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José Manuel Iglesias Gil & Alicia Ruiz Gutiérrez (Ed.), Paisajes epigráficos de la Hispania romana. Monumentos, contextos, topografías. Rome, “L’Erma” di Bretschneider, 2013. 1 vol. 17 x 24 cm, 286 p., 77 fig. [Reseña]

Álvarez Melero, Anthony

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COMPTES RENDUS 485 peuvent pas accompagner la transcription du texte en raison du manque d’espace. Si nécessaire sont présentées des éditions d’autres auteurs. Certaines inscriptions dont le texte est long ou compliqué, comme c’est le cas du carmen epigraphicum d’Alcolea de Tajo, ont reçu une traduction en espagnol. Le cas échéant, la fiche comprend des commentaires onomastiques et une datation. Enfin, la fiche est signée et datée par l’auteur ou les auteurs de celle-ci. – Un total de 31 fiches inclut les numérisations des brouillons faits par G. Alföldy qui correspondent principalement à ses missions épigraphiques menées en 1983 et 1985. La section concernant les textes faux, interpolés ou modernes contient 23 textes d’un intérêt inégal pour l’histoire de la discipline. En particulier, l’attention est attirée sur les textes épigraphiques 8* et 9*, déjà mentionnés dans l’introduction, que l’antiquaire Roman de la Higuera avait forgés pour prouver l’existence d’une res publica Monetensis dans le hameau de Malamoneda. Les six inscriptiones alienae conservées dans la province de Tolède sont citées de façon sommaire et accompagnées d’une bibliographie. Quatre appendices de longueur variable rédigés par divers auteurs et portant sur des inscriptions inédites complètent le catalogue principal. Le premier et le quatrième appendice concernent une tabula cerata (la première découverte dans la péninsule Ibérique) et une inscription funéraire provenant du rempart élevé à l’époque islamique à Talavera de la Reina. Le deuxième appendice concerne l’édition de huit inscriptions inédites, dont au moins sept funéraires (et un autel anépigraphe), trouvées en fouilles entre 2007 et 2011 dans l’Alcazaba de Talavera de la Reina. Les fiches suivent le même format que dans le catalogue principal. Enfin, l’appendice 3 présente un total de 27 monuments inédits de la province de Tolède, dont trois sont anépigraphes et 24 proviennent de Talavera de la Reina. Le volume est accompagné d’index épigraphiques très complets listant principalement l’onomastique latine et indigène, mais aussi les empereurs, les consulats, l’armée, les divinités, les tribus, les origines, les charges municipales, les rapports de parenté, sociaux ou de servilité. De même sont répertoriés les éloges, les mentions de monuments, les formulaires des dédicaces, qu’elles soient votives, honorifiques ou funéraires, tout comme les indications concernant l’emplacement des monuments et le lieu de sépulture. On trouve encore les équivalences épigraphiques avec tous les autres corpora précédents présentant les mêmes inscriptions et, enfin, une liste détaillée des lieux de provenance des inscriptions. Il s’agit d’un corpus régional qui, malgré sa limitation chronologique, fait preuve d’exhaustivité et de souci du détail. On pourrait regretter l’absence d’une section contenant les principes de publication et la légende des signes diacritiques. Néanmoins, les fiches possèdent une structure cohérente et uniforme, et les signes employés dans les transcriptions suivent les conventions des corpora publiés récemment. Hernán GONZÁLEZ BORDAS José Manuel IGLESIAS GIL & Alicia RUIZ GUTIÉRREZ (Ed.), Paisajes epigráficos de la Hispania romana. Monumentos, contextos, topografías. Rome, “L’Erma” di Bretschneider, 2013. 