Syllabe et sonorité: l'évolution des consonnes "implosives" du latin au français
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SYLLABE ET SONORITE: L'ÉVOLUTION DES CONSONNES «IMPLOSIVES» DU LATÍN AU FRANJÁIS JESÚS BRETOS BÓRNEZ UNIVERSIDAD AUTÓNOMA DE MADRID (ESPAÑA) Resume: II est bien connu que la distinction traditionnelle entre une consonne «implosi- ve» et une consonne «explosive» releve la plupart du temps: (i) de la position syllabique de la consonne, soit celle-ci est antéposée (implosive) a un segment consonantique qui ouvre la syllabe suivante, soit la consonne (explosive) ouvre elle-méme la syllabe; (ii) de la tensión articulatoire dégagée par l'appareil phonatoire: montante (explosive) ou décroissante (implosive) et (iii) des conséquences dérivées du degré de tensión articulatoire sur la stabilité de la consonne: position de forcé (explosive) ou position de faiblesse (implosive). Dans notre arricie, nous montrerons: (i) que toutes les consonnes considérées comme «implosives» ne sont pas de vraies «implosives», et (ii) que le jeu de positions dans le modele rythmique et la sonorité des éléments sont deux facteurs décisifs pour expliquer la nature des consonnes dites «implosives». Mots-clés: Consonne implosive, consonne explosive, éléments, sonorité, paramétres, modele rythmique, courbe prosodique, gallo-roman, ancien francais, phonologie déclarative. Resumen: Es bien sabido que la distinción tradicional entre una consonante «implosiva» y una «explosiva» está directamente relacionada: (i) con la posición silábica de la consonante, según ésta (implosiva) vaya seguida de un segmento consonantico que abre la sílaba siguiente o bien la consonante (explosiva) abra la sílaba; (ii) con la tensión articulatoria desplegada por el aparato fonador: ascendente (explosiva) o descendente (implosiva) y (iii) con las consecuencias derivadas del grado de tensión articulatoria sobre la estabilidad de la consonante: posición de fuerza (explosiva) o posición de debilidad (implosiva). En nuestro artículo, pondremos de relieve: (i) que no todas las consonantes consideradas «implosivas» son auténticas «implosivas», y (ii) que el juego de posiciones en el modelo rítmico y la sonoridad de los elementos son dos factores decisivos a la hora de explicar la naturaleza de las llamadas consonantes «implosivas». Palabras clave: Consonante implosiva, consonante explosiva, elementos, sonoridad, parámetros, modelo rítmico, curva prosódica, galorrománico, francés antiguo, fonología declarativa. Abstract: It's well known that the traditional distinction between an implosive and an explosive consonant is directly in relation with (i) the syllabic position of the consonant depending on if this (implosive) is followed by a consonantic segment that opens the fol- CAUCE. Revista Internacional de Filología y su Didáctica, «'31, 2008. 53 CAUCE. Núm. 31. BRETOS BÓRNEZ, Jesús. Syllabe et sonorité: l'évolution des consonnes ...
