulent €? faire ufage dans explication des vérités qui leur font réÉveces, ils embrouillent Ces vérités, ils les Obfeurciffent, ils Es rendent le fujet fatal de mille difputes criminelles. Ho ! quel triomphe pour Îles Pyrrhoniens ; & qu'ils _auroient pa jetter les Peres dans un grand © embarras, s'ils avoient connu leurs Ouvrages , aufi-.bien que Ceux d'aujourd'hui Connoiffent les Livres des T'héologiens MO- dernes! : IL efttems de finir ma Lettre. Je. m'ac- Quitterai dans la première que je v’écrirai, de l'obligation que je me fuis impofée dans celle-ci: Te te falue, fage Abukibak, L'ET- , | 316 L'E TT R E 5 a LETTRE. VINGT-HUIT EME Len Kiber, au fage Cabalifte Abukibak: “HE rai point oublié, fage & favant AU < kibak, que je me fuis engagé de Préré "ver que les Peres de l'Églife On, auffi divifés dans leur opinion que l€$ As ciens Philofonhes, & qu'ils ont € ie - idées auffi abfurdes fur la nature de PIE . & fur celle de lame. J'emprunteril pers quelque moment le caractère gun Pres nien, & j'attaquerai ces Docteurs 2Y2 Le mêmes armes, dont ils auroient €fU : Combattre, ,, Vous ne méritez poir oi » leur dis-je d'abord, qu’on ajoute 55 à VOS difcours, parce que vous prete e » dez foutenir les mêmes vérités ; © jun fentimens font entiérement oppofés : es 5» Condamne ce que l'autre approuÿ fn” »» accordez-vous avant de vouloir ft « damner les opinions des autres, LE dire »» point affez pour être cru, que dE er: » que vous avez raifon 3 il faut pro ns >» Que vous êtes véritablement fondés vi >» VOS principes , qu'ils font clairs” af” » dens. Mais coment Oferiez-VOUS con” »» ler de même , puifque vous de urs ? » trarié par vos Confreres ? sand ’ D — » Quand VOUS conviendriez tous de la vé- »rité de certains fentimens, il 1 s'en- > fuivroit pas de là que je duffe les Tec int perfuadé 5 Voir, fi je n’en étois POIR js fuffent combattu par Mais je n'ai Pas une difcufion 8€ » fi je voiois qui » Ge fortes objeétions: > befoin de recourir à Merale de vos DrIDGIDES sul DE LE t » faire voir que vous Avez tort de mé- » prifer les Philofophes, j caufe de Îeur » divifion , puifque celle qui regne par” » mi vous, n’eft que la » leur. » Commençons d'abord d'examiner » quels font vos fentimens fur la Divini- » té. Les uns la font étendue & corpo- » relle: les autres veulent, ainfi que les 5; Stoiciens ; qu'elle foit répandue dans 5» l'Upivers, & qu'elle fit l'ame de toutes fes parties. Les autTE® prétendent »» qu'elte enferme en elle-même tous les CaABALISTIQUES » Lettre XXVIIL. 357 pas moins grande » Êtres, & qu'elle les enveloppe dans fon » étendue: d'autres, Enfin difenc que la Di- 5» Vinicé eft un Éfprit infini génué:entié- »» rement de tout CE qui appartient à la. » nature corporelle. _Parmi.tous CES fen- »» timens , dires-moi , je vous prie, quel » éft le véritable ? Vous repondrez. fans »» doute que c'eft celui que vous fourenez. »5 Puifque vous ne voulez pas que je croie ss un Philofophe parce qu'il eft condamné »> par fes Confrercs, pourquoi voulez-vous >> Que je reçoive voire opinion ; rejettée ps Par tant d'autres Docteurs? Suppolo à 5» qe SE CR } PTS x Le RE TAT RE. >> que vous foiez du féntiment d’Auguitins »» & que vous fouteniez avec lui que Î . 2» Divinité eft un Etre fpirituel, entiére- »» ment exemt de tout ce qui'a partient »» AU COrps , voici fept à huit Docteurs >» QUI VOUS ont précédé, & qui vous CON” »» damnent tous. je 7 ORIGENE * s'offre le premier Qui »» dit que la nature de Dieu nous eft 10° »» CONNUE, Que nous ignorons s’il n’a point »> Un Corps, & s’il n'eft point füujet à une >» forme déterminée, , »» TERTULIENT vient enfuite, & PÉ- ».tend qu'il eft impofñfible que Dieu n€ » foit point corporel , puifque tout Frs 22 RE SR a UT I : * Que cum ita fint, bec tamen fcribit.Or igencs | in Proem. Läibrorum #p{ apyav : Deus quoque guomodo ‘intellioi debeat inquirendum eft, corp0° reus, an fecundum aliquem babitum deformatus Le aktérius naturæ quam corpora funt, quod utique ? Drædicatione noftra manifefte non defignatur. Huet Orig. in Sacr. Scriptur. Comment. de Deo , Tom ΰ îb. 2. pag. ro. . .T Inde’ ef} quod Deumcorporalem efje abque. du bitatione decrevit Tértullianus., cum nlibi ad- VETS. praxeam Cap. 7. Quis enim negabits M7 quit, Deum corpus efje ,. eifi Jpiritus ef? D LAS LUS Enim corpus fui generis in Jua effigie » Je ë invifibilia ill quecunque funt:babent apud Re UUM corpus, €. fuam. formam, per que JO": Deo vifibilia funt ; us E quod ex ipfius Jub- | Jiantia miffum eft, Jine fubflantia mon eriti A0 . ibid. | TE Cagaursriques, Lettre XXVIIT. 819 # prit eft corps, & que ce qui n’eft point Corps neft rien. Il faut que l'opinion » de lertulien fût très commune de fon: “tems, & qu'elle pañlit même pour Or- » thodoxe F . puifqu’ Auguftin * - votre » Chef, lui, dont vous fuivez les fenti- “Mens, nous apprend que ce ne fut point »à çaufe de.ce fentiment que Tertulien fut condamné comme héretique, Mais Parce qu'il defapprouvoit Jes fecondes » nôces. Pendant plus de trois fiécles bien » des Peres ont cru Dieu f matériel, com- #Ment donc pouvez-vous reprocher aux Ë à hilofophes anciens Æ fentiment ; fous » tenu par vos prédéceffeurs ? - DER a Mopté le fyftême des Stoi- # Ciens . il différe d'Origene & de-Tertu- # Men, autant que ZÉnon DR ee 39 CE. " Tertulianus ergo, Jicut ejus Jcripta indicant ; nram. dicit, immortalem, gwidem , Jed eam corpus we Contendit , méque banc tantum; fed iplum etiam gl corporeum elfe dicit ; licet non effigiatum.; LUue tamen binc berericus creditur faëtus. Auguft. pes de bærefih Paulo poft: non engo ideo Tertu- US faëtus bæreticus , fed quiatranfiens ad Catapbry- NE quos ante deftruxerat , cepit etiam fecundas ’ _Wtias contra Apoftolicam Doëtrinam tanquam Jlu- Ta damnare , € pomodum etiam ab-ipfis divifus ; ‘ ef conventicula propagavit.. Aug- Lib. de bæ- L T Voyez les Mémoires Secrets de la Répub, des res, Lettre cinquième, . 