1 vol. 17 x 24 cm, 286 p., 77 fig. (HISPANIA ANTIGUA. SERIE HISTÓRICA 9). Prix : 175 € (relié). ISBN 978-88-913-0010-2. Ce volume constitue les actes d’un colloque consacré aux « paysages épigraphiques » qui s’est tenu à Santander les 2 et 3 mai 2013. Ce concept doit beaucoup à 486 COMPTES RENDUS Giancarlo Susini (1927-2000), qui plaidait pour prêter attention non seulement au support sur lequel est gravée l’inscription, à sa paléographie et à son contenu, mais aussi aux contextes topographique et historique dans lesquels elle s’insère. En d’autres termes, il s’agit ici d’approfondir l’idée selon laquelle le paysage est un élément-clé dans l’interprétation des textes, choisis dans le cadre de cette réunion dans un certain nombre de cités. Une inscription est en effet un moyen de communication dont on ne peut saisir toute la portée qu’en la reliant avec le milieu où elle fut gravée et en la mettant en relation avec les édifices, les monuments ou autres représentations figurées qui parsèment ces localités et régions. Pour ce faire, les éditeurs ont réuni quatorze contributions, divisées en trois sections. La première regroupe les travaux relatifs à des problèmes de théorisation et de méthode (p. 11-54). Il est ainsi question d’historiographie et des différentes acceptions du concept défini par le savant italien (p. 13-27) et des contributions au sujet d’étude fourni par l’exploitation de manuscrits épigraphiques apparus entre le XVIe et le XIXe s. (p. 29-54). La deuxième partie traite de territoires et de cités d’Hispanie (p. 55-179), où l’archéologie a permis d’approfondir nos connaissances, avec des travaux consacrés à Hispalis (p. 57-68), Astigi (p. 69-93) – où l’on signalera au passage l’apparition, à l’occasion des fouilles de la piscina mise au jour dans l’enceinte du temenos entourant le temple sis sur le forum colonial, de fragments de plaques faisant allusion au chevalier P. Postumius Acilianus, possible procurateur de Gaule belgique –, Regina (p. 95-107), Segóbriga (p. 109-125), Los Bañales (p. 127-143), Lucus Augusti, Bracara Augusta et Aquae Flaviae (p. 145-158), pour s’achever par les groupes de l’Hispanie de parenté indoeuropéenne, correspondant plus ou moins à la Meseta Nord (p. 159-179). Enfin, la dernière partie (p. 181-285) offre des contrepoints intéressants avec des exemples issus d’Italie – Aquilée à l’époque républicaine (p. 183-203), Tusculum (p. 205-224) et Pola (p. 225-236), la Sardaigne (p. 237-265) et la Gaule Narbonnaise – bien que centrés ici sur les termini publici (p. 267-285). Au terme de la lecture de ces actes, on décèle les potentialités de ce thème de travail, qui ne sont que brièvement esquissées ici. Ceci étant, aucune grande cité ne fait l’objet d’un traitement détaillé – tout au plus des capitales de conuentus telles que Hispalis ou Astigi – et, lorsque c’est le cas, comme avec Aquilée, l’ampleur des informations dont on dispose désormais empêche d’être exhaustif. Cela révèle donc les limitations de l’approche, dues aux vicissitudes historiques qui ont affecté le patrimoine urbain, à l’absence de fouilles systématiques ou au désintérêt des chercheurs pour ces aspects externes, complémentaires à l’analyse du texte gravé, mais offre, dans le même temps, de nombreuses perspectives de recherche aux épigraphistes. Anthony ÁLVAREZ MELERO Christine HAMDOUNE (Ed.), Parure monumentale et paysage dans la poésie épigraphique de l’Afrique romaine. Recueil de Carmina latina epigraphica. Bordeaux, Ausonius Éditions, 2016. 1 vol., 312 p. ill. coul. (SCRIPTA ANTIQUA, 85). Prix : 25 € (broché). ISBN 978-2-35613-154-6. Cet ouvrage constitue l’aboutissement d’un travail de relectures et de recherches mené depuis de nombreuses années par le Groupe de Recherches sur l’Afrique antique de l’Université Paul-Valéry de Montpellier, qui a réuni latinistes et historiens