JESÚS BRETOS BÓRNEZ lowing syllable or on if the consonant (explosive) opens the syllable. (ii) With the articulatory strain displayed by the vocal apparatus: ascendant (explosive) or descendant (implosive). We will highlight in this article (i) that not all consonants considered to be "implosive" are real "implosives", and (ii) that the set of positions in the rythmic pattern and the sonority of the elements are two key factors when it comes to explain the origin of the socalled "implosive" consonants. Key words: Implosive consonant, explosive consonant, elements, sonority, parameters, rythmic model, prosodic curve, Gallo román, oíd French, declarative phonology. LE MODELE DÉCLARATIF Dans le cadre de la phonologie declarative (Bird, 1995 ; Angoujard, 2006) et, plus concrétement, dans la théorie de la syllabe (Angoujard, 1997), nous poserons que: (i) tout son peut etre representé sous la forme d'un trait identifiable comme segment (SEG) dont la valeur lui est attribuée par une liste d'éléments (Kaye, Lowenstamm et Vergnaud, 1985/1988). Ces éléments, obéissant á des contraintes rythmiques tres strictes, sont associés á une position syllabique (POS) indiquée par une valeur numérique correspondant á chacune des trois positions de la grille rythmique (Angoujard, 1997: 73), c'est-á-dire: [POS: 1] attaque (type init), [POS: 2] sommet (type som.) et [POS: 3] coda (type fin) ; (ii) toutes les langues obéissent a des principes universels et se distinguent par des choix paramétriques. Cela revient á diré que toute modification d'un son retenue en diachronie porte sur des valeurs paramétriques gouvernées par une Phonologie Universelle. Nous nous proposons de montrer par la suite que l'évolution des consonnes dites «implosives» du latin au trancáis est plus éclairante quand elle est abordée d'une perspective declarative. CHOIX PARAMÉTRIQUES ET ÉTATS DE LANGUE Un nombre n de changements phonétiques produit dans le systéme phonologique d'une langue / des bouleversements qui la feront «évoluer» d'un état de langue a un autre. Or, chacun des changements phonétiques operes en diachronie obéit á un choix paramétrique différent par rapport á un état de 54 CA UCE, Revista Internacional de Filología y su Didáctica, n°31, 2008. CAUCE. Núm. 31. BRETOS BÓRNEZ, Jesús. Syllabe et sonorité: l'évolution des consonnes ...
SYLLABE ET SONORITÉ: L'ÉVOLUTION DES CONSONNES «IMPLOSIVES» DU LATÍN AU FRAN^AI langue précédent. Lorsque le nombre des changements paramétriques devient tres évident, ce n'est plus la méme langue, c'en est déjá une autre. Ainsi, les états de langue dénommés «latín populaire», «gallo-roman», «ancien francais», «moyen francais», «francais moderne», etc. constituent-ils autant de langues nettement différenciées les unes des autres, et plus il y a de changements paramétriques entre un état de langue et un autre, plus deux langues s'écartent l'une de l'autre (cf. gallo-roman vs moyen traíais, ancien francais vs francais moderne, etc.). L'évolution phonétique n'est, de cette perspective, que le résultat de l'addition d'un nombre n de changements paramétriques a un état de langue donné. LES CONTRAINTES SUR LA POSITION 3 DU MODELE RYTHMIQUE La structure syllabique d'un mot est déterminée par la sonorité des segments dont elle est constituée. En ce sens, l'introduction de la notion de courbe prosodique (Angoujard, 1997: 109) comme nouvel objet linguistique, constitue un apport essentiel á l'interprétation des changements phonétiques. La courbe prosodique -dite aussi de sonorité-présente une position initiale i, un sommet s et une position finale facultative t. Elle comporte aussi une plage de sonorité d qui correspond aux positions de courbe qui ont les valeurs de sonorité les plus élevées: elle commence éventuellement par une «montee sonore» (si la syllabe s'ouvre par une attaque consonantique), atteint le degré maximal de sonorité á la position 2 (sommet vocalique), et se termine éventuellement par une «deséente sonore» (si la position 3 est occupée par une semi-consonne, une sonante ou le deuxiéme segment d'une diphtongue). Chacune des positions de courbe correspond done aux positions 1, 2, 3 du modele rythmique auxquelles s'associent les segments sonores en fonction de leur degré de sonorité. Ce modele a l'avantage d'avoir un effet tres contraignant sur la constitution en segments de la syllabe car chaqué segment pourra s'associer exclusivement á la position autorisée par sa sonorité, les autres positions lui étant interdites. Ainsi, la position 1 sera uniquement accessible aux obstruantes, la position 2 aux voyelles et la position 3 aux segments dont la sonorité soit égale ou supérieure a celle d'une sonante (Angoujard, 1997: 111) (Figure 1). CA UCE, Revista Internacional de Filología y su Didáctica, n"31, 2008. 55 CAUCE. Núm. 31. BRETOS BÓRNEZ, Jesús. Syllabe et sonorité: l'évolution des consonnes ...