826. LBPFE Tirer # il ne pouvoit avoit de fexe ; mais CO »» me il ne regardoit point les EfP 1 0- >» comme des êtres entiérement incofp e pes » rels; & qu’il entendoit: par ce MOL Ses » fubftance déliée, fubtile, invifible, 1802? > ainfi que l’éroit le Spirirus * des Se ÿ» CIS; il a recours à l'éternité de Die >> afin de moñtrer qu'il n’a pas pefoin » femme pour engendrer. Puifque id » dit-il, il naîc des animaux “ 3 } « 52 F es RS ou eñcore las Leéteurs à la ue fire des Mémoires de: la: Républiqu® der Témoires-de la! République Ou- Vrage, ; £ 11) :T-Quid opus ef} altere fexu, cum fucceiliont Fr SBEAnt qui futuri funt femper ? nam profett0 "? E minibus ceterifque animantibus diverfitas Jexusr EOUUS, € generatio nullam babetaliar rain nifi UT Omnig genera viventium, quando Juti fé ‘dîtione MOTtalitatis obitüra, mutua poffint Jus fe fione fervari. Deo aütem qui eff fempiterntsr 5; que alter fèxus , neque Jucceflio necefJaria GIE 50 et aliquis ut-babeos vel minifiros ; vel 50 0 fe Je pofit dominari } quid igitur Jexu opus 2 if 2000, Cum Deus, qui 7 omnipotens ; Pn mot femine polfit Jilios procreare ? ou fi 1 fl FM minutis animalibus id præflitits 4 qu € foliis matos Eÿ Juavibus erbis ofe la? sue exi/Fimes aliquis ipfum Doum, nifi ex per me ’ chéaus alterins non polfe penerare ? Ils ÉT 1304 #08 Imperiti EP infipientes tanquam D605 upon \, D" peter ici ce.que j’ai dit dans cet I CaracrsTIQUES » Lettre XXVIIT. 327 9 taines feuilles d'arbre, qui efl-ce qui ue Dieu ne puiflé Pro” fans le fecours d'une 5» femme ? Cette comparé »» ble, & ne fait rien au fujet dont il s’a- > git; Car Un Epicurien auroit repondu >» que ces feuilles produifoient des ani- »» Maux, parce qu’elles en contenoient la 5 femence, & que l’ordre étant toujours »» obfervé dans Îles chofes, il falloit auffi >» qu’un homme n€ pt être roduit que »» par les règles ordinaires. Un mot eûc » mieux réfuté les Païens que tout ce , long difcours ; mais CE que NO enten- « dons aujourd'hui par la fpiritualité n’étoit »» point connu de Lactance, & n'a com- , mencé à létre que près d’un fiécle après Fe Iuts quoiqu'il vécût du tems de Coni- » tantin. En général tous les premiers > Peres n'ont guères mieux réfuté les ,, Païens qu'Arnobe & Lattance. Ils les ,, accabloient , il eft vrai ; quelquefois 5 ;, mais enfuite ils Jeur fournifloient de ;, nouveaux moïens de défendre: leur cau- ;, fe. Par exemple; les Peres condam- _,, noient toute forte d'Idolatrie: elle avoit , été introduite felon Eux, PE? le Diable, e Voici Juftin Martyr qui en fait pie t 53 au oupant ÿ adorant , meme eft tam inconfideratus » je non intelligat fui[e mortales. Laétant, de fall Religione, Lib. I. Cap. 9--P0&: 28. X 4 è D { IR APAËE sn Te RocETT hi »s l'auteur, & qui veut qu'il eût donné AS 5 * Gentils le foleil, la lune, aln. $ » les adorer, & pour que .de l'adoratio® »» de ces aftres ils puflent s'élever à celle 5 de la Divinité: c’eft-à-dire felon ce PE 5» re, que Dieu étoit la caufe efficiente ;: 5» déterminative de l’Idolatrie ; qpe »» avoit d'autre moïen pour amenñcr JS >» hommes à fa Connoiflance, que de 55 faite idolatrer. | sb i Querque abfurde que foit cette 0e 55 nion, Clément d'Alexandrie l’a ad0P°: > f. Il a encore foutenu que Dieu 7°: » Corporel; ainfi felon ce Pere, la Div: 5» nité étoit double , puifque tout CE qe .ss €ft corps a des parties, & que tout ; 5» qui a des parties, peut être diviféïs . » JE ne finirois jamais, fi je rapPOE que » ici toutes les contrariétés qui 1€ ee e 5» Vent dans tous les Peres fur. la nat fe >» des attributs & les qualités de la DIT 4 » Nité. Convenez qu'ils avoient: ges » tort d’infulter les Philofophes fuf ke © ss divifion, & qu'ils s’expofoient à Ja, 7 Es t »» tortion d'u ils failoie | n argument qu ils # ; fon Me A) r poor © 4 TOY 6 MAYpaT Tes, Juftinus Martyr , Dialogo (a Clé > HA Théo a Q+ Mumyver Terme 4 914 émens ; Stromat. Lib, 6. pas CaBALISTIQUES» Leitre XXVIIT. 329- 5 fonner fi haut. Paffons maintenant à » leurs fentimens fur l'eflence de lame » 5» & nous verrons qu’ils n'étoient pas moins 5» divifés fur ce fecond article. OrrGEenNE croioit que les ames hu- »» maines avoient exifté avant la Création » du Monde; mais qu’aiant péché , elles > avoient mérité d'être renfermées dans » divérfes prifons » felon la diverfité de leurs crimes, les unes dans des aftres, » les autres dans des COTPS humains. Auouninedte moque de, EU opinion. ,» El rien, dit-il, de fi impertinen£ que »» de prétendre que s’il n'y a qu'un folei ,, dans le Monde, cela ne vient pas de la 32 fa- * Quid autem fhultius dici potef} quam per iflum Jolem, ut in uno Mundo unus efJet , non decor pulchritudinis , vel etiam faluti rerum corporalium confuluiffe artificem Deum , fed.boc potius eveni[Je, quia una anima fic peccaverat, ut tali corpore mereretur includi ? Ac per boc fi contigifJet ut n0n una, fed due, imo non duæ, fed decem vel centum Jimiliter æqualiterque peccalJent, centum Joles babe. ret bic Mundus? Quod ut non fieret, non opificis provifione mirabili ad rerum corporalium Jalutem decoremque confultum ei » fed contigit potins tanta unius anime progreffione peccantis, U? fola corpus tale mereretur. Non plane animarum) de quibus nefciunt , quid loquantur ; Jed eorum ipforum qui talia fapiunt multum longe 4 veritate, € merite € coercenda progreffio. St. Aug. de Civit. Dei , Lib. XI. Cap. 23. Tom. 7. pag. 299: | X NS 339 LE TT RE $& » fagefle de Dieu, qui l’a voulu ainfi pour 5» la beauté & pour