scieee AI-readable full text Open interactive document viewer

Les parentes féminines de chevaliers romains à l’époque tardo-républicaine (fin IIe s.-27 av. J.-Chr.)

Álvarez Melero, Anthony

Abstract

The aim of this work is to study, if possible, the influence exercised by those femalerelatives of the Roman knights known in the last decennia of the first century BC. Atthat time, the equestrian order still did not have the legal definition created by Augustus. Even though women in Imperial times did never belong to the equester ordo, they played a crucial part in social promotion of their male relatives, through their weddings or wealth. This is the role we intend to highlight in Italy and in the provinces, even if we are aware of the complexity of this work, due to our sources (mainly literary, instead of epigraphic) and the available evidence.

Full text

- 217 - ANTHONY ALVAREZ MELERO Les parentes féminines de chevaliers romains à l’époque tardo-républicaine (fin IIe s.-27 av. J.-Chr.) La thématique que j’ai choisie de présenter dans le cadre des actes de ce colloque concerne la parenté féminine de l’ordre équestre à l’époque tardo-républicaine, autrement dit, entre la fin du IIe s. et l’an 27 avant notre ère. Si le titre de cette communication paraît aisé à comprendre, chacune des sections qui le composent mérite à soi seule une définition brève et claire, sous peine d’imprécisions, non seulement conceptuelles, heuristiques, mais aussi herméneutiques, qui peuvent entraver lourdement la portée de l’argumentaire. Quoi qu’il en soit, même si cette recherche n’en est qu’à un stade initial, ‒ il s’agit donc d’un work in progress ‒, et qu’elle offre des potentialités prometteuses, il reste possible de dévoiler quelques aspects non dénués d’intérêt qui serviront d’introduction sur le sujet. Je commencerai donc par l’évocation de l’ordre équestre. En effet, bien que remontant à la noblesse équestre des premiers temps de Rome, cet ordo, groupement à fondement juridique d’individus qui satisfont aux mêmes critères légaux, se constitue progressivement en tant que tel à partir des réformes des Gracques. Toutefois, en dépit d’une personnalité propre qui se manifeste de manière ostentatoire par le port de l’anneau d’or et le cheval public, l’ordo equester n’en restait pas moins intimement lié, si je puis dire, à l’ordre sénatorial. On ne compte plus les exemples, au sein d’une même famille, de frères, sénateurs et chevaliers, à la même génération, d’autant plus que les portes du Sénat étaient ouvertes à tous ceux qui en avaient les capacités et qui rendaient le cheval public une fois élus à la questure, magistrature dont l’exercice marquait le passage à l’Assemblée. La séparation entre les deux ordres n’était pas encore aussi nette qu’elle le sera sous l’Empire1. 1 Sur l’ordre équestre à l’époque républicaine, l’ouvrage de base est celui de Nicolet I-II, 1974, que l’on peut compléter, pour les dernières décennies de la période, par Demougin 1988 et 1992. On peut aussi se référer au livre d’Alföldy 2011, 60-117, pour la description de la situation à la même époque. Ce travail a été mené dans le cadre des Projets de I+D, “Funciones y vínculos de las elites municipales de la Bética. marco jurídico, estudio documental y recuperación contextual del patrimonio epigráfico. I” (ORDO V) (Référence : HAR2014-55857-P) et “Marginación política, jurídica y religiosa de la mujer durante el alto Imperio romano (siglos I-III)” (Référence : HAR2014-52725-P) du “Programa Estatal de Fomento de la Investigación Científica y Técnica de Excelencia del Ministerio de Economía y Competitividad”, cofinancé par le Fonds Européen de Développement Régional (FEDER). MatronaeOK.indb 217 21/06/16 08:55 ANTHONY ALVAREZ MELERO - 218 - De fait, au terme des guerres civiles, l’uterque ordo subit de grandes transformations. Le rôle d’Auguste, dont on a célébré en 2014 avec grand faste le bimillénaire de son décès, n’y est pas étranger et doit être ici souligné. En effet, bien que sénateurs et chevaliers aient continué à former la même couche sociologique, pour ainsi dire, le Prince introduit des changements dans la composition du Sénat, en expulsant les éléments jugés indésirables et en établissant un cens plus élevé que celui en vigueur jusqu’alors, en passant de 400.000 HS à 1.000.000 HS, entre l’an 18 et 132. Peu à peu, l’instauration du principe d’hérédité et la mise en place de cursus distincts pour chevaliers et sénateurs, processus qui culminera avec le règne de Caligula, entérinent la séparation de iure existant entre les deux ordres3. En ce qui concerne plus particulièrement les chevaliers, à l’obligation de posséder un cens de 400.000 HS, héritage de l’époque