JESÚS BRETOS BÓRNEZ FIG. 1. La courbe de sonorité. Nous posons qu'un principe (PU) marque les limites exactes a un segment qui «voudrait» s'associer a une position 3 du modele rythmique. L'accés á cette position sera restreint aux segments les plus sonores (sauf, naturellement, les segments vocaliques qui, eux, s'associent á la position 2 sommet), soit: {j, w, r/R, 1, s, N1} (Angoujard, 2006: 45). Position 3 et consonnes «implosives» La position 3 étant fort contraignante, on ne saurait considérer comme «implosive» toute consonne en précession d'une autre consonne, tel que la phonétique traditionnelle le prétend. En effet, d'habitude, on ne fait pas de différence entre consonnes dans ce que l'on appelle groupes disjoints, de telle facón que l'on trouve péle-méle [k], [p], [s], [1], [n], [f] étiquetées «implosives» (La Chaussée, 1989: 46 ; Zink, 1991: 106, 121). Ce traitement «égalitaire» semble vouloir établir que toute consonne en précession d'une autre consonne serait autorisée á s'associer á une position 3 (coda) ce qui, vraisemblablement, ne correspond pas á la réalité. La coupe syllabique dans les mots FACTU, COMP(U)TARE, DUB(I)TA, passerait done entre les deux consonnes en contact, de telle facón que la premiére, c'est-á-dire l'«implosive», occuperait la position 3 dans la grille rythmique (Fig. 2). Or, le modele rythmique 1 /N/ est l'élément qui représente le trait «nasal». 56CAUCE, Revista Internacional de Filología y su Didáctica, n°31, 2008. CAUCE. Núm. 31. BRETOS BÓRNEZ, Jesús. Syllabe et sonorité: l'évolution des consonnes ...
SYLLABE ET SONORITÉ: L'ÉVOLUTION DES CONSONNES «IMPLOSIVES» DU LATÍN AU FRAN^AI restreint considérablement les conditions phonologiques d'association d'un son á une position 3 (voir Fig. 1), réduisant la liste des segments susceptibles d'une telle association aux sonantes, aux glides, á l'élément nasal /N/ et á la corónale [s] (si la valeur paramétrique correspondante est portee á «oui»). Une fois la position de coda écartée, quelle position est done réservée respectivement pour [k] et [b] dans le modele rythmique? mod X XXX 1 2 3 f a k mod 2 X X X 1 2 t u mod] X 1 X XX 3 u mod 2 X X X 1 2 t a FIG. 2. [k] en position 3? Sommets vides et valeurs paramétriques II a été déjá montré (Angoujard, 1997: 89 ; Angoujard, 2003: 180 ; Pourin et allü, 2004: 79) que la seule position que la courbe de sonorité autorise a un [k] antéconsonantique n'est pas une position 3, mais la position 1 d'un modele adjacent á droite (Fig. 3). mod; X 1 X X 2 f a mod 2 X X X 1 2 mod. X 1 X X t u FIG. 3. [k] en position 1 suivi d'un sommet vide. CA UCE, Revista Internacional de Filología y su Didáctica, n" 31, 2008. 57 CAUCE. Núm. 31. BRETOS BÓRNEZ, Jesús. Syllabe et sonorité: l'évolution des consonnes ...
