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Dictionnaire des jardiniers ...Tome Septieme

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æ & Eu = Hi pe PE DICTIONNAIRE. JARDINIERS, ConNTENANT les Méthodes les plus sûres et les plus modernes pour cultiver et améliorer les Jardins potagers, à fruirs , à fleurs , et les Pépinieres ; ainsi que pour réformer les anciennes pratiques d'Agriculture ? avec des moyens nou- yeaux de faire et conserver le Vin , suivant les procédés actuellement en usage parmi les Vignerons les plus instruirs de plusieurs Pays de l’Europe; et dans lequel on donne des Préceptes pour multiplier et faire prospérer tous les Objets soumis à l'Agriculture ; et la maniere d'employer toutes sortes de Bois de Charpente. x Ouvracs traduit de l'Anglois, sur la huitieme Edition —… pe Puiripre MILLER. DHR URE SOCIÈTÉ DÉGENS DEDÉTTRES DÉDIÉ AMONSIEUR TOME SEPTIEME. me AATINSSS nent Se 3 æ Chez GUILLOT , Libraire de MONSIEUR ,rues. - Jacques , vis-à-vis celle des Mathurins, () DICTI NNAIRE JARDINIERS. SE N SENECIO. Tourn. Inst. R. H. 456. tab. 260. Lin, Gen. Plant. 857, ainsi nommée de Senescere, devenir vieux, parce que, dans les contrées méridionales , et dans les tems chauds , elle fleurit bientôt, et dé périt vite. Sa semence représente ussi la tête d’un vieillard : on lui donne encore le nom d’Erigeron, de as printems ; devenir vieux , parce qu elle Heurit et: de YHPATXE , ‘en hiver, et devient vieille au prin- tems. On la nomme encore Herba Pappa , parce que ses semences sont garnies de duvet. Seneçon. Caracteres. La fleur est composée de plusieurs fleurons hermaphrodi- tes, qui forment le disque, et de demi-feurons femelles sur les bords ou rayons ; ils sont renfermés dans. un calice commun, cylindrique, rude, écailleuxetrétrécisur lehaut; les fleurons hermaphrodites sont tubulés , en forme d’entonnoir, et découpés sur leurs bords en cinq Tome VIL, SEX parties réfléchies ; ils ont cinq petites étamines semblables à des poils, réu- nies à extrémité etterminées par des sommets cylindriques, avec Un germe ovale , couvert de duvet, placé sous la corolle, et qui sou- tient un style mince, couronné par deux stigmats oblongs et roulans : le germe se change dans la suite en une semence couverte de duvet, et reri= fermée dans le calice ; les demi-fleu- rons femelles, quiformentlesrayons, s'étendent au-dehors en forme .de langue, et sont découpés e en trois parties au sommet: Ce genre de plantes t estrangé dans la coude section deladix-neuvieme classe de LINNÉE, qui comprend celles dont les fleurs sont composées . de feurons: hermaphrodites fruc- tueux, et de fleurons femelles sté- riles. Cet Auteur a ajouté à ce genre plusieurs especes de Ragwort de ToURNEFORT. Herbe à chiffons ou à franges, la Jacobée, etc. Je ne parlerai point des especes tiges de leur bâse, et sontterminées | 8 SEN tout où elle est une fois établie’: ses üges, qui s’élevent à quatre pieds de Eauteur, sont garnies de feuilles ünies, en forme de lance » de cinq pouces de longueur sur trois de large, scies surleurs bords »etalter- nes : ses fleurs sont jaunes , à rayons, et forment une espece de corymbe sur le sommet de la tiges elles pa- roissent en Juillet, et sont remnplae cées par des semences garnies de duvet, qui müûrissent en automne. Alussimus. La neuvieme, qui est Griginaire de la F rance, ressemble un peu à la huitieme ; mais sa racine n'est pas rempante: ses feuillés sont pluscourtes , et leurs dentelures sont très-petites ; elles embrassent les en pojnte plus aioué: ses fleurs sont produites en paquets plus gros et plus serrés sur le: sommet de Ja tiges. elles sont d’un jaune plus pâle que celles de la précédente, et parois- sent vers le même tems, Ê Orientalis. La dixieme espece est originaire du Levant : Où elle a été découverte par le Docteur Tour. NEFORT, qui en a envoyé les se- mences au Jardin Royal de Paris ; elle a une racine vivace et une tive annuelle ; ses feuilles les plus basses Ont un pied de longueur sur Œuatre pouces de large dans Je milieu , et sont un peu en forme decimeterre, la côte du milieu étant courbée au. dehors vers. fa pointe; elles sont SE N unies et légerement dentelées sur leurs bords ; la tige, qui s’éleve à quatre pieds de haut, est garnie dans toute sa longueur de feuilles plûs petites, qui embrassent à moitié la üge de leur bâse: les fleurs naissent au sommet en un cofymbe:com- primé; ellés sont d’un jaune foncé , etont des raÿogs comme celles des especes précédentes ; elles parois- sent à-peu-près dans le même tems.: Ces especes se multiplient aisé- ment par semences, ou en divisant leurs racines. Cette derniere mé- thodeest#énéralementsuivie, quand une fois on a obtenu des plantes, parce qu’elle est plus prompte, sur- tout pour la huitieme espece, dont les racines sont sujettes à s'étendre et à se multiplier trop fort, si elles ne soht pas gênées. Le meilleur tems pour transplanter et diviser ces racines , est l’automne, quand leurs tiges sont flétries , afin qu'elles puis- sent pousser de bonnes fibres avant le printems. Ces plantes son trop grandes pour de petits jardins, ct -ne conviennent que dans les larges plates-bandes d’un jardin d’une vaste étendue : on les place à côté des bois , et on laisse …emrelles au moins quatre pieds de distance, Quand elles sont entremélées avee. d’autres plantes d’un cri haut, dans de pareils emplacemens, elles font une variété agréable, | Lorsqu'on veut les multiplier par | leurs SEN _ Jeurs graines, 1l faut les semer au printems sur une plate-bande , ar- roser la terre de tems en tems dans les tems secs, pour faire pousser les plan- tes ; et il fautles tenir nettes de mau- vaises herbes, Quand ellés sont en état d’être enlevées, on les trans- plante sur une planche , à un pied de distance , Où on peut les laisser jusqu'à Pautomne , pour les placer alors à demeure. Incanus. La onzieme espece qu'on rencontre sur les Alpes, est une plante vivace et peu élevée ; car ses tiges ontrarement plus d'un pied de hauteur; toutes les parties de cette plante sont couvertes dun du=. vet tres-blanc; ses feuilles sont aï- _ Jées et dentelées : ses fleurs sontre- cueillies en un corymbe rond etserré sur le sommet de la tige ; elles sont de couleur d’or, et à rayons. Elles paroissent dans le mois de Juin, mais elles produisent rarement de bonnes semences en Angleterre, On multiplie cette espece en en- levant ses têtes au printems; on les place dans une terre marneuse et à lombie , où elles pousséront des racines, et pourront ensuite ètre transplantées dans une plate-bande à Pexposition du levant, de maniere qwelles ne reçoivent que les rayons du soleil du matin; car cette plante se plaît dans un sol doux et. mar- neux,et ne veut pas être trop ex- posée au soleil: son feuillage blanc Tome VII, SE N :g produit une charmante variété » quand il est entremélé avec dau- tres plantes ; et comme celle-ci ‘exige peu de culture , et qu’elle moccupe pas beaucoup de place, elle mérite d’être admise dans les pe- tits jardins, | 2e Rigidus. La douzieme espece , qui a été envoyée du Gap de Bonne- Espérance, s’éleve à la hauteur de six où sept pieds, avec une tige d'arbrisseau branchue, et fortement garnie de feuilles rudes, dont les bâses embrassent les tiges celles du bas ont quatre pouces de lon- gueur sur un et demfde large; mais élles sont d'autant plus étroites, qwelles sont plus voisines de l’ex- trémité ; elles sont roides, velues, oblongues, en forme de cœur, d'un vert foncé , et dentelées sur leurs bords : lésfleurs, qui naissentaux ex- trémités des branches, sont radiées, et d’un jaune brillant. Cette plante continue à fleurir durant une grande : partie de Pété , etses semences mi= rissent en automne. Hici-folius. La treizieme espece croit naturellementau Cap de Bonnc- Espérance ; elle a une tige d’arbris- seau fort branchue, qui s’éleve à la hauteur de quatre ou cinq pieds, et pousse de tous côtés des branches irrégulieres , garnies de feuilles roi- des , irrégulières , d'environ trois pouces de longueur sur neuf lignes : de large, profondément divisées sur B ire) ST | leurs bords, grises en-dessous, et dont la bâse embrasse les tiges ; les fleurs , qui sortent en paquets clairs AUX extrémités des branches , Sont fadiées, et d’un jaune pâle, Cette espece fleurit durant une grande partie de l'été, et ses semences mui- rissent en antomne. — Halimi-folius. La quatorzieme ; qui est encore originaire du Cap de Bonne-Espérance, à une tige d’ar- brissean, qui s’éleye à la hauteur de sept Où fuit pieds, et pousse dans toute sa longueur des branches gar- mes de feuilles oblongues , ovales, dentelées sur leurs bords ; de deux pouces et demi environ de longueur sur presque deux de large , charnues etblanches : ses fleurs naissenten-pa- quets lâches aux extrémités des bran- ches , presque en forme d’ombelle : elles sont radiées et d'un jaune pâle: - ellés paroissent en Juillet eten Août: mais elles produisent larement de . bonnes semences ici, - Les trois dernieres espéeces. sont op tendres pour. Pouvoir résister en plein air aux froids de nos hivers ; mais elles nont besoin cependant que d’être mises à l'abri des fortes gelées : ainsi, en les tenant dans des pois, et en les plaçant.en hiver où sous un Vitrage ordinaire ou dansune orangerie , avec d’autres especes de plantes dures, qui exi gent beaucoup . d'air dans les tems doux , et qu'il suffit de mettre à Pabri des fortes gelées ; on peutles conserver en 4x gleterre, e. On les multiplie toutes aisément par semences ou par boutures ; mais la. derniere méthode est la plus piompte et la plus généralement suivie ici On plante ces boutures pendant. tout l'été dans une plate- bande à lombre, où elles prennent aisément racine : on les enleve en-. suite en motte; on les met chacune séparément dans, des pots remplis dune bonne terre de jardin potager: On les tient à Pombre. jusqu’à ce quelles aient formé de nouvelles racines, et on les expose dans une situation plus ouverte, où on les. laisse jusqu'aux fortes gelées ;.alors on les met à couvert, éton les traite comme les autres plantes dures de - Porangerie, . Quand on veut les multiplier par leurs graines ,on les répand au com mencement d'Avril sur une têrre fraiche exposée au levant, et on les arrose de tems en tems dans les tems doux. Lorsque les plantes poussent, -on les tient nettes de mauvaises ber- bes ; et lorsqu’elies sont en état d’être ‘enlevées > On Îes met enpots, eton les traite comme celles de bou- ELITE. a LEE SENECON. Voy. SENECro. SÉNEVÉ (017: MOUTARDE, . - SINAPIS, Z, —- , SEN SENNA. Tourn. Inst. R, I. 618. . 320 Cassia. Lin. Gen. 46 , ainsi cpese de Sana, San, parce que feuilles rendent la santé. 2 Senc ue Caracteres. Le calice de la - a cinq feuilles concaves ; a corolle est ses ? composée de cinq pétales ronds » 2 Œ concaves ; étendus et ouverts. La fleur à dix étamines penchées, et terminées par des sommets oblongs et arques: ; le germe est rond, com- primé, et soutient un, style court, et couronné par un stigmat obtus. Çe germe se change dans la suite en “un 16 gume lisse, rond , comprimé; - divisces par une cloison intermé- diaire , dont chacune renferme une ou deux semences à pointe oblon- gue. — - Ce genre de plantes estrange.dans la preiniere section de la. dxieme classe de LINNÉE , auquel il a joint la Cassia. Gette section renferme les plantes dont les fleurs ont dix étami- nes et un style. Les especes sont: 1°, Senna À lexandrina ,foliolis qua- drijugats = _lanceolatis , ACUIIS ; SENÉ avec quatre paires de lobes en forme delance, et points. Senna Alexandrina, sivè Pie acu- sis, C.B. P. 3973 Séné d'Alexandrie, à feuilles aigues … Cassia Senna. _. Sp. Plant, 539. Syse. Plant, tom. 2. p. 253: Sp. 154 … e courbé , età. deux cellules = SEN 2°, Senna ealica, foliolis quiniquè- . IÈ Jagatis, cordatis, obtusis ; SÉnC avec des feuilles composées de cinq paires de lobes en forme de cœur, et obtus, | Senna Tralica , sivè foliis obrusis. Ci B. P. 307; Sémé d'Italie , à feuil- les obtuses. - Senna. Dod. Pempi 361. Cassia Senna, Lin. Sp. Plant. 539: Syst. Planr. tom. 2. p.253. Sp. 15: = Alexandrina. La premiere espece: croit naturellement en Egypte; elle est annuelle , et s’éleve à-peu-près à : la hauteur d’un pied ; avec une tige droite , garnie de feuilles aîlées, et | composées € de quatre paires de peuts lobes , terminés = | pointe aigue. Les fleurs naissent en paquets fiches au sommet de la tige ;-elles sont jaunes, et composées de cinq pétales ronds et concayes , avec dix étamines dans le centre, qui entourent le style. Lorsque la fleur est passée , le germe se cunee en un lé gume rond, Le, età deuxcellules, qui i fenferment cha- “cune une ou deux semences oblon- gues, Les feuilles de cette espece sont d'usage en Médecine; on les. connoît dans Îles boutiques sous le nom de Séné : on les apporte. annuel- lement d'Alexandrie, ce qui a fait ajouter au nom de cette plante celui “de cette ville. Cette espece se multi- plie par les graines, qu il faut semer de bonne heure au printems sur une bonne couche chaude. Quand Bi F2 SEN * les plantes ont poussé , et qu'elles sont assez fortes pour êtreenlevées, on les met chacune séparément dans de petits pots remplis d’une terre riche et légere; on les plonge dans une nouvelle couche chaude, et on les tient à l'ombre jusqu’à ce qu’elles aient formé de nouvelles racines ; après quoi on les traite comme la plupart des plantes exotiques et ten- dres : carcormmecelle-c; estannuelle, ellene fleurit pas dans ce pays, à moins qu'elle ne soit avancée au Printems, Ainsi, il faut la tenir cons- tämment dans une couche chaude Pendant tout lété, etlui donner beau- Coup dair dans les tems chands. Par Cette méthode , J'ai eu souvent de ces plantes en fleurs, maiselles ont farement perfectionné leurs semen- ces en Angleterre (1). — — — (x) Les feuilles, et les siliques ou folli. cules de Séné ont une saveur amere nauséa- bonde, et une odeur forte ; lorsqu'elles sont fraîchement recueillies. Ces différentes par- ties , qui sont d’un usage fréquent en Méde- Cine, sont très-purgatives > €t poussent Éga- ‘lement les suenrs et les urines; leur vertu Purgative réside principalement dans leur Principe huileux - éthéré-volatil : - leur. partie résineusegfixe, Ce premier prin- “eipe purge doucement, et avec sûreté, et le second est sujet à exciter des tranchées assez vives : C'est-pourquoi on doit se confenter de faire infuser ses feuilles, et ne point lés faire bouillir, à moins qu'on ne veuille les donner en lavement. La partie Sommeuse qu'elles » Cf dans SEN Si on envoyoit les semences de cette plante dans la Caroline Méri- diopale, on pourroit Fy multiplier bientôt assez pour sufäre à la con- sommation de la Grande-Bretagne. Les habitans de FAmérique font usage de feuilles de plusieurs especes de Cassia, en place de celles-ci, ainsi que de celles de la Poinciana, Fleur de Haie, Fover-Fence > qu'ils ap. pellent souvent le vrai Séné. - Jtalica, La seconde espece estori- ginaire des Indes, d’où ses semen- ces m'out Été envoyées. Quoiaqwelle soit nommée Italienne, elle ne croit cépendant pas naturellement dans ce pays. Cette plante, qui est aussi annuelle ,; s’éleve avec une tige branchüe , à un pied et demi de. Contiennent, pousse plutôtlesurines, quelle ne lâche lé ventre , et tous ces principes réu- nis sont assez fortement sudotifiques , sur- tout lorsqu'on fait prendre ces feuilles en poudre, On les prescrit ordinairement en in- “fusion depuis deux gros jusqu’à une once, en y. mêlant une décoction de Pruneaux, ou en y faisant entrer quelques substances aroma- tiques, telles que les semences de Fenouil, d'Anis, de l’écorce de Citron , des feuilles : de Mélisse , où quelque Sel alkalin végétal, pour leur servir de correctifs Les feuilles de”Séné” entrent dans diffé- rens éléctuaires purgatifs ; et les follicules : dans les pillules tartarées de Querceran. Gn doit observer de he point s’en servir lorsqu'il y a quelque disposition infamma- toire, non plus que dans les maladies de poitrine et les hémorrhoïdes, a SER - hauteur; ses feuilles sont ailées, et ont chacune cinq ae de lobes en forme de cœur; ellessont rénversées : de maniere que leur pointe touche les branches , et que la partie obtuse est tournée vers le haut: elles sont de couleur de vert de mer, et d’une substance . épaisse : ses fleurs, qui naissent aux extrémités des branches, sont de la même forme que celles de Ja précédente, mais plus grandes, et d'un; Jane plusbrillant, Sion hâte les progrès de ces plantes au prin- tems, elles fleuriront en Juillet, et on pourra ainsi en obtenir de bonnes sèmences > — On multiplie cette e espece comme sé premiere, et elle exige le même traitement. Les feuilles de celle-ci ont été quelquefois ordonnées en Médecine; imais on ne croit pas leurs vertus égales à celles de la précédente. - SENNA. SÉNÉA VESSIE. Foy. Corures. É — SENNA. SÈNÉ DE SCORPION ou Sxé BASTARD. Voy. EMERUS. SENSITIVE. Voy. Murosa | SITIVA.. æ SENSITIVE BASTARDE. Foy: TÆSCHYNOMENE, SERAPIAS, Lin. Gen. Plant, 903. SE R | #2 Helleborine, Tourn. Inst, RH. 4364 tab. 249; Hellébore bâtard, Helle- borine. “ Caratteres, Ceue plante a une tige simple : la graine de la leur està une certaine distance ; Le germe soutient la eur qui n’a point de calice, mais seulement cinq pétales ovales , oblongs, étendus , et fort rappro- chés au sommet; le nectaire est de Ja longueur de la corolle, creusé à la bâse, ovale, bossu au bas, et dé- coupé en trois pointes, dont celle du milieu est en forme de cœur et obtuse, .et les autres sont aiguës; la fleur a deux étamines courtes , pos= tées sur le pointal , et terminées par des antheres érigées, et plactes sous la fevre supérieure du nectaire ; son germe » qui est oblong, tordu, et situé sous la fleur , a un style placé sur la levre supérieure du nectaire, et couronné par un stigmat obtus ou usé; il se change , quand la fleur est passée, en une capsule ovale, obtuse, et à trois angles, armée de trois ste sous chacune desquel- les s'ouvre la valve d’une cellule, remplie de petites semences. Ce genre de. plantes est rangé dans la premiere section de da vingtieme classe de LINNÉE , qu comprend celles dont les fleursn'ont que deux étamines sjointes au style. = especes sont : : 39. Sérapras Helleborine , bulbis ct , floribus erectis, bracteis brevro- 14 SER ribus : Helleborine avec des bul- bes fibreuses , des fleurs érigées , et des bractées plus courtes, Serapias latifolia, Lin, Syst. Plans, £ 4n P. 28. Sp, 7, | Epipacts Helleborine » CYINbA carit= lagineé depressé , yernice Splendente 2NUTCIA , flore minore, Crantz. Ausrr. fase, 6, p. 467, z. 1. f Ée _—. Damasoniur flore mixto. Riu. Hex, Le | | Feleborines recentiorum Genus. IL, Cus. Pann,p. 275. et III, p. 276. Helleborire montana | lati - folia. C.-B. P. ; Helléborine oz Hellé- bore bâtard de montagne, à larges feuilles. 2°, Serapias Damasonium , bulbis fibrosis, petalis nectario longioribus , ob- TUSIs, foliis lanceolatis, nervosis : Hellé- bôrine à bulbes fibreuses, avec des pétales obtus, plus longs que le nec- taire, et des feuilles nerveuses et en forme de lance, - Epipactis canle Pauci-floro , lineis obrusi lobelli levibus, Hall, Hely, 1298, f. 41. — _ Helleborine flore albo , vel Damaso- Alum montanum latifolium, C. BP. 197; Hellébore bâtard à fleurs blan- ches, où Plantin de monta gne à lar- ges feuilles, _ Damasoninm Jlore albo. Riu. Hex, f 5. - +. S'erapias grandiflora. Lin, Syst, Plant. tom. + Pe 30, Sp, 7 107 &. p. 29. Sp. 2. SER - Serapias ensi-folia, Syst, Veg. Mur Re F4 3%. Serapias palusiris, bulbis fkro. s?s ; Sérapias de marais » à bulbes f- breuses. : Serapias lonoi.folin: Lin. S ySE. Plant. Éelleborine angusti-folia | palustris ; sivè pratensis. C, B.P, 187; Hellébore bâtard de marais où de prairie, à feuilles étroites. ÆEpipactis foliis enS1-formibus , canli- 715, floribas pendulis ; labello obtuso, oris plicatis. Hall, Hely. 7.1206, 4. Serapias lari - folia, bulbis fibro- SIS , nectarii Labio quinque-fido , clauso, foliis lanceolaris > ETVOSIS , amplexican- libus ; Sérapias à bulbes fibreuses dont la levre du nectaire est décou- pée en cinq parties, et fermce avec des feuilles nerveuses et amplexi- caules, — ee | Helleborine lati-folia , flore albo, clauso. Raii Syn. 2. 242 ; Fellébore bâtard à larges feuilles , avec une leur blanche et fermée, =. Il ya quelques autres especes de ce genre qui croissent naturellement en Angleterre et en Trlande: mais - on 3 comme je ne les ai pointvues, jaime mieux ne pasen parler, que dé les . décrire aussi imparfaitement qu’elles _le-sont dans les livres. On en trouve aussi un grand nombre d’autres en Amérique, dont jai des échantil… lons dans ma collection hais. comme je n'ai point yu croître ces SE R dernieres especes , jé : met pärlerai point non plus, - Helleborine, La premiere especé croît naturellement dans des bois, et dans d’autres lieux couverts de plusieurs parties de PAngleterre; ses racines sont composées de plu- sieurs fibres épaisses et charnties, qui produisent une tige simple dun pied de hauteur ,noueuse, et garnie à chaque nœud dune: feuille rrer- veuse ; celles du bas sontoyales, et celles du haut en forme de lance, terminées en pointe aiguë, ét am- plexicaules ; la tige est ornée vers . Je haut des, fleurs ;qui ressemblentun -< sont. Tine couleur PHFPAFEES : sous la fleur est placée une téte _oblongue et canelée, qui, lorsque la fleur est passée ; se gonfle, et devient une capsule remplie de fort ‘petites semences. Cette plante fleurit dans les mois de Juin et Juillet, et perfectionne ses. semences en au- tomne. | _ — Damasonium. T- seconde espece se wouve dans le bois de Stoken- : Church , -Comté d'Oxford, et dans plusieurs parties du Westmoreland et du Comté de Lanca; elle a des racines charnues , fibreuses, et un peu moins.épaisses que celles dela précédente ; ses tiges, qui s’élevent à plus d’un pied de hauteur, sont garnies de feuilles nerveuses en le mouche vuidé, SER - 1S forme de lance, terminées en pointe aiguë, de trois pouces de longueur sur un de large , d’un vert luisant, et sessiles : ses fleurs sont disposées alternativement sur le haut de la tige ; elles sont blanches, et ont. tTOIS pétales extérieurs , larges, et deux plus petits en-dedans : au cen- tre de cette eur est placé un nectaire : brillant ou ouvert, qui paroît avoir deux aïles. Cette plante fleurit vers le même temsque la précédente. Palustris. La troisieme espece, qu’on rencontre dans des bois ma- récageux de plusieurs parties de l'Angleterre , à une racine charnue et fibreuse » qui pousse une simple tige d' un pied et demi de hauteur, garnie au bas de feuilles nerveuses , en forme d’épée , de quatre pouces de longueur sur un de large, qui embrassent la tige de leur bâse, et sont terminées en pointe aiguë ; le haut de la uge est garni de fleurs d'une couleur de pourpre foncé, et disposées en épis lâchés ; elles ont cinq pétales, et renferment un large nectaire , qui ressemble au corps d’une mouche, avec une tête jauna- tre, rayée de pourpre, ‘et un corps blanc. La levre qui pend en bas est blanche et frangée sur le bord. Cette plante dédrit dans le mois de Juillet, Lati=foha. La quatrieme espêce a été découverte dans le Comté de 16 SE R Hertford ; mais on la trouvée depuis dans plusieurs autres endroits : sa racine est composée de fibres char- nues ; ses tiges, qui s'élevert au- dessus d’un pied de hauteur, sont garniés de feuilles nerveuses, en forme de lance , et amplexicaules; la tige est terminée par un épi lé che de fleurs blanches, composées de cinq pétales et d’un large nec- taire à cinq pointes, et fermé ; le germe est oblong , canelé, et se change dans la suite en une capsule de même forme, remplie de petites semences. Cette plante fleurit en Juillet. On conserve rarement ces especes dans les jardins , parce qu’il est dif- ficile de les multiplier. Quelques per- sonnes ont cependant entrepris de les cultiver : on les enleve des endroits où elles croissent naturellement, quand leurs feuilles commencent à se H£trir, eton les plante dans un lieu humide, et oùil y ait del’ombre: ces especes y feront des progrès , et elles y produiront des fleurs. SERJANA. Voy. PAULLINIA. L. - SERINGA ou SYRINGA. Voy. PHILADELPHUS CORONARIUS. L, SERPENTAIRE, ov, DRACON- TIUM, L. SER SERPENT AIRE DE VIRGINIE ot COLUBRINE. Voy, SATUREÏA: VIRGINIANA. L. SERPENTARIA. Voy. ARISTO+ LOCHIA. SERPENTINE oz ESTRAGON: Voy. ARTEMISrA = cure SERPOLET. Taymvs ts PYLLUM. L, SERRARIA. SE SERRATULA., Dillen, Nov. Gen. 8. Lin. Gen. Plant. 031. Jacea, Tourn, List. R. A. His Sun, Caracreres, Les a sont COoMPo= sées de plusieurs fleurons herma- phrodites renfermés dans un calice commun , cylindrique, gonflé et écailleux , dont les écailles sont en forme de lance, et terminées en pointe aigué ; les fleurons herma- phrodites sont égaux, et en foïme d’entonnoir ; letubeestréfléchi, et son bord est gonflé et découpé en cinq pointes ; ils ont chacun cinq étamines courtes, semblables à des poils, et tenninéés par des antheres cylindtiques, et un germe ovale et couronné , qui soutient un style mince, ét surmonté de deux stigmats oblongs et réfléchis. Ce germe se change, SER change ; quand la fleur est passée , en une semence verticale, ovale, simpl e, et couronnée de duvet, muürit dans le calice. e genre de plantes est rangé dans la ee eco de la dix-neu- vieme classe de LINNÉE ; qui com- prend celles dont les Heurs sont com- poses de Heurons fructueux , et dont les-étamines sont = au style. _ Lesespecessont: ” © 1°, Serratula tinctoria , folis pinnati- fidis, pinné terminalt maxima. Hort. Cüiff. 391. Hort. Ups. 249. Flor:Suec. 660.713. Roy. Lugd.-B. 143. Dal. Paris. 246. -Pollich. pal. 2.760, Sar- reteavecdes feuilles à àpointes aïlées; dont l'extrémité du lobe estpluslarge. Serratula. C. B: P. Dod. Pempt. 24; Sarrette cohpiane, Sarrette des Tein- turiérs. = : Carduus unciorius, Scop, Carn ed, 2. Ra TOT 2°, Serratula altissima, fois lan- ceolato-oblongis, Serratis, subiistomen- rosis ; Sarretteavec des fenilles’oblon- gues , en forme de lance, scices , et. comvertes de duvet en- -dessous. Serratula Noveboracensis, Lin. Syst. Plant, tom. 3:p. 671: Sp. 6. Serratula Noveboracensis , altissima , fois Doriæ mollibus subrÿs incanis. Par. Bar. Prod. ; la plus haute Sarrette de la Nouvelle-Yorck,à feuilles mollés de Doria oz Herbe dorée, etblanches en-dessous. - Centauriure mediut ; No oveboracensez * Tome VIT, SÉR 17 lureum , Solidaginis folio , integro , te- nirer crenato. Pluk. Alm. 93. J- 109. 3°. Serratula glauca, folis ovato- oblongis, acuminatis, serratis , floribus , Calÿcibus sub-rotundis. Flor. Virg. 92; Sarrette à feuilles oblongues, ovales , à pointe aiguë et sciées, avec des fleurs en co- rymbe, et des calices presque ronds. Serratula Wirginiana ; “foluis co. Par. Bat. Prod. 227 ; Herbe à scie de Virginie, à feuilles roides. Centanrium medium, Martanum, folio- COrYrRbOSIS ; intepro Cirsii- nostratis ; more spinalis ee Pluk. Mant. 40. - 4°, Serratula. Squarrosa ; foliis linea- ribus calycibus squarrosis, sessilibus , acuminatis. Hort.. Cliff. 392. Gron. Virg. 116. Roy. Lugd.-B: 143 ; Sar- rette à feuilles linéaires ; ayec des- calices raboteux , sessiles, et ter minés en pointe aigue. à Cirsinum tuberosum , capitulis squar- rosis.Horr, Elth. 833 Chardon tubé- reux , à têtes rondes. Stebe Vireiniana}, suberosa-latifolias, : capisuljs séssilibus ; Squgmis foliaceis ; acutis , donatis. Moris. Hist. 3. p. 5 S, 1. 1. 27. f. 10. se. Serratula scariosa ; foliis lancea- latis , integerfimis ,calycibus Squarrosis, peduriculatis obtusis, lateralibus. Lin. Sp. Plans, 8183 Sarrette à feuilles en- tiéres et en forme de lance, avec des calices raboteux et des pédon- cules obtus , qui sortent côtés de la tige. C 18 SER Cirsium non Tarnosum ; folus lateras libus , flores ferens , pauciores majores, Gron. Virg. 1. p. 02. : Jacea latifolia V Irginiana , radice tu. beros. Banisr. Car. : Jacée de Vair- &inle, à racines tubéreuses. | - Enpatorio affénis . Armericana, bul- bosa, loribus scariosis Capitulis contex- ts. Pluk, Alm. 142, 1,177. fau 6°. Serratula spicata , foluis Lineari- bus , floribus sessilibus, Spicatis | canule simplici. Lin. Sp. Plant. Sr 9 ; Sarrètte - à feuilles linéaires » avec des fleurs €n épis, et sessiles, et une tige simple. à … Cirsium tuberosum , Lactucæ CAPitU= ds Spicatis, Dill. Eh, 8 Seti Tan. 82, Jacez non ramosa > {uberos& radice, floribus plurimimn rIgIdis, perangustis. Banise, Car, S: 927 ; Jacée non bran- chue , à racines tubéreuses , avec des fleurs le plus fouvent roides et étroites. e. Sræbe Virginiana tuberosa , angistt- folie, capitulis sessilibus. Moris, Eliss. 7. Pa 137 Se 7 de 27 TO . 7: Serrata Caroliniané , foliis lan- ceolatis., rIgidis, Cacueè Seras, catle corymboso : Sarretié à feuilles roides, en forme de lance , et scices à dents digues , ayec une tige ei Corymbe, : : Serratule Caroliñiensis ;. F ge Pus- Loris fotio, Hort.. Elh, 353; Herbe à scie de {a Caroline , à feuilles de Verge à Pasteur, (0) S £ se 8°. Serratula prealia » folus oblongo- lanceolarrs, INLeSerrinis subis hrsutis: SER « Sarrette à feuilles oblongues ; en forme de lance, entieres, et héris- sées en-dessous. Eupatoria Viroiniane ; Serratule Noveboracensis lationbus foliis, Pluk, Al. 14, t, 280. f6. ” 9°. :Serratula Alpina . calycibus Sub-hirsutis,ovatis, foliis indivisis. Lin, Sp. Flant. 816; Sarrette avec des calices oyales et un peu.velus, et des feuilles non divisées. . —: Carduo-Cirsium ; minus , Britanni- Cum , loribus congestis. Pluk. Alm.8 + Ru | Cirsiur humile Hontanurm. ,; Cyrno= glossi folio, polyanthemum. Mor. Hise. : 3, Pi 148 ; Chardon bas de MOnta- gne ; avec une feuille de Cyno- glosse , et plusieurs eurs. Tinctorias La premiere espece -Croit naturellement dans Les bois hu- mides et marécageux de plusieurs parties dePAngleterre ; maison l’ad- met rarement dans les jardins. Il v en a deux variétés, l’une à fleurs. blanches » et l’autre à fleurs pour- PIE; sa racine est: vivace. Les feuilles du bâs sont quelquefois en- tieres et quelquefois découpées pres- que jusqu'à la côte du milieu en plu- sieurs segmens ; elles sont. umies , d’un vert foncé.;.et nettement scices sur leurs bords: les tiges, qui s’é- levent à deux pieds de hauteur, sont garnies de feuilles à pointes ailées, dont le lobe de Pextrémité est-plus large que les autres; le sommet de 1 S ER ces tiges est divisé en plusieurs pé- doncules qui portent à leur extré- imité des têtes oblongues et. écail- leuses, ou calices qui renferment plusieurs fleurons hermaphrodites : ils paroïssent dans le mois de Juil- _ let, et produisent des semences qui imüûrissent en automne. Alissima. La ‘seconde espece est originaire du nord de l'Amérique ; elle a une racine vivace, de laquelle sortent plusieurs tiges canelées , qui s'élevent à la hauteur'de sept où huit pieds , eEsont garnies de feuilles en forme de lance, de Ja longueur de “quatre où cinq pouces sur un de _darge au milieu, terminées en pointe à chaque extrémité ,; légerement scices sur leurs bords, couvertes de duvet en-dessous, et sessiles. .Le sommet des tiges se divise en pé- doncules qui soutiennent des fleurs pourpre dans des calices écailleux: elles paroissent à la fn de J uillet; mais elles produisent rarement de bonnes semences en Angleterre. Glauca. La troisieme espece , qui setrouve aussi dans lAmériqueSep- tentrionale, a une racine vivace ; et des tiges. de six ou sept pieds de hauteur , de couleur pourpre, et ca- nelées ; ses feuilles sont oblongues, ovales, de trois pouces environ de longueur sur un et demi de large dans le milieu, terminées en pointe aiguë , roides , sciées surleursbords, et d’un vertclair sur les deux côtés. =. À ER 5 19 Ses Heurs croissenten un corymbe lâche aux extrémités des tiges ; elles : sont pourpre, et ont des calices ronds. Cette plante fleurit en Août, etne perfectionne pas toujours ses semences en Angleterre. Squarrosa, La quatrieme croît na- “turellement dans la Caroline, d’où ses semences n’ont été envoyées ; elle a une racine tubéreuse, qui pousse une simple tige de trois pieds environ dehauteutr, garniede feuilles roides, enticres, raboteuses , et d’un vert pâle sur les deux surfaces ; le haut de la tige est orné de fleurs ‘pourpre, avec des Calices oblongs ; rudes et cpineux; elles sortent des côtés de la tige alternativement, et la tige est terminée par une plus grosse tête : ces fleurs sont sessiles ; elles paroissent en Août: mais elles ne perfectionnent jamais leurs se- mences en Angleterre. Seariosa. La cinquième, qui se trouve dans la plus grande partie de l'Amérique Septentrionale, a une grosse racine tubéreuse qui pousse une tige forte ; canelée , de trois où quatre pieds de hauteur, €t forte- ment garnie de feuilles étroites , en forme de lance enticres ; et de trois pouces environ de longueur sur un ët demi de large. Le haut de la uge “est orné'de longs épis lâches de fleurs pourpre » qui sortent latéralement sur des pédoncules longs et émous- “sés ; elles ont des calices larges, Ci DE SER rudes., et, composés ‘d’écailles. en forme de coin: les fleurs. du sommet de Pépi Paroissent les premieres ; er celles qui sont au-dessous leur suc- Cedent; ce qui.est contraire À ce qui arrive dans le: plus grand, nombre de plantes qui ont leurs fleurs rangées en épis; car, dans ces dernieres les #eurs du bas paroissent les pre- nuieres, et celles du sommet les rem- placent. Cette plante fleuri dans le MOIS d'Août; mais ses semences ne Mürissent point ici. | + Spas. La ions espece est Aussi originaire de. l'Amérique Sep- tenirionale; elle a une lacine-tnbé- reuse, de laquelle sortent quatre tiges simples, de.deux ou trois pieds de hauteur, et garnies de feuilles fort étroites et Unies, dont celles du bas ont plus de trois pouces de lon- gueur; rhais elles deviennent plus petites à mesure qu'elles sont plus voisines du sommet : elles sont pla- cces sans ordre autour de la tive, et sont sessiles à leur bâse; le haut de l uge est orné de fleurs Pourpre - plus petites que celles de la. précé- _-dente, sessiles à la tige, et qui for- ment un épi long et lâche : elles pa- roiSSentvers le mêmetems que celles -de la Ciquieme. - Carolinianz. La septieme, qu’on rencontre encore. dans PAmérique -Septeñtrionale, æ üne racine vivace et fibreuse, qui Pousse plusieurs tiges de plus de Six pieds. de bau-: SER teur , canelées, et garnies de feuilles en forme de lance, desix pouces et . Plusdelongueur vers le bas des tiges; SUT UN pouce et demi de large dans le milieu , et terminées en. pointe vers les deux extrémité ; mais elles sont moins grandes à mesure qu’elles sont plus voisines du sommet, Ces feuilles sont rOides, profondément scices sur leurs bords ,set:d’un vert pile en-dessous : le haut de la tige est divisé en petites branches qui forment un corymbe -clair de fleurs pourpre, irrégulieres dans leur hau- teur, quelques Heurs. Ctant postées sur de plus courts pédoncules que les autres; leurs calices sont ronde, : et les écailles -SONt terminées en pointes hérissées. Cette espece fleurir dans les mois de Juillet et AOût; mais elle ne produit point de bonnes se- mences en Anglererre.. Prealra. La huitieme espece croir naturellement dans la Caroline ; elle a une racine fibreuse et Vivace; sa tige est branchue, et de quaire pieds de hauteur : ses feuilles on Septpou— 5 Pptp ces de longueur sur un et demi de large awmilieu, terminées en pointe aigue , et sont entieres, velues en dessous, et sessiles à la tige. Les feurs croissent en pâquets lâches aux eXttémités des branches : celles ont _dés calices ovales , et COMposés de - quelques écailles terminées en poils hérissés : ses fleurs sont d’un pourpre pôle ; mais comme elles Paroissent SE K tarden été , ellesne produisent point de semences ici. Alpina. La neuvieme espèce naît spontanément sur le sommet des montagnes , dansle pays de Galles ; et dans le nord de PAngleterre : on Ja cultive rarement dans les jardins ; sa racine est vivace , et produit deux ou trois tiges d'un pied et demi de hauteur : dou vert foncé, canelées , et garnies dans toute leur longueur de feuilles d’un vert foncé, dont _celles du bas sont dentelées, et celles du hautentieres ;. elles ont environ trois pouces de longueur sur presque un pouce < de. large ; depuis le milieu _dé Ja üge jusqu” au haut > sortent des - branches latérales, crigées et termi- nées par de petits paquets de fleurs pourpre ; avec des calices oblongs, minces, et un peu velus. Ces leurs paroissent dans les mois de Juin et Juillet, _ Culiure. Les huit premieres espe- ces sont des plantes dures et vivaces, qui réussissent en plein air en An- gleterre. La premiere est peu eulu- vée dans Les jardins ; £ mais fes autres sont souvent conservées par Îles cu rieux. Les quatrieme , > cinquième et sixieme ont de grosses “racines noueuses : on les muluplief par leurs graines; mais comme elles mirissent rarement en Angleterre, il faut jes faire venir de leur pays natal. On les seme sur une-plate-bande, à lexpo- vent être - dans les places qui leur sont desti= -ncés. Ces plantes fleuriront dans été suivant, et leurs racines dureront S ER of siion du leyant, où le soleil ne donne que le matin; car si ces se- mences ctoient exposées au soleil du midi , elles. réussiroient difficilé- ment, Elles levent souvent dès le pre- mierété ; si elles sont semces de bonne heure au printems : : inais comme elles restent quelquefois c dans la terre une année entuere avant de pousser, si les plantes ne paroissent pas dans la saison , 1l ne faut pas pour. cela remuer la terre; mais on se contente de la tenir nette de mauvaises herbes jusqu’au: prin- tems suivant. Lorsque les plantes auront poussé, on les tiendra hñettes -de mauyaises herbes ; et sielles sont top serrées , où en enlevera quel- ques-unes ; tandis qu’elles sont jeu- nes , et on les plantera dans une autre plate-bande de terre légere ét marneuse, à quatre pouces =. dis- tance : On pourra les laisser dans cette place jusqu’à Pautomne ; mais alors celles-ci et celles du semis doi: transplantées avec soin plusieurs années, si elles sont pla- cées dans un sol léger, marneux, et pas trop humide. Les autres especes vivaces peu- vent être- mulupliéesen divisantleurs racines. Le meilleur tems pour faire cetteopération est l’automne ; lors- 22 SE RS que les tiges commencent à se flc- tir; car lorsqu'elles ne sontenlevées qu’au printems , et que la saison est seche, les racines ne sont pas suflr- Samment établies pour bien fleurir dans la même année, On ne doit les diviser que chaques trois ans , si l’on veut qu’elles deviennent fortes, et il ne faut pas non plus les partager en petites têtes; car elles nauroienr point d'apparence dans la premiere ‘année, Comme ces plantes s’élevent beaucoup, il faut les placer au mi- lieu de larges plates-bandes, ou avec d’autres du même crû ; On peut les mettre d'espace en espace entre des arbrisseaux, et sur le rivage des bois, Où elles produiront un bel effet, tan- dis qu’elles seront en fleurs; et … comme elles n’exigent aucun autre soin que d’être labourées au prin- +ems, et d’être tenués nettes de mau- vaises herbes, elles sont très-pro- près pour garnir de pareils en- droits. ee =. On multiplie aussi ces especes par leurs graines. Quand on peut _S’en procurer de bonnes, on les seme Dulbeuses ; et quand les plantes poussent, on les traite de même: il faut seulement leur donner plus de place > les fibres de leurs racines s'étendent de chaque côté à une plus grande distance : C’est- pourquoi on ne doit pas les placer dans de petits NEAUX. SER jardins, où elles gêneroient beau- coup les plantes voisines. SERRATULA, Yoy. SCUTELL 4x RIA INDICA, L. | SERRE CHAUDE oz À Four- Les Serres chaudes ont été ima- ginées pour conserver les plantes tendres et exotiques, qui ne peuvent subsister pendant lhiver dans les . aÿS septentrionaux , sans chaleur P pten 4 ; : artificielle. On les construit de plu sieurs mänicres , suivant que les Arustes qui les dirisent, sont plus où moins instruits, ou suivant les divers usages auxquels on les des- tine ; mais en Angleterre, on les réduit maintenant à deux ou trois especes. Fournean see. La premiere , que lon nomme fourneau sec où Serre seche , est échauffée par des conduits Où tuyaux de fumée, qui circulent sous le pavé, ou qui s’élevent con- tre le Mur du fond, ense repliant six Où sept fois l’un sur Paurre dans comme celles des especes à racines torite la longueur dela serre , Suivant sa hauteur, Dans cette espece de serre, on place les plantes sur des tablettes de planches en forme de gradins ou d’échaffauds. On éleve ces tablettes les unes au-dessus des autres , comme les bancs d’un Théä- tre ; pour former un coup-d’œil Ne eu) JE CNE FC A RCE RNTENENN EN NE RUN TE RU UE A TENTE jHi RATE CENT D tt } a DRE URAANIANANNNE je A AE TEEN Qu HEIHMNEATE PAIE bn ANRT ENNEMI D ENAMENE AIANNE pe tctTRnnnt ATH TNNNTIA RONA HAN DOTE TNNTEPNTTN , If tn tt a nl [HI RL cc ul ll ne tn A UE NE ul IH TA i A LR LOTTTTTORIE ont A (ip [HUMAN (ATEN fi} [ET TE ET DDR D TTIT HET ECHMNE TE TT EE TEE EEE TEE EETE EEE TEE EEE PET TEE EE ATEN LH AIN INUNNT- S TE TRIIN E a ME rm OICH EUIESTIN DETENTE DETENTE TETE qu ul HT se nn MI à TE HI qq ul (At E : (tt L'UHHE lRuutt E El ne DENT sa ut CNE ETES ji sl É À IHHENIS AT JEUN É Ë lr F : al jh E Ed | DH A TU om I HN Oo En a ru Æ Las de ee des RS Sechon des quatre tuyaux , Ce /. Lejauæ contre Lrarele de LE Section drole de la serre chaude , D L'appenät derriere la serre chaude ; H. Vue droite des Vürages , 1 Barre de fer pour souterur Le toit, IGQGQGIGQÎKKKKKKKKKKKKKKKKK Ÿ À ion NIKKKKKKKKKKKKRRNNNNNNKKKKKKKKRRNN EEE KR NS 4) nn —— ee er È SSSSSSSSESSNNSENEESENERTEENT EEE SSSSSEINNN YJIXKKXSYXKSSSS en Î N N NS N & S À EN NN N NS SE ——_—_Ï—]—— — | À = N. © — < NS SSSR SSSIKKSSSSSISSIIIIKKINNINTEN KR es B_ N\. “e ue SEE RSS SINNINININNNNINNNNSIERNNN RENE SN (] PR RSS RES Tome 7 age 29), É $ ne de lan pour les jeunes plantes Les AnAN AI: À 2 f j | A) 1 HETA } (ee (5 2/08" 2 Z <a . El _g | | a en . do Ïl fl nn jt 4 RENE LT CHEN E L'alee derriere Les couches ë EF Zer quatre &ayaux — Les Tuyaux. , G. Jeckon de l'elevaton de la Serre chaude , x Za barre de er pour supporter le toit z É AA Les dux coucher de tan, Les places pour Le fu a _ C D Z'epperks derriere, — A à = RTL DZ LL LL LL LL LL LL LL OLD — d E= 1 À 2 —ÿ Z Z À À Z | RE aaaaaa—a—_————".