l'utilité de l'Univers > mais parce qu’il eft arrivé qu’une ame » a Commis un péché qui méritoit qu'on » l'enfermât dans un tel corps ; de 101! »» que s’il fût arrivé que non pas une AInez >» mais cent, éuflent commis le même PE” »> Ché, il y auroit cent foleils dans Ie »» Monde? Ceux qui foutiennent une Pi » êille opinion, montrent bien qu 55 n’ont aucune connoiflance de la natul® 5 de l’ame. Tr Hide | | » TERTULIEN tâche d'établir PA s> plufieurs raifons qu’il eft abfolument nés 5» Ceflairé que l'ame foit matérielle ; } » prétend appuier fon opinion par l'ECIF 5» ture. Si lame n’étoit point corps» qe 5» il, * l'image de l'ame ne pourroit ps } TEA ss ES, 71S RS RL . * S5 enim non baberet anima corpus, non C4P ne fmago anime imaginem corporis, nec mentiretul à éorporalibus membris Scriptura Ji non erant. Vie eft autem illud quod ad inferna transfertur Po}. f Vortium corporis? quod detinetur? quod in ae Judicii refervatur ? ad quod Chrifius moriendo d cendit ; Duto ad animas Patriarcharum. : Sed En obrem ; Ji nibil anima fub terris? nibil enim Li Corpus ; incorporalitas enim ab omni genere euro dl libera eff, immunis ‘a pena € fouela, per La enim punitur € fouetur, boc erit corpus Dr de {flo plenius ËS opportuntus. Igitur Ji quid Pie menti Jive folatii anima percepit in carceré ver/orio inferum , in igne, vel in fini Arabes Lors EE SU RE RS Cagauistiques , Lettre XXVIIL. 33x #» dre l’image du corps. D'ailleurs, quel- 5» le eft la fubftance, qui après la mort. »» defcend aux Enfers, qui y demeure juf- * qu’au jour du Jugement, fi ce n'eit un >» Corps? Car cout ce qui n’eft point cor- >» porel, eft exemt de captivité, & ne » peut fouffrir aucune peine. Si ame exilte :» donc après la mort, elle doit être fen- 5 fible: foic qu’elle foit dans le féjour des » fupplices, ou dans le fein d'Abraham, 5 il faut toujours qu’elle foit corporelle , >» Ce qui n’eit point corps n'étant fufcep- » tible, ni de la douleur, ni du plaifir. Un +» Epicurien qui voudroit prouver la maté- 5» ialité de l'ame, raifonneroit de même »» que ce Pere de l’Eglife. »» ARNOBS ne S’eit pas contenté de », faire l’aîne corporelle , il a voulu qu’elle »» fût mortelle de fa nature, & qu’elle ne »» fubfiftât que par un miracle renouvellé » du Créateur. Selon ce principe, il-éta- » blit que les ames des Damnés feront > un jour * ancanties par le feu. Quel bata exit corporalitas animæ , incorporalitas enim mbil fâtitur, non babens per quod pati poflit: aut Ji'babet, boc erit corpus ; În quantum enim omne Sorpurale paffinle eff , in tantum quad paflibiie ef}, Corpus eff, Tertul. Lib. de anima , Cap. 7. Tom. 3. RAP SA CHA MUR vire me. * Et quis erit tam brutus € rerum confequentia nefciens , qui antmis incorruftibilibus credat aut tes Mébras tortureas polje aliquid mecere, aut tes PAU 332 Lee D TR ES » ft, dit-il, celui qui eft affez imbécile >» & qui raifonne, aflez peu conféauem » ment, pour croire que les ames font »» incorruptibles & incorporelles ? Si cela » Eft, Comment eft-ce qu’elles peuvent être »» foumifes aux peines de l'Enfer ? $ »» tout Ce qui n’eft point étendu; n'efl 5» point fujer aux loix de la diflolution» & 2» quoiqu'il foit au milieu des flammes » >» NE peut être oùtragé, & doit demeuré >> dans fon entier. D'ailleurs,une Ch > fans extenfion ne peut être fenfble à Je :5 douleur. Dans un autre endroit le M »» me Doéteur s'explique encore plus clair” » rement. Eft-il quelqu'un, dit-il, * (Les » ne voie que ce qui eft immortel, dU£ » CE Qui eft fimple, ne peut être fufCeP, » tible de peine, & que tout ce qui ef » fujet à la douleur doit être privé Le »» limmortalité ? Lucrece parle de m 2) qu'Ar- Ci] vw 1 Fluvios, aut cænofis g'urgitibus paludes , aut rotarut Volubilium circumaëtus ? Quod enim contigutr 10 el, € ab legibus diffolufionis amotum eff » Omnibus ambiatur flammis furentium fluminum ile batum mece[fe ef} permaneat £ intaëtum, nequt © um Jenfum mortifere paffionis affumere. AMO°* Lib, 2. adverf. Gent. pag. 190. Pi f # Quis autem bominum non videt quod ft Pr mortale, quod fimplex , mullum poffe dolorem Œ | mittere ; quod antem fentiat dolorem , immortalitate"® babere non poffe? Td. ibid. pag. I13. | NES ER ER NE ER à EN ER Re à OUR ner déttim 1 Bout er à RÉ En Caparasriques, Lettre XXVTIT. 393 » qu’Arnobèe , l'Epicurien & le Pere de »» l'Eglife font parfaitement d'accord. »» N'eft:ce pas, dit le dernier *, une et= »» reur groffière de vouloir aflocier l'a- |» vantage de l'immortalité avec la baffefte |» d'une nature corruptible Il faut que | » tout ce qui eft immortel foit capable de |; fe foutenir d’une manière inviolable con* >» tre lés coups qu'il reçoit, &. qu'il foit >» tellement inacceffible à la pénetratiOn; » qué rien ne puiflé lé pénetrer. L’exif- » tence éternelle d'une chofe dépend’ de >» Ce qu’elle eft hors de l'atteinte des im- »» preffions. CTI Te » LacTAnNcE + eft moins décifif qu’O« per EE EE ‘ 5 Tige # Defipore eff ; quid enimdiverfius efJe :putan dum ef}, Aut magis inter fe difjunêtum difcrepitanfque , Quam :mortale. quod, eji immortali jaique perenni Tir £ SFunêtum, in concilio Jevas tolérare procéllas:s RE TES ARR . * 0 » Preterea quecumque ‘Mmanent etèrna necef CA FES s TR PRE funt Jolido cm corpore ; refpuere itfus , Re EC Nec penetrare pati Jibi quidnam quod queaé -arêtas , Diffociare intus partes. - Lucret, derer. nat, Lib. 34 + Mentis quoque rationem iucombrebenfibilem ae qu EE 29 ARE PTTIERT ETS "e » rigene, Arnobe & Tertulien: Il avous qu'il ne connoît rien à la nature de l'a me, & qui plus eft, il prétend que Cour >» Ce qu'on en dit, n'a aucune füreté » .