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Physique du monde. Tome Cinquième. Première partie

Marivetz, Étienne-Claude de, baron de, (1728-1794)

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re Detr re meule PEUT ant à es ou atnpt (172 PUS ce ei gs RE É ie 4 4 F D " " ” PE e : La # # —— 72 = ; Z #. k " " z set © om © ESPERANT ET or MTS EEE 5 Éd ET Gil ORNÉE DE PLANCHES. «3 . TOME CINQUIEME. | | PREMIÈRE PARTIE. | Fe : \ D: ; Ce OupRAGE fe trouve a Paris, | | Dinpor le jeune, quai des Auguftins, QuiLLAU, rue du Fouarre. Chez { Nyon aîné, rue du Jardiner. BARROIS le jeune, quai des Auouftins. ONFROY, rue du Hurepoix. Er au Bureau de la Phyfique du Monde, rue S'aint-Jean-de- Beauvais, la premiere porte cochere à gauche, en entrant par la rue des Noyers. 4 & sS Fa ES ke ee HYSIQUE D U NT EE; D'ÉDIÉE Do D © + Pé8 VO LE BairoON DFE MARIVETZ ; ET Pas.M GOUSSIER: | So De l'Imprimerie de QuiLLau, Imprimeur de S. À, S. Mgr. le Prince 2z ConNTr, rue du Fouarre. MÆDCCG. LXXXV, AVEC APPROBATION ET PRIVILÈGE pu Rorz. * Salve, elementorum pars fubtiliffima, fummaæ Dexteritatis opus, fummi fémul inffrumentum Artificis ; gaudens humanos fallere fenfus, Ut fabri manus ipfa, & folé mente videri : Materie flos 6 fanguis, diffufus in omnes COTRONS DONRt VERS En eee ss à à ; eve eee + «. . , T1 CunCtis didita membris Vaflo vivere das, animals fpirisus, orbi. ANTI-LUCRET, Lib, IF. Css ER PRET Fc Eu b PLAN ne AE Aa PE Pur TANT PANNES CRE ASC TT DES PRINCIPAUX ARTICLES Contenus dens ce Volume, PREMIERE. PARTIE, | Ar creer Page 1 — xv Avant-Propos, ou Examen de la Phyfque du Monde, : : 1-6 Lettre de M. de Sallier à M. le Baron de Marivetz, du 20 Août 1784, : = Réponfe à la Lertre précédente, 3 Obfervations de M. de Sallier fur la Réponfe de M. le Baron de Mariverz, , Len de M. le Roy l'aîné à M. de Sallier {ur la Répons de M. le Baron de Marivetz, Réponfe de M. le Baron de Mariverz À la Lettre de M. de Sallier, 17 Lettre de M. le Baron de Marivetz à M. le Roy laîné T2 3 Horloger du Roi, 21 ÿ _ TABLE | Lettre de M. de Sallier à M. le Baron de Marivetz fur quelques articles de la Phyfique du Monde, Page 25 Réponfe de M. le Baron de Mariverz à la Lettre pré- cédente, : 28 . : Réfumé fommaire des Principes de la Phyfique du © Monde, & Expoftion abrégée des Preuves Phylo- fophiques & Mathématiques de ces Principes, 3$ INTRODUCTION, _ Page 1 Du Fu. 7S _ Opinions Mythologiques & Philofophiques des Anciens : furle Feu, : 8: Opinions Phyfiques des Anciens, : | O4 | d'Ocellus Lucanus, > | a 99 : Se de Platon, — joi ——— d'Aritote, 104 : ——— de Lucrece, 113 Opinions des Modernes, 118 ——— de Bacon, 123 ——— de Defcartes, : < R 127. RS ge: ELA BI E #ÿ Opinions de plufeurs Cartéfiens : Rohaut, Clauberge, Regis, Malbranche, Privat de Molieres, 132 | "de Lemery, 134 | ——— de Homberg, | 1b1d, | ——— d'Hartfoëker, 13ç k ——— de Bohérhaave, 138 Ë ——— de sGravefande , 154 | nm — de Mufchenbrock, : 157 ë ——— de Beccher, 174 : Son Chap. I de la Création du Ciel, 178 à Son Chap. IT de la Création de {a Terre 2 183 Son Chap. IIT de ia Production univerfélle de tous les Ë Co, | : : 192 Opinion de Sthal, 200 ——— de Euler, 204 ——— de Lozeran de Fiefc, 231 ——— de M. le Comte de Crequy, 223 | È ——— de la Marquife du Châtelet, . 22$ | . ——— de Voltaire, 245$ | ——— de Mairan, | 252 | ——— de Beaufobre, 267 | ——— d'Hamberger, 272 il 1 | 1 A L'EN Opinion de Boyle, dé Neyton, | | 287 ———. de Nollet, ee 327 . Fin de La Table de la premiere Partie du cinquieme Volume, ’ 2: 4 ;. É ‘24 d H , : ERRATA DU CINQUIEME VOLUME. ON prie de corriger les fautes fuivantes avant de lire lOuvrape: Un accident, dont on rend compte dans l’Avertiffement , eff caufe qu'elles ont échappé a l'attention de celui qui étoit alors chargé de revoir Les k feuilles, +. Dans PAvertiflement, page vif, ligne 8, avant la fin de cette : —. année 1785, Z/ez avant la fin de l’année 1786. F Page vu, ligne 10, procuré, lifez procurées. Page 1x, Hgne premiere, ceroit-ce, Zifez feroit-ce, Avant-Propos, page 2, derniere ligne, dernier, /ifez derniers mois de l'année 1783. Dans la derniere Réponfe de M. le Baron de Marivetz, page (32), ligne derniere , démonftrations, Zfez dénominations. Réfumé fommaire, page (35), ligne 2, effacez une connoiflance _ - qui foit. Page (44), ligne premiere, pourront le mouvoir, Z fe pourtoient le mouvoir. Page (47), lignes 5 & 6, effacez par fa rareté. Page (so), ligne 21, dans la penfée, life par la penfée. Page (59), ligne 15, effacez que nous venons de citer. PHYSIQUE pu MONDE, page 11, ligne 21, trer, /fez pénétrer. Page 13, ligne premiere, ces, Ge fes, ibid, ligne 22, êtte, Lifez être. 14, ligne 16, après preffentir, ajoutez une viroules ibid, ligne 19, l’exprimer, lifez s’exprimer. 16, ligne 10, l’impreffion, Lfez limpulfon, 22, ligne 16, dégradations, lifez variétés. 25, ligne 14, ces immenfes, lifez à ces immenfes. L * go, ligne 17, Pempire la mort, Zifez l'empire de la mort. 4 40, ligne 7, Rippépatames, difez hippoporames. 47; ligne premiere, ou éprouve , Zi/éz on éprouve, 49 à ligne 9, venoient, Zfez venoit, Ps ETS 4 LL op NOR np ram Re de de ne pie eo TE TT À 2 AE REA ET TR SE le D PER TA PEN a PS A ARS js : nr rs enné co s RAM TS EN ET ET RÉRET EEE EPST MENT ETC UE SAME PAM RENNES ERP REENTEERE TRES RER AUE Dans la page 67, mal à propos cotée 79, Here 16, abfolule, Zfer abfolue. Page 69, ligne 28, de routes, Z/e7 des routes. 71, ligue 10, nature, lifez nature. 4, ligne 8, infertions, //ez infertions. "5, ligne $, pourvoit, /ifez pourroit. 78, ligne 10, immutabilité, Z/ez immobilité. 89, ligne 9, d'ouvrages cuivre, lifez d'ouvrages de cuivre. 97, ligne 2, nous fuivons , Jifez fi nous fuivons. ibid, ligne 18, nous les avons vu, /fez nous les avons vus. 98, ligne 22, parce chaleur, /iféz parce que la chaleur. ibid, ligne 26, que ue , liféz que nous 101, line 4, le Soleil, Z/e7 la Lune, ëbid, ligne 20, tefufe, —. refufe. | 104, ligne 13, ce récit, {fe cet apologue. 105, ligne 14, la muable, lifez la nature muable, = 115, ligne 16, ingnés , /ifez ignés. 119, ligne ç, ou du moins ébranlé, ou du moins être ébranlé, ibid , bgne 24, noveau, Life; nouveau. 246 , ligne 21, répandu, fe répandue. 177, ligne 18, czarienne, life cæfarienne, 188, ligne 26 ( Pan-fpermia ) Lfez ( Panfpermia. ) 204, ligne 7, de fyflêmes, lifez des Ayflèmes. a 219, en marge, 8-6. XXIV, Zifez 106. XXIV. 237, ligne 3, impénétrable, Lfer pénétrable. 243 , ligne 7, troifième, /ifez quatrieme, 274, re 22, denfes . denfe. 292, ligne 15, il propofoit, 4/ez il fe propofoit. : 294) téne 21, de fon mouvement, 4/7 du mouvement; 295, ligne 9, dans celui-ci, fez alors, 311, ligne 4, le, Zifez la. : 328; ligne derniere, M, Breffon , Zfez M, Briflon. VR « ne Ni atat «° À ncdfbÉn tt Elan + Se, A var L Abd bn à 2" Le 6 mer gr te AS nr ep PP gate D Let A AT À ù 53 i Ë À à de A PR LE RÉ re mette js M ANT PU DM NPA APTE SP TIME DST RE A Eh on ae dr va nn D ce rie eng Em à 6 7 à à 20 NN gi TR PP RAT SEE Er peer DONNEES ; APPROBATTON. Fa lu, par ordre de Monfeigneur le Garde-des-Sceaux, un Manuferit intitulé Phÿfique du Monde, 8&ic. pat M. le Baron de Marivetz & par M. Gouffer. Il eft impoflible d’embraffer un plan plus vafte que celui que fe font tracé ces Auteurs. La feule Ieêture du Difcours Préliminaire & de la Préface, en annonçant toute fon étendue , prouve combien ces Auteurs font remplis de la matiere qu'ils traitenr, L'expofirion des principes généraux de tour leur Syftème paroît faire efpérer que leur entreprife n'eft pas au-deflus de leurs forces, Le refpe& le plas profond pour fa Religion ; & pour tout ce qui peur y avoir rapport, regne dans cet Ouviage. On ÿ remarque auff infiniment de fageñle, de circonfpedtion & d’honnéteré dans la partie … critique qui a rapport aux Ouvrages des Savans qui ont antérieurement couru la même carriere ; enfin Ja fimplicité, la précifion & la clarté qui caraétérifent cette nouvelle Phyfique du Monde, ne peuvent que faire defirer l’exécution d’une entreprife f utile pour le progrès des connoiffances, Ce fiecle a vu naître fur cette matiere des Ouvrages excellens que nous ont procurés des Savans illuftres qui ont ouvert cette carriere; ils pourront reconnoître eux-mêmes les traits qui diftinguent particuliérement celui des Auteurs qui leur fuccedent, A Paris ce 14 Janvier 1784. ROBERT DE VAUGONDF. Le Privilège fe trouve au commencement du premier Volume. Torne V, achevé d'imprimer our la premiere fois, le 20 Novembre 15854. » 4 > P £ ; TE F ae CA ee PT ES ce ENS Let l ee en Se En oO RÉ ee ed I > Fe Re TC A a de Cm ne de RÉ nl AS 67 À rép À s F * LE > D rene . : RER TT PAS TER IS CNE | “AVERTISSEMENT: (À ; in navons jamais perdu de vue le defir de CH : faire de cet Ouvrage un corps général & com- plet de Phyfique : & nous nous fommes fait la loi, comme on l'a remarqué dans les Volumes | précédens, de rapporter toutes les opinions fur ; chacune des matieres que nous traitons, toutes celles, au moins, qui ont mérité quelqu'atten- | dom Chaque Théorie Particuliere que nous établi- rons, fera donc précédée par l’Hiftoire de la mar- che de l'Efprit humain vers cette Théorie, & par la Bibliothèque raifonnée des Auteurs qui s'en feront occupés. Quelque longueur que les Ana- lyfes de ces Théories aient pu donner à notre Ouvrage , nous avons penfé que nos Lecteurs a Do tie héere hérite MSA AA ripdliin pis ASS à di sa ex dd 7 , Lg sésnditehil VX dt tea” 2 ot AI T1 Pr » L £ à Cage n sen —— — ———— . és “ cd sut Ps L L L « 1 éefiel Pos CF d'éid “de à Ole ch pis ess FA PT PAT DR « F PPT RENE ErrpEe 2 2 jo /LRLISSEMENS.. verroient avec plaifir ces tableaux du développe- ment des connoiflances phyfiques. Parmi ceux qui nous liront, il en eff peu » fans doute, à lefprit defquels ces tableaux foient préfens, & qui puiflent fe rappeler la fucceflion des idées & leur ordre chronologique. Nous pen- #5 fons donc que cette méthode facilitera infiniment l'étude. de la Phyfique à ceux qui. fe propofent d'en faire une véritable occupation; & c'eft parti- culièrement pour eux que nous écrivons. Chacun des Auteurs que nous citons a confidéré différens phénomènes ; . C'eft fur leur explication que chacun d'eux a étayé fa doctrine. Tous Les _phénomènes | pañeront donc element fous Te yeux de nos Lecteurs, & ils les verront confidérés avec la plus grande attention & fous toutes. leurs faces. Ils trou- veront ici toutes les opinions fucceflives ; ils les trouveront accompagnées d'obfervations qui, fr elles néclairent pas toujours fufifamment leur efprit, Pi D DRE EDS SE NEOT ERE I Pa I D EU PI 2 PO ee 7 er Le 2 Le mn ee te. A SRE . : e e LT SI Re PE PPT RER a Pt DES ASS DTA EE c re 7 de AE à Fe ar Vo nr À DE ne = Se È ES à EE da FERA FA cr t pe RE TR RAD ALERT VPN AVERTISSEMENT. ii} Le gnideront au moins, lui indiqueront les diff- cultés qui naïflent des différentes hypothèfes in- ‘voquées jufquà préfent ; ils connoîtront ainfi le peu d'enfemble ; le peu d'accord qui, jufqu'à nos jours, a régné entre les Théories des différens _ Savans qui fe font propofé de donner des fyftêmes qui embraflent toutes les grandes actions de la Na- ture, ces actions Qui font, pour ainh dire, Les membres d'un grand corps : ils connoîtront de plus le peu d'accord qui règne même entre les Auteurs qui ont traité chacune de ces Théories particulieres. Il fera donc aifé à nos Ledteurs de comparer nos principes & leurs applications, aux principes des Savans qui nous ont précédés, & aux appli- cations qu'ils ont faites de ces principes. Un avan- tage plus important encore que nous efpérons pro- curer à nos Lecteurs, ce fera celui de voir, dans le corps général & complet de notre Phyfique du a 1] jm AVERTISSEMENT Monde , le rapport de toutes les actions de la Nature entrelles, leur lien commun, leur com- mune origine, de les confidérer, de les fuivre* toutes , depuis la premiere action à laquelle ïl foit poffible à l’'Efprit humain de s'élever, c'eft- à-dire, depuis le far de l'Éternel, depuis ce mot qui donna l’exiflence à la Nature, jufqu'aux der- niers effets {enfbles de cètre -caufe premiere , unique & déterminante de tous les phénomènes. Quelle que foit l'opinion que plufeurs de nos Lecteurs prendront de notre fyftême, nous aurons néceflairement à leurs yeux, au moins, le mérite de leur préfenter | le vafte édifice. des connoiffances humaines , de leur faire tenter es matériaux employés pour le conftruire, de les guider dans l'examen de la nature de ces matériaux, de leur faire connoître comment on a tenté de les em- players, , de leur développer le ee de cet édi- fice, à AVERTISSEMENT. v Mais hélas! il faut l'avouer, cet édifice, fem- blable à ce Palais de nos Rois (1), où plufieurs d’entre .ces Princes ont ajouté de nouvelles par- ties, fans s'occuper de les raccorder avec celles déjà conftruites, & d'en faife un enfemble régu- lier, na, jufquà préfent, été compofé que de par- TS CS og En RE Le press ties fans ordre, fans enfemble ; les nouvelles con£. truétions ne font d'accord ni entrelles, ni avec les anciennes : toutes font reflées confondues & fans harmonie. - | Renverfer ces males informes, élever fur un ol, débarraflé des débris mêmes-de ces matériaux, un nouvel édifice, Co-ordonner toutes les parties du corps des Sciences naturelles , en former un enfemble régulier, dont tous les membres s’unif- fent de maniere à remplir chacun léurs fonctions > voilà ce que nous Fo nous S'propoñèr (1) ucinébleds eh Ra Re 35 ht a Me at 3 | È Ë T4 \ à à 4 æ 1 Et 1 3 "RE : SEE 4 ï . # ‘14 14 Ë £ 1413 14 L1 | 4 F Fr À k :# = * 1 vÿ>. AVERTISSEMENT. “Que l’on n'impute point à un vain orgueit, à une témérité inconfidérée, la noble audacë qui nous anime» c'eft aux eflais mêmes de nos prédé- cefleurs; ceft aux vues grandes &c juftes de quel- ques-uns d'entr'eux fur chaque partie ; c'eft aux fautes mêmes de plufieurs que nous devons les moyens fur lefquels nous ofons compter. Enfin, sil nous faut encore une excufe, nous répéterons ce qua dit Fontenelle : Suns Pefpérance de faire plus qu'on ne peut, on ne feroit jamais tout ce dont on eft capable. Une longue maladie de Fun de nous (1), “ (r) M: dé Marivée à été près de cinq mois fans FES Rp : NRA RE : : a. , . pouvoir fe livrer à aucune ‘efpece d'occupation. Les pre» mieres-feuifles. deice Volume ont été imprimées Lorfqu'il étoit déja malade; & ceft à à ce titre que nous demandons de l’indulgence fur la quantité de fautes qui sy trouvent : Pinquiétude de M. Goufler le rendoit peu capable ss grande attention fur ces feuilles, … _. AVERTISSEMENT. vi quont fuivi des. travaux relatifs à cet Ouvrage, puifqu'ils ont eu pour objet l'Hydrographie de la France & le Syflême général des Navigations | que nous avons annoncé dans notre Profpectus, _ voilà ce qui a retardé la publication de cette Sec- tion : mais celle qui fuivra les deux Volumes que : nous donnons, eft actuellement fous prefle; ainf, avant fa fin de cette année 178$, nous aurons donné fept Volumes. Cefl en 1780 qu'a paru le premier; fi la totalité de notre Ouvrage , en y comprenant la Topographie phyfique de la -France & le Syftême général de Navigation qu'il convient d'adopter, en exige quatorze, nous efpé- rons qu'avant la fin de 1700, nous aurons rempli tous nos engagemens & parcouru notre vafte car- rière. Alors, fi la Nature nous laifle encore des forces & des moyens , nous les employerons à développer plus particulièrement les parties de notre.fyflème général, qui paroîtront avoir ertcore D SRE SRE Gus ne D pr nr üÿ AVERTISSEMENT. | befoin d'être éclaircies ou étendues: Nous. préfen- | o térons de nouvelles applications ; nous reviendrons far quelques grands phénomènes de la Nature: | ' nous confidèrerons les opérations des Arts qui | tiennent le plus direétement aux Sciences phy- | fiques & chymiques; enfin, ce qui nous occu- . 1. JL péra le plus efléntiellement, ce fera la recherche : & le développement de tous les avantages qui "a? Es 3 }< es pourroient réfulter pour le Royaume, des connoif fances que nous auront procuré pos obfervations topographiques, chymiques & minéralogiques. | Lorfque l’on imprimoit ce Volume, {a feconde Edition de l'Examen de la Phyfique du Monde, dont nous. parlons: pag. 3 de PAvant-Propos, n'avoit pas encore paru: elle na été annoncée pour-la premiere, fois que dans le Journal de Paris du 26 è 1 | : Décembre 1784, quoique connue , plus de cinq : mois avant, de M. de la Lande, qui en a été le E —- : _. Cenfeur ; & annoncée par lui dans le Journal des Savans AVERTISSEMENT. ix Savans du mois de Mai précédent. Ceroit-ce donc à l'examiner qu'il auroit employé cinq mois (1)? don approbation eft datée du 27 Septembre 1784. Quoi qu'il en foit, nous n'avons pas penfé que cette nouvelle Edition exigeñt de nouvelles ré- ponies. Ceux de nos Lecteurs qui iront jufqu’à la fin de cet écrit, y réconnoîtront que l’Auteur abandonne plufieurs de fes anciennes & de fes (1) « On annonce, dit M. de la Lande. une nouvelle » Edition de cet Examen, dans lequel on trouvera les ob- » jections que nous pourrions faire ici au nouveau fyftème » de M. de Marivetz; ainf nous nous difpenferons d'entrer >» dans ces difcuffions qui nous conduiroient beaucoup trop » loin ». M. de la Lande renvoie donc à cette nouvelle Edition : des objeülions qu’il pourroit faire au nouveau Jyfléme ; mais qui le conduiroient beaucoup trop loin. Nous fommes donc autorifés à penfer que M. de la Lande n'auroit eu lui même à nous propofer aucune autre objec- tion que celles contenues dans l'Examen. b nr trans ten shirt de +- onto se ER nn D de db à Re + to SA cn ve BE be à die En + M +2 m4 datée he due Dead ra déhatdiatid MA A AÉE à Combe D Mt ee x AVERTISSEMENT. plus fpécieufes objections ; qu'il tente avec peu de fuccès d'en réparer d'autres ; qu'il en imagine auffi laborieufement qu'infruétueufement de nou- velles. Ces difcuffions polémiques ne pouvant intérefler que ceux qui lifent notre Ouvrage; nous préve- nons qu'à l'avenir nous n'y répondrons que dans nos Volumes fuccefits ©. : Toujours pénétrés de reconnoiffance pour ceux qui voudront bien nous faire connoître nos fautes, ainfi que Va fait M. de Sallier dont on va lire les obfervations , nous nous emprefferons de nous » de ke fautes. en fautes, mais en _. réparant d toutes, nous parvenons enfin à démontrer le véritable fyftême de la Nature. Nous avons pu & nous pourrons fans doute manquer en- core quelquefois à la Théorie générale ; nous écar- ter par inadvertence, ou par défaut de génie , de la route qu'elle nous trace : mais elle nous ramenera = AVERTISSEMENT. xj bientôt elle-même ; & nous le répétons avec fatif- faétion, avec une pleine confiance, cette Théorie ne nous a pas encore manqué. Nous efpérons élever _ {ur elle un fyflême général & démontré de Phy- fique ; un fyflème qui, ne repofant fur aucune hypothèfe, fera parfaitement lié dans toutes fes paities, co-ordonné dans {on enfemble d'une ma- niere parfaitement évidente. Nous invoquons pour y parvenir les fecours de ceux qui nous voudront aflez de bien, qui feront afflez amis des Sciences pour relever nos fautes ; loin d’en être humiliés, nous nous empreflons de publier notre vive recon- noiflance, Il n'y à d'humiliant que l'opiniâtreté qui fait perfifter dans l'erreur, que la mauvaife foi qui la fait défendre encore par des fophifmes, lorf- qu'elle eft démontrée. Nous favons que les aveux de toutes les fautes des Auteurs exigeroient bien des Volumes; & ce ne feroïent pas les Livres Les moins intéreflans : mais b ïj ÿ AVERTISSEMENT. cet ufage neft & ne fera de long-tems l'ufage Le plus ordinaire. Nous demandons donc un privi- lége qui ne tire pas à conféquence, & qui ne nous fera point envié. Nous en abuferons peut-être quelquefois ; & nous nous flattons qu'alors notre réfignation & notre bonne-foi nous rendront nos Lecteurs favorables. Puifle l'indulgence dont ils nous honoreront accoutumer ceux qui parcourent la carriere des Sciences à dépouiller, ainf que nous, tout amour-propre devant feurs Juges. N'ayons point de konte de broncher dans une route femée de tant d'obflacles. On peut faire un faux pas dans la voie la mieux dirigée. L Mais Join de Faban- donner; on fut Re telever avec un nou- veau courage, & profiter de cet utile avertifle- ment pour affermir de plus en. _ fes pas dans la Carriere. - Aprés avoir rapporté les objeétions qui nous ont été propolées & nos réponfes, nous préfen- AVERTISSEMENT. 3 terons un réfumé de tous nos principes , dans lequel nous croyons avoir répondu à toutes les objections préfentées jufqu'à préfent. Cette Section, qu'un feul Volume n'a pu ren- fermer , traite du Feu & de la Chaleur. Avant de donner notre Théorie , de l'expofer d’une maniere didactique, nous avons cru fufifant de l'indiquer, de la déduire des principes que nous avons établis jufqu'à préfent, de prouver com- ment elle fe lie aux loix qui régiflent la Phy- fique célefte | à celles qui déterminent tous les phénomènes de la lumiere & des couleurs ; objets de nos Volumes précédens. Nous n’expoferons cette Théorie du Feu qu'après avoir préfenté les opinions de quarante-fix Phyfciens, dont nous analyfons & combattons les principes : ce qui nous autorife à dire que ces deux Volumes feront, ainfi que les Volumes précédens, une Bibliothèque rai- fonnée des Atteurs qui auront écrit fur chacune Se AVERTISSEMENT des matieres que nous traitons. Ceux que nous Citons font : AUTEURS ANCIENS OU MODERNES qui NEXISTENT PLUS. - Premier V ne OcezLus LUcANUS. PLATON. ARISTOTE. LucrEcE. Bacon. Descartes. ROHAULT. CLAUBERGE. Récrs. MALLEBRANCHE. = PRIVAT DE MoLxERES. L'Émerv. HoMBERG. HARTSOERER. BOERHAAVE. S'GRAVESANDE. MUSCHEMBROECK. BECKER. __ STHAAL. | _ LosERAN DE Fresc. Comte DE CREQUY. Marquife DU CHATELET. . VoLTarRE. MAIRAN. BEAUSOBRE. = HanBerGER. - Boyz (1). NEwTON. NOLLET. (1) On verra pourquoi ce Phyfi- cien n’eft pas placé felon fon ordre chronologique. AVERTISSEMENT. XV AUTEURS VIVANS. Second V’olume. MESSIEURS BRiIssON. BLACK. SicauD DE LA FonNp. CRAwFrOoRD. MACQUER (1). Meyer. Comte pE BUFFON. BAUMÉ. FRANKLIN. SCHECELE ET BERGMANN (2), POIT. SENNÉBIER. DE Morveau. Mara. NVILKE. — _ (1) M. Macquer eft mort en (2) M. Tornberg Bergmann eft 1784 : mort depuis peu. Fin de l’Avertifflemenr. A TR D Æ = AVANT-PROPOS. 1. A premiere Partie de ce Volume préfente les Objections dont on a cru notre théorie fufcep- tible, & les Réponfes que nous ÿ avons oppofées. Nous ne nous faifons point un jeu d'efprit du Syftème que nous offrons ; &, pénétrés de refpect pour l'opinion publique, que nous ne cherchons point à égarer , nous nous croirons toujours obli- gés de répondre aux Objections, où même aux difficultés qui nous feront propofées. Nous nous fommes juftifiés dans le Journal En- cyclopédique du premier Mars 7 782 , pag. 284, dune imputation à laquelle une légere inadver- tence fembloit avoir donné lieu. : Les fentimens de la plus fincere amitié n'ont point arrêté notre jufle réclamation contre une attaque aufhi ingénieufe que fpécieue (#9); & ces fen- tümens refpectifs , loin d’être bleflés dans le cœur de notre eftimable adverfaire & dans le nôtre, fe a (©) Voyez la Lettre à M, le Comte de la Cepède, Tom, IV de cet Ouvrage, Tome F. A is ma SI raie au Tao EU F : A SET AA UE chobrahte hist art sérdets El >» li EE A PE à js : pe 2 — ApPANT-PrRoPOoSs font fortifiés par notre amour mutuel pour la vé- rité, pañlion qui doit faire chérir {es rivaux 3 il faut ne voir en eux que des coopérateurs , des auxiliaires , & non pas des ennemis. Un favant Phyfcien (®), quenous honorons ,nous avoit autrefois propofé des Objeétions tès-ingé- nieufes. Perfüadés que les principes employés dans notre Ouvrage les avoient fufifamment dé- truites, nous ayons.cru devoir nous difpenfer répondre particulièremehe ; s il s'en eft plaint à nous en ami de la vérité, en faveur de laquelle il a tant de droits de plaider, puifqu'il eft un de fes plus ardents feétateurs , un de fes interprètes les plus éclairés. Nous avons répondu a fss Ob- jections dans le-même Ouvrage Périodique où elles nous avoient été propolées. . L'Examen de la Phyfque du Monde , que nous allons mettre fous les yeux de nos Lu 2 paru dans aucun Ouvrage Périodique , & neft peut-être pas allez connu. Cet Examen eff d’ail- leurs préfenté d'une maniere plus impofante que es) Voyez Journal de Phyfique, dernier mois de l’année 17834 a AVANT-PRroOPoOsé, 3 les petites attaques qui nous avoient été faites ; nous avons donc cru devoir foumettre à nos Lec- teurs & la critique &c la défenfe. Le Journal des Savans nous annonçoit, au mois de Mai dernier, une nouvelle édition de cét Exa- men ; nous lattendons avec le defir d'en profiter, Se édition fera fans doute nee , fur- tout corrigée. | | Nous navons , en annonçant ou en réimpri- nant ces Difcuffions critiques , d'autre objet que d'eftre éclairés fur nos idées, & de mettre nos ecteurs à portée d'apprécier nos principes, & d'admettre ou de rejetter notre Syftême en parfaite connoïflance de caufe. C'eft ce defir qui fou- tient notre courage , c eft lui feul qui nous a donné la force de provoquer un Savant dont la févérité eft fi généralement connue (*). Nous laiflons à nos Lecteurs à tirer de fon filence les inductions qu'ils croiront devoir en déduire, La deuxieme Partie du Volume , fous le nom (*) Voyez Lettre à M. de la Lande, Journal de Paris, 8 Mars 5764, @& Efprit des Journaux, mois de Mai fuivant. À 2 { 4 pin Pro ro d'introduction , renferme des recherches & +. obfervations géographiques , hiftoriques & philo- fophiques. Nous l'avons déjà dit plus d'une fois, & nous le répétons encore, aucune de ces matieres neft étrangere au plan de notre Ouvrage ; c'eft à faire connoître les loix de lincalefeence de notre Globe , ces loix qui replent le {ort des diffé- rens climats, que cette Section eft en partie confa- crée : nous avons dû préparer le Lecteur à l'étude À au _dévéloppement de ces loïix par les tableaux : de leurs effets fur les Pays où ces effets font les plus frappans. Quant aux recherches Hlodanes & philofo- phiques , elles entrent effentiellement dans le plan de notre Ouvrage ; il feroit imparfait s'il ne préfentoit pas l'union intime qu'ont entrelles toutes ces. connoiffances , sil ne les montroit pas concourant. toutes vers un point commun L ; à tous les afpeéts fous lefquels on peut conf- dérer notre Monde. Son Hifoire : phyfique & fon Hiftoire philofophique ne forment véritable- ment qu'une feule & même Science : elles font le complément lune de l’autre ; il faut les con- RS RME NE EEE ne oi a ii ” AVANT-PRoPoOSs. $ fidérer enfemble, parce qu'elles s’éclairent mu- tuellement, La théorie phyfique du Globe nous force à remonter jufquà une antiquité que l’'Hifloire de l'Homme ne confirme pas: mais, cette Hiftoire, nous la voyons fe perdre dans une obfcurité pro- fonde. Ses premieres époques en indiquent d'infini- ment plus anciennes, dont le fouvenir étoit déjà perdu lorfqu'on travailloit à fixer celles qui nous reftent. IL ef parfaitement évident que l'Hifoire ne remonte point à l’origine des chofes ; du milieu de ces ténébres dont nous la voyons fortir , s'é- chappent fouvent des étincelles , femblables aux éclairs qui brillent dans une nuit profonde, & qui éclairent des points très-éloi gnés, C'eft à ces éclairs que la Phyfique doit allumer fon flambeau pour répandre quelque clarté furl'Hiftoire du Globe & fur celle de fes habitans. C'eft à la Philofophie à juger des rapports qui lient alors ces deux Sciences: c’eft à elle qu'il appartient de former une chaîne qui uniffe toutes les vérités que peut faifir notre entendement ; c'eft à elle à faire remonter cette chaîne jufqu'à une vérité primitive , fmple , évidente, d’où découlent clairement toutes les autres vérités, ee ArainT-PrRoros Si notre Phyfique du Monde ne pofoit pas les bâfes certaines, fi elle ne préfentoit pas les principes déterminans de toute l'Hiftoire du Monde, fi l'on ne pouvoit pas en déduire fon Hifloire Dh oiophiques elle feroit incomplette. Nous l'avons déjà dit, nous le répétons encore; « C eft à la Philofophic qu'ilap- partient de nous ee dans la recherche des vérités de la Nature, dant étude de toutes les Sciences Hu- maines; snotreintell genceneferaparfaitequelorfque nous pourrons lier entrelles Les connoiffances de la faine Phyfique avec celles de la fine Philofophie, T1 faut que l’ordre phyfique foit par-tout & toujours d'accord avec l’ordre métaphyfique ; que la fe faififle toujours avec facilité, avec clarté, les rap- ports qui uniflent.ces deux es Dans le fecond, tout réfulte de la propriété de fentir: une feule. ee y reflera toujours inconnue ; comment cette pro- priété de fentir nous eft - elle communiquée ? c'eft le fecret de lAuteur des êtres. Dans le premier or- dre, dans l’ordre phyfique, une feule chofe nous ii. de même toujours inconnue ; comment le mouvement a- t-ilété communiqué à la matiere ? C ef encore le fecret de l'Eternel M achinifte, Mais 24! NAS: 1 ÉN AVANT ER R03PE0:S, mA ces deux effets admis, attribués à l’action immédiare de l’Auteur de la Nature , à qui ils appartiennent: néceflairement, nous n'aurons plus que des corol- laires à parcourir ». Nous donnons ici lathéorie du Feu & de la Cha- leur : nous entrons dans une carriere beaucoup plus familiere à la majeure partie de ceux qui cultivent les Sciences, que celle que nous avons parcourue jufqu'à préfent. Nous avons donc cru devoir donner non-feulement la théorie du Feu, mais l'hiftoire de cette théorie, faire connoître toutes les idées fuccef- lives des hommes fur le Feu: ces idées jouent le plus grand rôle dans l'antiquité la plus reculée. Les pre: miers. hommes ont vu dans le Soleil le Pere de la Nature , ou du-moins fon plus digne emblème. Cette maniere de confidérer l’Aftre du jour étoit affurement la plus naturelle ; ils ont regardé le Feu comme l'agent le plus puiflant, comme la caufe active & déterminante de toutes les modifications des êtres (” }. (*) C’étoit une chofe convenue chez tous les anciens Philo- fophes, que Péther étoit la fubftance de l’univers la plus futible, la plus élevée , la plus divine, qui mettoit toutes les autres ] a AVANT-PrRoPOoS. La théorie du Feu nous fera donc remonter juf= qu à l’origine de la Mythologie, & nous conduirons cette Hifoire jufqu'au tems où nous écrivons. C’eft ainfr que nous nous propofons de traiter toutes Les. matières qui nous préfentent de grands rapports à avec l'Hiftoire des hommes, C’eft ainfi que nous . efpérons rendre cet Ouvrage aufi complet quil fera poflible, en lui laiflant toute la clarté d’un Livre élémentaire & clafique, en mouvement, & leur donnoit la loi. Perfonne ne la défini _— plus nettement qu'Hippacrate « Il me femble, dit-il, que îce () Remarque : De : £ fa la Lere ” ON appelle Z principe de la Chaleur, eft immortel, qu'il dAriliore, pa ? voit tout, quil entend tout, qu'il fait tout, le préfent & M. l'Abbé le » l’avenir. Dans le tems que tout étoit confondu, la plus grande Batteux, » partie de ce principe s’éleva à la circonférence du Monde; & » ceft ce que les Anciens ont nommé Étker (*) », 7 * EXAMEN DE L’ANONYME. AVANT-PROPOS. j) annonce nr re emartatene grand - Œ D —— prune es + RÉPONSES. {: a paru. un Ouvrage inti- L: S Auteurs dela Phyfique tulé : Phyfique du Monde, du Monde , nont point en- qui doit être une réfutation trepris la réfutation du fyite- du fyftême de Newton. (Tome T. s me de Newton. La Société Royale de Lon- des a dit: La queftion propo- fée par le plus célebre des Phi: lofophes ( Newton ); fi uTL certain fluide qu’il appelle ÊTHER , n’efl pas la caufede la graviré,, celle des différentes attractions, celle de tout mou- vement animal & végétal , eft encore a réJoudre, Les Auteurs dela Phyfique du Monde ont entrepris de * prouver que L ETHER EST LA CAUSE-DE LA GRAVITÉ, CELLE DES DIFFÉRENTES ATTRAC- TIONS ,; CÉLLE DE TOUT MOU À 2] EXAMEN, Dur y avance 7euf RÉPONSES. VEMENT ANIMAL ET VÉGÉ- TAL(T). Voila ce que l’Anonyme | appelle la réfutation du {y{- ftème de Newton. _Propofitions , far lefquelles il fonde ce qu il appelle fon fyftême. Il veut aufli déduire de Les principes une des Lois de Kepler. | J'examinerai fi {on calcul eftjufte, & fi {es neuf Pro- poñitions s ’accordent avec les principes de la mécanique. Je crois pouvoirmeborner à examiner ces neuf Propof- tions : car, fi elles font ad- mifhibles , les conféquences qu'on en tire le font égale- ment ; mais ,. fi elles {ont faufles , les conféquences ne fauroient être juftes, Si nous prouvons que Îles neuf Propofitions, font non- feulement admiflibles, mais 2 A 2 ‘qu'elles font même démon- trées , toute la théorie le fera donc également. - (x) Voyez Phyfique du Monde, tome IT, Préface, pas. IX. É 3 ECAMEN _ D'ailleurs, cet Ouvrage ne renferme, outre ces pro- poñitions & les conféquences qu'on en déduit , que des chofes connues, des répéti- RÉBONSES Le Critique nous auroit fait plaifir de nous indiquer où il a lu que les planetes fécondaires , décrivent dans l'efpace abfolu des routes hé- licoïdes,, des courbes quine tions à de la morale, rentrent point en elles-mê- mes, & non pas des orbites elliptiques, comme on le fup- pofe ordinairement lorfque Von parle de ces orbites ap- parentes. Avant les Te de la Phyfique du Monde, ces courbes étoient inconnues; ils invitent les Mae ciens à s'en occuper. Le Critique n'a point attaqué cette paitie de leur Ouvrage; il n’a point nié que la Lune par- courût l'hélicoide qu’ils lui font parcourir. Cette idée neuve eft intéreflante (x). Nous demanderons encore à Anonyme où il a trouvé la caufe à laquelle ces Auteurs attribuent la rotation des planeres, celle qui les retient dans une zone étroite parallele au plan de l'équateur du Soleil 3. Œ&c. Nota. On a fait imprimer cette brochure dans le format de la Phyfique du Monde, afin que les Propriétaires de cet Ouvrage puiffent Ja faire rélier à la üite du livre de M. Mari- yetz, & confronter les deux Ouvrages. (1) Voyez Tr du Monde, tom. IT, pag. 23 & 24, & l'explication de [a Table Synop re 25 $e fivaises, GE … À 2 Fa 4: là 43 at LE Hh mouvément de tranflation à & les foleils, ;tott. en tourhant - C6] EE AMEN. 2°. Oùa tout autre a la mañle ; ; 3°. Ou au centré, & à tout. autre point à la fois. Dans fe premier Cas; if ef & L 2 3 évident quil ‘nexite’ pont de rotation ; mais que tous ces fo- leils doivent fe mouvoir uni- lefpace abfolu : Dans le fecond cas } OS Ces foleils doivent avoir pris le mou- veément de rotation ; mais en même temps, - le centre de cha- cuh de ces foteils doit AVOir pris autour de leurs ARCS doivent m fe mouvoir: uniformément en li gne drôite ; ; Corine dans Le pre hier cas ; car C'éft un principe connu de la mécanique , que tout Corps ; d'une figure quel- conque} pouffé ‘par:uñe force quelconque; ‘fuivañt unedditecz tion qui. ne. paffec pas par le: centre.de la mafle-; dôit ef sournane fur lui-même pavancer: RÉPONSES L'ÉTERNEL DIT À CES CORPS DE OURNER SUR EUX-MEMES. Voila. comment IS S expliquent. Ils nont point fuppofé que l'on pr . un jour leur ue ver, par les principes de [a mé- canique , que Dieu an avoit pu dé: ce mouvement aux So- formément en grec droite: dans _ Jeïls, & qu on borneroit {fa puif ie. à frapper ces corps, com- me nous frappons une boule. Tout le raifonrement tiré des trois hypothefes, porte donc évidemment à faux parce que cé nelt pas par le choë dus corps que lon a Rippofé que te mouvement avoit èré imprimé ; mais par un acte libre de la vo- Jonté-de Dieu. Siquelquuns ’avifoic de fup- | pofer que le Soleil eût été mu primitivement par le choc d'un. autre corps, on a e eft devenu ce ne : Le principe mebiqUe qu on pete ‘eft -très-conffamment vrai: ilteft feulement inappli- cable ici; Maïs outre les trois:cas Lez. EXAMEN. uniformément en ligne droite. Voyez tous les Traités Elémen- taires de Mécanique. Par exem: ple, Traité Elémentaire de Mé- canique , pat l'Abbé Boflut ; pare. EE Hiv chap. 1° PrOP:pe374, ét de 77... Dans le dernier cas, le mou- vement fera le même que dans le fecond cas. Il n'ya point ici de réfiftance à confidérer que le Auide émi- nemment élaftique auroit pu oppofer au mouvement de la tranflation de ces Soleils; car ces Soleils ayant reçu à La fois la mème impulfon, il eft évi- dent que le fluide à dû fe mou- voir avec tous ces Soleiïls, fui- vant la direction de limpulfon générale. Donc, puifque dans tous les cas poflibles, les Soleils ne fau- roient Ctre fixes en tournant fur eux-mêmes, [a feconde propofi- tion eft inadmifible , parce quelle eft contraire aux princi- pes de la mécanique. REPONEES. propofés par l'Anonyme, il y en a plufieurs autres qui exclue- roient le mouvement de tranfla- tion, ou le mouvement progreflif du centre, en établiffant le mouvement de rotation. Par exemple, file mouvement a été imprimé en même temps aux deux extrémités d’un des diame- tres , & en fens contraire; s’il a “été imprimé en même temps à tous fes points de la circonfé- rence & vers un même côté, où même à tous les points de la furface avec une dire@ion com- muñe ; dans tous ces cas le centre du Soleil refteroit immobile dans l'efpace ; c’eft fouvent ainf que tourne untotonouune pirouette, fans que ce mouvement foit con- traire aux principes de la méca- “nique. À ation. C8] : Dans le fvftème de Newton, Je phènomene de la rotation du Soleil n’a aucune difficulté ; car ‘dans ce {yftème le centre du Soieil à un mouvement de tranf- Ii fe meut autour du cèntre commun de gravité dut -fyftème folaire. M. de Marivetz sévelepye -de cette idée fondamentale ; neufpr opofitions différentes … nous allons examiner l’une apr ês J'autre, | RÉPONSES Dans Nevtonienne , les explications fe déduifent de l'hypothefe at taquée. Tout repofe fur l'attrac- toute cette théorie tion. Mais l'attraction ne fuit pas feule pour faire concevoir le mouvement de rotation, ïl fautencoreinvoquerunchocim- primé par un corps, ou fuppofer . l'ordre de Dieu; dans le premier, les Auteurs de la volonté, la Phyfique du Monde, ont Île droit de demander quel étoir le Corps qui à frappe le Soleil, ce LL: PROPOSITION, Ze Soil tourne he -même., dans un fuide éminemment élaftique. Cette propoftionnes'accorde pas avec l'idée fondamentale de l'Auteur, fuivant laquelle les Soleils. doivenr à TE es, car qu'il eft devenu; dansie fecond, ils. ont le même droit que” des |: Nevioniens, tee = + + L PROPOSITION, Cette: dd tombe avec e raifonnement fur lequel on Pétayoit. Les Soleils ont pu ref ter fs ixes. Donc, &ec, on 4 [2] EXAMEN, on vient de dire que le Soleil ne peut pas être fixe , en tour- nant fur lui-même par une im pulfion quelconque. I T° PRROPOSITEON Le Soleil ne as tourner far Li Inême au milieu de ce fluide, fans lui communiquer fon mouvement , & [ans le faire tourner autour de lui, L'Auteur admet {a cohéfion des molécules du fluide entre elles & avec la furface du So- Lil, ou il ne ladmet pas. 1. Sine l'Admet.pas, la propofition eft contraire aux principes de la mécanique. _ Soit S un corps fphérique ; a, b,c, d,&c. les molécules du fluide ; Ss, un rayon prolongé à une diftance quelconque, & traverfant le centre de la molé- _cule a; Tt unetangente perpen- diculaire fur Le rayon Ss ; a, b, c,d,e,f, &c. des molécules Tome F, REPONSES On vient de prouver Le con« traire. PROPOSIBION, Ce dilemme ne fera pas plus impofant que le raifonnement que l’on vient de détruire. Les Auteurs n'ont point ad- mis la cohéfion des molécules élaftiques, puifque c’eft d’un fluide quils parlent; mais ils ont admis Îa contiguité, Or,le point du Soleil qui eft en con- ta avec la molécule a, tour- nant vers T , doit imprimer à cette molecule deux mouve- mens , celui de rotation en feñs - contraire à celle du foleil; &, felon le principe même qu'ig- : B Di ÆXAMEN du fluide ému que Il eft évident que le: corps , prenant fon mouvement de rotation au point À, auquel la molécule a touche a he du corps Se doit i imprimer à la mo- lécule a un mouvement de rota- tion autour de fon centre, & doit en même temps imprimer un mouvement de tranflation au centre de cette molécule. Cette molécule ee lé mouve- ment de rotation à [à molécule contiguë b, & en mème temps “un mouvement de tranflation- en fens contraire à celui de la molécule a; la. molécule . en tournant fur elle-même, com- _muniquera : à la molécule c un mouvement de rotation & de tranflation en fens contraire à .celui de la molécule b, & ainf de fuite ; ; de forte que tous ces mouvemens de tranflation fe dé- truifant mutuellement, ces mo- - lécules ne quitteront jamais leur place, & le fluide reftera en TEpOS, iemment élafti- voque le Critique, gente, “circonférence du. Soleil , taire : celle-ci, récouvrent , & REPONSES le-mouve- ment de tranflation de fon cen- +re dans la direction de [a tan- gente. Ce mouvement de direc- tion, dans le fens de la tan- fera bientôt changé en un mouvement circulaire, felon un arc de cercle parallele à a par Peffet de la compreflion tou- tes les molécules élaftiques fur le Soleil. Fn'en eft pas du mou- à D ! S ‘ vement d'une molécule, envi- ronnée & recouverte par d'au- tres molécules de même nature qu elle, & élaftiques, comme d'une molécule unique & foli- frappée par [a furface du foleil . ; Séchapperoïit & fuiroit par [a rangente ; dans le plein, au contraire, ou dans “un milieu formé de culs de SN Sr - même nature, cette route [ui efE interdite par les molécules quil qui font encon- tact avec elle du côté oppofe à celle oùelle à été comprimée par la furface du Soleil ; fon reflerc, [15.7 E X ÆA ME N. Il eff trop aifé de concevoir, mème fans figure, qu'un fluide, dont les molécules n’ont aucune Cohéfion entre elles, ne peut jamais prendre un mouvement de rotation par un corps quel- conque placé dans ce fluide, & tournant fur lui-même. REBONSES en fe rétabliffant, communique le choc à la molécule du fe- cond rang, qui eft en contact avec elle. Les molécules du fe- cond rang feront donc déter- -minées à avancer dans la même direction que les premieres ; _C'eft-à-dire , du côté vers le- quel tourne le Soleil; & comme celles-ci communiqueront de la même maniere le mouvement au troifieme rang, & ainfi d fuite, il s’établira bientôt un mouve- ment général de circulation qui durera autant de temps que le C4 . . JAN Soleil continuera de tourner fur lui-même. Si tous les mouvemens de tranflation s’entredétruifoient, com- me le ditle Critique , Les molécules d’un fluide au milieu duel tourneroit un corps folide , ne qAPPÉPOIE RE jamais leur place + il y auroit donc une puiffance qui agiroit conftamment fans pro- -duire d'effets corref pondans à a fon He Le contraire eft démon- «tré, comme nous venons de le dire; Pexpérience er à été faite, & elle eft très-facile à répéter. Placez un corps au milieu d’un P P vafe pleine d'eau :& de crandeur fufifante ; imprimez à ce corps le mouvement de roration : bientôt vous verrez les pouf- fieres ou autres petits corps flottans fur cette eau, à différentes diftances du moteur central, prendre peu-à-peu Le mouvement de circulation dans le même fens, & achever léur révolu- tion entiere dans des temps inégaux pour des corps inégalement éloignés du moteur céntral, parce qu'alors les efpacés à parcoutir "y hok Cr] ni RE PS0 DE Es ont d'autant plus grands que ces mobiles font plus éloignés du corps central, &-aufli par la raifon que fa puiffance du moteur central s'affoiblit par l'augmentation de la diftance à laquelle il prolongé fon a&tion, parce qu'il la partage entre un plus grand. nombre. de molécules. —_ Une expérience facile À faire met dans tout fon jour l'organi- -fation intérieure du tourbillon d’un fluide élaftique formé par “un moteur central. Soit un globe opaque, n'importe de quelle matiere ,. monté comme ceux dont on fe fervoir autrefois pour Pélericités que ce globe , fans être frotté , tourne avec une grande rapidité entre fes deux fupports par l’action de la roue & de la corde fans fin. Ce globe entraînera avec lui l'air ambiant: c'eft ce dont il eft aifé_ de s'aflurer par fe ta & par la vue. On s’en afürera par le ta fr, très-près du globe , on approche le vifage, on fentira le courant d'air formé par la rotation dæ globe : c'eft ainfi que la terre entraîne avec elle fon atmof- phere; &, dans l'expérience jue nous citons, des mouches placées fur le globe auroient nos vents alifés (1). Rien de tout cela n'auroit Heu, fi, comme le vent l’'Aponyme , le fuide tournoir. d'une piece, &c. &c. &c. Mais revenons au globe de Pexpé- tience propofée. On s’affurera par la vue qu'il entraîne & faic circuler avec lui Pair ambiant, f on en approche la flamme dune chandelle, elle fera agitée d'autant plus quelle fera plus près: à diffances égales, elle fera d'autant plus agitée qu’elle à (++ Quoique Les vents alifés foufflent d’orient en occident , tandis que la terre tourne d’occident en orient, il n’eft perfonne qui doute que la maffe orale de Patmofhhere tourne auffi en orient. On fait que c’eft la différence de vitefle entre Phérique qui produit cette direion des vents qui n'eft çon d'occident la füurface de la terre & la couche atmoG traire qu’en apparence. SE PS * F3 | LER EL 0 À D LS fera plus près de la zone équatoriale du globe, où elle ésrou- vera {a plus grande agitation. Cette agitation eft évidemment Peffet du courant d’air formé par Ja rotation du olobe. Selon que , par rapport à cette flamme, le globe tournéra de haut en-bas, ou de bas en-haut, ou tranfverfalement à cette flamme, fon . variera. Pour s’aflurer encore par {a vue de léxilence de © où billon d'air, que l’on faffe l'expérience dans {a chambre obf- cure , à D crie de faquelle fera adaptée le microfcopé folaire ; l'axe de rotation du globe doit coïncider avec l’axe du cône de lumiere. Au-delà du globe, relativement à l’ouver- ture du microfcope , on placera une furface blanche, un grand . carton , par exemple, fur lequel fe tracera la bâfe du cône lu- - mineux. Si alors on fait tourner le globe avec une grande rapi- dité , on verra diftinétement les cor is qui bases dans Pair nes. autour de fimage du olobe opaque , ce quon peut rendre encore plus pile entépan das des pouffieresléceres dans Fair. Alors on verra l'ombre de ces pouflieres circuler autour de Pimage du globe ; on les verra même, en regardant d'un fens convenable, le cône de fumicre; & les eue es circuleront d'au- tant plus vite. que les molécules our plus près du globe. Ets vitefles angulaires ne feront donc pas égales pour les molécules inégalement éloignées du globe , foit dans le plan de fon équa- teur, foit dans _ plans pollèles, où les vitefles contemi poraines des parties de fa furface du globe font moindres & vont en décroïffant jufqu'au pôle. Les deux fortes de préceflions que fes Auteurs de [a Phs fique du Monde ont étiblies & expliquées feront alors fous Les ;cux. ee Cr] RÉPONSES Des pr uns femblables fe font remarquer dans un fleuve, lorfqu’il charrie des olaçons. Si, à un inftant donné, on RE dere les glaçons qui re LÉ une même figne droite qui traverfe la riviere, par exemple, ceux qui, au même inftant , répondent cou au-deflous de l'appui d'un pont, on verra bientôt les glaçons qui pañlent par le milieu de l'arche, devancer les autres, & toujours ceux qui feront dans le fil de Pa iront plus vite que ceux qui de en éloignent, ce qui prouve évidemment que dans cette Lone du fl + Peau la vitefle eft plus grande que vers les rives. Les Auteurs de la us du Monde ont fait une application très-juite de ces faits à leur théorie des precef= ions des orbes & des zones dans le fluide éthéré, comme on peut je voir dans l'explication des planches 2 & 3 du IF Volume. CPR PO TE ON EXAMEN, 2°. Si Auteur admet fa co- héfion des molécules entr’elles & avec la furface du Soleil, il ne nie pas Pattraction; car la cohéfion neft que l'attraétion de deux Corps qui fe touchent, Mais, parce qu ] rejette entié- rementactraction, on doit fup- pofer quiln ee pas la cohe- fon; r& alors fa feconde propo- ftion eit contraire aux princi- P” de la mé nique, RÉPONSES Le mot cohéfon dont fe fert PAnonyme , doit être pris pour celui de contipuité: on convien- dra facilement que, s'il exiftoic un fluide dont les molécules ne fuflent pas en contact les unes avec fes autres, lé mouvement de circulation ne pourroit pas s'établir dans ce fluide. Ms pourroit-on qualifier du : nom de fluide un affemblage de molécu- les difcretres ; c'eft-a-dire {pas x LUS EX AME N. . Pour fe convaincre davan- tage que cette feconde propof- tion eft contraire à tous les principes de la mécanique, on n’a qua jetter les yeux fur la prétendue démonftration que bxsi ER PEONSE S, rées les unes des autres. S'ily avoit cohéfion entre fes particu- les, le milieu ne feroit plus fluide ; s'il y avoit cohéfion avec la furface du Soleil, TOUT TOUL” neroit -d une feule piecé. l’'Auteur donne de fa propoñ- tion. Il s'exprime ainfi : c La furface du Soleil, tandis que cet aftre tourne fur lui= ÿ même , frotte néceflairement contre toutes les particules du >» ide. q ui entourent cette furface ; 5 Ces particules ne peuvent » être frottées fans être agitées , fans recevoir une impulfion qui » leur donne une . + I] dit que ces particules ne peuvent être frottées fans être agitées. Mais, qu'eft-ce que-c'eft que cette agitation ? Il eft évi- dent que c'eft une efpece de rotation que la furface du Soleil communique à la molécule qu’elle frotte : car la furface du Soleil ne peut toucher la molécule que dans un feul point de la furface de cette molécule ( qui dans notre figure eft le poinc T'). Or ce point fe meut fuivant la direction de la tangente qui pañle par ce point. Mais ceft un principe des plus connus de la mécanique, que tout corps qui reçoit une impulfon fuivant la direction de la tangente, doit tourner fur [ui-mème ; car, pour qu il ne tournât pas, il faudroit que [a diretion de l'impulfion paflât par le centre, & la direction de la rangènte ne pañe pas pat le centre. Il pourfuit ainfis & L'orbe ou la cote de fluide qui enveloppe la furface du fe ris RUE } C'x6] RSR 0 à 5 Soleil, quelque mince que l'on veuille fuppofer cette couche D». À cependant une épaifleur , une folidité dont le diametre de » fes parties eft la mefuré. Get orbe eft entouré d'un autre avec ». fequel il eft néceflairement en conta®&. Les parties conftituan- » tes, les élémens de ces orbes font reconnus pour éminemment » élafriques : Le premier orbe doit donc communiquer au fe- » condle mouvement & la diretion de mouvement qu'il reçoit », EXAMEN C'eft un méfentendu fur le fens du mot élafficité. L'élafti- cité eft une réfftance : c'eft une force qui agit toujours en fens contraire. L'élafticité ne produit aucun mouvement que dans un fens contraire à R direétion de la force qui agit fur Le corps doué d’élafticité. Je demande àtous Les Méca- niciens du monde, /£ lélaftr- cité des molécules. d'un fluide quelconque pet faire tourner ce fluide autour d'un point fee 4 ? direétions pps. RÉPONSE L'élaftieité _. une 4 € laquelle Le corps, qui jouit de cette proprièté, réfifle a ceux qui le compriment ; &, en ce. fens, l'élafticité eft une réfiftan- ce , & toutes les réfiftances font _des forces : toutes Les forces qui font en équilibre réagiflent les unes contre les autres dans des La non que l’Anonyme propofe à tous les Mécani- ciens du monde eft mal pofée; les Auteurs de la Phyfique du Monde n'ont point dit que l'é- lafticité des molécules d'un fluide , fufifoic feule pour le faire # PSP © NSES faire circuler autour d’un centre. Il faut, felon eux, que c& ceatre foit OCCUPÉ par un corps dont le mouvement fe commu- nique de proche en proche au fluide environnant ; & dans. notre Monde, ce corps eft le Soleil, &sñnon pas un point quel- conque. Les points mathématiques n'ont & ne peuvent avoir aucune force, aucune action, cômme Newton l'a remarqué lui-même dans plufieurs endroits de fes Ouvrages. Il ny à donc pas un Mécanicien qui ne juge que la queftion eft- mal! pofée, & quelle n'a point de rapport avec l'Ouvrage critiqué, EXAMEN. - . Ces molécules font fembla- bles à des rouages qui s’entrela- cent les uns dans les autres, - dont chacun fait tourner la roue contiguë en fens contraire. Toutes les loixde l'impulfion ou du choc, tant pour les Corps durs que pour les corps élaiti- ques, la preflion, lé mouvement de rotation & de tranflatien ; tout cela éft fi extrèmement connu, que jé dois me difpen- {er d'en dire davantage. REPONSES. ee ; FE &- Quand bien même fes molé-. cules s’engrèneroient les unes. dans Les autres, comme des. roues dénrelées qui tournent, | refpetivement, alrerativement dans des fens contraires , il n’en feroit pas moins vrai que les” centres de ces roues auroient un mouvement ‘progreflif vers le côté où tourne le moturs central. Les roues dentées qui engrennent les unes dans les au- tres ne peuvent prendre le mou vement alterne de rotation en fens contraire que lorfque leurs centres font fixés fur des tiges immobiles autour defquelles ces roues peuvent tourner. Tome F, C a EXAM E N III. PROPOSITION. Le fluide gén «autour de lui, entraîne avec ‘lui les planètes : Cette eee feroït ad-. filible, s'il étoit pofli ible que ce fluide pût tourner autour, ç du. Soleil , par {a r'dif ticité, & fans que les molécules euflent de {a cohéfionentre elles & avec la furface du Soleil. Donc cette bropofñtion, qui de ss À peut être vraie en elle-même, ne fauroit être os des pe cipes de lAuteur, vement,par fequef if devient Le déférent des planetes | en même … RÉPONSES III, PROPOSITION, * et =t0 urhant Dans ce paragraphe fe mot: cohéfron , que Es Auteurs de la Phyfique du Mor mais Shployé dans Pa ception où l’Anonÿme le prend ici, eft encore à la place du mot contiguité. Sans cette conti- . cuité, fans le contact des molé- cules du fluide entrelles, ile certain que le Soleil ne pour- toit] pas imprimer le mouvement | de circulation à ce fluide(1 mou. temps que par l'élafticité de fes molécules, & par le mouvement. vibratoire de celles-ci, ce même fluide produit la lumiere , phé- nomene qui cit une de fes modifications. Las EXAMEN. IV: PROPOSITION. Les viteffes des orbes de ce fluide . ne font pas égales a des dif- rances inégales du Soleil. : Cette propoñtion ef con +raire aux principes de la méca- nique. Dans un corps quelcon- que, tant folide que fluide ; qui tourne autour d'un point otL -d'un centre quelconque , teffe angulaire ef partout la même, & la vitefle abfolue de chacun des pales: de ce corps. eft proportionnelle à à fa diffance Voyez Boflut, II° part. El Hv.chap. ÉE, art. 452. au -Ceñtre. C'eft de cette propoñtion que PAuteur veut déduire la loi de -Képler, que les quarrés des temps périodiques font comme les cubes-des diftances. = “Avant de déduire cette loi, il donnela propofition fuivante, qu'il appelle fordamentale. « Dans toute force qui de- æ ploie à la fois de tous-côtés, Iÿ°, la vi-” d'un feuk corps, -afflemblage de corps. entre -quels il n'ya point de cohcfon, REPONSES. PROPOSITION, … mictlhes dela mécanique, & la propofñtion de M: Boflut ne font point contraires à cette : quatrième propofiti ion des Au- reurs de [a Phyfique du Monde: L'affertion de ce Géometre ft très-jufte, s'il lit ceci if fera bien LA 1 Æ étonné -du paralogifme auquel elle a donné lieu. Il n'eft quef-. tion dans cette affertion que d'un feul corps continu, dont toutes les parties font cohéren- tes entrelles, & dans ce éas Les ‘vitefles angulaires font par- & les vitefles- ab- folues de chaque molécule font 4 tout égales, proportionnelles aux diftancesdu centre. Mais dans la propoftion combattue , il ne sagit pas il s'agit d'un fef- É à Ta EXAMEN. RÉPONSES. » guaguaverfum , fon -a@ion, mais feulement contiguité ; ce » l'énergie décroit comme le qui eft très-différent. Chaque » quarré de la diftance aug- molécule d’éther eft un Corps » mente », . diftiné & féparé, qui a fon | : mouvement. particulier , difé- rent de celui des autres molécules quoiqu’elles foienc contiguës les unes aux ae ces molécules font refpectivement mobiles, puifqu'il s'agit d'un fluide. Si onôtoit cette mobilité incoire _ce ne feroit ss un fluide. La propoftion de M. Boffut » appli cable à un globe d'eau glacée, que l’on feroit tourner , ne fera. plus applicable à a cette eau, fi on fa fait fondre, & fi ehci de confidérer le vafe hé qui la cont do. comme tour- nant tout dune piece, on confidere ce fluide dégelé, agité vérs fon centre d'un mouvement imprimé par un Corps qui y tourneroit rapidement. Il eft impoflible que Re fe fafle ilfufon = ee RARES EXAMEN REPONSES. L'Auteur fe forme une idée L'ation des corps lumineux abfolument faufle de lexpanf- fe propage faivant cette oi -_bilité & de l’élafticité. La force dans. l'efpace environnant. Si fa fs déploie à la fois de tous furface fphérique , concave & côtés fon action, eft l’élafticité ne. au Corps d'où d'un corps comprimé de tous émane la lumiere , €it plus où - côtés. Or , il ne peut arriver. moinséloignée de cette lumiere, que. deux cas : [a compreflion elle fera éclairé . fera où détruite par. la réaction . Concevons que cette ae M 2e ta ÉSANMEN, du corps élaftique, ou ellé ne le fera pas. Dans le dernier cas, il ny a point de mouvement du tout, & le déploiement de la force na pas lieu. Dansie premier cas le corps - reprend fonexpanfion dure, fi fon élafticité eft parfaite ; & une expanfñon moindre, fi elle eft imparfaite. ( Voyez Boflut, IT° part. IT° liv. chap. E, pag. Fa 46. REPONSES fphérique ét iuns toife de dif tance de la flamme de [a chain: delle, cette furface recevra” toute lation de là lumiere : fuppofons üne autre furfacé également fphérique & contens trique au corps lumineux, que celle-ci foit éloignée dé cinq toifes, & que la premiere furfaces” foit anéantie, la feconde furface vingt-cinq fois plus grande que la premiere , recevra l'action du corps lumineux , diffribuée également fur toute fon étendue; mais la même quantité de fumiere répartie fur une furface vingt- cinq fois plus grande, eft autant de fois plus foible fur des portions égales de ces deux furfaces. Donc l’intenfité de la, lumiere, l'énergie, le dégré de fa force décroït comme le quarré de la diftance augmente. Si la nouvelle furface fphérique étoit huit fois 5 pAENG IA T1 ‘ ; PEER . + : plus éloignée que la premiere, qu'elle füt placée à huit toifes, il éft évident, par la Géométrié , que cette furface feroit foixante- quatre fois plus grande que la premiere quon a fuppofée ; or cette nouvelle furface ne recevroit fur toute fon étendue que la. même quantité abfolue de lumiere que La premiere, puifque ce feroit la même chandelle qui l’éclaireroit : donc fur la foixante- quatrieme partié de cetté nouvelle furface, partie qui feroit égale à ja totalité dé la premiere furface concave que nous avons confidérée , il ne tomberoiït que [a foixante-quatrieme partie de Eté, Fa] RELONSES 4a fuiniere qui clim {a promet furface. a de Fe lumiere , à üne diftance huit fois plus grande , feroit donc « foixante - quatre fois moindre. [Il eft és vrai de dire: que l'énergie de la force de la lumiere décroît comme le quarre de [a Se augmente, = Les in en fe propageant de tous côtés à la fois autour du corps . , fuivent la même loi, ils s'affoibliflent dans la mème proportion. ILeft donc conftant qu "#{- exifte de corps qui. _agiffent de tous cÔtés à {a fois, re dans toutes les Éretiions des rayons de la fphere , que l’on peut concevoir autour d'eux, & . ils occupent le centre. La propofition fondamentale qu attaque Anonyme, a pour objet de faire connoître que l'énergie, Le dégré de force de ces ee diminue à mefure que la diffance ‘augmente. C'eft ‘tout auprès de ces corps que l'énergie de leur force ef la plus g crande+ cette énergie 6e dégre de . décroit comme le quarré de da difance - ÿ ce. Le ef démontré par les faits. Si l'Anonyme avoit de les . Expanfibi bilité & Êle nn dans. le Ditiontaire que les Auteurs ont joint à leur Ouvrage, (1) il ne les accuferoit:| -pas avoir des idees fautes de ces de propriétés des corps ; Les forces qu'ils ont nommées rene Yes. font toutes celles qui déploient | leur aétion de tous côtés à Ja fois; or ceft de ces forces , c'eft de l'intenfité de leurs actions à diffé xentes diftances du corps, dont elles émanñent, qu'il s'agis jet. L intenfré de leur ation à mefure fon énergie nef pas, & FE = ms: sé. - : o Voyez la Letre de M, Le Er de Marivetz à M. Je = de la Cie far PÉRE he 2 LH. LP. 6 N SE LE ne peut-pas être la.même à différentes diftances du moteur. Si cela étoit, la force de la lumiere, celle du fon ne décroïtroient point par l’augmentation de a diftance; or le contraire nef ignoré de perfonne. EXAMEN. If nya donc point d'énefgie dui croîfle ni aui décroîfle.. q q D'ailleurs, ce terme ne fignife rien en Mathématique : c'eftun RÉPONSES, Ï n'y a point, f l’on en croit l’'Anonyme ; ( 1 ) d'énergie qui croifle & qui décroifle. Nous venons cependant de voir que la force qui illumine une fur- | face, l’éclaire moins lorfque . cette furface eft plus éloignée , & ‘que F4 force du fon ss’affoiblit par l’augmentation de la diflance. + terme de Morale ou de Réthori- que. : Si l'Anonyme s'étoit donné fa peine de lire fa démonftration que les Auteurs de la Phyfique du Monde donnent de cette propofition fondamentale, Tom. [T° p. 9 —:4 de lexplication des Planches, il auroit vu dans quelle acception ils prennent le not érerpie; il auroit vu qu'ils entendent par ce mot la mefure de l'effort que fait une puifflance qui agit en diftance , dont l’ac- tion fe propage , de tous côtés à la fois, à différentes diftances du ee ae {1)Nous ignorons'pourquoil’Anonyme veut profcrire le morénergie des Mathématiques & de “la Phyfique ; il y a peude Géometres :& de Phyficiens qui ne l’aient employé M.Boflut , c Géometre fi juftement célèbre &-cité-par FAñonyme ; s'en fert dans le même fens que les Au teurs de Ja Phyfique du Monde , dans fon Traité de Mécanique, p, 13 , &c, &c. &c. fl 11 à . 4 Î ÿ | | 1} [ÆT | ÉReEONSRS corps dans lequel réfide cette force ; & que fon effet s’afoiblie, parce quil fe divife, quil fe parrage en fe propageant dans toutes Îes direétions des rayons de la fphere qui environne: le corps dont [a force émane. Il nen eft pas de l'action de ces forces, comme de celle de. ma mäin fur le cordon d’une fonnette. 6i ma main fait un effort d'une livre fur le cordon de la fonnerte , cet effort d’une livre. fe propage le long des fils de fer jufqu'à la fonnette, Fr éloignée quelle foit, fans autre dimiaution que . qu "OCCa- four le frottement des à équerres fur leurs pivots, ou celui des fils 4 ans les trous qu ils traverfent, La force ou l'effort de. ma main parvient tout entier à [a fonnette, parce que ceteffort eft. propagé tout entier dans une feule direction , celle du fil de fer; au-lieu que la puiffance de [a chandelle pour éclairer, propage fon 2 action dans la fphere qui l environne dans toutes les res à la fois. Il eft fi vrai que cel étoit Le fens dans lequel les Auteu: <. - ont employé ce mot, qu immédiatement après ils diftinguenc deux fortes de diftances, les diftances rationnelles & les diftances vraies. Les diftances ratiannelles font celles le long defquelles | la propa= gation de l'aétion n'éprouve aucune autre altération a que celle qui réfulte de la loï de proportionnalité ; inverfe, avec les quarrés des 2 diflances. Les diflances vraies font celles où cette propagati ion eft modifiée Ba l'ation du milieu. On conçoit fans doute qu'une Lurface égale à à une autre , mais cinq fois pres éloignée au Corps. Jumineux, eff vingt-cinq a. moins éclairée, On conçoit égale ment qu'une autre furface encore égale, mais huic fois plus élaiguée que Ja premiere , reçoit -quatre fois moins de lumiere fus ] ie D à LE à fumiere que cette premiere furface. Ces ds s & 8 fonties diftances rationelles dont les quarrés 25 &° 6% font en raifon inverfe des effets produits a ces diftinces. Mais fi quelques brouil- fards répandus dans fair, où quelqu’autre vapeur obfcureifloit l'éclat de Ja flamme de la chandelle, n'eftil pas évident qu'il faudroit rapprocher Les furfaces pour qu'elles fuffent éclairées avec le même dégré de force que précédemment. Les diflances où elles feront alors placées , feront Les diftances vraies. La famme d’une chandelle que l'on appercçoit d’une lieue de diftance . lorf- que l’air eft pur , ne fera pas appercue à deux-cents pas, lorfque Pair eft très-chargeé de brouillards, même foit confidérée comme étant égalèment brillante. Les dif tances où deux furfaces feroient également illuminées dans les deux cas , doivent donc être & font véritablement différentes ; de-fà la diftin‘tion fondée de diftances rationelles & de diftances vraies. EXAMEN. RÉPONSES D'après cette propofition fon- damentale , il déduit la loi de - Képler ainfi : quoique [a flamme en elle- » La propoñtion fondamen- tale, dit-il, donne donc F:f FTRRe —: Cette formule eft fondée fur fa propofition qui elt faufle : ce qui eft dautant plus évident, parce que les principes de la Abnique donnent une for- müle entièrement différente, Tome Y. La propoñtion fondamen- tale établit que les effets pro- duits par une force qui agit de tous côtés à [a fois, font en raifon inveffe des quarrés des diftances. Les forces qui produi- fent les effets que l'on compare font repréfentés par F& f, les diftances par R & r , la propor- D dass 24 école née és dettes assdspio éritéeniie verts Tahoe C7 R E P O N + À % tion des effets aux diftances, (&, dans l'exemple préfent, cef le désré de force d'illumination des deux furfaces ), eft donc évidemment F:f::r r* : R°. La propoftion que PAnonyme atta- que eft donc de la vérité la plus certaine & la plus claire. Elle eft es alsébrique de cette propofition : les forces ont entre elles l1 même raifon que laraifon inverfe des quarres des sas EXAMEN. F & - figniflent les ee ref ectives ui meuvent les q points de l’orbe. Soit 4 Le point de l'orbe auquel appartient | {a force F ; & a le point de lorbe auquel appartient la force . R eft fa diftance du point À, centre ( qui eft ici Le centre ds foleil S) r celle du point a. Il eft évident, par Îes principes de la Mécanique , qu étant don- ñ < à née une viteflé angulaire quel- conque , la virefle abfolue du point 4 fera exprimée par AR, & celle du poine a par ar. Mais, pour avoir le moment de la force F & f, il faut encore mul- tiplier par les rayons; ce qui es RÉPONSES c ht une vérité ue en Mécanique ; due. lorfque les viteffles-abfolues font comme les diftances ; alors Ÿ:v :: R:r. Mais les Auteurs de la Phyfique - du Monde ont-ils donc écrit qu chofe qui {oit contraire à cette vérité > Non très-afluré E= ment. Ont-ils parlé des vitefles. angulaires : les ont-ils confidé- rées > ont-ils dû les confidérer ? > Non, très- afirmativement en- core. L'obicétion que lAno- nyme tre dé cette. propoñtes porte done abfolument à faux. Que vouloient -ils établir». C'étoit {a ner de Vinten fité de la force à différentes dif. A se] EXAMEN. donne FAR: & far pour le moment de la force : par conféquent F: f::4><R:: art, & non pas [a proportion inverfe, comme cet Auteur le prétend, Après avoir donné fa formule F:f::1r:R'i continueainf: RÉPDESE tances du corps central dont elle AL : : . L4 K émane , & ils ont prouvé très- clairement , p. 11 &° 12, que les différens efforts de la même _puiffance à différentes diflances étoient entreux en fraifon in- verfe des quarrés des diftances; » Ceux qui ont traité des » forces centrales, ont démon- » tré que les forces F & f font » aufli entrelles comme les. » quarrés des vitefles de ces » orbes divifés par les rayons : ea »onadoncF fi — —. l'expreffion F': f :: r2: Ri n'eft que [a traduction de cetre propo- fition en fangage algébrique. - Les forces qui meuvent les: orbes fuivant {a dire@ion de la tangente ,-ne peuvent être que l'effet des forces propagées . le long des rayons; elles doivent : donc être proportionnées à ces forces normales ou perpendicu- laires. Les Auteurs ont donc pu, ils ont dû employer dans leurs calculs les expreflions des forces normales pour les expreflions des forces tangentielles , d'autant plus que dans tout ceci, il ne s'agit que de proportionnalité. Après avoir prouvé de [a maniere la plus évidente que Îles Auteurs de la Phyfique du Monde ne font point tombés dans l'erreur que leur reproche ici l’Anonyme; 1l nous refte à faire connoîtré en quoi confifte celle qui a égaré ce critique. Cette erreur frappante, c’eft d’avoir raifonné d'après l’hypo- tefe que la maffe du tourbillon folaire rournoit tout d’une pièce, d’un mouvement commun, & comme un corps folide, d'où l'Anonyme a conclu, avec raifon , que les vitefles angulaires D ï ts R L<P: oO NS TT + aSr, ASR étoient égales: mais les Auteurs ont prouvé que dans le tourbillon d’un fluide agité par un moteur central, toutne tournoit pas d'une pièce, d'un mouvement commun & comme un Corps folide ; alors Les vitefles angulaires ne font pas égales : donc le raifonnement du critique porte abfolument à faux. EXAMEN. La force F poule fe point. fuivant la direction de la tan- gente, & neft point une force centrale ; car la force centrale poufie le point précifément fui- vané une direction perpendicu-. faire fur la tangente. Je -de- mandeà tous Les Mathématiciens du monde, £ un point d'un orbe quelconque qui i fe tourne par une force quelconque, peut fe mouvoir autrement que fuivant la dire&tion de là tangènte Ge la force appelée F qui doit mou- voir l’orbe, peut pouffer autre- ment le point de l'orbe que faivant la direion de la tan- gente ? REPONSES. “Selon Le critique, la force qui poule le point felon la direc- tion de [a tangente , n eft point. une force centrale. Il nie donc: que cette force vient du Soleil. qüe cette force Cependant : vienne du Soleil, cet fa pre- -miere donnée 5 © ef {a bâfe fon-. damenrale de. la 7 se c'eft une vérité très - parfaite & contre. - on ne pourroit. revenir 4 LE ment démontrée , quen niant que. le Soleil tourne: ce qui n'eft guères plus. facile. que de nier qu'il nous éclaire. Mais fAnonyme penferoir-if : que-.les forces centrales appar- : tiennent au centre, en tarcquik. cft le point central des révolu- tions > En ce-cas , il feroit diréc: - F 29 j LE À? OO dE tement en contradiction avec Newton. Ce grand Géometre , fon maître & le nôtre, a fouvent répété quil ne Ssppaor aucun pouvoir dans les centres : entr autres endroits où il répète cette aflertion, voici comme il sexplique, liv. premier, définition huitieme. JE N'ATTRIBUE POINT DES FORCES VÉRITABLES ET PHY- SIQUES A CES CENTRES QUI SONT DES POINTS MATHÉMATIQUES. L'Anonyme ajoûte, la force centrale poufle le point fuivant une direction perpendiculaire à la tangente , cefta-dire dans le fens du rayon , & pour éloigner ce point du centre : mais félon plufieurs Phyficiens, fans doute auf, felon l'Anonyme, certe force centrale agit pour attirer ce même point vers le centre. Voilà