antérieure, s’ajoutent peu à peu d’autres critères redéfinis plus strictement, tels que l’obligation d’ingénuité des ascendants directs sur deux générations et l’honorabilité morale. En dépit de ces prérequis, qui permettent à ceux qui y répondent d’accéder à l’ordo equester, l’entrée était strictement réservée aux hommes. A la différence, donc, des femmes clarissimes membres de iure de l’ordo senatorius, depuis le règne d’Auguste, selon une interprétation discutée4, leurs parentes unies à des titulaires du cheval public se trouvent exclues de l’appartenance à l’ordre équestre, même si depuis l’an 19 de notre ère au moins, nous savons qu’il existait une définition de la parenté féminine des chevaliers, remontant sans doute au règne du premier empereur, qui fit l’objet de ma thèse doctorale en cours de publication. Quoi qu’il en soit, cette situation n’est pas neuve, puisqu’il en était de même sous la République. Par conséquent, il peut paraître paradoxal de s’intéresser à un groupe de femmes qui, juridiquement, restaient exclues de l’appartenance à un ordo supérieur. Toutefois, je pense qu’il n’est pas inutile d’examiner cette période de transition, correspondant aux dernières décennies de la République, afin de mettre en lumière les différences pouvant se faire jour non seulement en regard des prescriptions légales, mais aussi en fonction de leur présence dans les sources. En effet, peut-on déceler des comportements et des attitudes distinctes au cours de cette période pour le moins troublée, surtout lorsqu’on se rappelle la politique d’Auguste relative à la moralité des membres des élites sénatoriale et équestre, à laquelle les femmes furent par la suite bien évidemment soumises? Dans le cadre de mon exposé, je m’intéresserai donc aux femmes apparentées aux chevaliers romains, clairement identifiés comme tels, ayant vécu entre l’époque des Gracques et l’instauration du Principat, qui restèrent dans l’ordre équestre tout au 2 Nicolet 1976, 20-38 = Nicolet 1984, 143-174 et Chastagnol 1992, 31-34. 3 Sur toutes ces questions, lire plus particulièrement Demougin 1984, 73-104 et Eck 1991, 76-85 = Eck 1995, 106-117. 4 Cf. la présentation de Raepsaet-Charlier 1987, 1-12. MatronaeOK.indb 218 21/06/16 08:55 LES PARENTES FÉMININES DE CHEVALIERS ROMAINS - 219 - long de leur vie, afin de mieux faire ressortir leurs caractéristiques propres, sans ‘interférences’, si je puis m’exprimer ainsi, avec les membres de l’ordre sénatorial. J’ai été très strict dans la sélection de ces dames – ce que l’on pourra légitimement me reprocher, surtout à l’aune de la prosopographie de C. Nicolet, fondamentale pour mon travail qui lui doit beaucoup ‒, mais je crois que la cohérence du groupe est à ce prix5. Au terme de mon travail de dépouillement, j’ai pu recenser 47 matrones apparentées à des chevaliers, entre la fin du IIe s. avant notre ère et l’année d’instauration du Principat. L’immense majorité des témoignages se réfèrent à des sources littéraires, principalement tirées des écrits de Cicéron, sur lesquels, pour davantage de clarté, je vais d’abord me centrer. Si on ne peut nier non plus la présence, certes minime, d’épigraphie, j’y reviendrai dans un second temps, pour réfléchir sur les différences entre ces textes et la valeur des renseignements qu’ils peuvent nous dévoiler. Ce qui frappe à première vue, c’est la présence d’un petit nombre de matrones anonymes: 10 sur 47, auxquelles il faut joindre 18 autres dont le nom peut être cependant aisément reconstitué. Ce fait est symptomatique de l’importance accordée aux femmes dans la documentation, qui sont, dans ce cas-là, mentionnées de manière indirecte. Au silence des sources littéraires à ce propos, il faut joindre la grande difficulté que l’on éprouve pour dater les témoignages dont nous disposons. En effet, en dépit de l’abondance des textes, il n’est pratiquement jamais possible de déterminer, si ce n’est de manière relative, la chronologie des dames que j’ai recensées, comme on s’en apercevra dans le tableau figurant au terme de cet article. Que sait-on au juste de toutes celles-ci? D’emblée, des noms émergent dans l’entourage de grands hommes de la fin de la République. Citons, par exemple, Helvia6 (12), mère de Cicéron7 et de Quintus8, son frère, dont le cas est emblématique. Bien qu’elle soit citée nommément par deux auteurs, Suétone9 et, avant lui, par Plutarque10, qui souligne au passage sa haute naissance, le seul texte qui nous permet de cerner un peu sa personnalité est une lettre de Q. Cicéron à Tiron, à la datation imprécise. Il y raconteune anecdote selon laquelle elle aurait été une maîtresse de maison veillant à la bonne conservation du vin, ce qui, par la même occasion nous confirme qu’elle était dé5 C’est la raison pour laquelle je ne prendrai pas en compte le cas de Cerellia, tel qu’évoqué dans ce volume par N. Lapini, en dépit de son hypothèse, fort séduisante, d’une extraction équestre pour cette correspondante de Cicéron. L’incertitude prévalant dans la documentation m’oblige à l’exclure de mes listes. 