Ù À = — 1 SRE SS N -chaude: ‘ preil o SERRE — , librement , il est nécessaire qu’elles réparent leurs pertes par des arrose- mens ; Car, Sans ce SeCOUS; elles perdroient bientôt leurs fetilles , qui se dessecheroient : quant * atixsoins particuliers quelles exigent , il faut avoir recours aux articles des diffé- rentes. Ds , où ils sont indiqués en détail.” - Lesautres especes de Serr res s chaur des , que l’on nomme ordinairement seches, comme il a été dit, peuvent. être construites: avec des vitrages à plomb où inclinés $üur le sommet, en suivant Je modele. de la. Serre jet auquel “elles sont desti- nées, ouen garmissant de vitrages la _face-de devant, depuis le plancher jusqu'au plafond, ou bien encore en inclinantles vitrages à angles droits, ou à quarante- cinq dégrés , pour mieux recevoir les rayons du soleil au printems €t à l'automne. Cette derniere méthode à été préférée par la plupart des personnes qui ont fait construire de ces especes de Serres “chaudes 3 mais, malgré cela ; jai toujours suivi, pour de. pareilles ae rres , le modele. -de celles à cou’ hé de tan, avec. des virages à p Se le devant, et des vitrages inclinés sure haut, parce que les Serres ainsi construites rassemblent plus aisément les rayons du soleil dans toutes les saisons; car en été; lorsque le soleil est fort élevé, ses ; ee. SE R 29 rayons se répandent presque sur route la Serre , et entrent par les vi- trages de face ; au Jieu qu'étant 1n- clinés à _quarante-cinq dégrés , Je so- leil n'y. donne que pendant quinze, Jours en automne , et environ le même tems au printems : durant les autres saisons de Pannée, les rayons tombent dessus obliquement ; 5. ct en été, lorsque le soleil est haut, ils se répandent plus de cinq ou six pieds au-delà des vitrages. Pour preuve de ceci ; Voyez be SorerL. En outre, les plantes placées dans le fond de la Serre ny profiteront pas de tan plus ro pendant Pété, faute d’air ; au-lieu que dans les Serres dont les virages su= périeurs sont. ‘incliné , loisqu” on ouvre ces. vitrages, les plantes du fond reçoivent l'air un ment. | É. , Ceux qui font a attention à l’accrois- sement des plantes dans les Serres chaudes, verront aisément combien d avantages ces vitrages inches PrO+ curent à toutes sorteside pl lantes ; Car lorsqu elles sont placées sous des plafonds où lambris, elles se. iour- nent toujours vers la lumiere et l'air; ce qui lsrehé courbes 2 €: maniere que ; pour. “les redresser, on est obligé « de. les retotnér chaque se- naine. ; MAIS. elles n'eh sont. pas moins foibles , pales et malades: c'est: pourquoi tous ceux qui Ont éprouvé les deux methodes ; pensent comme moi, et préferent cols qui 2 SOUS ; 30 SER sont construites sur le modele de {a Setre chaude de tan. Quant aux autres modeles de Sérres chaudes , 1l sera nécessaire d'observer la nature de l'emplace- ment, S'il est sec, il sufkt d'élever le plancher de deux pieds au-dessus du niveau de la terre ; si äu contraire il est humide , il faudra Pélever jusqu'à trois pieds, sur-tout si les tuyaux du fourneau sont construits au-des- car, dorsqu'ils sont placés près de la surface de la terre, ils. atuirent une humidité qui les empêé- che de tirer aussi-bien la fumée que lorsqu'ils sont plus élevés. Le four- neau de cette Serre chaude doit être placé à une des extrémités, suivant les plans ci-joints. On lui donnera les dimenñsionsrelatives aux matieres combustibles qu’on veut employer pour léchauñer , soit bois, soit charbon , et on le formera comme ceux de cuivre ; mais il doit être beaucoup plus large. Comme le feu doit être continué pendant la nuit, s’il n’y avoit pas assez de place pour contenir une quantité suffisante de matieres combustibles, cela occa-. _ Sionneroit trop de peine pour Pen- tretéhir ; ce qu’il faut éviter , autant qu’il est possible ; car Fe l'ouvrage est difficile, et ais on répugne à le faire: de maniere qu’on risqueroit de voir négliger le feu ; ce qui oc- casionneroit en peu de tems beau- coup de domfnages aux plantes, Si =: on se sert de tourbe , les dimen- sions du fourneau doivent être les mêmes sue celles du fourneau de la Serre de tan. Les tuyaux, si on les fait au-dessous du pavé; peuvent être contournésæe la maniere sui- VAN nan 7 / En leur donnant cette ee =. tire ront mieux ques ils étoient en ligne droite , et on.pourra en gatnir pres- que toute la Serre. La profondeur deé ces tuyaux ne doit pas être moindre que de huit pouces, sur une largeur à-peu-près égale,ce qui lesempêchera de se bou- cher par la suie ; inconvénient quiar- rive CoPamunément , lorsqu? ils sont trop étroits, L’espace qui regne entre les tuyaux, doit éffe rempli de dé- comibres, de briques seches , de chaux ou de sable, pour éviter lhu- midité, On enduit exactement ces tuyaux de terre: grasse en-dedans et en-dehors ; on couvre ledessus d’une grosse toile sur le pavé, pour ém- pêcher la fumée de s’insinuer dans la Serre, Lorsque les tuyaux de fumée ont été conduits sous le pavé dans toute la longueur du terrein, on peut les faire monter en deux par- ties contre le mur du fond , au-des- sus du payé; ce qui contribuera à échauffer la Serre, jusqu'à ce que Ja chaleur de la fumée soit dissipée. On doit aussi placer le tuyau de cheminée par où la fumée doit sor- . ur, aux deux bouts ou au milieu, ! À RAR) SER : : . et le pratiquer dans lépaisseur du mur, afin qu'ilnesoit point apperçu: on couvre ces tuyaux ayetc des car- reaux de briques de seize pouces de Jongueut , et on garnit le dessus de deux pouces environ de sable , sur lequel on pose lé pavé. Cette cou- verture sera suffisante pour empé- chér le fourneau de s'élever trop vivement, Si le fourneau ést construit sous Se pavé, le sable qui couvre la voûte de briques, et les carreaux du tuyau, doivent avoir au moins ne ou six pouces d'épaisseur jusqu'au pavé, de façon. que le dessus du fourneau soit de niveau avec le pavé. Ces tuyaux doivent aller toujours en montant, afin de mieux tirer la fu- méce , sans qu'ils débordent cepen- dant au-dessus du pavé; ce qui se- roit fort défectueux. I faut établir dans ces Serres chaudes seches , des gradins, d’après le modele ci- joint; de facon que les plantes soient pla- cées les ünes au-dessus des autres ë pour présenter un coup-d’œil agréa- ble. Ces gradins doivent ètre cons- truits de maniere qu’ils puisséntêtre haussés où élevés, suivant les diffé- rentes hauteurs des plantes, Il faut éviter de placer les pieds des gra- dins trop près du feu, ou au-dessus SER 21 - des” tuyaux du. fourneau , de peur qu'ils ne s ’enflamment ; car cet aCCI= dent feroit périr toutes les plantes, quand même la ie ne séroit pas DE On doit poser ces gradins dans le milieu de la Serré, de façon à lais- ser un passage d’un pied et demi sur le devant, ét un semblable sur le demriere, afin de pouvoir arroser et soigner les plantes , et que lai puisse circuler plus aisémentautour, On place les pots de maniere quë les plus gros soient au haut en ar- riere , etles plus petits sur le devant, afin qu'il y ait au mgins cinq ousix rangées dans la hauteur. Ces gradins doivent être construits de maniere que l’on puisse , s’il ést nécessaire ; mettre deux rangées de pots sur cha: que tablette; ce qui évitera beau- Coup de peine dans la distribution des plantes. En construisant ces ser res, il sera utile de lesjoindre tontes ensemble, en observant seulement de les séparer par des vitrages ; comme 1! à été dit ci-dessus ; et si les jardins exigent plusieurs Sefres chaudes et plutieurs orangeries, on place Porangerie dahs le milieu , les Serres chaudes à chaque extrémité dans le même alignement ; EN Sui- ant le plan qui à éié donné à Paru. cle Orangerie : au moyen de cet ar- rangement , On peut aller.de l’une à Vautre sans passer €n plein äir: ce 32 _SohR qui seranon-setilementtrès-agréable, mais “encore trés-utile : car on sera dispensé par-là de pratiquer des pas- sages. par- derriere, .et on ne sera pas obligé d'ouvrir les portes des virages en plein air; ce qui endom- mage. quelquefois les plantes. ten- . et délicates. : Outre ces_ Serres. et ces orange- r1es ». il est. absolument nécessaire d avoir une où deux caisses en Vitraz pes pour y placer une grande quan tité de plantes ; elles peuvent être construites sur le même modele que les couches des Serres chaudes, en ÿ-ajoutant des jitrages à plomb sux le devant, et d’autres inclinés de quatre pieds de longueur sur le haut. La hauteur, la profondeur > et les autres dimensions cle ces caisses doi- vent être conformes à. celles des couches de la Serre chaude , et leur construction doit être réguliere, On peut les. placer à coté des Serres chaudes, et sur le mêmeali- gnement. Il seroit avantageux .de construire autour. “un. fourneau. CE des conduits de fumée. qui. LL S. en- vironnassent , pour. ‘empêcher le froid d'y pénétrer. pendant lhiver, quelque rude qu ‘il puisse être. On doit avoir des volets on des toi- “les cirées, pour couvrir les vitrages inclinés pendant les gelées; ce qu 1l faut obsèryer aussi pour les vitrages. à: plomb : car, sans Le piécaution : RE . . où seroit forcé d'entretenir dans le fourneau un feu continuel ; ce qui ne doit avoir lieu que dans les froids très-rigoureux:alorsona soindebien couvrir. la -couche ,-d’autant qu’elle ne-sert qu'à préserver des hi les plantes qui. y sont et qui mont pas besoin d’une chaleurartificielle, mais qui exigent plus d'air qu’elles n’en- auroient dans lorangerie. Fous les Ficoïdes ; Sedum: d'Afrique, Coryle- don, et les autres plantes - succu= lentes du Cap de Bonne- -Espérance peuvent être placées pendant l'hiver dans de pareilles couches, On peut mettre dañs une autre semblable plusieurs sortes. d’Aresolis, d'Osteo- | Spermum ; de “Royena , de Lotus, et d'autres plantes ligneuses où herba- cées des mêmes contrées, ou de quelqu’autre sous la même latitude. En disposant les orangeties, les ser- res, et les couches de vitrages, -comime il vient d’être dit, on pourra conserver les plantes des différen- tes parties du. Monde, er leur pro- curer le-dégré de chaleur is leur -convient, | - Les Serres, . telles qu ral sont » dote » peuvent contenir.ioutes les plantes exotiques. “qui ne sub- sistereient point en Angleterre, si -on ne leur procuroit: pas le même dégré de-chaleur qu’elles éprouvent dans leur pays, Ainsi, quand on veut avoir une grande collection de | plantes ee SERS* plantes exotiques , de différentes contrées , on ne peut pas se dispen-. ser d’avoir deux ou trois de ces Serres chaudes , dont chacune doit. être tenue à un dégré différent de chaleur , pour les rendre propres à receyoir les plantes de divers cli- mats ; Mais. -pour mieux diriger ceux qui n'ont point assez d'expérience _ ence genre Je joindrai à à la fin une liste des plantes qui doivent étre placées dans chaque espece de Serre, ainsi que de celles qui peuvent et doiventrester en plein she Commela plupart des Serres - des de PAngleterre mont été cons= truites que pour. la culture des Ana nas, j'ajouterai encore à la fin un catalogue de plantes pour les deux sortes de Serres chaudes, et donne- rai ici un plan moins dispendieux pour la culture des Ananas, etpour les faire mürir plutôt. Ananas, : : chaude est destinée aux plantes qui produisent du fruit dans la même année: mais commeelles n’enpor- tent ordinairement que dans.la se- conde , après quelles ont été sépas xées des. vieilles plantes, soit en res jetions , soit en couronnes, si elles æn donnent dans Pannée suivante, ce fruit sera petit; mais si elles sont bien traitées , elles n’en produiront Tome F IL, =. La premiere espece de Serre ÉSRER, qüe dans la seconde année, après avoir acquis toute leur force : alors leur fruit sera plus gros ; Ce quiest très-intéressamt ; car c’est en cela que consiste leur Lt Iy a dans cette espece plusieurs varié- tés ,.qui different en dégré de bonté, comme la plupart des autres fruits. Cependant on peut leuf procurer plus de grosseur , sans altérer lex- cellence du goût qui leur est propre. Quoïque plusieurs personnes préten- dent que les fruits les plus petitssont de meïlleur goût, et doivent être pré- férés aux gros; cependant, je suis convaincu que plus le fruitest gros et bien nourri, etplus sa saveur est ex- quise. Ainsi, ceux qui i cultivent cette plante , doivent chercher à lui pro- curer ce dégré de perfection; €t pour y parvenir , il sera nécessaire d’avoir une pete Serre chaude, dans laquelle on puisse placer les jeunes planes, pour les avancer ét les disposer à produire leurs fruits, Danslautomne suivant, on les trans- portera dans une Serre plus grande et plus chaude , pour COHbEe les fruits à leur maturité. | Jereviens à la description de cette plus grande Serre chaude : sa jon- -gueur doit être proportionnée à la quantité de fruits que l’on veut avoir dans la saison; quant à la largeur, elle dortétre à-peu-près la même que “celle des précédentes. On ne peut donner à la fosse de tan moins de EF 34 SER six pieds hi plus de sept pieds - largeur > Sans quoi on auroit peine à atteindre les plantes qui seroient placées ‘dans le milieu, pour les arroser. et les nettoyer. I] suffra de laisser tout autour un sentier d’un pied et demi: un passage plis large seroit inutile, puisqu'il n’est 2 * destiné à la promenade ; qu'il ête- Toit beaucoup de place , et qu’en ajoutant à l’étendue de la Serre, il. _faudroit plus de feu pour lentrete- mur au dégré de chaleur qui lui est nécessaire, Si l’intérieur de la Serre a trente-six pieds de longueur, on Peut en donner trente-trois à la cou- che, et lestrois pieds restans servi: ront aux. deux passages de chaque extrémité. Une pareille couche, si ellea sept pieds de largeur, -contien= dra aisément “quatre-vingts plantes à fruits, et un seul fourneau suffira pour Péchaufer; mais, si elle est plus grande , il faudra placer un fourneau à chaque bout, pour lui donner le dégré de chaleur qui lui est nécessaire, La quantité de ma- tieres combustibles . qu'il faut. pour échauffer une Serre de trenre-six pieds de longueur , est de trois ban- hes et demie environ de charbon de terre Ouhouille , où d’autres matie- res à proportion : mais le charbon de terre est préférable , quand on peut s’en procurer aisément; ensuitevient la tourbe, quoique l'odeur de ces matieres soit désagréables Comme = SER le bois demande plus de io Pentretien des fourneaux, il n est pas d’unsibon usage ; mais en tous cas, il faut construire les fourneaux sui- vant les matieres que Pon veuty con- sumer. Nous donnerons ci - après üne description de ces fourneaux, et un plan des places où ils doivent être situés. = “Les Sérres chaudes destinées à faire muürir les fruits d’Azaras, doi- vent avoir sur le devant des vitrages peïpendiculaires , assez élevés pour qu'on puisse passer debout dans le sentier : et si, le local ne le permet pas, 1l faut enfoncer ce sentier un pied plus bas que celui de der- riere; de sorte que la surface de la couche soit élevée d’un pied au- dessus du sentier, ce quiseraavan= tageux : car on aura par-là toute l’ai- sance nécessaire pour soigner les plantes, et les vitrages sérontencore rapprochés de la couche; car ilsne doivent avoir que lPélévation néces- sairé pour qu'on puisse y passer à Paise. Eorsque les myaux sont re- pliés quatre fois contre le mur-du fond; ils tennent un espace de près desept pieds de hauteur. Ainsi,-ce- hu du bas doit êtreau niveau du sentier, afin d'avoir assez d” pee pour placer les trois autres jusqu’au haut. Sur les vitrages perpendiculai- res ,. On place un rang de vitrages inclimés, qui doivent être construits :de mamere à pouvoir glisser sur le SER toit. Ce toit est appuyé contre la muraille du fond , et couvre les tuyaux, ainsi que le sentier de der- riere. Sices vitrages sont assez longs pour aller jusqu'au-dessus “de. la couche, les plantes auront assez de lumiere. Ainsi, on doit se borner à cette longueur, afim qu'ils soient _ plus aisés à manier. Le plan ci-joint rendra tout cela plus intelligible. . L'autre espece de Serre chaude destinée à élever les jeunes plantes d’Ananas , jusqu’à ce qu’elles soient assez fortes pour porter du fruit, na pas besoin d’etre aussi élevée que la précédente. / Ainsi ,ilne faudra point y mettre de vitrages perpendiculaires sur le devant , etles châssis des vitrages inclinés pourront être placés dans une batte. Depuis quelque tems, plusieurs personnes ont fait faire des couches de tan avec deux tuyaux pratiqués dans la muraille du fond, pour en échaufler Pair pendant l'hiver, etles ont fait cou- vrir avec des vitrages semblables à ceux des couches ordinaires, mais plus larges. Elles ont été imaginées pour épargner la dépense, et ont réussi dans beaücoup d’endroits: mais cette méthode à plusieurs : in- convéniens; 19. il n’y a point de passage , de maniere qu’il faut ôter les vitrages lorsqu'on arrose les plantes ; 2°. humidité qui s’éleve souyent pendant l’hiver , lossque les vitrages sont exactement fermés, SER 3$ nuit beaucoup aux plantes ; 3°. 1 est. à craindre que le tan ne sen: - flamme , lorsqu'il est trop près des ; q P tuyaux, Ainsi, quoique les petites Serres que nous avons décrites plus haut, soient plus dispendieuses dans leur construction, cependant elles sont bien préférables à ces sortes dé couches, dont lentretien est tou- jours aussi cher. J’ajouterai que les trois tuyaux de la petite Serre échauf- feront beaucoup plus que les deux de la couche , quoiqu’elles exigent cependant le même feu. Dans un terrein humide, la cou- che de tan doit être élevée tout-à- fait au-dessus du niveau de laterre, afin que l'humidité ne la refroidisse point. Il faut aussi en élever les sentiers d'environ deux pieds au- dessus du niveau, parce que le tan ne doit pas être à plus d’un pied au-dessus du sentiers; car, s’il étoit plus élevé, il seroit difficile d'at- teindre les plantes pour les arroser. Les murs de briques, voisins des sentiers, ne doivent avoir que qua- tre pouces d'épaisseur dans leurélé- “vatiog au-dessus du sentier, pour ménager la place ; mais au-dessous ;, on leur donne neuf pouces :'on couvre le bord de cette petite mu- raille avec un madfier de Chêne, pour empêcher que les briques ne se dérachent, et pour lui: donner plus de résistance. Si la Sérre a beaucoup de portée, on peut fixer Eij 36 SES dans. ce madrier deux ou trois batres de fer dun pouce de diametre, et - placées perpendiculairement, pour Supporter la charpente du haut, et l’empêcher desse courber au milieu, comme cela arrive souvent dans les “grandes Serres, SERSIFI ou Sarsrer. Foy Tra- GOPOGON Porrrrocrum. LE, | .. SESAME où JUGOLINE. Voye SESAMUM, L, SESAMUM. Lin. Gen. Plant. 700, Digiralis, Tourn. Ins. R. H. 156; Graine huileuse , Jugoline ou $e- same, Caracteres. Le calice. de la fleur est persistant, érigé , et formé par une feuille découp ée au sommeten cinq sepmens fort courts et égaux ; la co- rolle est monopétale et en gueule ; le tube est rond ; et de la longueur du calice; les levres sont gonflées , en forme de cloche, et étendues et le bord en estdécoupé en cinq poin- tes, dont. quatre sont étendues et presque égales, et la cinquigme est deux fois plus longue, ovale et éri- gée: la fleur a quatre étamines , qui sortent. du tube, et sont plus cour- tes que lepérale ; les deux intérieu. res sont plis courtes que les autres, et elles sont toutes terminées par des antheres à pointes érigées; le germe, qui est ovale et velu., SOütient un À SES. style mince, plus long que les éta mines, et couronhé par un Stigmat en forme de lance, et divisé en deux parties. Ce germe devient ‘ensuite une capsule oblongue , presque quarrée, comprimée, à pointe ai- gué;;.et qui renferme quatre cellules remplies de semences ovales et ap- platies, Ce genre déplantes est rangé dans la seconde section de la quatorzieme classe de LINNÉE, qui. comprend celles dont les fleurs ont deux étami-- nes longues , et deux plus courtes ; avec des semences renfermées dans 1 à + des capsules. E. Les especes sont : 1°, Sesamum Orientale, folris ovato- oblongis , intesris. Hort, Cup. 318, FE, Zeyl. 318. Mar, Med. 157 ; Sesame à feuilles oblongues, ovales et en- tieres, = = -Digitalis Orientalis , $ eSarnum dicté. Tourn. Inst. 165. Burm, Zeyl, By. 3583 Digitale d'Orient , appelée Se- same. se Schit-Elu, Rheed, Mal. 6. p. 10 =. f. sa ee 2°, Sesamum Indicum, foliis inferio= ribus trifidis, Prod, Leyd. 292; Sésame dont les feuilles-dusbassont divisées €n trois segmens, Sesamum alterum ; folis "#fds , Orientale, semine obscuro, Pluk. Alm. 3445 un autre Sesame à feuilles di- viséessen trois parties, ayec des se- mences de couleur obscure. SES 5°, Sesamum trifoliatum , folis on nibus trifidis ; Sesame, dont toutes les féuilles sont divisées en trois ségmens, S'esamiinm Orientale, trifidur, for niveo. Hort. Compa : Sesame du Le- vant, avee des feuilles divisées en trois parties, etune fleur d’un blanc de neige. = Orientale, La premiere espece est cultivée en grande abondance dans Je Levant ; mais on croit quelle y a été apportée des [ndes. Cette plante, qui est annuelle, a une tige herbacée, quarrée , et d'environ. deux pieds de hauteur, qui pousse quelques courtés branches latérales ; ses feuilles sont oblongues, ovales. un peu veluesetopposces ;ses fleurs, qui naissent en épis lâches au som- met de la tige, sont petites, d’un blanc sale, et à-peu-près semblables à celles de la Digitale où Gantelée : elles paroissent en Juillet; et lors- qu elles sont #étries, le germe de- vient une. capsule ovale, à pointe aigué, et à quatre cellules rem- plies* de semences ovales et appla- ties , qui Mütissent en automne, Trdicum, La seconde espece , qui est otiginaire de l'Afrique, a aussi une üg e annuelle , plus haute et plus rasée que celle de la précé- dente; ses feuilles sont découpées en trois segmens , et different en cela de celles de toutes les autres. Jai élevé deux autres especes de SES 37 ce genre avéc des graines qui m'as. voient été apportées de PAfriques mais ayant été semées tard au prin- téms , elles n’ont fait que montrer leurs fleurs avant hiver, et n’ont point donné de bonnes graines ; elles se sont élevées à environ quatre pieds de hauteur; les feuilles dé Pune étoient beaucoup plus lon- gues que célles de lautre ; celles du sommet de la tige étoient divisées entois parties, et d’autres en qua tre. Les semences de celle - ci étoient noires ; les autres avoient des feuilles plus larges, et sciées sur leurs bords ; lés: its en-étoient larges, et. dan bleu pâle, et les semences d’un jaune pâle. eme Trifoliatum. La troisieme éspece, qu'on cultive dans tous lés pays Otientaux , ainsi qu'en Afrique, comme une plante légumineuse, a été, depuis peu, apportée dans la Caroline par les. Négres Africains où elle a très-bien réussi. Les habi- tans de ces contrées “expriment de: ces graines une huile qui se con-. serve plusieurs annéés , et ne com tracte aucune odeur ni goût de rances mais au contraire elle devient tout- à-fait douce au bout de deux ans, perd alors son goût chaud, qu’elle avoit d’abord; de sorte qu'on s’en sert pour des salades , et qu’elle rem- place fort bien lhuile d'Olive, - Les Negres font aussi usage dés semences de cette plante comme 38 SES. aliments 1ls les font sechersur le feu, : les mêlent avec de l’eau, et les étu- vent avec d’autres ingrédiens , ce qui fait une nourriture saine. On en fait aussi quelquefois une espece de Poudding, de même qu’avecle riz. et le millet, que bien des personnes ‘ trouvent bon; mais on ne l’emploié point ainsi en Europe: on lui donne à la Carohne le nom de Berxy ou Bonny.En Angleterre, on conserve cette plante dans les jardins dé Bo- tanique, On seme ses graines au printems sur une couche chaude ; quand les plantes ont poussé’, on les trans- porte sur une. nouvelle couche chaude, pour hôâter leurs progrès; et quand elles ont acquis un certain dégré de force, on les met dans des pots remplis. d’une terre riche, lé- gere et sablonneuse, eton les plonge dans une autre couche chaude, où on les traite comme les Amaranthes, auquel article je renvoie le Lecteur, pour éviter les répétitions, Si ces plantes ne sont point paryvénues à un certain dégré de force pour le commencement de Pété , elles ne produisent point de bonnes semen- ces dans ce pays. Dans les années £a- vorables on peut les exposer en plein air dans une situation chaude, avec d’autres plantes annuelles ; elles périssent aussi-tôt. qu ‘elles ont per- fectionné leurs semences. et ne du- rent jamais plus d’une année, … S E 8 Les graines de la premiereespece sont comprises dans les Pharmaco-. pées au nombre des semences médi- cinales ; mais on en fait rarement usage en Angleterre, De neuf livres de ces graines apportées de la Caro- line, on a tiré plus de deux quarts d'huile; ce qui est une aussi grande quantité qu'aucun végétal puisse en donner. C’est peut-être ce qui a fait donner à cette semence le nom. d’hui- leuse, : _ s ESBAN, Foy. SCRENOS MENE, L. SÉSÉLI COMMUN. Fay: L’A- SERPITIUM SILER. LE SÉSÉLI D'ETHIOPIE. ot E- PLEVRUM EN ARBRE. W 0ÿ: Burce- VRUM FRÜTICOSUM. L, SÉSÉLI DE MARSEILLE oz FENOUIL TORTU, Foy. SÉSÉLE TOR: TUOSUM. E. -SÉSÉLI DE MONTAGNE, Foy, LicusTicum AUsTRIACUM. L.. SÉSELI. Boërrk, Ind, Alt, 1.p, 50. Lin, Gen. Planr. 32253 -Séséli, Fe- nouil sauvage. - Caracteres, La fleur est en omboie: 5 . forme de l’ombelle principale va- rie ; les ombelles partielles sont fort courtes , nombreuses , et presque globulaires ; Pombelle principale SES n’a point d'enveloppe ; : les partielles en ont ume composée de plusieurs feuilles étroites , aussi longues que .Pombelle; le calice de la fleur est à peine visible; l’ombelle principale est uniforme : les fleurs ont cinq pé-. tales pliés en forme de cœur et un _ peu inégaux; elles ont chacune cinq _ étamines en forme d’alène, termi- nées par des antheres simples; le germe, qui-est placé sous la fleur ; soutient deux styles réfléchis, et couronnés par des stigmats obtus; 1} se change ensuite en un petit fruit ovale , canelé, et divisé en deux parties ;, dont chacune forme une ses mence ovale ;. rayée, plate d’un coté , et convexe de lautre. Ce genre de plantes estrangé dans la seconde section de la cinquieme classe de LINNÉE, qui comprend celles dont les fleurs ont cinq éta- mines et deux styles. Les especes sont : 1°, Seseli 710TLÉATLUNL , ts rari- feris., membranaceis. or. Cliff. 102. Roy. Lugd, - -B, 112. Dalb. Paris. 92. Sauv. Monsp. 256, Gouan. Llustr. p. 17. Blackw. f 426 ; Séséli avec des pétioles membraneux. <k. bran- chus. . Fœniculumsylvestre annuum,Trago- selini odore , umbellé& alb4. Bor. Paris. s4; Fenonil sauvage er annuel, à odeur de B belle blanche. oucage ; avec une OM SES Siler montanum , foliis integris, bris, longè ellipticis , fine aculearis, Crantz, Austr.p. 18$. - Meum Léa adulterinum. Bauh, Pin. 148. Saxifraga montana, minor, Iralica; foliis in breviores partes divisis. Moris. Hist, 3. p. 272. 2°, Seseli Carvi-folia, hits bi-pinna= tis sub-linearibus , petiolis basi membra- =? ola= naceis , serminibus ovalibus, Lin. Sp. Plane, 360 ; Séséli à feuilles double- ment ailées, dont les lobes sont presque linéaires , et la bâse des pé- | tioles membraneuse , avec des se= mences ovales. ; — * Carvi-folia. CH Pi 58; Séséli à feuilles de Cumin. 3°, Seseli plaucum, Rob membranaceis , oblongis , integris, folio- lis Singularibus binatisque, canaliculatis, lævibus , peuolo longioribus, Guert. 64 Jacq. Austr. f. 144 Gouan. Tlusrr. P. 17. n. 7, Scop. Carn. ed. 2. 23575 Séséli avec des pétioles branchus, membraneux , oblongs et entiers ; dont les lobes sont isolés ou par paire, canelés, ums, et plus longs “que le pétiole. Daucus , glauco folio, us fœn:- culo tortuoso, Bauh. Hist,3.p. 16. Fœriculum sylvestre ; glauco folio, Tourn, Inst. 3113 Fenouil sauvage, à feuilles d’un vert couleur de mer. - Saxifraga montana minor, glauca et r rigidior. Moris, Hist, 3, p.272 4% Sesell pumilum, petiolis ramt- feris ,1nermbranacers , oblongis , integris, folis caulinis angustissimis. Hort, Cliff. _x02; Séséli avec des péuoles bran- chus , membraneux , oblongs et en- tiers, dont les feuilles des tiges sont fort étroites. Seseli montanum. Lin. Plant, RE ue Fœniculum sylvestre perenne, Ferule folio breviort, Tourn, Inst, 3113 Ke- nouil sauvage et vivace, avec une plus petite feuille de Férule, $°. Seseli rortuosum, caule alto , ri- gido, foliolis linearibus, fasciculatis. Lin. Sp. Plant. 260 ; Séséli de Marseille, avec une tige élevée et rude, dont les lobes sont linéaires et raPprO» chés en paquets. Œnanthe Striata , rigida, Hors. Cf. 99: Sauy. Monsp. 2j}. Fœniculun tortuosum, J. B. 3: Pr 163 Fenouil tortu, . Sesel Massiliense , Fœnicul fol Bauh. Pin, 101. 6°. Seseli ammoïdes , petiolis mem- brand destitutis. Flor, Leyd. Prod, 112; Séséli avéc des pétioles sans mem- brane. a. Fœniculum Lusitanicum , MINIMUM , lacre. Tourn. Inse, 312 ; le plus petit Fenouil à âcre de Portugal: S axifragaannua , acris, Mille-folii ter- restris folio tennissimo. Moris. Hisr, 3, P:272, Ammi perenne PRÉ Mons. Hise, 3° Pr 29: : SES Ammi Mathioli Dakch, His Lugd.,-B.695. * Armmoïides. Bauh. Pin. 150. Montanum. La premiere espece croit naturellement en France parmi les bleds ; elle s’élevé à la hauteur ce deux pieds , et pousse des bran- ches latérales , garnies de courtes feuilles, divisées en petits segmens ou feuilles , comme le Fenouil de Porc. Au pétiole de chaque branche ou ‘feuille est une membrane gon- flée , qui l’embrasse ; la tige est ter- minée par une ombelle de fleurs blanches , qui paroissent en Juin , et produisent des semences qui mü= rissent au commencement d’Août, Carvi-folia. La seconde espece, - qui est originaire de Allemagne , a üne racine vivace; ses feuilles sont longues , et composées de huit ou neufpaires de lobes ailés, et décou- pés comme ceux du Persi; la tige s’éleve à-peu-près à deux pieds et demi de hauteur, et se divise en- dehors en plusieurs païtitions , dont chacune a une membrane qui em- brasse la bâse , avec une petite . feuille composée de quelques lobes lingaires; les tiges sont terminées par des ombelles de fleurs jaunes, qui paroïssent en Juin, et auxquelles -succedent des semences qui MUrIS- en automne. Glaucum. La troisieme espece croît spontanément dans dès lieux in- cultes de la France méridionale € de SES ie de PTtalie ; ie: aüne racine vivaces qui pénetre profondement dans la. éctre , et pousse des tiges;minces,; unies , et de, deux pieds environ:de. hauteur; ses feuilles sont longues ;: étroites , et composées de sept: où. huit paires d’aîles , dont les lobes sont quelquefois simples, et quel- quefois divisés en deux partiess-elles ont une membrane qi embrasse les"pétioles , et sont d’un vert tor= leur de vert de mer;. les tiges sont: terminées par des ombelles de fleurs: pourpre en-dehors, et blanches en-: elles. paroissent dans les. mois de J uillet et Août, et perfec= F tionnent leurs semences en automne. dedans 3 -Pumilum. La quatrieme, qu'on ‘rencontre sur des montagnes seches, dans plusieurs parties de la France et de lTtalie, a une racine vivace , de laquelle sortent des feuilles sembla- bles à celles du Meum, mais dontles segmens sont plus larges , et de cou- leur grise; ses tiges, qui s’élevent à un pied. de haut, sont garnies de quelques feuilles fort étroites, dont . les -pétioles sont embrassés par des membranes longues et entieres , et poussent de tous côtés des branches , terminées par des ombelles de fleurs blanches, qui paroissent en Juillet, et produisent des: semences qui müûrissent en automne. - _ Tortuosum. La cinquieme espece, qui naît sans culture, dans la France. Méridionale ,en ltalieeten Espagne, Tome VII, SES 4x et ligneuse , de a tne Yâcine épaisse É ë ° des , à= laquelle s sortent des tiges ru _. peu-près/de quatre pieds de Hate ? courbées:à leurs nœuds ; ; Ct parhies de feuilles éttoites ; qui'sortent en” paquets; ‘ces tiges se divisent en" branches mürcés , qui poussent suf? les côtés de petites ombelles; et sont: terminées par de plus larges > ses fleurs sont: petites et jaunes ; elles’ paroissent-en Juillet, ‘et produisent des semences qui mürissent én ‘au- tome Ho) HA spi RE --Anmoïdes. La sixième est une: semblables à à celles du Meur, hais ! beaucoup plus petites, ét ont un: goût fort âcre et mordant ; ses tiges s’éleventä quatre pouces'de hauteur, : _etsoutiennent une petite ombelle de fleurs, qui paroissent én Juillet; er, si la saisonest chaude , leurs semen- ces muürissent en automne, Culture, On conserve ces plantes : dans les Jardins de Botanique ; mais on ne connoit point leurs proprié- tés; et comme elles sont peu recom- mandables par leur beauté, on ne les admet pas souvent dans d’autres jardins. | ‘On les suliaté par leurs graines, - plante annuelle’; Qui croît Haturelle- ment en Portugal; ses feuilles sont. qu’on'semeen automne ; car si on - sont semées en automne leventtou- à he les metien terré qu’au priñitems ; =" elles poussent rarement avant lan? néesuivante au-lieu die celles qui” 42 SÉV jours au printems suivant. On les seme en rigoles à un pied et demi de distance, sur une terre fraiche, où.elles doivent rester. Au prin- tems, quand les plantes patoissent ,: on les éclaircit où elles SONT trop) serrées , en laissant environ:six pou ces de distance entr’elles; elles n’exi- gent. plus ensuite aucun autre son. que d’être tènues nettes de mauvai- ses herbes; elles produisent des se- mences dans la seconde année. Les _théorie est fondée, Les ligatures et SE V Voici les principes sur lesquels cette les incisions qui prouvent la cireu- htion du sang dans les animaux, font le même eflet sur les plantes, principalement sur celles qui sont especes, vivaces qu'on laisse subsis- ter, après qu’elles ont donné des. graines, doivent être légerement la- bourées entre les rangs, pOUr ameu- “blix la terre; mais il faut prendre garde dene pas endommager leurs racines avec la bêche. Ces plantes: se plaisent dans. un sol humide, et ne profitent pas aussi-bien dans un terrein sec: elles perfe@ionnentrare- mentleurs semences, à moins que remplies de Séve laiteuse comme le grand Tihymale , etc. Si Pon met une forte ligaturé vers le haut de ces. plantes , onobseryé que la parie supérieure se gonfle considérable- ment , tandis que linférieure ést mince ; d'où il est clair qu'il y a. une liqueur qui descend des bran- : ches, et qui est plus épaisse que celle qui monte, ce qui s'accorde exactement avec le système com- . mun, la Séve-étant supposée mon- : ter par des vaisseaux capillaires sous la forme d’une vapeur subtile à è $ é 3 : branches, par Pair froid qui lenvie ronne, retourne en liqueur par ies la saison ne soit humide, et qu’elles : ne soient constamment arrosces. SÊVE. Plusieurs. Auteurs ont conçu Pi- dée de la circulation dela Séve, à- peu-près dans le même tems, sans avoir eu aucune communication les uns avec les autres. Tels sont MM. Mason, Médecin à Hambourg, PE- RAULT, MAROTTE. > MALPIGHL, etc, Ils ont eu. plusieurs contradic- . teurs, sur-tout M. Doparr, qui n'a jamais voulu adopter ce nc qui , condensée à l'extrémité des tuyaux plus larges de Pécorce inté- rieure, la circulation de la Séve, veut qu'il - y ait deux espèces de Séves , l’une: - que la terre fournit, et qui , étant re- :çue et préparée par les racines, se: répand ensuite jusqu'aux extrémités des branches, pourénourrir la plante ; et l’autre, qui provient de lhuimi- cité de Pair, et qui est pompée par “extrémité de es branches et la sur- face des feuilles; de sôrte que la Séve qui monte, et celle qui des M, DobarT, au- Les d'adopter SÉV cend » he sont: pas la méme. _ Voici une de ses principales rar- sons. Si l’on transplante deux arbres de même espece le même jour, après ‘avoir coupé leurs racineset leurs branches; et si, après qu'ils auront poussé des racines et de nouveaux jets , on coupe quelques-unes de ces nouvelles branches sur Pun de ces arbres, en laissant celles de Pautre entieres, Le premier ne pous- sera pas moitié aussi- bien que le second , quoique sa racine et son tronc soient aussi forts. Il pense que cette expérience prouve que les plantes ürent ure partie de leur nature aérienne, parce qu'elle est ‘formée par humidité de Pair, la rosée , etc. ; tandis que celle qui provient du sol est