# felon lui, fur cette queftion un homme » fage ne doit rien décider. Voilà un PE »» re Pyrrhonien fur la nature de l'ame; » qui nelle feroit pas, en confidérant Lous » les fentimens oppolés des Théologien$ 35 ANCIENS ? RSR Arr - 5 1RENEE veut que l'ame * ait des 3» YEUX , üne langue, des doigts, enfin Lous » les autres membres des homines, qu € »» le Soit la reflemblance d’un corps» » NON point un corps. Que fignifie Ce 8% »» limatias ? Qu'eft-ce qu'une chofe qui £ » les membres d’un corps, & qui n'eli pa 4 Corps ? Cela eft auffi ininéelligible té 3 rca am Gene qui nefciat, nifi qui omnino illam non babét me ipfa mens quo loco fs, aut cujufmodi neféisls. 7 aria ergo a Pbilofopbis de natura ejus ac 1000 N° Putate Junt ; ‘at ego non diffimulabo quid ipfe Je Fiam » On quia fe ee adfirmem (quod € inf fl Pientis in re dubia facere).fed. ut expofita * ei di ù sultate, intelligas quanta fit divinorum operu" me FR UT de officio Dei ad Demetrianuli? ap. 16. ê " * Ergone non dicam vera conftantius ? (CI be (anima) oculum € babet Jinguam, € habet des tum, € babet cetéra Jimilia corporis membre Pé bec tota eJE corporis Jimilitudo , ee non COrPUSs Jr6n« Lib, 2, cap. 63 | 4 | | | 0 CABALISTIQUES ; Lettre XXVIIIL. 833$ s» myftères Pythagoriciens. Le même Iré- » née, contre. les fentimens d’un nombre 5 ibfini d’autres Pères *, veut encore ie 35 les ames deë Juftes n€ joüiffent point de 5 la gloire célèfte ; il foutient qu'en for- .# tant du corps, elles defcendent dans un », lieu invifible , où elles attendent un CET- *» tain jour marqué pour leur réfurreétion. s» Prefque tous les’ autres Peres nient l'e- >» xiftence de ce magazin, où Irénée loge 5» un fi grand nombre d’ames. » CLEMENT d'Alexandrie, qui a Cru » Dieu &les ames corporelles, les a auffi 5» renfermées dans un lieu fouterrain, & y »» a fait defcendre + Jefus-Chrift pour y >; prêcher les ames des Juifs, & les Apôtres pour faire quelques fermons à ;, celles des Païens, qui avoient vécu fe- 53 Jon la loï de nature: nie 55 AMBROISE à été d'un autre fenti- 5 ment : felon lui , toutes les ames , : f , méê- * Manifeflum eft, quia EP difcipulorum Chriffi, Propter quos € bœc operatus ef} Dominus , anime abibunt in invifibilem locum, definitum eis a De, Éÿ bi ufque ad refurrettionem commoraluntur. ibid. + Güny cèua h) Joy 0} ETaIkO » À mUTÈ AA MOLT HI » ATép djtnes 1 trl@ Aux aùraple. Travel Tab TL GUDITSS és, ms ysaga. Clemens, Strom. Lib. V. pag. 282. À Td.. Strom. Lib. VI. pag: 320. . $.Omnes oportes per ignem probari quicumque ad Peradifum redire defiderant. QC: + + + + Omnes 0poT« RE - : \ SAT, AR pm Temre: SL, ; commife, en mettant les Anges deDil » ÉD pour:les ÆEnfans de Dieu, &-dans un a » tre endroit les Enfans des Purffuns» pos »» les Enfans de Dieu. La feconde catile : #» cette-fable, c'eft.qu'on a:pris.les 7 :» fans de Noé, qui fonc ceux: qui: JOn€. >» appellés fils de Dieu, pour des :ADBES 2 :» CES enfans ajant époufé des filles, des" ho” »» Cendantes de Caïn , qui, à caufe de s »» Micide de leur pere ; étoient appelée »> Filles des bommes. ee A » VorLale fiféme de Cyrillé » les Anges: il ef à coup für auffi difé »» rent de celui des autres Peres, que e Opinions de Démocrite font Oppofées »» Celles d’Ariftote. Dans un autre endroit 5» le même Docteur dit qu'il eft contrat” 2 * à la raifon de fuppofer que les #° Dr + « 1 di Re ni Dei >. Ham quoniam fumina virbute pra erat, tmerito laudabatur , € vocabulo Dei € à nqu? tunc erant, bonoratuseft. Div. Cyril AIX drini Epifcopi £c. Lib. 9, Lom. 2. pag” por Edit. Bafilee , apud “Foanem Hervagiumn » an%0 f M. D. XLVI. Je me-fers d'une. Edition nr ment Latine , n’aiant point celle où le: text Grec fe trouve. É qui * Furoris enim penitus plenutm eft Angel0s Be 7aturG incorporei [unt) rudiore uti alimeni0 rs te, patrocinioque indigere cibi quemadmodwi 1 4- mata bec terreflria corpora.. Patet enims quif Je titus Junt , naturaque intelleftus , fpirituali quoi illos ac intelle&tuali frui alimento, Id. #n Evorié Yoan. Lib. 4, Cap. X. Tom. I, pag. 198: a OSCAR # 1 Cavarasriques, Lettre XXVTIT. 348 ges puiffentmanger, & qu’étant eXEMLS 5 de corps, & d'une nature purement » fpirituelle , ils ne prennent qu’une nOUT- 5; riture intellectuelle. C’eft-là une fc- ,» conde oppofition avec Cette foule de » Peres, au nombre desquels. eft Auguftin » * votre Chef, qui veulent. que les An- > ges & les Démons aient des Cotps. , DANS prefque toutes les autres mMatières les Peres-ne font pas plus d’ac- ,, cord entre eux, que fur les trois points 5» que nous venons d'examiner, qui font ;, les fondemens de toute la Philofophie. >, Parcourons encore quelques-uns de » leurs fentimens, ; ,>» AUGUSTIN » dont vous fuivez la ,, doétrine , prétend que pour faire de ,, bonnes œuvres, il faut non feulement ,, que notre volonté foit mâûe par une y grace divine ; Mais il prétend même que fans cette grace ; les bonnes actions » mêmes fe t tournent €n péché. Il ad-. 5» Met - # Confultez encore la Table des Matières au mot Ange, elle indiquera la Lettre où fe trouvent les pañages de St, Auguftin & des autres Peres, © + ZAtramen mors péccatorum peflima illorum, in quam , quos antequam faceres celum €S terram Jecundum aby{fam judiciorum tuorum oCcultorum » prefcivifii ad, mortem. @ternant + + : ut Jr ctiam ufque ad cœlos afcenderint , £? caput er Y 4 nubes B44 EE screrT Rx pes »» met Ja prédeftination * dans toute [on >; étendue. Chryfoftôme eft d’une opinion »» contraire f: felon lui, Dieu ne prévient >» point la volonté humaine, il ne donne ‘> fa grace & le moïen de faire fon. faluts >> Que lorfque Jes bonnes œuvres ont dér »> jà précédé, Qui croirai-je de ces Es SRE She re. RC nubes teïigerit, € inter fidera celi collocaveritit nidum futin quai flerquilinium in fine perdentif+ Aug. Lib. Solilog. Cap. XXVII. num. 4. Cet Our Vrage n'eft peut-être pas.de St. Auguftin. LES Benedi&tins de St. Maur font de ce fentiment 4 Mais dans bien des endroits de fes Ouvrages ik dit la même chofe. Le paffage qui fuit eft 40 ’ fort. Sie FRE * Nimie vgnicatis € cacitatis funt , Ji ia bis cofideratis noncum dionantur exclamare M0UI" Cum. © altitudo divitiarum Japientie € Jcienti® Dei ! quam inferutabilia [unt judicia ejus € inve" gabiles Vi@ ejus! Non itaque mifericordiæ gratuite Dei pertinaciffima “adverfentur infania £ . ++ "7, Tec de in/crutabilibus Jjudiciis ejus audeant judicaré Ur Enim in una eadem caufa fuper alium vente mifericordia ejus, Juper alium maneat ira ejus. 10: ad Sixtum Epift. 