donc une ice unique qui agit à là fois & felon le même rayon , dans deux directions oppofées, qui, par la même ligne, attire & répoufle Le même corps; or certainement ceci eft incon- cevable, & ce nef pas là le feul ne de ce dogme méta- Pie Selon les Auteurs de la Pyfique du Monde les forces F & f font les forces tranfverfales aux rayons R & r, ce font Les forces qui meuvent les orbes placés à ces diftances du corps central, qui eft le Soleil. Or comme ces forces émanent d'un moteur central, & non pas d’un centre, elles ne peuvent parvenir à l’orbe où elles agiffent fans s’affoiblir à mefure que la diftance augmente, & comme la force du moteur central fe propage de tous côtés à la fois, ainfi que la lumiere d’un flambeau , autour de ce flam- beau, delà naît léur proportionnalité inverfe aux quarres des diftances. Le calcul des Auteurs de la Phyfique du Monde , p. 12 &:fuivantes dé lai feconde Partie. Ctant-fondé fur cette HAE F i 4 1 h ; ‘à a # : î # 3.4 AR el LOT {1 } : 4 ' PAR 41 qi 5 4 an ; Lie {1 oi) RRELNSE proportionnalité inverfe que l’on ne peut pas contefter , eft done néceflairement & évidemment jufte. | Quant à la queftion que l’Anonyme propofe à tous les Mathe- maticiens du monde, tous [ui répondront aflurément qu'ils ne l'entendent pas; car , fila force quelconque qui pouffe le point de l’orbe drondee dans la direction de la tangente, produit: fon effet, ce point avancera indubitablement le long de cette tangente , & alors l'orbe fera détruit , il ny aura cs de mou- vement basis - puifque ces des points de cet orbe fuivra la diretion des rangentes où il fera placé 5 ils fe fépare- ront donc les uns des autres. Tous les Mathématiciens favent , &- perfonne n’en a jamais douté, qu'un corps follicité à fe mou- voir par une force unique, ne peut fe mouvoir que dans la ligne droite , qui eft la direction de cette force. Les Mathéma- | ticiens ont démontré que le mouvement en ligne courbe, le: mouvement dans une ligne circulaire ne peut être produit par une force unique qu ii ef néceffairement l'effet de l’ation de deux forces qui aviffent à à Ja fois fur le mobile, qu'en vertu de ces deux forces ce mobile parcourt à chaque inftant la diago- nale d'un paralléfogramme formé fur la direction de ces deux- forces , que la fuite de ces diagonales eft la courbe que le corps décrit dans l'efpace & que jamais ce corps ne parcourt une feule des tangentes, tant petite foit-elle. Voilà ce que favent tous ceux. qui ont les premiers élémens de la Géométrie ; mais les plus profonds Mathématiciens ne favent pas répondre à une queftion auf vaguement & auf obfcurément pofée , fans la traduire: alors fa folution peut, comme on vient de le voir, être mife a” la portée de cout Le monde. : Pan Ta T RE PO NS IE &, Cet art infidieux d'embarraffer, d’obfcurcir des queftions , de -donner [a torture à des propofitions vraies en elles-mêmes, pour en faire des applications caprieufes, & d'envelopper tout cela de ténebres qui reffemblent, en quelque maniere , à des profondeurs {cientifiques ; cetart, dis-je , n’a été que trop fouvent employé par CEUX qui ont voulu toujours écrire la Phyfique en caracteres alge- briques. Abus dont M. Bailli de l’Académie des Sciences à fenti tout le danger, lors qu'il a dit: « la Géométrie confidérée comme fcience de l'étendue & du mouvement, eft dépouillée de touresles aûtres circonftances phyfques; elle eft purement intellectuelle, & l'ouvrage de l'efprit qui a établi cette exactitude fur les abftra- tons, exactitude qui n’a plus lieu , rigoureufement parlant, dès qu'en appliquant la Géométrie à la Phyfique , on la fait fortir de l'imagination de l’homme pour la raprocher de [a nature. (Voy. Aftronomie ancienne » , difc. prélim. pag. 7.) EXAMEN. La formule Fe une formule neuvwtonienne, fondée fur les loix de l'attration qui donnent cette formule pour les forces centrales ou normales : & noû pas pour Les forces qui font mouvoir l’orbe. La force centrale ne fait pas mouvoir l'orbe ; elle retient le point dans fon orbite, Mais la force KE PONSES Fa L7 PT 6 4 5 r La proportion F SE ou la formule F — — eft tout à fait indépendante de l’attrac- tion. Huyghens, qui ne croyoit pas à l'attradtion , avoit décou- vert cette propofition , que es. forces centrales font en raifon des quarrés des vitefles divifés par les rayons, & le Marquis de . l'Hôpital la démontrée ; ainf cé ibid 5 a La ant ie dd RAM TILL S Son Ed mo dre tdi LCR rade "T321 REPONSES EXAMEN. qui fait mouvoir lorbe , & que l’Auteur appelle F, eft celle qui agit fuivant. la direction de la tangente. Il ny à quun feul cas à excepter, où la force F peut défigner [a force tangentielle ou centrifuge ; c'eft quand l’or- bite de [a planete eft un cercle parfait, ce qui n'exifte Pere alors la force centrifuge , étant. égale à la force centrale ou normale , peut sexprimer par F=—; dans tout autre cas la $ P> nul F = ne peut fervir que pour {a force centrale. Vo- vez tous les: Auteurs qui ont traité des forces centrales , & cette formule n’eft point fondée fur les loix de lattration. Elle n'elt pas devenue Neutonienne, parce que Newton en a fait ufage , les Aureurs de la Phy=. fique du monde ont eu droit de l’employer , quoiqu'ils rejettent l'attraction. is ne font donc point en contradiction en adop- tant cette formule , ils fe réfe- rent pour fa démonitration à Huyghens, à l'Hôpital, & aux différens Traités de Mécanique, où elle fe trouve, fans que les Auteurs de ces Traités aient. invoque l’hypochefe de l'attraçs tion. | tous les Traités elémentaires d’ Aftronomie. : Pour voir céci de la maniere la plus évidente , on n'a qu'à fe fouvenir qu'en défignant par F la force centrale, la loi d’at- M traction en raifon quarrée inverfe de la diflance, donne *, , où M défigne la mafle , & R la diftance. Mais, parce que Auteur rejette lagreios j il ne peut adopter cette formule fans € con tradition manifefte, Donc ; f3:1 EXAMEN. Donc, fuivantles principes de l'Auteur , la force qu'il appelle Æ, & qui doit mouvoir l’orbe, ne peut pas être exprimée autre- ment que par ÂAX<R, fignifie le point ou la mafle de D planete, & R la diftance au centre du Soleil. Il s’agit donc atuellement de déterminer, fuivant les prin- cipes de lAuteur, la proportion des temps. employés par les pla- netes pour parcourir leurs or- bites; ce qui neft que trop facile. Soient F & v les vitefles refpectives des deux planetes ; T & r les temps périodiques à trouver ; Æ & e les efpaces à parcourir : Ces cfpaces font des arcs de cercle compris dans l’an- gle qui exprime la vireffe angu- lire. Or, les efpaces à parcou- tir “étant proportionnels aux viteffes , nous avons E : e: Res : ARS par conféquent _ eV—ESar=e<ÂR Mais où À RÉPONSES. 2 Suivant les principes des Au- teurs , principes a ne leur font pas particuliers, comme l'Anonyme femble vouloir fin- finuer ; ils-ont dû, comme nous venons de le prouver ci-deflus, Croire toices 1 KT, - qui meuvent les orbes par l'ex- prefion des forces centrales, dont ‘elles tirent leur origine; puifque ces forces leur font proporftionnelles , Fe qu'il ne s'agit ici que de proportionna- lité. Or les forces centrales font ts u? exprimées par _ Here n'ont pas dû employer l'expref- fion AR, parce qu'iln'y a point là de planète ; & qu'ils ne confiderent dans cetté propof- tion que la diftance des orbes au centre du tourbillô®, centre ou le Soleil eft placé l'ainfi tout ce calcul eft en pure perte ; il ne prouve rien contre Îles Aus ‘teurs Critiques. #27 les temps étant comme les efpaces divifés par les vicefles ( Boflut ÎT part. ch. IT, Tome F, art, 353 ), nous avons T': 5: EKar : ce AR: E C4] ER A M EE N. Mais, à caufe de Exar=e< AR, nous avons Tr; c'efti- dire que, fuivant ces principes, toutes les planetes parcourent leurs orbites en temps égaux. Ce qui d’ailleurs eft évident ; car, dans rout orbe qui fe meut autour dun point quelconques, : tous les points de l'orbe confervent par-tout la même vitefle ançgu- laire. 2 V4 RTS Le calcul de cet Auteur eft donc fondé fur deux formules : lune, qui eft de fon invention, eft contraire à tous les prin- cipes ; l’autre eft une formule neWtonienne, fondée précifé- ment fur [’ … & par con- féq u ent contraire aux principes de cet Auteur. Le réfultat de ce calecubk, qui doit être la loi de Képler, ef donc contraire aux principes de l’Auteur ; car, en fuivant Îles principes de lAu- teur ce calcul donne des réful- tats entierement différens de ceux de Képler, REPONSES Le calcul des Auteurs eft fondé fur les deux re PF FRET. fe La premiere eft p. . de l a des planches , & dans cet écrit,p. 20 & fuiv. La feconde _ très - indépendante de lattration, eft démontrée dans plufeurs Traités de Méca- nique. Él auroit fallu prouver que les Auteurs fe font trompes dans leurs calculs & dans les fubfti- tutions , p. 12, & 143:0r cet ce que l’on na point fair. La conchHo 1: F::R 7. a - laquelle ils parviennent par ces fubftitutions , eft donc une con- clufion très - juite : il n° ya donc point de- -paralogifme dans leur démonftration. - ee EXAMEN, REPONSES, V* PROPOSITION, Y° PROPOSITION. Le mouvement imprimé au fluide par l'équateur eft plus rapide que le mouvement imprimé à ce même fluide paraucun autre cercle du Soleil pris entre [on équateur & fes pôles ; cette plus grande viteffe du fluide déférent dans le plan de lé- quateur du Soleil , détermine les planetes à fe porter vers de plan. : « Voilà pourquoi Les pla- Que le Soleil en tournant > netes tournent toutés dans fur fon axe ne puiffle pas faire une bande ou zone très- circuler Le fluide dans lequelil » étroite, & prefque dans un tourne, c’éft une affertion que » mème plan qui differe peu de nons avons fufifamment com- celui de l'équateur du So-- battue par les faits & par Le rai- >» leil». - fonnement. Nous nous permet- Cette propoñition renferme trons feulement deremettre fous deux erreurs qu'il faut faire’ les yeux des Lecteurs Le para- connoître féparément. . -dogifme qui a fi fouvent égaré D'abord le Soleil tournant le critique. Il dit, quand uIL fur lui - même,-ne peut pas.corps. fphérique: placé dans un faire tourner le fluide-en quêf- fluide, tourne AVEC CE FLUIDE tion comme on l’a déjà dit.-aurour de fon axe, la viteffe Fr 2 LS É 36 7 2 XAME NA Mais ; fuppofons pour uñ mo- ment que ce fluide tourne avec le foleil par une caufe quelcon- que ; & voyons fi alors la propo- fition feroit admiffible. 1°. Quand un corps fphéri- que quelconque, dont les par- - ticules n'exercentaucune attrac- tion entrelles en raifon quel- . DANS ce fluide, conque de [a diftance, ( ear on met ici La loi d'attraction de côté ) placé dans ur fluide quel- conque , tourne avec ce fluide ‘anoulaire‘eft par-tout La même mais {a vitetfe abfoluede chacun: - des points de la furface du corps, :& dé chaque de fluide , eft nn. ee à [a diftance du point à Pare: CG "eft un principe “de Mécanique des plus connus. La vitefle d’un point quel- - donc Fe de {à poftion , — mouvement propre ar REPONSES. angulaire eft par-tout la même ; mais la viteffe abfolue de chaque point de la furface dece corps & de chaque point du fluide eft propor- tionnelle à la diftance à l'axe : mais les Auteurs de la Phyfique du Monde n’ont pas dir que le . Soleil tourne AvEc le fluide, ils ont dit. que le Soleil tourne ce qui eft très- différent , comme nous Pavons fufifamment prouvé. Or le Cri- tique -oppofe à ceux. qui ont dit “autour de fon axe ; la vitefle que lésSoleil tourne par fon u le Soleil tourne avec ce fluide d'un Mouvement Commun + à toute la mañle confidérée comme - fofide : il eft donc évident que conque du fluide ne dépend ee le Critique à fait le paralogifme le ee carattérifé. Se rapport a à Équateur de ce> corps a .— ; Maïs uniquement de fa diftance à l'axe. Suppofons - deux planeres, l'une placée dans. & .. virer des points de La furface d'un globe qui fon fitués vers fon équateur.eft in- milien d'un fluide, & fait circuler TO _Huide autour de lui, des. raifon- nemenstirés de l hypothefe Ce 2 EXAMEN. le plan de l’équateur, l'autre dans un plan parallele qui tra- -verfe Le Soleil tout près de l’un des pôles. Il eft évident que, Âices deux planetes fe trouvent à des diftances égales de l'axe, elles feront emportées par le fluide avec des vitefles égales. IL eft donc faux , ce que lAuteur dit, | ment imprimé au fluide par l'équateur eft plus rapide que celui qui [ui eft imprimé par que Je mouve- un autre cercle du Soleil plus | près des. pôles : car le mouve- ment du fluide eft également rapide à égales diftances de Paxe, & [a vitefle d'un point quelconque du fluide, ne dé- -pend point de fa fituation par “rapport à l'équateur ; ell& dé- pend de fa diftance à l’axe. Voilà {a premiere erreur. trent, dans le fait dont il s’agit, REPONSES. conteftablement plusgrande que celle des points qui font plus près des pôles, & cela, comme le dit Le Critique, parce que ces points font plus éloignés de laxe de rotation. Or à une plus grande vicefle répond une plus grande force : une plus grande force doit imprimer une action plus puiflante ; il doit donc, en réfulter un plus grand mouve- ment dans les molécules de Péther frappées par les parties équatoriales du Soleil; que dans Les molécules frappées par les parties de la furface de cet aftre qui font plus près des pôles, Donc, fi Le fluide exifte, comme l’Anonyme à commencé par l'accorder, s'il circule autour du moteur central, “comme le raifonnement & les faits les Le avérés te démon- les molécules rencontfées par la région équatoriale du Soleit doivent fe mouvoir avec plus de ee que celles qui répondent aux autres régions de cet aftre. Ces premieres molé- “cules , celles du premier orbe commuñiqueront leurs mouvemens grande. On vient de faire voir _plus grande qu’elle eft ailleurs. Mais, fuppofons pour un mo- placées dans le plan de l'équa- [38] BR É PO NS Es à celle du fecond orbe , & ainfi de fuite , coïme l'ont expliqué les Auteurs, & comme nous l'avons expofe plus haut. Les pré- ceflions d'orbes & de zones qu'ils ont établies, auront donc néceflairement lieu. Il n’eft donc pas faux ; il eft, au contraire, très-démontré que le mouvement imprimé au fluide par l'équa- teur du Soleil, eft plus rapide que celui qui eft imprimé par un autre cercle du Soleil plus près des pôles. _ Mais voilà ce qui feroit manifeftement inadmifible , ce feroit qu'une plus grande force ne produifit pas un plus grand effet, L Anonyme reconnoït que les parties du Soleil ; voifines de l'équateur, ont plus de viteffe que celles des autres points de fa _furface. Or, à plus de vitefle répond plus de force, il faut donc que l’'Anonyme perfifte à nier contre l'évidence du raifonnement &.contre celle des faits, qu'un moteur central puiffe agiter un fluide ; ou qu’il convienne que la propoñirion des Auteurs ef. de toute vérité. EXAMEN REPONSES … 2°. L'Auteur dit que les pla- Ici l’'Anonyme ; en répétant. : netes doivent Je Porter vers le laflertion fi victorieufement dé plan de l'équateur, parce que la truite fur l'égalité de virefe. viteffe du fluide y €ft la plus du fluide vers l'équateur du tourbillon , veut bien fuppofer que la vitefle du fluide n’y eft pas «cette inévalité ; alors il confi- dere toutes les planetes comme ment qu'elle Le foic, & voyons teur folaire , &. il dit que dans pe FT EXAMEN. fi alors cette feconde partie de la propofition peut fubfifter. Toutes ces planetes font _fituées , : 1°. Ou dans le plan de Pé- q uateur ; 2°, Ou hors du plan de lé- quiteur : . 3°. Ou les uns dans le plan, & les autres hors du plan de l'équateur. Dans le premier cas, ces pla- netes fe meuvent avec des viref. fes proportionnelles à leur dif- tance à l'axe du globe folaire , & fuivant la direction de [a tan- gente du point de leurs orbites où elles fe trouvent dans cha- que moment : il ny à donc aucune raifon qui puiffle les faire changer de direion. planète la plus voifine du Solei roit {le plus lentement RERORSE NX, ce cas ces planctes fe meuvenr avec des vitefles proportion nelles à leur diftance du Soleil, comme il l’avoit déjà dit dans Le quatrieme a-linea de fes obfer- vations fur cette cinquieme pro- pofition, & ce qui feroit con- forme à l’hypothefe que le tour- billon fe meut tout d’une piece ; mais alors les planetes fupé- rieures devroient donc fe mou- voir plus vite queles inférieures. Saturne devroit fe mouvoir avec beaucoup plus de viteffe que Jupiter, parce que fa diftance eft beaucouq plus grande : de même Jupiter, & fucceflivement toutes les autres planètes, de- vroient fe mouvoir avec beau- coup plus de viteffle que les planètes qui. leur font inférieu- res ; en forte que Mercure , la l, feroit celle qui fe mouve- or le contraire - étant parfaitement certain & n'étant ignoré de perfomne, pas même de l’Anonyme , il eft évident que fon énonciation , Les planètes Je meuvent avec des viteffes proportionnelles à leur tance à l'axe du globe . La . È : . . Jolaire ; eft üne erreur manifefte, un vrai paralogifme. Mais : C4 1 R ES À © N à ES de ce que Les planètes les plus éloignées du Soleil fe meuvent avec moins de vicefle que celles qui font plus pe de cetaftre ne doit-on pas au contraire conclurre qu elles recoivent de fui, mediatement , mouvement, Jumiere qui les éclaire, EXAMEN. Prenons le dernier cas , & uppofons deux planetes placées à des diftances quelconques de Jaxe, lune dans le plan de l'équateur, l'autre dans un autre plan parallele à celui.de léqua- teur. L'Auteur dit que {a der: niere doit fe porter vers le plan de l'équateur, parce que fe mouvement y €ft plus rapide, Je demande à tous les Ma- thématiciens du monde, fi, étant donnés deux corps fe mou- vans avec des vitefles différentes dans deux plans paralleles ; la. yiteffe de l'un peut changer la direction de l'autre? La viteffe & la direction font abfolument hétérogenes, & la vicefle d’un par le fluide éthéré , comme il eft certain qu elles en reçoivent la autre. la force qui les mer en BRILPONSES L'Anonyme s’adreffe encore les Mathémarciens du monde; Il leur demande encore fi la vitefle d’un corps peut changer la direction d’un les Mathémati & les Auteurs de R Phyfique du Monde lui répon- gent que la vitefle de lun ne à tous Tous ciens # 2 [ai EXAMEN. corps ne peut pas changer {a direction d’un autre. Dans le fecond cas Face même chofe comme dans le premier. Toutes ces planetes fe trouvent dans dés plansparalle- Jes à celui de l'équateur ; & * 1 n'y à aucune raifon qui puifle les faire changer de direction. Voila la féconde erteur. L’Auteur cite un exemple pour prouver fa chefe. Il dit, page 2 68 : « Jettez dans un fleuve dif- » férens corps de poids & de » volume différens ; tous fe di- VU 12 rigeront bientôt vers le fil de » l'eau. Ge fil de l’eau c’eft le lieu de la plus grande virefle » du fleuve; il repréfente donc 2 v » ici là zone qui répond à l’é- » quateur du Soleil ; les corps » qui flottent repréfentenc les » planetes : les planetes doivent » donc tendre toutes vers cet » équate tour; & fi Dieu en créoit » de nout fe ie 4e 7 Tome F, REPONSES. -peutrien pour changer la vitefle & la direction de autre , s'ils fe meuvént dans le.vuide ; mais que ss ces corps font plongés dansun à fluide qui foit leur défé- rent commun , ce fluide modi- fiera la direétion de ces corps en ramenant cette direction par- ticuliere vers celle du fluide. Ces Mathématiciens ajouteront , que la vitefle particuliere de ces mobiles fera encor modifiée par celle du fluide, & que fi ces corps agiflent auf l’un fur l'autte, de quelque maniere que ce foit, le mouvement de l’un fera de par celui de l'autre, & réciproquement; re quoi 1 y auroit des forces fans effet, ce qui eft auf inconcevablé que des effets fans caufe. Les Mathématiciens ajoute- ront encore, que pour fimpli- fier de médi- tations, ils font fouvent abf- traétion des qualités fenfibles des Corps, fouvent abftrattion Fobiet leurs des milreux dans lefquels ces F Lei Fr E P 0 es de corps font plongés. Ils favent ie Phyfique fes réfultats de | leurs calcuis doivent être corrigés pour faire ser les calculés avec Fo ervauon, E X* A M E N. I! eft tout fimple que l'eau ‘du Aeuve doit fe porter vers le milieu , parce que tous les fleuves du monde ont une pente qui diminue vers fe rivage & qui augmente vers Le milieu. L'eau doit donc fe porter vers le milieu du fleuve, fuivant Îles loix du mouvementde toutcorps pefant fur un plan incliné. | Cetexemple n'eft Êse applica- ble au cas propoié, oùiln yaau- cune pente, ‘aucun plan incliné, aucune pefanteur à à confidérer. porter vers les rives. C’eft de . du mouvement de defcente de REPONSES L'Anonyme fe trompe en- core ici d'une manierebienextra- ordinaire ; il attribue l'accellion des corps flottans vers la ligne, de plus crande vitefle de l'eau, : | aux loix du mouvement de tout - corps pefant fur un planincliné; mais ici ceft précifément & abfolument Îe contraire ; per fonne n'ignore que la furface de tous les fleuves eft plus elez vée vers le milieu de leur lar geur que près des bords. Les … corps flottans devroient donc, d'après fon raifonnement, {e_ felon l’Anonyme, par Les F. TOUL corps Ru fur un. plan incliné , que Fes corps flottans montent vers la ligne {a ne élevée de la furface du fleuve ? Le fond du fleuve à à la vérité incliné — des deux côtés vers Le milieu ; mais la furface de l’eau, fur laquelle lottent les corps, eft inclinée en fens contraire. L’Auteur a donc conclu d’un principe vrai, tiré des loix du mouvement des corps pefans fur un plan incliné, précifément le contraire de ce quil devoir conclure. Ces parologifmes lui échappent quelquefois. rer 2e EXAMEN. VI. PROPOSITION. Les planetes ne fuivent pas la ligne de la plus grande viteffe du fluide , parce qu'elles : éprouvent des aëions latéra- les ; ces a&ions réfultent des vibrations de l’éther à l’état de les planetes répercutent les unes fur les autres, lumiere : vibrations que « Voila pourquoi que les or- » bites font obliques à l’équa- > teur du Soleil. De-là naît auffi » Ja forme elliptique de ces orbf. » tes, Cette forme elliptique eft A Ù » une fuite néceflaire du pañlage » fuccefif des planètes par » différens orbes ou tourbillons » folaires qui ont différentes » vitefles », Joignons + la propofñtion fuivantée, Cet REPONSES. VI. PROPOSITION, C'eft parce que [es planetes éprouvent des actions latérales quelles ne fuivent pas la plus grande vitefle du fluide , ainf que les Auteurs l'ont très-clai- EE pag. Partie. Voili pour rement expliqué, 2691 quoi Îles plans des orbites font obliques à l'équateur du tour- billon folaïre , comme ces Au- teurs lonrencor expliqué T. T°, I Partie p. 100 & fui. où ils ont également prouvé cofüment fe formoe lePpeees de ces orbites. ee forme élliptique eft ine fuite néceüire du paflage fuccefñif des plantes par idifférens ofDes du tourbillon folaire, E-2 EE (= Eds À * re El ya vifiblement faute d’impreffion dans la derniere phrâfe citée par l'Auteur , & cette faute eft àla vérité dans l'ouvrage critiqué. Au lieu des tourbillons folaires, il fauc lire du tourbillon folaire; car le tourbillon n'eft pas compofe de tourbillons, mais d’orbes, comme les orbes font eux-mêmes compofés de zones, ainfi que. les Auteurs l'ont expliqué pag. 41 & fuivantes de la FI°. Partie. Les Auteurs aflignent donc pour caufe de l'éllipticité des orbites , l’a@tion des planetes fupérieures fur les inférieures. Voy. : p.190 & fuivantes de l'explication des Planches. Ils déduifenc de cette action le mouvement progreflif de la ligné des apfides felon l'ordre des fignes. — OX 4 À FE VII PROPOSITION. VII PROPOSITION, Les planetes emportées par le: tourbillon général, & coupant à obliquement ; dans chacune —_ : de leurs révolutions, le plan | de l'équateur folaire, doi- vent donc décrire des ellipfes autour du Soleil; elles en pallent donc à des diflances - différentes. De ces diftances , celle qui eft la moindre s'ap= pelle la diflance périhélie ; a celle qui eff la plus grande. | 2 à s'appelle aphélie. _— Lu ee SA … æ Voili pourquoi.les planètes ont une marche plusrapidea, » Îeur périhélie », a L DER 2 Cas ] ÉSX 4 M EN .Ges deux propoftions font contraires À la nature des ellipfes. … Soit $ le Soleil; EQ l'équateur du Soleil; ! ah un cercle du Soleil dans un plan parallele à celui de l'équateur; Pune pla- nete dans le plan de l’équateur ; PP’ une partie de fon orbite ; p. une autre planete ; PP. une partie de fon orbite , qui Re l'orbite de la planete. P aupoint P. Il: sagit de —_— fi, d'après les. conditions que lPAuteur propofe:, a planete p peut décrire une eflipfe. . Or, voici fes conditions: 1°. S eft un fphéroïde applati vers les pole ;- le. tourbillon 7 eft un tourbillon fphé- roïdé. 2°. La planete P eft portée. parda rapidité du mouve- ment fur Féquaieues vers le. plan de l'équateur & de l'orbite : de a planete P. 3°. Après être. arrivée dans:le plan de léqua- teur au point P, elle doic fortir de ce plan, &:defcendre comme elle eft montée. 4°. En pafflant d’un plan à l'autre, elle traverfe : diférens orbes du tourbillon, dont la rotation , he ou moins rapide, doit accélérer ou retarder fon mouvement à propor- tion de fa diftance à l'équateur. 5°. Les planetes répercutent les vibrations de l’éther , l’une _ l'autre; & cette répercufion® agit en raifon quarrée inverfe de la diftance des deux planètes! & accélere & retarde alternativement leur viteffe: L'Auteur admet que les deux orbites fe coupent en deux points oppolés : ce font donc ce qu on appelle deux grands cer- cles. L’Auteur veut que l’un de ces deux-cercles, ou l’un & au tre, dégénerent en ellipfes. Il fufic non la méprise en eux mots. | ia Ca] EXAMEN. - Si l'on projette fur la furface du fphéroïde S, la courbe que décrit la planete p, on auraune ligne courbe marquée par ac. Il cit évident que la courbe , tra- cée autour du tourbillon folaire eft précifément Ja même que la courbe ac , projetrée fur la fur- fice du Séleis car le Soleil doit être un. fphéroïde ; ; & le tourbillon folaire , un tourbillon RÉPONSES Un fphéroïde elliptique for- mé par ellipfe fur fon petit [a révolution d’une axe a tous + méridiens cilip- tiques & tous fes paralleles cir-. culares ; un tel folide coupé par un plan oblique à fon l'axe, il produit un cercle. . axe. produit une elkpfe : ce “par un plan perpendiculaire 4 4 fphéroïde. L'orbite de [a planète p eft doncla — qui réfulte : de l'interfeétion du plan de: lorbite avec le. Soleil. Or, demande à tous les Mathématiciens du monde He hier edio F dun plon quelconque, avec uit corps Jphéroïde, . urie ellipfe? L = L'ellipfe eft ne fection co- nique , renfermée dans l’équa- tion XV bx xx : a*, Dès que les fapports néceflaires pour former cette équation, ne fe. IIOUVONE pas , il. ny à point. Fer Là différente vitele d'une planète dans. fon. orbite! : herend pas fon orbite e elliptique, * nommant } ch paramètre ; & a je grand EXC, Se _ La différente vitefe d'une planete dans fon orbite nerend pas , felon le Critique , fon or Je biteelliprique. Qui pourra croire” . que one h € AVOÏE pas pré- fent à l’efprit PAftronomie de M de Lalande? comment eft-il” :poffible de il ne fe foie pas rap : 2 'UMR per quil yeft dit no de | Ja vireffe de la. planete eft. plus” pésite que celle qui feroir néeefs a 3 à REPONSES ‘faire pour lui faire parcourir un cercle , cette planète [e rappro- chera du Soleil, la force centrale prenant le deffus. Noilà donc bien Pellipticité de l'orbite un effet néceffaire de a variation de fa viteffe , & voilà le critique évidemment en contradidion avec M. de Lalande (1). EXAMEN - REPONSES VIII. PROPOSITION. VIII. PROPOSITION, Le mouvement de vibration de l’éther a l’état de lumiere, | exerce fur les corps planétai: res une adion plus puiffante que le mouvement général de circulation de cet éther; ces actions ne font pas égales fur les différens points de l'hé- m1/phere éclairé de la planète, parce que cet hémifphere eff plongé dans des orbes inéga- lement diftans du Soleil. « Voilà pourquoi les planetes L’Anonyme dir que, fuivanr A . ‘ » tournent fur elles-mêmes, &. Les principes des Auteurs, la pla- » rouces dans le même fens ». nete reçoit deux impulfons , ‘ {t) M. de Lalande à été le Cenfeur de cet Ouvrage ; mais il na pas dû s'occuper des erreüts dont il eft rempli ; il fait que des erreurs-ne fônt pas un obitacié à Fimpreffion d’un Ouvrage, la EX AMEN, - Voilà certainèment la prôpo- ficion La: plus. révoltinte dans tout cet. Ouvrage. : L'Auteur donne fa démonftration fur douze pages | pab. 28520) qui fourmillent d'erreurs contre les premiers principes de la. Mécanique. > Le = Soir S le Soleil 5 P la pla nete ; PO une partie de l’or- bite au point P, perpendicu- laire fur le rayon du Soleil. Il eft évident que, fuivant les principes de cet Auteur, la planete recoit deux impulfons : l'une fuivant la tangente PT, par le tourbillon folaire ; l'autre, par les vibration du fluide émi- nemment élaftique, propagées du Soleil dans la direction nor- male SP. Il &ft donc évident que la planete doit décrire la diagonale Pd, fortir de fon or- bite & s échap ces céleftes. _. li eft inutile de dire que la Éomprefion du fluide éminem- mént faflique , peut la retenir per dans Les efpa- explication, D 700 71 difque éclairé par les directionss ST RÉPONSES À l'une fuivant ‘la tangeéñte de” l'orbite , par le fluide du tour billon folaire, & l’autre par [és + Ses = Re x TS ; vibrations de ce Auide, éminem-: ment élaftiqué , propagées par’ le Soleil dans [a DIRECTION NORMALE. Cela eft vrai à l'exception de la direction NORMALE que les Auteurs n'admettent pas; comme . cela eft prouvé par l'explication qu'ils ont donnée de la fig. de la planche III. Dans cette , On voit que l'égalité parfaite der forts fur les deux moitiés du perpendiculaires , loin d’être une 'caufe de rotation, feroit au contraire une caufe de perfés vérance dans le repos. Et immé= diatement après dans Pexplica- . tion de Ja fig. 9 de la mème planche , ils prouvent quel" rotation des planetes n'exifte. que parce que les vibrations fe. propagent par des lignes fpirales qui doivent glles-mêmes. leurs”? nn Ex 1 EXAMEN. dans l'orbite; car il faut admet- tre de deux cas l’un; ou la com- … preflion eft telle que la planète refte immobile , ou elle peut fe mouvoir. Dans le premier cas, la pla- nète ne peut pas avancer dans l'orbite. RÉPONSES exifence aux préceflions .des orbes intérieurs du tourbillon, f préceflions que les Auteurs ont crès-folidement établies, & que l'Anonyme doit admettre, puif- quil ne nie pas la rotation du Soleil, & qu'il ne peut plus nier le mouvement de circula- tion de l'éther avec des vitefles variables d'orbe en orbe ; l’hypothefe fur laquelle il fe fondoit pour nier ces vitefles variables , favoir que le Soleil fe mouvoit AVEC le tourbillon , au-lieu de fe mouvoir DANS Le tourbillon; que tout tournoit enfemble tout d’une pièce , cette hypothefe, dis-je, eft détruite de la maniere La plus évidente par le rai- fonnement, & par le fait. Si Anonyme eût [u avec attention l'explication que les Au« teurs qu'il critique fi févèrement, ont donnée de la planche IT, p. 61 & fuivantes, il ne leur auroit pas attribué l'opinion que l’action de vibration de l’éther fe propage par la diretion nor- male ou perpendiculaire , puifque dans les pages citées ci-deflus, ils la rejettent très-expreflément , & qu'en plufieurs endroits de eur ouvrage ils établiffent que cette propagation de vibration fe fait pat des lignes fpirales qui, du Soleil, à la furface duquel elles prennent leur origine, s'étendent dans tout Le tourbillon folaire, | Certains Soleils que font les Artificiers, offrent aux yeux, furtout lorfque ces Soleils tournent lentement, une image fen- fible de la maniere dont les Auteurs de la Phyfique du Monde Tome V. G [501 RERO NS ES concoivent que fe fait la propagation db lumiere. Les étins cles que jettent ces Soleils , font rangées fur autant de fpirales: . ifibles quil y a de bouches à feu autour de la machine tour: À nañte. Ces fpirales que décrivent les étincelles font évidemment : à l'effet des deux mouvemens de circulation & d’impulfion. Les Auteurs qui ont fouvent employé des . bien appro=. priées à l'objet qu'ils vouloient faire connoître, auroïent pu faire ufage de celle-ci qui nous paroït très-propre À faire entendre 2. comment la lumiere fe propage du Soleil jufqu'aux planetes. Or = cette propagation fe faifant inconteftablement par des LIGNES — SPIRALES , telles que les repréfente la fig. VI que nous avons ajoutée à fa planche de l'Anonyme , & non par des lignes NOR MALES OÙ perpendiculaites , comme il a plu au Critique de faire dire aux Auteurs, quoiqu'ils aient dit formellement le contraire ; il en réfulte qu'ils ont bien plane La caufe de la rotation des pentes. | CL ÉTIMER RÉPONSES. Di ond cas, elle de ajoûte. que le :{ doit fuivre x diredtion que les planete doit décrire la diagonale, * deux impulfions lui donnent: auf décrit-elle à chaque inftant. elle doit donc décrire - diago- des diagonales ; & la fuire de - HAE | - toutes ces diagonales , c'eft fon Cette diagonale era dite orbite ; ce qui eft démontré. en. : rémment ftuée , fuivant les dif- Géométrie: fa planete ne doit éréntes proportions que PAu- donc pas s'échapper dans es eur voudis admettre entre la efpaces célefkes. | _ 2 5 MP ST UP Nr OT ON TT ECC La. : EXAMEN. force de l'impulfion par fe tour- billon folaire & de l'impulfion que la planete reçoit par Île rayon folaire. Mais fa direction fera toujours la diagonale d'un parallélogramme Du par le RÉPONSES. Voyez Phyfique du Monde, T. IT, premiere Partie p. 305, pourquoi les planetes ne s'é- chappent pas, ne fe difperfent pas dans les efpaces céleftes. rayon prolongé & par la tangente PE;& telle fuppoñtion qu'on voudra admertre, la planete s’échappera toujours dans les efpaces céleftes. D’après le fyftème de cet Auteur, les planetes doivent donc abandonner le Soleil, & fe difperfer dans l'efpace. L'Auteur , après avoir Re Ja dgfarion de fa décou- #yerte , ajoûte : & Voilà donc ce e phénomene f imporant de fa rotation des ® . planetes, déduit d’une caufe phyfique & mécanique. Ilne » faut plus renvoyer cette rotation au nombre des cffets fans » çcaufe, comme on l’avoit fait jufqu'à à préfent », EXAMEN. Nous nexaminons pas fa caufe du mouvement, cela re- garde les Métaphyficens : mais les loix de la rotation & de la tranflation des planetes, font connuës & démontrées depuis long - temps. L'une & l’autre {ont l'effet d'uñné impulfion uni- que donc la force & la direction REPONSES L'Anonyme dit que les loix de lasrotation & de la tranfla- tion des planètes font connues & démontrées depuis long-remps : nous lui obferverons qu'il ne s'agit pas ici de la loi de ces deux phénoïmenes ; mais de fa caufe phyfique & véritablement effici- cente qui Les produit. Il nous G 2 _ Pal ERIUMEN. REPONSES {ont très-précifément détermi- auroit fait plaifir de nous citer minées, (fans égard a l'attraétion les Ouvrages où l’on trouve ou Re 2 depuis fi long-temps. ces dé- monftrations ; ce n’eft affuré- ee ment pas dans l'Affronomie de M. de Lalande, Ouvrage dans | lequel lAuteur a rapporté tout ce que Pop fait en Aftro-. nomie. Mais l’Anonyme femble indiquer cetté caufe : ces =: divers mouvemens font., dit-il, l’effet d’une impul/ion unique dont ‘ . la — & la diredion font très - précifément déterminées fans \ - éœadal attradion quina, dit-il, aucun rapport à tout ceci. On. . prie PAnonyme d'obferver