d’une substance terrestre, Mist. de l'Acad, Roy. ani 1709, D'après cette expérience , nous ne pouvons raisonner que sur les ‘arbres tronqués dont on enleve ainsi une partie de la Séve qui étoit con- tenue dans ces jeunes branches qu’on a enlevées ; ce qui les affoiblit beau- coup, et les empêche de faire des progrès. Se La Séve d'une plante est donc ün suc. fourni par la terre, qui se convertiten la sübstance de la plante, lequelest composé de quelques pars nourriture de leurs branches, et il conclut que cette nourriture est de la tige et les branches, SÉYV 43 ties fossiles , dont quelques-unes proviennent de la pluie, de Pair, des sels, des huiles, de Peau, de [a terre, et peut-être aussi de toutes especes de minéraux ; car Les cendres des végétaux fournissent une subs- tance que lPaimant attire. La Séve entre dans la plante sous la forme d’une liqueur fine er sub- ile ; plus elle est voisine de là racine ; plus elle conserve de sa na ture ; et plus elle en est éloignée, plus “elle tient de la nature végé- tale. ; ‘Conséquemment , quand ce suc _pénetre dans la racine , dont l'écorce est garnie de vaisseaux excrétoires’, propres à séparérles parties grossiè- res, il est encore terreux, aqueux, maigre, acide ; et presque sans huile. Il est encore mieux préparé dans quoiqu'il soit encore acide , comme on peut Pobserver dans les’arbres qui ; ayant reçu quelque plaie au mois de Fe- _vrier , distillent une liqueur aqueuse | et sensiblement acide. Cette Séve étant parvenue jus- qu'aux germes Où boutons , est en- _core-mieux préparée; mas lors- qu’elle a développé les feuilles, elle recoit le dernier dégré d'élaboration, en les traversant, parce qu’elles font office dû poumon des aninaux, en se resserrant et se dilatant par lac- F1 44 SÉV tion successive du chaud-et du froids opération que seconde encore leur texture réticulaite. Suivant ce principe, la Séve se trofve encore mieux digérée , à pros poruon qu’elle avance dans les pé- tales des fleurs, qui la transmettent aix étamines, et celles-ci la commu- niquent à la poussiere des sommets ou antheres,*que Pon peut appeler la semence mâle de la plante, où ayant acquis encore une plus grande perfection , elle: tombe dans le pis- tile qui sert de matrice. Etant ainsi parvenue au plus haut dégré de per- fection qu elle puisse atteindre , elle done naissance à un- nouveau fruit ou à une ro! uvelle plantes La racines ou le nombril par. où les VÉSÉtRDS par la- sont fixés à. leur “matrice, quelle ils reçoivent les suCs nouftri- ciers. , est compose d’un nombre iufinr de vaisseaux absorbans qUEs étant distribués dans Les diférens interstices de la terre, en attirent ét | ex absorbent les sucs; conséquem- menttout ce quise dissout dansl’eau, peut être absorbé parles végétaux, comme air, les sels , lFhuile ; les vapeurs minérales, dont les plantes sont réellemen: composées. Less sucsnouvellemient extraits de la terre sont. d'abord cruds; mais au moyen de la sincture des plan- tes, et des différens Vaisseaux par les zuels ils passent, ils sonrchangés, SE SÉV travaillés, purifics; et transfofmés en substance végétale. Le mouvement des SUCS nourris ciers dans les végétaux, s’exécüte de la même maniere que celui du sang dans les animaux, par l’action de Pair, En effet , on obserye dans tou- tes les parties des: plantes une Opéra tion qui équivaut à la respiration, dont la découverte est due au céle- bre MarriGHr, qui le premier à observé qu'il y avoit deux rangs ou séries de vaisseaux dans les VER ee + Les premiers sont ceux qui reçoivent et conduisent les sucs nourriciers ;. et qui répondert aux arteres. aux vaisseaux es etaux — desanimaux, Ps Les trachéesou vaisseaux x d'air pi soit des tuyaux longset creux. dans lesquels Pair-est continuelle= mentreçu et chassé, inspiré et ex- piré; d’oùil suit que la chaleur d’une année ,; d’un jour , d’une seule heure, ou même dune minute, doit né- _ Cessairement agir Sur lair renfermé dans ces trachées ; c'est-à-dire. qu’elle doit le raréfier , et dilater ces . trachées |, d’où naît une source: _ d'action continuelle, pour la circu- lation de Ja Séve ; car, par l’exten- sion de ces eiées ,; les vaisseaux de la Séve sont comprimés, et par consèquent la Séve, qui y est rene. fermée ; est conunuellementchassée, SÉY accélérée ; raréfiée ; rendue pus subtile et plus propre à pénétrer dans les vaisseaux les plus déliés, ses parties grossieres étant déposées dans les cellules latérales de Pécorce; pour protéger la plante contre le froid et les injures de latmosphere. Ge suc ayant ainsi parcouru sa car-, riere depuis la racine jusqu'aux ex= rrémités des branches , et même dans les fleurs, et ayant déposé dans son courstoutes les parties propres à nourrir et à conserver la plante ; le reste passe dans l’écorce, dont les vaisseaux sont joints à à ceux DES ont ce redescend dans a térre. = Le chaud et le froid agissent sur tous les végétaux , principalement pendant le jour : lorsque la chaleur du soleil est grande; les vaisseaux de la Séve sont resserréset compris _: més. Ea Séve est poussée et éle- vée ; et, étant enfin évacuée, les vais- seaux sont épuisés; et le soir, ces . mêmes trachées étant resserrées par la fraîcheur de Pair , les autres vais- seaux sont relâchés , et par-là dispo- sés à recevoir un nouvel aliment pour la digestion et Vexcrétion di jour suivant, : = On ne sait pas bien ee COUrS prend la Séve, quand elle est pu- sée dans la terre par les races; les vaisseaux qui la reçoivent pour’ la conduire dans la plante étant trop _ fins poux qu'on puisse les apperce- SN 45 voirs ce qui a fait mettre en dues= tion si la plante est nourrie par Pé- corce, la asie ou la partie li- — | L'opinion Îa un généralement recue est qu’elle se nourrit par l'écorce ; le suc élevé par les vais- seaux capillaires qui se trouvent dans la partie ligneuse, est sup- posé descendre par des fibres plus larges , placées dans les parties in< térieures immédiatement sur le bois. Cette Séve étant suffisamment pré parée dans ce trajet, ajoûte une par- ‘tie de sa substance au bois voisin. SRE, Pau D'après. cette théorie, on conçoit ai- augmente ainsi par apposition, sément comment des arbres creux, cariés et pourris , croissentet portent du fruit, quoiqu’ils aient ni moëlle ni plus de bois qu'il ne leur en faut pour soutenir l'écorce; d’autres pen- sent que c’est le bois qui fait cet office , parce qu'ils y ont ob- servé des vaisseaux minces ; capil- hires , ‘et paralleles l’un à l’autre dans toute la longueur dutr once Es disent que ces vaisseaux étant propres à recevoir les vapeurs subtiles à me- sure qu’elles s’élevent, écartent , en + remplissant, les fibres voisines ; ce qui ajoûte à la substance de Parbre, etaugménte $a-circonférence. Pour ce qui est de la moëlle , à mesure ques la substance ligneuse du trone devient plus dure , la moëlle est comprimée et rétrécie à 46 S'É V un tel point; qu’en certains arbres elle disparoît entierement, d’où il semble que cette substance n’est pas Tort importante dans la végétation, son existence n’étant pas continuelle. Par son tissu spongieux, elle sem- Bleroit être propre à recevoir le su- perflu de l'humidité qui transsude à travers les pores ligneux ; ‘et si, par un excès d'humidité, ou par. quel- gu'autre cause semblable, la moëlle de Parbre se corromptetpourrit, ce qui arrive fréquemment aux Ormes, larbre même ne paroît pas en être. affecté ; ce qui prouve. encore , d’une maniere convaincante, qu ’elle n’est pas dun grand usage. Le savant Docteur BOERRHAAVE _distin gue les sucs des plantes en Six: classes. : Ds Sr re premiere comprend les sucs nOurriciers cruds, ou les sucs de la racine et de la tige, qui ne sont guéres autre chose que la nour- riture premiere dans l'état où elle est attirée par la racine, soit de la tefre , soit de l'eau ou de quelqu’au-: tre corps. On trouve ce suc dans toutes les parties de là plante; ce. qui le fait regarder comme un suc universel, Cependant il le regarde comme fe suc spécial de la racine et de litige, parce qu'on Ly trouve principalement. Tcroit que cette Séve estune . phe un per acide étaqueuse, sans aucun goût ou odeur. spécifique ; | SÉV ef Qui n'a point encore Acquis une qualité huileuse, À. cette classe appartiennent les sucs qui s’échappent par les bles- sures faites aux parties ligneuses des plantes. Telle est, par exemple, la _ liqueur acide qui sort de la racine du Noyer, lorsqu' elle est entamée au mois de Mai, Telle est aussi Phumeur ibid et un peu acide quis échappe abon- damment par une incision faite au Bouleau au mois de Mars, et dont . chaque pied peuten fournir plusieurs pots en deux ou trois jours. Il en est de même du suc qui sort de la vigne blessée au printems , le= quel est touj ours aigre , et fermente comme le vin. Ce suc peut être regardé comme un corps fossile, puusqu’ 1 provient : de la terre; car des sucs étant reçus. dans les canaux des plantes, conser- vent quelque tems leur premiere nature, et ne deviennent un suc vé- gétal. qu après. Re ciycula- : tions. - Qn regarde done cette Le. de. sucs comme le chyle de [a plantes elle se trouve principalement dans : la racine et la tige » qui Pr une et Pau ire répondent à à l'estomac et aux in- testins des animaux, 2°, La seconde classe des sucsest tables poumons des. plantes, ne celle des feuilles , qui, étant les véris sent un changement dans la Séve S y qu’elles reçoivent de la tige et:des racines par la force de Pair. La Séve des feuilles est donc différente de la premiere , en ce qu’elle est plus. sulfureuse et mieux travaillée. Ce n’est pas qu'elle noue du soufre du soleil, mais parce qu'ayant perdu ses parties aqueuses par lévapora- tion , elle devient plus huileuse et moins volatile, Cet Auteur distingue encore le suc des feuilles en trois genres. Le premier est le suc nourricier des feuilles dontnous venons de par- ler; mais il est un be plus élaboré Æt conséquemment moins aqueux, . plus huileux et saccarin. Le second genre est la cire, qui, transsudant par les pores des feuilles, adhere à leur surface, et que les abeilles ramassent.avec leurs cuisses garnies de poils, pour en construire leurs rayons. . La Lavande et le Ro- narir en fournissent pr incipalement, Sur les feuilles de cette derniere plante, On apperçoit la cire qui s’é- paissit visiblement, Re Le troisieme gente est la Maure. = non pas celle que mangerent les Esraélites dans le désert, mais une drogue qu'on vend dans nos bou- tiques. Cette substance est un sel sucré essentiel , quitranssude, princi- palement dans les nuits d'été, des feuilles d’une espece de Frêne, qui . L > croît sur-tout en Calabre et en Si- SÉ V 27 cile; elle s’y forme en croûte, qu'il faut ramasser lé lendemain ayant le lever du soleil, On a remarqué que les feuilles du Tilleul et du Peuplier fournissent aussi une espece de manne d’un goûr mielleux , qui se forme en petits grains à PRE d’une soirée fraîche, 3°. La troisieme classe des sucs est celle quise trouve dans les fleurs ou les parties de la génération des plantes, Dans célle-ci, il y a un es- : prit pur, volatil et élaboré , où ré- side Podeur particuliere de la plante, s, et qui, à cause de son extrême vola- = tilité, S ’exhale naturellement ; de ma- nicre que, si la fleur reste quelque tems dans un lieu chaud , son esprit _odorant est bientôt . La partie la plus grossiere de ce suc nediffere point de celui qui ar- rose les feuilles et_les racines , sice nest qu ilest un peu plus travaillé, plus épais que Pautre, et qu'il n’a point d’odeur ; ; de maniere que lé. suc exprimé: Dune Jacinthe ou de -quelqw’a autre fleur , est tout-à-fait inodore. La troisieme. espece de sué que fournissent les fleurs , est une subs- tance douce , connue sous le non. l de miel, qui se trouvé même dans les fleurs dAloës , de Coloquinte , et d'autres especes très-ameres, Dans les fleurs mâles qui ont des utricules au fond des pétales, que. 4. _ É v du chaud-et du froid , de l'humidité dr ee la secheresse que les plantes éprouvent, pendant le jour. et la nuit, Dans tous les végétaux, la Séve se retire probablement des extrémi- tés des branches ;,à mesure que le. soleil baisse. L'action de cet astre cessant alors , la Séve raréflée, et l'air qui y estmêlé, se condensent, et Occupent moins de placé qu'au- paravant; la rosée et la pluie sont aloïs fortement imbibées par les feuilles comme 1l paroïtpar la 42° expérience ; et par plusieurs autres, qui démontrent que le corps eï les branches des végétaux étant épui- sés par la grande évaporauon de la journée , se remplissent denouveau, & par le Secours. des feuilles , de Séve et de rosée. … Plusieurs expériences citées dans* de renier core livre de la P P Statique des Wépétaux. ont )TOUVÉ q B: > prou que les plantes augmentoient consi- dérablement en pesanteur, lors. qu'elles ont été exposées à lx rosée des nuits humides. … àr d autres expériences faites sur Ja Vi one , et rapportées dañs le troisieme chapitre, on a reconnu que le monc et. les branches de la Vigne étoient toujours dans un état a | Ce qui est Occasionné pa là grande. Wranspiration des feuil- es excepté dans la saison où elle pleure : mais quand ce pouroir de \ transpirer cesse vers le soir, une au- tre faculté,contraire d’imbiber pré- vaut; elle se remplit de rosée et. d'humidité par ses feuilles, aussi- bien que par ses racines. Pe Nous avons encore une preuve de : ceci dans la douzieme expérience. SiP on adapte des tubes remplis de ._merçure: aux tiges de plusieurs at- bres qui ne pleurent pas , on voit qu’elles sont toujours dans: un état absorbant; elles élevent le mercure à plusieurs pouces de hauteur; d’où il est aisé de concevoir comment quelques particules du Bouton doré Où panaché greffés sur le Jasmin, : peuvent être absorbées, et commu- niquer par-là leurs miasimes dorans à la Séve des branches, : sur-tontquand, après quelques mois, le tronc du Jasmin greffé en écusson est coupé au-dessus du bouton; le toc étant Ôté, la tige attire plus fonement pr ce a _ - Une observation. qu prouve la circulation de la Séve, c'est que plu- sieurs especes de greffes donnent des chancres aux tiges sur lesquelles : elles sont entées; mais par la 12° u HS expérience ,. où. Pon avoit appliqué. des. jauges remplies de mercure à des tiges d'arbre nou- vellement coupées » il est évident que ces tiges étoient dans un_ état fort absorbant, et conséquemment lestiges, infectées de chancres, atti- roient vraisemblablement la Séve de ES del 51 Z - argument très-fort contre la. Cr SÈ y _agreffe , comme la greffe aturoit - ‘ à son tour celle de la tige, de la même maniere que les feuilleset les - branches attirent. réciproquement IE Séve , suivant la na alter: native du jour et dela nuit. Cette propriété due de la tige, et même de quelques-unes de ses branches, est si grande , qu’elles _appauvrissent les ie c’est-pour- quoi Pon coupe ordinairement la plus grande partie de ces branches, et l’on n’en laisse que quelques-unes. ; de plus foibles pour attirer la. tion; car s'il y avoit une circulation libre du Chéne dans PJZx , pourquoi les feuilles du Chéze tomberoient- elles en hiver, tandis que celles de PIex restent ? ; Un autre argument contre la cir- _culation de la Séve dans les arbres, que Pon croit être la même que dans les animaux , peut se urer de la 37 expérience du, Docteur Ha- LES, faite au moyen de trois jauges remplies de mercure fixées an même pied de Vigne. On a tiouvé que, tandis que plusieurs branches per= doient la faculté de porisser la Séve, pour prendre au contraire celle de . s’en remplir, les autres continuerent -à pleurer pendant neuf jours , æ quelques-unes pendant treize. SE YV UE I paroît ici, par ce quisuit,. que [a Séve ne descend point entre Pécor ce et le bois, comme le préten- “dent les parusans. de la circulation de la Séver Si l’on enleve dans la circonférence d’un arbre. lois Où quatre pouces de l'écorce, l'écoules ment de cet arbre au-dessus de l’en- droitécorché , diminuera beaucoup. Cependant Peffet devroit être con-. traire, puisqu'on arrétéroit par le coyrs de la Séve qui reflue, si en effet elle-descendoit par Pécorce. - Mais on peut rendre raison de cette diminution d'écoulement de . la Séve, dans le cas. proposé , d’a= _ près ce que prouvent les expérien- CéS 3 Savoir, que la. Séve. est forte- ment attirée en haut par lichon vie. _goureuse des feuilles transpirantes, et par l'attraction des vaisseaux ca- pillaires: mais quand l'écorce est coupée de quelque-lafgeur, un peu au-dessous de Pendroir qui saigue, la. Séve, qui se trouve entre l'écorce et le bois, au-dessous de l'endroit écorché, n’est plus soumise au pou- voir attractif des feuilles, et consé: quemment la blessure. qui coule , À ( : r ne peut: pas ètre fournie de Séve aussi vite qu’elle Pétoit avant d’être écorchée. La plus grande difiiculté qui se présente contre, le mouvement pro- gressif dela Séve sans circulation, nagède ce que le cours de la Séveese. trop préeipité,. pour qu’elle subisse 56 SEV SE : une digestion convenable, afin d'ê- trent évidemment que la Séve se tre en état de nourrir la plante ; _ porte du haut vers le bas des plantes. au-lieu que , dans les animaux, la D’ après cela , elles croient, avec Nature a eu soin que plusieurs par- quelque vraisemblance, quela Séve ties du sang circulassent long-tems circule réellement. avant de servir à la nutrition, où ayant de se séparer de Panimal, - _SHERARDIA. Dillen, Gen. Nov. Mais quand on considere le grand 34 Lin. Gen. Plans. 112. Aparine. ouvrage de la nutwition dans les Tours. Inst. R. H. 114; petire Ga- végétaux et dans les animaux, je rance des champs ou Herbe à l’Es-- veux dire après que les particules quinancie. | nuütritives ont pénétré dansles veines Caracteres. Le calice de la fleur . et les arteres des animaux , on voit est petit, à: quatre pointes , posté qu'elle s'effectue principalement . sur le germe, et persistant; la corolle dans les vaissseaux fins et capillaires, a un pétale long, tubulé , et découpé où la. Nature sépare et combine, en quatre parties unies, et aiguës sur. suivant les différentes fins qu’elle a les Bo : : À fleur a quatre étamines en vue , les portions de matieres nu- S sur le sommet du tube, et tritives qui s’attirent mutuellement Se terminées par des antheres simples ; et qui avoient été jusqu'ici séparées avec un germe oblong, et jumeau , les unes des autres par leur mou- placé au-dessous de la fleur, ét qu vement et leur fluidité. Nous verrons soutient un style mince, divisé en: que la Nature a tout préparé Pe deux parties, couronñnées par deux cette fin, par la structure des vé- stigmats à tête. Ce germe se change gétaux, qui ne sont composés que dans la suite en un fruit oblong ec d'une multitude infinie de vaisseaux couronné, qui contient deux semen- fins et capi llaires , et de parties glan- ces oblongueset séparées. duleuses. - Ce genre de plantes estrangé dans n un mot, après ces expérien-= la premiere section de la quatrieme ces ou observations, M. FALES classe de LINNÉE, qui comprend pense qu'on a assez de raisons pour … celles dont les fleurs ont-quatre éta- croire qu'il n’y a aucune circulation mines et un,style. Le nom de ce de la Sève dans les végétaux, quoi- genre Jui a été donné par le Docteur que plusieurs personnes ingénieuses DicLENIUsS, en Fhonneur du feu aient été portées à croire que ce Docteur WrLrrams SHERARD, que, mouvement existoit, fondées sur des BOERRHAAVE appelle le ÉtiRee des expériences CUrIEUSES, qui démon- Botanistes, - Nous w SHE Nous n'avons qu’une espece de ce genre. - 1°. Sherardia arvensis ; foliis om- nibus verticillaris, floribus cérrminali- bus. Lin. Sp. Plant. 102, Ocd, Dar. . 439. Pollich, pal. n. 144 Neck. Gallo. p. 83 ; Herbe à lEsquinan- cie, dont toutes les feuilles sont dis- posées en têtes verticillées autour des tiges > qui sont terminées pe les fleurs. Aparine Supina, pumila, flore cœ- ruleo. Tourn. Inst. 1143; Mébilot bas à Heurs bleues. — Sherardia. Dill. Gen. 96: Hort. Ci uf. : Cuvr floribus umbellaris, termi- palbus | seminibus rose Scop. Carn. ed. 1. p. 340. Rubeola arvensis, repens , cœrulea. Bauh. Pin. 334, Prodr. 145. Rubia parva, flore cœæruleo, se spar- gens. Bauh, His. 2, p.719. Sherardia arvensis. Lin. n Veg. re Ed, T4 P. 148. Sp. I. Cette plante croît naturellement parmi les Bleds, dans plusieurs par- tes dePAngleterre; elle estannuelle: ses tiges; qui sont traînantes et _couchées sur la terre, ont quelque- fois un pied de longueur , et sont garnies de feuilles courtes, à pointe aigue, et disposées entètes verticil- lées, dont quelques-unes en ont quatre , d'autre cinq ou six , et quel-. ques-unes jusqu'à huit. Lies pédon- Tome WII. cules des fleurs sortent sur le côté _des tiges, et soutiennent une tête verticillée de feuilles, sur lesquelles les fleurs sont fortrapprochées ; cha- que tête vérticillée porte ordinaire- ment cinq Ou :six fleurs, qui sont de couleur bleue , et ont de longs tubes découpés sur leurs bords en quatre segmens étendus ét ouverts. Ges fleurs paroissent dans le mois de Juin, et perfectioment leurs se- mences en automne, SHERARDIA. ns Onusica: Es + Re “Lin. Gen. 393 3 Quinte-Feuille bâtarde. - Caracteres. Le calice de à fleur est persistant , et formé par une feuille découpée à moitié en dix segmens ; la corolle est composée de cinq pétales ovales, insérés dans “le calice; la fleur a cimq étamines semblables à des poils , plus peutes . L . que la corolle, jointes au calice, et terminées par de petites antheres ob- “tuses ; elle a cinq germes ovalestet courts , avec un style fixé au milieu , et couronné par des stigmats à tête. . Le calice renferme emq semences oblongues. Ce genre de plantes est compris dans la cinquieme section de la cinquieme classe de LiNNÉE:,. ayec SIB. $7 celles dont les fleurs ont cinq étame nes et cinq styles: H sé 58 SrB Les especes sont: - 1% Sibbaldia procumbens ; foliolis tridentatis. Flor. Lapp. III: FI, Suec. 260, 275. Roy. Lugd.- B: 276. Oedi Dan, 32 ; Quinte-Feuille bâtarde traînante , dont les lobes des feuilles sont à trois dents. Fragaria foliis ternatis, retusis, tri- ue. flore talycr equali pentaste: imone. Hall, Hely. 1176. Fragarie sylvestri affinis _ fe luteo. Sibb, Scor. 2. b, 25. t, 64 f. 13 Plante presque semblable au Fraisier sauvage. : Pentaphylloides fruticosum minimum procumbens ; flore luteo. Pluk. Am. DO DID. 3. 2°. Sibbaldia cctopetala, floribus OC= topetalis 3 Quinte-Feuille bâtarde, dont les leurs ont huit pétales. Procumbens. La premiere espece , qui est connue depuis plusieurs an- nces, croit sur une tetre humide dans les fsles et en Ecosse ; maison la conserve difficilement dans les jardins. Cette plante est basse; ses feuilles sont terminées en trois poin-. tes: ses fleurs sont petites etjaunes ; \ mais comme elles produisent rare- ment dessemences dans les jardins, ilfautaller chercher ces plantes dans les lieux où elles croissent naturel- lement, étles placer dans un sol hu- mide et à Pombre, où elles réussi- ront assez Fe et Dodu ont des fleurs. a Octopetala, La seconde espece a ee SIB. été découverte depuis peu dans Ja partie occidentale. de PEcosses ses fleurs sont plus larges que celles de la premiere, etsont composées cha= cune de huir pétales: On pee la traiter de la même mas niere ie la ae SIBTHORPIA. Lin. Gen. Plant: 775 ; Lysimachia oz. Gorneille ba- tarde. Sibthorpe. Caracteres. Le calice de la fleurest persistant, et formé par une feuille découpée en cinq segmens étendus s. la corolle est monopétale,, étendue, et divisée en cinq parties égales ; la fleur a quatre étamines semblables à des poils, et terminées par des an- therés en forme de cœur, ayec un germe rond et comprimé, qui sou- tient un style cylindrique de la lon- gueur de la corolle ;:et couronné par un sügmat penché. Le calice se change dans la suite. en une capsule orbiculaire et comprimée , qui s’ou- vre en deux valves, et montre des semences rondes et convexes dont elle est remplie. : Ce genre de plantes estrangé dans la seconde section de la quator- zieme classe de LiNNÉE , qui come prend celles dont les fleurs ont deux étamines longues et deux courtes, avec des semences renferniées dans une Re Nous n'avons qu’une espece de ce genre en Angleterre, Ce AA A ES MAN HE D C Sibthorpia Europæa, foliis reni-for- mibus , sub-peltatis , crenatis.… Aman. Acad, 3. p. 22. Lœfl. Ir. 150 ; Sib- thorpe , dont les feuilles sont en forme de rein, et crénelées. —. Cornubiense. Per. Herb. 16. LIT. Alsine spuria pusilla repens , fois Saxifragæ aurer, Rais Angl.3. P« 7 Pluk, Ailm. 23.1.7.f.6. Cette plante croît EE dans les lieux humides en Cornwall, dans le Comté de Devon, etautres par ties de PAngleterre, < d'où Pon: peut es jardins, en lés plaçant ans des pots, et en les tenant à l’ombre dans un terrein humide. ie SICYOS. Lin. Gen. Plant. 971. Sicyoïdes. Tourn. Inst, 103 ;Concom- bre qui ne produit qu'une simple semence, " Caracteres,. Ce genre a des e. inales et des fleurs femelles sur la même plante ; les fleurs mâles ont » un calice en forme de cloche, et formé par une feuille à cinq dents; la corolle est monopétale,en forme de cloche, et placée sur le calice. : Ces fleurs ont trois étamines unies au-dessus, étterminées par des an- : theres jointes en une rète. Les fleurs femelles sont de la même forme que les mâles, et postées sur le germe; elles n'ont point d’'étamines ; mais LS SIC 5 un germe, qui soutient un style cy-. lindrique > Et COUTONNÉ par un stig= Mat épais, et à trois pointess il se change dans la suite en un fruit ovale , garni de poilshérissés, eta une ceHule qui contient une simple semence de même. forme, Ce genre de plantes est rangé dans la dixieme section de {à vingt-unieme classe de LINNÉE,, avec celles qui ont des fleurs mâles et femelles sur le même pied, et dont les étamines sont jointes ensemble. TourNEFORT place ce genre dans la septieme section de sa pre- -mucre classe, qui comprend les her- bes dont les Heurs sont en-fornre de cloche, monopétales , ét dont les calices deviennent des fruits charnus, pour la plupart, Les especes sont: 1°, Sicyos angulata , foliis angulatis. Hort. Cliff. 452. Hort. Ups, 291. Roy. Lupd.-B.265.Bers. Cap. 32. Sabb. Hort. 1.1. 60; Sicyos à feuilles an- gulaires. Sicyoides Américana » fructu echi- nAt0s foliis angulatis. Tourn. Inst, 103 ; Sicyos épineux.d’ ou à feuil- les angulaires, - Bryonioides flore ec fructu minores Dil. Elth. 58: mL 50. » Cucumis Bryonioïides Bisnagarica, fructu-parvo. Pluk, Phyt. 26.f. 4. Cucurmis Canaïdensis, monospermos , fructu echinato, Herm, Par. 108.4 133; H 1j é SIC Variété. du Canada: sà fruit hé- rissé. 2°, Sicyos laëniate folis laciniatis. Lin, Sp. Plant. 1013 ; Sicyos à feuil- les découpées. Sucyoïdes Americana, fructu . £0 , foliis laciniatis. Plum. Cat, 3. 1e. 243 ; Sicyos épineux d'Amérique à feuilles découpées ,-ét à fruit ER de pointes. Angulata, La prémiere espece -croît naturellement dans ee Septentrionale ; c’est une ‘plante an- nuelle, qui pousse -deuxlargesfeuil- les séminales, comme: ee du Con- -combre ; sa tige est traînante, et garnie de vrilles, par le moyen des quelles elle voisines, et s'éleve à quinze ou seize pieds dechauteur ; elle:se dis vise en plusieurs branches -garhies de feuilles angulaires, HE à - celles du. . Concombre : ses. fleurs sortent sur de» longs pédoncules. Aux côtés des branches , et RAC en paquets; les mêmes plantes por- - tentles mâles er les femelles: Les Aeurs sont petites, de couleur de soufre pale ; et produis snt des fruits épi- heux et ovales, qui renferment cha- Cu Une semence : elles. paroissent dans les mois de Juin et Juillet, et les” semences. Mürissent en au tonne, : Si on leur permet de se répandre, elles produisent. des plantes au prin- tems , Fe certaitiement : qu'en les semant à [a main , et elles: wexigent Î s'attache aux plantes ST c aucünautre soin que :d’être térues nettes de mauvaises herbes. Comme. elles rempent ; et qu’elles occupent trop de placepour de petits jardins, il faut les placer près d’une haie, sur laquelle elles pourront grimper. Elles ne soufrent pas aisément d’ê- ire Aisne: à Moins quon ne le fasse aussi-tôt.qu’elles.ont POUSSÉS Laciniata. La seconde espece qui est originaire de l'Amérique, ést aussi une plante annuelle : ses tiges ‘sont träînantes:comme celles de la Le mais ses feuilles sont éès en plusieurs segmens ? ses sont plus larges, et d’ine couleur plus foncée ; son fruit n’est pas tout-à-fait aussi gros mi aussi fortemént armé de poils piquanss et c’est en cela que consiste sa dif- Férence. Cette espèce étantimoins 4. qiie Ja première , il. faut répandre ses graines sur une couche chaude-au printents , étrraiter Les plantes qié - en proÿiennent commetkes Gopcom- bres.etles Melonssentes térantsoms ‘des châssis, sans quoi leursseimences ne miiriroient pas en Angleterre, ‘Comme ces plantes ‘exisent plus de blaceque celles delprécédente., on ne doften conserver qu'une ou deux pair Curiosité; carielles ne sont d'au- “cn usage , et n’ont que peu de beauté. SICYOÏDES. 7. Sicvos, L SUR ST AP DE PR SU OT . stigmats à tête, germe ‘se À : S ED. SIDA. Lin. Gen. Plant. 747. Mal vinda, Dillen, Hort. Ehth, 174. 472; Mauve des Indes zou fausse Gui- mauve. Caracteres. Be calice dela . est simple, persistant , angulaire, et à cinq pointes; la corolle est mono- pétale , découpée en cinq larges seg- mens joints a leur bâse, etdentelée au sommet : la fleur a plusieurs-éta= mines jointes en une colonne au bas, mais étendues et ouvertes vérs le haut, ét terminées par des antheres rondes ; . ee aun one orbiculaire, change dans Ja ‘suiteen une capsule à cinq angles , ét à cinq cellules qui contiennent chacune üne se- mence ronde et angulaire, : Ce genre de plantes est rangé dans là troisieme section de {a seizieme classe de TLANNÉE, qui comprend -celles dont les fleurs ont leurs organes mâles «et femelles en un Corps, avec ee Éta- Hnines. Cet Auteur a joint à ce genre PA burilon de TourNEFORT- MAS comme de fruit de ce dernier. est # ; = composé de plusieurs capsules qui contiennent chacune plusieurs semeñhces., ce seuk caractere suffit ‘pourles séparer , avec amant plus de raison , que chacun ‘de ces genres comprend plusieurs especes. SLD. Les éspeces sont: 1°. Sida Ulmifolia , folus ovato- lanceolatis, Serratis, flortbus solitarns axillaribus , semine rostrato bLidenti : Mauve des Indes, à feuilles ovales, en forme de lance, et sciées, avec des fleurs solitaires sur les côtés de la tige , et des semences à deux :COIneSs:. Malvinda Ulmi-folia, semine rostrato bidenti. Act, Phil, Lond, 309 ; Mauve des fndes , à feuilles d'Orme, avec des semencesà deux cornes. 2°, Sida Garpini = folia ; caule ra- -m0$0, hirsuto, foliis lanceolatis, serratis, fioribus confertis axularibus , - sémine _rostrato Simplici ; Sida avec ane tige branchue et velue., des ‘feuilles en fornie delance et scies, des fleurs rapprochées-en paquets qui sortent des cotés des:tiges, et-dés semences simples et éperonnées. - : Malya erecta minor, Carpinifolio, semimbus Sinoulis,-simplici.aculeo dons giort donatis, Sloan, Cat, ; laplus petite mauve érigée, à feuitles:éle-Charme, avec une semence simple, é Cpetoatee et plus longue. Ce # 3°. Sida angustifolia, deco ; rarmoso, foliis Lineari-lanceolaris, denta- is, .subrus villosis, pedunculis axilla- ribus-unifloriss; Sida-avec une tige crigée ét branchue ; des feuilles linéaires:en forme de lance, ét ve- lies en-dessous ,.et une ‘fleur sut chaque pédoncule qui haît suf 1 cotés des tiges Pro (LR SID à Malvinda Pimpinelle folio angus- tort, semine bidenti. Act; Phil, Lond. vol, 3 $ 3 Mauve des Indes, à feuilles étroites de Pimprenelle, avec des semences à deux cornes. Sida angusti-folia. Lin. Syst. Veg. Murray. ed, 14, p. 621. 92.2: 4. Sida Pimpinelli-folia, folis cor- datis, Serratis , pedunculis uni-floris axillaribus > Seine rostrato bidentis -Sida à feuilles sciées et en forme. de cœur, avec des pédoncules qui soutiennent chacun une fleur pro- duite sur les côtés des tiges, et une semence éperonnée ; €t à deux cornes, Malvinda Pimpinelle majoris folo , semine bidenti. Acc. Phil. Lord, 300; Mauve des Indes, avec une feuille de grande Pimprenelle ; et une se- mence à deux cornes, s°. Sida Jamaïcensis , foliis ovaro= lanceolatis , serratis, floribus axillari- bus, sessilibus ; Semine rridenti : Sida à feuilles sciées et en forme de lance, avec des fleurs sessiles sur les côtés des tiges, et une semence à trois dents. Malvinda profundis serrato folio, sermine tridenti. Act. Phil, Lord, 300; Maüve des Indes, avec une feuille profondément sciée, et une semence à trois dents, 6°. Sida villosa, caule erecto, hirsuto, foliis sub-cordatis , sessilibus > SerFALIS , sub-villosis ; floribus confertis axillari- bus , sessilibus : Sida ayec inetige ve- S EF D. lue et érigée, des feuilles: presque en forme de cœur , Sessiles , scices , et un peu velues, avec des fleurs en paquets, produites aux CÔtés des tiges, et sessiles. : Malvinda Carpini folio à > flo ribus conglobatis, ad foliorum alas. Housr. MSS. ; Mauve des Indes, à feuilles de Charme, avec des fleurs en paquets aux aîles des feuilles, = 7°, Sida Alni-folia, foliis orbiculatis, plcatis ; serratis, Horr. Cliff. 346. Hort, Ups. 200. F1. Zeyl. 253. Roy. Lugd.- B, 349 ; Sida à feuilles orbi- culaires , plissées et sciées. Malvinda stellata, Almi-folia. Hort. Etch. 1772. f. 211; Mauve des Indes, étoile, Re d'Aulne. 8. Sida cordi-folia , folis COrdants Sub-angulatis , serratis, villosis. Lin, Sp. Plant. 684; Sida à feuilles en forme de cœur » Presque oi ee sciées et velues. + Malya bicornis, Ballotes folio molli, Hors. Elth. 211; Mauve des Indes à deux cornes, avec une feuille molle’ de Marrube noir. - Altea Maderaspatana , sub-rotundo folio, molli et hirsuto, re Pluk. Alm,. 25.1 31.f.2. à 9°. Sida hirsuta , ; folis Orbiculato= cordahs, crenatis , caule petiolisque hir= subis, pedunculis longis, axillaribus uni- floris 3 Sida à feuilles orbiculaires, en forme de cœur , et crenelées, “avec une tige et des pétioles héris- sés, et de longs pédoncules qui SID soutiennent chacun une fleur placée sur les côtés des tiges. 10°. Sida capitata , capitulis pedun- culatis triphyllis , septem -floris, Lin. Act, Ups, 1743: p.137. fe 23 Sida avec des pédoncules “qui soutien- nent des têtes à trois feuilles , et ept fleurs. Malachra capitata, Lin, Syst, Plant, com. 3: P: 340: Sp. I. Malya aspera major, aguatica, ex hortensiur seu Rosarum genere, flore minor luteo, semire aculeato. Sloan. Car. Jam. 06. Hisr, Je Pe 217+ "Raï ee a auve en Rose, à petites - us: jaunes, avec une semence pi- quante.. ïi°, Sida hirsutissima, lan- céolatis , Serratis , VAlosis, caule erecto, Piloso , . axillaribus unifloris ; Sida à feuilles en forme de lance, sciées et velues > avec une tige éri- gée et garnie de poils, et des pé- ne qui sortent des cotés de la tige, et soutiennent chacun une “eue fleur. = Malvinda hirsatissima , Carpini folio longiort floribus singulis. ad foliorum alas , semine bidenti, Housi. MSS. ; Mauvé des Indes, fort velue , à -fewilles de Charme, plus longues, avec une fleur aux aïles des feuilles, et une semence à deux dents. 12°, Sida Aburili-folia , foliis corda- : ES , crenatis ,acumnnatis, villosis , caule 3. la sand Mine srD 63 Pêtiohsque pilosis, pedunculis axillari= _ bus uni-floris ; Sida à feuilles en forme de cœur, crenelées , poires et vélues, aveë une tige et des pétioles _garhis de poils, dont les pédoncules “sortent sur les côtés de la tige, et soutiennent chacun une fleur. Malvinda Abutili folio minort: cau- Lbus hirsutissimis » floribus ad foliorum alas. Houst. MSS, ; Mauve des [ndes, avec uñe plus petite feuille d’Abu- tilon, des tiges fort velues, ét des fleurs qui sortent des aïîles. Eee des 3°. Sida ciliaris, caulibus procum- - tue >. folis oblongo-ovatis:, s Sérratis, hirsutis , foribas Sessilibus terminal: bus ; Sida à tiges tratnantes, avec des feuilles Gbléigues ; se . sciées et velues, et de fleurs ses- siles qui sortent aux extrémités des tiges, Malva minor Supina, Betonice folio, flore coccineo, seminibus asperis. Sloan. Cat. Jam. 97 ; la plus petite Mauve penchée ; à feuilles de Bétoine ; = avec une fleur écarlate et des s se= inences rudes, 14°, Sida glabra, folits cordatis, ser. FAIlS , ACUITITIAUIS, glabris , cauler.imoso, Sida pedunculis axillaribus Uni-floris ; #à feuilles en forme de cœur, sciées, pointues et lis$és , avec une tige branchue, ét des pédoncules qui sortent dés cotés de la tige, et sOu- tiennent Chacun une seule fleur, Malyinda Abutili folio acuminato, 64 SID florièus parvis luteis ex-alis foliorur,s semine bidentr. Houst. MSS. : Mauve des Indes, à feuilles pointues d’A- butilon , avec de petites fleurs jau- nes, ct une semence à deux dents. 15°, Sida sericeæ,. canlibus procu- bentibus , folirs ovatis, serraris, tomen- Lois , nitidis, floribus solitarüs axilla- ribus, sessilibus; Sida àtiges trainan- tes , avec des feuilles ovales. scices, Fe ét cotonneuses, dont les fleurs sont solitaires ; Naissent sur les côtés des tiges > €b SOnE soy- siles. Malvinda supina , foliis sub-rotundis, Sericeis, seminibus non dentatis. Houst. MSS.; Mauve penchée, à feuilles presque rondes et soyeuses, avec des semences. non dentelées. : IC”. Sida Americana, foliis sub- cotdatis. j crenaris » SubINs tomentosis, floribus apgregatis axillaribus, sessilibuss Sida. à feuilles presque en forme de cœur , crenelées, et cotonneuses en- dessous, avec des fleurs en paquets aux côtés de la tige, et sessiles, Malva . Abutili folio, flo- ribus conglobatis . foliorum alas, House. MSS. ; Mauve d'Amérique, à feuilles ’'Abutilon, avec des fleurs en paquets aux ailes des feuilles, 7e Sida pulosa, folis sub-ovatis , serralis , HEIVOSIS subtus tomentosis, caule piloso , Pedunculis axillaribus, znuliféoris ; Sida à feuilles presque ovales, scices , nerveuses 3 €t COr tonnenses RAESQUSS avec. une tige * STD. velue, et des pédonenles sur les côtés dela tige, qui supportent plu- sieurs. fleurs, : Malvinda Carpini folio , flore luteo, caule et: aversé foliorum.parté villosis. Housr. MSS.; Mauve des Indes, à fewilles de Charme, avec une fleur jaune et unetige velue, ainsi que le dessous des feuilles. 