JESÚS BRETOS BÓRNEZ Nous entendons, bien sur, étendre cette hypothése a toute obstruante considérée comme «implosive». Cette association de [k] á la position 3 a l'avantage de respecter les conditions restrictives du modele rythmique referees á la position 3 et, surtout, de fournir une hypothése assez logique sur ramulssement de ce type de consonnes du latin á l'ancien et au moyen francais: celle de proposer comme raison dudit amu'issement et de leur ultérieure lénition, non pas une simple «assimilation» de la consonne «implosive» á la consonne «explosive», mais un changement paramétrique qui porte la valeur «non» a la question: Sornmets vides ? II nous semble essentiel de signaler que, lorsqu'un sommet devient non instancia aprés la lénition d'une voyelle (ici en en latin populaire ou en galloroman), il n'y a pas de resyllabification subséquente a 1' «effacement vocalique» ; autrement dit, les segments restent toujours associés a leurs positions d'origine (Fig. 4) jusqu'á ce que la valeur paramétrique Sommets vides? soit portee á «non» (Fig. 5). mod X X X 1 2 d u mod 2 X X X 1 2 mod 3 mod, X 1 X X 2X 1 X X 2 t a d u mod- X 1 X X 2 mod 3 X X X 1 2 t a Figure 4. Lénition et sommet vide. Une fois que la valeur paramétrique est portee á «non» en gallo-roman, les éléments du segment associé á la position 1 sont dissociés de la position d'attaque syllabique qu'ils occupaient et leur unique possibilité de réassociation á une autre position consiste á «regarder á gauche», pour tenter une association á la position de coda (POS 3) du modele précédent. Or, il a été déjá dit que les obstruantes ne peuvent pas occuper cette position du fait qu'elles n'ont pas assez de sonorité pour s'associer a une position descen- 58CA UCE, Revista Internacional de Filología y su Didáctica, n" 31, 2008. CAUCE. Núm. 31. BRETOS BÓRNEZ, Jesús. Syllabe et sonorité: l'évolution des consonnes ...
SYLLABE ET SONORITÉ: L'ÉVOLUTION DES CONSONNES «ÍMPLOSIVES» DU LATÍN AU FRAN£AI dante de la courbe prosodique. En conséquence, toute obstruante dissociée d'une position de coda doit, pour acceder a la position 3 du modele rythmique précédent, recevoir un plus de sonorité équivalent a celui d'une sonante, ou alors l'obstruante dont les éléments ont été dissociés sera éliminée (entrainant aussi l'élimination du modele) comme il arrive, par exemple, dans du#bi*ta > du»b»ta > du*ta2 (Fig. 5). X 1 X X 2 u mod, X 1 X X 2 t a FIG. 5. Un changement paramétrique: Sommets vides? «Non» MAIS QUELLES CONSONNES «ÍMPLOSIVES»? Si une eonsonne «implosive» est reconnue traditionnellement comme une eonsonne associée á la position 3 d'un modele n qui est suivi d'un autre modele n dont la position 1 est oceupée par une eonsonne (dite «explosive»), il semble hors de doute que toutes les eonsonnes qui ont été considérées traditionnellement comme «implosives» dans les traites de phonétique historique ne peuvent pas recevoir une telle dénomination. Seules quelques eonsonnes peuvent oceuper la position de coda syllabique: [1], [r], [n] et [s]. On pourrait dénommer ees eonsonnes «vraies implosives» quand elles sont associées á la position 3 du modele rytnmique (Fig. 6-7). Or, 1' «évolution» de ees eonsonnes obéit a des choix paramétriques mais lesquels? '• Les points indiquent ici le découpage syllabique. CAUCE, Revista Internacional de Filología y su Didáctica, n°íl, 2008. 59 CAUCE. Núm. 31. BRETOS BÓRNEZ, Jesús. Syllabe et sonorité: l'évolution des consonnes ...