6 Sur Helvia, voir Münzer, in RE VIII, 1, 1912, s. v. Helvia nr. 19, 229-230. Les numéros figurant entre parenthèses dans le corps du texte renvoient au tableau rangé à la fin de l’article. 7 Cf. Nicolet II, 1974, 1052-1053 nr. 362. 8 Cf. Nicolet II, 1974, 1053 nr. 363. 9 Suet. Orat. 80, 5-6 Reifferscheid. 10 Plu. Cic. I 1. MatronaeOK.indb 219 21/06/16 08:55 ANTHONY ALVAREZ MELERO - 220 - cédée au moment de la rédaction de la missive11. Mis à part cette donnée chronologique assurée, il n’est pas permis d’être plus précis. Grâce à d’autres écrits de Cicéron, il est possible, par recoupements, d’affirmer que la sœur de sa mère, (Helvia)12 (13), s’était unie avec un chevalier, C. Visellius Aculeo13. Toutes deux, peut-être originaires de Fregellae et issues de familles productrices de laine14, avaient conclu le même type d’alliances, que l’on pourrait qualifier d’endogames, car elles furent épouses de chevaliers, et leurs descendants directs entrèrent au Sénat. J’y reviendrai. Pour poursuivre avec la famille de Cicéron, on peut évoquer une autre branche, liée, celle-là, à (Gratidia)15 (10), grand-mère paternelle de l’Orateur, épouse de M. Tullius Cicero16 et belle-mère d’Helvia (12), dont nous savons qu’elle était la sœur de M. Gratidius, praefectus de son état17, marié à son tour avec (Maria)18 (21), sœur de C. Marius19. Si la descendance de cette union parviendra au Sénat, avec l’appui, sans aucun doute, du célèbre général, l’autre sœur de C. Marius, (Maria)20 (20), fut la mère du tribun militaire C. Lusius21, destiné à de hautes fonctions, si sa méconduite ne lui avait pas valu de périr assassiné sous les coups du subordonné qu’il tenta de violenter, en l’an 10422. Toujours dans la parenté, un peu plus éloignée, cette fois, de Cicéron, il convient de mentionner son frère, Q. Cicéron, uni dans un mariage mal assorti avec (Pomponia)23 (30), sœur de T. Pomponius Atticus24, chevalier romain qui préféra l’otium aux aléas de la vie politique romaine et dont la famille possédait, aux dires de Cornélius Népos, le rang équestre depuis plusieurs générations25. Cela explique l’union du père d’Atticus26 avec (Caecilia) (2), sœur d’un autre eques Romanus, Q. Caecilius27, qui l’adoptera sur son lit de mort, en 58, et lui lèguera 10 millions de sesterces28. On ne saurait être plus 11 Cic. Fam. XVI 26, 2. 12 Sur (Helvia), voir Münzer, in RE VIII, 1, 1912, s. v. Helvia nr. 18, 229. 13 Cic. De orat. I 43, 191 et II 1, 2. Sur Aculeo: Nicolet II, 1974, 1078-1079 nr. 395. 14 Cf. Coarelli 1996, 203-204. 15 Sur (Gratidia), voir Münzer, in RE VII, 2, 1912, s. v. Gratidius nr. 5, 1840. 16 Cf. Nicolet II, 1974, 1055-1056 nr. 366. 17 Cic. Leg. agr. III 36. Cf. Nicolet II, 1974, 907 nr. 173. 18 Sur (Maria): Münzer, in RE XIV, 2, 1930, s. v. Marius nr. 73, 1848. 19 Schol. Bern. Lucan. II, 173 Usener. Pour Marius : Nicolet II, 1974, 943-945 nr. 223. 20 Sur (Maria): Münzer, in RE XIV, 2, 1930, s. v. Marius nr. 74, 1848. 21 Cf. Nicolet II, 1974, 931 nr. 207. 22 Schol. Bob. Pro Milone 66 Hildebrandt; Plu. Mar. 14, 3 et Apophth. Mari 3 ; Val. Max. VI 1, 12. 23 Nep. Att. V 3. 24 Cf. Nicolet II, 1974, 990 nr. 283. 25 Nep. Att. I 1. 26 Cf. Nicolet II, 1974, 989 nr. 282. 27 Cf. Nicolet II, 1974, 809-810 nr. 60. 28 Nep. Att. V 1-2. Voir aussi Val. Max. VII 8, 5. MatronaeOK.indb 220 21/06/16 08:55 LES PARENTES FÉMININES DE CHEVALIERS ROMAINS - 221 - affirmatif dans le cas de la tante paternelle d’Atticus, (Pomponia) (29), mariée à un certain Anicius29, et dont la fille, Anicia30, avait épousé Ser. Sulpicius Rufus, frère du tribun de 8831. La même incertitude prévaut dans le chef de Pilia32 (27), épouse d’Atticus, éventuellement apparentée à Q. Pilius Celer33, au rang juridique indéterminé34. Quant à affirmer que son possible frère ou père, M. Pilius, provenait d’une famille obscure et désargentée, au motif qu’il avait aliéné une parcelle de terrain de 1.000 jugères pour 115.000 sesterces, c’est un pas qu’on ne peut à mon sens franchir. Quoi qu’il en soit, leur fille, Caecilia Attica35 (3), née vers 51, s’unit à M. Vipsanius Agrippa36 vers 37. On ne sait si leur mariage finit en divorce ou suite au décès d’Attica, mais ce qui est certain, c’est qu’en 28, Agrippa épousa Claudia Marcella37. Comme on peut s’en rendre compte à la vue de cette description des liens familiaux de l’entourage de Cicéron, nous connaissons très peu de femmes