18°. Sida fruticosa, foliislanceolatis; inæqualiter serratis > ACUIÈTIATIS , fLOri= bus capitatis ter:mnalibus , caule fruti- coso: Sida à feuilles en forme de lance , inégalement scies ; et à pointe aiguë, avec des fleurs rap- prochées entête, et placées aux ex- irémités des branches, et tige d’arbrisseau, a Malvinda frutescens Ca = fl, Se minibus singulis, tribus aculeis. Lappa- Gels armatis, House, MSS, ; Mauve des Indes à feuilles d'Orme, avec des semences simples, armées de trois épines de Bardanne, - 19°. Sida alba, foliis cordaëis ,: acue mninatis , Serratis , NET VOSIS, floribus ag= gregatis le , sessilibus ; Sida à feuilles en forme de cœur, à pointe aigué, scices et nerveuses, ayec des fleurs en RASE qui naissent aux. côtés de la tige, et sont sessiles. Malvinda foliis sub-rotundis y AC. FMITIQEIS , foribus albis , conglomeratis ad foliorum alas, Houst. MSS. 3 Mauve des [ndes , à feuilles presque rondes, avec. des fleurs et à pointe algue ; blanches SI D : blanches en paquets aux afles des feuilles. : Ges plantes croissent naturelle 5 menten Amérique , d’où les semen- ces de trois ou-quatre espèces m'ont. été envoyées sous le ütre d’Hérbes sauvages à balai ; et Von-m’a assuré que les habitans coupent ces plantes pour le même usage auquel nous employons la Bruyere, et qu'ils en font des balais. J’ai quelquefois reçu. ces semences sous le nom de Thé des Indes occidentales ; de sorte qu'il est probable qu'on se sert quelquefois des feuilles de ces pins en use - d'especes ece genre que je n’en. ai rapporté ici, dont la plupart ont échappé à lattention de ceux qui ont voyagé en Amérique pour faire Car: nous en voyons souvent pousser. de nouvelles dans la terre qu’on ap-: des recherches. de Botanique ; porte de ces paysavec d’autres plan- tes. Celles dontnous venons de don- ner les titres sont cértainement des especes disunctes ; car, pendant plu- sieurs années que je les ar élevées. de semences, je ne les al Le vu variée ee Uïrmi-folia. La premiere espece croit dans la Virginie, d’où sés se- mences montété plusieurs fois en- voyées; elle pousseune tige droite, branchue , de trois où quatre pieds de hauteur, et garnie de feuilles ovales en forme de lance, de deux Tome VIT, LA D, * à poucesenviron de longueur sur un + _de large, sciées sur leurs bords, et sessiles : ses fleurs naissent solitaires aux aisselles des tiges, sur de fort courts. pédonculés ; ;- elles: ont un. calice simple ; découpé ên cinq seg- mens obtus ; elles sont petites ,.de couleur de cuivre pâle, et monopé- tales ; elles sont découpées en cinq païties presque jusqu’au fond , où. elles sont jointes. Dans leur centre s’éleve uñe petite colonne compo- sée de plusieurs étamines et d’un style ; réunis par leur bâse, et sé- ES au. sommet. Quand-les fleurs passées ;: le germe se change enqune capsile à cinq cellules , ren- fermée dans le calicé, et dont cha- que cellule contient une semence. angulaire, bossue d’un côté , avec: deux cornes ou dents à la pointe.: Cette plante fleurit jusqu aux- pre- mieres gelées , et ses sémences mü- rissent en automne. Carpini-folia. La seconde espece a des tiges vélueset:branchues, qui s'élèvent à près de trois pieds de hauteur ; ses branches poussent de- puis le bas presque jusqu’au haut 3 et forment un buisson en pyramide; ses feuillessont plus longues, plus étroites, plus profondément scies sur-leurs bords, et dun vert plus brillant que celles de la premiere 3 elles sont supportées par de courts pétioles : ses fleurs sortent au pétiole | de chaque feuille; ; elles sont solitais .Æ & * SID: res vers le bas de fa tige, et en pa- quets au sommet; le calice de la fleur a cinq angles , terminés chacun par un poil hérissé. Ces fleurs sont de couleur de soufre pale, et leurs semences mont qu'une corne; elles paroissent en même tems que celles de la précédente. Angusti-folias La troisieme s’éleve ayec une tige plus mince, et li- gneuse , à la hauteur d'environ deux. “pieds, et pousse plusieurs branches érigées; et garmies de feuilles étroi-: tes, en forme de lance ; d’un pouce: et demi de longueur sur trois lignes de large dans le milieu , dentelées: sur leurs bords, terminées en pointe. aighé ; et postées sur des pétioles longs et minces: ses fleurs sont pro- duites. solitaires aux aisselles des. tiges; elles sont peutes , d’un jaune pâle, et paroïSsent dans le même items que celles dela précédente, Prmpinelli-fola. La quatrieme es- pece a des tiges fort minces, qui ne s’élevent gueres qu’à un pied de hau- teur; elle pousse quelques branches garnies de petites” feuilles en forme de cœur, sciées sur leurs bords , -un peu blanches en-dessous, et sup: portées par de longs pétioles : ‘ses fleurs sontpetites, d’un jaune pâle , et sortent seules aux aisselles de Lx üge ; elles Sont remplacées par des semences à deux dents. Cette plante eurit en même téms que lespece précédente. - deux dents. STD Jamaicensis. La cinquiemeespece a une tige velue de trois pieds de. hauteur , couverte d’une écorce d’un brun -foncé , et garnie de feuilles: ovales ,:en forme de lance, postées sur de longs péioles, dun peu plus. .de deux pouces de longueur sur: quinze lignes de large , terminées ‘en pointeobtuse , et profondément sciéesisur leurs bords : ‘ses fleurs; quinaissent par paires aux pétioles des feuillés’, sont sessiles à la üge, plus larges que celles. des especes précédentes , et d’un jaune plus- foncé : : ses semences sont > et à trois dents. 1: Willosai La sixieme espece a une tige ligneuse, velte!, et de troisou quatre pieds de hauteur, qui pousse. quelques br anches minces vers le: sommet ; ses feuilles sont un peu co: tonneuses , sessiles à la tige, de deux - pouces environ de longueur sur un. de large à la bâse , presque en forme de cœur, veinées et scices sur leurs. bords: ses fleurs. sortent en. paquets - sur lescôtés des branches. auxquelles | elles sont sessiles ; elles ont des ca- : lices velus, et au sommet * en sepniens aigus 3 : elles sont petites ; d’un jaune pâle, paroissent en même tems que celles de la précédente, et: sont remplacées par des semences à Alni-folia, La septieme espece a une tige mince et ligaeuse, qui s’é- leve à plus de deux pieds -de hau- S I:P: teur, et pousse plusieurs branches minces, garnies de feuilles rondes, placées sur de longs pétioles, etun peu velues en-dessous: ses fleurs naissent aux pétioles des feuilles ; quelquefois seules, et- quelquefois deux ou trois’ ensembl le sur des pe- doncules minces ; elles sont de cou- | leur de cuivré pâle, et paroissent en même tems que celles de la préce- dente. Cord - folies. La huitieme espece -S . avec une tige herbacée, à. plus de trois pieds de hauteur, et produit his Branches érigées 2 ue sur ue de . , scices sur leurs bords, d’un vert clair, douces au toucher, et supportées: par des pétioles fort longs et velus: ses fleurs, qui naissent sur de longs pédoncules qui sortent aux aisselles de la tige, sont petites, de couleur de soufre, et paroissent en même tems que celles de la précédente. … Hirsufa, La neuvieme espece a des tiges fort minces ,: roides , cou- vertes de beaux poils, ét d’un pied et demi de hauteur ; -elle pousse quelques branches latérales ; garnies -de feuilles rondes en forme de cœur, de deux pouces de longueur sur un pouce trois quarts de large à la bâse, minces, d’un vert clair, crénelkées sur leurs bords , et supportées par-des pétioles longs, minces et velus es ne. se _ D - à fleurs naissent seules sur de longs pédoncules aux aisselles des uges; leurs calices sont terminés par dix pointes roides', aigués et velues; _elles sont petites, blanches, et pa- roissent ‘dans Je. même tems que _celles:.de la précédente. ” Capitara, La dixierme espece. s’é- lève avec une uge herbacte et épi- . neuse, à quatre pieds environ de. hauteur ; elle produit plusieurs bran- ches garnies de feuilles rudes, ve- lues , supportées par de longs pé- tioles , et de différentes formes; les unés étant divisées en cinq lobes obtus ; d’autres en trois, et quel ques-unes creusées sur les côtes en forme de: violon ; . elles: sont dente- ces sur leurs bords , “et d'un vert pâle: les fleurs sont recueillies en têtes , postées suf des pédoncules fort longs. et velus, qui sortent des aisselles des tiges ; sous chaque tête sont placées trois petites feuilles .ob- tuses, sur lesquelles sont sept fleurs jaunes ; petites, et presque cachées par leurs calices : à ces fleurs succe- ‘dent des semences armées d’épines aiguës, Cette plante fleurit dans le même tems que la précédente, Hirsutissima. La Onzieme a une tige ligneuse de mois piedsde hauteur, couverte de poils jaunûtres , et forte- ment garnie de feuilles en forme de Jance ,. velues, sessiles , de deux pouces de longueur sur un de large dans le milieu ,scices sur leurs bords, Ti SI * . ID : d’un vert pâle en-dessous: ses Lu sortent seules aux aisselles de la tige ; et sontpostées sur de courts pédoncules ; elles sont petites, blan- ches; et paroissent vers le même tems que celles de la précédente. Abutili-folia. La douzieme a des tiges fort minces, foibles , de trois pieds de hauteur ; et: !garnies de feuilles. douces , _cotonneuses, en forme de lance, et postées sur des pétioles longs , minces et velus; elles Ont un peu plus d’un pouce de Ion- Sueur sut neuf lignes de large à leur bâse, et sont crénelées sur leurs bords : ses fleurs sont postées. sur des pédoncules longs et minces, ‘quisor- tent aux aisselles de la tige, ‘ainsi qu'aux ailes des feuilles : > Où elles sont généralement produites par pai- res; elles sont d’un jaune pâle, et. paroissént en. même tems de celles des autres, ee ee — Ciaris, La Héiene a Éolusieurs tiges traînantes, qui se divisent en Re. minces, couvertes : d’une écorce d’un brun léger > et garnies de petites feuilles oblorigues , ova- _les, scies sur leurs bords , velues en-dessous , et supportées par de Courts pétioles : ses fleurs sont pro- duites en peuts paquets sessiles :à l'extrémité des branches; elles sont petites, de- Couleur écarlate, brie lantes, et remplacées par des semen- ces à deux dents. roides et hé- rissées. Cette plante fleurir à à-peu- ST D. près dans le même-tems que fa prés cédente. -Glabra. La quatorzieme à dés ti ges unies , rondes , et de trois pieds de hauteur, qui poussent des bran- ches longues et minces; ses feuilles sont lisses ; en forme de cœur , d’un vert clair, et postées sur de longs pétioles ; celles du bas ont près de trois pouces de lengueur sur deux environ de large à à leur bâse ; elles: sont scices-sur leurs bords, et termi- nées en pointe aiguë : les fleurs sonr sur de fort longs pédoncules , ét: sortent seules aux aisselles des tigess, elles sont petites , d’un jaune blan- châtre, et-paroissent en même terms que celles de la précédente. Sericea. La quinzieme espece pro- duit de ‘sa ‘racine plusieurs tiges tendues, couchées sur la terre , et qui poussent plusieurs branches côurtes et latérales. Ces: tiges ont neuf où dix. pouces de: ne et sont garnies de feuilles ovales. soyeuses , scices sur leurs bords, «er supportées par de courts. ‘pétioles : ses fleurs naissent seules aux ais- selles dés tiges ; elles sont sessiles ; petites > jaunes:, paroissent. dans le même tems. que celles de la. pré cédente’, et sont rue par: des semences qui n'ont pue B dents. ie - Arericana. La —__ ane tige ligneuse , et couverte d’une Cogrce purpurine , qui: s'éleve à * f SD deux pieds de hauteur, et pousse plusieurs branches vers le bas; ses feuilles sont épaisses ; presque en forme de cœur , terminées en pointe, .crénelées sur leurs bords, cotonneu- À en-dessous , d’un pouce et demi . de longueur sur neuf lignes de large. à leur bâse, supportées par de longs péuoles, et traversées par plusieurs vemes qui partent de la côte du mileu ,; et se divergent sur les bords : pâle, rapprochées en paquets , et sessiles aux aisselles de la tige; leurs calices sont Pis ee done. au Sommet er À ; te fleurit en m même tems que la précédente, et ses semences ont deux dents à leur extrémité: Pilosa. La dix-sepueme à une tige ligneuse de quatre pieds de haut, et couverte de poils bruns; _elle pousse quelques branches lon- gues, minces , et garnies vers le bas ses fleurs sont d’un jaune. | ST D 69: en plusieurs segmens aigus, Cette. plante fleurit . le même tems que la précédente. - + Fruticosa. La dixhuitieme espece, “que le feu Docteur Wrzrram Hous- TOUN a découverte à la Vera-Cruz, dans la Nouvelle-Espagne ; S’'éleve à la hauteur de sépt à huit pieds, avec une- tige forte d'arbrisseau couverte d'une écorce rude et brune , et pousse latéralement plu- sieurs branchés ligneuses, velues. et garnies de feuilles en forme de lance, supportées par de longs pé- uioles, de six pouces de de sur deux de large dans le milieu; terminées en. pointe aiguë , et inéga lement sciées sur leurs. bords, avec quelques dents larges et profondes ; et d’autres petites , courtes et moins étendues ; ; la surface supérieure de ces feuilles est d’un vert foncé , et le dessous est d’un vert pâle et ne £ ses fleurs sontrecueillies en têtes, et de feuilles. ovales, d’un pouce er postées sur des pédoncules longs et - demi: de longueur sur neuf lignes nuds, qui terminent les branches; de large , légerement sciéés. Sur* chacune de ces têtes contient LE leurs-bords, fortifiées par plusieurs veines a. et Couvertes de duveten-dessous, L’extrémité des * branches .est dégarnie de feuilles. dans plus de la longueur dun pied; — mais elle produit latéralement des pé- doncules de deux pouces de long ; qui soutiennent plusieurs. petites fleurs jaunes en paquets, avec des calices velus , découpés au sommet u huit fleurs, dont les pétales s’é= tendent beaucoup au- -delà des ca- lices ; elles sont de couleur de sou- fre pâle en s ouvrant, et deviennent ensuite presque blanches en se fa- nant ; leurs calices sont unis, mais terminés par cinq pointes velues et érigées. Lorsque ces fleurs sont passées , le germé se gonfle et de- vient une capsule courte, ronde, S | Î TO ES T D placée dans le calice de la fleur, ét à cinq cellules, qui renferment chacune une semence globulaire , à deux dents aiguës, brunes , ét qui s’accrochent aux habits de ceux qui en approchent , quand elles sont ‘mures. ; Alba. La dix-neuvieme espece a été encore découverte par le Doc- teur HoustToun, à la Jamaïque; elle s'éleve, avec une tige d’arbris- seau , à la hauteur de sept où huit pieds, et pousse plusieurs branches fort minces de plus de deux pieds de longueur, penchées vers le bas à leur extrémité , et garnies à chaque. nœud, placé à deux pouces l’un de l’autre, d’une large feuille en forme de cœur, supportée par un long pétiole de quatre pouces et plus de. longueur sur deux et demi de large à sa bâse, sciée sur le bord , termi- née en une pointe longue et aiguë, traversée par plusieurs fortes veines qui sortent de la: côte du milieu , et se divergent vers les bords ; d’un vert clair en-dessus, et d'un vert pâle en dessous : ses fleurs sont produites en paquets aux aisselles des tiges; celles du-bas des branches forment une es- pèce d'épi serré, obtus, et d’un pouce environ de longueur ; mais Celles du haut sont wés-rapprochées à tê lobulaires , à ) en tètes globulaires , et n’ont point de feuilles au-dessous : les branches sont terminées par ue de ces têtes ; les calices sont découpés en cinq : SID pointes aiguës et velues. Ces fleurs sont petites et blanches quand elles s'ouvrent ; mais elles devi ennent brû- nâtres lorsqu’ elles se fanent; : quand la fleur est passée, son germe ses change en une capsule ronde, pOs= tée dans le calice, et à cinq cellules, dont chacune contient une semence angulaire et à deux dents. Culture, Presque toutes ces plantes sont annuelles en Angleterre; mais. quelques-unes sont d’une plis lon- gue durée dans leur pays natal ; ce. que Jon peut aussi obtenir ici en. les. tenant dans une serre chaude _pendantlhiver: mais comme la plu: part perfectionnent leurs semences dans la même année, oisqu on à hâté leurs progrès au printems , peu de personnes les gardent dans les serres, qui sont à peine assez vastes pour contenir toutes les plantes EXO- tiques vivaces que lon a à présent en Angleterre ,; et qu'on ‘ne peut conserver sans chaleur artificrelle. On multiplie ces especes par leurs graines, qu'il faut semer sur une * couche de chaleur modérée au com- mencement d'Avril, Quandles plans tes sont en état d'être enlevées, on: les RER sut unejautre couche chaude, à quatre pouces de distance: entrelles ; on les tient à ombre, jusqu'à ce qu’elles aient formé de nouvelles racines; on leur donne. beaucoup d’air dans les tems doux, pour les empêcher de filer; et on les S ? D’ arrose souvent. Si ces plantes pros fitent bien , elles auront assez de force pour être transplantées ensuite en plein air ; mais pour y parvenir, il faut les endurcir par dégrés; au. commencement du mois de Juin, on peut les enlever en motte, et les placer dansune partie chaude et abri- : tée dujardin, à trois pieds environ de distiice entrelles , en les &enant à l'ombre, et en les arrosant jus- qu’à ce qu’elles aient formé de nou- * velles racines : après quoi ellesn’exi- _géront plusaucunautre soin que d’ê- tre tenues nettes de mauvaises her- bes Juillet : leurs Heurs se succéderont jusqu’ aux gelées, et leurs semences müriront wès-bien en automne, si ‘a saison est chaude : mais de peur qu’elles ne viennent à manquer par les mauvaistems, il sera prudent de _ conserver une plante de chaque es- pece dans des pots remplis d’une terre légere de jardin potager ; on . les place à Pombre, jusqu'à ce qu’elles aientrepris racine, et onles met ensuite dans une situation chaude, où elles profiteront fort bien , si la saison est favorable ; mais si Pété est froid, on les tient dans une caisse de vitrages airée, où elles auront plus de chaleur pour mûrir leurs semences. La dix-huitieme espece ne fleurit * pas dans la premiere année; il faut la placer dans une serre chaude en es: commencerontà. fleurir-en SID 7x automne , et la traiter en hiver comme les autres plantes tendres qui viennent des mêmes contrées. Cette. plante leurira dans Pété suivant, et produira des semences müres ; mais comme elle n’est pas d’une longue durée, il-faut en élever de nouvelles par semences, pour la SRE SIDERITIS. Tourn, 1. R. # 191. ab. 00. Lin. Gen. Plant. 632, de sms, du fers ce qui signifie Herbe au Fer. DroscoripE appelle ainsi les plantes qui sont propres à guérir les blessures faites par l'épée; elle est aussi nommée Ferrum Matrix, par la même raison , ou. Herba Ju= daïca , parce que les anciens Juifs se servoient de cette herbe en Mé- decine. Crapaudine, = Caracteres. Le calice de la fleur est oblong, tubulé , et formé par une feuille découpée au sommet en cinq segmens ; la çor olle est labiée , mo- nopétale , et presque égale ; le tube estoblong et ue. te levres oblongues et cylindriques; ; la levre supérieure est érigée et découpée € en deux segmens aigus , et inférieure. est divisée en trois parties, dont les deux latérales sont aiguës , et celle du milieu ronde et crénelée ; la fleur a quatre étamines au-dedans di tube, dont deux sont aussi longues que le tube, etles autres plus courtes, et qui sont toutes terminées par des antheres jumelles; son germe, qui mn. m2 SID à quatre pointes, soutient un style mince, un peu plus long que les éta- mines, ét couronné paï deux stig- iats, dont le supérieur est cylin- drique, concave, et déchiré, et ce- . Jui du bas court et membraneux. Ce germe se change dans la suite en quatre semences qui mûrissent se le galice. € Ce gente de plantes est rangé dans là premiere section de la quator- zieme classe dé LINNÉE, qui com- prend celles dontles fleurs ont deux éramines longues et deux plus cour- tes , avec : des semences nues dans Je calice, Les especes sont ! 19, Sideritis hirsuta, foliis lanceola- £is, obtusis, dentatis, pilosis, bracteis den- Lalo-spinosis, caule hirto, Spicis interrup= ts, elongaris. Lin, Sp. Planr. 803. Kriph. cent. 4 n. 81, Sabb. Hort, 3. f. 58; Crapaudine à feuilles en forme de lance, obtuses, dehitelées et ve- lues , avec des bractées dentelées et épineuses, üne tige velue, et des * épis de leurs 1 2 et allon- ges. — Terrahit caulibus procumbentibus, fo- lis sessilibus. Ger. Prou. 274. Sideritis hirsuta procumbens. C. B. P. 23 3 3 ….Crapaudine velue et trai- nanñte, À à Sideritis. III, Clus. Hist. 2. p. 40. 2°. Sideritis Romana , herbacea, ebracteata , cawlibus Spinosis , Lim superiore majore ovatä, Lin. Sp, Plant. . STD 802; Crapaudine herbacée, ävec des calices épineux, dont le seg- ment supérieur est ovale, et plus grand que les autres. Cunila calycuim lacinii superiore las tiore ovaté trinervi. Hort. CE 313. Ro Lupd,-B, 321, ; * Sideritis verticillis spinosis , minor , procumbens. Mor. Hist. 3.p. SE ; plus PEER SPEARS traînante , avec des têtes verticiilées et épineuses. 3°, Sideritis perfoliata , herbacea, hispido-pilosa , foliis superioribus ‘ar- plexicaulibus. Lin. Sp, Plant. 802. Kniph. cent. 8. n. 86 ; Crapaudine velue, herbacée, et garnie de poils, dont les feuilles du sue sont Re xicaules. à Srachys foliis honniss ACULS , ar= plexicaulibus, serratis , floralibus ; id £1S > ACUES , integerrimis. Roy. ie DB; si Sideritis Orientalis , Phlomidis folio. Tourn. Cor. 12 : Croate Orien- . tale, à filles de Sauge. de Jéru “Salem. * 49, Sideritis Olxe folio , tomentosa, foliis Eneart-lanceolatis , sessilibus, ca=. lycibus Spinosis ; Crapaudine coton- neuse , à feuilles étroites, en forme de lance, et sessiles, , avec des ca- lices: épineux. ee Sideritis incana Ole folio. 60. Mus.; Crapaudine velue; à feuilles d'Olivier. * Srachys Palestina. Lin, S yst, Plant, : te 3: pr 58. Sps 9 | : ss, Sideriiis af SIG ‘dans unelserre seche; où on leur procure beaucoup d'air libre en été. Lorsqu’elles sont tout-à-fait fortes: on les-expose un dans unesi- téationtabritées ts eu see ‘#Pa muiplié d de ces flat à par _marcottes; mais elles ont été deux ans: pour pousser de bonnes raci- nes ; quelquefois | leurs boutures réussissent; mais cette derniere me= - thode est très-incertaine, etles-plan- tes quon obtient ainsi ne sont ja= mais aussi vigoureuses que celles. _ lon: se. ne = semences. SG 79 aussi gros que le calice, etqui sou« tient un style mince, cotironné pa un stigmat divisé en deux parties. Ce germese change dans la suite en une semence-oblongue, quarrée.et émoussées les demi-fleurons femel- les ont'un pétale court, large en forme de langue , et découpéen trois parties , ayec un germe , un style ; ét unstigmat , comme les -fleurons her- maphrodites 3 mais ils wont ‘point d’étamines, etsont remplacés par des semences simples comme les autres] Ce genre de plante est rangé dans la seconde section de la dix-neu- Janss Yieme classe de-LINNÉE, quicom- : Crraoueres.| L'enveloppe propre de | la fleur est persistante , et composée de cinq petites feuilles linéaires, cylindriques, très-ouvertes, et plus longues que-la-corolle, Le Periarithe commun est formé par CI feuilles rapprochées., et à cinq angles; les feuilles sont ovalés, conçaves, éga- les, et disposées em plusieurs rangs: elles persistent , et entre chacune Est placé un:fleuron.: La fleur ést €om- posée de fleurons hermaphrodites dans le disque} et de demi-fleurons, femelles en forme de Janigue sur les rayons ; les eurons hermaphrodites sonten-f)sne-dentonnoi ; et -dé- coupés en Cinq païties.:sur. leurs bords; ils our cinq couftes étamines avec des sommets tubulés.ét réunis , ét un germe oblong , recourbé ; > prend. -celes.-dont les: Heurs. sont composées de fleurons bermaphro: dites et femelles, qui sont l’un et l’autre. fructueux , et ont leurs par ties de la génération réunies, On.ne :connoît encore, qu'une espece de cergenrent 36 #ébre mi Sigesbeckia Orientalis. Lin. Hort, Cliffax2s Sigesbeck. … Sivesbeckia petiolis, sesilibus., culy- cybus exterioribus , linearibus,, maïori= bus, pateritibus. Kniph. .cerits 2e D 87e : Bidenti similis, foliis latissimis ; ser- ratis: Buxb. cent. 3: ps 20efe $2+ - Cichorio- affinis Lapsana Sinica, Mentastré foliis , éalyce fimbriato , lis= . pido.Pluk: Amalha$8. +. 380..f, 2. Nous -n’ayons point de nom ae gaire poureette plante ; celui qu’elle porte Jui a été donné par le Doc- teur LINNÉE , en l'honneur du Doc: 86 ST L teur SIGESBECK , Professeur de Bo- tanique à Pétersbourg. Cette plante est annuelle , et périt à Papproche de l’hiver ; ses semen- ces ont été apportées des [ndes Orientales , où elle est une mau- vaise herbe fort embarrassante ; ses semences muürisssent rarement en Angleterre , à moins que les plan- tes ne soient levées sur une cou- che chaude, et avancées au printems : on peut les placer dans des plates- bandes chaudes en plein air, au commencement de Juin; et en les arrosant dans les tems chauds , elles s’éleveront à près de quatre pieds de hauteur, et pousseront beaucoup de branches. Les'fleurs de cette plante naissentaux extrémités des rejettons ; elles sont petites et jaunes ; mais comme elles n’ont pas grande appa- rence, on ne les conserve que dans les jardins de Botanique, SILAUM. Voy, PEUCEDANUM NoDosuM, L, SILENE. Lin. Gen: Plant. so. Viscago. Dill. Hort. Elth, 309. Lychnis. Tourn. Inst, R, H, 333. tab. 1953 Compagnon ox Lychnis visqueux. Caracteres, Le calice de la fleur est persistant, et formé par une feuille “découpée au sommet en cinq par- ties ; la corolle est composée de cinq pétales us, obtus, et décou- pés à leur extrémité, dont les on- SIL glets sont étroits et de la longueur du calice ; elle a un nectaire com- posé de deux petites dents dans le cou de chaque pétale, et elles for- ment toutes une couronne aux le- vres : la fleur a dix étämines en forme d’alêne , -insérées alternative- ment à l’onglet des pétales les unes au-dessus des autres, et terminées par des antheres oblongues ; dans son centre est placé un germe cy- lyndrique , qui soutient trois ‘styles plus longs que les étamines , et cou»: ronnés par des stigmats réfléchis contre le soleil. Ce geïme se change, quand la fleur est passée, en üine capsule comprimée, cylindrique, et et à trois cellules, qui s'ouvrent au sommet de cinq manieres différen- tes,. et renferment plusieurs semen- ces en forme de rein. Ge genre de plantes est rangé dans la troisieme section dela dixie- me classe de LINNÉE, qui com prend celles dont les fleurs ont dix étamines et trois styles, Les especes sont; = 1Ÿ, Silene quinque vulnera, petalis integerrimis , sub-rotundis , fructibus erectis , alternis. Hort. Cliffs 171. Hors. Ups. 113. Roy. Lupd. = B,446 ; Si- lene avec des pétales entiers et presque ronds, et des fruits érigés et alternes, | Lychnis hirsuta , flore eleganter vas riegato. Raït His. 997 ; Compagnon 3 velu , avec une fleur élégamment panachée s SIL pänachée , communément appelé Lychnis nain. 2°. Silenenocturna , floribus spicatis, alternis, secundis , sessilibus , petalis bi. fidis. Lin, Sp: Plant. 416; Silene , avec des épis de fleurs alertes ses- siles, toutes dirigées du même CÔtÉ; et dont les pétales sont divisés en deux parties. | Viscago hirta nocti-flora , floribus ob- Soletis spicatis, Dillen, Hort. Elth. 420; Compagnon velu et visqueux, qui fleurit la nuit, et produit des fleurs usées et en épis. Lychrus sylvestris hirsuta, elarior spicata, Lini colore. Barr. Te. 10, £. 2 . 3°, Silene nutans , tits bi > Jo ribus lateralibus secundis, cernuis, pa- riculé nutante. Lin. Sp. Plant 417. Oëd, Dan. r. 242. Pollich. pal. n.417. Reye. Géd, 2. p. 84. Gmel, Sib. 4, p. “138. Maïtusch. Si, n 313. Darr. Nass. p.217; Silene avec des pé- tales divisés en deux parties, des fleurs penchées, Œui croissent SUF le côté des tiges, et une ee recourbée, Viscago foliis Lareolaiit. ; uns ; foribus panicularis,. rutantibus. Hall, Helv, n. 091$. ae Lychnis montana , viscosa, alba, Lati-folia. C. B.P.20$ ; Compagnon de MORtAgNE ; à larges feuilles , blanc etvisqueux. : 4°. Silene fruticosa , — bifidis, gaule fruticoso, foliis lato-lanceolauis, Tome FIL, SIL ST. pariculà trichotomé. Lin. Sp. Plant. 417. Kniph. cent. 5. n. 84; Silene avec des pétales divisés en deux par- ties , une tige d’arbrisseau ; des feuilles larges et en forme de lance, et une panicule divisée en trois. | Ocymoïdes fraticosum Cam. LA 109. f. 33: — Lychnis fratescens, Myri fol, , Be- hen albo similis. C. B. P. 20$ ; Com- pagnonen arbrisseau, à feuilles de Myrte, semblable au Behen blanc. Saponaria frutescens, acurtis foliiss ex Sicilié. Boll. Sic. $8.f, 30. $?; Silenelviridi- ord , petalis semi- bifidis, folius ovatis, scabriusculis, acutis, panicul& elongatà , sub-aphyllé. Lin, Sp. 597. Gmel. Sib, 4 p. 142. Kriph. cent, 12. n. 893 Silene avec des pétales à moitié divisés en deux par- ties , des feuilles ovales , rudes et “aiguës , etune panicule sans feuilles, Lychnis Ocymastri facie, flore viridi. Herm. Par. 196.f, 199 ; Compagnon qui ressemble à POcymastrum , et. :qui produit une fleur verte. *. : 62. Silene conoïdea ,calycibus fructés globosis, acuminatis, Striis tripinta, foliis- glabris ; petalis VOTRE Hort. Upsal. 110. Sauv, Monsp. 146; Silene avec des capsules globulaires, pointues , marquées de trente raies , des feuil- les unies, etdes pétales entiers. Cucubalus calyctbus conicis , SÉTIAPIS, Hort. - Cliffe 171. Fu Lugd.- - B, 448: Lychnis sylvestris , lati-folias, ie L 82 STE | culis turgidis, striais. C.B. P, 210$ 3 Compagnon sauvage: à larges feuil- les, avec des calices gonilés et rayés, - Lychnis SRÉReSAS e 2: Gus Hist, -P. 288: . _ 7°, Silene pendula , fructi- feris, pendulis, inflatis , angulis dacem scabris. Hort, Ups. 109 3 Silene avec des calices penchés , gonflés, fruc- tueux ;-et à dix angles rudes, Cucubalus floribus trigynis erectis, fructibus pendulis, calycibus stris de- cem crispis. Hort, Cliff, 170. Lychnis Supina Sicula, calyce amplis- simo striato. Tourn. Inst. R. H.337 ; . Compagnon bas de Sicile, avec un large calice rayé, _ Viscago birsuta Sicula ; Lychnidis aquaticæ facie » Supina.. Di. El. 421 3 Varicré. 8°, Silene nocti-flora calycibas de- cem angularibus , dentibus - tubun æquantibus , caule dichoromo. Lin. Sp. Plant, 419. Pollich. pal. A+ 419; Mœnch. Hass. n. 307. Martusch. Sil, 7. 3145 Silene avec des calices à dix angles, des dents aussi longues que LÉ tube , et une tige four- chue. - Wiscago:foliis ovato-lanceolatis, hir- sutis, caulebrachiato, calycibus VErLOSIS, Hall, Hely, n, OIL. Lychnis nocti-flora, C. B, P.105; Compagnon qui fleurit la nuit. Cucubalus calycibus frucths ovatis , SIL érectis , angulis decem alternis , venosise Hort, Ups. 109. Ocymoides nocti-frorum. Comm, à 99e f. 34. — 99. Silerre V'allesia, caulibus sub-uni- floris decumbentibus , foliis lanceolaïis , LOMentOSIS , PO calycis. Lin. . Sp. 603; Silene à tiges tombantes qui produisent chacune une fleur, avecdes feuilles en forme de lance, cotonneuses ; et de la longueur du calice. ; \ Viscago Lie ovato-Lanceolatis , 10= mentosis ; caulibus uni-floris,. Hall. Hely. n. O1, Lychnis TLarILUna Z pinguis è Core. «Bocc.. Mus. ab. 343 Lychuis : mari time épais de Corse. - 10°. Siene Orientalis, on CO micis, struis hirsutis, fructibus erectiori- bus, caule erecto hirsuto., folis. ner vosis; Silene avec des calices cont- ques , fructueux, velus, érigés et striés, une tige droite et vele 6t des feuilles nerveuses. | — Lychnis Orientalis, longi- 2. Ter = vosa, flore purpurascente. Tourn. Cor. 24; Compagnon du Levant, avec une feuille longue etnerveuse , €t une fleur purpurine. ie. 11°, Silene muscipula, petalis bifdis, canule. dichotomo > floribus axillaribus: sessilibus , folis glabris, Lin. Sp, Plant. 420. Pall. Ie. 2. p. 1103 Silene avec des pétales divisés en deux païties, une tige fourchüe , des fleurs sessi- SIL les aux aisselles des tiges, et des feuilles hsses. | . Lychnis sylvestris viscosa | rubra al- sera. C. B. P.20$; Compagnon sau- vage, visqueux, à fleurs rouges; - Attrape-Mouche. — - Lychris sylveserts. 7 Clus. His. 1 P- 2: 12°. Silene Armeria , floribus fard latis, fastigiatis , folus superioribus cor- “datis, glabris. Hort, Ups. 110. Oëéd. Dan, t. $S9. Kniph. cent. 8.n. 88; Silene avec des fleurs recueillies en piques et dont les feuilles su- périeures sont unies et ea ue E Cœur. = Viscago folis glabris, ao ane Latis y foribus umbellatis, Hall. ie TLe g16. Lychnis viscosa purpurea , lati-folia, lavis. C.B.P, 205$; Compagnon pourpre et visqueux, à feuilles-lar- ges et unies , COMMmUNÉMeENtNOMMÉ PAtrrape Mouche de Lobel. — Armerius Fe ie Dod, ue (176. 13°. Silene gigantea , fois . bus cochleari - formibus , obtusissimis, _floribus sub-verticillaris. Lin. Sp. $98; Silene dont les feuillesradicales sont obtuses et en forme de cuillier, avec des fleurs presque verticillées. Lychais facie Auriculæ-Ursi. C. B.P. \ 206; Compagñon qui ressemble à PG rente d'Ours. 14°. Silene Buplevroïdes ; tas bi- fidis , floribus pedunculatis , opposüis ; SIL 83 bracte4 brevioribus, foliis lanceolatis, acutis , glabris. Lin, Sp. $98 ; Silene avec des pétales divisés en deux par- ties , des fleurs sur des pédoncules À opposées , , et plus petites que les bractées, et des feuilles en forme de lance, aigués et unies. Lychnis Orientalis , Buplevri folio. Tourn, Cor. 24; Compagnon Orien- tal à feuilles d'Oreillé de Lievre. Il y a plusieurs autres especes de ce genre , dont les fleurs n’ont point de beauté , et qu’on ne cultive se dansles Poe de Botanique : c'est- pourquoi je n’en ai pas fait mention, pour ne pas augmenter inutilement le volume de cet ouvrage. Plusieurs de celles-ci croissent a en Angleterre. | Quinque vulnera, La Den es- pece, qui est originaire du Portugal, est, depuis long-tems, cultivée dans les jardins anglois sous le nom de Lychnis nain. On semoit autrefois cette plante en rigoles sur les bords des plates-bandes, ‘comme plusieurs aütres plantes basses et annuelles , et on la trouvoit alors fort propre à cet usage: mais comme elle na qu'une très - courte durée on fa rejettée , et on s’est contente de la semer en paquets dans les plates- bandes, où elle fait un meilleur effet qu’en bordure : -depuis, on a encore abandonné cette méthode, parce que les plantes étant ainsi ser- rées, filoient , et devenoient foibles, Li 84 SIL faute de place pour étendre leurs branches , de maniere que leurs branches étoient petites, et de peu «apparence. Ainsi, lorsqu'on veut avoir cette plante dans toute sa beauté, il faut répandre ses graines très-rares en automne sur une plate- bande de terre légere : on éclaircit au printems les plantes qui en pro- viennent, en laissant entrelles un espace de quatre pouces, et on les tient nettes de mauvaises herbes. Au moyen de ce traitement, ces plantes s’élevent à près d’un pied et demi de hauteur ; elles ont des tiges velues, canelées, et diviséesen plu- sieurs branches garnies: de feuilles ovales, en forme de lance, velues, opposées , “etsessiles aux tiges® les fleurs croissent en : épis COUrtS aux. extrémités -des branches ; elles sont plactes alternativement, etsont d'u pourpre brillant, bordé de blanc. Les plantes d'automne fleurissent dans les mois de Mai et de. Juin ; : mais celles qui sont semées au printems ; poussent un mois plus tard. Ée. Nocturna. . LAseconde espece croît naturellement en Sicile et au Cap de Bonne-Espérance , d’où ses se- mences m'ont été envoyées. Cette plante a une uge basse, unie, bran- chue, et de Buie ou neuf pouces de hauteur au plus ; ses feuilles sont fort étroites : lisses » et placées par paires; la tige est terminée par des ST épis de fleurs dun pourpre fonce; et alternes , dont les pétales sont di- visés en deux parties. Ces fleurs sont exactement fermées pendant le - jour , et s’ouvrent dans la soirée. Si Pon seme les graines de cette plante en automne sur-:une, plate-bande chaude , les jeunes sujets quien pro- viendront Heuriront dans les mois de Mai et Juin, et pourront donner eux-mêmes de bonnes semences ; mais si on ne les meten terre qu’au printems, elles sont sujettes à man- quer; et si elles produisent quelques plantes, elles paroissent sitard, que leurs graines ne mürissent pas bien. Nutans. La troisieme espece est vivace, et se trouve sur les Alpes; ses feurlles radicales sont unies et en forme de lance; la tige, qui s’és leve à près de deux pieds de hauteur, est garnie de deux feuilles étroites, opposées, et placées immédiatement au-dessous de chaque nœud. Cette tige est fort visqueuse: ses fleurs sortent sur de courts pédoncules aux ailes des feuilles, La plupart des pé- doncules en soutiennent trois; elles ‘ont de longs pétales blancs, et di visés en deux parties; elles parois- sent en Juin, .et leurs semences mi- rissent en. Fo. Cette plante s’éleve aisément de graines, qu'il fautsemer en automne ; et tout ce qu’elle exige est d’être tenue nette de mauvaises herbes , et d’avoir assez d'espace SIL pour s'étendre : elle se plaït dans un sol frais et à lornbre. Fruticosas La quatrieme espece, qui est originaire de la Sicile, aune tige basse ab divisée en “branches Courtes » ligneuses , et garnies de feuilles largés, unies , en forme de lance, pointe aigu 5 ; ses tiges s’élevent à un pied environ de hauteur, se di- visent en panicules étendues, etsou- tiennent deux ou trois fleurs d’un blanc herbacé, qui paroïissent dans lesmois de J a et Juillet , et pro- duisent des capsules oyalesetunies, dont les enveloppes. sont. épaisses , > et remplies. de petites semences, qui mürissent en attomne. Cette plante s’éleve aisément de semences comme la précédente > et on peut aussi la multiplier par boutures, qui poussent facilement des racines, en. les placant à Pombre. Si lon met ces P'ac plantes à demeure dans une plate- bande chaude, et de terre seche, elles subsistent. plusieurs années. sans aucun abri ; mais, dans un ter- rein humide, elles sont souvent at= raquées de potriture, Viridi-flora. La cinquieme espece croit naturellement en Portugal: ellé a une racine vivace ; ses feuilles radicales sont:rondes et creuses ; en forme de cuillier; celles des uges sont ôbtuses , quelquefois dispo- ‘sces par paires, où rénpies al nom- bre de trois on quatre autour des et terminées (SRE STE Bs tiges; elles sont d’un vert foncé, unies , et sessiles ; les tiges sont. rondes, lisses, et s’élevent à deux outrois pieds de hauteur: les fleurs , qui naissenten épis. lâches au som- met, sont verdatres , paroissent en Juin, et perfecionnentleurssemen- ces en Août, On multiplie aisément cette plante par ses graines ; qu'il faut semer en automne , et dans ün sol sec: elle subsiste plusieurs an nées , et n’exige aucune autre cul- ture que d’être tenue nette, - Conoïden, La sixieme se trouve parmi les bleds , dans la France, en Espagne et en Italie; c’est une plante annuelle, dont la tige droite, branchue , et d’un pied et demi de haut, est chargée de nœuds gonflés, visqueux, et garnis de feuilles étroi- tes, lisses , à pointe aiguë, de trois pouces environ de longueur, et sessiles aux tiges: les fleurs, qui naissentaux extrémités des branches, sont petiteset rouges, et sont fem- placées par. des capsules globulaires, terminées.en pointe aigue, avec des, calices rayés. Ces fleurs paroissent dans le mois de Juin, et leurs se= mences mürissent en Août. Les grai- nes de cette espece: doivent être mi- ses enderre en automne : On éclair- cit les. plantes au printems, et on. les tient nettes: c'est en cela que consiste toute la culture qu’elles ext. gent. Pendula, La sepueme espece a 86 STE croit spontanément en Sicile et dans Pise de Candie , est une plante an- nuelle; dont la racine pousse plu- sieurs tiges branchues , d’un pied et demi environ de longueur, trai- nantes, et garnies de feuilles ova- les, à pointe aiguë, et opposées: ses fleurs sont isolées aux aisselles de la tige sur de courts pédonçules; elles sont larges, d’un rouge bril- lant , et semblables à celles du Cow- pagnon ‘rouge commun €t sauvages elles paroïssent dans le mois de Mai, et produisent de larges capsules, renfermées dans des calices gonflés ; et à dix angles rudes, qui contien- nent plusieurs semences grosses et rondes , dont le poids fait pencherles capsules vers le bas. Quand on per- met à ces graines de se répandre, elles produisent des plantes qui n’exigent aucun autre soin que d’être tenues nettes. : Nocti-flora, La huitième espece est une plante annuelle qu’on rencontre en Angleterre parmi les bleds; elle s’éleve à la hauteur de huit ou neuf pouces , avec une tige épaisse et garnie de petites feuilles oblongues ; placées par paires , et