qu'une impulfion unique,ne peut produire que le mouvement en ligne droite. Les planètes f clés étoient mues par une impulfion unique ne devroient donc pasé décrire des orbites. On à démontré depuis long-tems que le mou- vement en ligne courbe eft néceffairement compofé & produit. . par deux ee qu une force unique ne a jamais le pro- duire. M. de Lalande, car c’eft cette autorité que nous aimons - le plus à oppofer à D perfuadés du quil aura pour elle, M: de Lalande, ; dis-je , a rapporté ces démonitra- tions dans Fe. Aou. > BR IMEN REPONSES. IX. PROPOSITION. IX PROPOSITION Plus la planète eft groffe , plus Paëion de la lumiere differe : +: fur les deux movtiés ortentale | | à | & occidentale de F hémifphere : | | - è EE . éclaire de certe planète. | 3 | . = | - «Voilà pourquoi plus. les Si par cette phrfe p Âno- . : L. © planètes font grofles , plus nyme Téconnoit la vérité de la . à És3 à EXAMEN. PÉPONSES. » elles tournent avec rapidité propoftion & de {a conclufon » fur elles-mêmes ». On peut lui faire grace de cette derniere propoñion qui la fuit, & dont les Auteurs critiqués ont donné les preuves dans l'explication de [a planche TIT du fecond vol. il reconnoît tacitement que les vibrations folaires parviennent aux planètés par des lignes fpirales,, celles qu elles font repréfentées par La fig. 9 de cette planche III ; cri les vibrations parvenoient à 12. planète par des lignes normales ou pérpendiculaires, ce qui eft a même chofe ; comme dans la fig. V de la même planche, il n'y auroit pas inégalité d'action fur les deux moitiés orientale & occidentale de l’hémifphere de cette fig. V ; il ÿ auroit au contraire üne caufe de perfévérance dans le repos. Si la phrâfe de lAnonyme doit au contraire être prife pour une improbation de Îa propolition & de la conclufion, nous devons lui faire grâce de nos réponfes, puifqu'il nous fie grâce de fes objections. EX A M E N. - Je crois que j'ai fait voir fuffifamment que de toutes les propoftions fondamentales de cet Auteur, il n y en a pas une qui ne foit contraire aux pre- miers principes de Ja mécani- que ; & c’eft fur ces propoñtions que l’Auteur fonde ce quil appelle un fyftème qui doir être une réfutation de Newton ! RE PONS ETS. Le Lecteur eft a@uellement en état d'apprécier & les objec- tions & les phrafes qui les termi- nent : ces dernierés appartien- nent à un genre de ftyle polé- mique dont les Auteurs de la Phyfique du Monde n’ont pas donné l'exemple , ilfne 1e füi- vront vraïfemblablement jamais & ils nous défapprouveroient ee Poe ETAMEN. J'ai fu des Ouvrages de toute éfpèce ; maisje ne connois rien qui approche de cela. On lit quelquefois des rêves de phyfi- que mème fans répugnance, s'ils font ingénieux : mais en Mathé- fmatique , couvrent tout de fuite, où les erreurs fe de - ii faut REPONSES fûrement, fi. nous Citons en. prenant “leur défenfe. La répro= bation févere de l'Anonyme aura à bien peu d'influence fur le juge- - ment que ceux qui liront cet = écrit porteront fur [a Phys 2 du Monde, plus que de la hardiefle pour avancer de pareilles propoñcians - J'ajouterai encore un mot fur une propofition de Newton, qui choque très-fort cet Auteur, Newton a dit quelque parts Hi motus ex caufis mechanicis ortginem non habent. « Les mou » veémens céleftes ne tirent pas La. origine des caufes mecar + à. 2 qe». EXAMEN. «Comment,s’écrie l’Auteur, » Ces MOUvVEmENs n’auroient pas » de caufes mécaniques, quand » tous {es autres mouvemens en » ont! Et ce monde ne feroit » pas une machine dont Le Très- » Haut fait jouer les reflorts »? La Méchanique fe divife en deux parties, la ffatique & la dynamique. Newton n'exclut certainement pas les caufes dy- Ë Re see in © y parce que tout fon REPONSES. _ Nous ignorons où l'Anonyme < à a Le cette exclamation quil à prête aux Auteurs de la Phyfe - que du Monde. Voila ce qui ls . ont dit fans exclamation, avants. : propos » P: VIT ': ces GRANE CES MOUVEMENS. PRIMITIFS DES ROUES DE LA ME | CHINE DU MONDE N'AUROIENT. MOUVEMENS , DONC POINT. DE CAUSES MÉCA= NIQUES : le refte de ce qui € : ici accompagne de guillemes . PIRE M PETITE NTI des. EXAMEN. Ouvrage n’eft qu'un traité de dynamique + mais il exclut la ftatique, parce que les planetes ne font pas attachées au Soleil par des leviers, & que le ciel ne fe. meut pas par des sue ë& par des poulies. REPONSES n'eft pas d'eux, au moins nous n'avons pu le trouver dans ce volume. | Cette obfervation eft de peu d'importance fans doute, mais elfe a pour objet l'habitude de {eur faire dire ce qu xls n’ont pas dit, Celt ainf que dans l'annonce que M. de Lalande a faite du III volume dans fe Journal des Savans, Juin 1784, il feur fait rapporter dés expé- riences dont ils n ont pas dit un mot, & {eur fait porter un juge- .. ment fur ces expériences, en Pour ce qui regarde fes objeétions de cet Auteur con- tre l'attraction, ceft toujours lé même mal - entendu dans Jequel tous les adverfaires de Newton ont donné (1),& qui {1} I y a trois antres Auteurs qui difent avoir battu Newton à plate coutnré ; Dapory le pere, Auteur d'une Chrozgonie que per- ajoutant : ce font les termes de M. de Marivetz. Les Auteurs de [a Phyfique du Monde n'ont point prétendu battre Newton à plate couture , ils font très-éloignés de conce- voir une idée auf infenfée, & de fe fervir de cette phrâfe contre aucun Auteur , quelque médiocre qu'il pût être. On a vu par le premier paragraphe p. 5 de cetce Réponfe, que cel EXAMEN, a déjà été levé tant de fois. Newton n'a jamais foutènu que les corps céleftes s'attirent. en effet ; il a dit qu'ils fe meuvent comme ils s’attiroient. C'eft un fair , un phénomene quon calcule, fans en rechercher les quon abandonne aux Métaphyficiens Quant à la queftion méta- phylique de l'attraëtion , cela _ regarde les Métaphyficiens. Si je dois cependant dire mon fen- timenr le voici : caufes, fonne n’a lue; le Pere Berthier & Carra. Dagoty & le Pere Berthier accufent , non fans fonde- ment, M. de Mariverz de leur avoir efcamoté leurs idées, Carra n'efcamotte rien à perfonne, c’eft un génie créateur; il explique tout par a force cnilige. jufqu'à l'odeur d’une fleur. L'odeur fuit la” fleur; ; c'eft donc une force centrifuge. Mais eette force centrifuge eft /oce non-motivée ; parce que la feur ne tourne pas comme laterre, REPONS fl'étoit affurément pas leur pro jet relativement à l'immortel Newton : s'ils nient l’attraétion telle que plufeurs Phyficiens l’adoptent, c’eft pour l'expliquer comme Newton penfoit lu même qu'elle pouvoit être exe. pliquée , comme la Societé x NÉ a nt re RS AE ES SR ë A ÿ ERIÉ Hi) 22 Ne A AA SU CASSER 7: PT tn \ L @ AT ë RE RP RER SEE RE PE A EN MAS Royale de Londres invite 4 … l'expliquer. Voy. la réponfe de l'avant-propos de l'Anonyme,w pag. premiere, lis. premiere. Quant à [a note, les Aw. teurs critiqués ont vraifemblas. blement Îu {a chroagénéfie de | M. Dagoty & les nouveaux principes de Phyfique de M. Carra ; je fuis autorifé à annon=. cer de leur part qu'ils céderont. volontiers à ces deux Auteurs, comme ils céderont à tous au tres , revendiquer. S'ils d'autres, c'eft que probablement ils ne l'ont pas cru néceflaire. MM. Dagoty & Carra feront fans doute étonnés de fe voir amenés ici bien inutilement pour y être maltraités. Quant au reverend Pere Parier les Auteurs de {a Phyfique du Monde l'ont cité avec tout ce quils voudront n'ont pas donné l'analyfe des Ouvrages de ces Auteurs & de beaucoup. & È 4 1 È % ; $ $7 3 REPONSES avec éloge dans l’Avant-propos du volume critiqué , p. r1 & fuivantes : ils rapportent les idées par fefquelles ils fe rappro- chent, & celles par lefquelles ils different de ce Phyficien, & nous favons qu'ils ont par écrit, de la main de ce favant refpec- table , correfpondant de l’Académie des Sciences, la preuve qu'il eft bien peu difpofé à leur rien reprocher. Voilà ce que Anonyme appelle efcamoter des idées : on n’efcamote point des idées publiées, on a le droit d’en faire ufage en citant leurs Auteurs : c’eft ce que font ceux de la Phyfique du Monde, leur Ouvrage renferme l'analyfe raifonnée de toutes les théories - préfentées fur les matieres qu'ils traitent ; il eft ainfi une biblio thèque raifonnée de Phyfique générale : avantage que n’a offert jufqu'à préfent aucun Traité de Phyfique. Ces Auteurs ne pré- fentent leurs opinions qu'après avoir difcuté toutes les autres. Il ne fuffit de dire qu'un effet exifte comme s'il avoit telle ou telle caufe, que lorfquw’il eft indifférent d'afligner cette caufe; que lorfqu'il eft impoflible, ou au moins regardé comme tel, de la déterminer. Les Auteurs de la Phyfique du monde ont prouvé qu'il m'étoit point indifférent de connoître cette caufe (1), & ceft elle que manifefte, que démontre leur théorie. Ilne faut pas calculer un phénomene, il faut l’obferver , le décrire & l'expliquer. Cette phrâfe , calculer un phénomene, €ft très-impropre ; elle à été introduite en Phyfique par ceux (x) Voyez lAvant-propos formant le Supplément du Journal de Paris. du à Juin 1782. N°.253 , & inféré dans le troifieme volume, Voy. auffi la lettre de M. le Baron de Marivetz à M. Bailly, du 4 Juin, même annéc , p. 11, Cette lettre fe trouve chez les Libraires qui ven- dent la Phyfique du Monde, ; HE Tome F, H i | | | i À. h: ki M. LE AA AE LS RNA LA CO Sad ms i jo ! 4 1 LT A Te TEE Lss] REPOISE S qui favent mieux calculer qu . Nous: te, renvoyons à fa u très-judicieufe obfervation de. M. Bailly , que nous avons citée p, Ig-1 de cet Ecrit : : il feroit à défirer qu'elle für écrire en lettres d’or-dans les cabinets de tous ces Savans qui vont toujours cal: culant des effets dont ils ne connoiffent pas.les caufes , & faifant, fur-rout., toujours abftraétion des agents & des circonftances. qui influent fur ces effets , qui les ne qui fe combinent ; & qui mettent ainfi les. calculs en défaut, lorfquon les applique. à à Ja comme la très-légitimement conclu M. Bose EXAMEN. . € La communication. du mou- > vement par de choc, eft par- > faitement auf + ie » fible que celle du mouvement | neft point incompréhenfible: È » par Pattraction ; l’une & Pau- > tre font fondées dans la nature ».du priacipe moteur qui nous » eft inconnue. Mais, parce » quil n’y a aucune raifon pour. » admettre que le principe mo- æ teur agifle dans un fens plu- » tôt que dans un autre, il eft 5 probabte quil agit dans tous . ÿ >» traction comme dans celui de » l'impulfon. Ce feroit borner les fens, dans le fens de Par REPONSE $4 La communication du mûus | vement, car il ne agit ici qué : du mouvement communiqués. : cette communication, dis-je, … tout le monde la voit s'opérér | . conftimment pee le choc; ot le monde connoît l'effet del me à pulfion: il n’y a rien ici à fu : pofer. L'attration, au contraire, | eft une hyporhefe : -perfonne | n'a vu agir lattradtion, queM Maupert uis apoeloit un monitré métaphyfique. Mufchenbroeck, Phyfcien très -célebre & très attaché à Fhyporhefe de las L2 Css ] EXAMEN, Fo a-puiffance de l'Éternel, que » de dire qu'il meut les corps » par impulfion, & non pas par » attraction. Il les meut dans » tous les fens, comme il lui » plaît, fuivant des loix _» par fa fageñfe infinie ». sde Ha pas la Je troifieme volume de cet Ouvrage, qui doit être une zouvelle théorie de la lumiere. Je life à un autre Mathématicien le foin de l’exa- miner , & de revoir le$ calculs. REPONSES, traction, étoit obligé, en en parlant ; de s'expliquer ainf: & L'attrattion eft un principe » dont on ne peut comprendre » clairement la nature, la conf » titution, ni de quelle maniere » il feroit uni aux corps, » comment il agiroit extérieu- > fément , ni-enfin cornmént if 5 pourfoit agir fur Les corps qui 5 feroient placés à quelque dif- » tañce les uns dés autres : par la connoiffance » de ce principe né peut Rene 5 conféquent , » être rangée parmi celles de lon conçoit clairement , qu'on » développe aifément , & quon démontre imañifeftément ». W. Cours de Phyfique naines & mathématique de Mufchen- broeck. T, II, p. 2, édit. de M. Sigaud'de la Fond: Paris 2 769: Sigorgne , cetautre Mathématicien à qui nous devons de très- excellentes inftitutions Newtoniennes , partifan zélé de l’hypo- thefe de l'attraction , étoir également réduit à en parler ainf. «& N'outrons rien Phens l’attraétion exifte , elle peut être ÿ -un principe af Héeaniqus qué l'impulf ion: mais éft-il fo » dementr prouvé ss on hé peut, ve aucune loi , a déduire de : 1 Re l'impllfon 2... n? y auroitil rièn à efpérer des: fuidésdifétés dont on ne peurs dans le fein du vuide-mème, Re ee peut done s’en tenir regarder Fattrattion Acommé un fait JUSQU'À CE (QUE PLUS D'ORERVATIONS NOUS Conrefler fa 1 2 [é] ee RE PONS S » AJENT MIS EN ÉTAT DE PRONONCER PLUS SUREMENT SUR 5À » NATURE ». V. Inftitutions Nevwtroniennes, Préface, p. 54. Aufli Newton luimême avoit-il dit : « nous appellons attrac- » tion toute force , de quelque nature qu’elle puifle être, qui ». fait que deux corps tendent l'un vers l’autre, QUOIQUE ce >» SOIT PEUT-ÊTRE PAR L'IMPULSION ». ; IL n’y à donc point ici de mal-entendu , comme le reproche . lAnonyme ; il ny en a point, au moins, {uivant Newton, & fuivant fes Difciples les plus célebres, à tenter d'expli= quer par-l'impulfion les effets attribués à l’attraction, & nous Avons vu que la Société Royale de Londres, le fanétuaire du Newtonianifme , excitoit les Phyficiens à ces recherches. SY2 livrer , ce neft donc point former le projet infenfé de battre Newton à plate couture. | 0 … Selon l’Anonyme Îa nature du principe moteur, nous eft « inconnue. Les Auteurs de la Phyfique du Monde confderent le principe moteur comme l'agent du premier mouvement qui ait exifté : or, felon eux , ce premier agent c’eft la volonté de … LOuvrier; mais pour mettre en mouvement le premier reflort, Je moteur unique de fa machine, ils n'ont point fuppofé, comme | Je fait l’'Anonyme, que cet Ouvrier air été obligé de frapper phyfiquement & mécaniquement ce reflort - ceft-à-dire le Soleil , par un choc imprimé, ou au centre de la mafñle, ou à. tout autre point de cette mafle, où au centre & à tour autre point à la fois. Ils ont écrit, DIEU DIT A CES CORPS DE FOURNER SUR LEURS CENTRES. Or il n'ÿ à ici rien d'inconcevable. Ils déduifent de cetordre , dont l’exécution devint la loi unique de a-Narure , tous les phénomènes des mouvemens céleftes,-&e, me h EP ON SES L’Anonyme, en difant fon fentiment, obfcurcit donc infiniment ce qui étoit très-clair. IE ajoûte qu’il n'y à aucune raifon pour admettre que le prin- cipe moteur agifle dans un fens plutôt que dans un autre. Nous obferverons, 1°. que le principe moteur ne fignifie rien ici, sil ne fignifie pas la volonté de l'Ouvrier , qui feul à pu mouvoir fa machine; qu'alors, & dans cette acception, les Auteurs ne difent rien que de clair & de fatisfaifant. 2°. que s’il n'y avoit cu aucune raifon pour que le principe moteur agit dant un fens plutôt que dans un autre, il n'y auroit point eu de mouvement; mais cette raifon déterminante n’eft ou ne fera jamais connue que de celui par qui il exifte des raifons & des raifonnemens. Enfin il eft vrai de dire que le premier mouvement à fûrement été imprime dans un feul fens déterminé ; qu'il ne l’a été que par la volonté du moteur éternel, & par un ae pur & fimple de fon intellect. | -L'Anonyme ajoûte encore, il eft probable qu'il agit (le moteur} dans tous, les fens à la fois; dans le Jens de l'attraion comme dans celui de l’impulfion. … Nous avouons que ceci eft pour nous très - complettement inintelligible. I! nous paroît de toute évidence qu'il eft impofti- ble que dans un inftant donné un corps puifle avoir à la fois deux directions en fens contraire, comme feroient la diredtion de l’at- traction & celle de l’impulfion. Ce n’eft affurément pas borner la puiflance de l'Eternel , que de dire qu'il n'a pas pu faire que deux effets qui Sentredétruifent néceflairement exiftent en- femble. L'Anonyme peut à préfent effayer tant qu'il lui plaira de | Don T RE BROGNGÈS venir au fecours de fes objections : nous nous croyons très-antos rifés à ne [ui plus répondre, quelque chofe qu'il ajoûte ; tout Lecteur intelligent reconnoîtra très-aifément les nouveaux para logifmes en confultant cet écrit, | Nous atrendons la critique du troifieme alez & files Auteurs de la ue du Mondé veulent bien agréer Encore notre zele, après ce foible effai de nos forces, nous nous propofons de combattre le Mathématicien qui fe préfentera. Nous fommes trèsaflurés que nous trouverons dans les principes de nos Auteurs . la folution de toutes les objections qui pourront leur être pro polées, Nous trouverons fans doute encore infiniment de fecours dar - la Difcuflion Polémique, renouvellée entre M. le Baron de Marie vetz & M. Sénebier, Bibliothécaire de la République de Ge: . neve, &. dans nee ces deux Savans Phyfciens fe propofent u mutuellement & avec un ton digne d’eux , toutes les obje“ions contre les deux fyftèmes fur la lumiere, celui de Pémifion , que . foutient M. Senebier, & celui de l’ondulation que foutient | M. de Marivetz. V. de Phyfique. Oë&tobre 1783, P 270— 278 ; & la fuite pie dans cahiers fuivans. TRE RER DORE ET EE 13 APE. À EXPLICATION DÉS LE URES | LE _ . premiere , citée par l’Auteur de J’Examen, pag 9 & 10 de D Ne se : js él Figure IT, citée par PAnonyme, pag. 36 & 27 de cette Editions nous avons ajouté à fa Figure le point M, fur Parc AR, pour. fäire entendre que fi le point z parcourt l'arc 4 dans un temps donné, étant mû par le Soleil S, le point À appartenant à un orbe AR plus grand & plus éloisné du Soleil que lautre orbe 4r, parconrra un arc AM moindre ‘que Varc ar; s'il en étoit autrement. le mouvement communiqué à l’orbe extérieur AR, feroit plus grand que celui de lorbe 4 qui le Ini com- munique au moyen detous les orbes interpoiés : ainfi l'effet feroit plus grand que la caufe qui le produiroit ; ce qui eft manifeftement contra- diétoire aux notions les plus claires de la Phyfique & de la Mécanique Figure II], citée par: Anonyme , pag. 45. Figure IV, citée par le même, pag. 47, Les deux Figures fuivantes 7 & 71 ne {e trouvent pas dans l'Edition de Anonyme ; je les ai ajoutées pour faire entendre comment les Auteurs de la Phyfique du Monde établiffenr & expliquent ladion du Soleil far léther dont il eft environné. …, | is Figure V. Une portion de la furface du Solcil qui tourne dans le fens deslettres ABCDE , ou de la fleche ondée AE: les ondulations de cétte fleche repréfentent les afpérités qui font à la furface du Soleil, Les arcs POnËtues 11, 22, 33, 44, repréfentent les orbes où différentes couches de molécules d’éther qui environnent le Soleil. La molécule comprimée par l’afpérité du Soleil, imprime à la molécule 4 une partie de fon mouvement de la gauche vers la droite, la molécule « imprime à la molé- cule d'un mouvement femblable, & au moyen de là molécule 4, le mouve- ment pafle à la moléculee, & ainfi de toutes les autres molécules de cha. que orbe. Toutes les molécules fe meuvent de gauche à droite ; & elt » es né peuvent en éfet être mues que dans le fens où le Soleil tourne fur [ui [26] même; mais les vitefles font différentes dans chaque orbe, elles font moins dres dans les orbes fupérieurs que dans ceux qui avoifinent le Soleil, parce que l'étendue de ces orbes augmente à mefure qu'ils font plus éloignés. De cette inégalité de vitefle naïflent les préceffions dont les Auteurs de la Phy- fique du Monde ont parlé. Ces préceflions font néceffaires dès qu’on admet, avec les Auteurs , l’exiftence du fluide ethéré; or cette exiftence eft prouvée par des argumens & des raifonnemens de la plus grande force & de la plus grande évidence : de plus, comme nous l’avons vu , l’Anonyme admet l'exif- tence de ce fluide ; il eft done en contradiétion avec lui-même, en niant les propriétés de ce fluide, que les Aureurs critiqués ont déduites de fon exiftence démontrée & avouée du Critique. Figure WI, propre à donner une idée de la maniere dont Îles Auteuts de he Phyfique du Monde conçoivent que’ le Soleil imprime le mouvement de circulation à l’éther environnant. S eft le {oleil; abcd , la circonférence de fon équateur ; chaque point de cette circonférence tourne felon l’ordre alphabérique des lettres 26c2; c’eft-à-dire, que le point a, par exemple, prend fucceflivement les fituations #,c,d; ainfi de tous les autres points de la circonférence de l'équateur du is & de tous les autres points de la lurface, De cette rotation du Soleil réfulte, par communication de mou- vement à l’éther, le mouvement de circulation de ce fluide ; & cette circus | lation eft d’autant plus rapide que les molécules d’éther font plus près de. la furface du Soleil. Les lignes fpirales pon@uées repréfentent la fituation que prennent entr'elles les molécules d’éther , & certe fituarion eft une fuite néceflaire de l'excès de vitefte de circulation des molécules les plus + voifines du Soleil. Car f le Soleil ne tournoit pas fur lui-même & que cepen- dant, & indépendamment de cette rotation , il pût, par uñe efpece d’ébul lition, comme le fuppofe M. Euler, ou de toute autre maniere, imprimer à l'éther le mouvement de vibration (ce que les Auteurs, dont j'ai pris la défenfe, ne penfent pas), ce mouvement fe propageroit par des lignes droites, dirigées du centre S du Soleil , felon la direftion des rayons du cercle, &non par les lignes fpirales que la figure repréfente, Par exemple, c'eit inconteftablement par des lignes droites que le fon d’une cloche immo- bile fe propage autour d'elle par des vibrations dirigées fur les lignes“droites en s'éloiynant de la cloches c’eft encore ainf que la lumiere d’un flambeau fe répand dans l’efpace qui l’environne. Il n’en eft pas de même de la circulation rapide d’un corps dans l’eau , ni de la circulation du Soleil dans l’éter, ces cr culations produif. nt manifeftement des fpirales ; dans le premier cas lee corps flottans 65 | flottans fur l'eau à différentes. diflänces.du moteur.central, corps que l’on fuppofe , à un inftant donné , placés fur une ligne droite dirigée au centre du moteur, perdent bientôt, par la rotation de ce corps oi , cette fitua- tion refpeétive ; ceux qui font plus près du moteur central, dévancent les autres , 1ls prennent entr'eux la fituation indiquée par les lignes fpirales de la Figure. Les Soleils d'artifice offrent encore bien mieux ce phénomene : lorfque ces machines font fixées fur leurs pivots > les jets de feu de chaque fufée font dirigés fur des lignes droites ; mais lorfque la machine tourne, ces lignes droites font vifblement changées en de lignes fpirales , telles que la Figure les repréfente , & cet effet a néceffairement lieu à caufe de la com- pofition des deux mouvemens , du mouvement de cirçulation avec celui d’émiffion des molécules enflammées de la poudre, . IN. ne LE = Ert4 CN ET Te va + 5 HAE V4 278, + 42 fe rs") CENPETINSE LETTRE à M. le Baron Dr Mar1iVETz, Auieur de la Phyfique du Monde. À la Voute, en Vivatais, le 20 Août 1784, C: sr avec le plus grand plaifir, Monfeur, que j'ai lu votre Phyfique du Monde. Quelle idée grande & fublime que celle d'un principe unique duquel fe déduit, avec la plus grande facilité, l'explication de tous les phénomènes ! Sa fécondité s’écend fur ceux qu’en avoit cru jufqu'ici ne tenir à aucune loi générale ; vous les avez aflüjettis fans efforts à votre Théorie, & il n'en faut, pour vous fuivre, que de bien légers dans vos Lecteurs. Une feule difficulté m'a arrêté : intimement convaincu que votre Théorie y répond à merveille, & que c'eft ma faute fi je n'y en ai pas trouvé la folurion, je n'aurois jamais Ôfé vous la préfenter : mais votre Livre n’eft pas deftiné aux Savans feulss votre but a été d'infpirer le goût des connoiffances naturelles, & d'inviter à la contemplation des phénomènes de ce vafte Univers, les efprits les moins pté- parés par des études préliminaires. Jamais projet ne fut mieux exécuté; & vous pourrez vous glorifier du nombre des Profélytes que vous aurez faits à la Science. La caufe que vous aflignez au mouvément de rotation des planètes, prife dans l'inégalité d'impulfion des rayons folaires , fur les deux moitiés de l’hémifphere éclairé de la planète, porte avec foi rous les caracteres de la certitude la plus frappante : mais, Monfieur, ces mêmes planètes, décrivant une ellipfe autour du Soleil qui en occupe un & Journal Général de France du Mardi 7 Sep- tembre 1784, N°. 108. (2) foyer, fe trouvent tantôt plus près, tantôt plus loin de l'aftre qui leur donne la vie & le mouvement : la Terre, par exemple, dans fon aphélie, eft éloignée du Soleil de plus de onze-cent-mille lieues, que lorfqu'elle fe trouve dans fon périhélie ; vous avez fans réplique la vérité de cette HER effentielle, que les énergies des. rayons folaires, à différentes diftances, font en raifon ee des! quarres de ces mêmes diftances. Ne fuüivroit-il pas de ce principe fondamental, que. le mouvement diurne de la Terre devroit être accéléré, lorfquelle feroit périhélie, & retardé quand elle fe trou= veroit aphélie? À ces deux diftances de f'aftre moteur, qui diffèrent d'une quantité aflez confdérable, . des rayons folaires devroit être réciproquement comme le quarré de ces diftances, & modifier le mouvement de rotation dans la proportion énoncée : maïs toutes les obfervations aftro- nomiques confirment l’uniformité de la révolution de la Terre fur fon axe; & fi les jours folaires font, dans cer taines circonftances, plus longs que le tems de cette même révolution, on en trouve la caufe dans l'inégalité réelle du mouvement de la Terre dans fon orbite, & dans opiqe des plans des Méridiens à l'écliptique. Permettez, Monfeur, que je me ferve de la voie du Journal Général de France, pour vous demander la folu- tion de cette difficulté, & pour vous aflurer du. repéré & de l'admiration que minfpirent v vos talens. Je fus ès . DE SALLIER. æ k ee ; RÉPONSE de M. le Baron DE MARr1VETZ, à la Lettre : Ru ES < ER . à la Feuille du ; ._deM. ne SALL1ER, inférée dans le N°. 108, du Mardi Mardii8 Sep- Ë tembre 1784, . 7 Septembre. — ee - | N°. 117 bis. . Un Auteur ne peut rien defirer plus ardemment, Mon- fieur, que de trouver des Lecteurs auf attentifs, aufli éclai- res & aufi honnêtes que vous. La Lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'adrefler, prouve combien vous poñlédez ces trois qualités. Votre ingénieufe obfervation prouve au- tant de fagacité, que la maniere dont vous l'expofez prouve de politefle. C'eft ainf que ceux qui cultivent Les Sciences devroient s’inftruire muruellement; ils honoreroïent la car- riere en [a rendant agréable à parcourir. Je defire, Monfieur, que vous foyez farisfair de l'appli- cation que je vais faire de mes principes à [a queftion que vous mavez fait l'honneur de me propofer. Les énergies des rayons folaires, aux deux diftances pé- Dan can dla À ré de AE panel ea 5 ANRT RES E AA | rihélie & aphélie, font en effet en raifon inverfe des quarrés : des diftances : elles font pour la diftance périhélie, comme à 10, 344, 6595 & pour la diftance aphélie, comme 9, 672, - 282 (1). Il fembleroit donc que, lorfque la Terre eft péri- : hélie, elle devroit accomplir dix révolutions fur fon axe - | dans un tems abfolument égal à celui où, étant aphélie, | elle n accompliroit que neuf révolutions. . Mais il faut remarquer, Monfieur, que ce ne font pas (1) Foyez Phyfique du Monde > Tom, II. Table des Planètes, _rIUMÉTOS 48 É 490 > a 1j (4) énergies abfolues des impulfions des rayons folaires qui opèrent la rotation des planètes , mais les différences, les inépalités d'énergie de ces mêmes rayons contre Les deux moitiés occidentale & orientale de l'hémifphere éclairé. C’eft contre la moitié occidentale. que les rayons folaires agiflent avec une plus grande force ; la rotation de la pla: | nète eft l'effet de l'inégalité de ces forces qui agiflent à a la fois contre les deux moitiés de l’hémifphere éclairé, comme des poids agiffent fur le fléau de la balance par Rues ils font Fe Un fléau de balance, chargé de poids inégaux, eft fol- licité au mouvement par la différence des poids. Si l’un des baflins eft charge de cent livres, & l'autre de quatre-vingt- dix livres, le fléau fera mis en mouvement par une puif- fance de dix livres, différence des poids. Si maintenant on ajoute vingt livres Dis chaque baflin, les poids feront cent vingt livres & cent-dix livres, — la différence eft en- core dix livres. Le fléau, dans le fecond exemple, eft donc encore follicite au mouvement de 1 même puiflance, dix livres, qui doit produire la même viteffe. Le levier etant | ésnèmeis mobile fur fon appui, s'il achevoït une révo- Intion - entiere , elle écaleroit en durée la révolution qui feroit de . dans . premiere hypothèfe, où les baflins n'étoishe es dd = cent re Lies & de es livres Les deux moitiés ba & orientale de l'hémifphere éclairé de la planète aphélie, périhélie, ou dans fes moyennes diftances, font exactement dans Le cas de ces deux: baflins : lines de force des irradiations qui follicitent chacune TERRE PTT PT EM TETE AIR CURE M DRE ER MURS ‘ HP EE EP LEA OLA PA En hs 0 Mad a A AR EEE 1 fra te 5) de ces deux moitiés au mouvement, demeure conffammence la même, quoique les forces qui agiffent contre la totalité de Phi ère éclairé, foient différentes, felon que la pla- nète eft plus où moins an du Soleil. La rotation de [a planète, effet de l'inégalité des forces qui agiffent fur les deux moïitiés occidentale & orientale de Éémilphere éclairé, “comme fur les deux bras d’un levier du premier genre, doit donc conferver fon uniformité, Re cette inégalité des deux forces eft conftante. … Cependant la diminution de l'obiquité de l'écliptique à préfent conftatée, la réduétion du plan de lécliprique au plan de quite folaire, réduction que la diminution de lobliquité indique, ainf que la théorie, nous porte à penfer que cette égalité des tems des rotations des planètes, n'eft pas conftante, que la durée des rotations eft fujette à des vicifitudes périodiques d'augmentation & de diminution : qui n'ont pas encore été obfervées, parce que ces augmenta- tions & ces diminutions.s opèrent par des dégrés Go. compris dans des périodes de-tems dont lés durées nous font encore inconnues. | | C'étoit cet objet que fe propofoit l’Académie de Péterf- bourg dans le Programme qu’elle publia en 178r (1). (1) Prix propofé par l’Académie Impériale des Sciences de Saint- . Pétersbourg, pour l’année 1781. Comme toutes les mefures du tems fe rapportent au mouvement diurne de la Terre, qu'on a ae de tout tems comme uniforme &z inaltérable , par la réfiflance de latmofphere & de l’éther, par les forces du soleil & de la Lune fur le fphéroïde applati par la (6) Lorfque dans fe Volume qui eft a@uellement fous prefle nous dérerminerons les grandes périodes d'incalefcence & de refroidifflement de la he nous a les ! prin- cipes phyfiques qui doivent conduire à la folution de ce prés blême infiniment curieux. Je vous.prie, Monfieur, de vouloir bien nous faire part des obfervations qui fe — à votre efpric, de rece- | Voir MES très-finceres remerCimens, & d agréer les aflurances de la haute confidération avec laquelle j j'ai l'honneur d'être, Monfieur, votre très-humble & très-obéiffant ferviteur, De Mariverz. marée qui change la rats de ce fphéroide, & conféquemment. auffi fes axes principaux, ou enfin par d’autres forces quelcon- ques, en tant que leur moyenne direétion ne pañe pas par le centre de gravité de notre globe, fans que, jufqu'ici, perfonne ait démontré que cette fuppoñition foit conforme à la vérité : on demande , « fi l’on peut produire des preuves convaincantes de # cette inégalité des rotations de la Terre ». Ou bien, en cas que ce mouvement diutne ne foit pas uniforme , & qu ] ait fouf- fert réellement quelques légeres altérations produites par la ré- fiflance de l'air & de lé ther, ou par quelqu’autre force qui puifle agir fur la Terre, on dde encore, « 1°. par quels phéno- » mènes on peut. connoître ces.altérations produites dans le mou- » vement diurne; 2°. par quels moyens on peut rectifier la me- » fure du tems, bn d’en tirer une comparaifon exacte entre la » mefure du tems des fiécles pañlés & celle de nos jours », Voyet le Journal de M, PAbbI Roger, Mars 1779, page 234 (c2 2gée ARTE ERA ' NBA ERREURS EE TRREN ADETNOOE TI ENS ARRETE STENTPRUPMER TERRE DRE de VALUE vit aC MCE PRAIRIE TER (2) OBSERVATIONS de M. Des Sazzrer, fur la Képonfe de M. le Baron DE MARIVETZ, inférée dans le N°. 