par leurs noms, en dépit de posséder des témoignages de qualité, si je puis dire. En outre, et le fait est paradoxal, c’est justement cette proximité au célèbre Arpinate qui nous permet de découvrir leur existence. On ne peut en dire autant d’autres matrones, dont on ne peut guère reconstituer les alliances ou la parenté au-delà d’un certain degré. C’est le cas, par exemple, de (Pinaria)38 (28), épouse de P. Clodius Pulcher39, dont le frère, L. Pinarius Natta40, était membre de l’ordre équestre. Leur mère (46), qui demeure pour nous anonyme, s’était pour sa part remariée avec le consulaire L. Licinius Murena41. Au sein de cette famille-là, on sent le poids des luttes ‘idéologiques’, dans la mesure où Murena, défendu par Cicéron, a vu comment son beau-fils, sous la ‘mauvaise’ influence de Clodius, a participé au vote qui a permis la destruction de la domus de l’Orateur sur le Palatin, objet d’un célèbre discours. Le rôle de la parenté liant les deux hommes dans cette décision n’y est certainement pas étranger. 29 Cf. Nicolet II, 1974, 772 nr. 19. 30 Cf. Klebs, in RE I, 1894, s. v. Anicius nr. 18, 2198. 31 Nep. Att. II 1. 32 Cf. Münzer, in RE XX, 2, 1950, s. v. Pilius nr. 3, 1327-1328. 33 Cf. Nicolet II, 1974, 978 nr. 269. 34 Cic. Fam. VIII 8, 2, daté d’octobre 51. 35 Cf. Hanslik, in RE XXI, 2, 1952, s. v. Pomponius nr. 78, 2350-2351. 36 Cf. Hanslik, in RE IXA, 1, 1961, s. v. Vipsanius nr. 2, 168 et 1226-1275. 37 FOS 242. 38 Cf. Münzer, in RE XX, 2, 1950, s. v. Pinarius nr. 29, 1407. 39 Cf. Fröhlich, in RE IV, 1, 1900, s. v. Clodius nr. 48, 82-88. 40 Cf. Nicolet II, 1974, 979 nr. 270. 41 Cic. Dom. XLV 118 et LII 134. Sur ce dernier, Münzer, in RE XIII, 1, 1926, s. v. Licinius nr. 123, 446-449. MatronaeOK.indb 221 21/06/16 08:55 ANTHONY ALVAREZ MELERO - 222 - Jusqu’à présent, les matrones que j’ai présentées vivaient dans l’entourage de Cicéron. Fort heureusement, il m’a été possible d’en repérer d’autres: tel est le cas, p. ex., d’(Aelia) (1), fille de L. Aelius Stilo Praeconinus42 et épouse de Ser. Clodius43, tous deux chevaliers et grammairiens44, aux relations que l’on peut supposer conflictuelles, dans la mesure où le beau-fils a plagié sans vergogne les travaux de son beau-père. De mauvaises relations devait peut-être entretenir Catilina45 avec son beau-frère, Q. Caecilius46, époux de sa sœur (Sergia)47 (34), qui eut le tort de ne pas manifester d’opinion partisane et que le futur conjuré n’a pas hésité à massacrer pour complaire à Sylla48. Pour sa part, (Nonia) (23), dont on ne sait si elle vivait encore ou non, n’a pu empêcher son mari, M. Anneius49, de déshériter leur propre fils, adopté par son frère, le sénateur prétorien M. Nonius Sufenas (en 81)50. Le même cas de figure se présente pour l’épouse anonyme (47), une nouvelle fois, de l’eques Romanus splendidus C. Plotius51 qui, à son décès, voulut la déshériter au profit d’un Sex. Peducaeus, dont on ne sait rien de plus, mais qui eut l’élégance de renoncer à l’héritage et de laisser le legs à la veuve52. C’est de richesse aussi qu’il est question lorsque Suétone évoque la première fiancée de César, Cossutia53 (7), de famille équestre54, selon ses dires – l’appellation est bien impropre en réalité, car l’appartenance à l’ordre équestre ne concernait que les hommes et n’était pas héréditaire de iure ‒, et dont il souligne la grande opulence55. En dépit de sa fortune, le futur Dictateur rompit les fiançailles en 84 pour épouser Cornelia56. Parfois, d’autres motivations, plus politiques, s’ajoutent à l’argent, comme dans le cas de Fannia57 (8), mariée à C. Titinius58, de rang incertain, mais sans doute équestre, et 42 Cf. Nicolet II, 1974, 765-766 nr 11. 43 Cf. Nicolet II, 1974, 838 nr 94. 44 Cic. Brut. 205 et Suet. Gramm. 2. 45 Cf. Gelzer, in RE IIA, 2, 1923, s. v. Sergius nr. 23, 1693-1711. 46 Cf. Nicolet II, 1974, 806-807 nr. 56. 47 Cf. Münzer, in RE IIA, 2, 1923, s. v. Sergius nr. 50, 1721. 48 Q. Cic. Pet. 2, 9. 49 Cf. Nicolet II, 1974, 773-774 nr. 21. 50 Val. Max. VII 7, 4. 51 Cf. Nicolet II, 1974, 985 nr. 276. 52 Cic. Fin. II 18, 58. 53 Cf. Münzer, in RE IV, 2, 1901, s. v. Cossutius nr. 7, 1674. 54 Cf. Nicolet II, 1974, 857 nr. 121. 55 Voir Cébeillac-Gervasoni 1998, 216-217 n. 18, sur l’éventuel rapport avec une famille active en Orient. 56 Suet. Iul. 1, 1. Cf. Münzer, in RE IV, 1, 1900, s. v. Cornelius nr. 413, 1596. 57 Cf. Münzer, in RE VI, 2, 1909, s. v. Fannius nr. 21, 1995. 