dont la bâse. embrasse {a tige, Le sommet de cette tige soutient une ou deux petites fleurs rouges, qui ne s'ouvrent que la nuit; elles paroissent en Juin, et leurs semences müûrissent au com- mencement du mois d'Août, Si on leur donne le tems de se répandre , Sr elles produisent des plantes sans aus cun soin, Vallesia, La neuvieme ‘espece : croît naturellement sur les Alpes ; . elle s’éleve rarement à plus de six pouces de hauteur, et pousse plu- sieurs branches ligneuses , et garnies de feuilles laineuses et en forme de lance: ses fleurs, qui naissent éri- gées , sont d’un rouge pâle , et pro-. duisent des capsules gonflées, et remplies de semences rondes. On multiplie cette espece par se- mences. Si on les répand sur des décombres secs , les plantes sub- sisteront pendant plusieurs années en plein air ; mais, dans un sol riche et humide, elles pu rarement Phiver. _ Orcentalis. La dixieme espece, qui a été apportée du Levant, est une plante annuelle, pourvue d’une tige forte, érigée, velue, branchue , et de deux pieds de hauteur ; ses bran- ches croissent érigées, ainsi que les fleurs , qui sont rouges, et ont des calices larges, coniques , et chargés de raies velues, de couleur brung-. tre. Cette plante fleurit dans le mois de Juin, et perfectionne ses se- mences en Août. Il faut Ja traiter comme la premiere. | Muscipula. La onzieme espece , qu'on rencontre dans la France mé- ridionale , en Espagne et en ftalie est bis-annuelle ; sa tige est ronde, Yisqueuse , d’un pied ét demi de = hauteur, et a des nœuds gonflés; ses feuilles croissent en paquets au- tour des tiges ; : elles sont lisses, et fort étroites. Le haut de la tige se divise en branches étendues ; dispo= sées par paires , et ornées de fleurs rouges, qui sortent seules des ailes des feuilles, et sessiles à la tige: elles paroissent dans le mois de Mai ,et produisent des capsulés oblongues, et remplies de semeñces angulaires , qui mürissent en Juillet. On multiplie cette espece parses graines , qui réussissent beaucoup mieux, quand elles sont semées en automne, qu'au printems. Lorsque les plantes qui en proviennent sont en état d’être enlevées, on les trans- plañte dans une planche de terre frai- che, à six pouces de distance; on les tient à l'ombre, eton les arrose, jusqu'à ce qu’elles aient formé de nouvelles racines ; après quoi on les tient nettes de mauvaises herbes jus- qu’à automne ; qui est le tems de les placer où elles doivent fleurir. _ Quand les semences de cette plante tombent sur une muraille , les plan- tes qu’elles produisent se conservent beaucoup plus long-tems se celles de pleine terre, , La douzieme est an- inuelle, et croît naturellement dans {a France méridionale et en Îtalie ; mais on la cultive, depuis plusieurs années , dans les jardins anglois, d’où Armeria, ses semences se sont répandues sur - SIL 87 des murailles et des bâtimens, à une si grande distance , que plusieurs la croient originaire de ce pays. Ïl y en a trois variétés, qui con- servent généralement leurs différen- ces; l’une à des fleurs d’un pourpre brillant , l'autre d’un rouge pâle, et la troisieme des fleurs blanches. Comme elles ne different en aucune autre chose, elles ne peuvent -être regardées comme des especes dis- tinctes. Les tiges de = sont droites s et d’un pied et demi de hauteur ; ses feuilles radicales sont larges , oblon- gues , lisses et sessiles aux tiges ; lé basde chaquetige, dansla de plus d’un pouce, est si ; que les petites mouches qui vien- nent s’y poser, y restent prises et ne peuvent plus s’en aller; ce qui lui a fait donner le nom d’Arirape- Mouche ; ses fleurs , qui eroissent en paquets aù sommet de Ja tige, sont érigées, et forment üne espece d’om- belle ; elles paroissent en Jum, et produisent des capsules mincess- oblongues, et remplies de semences. angulaires qui mürissent-en Août, Il faut semer ces graines en au- _tomne: car si on les conserve jus- qu’au printems , elles manquent sou- vent; où si les plantes poussent ; elles ne deviennent jamais aussi grosses , efnont pas une si belle ap- pärence que celles de Pautomne. : Gigantea. La tweizieme especes / 88 STL qui est D inuelle , se trouve en Sicile et dans l'Islè de Candie: ses feuilles radicales sont obtuses, et rassemblées en Ù “11 D 2 dé Joubarbe ou d’Orerlle d Ours : elles sont lisses, et d’une substance assez épaisse. Les tiges s’élevent à cimq ou six pieds. de hauteur, et sont vis- queuses, et garnies de feuilles en forme de lance, et opposées. Les fleurs naissent sur de courts pédon- cules aux aisselles des tiges, en têtes verticilées ; chaque pédoncule en soutient trois ou quatre ; elles sont d’une couleur verdâtre, et produi- sent des capsules ovales , qui s’ou- vrent, s'étendent au sommet, etsont remplies de semences argulaires, Les graines de cette espece, qui sont répandues en automne sur une plate- bande chaude , réussissent plus cer- tamement qne celles qui ne sont mises enterre qu’au printems. Quand les plantes qui en proviennent sont en état d’être enlevées , il faut les transplanter sur une terre seche, dans une situation chaude, où elles. subsisteront pendant hiver ; elles. fléuriront , et perfectionneront leurs semences dans l’été suivant, et péri- ront bientot après, Buplevroïdes. La quatorzieme es- péce, quise trouve dans le Levant; a une racineyivace ; ses feuilles ra- dicales sont étfoites , en forme de lance, unies, ét rapprochées en têtes circulaires , comme celles de quelques especes SFE têtes serrées ; du centre de ces têtes s’éleve une tige érigée; visqueuse ; d’un pied et demi de haut, et garnie de feuilles ‘fort étroites: les fleurs sortent des aïles des feuilles vers le sommet de la tige; leurs pédoncules sont courts, et soutiennent chacun deux fleurs blanches, qui ont des tubes longs et érigés. Ces fleurs sont fermées pendant le jour, ets’ouvrent la nuit; elles paroissent en Juillet, | mais elles perfectionnent rarement leurs semences en. Angleterre ; 5 ce qui les rend diffciles à multiplier : aussi on ne peut y parvenir qu'en coupant dans le mois de Juin leurs. têtes, qu’on plante sous des vitra- ges, où elles prennent racine, en. les tenant à l’ombre et en les arro- sant avec soin, SILER. de Sr- LER. R SILIQUA. Poy. CERATONTA. SILIQUASTRUM. Foy. Cer- Cis. L, - SILIQUEUSE , se dit des plau- - tes dont les semences sont renfer- mées dans-unecosse , un légumeou une ‘silique. = SILPHIUM. Lin. Gen, Plans, 882. Chrysanthemum, Mor, Hisi, 3 ; Mar: guerite bâtarde. | - Caracteres, \ - Caractcres. Le calice commun de la eur estoyale,imbriqué et persistant; lesécailles en sontevales ; gonflées et réfléchies dans le milieu; lé dis- - -que de la fleur est composé < fleu- -rons hermaphrodites', tubulés , ‘et formés par une feuille découpée en cinq parties au sommet. Ces fleu- rons Ont cinq étamines coùrtes, SéM- blables à des poils ; et terminées par des sommets cylindriques, avec un germe mince et cylindrique ; qui -soutient un style long , veluet cou- xonné par un stigmat simple. Ces Heurons sont stériles ; les rayons de la Heur sont composés de quelques , demi-fleurons femelles, longs, en. ayant la plupart. forme de lance, rois dents à leur extrémité; ils ont un germe en forme dé cœur, avec un style court et simple, et deux stigimats hérissés de la même lon- gueur. À ces derniers succedent des semences simples et en forme de cœur, avec des bordures membra- meuses et découpées au sommet; : chaque pointe est terminée par une corne ou dent, etellessont séparées par une paille linéaire. Ces graines mürissent dans le calice. Ce genre de plantes -est rangé &ans la quatrieme section de la dix- neuvieme classe de LINNÉE, qui comprend celles dont les Heurs ont leurs parties mâles et femelles join- tes ensemble , et dont les fleurons Tome VIT, SE. 89 hermaphrôdites sont stériles , et les femelles fructueux. : Les especes sont: = 1°, Silphium trifoliatum , foluis ternis. Roy. Prod. Leyd. 181. Gron. Vrrg. 123 ; Marguerite bâtarde, avectrois feuilles sur‘chaque nœud, Chrysanthemum Virginianun, folis asperis ternis Vel quaternis; Ad genicula sitis. Mor. Hisr,3. p. 243 Marguerite de Virgime , avec des feuilles rudes, placées par trois où quatre à chaque nœud. 2°, Silphium Asteriscus, jones div sis, sessilibus, oppositis ; inferiotibus al- Lernis, Lin, Sp. Plant. 920. Fabric. Helmst, p :Silphium avec des 1415 feuilles non divisées, opposées ét sessiles aux tigés , dont celles du bas sont res: Asteriscus Coronæ-Solis folio et fée. Hort. Elith. 42.4. 37.f. 423 Asterisque qui ressemble au Tournesol par ses feuilles et par son port. 3°. Silphium Solidaginoïdes , foluis oppositis , lanceolatis , petiolatis, acurè serratis. Lin. Sp. 1302; Marguerite bâtarde ; à feuilles opposées; En forme de lance ; pétiolées et sciées à dents aiguës. _ Silphium Hoarhoides , Jelus oppo- sitis , petiolaris , serratis. Gron. Virg. 4 à Chfysanthemum Marianum , Virgæ- aureæ Armericanæ foluis, forum petalis tridentatis. Pluk. Manr. 46; Souci des M 90. SIL bleds du Maryland , avecune feuille de Verge d’or d'Amérique, et des pétales découpés en trois parties. 4. Silphium arborescens , foliis lan- ceolatis, alternis, scabris, obsolerà serra- #$, caule fruticoso ; Marguerite bâ- tarde , avec des feuilles rudes, en forme de lance, et altérnes ,; dont les bords sont sciés , à dents usées. etune tige d’arbrisseau. Corona-Solis Americana arborescens, flore parvo lutco | semine alato. Houst. MSS. ; Tournesol dAmérique en arbre, à petites fleurs jaunes , et à semence aîlée, | Trifoliatum. La premiere espece croit naturellement dans plusieurs parues de l’Amériqué Septentrio- nale ; sa racine est vivace et li gneuse ; ses tiges sont annuelles. et s’élevent à plus dé cinq pieds. de hauteur dans une bonne terre 5 elles sont de couleur purpurine > etpOus- sent des branches vers leur sommet . ses feuilles sont oblongues , rudes, sciées par quelques dentelures ai- gues sur Jeurs bords, de trois où quatre pouces de longueur sur près- . que deux de largeur, disposées par quatre à chaque nœud vers le bas de dla tige ,-par trois au-dessus, et par paies, sessiles. au. sommrer : ses fleurs sont placées une à une sur de longs pédoncules : leur.calice.est composé de tOIS rangs de feuilles imbriquées , et en forme. d'écaille de SIE poisson, dont le rang extérieur est le plus petit ; lesrayons, ou bordures de la fleur, sont composés de treize: demi-fleurons femelles > jaunes , en forme de langue, et découpés en trois pointes vers extrémité ; le dis- que ou le centre de la fleur est com- posé de fleurons hermaphrodites tu- bulés , fégerensent découpés en cinq Parties sur leurs bords > Et pourvus. de cinq étamines et d’un style joints ensemble, et plus longs que letube. Cette plante fleurit dans les mois de Juillet et Août; et quand l'automne ést-chaud ,-elle produit des semences. MUFESS . | On da multiplie en divisant sec racines , Comme on le pratiquepour le Tournesol vivace, Le meilleur tems: Pour faire cetie opération > estlau- tomne, quand ses tiges commencent: à se flétir ; elle exige aussile même: traitement que le Tournesol vivace, Asteriscus. La seconde espece est originaire de la Caroline: sa racine est vivaces sa tige est épaisse, s0= lide ; garnie de poils piquans, de quatre ou ein pieds de haut et ta chée de quelques marques pourpres les feuilles du bas de là tige sont alternes., etcelles dur haut opposées: et sessiles ; elles sont rudes »-ét oût environ deux pouces de longueur sur un de large près de leur bâse » avec quelques légeres dents sur leurs. bords, Le haut de la tuge est divisé l SEE en cinq ou six petites branches; ter- minées par des fleurs jaunes et à rayons comme celles du Tournesol, mais plus petites. Ces fleurs ont généralement neuf petits fleurons femelles, qui composentlesrayons; les autres parties ressemblent à celles de Pespece précédente. Ces fleurs paroissent en Août, mais leurs se- mences ne muürissent point en An- gleterre. On multiplie cette plante, en di- visant ses racines de la xaême ma- niere que celles de la pee à mais comme celle-ci n’est pas tout- à-fait aussi dure , il faut. la placer dans une situation abritée, Solidaginoides. Latroisiemeespece, qui se trouve dans plusieurs parties de PAmérique septentrionale, -est . üne plante vivace, dont les tiges s’élevent à trois pieds environ de hauteur, et sont garnies de feuilles oblongues, sciées , et placées par paires sur de courts pétioles: ses fleurs , quisontrapprochées au som- met des tiges, sont jaunes, et ont leurs demi-fleurons qui composent le rayon, découpés en trois parties sur leurs bords. Cette plante fleurit en Août, mais elle ne pérfécrionne pas ses semences ici, On peut la multiplier comme la précédente, et elle exige le même traitement. Arborescens. La quatrième espece a été découverte par le Docteur WiLcram HousTOUN , à la Vera- S I L OT Cruz , dans la Nouvelle-Espagne: elle s’éleve:, avec une tige d’arbris- seau , à huitou dix pieds dehauteur, et pousse des branches ligneuses _etgarnies de feuilles en forme de lance ; et placées alternativement sur chaque côté de k tige ; elles ont qua- tre pouces de longueur surunetdemi de large dans le milieu, et sont ter-: nunées en pointe aiguë ; leur sur- face est rude, et leurs bords sont légerement sciés : les Heurs qui sor- tent aux extrémités des branches , les unes seules , et les autres au nombre de deux ou trois, sur des pédon- cules minces, sont de difiérentes hauteurs, et ont des calices courts et écailleux ; les eurons qui forment les rayons sont courts, et ceux du disque sont plus gonflés que ceux des autres especes. Ces fleurs sont dun jaune foncé, etne produisent point de semences en Angleterre. On multiplie difficilement cette plante en Angleterre, à moins que Pon ne se procure des semences des contrées où elle croît naturelle- ment; car ses boutures ne prennent pas volontiers racine. La seule mé- thodelpour les faire réussir,est de cou- perlesjeunes branches en Juillet, de les planter dans un potrempli d'une terre douce ermarneuse , de les plon- ger dans une couche de chaleur mo- dérée, debien couvrir le potaÿecune cloche de verre, etde les tenir à om bre. Quand ces boutures sont bien M ij 92 LS EN enracinées, on les met chacune sé- parément dans un pot rempli d’une terre légere et marneuse : pendant les moisles plus chauds, onlestient en plein air dans une situation favo- table; et en hiver, on les enferme dans . une serre de chaleur mo- dérée. SINAPIS. Lin.-Gen. Plant. 735. Sinapi. Tourn. Inst. RH. 2277, 44b II2 cimot, de oem coaaugs , parce qu’elle fait couler des larmes à ceux qui en usent sans précaution, rend le nez rouge, et gonfle les yeux; Moutarde , Sénevé. Caraceres, Le calice de: la fleur.est composé de quatre feuillesétroites , placées en forme de-croix, éten- dues ; ‘ouvertes, et qui tombent: la corolle a quatre pétales ronds; ee est cruciforme ; et a quatre nectaires ovales , un entre chaque côté des courtes étamines et le pointal, etun entre chaque côté des plus longues étamines et le calice. La fleur a:six étamines érigées et en forme d’alène, dont deux sont opposées et-aussi longues que le calice, et lés quatre autres sont plus longues; dans le : centre ést placé un germe cylindri- - que, ayec un style aussi long quele germe ; et couronné par un stigmat à tête. Gésgerme se ch ange daës Ja suite en un légume oblons , fortrude vers le bas, et a deux ie qu s’ouvrent en deux valves: la parti- SIN. tion intermédiaire est large, compri- mée ,*et presque deux foissde la longueur des valves; les semences sont globulaires. Ce genre de plantes estrangé dans la seconde section de la quinzieme classe de LINNÉE, qui comprend celles dont les fleurs ont quatre éta- mineslongues, et deux plus courtes, avec dés semences renfermées dans de longues siliques. = — especes sont : : * Sinapis alba, siliquis on : obliquo., longissimo. Hort, Cliff. 33 38; Moutarde avec des siliqueshe- rissées de pointes, ét un bec oblique et très- long. Sinapi Api folio. C 8. P. 06; Mou- tarde à feuilles d’Ache, ou grand Persil, communément appelce Mo Ltrde blanche. — 2°. Sinapis nigra - siliquis glabris, Fe + apice tetragonis. Hors. Cliff. 338: F, Suec. S49. 611. Mar, Med. 164. Ro y, Lupd,- B, 343, Dalib. Paris, 199. Pollich. pal. n. 643 3 ; Moutarde avec des siliques unies et quarrées. Sirapi Rapi folio. C: B.P, 00; Mou- tarde à feuilles de Navette, 07 Mou- tarde commune où: noire 3 Sénevé.. 39a Sinapis arVensis, Siliquis multan: gulis > CÔTOSO-Hrgidis ; lOStro longiori- bus. Hort. Cliff. 338. El Suec. 48. 610. Roy. Lugd.-B,343.:Hall. Hely. 467. Dalb. Par, 200 ; Moutarde avec des siliques à plusieurs angles, SIN _rüdes.et gonflées ; et plus longües que le bec. Sinapi arvense precox, semine nigro ;. folüs integris. Tourn. Inst. 226 ;Mou- tarde printanniere des champs, avec une semence noire ét des feuilles entieres ; Séneyé 04 Moutarde, Rapistrum flore luteo. Bauh. Pin. ET Trion. Fuchs. Hist, 2577. 4°. Sinapis Erucoïdes , siliquis levi- bus , æqualibus ; foliis lyratis , oblon- _gis, glabris ,caulescabro. Amœns Acad. 4. p. 322. Jacq. Hort, f. 170; Mou- tarde avec des siliques lisses et “égales, des, feuilles en forme de Jyre , oblongues et unies ; etune üge rude. SinapiHispanicum, Dante album, Tourn. Inst. 227 ; Moutarde d'Espa- gne, basse et blanche, Eruca sylvestris , flore albo, Iralica. Barr. Ie, 132. 5°, Sinapis Juncea, ramis fascièulats, | foliis susnmis lanceolatis ; integerrimis. Horr, Ups. 191. Jacq. Hort. 1. 171; Moutarde avec des branches en fais ceau, et dont les feuilles dt hau: sont en forme de ie et très-en- tieres. =: : Sirapi Indicum mascimim Lactuce -folio. Par. Bat. 230; la plus grande Moutarde des Indes à feuilles de Laitue. 6°. Sinapis Hisparica, folus dupli- cato-pinnatis, lacintis linearibus. Hort,- Chf.338. Roy. Lugd,-B.343; Mou- __ SIN 93 tarde avec des feuilles doublement ailées, et-dont les uso H= néaires. Sirapi ; Hispanicum , Nasturfii folio. Tourn. Inst, 227 ; Moutarde d’'Espa- gne , à feuilles de Cresson.. Alba. La premiere espece est la Moutarde blanche commune, qu'on : cultive généralement pour des sa- lades d'hiver ét de printems=: elle s’éleve, avec une tige branchue et velue ; à deux pieds de hauteur ; ses feuillès sontrudes, et profondément dentelces sur Jeurs bords : ses fleurs sont disposées en épis clairs aux ex- trémités des branches, sur des pé- doneules placés. horisontalement; elles ont quatre pétales jaunes en forme de croix ,; et sont rem- placées par des siliques vélues, et iérminées par des becs longs , com- et obliques. ee siliques ontiennent toujours quatre semen- blanches. Cette plante feurit dans le mois de Juin, etses semen- ces murissént en Août. Nigra, La seconde Sie ést là Moutarde commune , qu'on rencontré souvent dans plusieurs. parties de l'Angleterre : on la cultive aussi dans les champs, pour sa graine, dont la préparation liquide est ap= peléé Meurarde ; elle s’éleve, avec une tige branchue , à quatre ou cinq pieds de haut; ses feuilles radicales Sont larges , rudes, et fort ressenr blantes à celles du Navet; les feuilles 4 DEN Le : à ï du haut sont plus petites ; et moins dentelées : les fleurs sont petites, jaunes, et disposées en épis rappro- chés à l’extrémité des branches; elles ont quatre pétales placés en forme de croix, et produisent des siliques unies, et terminées par quatre an-. gles. Cette plante fleurit et perfec- tionneses semences én même teims que la:précédente (1). (x) Les graines de Moutarde ont, comme tout le mondele sait, une saveur âcre et très-chaude ; leurs principes sont une subs- tance saline , volatile , qui est , en quelque sorte, la seule partie active de la ré- sine, de la gomme et de lhuile. Cette huile, qui est aussi douce que l'huile d'O- live, est employée utilement contre les vi- ves douleurs de néphrétique,, et l’acrimonie des humeurs qu'elle enveloppe et émousse : on s'ensert égalemenr avec succès pour re- lâcher les membranes et les fibres trop ten- dues par une caûse quelconque , et‘pour dé- fendre Les plaies de l’action de l'air exté- rieur. Les propriétés des graines de Moutarde, prises en substance ou en infusion, sont bien différentes de celles de l'huile qu’on en exprime. Outre Ja vertu anti-scorbutique qui leur est commune avec lès autres plantes crüciferes , leur grande âcreté, et la vola- tilité de leur principe actif leur en donne de paticulieres. C’est ainsi qu’en stimulant les fibres lanouissantes de l’estomac, elles favo- risent la digestion, dissipent où empêchent la formation desvents, donnent de l'appétit. Lorsque leur action se porte sur les vais- Sceaux excrétoires des reiris , elles deviennent diurétiques et aphrodisiaques selles chassent - SI Arvensis, La troisieme espece croit naturellement sur les terres labou: rées ; dans plusieurs parties de PAngleterre : on vend commune ment sa semence sous le nom de Moutarde de Durham: il yen a deux variétés , l’une à feuilles découpées, et Pautte à feuilles entieres : ses ti- ges s'élevent à environ deux pieds de hauteur ;rses feuilles sont rudes : dans une des variétés, elles sont dentelées, comme celles de Na. vets ; et dans Pautre , oblongues et entieres: les fleurs sont jaunes, et les siliques gonflées, angulaires, et pourvues de longs becs. Ces plan- tes fleurissent en Avril eten Mai, et leurs semences mûrissent dans le mois de Juin. ee aussi les urines, et nettoient les reins, en di- visant les matieres glaireuses qui les engor- gent; parla même raison, on peut les re- garder comme nn très-bon remede dans l’asth- me pituiteux , Papoplexie séreuse, lés af- fections .soporeuses, rhumatismales et ca- tharreuses ; ainsi que dans la fievre quarte , la paralysie , et sur-tout celle d ela langue, pour laquelle on les emploie en machica- toire. La préparation de ces graines, que l’on nomme Moutarde , et dont on se sert communément dans la cuisine, est saine et utile; mais les personnes bilienses , maigres, pléthoriques , ét sujettes aux hémorrhagies , doivent s'en abstenir. Les graines de Mou- tarde forment la bâse des emplâtres rubc- fans, nommés Sinapismes, qu’on applique sur différentes parties du Corps , dans la pa- ralysie et autres cirçonstançes, SIN Erucoïdes. La quatrieme espece , qu'on rencontre en Espagne , s’é- leve à pluside huit ou neuf pouces de hauteur : ses feuilles sont unies et fort découpées; la tige pousse des branches. vers le sommet, et estter- minée par un épi lâche de fleurs blanches auxquelles succedent des siiques lisses cylindriques ; ÉMOUS- sées, et remplies de petites semen- ces brunes. Juncea. La cinquieme espece est originaire de la Chine, d’où l’on ne nous envoie pas sonvent ses sémen- ces. Les Chinois mangent cette : pis bouillie , en salade, quand 1ls n’ont point de meilleures herbes pour cet usage; mais en Angleterre, on n’en fait aucun usage, Les tiges de cette plante s’élevent à trois où quatre pieds de haut, et sont gar- nies vers le bas de feuilles larges, lisses, et dentelées; mais ie du haut sont entieres : les fleurs sont jaunes comme celles de la premiere espece, et les siliques sont unies et: gonflées. Cette. plante fleurit en tin , et ses: semences mürissent en Août, Culture. On culuve la premiere espece dans les jardins , pour en faire des salades en hiver ; on répand ses g'ailes fort € épaisses en rigoles , soit sur une plate-bande Chaude , . P 3 sOit sur une couche: de chaleur O- dérée , dans un tems très. froid , avec du Cressonetautres petites herbes de SIN C: salade , qui sont bonnes à manger douze où quinze jours après qu’elles sont semées ; car lorsque ces plantes sont grandes; et que leurs feuilles sont rudes, elles sont top foites pour qu'on puisse en faire usage. Lorsqu’on veut recueillir Les graines de cette plante, on en seme une piece de terre au printems ; et quand les plantes ont œuatre feuilles, on houe la terre comme on le pra- tique pour les Navets, pour en dé- twuire les mauvaises herbes er les éclaircir dans les endroits où elles sont trop serrées. Cet ouvrage doit être fait par un tems sec; car alors les mauvaises herbes périssent aussi- tot qu'elles sont coupées , et la terre. reste nette pendant un mois : au bout de ce tems, on recommencera ce travail , et on donnera aux plantes environ huit où neuf pouces. de dis- tance. Si cetravail.est bien exécuté, et fait par un.tems chaud, le terreta restera net jusqu'à la maturité des semences, Aussitôt que les cosses- devtennent brunes, il faut couper les plantes , les faire sécher sur des toi- les pendant deux où trois jours; et les battre ensuite pour Î use ages La seconde espece ne se muli- phe que pour ses grafies , qu'on seme comine es. de la premiere, Les plantes exigent le même trai- tement, avec cette différence quon leur donne le double d’espa ice, * parce qu'elles deviennent bésueoup à o6 SE R plus grosses. Ainsi, en les houant, Al faut les tenir à dix-huit pouces de distance; et comme les graines de celle-ci mürissent plus tard que celles “de la précédente, 1l pourra être né- cessaire de houer les plantes trois fois. Aureste, on réglera lenombre des houages sunlès progrès des nau- yaises heïbess… : : - Les semences de ces deux premie- res especes sont d'usage en Méde- cine. La troisieme estuneherbesauvage assez commune sur les terres culti- vées de plusieurs parties de PAngle- terre. Comnie elle pousse au com mencement du printems parmi les bleds, et qu’elle produit ses fleurs et des grainés mures dans lé mois de Mai, il estnécessaire de la détruire de bonné héure , , Sans quoi ses se- mences , qui s’écartent long-tems avant que le bled soit mûr , couvri- roient bientot la terre de nohyeles plantes. On conserve les trôis autres espe- ces dans lés jardins de Botanique, pour la variété, et jamais on ne les cultive pour l'usage : on peut, les traiter de la même maniere que les detx Se |SNABRSRUN V'oy. ne SYRIN GA. Far Paupapetraue CORONARIUS, L, se Si “SISARUM. Poy. Sum. L. SISON. Lin, Gen. Plant. 311. Sù Species. Tourn. Inst. R. -H./3017; la Berle ou Âche d’eau. Caracteres. La fleur esten-ombelle; lPombelle générale est composée de six rayons minces ou petites ombel- les, qui sont inégales , ainsi que les plus petites, qui ont dix rayons. Les enveloppes particulières de ces deux especes d’ombelles, ont quatre feuilles, et sont inégales ; le calice de la fleurest presqueinvisible; lés péta- les extérieurs de l’ombelle générale sont uniformes ; les fleurs ont cinq pétales € égaux ; en forme de lance, et réfléchis, et cinq étamines sem- blables à des poils de la longueur des pétales, et terminées par dés. antheres simples, Le germe, qui est ovale et placé sous la fleur, sou- tient deux styles réfléchis, et eou- ronnés par des stipgmats simples; il se change ensuite en un fruitovale, rayé , et divisé en deux parties, qui forment chacune une semence ovale, rayée, convexe d’un côté » € unie : sur l’autre, Te Ce genre de plantes éstran gé dans. la seconde section de la cinquième . classe de LINNÉE, qui comprend les plantes dont les fleurs ont its étamines et deux styles. C2 Les especes sont ; 1°. Son Amomum ) oliis pinnatis, umbellis hot SLA 2 à 8 à PRE ee S IS : umbellis erectis. Prod. Leyd. 10$.Sauv. Monsp. 232. Scop.Carn. ed,2. n.355. sub-Sesek. Blackwr. 442 ; Sison à feuilles atlées , ayec des ombelles érigées. ie ee Six aromaticurm, .. officinarum. Tourn. Inst. R. H. 308; Berle bä- tarde et aromatique , o4 l'Ammome des boutiques. Petroselinum Macedonicum, fuchsi, Das. Pempt. 697. 2°, Sison segetum , foliis pinnatis, umbellis cernuis. Prod, Leyd. 105. Hort. Uos. 63. Hall. Hely.n.770.Jaca. Hort. f. 1343 Sison à feuilles aïlées, avec des ombelles:penchées _ Sium arvense, siyè Sepetum. Tout, use. 308; Herbe mielleuse, ou la Berle des bleds.. 3°. Sison Canadense , foliis ternatis. Hoi. Cliff, 99. Gron. Vire. 147. Roy. Lugd.-B. 106. Kalm. Ir, 3. p. 2595 Sison avec des ‘feuilles à trois lobes. - Myrrhis Canadensis, trilobata. Mor. ‘His. 3. p.301 ; Myrrhe du Canada, avec des feuilles à trois lobes. 4°. Sison verticillatum., foliolis ver: éicillatis , capillaribys. Lin. Sp. Plant. 253; Sison avec des feuilles capil- laires et verticillées. | Carvi. foliis tenuissimis , Asphodeli radice. Tourn. Inst. 306 ; Carvi. à feuilles. étroites , avec une racine dAsphodelle. Carum foliolis setaceis , verticillatis , radice Napi-forrai. Sauv. Monsp. 168. Tome VIT, =: SIS 97 Buninm bulbis oblongis. Sauv. _Monsp. 256. Œnanthefolis pinnatis, foliolis li: neariter laciniatis, Dalib. Paris. 90. : Darcus prarensis , Mille-Folit palus- cris folio. Bauh. Pin. 150. Daucus pratensis.. Per Hist. Sr Ro É Amomum. La premiere espece croît naturéllement sur les bords des fossés, et sur les rivages humides et ombrés, dans plusieurs parties de l'Angleterre; elle est bis-an- nuelle , et périt bientôt après avoir pérfectionné ses semences : sa racine est cylindrique , et coule profon- dément dans la terre ; 3: ses. feuilles radicales sont aîlées, et composées de quatre paires de lobes , terminées par un lobe impair ; ces lobes ot un pouce et demi de longueur sur six lignes de large, sont réguliere- ment dentelés sur les deux côtés, et leurs dents sont encore sciées; ses feuilles sont d’un vert luisant, et ont une odeur aromatique ; 3 Ses tiges, -qui s’éleyent à trois pieds dead ; poussent de tous côtés des branches garnies de feuilles de la même forme que celles du bas, mais plus petites : ses fleursnaissent en petites ombelles aux extrémités des branches ; elles sont blanches, paroissent en Juin, et ProdHEesr dés semences rayées, quiontüngoit etune odeur chaude, agréable , et aromatique , et qui mü= rissent en Août, TO. S1S | laisse écarter leurs semences , les plantes poussent en abondance, et n’exigent aucun autre soin que d’être . éclaircies et tenues nettes de mau- vaisés herbes : on peutaussi lesse- mer en automne, et élles réussissent mieux dans cette saison _ au ie tems. Îrio. de l'Angleterre ;:ce qui fait qu'on ne la cultive gueres dans les jardins: elle est annuelle, se seme d’elle- même ; ét croit sans aucun soin, On a observé, qu'après le grand in: cendie de Londres, cette plante a poussé en grande abondancesur les ruines, Striciissimum, La neuvieme, qui Haïît spontanément sur les monta gnes de la Suisses, a une racine vivace, de laquelle sortent plusieurs tiges branchues de trois pieds environ de: hauteur, et garmies de feuilles en forme de lance, de trois pouces à peu-près de longueur sur) un de large , ment des paquets lâches au sommet des uges = elles sont petites, jaunes, €t Composées de quatre pétales disposés en forme de croix ; elles: paroissent en Juin, et sont rempla- cées par des nn “he mürissent en n Août La huitieme espece croît naturellement dans plusieurs parties sciées sur leurs bords, d’un: vert foncé, et postées altérnative- ment sur les tiges: ses fleurs for-. STS. On conserve cette espece dans quelques jardins , pour la variété, quoiqu’elle ne soit pas fort belle;on la multiplie par ses graines, qui réussissent mieux quand elles sont semées en automne ÿ Car quand: on re les met en terre qu’au printems, “elles poussent rarement la même an- née. Cette plante n’exige aucun au- tre soin que d’être tenue nette; elles se plaît à ombre et dans un lieu frais, en SISYRINCHIUM. Lin. » Gen. Plant. 908. Bermudiana, Tourn. Inst. R, H. 387. tab. 208 ; Bermudienne, Caracieres. La gaîne qui renferme les fleurs fait face de tous côtes, et est composée de deux feuilles com- primées et en forme de quille ; la co= rolle a six pétales oblongs, ouverts, étendus’, terminés en pointe a1guês. la fleur'a trois étamines fort cour: tes, terminées par des sommets di- visés en deux parties, et fixés à la bâse du style; son germe, qui est ovale ét: placé sous la fleur, sou tient un style en forme d’alène ; et couronné par un stigmat divisé en. trois parties , et réfléchi, Ge germe se change dans la suite en une cap-. sule ovale, à trois angles et à trois cellules remplies de semences rondes. î | Ge. genre de plantes est rangé dans la seconde section de + Yingtiome classe de LiNNÉE , qui _comprend «comprend celles dont les fleurs F SES ont leurs or ganes mâles et femelles réunis , et trois étamines, Les especes sont: - 1°. Sisyrinchium Bermudiana, foluis gladiolaus , amplexicaulibus , Ve culis brevioribus ; Bermudienne avéc des feuilles en forme d'épée, et am- plexicaules , dont les fleurs sont soutenues par de courts pédoncules, Bermudiana Iridis folio, fibrosé ra- dice, Tonrn. Inst. Re H358.;: Bee mudienne à feuilles d'Eris , ayecune racine fibreuse. 2°. Sisyrinchium angusti-folia , fo- liis lincari-gladiolatis, pedunculis lon- gioribus ; Bermudienne avec des feuilles linéaires et en forme d'épée, et de plus longs pédoncules. Bermudiana Graminea , flore minore cæruleo. Hort.Elth. 49 ; Bermudienne à feuilles de Gramen, avec une plus mudienne à feuilles de petite fleur de couleur bleue. 3°. Sisyrinchium bulbosa, foliis pli- catis, spathâ bi-floré ; Bermudienne avec des feuilles PHSSÉES , @t deux fleurs dans chaque gaine. Bermudiana Palme folio, radice à osé, Lion. Tourn, Inst. 381; Ber- Palmier, avec une racine bulbeuse. Sisyrinchium Palmi-folium. Syst. Plant. tom. 4 p. 43 Sp. 2. Bermudiana, La premiere espece croît naturellement à Bermude, d’où TourNEFORT lui à donné le nom de Bermudiana ; elle a une racine Tome VII, Lin, S IS 10$ bulbeuse , de laquelle sortent quel- . ques feuilles roides en forme ‘épée, de quatre ou cinq pouces de lon- gueur, sur six lignes de large, d’un vert foncé, et entieres; du centre de ces feuilles s'élève une tige de: six pouces de hauteur, comprimée et à deux aîles, qui coulent dans toute sa Jongueur ; elle est embrassée par trois ou quatre feuilles en forme de lance, érigées, et creusées en forme. de carène. Cette tige est terminée par un paquet ou grappe de six ou sept fleurs, postées sur de courts PEROU et renfermées, avant des "Ouvrir , dans une gaîne à deux feuilles en forme de quille. Ces fleurs, qui sont d'un bleu foncé, : avec des fonds jaunes, sont com- posées de six pétales ovales , termi- nés en pointe aiguë, étendus etou- verts. Quand elles sont entierement epanouies, elles sont à un pouce au-dessus ; dans leur centre est placé un style droit, au bas duquel sont trois étamines , dont les sommets sont rapprochés ; ét au haut est un stigmat découpé en trois parties LC; fleche en arriere du style, et de couleur d’or. Ges fleurs pa- roissent en Juin; et quand elles sonttombées , le germe qui est si- tué au-dessous se change en ‘une capsule ovale, obtuse,. et à trois cel. lules remplies de semences rondes, Sylrestris. La seconde espece, qui est Originaire de la Virginie, a une (02 166 SIS. racine vivace cPhibreuse, de laquelle soment- plusieurs feuilles étroites en FOMME de lance, de trois pouces en- viron de longueur sur à peine une ligne et demie de largeur, d'un vert, , Chair, et entieres : les tigess’élevent à tois pouces ‘eRvATOÔT hauteurs elles . sont minces, applaties, nn comme celles de la premiereespece; elles ont des feuillés courtes , éroi: tes, et én forme d'épée, quiles em- brassent de leur bâse, et sont termi- nées par déux petites fleurs d’un bleu ‘pâle, renfermces dans uñe gaine à deux feurlles, et postées sur dé’plus longs pédoncules que ceux de la Peso ; elles paroïssent vers le même tems , et leurs semen- ces müûrissent en Août. Ces deux espéces Ont été confon-. dues par plusieurs Botanistes, qui, selon toute apparence, ne lesont 2 | vues toutes deux, Où au moins mont pas éu occasion de les cultiver; car il y a aucun doure qu elles ne soient deux especes distinctes. J’ai élevé ces deux plantes dans lemême sol et à la mème exposition , pen- dant plus de vingt années; elles ont donné dés semences lune et l'autre, ét n’ont jamais offert aucune altéra- tion qui tendit à les rapptocher. Les feuilles, les tiges ‘et les leurs de là premiere sont trois fois aussi gran- des que celles de la seconde , et la gaîne renferme. siX OU sept fleurs; au-lieu que. “celles. de la \ STs seconde n’en ont gueres plus de deux, Ces dernieres ne sont ouvertés que peu detems dans la matinée 5 aü-lieu que celles de la premiere restent épanouies pendant tout le jee *On multiplie ces plañtes par leurs graines, et en divisant Kéurs racines. On répand ces graines en automne’, _aussi-tôt. quelles sontmäûres, sur une plate-bande, à Paspect du levant, -et où elles ne soientexpostes qu'aux premiers rayons du soleil, La meil- leure méthode est de les semer em rigoles à trois où quatre pouces de distance, et de les couvrir d’un denu-pouce environ de terre lé égeré, Les plantes paroitront au printems ; et comme leurs feuilles ont beau- coup de ressemblance avec celles de Pherbe ordinaire, il faut avoirat tention de ne pas les arracher , quand on nettoie la terre. Pendant le pre- mier été ,ellesn "exigent aucun autre SOIN que d’être tenues - nettes de. mauvaises herbes , à‘moins _. Tes pins ne soient tFOp serrées, et qu'on ne soit obligé de les éclair- Cir; dans ce cas, on en enleve quel- ques-unes, que lom plante à Pom- bre dans-une plate-bande:, à trois pouces de distance entrelles, où on peut les laisser jusqu’à Pautomne; alors on les place où elles doivent Heurir Pété suivant, Ces plantes se plaisent à ombre , et dansune rérre molle , marneuse, etsans fumier, => SIS Le tems le plus propre pour trans- planter et diviser les vieilles ra- cines , est. au commencement de Pautomne, afin qu’elles puissent bien s'établir avant Phiver + elles sont toutes deux si dures,qu elles réus- sissent en plein air en Angleterre, et y sont fort rarement éndomma- gées par le froid. Bulbosa. La troisieme espece, qui croît spontanément en Amérique, à une racine petite , ovale et bulbeuse, dont la peau est d’un rouge brillant; de cette racine sortent des feuilles: } ; en 7 fort ressemblantes aux premieres du Palmier’, mais d’une substance plus mince de neuf où dix pouces de longueur sur un de large, avec cinq ou six plis dans leur longueur , d'un vert clair, términées en pointe , et qui s’embrassent deux à deux à leur bâse; ün pédoncule de quatre pouces de haut, qui porte à son sommet deux où trois petites fleurs bleues, ren- fermées dans une gaine ou spathe, _ et composées de six pétales étendus et ouverts, comme ceux des autres especes ; ; mais elles ne restent épa- noules que trois où quatre heures dans la matinée ; et sont fermées le reste du jour. Quand elles sont ou: vertes, leurs pétales sont si petits, quelles ont peu d'apparence. Cette plante Heurit communément au mI- lieu de Pété, plutôt ou. plus tard; mais elle ne produit jamais de se- LS du centre de ces feuilles sort SI Tr - 107 mences en Angleterre, On la mul- _tiplie par les rejettons que sa racine ‘pousse en abondance; on les sépare et on les transplante bientôt après que les feuilles sont flérries, ou avant que les nouvelles commencent à pousser ; on les met dans de petits pois remplis d’une terre légere, mar: neuse, et sans fumier, et on les plonge dans la couche de tan de la serre chaude, où elles doiventrester constamment; car elles sont trop délicates pour réussir dans ce pays, si onne les tient pas chaudement. Le traitement qu’elles exigent est Le même que celui des autres plantes à racines bulbeuses __ mêmes pays | SISYRINCHIUM. Tour, … Bu- niurm bulbocastanum où Noix de Terre. Le Docteur LINNÉ& à classé cette plante avec les [ris ou Fleurs dé Lis ; mais elle ne subsiste Le Jong-tems daüs les jardins ; je n’en ai point fait mention dans cet Cure | -SIUM. Tourn. “Inse, R. H. 308. rab. 162. Lin. Gez. Plant. 