117, du Journal Général de France, bien l'inégalité de fes forces fur les deux extrémités du le- & orientale de la planète, En effet, vous avez démontré, & il eft évident que l’ad- dition d'énergie fe fait en raifon inverfe du quarré des dif- tances ; il fuit de-1là qu'à différentes diflances ; les diffé- LE re rences de ces énergies ne peuvent être une quantité conf- tante. Fe Imaginons les deux extrémités du fléau de la balance, comprimées par deux reflorts ployés en hélice, dont les efforts fur les deux bras du levier, foient entr'eux comme lorfqu'elle fe rapproche du: Supplément à la Feuille du Mardi 30 No- vembre 1784, N°, 144 bis. 100:à 90, il eft clair que le bras furchargé ne sabbaiflera (8) qu'avec un excès de force de dix livres; fuppofons main- tenant que la force expanfive de ces reflorts foit en raifon inverfe du quarré de la diftance au point d'appui de l'ex- trémité fupérieure de ces deux reforts, & rapprochons la « . sr \ balance à une diftance moindre de moitié, dès-lors Le bras chargé d’abord de quatre-vingt-dix livres, le fera d'un poids quadruple 3605 & l’autre bras qui, dans l'origine, ne létoit que de 100, Le fera aufli de 400; Ja différence de 40 de ces deux derniers nombres, quadruple de celle des deux pre- miers, follicirera le mouvement du levier avec cet excès de force, & le déterminera à s'abbaifler avec bien plus de vitefle que dans le premier ças. | | Oferai-je maintenant, Monfieur, vous préfenter, avec la défiance qui doit m'être naturelle, une caufe que je foupçonne contribuer en grande partie à l’uniformité du mouvement de rotation d'une planète, pendant la durée d'une de fes révolutions, auteur du Soleil, malgré l'iné- galité de diftance du périhélie à Paphélie? Il fuit de votre principe fondamental, que les forces dans deux orbes diffétens du tourbillon folaire, ou les forces qui meuvent ces orbes, font réciproquement comme le quarré des diftances ; & de-là, que les vicefles de ces orbes, font en raifon inverfe des racines quarrées des rayons, où diflances de ces mêmes orbes, au moteur central. . Certe plus grande viceffe des couches du tourbillon, qui rencontrent l'hémifphere inférieur, lhémifphere le plus rap- proché du Soleil, dérermineroit la planète à tourner fur fon axe en fens contraire à celui où elle tourne; fi la force | d'irradiation, FALL vT 0 LES ER Leds d'irradiation, fi fa force de vibration des rayons folaires . n'avoient plus de puiffance, pour lui communiquer le mou- vemènt de rotation d’occident en orient, Cétte préceflion des orbes intérieurs, cette plus grande. viteffe des couches qui rencontrent lhémifphere inférieur. de fa planète, eft donc une force fouftradtive 4 celle d'irra- diation, qui follicite Le mouvement de rotation d’occident én orient : mais la quantité de cette préceflion dans deux orbes éloignés fun de l'autre de tout le diamètre de [2, Terre, n'eft point la même à toutes les diftances ; d'au. tant plus grande que la Terre eft plus près du Soleil cle diminue toujours en s’en éloïgnant : de forte qu'à un très-grand éloignement de cet aftre, cette différence séva- nouit. = Suppofons maintenant la Terre aphélie, l'inégalité d'im pulfon des rayons folaires fur les deux moirtiés de Fhémit phere éclairé [a dérerminera à une quantité de mouve- ment, modifiée par {a différence des forces des deux orbes ; entre lefquels font compris fes deux hémifpheres inférieur & fupérieur. = ; | Arrivée au périhélie, après avoir traverfé des orbes, dont Fépaifleur eft de 1103120 lieues , la Ferre, ce femble, de- vroit accélérer fon mouvement diurne, puifque l'énergie des rayons folaires eft augmentée en raifon inverfe du quarré es diffances ; mais alors l’inégalité de force des deux orbes qui la renferment, a augmenté en raifon inverfe du quarré des mêmes diftances : de forte que la force d'irradiation, qui dérermine la planète à rourner far fon axe d'occidenc en orient, & [a force de préceffion qui da follicite À un mou- b (0) = | vement contraire, font deux forces oppofées qui fe balans cent dans toutes les circonftances, & peuvent rendre raifon jh en grande partie de l'uniformité que l'on remarque dans le : à mouvement diurne, pendant une révolution; je dis pendant une révolution, parce que la ligne des apfides, par fon mouvement lenc & direct, répondant fucceflivement à dif- férentes zones & différens orbes du tourbillon folaire, zones & orbres qui ont des virefles inégales, il me femble que, d’après votre Théorie, cette inégalité de virefle doit en caufer une dans les divers mouvemens des planètes, inégalité qui ne devient fenfible qu'après de longs périodes h que vous déterminerez fans doute dans votre cinquieme 1 Volume. = : Au refte, quelles que foient les caufes de luniformité de ce mouvement diurne dans les diftances aphélie & pé- rihélie, il n'en eft pas moins vrai, Monfeur, qu'on ne peut vous contefter la gloire d’avoir déduit de votre principe unique, & d'une maniere certaine, la caufe de la rota- tion des planères, & d'avoir démontré comment ce phé- nomène tient à {a loi générale; quant au quantum précis des combinaifons infiniment variées des a@ions de la Na- \| ture , il faudroit faire entrer tant d’élémens incertains dans À la recherche de leurs rapports (comme vous le remarquez | très-bien, Phyfique du Monde, Tom. IT, pag. 269), que la Th‘orie qui Les donneroiït avec exatitude, feroit par cela feul Iégitimement fufpecte. | - Suivez donc avec ardeur, Monfeur, la nouvelle car- tiere que vous vous êtes ouverte. Affranchis de tant de | préjugés, dégagés de tout efpric de parti, les vrais Amæ | : ; F Fa ES Ë Re ex ie RES A APE NE NE NAS RRPROSTE CETTE NELAE SENS REC PATES FF DR ET RET frenes MP SET PETER SIP TT A PER TO UE EN RETE TI R NU RRRE"” | 11} tours des Sciences vous au but, pour vous décer: ner la palme due à la hardieffe de votre plan & au génie qui en dirige l'exécution. Recevez, je vous prie, Monfeur, avec indulgence, les obfervations que j'ai pris la liberté de faire fur votre Re- ponfe, & les affurances avec laquelle j'ai honneur d'être, Monfieur, votre très-humble & très-obéiffant ferviteur, DE SALLIER. LeTrre à M. DE SazzrreR, fur la Réponfe qui lui a _ été faite par M. le Baron DE MARIVETZ, dans le Supplément au Journal Général de France, N°. 117. « Selon M. de Fontenelle, la: Philofophie, Monfieur .) >» poto fe comparer à un certain Es d'enfants, où l’un » d'entreux, les yeux bandés, court après Les autres. S’il en » attrape quelqu'un, il eft obligé de le nommer, finon il doit lâcher prife & recommencer à courir. Il en va de » même de la vérité, continue l'ingénieux Auteur : il n'eft LA -» pas que les Philosophe. quoique les yeux bandés, ne » lattrapent quelquefois; mais quoi? ils ne lui peuvent pas » foucenir que c'eft elle; &, dès ce moment-là, elle leur » échappe, &c. (1) >. - I feroit, peut-être, auffi exact de regarder la Nature comme une grande énigme ou charade propofée aux hom- mes, fur-cout aux Philophes. Leur enfenible peut être (1) Note quatrieme, Dialogue des morts modernes. b ij Supplément à la Feuille du Samedi 4 Dé- cembre 1784, N°. 146 bis. { 12 ) confidéré comme un cercle, où chacun eft autorifé à dire fa penfée fur le mot où R clef qu'on leur offre de cetre fablime énigme. Lorfque cette clef s'adapte à toutes les circonftances qui y font énoncées, lorfqu'elle n'eft démentie par aucune, on eft prefque sûr que ceft la véritable; mais elle ne regoie le fceau de la certitude morale que quand, ayant été exa- minée & débattue dans le cercle des Amateurs du vrai, elle réunit enfin tous les fuffrages. C'eft ce qui eft arrivé à l'égard. des vérités les mieux établies en Phyfique ; la pefanteur de Pair, le fyflème de Copernic, Pécslération des graves, la Dion du fang G ), les analogies de Kepler, &c. &c. On ne peut pas même excepter ‘de cette règle, les affer- tions qu'on nous annonce, comme prouvées par l'expérience ou le calcul. Il n'eft que trop commun dé voir des Phyf- ciens fe tromper dans leurs obfervarions & dans les con: féquences qu'ils en déduifent; & nous navons que trop d'exemples de Géomètres même renommés, qui nous ont induits en erreur, foit par le peu de in des ‘principes fur lefquels ils s'appuyoient, foit même pa la faufleté de leurs opérations. - Selon la pag. 8, Tom. III, B Php ique du Monde; le or que je viens d'expofer, eft évidemment celui fr) Mais le fang qu'enferment nos veines < N’a plus de routes incertaines ; ; Et cet énigme eft pénètre. La MOTTE, Ode Jr Émilie Re Cr F # £ EEE FRRRTAITRTAETIRTUERON NA RP RRNIE EDIT NTI EETIENTENTE SRRRAMANLTESTE TUE RAT MONET PARA Ste Hé a | + "4 ! È ; Cas + de M. le Baron de Mariverz. 2 efpere dGnc , Monfeur quil me : d'avouer que fa Réponfe à à votre di Æ- culté ne me paroit nullement . fi, Vous lui objeétez (Journal de France, N°. 108), que felon fon hyporhèfe , la rotation des nètes fur leur axe avoit pour caufe l'impulfion des rayons folaires fur fa 7 1 7 PET . . moitié éclairée de leur hémifphere , cette rotation devroit être plus rapide vers leur périhélie que dans leur aphe- Hesse. ». « Ce ne font pas, répond anble Auteur (Journal de France, N°-147, Supplément), les énergies abfolues des » impulfi ions des rayons folaires , qui opèrent la rotation » des planètes, mais les d'énergie de ces mêmes rayons , contre les deux moitiés de Phémifphere éclairé , - occidental où Îes rayons agiflent avec plus de force, & l’oriental où leur action ef moindre. Un fléau de 2 Jance , chargé de poids inégaux (continue M. le Baron), eft Fr au mouvement par la différence des poids. Si l'un des baffins eft chargé de cent livres, & l'autre. de quatre- vingt- - dix, le fléau fera mis en mouvement par une puiflance de livres, différence des 2 ajoutez vingt livres dans chaque Ein les poids feront cent- vingt & cent-dix livres, dont la dÉrébce eft encore dix livres , &c. Les deux moitiés occidentale & orientale , ajoûte M. de Mariverz, de l'hémifphere éclairé de la de nère aphélie ou ile. font exactement dans le cas de ces deux baflins. L’inégalité des forces impuifives des rayons folaires, qui follieite chacune de ces deux moitiés au Mouvement, demeure conftamment fa même, quoique ( 14) | » {es forces qui agiffent contre la totalité de l’hémifphere » éclairé, foienr différentes, felon que la planète eft plus » ou moins éloignée du Soleil, &c. ». Je me trompe, où M. lé Baron, au-lieu de voir ici la proportion arithmétique, devoit y reconnoître la géomè- rique, & dire : fuppofons, par exemple, les rayons folaires aoir, foit dans le périhélie, foit dans laphélie, avec un cin: quieme plus d'avantage fur [a moitié occidentale de l’hémif- phere éclairé du globe, que fur la moitié orientale de cet hémifphere ; fi l'énergie abfolue des rayons dans le périhé- lie, eft repréfentée par le nombre 100, & que dans l'aphe: le, vu le plus grand éloignement où nous fommes du 80-. lil, on la défigne par celui 90, il eft clair que notre planète {era follicitée à tourner avec un neéuvieme plus de force dans le périhélie que dans l'aphélie ; car le cinquieme de 90 cit 18, & celui de 100 eft 20. Votre difficulté, Mon- fieur, refte donc dans fon entier. Il me femble que M. de Marivetz pouvoit y faire une Réponfe plus fatisfaifante. à Si l'inégalité des forces impulfives des rayons folaires a PER à D opéré la rotation de la T'erre fur fon axe, telle qu'elle exifte a@tuellement, ce n’a sûrement été qu'après une lon- gue faire de fiècles. Un fluide auffi fubtil que celui de la lumiere, agiflant à la furface du globe, de fan atmofphere, des eaux, &c., na pu communiquer à fa mafe, une auff grande vitefle, qu'après une très-longue durée, d'autant que nous ne voyons pas que les rayons du Soleil réunis même au foyer des verres ou miroirs ardens, & dirigés vers une furface très-mobile, changent en rien fa pofition, & y occa- 4 #4 # Ë FA F eu es #& Lx É È ë PERTINENTE TONER PANNE EORNREUEEN PTE - (15) fionnent aucun mouvement fenfble. C'eft ce que M. de Mairan a vérifié. Vous pouvez confulter, Monfieur, fur ce fujet intéreflant, fon Traité de l’ Aurore Boréale, EX°. _ ciflement. ‘ . D’après ces obfervations, n’eft-il pas évident que le tems du féjour de notre globe dans fon aphél je où DEEE neft point fuffifant pour occafonner des variations marquées dans Ja viteffe de fa rotation ? C'eft pour cette caufe, & pour d’autres, que L mouvement de la Terre fur fon axe eft la plus exacte de toutes les me- fures du tems; ce qu'ont reconnu les Aftronomes, & en der« nier lieu l’Académie Royale de Sa , dans fon Programme pour Le Prix de 1781. Voici comme je m'ex- pliquois fur ce fujet en 1760 dans mes Étrennes Chronomé- tiques , pag. 130 & 154. « La révolution de la Terre fur fon axe nous fournir la » plus parfaite des mefures du tems, parce que, de tous les » mouvemens connus, ceft le moins variable & le moins » altéré; car, 1°. un globe qui fe meut fur fon axe, n'é- » prouve qu'une réfiftance très-perite du milieu dans léquel il tourne ; 2°. cette réfiftance, fi elle avoit lieu, s'anéan- tiroit encore par la mañle prodigieufe de la Terres 3°. fe- lon M. Newton, ce milieu n'eftautre chofe que le fluide (1). Enfin les attraétions des autres corps céleites, en fupppo- fant même qu'elles puffent influer fenfiblement fur notre YU VS VV y (x) lraque vacuum neceffarid datur, conclut M. Newton, troifieme Corollare, Propoñrion 6, Théorême 6, Livre 3 des Principes Ma thématiques de la Pliiofophie Naturelle, (16) » Terre, & produire ques ques légeres anomalies dans fon » Mouvement an! nuel, n "en: posant occañionner aUCUEs » dans celui autour 4 fon axe ». Revenons à la LOIS du Monde. Si M. le Baron & fon a co-opérateur M. Gouff er Ont : raifon de fe plaindre « des atteintes fourdés qu on porte à » leur Théorie dans lés cercles & fes cabinets fans qu'au- » cune de ces critiques ait été rendue publique (1) », ne mur pourroit-on pas leur a avec autant de juftice, le fifence qu'ils ont obférvé à l'égard de ces Théorêmes for- midables, que M. Newton a und contre l'hypothèfe qu'ils ee Avant de faire reparoître de nouveaux tour billons, ne falloit-il pas commencer par réfuter des ne 2 tions dont le réfulrac eft que les planètes ne TE être entrainées par des tourbillons ? Æinc lrquei planeras a a VOrticibus COrpOrLS non deferré, COf- clut M, Neyrion (2); & dans la même fcholie, il affirme que : cette hypothèfe eft abfolument contraire aux phénomènes _ aftronomiques. Quand on propofe un fyftème, peut-on regarder comme É non avenue une fuire de propoñtions géomètriquesquilecon tredifenc formellement? propofñrions conçues & démontrées avec une fageffe & une fagacité qui paroiffent le dernier Ë- : Phyfque du Monde, Tor. III, pag. 8, &cc. £ (2) Philofophie Naturalis Principia Mathemarica, Liber nd F Propofitio LILI, Scholium ibid, Tsaque hypothefis voreicum cum Re menis affronornicis omnino pugnat & non tam ad explicandos quan ad. perturbandos ; JROIUS cælefles conducre, te 7 | (19) : terme de l’efprit Hümaïn ; car, il faut le dire , dans lappli- cation que M. Newton à faire des Mathématiques à la Phy- fique , il'a éré infiniment plus éclairé, plus face, plus cir- confpett, que beaucoup de Géomèrres, fes fuccefeurs, qui €n ont étrangement abufé. fs rare = Au réfté / Monfieur, le Livre de la Phyfique du Monde, par la füblimité de fon objec qui embrafe toutes les parties de là Phyfique, par l'élégance clarté qui y règne, & par Les foins de toute efpece pris par M. le-Baron de Marivetz, pour le rendre digne des regards du Public & des Philo- fophes; ce Livre, dis-je, a un droit partic ulier de les intérefler. Ts applaudiront fans doute aux éloges que vous avez faits de ce Savant, & à l'attention fcrupuleufe que vous avez apportée en l'examinant. | - J'ai l'honneur d'être, Monfieur, avec la confidération Ê plus diftinguée, votre très-humble & très-obéiffant ferviteur, = + LE Roy, l'aîné, _ — _* Ho rloger du Roï, Penfionnaire de Sa Majeflé, RÉPONSE de M. le Baron De MAr1rzTz à la Lewre : de M. DE S'ALLIER, tnférée dans le N°. 144, Supplément. | | : . Rien n'eft plus jufte, Monfeur, que la maniere dont vous expliquez, dans nos Principes mêmes, la conftante uni- formité du mouvement diurne de‘la Terre de laphélie au périhélie, Vous réparez avec génie une omiflion que je n'au- rois pa$ dû faire dans ma Réponfe. L'inévalité de vireflé des orbes du fluide déférane, qui rencontrent les deux moiriés fupérieure & inférieure de Fhémifphere occidental de la | c Supplément à la Feuille du Jeudi 23 Dé- cembre 1784, N°. 154 bis, D BONE ARE TR DRE SEE Pr ur , 7 Le Mere og art PARA VAR ET (LPS) planète, la feroient en effer tourner dans le fens éppofé à celui felon lequel elle tourne, fi la force impulfive d'irra. diation des rayons folaires n'avoit pas lieu. Il en réfulte- roit donc que la Terre tourneroit d'occident en orient, & que le Soleil Pafbitrae fe coucher où il paroït fe — ét F lever où ik paroi: fe coucher: ainfi que nous en ins averti page Sr, Tome IH, de. la. Phylque : du. Monde. La planète tourneroit donc res cn occident, ;, COMME un globe qui rouleroit dans la concavité de lorbe fupérieur, au-lieu qu'elle tourne véritablement d’occident en orient, ainfi que feroit un globe qui rouleroir fur Re convexité de l'orbe inférieur de da: planes. RES La virefle avec laquelle | Le: centre. de > ne ef + porté dans fon orbite, eft moyenne entre les vitefles des orbes inférieurs à ce centre, & celles des orbes fupérieurs à ce mème centre. Il fuit de-là que l’aion de ces orbes contre Les deux moitiés de l'hémifphere occidental de la pla- nète , eft iné sgale 3 que cette ation eft plus foible contre la moitié fupérieure & obfcure de l'hémifphere occidental qui femble fair devant. Le courant : des orbes fupérieurs, puifque le centré de la: fanète fe. vec. plus de vireffe: au contraire, Padion deu déféranc Re plus grande contre la moïtié inférieure & éclairée du même hémifphere occidental, puifque la viceffle du centre de la planète. eft moindre que celle du courant des orbes inférieurs. La pla- nète eft donc follicitée à à tourner d'orient en. occidenr. par: Finégalité des forces des orbes fapérieurs- & inférieurs; 5 & elle tourneroit en effet de cette maniere, fi la force plus puif- faute de lirradiation des rayons ie ne ka dérerminoie. CRE PET UE DESCENTE RE RERO RSR nDE TE PET er er 7 ner ne irs SNS por” PR TT DT È è | | taie EE. « NET STE RTE TON PROPRES R EE T EE CRCHEURU TU ’ clé dat die à oo. dt été SE dt) dé UD, dre 7h duré D ÉÉ GR 4 . L | | ( 19) cffédtivement à à tourner dans Le es oprofé, ceft- -a-dire, es Ge me - Vous avez très bien déve OppÉ, Mae cette’ vérité pou “as les inégalités des forces de prelion des orbes qui agillenc à la ie. contre les deux moiciés de l'hé- mifphere Dette & qui tendent à faire tourner la pla- nète d’occident en orient, décroifflent ou augmentent à me- fure que fa planète s'avance vers l'aphélie ou "à le péri- hélie, & sis . RUE où Ces’ Feu E EST compenfent B= Man ou Pare ta6on de recoit + force impubive d'irradiation des rayons folaires, for fque fa Ferre eft aphélie, ou lorfqu’ elle eft Ha De cette compenfation réfulte l'ifochronifime des révalirions diurues confécurives de notre g lobe. = - La furface de la Terre, pendant ir. diese FE une révo- lon diurne (1) d'ün midi au midi du lendemain , éprouve vw _ donc de LR pare du fluide déférent, des imprelfions diffe- se rentes fe faccèdent fans interruption. Chaque point particulier de fa furface paflane depuis midi jufqu’au cou- cher du Soleil, à travers les orbes inférieurs qui rencon- trént la moitié Létairee de lhémifphere occidental, & après le coucher du Sofeil jufqu'a a minuit, à travers les . fupé- EE (1) Il faut obferver que, pour rendre plus clair ce que nous voulons faire entendre ici, nous avons pris pour exemple le tems des ÉQUINOXES ; les autres tems préfentent des variétés dont nous träiterons ee - Le . notre Our se ef a&tuell lement fous préffe, ns C4 ( 20 ) rieurs qui rencontrent la moitié obfcure du même hémif- phere ; ; chacun de ces points reçoit des impreflions propor-. tionnées à l'énergie des différens orbes. D'autres lo différemment modifiées, fe font fencir à chacun des mêmes points de [a Terre, ie minuit jufqu’ au lever du Soleil: tems pendant lequel chaque point de fa furface , traverfant | l'hémifphere oriental, rencontre les orbes qui répondent à à, à | la moitié fu érieure & obfcure de cet: hémifphere. Depuis 1 le lever d#éSoleil jufqu'à midi, les mêmes poinEs traverfent: : les orbes inférieurs qui nes à la moitié inférieure & éclairée de l'hémifphere oriental; 1 ils éprouvent encore des imprefions différentes : c'eft cette fucceflion. d'inégalité d'adion, & le. changement de diredion de ces ni . ee dant les quatre parties de fa durée une révolution diurne, que nous regardons comme la caufe vraiment ue des variations diurnes de l'aiguille aimantée, & comme da caufe de plufieurs phénomènes; importans que nous efpérons : expliquer dans le Volume où. nous traiterons deb ’atmofphere. L'uniformite, l'égalité de durée des révolutions diurnes dans des périodes sis ne fera cependant pas conf- tante, comme vous le remarquez très-bien, & comme nous. Laèdes indiqué à Ja fn du Volume, cité. . diminution. de. lobliquiré du? lan de Pécliprique 2 au plan de l'équateur du. to Dillon Dre. ou la rédaction du plan de l'orbite à celui de L'équareur du Soleil, introduira de nouvelles : iné- galit es qui ne c peuvent dévenie fenfbles : qu après de longues périodes + alors Porbite fra moins de ÿ tous. fes. points répondront 2 à des orbes &2 à. des Zones où + JR plus. : de mouvement a qu en tout agree endroit du courbillon. o- : ARIZ Ron ee SE TE a 2 A RTS AGE Es EL As Le EL PUMA LR TT En LE A RE AE Se ba Hire dit ee RU g SAISIT IP FAT & très-obéiffant-ferviteur, : =: dx ns Ne dr AT di int fs SAA LS AE et LA re G Li ds r j go a did ina: fé seit à bte Àd ds Eie" : SAPPIIPE ILE TESTER ET pe PRE ar) aire également éloigné du Soleil. Il doit donc paroître hors de doute, ces circonftances arrivant, que le mouvement de a Ce nouvel érac de notre globe ne fera point permanent, parce que les mêmes caufes qui auront opéré la réduction du plan de l'orbite au plan de l'équateur folaire, continuanr d'agir, elles feront incliner l’orbite dans le fens oppofé à celui de l'inclinaifon a@uellé ; ce qui ramènera une plus grande excentriciré; & ce qui rappellera, par une fuite nécef. faire, tous les phénomènes qui auront eu lieu dans la pre- miere moitié de la période de l’ofcillation du plan de l'orbite. - Récevez, Monfieur; tous mes rémercimens de l'attention CPR TS RTE laquelle j'ai lhonneur d'être, Monfieur , Votre très-humble DE MaRrivETz. LETTRE de M. le Baron nz Marirzsrz à Mrs Ror, l'aîné Horloger dis Roï = Penfonnaire_ de Sa Majefté, _{ervant de Réponfe à la Lettre de ce Savant, inférée dans le Supplément du Journal Général de France , Feuille du 4 Décembre 1784, N°, 2 46 bis. ee es, , Paris, le 7 Décembre 1784 Sa a Journal Général de France du Jeudi 6 Jan- vier 1785, N° (23) - éclairé il eft difficile d'en faire fans en être averti par les amis de-la véricé. Gerre idée: confolante m "encourage. os il eft doux de parcourir une carriere dans laquelle onelt. sûr à chaque faux pas qué l'on peur y faire de trouver des bras {ecourables qui vous foutiennenr & vous relèvent. Regar- dons-nous tous comme des co-opérateurs + du même œuvre; aidons-nous dans. nos mutuels travaux, puifque nous n'avons tous. qu'un même objet. Ah! Monfeur, : _—. les champs de la Science, fi fertiles, f beaux par eux-mêmes, feroient agréables à cultiver, fi tous leurs cultivateurs fe regar- doient comme freres; é la fimilitude de leurs travaux, Pa de la fin qu'ils fe propofenr, érabliffoient entr'eux une bien- veillance générale qui ne laiffär à P'émulation que le noble defir, en travaillant pour la chofe commune, “d'encourager, d'aider tous fes concurrens ! Les Savans devroient être les: meilleurs des hommes, puifqu'ils font Les plus éclairés. Fous les défauts que. l'on : impute au cœur, au caractere, ne font, : en derniere analyfe, que des erreurs de Pentendement. Le rêve, où plutôt le vœu que je viens de faire À fera celui de. toute ma vie : j'efpere qu'il fe réalifera pour le bonheur de Ja ee se _ mi ns. ee ÿ . - Mais Rite 1 rêves : ” _ = Pere que ; je pe en eft- Méoatirr encore un, apres tant d'autres, je proréfte dans la fincérice = mon Cut, Re hs me ae la ss parfaire illufon. Sn _. She reviens, Monfi eut, cetencouragement que je trouve. dans la certicude que mes. fautes __— relevées. Recevez mes très-finceres remercimens de la maniere rrès-hongéss- da MAR D à Ed CS Lt ne ere Le à Ÿ À Ë. S à | Fa ! È Ft ÈË : Ë ls k É ë . Deux de (23) & infiniment obligeanre dont vous mé faites fentir l'infuf- -fance. de ma premiere Réponfe à M. de Satlier ; elle fut l'effec d'un peu crop de précipitation : je lui en demande pardon ; & je l'ai dé fait dans une feconde Lettre. J'en demande pardon à vous, Monfeur, & à tous ceux: qui nous ont lus. Cependant, c'eft à cette heureufe faute: que j'ai deux obligations qui me la rendent chere. Il m'eft inf niment doux du vu M. de Sailier tirer lui-même des Principes de la du Monde, la folution d'une difi- culté. qui lavoit: ar rèté dans application de ces “Principes. 5 amis, FE aue, & frappés, ‘comme VOUS, Monfieur, de l'infufifance de ma Réponfe à l'ingénieute objection qui m'eft venue du Vivarais, y avoient déjà fup- pléé. Voila ce que j'efpérois, lorfque, dans as l'Atane Propos du troifieme Volum près qu a vérité, ‘après que a cn détruire nee que l'hypo- | hèfe {Newronienne) avoit ufurpé, nous ferons des vœux trés-finceres , pour que nos fuccefleurs, par des applica= » tions . heureufes , plus fablimes , où plus délicates, » étendent encore la Fhdosie Het Natere ». e - Notre vœu s ‘accomplit plutôt que nous n'avions ofé Pef- pérers &, que je me rappelle que les Compagnies fa _vantes de. mêmes ont rejette , pendant Cinquante ans, les belles découvertes de Newton, qu'elles ont “hf confacrées, je n’attribue nos fuccès Gi prématurés qu'à la lagacité l'efpric du fiècle tlans lequel nous vivons. Les préventions opiniâtres pour les anciennes idées , l'oroueil & la morgue fcientifique doivent fair enfin devant la railen - ( 24) éclairée. Les droits de-la raifon fe font-anjourd'hni récons notre avec moins de peine & moins de tems 3 ils criomphent avec plus de facilité, se ren 5 Voilà, Monfieur, da premiere es que j'ai a fa ie que vous mavez fait fentir. fi poliment; ; cet d'avoir vu.mes.Leéteurs-tirer eux mêmes de mes principes, 14 folution. des dificulrés que javois eu de tort de mal Re foudre. Le fecond avantage que je tire -de certe même faute ,-ceft de lui devoir, Monñfeur, vos utilés obferva= sous & vatre obliceante Lettre. Quoiqu'elle {oit adrefñlée à. M. de Sallier, vous voudrez bien que je vous réponde diredement pour, vou s affurer que. mon collécue & moi nous Hous-em: “boots ss “devoir que vous nous indiquez. . La voie par laquelle nous nous écrivoñs, Mon fieur, ne permet pas une difeuflion aufli longue qu'exige: la tâche que vous nous impofez : mañ jai : de vous. prévenir. que rious répondrons aux de —- - dables de Newion dans le Volume prêt à fortir & la Le Fe defire nt VOUS ee content. den nos “Répone à se : ouve auf dans ce Volume. des. Réponfes : à pl lufeurs rs objections, dos une-entrautre étoit très-impofance, & portoit far cé de: vitefe de: de Ferre dans . es ee à. hote de rotation < e ar À sb ection, &.de k 3% * fi es 5 - - R _ £srres à M. le Baron ne Marre TZ, fur QUEUES 3 uvnat Articles de la Phyfque du Monde. . = ee ; è : = : = : Ala Voute, en Vivarais, le 25 Janvier 1785. eo | c- Si j'ai été aflez heureux, Monfieur, pour tirer des L.. 2 cipes feuls de votre Phyfique du Monde, {a {olution d’une: difiiculté fur la rotation des planètes, je ne doif ce bon- keur fans doute qua la certitude de ces mêmes Principes. L'application que vous en avez faice jufqu'ici, à la plu- part des phénomènes que vous avez examinés eff f Émple, elle Entre fi naturellement dans l'efprit, qu'on peur en dire à tous égards, ce que difoit M. de Fontenelle de la vérité, que quand on l'entend pour la premiere fois, il fémble qu'on ne faffe que sen fouvenie "# - Ce n'eft donc point une-objeétion queje vais faire contre votre Théorie. Mais, Monfieur, ce fonc des éclairciflémens, que je prends la liberté de vous demander, fur une obfer- vation: d'un de mes amis, Militaire auf recommandable E . dans la Socièté, par les qualités du cœur, que diffingué | même dans fon Corps, par les lumierés de l'efprit & du favoir. -L'indulzence avec laquelle vous avez bien voulu: É. accueillir celles que j'ai eu l'honneur de vous préfentér ; he nous laiff@ que la plus parfaire confiance. + Dec que les tems des révolutions dés différentes plaz Ë nètes, font proportionels aux racines quarrées des ‘cubes: de leurs ‘diftances moyennes au Soleil, il fair que les Ë vitefles des orbes de votre fluide déférent , doivent être | réciproquement -proportionelles aux racines ‘quarrées de | leurs diflances au moteur central, Ces deux analogies de $ i NET Ts DRE Su SSSR (26 Ÿ Képler, univerfellement reconnues par Îles. Aftronomes, fonc le réfulrar immédiat de la théorie & de lobfervation. Mais, Monfeur, page Ixxviij de la Préface du premier Volume, Pkyfique du Monde, il eft dit que toutes les ob= fervations poftérieures ont paru confirmer la Loi de Képler que les viteffes des planètes font en raifon inverfe des quarrés. de leurs moyennes diflances.; & dans la note & correfpon- dante , vous. faites l'application de ce principe, fur les vitefles de deux planètes, à la diftance 3 & . … Page 56. du fecond Volume, en rappellanc la loi. de Képler, que les quarrés des tems font proportionnés aux cubes des diftances, vous renvoyez à la page & note ci- deflus pour l'explication de CGttE JO a cp Lé Lé , Après avoir démontré céomètriquement, d'après vos prine cipes, page 264, même Volume, que non-feulement les fanètes doivent avoir moins de viceffe lorfquelles parcou- rent des orbices plus éloignées du Soleil, mais que.ces virefles doivent décroître, comme les quarrés des diflances augmentent; &. pour. plus d'intelligence, en.avoir donné des exemples. numériques, vous.ajoûtez : « De. là naît cette fameufe loi ».de Képler, dont. nous avons parlé dans notre Préface, PET; les vitelfes des planètes font s raulèn rene des de quarres de leur moyenne. difiance 5 loi établie fur toutes, »{es-obfervations , que roues les obfervatiens ontconfir- »- mée s DE pe - ee cn . . Page 265, même Volume, à la démonftratign de votre einquieme propoñtion, vous-répérez.encore.que Les planètes tournent aurour du.Soieil avec des -vitefles différentes 8 qui diminuent comme le quurré des diflances-augmente. Mèmé | ! | | | (37) propofirion encore dans la fecondé partie, Chap. de Forge “nifacion du T'ourbiflon folaire, pag. 48 & 40. Toutes ces affertions font conféquences néceflair es & immédiates de votre principe fondamental, dont on. déduit, fans réplique, que’ tes forces qui meuvent les otbes; & que Les vitefles de ces’orbes, font'en raifon inverfe dé quarré des diftances ; d’où il era que les tems périodiques des planètes, au-lieu d'être proportionels à la racine quarrée des cubes de leurs. moyennes diftances , feroient comme les cubes de ces mêmes diftances; ce: qui eft totalement con- traire aux phénomènes, & ce qui allongeroit prodigieufe- ment la révolution périodique des eee. | Vous avez admis cependant, Monfeur, dans votre dé- “monftration de la proportionalité des quarrés des tems aux cubes des diftances, & vous favez admife pour. Ja premiere fois cette viteñe , en raifon inverfe de la racine quarrée de fa nee: ÿ mais nous ne voyons pas comment, des loix es EURE qui ie des ROLE e vos conféquene, qu “ls éntrinent en raifon Ava des de rés des diftances, vous avez pu déduire à ka page 12 de Pexplication des née que les viteffes de ces orbes font “en raifon inverfe des racines quarrées des diffancesmoyennes. Les Auteurs qui ont traité des forces centrales, ont bien dé- montre cette loi; mais ils ont confidéré deux forces, dont, lune de proje&tion conftante & uniforme, & l'autre de gr2- _vité variable en raïfon inverfe du quarré de la diftance ; ‘avez vous pu légitimement admettre une loi tirée de prin- “cipes. quin ne font point ceux 14e votre Théorie. di ( 28 ) : … Une autre loi de Képler eft aufli inviolable que fes-pré- cédentes ; c'eft que chaque planète décrit autour du Soleil des aires proportionelles aux tems : d'où l’on devroit con- clurre que les viteffes des différens orbes de votre rourbil= lon, dans lefquels se trouve la planète au périhélie & à laphélie, devroient ètre inverfement porportionelles aux diftances dé ces orbes au centre; ce qui femble ne devoir accorder nullement ; ni avec les viceffes des orbes, en raifon inverfe des quarrés des diftances, telles qu'on les rire de votre Théorie, ni avec celles en raifon inverfe des sacines quarrées, celles qu'elles devroient être, pour que les quarrés des.rems fuflent comme Îles cubes des diftances. . Ces contradictions ne font vraifemblablement qu'appa- Journal Général de France du . Mardi r5 Mars 1785, N°.32; & celui du Jeudi 17 Mars - 1785, N°. 33e rentes, & difparoîtront après une explication, dont il nous a paru que ces articles étoient fufceptibles. J'ai l'honneur d'être, &c. Re. _ De SALLIER. RÉPONSE de M. le Baron DE MaARIVETZ à la Lerrre de M. pz SALL1ER, inférée dans le Journal Général de ane Na ER — Paris, le 27 Février 178$. = ———_—_— = 5 Lorfque je follicitois avec tant d'ardeur, Monfieur, les obfervations & même la critique févere de ceux qui me feroïent l'honneur de me lire ; j'écois profondément pénétré -de l'utilité des fecours que jen tirerois. Je fentois combien je devois craindre en traçant une Carte nouvelle d'un pays “fparcouru , quoique jamais exactement décrit, de. m'écarter quelquefois-de la direction de ma route, d'être trompé par LE ER RER MT Le DE DS MR TEST TE RTL ERA Ds Sn EEE AN ETS CEE APT QE ge Er sr no de GORE AE M Read rt Eire TL ol re à 2) Le traces fi mulripliées, Je. fentois combien il étoit facile de Tan pOresr dans mes plans d'anciennes erreurs qui mas voient été familieres autrefois, ou d’en commettre de nou- velles. Je me crois me afucé d'avoir faifi le feul point de vue duquel on pui defliner la grande machine de notre Monde ; mais j'ai toujours craint de mal faifir la fonion de quelque roue, de mal déterminer la force précife de quelque reflort; & cétoit pour connoître ces erreurs, pour être à portée de les corriger, que jigsaquoË les obferva- tions, les avis, les au de. Savans. Au me prouvez aujourd'hui, Monfieur, combien : mes craintes éroient fondées; vous m = de erreurs, rece- vez-en mille remercimens ; vous multiplierez vos titres à ma reconnoïfflance, en multipliant vos très- utiles & très- ingénicufes . Ce font des erreurs réelles que vous relevez, Monfieur, & vous le faites de la maniere Ja plus — j VOUS paroïfez douter que vous ayez rai- fon lorfqu” il eft démontré que j'ai tort. Quel exemple d'hon- nêteré vous donnez aux Critiques ! C’eft à moi maintenant à donner aux Auteurs un exemple de docilité , de bonne- foi & de reconnoiffance. Avant que de redreffer les points de ma route où je me fuis égaré, permertez que je me félicite d'avoir prévu que nies Es ne ferotent peut-être imputables ‘ie mes inad- -VEITtences, d'avoir ofé croire que les principes étoient Cet= tins, que les déductions juftes de ces principes fuffiroient pour … toutes les loix de a Nature; & vous allez voir, Monfeur, que les fautes pose que vous traitez avec. tant … font bien à à la vérité des inadver= tences pen pardonmables, mais qu 'elles ne tiennent point (30 ) qu fond de la Théorie; que mème elles font redtifées pat elles & que les contrariétés que vous me préfentez viennent de ce que je mé fuis mal expliqué dans quelques endroïts, tandis que j'ai été exact & correct dans d'autres; ici PAu- teur à tort, mais non pas fa Théorie : celle-ci, & le fyf- tême auquel elle fert de bâfe, ainf que toutes les appli cations de ce fvfième, reftent, jufqu'à préfent au OIDS , folidement établies. Il va me fufäre de rectiñer quelques mauvaifes énonciations. Ce neft pas pour m "excufer, Mon- fieur, que je parle ainfi, ce n'eft que pour juftiñer: l'opis nion que vous avez pure de ce fyftême, en penfant quil renferme la véritable Théorie des loix de la Nature. Vos très-juites obférvations mont déterminé à mettre deux cartons à mon Ouvrage; l’un, Zom. F, pag: Lexix; faute, Zom. I7, PES: 264. Ces cartons feront joints, en feuilles détachées, à mon cinquieme Volume, afin de pou voir être mis à _— place ‘par ceux qui ont cette Su Edition; ils rétabliflenc le fens dont je m'érois écarté; j'en ferai autant toutes les fois qu'il en fera befoin, afin que jamais une feconde Edition ne differe de la premiere. Main- tenant, Monfieur, voici ma Réponfe à vos obfervations. L’omiffion du mot racine avant le mot quarré, dans cha- “cun des paflages que vous avez cité, dénature le fens de ces pañages, & les met en béton avec la loi de la pro- portionalité des viefles aux racines quarrées des diftances prifes inverfement ; les pañlages, ainf dénaturés, fe trouvent en oppoñtion avec cette loi que nous avons formellement énoncée, pag. 12 de la feconde Partie du même Volume où nous Fa : les forces dans deux orbes différens, ou les forces qui meuvent ces orbes font, par la propofñirion | h Ê PPT PRIT TEEN PRET PSE RE PACE PTS NP ENTER PTIT E D agree op o ROBE PAPE EPE INPUT À DEEP OYTENNAPRETAE PT \ $ LATINE PPT EME A1 RARE RON | (rs) fondamentale, réciproquement comme les quarrés des dif tances. Il fuit de-là néceffairement que les viteffles de ces orbes font en raifon inverfe des racines quarrées des. rayons ou diftances au moteur central; &, pag. 13, même alinéa, nous en donnons la démonftration, nous parvenons à la formule V. & :: Vr VR, proportion qui nous apprend, con- cluons nous, que les vicefles des orbes doivent néceffaire- ment être en raifon réciproque des racines quarrées des rayons de ces orbes, parce que les forces quides meuvent font en raifon inverfe OÙ re des ess des dif- tances au centre. C'eft ici, c'eft dans ces pages 12 & 13 dher notre Théorie cft ducs établie; c'eft-la que nous préfentons la preuve de la loi générale fur laquelle elle repofe, En avouant donc linadvertence. inconcevable de lomiflion du mot racine dans les. phrâfes qui nous mettent En contra dition avec nous-mêmes, il refte évident que ce mor étant rétabh,. toute coradiétion difparoït. Nous avons donc droit de nous en. tenir à l'article de notre Ouvrage ‘Où hous avons particulièrement établi & prouvé notre Théo- rie, & d'y ramener, par l'addition d'un feul mot omis, les phrâfes qui la contredifent ; le feuldrait que nous n’ayons pas, c'eft celui. de nous faire pardonner cette inddvertence. Alors, & en rétabliffant ce mot racine, le premier pai- fage, De. pag. Ixxii], deviendra se ci: « Toutes » les obfervations poltérieures ont paru confirmer la lorde >. Keples, que les viceffes des planères font:en raifonanverfe _» des racines de leurs moyennes diftances ». La note À, relative à cet alinéa. -eft redifiée dans le carton des Jouanal Général de France du Jeudi 17 Mars honitratione de la jai que nous avons démontrée - PE | 1785; No, 33° + (32) pages [xxix que vous trouverez joint au cinquieme Volume, Le fecond paffage, pag. 24 du Tom. II, doit être aïnf rétabli : « Les nes ee avoir moins de vitefle lor{- » qu'elles parcourent des orbites plus éloignées du Soleil : » mais ces vitefles doivent décroitre comme les ‘racines » quarrées des diftances augmentent... De-là naït cette » fameufe loi de Képler..