58 Cf. Nicolet II, 1974, 1038 nr. 343. MatronaeOK.indb 222 21/06/16 08:55 LES PARENTES FÉMININES DE CHEVALIERS ROMAINS - 223 - dont le divorce au terme d’un procès retentissant où elle fut pourtant condamnée pour adultère fut concédé par Marius, en l’an 10059. Reconnaissante envers ce dernier, grâce auquel elle avait pu récupérer sa dot, au remboursement de laquelle son ex-mari avait été astreint par jugement, elle l’hébergea quelque temps lorsqu’il vint à Minturnae, en 89, fuyant les troupes de Sylla qui le poursuivaient60. Quoi qu’il en soit, nous savons qu’elle eut un fils qui devint sénateur, Q. Titinius61, tandis que son autre fils, naturel, semble-t-il, Cn. Fannius62, demeura dans l’ordre équestre. Comme on peut le constater, les témoignages présentés jusqu’à maintenant se réfèrent à des familles qui comportent à la même génération, voire sur deux, des chevaliers et des sénateurs. D’autres exemples viennent corroborer ce fait: citons ainsi (Rabiria)63 (32), mariée au princeps equestris ordinis C. Curtius64 et dont tant le frère, C. Rabirius65, qui adopta son fils, C. Rabirius Postumus66, que ce dernier, furent des chevaliers devenus membres du Sénat67. Plus tôt, la grand-mère paternelle du grand Pompée68, Lucilia69 (17), fut la fille ou la sœur du sénateur C. Lucilius et la sœur du poète satirique70 qui conserva le rang équestre71. Un exemple similaire nous est offert par (Vettia)72 (36), sœur de P. Vettius Chilo73, homo equestris ordinis, et mariée à C. Verres74. Pour finir, comment ne pas mentionner Mécène75, ami intime d’Auguste, demeuré toute sa vie dans l’ordre équestre et marié à Terentia76 (35), avec laquelle il a 59 Val. Max. VIII 2, 3 et Plu. Mar. 38, 3-4. 60 Cic. Verr. 2 I 128; Val. Max. I 5, 5 et VIII 2, 3 ; Plu. Mar. 38, 5-6. 61 Cf. Nicolet II, 1974, 1039-1040 nr. 345. 62 Cf. Nicolet II, 1974, 872-874 nr. 140. 63 Cf. Münzer, in RE IA, 1, 1914, s. v. Rabirius nr. 8, 29. 64 Cf. Nicolet II, 1974, 861-862 nr. 127. 65 Cf. Nicolet II, 1974, 999 nr. 296. 66 Cf. Nicolet II, 1974, 1000-1001 nr. 297. 67 Cic. Rab. perd. III 8 ; Rab. post. II 3 et XVII 45. On ne la nomme pas par son nom. 68 Cf. Nicolet II, 1974, 986-987 nr. 277. 69 Cf. Münzer, in RE XIII, 2, 1927, s. v. Lucilius nr. 33, 1647, qui en fait une nièce du poète. 70 Cf. Nicolet II, 1974, 926-929 nr. 204. 71 Vell. II 29, 2; [Acro], Hor. Sat. II 1, 75 et Porph., Hor. Sat. II 1, 75. Née, sans doute, à Suessa Aurunca, d’où provenait son frère: Iuv. I 20. 72 Cf. Gundel, in RE VIIIA, 2, 1958, s. v. Vettius nr. 19, 1857. 73 Cf. Nicolet II, 1974, 1072 nr. 386. 74 Cic. Verr. 2 III 71-72, 168. Voir aussi Habermehl, in RE VIIIA, 2, 1958, s. v. Verres nr. 1, 1561-1633. 75 Cf. Nicolet II, 1974, 932-933 nr. 209. 76 Sen. Dial. I 3, 11; Suet. Aug. 66, 3, mais cf. [Acro], Hor. Epod. III 21. Sur Terentia, en dernier lieu: PIR2 T 98 Krieckhaus et Heinrichs. MatronaeOK.indb 223 21/06/16 08:55 ANTHONY ALVAREZ MELERO - 224 - entretenu avec le temps des relations conflictuelles77, elle-même sœur de personnages de haut rang78 et éventuelle amante du Prince?79 Avant de passer aux documents épigraphiques, il convient encore de mentionner les parentes de trois protagonistes du Pro Cluentio de Cicéron, membres de l’ordre équestre: St. Abbius Oppianicus80, qui fut en plus IIIIvir; A. Cluentius A. f. Habitus81 et N. Cluentius82, son fils putatif83. Je ne rentrerai pas dans les détails, sous peine d’alourdir considérablement cet article. Je renvoie pour ce faire au travail de P. Moreau84, non sans signaler qu’Oppianicus s’était marié à six reprises, semble-t-il, avec Cluentia85 (4), tante d’Habitus; Papia86 (26), mère de son premier enfant; Magia87 (19), dont il eut un deuxième fils; la veuve de Cn. Magius88 (44); Novia89 (24), qui lui donna son dernier fils, puis enfin l’inénarrable Sassia90 (33). Celle-ci, de son côté, s’était unie auparavant à deux autres reprises, à A. Cluentius Habitus91, avec qui elle engendra un fils homonyme, membre de l’ordre équestre, dont il a déjà été question, et Cluentia92 (5), qu’elle fit divorcer pour épouser son mari, A. Aurius Melinus93, dont elle eut une fille, Auria. Si les seuls textes dont j’ai fait état jusqu’à maintenant furent exclusivement littéraires, je ne peux passer sous silence le fait que nous disposons également de sources épigraphiques, bien moins nombreuses, il est vrai, ce qui est normal à une époque où la 77 Hor. Carm. II 12, 13-28 ; Laud. Maecen. II 9-10; Sen. Dial. I 3, 10; Sen. Epist. CXIV 4 et 6; D.C. LIV 30, 4; Iavol. Dig. XXIV 1, 64. 78 D.C. LIV 3, 5. Tout d’abord, il y a Murena, que l’on pourrait identifier avec A. Terentius A. f. Varro Murena, aussi appelé L. Licinius Varro Murena, consul en l’an 23 (cf. PIR2 L 218 Petersen et PIR2 T 96 Heinrichs). Un autre de ses frères fut le chevalier C. Proculeius (PIR2 P 985 Wachtel et Demougin 1992, 161-162 nr. 177), tandis que le dernier se serait dénommé Scipio (PIR2 S 249 Wachtel): cf. [Acro], Hor. Carm. II 2, 5 et Porph., Hor. Carm. II 2, 5. 79 D.C. LIV 19, 3. 