JESÚS BRETOS BÓRNEZ mod, X XX 2 3 al mod- X 1 X X 2 t u mod] X 1 X X 2 or mod 2 X X X 1 2 t a FIG. 6. [1] et [r] en position 3. mod, X 1 X X 2 a n mod X 1 X X 2 O mod, X 1 X X 2 mod 2 X 1 X X 2 t a FIG. 7. [n] et [s] en position 3. UN PARAMÉTRE POUR LES CONSONNES EN POSITION 3 (ANCIEN FRANCAIS) On sait qu'un paramétre du latin autorisait certaines consonnes (voir plus haut) á s'associer á la position 3 du modele rythmique, de la méme facón qu'un autre paramétre autorisait les sommets vides3. Mais, vers le Xe ou le 3 L'étude de ce paramétre fournit á lui seul assez de matiére pour élaborer une autre communication. Nous nous contenterons ici de signaler que certains aspects de la diachronie du latin au francais, comme la lénition des consonnes dites finales ou l'évolution de ce que nous avons dénommé comme « fausses implosives », sont l'effet d'un changement de paramétre qui a porté la valeur « non » á la question: Sommets vides? 60CAUCE, Revista Internacional de Filología y su Didáctica, n" 31, 2008. CAUCE. Núm. 31. BRETOS BÓRNEZ, Jesús. Syllabe et sonorité: l'évolution des consonnes ...
SYLLABE ET SONORITÉ: L'EVOLUTION DES CONSONNES «IMPLOSIVES» DU LATÍN AU FRANCAI XP siécle4, le paramétre du latín qui autorisait ees consonnes á oceuper la position 3 a été porté a la valeur «non» dans le domaine d'oi'l. II est entendu que chaqué langue est régie par ses propres paramétres et qu'á partir du Veme siécle, l'unité linguistique latine se brise et un processus de longue portee s'amorce qui aboutit a la différenciation linguistique de la Romanía. Pour sa part, l'ancien trancáis commence le processus de dissociation des consonnes de la position 3 du modele qui s'achévera a la fin du moyen francais. EXPRESSIONS D'ÉLÉMENTS ET «ÉVOLUTION» DES CONSONNES EN POSITION 3 Lorsqu'un segment ne peut plus conserver sa position dans la syllabe, les éléments qui constituent son expression se dissocient et «cherchent» une nouvelle position syllabique á laquelle s'associer. Chronologiquement, tout commence avec [Lv], qui se « vocalise » en [u] au plus tard entre les Xe et XP siécles, et avec [z] eliminé vraisemblablement a la méme date ou un peu plus tard; suit [s], eliminé dans la seconde moitié du XIP siécle et, finalement, les nasales, dont l'élimination totale de la position 3 semble dater de la seconde moitié du XVP siécle5. Mais, pour bien comprendre l'évolution des consonnes en position 3, nous devons rappeler que, dans notre cadre, nous considérons un son comme le résultat d'une composition d'éléments (Angoujard, 2006: 37) et que, si nous appliquons le terme de dissociation a un segment (ici, á une consonne) pour simplifier le tout, en réalité ce sont les éléments dont ce segment est constitué qui s'associent ou se dissocient et non pas le segment pris globalement, comme nous allons le montrer par la suite. II s'agit done d'association / dissociation d'éléments. Rappelons d'abord quelles sont les contraintes qui pésent sur chacune des positions du modele rythmique (Angoujard, 2006: 41): a) la position 1 peut étre associée tout au plus a deux consonnes (dans le cas des attaques doubles, de type [obstinante + liquide]), type init; 4 Le changement paramétrique qui interdit Fassociation de tout élément consonantique a la position 3 a eu lieu en ancien franjáis et en moyen franjáis (pour Félément /N/). La consonne [1] a été la prendere «implosive » a étre dissociée de la position de coda, et la date retenue par G. Zink (Zink, 1991:135) pour sa « vocalisation » en [u] est la seconde moitié du Xle siécle, tandis que pour F. De La Chaussée (La Chaussée, 1989: 196), c'est le debut du Xe siécle. 5 La datation que nous avons retenue pour ees changements est celle de G. Zink (Zink, 1991), mais elle ne difiere pas substantiellement de celle d'autres philologues. CA UCE, Revista Internacional de Filología y su Didáctica, n" 31, 2008. 61 CAUCE. Núm. 31. BRETOS BÓRNEZ, Jesús. Syllabe et sonorité: l'évolution des consonnes ...
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