194. Tom. 2. pag. 725: Eai. | Paris. 1670. oper. & fud. Monachorum Ordinis | Si. Beñedifi e Congregatione Sti. Mauri: J'aver” tis les Leëteurs.que je me fers toujours de cette | Edition. k | f EvSav Se Fluide Un à Save Ts Dune MAO n Des Tu dopéaie , NV 20° aù paie ajÉripesSe T aÙ TI set, paçay An, rôre aër@ mode d'iénmy iuiv rie 7aTRlft ects Chrifoftom. in Soan. Homil. XFZ. E CaBaALISTIQUES ; Lettre XXVIII. 34$ : Peres? Ils ont chacun un grand nom- >; bre de Partifans: Je ne puis me ran- »» ger parmi les uns, qué les autres ne me 5» Condamnent. | ©, Vorcr une nouvelle oppofition en- »»tre ces deux Peres bien plus confidéra- , ble, Nous avons vù qu'Auguftin con- ; damne les'enfans * morts fans Barême, ;» au feu ‘éternel, rejettant les Lymbes. >> Chrifoftôme desapprouve également >» ces deux opinions: il prétend que quoi- » qu’on baptife les enfans , ils fonc f 5» éxemts de péchés ; il place dans Îles >» Cieux ceux qui meurent fans Batême. ,, Nous allons encore voir Auguftin ;, oppofé à Jérôme. Ce dernier { borne ,; les ‘connoïiflances de la Providence di- ,, vine : il foutient qu'il eft abfurde de ;, croire que Dieu fait combien il y a de ;, moucherons fur la terré. Auguftin dit ( 4, au contraire que tout eft connu à Dieu, RERE es PR Ut: * In regnum Crlorum , non accepto regenerationis lavacro , pañvulus nullus intrabit. Augüft. ad Sixtumi. Epiftol. 194. tom. 2, pag. 728: . Ÿ Aix 870 à Ta rond Barriéenu à TÀ ApapThlaTe Fox txevrx. Chrifoft. Aomil. ad Neophyt. L Abfurdum eft ad hoc Dei deducere majeftatem ut Joiat per momenta fingula quoi nafcuntur culices ; quotne moriantur, Hieronim. Comment in Habac. Cap. +. is $-Æt tamen providentia Dei, cui nofiri capilli Ys que” Bus L'ILE sœuN. Robe | ; qu'it fait le nombre de nos cheveux» | ,, qu'il he tombe pas un feul moineau Ê terre, que @@ ne {oit par fon ordre € ., volonté. Laquelle de ces deux: opinions 'adoptetai-je ? Suivrai-je celle de | érôme: 7 Auguftin me-traitere d’héretiques PTE 3 drai-je la fienne ? Jérôme me nommera ur » flateur fhupides; c’eit ie nom qu'il donne ;, ceux qui la croient: il les appelle Ja ;, tuos adulatores. Mais voici: EnCOïE Ë » même Jérôme, qui porte la défenfe des Ce , condes nôces aufli loin que (LertuliéP ? 5; & qui eft prefque regardé comme here” tique par d'autres * Peres fur cet art” » Cle, Quel parci prendrai-je encore dans » cétte nouvelle difpute ? MHIER >» 1& fuis dans un embarras mortel Jf > ne puis faire un pas que je ne fois aï? êt à 5 ptr quelque nouvelte divifion. ! ,5 me dit que l'Efprit Saint peutm L. s ficieufement, Auguitin le nie. Ces »» queftion eft agitée entre eux deux avec toute l’aigreur & l'indécence poffble % >» les injures groffières , les inveétives je >» emploiées de part & d'autre : jam ‘7, Arifto r entir ofpafer in terram, (fc. Auguit. Epif. 194 ‘ Sixtum. ‘ if * Hieronimus durior fuit bigamis ; ita F- si lenius agatur , vix, poffimus fllum a repré € [ um criminationibus diberare, Concil. Tor. pag. 490, | : . it numerati funt ; fine cujus voluntate 707 cal | | ne” CABATASTIQUES , Lettre XXVTIT. 347 »5 Ariftote: ne :traita avec Tant de mépris ,» fon ancien maître Platon, ni les Philo- >» fophes qui l’avoient précédé, que Jérô- » me, votre Chef Auguftin. ,Cæ n’eft donc pasfeulement dans-Pin- >» Certitude qu’on trouve de la reffemblan- » ce encre les Peres &es Philofophes ; »» mais encore dans la manière indécente 5» de critiquer. Je vais plus loin &.je 5» foutiens que dans les matières de Mo- : rale les Peres ont été non feulement di- »» Viés, mais qu'ils ont adopté les erreurs s» les-plus groffières des différentes Sectes >» Philofophiques, Parmi un nombre d’e- »» Xemples que je pourrois citer, Je me »» contenterai d'en rapporter deux bien ., décififs.… Bañile veut que tous les péchés ;» foient égaux, & qu’au * jour du Juge- ,, ment Dieu les punifle d’un même fup- , plice ; c'eft-là un des principaux. do- ;, gmes des Stoïciens. Pécher , dit Cice- 53400 Ci outrepañler la ligne. qui >» diftingue le bien du mal : le. mal eft ;» donc de la pafler; que ce foit de beau- , > COUP * Bañl. reoul. € breviar. Interrogai. 233. € Spa: re t Siquidem eff. peccare ; tanquam tranfilire. li neas ; /quod cum feceris ; culpa commifja ef : “ s ; quam longe progrediare , CUM femel tranfieris ; aû augendam culpam nibil pértiner, Cicer, parud, 34 Cap, I, BAS. ARR DDR MEN » coup ou de peu, le péché n’en eft n! >» plus ni moins grand. Il eft étonnant »» qu'un Peré ait pû adopter une opinion »» auii vifiblement faufle , & dont >» Païens fe font moqués eux-mêmes ; fen- »» tant combien elle étoit pernicieufe à 18 >, Société. La raifonne veut pas, dit 07 >» TACC Se qu'un homme qui prend unC où >> dans un jardin, foit auffi coupable qu'un » autre qui vole pendant la nuit dans » Temple. II eft néceflairé d'établir dE >» règles qui impofent dés puñitions con” 5) formes aux crimes, & l’on ñe doit poine »» foüetter jufqu’au fang un homme ; qui »1 NE mérite que deux ou trois coups de »» bâton. Il me paroïît que le Poëte dans 2) Ne 1e Hier raifonne plus fenfémer® »> que le Philofo ‘Pere »» l'Eglife. PR de RE » VOTONS encore une autr » groffière & monftrueufe des ‘Platonici »» Ens, adoptée par un autre Pere. pla” 5» ton ; dans fa République des pétnese e erreur * ANec vincet ratio boc, tantundem ut pecceb idem qué Qui teneros caules alieni fregerit borti, : Ot qui nofturnus Divüm facra legerib. Aëfit regula, peccatis que penas irrogét Œquasr Ne Jeutica dignum, horribili pleltere fps Nam ut ferula cedas meritum majora Jubire Verbera, cum dicas effe pares res. £ Se Horat, Sat. Lib. I Sqbe 3! 