80 Cic. Cluent. 39, 109. Cf. Nicolet II, 1974, 755-756 nr. 1. 81 Cic. Cluent. 57, 156. Cf. Nicolet II, 1974, 840-841 nr. 103. 82 Cic. Cluent. 60, 165. Cf. Nicolet II, 1974, 841-842 nr. 104. 83 Moreau 1983, 107-108 et 114. 84 Sur cette famille: Moreau 1983. 85 Cf. Münzer, in RE IV, 1, 1901, s. v. Cluentius nr. 5, 112. 86 Cf. Münzer, in RE XVIII, 2-3, 1949, s. v. Papius nr. 15, 1081. 87 Cf. Münzer, in RE XIV, 1, 1928, s. v. Magius nr. 20, 442. 88 Cf. Münzer, in RE XIV, 1, 1928, s. v. Magius nr. 3, 438. 89 Cf. Münzer, in RE XVII, 1, 1936, s. v. Novius nr. 26, 1222. 90 Cf. Münzer, in RE IIA, 1, 1921, s. v. Sassia, 57. 91 Cf. Münzer, in RE IV, 1, 1901, s. v. Cluentius nr. 3, 112. 92 Cf. Münzer, in RE IV, 1, 1901, s. v. Cluentius nr. 6, 113. 93 Cf. Nicolet II, 1974, 798-800 nr. 49. MatronaeOK.indb 224 21/06/16 08:55 LES PARENTES FÉMININES DE CHEVALIERS ROMAINS - 225 - pratique de graver des inscriptions sur support durable n’était pas aussi répandue et entrée dans les mœurs. Malgré cela, grâce à celles-ci, il nous est permis de prendre connaissance de Maecia M’. f. (18), fille de l’eques M’. Maecius C. f. Sab. Varus94, à qui elle érige l’épitaphe versifiée à Visentium, sur les bords du lac de Bolsena95. Pour sa part, à Rome, Hirtuleia L. f. (15) fut l’épouse de l’eques L. Septumius L. f. Arn.96, lui-même fils d’un magister Capitolinus quinquennalis qui reste pour nous anonyme, compte tenu d’une brisure de la pierre97. Un peu plus au Sud, à Pompei, la sacerdos publica de Cérès, Lassia M. f. (16), se maria avec A. Clodius M. f. Pal., d’humble origine, semble-t-il, scribe municipal et magister pagi Augusti Felicis suburbani, vers le milieu du Ier s98. De cette union naquit A. Clodius A. f. Men. Flaccus, IIuir iure dicundo ter, quinquennalis, tribunus militum a populo99 qui fut à son tour le père de Clodia A. f., sacerdos publica de Cérès au début du Ier s. de notre ère, et de ce fait hors de notre recensement100. Lassia nous est connue par ailleurs, car elle fut liée à une famille exportatrice de vin, ce qui a dû contribuer à la promotion des siens à l’ordo local, puis à l’ordre équestre101. Un autre exemple issu de l’épigraphie est celui de Mineia M. f. (22), sœur du chevalier M. Mineius M. f. M. n. Flaccus102, qui, à Paestum, dans la deuxième moitié du Ier s., a rebâti la basilique du Forum, comme l’attesterait une émission monétaire103. Son mari, C. Cocceius Flaccus (questeur en 44, légat en 42 et décès vers 40)104, et son fils, Iustus105, devaient être décédés avant elle. Elle fit aussi rebâtir un temple à Mater Matuta, lors de la reconstruction de la basilique. Elle a également étendu son patronage au collège chargé du culte très prestigieux sur place de Mens Bona106. Enfin, le dernier exemple concerne Octavia M. f. (25), épouse du magistrat et dispen94 Cf. Nicolet II, 1974, 934-935 nr. 211. 95 CIL, I2 3339 = ILLRP 692a. 96 Cf. Nicolet II, 1974, 1019-1022 nr. 321. 97 CIL, VI 40911 = CIL, I2 2992 = ILLRP 697. 98 CIL, X 1074b (p. 967, 1006) (= ILS 5053, 2). 99 CIL, X 1074d (p. 967, 1006) (= ILS 5053, 4) = GladPar 1. 100 CIL, X 1074a (p. 967, 1006) (= ILS 5053, 1) et de Caro 1983, 5 OS, inscription 2. 101 Castrén 1975, 41 ; 94-95 et 154-155 ; Cébeillac-Gervasoni 1989, 72 ; Cébeillac-Gervasoni 1992, 98 et Cébeillac-Gervasoni 1998, 147. Dans ces deux dernières contributions, elle en fait l’épouse d’A. Clodius Flaccus (cf. cependant 214 n. 4). Sur le sacerdoce, v. Savunen 1997, 137-138. 102 AEp 1975, 248 = ILPaestum 81. Sur Flaccus: Demougin 1992, 313 nr. 375, qui date sa carrière d’avant Claude. Un autre frère est connu : AEp 1975, 249 = ILPaestum 82. 103 Cf. Torelli 1996, 157-158. 104 AEp 1975, 250 = ILPaestum 85. 105 ILPaestum 163. 106 ILPaestum 18. MatronaeOK.indb 225 21/06/16 08:55 ANTHONY ALVAREZ MELERO - 232 - 18)Maecia M’. f. v. 50 M’. Maecius C. f. Sab. Varus, père Eques Originaire de Visentium 19)Magia Début Ier s. St. Abbius Oppianicus, mari Eques Romanus, IIIIuir Originaire de Larinum 20)(Maria) v. 150-90 C. MARIUS, frère C. Lusius, fils Consul (107; 104-100; 86) Tribunus militum 21)(Maria) v. 150-90 C. MARIUS, frère M. MARIUS, frère M. Gratidius, mari M. MARIUS GRATIDIANUS, fils Consul (107; 104-100;86) Senator Praefectus Praetor (85-84) 22)Mineia M. f. v. 60-15 M. Mineius M. f. M. n. Flaccus, frère L. Mineius M. f. M. n., frère C. COCCEIUS FLACCUS, mari C. Cocceius Iustus, fils Tribunus militum Senator Evergète à Paestum, sa patrie 23)(Nonia) v. 100-80 M. Anneius, mari M. NONIUS SUFENAS, frère M. NONIUS SUFENAS, fils Splendidissimus eques Romanus Praetor (81) Senator Mari originaire de Carsioli 24)Novia Début Ier s. St. Abbius Oppianicus, mari Eques Romanus, IIIIuir Originaire de Larinum 25)Octavia M. f. v. 80-50 P. Lucilius P. f. P. n. P. nep. P. pronep. Gamala, mari P. Lucilius P. f. P. n. P. nep. P. pronep. P. abnep. Gamala, fils Aedilis sacris Volkanis, aedilis, decurio, pontifex, IIuir, curator Aedilis, tribunus militum, decurio adlectus, IIuir IIII Originaire d’Ostie 26)Papia Début Ier s. St. Abbius Oppianicus, mari Eques Romanus, IIIIuir Originaire de Teanum Apulum MatronaeOK.indb 232 21/06/16 08:55 LES PARENTES FÉMININES DE CHEVALIERS ROMAINS - 233 - 27)Pilia v. 70-45 T. Pomponius Atticus, mari Q. Pilius Celer, frère Eques Romanus Terres en Apulie? 