310. Sisa- rum, Tour. InshER. H. ab. 163 ; Chervi. Caracteres, La un est en l’ombelle générale varie dans difié- réntes espèces ; les petites sont unies etétendues, etPenveloppe générale est composée de plusieurs feuilles courtes, en forme de lance et réfié- chies. L'émbelle générale est: unie Q i 08 SIU forme; les corolles ont cinq pé- tales réfléchis et égaux: les fleurs ont cinq étamines terminées par des antheres simples, avec un pe- tit germe placé sous la fleur, et qui soutient deux styles réfléchis, et couronnés par des stigmats obtus, Ce germe.se change dans la suite en un fruit rond, ovale, rayé, et. divisé en deux parties, dont cha- cune formeune semencerayée, unie sur un côté, et convexe de l'autre. Ce genre de plantes est rangé dans la seconde section de la cin- quieme classe de LiNNÉE , qui comprend celles dont les fleurs ont cinq étamines et deux styles. Cet Au- teur a ajouté à ce genre le Sisarum de TOURNEFORT. Les especes sont: 1°. Sum latifolium , Joliis pinnatis, umbellis terminalibus. Horr. Cliff. 98. F1. Suec, 235. 247, Roy. Lugd.- B. 104. Oed, Dan. f, 246. Gel, Sib. x, p. 200, Reyg, Ged. 144. Willich. Il- lustr. n. 30. Jacq. Austr. f. 56. Mar- tusch, Su, n. 197: Pollich, pal. 7, 286 ; Chervi ayec des feuilles ai- lées et des ombelles qui. terminent les tiges. … Coriandrum latifolium > caule areurè angulato > foliis latis , pinnatis ,serra- LS, Crantz. Austr, p, 212, Sium lauifolium. C. B. P. 154 ; 5 Sium à larges. feuilles ou le grand Chervi, Se : SIU 2°, Siumangustifolium,folis pinnatis, _Serratis | umbellé terminali: Sium à feuilles aîlées et sciées, avec une ombelle à Pextrémité de la tige. Sium sivè Apium palustre, folis oblongis. €, B. P, 1543 Chervi com- mun de marais , à feuilles oblongues; Berle oz Âche d’eau. | Apium Sium , foliis pinnatis. Crantz. Austr..p. 215. e 3. Sum nodi-florum , foliis pinna- LIS 0 axillartbus sessilibus. Hore, Cliff 98; Siurh avec des feuilles at- —lées, et des ombelles sessiles aux aisselles de la tige. Seseli a are Scop. Carn. 2. Te 353: Sim umbellatum repens. Ger, Emac: 256.258; Chervi TEmPANL et à om belles. 4% Srum Sisarum , fois pinnabis , : floralibus ternatis. Hort. Cliff. 08. Hort, Ups. 62. Roy. Lugd.-B, 1043 GChervi à feuilles aïlées dans le bas , et atrois lobes vers les fleurs. Sisarum Germanorum. C, B.P,155: Chervi d'Allemagne. | 5°. Sium Falcaria, foliolis nearibus, decurrentibus , connatis. Hort. Cliff, 98. Roy. Lugd.-B. 105. Sauv. Monsp. 232. Gmel. Sib.x, «Pe 201. Jacq. Austr, t. 257; Chervi avec deslobes linéai res, et des membranes ailées qui - coulent le long de la tige, Seseli Falcaria. Crantz. Austr. p.208, Scop. Carn. ed. 2. n. 354 Falcaria Riu, Pent. f, 47. je SIU Eryngium arvense ; folus serratis, Bauh, Pin. 386. : Eryngium IV. Dodon. 732. 6°. Siumn Siculum , foliis radicalibus rernatis , caulinis bi-pinnauis. Prod. Leyd. 105. Jacg. Horr. f.133 ; Chervi dont les feuilles du bas sont à trois lobes , et celles des tiges à doubles ailes. Daucus, Pastinace folio , Siculus. Zan, Hist. 78. f. 30. Myrrhis folus Pastinace , lerè viren- bus. Tourn. Cor, 22 ; Myrrhe à feuil- les de Panais, et d’un vert clair. Latifolium. La premiere espece est le grand Chervi, qui croît naturelle- ment.dans les eaux profondes de plusieurs parties de l'Angleterre ; elle s’éleve à la hauteur de cinq ou six pieds, avec des tiges droites et garnies de feuilles larges, , aîlées , et: de la même forme que celles du Chervi commun ; les tiges sont termi- nées par de larges ombelles de fleurs “dun jaune pâle. Cette plante fleurir dans les mois de Juin et Juillet, et ses semences mürissent à la fin d'Août; elle n’est jamais cultivée - dans LS jardins. Angüsti-folium. La secondeespece est le Chery: commun et érigé qu’on rencontre dans les fossés de plusieurs parties de l’Angleterre; elle s’éleve à la hauteur d’environtrois pieds, avec une tige droite, branchué , et. garnie de feuilles aïlées, composées de trois Ou quatre paires de lobes oblongs, SI U 109 Sciés et terminés par un lobe im- pair: latige produit à son extremiré une ombelle de fleurs blanches, qui paroissent .en Juin, et Apqueles succèdent des semences. qui mu- rissent en automne. On cultive Ta rement cette espece, parce que c’est. une hérbe sauvage, qui croît com- muneément dans les fossés et leseaux croupissantes. Ces deux plantes ont été recommandées par les anciens Médecins, pour leurs vertus; mais on en fait peu d'usage à présent. Nodi-florum. La troisieme espece est fort commune dans les eaux crou- pissantes de presque toute l’Angle- terre ; ses tiges s’étendent sur Dress _que toute la surface des eaux, erpro- . duisent des ombelles de fleurs blan- ches à leurs nœuds, On recueille et on vend sonvent cette plante pour le Cresson de fontaine, comme onfa déjà observé ci-dessus à Particle Si- syrnbrium. - Sisarum. La quatrieme espece est le Chervi commun qu'on culuivoitau- trefois dans les jardins anglois > ED, plus grande quantité qu on ne le fait à présent: ses racines sont 4 seule partie dont on fasse usage;. et quoiquelle soit muse, dans la plupart des Pharmacopées , au nom- bre des pass médicinales , ce- pendant on s’en sert rarementen Mé- decine ; elle est plus propre aux usages de la cuisine; car on la re- garde comme une racine saine et sé #10 + FÜ noue mais elle est venteuse, et son goût doucâtre paroït désa- sen à beaucoup de pefsônnes, -. La racine de cette plante est com- posée de plüsieurs fibres charntes, aussi grosses que le pêtit doist, et réunies en une tête; ses énilés ra dicales sont aîlces, ét ont deux où trois paires de lobes oblongs, ter- minés par uf lobe impair; la ge s'élève à “an pied” de haut, et pro- duit à son extrénuté ühe ombelle de fleurs blanches, qui paroissent en Juillet, et sont remplacées par des semences rayées comme celles du Persil, et qui iurisSEnt en 1 au tomne. On cultive et ie cette : plante de deux manieres ; TE ROSE par semences ; et “ensuite par rejettons de la racine. Je:crois que FE premiere méthode: est la meilleure, parce que les racines élevées de se mences deviennent généralement plus grosses que celles de bottures , ét-qu'elles sont moins sujettes à être gluantes. On seme ces graines à là fn dé Mars ou au comimentement en rigoles. d'Avril, à la volée on La terre qu'on leur destine doitètre légere et humide ; car, dans un ter- réin sèc ; les racines sont toujoufs petites , à moins que la saison ne soit fort humide, Si les semences sont bonnes, les plantes paroïtrént cinq ou six semaines après, Quand elles auront produit asséz de feuilles _prèmit- S. TU: pour pouvoir être bien distinguées des mauvaises herbes, on houera exactement la terre, comme on le pratique pour les Carosres ; et si elles ont été semces à la vôlée ,; on arra- chera quelques plantes ; pour don- . ner aux autres la même distance qu'aux Carottes. Celles que lon seine en rigol es, doivent aussi être éclaircies à la distance de quatre pouces; onhone la terre , pour en détruire les mauvaises herbes, eton recommence trois fois €e travail , comme il est d'usagé pour les ‘Ca rottes, Si cet ouvrage est bien exé- Cuté, et par un tems sec, la terre restera nette durant une LOC tie de l’été ,etilne sera pas fort né- cessaire d’'entréprendreun quatrieme houage , à moins qu'il ne survienne bémiconp de pluie vers la Saine Jean ; car les feuilles des plañtes s’é- tendront bieñtôt , et empêcheront les mauvaises herbes de pousser. En automne, lorsque les feuilles com- rencent à se flétrir., les racines sont bonnes pour Pusage , et pourroné servir pendant tout hiver, jusquà ce qu elles commencent à pousser au printems ; alors elles: deviennent gluantes, ainsi que celles qui mon tent en semences dans leprétüier été, ét que “Von que arracher et res. : jetter ° Le meilleur tems pour multiplier cette plante par rejettonstest le prin- teins , ar qu ’ellé conunence à SIU … pousser ; -alors on enleve les vieilles racines ,; et-on en sépare celles. de côté, à chacune desquelles On con- serve un œil ou bouton; onles plante en rangs éloignés d'un pied, et à quatre pouces entr elles . dans les rangs. Si la terre est légere, ce tra- vail peut. être exécuté avec une houe-ssi au contraireelle est ferme, on. fera mieux de creuser les rigoles avec la bêche , comme on: le-pratt- que pour les Asperges, et y placer les racines à une distance conve- _nable. La terre doit être tente nette _én a houant, comme il a été pres crit ci-dessus; au moyen de quoi ; dans la saison ordinaire, ces racines seront bonnes pour Pusage. Falcaria. La use espece est une plante vivace qu’on rencontre en Allemagne ; ses racines rempent_ et s'étendent très-loin sous laterre, où la plus petite fibre pousse des rejettons ; de. mahiere que, quand cette plañte estune fois établie dans - un jardim, elle sy mariaplie forte- ment;.ses racines sont ‘épaisses , chaïnues , et ont une saveur sem- blable à celle de PÉryngium ; ses feuilles sont divisées en segmens linéaires, et leur bâse embrasse les tiges , qui s’élevent à deux pieds de Haut, et sont terminées par des om- belles larges et plates de fleurs blan- ches, qui paroissentens Juillet; mais leurs semences ne mürissent pas sou- vent en Angleterre, S MI ti Siculum. La sixieme espece est ori- ginawe de la Sicile; on la conserve dans les jardins de Botanique, pour Ja ‘variété ; ses feuilles radicales sont larges, à trois lobes, ét d’un vert lisant ; sa uge est haute de deux pieds, et terminée par une ombelle de fleurs jaunes , qui paroissent en Juillet; les feuilles des tiges sont à. -doubles aïles, et les sémences müz rissent eh automme. On’doit mettre Ce ces graines-en terre aussi-tot qu'elles sont mures. >» ee 0 Ë SIUM, Joy. Sison. L. CicurA VIROSA.L. THAPsrA TRIFOLTATA. L. SMILAX. Tourn. Inst. R; H.6$a. tab, 421. Lin. Gen. Plant. 992; Li- seron épineux. Salsepareille. Caracteres. Gette plante a des fleurs mâles et des fleurs femelles sur diffé- rens pieds ; les fleurs mâles ont un calice à six feuilles, ouvert, et en forme de cloche ;*elles n’ont point de pétales, 1inais seulement. six éta- mines terminées par des antheres oblongues: les fleurs femelles. ont un semblable calice , qui tombe ; elles n’ont ni pétales ni étamines, mais un germe ovale, qui soutent trois fort peuts styles, couronnés par des stigmats oblongs et réflé- chis. Ce germe devient ensuite une baie _globulaire , et à deux cel- Jules , qui renferment deux semen- cés de même forme, : - LA ‘12 SMI Ce genre de plantes est rangé dans la sixieme section de la vingt- deuxieme classe de LINNÉE, qui comprend celles qui ont des fleurs mâles et des fleurs femelles sur dif- férens pieds, et dont les fleurs ma- lés ont six étamines. | Les especes sont: 1°. Smilax aspera , caulé aculeato , angulato , foliis dentato-aculeatis , cor- datis. Lin. Sp. Plant, 1028. Gouan. Monsp. $O5. Gron. Orient. 316. Scop. Caïn. 2. n. 1221; Liseron épineux, avec une tige angulaire et épineuse, et dont les feuilles sont en forme de cœur, piquantes et dentelées, Smilax aspera , fructu rubente. C. B. P. 2096; Smilax ou Liseron rude, avec un fruit rougeitre. Smilax aspera, rutilo fructu. Clus. Hist. 1. p,122. 2°, Smilax excelsa, coule ie : foliis cordatis , inermibus ; Smilax avec une tige angulaire et épineuse, et des feuilles en forme de cœur et sans épines. “Smilax Orientalis, sarmentis aculea- £is | excelsas arbores scandentibus., foliis non spinosis. Tourn. Cor. 45, Buxk. cent. I,p. 18.f. 27; Similax du Le- vant, dont les sarmens sont épi- neux,.et grimpent au haut des plus grands arbres, avec des feuilles sans re er 3° . Smilax 70 caule acy- leato angulato , folüs inermibus-retuso , cordatis ; Smilax à tige angulaire et SM épineuse , avec des feuilles obtuses, en forme de cœur, et sans épines. Srnilax visiculis asperis Virgintana, folio hederaceo, Leni-Zarza nobilissima, Pluk. Alm, 348 ; Salsépareille de Virginie , dont les seps sont épineux, etles feuilles herbacées comme celles du Luerre; appellée Zarza. . 4. Smilax Tamnoïides, caule aculeato, cereri , foliis inermibus, cordatis ; oblon- gis, septem-nerviis, Lin. Sp. Plant.1030; Smilax avec une tige cylindrique et épineuse, et des feuilles sans épi- nes , en forme de cœur, oblongues, et à sept veines, Srnilax Bryonie nigre foliis, caule spinoso , baccis nigris, Catesb, Carol. Y. p. 52 3 Smilax à feuilles de Bryonne noire, avéc uhe tige épimeuse et des baies noires. 5°+ Srilax China, caule aculeato,, teretiusculo , foliis inermibus , ovato- cordatis , quinque nerviis, Lin. Sp. Plant.1029. Mar, Med, 214. Gmel. Ie. 3.p. 32: f. 6, Blackw. r. 4333; Smilax à tige cyhndrique et épineuse, avec des “iles sans épines ovales , en, forme de cœur , et à cinq veines. China Michua Canensis sivè Smilax aspera minor. Plum. Ic, 183: Radix China. C.B.P.306 ; Racine Chinoïse , Squine 0” Esquine. Fruticulus convolyulaceus , spinosus Sinicus, floribus parvis umbellaris. Pluk. Amalth, 101.f.1. 6°, Smilax caduca, caule sub-acu- leato , tereti , 3 Jobs inermibus , cordatis , érTIET VUS 5 SMI srinervis ; Smilax cylindrique et un peu épmeux, avec des feuilles sans épines, en forme de cœur, et à trois veines. - 79, Smilax Aristolochie oies caulé aculeato, tereti, foliis inermmibus., sagitta- es ; obtusiustulis , trinerviis ÿ Smilax à tige cylindrique et épineuse, avec - des feuilles sans épines, à pointe de hallebarde, un peu émoussées, et à trois veines. = : Smilax aspera Aristolochie folüs longioribus , ad basinauriculatis. Housr, MSS. ; Smilax avec de He Ionenes feuilles dAistoloche ; LUS . leur bâse. + 8°. Srmilax ue caule aculeato, £erett., foluis ovaro-lanceolatis , nervis « foliorum, infernè aculeatiss Smilax à tige cylindrique .et épineuse, avec des feuilles ovales en forme de lance, et garnies en-dessous de veines ar- mées d’épines. - Srailax visiculis asperis , folis oblongis , nervis foliorum Spinosis. _Housi. MSS. ; Smilax avecune tige épineuse et des feuilles oblongues ; forüfées par des nervures épineuses. 9°. Smilax Virginiana, caule acu- leato, angulato, foliis lanceolatis , inermi- bus , acuminaris ; Smilax à üge an- gulaire et épineuse, avec des feuilles en forme de lance, sans épines, et terminées en pointe aigué. Srnilax visiculis asperis Virginiana foliis angustis, levibus, nullis auriculis prædita. Pluk. Phyr, tab, 110. f. 43 Tome VF IL, SMI ‘T1 3 Smilax de Virginie , à feuilles étroi- tes , unies , sans oreilles , étavec des véines piquantes. : - | - 10. Srnilax Canelle-folia, . iner- mi téreti , foliis inermibus, oVatis y élè= nerviiss Smilax à tige cylindrique et sans épines ,'ayec des: feuilles sans épines:, ovales, et à trois veines, Srnilax Virginiana, spinis 1nnocuis armata , latis Canellæ ‘foliis , radice - afundinaceñ crassé et carnosà. Pluk. Phyt. 110. fie. $ 3 Smilax de Virgi- me, armé d’épines molles, àfeuilles larges de Canellier, avec une racine _ épaissæ , charnue, et semblable à celle du Roseau. ë China spuria zodosas. à Pin. Li 297: ee. : 11°. Srmilax hurmilis , caule inermi, tereit, foliis inermibus", ovato-cordatis , crinervuis, floribus coryrmbosis ; Smilax à tige cylindrique et sans épines,. avec des feuilles ovales, en forme dé cœur, sans épines, et à trois vei- nes ; dont les fleurs sont en co- rymbe, - - Srailax eo. » 1072 SPITL0S4 foliis. Aristolochiæ , baccis: rubris. . Catesb. Car. :. p. 47.3; Smilax bas, non - épineux , à feuilles d'Aristoloche, avec des baies rouges. 12°, Smilax Hederæ-folia , caule inerrni , ceretl, foliis inermmibus, caulinis cordatis, rameis ovato-oblongis. Lin Sp. Plant. 1031: Smilax pseudochina, Lin. Sysm , p P 5 MA SMI Plant, tom, % p. 258. Sp. 133 Smilax à tige. cylindrique et sans épines ; avec des feuilles en. forme de cœur, sans épines ; et des paquets de a ovales et oblongs.. ee = Smilax claviculata, Héderæ-folia, tota l@vis,è rérrà Mariand. Pluk. Phyt.tabs 225. f.3 3 Sinilax à vrilles, du Ma- ryland: , avec unefeuille Lierre ERUSrERENE unie. : _ + Smilax nn = inerine rerét}, folis inermibus , lanceota- is ; Sinilax à tige cylindrique et sans épines , ayec de feuilles en forme üé lance er sans épines, + Srmilax lavis, Lauri folo, baccis ni= gris, Cateshe Car. T: P« 15; Similax uui, à feuille de Laurier, avec des baies noires. : - > Aspera. EE premiere - CrOIt strasene sons les haies et dañs les bois , en Italie et ÊtE Espagne; ’ ses raciñés sont composées de plu sieurs fibres épaisses et charnues, cui s'étendent au loin de tous cotés, et pénetrent profondément dans la terre ; de ces racines sortentplusieurs tiges minces; angulaires , armées d’épines courtes et courbées , ét gar- mes sur les côtés de vrilles, au moyen desquelles elles's’attachent àtous les corps voisins, ets’clevent. à la hauteur de cinq ou six pieds ; les fetuilles de cette espece —- fOi- des , en forme de cœur, à pointe aigue, de neuf lignes. environ Le canle SMI largeur à leur bâsé, où elles sont oreillées et rétrécies en une pointes. elles ont environ deux pouces de longueur, sont d’un vert foncé, et ont cinq veines longitudinales; leurs bords sont garnis de quelques épi- nes coites et rougeatres. Les fleurs, qui naissent en paquets courts aux aisselles de la tige, sont peutes, blanchâtres , ét sans pctale, Celles des plantes fem és sont remplacées ‘par des baies rouges qui mrssent en automne. ee Esxcelsa, La seconde espece est originaire de la Syrie; ses racines sont semblables à celles de Ja précé: dente; ses tiges - quarrées, et Épi- neuses, sattachent,; par. l leurs-vrilles) aux arbres du voisinage, et s’éle- vent ainsi jusqu'à leur sommet; ses feuilles sont en forme de cœur , de deux pouces de longueur sur un pouce neuf lignes de lkrge à leur bâse , sans épinestsur leurs bords, mais fortihices par cinq veines qui coulent dâns la longueur : ses fleurs es de: et ses baies ressemblent à la premiere espece. . — Salsaparilla. La troisieme, qu on rencontre en Virginie , à des racines semblables à celles de la précédente; ses tiges sont angulaires et Épineu= ses; ses feuilles sont en forme de cœur ,-tournées en arriere, et sans, épines : ses fleurs soit petites, et disposées en paquets longs et lä- ches aux aisselles des tiges ; ses RE SME baies sont pétites et rouges (2). Tamnoïdes.… La quatrieme se trouve dans. la Caroline ; ses racines ressemblent-encore à celles des pré- cédentes ; ses tiges sont cyhndriques étépineusés ; ses feuilles sont oblon- gues ; En forme-de cœur, de quatre pouces de longueur sur deux et demi de large à àleurbâse , et sans épines ; ; _mais elles ontsept veines , qui cou- lent dans leur longueur: » ses fleurs : naissent en paquets longs et Jâches sur les côtés destiges , et ses baies sont noires. China. La cinquieme j: qui nait . Carthagène, dans, la Nouvelle-Espagne , a des racines : (1) J'aurai peu de chose à dire au sujet des propriétés médicinales de cette plante. Quoi- que les racines de Salsepareille soient fré- “quemment employées par la plupait des Médecins comme En puissant sudorifique et - comme un remede propre à opérer la dépu- ration des humeurs, ceux qui sont un peu versés dans l'analyse des Pa ; et qui ob- servent avec soin l'effet. des médicamens qu'ils emploient , conviennent que. la Salse- pareille na ni saveur ni odeur, qu "elle ne contient aucun pfincipe. actif ; ; quelle ne fournit, par. l'analyse , qu'une substance. gommeuse ; résineuse et terreuse tout-à-fait inerte , et qu onfa jamais remarqué que sa - puissance cudorifique et diu“étique fût supé- tieure , et même être comparée à celle de la racine de Bardane et de Chicorée. Il est donc inutile d'aller: chercher dansun autre hémisphere des remedes d’une vertu-douteuse. et inférieure à ceux que la Nature libérale fait croître autour de nous. SiMI ri comme celles de la précédente; ses . tiges cylindriques, très-fortes etar- mées d’épines courtes .et. roides; s’attachent, par lé moyen: de ieurs vrilles, aux arbres VOISINS ;+ et-s'é- levent à vingtpieds de hauteur. Les feuilles de cette plfnte.sont d’une substance épaisses et m'ont point d’épinés ; elles sont ovales en forme de cœur, de quatre pouces de lon gueur sur tfois -et demi - de large à leur bâse, termiméesen pointeaigué, et fortifiées. par. Cinq nervures dis leur longueur : ses fleurs ressemblent _à celles. des autres, especes ; mais elles croissent en paquets lâches ; et produisent des baies rouges. Cette plante estla même que celle que fai recue de la Chine , sousle nom de Racine Chinoise G) Caduca. La-sixieme.se trouve ee core à Cärthagène, dans la Nouvelle: Espagne ; ses tiges sont très-fortes , cylindriques, etarmées de fort cour- tes épines; ses feuilles sont épaisses en | forme de cœur. sans. -Épines. de cinq pouces de longueur. SUE, (TOIS et demi de large à leur bâse ,.etter- (1) On peut en. dre autant <. ha Squine , dont la réputation est. au moins aussi grande que celle de Ja Salsepareille , et qui néan= moins fui est encore inférieure : à la vérité, ces deux remedes n'ont rien de nuisible ; mais én-né doit pas en attendre de grands ue. et leur usage fait toujours perdre un tems- PIÉEIEUx dans E traitement des maladies, P2 . DA 116: : SMI minces en pointe aigue. Cette grimpe sur les arbres voisins, et s’é- leve à’ trénte pieds de hauteur: Je HAT point vu les fleurs: de cette es= » pee LC : Aristolochiæ folia: Ex septieme es- pece croît natufellement à à la Vera- Cruz , dans Nouvelle-Espagne ; elle auñetige épaisse, cylindrique , et épineuse, qui grimpe Sur les 4r> bres voisins , et s’éleye à la hauteur de trente où quarante pieds :' les feuilles en sont épaisses, roides, sans épines,, de sept pouces de lon< gueur, avec deix oreilles rondes à leur bâse ; où elles ont trois pou ces et dèmide lafge ; mais à Pautre extrémité eur Pate geur n’est que de rois pouces < Late sommet est ar- …rondi ; elles ont trois-veines longi- mess ét'sont. es de. courts pétioles. SR ENS ER Spinosa, La hüitieme trouve aussi à la Vera-Cruz ; a des tiges minces, cylindriqués et épi . neuses’, qui s’attachent , au moyen de leurs vrilles , à tous les COFps voi- Sins, et s’élevent ainsià la hauteur de huit où dix pieds; ses feuilles sont ovales , en forme de lance , de _quate pouces et denu dé lohgueur sur deux et demi de lar gé au Mi- lieu: & elles. ont. point dé épines sur leurs bords. » Maïs. leur. côte princi- pale et leurs nervures sont armées dépines courtés et ohgeâtres. Virginiana, Er neuvième ce . “qui se. S MT st originaire de -la Jamaïque ; ses tiges sont minces, angulaires-et épi- heuses ; ses feuilles sont en forme de lance ; terminées en pointe af- gué, ‘de trois pouces de longueur SUr Six: lignes de la arge ; et sans épi- nes ; leur bâse est un peu : arrondie > cEéans oreilles. = +2 e Cancllæ-folia. La dixieme espece, dé on rencontre encore à li Jamaï- que, a°des. racines. épaisses > Char- nués et rémpantes ; sont cylindriques et sans épines, grimpent sur les arbres et les buis: Sons Voisins, et s’élevent à. la hau- teur de dix ou douze pieds ; ses. feuilles sont -ovales,, terminées en pointe ovale, de cinq pouces de longueur. sur trois de large, fortifiées : par twWois veines. longitudinales. “et sans épines. en ES Humilis. La onzieme, qui nous: vient de la Caroline, a des tiges cy= lindriques , Sans épines, et de troIs Où quatre pieds de ‘hauteur 3-ses feuilles sont ovales, de trois pouces environ de Jongueur sur à-peu-pr ee. deux de large , arrondies à leur ex trémité > €t à trois veines longitudi- nales : ses fleurs naissent à chaque nœudaux aisselles de: latige sur de COurts pédoncules, Set rapprochés _ en paquets ronds: elles sont reine placées par des. baies rondes et rouges. = _ Hederæ-folia. La douzieme espece croît naturellement à Ja Jamaïque ses: tiges,” qui SC # S MT. et dans le Maryland ; ses uges, qui. sont ligneuses , cylindriques, etsans épines, poussent de fort longues vrilles , au moyen desquelles elles s’attachent à tous les objets voisins ;. a leurs feuilles étant alors dans toute leur beauté. Quelques-unes s’élevent et s’élevent à la hauteur de vingt pieds. Quelques-unes des feuilles sont ovales , et d’autres en forme de cœurselles ont environ trois pouces et demi de longueur sur deux et demi de large: les fleurs sont ra5= semblées aux aisselles de la tige en paquets oblongs , et produisent des baies rouges Lauri-folia, La treizieme espece, qu'on rencontre dans la Caroline, a uné tige épaisse, cylindrique, et sans épines, qui s'éleve, avec le secours des buissons et arbres voi- sins, à la hauteur de dix ou douze pieds, ses feuilles sont épaisses , en forme de lance, sans épines, et de trois pouces et demi environ de lon- gueur sur un et démi de large : ses fleurs sortent aux aisselles de la tige en paquets ronds ; ct sont rempla- ‘cées par des baies noires. Culure. Les curieux conservent plusieurs de ces plantes dans leur jardin ; pour la variété 3; mais quelques-unes peuvent aussi ser’ vit Wdornemens , la plupart étant originaires de l'Améwque Septen- trionale, et les deux premieres étant assez dures pour. prospérer en plein air en Angleterre: Comme elles conservent leur feuillage toute Pan= _iée, en-les plaçant sur les - bois ou des bosquets , eteñ soute- .._ SMI i17 bords des nant bien leurs branches , elles rem- phront les vuides,-et- feront une agréable variété -pendant Phiver, à la hauteur de cinq ou six pieds, et > peuvent servir à cacheïla vue des objets désagréables. Les especes qui exigent une sefre chaude ; sont ‘peu estimées ; parce qu'il leur faut beaucoup de place; que leurs fleurs ont peu de beauté, et que leur feuillage’, quoique beau, se retrouve sur d'autres. plantes dé plus belle apparence, -quin’ont pas besoin de tant de place. Ainsi OR les conserve plutôt"dans les jardins de Botanique que dans ceux d’or- nement. ie *Onles mhltplie t toutes pa ar leurs graines , quil faut se procurer des pays où elles croissent naturelle= ment ; car aucune-ne produit ici dés semences mûres. Celles de l’'Aiméri- _que Septentrionale produisent quel quefois- des, fleurs en Angletenes mais les étés de notre-climat-ne sont ni assez chauds ni assez longs-poux mürir: leurs semences ;:-dé- sorte ‘qu'on ne peut les multiplier qu'en divisant leurs racines; ‘qui, lors- qu elles ont acquis de: la force, :s’é- tendent:tres-loin dams la terre; et poussentdes tiges à une grande dis tance des vieilles plantes. Le meil= æ : : Le 152 "TS SMI . leur tems pour transplanter ct se visér cès’ racines , est le commence- ment de l'automne, afin que les re- jettons et les jeunes plantes puissent être bien’ établies avant'les gelées. » Sile froid survient bientôt après qu’elles sont plantées, ou si les ge- lées sont plusf fortes qu’à l'ordinaire 5 on couvre la surface de la terre autour de leurs râcines avec du vieux tan, Où du terreatt , pour empêcher la gelée dy pénétrer ; par ce moyen, on parviendra à les con- server : mais il ne faut les enlever de terre ni les diviser que chaques fois où quatre années ; car elles produisent peu de rejettons , et mont point d'apparence, si les ra- cines ne sont pds fort étendues. Les especes délicates doivent être mises en pots ; et placées sur la cou- che de tan de la serre chaude ; car, quoiqu’elles puissent subsister en hiver dans une chaleur modérée, elles y feront cependant peu de pro- grès ; leurs tigesseront courtes , leurs feuilles petites ; et les plantes foi- bles. Ainsi, on ne doit pas eñire- prendre de les conserver, à moins qwon ne puisse les placer dans la serre chaude ,-et les tenir constam- ment dans la couche de tan. : Comme toutes les especes crois- sent naturellement sous des haies et dans les: bois gb est nécessaire de les disposer de maniere qu’elles.re- trouvent à#eu-près même sirua- * She tion , en ne les exposant point au plein soleil, où elles ne profiteroient pas. Ainsi, les especes dures doivent être plantées sous les arbres ; etles- tendres dans des pots où il y ait de hautes plantes: dont les branches puissent les abriter du soleil. Quel- œues-unes de ces dernieres veulent être souvent arrosées dans les tems chauds, et avoir alors beaucoup d'air ; mais en hiver, on ne doitleur donner que très-peu d’eau ; car leurs racines sont sujettes à pourrir par trop d'humidité. :. Quand on recoit les: graines de ces plantes , on les répand dans des pots remplis d’une terre fraiche et légere ; on les plonge dans une couche de chaleur modérée , et on les arrose souvent, parce que ces semences étant dures, ne végéte- joient pas sans beaucoup d'humi- dité. Comme elles restent pénérale- ment dans fa terre une année en- tiere avant de croitre, siles plantes ne paroissent pas dans la premiere saison , on tient les: pots nets de mauvaises. herbes pendant tout Pete, En hiver , on abrite les especes dures sous un châssis ordinaire, et. on plonge les tendres dansla couche _. detan de la serre chaude ; au prin- tems suivant, @n les replonge dans une couche chaude, qui fera bien- tot pousser les plantes. Quandelles sont sorties de terre, on les tient constamment nettes de mauvaises. ? S MI herbes , eron lesarrose soûvent dans les tems chauds. Vers la fin de Mai, on accoutume les especes dures au plein air, par dégrés ; ; et au mois de Juin, on peut les enlever hors de la couche , etles placer ? à lombre, où on les laissera: jusqu'aux premie- .res gelées de lautomne: alors on les remet à couvert, ou on les place sur une vieille couche de tan cott- verte d’un vitrage, de maniere qu'ellesesoient à Pabri des gelées , et qu'on puisse les exposer au plein air dans les tems doux : de cétté ima- niere , elles réussiront beaucoup mieux que si elles étoient traitées plus délicatement. — = Les especes tendres doivent être mises entre les pots de la couche de tan de là serre chaude, où il faut lès tenir + cndant tout Phiver. On Jaisse ces plantes dans les pots de. semences, et on ne les transplante pas avant le printems suivant; maïs alors on les sépare avec soi , eton les met chacune dans un potrempli de terre fraîche : on place les espe- ces dures dans une couche de cha- eur fort tempérée ; pour leur faire pousser de nouvelles racines de bonne heure; ce qui les avancera beaucoup : mais les especes tendres doivent être plongées dans une . bonne couche de ta, pour hâter leurs progrès, et leur faire acquérir de la force avant l'hiver; 5 alors on S M Y 119 les traite comme il vient d’être ct ci-dessus. On conserve les éspeces dures dans des pots pendant deux ou trois ans, afin de pouvoir les ‘abriter en hiver; mais quand elles sont deve- nues assez fortes pour supporter le froid, on peut lés metre en pleine terre au printems, en observant de les arroser de tems én tems, si le printems est sec, et dé répandre du. terreau autour, pour empêcher la terre de se dessécher. On fera bien aussi d'en mettre sur leurs racines en hiver - ne les garantir des ge- ées. — = SMYRNIUM. Tourn. inst. RH: 315. tab, 168. Lin. Gen. Plant. 363 3 le Maceron ou gros Persil de Macé- doine. ; Caracteres, La fleuresten ombelless Pombelle pr incipale éstinégale, etles particulier essont érigées; elles n’ont point d'enveloppe ; ét les calices des fleurs sont a peine visibles, Les corolles ont cinq pétales en forme de lance, ét un peu courbés.: lés. fleurs ont cinq étanunes de la lon- -gueur des pétales ét terminées par des antheres simples; le germe, qui est placé sous la fleur , soutient deux styles couronnés par des stigmats à tête, et se change dans la suite en un fruit présque globulaire, rayé, et divisé en deux parties, qui for- + 4 F20 SMY mentchacune une senenceen forme de lüne, convexe, et marquée de tofs raies d’un côté , et ume de Pautre. Ce genre de plantes est rangé dans Ja seconde section de la cinquieme classe de LINNÉE, qui comprend celles dont les fleurs ont cinq Ctami- nes et deux styles. = Les especes sont : 1°. Sr2yrnium olusastrum , foliis cau- linis, ternatis, periolatis, serratis. Hort. Chf: 105$. Roy. Luga. -B, 114. Sauv, Monsp. 262. Blackw. r, 408 ; Mace- ron avec des feuilles sur les tiges , à trois lobes, pétiolées et sciées. Hipposelinum Théophrasti ; sivè Smyrnium Dioscoridis. C. B. P, 154; Je Maceron commun. Hipposelinum. Dod. Pempr. 698. 2°. Smyrnium rotundi-folium , folus -caulnis orbiculatis ,tnteperrimis ,-am- plexicaulibus ; gxos Persil de Macé- doine , dont les feuilles des tiges sont orbiculaires , très-entieres , et amplexicaules, Smyrrium peregrinum , rotundo fo= : lo. C. BP. 152; Maceron étranger, à feuilles rondes et entieres. 3°, Smyrnium perfoliatum , folus. caulinis sumplicibus amplexicaulibus. Lin, Sp. 376. Hort. Cüf. 104. Fort. Ups. 66, Roy. Lupd. -B. 1143 Mace- ron dont les feuilles de la tige sont simples etamplexicaules. Smyrnium Peregrinum , folio oblongo, $ S MY C.B.P, 1543 Maceron n tee à feuilles obiongues. Srnyrnium : Armani montis.: Dod, Pempr. 698. 4. Srayrnium Creticum, folics cauli- nis ternatis,serratis | SmImIs OPPOSIS , sessilibus ; Maceron dont les feuilles de la tige sont par trois, et scies, et colles du baut opposées et ses- siles, nr . Smyrnium Cresieum palud-Apit foho. Tourn. Cor. 22 ; Maceron de Crète, a feuilles dAche. . S°. Smyrnium :integerrimum , folis caulinis duplicato - ternatis, integerri- mis. Lin, Sp. Plant. 263 ; Maceron dont les feuilles de la tige sont dou- blement ternées, et très- -entieres, Olusastrum, La “premiere espece croît naturellement sur “des rochers, près du rivage-de la mer, dans-le pays de Galle , au nord d'Angleterre, et en Ecosse : on la trouveaussi dans plusieurs endroits aux environs de Londres, où ilest à présumer qu’elle a été jettée des jardins où on culi- voit autrefois cette espece pour la table GE G 1) Cette Le PEU être be PA: che, et ses semences à celles du Persil. de > Macédoine. Ses graines , qui ‘contiennent une grande quantité. d'huile essentielle. sont regardées avec raison comme carmina= tives et cordiales; elles entrent dans la composition de la poudre de lFlectuaire de Justin, et dans quelques autres prépara- tions particulieres. Les SMY Les feuilles inférieures de la plante ressemblent à celles du grand * Persil, Apium graveolens ; mais elles sont beaucoup plus larges, les lobes sont plusronds, et sciés à leur ex- trémité : les tiges ’élevent depuis trois jusqu'à quatre pieds ; elles sont fourchues , et se séparent en _ plusieurs branches ; elles sont gar- nies de feuilles comme celles du Trifolium , de la même forme que celies du bas, mais beaucoup plus petites. À l’extrémité de ses branches s'ouvrent de larges ombelles de fleurs blanches qui paroissent en Juin, et qui sont remplacées par un fruit ovale , contenant deux semences en forme de croissant, qui mürissent au mois d'Août , après quoi la plante périt: toutes ses parties on une odeur très-forte. Rotundi-folium. La seconde est originaire de la Sicile et de lIsle de Candie ; ses feuilles radicales sont composées de plus petites feuilles , divisées en trois lobes oya- les, et dentelées sur leurs bords ; sa tige est umie, creuse , detrois pieds de hauteurs; divisée vers le sommet en deux ou trois branches; à chaque _ nœud est placée une large feuiile or- biculaire, dont la bâse embrasse la tige. Ces feuilles sont dun vert _jaunâtre, et leurs bords sontentiers ; les branches sont terminées par de petites ombelles de fleurs jaunâtres. Les plus petites ombelles ou rayons Tome VII, SMY 121 sont de longueur inégale ; les se mences sons noires , et de la même forme que celles de la précédente ; mais plus petites. Perfoliatum. La troisieme se trouve aussi dans Plsie dé Candie; ses feuilles radicales sont plus larges que celles de la précédente; mais elles sont composées de plusieurs divisions aîlées, La tige, quine s’e- leve pas aussi haut que celle de la seconde, est angulaire ; et moins creuse, Les feuilles des tiges sont caucoup plus Jrges, ovales, en forme de cœur, dentelées sur leurs bords, ét' embrassenrt les uges de leur bâse; ‘elles sont à-peu-près de la même couleur que celles de Ja pr é- cédente , mais d’une texture plus mince; les ombelles de fleurs sont plus petites 7 dt que” Les se- mences, = . Ces deux plantes ont été souvent confondues par les Botanistes , qui n’en ont fait qu'une seule espece; ; cependant j jeneles ai jamais vu Va- rier pendant PES années” _de culture. ee. Creticum. La quatrieme , qui Vient encore de l'Isle de Candie , + ses feuilles radicales plus petites que cell es de prémiere , et plus: res- semblantes à celles de lPAche. La tige s'élève davantage, et croit plis érigée que celle de la premiere; les feuilles du bas de la tige sontlar- ges, scices surleurs bords , ét dispo- Q #22 SM Y sées par trois aux nœuds autour de la tige; leurs bâses sontrapprochcées, et mont point de pétioles. Le haut de la tige et des branches est garni de feuilles de la même forme , pos- tées par paires ; les ombelles des fleurs sont beaucoup plus petites, ainsi que les semences. Ces especes, qui sont la plupart bis-annuelles , périssent après avoir perfectionné leurs semences. Elles _ fleurissent en Juin, et leurs graines murissent en Août, - La premiere est ordonnée pe le Collège en Médecine ; mais ons en sert rarement aujourd’ M setonne la cultive gueres dans Les jardins. On Femployoitcependaut beaucoup au- trefois dans la cisine , avant qu’on cultivät le Céleri ; qui a pris sa place. On conserve les autres especes dans les jardins de Botanique, pour la variété. Cependant elles sont toutes bonnes à manger. La seconde est de beaucoup préférable à la premiere pour blañchir, ainsi que je Pai éprouvé; elle est aussi plus tendre et moins forte. Culture. On peut mukipliertoutes ces plantes en mettant leurs semen- ces en terre au mois d’Août, ausst-. tot qu elles sont mûres; car si onles conservoit jusqu'au printems , elles seroient sujettes à manquer , Où au moinsellesne pousseroient pasavant. la seconde annee ; au-lieu que celles qui sont semées en. rue, ne SOEF manquent gueres. de pousser au printems, et de produire des plan- tes beaucoup plus fortes que les autres. _- L’espece conmune , quand elle est cultivée pour l’usage de la table, doit être traitée de la: maniere sui- vante : On houe les plantes au printems, et on laisse entrelles dix pouces ou un pied de distance en tout sens. Durant Pété suivant, on les débar- rasse constamment des mauvaises herbes , qui les feroient filer et de- venir si foibles, qu’elles ne vau- droient rien, si on les laissoit cro tre parmi elles. Les plantes repous= seront vigoureusement at mois de Fevrier suivant 3 alors on ramasse la terre autour de chacune pour les faire blanchir ; et au bout de trois semaines, elles seront bonnes pour Pusage : alors on les enleve, et l’on conserve la partie blanche, qu’on étuve , et que lan mange comme le Célert. SNAUDRAP oz ARBRE DE NEIGE 04 AMELANCHIER DE Vrr+ GINIE, Voy. CHIONANTEUS. L, SES SODA. Foy. SALsoLA Sopa, £. SÔIE ox AProciN DE La Vrrer- NIE, BOURREAU DES ARBRES, ue PENPLOEA, L. \ SOL Solanum à tige épineuse et herba- cée, avec des feuilles à segmens aîlés, armées d’épines des deux côtés, et dont les segmens. sont si- nués et obtas set des calices épi + neux. Solanum annuum rigricans Virgi- nianum , Spiaosissümum, laté se Spar- gens, flore cæruleo , glabro. Pluk. Phyr. 62. fig. 3; Solanum de Virginie, annuel, noïrätre , et très-épineux, qui s'étend beaucoup de tous côtés , avec une fleur bleue et unie. 31°. Solanum mammosum ; caule aculeato , herbaceo , foliis cordatis , quin- gue lobis, utrinquè villosis, aculeaus. Vir. Chiff. 