… Les vicefles des planètes fonc » en raifon inverfe des racines ee — de leurs sue » diftances ». Le calcul qui précède, dans L même page, di être. ainfi énoncé : « Suppofons un troifieme orbe, dont la dif- » tance foit neuf fois plus grande que la diftance du pre- » mier, fa furface fera quatre-vingt-une fois plus grande, » 1l aura quatre-vingt-une fois moins de Su ë& trois fois » moins de vitefle que le premier », Le - Dans la page fuivante, au commencement de l'alinéa, il faut également rétablir Le mot racine, & lire comme il fuit : « Les planètes tournent autour du Soleil avec des » vitefles différentes, & qui diminuent comme les racines ». quarrées de leurs moyennes diftances augmentent » : Vous trouverez de même le carton qui contient ces joint au cinquieme Volume. =. Au moÿen de ces corrections, la eDntradichon de ces pages difparoit. Pour détrüire à cer égard tout doute & toute équivoque, - je vais, Monfieur, mettre fous vos yeux une nouvelle: dé- 12, 13 &. 14 du Tome IL. Nous: conferverons les mêmes dons Le quan- tités # tirés qui doivent entrer dans les analogies que nous y avons | employées. Il s'agit de faire voir ici que, lorfque les forces - centrales décroiflent dans la raifon réciproque du quarré de la diftance, les vicefles qu'elles produifent font réci- . proquement comme les racines quarrées des rayons ou dif tances au moteur central; où, ce qui revient au mème, que, fi les vicefles font réciproques aux racines quarrées des diftances ou . les forces qui produifent ces vi- tefles font entrelles récipr oquement comme les quarrés des _ diffances. Propoñtion qui eft linverfe _ LE F5 a & que nous allons démontrer, | | Les virefles étant en raïfon réciproque des racines quar- rées des diftances, on a V.z::V; VR. Il faut faire voir que” les forces qui produifent ces vitefles, font entr'elles réciproquement comme les quarrés des diftances , que Puifque Les viefles font en raifon. a des racines quarrées des diftances V. 4 :: Vr VR., il fuit évidemment, en élevant tous les termes à la foie puif- fance, quel 5 qu'arrés. des viteffes _. en raifon réciproque des rayons ou diftances ; donc V2. z2:: 7. R. On fait d’ail- leurs que les forces centrales font aufli entr'elles en raifon Lo des vitefles contemporaines & des nombres ‘de côtés des poligones parcourus dans le même tems ; on a donc F. f.:: NV. nu*,: maïs les nombres de côtés par courus dans le même tems, font en raifon compofée de {a raifon directe des viteffes &c de linverfe des rayons ; on 2 N. mat .: VruR.: fubftituant dans les deux derniers termes de la. proportion des forces ci-deflus * en place de N & de n, les valeurs V 7 & 7 R,, trouvées par la derniere propor- = (34) on, ,onaF.f:: VVruuRXX Mais on a vu plus haut que Nuu 2:27. R, fubftituant donc r & R dans la pro- portion indiquée par les deux aftériques # * , elle de- viendra F, fi: 72. Re Proportion qui repréfente ja pro- potion fondamentale, & nous apprend que les forces qui prodiifèss les viceffes en raifon inverfe des racines quar- rées des diftances, font entr eu en a inverfe des . mêmes diftances. JF efpere à préfent, Monbctr, que la Théorie ef ah fiée à vos yeux; il me refte à vous demander de lindul= gence pour les fautes de fes Auteurs. Vous voyez com- ment ils profitent des obfervations que l'on veut bien leur faire, & qui avoient toujours été l’objer de leurs defirs.. Les Auteurs qui ne fe croient obligés de répondre ni aux difficultés, ni aux objections qu'on leur préfente, m'ont tou- jours paru animés de bien peu de zèle pour fa vérité, avoir bien peu d'égards pour leurs Lecteurs, ou être bien péné- trés de la foibleffe de leurs moyens ; car, fi c'éroit par une morgue fcientifique, ou plutôt adatique , €lle les avili- roit trop à mes yeux. Continuez donc, je vous prie, vos utiles obfervations jefper > beaucoup de fecours de votre ingénieufe fagacité & de vos lumieres ; &. se vous. prie d'agréer les fentimens de la haute eftime, de la recon- anses. & de l'attachement avec lefquels j'ai lhonneur d'être, “Monficur , > votre ee & très - obéiffant . ue D MaRVERe mes sS E Cage} RÉSuméÉ fommaire des Principes de la Phyfique du Monde, & Expofiion abrégée des Preuves Philofophiques re Mathématiques de la certitude de ces Principes. É cncc de la premiere caufe a@tive qui produifit [4 Nature, neft point une connoiffance qui foit à la portée de notre intelligence. La maniere dont put agir cette caufe pou produire fon effet, qui fut l'Univers, ne doit point être l’objet de nos cheichess Mais la vérité la plus cer- taine fur laquelle notre efprit peut fe repofer, c’eft que nul effet n’exifte fans caufe. La Nature eft le vafte, lim- menfe enfemble d'une multitude d'effets incsaulables: j Où tous ces effets ont des caufes. particuliere >ou il n'exifte qu'un certain nombre de caufes différentes, dont chacune. domine fur un certain nombre d’effets deu. ou enfin il wexifte qu'une caufe primitive Se régit tous ces effets, qui eft. feule l'âme de la Nature - : Dans {a premiere fuppoñition, dus ce où do de troït à chaque effet fa caufe particuliere, l'efprit ne voit plus ni ordre, ni harmonie, ni enfemble , ni rapports, ni liaifon, ni conféquence. La Nature n'eft plus un corps dont les différentes parties fonc autant de membres qui concou- rent à une fin commune; elle neft plus une machine dont toutes Les roues sengrainent, dont toutes les pieces {ont efflentiellement néceflaires les unes aux autres & aux effets généraux. Il ne faut plus fe Du de confidérer le méchanifme d'un enfemble où il n'y a plus de méhcanifme, | € ij (36) La feconde hypothèfe paroïît peut-être moins choquante au premier coup-d'œil. Si lefpric eft repouffé Le l'idée d'une multitude indéfinie de caufes , il ne fe prète pas crès-aifément & au premier apperçu à admettre que tous les contraires doivent & puiflent, en derniere analyfe, être rapportés à la même caufe; il neft pes aifé de con- cevoir, au premier apperçu de la raifon, que la lumiere & les ténèbres, le chaud & le froid, le Jec & lhumide ne dépendent pas de caufes différentes. Lorfque les hommes nofoient pas encore tenter .. pliquer la Nature, & quils fe bornoient 2 à l’obferver, ils ne virent, dans ce qu'il ils défignoienc par ces quatre mo, que des états, - des manieres. d'être des COrps 5 ces. diffé rentes manieres d'être , ils les nommèrent des qualités, mot fynonyme de modifications, & ils n'en chercherent point la caufe. Ils les confidérèrent comme primitives, ce qui veut dire produites par une caufe qu'ils ignoroïent, & qui étoit : _ la caufe premiere de tout; caufe qu is ea oui comme uniqi ue & fimple {1}. Renfermée ainfi dans les bornes d'une ignorance qu'il ne leur étoic pas éncore poffible de difiper . leur raïfon au moins : | Sgara poine encore, mais bientôt . ces bornes furent Fhanchiess ; ce qu'on avoir appelé des qua - > Où à le confidéra comme des fubftances , & ces fub£ s devinrent Le feu, l'air, la terre & jee Le feu. fut l'élément @ chaud, re far l'élément du froid, k tèrre. aenet du fec, & € Lean celui de pme, Le feu & Le ) Voyez ciaprès pag. 04, &Ce Ë Fe Te à y sd a er 5 2 à PO AE GG EC RTS LA A pd 4 8 PES APE der ; ds 08 : me é, # és: auc 5) l'air furent confidérés comme fubftances a@ives, la terre & l’eau comme fubftances P Voila donc des qualités, des érats des corps métamor- phofés en êtres réels & De ayant une exiftence propre & matérielle. De ces quatre êtrés nouveaux én voilà deux doués du titre d'actif, & deux réduits à l’érar de pai- if: mais d'où les deux premiers tiroient-ils leur aétivité ? tenoit-elle à leur efflence ? ou la recevoient-ils d'ailleurs d'une autre caufe antérieure & plus élevée dans la chaîne des êtres : Premiere obfcurité qui tenoït à la nature & à — l'origine du mouvement, & qui feule couvroit de ténèbres toute [a Théorie que l'oh vouloit déduire de cette hypothèfe erronnée. Mais, dans les deux autres fubftances que l’on. appeloit paf ives , comment concévoir leur pafivicé ? réfiftoienc-elles as aélions, des deux premieres? ou n’y réfiftoient-elles p poinc? = Dans le premier EaS aucun effet Le + feroit Fe. car des > / age a népr féden comme aires _. production none Ce fuc alors, ce fut ainfi que furent jettés les premiers … de l'édi fice des connoïffances humaines. On à bâti long-tems fur ces fondemens ruineux; on les a réparés de tems en rems; mais jamais on na pu les rendre folides , parce que rien ne peut s'appuyer folidément fur desiidies _chimériques. Nous ne parcourrons point les fuites: qu'ont eu ces p remieres erreurs; nous. ne. ferons. remonter jufqu’à elles t nt : grande. partie de celles qui règnent aujourd'hui en Phylique & qui déshonorent. cette Science. (38) Laiffänt donc cette Théorie des élémens que nous don- nerons ailleurs d'une maniere très-détaillée, nous nous bor- : nerons à confidérer cette idée d’activiré donnée au feu & à l'air, qui n'écoient eux-mêmes que des êtres repréfencatifs du Fe & du froid. + Deux idées fe préfentent ici à nous : la premiere, c'eft lexiftence fuppofée de ces fubftances ; la feconde, ceft ladivité, c'eft-à-dire, le mouvement, la force . de ces fubftances PR ue. L'exiftence de l'air, de l'eau, de la terre font | trées ; elles . par toutes les épreuves auxquelles on peut les. foumettre, les fubftances les plus. fimples ; ÿ TOUS les corps compofés tk réduifent à à ces trois principes que lon ne peut plus décompofer. C'eft lorfque nous traite- rons des élémens que nous confidèrerons plus attentive= ment la nature, les propriétés effentielles & les effers de ces fubftances. Quai au feu, l'on ne doit, ainfi que nous allons le prouver, regarder cet élément que comme la ma tiere propre de la lumiere ; fous ce titre, il refte donc au nombre des quatre que les Phyficiens ont toujours comptés. Gependase nous prouverons également qu ik faut. ajouter. _ à cette fi fameufe & fi ancienne quarernité, de. principe inflammable , & quainfi il faut compter ue hui ae élémens. =. Mais la éesnde dé deux idées ee fe . à notre a efprit, én confidérant la propriété aétive que les anciens donnoient au feu & à l'air, nous force à remonter jufqu’ à l'origine de toutes les actions, c eft-à-dire, Ju à du mouvement. | : - Le mouvement eft la _. — & mms + è (39) toutes les modifications de la matiere ; c’eft par le mou- vement que tout sopere. Le repos abfolu soit la mort abfolue de toute la Nature. | C'eft donc Le mouvement, fa caufe, fa communication , les loïx de fa propagation, les loix felon lefquelles il diftribue , , qu'il nous importe effentiellement de confdérer. Tous les pas que nous ferons dans l'étude des phénomènes de la Nature, feront perdus ; noûs ignorerons également & de quel point nous devons partir, & felon quelle route nous devons 1 nous diriger, tant que nous ignorerons les loix du mouvement, tant que nous ignorerons la caufe qui pref- crit ces loix, tant que nous ignorerons enfin origine & la ñature du mouvement. Ce n'eft point dans des a@tions particulieres, combinées, contrariées par-une multitude d'obftacles & de réfiftances, qu'il faut étudier la nature & l'origine du mouvement IL - doit exifter une caufe particuliere, active & déterminante nouvement primitif, d'une action premier e dont tous es mouvemens fecondaires, “dont toutes les 1@4ions parti- culieres fe: déduifent, dont te foient des effets. : Si nous de ndaons notre Monde, c'eft dans Îles élpaces | céiclles que nous remarquons les grands mobiles, les grandes mafñles qui oo avec de _ its de grands efpaces. La premiere obfervation qui dde nous frapper, ceft que dans tout cet efpace célefte, tous les mouvemens de chacun à de ces. Corps n'ont qu une faite & même direction. Cette obfervation ne nous induit-elle pas À foupçonner l'exiftence d'une caufe motrice principale, où-plutôt : unique > nn À ns dit A di dé M DE dé ps (40 ) | En effet, depuis le Soleil jufqu'à Saturne, toutes les pla- nètes LR ons dans le même fens que le Soleil lui-même. Cette vérité, auf inattaquée qu'inattaquable, eft le premier grand fait, le plus grand fait de la Nature. Ce fait pofé & van de bâfe à nos recherches, arrè- ons-nous-y un-inftant. Le premier raifonnement que nous puiffions faire , ceft que chacun de ces corps à reçu un. mouvement Parsenlers hi le détermine dans la dire@ion qu'il fuit, ou qu'une caufe unique les dirige tous. La premiere hypothèfe s'éloigne bientôt de notre efprics: en effet, toutes ces impulfions particulieres, employées pout produire un effet LUE choquent la raifon. Cette hypo- thèfe mulriphie les êtres fans néceflité : puifque leffec eft commun à tous les corps céleftes, neft-il pas raifonnable, n'eft-il pas plus conforme à l’idée oh que nous avons du plan, fur lequel la Nature a été conçue, de n’admettre. ici qu une caufe unique ? | Cette caufe, ne fommes-nous s pas forcés de là nideres fous deux points de vue? 1°. comme produise par l'Auteur même de la Nature, comme imprimée à là machine que nous appelons /e Monde par l'Ouvrier de ce Monde; tout ouvrage nexige-t-il pas un Ouvrier qui Fait produit? Cette indication de Dieu eft une preuve fuffifante pour qu'aucun efprit. {enfé, aucun homme jouïfflant de fa raifon, puife douter de l'exiftence de l'Auteur de tour ce qui exifte. Cette idée n'eft qu'indicarive, j'en conviens : mais les idées \ indicatives font celles qui portent le plus de certitude, le plus. d'évidence dans les efprits. Ce n'eft point à notre Sible ; taifon qu'il. pps de former une idée. repréfentativé | | de | (41) de Dieu; chercher la refflemblance & la forme de Dieu, c'eft, dit Pline le Naturalifte, le délire de la raifon; Dieu, quel qu’il foit, eft tout fens, tout yeux, tour oreilles, tout âme, tout efprit, tout en lui et lui tout entier (2). C'eft donc à la volonté de celui par qui tout exifte que nous attribuons l’origine du mouvement; il fut un ae de fa volonté, ou plutôt il fut efflentiellement compris dans l'idée fublime de fon intelle® lorfqu'il enfanta la Nature. On ne peut féparer fes idées de fa volonté, ni fes actes de fes moyens. Je crois donc qu'il eft impoñible de fe faire aucune autre idée de l’origine du mouvement que celle que nous venons de préfenter. Le mouvement exiftant dans la Nature, ce qui eft une vérité de fait, & ne pouvant exifter que comme nous ve- nons de le de ce qui eft a conféquence la plus certaine que nous puillions déduire de nos raifonnemens, nous avons confidéré Le corps auquel il fut primitivement imprimé , R dirécion, fa force, fes effets il eft impofible qu'il ait été donné à tous les points de la matiere à la fois; nous ne pouvons fappofer un feul inftant que la matiere, comme matiere, foit douée de la faculté de fe mouvoir; le con traire nous eft parfaitement & conftamment démontré : que feroit en effet une machine dont toutes les parties auroient un mouvement qui feur feroit propre & particulier ? toute (2) Effigiem Dei formamque querere imbecillitaris humanæ reor. Quifquis eft Deus totus ef fenfus , totus pus > LOEUS aUditus , totus aDime ; totus animi, toëus fui, 11 E 5 È Ë & Fe A ë t ra È Ë | | RARE l | | | # & it. + + 434 #4 if 4 a pe (42) : machine à un moteur unique, dont l'action reçue, tranf- mife & modifiée par les autres parties de cette machine, roduir la régularité de fes mouvemens & tous les effets qu'elle fut deftinée à produire. Il en eft ainft du Monde, il eft une machine; sil n'en étoit pas une, tous les phénomènes, tous les produits de la Nature ne feroient que les effers de la volonté actuelle de Auteur de l'Univers, ce qu'il eft abfurde de penfer, & il le feroir également alors de fe propofer de connoître, de pénécrer les loix de la Nature : mais cette chaîne indéfinie de caufes & d'effets, cer ordre:invariable dans lequel les mêmes effets naiflent des mêmes caufes, éclaire & déter- mine fuffifamment notre efprit. Le Monde eft donc une machine, & comme toute machine qui eft en action, le Monde doit avoir un moteur, un agent phyfique & mé- chanique, ordonné, difpofé par lAuteur, mais qui agit enfuice indépendamment du concours actuel de fa volonté. Cela pofé, il nous eft permis de chercher quel eft ce reflort, cet agent moteur de {a machine. Revenons donc fur nos pas; nous venons de dire que nous devons confidérer dans le mouvement qui animé Univers, Le corps auquel il fut primicivement imprimé, fa direfion, fa force, fes effets. C'ef évidemment de ces gonfidérations que doivent naïtre les lumieres qui peuvent nous éclairer daus la route que nous avous à parcourir. Lorfque nous parlons de la direction du mouvement, ce neft que dans les grandes roues de la machine que noû ET? Ù it Æ a da confidérons, c'eft-3-dire, dans les corps eéleftes, Les actions particulieres & intérieures dont font enfuite fufcep- > Ë & \ È E ê à ë ê K à k È ÉRueE AL on À [ ne Ps Se EE RRPONPNEIEN EEE ETES TP FP PE API PTE TERETE DRE SENRTI ANNEE RIRE BIRT TR SPNVAÉRS (a) cibles les matieres dont ces grands corps font compolés fes affections, les rodiReations : les décompofitions des parti- cules qui les compofent ne doiveñt point encore ni fixer nos regards, ni occuper notre efprit. Ces modifications par- ticulieres, ces affeétions de la matiere de ces corps font femblablés aux modifications, aux altérations que, dans toute machine, éprouvent les parties qui la compofent & qui n'arrêtent point le Méchanicien qui étudie les grandes actions de cette machine. | Or, toutes les ue céleftes de notre Monde n'ont de une feule & même diretion, toutés tournent dans Le inême fens. De-là nous avons déjà conclu, au commen- cement de ce Difcours fommaire, qu'il ne devoit y avoir qu'un moteur , puifque le mouvement eft commun à tous Les corps, que tous fuivent la mème direction. | Confidérons maintenant la force de ce mouvement, elle nous fera connoïtre l'agent qui le produie, Parmi les corps cé- leftes de notre Monde, il en eft un qui feul eft plus puiffant que tous les autres pris enfemble, qui feui éxcède tous leurs volumes réunis, dont le volume eft à celui de tous les autres volumes réunis, comme 700, ou, fi l’on veut, 800, eft à 1 (3). Nous en avons conclu que c'étoit lui qui devoit être le mo- teur de tous les autres, que c’éroit à lui feul qu'il appartenoït de donner le branle à toute la machine, & cetre conclu- fion eft nécéflairement vraie, car tous les autres réunis ne 2) Il eft impoffible de donner exaétement ceite ; proportion, Voyez le premier Volume ï cet NE pag 7 9. Cette déter= mination eft fort inutile : ice Re — Fi (44 ) pourront le mouvoir. Ce corps, c'eft le Soleil, autour. duquel tournent tous les autres corps de notre Monde ee dans le même fens où il tourne LL Le Soleil ; AVONS ioùs dit, eft donc le grand refort, le moteur de tous les autres COrps de notre fyftême … Nous avons enfuite confidéré tous les mouvemens de. ces corps dans l'efpace, mouvemens qui deviennent effen- tiellement les effers de ce moteur unique. Nous avons me- furé les volumes de ces corps céleftes, nous avons pefé. leurs maffes, nous avons mefuré leurs danses du corps moteur, nous avons calculé leurs viteffes ; & les loix phy- fiques & méchaniques, qui ne font elles-mêmes que les effets néceflaires de la propagation, de la communication - du mouvement, nous ont conduits À des tal abfolu- ment omics A ceux que donnent Les obfervarions les A , ° ! . , 1e plus : fûres. L'aftronomie mathématique seit donc trouvée conforme aux loix que Jui prefcrivent la: phyfique & Ix. méchanique. C’eft donc à ces loix phyfiques, évidemment connues, clairement expofées, qu'obéiffent les fphères cé- leftes dans tous leurs mouvemens, & tous ces mouvemens ont pour caule unique ê& ee ce moteur central que nous appelons le. Soleil. On fent affez tout ce que les preuves que nous avons données de notre fyffême dans tout le cours de notre Ouvrage, perdent à ce Réfumé infini- ment fommaire. auquel nous nous réduifons ici. Nous fup= pofons que ceux qui nous liront les auront préfentes 2 a l'éf= pric, ou fe donneront la peine de relire celles qui ne Le préfenteroient pas à eux d'une maniere aflez claire. Ges principes pofés, il en réfulte que l'action folaire qui ES Ë Là & à k EE 5 En * ( È & ES TPE SON EOEPRP SENTE TT ENP ONE ET PET PTT SRI OVES EEE APRES PORT CE PARRSENN PRESENT NAME NP EST RPREREP SER ERNEST 4 A or ce RG Me 2 Lt à 2 547 ra USE (45). imprime le mouvement à toutes les fphères qui environnent cet aftre, fe communique à ces fphères à travers l’efpace. Il faut donc que cer efpace foit un milieu propre à pro- pager, à communiquer Le mouvement; il faut donc que ce milieu ne foit point un vide abfolu , comme le prétendent les Phyfciens qui fe difent Newtoniens, quoique jamais Newton n'ait penfé ainfi. Le vide ne reçoit ni ne donne rien : il cefleroit d’être le vide s'il recevoits & c'eft ce qui rend contradictoire cette autre opinion des mêmes Phy- ficiens qui confidèrent la lumiere comme une émanation des corps céleftes, comme compofée de particules de leurs propres fubftances qui traverfent continuellement cet ef- pace 5 qui penfent que de tous les points de [a voûte des Cieux ces corps envoient dans tous les points de cet efpace des parties d'eux-mêmes, qu'ils ne font vifibles de tous ces points que par le moyen de ces torrens dont là rapidité cit infinie cependant ces Phyficiens n’en concluent pas avec moins de confiance & d’aflurance que le même ef- pace qui, dans tous fes points, eft rempli à chaque inftant indivifible , même par la penfée, de ces millions de torrens d'émanations, n’en eft pas moins vide après mille & mille fiècles. . Quant à nous qui ne concevons point que les corps puif- fent agir où ils.ne font pas, qu'un vide immenfe puifle pro- pager & tranfmettre leur mouvement & leur aétion, nous rejettons ce vide, - ce Nous rejettons également ces torrens d'effluves qui par- tnt de tous les corps lumineux, & dont la rapidité eft fi exceflive. Nous penfons que, quelle que pût être la ténuité | (46) des particules de ces émanations, la quantité de ces cor pufcules qui frappent la furface de la Terre oppofée au Soleil, & dont la force feroic là multiplication de leur malle par leur exceflive vitefe ; nous penfons, dis-je, que. cette multitude d'impulfions devroit altérer fon mouve- ment : mais, fans rapporter ICI tout ce qué nous avons dit contre cette opinion des Newtoniens fur l'émiflion de la lumiere, nous avons confidéré d'une maniere bien plus fimple , bien plus claire, bien plus farisfaifante à tous ésards, les. moyens de la Nature. Nous mettons en aflertion ( & cette aflertion, mille & mille preuves en établiffent la certitude); nous avons, dis-je, pofé en affertion que Pefpace eft rempli dun fluide élat- tique 5 dès-lors tout eft en contact dans la machine du Monde, toutes les parties de cette machine peuvent agir fur routes les autres parties, dès-lors il y à contiguité , dès-lors tout mouvement peut fe propager & fe commu- niquer à tous les points, dès-lors le Soleil peut mouvoir tous les corps de fon empire, &c. Ke. &c. : * Mais le mouvement ne peur exifter dans le plein ab- {olu ; c'eft ce que les Phyfciens & les Machématiciens ont rigoureufement démontré : auffi notre plein éthéré, “notré plein des efpaces céleftes ne peut-il pas ètre un plein abfolu. Les molécules de l'écher font fphériques, ce que démontre leur état de fluide parfait, ce que démontrent encore les loïix des réflexions de la lumiere qui n'eft elle- même qu'une modification de cet érher, comme nous Île prouvons. Or, jamais avec des fphères on ne peut opérer un plein. Le vide y eft toujours, à peu de chofe près, ÿ à Ë É E È è ë Î È È DE ER nd uit +7 at CE Ce MA à L se ’, " (47) égal au plein; donc notre milieu éthéré n'exclut point le mouvement ; il eft au contraire néceflaire pour le pro- pager. Mais, difent les Partifans du vide , ce même milieu, quelle ue fût: fa fubrilité , apporteroit en par fa rareté un obftacle au mouvement des corps qui le tra- verfent ; il altéreroit ce mouvement & retarderoit leur vi- tefle; ils emploieroient une force pour le déplacer, & toute leur force fe dépenférois à la fin, & même aflez rapide- ment ; or il eft prouvé que rien de tout cela n'arrive; donc ce Auide n'exifte pas. Rien n'eft plus jufte que ce ner dans lhypo- thèfe d'un fluide ffagnant, ou qui auroit un mouvement contraire à celui des corps céleftes : mais ne réfulte- t-il pas nécefairement & évidemment de ce que nous venons de dire, que ce milieu éthéré, ouhe de fphéricules 10 lides , & qui propage le mouvement du Soleil aux pla- nètes, LEÇOit lui-même ce mouvement: Or, fi c’eft lui qui communique . à ces corps Î le mouvement de rotation du So- Jeil, & qui devient pour ces corps un mouvement de cir- Ha autour de cet aître , il a donc lui-même ce mou- vement de circulation ; dès- Es loin de pouvoir altérer le leur, il le détermine, il en eft fe déférent, & cette con- En néceflaire be difparoïtre toute école (4). On a vu dans le fecond Volume de cet Ouvrage aveé quelle facilité, avee quelle clarté , avec que tous les D céleites fe rapportent à notre > Théorie; es | C4) Tome premier pag: I fuivanies | ( 48 ) | | nous prions ceux de nos Lecteurs dans l'eforit defquels il refteroit encore quelque obfcurité à cet égard de recourir à ce fecond Volume; la Table leur indiquera les endroits où ils trouveront les preuves de ce qui leur paroïtroit dou teux, où nous nous ferons un devoir de réfoudre les difi- cultés qui pourroient les arrêter encore. Voilà donc laftronomie mathématique fondée fur la Théorie phyfique ; c'eft ainf que, fans rien perdre de fes droits, elle acquiert une certitude de plus, qu'elle repofe fur une bâfe folide. Nous renvoyons fur l'importance de [a réunion de la certitude phyfque à la certitude mathéma- tique , à l'excellente difcuflion que M. le Comte de Buffon a faite de ces deux efpeces de vérités, & que nous avons rapportée Se | . Nous avons enfuite prouvé comment la lumiere n'étoit qu'une modification de ce milieu. éthéré ; notre trolfieme : RSS SES ee AVI ; Volume ne laife, à ce qué nous penfons, rien à defirer far cette Théorie; & le quatrième Volume renferme avec autant de clarté, & d'une maniere auf complete, toute Ja Théorie des couleurs. Les deux que nous donnons far le feu & fur la chaleur, ne feront pas, à ce que nous ef- pérons, moins fatisfaifans. Toutes ces Théories fe déduifent néceffuirement & évidemment d'un feul & unique principe, d'un feul grand fait de la Nature, d'une feule vérité auf. inattaquée qu'inatraquable , a rosation du Solal fur lui= méme. Nulle kypothèfe ne jette donc d'incertitude fur ces Théories. a — | LA (5) Tome premier, pag. Ixix, Le ae rerere PONS CIE SNNTEN PTE AMP IP ER INAT AE N 07 ETIENNE ns ET DE Er à * u PESRPENIPEETE | | “ ( 49 }. . Le mouvement, la lumiere & la chaleur étant expliqués, tous les principes A de la haute Phyfique font connus 5 il ne nous refte plus que les de à en faire, ee. | Nous avons donc cru qu'avant . ie a ces explica- tions , il pourroit être utile, pour bien remettre nos Lec- - teurs dans la route de la vérité, de leur préfenter un tableau fommaire de tout ce que nous avons écrit. juiqu'a préfent, & de mettre fous leurs yeux & les se qu'on nous a faites & nos réponfes. ee. _ és re: L’efpace eft rempli dan aide. éminemment tite éminemment rare, éminemment élaftiques; « c'eft ce que nous de le milieu éthéré. . Celui qui a tout fait a femé . cet efpace un cer-. tain. ie de globes principaux; ila dir à ces globes de rourner fur eux-mêmes ; ils entraînent avec eux ce fluide. - ce milieu éthéré dans lequel ils font plongés, & qui reçoit. néceflairement le mouvement que leur imprime la rotation de ces globes; ; qui font notre Soleil, & les Etoiles fes So= leils _ autres Mondes. . La rotation de ces Soleils produir deux effets ia le fuide qui.les environne, = 0] Ë : « 4. Le premier de ces effets, c’eft Le mouvement de cir- culation de ce fluide autour de chacun de ces Soleils, de ani de ces globes moteurs. C'eft ainf que chacun d eux. fe forme. un . un cure où Monde particulier, “dont Pétendue eft proportionnée a fa puiflance motrice , & eft terminée par les limites auxquelles cette puifflance de à celle de les us C eft-là que, es deux forces {e ba 5 ge nue: Smtee (59 } . les vibrations retournent vers chacun de ces Soleils par des lignes récurrentes que nous avons fait connoître, & c'eft io que s'établit la perpétuité de ce mouvement (6). 5°. Par ce mouvement de circulation toutes les planètes de ces Mondes fonc crhportées autour des Soleils dans le fens où ils tournent eux-mêmes. - 6°. Le fecond effet que produic le Soléil fur le milieu élaftique éthéré, c'eft le mouvement de vibration imprimé aux fphéricules de ce fluide élaftique ; c'eft de ce mouve- ment que réfulte la [umiere. Ce dernier mouvement fe pro- page bien au-delà des bornes du domaine particulier de chaque Soleil, il s'étend bien plus loin que le mouvement de circulation. Voilà pourquoi nous voyons les Etoiles qui font les Soleils des autres Mondes, & qui nous paroïffent d'autant plus petites, qu'elles font plus éloignées de nous; ce qui ne permet pas à l'imagination de concevoir des bornes à l'Univers.- 7°. Les vibrations à fluide he sachèvenr dans un remis très-court, & leur fréquence eft fi rapide, leur nombre fuccefif eft fi grand dans le plus court efpace de tems que nous puiflions concevoir dans fa penfée, qué l'action de ces vibrations fur nos yeux, quoique réellement fuccefive, nous paroït une action continue. La propagation de la lumiere neft affürémenc pas inftantanée ; il eft prouvé qu'elle em- ploie fepr à huit minutes à fe propager du-Soleil jufqu'à (6) Tom. —. pag, 257, & à Explication de la Planche IT, pag: 56, feconde Partie de ce Volume. ORPI grec TIRER Sig RSS à Acute Lt Saut Labeé AU 0 | TP PP EN PS IR ET PT LITE RE ét Ct- à 1 77 £ E È ê È Ë £ Fe oo) nous : mais ce font fes vibrations: qui fe. propagent, non pas fa fubftance quife tranfporté du Soleil & nous avec cette incroyable rapidité; comme Le prétendent les partifans du vide & dé Fattraction, deux idées dignes l’une de l'autre, & qui ne peuvent cher lune fans l’autre. Nous avons combattu vidtorieufement dans tout ñotre Ouvrage ces hypothèfes abfolument inadmiflibles du vide & des émiffons folaires inconciliables enfemble. Nous avons Pons dela maniere la plus évidente que, même dans le {yf- tême de l'émifion de la lumiere, ce prétendu vide cefferoit; que le plein, & le plein le plus compaét, de remplaceroit. IL eft certain que dans le vafte empire de notre Soleil ,äl ny a pas un-point où un œil y étant placé, n appérçüt-cet aftre : Les émifions folaires occupent : donc:tout cet efpace que l'on veut fuppofer vide; maisil y a-bien plus encore; al eft également de: fait que les Soléils des: autres Mondes, ces millions d'Etoiles de toutes les grandeurs, ces. éliions d'Etoiles télefcopiques qui s ne Fr les profon- deurs inafi ignables des Cieux ; foñc vies -dane “hotre Monde. ns Voilà donc tout notre efpace Her idtaire. déja cpl par les émifions de notre Soleil, qui left encore par les _ émiflions de toutes les Etoiles; car chacune éft vifible de tous Les points de cet efpace à travers lequel toutes ces émif- fions marchent en fens contraires avec des virefles infinies, & fans fe: nuire mutuellement ; ; & voila ce que l'on appelle de vide! — Dansce fyftêème.des émiffions, les efpaces c ee. feroient donc. parfairement remplis ;:car, quélqnes déoré de rareté, gi LR Eden (52) ‘de ténuité que l'on juge à propos de donnét à [a fubftance des émiffions de chacun des corps lumineux, la réunion de toutes ces émifflions dans un même point de l'efpace où elles concourent & agiflent à la fois, produiroit une denfité plus crande que celle de nos méraux les plus com- pas. Le nombre de ces corps lumineux qui envoient en même tems des: parties de leur. propre fubflance vers ce joint, eft innombrable. Je ne demande oint comment, P avec cette multitude de particules de fubftances de tant : de corps différens, on conçoit lPhomogénéité de la lumiere; comment on concilie toutes ces émiflions, leurs natures différentes, leurs différentes vitefles avec fimplicité, [a régularité de loix de la Nature. Le fort de cette hypo- thèfe eft d'être infoutenable fous qe point de vue —_ ‘on la confdere (7). . Les planètes qui fe trouvent dans l'empire de chaque a. ; font entraînées par lé mouvement de circulation du #luide du domaine de ce Soleil, dans-le même fens où il tourne lui-même; elles font portées vers la partie de ra courbillon où le mouvement eft le plus rapide, ceft-à-dire, vers l'équateur {olaire. Ainfi ce fluide, loin d’oppofer au- cuüne réfiflance à ces: Corps. céleftes, en eft au contraire de déférent; & commela force qui émane du corps cen- k utnaux de Phyfique, les. Lettres de M. de Marivetz à M. Se Rue Otobre 1783; pag. 270. Novembre, même année, pag. 340. Janvier 1784, pag, 40. Mars, même année, p. 236. La - Réponfe de M. Sennebier, Juillet; même année, pag. 75 Enfns celle de M. _ ne Février 1785, page 140. augmente, à caufe quelle fe propage de tous côtés à la à fois, & que les furfaces des fphères concaves, qui feroient E - fuppofées recevoir à chaque diflance l’action de cette force, font entrelles comme le quarré de ces diftances, on en cor- clut que les viteffes des différens orbes du tourbillon font . entrelles en raifon inverfe des racines quarrées des diftances, & que les quarrés des tems des révolutions périodiques des | planètes, tranfportées par différens orbes du tourbillon iné. ee | galement éloignés de l'aftre central, font entreux comme les cubes des diffances de ces orbes au Soleil. 