28)(Pinaria) v. 85-55 P. CLODIUS PULCHER, mari L. Pinarius Natta, frère L. LICINIUS MURENA, beau-père Senator In equestribus centuriis gratiosus Praetor (65), consul (62) 29)(Pomponia) v. 120-80 T. Pomponius, frère Anicius, mari Equestrem dignitatem… 30)(Pomponia) v. 100-35 T. Pomponius, père Q. TULLIUS CICERO, mari T. Pomponius Atticus, frère Equestrem dignitatem… Praetor (62) A maioribus acceptam eq. dignitatem 31)(Pontia) ?? Pontius Aufidianus, père Eques Romanus 32)(Rabiria) v. 100-90 C. Curtius, mari C. RABIRIUS, frère C. RABIRIUS POSTUMUS, fils Princeps equestris ordinis Eques Romanus, senator Eques Romanus, senator Originaire de Campanie (Abella et Abellinum) 33)Sassia v. 100-66 A. Cluentius Habitus, mari A. Cluentius A. f. Habitus, fils A. Aurius Melinus, mari St. Abbius Oppianicus, mari Nobilitate (…) princeps Eques Romanus Domi nobilis Eques Romanus, IIIIuir Originaire de Larinum 34)(Sergia) v. 90-80 Q. Caecilius, mari L. SERGIUS CATILINA, frère Eques Romanus Praetor (68) 35)Terentia v. 60-5? C. Maecenas, mari C. Proculeius, frère MURENA Scipio Eques Romanus Eques Romanus Senator ? 36)(Vettia) v. 73-71 P. Vettius Chilo, frère T. Vettius, frère C. VERRES, mari Homo equestris ordinis Praetor (74) MatronaeOK.indb 233 21/06/16 08:55 ANTHONY ALVAREZ MELERO - 234 - 37)(Vibia) v. 100-80 N. Cluentius, fils C. Vibius Capax, frère Eques Romanus (66) Tous originaires de Larinum? 38)(Ignota) v. 90 M. Caesius, mari Q. Fufidius, fils Aedilis (à Arpinum) (46) Tribunus militum (51) Tous originaires d’Arpinum? 39)(Ignota) v. 120-100 Corfidius, mari Equestris ordinis 40)(Ignota) v. 110-90 (L. GELLIUS), mari L. GELLIUS POPLICOLA, fils (-) Gellius (Poplicola), fils L. MARCIUS PHILIPPUS, mari L. MARCIUS PHILIPPUS, fils Senator (?) Praetor (94), consul (72), censor (70) Nomen ordinis equestris retinet Consul (91), censor (86) Consul (56) 41)(Ignota) v. 100-80 (-) Gellius (Poplicola), mari Nomen ordinis equestris retinet Libertina 42)(Ignota) 114 aCn L. Heluius, mari Eques Romanus Originaire d’Apulie? 43)(Ignota) Vers 75 P. Iunius, mari P. Iunius, fils C. Mustius, mari Redemptor Eques Romanus 44)(Ignota) Début Ier s. Cn. Magius, mari St. Abbius Oppianicus, mari Eques Romanus, IIIIuir Originaire de Larinum 45)(Ignota) v. 80-1 aCn? C. Ouidius Naso, mari Ouidius, fils C. Ouidius Naso, fils Eques Romanus Eques Romanus Eques Romanus Originaire de Sulmo 46)(Ignota) v. 100-60 L. Pinarius Natta, fils L. LICINIUS MURENA, mari In equestribus centuriis gratiosus Praetor (65), consul (62) 47)(Ignota) v. 80-70 C. Plotius, mari Eques Romanus splendidus Héritage MatronaeOK.indb 234 21/06/16 08:55 LES PARENTES FÉMININES DE CHEVALIERS ROMAINS - 235 - BIBLIOGRAPHIE Alföldy 2011 G. Alföldy, Römische Sozialgeschichte, Stuttgart 20114. Castrén 1975 P. Castrén, Ordo populusque Pompeianus. Polity and Society in Roman Pompeii (Acta instituti Romani Finlandiae, 8), Roma 1975. Cébeillac-Gervasoni 1989 M. Cébeillac-Gervasoni, Le mariage dans l’aristocratie dirigeante des cités du Latium et de la Campanie à la fin de la République et sous Auguste, in M.-M. Mactoux - E. Geny (cur.), Mélanges Pierre Lévêque 3. Anthropologie et société, Paris 1989, 67-83. Cébeillac-Gervasoni 1992 M. Cébeillac-Gervasoni, La mobilité sociale chez les notables du Latium et de la Campanie à la fin de la République, in E. Frézouls (cur.), La mobilité sociale dans le monde romain. «Actes du colloque organisé à Strasbourg (novembre 1988) par l’Institut et le Groupe de recherche d’Histoire romaine», Strasbourg 1992, 83-106. Cébeillac-Gervasoni 1998 M. Cébeillac-Gervasoni, Les magistrats des cités italiennes de la seconde guerre punique à Auguste: Le Latium et la Campanie (Bibliothèque des Écoles françaises d’Athènes et de Rome, 299), Roma 1998. Cébeillac-Gervasoni 2004 M. Cébeillac-Gervasoni, La dedica a Bona Dea da parte di Ottavia, moglie di Gamala, in A. Gallina Zevi - J. H. Humphrey (cur.), Ostia, Cicero, Gamala, Feasts, & the Economy. Papers in Memory of John H. d’Arms (Journal of Roman Archaeology. Supplementary Series Number 57), Portsmouth, Rhode Island, 2004, 75-81. Cébeillac-Gervasoni - Caldelli - Zevi 2010 M. Cébeillac-Gervasoni - M. L. Caldelli - F. Zevi, Epigrafia latina. Ostia. Cento iscrizioni in contesto, Roma 2010. Chastagnol 1992 A. Chastagnol, Le sénat romain à l’époque impériale, Paris 1992. Coarelli 1996 F. Coarelli, Fregellae, Arpinum, Aquinum: lana e fullonicae nel Lazio meridionale, in M. Cébeillac-Gervasoni (cur.), Les élites municipales de l’Italie péninsulaire des Gracques à Néron. «Actes de la table-ronde de Clermont-Ferrand (28-30 novembre 1991)» (Collection du Centre Jean Bérard, 13 - Collection de l’École française de Rome, 215), Napoli-Roma 1996, 199-205. MatronaeOK.indb 235 21/06/16 08:55 ANTHONY ALVAREZ MELERO - 236 - Coarelli 2004 F. Coarelli, Per una «topografia gamaliana» di Ostia, in A. Gallina Zevi - J. H. Humphrey (cur.), Ostia, Cicero, Gamala, Feasts, & the Economy. Papers in Memory of John H. d’Arms (Journal of Roman Archaeology. Supplementary Series Number 57), Portsmouth, Rhode Island, 2004, 89-98. de Caro 1983 Scheda di S. de Caro, in A. d’Ambrosio - S. de Caro (cur.), Un impegno per Pompei. Fotopiano e documentazione della necropoli di Porta Nocera, Milano 1983, 5 OS, 2. Demougin 1984 S. Demougin, Uterque ordo. Les rapports entre l’ordre sénatorial et l’ordre équestre sous les Julio-Claudiens, in Epigrafia e ordine senatorio. «Atti del colloquio internazionale AIEGL. Roma, 14-20 maggio 1981» (Tituli, 4), I, Roma 1982, 73-104. Demougin 1988 S. Demougin, L’ordre équestre sous les Julio-Claudiens (Collection de l’École française de Rome, 108), Roma 1988. Demougin 1992 S. Demougin, Prosopographie des chevaliers romains julio-claudiens (43 av. J.-C.-70 ap. J.-C.) (Collection de l’École française de Rome, 153), Roma 1992. Eck 1991 W. Eck, La riforma dei gruppi dirigenti. L’ordine senatorio e l’ordine equestre, in A. Schiavone (cur.), Storia di Roma. II. L’impero mediterraneo. 2. I principi e il mondo, Torino 1991, 73-118. Eck 1995 W. Eck, Die Verwaltung des römischen Reiches in der hohen Kaiserzeit. Ausgewählte und erweiterte Beiträge, I, Basel-Berlin 1995. Lo Cascio 2004 E. Lo Cascio, Considerazioni sulla datazione di CIL XIV 375 e sulla cronologia di Gamala senior, in A. Gallina Zevi - J. H. Humphrey (cur.), Ostia, Cicero, Gamala, Feasts, & the Economy. Papers in Memory of John H. d’Arms (Journal of Roman Archaeology. Supplementary Series Number 57), Portsmouth, Rhode Island, 2004, 83-88. Moreau 1983 P. Moreau, Structures de parenté et d’alliance à Larinum d’après le Pro Cluentio, in Les bourgeoisies municipales italiennes aux IIe et Ier s. av. J.-C. (Colloques internationaux du CNRS, 609), Paris-Napoli 1983, 99-123. MatronaeOK.indb 236 21/06/16 08:55 LES PARENTES FÉMININES DE CHEVALIERS ROMAINS - 237 - Nicolet 1974 C. Nicolet, L’ordre équestre à l’époque républicaine (312-43 av. J.-C.) (Bibliothèque des Écoles françaises d’Athènes et de Rome, 107, 117), I-II, Paris 1974². Nicolet 1976 C. Nicolet, Le cens sénatorial sous la République et sous Auguste, «JRS» LXVI (1976), 20-38. Nicolet 1984 C. Nicolet (cur.), Des ordres à Rome, Paris 1984. Panciera 2004 S. Panciera, Considerazioni intorno a CIL XIV 375, in A. Gallina Zevi - J. H. Humphrey (cur.), Ostia, Cicero, Gamala, Feasts, & the Economy. «Papers in Memory of John H. d’Arms» (Journal of Roman Archaeology. Supplementary Series Number 57), Portsmouth, Rhode Island, 2004, 69-74. Raepsaet-Charlier 1987 M.-Th. Raepsaet-Charlier, Prosopographie des femmes de l’ordre sénatorial (Ier-IIe siècle), Louvain 1987. Raepsaet-Charlier 1999 M.-Th. Raepsaet-Charlier, Matronae equestres. La parenté féminine de l’ordre équestre, in S. Demougin - H. Devijver - M.-Th. Raepsaet-Charlier (cur.), L’ordre équestre. Histoire d’une aristocratie (IIe siècle av. J.-C.-IIIe siècle ap. J.-C.). «Actes du colloque international organisé par Ségolène Demougin, Hubert Devijver et Marie-Thérèse Raepsaet-Charlier, Bruxelles-Leuven, 5-7 octobre 1995» (Collection de l’École française de Rome, 257), Roma 1999, 215-236. Savunen 1997 L. Savunen, Women in the Urban Texture of Pompeii, Helsinki 1997. Torelli 1996 M. Torelli, Donne, domi nobiles ed evergeti a Paestum tra la fine della repubblica e l’inizio dell’Impero, in M. Cébeillac-Gervasoni (cur.), Les élites municipales de l’Italie péninsulaire des Gracques à Néron. «Actes de la table-ronde de ClermontFerrand (28-30 novembre 1991)» (Collection du Centre Jean Bérard 13 - Collection de l’École française de Rome, 215), Napoli-Roma 1996, 153-178. Zevi 2004 F. Zevi, P. Lucilio Gamala senior: un riepilogo trent’anni dopo, in A. Gallina Zevi - J. H. Humphrey (cur.), Ostia, Cicero, Gamala, Feasts, & the Economy. Papers in Memory of John H. d’Arms (Journal of Roman Archaeology. Supplementary Series Number 57), Portsmouth, Rhode Island, 2004, 47-67. MatronaeOK.indb 237 21/06/16 08:55