15. Hort. Cliff. 61. Hort. Ups. 49. Roy. Lugd.- B, 425 ; Sola- num à tige épineuse et herbacée, avec des feuilles en forme de cœur, à cinq lobes, velues des deux côtés, et garnies d’épines. Solanum : Barbadense, SpINOSUM ; ai= NUM; fuctu aureo, rotundiore, Pyri par- vi inversi formé et magnitudine, Pluk. Phyt. tab. 225: f. 13 Solanum des Barbades, épineux et annuel, avec up fruit plus rond, de couleur d'or, et de la forme er grosseur d’une pe- tite Poire renversée,, communément nonunée Poire de Bachelier, — 32°. Solanum schiru-schuna caule aculeato , fois pinnato-sinuatis, fructu racerñoso ; Solanum-à tige épineuse, avec des feuilles sinuées en foïme daîles , et des fruits disposés en pa- .quetslongs. Tome VII. SO. 129 Nigrur. L premiere espece, qui est à présent très-commune sur les tas de fumier, et dans les terres fer- tiles et cultivées de plusieurs paities del’Angleterre, où elle devient sou vent une plante sauvage fort embar- rassante , est celle quele Collége des Médecins ordonne, sous le titre de Solanum hortense ; et quoïqu’ele soit devenue fort commune dans lesjar- dins des environs de Londres, elle nest cependant point “originaire de ce pays On croit quelle a été apportée de PAmérique , qui est la patrie de la plupart des especes dece genre. - On trouve en | Angleterre deux variétés de cette premiere espece ; la plus commune est une plante droite , branchue , et garnie de feuilles ovales, unies , ét à pointe aiguë > €t-qui produit des baies noires. La coudes est basse , branchue, et garnie de feuilles dentelées ; avec des baies d’un jaune verdâtre. Je ne puis assurer si elles sont des especes distinctes ou seulement des. variétés : ; je les ai semées lune et l'autre sé- parément, erje leur ai vu conserver leurs différences poses uñeannée ; mais je sais si elles s’y maintien+ drorent tOujours CE. + (x) Quoique flusage intérieur de cette plis ait été cb ie par quelques Médecins contre l’inflammation des visceres R wi 30 SOL Villosum. La seconde espece s’é- leve , avec une tige érigée et bran- chue , à trois pieds de hauteur : ses feuilles: sont ovales , angulaires, dentelées et unies : ses fleurs, qui sont disposées en paquets ronds, en forme d’ombelle, sontblanches, et ont cinq pétales à pointe et en forme d'étoile ; elles s'étendent, s'ouvrent, et sont réfléchies; dans leur centre sont placées cinq étami- nes, terminées par des anthercs oblongues , jaunes; et fort rappro- chées. Quand ces fleurs sont pas- sées, les germes se gonflent, et de- viennent des baies rondes, char- iues , jaunes , ombiliquées, et: pen- chées sur:les côtés dès branches. Ces fleurs paroissentgen Juillet, et les semencesmürissent en automne. Jai reçu plusieurs _ les graines C S sie ee = < et l’ardeur d'urine, il n’en est pas moins sus- pect, et il n'appartient qu’à des gens de l’art de faire de pareils essais; mais ôn l’emploie P 18; P L4 \ \ 2: f ES Ë fréquemment et avec succès à l'extérieur : pour calmer l’infammation et relâcher les fibres trop tendues; carelle est très-anodine, adoucissante et te On se sert indif- féremment de ses feuilles écrâsées , de leur 2 décoction et de leur eau distiliée contre les hémorthoïdes enflammées , le cancer ulcéré, Vérésypele, les dartres, et autrés éruptions. cutanées, Le suc de Motelle entre dans l’onguent Populeum , le Pompholix, le Moditeaat - d'Ache , le Baume — le ER tum, e 3 tiges sont angulaires, “trois pieds e hauteur, et divisées en quelques branches minces, écar SOL de cette espece de la Barbade ; où Pon croit quelle vient a nent. Lureum. La troisieme espece s’é- feve, avec des tiges veltes et bran- chues , à deux pieds et demi de hau- teur ; ses feuilles sont cotonneuses , ee en forme de lance , à pointe aiguë ; et dentelées sur leurs bords: ses fleurs ressemblent : a celles de la. précédente, etses baies sont de la même forme et grosseur, mais de couleur. rouge. Cette plante Heurit et perfectionne ses baies dans le même tems que la seconde: les grai- nes de cellés-ci ont été envoyées de PAmérique. Rubrum: La-quatieme, dont les semences ont été envoyées de PA. mérique, a des tiges plus hautes et plus unies que celles des précéden-. tes; ses feuilles sont d’un vert foncé ; unies, ovales, à pointe aiguë , et dé- coupées sur leurs bords en dents an- gulaires: ses fleurs, qui naissentenr ombelles penchées sur les côtés des branches ; sont remplacées par des baies rouges et lisses. Cette plante _ Heurit en même tems que les - cédentes. Ainericanum. La cinquieme co naturellement dans la Virginie ; ses tées les unes des autres, et garnies de feuilles ovales, à poînte aiguë, de plus de SOL “unies, d’un vert foncé, et-un peu dentelées sur leurs bords : ses fleurs sont fort petites , et un peu nombreu- ses dans chaque ombelle; elles ont des pétales étroits, à pointe aigué , blancs en-dedans , et decouleur pur- purine en-dehors ; elles paroissent en Août, et produisent des baies petites et noires, qui mürissent tard en automne. | Scabrum. La sixieme est originaire du nord de PAmérique ; ses tiges ”s’élevent à trois pieds dehauteur , et se divisent en branches étendues, angulaires , sillonnées , et garnies de -quelques courtes épines; ses feuilles -sont ovales , entieres ; de sixpouces de longueur sur cinq de large, d’un vert foncé , et pétiolées: ses fleurs sortent latéralement sur les branches en petites ombelles, qui penchent sur un côté; elles sont petites, blan- ehes, à pointe étoilée, et produisent des baies petites et noires, qui mü- rissent sur la fin de l’automne, Guincense. La septieme espece, qui nous vient de la Guinée, s’é- leve avec des tiges fortes ; épaisses, herbacées ; et angulares, à deux pieds et demi de hauteur; cestiges se divisent en branches courtes, ‘épaisses, et garnies de feuilles oblon- gues , ovales, lisses, de cinq pou- ces environ de longueur sur trois et demi de large » un peu dentelées, et supportées par de longs pétioles; - les fleurs qui sont disposées sur les rs eME I3T -côtés de la tige en ombelle pen- chées , ressemblent à celles de a “premiere ; mais elles sont plus lar- ges, et produisent des baies noires -de la grosseur d’une Cerise com- mune , et qui muürisserit en au- tomne, 2 Culture, Ces sept premieres espe- ces sont annuelles, et.doivent être semées à demeure au printems sur une terre légere. Quand les plantes poussent , on-les éclaircit à deux pieds de distance , afin qu’elles puissent s'étendre et croître à Paise; après quoi elles nexigent plus au- cun autre soin que. d'être tenues nettes de mauvaises herbes Ces plantes fleurissent dans les mois de Juillet et Août, et perfectionnnent leurs semences en automne. Quel- ques personnes mettent une ou deux plantes de chaque espece dans des pots, et fixent leurs uüges à des bi- tons, pour les dresser; et en au- tomne, ils les enferment dans une orangerie, où g@n peut les conser- ver jusqu'au printems ; elles y font un bel effet pendant l'hiver, lorsque leurs fruits sont mûrs. Dulcamara. La huitieme espece estune plante grimpante et hgneuse, qui croit dans les haïes de différentes parties de PAngleterre ; mais on la cultive quelquefois dans Les jardins ;: pour couvrir des berceaux où mu:, railles à Pombre, dans la ville de Londres ou autresendroits pewairés, R ij ee SOL dans lesquels très-peu d’autres plantes réussiroient, On met aussi les bran- cheset les tiges de cette espece dans des vâsesremplis d’eau, etonlestient dans des appartemens où elles poussent des branches et des feuil- les , et se conservent vertes pendant long-tems. Cette plante est aussi d'usage en Médecine pour quel- ques préparations'particulieres; mass: les Herboristes où Marchands d’her- bes vendent souvent dans les mar- chés celle-ci au-lieu de la Morelle de Jardin, qui estune plante rafraîchis- sante ; au-lieû que celle-ci est âcre et chaude,, et ne peut être employée dans Ponguent qu’on en prépare, et dont un des principaux RGrÉdIENS est la Morel, - Ily en aune espece à Heurs ee ches, que lon croit être une varicté de la précédente; mais elle diflereé de latitre ; en ce que ses feuilles sOnt cotonnenses , et cette différence _estconstante. fl y en a aussi une autre à feuilles panachée®, que les cu- rieux de ces especes de plantes côn- servent dans leurs,collections. On les multiplie aisément, en Marcottant leurs. branches ; où en plantant leurs boutures au printems sür Un sol humide , où elles pren- d'ont bientôt racine ; ét: Poë irront ensuite être. transplantées où élles doivent rester D. : (1) Cette espece ft qu'é- SOE- -Pseudo-Capricum. | La neuvieme, qui croît naturellement dans l'Isle de Madere, s’eleve, avec une tige forte et ligneuse, à quatre ou cinq. pieds de hauteur , et se divise en plusieurs branches minces ; roides et garnies de feuilles en forme de «länce } et tournées en arriere; les fleurs naissenten petites ombelles, ou sont solitaires sur les côtés des branches auxquelles elles sont ses- siles ; elles sont blanches, ont des anthetes jaunes ; elles paroissent dans les mois de Juin, Juillet e Août, et produisent des baies aussi grosses que de petites Cerises, et ‘qui mürissent en hiver:; alors cetre plante à une. nès-belle apparence dans lorangerie. Il y a deux varic- tés de cette espece, lPune à fruits jaunûtres , et l’autre à fruits rouges. Culture, On peut multiplier cette plante, en semant ses graines at printems. dans un pot rempli de terre riche ; on les plonge dans une couche de 2 modérée, pour les faire germer > Et ON arrose sou- vent la terre; car la trop grande sé- : cheresse les empécherok de pous- ser. Lorsque les plantes paroissent , on pee une ou de chaleur ee on . groiqu’ on la substitue quelque- fois à la premiere. On peut employer inté- rieurement ‘son infusion dans l’eau ou du vin blanc contre l’hydropisie , La jaunisse in- ; vétérée , et l’obstruction des visceres. SO L - modérée , couverte d'environ six « pouces de bonne terre, et on les y place à six pouces dé distance en- telles ;:on dispose des cercles au- dessus de cette couche ; on les cou- vre de nattes, pour’ ‘Mettre les plan- tes à l'abri du soleil et du froid, et on les arrose souvent. Quand les plantes ont acquis de la force, et que la saison est favo- rable , on les accoutume par dégrés à supporter l'air otert , auquel on les expose tout à-fait dans le mois de Juin: alors on les enleve en motte; on les met séparément dits des pots remplis d’une terre riche ; on les place É Pombre , et on les ‘arrose souvent, jusqu'à ce qu’elles aient formé de nouvelles racines; après quoi on peut les reporter dans une exposition plis ouverte, et les mêler avec d’autres plantes exoti- ques; mais elles exigent beaucoup d’eau dans les tems secs, sans quoi . elles pr oduisent rarementune grande quantité de fruits. 1 fautles mettre dans l'orangerie en hiver, etles placer dans la parte la plus froide, où elles puissent avoir autant d'air qu'il est possible dans les terns'doux: elles sont si dures , qu’elles pourroient suppor- ter le froid de nos hivers ordinaires en plein air, tant placées dans une situation chaude. Ainsi , elles n’exi- . gent que d’être abritées des fortes gelées. | $S O L 133 On doit enlever annuellement ces plantes hors de leurs pots à {a fin d'Avril: on retranche toutes les fibres moisies ; et on leur donne de la nouvelle terre, pour renforcer les fleurs, et leur faire produire beau- coup de fruits, de ; Comme je lai dit ci-dessus , mûrissent en hiver, ES ont la forme et la grosseur d’une Cerise. Les Jardiniers les nom- ment communément Cerises d'hiver. Igneum. Ladixieme éspece, quia été apportée de l'Amérique, s’éleve, avec une tige d’arbrisseau, à la hau- teur detrois pieds, etse divise au some - et en plusieurs branches fortement armées d’épines droites et de cou leur d’or ; les feuilles ont deux ou trois pouces de longueur sur neuf lignes de large, avec quelques dents angulaires ; leur: côte principale est armée d’un rang d’épines sembla- bles à celles des tiges, et érigces ; les fleurs naissent en paquets longs sur les parties latérales des tiges: elles sont blanches, de la mêmes grandeur que celles de la précé-- dente, et produisent des baies rou- ges presque du même volume que de petites Cerises noires. Culture. Cette dixieme espece est beaucoup plus délicate qu'aucune des précédentes ; étant originaire des parties chaudes de PAmérique, On la muluplie en semant ses grai- nésau printems sur une bonne cou- che chande, Quand les plantes ont 134 SO FT. poussé, on les met chacune séparé- ment dans de petits pots remplis d’une terre riche, et on les replonge dans une nouvelle couche chaude, en observant de les arroser etde les tenir à l’ombre, jusqu’à ce qu'elles : aient repris racine; après quoi on leur donne de lair et de Peau à proportion de la chaleur de la saison et de celle de la couche otelles sont: placées, Quand leurs racines ont rempli les pets , ce qui arrive au bout de deux mois, si elles profitent bien , il faut les enlever ; et après ayoir Ôté les fibres qui se trouvent près du pot, on leur en donne de plus grands , que l'on remplit d’une autre terre riche , et que l’on re- plonge dans une nouvelle couche chaude, pour faire avancerles plan- tes; mais il est nécessaire deles arro- ser souvent, sans quoi elles ne pro- fiteroient pas dans les tems chauds, On peut les accoutumeren Juillet à supporter par dégrés le plein air, auquel on les expose ensuite, si la saison est chaude, sinon on les tient constamment où sous des vi- trages où dans une serre chaude. On ne doit les laisser en plein air que jusqu’au milieu ou à la fin d’Août, parce que les premieres nuits frat- ches pourroient les endommager, Pendant lliver , on les conserve dans la serre chaude , et On les ar- rose Souvent, mais toujours très-lé- gerement , sl- tout dans. Les 1ems _d’é épines : aiguës, et garnies d : S OL. froids, Dans la seconde année, elles pioduiront des fleurs et des fruits. . Tormentosum. La onzieme especea une tige d’arbrisseau qui s’éleye à trois pieds de haut, et se divise en plusieurs branches armées. e feuilles ovales, cotonneuses, découpées sur leurs bords en dents angulaites , et d’un pouce et demi de longueur sur plus dun pouce de large: ses fleurs, qui sont disposées en petits paquets. lâches aux aisselles de la tige, sont bleues, et plus larges que celles des eSbeces précédentes. Elles. parois- sent en Juin et Juillet, et produi- sent des baies rondes aussi grosses que des Cerises ordifaires, et de couleur d’or » Qui devient noire lorsqu'elles sont müres, _Sadomœum, La douzieme croit naturellement au Cap de Bonne- Espérance ; elle a une uige d’arbris- seau forte et épaisse, qui s’éleve à deux ou trois pieds de hauteur, et. pousse plusieurs branches courtes, épaisses, ettrès-armées de tous côtés d'épines courtes , fortes et jaunes; ses feuilles ont environ quatre pou- ces de longueur sur deux de large, sont découpées presque jusqu'à la côte du mulieu en segmens obtus, opposés, réguliers , €t en forme de . feuilles atlées. Ces segmens ont plu. sieurs dents obtuses sur leurs bords; ils sont d’un vert foncé, et armés sur les deux surfaces d’épines sem = SOL blablés à celles des tiges : les fleurs $ortent en petits paquets sur le côté des branches; elles sont bleues, et plus grandes que celles de la précé- dente : elles paroïissent dansles mois de Juin et de Juillet, et produisent des baiés rondes , jaunes, aüssi grosses que des Noix, et qui mnü- rissent en hiver. Culture. Les onzieme et douzieme ‘éspeces sont moins délicates que la dixieme; mais elles doivent être ren-. fermées en hiver dans une caisse vite , ouverte et âirée, où dans üne orangerie chaude. PendantPéré, rs on peutlesexposer. en plein airayec d’autres plantes exotiques. ” Onles mu luplie, comme la pré- _cédente, par leurs graines , qu’on répand sur une couche chaude , et on trâite aussi de même les plantes qui en proviennent, avec la diffé- _ rence qu’on pêut les exposer à l'air beaucoup plutôt, et qu’elles n’ont pas besoin d’ètré élevées si délica- tement, On les conserve à cauge de leur apparence singuliere ; leurs fruits mürissent en hiver ,.et font variété dans lorangérie. Leurs feuilles et leurs fleurs étant fort re- marquables par leur couleur et leur. forme , elles méritent d'occuper une ‘place dans les bonnes collections de plantes exo‘iques. “ Indicum. La treizieme a une tige darbrisseau de deux ou trois pieds de haut, qui pousse plusieurs bran- SOL re _Ches ligneuses , ariméés d'épines courtes ; fortes et jaunâtres ÿ ses feuilles, qui ontun poucé et demi de longuéur sur un®de large, sont cotonneuses sûr les deux surfaces , régulietement dentelées , et armées de Chaque côté d'ün rang d’épines placées sur la côte principale : ses fleurs sortent en paquets longs sur les parties latérales des tiges : elles sont bleues , et semblables à celles de la douzieme; elles -paroissent en Juin et Juillet, et sont remplacces par des LL. rondes de coùleur d'or, aussi grosses que des Cerises : et qui mürissent en hiver, - Acanthi-folium. La quatorzieme espece a été découverte parle Doc- teur Housroun, à la Vera-Cruz, dans à Nouvelle-Espagne , d’où il a Envoyé ses semences en Angléterre. Ces graines ont.réussi dans le jardin de -Ghelséa, Cette plante s’éléve, avec une tige épineuse et herbacée : à deux pieds environ de hauteur, et se divise en deux ou trois bran- ches fortement armées d’épinés mine ces ; jaunes, et dune longueur égale ; ses feuilles, qui ont six pout- ces de longueur sur trois et demi de large ; sont d’un vert brillant et profondément sinucess; leurs côtes sont armées d’épines jaunes sur les deux surfaces ; les ombelles des fleurs naissent érigées aux extrémités dés branches. Ces fleurs sont fort larges, dun beau bleu, et sont remplacées 136. + © + pa des baies rondes , AUSSI grosses _que des Cerises ordinaires , et mar- brées de blanc et de vert; le calice de la fleur est armé d’épines en forme d’hérisson: elle paroît dans les mois de Juilletet Août; mais comme son fruit ne mürit que sur la fin de l'automne , ses graines ne parvien- nent point à une entiere ee : à moins que les plantes n'aient été avancées au printems. … Angusti-folium. La : pece croît naturellement à la Vera- Cruz , dans la Nouvelle-Espagne, où le Docteur Housroun l'a dé- couverte ; elle a des tiges d’arbris- seau traînantes, de deux pieds de longueur, armées d’épines jaunes, et couvertes d’une écorce grise ; les feuilles, qui ont près de quatre pou- ces. de longueur sur à-peu-près deux delarge , sont très -agréablement dé- coupées en forme de feuilles ailées presque jusqu'à la côte du milieu, cotonneuses , et armées d’épines lon- gues , minces et jaunâtres , rangées sur les veines aux deux côtés. Les pédoncules qüi sortent des aisselles des tiges , ont deyx où trois pouces de longueur, et soutiennent chacun -deux grosses fleurs jaunes , dont lés calices sont fort épineux ;. et aux- quelles succedent des baies rondes ; de la grosseur d’un Pois gris, etmar- brées de vert et de blanc. Querci -folium. LPaseizieme espece, qui a encore Été découverteà la Vera- S 0 L Cruz parle Docteur HOUSTOUN, s’é- leve à la hauteur de cinq ou six pe avec une tige d’arbrisseau , afmée d’épines courtes etrecourbées, cou» verte d’une écorce lisse et brunätre, et garnie de feuilles oblongues de six pouces de longueur sur deux et demi de large, régulierement si- nuées sur les deux bords en forme de feuilles aîlées, postées deux ou trois ensemble à la même pointe, érigées , et armées de quelques cour: _ tes épines des deux côtés de la côte principale. Les fleurs naissent en peuts paquets lâches sur les parties latérales des branches. auxquelles elles sont. sessiles ; elles sont petites, formées par cinq pétales blancs, : pointe étoilée, et. produisent des baies de la grosseur d’une graine de Genievre , et rouges lorsqu'elles 4 sont mûres, Jamaicense. La dixf-septieme croît naturellement dans la Jamaïque; elle s’éleve à la hauteur de cinq ou six pieds , avec une tige cotonneuse d’atbrisseau, armée d'épines cout- tes et.recourbées , et.garnie de feuilles ovales , cotonneuses ; de six pouces de longueur sur quatre de large , sinuées en angle x CL arinées en-dessous de. quelques épines’ fort courtes et courbées , placées sur la côte principale: les fleurs sont produites en petites ombelles , ses- siles sur les côtés des branches ; elles sont petites , jaunes , et produisent | de Y SO de petites baies rondes , et de con- Jeur de safran, lorsqu’ elles sont mures. Fraricosum. La dix-huitieme es- pece, qu’on rencontre à la Jamai- que, s’'éleveavec des tiges d'arbris- seau, à la hauteur detrois ou quatre pieds, et se divise en plusieurs branches irrégulieres , couvertes d'une écorce grise, et armées à cha- Ar sr ° FES : que côté d’épines minces, érigées et grises ; ses feuilles sont en forme de.lance, d’un potce et demi de longueur sur six lignes de large, lisses, et un peu dentelées ou on- _dées sur leurs bords : ses fleurs nais- sent en paquets longs sur les cotés de la tige, postées sur de longs pé- doncules ; eiles sont d’un beau bleu, et produisent des baies de couleur de safran ét de la grosseur dun Pois, Scandens. La dix-neuvieme espece a été découverte à la Vera- Cruz par le Docteur Housroux:; elle a une tige d’arbrisseau de douze pieds de hauteur, grimpante ,. couverte d’une écorce brune et lisse ; et di- visée en plusieurs branches, garnies de feuilles ovales, cotonneuses en- dessous , d’un vert foncé en-dessus, et de deux pouces de longueur sur un et denu delarge. Les fleurs , qui sortent seules des aisselles de la tige, sont larges et d’un beau bleu ; la co- toile n’est pas divisée en segmens, comme dans les autres especes, Tome VIL, S O L 137 mais elle a cinq angles terminés en pointe: à ces fleurs succedent des baies rondes, de la grosseur d’un Pois gris , et nes lorsqu'elles | sont mûres. Lauri-folium. La vigtieme es- pece, qui a été découverte à Cam- pêche par le Docteur HousTouN, s’éleve avec une tige d’arbrisseau à la hauteur de six ou sept pieds, et pousse à chaque côté des branches Higneuses , couvertes d’une écorce brune , lisses, et garnies de feuilles ovales , à pointe aiguë, enueress cotonneuses en-dessous, et de qua- tre pouces de longueur sur deux et demi de large: les fleurs sônt re- cueillies en ombelles* érigées ; elles sortent sur les côtés et aux extré- mités des branches, et sont d’un bleu clair : à ces fleurs succedent _des baies rondes du. volume d'une petite Cerise noire, et jaunes lors- qu’elles sont mûres. _ Caroliniense. La vingt-unieme,que le Docteur HousTOunN à encore trouvée à la Vera-Cruz, a une tige d’arbrisseau de quatre pieds de Baut, couverte d’une . écorce blanche et cotonneuse, et armée sur chaque côté d’épines droites et brunes ; ses feuilles , qui sortent à trois pouces de distance les unes des autres, sont ovales, dentelées, sinuées , de deux pouces de longueur sur un. pouce et un quart de large, coton- neuses en-dessous, et supportées AG 138 SO'E par des pétiolss épineux ; leur côté principale “est armée de: deux ot tfois petites épines, quelquefois sur lès deux faces, ét quelquefois d’un côté seulement. Les épines sont toutes érigée s : lés fleurs sont dispo- sées.én “ne ombelle sessilé à Pex= trémité de chaque branche ; elles sont larges, dun beau bleu, ét ont des calices cotonneux : à ces fleurs succedent des baies rondes; de la grosseur d'un gros pois Et rrouges lorsque elles sont mûres. Vérbasci - folium. Cette esp jeces qui croit naturellement à! Cam- pêche 5 S ’élèvé, avec une tige li- gieusé, à la hauteur de huit ou dix Sibde et pousse plusieurs branches ligneuses . couvertes d’un duvet gris , €t sillonnées ; sès feuilles sont quelquefois placées alternativement sur les branches!, et quelquefois Op- poses; elles ‘sont supportées par des pétioles longs et épaus ; elles ont sept pouces de Onpucas surtrois et demi dé large; leurs bords sont entiers; ellés sont cotonneuses en-dessous, et terminées én pointé aigué: ses fleurs, qui naissent dux extrémités des branches en ombelles lages et érigées , sont grandes , blanches ; ét portées sur de [ongs pédoneiles leurs calices sont Line : à ces ileurs succedent des : baies aussi grosses qu'une — et qui de- viennent jaunes. Culture, Les dix derniere Se ._ SOE. ci-dessus’se multiplient par semer ces, comme les precédentes ; mais comme elles sont originaires des pays méridionaux, il faut les élever -sur une couche chaude de bonne heure aw printéems ; et quand les plantes sont en état d’être enlevées, on les met chacune séparément dans ’ dé petits pots rémplis d’une terre fraiche et riche, on les plonge dans une couche dé tax d’une chaleur mo- dérée ,: et on “les uent-à ombre jusqu'à ce qu’elles aient repris ra- cine ; après quor on leur procure beaucoup d'air frais dans les tems chauds ;-et- on: les-arrose souvent, Vers la for de Juin, ilsera prudemt dendurcir les plantes par dégrés ;et bientôt après on les placera dans la serre chaude, où 1l faut leur.donner autant d’air qu'il est possible dans les tems chauds ; maïs à mesure que le froid approche en automne, on doit avoir soin de les en garantir ; et en hiver, onles tient à une tempé- Taturé modérée, sans quoi ellesne . subsisteroient pas dans-ce pays. - Quelques-unes de ces especes supportent le plein air:pendant les chaleurs de Pété, étant placées. à une exposition chaude; maiscomme elles ny fontaucun progrès dans les saisons froides , , dans ce cas il vaut pmeux lés laisser dans la serre chaude, -étouvrir chaque jour les vitrages de la façade ét du haut, pour leur donner beaucoup d'air dans les tems SOL chauds: au moyen de ce traitement, celles a mieux “à en plein air. : : Bonariense.. espece ; qui croit naturellement à -Buénos-Ayrès ; dans les Indes oc- cidentales RS , Séleve à la. “hauteur de dix à douze pieds, avec une tige lhigneuse , couverte d’une écorce purpurine presque lisse: et divisée au sommet en plusieurs branches érigées , et garnies. de feuilles en forme de coin et sinuées: les fleurs, qui naissent en larges om- belles aux extrémités. des eo sont larges, blanches , €t ont une corolle angulaire et divisée sur ses bords ; elles paroïissent en Juillet, et sont suivies de petites baies qui deviennent jaunes en muürissant. Bahamense. La vin gr-quatièrne es- _pece, dont les semences ont été en- voyées des Isles de Bahama par M. Catesby, s’éleve à la hauteur de six où huit pieds, avec une tige lisse d’arbrisseau ,- couverte d’une écorce brune Fa divisée en plusieurs bran- ‘ches. garnies de feuilles en forme de lance, de trois pouces et demi de longueur sur un et demi de large, dentelées, sinuées sur leurs bords, terminées en pointe aigue, unies et d’un vert clair. Les fleurs, qui nais- sent en petites ombelles sur Les côtés des tiges , sont érigées , larges ; blan- 2 et ont une Corolle découpée en‘cinqsegmens à pointé étoilée : La he de - 2 SOL 139 elles sont trés-raremént suivies de semences en Angleterre. . Culrure. Ges deux dernieres espe- ces. étant moins délicates que les dix précédentes peuvent être. tai= tées coinme. es -onzieme. ét dou- zieme., en les tenant en hiver dans une orangerie, avecles Orangers-et autres plantes , et en les-exposantair plein air enété dans un lieu abrité. On peut les multiplier par boutures, que lon pan en été dans une plate-bande à Pombre, où. elles prennent racine assez aisément ; On les enlevera ensuite , on les mettra en pee. et on les üendra à à Pombre, jusqu'à ce qu’elles aient formé de nouvelles raciñes, après quoi on pourra les traiter comme les vieilles. plantes. - Sempersirens. La vingt-cinquieme espece croit spontanément sur les: côtes de Guinée ; elle a une tige d’arbrisseau qui s’éleve à la hauteur de sept où huit pieds, et se divise en plusieurs branches : couvertes dune écorce lisse; lés feuilles du bas, qui: sont oblongues, ovales, et onttrois pouces environ de lon- gueuïr sur un et demi de large, sont lisses, d’nn vert foncé, et postées sur de courts pétioles : les fleurs, qui sortent des païties latérales des bran- .ches-en petits paquets, sur des pé- doncules fort minces, ont la même forme et la même couleur que celles de lPAmomum de Pline, mais elles Si 40 DOE sont plus petites : à ces fleurs suc- cedent quelquefois des baies à-peu- près: du volume d’une peute Cerise noire , ét jaune ee qe sont mûres. Culture. Cette espece exige une serre chaude en hiver, et ne doit être exposée en plein.air que dix ou douze semaines , pendant les plus grandes: chaleurs de Pété, On peutlamultiplierpar boutures, qu’on couvre exactement avec des cloches de verte, lorsqu'elles sont plantées, et qu'on tient à Pombre: on les traite ensuite comme les boutures des au- tres plantes exotiques Africanum. La vingt-sixieme es- pece, qui se trouve au Cap de Bonne-Espérance, a des tiges dar- brisseau flexibles, qui exigent un soutien , comme celles de notre Mo- relle ligneuse commune , à laquelle elle ressemble beaucoup ; mais ses feuilles sont plus courtes, plus épaisses , et plus dentelées sur leurs bords. Cette plante fleurit très-ra- rement en Angleterre. Quelques personnes Font crne la même que notre Morelle ligneuse commune , ce qui est certainement une grande er- rèur ; car celle-ci ne subsiste pas en pfein air pendant lhiver dans notre chmat, de quelque maniere qu’elle soit placée, etelle ne produit point de fleurs ici par aucune es- pece de traitement. On voit, dans le jardin de Chelséa ; plusieurs S O EL de ces plantes ee ont plusieurs années, et qui n'ont point en- core fleuri, quoiqu'elles aient été soumises à des traitemens ditférens. Cette espece peut être aisémentmul- tipliée par boutures pendant tout Pété. On la conserve en hiver dans une orangerie , en-la traitant comme PAmomum de Pline, L'mbellatum. La vingt-sepuieme espece a été découverte à Campêche ‘par le Docteur Housroux ; elle s’éleve, avec une tige ligneuse, à la hauteur de dix à douze pieds, et pousse plusieurs branches cou- vertes d’une écorce d’un gris clair, et lisses; ses feuilles sont en forme de lance , ont cinq pouces de lon-. _gueur sur un et démi de large au milieu , et se terminent en pointe aux deux extrémités ; elles sont d’un vert foncé en-dessus, et blanches en dessous. Les.fleurs, qui naissent en larges ombelles à Pextréimité des branches, sont petites , à pointe étoilée , et blanches ; les antheres _quiremplissent louverture du tube, sont de couleur pourpre : à ces fleurs succedent des baies de la grosseur d’un Pois médiocre , et jaunes lors- qu’elles sont mûres. Racemosum. La vingt-huitieme espece , que le même Docteur . Housrounr2 trouvée à Carthagène dans la Nouvelle-Espagne, s’éleve avec une tige d’arbrisseau dont écorce est d’un brun clair ; elle se S © E divise en plusieurs branches ligneu- $es ; irrégulieres, garnies de feuilles ovales, de quatre pouces. de lon- gueur ; Sur deux et demi de larges lisses, vertes en-dessus, ét coton- neuses en-dessous: les fleurs sont produites. en ombelles larges, et érigées à extrémité des branches ; elles sont grandes , blanches, de la même.forme que celles des autres especes. , et produisent des baies rondes du volume d’une petite Ce- rise ; BEC dans le calice coton- neux et émoussé de la feur, et jaunes lorsqu'elles sont mûres. Trilobatums. La vingt-heuvieme , qui est originaire de la Jamaïque et du CD de Bonne-Espérance, s’éleve avec une tige d’arbris- seau épineuse ; à la hauteur de cinq ousix pieds ; et pousse vers son sommet quelques branches garnies de feuilles obtuses, lisses, et divi- ” sées en trois lobes : les fleurs en sont. petites ; et produisent de petites baies qui mürissent rarement en Angleterre. . _ Virginianum. La trentième » espece croît naturellement en Virginie; elle est annuelle, et s’éleve à la hauteur de trois pieds , avec une tige d’arbris- seau épineuse, qui pousse quelques branches minces et garnies de feuilles à pointe aïlée : les fleurs sont larges ;. de couleur Bleue, et ont des calices épineux ‘a ces fleurs due Marmmosum. La trenté-unieme és SOL 14t succedent des baies à-peu-près de hâtant les progrès de ces plantes sur une couche chaude.au commence- ment du printems, elles perfection- néront leurs semences, ‘qui, sans cela, ne müriroient Le en-An- pece croît naturellement dans toutes les Isles de l'Amérique ; où elle est connue sous le nom de Poire de Ba- chelier; elle s’éleve, avec une tige épineuse et herbacée, à la hauteur la grosseur d’une Cerise noire, En de trois ou quatre pieds ; ses épines sont fortes et recourbées ; Ses feuilles sont lar ges ;. angulaires , _cotonneu- ses, ét armices à. pareilles épiies: ses fleurs, qui naissent en paquets sur les côtés des tiges, sont d’un bleu pâle, et produisent des fruits - jaunes dela forme et de la grosseur d’une Poire de Sainte-Catherine xen- versée. Cette plante est annuelle dans ce pays. Schiru-Schuna: La Éhodeuceé “ espece se trouve sur la côte de Ma- labar; elle est annuelle, et. s’éleve à la hauteur d'environ deux pieds, avec une tige épineuse qui pousse quelques branches disposées sans ordre , et garnies de feuilles oblon- gues , divisées , en forme de feuilles aîlées : les fleurs, qui naissent en paquets longs sur les côtés de la tige, sont petites, blanches, etpro= 42 = SOL duisent des baies rouges de la gros- ‘seur d'une petite Cerke, qui mü- os en automne, Caliures On semé cette espece au commencement de Mars sur une couché chaue : quand les plantes, sont en état d’être enlevées, on les met chacune séparément dans de petits pots remplis d’une terre riche, t'on les plonge dans une nouvelle coûche chaude, pour hâter leurs progrès , sans quoi ellés ne perfec- tionneroient pas leurs semences en es : SOLDANELLA. Tourn, Inst. KR. Æ: 82, tab. 16, Lin. Gen. Pr 182 ; Soldanelle. : * Caracreres, Le calicé de la fleur est érigé ; persistant , et divisé en cinq parties ; la Corolle, qui est mono- pétale, en forme de cloche, etéten- due ,s’ouvre par dégrés, et son bord est découpé en segmens aigus : la fleur à cinq étamines en forme d’a-- lène , términées par: des antheres simples ; son germe :est rond, et soutient un style: mince, dela lon- grieur. de la corolle, couronné par un Sügmar obtus.; il se change dans ee en une Fe oblongue, cyhlrique , ,eta une cellule raÿee obliquement,: et qui, s'ouvrant au sommet en dix dents, montre de peutes. semences à pointe aigue, dont elle est rempliés SO L Ce genre dé plantes est rangé dans là premiere section de la cinquie- me classe de LiNNÉE, qui com- prend celles dont les fleurs ont cinq étaniines et ui Re Noûs avons Êr une espece “ ce genre. Soldanclla Aipina. Hort. Cliff. 49. Roy. Lugd.-B. 414 Hall: Hey, n. 634 Jacg. Austr, f. 13: Scop.- Carr. ed. 2. n. 210, Sabb, Hort. 1, 163 Soldanelle.- LE Soldanclla . Alpina , rotundi-folia. C. B.P. 295 ; Soldanelle à. uen rondes des Alpes. ss Soldanella Alpina. Can. Et. 2 ‘+ Clus. Pann.3 #0 ee minort folio. Ch. Dann. 35° Cu plante croît . naturellement sur les Alpes et sur les. monta: gnes de PAI lemagne ; ; sa racine st fibreuse et vivace; ses feuilles sont presque en forme de rein, de neuf lignes environ de longueur surau- tant de: largeur, d'un: vert foncé, et postées sur de longs pédoncules ; entrelles s’éleve un pédoneule nud dé quatre pouces environ de lon- gueur, qui soutient à son extrémité deux petites fleurs-en forme de clo= che ouverte, -dont le bord est dé- COUPÉ en plusieurs beaux segmens comme des franges. Ces ie sont ordinairement, bleues ; mais elles sont quelquefois d’un blanc ds SO EL neige. Lorsque la fleur est passée, le germe se change en une capsule ovale , surmontée par le styles et . rémplie de fort petites selhences à pointe aigué. Cette plante leurit en Avril, etses semences mûrissent en Juiller. Il y en a une vyaricté D les feuilles sont moins rondes. : :. Culture, La meilleure méthode pour multiplier cette plante, est de diviser ses racines, païce que ses semences mürissent Angleterre ; et celles que Pon ap- porte a ailleurs ne réussissent gueres, si elles ne sont pas semées peu de. tems après quellés ont été re- cueillies. La saison la plus propre pour di- viser et transplanter ces racines , est le mois de Septembre , afin qu’elles puissent avoir assez de tems pour pouvoir bien s'établir avant l’hiver ; car Si, on ne les transplante qu'au _printems , elles ne fleurissent ; jamais bien ; et dans les saisons seches , les plantes périssent , à moins qu'elles né sOieut constamment arrosées. … La terre. dans laquelle ces plantes réussissent le mieux, est une marne forte et fraiche : ci. veulent être placées à l'ombre; car elles: péris- sent lorsqu'elles sont trop exposées au soleil, et elles he prosperent pas - dans un sol chaud et léger. On doit toujours les arroser dans les tems secs, si l’on veut qu’elles fleurissent uplier, rarement en ob ‘ 143 fortement ; et — poussentavec 5 vigueur, re Lorsque les graines de “cette es: pece mürissent en Angleterre , et quon veut s’en servir pour la mule il faut aussi-tÔt qu'elles sont mûres ; les répandre dans des caisses OÙ pots remplis d'une. ire . fraîche et marnéuse, On place CES. caisses à Poinbre , et on les arrosé souvent dans les tems secs. Les plantes paroîtront quelquefois dans la même saison: mais le plus-sou- vent elles ne poussent pas ayant le printems Suivant; de sorte quil - ne faut pas les remuer avant cetems, ni laisser croiïtre les Mauvaises her- bes dans les caisses. Quand les plantes croissent , on les arrose exactement dans les tems secs, eton les tient toujours à Pombre, L’iu- tomhe suivant, on enleve ces plan- tes, eron les place dans uñe plate- bande à l’ombre , à six ou huit pou- ces de distance les unes des autres, où elles pourront rester pour fleurir. Si on les entremêle avec d’autres plantes basses des Alpes, dans une plate-bande , àP exposition du nord , elles feront une er variété. _SOLDANELLE. er Lo s NEILLA, et CONVOLVULUS SOLDA- NELLA., NTARIN. SOLEIL. | Le Soleil a été communémentmis 144 SOL : au nombre des planetes, mais on doit plutôt le ranger parmi les étoi- les fixes. : Suivantlesystèéme de Copernic, qui est aujourd’hui généralement recu, et qui est suscepible d’une démonstra- tion complete, le Soleil est le centre des planetes et des cometes; c’est. autour de lui que les planetes et Les : cometestournént, ainsiquelaterre, chacuñhe dans leurs différens circuits, et suivant leurs différentes distances du Soleil. Mais le Soleil, quoique délivré de ce mouvement prodigieux qui le faisoit tourner autour de notreterre , selon les anciens , n’est cependant pas un corps immobile, | Par les taches que Pon découvre sur son disque , il paroït évidem- ment qu'il a un mouvement de rota- _ tion sur son axe, mais plus lentque celui de la terre, dont la révolution sert de mesure au.jour. Quelques- unes des taches du Soleil ont paru d’abord sur un des bords de cet as- tre ; on les a vues ensuite sur le bord opposé ; quatorze jours après, on les a apperçues de nouveau au pre- mier endroit, pour recommmencer encore le même cours; de maniere que le Soleil tourne sur son axe etacheve sa révolution dans sept jours. - Le mOtivement de ces taches, et par conséquent du Soleil , est d’o- rient én occident, SOL Le Docteur HooKk croit qu'on _ peut raisonnablement conclure, que le Soleil est enveloppé d'une atmos- phere d'air, ou de quelqu'autie fluide ; et que cette atmosphere, quoique, peut-êre quatre-vingts fois plus épaisse que celle de la terre, ce- pendant, en comparaison du grand diametre du Soleil , nous devient absolument invisible , même à Poil aidé du meilleur télescope. | Ji suppose cette atmosphere aussi brillante quele corps du Soleil même, et que c’est cette enveloppe, et non pas le Soleil, qui paroïtà nos yeux: de-là 11 conclut que ces taches du Soleil ne sont que des nuages ou des vapeurs qui ont pris naissance dans cette atmosphere. fl prétend, que le Soleil qu’enve- loppe cetteatmosphere, estun corps solide et opaque. Voici quelles sont sesraisons. 