4 . 5 fous le vain pr _agere , nec in Vico aut P CaraiistiquEs ; Lettre XXVI/I. 349 ÿÿ vouloit qu'on établit la pluralité des 55 femmes ; Clément Romain approuve » cette loi, qui détruit de fond en COM ble toures les règles de la pudeur de » amour conjugal & de la bienféance ; 3 qui égale le genre humain aux Drutes » érexte de l'utilité publi- 55 que, comme fi ce qui éft honteux, © >» deshonnête pouvoit jamais être véri- 55 tablement utile. Loin de condamner ;, une opinion auffi blämable que celle de » Platon , Clément dit que Je plus fage , des Grecs avoit eu raïilon de prétendre , qué toutes les chofes devoient être , communes entre les amis , & que les ;, femmes étoient fans doute * comprifes ;, dans la communauté des biens. Que » les Peres après cela, crient COntre les 5 Ciniques , que votre Chef Auguftin Ÿ ;, déclame contre eux » qu'il dife qu’ils | > avoient _* In omnibus autem funt fine dubio €? conjuges. Concil. Tom. I. Can. Diletiffimis , quai. I. tauf. T2. + Hoc illi canini Pbilofephi, boc ef Cynici. non Viderunt proferentes contra bumanam verecundiamn y quid aliud quam caninam, boc ejt immundam impudentemque fententiam ? ut Jcilicet quoniam juflum eft quod fit in uxore, palam non pudeat id Go aut plaiea qgualibet conjugalent concubitum devitare + + + * * : Nam etfi perbibent boc aliquando gloriabundum feciffe Diogenem » îta putantem SeStam Juam nobiliorem Jura Ji a [A RS 952 LE TT -RxE 21/2 /, torius, n'étoient pas plus ani ,, l'efprit de:paix & d'union. » 44 2: fx me figure, fage & favant Abukibak» que fi les Peres revenoient aujourd huis & qu’un Philofophe leur tint un pare! difcours , ils fe départiroient fans doute de l'argument qu'ils oùt emploié fi four Vent, ste Je te falue. D LETTRE ViNGT-NEUvIÈEME: pet Afaroth ; du Jade Cabaïjfe Abukibik E ne tai point écrit depuis quelqu tems , fage & favant Abukibak, * Ÿ nétoit arrivé. aucun évenement ARTE ños demeures Infernales , digne de: être communiqué. Je nai même rien de por veau à t’apprendre aujourd'hui ; C€ LE dant, pour ne pas tarder davantage à ? crire; je t'envoie la converfation de ie Hollandois , qui m'a paru aflez dive cé fante. Le premier eft venu ici depui quelqüés mois, le fecond y defcendit y a trois jours. En arrivant, il reco nut d'abord fon ancien compatriote » Cr. voici les difcours qu'ils fe firent mutué lement: 11 DRE CasazisTiques, Lettre XXIX, 353 #» DIALOGUE ENTRE DEUX » HOLLANDOIS. »s | HOLLANDOIS. ,»s Hat Vous voilà ! Monfieur V***, »» Je fuis charmé de vous rencontrer en » arrivant dans ce féjour. Le plaifir de >» vous voir adoucit le chagrin que j'ai » d’être mort ; je m'ennuierai moins dans »» les Enfers.que je n’aurois cru , puifque » je pourrai parler avec vous des affaires » de notre ancienne patrie. 5 5 I. HOLLANDOIS. > Ma foi! mon cher Monfieur So ***, > Vous ne pouviez pas manquer de trou-: »» ver dans ce païs des gens de votre con- » noiflance. Le Médecin qui m'y a fait »» defcendre affez promptement, a fait fai- 5 re’ à plufieurs le même voïage. Je ne »» fais pourquoi, depuis quelque tems , il » ft plus réfervé fur l'expédition des paf- »» feports qu’il accorde à fes malades, Au- »» Toit-il par hazard, & par bonheur pour » la ville de la Haye, changé de demeure? Le Ciel, touché des malheurs de >» nos anciens compatriotes , les auroit-il » délivrés d’un Médecin plus cruel & plus »» dangereux que la Pefte & la Famine? Tome L. Z PI On OS AIRE LD LT REPAS » lier, & qui marque le mépris qu'il ps | ss fait; enfuite il les traite d’ignorans -»» d'imbécilles. : F'ai une véritable obligati0® | >» au prétendu Critique a dic Aaron MOn£E” | >> Ca; de vouloir bien me regarder commet les »» premiers génies du Roïaume. Je ne JUS 5» plus fâché qu'il ait parlé de l'iltujtre V0 »> latre., le Rival de Virgile, avec tant La ,, mépris. Fe croiois qu’il n'y avoit que «le 4 » l'infolence € de la bétife dans fes décifionss ss J€ VOIS par le jugement qu'il porte JUT ls >» Plus grands hommes ,. qu'il y a de la J oué >» € de l'extravagance. Doit-on s'irriter. C0 tre un fou, qui , attaché dans le font #7 L ne sa contre les paffans toutes ss &rofftéretés que lui it Jon imaginall 1» dérégllee que lui fournit Jon imag! »» JE ne faurois approuver l’indifféren” » C£ & l'infenfibilité de l’Auteur des 24 »» tres Juives,. Quand ce ne feroit que POUF » me venger, & ceux à qui ce maudit » Charlatan a fait efluier un fort auf » trie que le mien, il devroit appref” » dre au Public quel cit l’homme qui : 5» voulu l'attaquer. En le démafquant» il » Tendroit un fervice-confidérable à plu” » fieurs honnêtes gens , qui donneroi »» Peut-être dans le même panneau gUÊ | » Celui où je fuis tombé, Que fait-on cé | 2> QUI peut arriver ? Peut-être que le sale tim” ” | »» IT. Hozranpots. TE CanarrsTiques, Lettre XXIX. 36r y» timbanque , ne trouvant plus en Hoi- » lande des gens afflez: dociles pour vou- 5 loir fe laifler tuer, ira faire des rava- » ges confidérables dans quelque autre »» païs. Malheur aux Nations où il fixe »» fa demeure! Pour prévenir ces incon- » véniens, il faudroit qu'Aaron Monceca » fît par charité ce qu'il ne veut pas fai- »re pour fa défente. Il eft à craindre 5 d’ailleurs que les inveétives & les inju- »» Es groffières qu’on lui dit,ne prévien- » nent contre lui des gens qui ne = » connoiflent pas. Ila déjà affez -d'enne- »» Mis, & lorfque je vivois EnCOrE ; les »» Moines, & fur-tout les Réverends Pess tes, Jéfuites, ne lépargnoient guères. » I. HOLLANDOIS. »» J’Ar entendu dire à quelques perfon- »» nes qu'on lui repréfente toutes ces »» Chofes d’une manière.très vive, & que 5» fes amis condamnent fa patience , & la »» taxent de foiblèffe & d'indolence ; mais »ilfe contente de leur repondre : Mef » fieurs, le bon Jens s’avilit à fé juftifier. »» Convient-il que je perde le tems à illuftrer »» un faquin ? Prenez Patience encore quelque : >» tems, il reviendra bientôt dans Ja forme 5» Ordinaire. ous le verrez au premier jour »» remonter fur fes.treteaux. Alors , ne Jérai-je »» pas pleinement juftifié ? Quel mal pourra-t- »» Ü me faire? Fe veux méme que pour fact- | Z 5: ,, liter r . 0 965 : Li omimemomenié 5 ditér de débit de fes: critiques, ik s'en Jerub >» pour envelopper les: poudres EF les ‘drogues ss Qu'il dendra : on'n'en fera pas un plus 8T0P 3 Cas que des papiers qu'il y joignoif autrefois s 55 € dans lefquels il vantoit leurs grandes qua 5 tés € les admirables cures qu'elles avoient > faites. Je vois bien que vous. n’approu” s5 Ve point la façon de penfer d'Aaror Monceca , &que vous voudriéz OU” # jours qu’il d'âppt votre ‘afaffin mais 55° 1y a pas apparence qu'il vous-donne 55 Cêtte confolation, : Cependant , 61-11 4 5» dit peu de jours'avanc de mourirs qu > pouf fatisfaire {es amis qui le-perf 5 tofent, il a compofé. une: Piéce ‘allez » fngulière ; mais qui n'eft-poinc. écrite » dans le goût des Satires; on affüre que 1» C'eft le meilléur ‘dé-tous fes:OuvraBe. »» Il Y prouve démonftrativement , & “ 5 10h la méthode’ des Géometres’, qu? 3 W'eft pas plus obligé de répondré se ».nvectives” de fon Critique ; que fi SA * 18 partoient dela plume derGartou” 19 Che; où de quelqu'un de ‘fes fuppôts: : 5» EI. HorLAND O1$. e L# » CE que vous m'apprenez ‘ine paroi » très intéreffant; mais vous difiez QU >» cette Piéce n’avoit rien qui tint de la » Satire , il me femble que le: parallèle | 57 P'Eft pas trop flatreur. Je conviens por "1 5 tant que d'affafhin à affaffin il n'y 4 fa | #2 c.. CaraLiSTiQUESs Léître XXIX. 363 #rlumaitr, & que tuéf ün 10mmMEe par une + +5 faignée’ ordonnée mäl-à-propos; où l'en- 4ÿ voier ‘dans ce Mondé par un coup de » piftolet, c’eft nee lui faire faire »> un voiage fort ifpracieuxs 7 lie : + HOLLANDOISS, “ous en voulez toujours 4 lPignoran- 5» Ce du Charlatan.quivous 4 expédié af- , fez vité. Mais je vous dirai quonma 5 affüré que dans la Piéce dont je VOUS” »rpatles il n’eft ‘point-du tout queftion du » Cricique, entant que:Médecin. C’eft ce _»5 qui n'a part fort fingulier ; Car je ne » fais fur quoi Aaron Monceca. fonde fon 5 fentimént. ‘Jesrfuis au’ défefpoirde ÿ in’avoir pa lire fon Ouvrage ‘avaht 5 d'arriver ici, & je fouhaitéroisbien | 3 qu'ibovint quelqu'un ‘de Vautre Monj52dez pour nous én° apprendre dés: nouivéligsih-a07si7 Dr Le 8 FRA eLPMES : SOIN 1449 di 1 #4, II HoÿÉANDOISe : ee 25 NOUS m'aveze dir ‘que Île Charlätan 3 vifitoit encore quelques maladés ; foions 55 donc: affûrés qu'itenértardera pas cOn- ;; tenter notre envie N'éût-il qu'un feul ;; dé “nos: anciens cohipatriotes entré fes ;, mains, il l'énverfa bien-tôt nous “tenir 35 COMPABNIE. 55 | oui à HQE 4 (Fe fouhaite ; fagc Se favant Abukibak , U que Le 364 EE: TI rar: x: 1819 ; que la converfation de ces Hodantioi puifle te plaire. Gardes-toi topjonre; te livrer à quelque Vendeur d’orvié érigé en Médecin. ja gaaloiies JE te falue en Belzébuth, &.par Bt zébutb. | ; TRE LETTRE TRENTIEME … Le Silphe Oromañs, au |Cabalifie Abukibak. D Mar E paffai il y a quelque tems à Amftet” J dam, fage PRO Er Abukibak: Le .Curiofité m’engagea d’entrer: -dan$ te cabinet d’un homme de Lettres dé KR ville : je parcourus tous fes livres: & Les Papiers, je trouvai Ja Rélation d’un! Yi > ge en manufcrit, qui me parut très UE fante. Je Ja Jûs avec plaifir, & je Cro? que tu ne feras pas fâché que je t'en es € Un précis, tel que :ma:mémoire peut le fournir, D: le —: L’AurTEeur s’embarqua à Toulon pour fe rendre à Genes: de Genes , il fit-VOi e Pour l'Ile de Corfe: de Corfe il paf 1 Malthe, & de Malthe à l'Argentière. fait un détail des chofes les plus perse lières & les plus:curieufes qu'il ; a hr * _ | CaaLISTIQUES , Lettre XXX. 465 | dans ces païs ; mais, COMME elles ont. été | remarquées par plufieurs autres voiageurs ; & qu’elles te font parfaitement connues » je ne m'y arrêterai pas: Peut-être ferastu bien aife que j'entre dans un détail plus circonftancié fur les faits qui concernent les Ifles de la Gréce. L'AUTEUR trace un portrait vif & délicat des mœurs des habitans de l’Argentière. Tu fais , fage & favant Abuki- | bak, que cette Ifle peut être regardée au- | jeurd’hui comme Île temple de la volupté. Les Turcs, les Grecs, les Malthois, les François, Îles Anglois , &C. y rendent leurs hommages à Venus 5 quoique cette Déeffe n’y aitpointun Temple, ainfi qu’elle en avoit un à Cithere, elle n'y reçoit pas moins d’offrandes. Les équipages des vaifleaux qui abordent dans cette Îfle, courent autant de rifque que Télemaque dans celle de Cypre. Ils s’en tirent même avec moins de gloire que CE jeune Grec, n'aiant point de Mentor qui les arrache d’un lieu auffi dangereux: C'eft unc chofe aflez particulière que toutes les femmes d'un païs, foit qu’elles foient filles, foit qu'elles foient mariées » reçoivent fans façon les étrangers chez elles , & pour une modique fomme les introduifonce dans leurs lits. Sk:lon. lifois dans Hérodote ce qu’on voit aujourd’hui COmM- munément.dans plufieurs Ifles de l’Archipel, on traiteroit cet Hiftorien de men: teur. ic den En | 366 ,-LA IE Time Er: 80 Fe | teür,) Plufieurs perfonnés ‘ont rejetté ce, | ‘qu'il a dit de là communauté des fem mes, obfervée par les Nafomenes. Pour- | quoi ne peut-il pas y avoir des ‘hommes | Qui aient fait, il y“a deux mille ans, Par les loix.