9°. Les orbes les plus intérieurs précèdent donc ceux | qui leur font extérieurs, qui reçoivent d'eux leur mouve- ment, & certe forte de préceflion doit avoir lieu; car, fi un orbe extérieur à un autre orbe ne fe mouvoit pas plus len- tement, fi même il fe mouvoit avec une virefle angulaire égale à celle de lorbe intérieur, il auroit plus de mouve- -ment que lui, puifquil a plus d’étendue : il auroit donc = plus de mouvement que l'orbe qui lui communique le mou- | vement; ce qui eft impoñible, — Par une conféquence néceffaire les orbes intérieurs pré= cédent donc ceux qui les entourent, & ces précefions pro duifent les compreflions & les reftitutions du reffort de cha- _cune des molécules élaftiques des couches où orbes d’éther contigus les uns aux autres : de leur élafticité ainfi mife en jeu, il en réfulte la lumiere, phénomène indéfeible qui durera autant de rems que Le Soleil continuera’ à courner fur lui-même. Diane co MALE PMPONTAEE PERTE TENTE PE i CORRE SNTTR PRE QI ENTRER TTESDENENENP ETIENNE VIENT SON ERP RRRRNNERAOEERE TAPER 10°. Outre la préceflion des orbes intérieurs dont nous (54) venons de parler, il y a encore la préceflion des zones équa- toriales du tourbillon : en effet, les points de la furface du Soleil, qui fonc placés à fon équateur ou près de cet équa- teur, ont plus de vitefle que ceux qui fonc plus voifins des poles ; ils impriment par conféquent plus de vitefle aux molécules d'écher qui leur correfpondent, que ne peuvent en communiquer les autres parties du Soleil. Cecr excès. de virefle des molécules équatoriales dans le premier orbe contigu au Soleil, fe communique d'orbe en orbe, dans route la profondeur du tourbillon; il en réfulte la préceffion des zones équatoriales. C’eft ainfñ que dans un fleuve les dif- férens filets.que l'on peut concevoir dans fa largeur avancent avec d'autant plus de vitefle, qu'ils avoifinent de plus près la ligne du fil de l'eau; ligne où eft la plus grande vitefle. Chaque filer paraleile à la ligne du fil de l'eau, repré- fente ici une zone qui eft un efpace avant les trois dimen- tions, longueur, larseur & épaiffeur. Cette préceñion elt fur-tout remarquable lorfque les fleuves charrient des-gla- çons. Si de deffus un pont on confidere les glaçons qui for- tent en même tems dans la largeur du fleuve, ôn verra que ceux qui répondent à la ligne-du fil de l'eau, qui eft l'équa- teur du fleuve, -avañcent avec plus de vitefle que ceux qui _-séloignent de ce fil de l'eau & qui sapprochent vers -ks D es *, He réfulte . de cette conftitution inté- rieure a tourbillon de notre Soleil que fon action fe pro- page par des lignes fpirales. dont l'origine eft à fa furface. En effet, quelque parfaire que foit l'élafticité des molé- cules-de l'écher, il eft évident que le tems de la compreffion 7 TT ER QE PRES EST FRET PRIRENT AQU FINE BORDER FENTE ENT NIORT ENNEMI VENUE RNRETRET STRESS TENRREME RERO ES) 2 EDR PREND PERTUIS TINTIN ENPUIEE TRANS ENTRE TR ESPN , dé à , j | Css.) | de leur reffort n'eft pas le même que celui de la reftitu- tion de ce reffort. Quelque court que foit cet intervalle de tems & pendant fa durée, chaque molécule d’éther eft en- trainée par le mouvement de. circulation, & parcourt un certain efpace dans le fens de la Re géncrale. Cet efpace eft d'autant plus grand, que 4 molécule d’éther appartient à un orbe cu du Soleil, & que dans cet orbe elle eft plus voifine de l'équateur Le tourbillon folaire. Lors donc que deux molécules fuppofées, & faifant par- ties de deux orbes contigus, fe rétabliflent après leur com- preflicn, ces deux ee Le n'ont plus entr’elles la même fituation refpective quelles avoient lors de la compreflion de leur reflort, & cela à caufe des précefions dont nous avons parlé; ee en fe rétabliffant, la eue par laquelle elles fe choquent, ‘ft plus inclinée vers le côté d'où elles viennent, que du côté où.la circulation générale les porte; &-comme cet effet a lieu dans tous Les orbes, il en réfulre que. =. mouvement de vibration qui ne la. lumiere, fe tranfmet d’orbe en orbe par des lignes fpirales qui ont leur origine a la furface du Solsil. Ces lignes fpirales font d'autant moins courbes, qu "elles séloignent davantage du Soleil, parce que les és des orbes intérieurs font de moindres ; qu'ils font plus éloignés du corps central, c'eft-à-dire, du Soleil, qui pro- duit les deux mouvemens, celui de oo & hs de vibration. Les Soleils que font les Artificiers , -offrént. une image fenfible” des préceflions & des lignes fpirales dont nous (56) parlons. Pour produire ces effets, il faut que les fufées dont les circonférences de ces Soleiïls font: garnies, ne foient pas” dirigées vers leur centre ; car dans ce cas le Soleil ne pourroit tourner fur fon axe, & les jets de chaque fufée formeroient des rayons rectilignes : mais , lorfque les fufées font ee | àla circonférence, le mouvement de rotation fe joint à celut “dé: l'explofon des fufées ;. le jet devient une fpirale qui eft. d'autant moins courbe , anale de pionse plus loin du ceñtre. _ L'action du Cole parvenant donc aux sianètes par des lignes fpirales, & cette action safloibliffant me Paccroifle- ment de la diftance, il en réfulre que la moitié occidentale de l'hémifphère éclairé de la planète, eft frappée avec plus de force que la moitié orientale du même hémifphère éclairé. De-là la rotation des planètes fur leur axe, & la dérermina- tion du fens de cette rotation, qui eft le même pour toutes: les planètes; elles tournent toutes comme fi elles rouloient fur la convexiré de lorbe du tourbillon qui léur eft infe- rieur; de manicre que le fommet de l’hémifphère obfcur, ! . o) A Nr : x oppofé au Soleil, s'avance du même côté que le centre de a planète, vers - partie orientale du Monde, . l'ordre des fignes du zodiaque. | 12, Les plans des orbites des Sages s'écartent peu dé plan de l'équateur du tourbillon folaire où le mouvement général de Circulation tend toujours à les ramener. Ces or- biles qui ne font pas parfaitement circulaires > COUPENET deux fois, à chaque révolution périodique, du tour- billon folaire où la viteffe du fluide déférent eft plus grande _ que dans. les zones collaterales aux zones équatoriales. Les: : planètes DATA TNT Csgh planètes emportées par ces différentes zones, en reçoivent des viteffes différentes qui , combinées avec les actions qu'elles exercent les unes fur les autres, rendent léurs or- bites elliptiques. | él | On voit par cet expolé très-fuccintt de nos principes, dont les preuves font dans l'Ouvrage même (8), combien nos tourbillons diffèrent de ceux de Defcartes & de ceux dont Newton parle à la fin du fecond Livre de fes Prin- cipes. Aucune des objections que fait ce Philofophe contre cés tourbillons, n’eft applicable à ceux dont la conftitution intérieure eft rotalement différente de celle dés tourbillons _qu'il a confidérés, & dont la conftitution très-vicieufe-en effet, lui à fait conclurre que les planètes ne font pas em- portées par un tourbillon matériel (9); ce qui l’a induit à füppofer le vide : hypothèfe la plus infoutenable que l'efprit humain puifle jamais imaginer. Le vide ainf admis, quoique de tous les points de l’ef- . pace on puifle voir Le Soleil & une multitude infinie d'Etoi- P P les (vifibilité qui prouve avec l'évidence la plus complète & l plus claire, qu'il faut queles efpaces céleftes foient conftam- ment remplis de [a matiere de la lumiere, c’eft-à-dire, felon Newton, des émiflions matérielles de tous ces aftres, ce qui rempliroit ce vide qu'on avoit fuppofé), ce vide, dis-je, étant admis, 1! fallut bien, puifque les corps n'avoient plus de (3) Voyez fur-tout pag. 253 & fuivantes. | (9) Brc liquet planetas à Vorticibus corporeis non déferri. Liv. I. pag. 384. | a h ae Lu Fa A Be PE Ent - (58) rapport d'action entreux, puifquils ne pouvoient plus agir les uns fur les autres, puifque chaque corps célefte étoit plongé dans un abîme de vide ou de néant, & qu'ainfi toute action méchanique devenoit impoflble: il fallut bien, dis-je, après les avoir ifolés, inventer un moyen de les faire agir les uns fur les autres, trouver entr'eux un rapport qui ne pouvoit plus être ni phyfique ni méchanique. Newton dans cet embarras, mais en attendant un meil- leur moyen d'en fortir, infticua l'attraction, ceft-à-dire, que ce Philofophe en inftitua les loix, car l'idée en elle-même n'etoit pas nouvelle; & ces loix, il les déduifit des obfervations mêmes, & des découvertes de Fycho-Brahe & de Képler. Il ne fit donc qu'ériger en puiflance réelle un effet connu. Mais cette attraction, cette force métaphyfique inconce- vable en elle-même, confidérée comme la feuie force de la nature, détruifoit tout mouvement; bientôt elle n'eut pro= duit qu'une mafñe inerte; il falloit donc une autre puifflance: il combina l'attraction avec Pimpulfion, c'eft-à-dire, avec une force de projeétion conftante & une feule fois impri- mée ; alors il fit avec ces deux forces décrire aux planètes les orbites ellipciques qu'elles parcourent autour du Soleil. La force d'attraction décroiffant dans la raïfon inverfe du quarré des diftances, inftitution prife d'après les faits obfer- vés, mais que rien n'indique à priort, qui n'eft enfin dé-= duite que d'un grand fait de la nature, étant combinée avec une force de projection fuppofée conftante, il démontre ma- thématiquement que fe mobile animé par ces deux forces à la fois & place dans le vide , doit décrire une orbite ellip= tique ayant le Soleil à fon foyer, | CG ESA, vie ne ee DENT PEINE ESPRIT PRE EN PIRE TTC ENTER PRGET PRNPETE PTIT Ep RTE ANRT EPEDNIMIEEPEPENPEPIANTRS SITE TENRRe (59) ; Mais ce n'eft pas aflez que le tiflu d'une démonftration {oit irréprochable pour faire admettre les principes quelle fuppofe ; Les PS conclues n’en font que plus fûre- ment faufles, quand la vérité des principes n'eft pas établie. H Edo donc dans le cas préfent que lattradtion fût prouvée , au-lieu d'être fuppofée ; il faudroit que le vide fût prouvé, au-lieu d’être également fuppofé : voilà ce qui feroit néceflaire pour être ous a combiner dans le vide ces deux forces fuppofées, la force attraîive qui dans le vide décroît comme le quarré des diftances augmente , fans que Pon puiffe i imaginer pourquoi, & cette prétendue force de projection one & inaltérable, quoiqu’à cha- que inftant elle foit obligée de changer e direction, ce qui doit 2 à la fin la détruire, comme LE _penfoit F oncenelle que nous venons decitées, - | Peut-on concevoir qu'un fyftême qui repofe fur des hy- pothèles fi précaires, j'oferai dire plus, fi révoltantes, d'où naïffent ces difficultés, & mille autres également infolubles : peut-on concevoir, dis-je, qu'un tel fyftême ait domine f long=-tems? Que L'on compte parmi fes partifans des hommes très-éclairés, très-juftement célèbres. C’eft que ces hommes nécoient pas Phyficiens, c'eft que ces hommes étoient Ma- thématiciens, c'eft que les Mathématiciens ne fe plaifent que dans F idées intelléétuelles. Ecoutons un des plus éclairées d'entr'eux, & que fa bonne-foi nous rende indul- gents pour leurs erreurs : nous leur devons tant de vérités, je nous ont donné tant de Se ils nous procurent tant _de fecours! a « Les faits mêmes, ou Les obfervations fur À Lerouellé tout. h ij (60) eft fondé, ne font pas fufceptibles d’une exaditude rigou- reufe .. qui ne fe trouve que dans |a géométrie. Mais la géométrie ; confidérée comme fcience de l'étendue & du mouvement, efe dépouillée de toutes les autres circonftances Phyfe ques ; elle efl purement intelleëluelle, & l’ouvrage de P ef- prit Je a établi cette exactitude [ur les abftraëlions ; exaütirude qui n'e plus lieu, rigoureufement parlant, dès qu’en appli- quant la géométrie à la phyfique, on la fait fortir de l’imagr- nation de l’homme, pour la rapprocher de la Nature (10) ». Newton cependant, & c'eft un devoir facré que de lui rendre cette juftice, Newton qui favoit féparer le domaine des mathématiques de celui de la phyfique, ne tenoit point à cette hypothèfe que fes Difciples ont confacrée. Il nous avertit dans fon Livre des FrneIpes Définition VII, qu'il confidere les forces en Matt hémäticien, & non pas en Phy- ficien. Voici comment il s'explique . « Mais cette idée eft purement mathématique; car. je ne confidere point. ici les caufes phyfiques, le lieu phyfique des forces ». Mathema- zicus duntaxat ef? hic conceptus : nam virium caufas & Jedes phyficas jam non expendo. Ce grand homme ne prétendoit donc point expliquer {a caufe si forces ; il ne _défignoit point les fabftances matérielles dans lefquelles ces forces réflident, les caufes phyfiques qui les animent, & lef- quelles ces forces ne peuvent exifter. Il nous avertit encore dans ce. même Ouvrage qu l em ploie indifféremment les mots attraction , impulfion, ou u pro- (xo) Hiftoire de l’Aflronomie ancienne, par M, ee ; Difcours Prélimmaire, pag. vie 3 RECETTES LAS SUTENE ERIEIETATEE EDP REG RE ARE ET NES PRIRENT ET TR É i ë (61) penfon quelconque vers un centre, les uns pour les autres, (Voici comment il s'explique : « Quant à ces mots arrraéion , impulfi ion & Propenfu on vers un centre, de quelqu'efpece quelle foir, je les em- ploie indifféremment, & lun à la place de l'autre; mais ce n'eft qu’en confidérant les forces mathématiquemenr & non phyfiquement, Que le Lecteur fe garde donc bien de penfer que, par ces manieres de m'exprimer, je prétende définir ou donner aucune raifon Phyf que d'aucune efpece d'action, d’au- cun mode particulier, que je prétende rendre aucune . phyfique d'aucune caufe d'action. Qu'il ne penfe pas que, lorfqu il marrivera de dire que Les centres attirent, ou que les centres ont des forces, j'attribue alors des forces réelles & phyfiques à à ces centres qui ne font que des points mMa- thématiques », Voces autem. attractionis, , impulfüs, vel pro- penfonis cujufcumque in centrum, ere & pro fe AUtUO PRO ufurpo : has vires non phyficè fed mathe- maticè cantüm confiderando. Tndè caveat Leflor, ne per hntojnoës voces copttet me fpeciem vel modum adionis CAtI= Jamve aut rarionem phyficam alicubt definire , vel cenitris (quæ funt punëla mathematica ) > Vires verè & phyficè rri- buere ; LL forté aut centra rahere, “aut vires Centrorum elfe dixero (11). C'eft da très -abufivement que, depuis Newton & contre fon intention, très-clairement & très-formellement exprimée, on a on donner le nom d’aftronomie. phy- —. aux profondes & fublimes recherches analytiques des 11) Déophie Nasa Pracse Malone LL. Déf VIE | hilofophie is Princip (62) Mathématiciens célèbres qui lui ont fuccéde. Ces Savans ont, à la vérité, fucceflivement enrichr l'aftronomie ma- thématique de plufieurs découvertes importantes & de plu- fieurs méthodes ingénieufes : maïs, quels qu'aient été leurs fuccès , il n’en eft pas moins certain que tous ces calcals n'ont pas également contribué au progrès de l'aftronomie phyfque; qu'ils n'ont point dévoilé la caufe fimple des grands phénomènes de la Nature ; elle eft fans doute animée par une force réelle qui réfide dans une fubitance atuellement exiftante; ce n'elt pas à des forces fictives qui n'ont point de fiège, point de bâfe dans la Nature, & dont l'exiftence n'eft qu'une hypothèle de l'imagination, Se il faut roue les loix de tout ce qui exifte. En bonne & faine philofophie, une force propre, un pou- voir moteur qui appartiendroit à la matiere, comme ma- tiere, feroit un être de raifon, une vraie chimere. Une force qui agiroit à travers le vide entre des corps diftans lun de laure. eft encore un être de raifon, une vraie chimere en phyfque. « La vraie philofophie, dit Huyghens, eft celle dans la- quelle on conçoit que {a caufe de tous les effets naturels eft une caufe méchanique ; ce qu'il faut admettre comme une vérité fondamentale, ou bien il faut renoncer à toute efpé- rance de jamais rien comprendre dans la phyfique ». Les caufes méchaniques, dit M. Béguelin, font Les feules auxquelles lefprit & la raifon humaine femblent pouvoir donner un entier acquiefcement (12). (12) Voyez Phyfique du Monde, Tom. IN, pag. 132. Cet article eft très-intéreffant, SAR d \ | Ë | Ë 663) Le principe de la compoftion & de fa décompofition des forces, principe fi fouvent invoqué par les Mathématiciens j va nous fournir une nouvelle preuve de ce que nous avons dit de l'application des mathématiques à la phyfique; ce principe ne doit être employé qu'avec beaucoup de circonf pection & de réferve en phyfique ; & quoiqu'il foit mathé- matiquement vrai, dans tous les cas, il pourroit induire en erreur des Phyficiens peu réfléchis. Ce principe nous ap- prend quune force unique quelconque qui feroit par- courir à un mobile la diagonale d’un parallélogramme, peut. être fuppléée par deux autres forces qui feroient capables ‘de faire parcourir chacune un des deux côtés du parallélo- gramme. Ce principe eft démontré ; mais il n'exprime qu'une conception de notre efprit qui fe repréfente claire- . ment que, fi ces deux forces venoient à exifter, & que la force unique qui poufloit le mobile fur la diagonale du parallé- logramme , für anéantie, le mobile cependant parcourroit cette diagonale avec la même virefle qu'auparavant , par l'action conjointe des deux nouvelles forces appliquées cha- cune felon les côtés du parallélogramme auxquels ces forces feroient proportionnelles : mais une même ligne, celle que le mobile à parcourue par l’action de la force unique qui le poufloit en avant, peut être à la fois la diagonale d’une infinité de parallélogrammes, felon les côtés defquels on peur concevoir ou imaginer des forces qui, prifes deux à deux, feroient capables de fuppléer la force unique qui animoic le mobile. Il y auroit donc une double infinité de forces qui pourroient remplacer la force unique. Toutes ces forces cependant ne peuvent exifter à a fois, aucune d'elles . (64) n'exifte véritablement, elles ne font que des forces fuppo- fées, elles ne font que des forces poffbles, elles ne font enfin que des concepts de notre efprit. Elles ne doivent _ donc pas être introduites en phyfique , fans une extrème circonfpection, parce qu'on ne peut rien conclurre de la poffibilité d'exifter, à l'exiftence réelle & actuelle, & quen phyfique on ne doit confidérer que les forces réellement exiftantes ; or, ces forces ont leur fièce dans des corps, & font dans tous les cas exprimées par le produit de la mafñe & de la vicefle des corps dont elles émanent. Paffons à l'ap= plication. Newton fait marcher Les planètes dans leurs orbites par faction conjointe de deux forces; lune d'attraction dirigée au centre & variable en raifon réciproque du quarré de la diflance à ce centre; l’autre force eft celle de projec- tion une feule fois imprimée dans le fens d'une des tan- gentes de l'orbite. Il démontre mathématiquement, après avoir fuppolé très-précatrement cette premiere force variable, & en fuppofant aufft gratuitement la [econde force conftante, ” que la planète doit décrire une erbite rentrante en elle- même : mais, ce qu'il ne démontre pas, c'eft l’exiftence de l'atrraction , ceft la nécefité de la loi de fa variabilité en raïfon inverfe du quarré de la diftance, c’eft l'exiftence de 4 force de projettion, une feule fois imprimée, 17 fup- pofe l’une & l’autre, fans fe mettre en peine de leur affi- oner une caufe, x2 d'indiquer le fiège où elles réfident. I explique encore moins comment la force de projection Méprouve aucune altération à chaque changement de di- rection. Ses Commentateurs ne lexpliquent pas davantage, en te PART PET PRE. JL ee ei Le mois AMEN AT LÉUEET SA | Ë à STEP PP TTET ENTER RÉRRNT Re vi PENSE PTE : een à ren rc iput UE EESTI TEEN TRI PETITE TT TR < 7 ei. en difant que le changement de diretion ne fait perdre à la vicefle du corps projerté qu'une partie infiniment. petite du fecond ordre, & que la fomme des infinis de ce genre ñe produit qu'un infiniment petit du premier ordre. C'eft bien là le cas de penfer avec Mac Laurin, l'ami, le Difciple , le Traducteur, le Commentateur de N EWton, que les Mathémariciens abufent fouvent des termes d Znfini & d'infiniment petits pour introduire ou pour pallier des ab- Jurdités réelles, par des démonftrations intelle&uelles, ou plutôt imaginaires. En effet , il implique contradi@ion qu’une fomme infinie d'effets phyfques, quelque petits qu'on les pure fuppofer, chacun en particulier, ne produife pas, dans une longue fuite de momens, un effet très-crand, lorfqu'ils font infiniment & continuellement répétés. . Les caufes vraiment efficientes du mouvement des pla- nètes fecondaires, ne font pas mieux établies. Newton fup- pofe € ne prouve pas, que la Lune gravite ou pèfe fur la ere, quelle eft attirée par cette planète, que cette force d'attraction eft variable en raifon inverfe du Qquarré de la diftance. Ÿ/ fuppofe auffi & ne prouve pas, que la Lune a recu une force d'impulfion conitante dans le fens d’une des tan- _gentes de fon orbite; & c'eft uniquement par le produit de ces deux forces, dont 1] n’affigne point le fiège ni la caufe, Ni fe LA + } qu'ildémontre mathématiquement le mouvement de la Lune. La troifieme propofrion du troifieme Livre des Principes eft employée a montrer que la force qui retient la Eune dass fon orbite, eft dirigée vers la Terre; & la preuve que Newton en donne, c’eft que, fuivant les obfervarions, le ravon tré de la Terre à la Lune, décrit autour de la Terre 1 Ë | É ï k | 1 (6 } des aires proportionelles aux terms dans fefquels la Lune décris Parc du fecteur que le rayon à parcouru; ce qui ef prouvé par la comparaïifon du mouvement apparent de la Lune avec fon diamètre apparent. | La quatrieme propolition du même Livre des Principes, 2 pour objet de prouver que la Lune gravite ou pèle vers la Terre, & que, par la force de cette pefanteur, elle eft continuellement détournée de la ligne droite & retenue dans fon orbite. — = | Imaginons, dit Newton, que la Lune foit privée de tous mouvement de projection, elle combera vers la Terre, & fa chûte lui fera parcourir dans la premiere minute en tome Pants Die — > : Mais la pefanteur de fa Lune . fa Terre : famment établie par la propoltion précédente» eft-elle prouvée par elle-même & 4 priori? €ft-il prouvé qu'il faille néceflairement la diftinguer dèla force qui tranfporte fans cefle la Lune & la Terre d'occident en orient autour du Soleil & felon la fuite des fignes, force dont nous avons far connoître & l’origine & le fièce, & qui rend part remenc inutile lhypothèfe de la-pefanteur (13). La Lune décrit-elle réellement une orbite elliptique au- tour de la Terre? Non affurément, nous fommes autotifes à cette dénégarion abfolue aux yeux de rous ceux qui ont fu avéc quelque attention l'explication de la Planche TI jointe au fecond Volume de notre Ouvrage. Nous avons _ (13) Voyez Tom. Il , pag. 94 & fuivantes, & a de Ja Planche I, même Volume, preruere Partie, pag. 23 & fuivantes PRE Ce 67}: prouvé démonfirativement que: da voie de fa Lüne dans lefpace, eft une véricable hélicoïde qui entoure la voie de la Terres que l'orbite qu'on attribue vuleairement à la Lune, ieft qu'une orbite apparente. Notre hélicoïde peut feule repréfenter le vrai mouvement de fa Lune dans l'efpace. : Newton la fait marcher dans une courbe dont toutes Les parties font concaves vers la T'erre; & Mac Laurin, fon Dit … Soleil; ces deux propofitions peuvent, à la vérité, s'accorder enfemble : mais perfonne ne nous dit comment sa Lune cf dirigée & foutenue dans cette route. - À Ja force de projection employée par -Newton pour faire 1 minute dans fon orbite fappoiée, il faut, felon les Neyto- niens, en ajouter une autre qui vingt-huir ou trente fois plus ee la tranfpor Crée Je us mème que cette nouvelle force n'éprouve aucune diminution, lors même qu'elle fera diamérralement oppofée À premiere, comme il arrive dans les nouvelles Lunes, & qu'elle ne recoive aucun accroiflement, lorfquelle s'ac- corde avec la force de projection, comme il arrive dans les pleines Lunes; il faut de plus, felon eux, que la force de projection demeure inaltérable dans les deux quadratures, quoique dans la premiere fa direétion foit diamétralement elle confpire avec la force - de cet aftre; ce se ne peut fe concevoir. e ir je Je ee un fyflême fonde L. le vide; LS | ciple, dans une courbe concave en toutes fes parties vers le: ot a la Lune treize ou quatorze lieues feulement par: ainf que la Terre, à trois- cent-quatre-vingt-douze. Heues pendant le mème tems; oppofée à celle d'attraction du Soleil, & que dans la feconde: ES ( 68 ) premiere hypothéfe : un fyftême qui oblige à à croire à l'émif. fon fucceflive de la lumiere hors du: lei: feconde hypo- thèfe : un fyftème qui tente de concilier ces deux hypo- chèfes effenriellement inconciliables : un fyflème qui admet des forces impulfives imprimées une feule fois à chaque corps célefte; srosfeme hypothèfe; qui confidere ces forces comme inaltérables, quoiquelles changent à chaque inf- tant de direction, ce qui ef? inconcevable : un fyftême qui invoque l'attraction ; propriété métaphyfique iaconcevable. de la matiere comme matiere ; quatrieme hypothèfe : un fyftême qui, au milieu de tout cet échaffaudage, ne peut rendre aucune raifon fatisfaifante de [a variété des loix aux- quelles cette attraétion fappofée eft obligée d'obéir ; qui ne peut faire connoïre ni l'origine, ni le féce des forces dont il feroit néceflaire de l’aider; dans lequel enfin l'in fufifance de la force de projedtion pour garantir les pla= nètes de l'action puiflante & conftante d’un centre attirant, eft parfaitement démontrée : un fyflême, dis-je, expolé à toutes ces diicultés, & a tanr d'autres objections que nous omettons ici, & qui . trouvent dans notre ee chacune en leur lieu, ne peut semer uñ ne . . lefprit des hommes. RE . | Mais ce fyftême ui 2. eo . profcrire, ce nef _pas celui de Newton. Ce n’eft qu'un édifice phantaf tique élevé fur une feule hy PRES qu 1l s'étoic permile. comme Machématicien. a Le fyftème qe médiroit ce and. homme, c'eft celur quil annonce à [a tête de fon oo . - pofté= rieur de dix- -fept ans à fon Livre des Principes C'étoit 0 ARSPANONRBERRE RRTE A TEAPTTR PPIETANEOE PeRTETD (&) slots qu'il projettoit un véritäblement phyfco- mathématique , dans lequel il indiquoit à la pefanteur, qu'il ne re gardoit plus comme. une propriété eflentielle de H matiere, une caufe PAyHqUE Son génie, fes médirations & les expériences Re ilnavoit pas eu cems de faire, ainfi qu'il le dit lui-même, lauroient ramené à Émpule ion & à ce fluide dont il rl déjà à la fin de fon Ouvrage inti- tulé : Principes Mathématiques de la Phulofophie Naturelle. «Il me feroit permis de parler ici d'un certain efprie très- fubril qui pénètre les corps denfes, qui. eft caché dans leur intérieur, par à force & par les actions duquel les parti. cules des corps s'attirent mutuellement à de petites dif- tances, & adhèrent les unes aux autres, lorfquelles font deventes contiguës; ceft par lui que les corps scsrques agiffenc à de plus grandes. diftances tant én-repouffant qu'en attirant es corps voifins; c'eft par lui que la lumiere eft pouffée, réfléchie, refrangée, inféchie, & — les Corps deviennent chauds, que toute fenfation eff excités; ceft par ue les. animaux ont la faculté de mouvoir leurs membres à volonté, par les vibrations de cet efprit qui fe Frpageut par les fees folides des nerfs depuis les organes extérieurs _Ges fens jufqu'au cerveau, & du ceryeau au aux mufcles. Maïs ces chofes ne peuvent être préfentées fommairement, & je nai pas encore une fufifante quantité d'expériences. _pour faire connoître & pour clairement les loix des actions de cet eforit (1 3 P 4: Cet efprit dont Newton — ici, fans vouloir lenom- mer, c'eit lécher dont if a déjà san tant de fois, qu'il (14) Voyez Traité d'Optique, édition de 1717. (yo } indique comme le Auide élaftique univerfellement répandu,» celui qu'il confidere comme pouflänr les planètes vers Le Sa= leil. C'eft ce fluide qu'il auroit confidèré comme pénétrant les corps, comme fubitance du fluide éle@trique, comme fubf- tance de la lumiere, produite, réfléchie, refrangée, infléchie; comme fubftance produifant la chaleur, comme caufe de: toute fenfation des animaux, de toute ation volontaire où involontaire ; comme le véritable agent qui meut nos nerfs & nos mufcles. Or c’eft ainfi que nous avons confi- déré ce fluide, & tous les phénomènes fe font déduits de: fa nature de la maniere la plus claire & la plus facisfaifante. Que d'applications délicates ne refte-t-il pas encore à en faire? Quel rôle ne eee me dans la matiere morte & dans fa matiere animée? Une idée nouvelle & qui a pro» duit autant d'enchoufiaftes parmi fes partifans que parmi. fes adverfaires, dirige les efprits vers des recherches dont. peut-être les réfulrats étonneront notre imagination & ré vèleront de grands fecrets de la Nature, & tous ces effets Be pourront jamais être rapportés qu'à ce fluide que N EW= ton, qui ne veut pas entrer ici en matiere, appelle e/prie … A. mais qui neft que lécher, fubftance = la lumiere, -de l'éle&riciré, du magnérifme Hiosal, &c. &c. J'imite ”. prudence & ne me permets pas de préfenter i ici des idées qui, comme > il = ai, nc peuvent être a fommais ÉTÉ nn : =. - Revenons après cette courte > digrefion au poine d'où - nous fommes RE —— . Ges US. venons . rapporter, & qué - Noa etait pret à abandonner, étant rejettées l'empire: du vide & de Farradion étant dé étruit, & le plein abfolu — na) de Defcartes étant inadmillible + ne refte que le plein éthéré, dont nous expofons la nature & les propriétés. Nous ne fuppofons point, nous démontrons l’'exiftence de ce Auide, nous ne lui accordons de propriétés que celles qui fe di. à l’efprit de cout Phyficien un peu atten- tif, nous en déduifons avec clarté toutes les loix phyfques & méchaniques du mouvement, & nous rendons des raifons claires & farisfaifantes de tous les phénomènes, comme on la vu, 1°. dans notre Traité d’Aftronomie Phyfique, le feul, nous ofons le dire, que l'on ait donné jufqu'à préfem, 2. du notre Théorie d la Lumicre, 3%. dans celle des _ Couleurs, 4°. dans celle de la Chaleur & du Feu que nous préfentons aujourd'hui. _ Il ne nous refte plus qu'à répondre aux obie@ions fur lefquelles Les Difciples s de Newton infftent. encore contre les tourbiflons, & quil ‘ils tirent des propoñtions 5 no | du fecond. + - des Principes. M: le Roy l'aîné, dans (3 - Lertre du 4 Décembre 1784, inférée dans le anal Ge- _n e France, nous a. reproché « d'avoir négligé de dé- ne. indudtions puiflantes qui naïflenc contre nous de. a force de ces deux Théorêmes. M. Sennebier nous avoir déja renvoyés, par fa derniere Réponfe, à ces mêmes argumens dans L Leure inférée dans le Journal de E du mois de Juillet 1784, _ pag. 75. La Réponfe que je lui fs n'a été emplovée, par je ne fais quelle circonftance, que dans le Journal de Février 7 - Nous allons donc , pour répondre à M. le Roy, emprun- ter une ne de ce que nous _— à M. Sennebier; & à (72) pour terminer définitivement cette querelle, nous ajoutez rons ce que M. Bernouilly a Que contre ces deux Théo- rêmes fi fameux. - Voici ce que j'écrivois à M. Sennebier (15 }. « Je fuis très-fâché, Monfieur, que vous ayez cru recon- noître l'amour de la difpute dans un écrit où javois efpéré que vous ne verriez que le prix que jatrachois à difcuter mes idées avec un Savant tel que vous ». - « Pour toute Réponfe, vous me Citez une propoñcion de Newton. Si, dans ce fiècle, les autorités pouvoïent fuppléer à des raifons, la vôtre me fufiroit; mais l'opinion de l'homme le plus célèbre dans les Sciences; n’eft pas difpenfée de preuves, & une Fe _ principe neft ne une > démonf tation ». -_e « Newton a vu que les planètes . point de réfiflance dans leur marche; il en à conclu qu'elles n'éprou- vent point d'obft tacles de la part du milieu qu'il fappofoit qu'elles traverfoient ; donc, a=t-il dit, ce milieu eft vide ». « J'ai dit, les planètes fonc emportées par le milieu dans. fequel elles nagent; donc elles ne peuvent éprouver de réfiftance de _ part de: ce milieu, comme le bateau n'eñ ee point de la part du fleuve dont le courant len- traine &r fe dirige. J'ai raifonné d'après un° principe certain & démo ee L. conclu d'apres une analogie très- jufte & très-claire A — | « Je vous demande à à préfne, Monfeur, “a fuit de € $) Voyez Journal de Phyfique, Février 178$, pag. 140. m'oppofer { . fn roppoler le raïfonnement de Newton: D'un fait certain, il a été conduit à à une nyporhèle chimérique, & qu il rejette fouvent. J explique ce même fait par une analogie claire & parfaitement fatisfaifante ». « C'eft ladmifion du plein, tel que je le préfente, qu i&- faut attaquer par des afeumens dites ». « Permettez-moi de vous obferver que Newton n'a point démontré mathématiquement Linpoñbiire du plein. Il a démontré mathématiquement qu un COrpS perd de fon mou- vement en trayerfant un milieu qui {ui réfite; & aflurément fa démonftration eft parfaitement claire. Il en a conclu que les efpaces céleftes font vides : cetre conclufon n’eft point une démonftration mathématique. Déduire de cette conclu- ee tr ès TERRE qu un RES ne peut être emporté par un de retarde it de la part déc fluide, ce ne une logique; ce feroit dire que N . a démontré mathématiquement Fimpoflbilice de ce que lon obferve. clairement & évidemment tous les ; jours ». > Je con. AvVOI prouvé phyfiquement limpofibilité du vide. Je regarde , avec le célèbre Euler, le vide comme abfolument nude, Fc peronne nattique mes preu- ves. J'ai fait plus; j'ai À que le grand homme qui a fappofé le vide, & dont les Difciples l'admettent comme démontré par lui, ny croyoic pas. J'ai cité plufeurs paf- fages de fes Ouvrages, qui le prouvent. Je vous renvoie à a À vertiflement . l'édition de fon Traité d'Optique, année 1717, aux Queftions de ce Traité, depuis | la XXF. juiquà. 