1°. L’uniformité de sa rotation, 2°. La stabilité de son axe. 3°. Le pouvoir de sa gravitation ou attraction vers son centre. El con: clut que, puisque les taches dispa- roissent dès qu'elles arrivent sur l’ex- trémité du limbe de cet astre, il faut nécessairement qu’il soit solide et opaque; autrement on les apper- cevroit comme on voit les étoiles fixes à travers l’atmosphere où à travers cette lumiere qui enveloppe Je noyau des cometes. Ji croit que la ne du Soleil es SOE est composée de corps semblables au nitre OU au soufre, et que ces parties étant enflammées, nous pré- sentent le phénomene de la iu- miere. ne On ne peut former aucune objec- tion contre cette hypothese du dan- ger qu'il ya quele Soleil, embrâsé depuis tant de siecles, ne s’éteigne enfin entierement; car, continue le mème Auteur , supposons que cet astre ait diminué.de quelques minu- tes depuis sa création; personne ne peut prouver le contraire. Suxppo- sons que nous ayons des observa- tions astronomiques depuis quatrez. mille ans, comme nous n’en avons que depuis deux-mille, et avouons que le diametre du Soleil avoit au- tant de minutes qu'il en a actuelle- ment, on ne pourroit cependant pas conclure de-là, que leSoleilne perde pas un mille tous les ans de son dia- metre, et par conséquent qu'il wait aujourd’hui quatre mille milles de moins dans son diametre. Ce diametre étantà-peu-près qua- tre-vingt sept fois plus grand que celui dela terre, qui est supposé avoir huit mille en. , il doit être de six cent quatre-vingt-seize mille milles. Or quatre milles ne sont: que la cent soixante-quatorzieme parue du diametre, et par consé- quent le Soleil ne seroit diminué que de la huitieme partie d’une mi- Tome VIT, . S O L I4$. nute: c’est une quantité trop peute pouravoif pu étresaisie par les ob- servations des anciens. = . Mais supposons me les anciens aient été même jusqu’à observer des secondes , cela ne contrediroit pas encore l’hypothese propose, parce qu il est possible que le Soleil :se soit approché de la terre en propot- tion de sa diminution. Sire ISAAC NEWTON, as son, Traité d'optique , donne de bonnes raisons pour faire croire que le So- leil et les étoiles fixes sont de gran- des terres où regne une chaleur vive, qui se conserve par. la grandeur des - masses, et par l’action et la réaction qui a lieu entre ces corps et la lu- miere qui en émane. Ces corps ne se consument point , parce qu'ils en sont empêchés non-seulement par leur fixité, mais encore par la den- sité de l’atmosphere qui les entoure, les comprime fortement de tous CO- tés, et condense les vapeurs et les exhalaisons qu'ils produisent. Le:Soleil et les étoiles fixes sem-. blent être la source de Ja lumière ;. car il est probable que ces étoiles sont-autant de Soleils qui éclairent d’autres mondes , comme on voit le fer qui , quand il.est CEE au point d'entrer en fusion ; par lemou- vement et la vibration rapide deses, parties, lance avec force des tor- rens impétueux de feu. Les grands T ‘146 = SOL corps doivent conserver leur cha- léur plus long-tems , en raison de leur diametre. Sire Isaac NEWTON à pensé, avec raison ; que la grande comete de 1680, qui, dans son perihélie = a passé très-près du Soleil, a acquis urie chaleur qui ne sera point en- core dissipée dans 50,000 ans; d’où nous pouvons que si le Soleil: ét les étoiles fixes ne sont qu'un amas de matieres solides et opaques, comme les planetes, mais échauffées à un très-prand dégré, elles pourront rester plusieurs mi lions d'années:sans perdre une par- tie considérable de leur chaleur. Suivant Cassrnr , la distance dw Soleil à la terre est de 172,800,000 milles anglois; quant au mouve- ment du Soleil autour de la terre. lés Astronomes démontrent que c’est une apparence trompeuse, et que C’est la terre elle-niême qui tourne. Un spectateur placé dans le Soleil verroit la terre tourner de lPoccident au levant, pour la même raison que nous voyons de Soleil se mouvoir du levant à Poccident, et tous les. phénomènes qui résultent de ce. mouvement dans l’un de ces deux COrps doivent paroître de la même maniere dans l’une ou l’autre sup- position. Pour ce qui irégarde les propriétés, l3 nature et la figure du Soleil ; SO: 19, Comme on remarque que les taches solaires restent quelquefois trois jours plus long-tems derriere le Soleil, qu'elles navoient été en traversant l’hémisphere qui nous ést visible , nous inférons de-là qu’elles ne sont pas adhérentes à la surface du Soleil, mais qu elles en sont à quelque distance. 2 Comme les: taches He ets évanouissent : fréquemment, même au milieu du disque du So- leil, etqu’elles souffrent Pen de changement par rapport à leur: volume , à leur figure, et à leur densité, il suit qu’elles s’éleventsou-. vent dé nouveau autour du Soleil, et qu'ellesse dissipent ensuite. 3°. On peut conclure de-là que: ces taches sont formées des exha- laisons du Soleil, et qu’elles ne sont autre chose que dés ee SO= laires, 4°. Puisque les exhalaisons du So- leil s'elevent au-dessüs de sa surface, et s’arrêtent à une certaine hauteur ikestévident qu’il y a quelque fluide qui entoure le Soleil et attire les: exhalaisons , et 1l faut que ce fluide soit condensé vers. le. bas, et plus raréhé. vers le haut, comme les au- tres atmospheres. ee —. ..$°.— Comme les taches dispos roissemt souvent du milieu du So- leil ; la matiere. de ‘ces taches, c’est-à-dire, les exhalaisons solaires : SOL retournent à lui; d’où il suit quil fau qu'il y ait dés changemens et dans l'atmosphere du Soleil et dans le Soleil même. 6°. La révolution de ces taches autour du Soleil est réguliere et fort près de cet astre ;.1l suit de-là, que ces taches ne tournent pas au- | tour du Soleil , mais que le Soleil, avec son atmosphere ; qui contient ces taches , se meut sur un axe com- mun dans P espace de vingt-six jours, et c'est de-là que ces taches, qui sont près du bord vu obliquement, paroissent étroiteset longues. . 7°. Le Soleil, dans toutes les si- ftuations , paroît semblable à un disque circulaire : c'est ainsi qu ae paroît à nos sens ; inais il est véti- tablement ia On pense que la substance du Soleil est du feu, parce que le Soleil luit, et que ses rayons, ras- semblés par des miroirs concaves et “des verres lenticulaires, embrâsent, et fondent les corps les plussolides, ou les changent en cendres où en verre. . Comme les rayons du ss pet- dent de leur activité par leur diver- gence , en raison du quarté des disz - rances, il est évident que leffet est le même lorsqu'ils sout ramassés par un miroif ardent, que si nous étions assez voisins du Soleil pour qu'ils fussent naturellement aussi Phones. Ainsi, si le Soleil pro- SOL 147 _duit des effets semblables à ceux qu'on pourroit attendre du feu le plus violent ; on peut conclure que le Soleil: est ne substance ignée. D'où il suit encore que cet astre. est fluide par-tout , puisque cet état est celui d’une substance ignée. Il est vrai qu’on n’est pas encore assuré si tout le corps du Soleil est fluide, comme le pensent quel- ques-uns , ou solide suivant d’au- tres ; mais commeiln’y a point d’au- tre marque pour disunguer le fe des autres corps, que la lumiere, la chaleur, la propriété de brûler , de consumer, de fondre, de caler. ner ; de vitrifier, nous ne Voyons pas ce qui peut empêcher de conclure que le Soleil estun globe comme le nôtre, mais entouré de flammes, 9°. Puisque les taches du Soleil sont formées des exhalaisons de cet astre , il paroïît qu'il n’est pas un feu pur, mais qu'il contient des parties hétérogenes! Plusieurs prétendent que Ja dis- tance moyenne du Soleil à la terre est de 7490 diametres de la terre; d’autres ; 10,000 :- ét d'autres, 136000 | Le Soleil , suivant lexcellent -Chimiste D Je PUR ne serm- ble ètre autre chose qu'une masse énorme OU-UNE collection de la Ma tiere du feu et de celle de la lumiere 7 placée de maniere qu’elle est hors d'état d'agir sur notre globe, autre Ti ER SO E Outre ces.avantages que nous procure le Soleil , c'est aux rayons Dienfaisans de cet astre que nous de- vons la lumiere dont nous jouïssons;, sans lui, tout neseroit queténebres et la Nature entiere, qu'il réjouit par sa présence , anéantie. - Il inffue même sur les terres les: seroit bientôt lus profondes, en ouvrant leurs. P pores par sa chaleur , lorsqu'ils sont fermés par une trop grande humi- dité ; et il excite encore les fibres des plantes à chercher leur nour- riture. Il purge la surface de la terre, en élevañt les vapeurs qui la ren- droient mal-saine ; il Péchauffe par son action toute-puissante : il dis- sout les sels, et les prépare à paffer dans les fibres des. plantes > Qui étant mises en action par la méme cause , puisent elles-mêmes. la nourriture qui doit servir à. leur ee ment, Le Soleil dissipe aussi toute moi- teur superflue; et par sa.chaleur vi- vilante , 11 conforte etrécréeles po- res qu'il a dilatés, : Le Soleil csperse les-rosées du: Li qui, si elles restoient trop long-tems sur les plantes , les fe- roient plutôt pourrir qu’elles né les rafraïchiroient ; il fait aussi passer cette humidité ds les vaisseaux et les autres parties des plantes, pour servir à laccroissement. des: bran- - 5° GO Ë ches ; des feuilles et des fruité Le Soleil sert aussi à échaufer l'air, dont le froid naturel arréteroit toutes les opérations. dé la. Nature. Enfin 11 seroit difficile de citer une plante qui ne participe pas à ce bienfait général. D'après ce que nous ayons dit, on peutexpliquer aisément la diffé- rence de la température de lété à celle de Phiver, par lobliquité des rayons du Soleil; ce qui nous con- duit naturellement à l’attention qu’on doit avoir en conftruisant Les serres destinées aux plantes délicates , de: placer leurs vitrages de maniere qu'elles reçoivent directement les rayons du Soleil pendant la ee grande parue de. l’année : c’est- pourquoi. les. serres dont les vitra- ges de face sont perpendiculai= res ; et ceux du haut inclinés + sont préférables: à tout ce qu’on a inventé jusqu'ici. Nous voyons'aussé par-là combien il est avantageux de blanchir le haut et le-fond:de l’oran- gerie, afin que les rayons de la lu- miere soient réfléchis avec plus de force ; et que . chaleur sotaugmens ice, | = Cecisert encore à ee Con ment des contrées, quoique placées sous la même latitude, peuventavoir une tempérar ure différerite , suivant leur ‘situation , par rapport aux rayons. du. Soleil, ou suivant la na- ture du sol plus où moins propre à SO les réfléchir. On ne peut déterminer précisément, par la latitude des pays d’où les plantes ont été tirées , la cha- leur qu’elles exigent dans notre cli- mat; mais il fAautencore avoir égard à la disposition du lieu où elles naissent. Par exemple, si elles crois- soient sur les collines, sur les mon- |tagnes ; dans les vallons , et à quelle exposition. Ces observations et beaucoup d’autres doivent être faites par ceux qui envoient des plantes des pays étrangers. : J’ajouterai ici une table de lom- bre du Soleil, dans les différentes ee © en || Ce) cn TIIO en : % {| = -S O L 125$ saisons de l’année, que m’a commu- niquée M. Timothy Sheldrach de Norwich, Par le moyen de cette ta- : ble, on verra aisément l’eflet que produisent des murs, des arbres, des bâtimens , en ombrageant la terre à différentes distances, suivant que le Soleil est plus ou moins élevé au-dessus de notre horison, et quelle sera l'ombre dans les Oran- geries, suivant la largeur des pier- res , et la hauteur du mur de face, ainsi que Pélévation de fa mäçonne- rie au-dessous des châssis. set ST | 30. Là (® 119 Ü | La longueur de ombre d'une vo l9 — colonne de cinq pieds de haut, au ? ire tems que le soleil entre dans & ee chaque figne. es Pt Les } + = “à Le If &. o \ Hi Ed o \ 117 TE: 3 _ LE FE + | Dent 2e Le ens pieds | a 30|—| 8 = ro 10!—|| o —\ 17 30 GT : ee 40117 30! 20 | 3 10 7 30 035 5 S50/—132130,130— CARE 2OÏ——1 57130 <ses 3 ï 60|—|47 30,140 )47130 SOLS y: S. 3 112 7of 1! 7/30 150! rlroi—|l40o) 2] 2,30 D + 2 é= 180} 1|40|—||60| 1,50 —)150) 3:40) — X 5 - 90| 21371301170| 2140 — mine : ÉS 15 =. £ BOL IO | mme _ 20 |—s…— ht ( : Les trois premieres tables repré- sentent la longueur de Pombre dans le solstice d’été & d'hiver, et dañs les équinoxes du printems et d’au- iomne, Supposez qu'il y ait une montagne , une colonne, où quel- qu'autre corps , dont la hauteur per- -pendiculaire soit d’un dégré , on trouvera la longueur. de Pombre de cet objet, pour chaque dégré , et “pour châque minute de lautude, dans le temssus-mentionné; et si l’on a besoin d'une mesure plus courte qu'un mille , on le verra dans les secondes, La quatrieme table est adapiée’à Ve 16 D OL la latitude dé si dégrés 30 minutes, quiest à-peu-près celle de Londres. ‘Cette quatrième table explique la hauteur de Pombre occasionnée par ün corps perpendiculaire de cinq pieds de haut sur un plan horison- tal, dans lé tems que le Soleil entre dans chaque signe du zodiaque. On trouvera cette table fort exacte, sur . un plan honso#al ; à l’heure de midi, SOLEIL o7 ToURNESOL, V’oy. - HELIANTAUS. L. SOLIDAGO, Lin. Gen. Plant. 859. Virga aurea. Tourn, Inst. R. H. 433. tab. 735 ; Verge d’or. Caracteres. La fleur est composée de fleurs hermaphrodites, et de de- mi-fleurons femelles, renférmés dans un calice oblong ét imbriqué ; les épis sont étroits et réunis. Les fleu- rons hermaphrodites qui composent le disque, sont en forme d’enton- noir, et découpés à l'extrémité en cinq pointes ; qui s'ouvrent et s’c- tendent; ils ont cinq tamines fort courtes, velues, et terminées par - des sommets cylindriques, avec un -Sèrme couronné , qui soutient un stylemince, aussi long que les éta- mines, ét couronné par un stigmat divisé en deux parties ouvertes ; les germe se change dans la suite enune semence simple, Couronnée d’un duvet vely, Les demi-fleurons fe- SO E -* melles, quisontenforme de fangue et découpés en trois parties, ont un germe couronné dun styk mince , surmonté de deux stigmats roulés, et sont suivis d’une semence simple comme les ffeurons herma- -phrodités, Ce genre de plantes estrangé +. la seconde section de la dix-neuvie- me classe de LENNÉE ;. QUI CcOM-. prend celles dont les fleurs sont composées de fleurons hermaphro- dites et femelles, tous fructueux, et dont les étamines et le style sont réunis. - Les especes sont : 19, Sofdago latifolia, caule erecto} folus lanceolatis, sertatis, paniculis ço- rymbOSIS , latéralibus cerminalibusque ; Verge d'or, où Vulnéraire à üge érigée , avec des feuilles en . de lance, et sciées, et des fleurs en corimbe sur les côtés et à l exiré= mité de la üge- Virga aurea lanifolia, serrata. C. B. P. 268 ; Verge d’or, à feuilles larges êt scices. 2°, Solidago vulgaris, caule sub: flexuoso angulato, racemis paniculatis, erectis confertis. Lin. Sp. plant. 880 ÿ Où Solidago virg. aureas Mat. Med, 186. Reyg. Ged. 2.p. 130. Neck. Gal lob.352. Leers. Herb. n. 656. Pollich. pal. n. 802, Mattusch. Sil, n, 627. Derr. Nass. p. 222. FI, Dan,r, 663, Blackwe. 169. Kriph, cent. 7.n. 89. Knorr, Deals 1,1, W. 11. Regn, Bot. 3 S 0 E Vetge d’or à tigeangulaire et un peu tortuéuse, avec des paquets de fleurs érigés en panicule, et fortrapprochés. Virga aurea vulgaris, Park. _ _ $423 Verge d’or commune. Solidago angusti-folia , folis lireari. lanceolatis sub-integerrimis ÿ floribus confertis alaribus., sessilibus d’or à feuilles linéaires en forme de lance , et presque entieres, avec des - fleurs postées aux aisselles de la tige, -rapprochées et sessiles, Virga aurea angusti-folia minus sér- .ratas CB, P. 268; Verge d’or à feuilles étroites , moins sciées. 4°. Solidago minor ; caule panicula- to, foliis radicalibus ovatis ; dentatis, “caulinis lanceolatis, integerrimis ; Verge d'or, à tige paniculée , dont les feuilles radicales sont ovales et den- telées , et celles de la uige en forme * de lance , et entieres, Virga aurez minor, folus Sserratis, wtrinquè acuminatiss Rand, ; Verge or plus petite, à feuilles sciées et : terminées en pointe aux deux extré- < mités: ee ae Solidago 2 minute , fois lanceolatis, Sub-serratis , subis nranis, floribus paniculats , conferus ; Verge d'or à feuilles linéaires, en forme de lance, légerement sciées , et - blanches en-dessous, avec des fleurs * en panicules rapprochées. Virga aurea montana, folo angusto, Sub=ncano , flosculis conglobatis Raï Sy2. 1773 Verge d’or de montagne, 2e ; Verge: SOE 153 À feuilles étroites , et blanches enz dessous ; avec des ee en paquets - fonds. 69, Solidago montana ; à latis, serratis , decurrentibns , caule an- gulato. Le Monier ; Sauy. Monsp. 843 Verge d’or à feuilles en forme de fance ; sciées et coulantes ,; avec une tige angulaire. Virga aurea montana, 0e folio hirsuto, H:R+ Par. ; Verge d’or de - montagne ; avec une feuille plus ee etvelues %°. Solidago Crans, ; paricula- _t0-corymbosa , racemis recurvatis , flo- -ribus adscendentibus’ ‘y foliis trinervus, | sub-serratis scabris. “Hors. Ups. 259. Hort, Cliff. 4097. Gron. Virg. 97. Roy. -Lugd.-B, 161: Kriph. cent. 3. n. 87: Verge d’or à panicules en corymbe, avec des épis de fleurs recourbés, qui s’élevent Pun sur l’autre, et des feuilles rudes à{trois nerfs er légè- rement sciées. V'irga aurea anousti ne , paniculé spectos&, Canadensise H. R, Par.; Verge d’or du Canada, à feuilles étroites, avec une bel panicule de fleurs. 2 8°. $ olidago alissima : ; Dañiculato= -corymbosa , racemis recurvatis , floribus adfcendentibus, fohis enerviis, sub-in- ceperrimis. Hort. Ups.259 ; Verge d’or avec une-panicule en corymbe, des épis recourbés , des fleurs qui sé Jeventlune sur l’autre , et des feuilles sans veines et presque entiéres. cé 158 SOL Virga aurea altissima serotina, pa- nicul@ speciosé , patulé, Martyn. cent, 14 t. 143 la plus haute et la plus tardive Verge d’or, avec un agréa- ble panicule étendu, | 0°, Solidago pilosa, caule piloso, foliis lanceolatis, serratis, Scabris, Sessili- bus , racemis recurvatis. alaribus ; flori- bus pedunculatis ; Verge d’or à tige velue et à feuilles en forme de lance, scies , rudes et sessiles, avec des épis recourbés aux aisselles de la ge, et des fleurs sur des pédon- cules, Virga aurea Canadensis hirsuta , pa- niculé rminus speciosä. Hort, R, Par. ; Verge d’or velue du Canada , ayec un beau panicule plus petit, 10°, Solidago Marylandica , pani- culato-corymbosa , racemis obtusis, patu- re, foliis neryosis, Scabris , sub-integer- Timis s Verge d'or à panicule en CO= ni. avec des épis obtus et éten- dus , et des feuiles nerveuses »Tudes, et presque entieres, Virga aurea Marylandica , spicis flo- rt Yacermosis , foliis intepris, scabris. Marr, Dec, 2 ; Verge d'or du Mary- Jand,, à ee. en épis longs > Avec des feuilles rudes et entieres, : i° : Solidago Virginiana, paniculato- corymbosa » racemis longissimis recur- Vaiis , pedunculis. foliosis ; foliis Lan- ceolatis’; Serratis, scabris ; Verge d’or à ani en corymbe , avec des épis fort longs et recourbés D des dec S O L cules feuillés , et des feuilles & forme de lance, scices et rudes, Virga aurea, rugosis foliis Viroinial za , paniculé florum armplissimé, Pluk, Am, 390 ; Verge d’or de Virginie, avec des feuilles rudes et une très- grande panicule de fleurs. 12°. Solidago Scrophulari-folia, caule flexuoso » foliis ovaris, acuminatis, ser ratis ; racemis lateralibus simplicibus, Flor. Leyd. Prod. 1613 Verge d’or à tige tortueuse , avec des feuilles ova- les, à pointe algue, et sciées , ayant des épis simples de fleurs sur les côtés de la uge. Virga aurea Canadensis, ro rie folio. Pluk, Ph ve, 2353 Verge d’or du Canada, à feuilles de Soros phulaire, | 13°, Solidago erseulis. » caulefles XU0$0, glabro ; folis ovato-lanceolans ; # glabris , dentatis , racemis breviori- bus lareralibus simpliclbus 3 Verge d'or âtige unie et tortueuse , ayec des feuilles ovales en formede lance, unies et dentelées, et des épis plus courts et solitaires sur Les côtés dela tige, ee Vitga aurea Canadensis Asteric folios Par, Bar, ; Verge d'or du Canada, à feuilles d’Asterisc, - 4e Solidago om - - fol s caule _-erecto- glabro , raçermis breyioribus laïts : - ralibus, follis nervosis, serratis, glabriss Verge d’or à tige unie et érigée; avec des épis de fleurs plus couits placés sur les côtés des tiges, et des SOI feuilles nerveuses , Scices et unies. Virga autea Canadensis , latissimo folio glabro. Tourn. Inst.485 ; Verge d’or du Canada, avec une: feuille ee et Unies 15°. Solidago hirfutissima, s PATucu- laio-corymbosa ; racemis récurvans ; caukbus erectis hirsutissumis, folis. lan ceolatis, Serratis, acurminatis strinerviis, subtüs 1omentosis ; Verge d’or à pa= nicule disposé en corymbe , avec: * ‘es épis recourbés, des tiges très= _ velues , érigées ; et garnies de feuilles en ee de lance, sciéés + à pointe aiguë; à trois veines, et cotonneufes en-dessous Virga auréa Canadensis , she à folio subiüs incano. Tourn. Inst. 485 3 la plus haute Verge d’or dn Cana da, à feuilles blanches en-dessous, 16°, Solidago humilis, paniculato: coryrnbosa., racémis cCompositis; recur= yatis , folüis. lineari-lanceolatis , sub- dentatis , séssilibus ; Verge d’or à pa- nicule disposée en corymbe, avec desépis composéset recourbés, dont les feuilles sont linéaires, en forme -de lance, légerement dentelées , et sessiles. Virga aurea humilis, foliis rigidis utrinquè acuminatis, paniculA speciosé, Rand, ; Verge d’or basse , à feuilles roides , et pointues aux deux extré- mités , avec une agréable panicule de fleurs. 17°. Sobidago rigida , canle panicu- dato:, folis imferioribus ovatis, dentas SCT F9 é ne qe . “= 0 De | Q 4 lis, petolis longissinis à Shperioribus lanceolatis , semi. = amplexicaulibus : Verge d’or à tige paniculée ; dont les feuilles du Le sont ovales, den- telées , placées sur detrès- longs pé- _tioles , et celles du haut en forme de lance , et embrassant à moitié les tiges. Virga aurea Nove Anglie , lato rigis doque folios Par. Bat. 243 3 Verge d’or: de la Nouvelle: Annie à feuilles larges et roides. 19°. Solidago Mexicana, caule obli= quo, pedunculis erectis, di. TAMOSIS; Jolus lanceolatis integerrimiss Horts Cliff, 409. Roy Luga,-B. 163. Gron. Virg. 122. Kniph. cent, 1, 'n. 82; Verge d’or à tige oblique, avec des pédôncules érigés, feuillés et bran- chus., et des feuilles en forme. de lance .'et très-entieres. Virga aurea Mexicana. Bauh. Pin, ST. Wirga aurea Limoniü folio , paniculé” uno versé disponité. Tourn. Inst. 484, : Verge d’or à feuilles de Limonium, avec une panicule dépose sur un côte de Ra tige. 19°. Solidago fiflulosa, caule pilosos ramoso, racernis pariiculatis, erectis, con- ferris 3 Jodiis hirsuris, sessilibns , integerri- mis; Verge d'or, à tige velne et branche, avec des épis érigés de fleurs en panicule , et rapprochés, et des. feuilles hérissées, sessiles, et tés-entieres. | © Virga aurea ; floribus fstulosis ; Se- ‘160 SOL necionis instar, foliis angustioribus , non serraris, Hist. Oxon. 3,p.125 ; Verge d'or , avec des fleurs fistuleuses , comme celles du Senecon, et des feuilles étroites , non sciées, 209. Solidago carnosa , foliis lanceo- . latis , sub-carnosis, glaberrimis, margine scabriisculis , paniculé corymbos4s Lin. Sp. Plant. 878 ; Verge d’or à feuilles en forme de lance, un peu char- nues; et trè$-unies , avec un bord rude et une panicule disposée c en COr a Virga atrea Canadensis , fohis cars POSE latioribus, LHise, Oxon. 3, p.124 3 Verge d’or du’ ‘Canada , avec de plus larges feuilles charnues, 2h Solidage cæsia , paniculé co- rymbos4 , racémis supra dentioribus ; caule slabro lævi. Lin, Sp. Plant 879 ; ; -Verge d’or # panicule disposée en corymbe , avec dés € épis plus serrés au sommet, et une tige lisse et unie, Verge d'or unie de Maryland, 22°, Solidaso-glabra , folis lançceo- Tito Dnearibus ; SUB -carnosis glaberri- IS , paniculé corymbos ; Verge d'or à | feuilles étroites , en forme d de lance, sue peu. charnues , et très-unies , avec une panicule en corymbe..… Vi irga aurea Canadensis, foliis carno- sis angustioribus non Serratis, His, Oxon 3, ps 12$ 3 Verge d'or du Le SOL Carada, à feuilles charnues ; non sciées , et plus étroites, 23°. Solidago Noveboracensis, panis culé corymbosä, foliis linearibus , gla- berrimis, sessilibus ; Verge d’or à pani- cule disposée en corymbe ; avec des feuilles linéaires très-unies et ses siles. -Virga aurea doter glabra, caulibus rubentibus,, foliis argustis, glas bris. Herm. For, 26; Verge d’or unie de la Nouvelle-Yorck, avec des ti# ges rougeatr es, et des feuilles é étrois tes et Unies, : 24%, Solidago inteserrima ÿ caule pas niculato, racermis brevioribus confertis, Fr à folis linearibus > Blabris , integerrimiss : Verge d'or à tige paniculée, avec . des épis de fleurs plus courts et rap proches ;et des feuilles linéaires, unies , et très-entieres, … Virga aurea Canadensis ; angustià | fola, non setrata. Houst, : Verge d’or: du Canada , à feuilles étroites et non . sciées. Pi iroa autea a Marylandica , cesia, gl bra. Hort. Elth. 4Ias 2 OT |. 3935 2544 Solidago rugosa , canle pani- culato , races lateralibus simplicibuss peduneulis foliatis,. foliis lancealatiss Scabris, integerrimis ; Verge d’or à uge. pañiculée , avec des épis simples sur les..côtés delatige, des pédoncules : feuillés, et des feuilles en forme de. lance , rudes ettrès-entieres, : 26°, Solidago alba, caule panicults 10, racemis-erectis , pedunculis folials inférioribus ; ovatis , serratis , mervosis , canlinis lanceolatis; i integerrimis ; Verge _do SOI or, à tige paniculée, avec des épis érigés, des pédoncules feuil- és , les feuilles du bas ovales, sciées et nerveuses, et celles de la üge en forme de lance er-trés-en- tieres. Virga aurea ) foliis latioribus , 4. ribus in sumnis virgis albis, spicatim densè dispositis. Clayt. Flor. Virg. 07; Verge d’or à plus larges feuilles, avec des fleurs blanches placées au sommet des branches, et disposées en épis serrés. 27°. Solidago conferta, caule pani- culato , racemis inferioribus sumplicibus, surmmis confertissèmus , folus glabris in- cegerrimis 3 Verge d'or à tige pani- tulée, dont les épis inférieurs sont simples, etceux du haut très-rappro- ‘chés , avec des feuilles unies et très- entieres. 28°, Solidapo recurvata , paniculata, corymbosa , racemis inferioribus recur- vatis , SUIS erectis , confertis , folits lanceolatis, serratis, scabris; Verge d’or à panicule en corymbe, dont les épis inférieurs sont recourbés , et ceux du haut érigés et rapprochés, avec des feuilles en forme de lance, sciées et rudes. . 29. Solidago petiolata , caule pani- culato , racemis confertis, folis infe- rioribus lineari-lanceolatis , petiolatis , caulinis Sessilibus glabris; Vetge d’or à tige paniculée, avec des épis de fleurs rapprochés, les feuilles infé- tieures linéaires, en forme de lance , Tome VII, S © EL 1ÔE _et péniolées , et celles des tiges ses siles et unies. 30°. Solidago Urticæ-folia , caule ro- tundo ; piloso, foliisovato-lanceolatis , crenatis, oppositis , Scabris , racemis bre= vissimis lateralibus ; Nerge d’or à tige ronde et velue, avec des feuilles ova- les en forme de lance, crénelées, Op- posées etrudes, et des épis de fleurs trés-courts sur les côtés de la uge. Virga aurea Americana , Urticæ folris conjugatis , rugosis er hirsutis , florune spicis foliosis. Houst. MSS. ; Verge d’or d'Amérique, à feuilles d'Orue, placces par paires ; rudes et velues, avec des épis de fleurs entre les feuilles. 1. : Solidago fruticosa, caule rie ticoso, folits lanceolatis, glabris, inteper- rimis , floribus corymbosis terminalibus ; Verge d’or à üge d’arbrisseau , avec des feuilles en forme de lance, unies : et très-entieres, et des fleurs en co rymbe aux extrémités des Le ches. : Virga aurea Americana, ne ; Salicis folio , floribus quasi umbellatis. Houst. MSS. ; Verge d’or d’Ame- rique en arbrisseau , à feuilles de Saule , avec des fleurs presque en ombelles. _Lati-folia. La premiere espece n’est pas commune en Anpgleterre , quoique celle qui croît naturelle- ment aux environs de Londres, soitgénéralement prise pour celle- ci, On la trouve en abondance dans 62 SOL le Brabant, ctelle est trés-commune en Allemagne ; ses tiges sont roi- des, d’un brun tirant sur le pour- pre, et de deux pieds environ de hau- teur. Les panicules des fleurs sor- tent aux aisselles et à extrémité des tiges, et chaque fleur est postéesur ün pédoñcule long et mince; elles soit d’un jaune pile ; et paroissent au commencement d'AOùt ; les feuilles sont: en forme de bre ; de quatre pouces à-peu-près de lon- gueur sur trois lignes de large S pro- fondement sciées sur leurs bords, et d’un vert pâle en-dessous (1). Vulparis. La seconde espece est notre Verge d’or commune des en- virons de Londres; ses feuilles ra- dicales sont ovales, en forme de lance , de deux pouces environ de longueur sur un de large, légere- ment scies sur leurs bords , et ne {x) Cette premiere espece de Verge d’or, ainsi que {a troisieme, est employée in- diféremmenr dans les mêmes circonstances. On les regarde comme vulnéraires et astrin- gentes , et elles sont toujours mélées parmi les autres plantes de ce cenre qu'on nous apporte de la Suisse. Outre Les vertus com- munes aux especes vulnéraires, on attribue encore à celles-ci des propriétés distinguées : contre la dificulté d’uriner , la gravelle, la néphrétique, Phydropisie, etc.: on les fait prendre en Poudre à à la dose de deux gtos dans du vin blanc. > OÙ en infusion théiforme. La Verge d'or. entre dans € composition de l’eau d’Arquebusade, * portées par de longs pétioles; les tiges sont minces , d’un pied et demi environ de hauteur , et garnies de petites feuilles étroites, entieres , et sans pétiole. Les fleurs sont dispo- sées en bouquets paniculés et fort rapprochés, qui forment un épi épais et érigé ; elles sont jaunes, ét paroissent en ae et Sep- tembre, - Sue La troisieme espece, qu'on rencontre fréquemment dans plusieurs parties de Angleterre , er que jai souvent Cueillie dans les bois, près de Dulwich en Surie, à une tige ronde, lisse, d’un pied et demi de haut, er garme de feuilles étroites en forme de lance , d’un pouce trois lignes environ de lon- gueursurune ligne et demie de large, presqu’entieres , et sessiles à la tiges Les fleurs sortent en petits paquets serrés aux aisselles de la uige, de la quelle elles sont fort rapprochées, et la tige est terminée par an bouquet rond des mêmes fleurs. Comme les Heurs de celle-ci naissent à chaque nœud daus la moitié du sommet de htge, et que leurs épis sont courts; elles n’ont pas une si belle appa- rencé que celles de Le seconde ; mais elles paroissent vers le même. tems. Minor. La quatrieme espece croit naturellement dans les bois ,; à Hampstead , d’où jai plusieurs fois enlevé ses racines, pour les planter S O L dans un jardin, où elles ont sub- sisté pendant quelques années, sans jamais varier; ses feuilles radicales sont dentelées , et.sa tige s’éleve ra: rement à plus dun pied de haut; elle pousse des branches presque depuis le bas, et ces branches sont terminées par des épis courts de fleurs rapprochées, | jaunes et érigées; les feuilles des tiges et des bran- ches sont fort étroites, à pointe ai- gué ,etentieres. Minuta. La cinquieme espece s se trouve sur lés montagnes, dans le pays de Galle; ses feuilles radicales sont étroites, en forme de lance. [ d’un pouce et demi de longueur sur trois lignes de large, lisses, lége- rement sciées sur leurs bords, etun peu couvertes en-dessous d’un du- vet blanchätre. La tige, qui s’éleve à six pouces environ de hauteur, est garnie de feuilles semblables à celles du bas, mais plus petites: les fleurs naissent en épis ronds et serrés au sommet de la üge; elles sont beaucoup plus grosses que celles de l’espece commune, et pa- roissent cinq où six semaines plu- Fe Montana, La sixieme espece croît naturellement sur les montagnes , dans la, France méridionale et en Talie ; sa tige estangulaire, et a des bords étroits er feuillés; elle s’éleve à deux pieds environ de hauteur; les feuilles sont en forme de nes 5 à * | SOL x63 pointe aiguë, sciées ; de trois pou= ces de longueur sur un de large, d’un vert pale en-dessous , et ve< lués : les fleurs sortent en épis ser- rés et épais des aisselles de la üge, dans plus de la moitié de sa lon- gueur, et cette tige est termine par un gros épi. Ges fleurs sont jaunes : et paroissent en Juillet. -Canadensis. La septieme espece est originaire du nord de PAmé- rique ; ses tiges sont rondes , lisses» de deux pieds de hauteur, et gar- nies de feuilles étroites , rudes ; for- tifiées par trois veines longitudina- les, de deux pouces et demi de lon- _gueur sur trois lignes de large dans le milieu, terminées en pointe ai- gné , sessiles ; et quelquefois lége- rement découpées sur leurs bords : les fleurs sontrassembiées en un pa- nicule rond au sommet de la tige. Les épis du bas sont réfléchis, mais ceux du haut sont érigés et fort rapprochés. Ces fleurs sont jaunes, et paroissent en Juillet. | Alissima, La huitieme espece | naît spontanément dans le: nord. de PAmérique ; ses tiges sont rondes, lisses, et de plus dé quatre pieds de hauts ses feuilles sont rudes, à pointe aiguë, sans nervures, plus rapprochées sur les. tiges , plus courtes et plus larges que celles de Ja . précédente ; ses panicules de fleurs sont beaucoup plus larges, les épis beaucoup plus longs, plus X1 Le SÔÉ étendus au-dehors , et plus courbés. Cette plante fleurit à la fin du mois d'Aoët ; et en Septembre, Pilosa, La neuvieme espece croît Baturellement dans le nord de l’A- mérique ; ses tiges, rondes et ve- lues, s’élevent à près de trois pieds de haut, et sont fortement garnies de feuilles rudes en forme de lance, de deux pouces de longueur sur six lignes de large, légerementsciées sur feurs bords , et sessiles: ses fleurs, qui naissent sur les côtés du haut de la tige, en épis longs et re- courbés, sont petites, de couleur de soufre ; et postées sur de courts pédoncules, Cette plante fleurit à la fn de Juillet. Marylandica. La dixieme espece setrouve dans le nord de l’Améri-. que ; ses tiges sont rondes , lisses, de quatre ou cinq pieds de hauteur, et garnies de feuilles rudes en forme de lance ; de deux pouces et demi de longueur sur six lignes de large, entieres et sessiles: ses fleurs, qui sortent en panicules ronds au som- met des tiges, sont rapprochées en épis obtus, étendus , et en paquets serrés: elles sont jaunes , et parois- senten Août. - Wrginiana. La onzieme espece , Œurest originaire de la Virginie, a des tigesrondes , canelées , de deux pieds de hauteur, et garnies de feuilles rudes , à Pornteaigué ,scices, et de deux pouces et demi de lon- s sot gueur sur un de large : ses fleurs fors ment un panicule au sommet de l4& tige ; les épis en sont fort longs , re- courbés , et s’étendent en-dehors de tous côtés ; les parties basses des pé- tioles sont fortement garnies de pe- tites feuilles , et les fleurs sont dis- tribuées en paquets serrés à l’extré- mité de Pépi : elles sont d’un jaune brillant, et paroissent vers la fin de Septembre. : .. Serophulari - folia: La douzieme, qu’on rencontre dans le nord de l'A mérique; a des tiges minces, lisses, de deux pieds de hauteur ; et garmies de feuilles ovales ; à pointe aigue, sciées ; de trois pouces de longueur sur deux de large, et postées alier- nativement à deux pouces de dis- tance. Ses fleurs sortent en paquets longs aux aisselles de la tige; elles sontd’un jaune pâle , et rares sur le pédoncule : elles paroissenten Août, et continuent encore durant une par- tie de Décembre. Flexi-canlis.. La treizieme est ori- ginaire des parties séptentrionales de Amérique ; ses feuilles radica- les ont quatre pouces de longueur sur presque deux de large, et leurs pétioles ont deux pouces de lon- gueur , avec une membrane ou aile à chaque côté ; ses tiges, qui s’le- vent à deux pieds de hauteur, sont minces, lisses, d’un pourpre léger, etgarnies de feuilles ovales en forme de lance, denteléés, de deux pouces SE eñviron de longueur sur neuf lignes de large, et d’un vert pâle én-des- sous! ses fleurs sont disposées en paquets courts aux aisselles de la: tige dans presque toute sa lon. gueur ; les épis du bas ontun pouce de long, et ceux du haut sont pres- que ronds. Ces fleurs sont de cou- leur de soufre, et paroissent sur la fin du mois d'Aoùût, Latissimi-folia. La quatorzieme éspece croit naturellement dans le _ Canada ; ses tiges sont roides , ron-< _des , unies, couvertes d’une écorce blanche, de plus de trois pieds de hauteur , et garnies de feuilles unies en forme de lance, et à plusieurs veines ; elles sont postées alternati- yement, et ont trois pouces et demi de longueur sur un de large: les fleurs sortent vers le sommet de la tige » et sur les côtés en épis courts, érigés et obtus ; elles sont d’un jaune pâle , et paroïssent en Août. _ Hirsutissima. La quinzieme , qui _%e trouve aussi au Canada, s’éleve à cinq ou six pieds de hauteur , avec une tige forte, velue , et fortement garnie de feuilles rudes, en forme delance, terminées en pointe aigué, de quatre pouces de longueur sur un de large, fort velues en-dessous , sciées en dentelures aiguës sur leurs bords , et fortifiées par trois veines longitudinales : ses fleurs sont dispo- sées en une panicule ronde au som- Mmetde la tige ; les épis sont recour- SOL 16$ bés, et les fleurs petites et de cou- leur de soufre, Gette plante fleurit en Septembre, et continue souvent à donner de nouvelles fleurs ; jusqu à la fin d’Octobre:! - Humilis. La seizieme éspece ;: qu’on rencontré dans le nord de PAmérique , a des tiges très-fortes, d'environ deux pieds de hauteur, et fortement garnies de fetulles étroites: en forme de lance, roides , de quatre pouces de longueur sur six lignes de large, un peu dentelées sur leurs bords, et sessiles : ses fleurs, qui sont disposées en larges pañicules- au sommet des tiges > forment des épis longs, recourbés , etcomposés de plus petits épis en paquets. Ces fleurs sont jaunes , et paroissent en Septembre. Rigida. La dix-septieme espece croît spontanément dans la nouvelle Angleterre ; ses tiges s’élevent à deux pieds de hauteur; ses feuilles du bas sont ovales, roides, entieres, de quatre pouces de long sur deux. et demi de large, et postées sur des’ péuoles de quatre pouces de lon- gueur ; celles du haut dela tige sont en forme de lance , entieres , et em- brassent la moitié de la tige avec leur bâse: ses fleurs sont disposées en panicules lâches , et étendues au sommet des tiges; les épis en sont courts, serrés et ronds. Ces fleurs sont d'un jaune brillant, et paroiïs- sent dans le mois d’'Août, [Document text truncated for crawler view.]