& par les maximes , ce ‘que des femmes font aujourd’hui par la coutume & par l'intéré? #7 247! nr "DE l'Argentière, l’Anteur alla à Mifi tha ; C’eit l’ancienne : Lacédémones ; parlé ‘amplement des refles antiques qui a vûs dans cette ville: La Pefte y faifoit un grand ravage dans le tems qu'il ÿ 47 rva; Ce qui lui donna occañon. d'éxami” net” quéls étoient les remèdes ‘les ‘PUS fûrs Contre Ja Contagion. 1 prétend que le meilleur eft une boiflon ,; faite avec du jus de citron & d’ofeille. Confidérés » favanc Abukibak, la fagefte de Ja divin Providence: elle a pris foin de faire pro” duire à tous les païs des plantés & fruits, propres pour la guérifon des maux Où Pon y eft fujet. Elle a voulu donne aux hommes des moïens aifés @& faciles de fe garantir & de fe guérir des mal dies, que les différens climats peuvent leur caufer, & leur a fourni dés remèdes prochains, pour ‘qu'ils trouvaflént u prompt foulagément à leurs maux , 10° Être obligés d'aller le chercher dans de contrées éloignées. ‘Les Nations ne d0! VENT jamais fe plaindre de leurs maux» envier le fort des autres-en ce qui roue | CarazisTiQUESs, Leitre XXX. 367 de le partage que l'Etre fupréme a fait'entre elles. Si elles manquent de certaines chofes, elles ont d’autres avantages, & elles ont quelques biens , dont leurs voi nes ne joüiflent pas; elles ont auf des maux qui font inconnus aux autres. L£s habitans de Mifichra prétendent que la Pefte eft caufée par les-vapeurs que lés tremblemens de terre font exhaler d'un vafte cimetière +. mais il n’eft-rién d'auffñi abfurde que ce fentiment; car dans . certaines Ifles de P'Archipel où les: trem blemens font très rarës 3 2@:marrivEnt/pas. quelquefois dans un fiécle, la Pefte y eft cependant toutes les années. En ‘partañt de Mifithra , PAuteur fe rendit à Conftans tinople. La Rélation qu'il fait de ce qu’il a vû-dans cette ville, eft très curieule:$ elle contienttout ce que les voiageurs ont dic de.bon &.d’utile, fans en avoir le fu. perflu. De Conftantinople il alla à Stan< chio,, da patrie d'Hippocrate , & en qualité de difcipte & de feétateur de ce grand homme, il examina & deffina les plantes les plus curieufes que cette Ifle produit: en abondance. 11 femble, fage & favant Abukibak , que la Nature ait voulu donner à Hippocrate tous les moïens & tous les fecours pour perfeétionner fes Connoiffances. : Peu contente de lavoir doùé d'un beau génie , ellele fit naître au milieu des plantes les plus rares ‘& les plus fpé» cifiqués.:: De quoi ne vient point à bout un nur nenennnnnensnne EN NS DB. MER ENT: TERMS un homme d’efprit, qui peut, quand il le veut, joindre l'expérience à l'étude & à la méditation ? D £ Stanchio, l’Auteur paffa dans l'Ifle de Rhodes, & enfuite dans celle de Chipre. Ce païs, autrefois fi vanté, où Venus choïfit fa demeure, où les ris , les jeux & les graces folatroient fans celle » eft aujourd’hui la proie des Barbares. Les Turcs qui en fontles maîtres, ont détruit & renverfé tous les plus précieux reftes de l'Antiquité ; auffi la Nature femble-t-el- le vouloir venger l’outrage qu'on a fait à ce que l'Art avoit produit de plus beau. L'air de Chipre eft aujourd’hui très: mauvais & très-mal fain: autrefois il infpiroit la tendreffe, aujourd’hui il donne des fiévres très dangereufes. J’alternative € un peu différente ; & quand même il fe- Toit vrai que l'amour feroit un mal, je € Croirois toujours beaucoup plus leger quE la fiévre, du moins eft:il he aifé à gué- Tr. Une Belle porte toujours dans fes Yeux la guérifon de fon amant: elle n’a qua vouloir , elle eft fûre de finir tous fes maux. Un Médecin, avec la meiïlleure volonté, envoie fouvent fes malades dans l’autre Monde. “AUTEUR attribue le mauvais air de Chipre à la fituation de fon terrein. dit que les bords en font extrémement élevés, & que l'Ile. étant faire comme un vale, les eaux qui n’ont pas d'ifues pou CaBALISTIQUES , Lettre XXX. 369 pour s'écouler, croupifient ; & caufent la plûpart des maladies. Cela paroîc très- Yraifemblable : il refte cependant une difficulté , c’eft que l'Ifle aiant été la même de tous les tems, Jes mêmes inconvéniens dévroient s’en être fuivis , & l’on ne voit point chez les Auteurs ‘anciens que J'air de Chipre ait été auffi contagieux qu'il left aujourd'hui. 3 sc? Apres avoir vifité cette Ifle, l’Auteur fe rendit à Alexandrette, de-là à Damäs , & de Damas au Mont Liban. Il parcourüt ce Mont, habité par les Drufes ; fon Premier foin fut de s'inftruire de leurs Mmœurs & de leurs coutumes. Il examina avec attention Ces peuples , dont on débite tant de chofes, & avec fi peu de certitude, la plûpart de ceux qui en parlent he les connoiffanc point du tour. If dé veloppé avec beaucoup de précifion leurs coutumes & leurs ufages; & lorfqu'il Y en a qüelque-une dontilne peut favoir la raifon, ou l'origine , il aime mieux avoter fon ignorance », Que d'inventer des fables felon la coutume ordinaire des voïageurs, qui pour la plûpart ne font pas difficulté de donner leurs vifions & leurs idées chimériques pour des vérités au“ thentiques. : Srl'on raïoit dans les Ouvrages de quelques Ecrivains. de voiages Fous les menfonges qu'ils y Ont inférés, il arriveroit fouvent que dans de gros 7 Quarto Tome I, Aa en