25. .j Vous verrez ue Neveon a rojetté fcu- (74) lement un milieu denfe que les planètes traverferoïent par leur force d'impulfon ; milieu effe&tivement inadmiflible ». « Vous verrez qu'il admet un milieu très-élaftique, emi- nemment élaftique, 490 milliards de fois plus élaftique que notre air vulgaire, & qui remplit l'efpace. S7 fa force élaf= tique eft excefe vement grande, dit-il Queltion XXI, elle peut Jaffire à à pouffer les corps des parties les plus denfes de ce milieu vers les — rares , avec toute cette purffance que nous. appelons gravité ; & il ajoûce, Queftion XXXI°., ce que j'appelle ict attraction peur étre produit par impulfion ou par d’autres moyens qui me font inconnus. Rapprochez ces aveux de ce qu'il dit dans fon Avertiflement., Jar in/éré quelques nouvelles queflions a la fan du troifieme Livre; & peur 7 voir que je ne regarde us la pelanteur comme une propriété effentielle des corps, j'ai ajoûté une queflion en particulier Jur la caufe de la pefanteur , ayant propofé tout exprès en _ forme de queflion ce que je voulois dire là-deflus, parce que qe que J > P q je n'ai pas pu me fatisfaire encore fur cet article, feu d d'exc périences ». « Avant d'ériger en aflertion ce que votre Maître n’ofoit mettre quen quéltion, ajoutez donc, Monfeur, ce qu al L manquoit encore, de fon doue aveu ». « J'ai, autant qu'il m'a été poñible, fappléé à à ce qu'il de= firoit ; Le tems, les travaux des Savans me l'ont fourni; &, lorfque jofe croire avoir, dans fes ponepes mèmes, réfolt fa queftion, vous . cétte même queflion comme une affertion qui mé condamne! En vérité, vous me donnez trop d'avantage, Newton a laiffé une den jy réponds, f (75 Si ma réponfe ne vaut rien, atraquez-la 5 mais que ce foit par des aroumens directs. Ce donc, Monfieur, de m'op- pofer Newton, puifque vous ne Le pouvez qu'en le mettant en contradiction avec lui-même, ou, fi vous voulez trouver ma condamnation dans fes principes, étendez-les plus qu’il na ofe le faire; ajoutez-y ce qu'il reconnoït lui manquer encore; &, lorfque vous aurez prouvé que je fuis en con- tradition avec lui, je le citerai, ainfi que vous, au tribural de votre propre . & de vos lumieres. Je compte afez fur elles & fur votre noble. franchie, pour croire que vous ne ferez ni aveugle ni injufte dans votre propre caufe. Vous le feriez, Monfeur, fi vous doutiez de la fincérité de mon. eftime & de ma haute confidération, ce feroit faire injure à mon Jugement, & je vous de. OUJOUrS, AVEC AU canr de plaïfir que de fincérité, laffarance de tous les fenti- mens diftinoués, & celle du pan attachement avec lequel jai one d'être, &c. ». Pour ceux de nos Lecteurs à qui cette réponfe ne paroi- croit pas 6 encore fufifante, quelque fatisfaifante qu'on doive la trouver, nous ajouterons une réfucation direéte dé ces _ deux Théorômes; fi ce n'eft pas affez de nous mettre à l'abri du feu du canon de cette prétendue batterie terrible des Newtoniens, nous allons proies quil eft aifé de la détruire tout à . _ De ces propofitions $r, $2 & 53, Newton conclut (17) que les planètes ne font pas tranfportées dans les efpaces | (16) Voyez Pédition déjà citée pag. 384, - = EI RÉMESASE TR BIT À, ME = Dan EN AIN a Ed a 62e 2 T76) céleftes par les couches d'un tourbillon corporek, be liques - ue à vorticibus corpores 71071 deferrc. Car, dit- il, les planètes accompliflent leurs révolutions autour du Sdlei dans des ellipfes dont le foyer eft occupé par cet aftre, & les aires décrites par les rayons tirés de chaque planète au Soleil, font proportionnelles au tems : mais Les parties’ dun et ne o pas fe mouvoir fuivant cette loi, ; Cette conclufon, tout au plus oi aux - lons que Newton a décrit dans la [X°. Section du fecond Livre, où il traite du mouvement circulaire des fluides, ne peut avoir d'application aux tourbillons organifés dé la maniere que nous l'avons “pique. dans le | Vo- Jume de la Phyfique du Monde; c'en feroit allez pour notre défenfe : mais il y à bien plus, Le raifonnemenr de Newron eft un fophifme manifefte, étant fondé fur deux propof- tions également faufles, . que le remarque Jean Ber- - nouilli le Moon. qui a remporté le Prix propole par l'Académie Royale des Sciences pour l'année 1730: Geft celavanc Mathématicien qui va parler (18). « Voici comme Newton raifonne : il conçoit un fluide uniforme & infini en repos. Dans ce fluide, il fait tourner un | êc aufi une fphère folide autour de leur ax . Il divife La Gn . no Penfées far Je Sa de D. ; D qui a LETPERES le Prix propofé | par l'Académie Royale des Sciences, pour l’année 1730, fur cette queftion. Nous n'avons pu qu'extraire cette Piece ; nous exhortons tous nos Ledteurs qui lont-a au CNET de ces matières , à la ne attentivement. : feur égale & infiniment petite, toutes. paralleles « à la furface _ du cylindre ou de la fphere. a. farface en tournant fait une impreflion continuelle fur la premiere couche qui lui eft contigué & lentraine peu à peu : de même cette pre- . miére couche met en mouvement la feconde, celle-ci la troïfieme , & ainfi confécutivement chacune . couches entraînera par fon frottement fa voifine ultérieure, jufqu’à - ce qu'une grande partie du fluide foit mife-dans une efpece _de courbillon qui tourne à chaque diffance avec une viteffe permanente & convenable À à l'éloignement de l'axe du. CY= lindre ou de la fphere. Pour déterminer le tems périodique “qui convient à la révolution de chaque couche que Newton confidere comme folide, voici comment cils s'exprime : Puif- que le Auide eft. homo ène, k on: des. couches con- tigués f feront par lhypo -oupl preflion la plus forte prévaudra, & elle accélérera ou retar- dera le mouvement de l'autre couche, felon qu'elle fe meut du même fens ou dans un fens oppofé. C'eit pourquoi, pour que chaque couche pérésere dans fon mouvement uni- forme, les impreflhons du côté concave & du côré convexe doivent être égales & fe faire dans des fens oppofés. Mais, comme les font comme les Éirfaces ContIgues & leurs tran{lations refpectives, les tranflations feront en rai= on inverfe des. a ne . c'eftä-dire, En raie Sr = par fa penfée le fuide en une ne | de couches d'une épaif- othèl e comme ls tranflations ref pedives & les fuperficies contigués où fe fonrles impreif IONS.. imprefion dans une nude quelconque eft plus grande Jus petite du côté concave que du côté convexe, l'im- : (78) « Or, les dernieres lignes de ce raifonnement, qui ne font qu'une pe . premieres, contiennent une dou. ble erreur; car, 1°. les impreflions que fe fonc les couches, les unes far . autres, confiltent dans la réfiftance que caufe Le frottement, Jorfque a furface convexe d'une couche fe fépare de la furface concave de la couche voifine : maïs - on fait que cette réliftance dépend uniquement de la force. "avec laquelle les deux furfaces font preflées lune contre. autre, & point du tout de la grandeur ou de l'étendue dans laquelle ces furfaces fe touchent. Amontons à fait voir, Mémoires de l Académie 1699, que la réfiftance caufée par le frottement des furfaces de différences étendues, eff toujours. la même, Jorfqu elles font chargées de poids égaux, ou, ce qui eft la même chofe nn les preffions font . . Cependant, Newton oniere feulement l'étendue es. COU= ches & la vitefle relative avec laquelle elles fe féparent, fans faire attention à la quantité de prefhon. dont chacune eft preflée contre fa voifine. 2 °, Newton néolise entière- ment de faire intervenir l’action du levier, dont la confi= dération pourtant et ici abfolument néceflaire, puifque la A e Là æ : . £ L même force appliquée fuivant la tangenre de la circonfe- rence d'une grande roue , 2 plus d'efficace pour la faire tourner, que on l'applique à la circonférence dun rayon plus petit... D'où vient Newton néglige - -t-il 0e confidérer La quantité. de preflion que chaque on doit foutenir, puifque fans la prefion les couches ne feroient que g l'une far l'autre fans fe frotter » « Voils les deux erreurs, ajoûte Bernouilli ; on ne fau- FOIE Concevoir comment . font échappées a la fagacité RSS Car d'un fi grand Géomètre, & moins encore peut-on imaginer? pourquoi fes zélés partifans ne fe font pas apperçus, RO dant fi long-cems, de ces erreurs qu'ils ont laifiées reparoître dans les crois Édicions qu'on a faites en Angieterre du Livre des Principes de Newton ». Cette réfutation eft fuivie de la folution des de pro= poftions $1 & $2 du fecond Livre des Principes de la Philofophie Naturelle ; propofñitions par lefquelles Newton prétend démontrer limpofhbilité des courbillons. Nous ne fuivrons pas plus loin J. Bernoulli, parce que les tourbil- lons dont 11 entreprend la défenfe, ne font pas organifés comme ceux que nous avons propofés; en effer, il n'a point connu les deux fortes de préceflions que nous avons ad- mifes, les précefions des orbes & celles des zônes, par 1. nos tourbillons difèren effentiellement de ceux que Newton a eu en vue, & de ceux qui ont été propofés depuis. Ces deux fortes de ee ont néceflarement lieu dans un tourbillon fluide animé par un moteur central; ce font ces préceffions des orbes intérieurs, relativement à ceux qui les entourent, dont nous avons déduit les dons _fpirales, par lefquelles [a lumiere fe propage de tous côtés à la fois. -Nous avons prouvé, Tom. IT de la Phyfique du Monde, que les préceflions des orbes intérieurs doivent avoir lieu dans un tourbillon, par cette confidération, qu'un orbe ex- térieur, recevant fon mouvement de lorbe intérieur quil recouvre immédiatement, il auroit plus de mouvement que celui qui le lui communique, fi feulement il circuloit avec la même viteffe ; car l'orbe extérieur à plus de volume que (80) | celui qu'il renferme; il en réfulte donc néceflairement que | Îes orbes intérieurs ont plus de vitefle que ceux qui les environnent, OU, Ce qui revient au même, que ceux-ci. ont moins de vitelle : de-là, là premiere Le de précef fon, d'occident en orient, felon la fuxe des fiones du. zodiaque, | La feconde be de Die la préceflion des zônes équatoriales, relativement à celles qui les accompagnent - des deux côtés du plan de l'équateur du tourbillon folaire, a également & nécefflairement lieu dans un tourbillon fluide, par [a raifon que les parties de [a furface du So- leil voifines de fon Équateur , fe meuvent avec plus de viteffe que toutes les autres parties ‘de fa furface ; or, cette plus crande vitefle des parties équatorialcs du Soleil doit pi ie plus de mouvement dans les portions des couchés du fluide qui correfpondent à ces parties équatorialess de-là la divifion des orbes en zônes & les préceflions des zônes équatoriales, relativement à celles qui leur font collaté- rales; zônes qui font plus voifines des poles du tourbillon folaire. Si ces préceflions des zônes équatoriales n'avoient pas lieu, fi-sous. les. points dun: méridien du tourbillon folaire achevoient en même tems leurs circulations autour de l'axe du tourbillon, il y auroit dans PUnivers des forces, des puiflances qui ne produiroient aucun effet; ce qui eft | tout auf inconcevable. que des effets fans caufe. Un Savant, qui. ie nous € ; a-encore objeté, € 1%. > as permis de le nofmer, nous . que le Soleil, placé au centre du tourbillon, ne tourne pas avec aflez de vitefle fur fon propre “KE y Pour qui on no aux orbes d a ‘éther fuppo= fées = AE RE NE 2 THERE PTS EEE = re es FA ; : ; “ a fés déférens , & qui entraînent les planètes, les vitefes qu'elles ont. Les points de fa furface qui fe meuvent avec le Le de vitefle, ceux de fon équateur n'accomoliffent ee même la loi de Képler; loi qui a Heu dans toure la vaite étendue du tourbillon folaire ». : _ «2°. Que la vireffe des points de l'équateur du Soleil, &, à plus forte raifon, celle des autres points de fa furface, et beaucoup moindre . la règle de Képler ne l'exige; _en forte que l'effet paroïc beaucoup pass grand que a caufe qu'on lui fuppole ».. | Nous répondrons à à la premiere partie de Pobje“tion, que, quand bien mêmé les points de la furface du Soleil, qu répondent à fon équateur, auroient la viceffe que fa règle de Keépler exige, i feroit impofhble que les autres points de fa furface euffenc. des virefles proportionnées au defr de cette règle; car le Soleil tournant tout d'une piece, Îles vitefes de différens points de fa furface, font d'autant moindres, que ces divers points font —. voifins de fes poles, qu'ils décrivent de plus petits cercles paralleles à fon équateur. D'ailleurs le calcul de la viteffe que devroït avoir l'équateur du Soleil, felon la règle de Képler, fe rappor- teroit au centre de cet aftre; ce feroït donc le centre qui mettroit [a furface en mouvement, ce feroit dans ce centre & non dans [a mafle du Soleil que réfideroit la puiflance, la force qui anime & meut circulairement le tourbillon folaire qui emporte les planètes. Mais un ceñtre eft un point mathématique dans lequel aucune force ne peut réfider. Newton, dans la VII. Définition, au commen- cement du premier Livre des Principes, nous avertit lui- Î LL TR DR SR ES CE 2 ( 82 ) même que Îles centres font incapables d'attion. Caveat LeSor ne per hujus-mod: voces (propenñfo in centrum, attraétio , impulMus.) Copires me fpeciem vel modum one caufamve. aut rationemn phyjicam alicubi definire, vel centris (quæ funt punéta mathemarica) vires verè & phyficé tribuere, Des points |. à mathématiques en effet n'ayant aucune étendue, ne peuvent f contenir aucun corps , & par conféquent aucune force, car Li les forces réfident dans les mafles des corps en mouvement. — On ne peur en effet concevoir que des forces exiftent indé- | à pendament des corps, que par abftration, par une fi&ion |. hardie, Qui change ies forces en des fubftances réelles; fic- tions que fe permettent fouvent les Mathématiciens : mais il faut récablir l'idée de corps, l'idée de matiere à houle la force et attachée, & dont elle eft inféparable, lorfque l'on veut confidérer Les phénamènes de la Narure en véris table Phyfcien. L'abus des abitraétions a conduit des Savans d'ailleurs très-eftimables à des conclufions fort étranges. _ L'autre partie de l'objettion, que leffer eit plus grand = : — la caufe à faquelle on l'atrribue, m'a pas plus de {oli- ci dite. Les Phyfciens & les Machématiciens qui ont traité de la doctrine du choc des corps élaftiques à reflort par- - fait, ent démontré plufieurs loix du chac dire, “entr” autres D : Les corps à reflort parfait font-mus après le choc dire®æ ee des à itefles. qui. réluirent de celle qu'ils recOoivent par la force du. choc, de de celle que ka farce de reffort leur ee donne. La a partie ft la vielle qu'on appelle come | ES Se #ane.: cet celie ee laquelle ces corps fe mouveroient ne Tan même. côte après le choc, sils éroïent fans reflort. Le : : C 83 ) feconde partie, Ja viteffe de re ef une partie de Ïa vitefle refpedtive qui doit être répartie aux deux _. dans la raifon réciproque de leurs mafñes. : | On fait encore, & Îles Phyficiens l'ont prouvé par leurs expériences, qu“ plufeurs boules d'ivoire À, B, É D, = E,G,H,1I,K, &c., égales entrelles, font ffpendies même en par des As paralleles, de maniere quelles foient toutes en contat, & que leurs centres foient dans une livne droite a on fait, dis-je, que fi on écarte. la premiere boule À, & qu ’on1la Le aber comme uñ Ronde contre fa ée B, que le mouvement fera tranf- mis à la derniere Boule K 4 achevera la demi-ofcillarion que la premiere auroit achevée fi elle n'eüt rencontré aucun objet, & que toutes — boules nr B PRE I demeurent. en ne ee - Sion écarte à la fois Le deux premieres ho A & B. & qu on les laifle retomber enfemble, les deux dernieres boules [, K fe déracheront de la file pour achever les ofcil-- Jations dés deux. premieres, Si on écarte fes trois boules À, B, C qu'on laïfféra retomber à la fois, il s'en dérachera trois à ve extrémicé de Ja file, les trois boules H, FT, K qui acheveront Îes ofcillations que les premieres ont commen- cées, les intermédiaires reftant conftament immobiles ; af de tous les autres nombres de bontes, quelle que foit la longueur de la file. _ Huyghens & d'autres Marhématiciens célèbres après lui, Ght démontré par moyens que fi trois corps fphé- riques & élaltiques A À, B,C, inégaux en mañle, ont leurs centres fur [a même ligne droke, Le Corps À étant plus = ( 84) grand que fe corps B, celui-ci plus grand que fe corps C, & que ces corps foient à reflort parfait, & que le corps A choque le corps B en repos, & qu'enfuite Le corps B frappe le corps C auf en repos, il arrivera que le corps € recevra une plus grande vicefle, étant frappé médiatement par Le corps B, que sil eûr été choqué immédiatement par le corps À. En voici [a démonftration : Les [ettres minuf- cules a, À, c répondent aux mêmes corps qui ont été défi- nés par les lettres A, B,C. -. : La vitefle du corps a étant défignée par l'unité 1, la quan- tiré de mouvement de ce corps fera 1 a x 1 5 fi on divife cette quantité de mouvement par la fomme des mafles des deux premiers corps a+, on aura la vitefle commune après le choc ; laquelle étant doublée, fera la viteffe que reçoit le corps 2, tant par la force du choc que par celle de reffort; S ; : 24. = - : cette vitefle eft donc =. multipliant cette vicefle par - mafle du corps intermédiaire £, on aura la quantité de mou- 24 b - ee vement du fecond COrpS — —. Si on divife maintenant ee. | cette quantité de mouvement par la fomme des mañles du corps intermédiaire à & du dernier corps « par /+c, on ‘aura là vitefle commune après que le corps intermédiaire 24b aura choqué le corps c ; on aura donc =" pour ab bd+actb l'expreflion de cette vireffe. ee Si maintenant on détermine quelle feroit la viteffe que récevroit le corps c étant frappé immédiatement par Le pre- mMier corps 4, on aura les vitefles qu'il s'agit de comparer. Ç8$ ) D. cela il faut divifer la quantité primitive de mouve- ment du corps a par la fomme des mafes. Certe quantiré primitive eftax1,qui, d vifée par la fomme des maffes du a Xi premier & du troifieme COFPS a+ C, donne - —— <= pour expref. fion de la viteffe commune après que le . a aura frappé le corps c. Si on multiplie le numérareur & le dénominateur de cette fra@ion par 2 4, ce qui ne changera rien à fa valeur, 24ab : : : ON QUE ———— 5 fration qui eft comparable à celle trouvée 2401-20C ci-devant qui exprime la vireffe que Le corps c a reçu mé- diatément du corps a par le corps se que les numéra- teurs de ces deux fractions font le même. On à donc pour l'expreflion de la viteffe tr anfmife médiatement au corps c 24b ES — 5. à joue sxprefions de la vitefle immédiate RE —__ du corps C —— Si on ouble (es numérateurs de ces ab—+2be fractions, on aura les vitefles totales, qui comprennent auf _ celles de reflort, égales à celles prodaies par Le choc ; les numérateurs de ces fractions étant les mêmes, leurs valeurs font entrelles en raifon réciproque des dénominateurs; elles font donc comme 2ab+2bceltaà ab+bb+ac+be Or, la premiere de ces quantités qui exprime la viceffle commu- niquée au corps c, au moyen du corps intermédiaire à, eft plus grande que la feconde quantité qui exprime la virefe communiquée immédiatement du corps a au Corps c5.ce qu'il eft facile de démonrrer : Qu'on retranche de pare & d'autre abæ+bce, les reftes feront d'une partab+be, & de l'autre Li OT, ie premier reftc a+6c cf plus orand que. (86) fe fecond b6+ ac, puifque fi l'on retranche le fecond du premier, le nouveau refte a86+cd—6b—ac eft encore pofrifs ce nouveau refte en effet eft {e produit de a—# par Ü—=c; quantités qui font coutes deux puifque le corps a eft plus grand que le corps , & celui-ci plus grand que Le corps c. El et donc évident que Le corps c reçoit plus de vitefle du corps a par la médiation du corps & que sil étoit immédiacement frappé par ce corps 4. + Les mêmes Mathématiciens ont encore démontré que la vireffe que reçoit médiarement lé corps c eft [a plus grande qu'il eft pofible, te le corps intermédiaire eft moyen Ponant géométrique entre le corps a par lequel le choc commence, & le corps c auquel parvient médiate- ment fon. ation, Cette théorie à été étendue à un plus fran nombre de corps, + que foit leur nombre pourvu, qu'ils foient en progreflion géométrique continue — À, B, CD EE GE Ré; progreflion qui . fante, & +. É “expofant ch 2, le nombre des termes cent. M. Huyghens a démontré que lé mouvement commen- ant par Le plus grand corps A, fa virefle avant le choc fe a celle quil communique au centieme corps par l'en- tremile des quatre-vinot-dix-huit corps inrerpofés comme 1. elt à 14769,000,000. Ta vitefle du centieme corps eft au- cant de fois pl us grande que celle du premier que le der= nier de ces nb contient de fois l'unité, ; Ce nef pas feulement dans le choc des corps parfaire- ment élattiques, ayant entreux les proportions de gran deur dont on vient de Fe qu'une force produit un eflet bearcoup plus grand qu'eile ne fembleroit devoir le pro- … er )- duire fuivant les notions communes. La flatique offre plu- : fleurs phénomènes de certe efp pece, entre lefquels nous choi- firons un exemple familier que tour le . a journelle- ment fous les yeux; c'eft une machine funiculaire, € eft-a- dire, un poids foutenu par des cordes. 1. anternes ou réverberes fufpendus au milieu de la largeur des rues pour les éclairer pendant Ja nuit, font la machine que nous choififlons pour exemple. Nous fuppo- ferons que la largeur de la rue éft de. 100 pieds, & que la machine eft fufpendue à la poulie qui eft au milieu de la corde tranfverfale; car nous faifons abftra@tion de Îa corde qui, pañlant fur céètreé poulie, fert à defcendre & à remonter la lanterne pour en faire le fervice. Nous fuppo- ferons encore que cette machine avec tous fes agrêrs, & la poulie par laquelle elle eft fufpendue, pefe en vocal ao-livres poids de marc, & d la poulie, où plurôr le point de la corde danerile à lquele cette poule eft attachée, le point où les deux moiciés de cette corde tranf> verfale font un angle obrus, eft à fix pouces au-deflous de la ligne droite horifontale qui pañe par les crampons aux- quels la corde-tranfverfale eft fixée par fes extrémirés ; crampons qui font fcellés dans les murs de face des deux -malfons- oppofées : H s'agit de déterminer fe décré de ten- fion des deux moitiés de la corde tranfverfale, ou les forces. qui follicicent Les crampons à fortir de leurs trous. Suppofons encore qu'au lieu de crampons pour: arrêter les deux extrémirés de la. corde tranfver fale, poulies fixées aux murailles oppofées:, & qu 3: ne que bour de ls corde tranfverfale Pre far une =. ces poules. = ak + 4 deux: (58) Ppendieuliremenc & quau bout de fa corde de chaque côté de la rue eft attaché un poids fu fifant pour tendre la corde tranfverfale avec le même dévré de force … lorfqu'elle eft attachée aux crampons, Nous aurons en livres de de la force ie les follicite à fortir de ee trous; c’elt cette force qu'il sagic de déterminer. Pour y parvenir, on confiderera que la ligne horifontale quicraverfe la rue & les deux parties de fa corde tranfver- fale, forment un triangle vbrufangle ; l'angle obtus tourné en es eft à fix pouces au-defflous a [a . horifontale. Ce triangle efl divifé en deux triangles renalés par la ligne d a au-deffous de Phorifontale invifible qui paie au-deflus des poulies fixées aux murailles ; chaque moitie de certe livne invifible eft de 600 pouces, puifque la rue à 100 pieds de largeur. Nous connoiffons donc dans chacun des triangles les deux côtés 6 pouces & Coo pouces qui comprennent l'angle droit ; au moyen de ces deux va- leurs, on calculera celle de l'hypoténufe ,& on aura la lon- gucug de chaque moitié de la corde tranfverfale — 6c C0; pouces. Maintenant concevons que le obtufangle formé par les deux parties de la corde trahi érfle & la ligne ho- rifontale invifible, tourne autour de cette ligne invifible, en. Æorte que le nc de l'angle obtus foit de de cette ligne, où plutôt concevons qu un autre triangle, femblable & parfaitement égal, eft ajouté au-deflus de fa ligne ho- rifontale inviñble , on aura un parallélogramme dont les deux diagonales & les côtés feront connus; la diagonale horfoamle eit de 100 pieds, diftance des maïfons, & la diagonale (89). diagonale verticile eft d'un pied == 12 pouces, puifque l’ab- baïiflement au -déflous. . lhorifontale invifible. eft de fix pouces, & chacun des côtés du parallélogr ammeeft de 600 ; : pouces. rs --Le pu du réverbere 40 livres, fufpendu au e d l'angle obtus inférieur du … eft une puit: fance qui follicite ce point à defcendre; le même point eft tiré en même tems par les poids fufpenidus aux extrémités des: cordes qui paffent fur Les poulies fixées aux murailles. Ces poids font des puiffances qui agiflent dans les dire&ions des deux moitiés de la corde tranfverfale. L'action conjointe de ces poids feroit décrire au réverbere la diagonale verticale du parallélogramme formé par Les directions desk forces, pen- dant que chacun des poids parcourroit le côté du paralté- logramme qui lui cérrefpond ; or, il eft- démontré que, lerf- que trois puiffances fe fonc bte , élles fonr enrrelles’ . comme les côtés & la diagonale du parallélogramme formés “fur leurs directions : - elles font donc au poids du réverber comme 600: poucés, moitié dé la longueur de la corde . à 12 pouces, valeur de la diagonale tie, donc ces forces f6nt chacune de 2001 rés voila donc uñe PO ae 40 hivres qui p produit deux efforts de 2001 livres chacun, qui, pris LL. font écaux à 4002 livres : abftfation faite coutefois de a Re que la corde oppofe par fa flexibilte imparfaite , & de celle des . poulies fur leurs axes. Si l'angle obtus du triangle formé par la ligne . invifble, étoit encore plus he où l'abbaiflenient moindre que de fix pouces, les, pois nécellaires poür tenir le réver- m tt ? ï hi: Hi! Î % j {4 ti : 1 fl [Al | qu 14 fe Ë (90 ) bere à cette hauteur feroient beaucoup plus grands; des poids même infinis ne pourroient jamais l'élever jufquà la ligne horifontale inyifible de laquelle on compte l'abbaiffe- ment. À ces deux exemples qui prouvent inconteftablement contre les notions vulgaires, que dans certaines applica- tions des forces ou puilfances, l’effer parot, ou, felon la maniere ordinaire d'eftimer les forces, eft plus grand que la puiffance, nous pourrions ajouter l'exemple du coin em- ployé à fendre, & celui de la raquete. Dans le cas du coin, l'effort qu'il produit pour féparer les parties de l'objet que l'on veut fendre, eft infiniment plus grand que la force de percuflion qui eft appliquée à la tête du coin; & cet effort eft d'autant plus grand, à force de percullion égale, que l'angle du coin eft plus aigu , comme font ne les Mat > ématiciens qui ont écrit a méchanique. Dans le cas de la raquere, celui qui fe fert de cet inftrumenc im- prime à la balle une viteffe beaucoup plus grande que celle que la force de fon bras feul feroit capable d'imprimer à la: même balle, comme il eft connu par l'obfervation. En effet, if ny a point d'homme aflez vigoureux pour lancer auf Join {a balle à a main qu'en fe fervant de la raquete; cepen- dant, dans lun & l’autre cas, il déploie toute la force de fon bras. Ces divers exemples prouvent inconteftablement qu'il ÿ a plufieurs applications de puiflance qui Drouilene des effets. beaucoup plus granes qu'on ne devroit sy attendre, en n'ayant égard qu'aux règles vulgaires du mouvement. La rotation du Soleil eft de ce cas; fa furface i imprime à mi ne (91) fubftance échérée qui l'environne une vitefle plus grande que celle de cette furface. Îci l’analogie que nous avons établie par-tout entre La lumiere & le fon, nous accompagne ; elle nous démontre par le fait ce que nous indiquent les recherches mathéma- tiques que nous venons de rapporter. Ces deux fluides, celui qui produit la lumiere, & celui qui produit le fon jouiffent l'un & l’autre d'une propriété eflentielle qui éca- blic entreux les plus grands rapports, quoique dans le fe- cond cette propriété ne foit peut-être qu'un effer de l'ac- tion du premier, comme nous l'avons dit dans notre Lettre fur lélafticiré, Tom. IV. Les deux fluides manifeftent leur élafticité ; or, peut-on douter que la roue de [a vielle qui produit le fon par fa rotation & par les vibrations qui en réfuitenc dans l'air, & qu'elle lui imprime par lation vibratoire de la corde, ne fafle naître dans les molécules de l'air des vibrations qui fe propagent beaucoup plus vite que ne tourne un point donné de la roue ? Enfin la balle de paume, frappée par une raquete, ne parcourt-elle pas un efpace beaucoup plus grand que celui qu'a parcouru la main qui a pouffé la raquere? & ne la par- court-elle pas avec une viteffe infiniment plus grande à > Vai- nement objecteroit-on l'augmentation de la longueur du levier ; cetre augmentation na nulle proportion avec la grande viteffle que la balle reçoit de l’élafticité des cordes de la raquere. Le mouvement de Mercure, la planète de. notre Monde qui fe meut dans {on orbite avec Le plus de virefle, eft à £ (92 }. . celui dun point de l'équateur du Soleil qui tourne fur lui : \ d mème, à peu È rès comme 18 eft à 1; fûrement le mouve- rent, la grande rapidité de la balle pouffée par fa raquere, rend cette accélération très-aifée à concevoir. En£a c'eft un fair conffant & prouvé par toutes nos expli- cations des mouvemens des planètes, que ces mouvermens fl font produits par la rotation du Soleil en fuppofant donc, (ee, nous fommes bien éloignés d'accorder: que nous n'eufhons pu réfoudre encore dd & d'une maniere arfairtement fatisfaifante, la difficulté propofée, notre Théorie m'en feroic point ébraniée, parce qu'elle eft folidement éta- blie par tous nos Traités précédens, parce que l’exiftence. | de l'éthereit prouvée, & que certe bâfe de tout notre fyf- D tême étant folidement établie, toutes les déductions que 14 nous en tirons font certaines & ne font que des conféquences néceflaires d'un principe démontré. ; L'objetion particuliere qu'on nous oppofe ici, ne tient IF à il qu'à la doctrine du choc des corps élaftiques ; doëtrine qui u'eft poin: encore perfectionnée : mais cette objection n'eft tout-au pis qu'une difficulté qu'il faut vaincre, une lécere cbfcurité qui refte encore à difiper, hais fe vend au milieu de la lumiere que nous avons répandue fur le [vf tème da Monde. Je demande lequel d'entre tous les fyftèmes - ie na plus à réfoudre qu'une objeftion, ou 1 phuôer Ha plus à a . une : ee - : rt ai sages EU à ? SN R E TEST: AE = ÿ NAT EE D VE À w ë = Æ AE (, = Æ Lili AE MHZ À WAR 15 LATIN MARNE M Pa ENTER + fe ) AS £ ON A 7 ASS 7 À À ff 2: à E< = = < <a / © à \ ol) N \ otre EXO HN | > AC AM Le Per USE |A 1 INTRODUCTION, 52 N. US avons marché jufqu'à préfent d'un pas afluré dans la carriere que nous nous fommes ouverte; fans en- fanter d'hypothefe, fans invoquer de fuppoñtion, un -feul fair, auffi évident qu'il eft généralement admis, nous a fervi de bouflole; il nous à guidés dans des fentiers trop négligés avant nous, . | Ceft en confidérant en lui-même ce principe unique Tome F, | A. Æ He: ci 2 PHYSIQUE de toute notre théorie, en obfervant avec l'attention Îa plus fuivie lenchaînement néceflaire de tous les effets qu'il doit produire, que nous avons déja vu, & que nous verrons dans la fuite de cer Ouvrage, fe développer fous nos ere la chaîne indefectible & éternelle qui renferme tous-les êtres, qui néceflire touces leurs modifications, qui détermine ou tous les phénomenes dont le magnifique enfemble compofe ce tout harmonique que nous appellons | la Narure. Ce fur elle, ce fut ce fyftème également ile mité dans l'efpace & dans le tems, qu a le Divin Concept de l'Eternel, lorfquil re fon acte; effet F . > 2 & néceflaire d’une caufe dont rien ne: pouvoit fufpendre action, d'une intelligence que rien ne pouvoit éclairer ni troubler, d'une volonté invariable dans l'éternité des tems, d'une puifflance q1 uinavoit point de limites dans l’immenfté de l'efpace (a). Suivons avec confiance la direction du 2 que nous a. préfenté lobfervation attentive & Jong-tems méditée des actions de la Nature; fil précieux que brifa top fouvent (a = Necefe . el eaderm cuL af 0 optima =. 71071 poffunt ; : ñec ab hoc minus Liber G* potens eft, ipfe enim eff neceffiras fe Het néceflaire que les mêmes chofes plaifent toujours à à celui : qui elles ne peuvent plaire que parce qu’elles font parfaites. Il n'en eft ni moins libre ni moins puiffant, car il éft lui-même fa néceflté. Séneque : Quefions Naturelles. Celui, qui toujours égal à lui-même, n'interrompt , ne change ‘jamais ce qu'il s’eft propofé de faire, S, Æugrfun, de Civitate Dei, L&, VIH, ee me pu MonvDpe 3 l'imagination indocile & inconfidérée de tant de Savans- Semblables à des chevaux fougueux, qui, après avoir rompu leurs rênes, parcourent Les campagnes, nous les avons vu s'égarant ds le dédale que traçoit leur imagination. -Nous avons déjà reconnu quelques-uns de ces chemins de l'erreur, nons avons détruit les édifices chimériques qu'a- voient élevé avec trop de précipitation ceux qui nous ont précédé. : Déjà les loix auxquelles F corps céleites, ces roues énormes de la machine de l'Univers , l'origine de ces loix, leur application, l'ordre & l'harmonie qui réfultent de leurs actions HCIpECUNES, l'explication claire des phenomenes, de ceux même qui fembloient fe fouf traire à toutes les loix SRE” déjà, dis-je , tous ces grands faits fe font offert 15°C Fordre qui les produic & qui Les enchaïne. Tone den de l'hifoire Phyfqué de l'Univers, font réfolus d'une maniere Ur fimple que chaire. & …. na | . _ Toujours d'accord avec Laos deostons: l'Aftronomie Phvfique explique aujourd'hui ce que la premiere obfervoit depuis long-tems. « Quand l'Aftrono- » mie, dit M. Bailly, a obfervé les phénomenes céleftes, » elle n’a rempli que fon premier objets le fecond, & le > plus philofophique, eft de chercher l'explication se ces » phénomengs , de réunir les différentes caufes qui dépeñe » dent d'une caufe plus générale, & de parvenir, ainfi à » la loi fimple qui eft la caufe univerfelle +: la Science » naura atteint fon but, que lorfqu elle aura tout expliqué. Ÿ À 2 Elle à fai & elle fait encore des progrès rapides; mais 4 PETYSIOovr » fa deftinée eft de s'approcher toujours du terme, &°de » ny arriver jamais..e. Æifforre de l Aftronomie ancienne, » Difcours prélim., pag. 111. (b) », Cet cependant, & fans être effrayés par cet arrêt dé: courageant d'un Aftronome célebre, c’eft à ce but que nous ofons cfpérer d'arriver. Nous prions les Savans d'’ob- ferver attentivement notre marche, & de nousavertir lorfque Æ - £ - : ; (2) Réfléchiffons fur cette phrâfe d’un Savant f juftement célebre: il diftingue avec raifon, l’Aftronomie Mathématique, de PAf tronomie Philofophique ou Phyfque ; il défire que celle-ci vienne ajouter à l’autre la perfeétion qui lui manque encore. Il avoue que cette Science n’a point encore atteint à fon but, c’eft recon-. noïître que lattration eft infufifantes; & cependant » en faifant PHiftoire de l’Affronomie Moderne, ül a œueux aimé dire qu'il n'avoit pas le tems d'apprécier les preuves d’une théorie qui ré- duit tous les effets à cette unité de principe qu'il défire fi ardem- nent, que d'accorder quelques heures à l'examen de cette théorie. La Phyfique du Monde eft le feul Ouvrage que les Savans, dont il combat les Principes, n’aient point encore attaqué. Cepen- dantfes Auteurs n’ont rien défiré plus ardemment que de difeuter leur théorie 8: d’y ajouter les penses. ” Poires paroitre encore néceflaires, = Voyez la Lettre de M. de Marivetz à M: Bailly , au commencement du Tome III de cet Ouvrage, Cette Lettre eft reflée fans réponfe publique. M. de Mariverza féulement reçu de M. Bailly une réponfe manufcrite, digne de la politeffe & de lhontteté de cé Savant, auquel il rendra toujours avec une nouvelle fatisfadtion là juftice qui lui eff dûe; mais cette Lettre ne çontenoit auçune réflexion, auçune objeétion, NC RTS 1 Ë | Ë È Fi D ü- MonpDr. ÿ _hos pas s'écarteront de la route dela vérités fi nous l'avons fuivie jufquà préfent, la théorie des mouvemens céleftes n'eft plus foumife qu'aux loix rigoureufes d'un méchänifme néceflaire & démontré. La fimpliciré des moyens étend ê& agsrandit encofe la majeflueufe idée de l'Ouvrier de TUnivers. 2 Nous avons vu la lumiere, ce brillant phénomène qui manifefte à nos regards & Fe dé-Lefpace, & les merveilles fans ne qui le rempliflent, ce magnifique emblème du regard dont le Pere des êtres anime & vivifie fon ouvrage, naître à l'inftant où, fe je lui-même dans fon œuvre, ilimprimale mouvement à fa ma- chine. Ce fut alors qu'il is aux globes qui occupoient les centres des divifions SE | fui avoit plu. de déterminer, de fe mauvoir fur eux -MÊMES. au milieu en fluide A tique , dont les vibrations devoient produire fur des organes qui. leurs feroient appropriés, la fenfation que nous nom- mons Lumiere. Ce fut alors encore que ces mêmes globes imprimerent par leur rotation fur eux-mêmes, un mou- vement de circulation à ce fluide, qui devint un le dé- férant de tous les corps que la main de l'Eternel avoit difperfés dans fon fein : toute la théorie des COrps cé- leftes fe déduit de ce feul mouvement, & cette théorie eft auf fimple que claire & évidente, Après avoir vule phénomène de la lumiere naître des vibrations de ce fluide, nous avons fuivi ce phénomène * depuis fon origine, dans toutes les modifications qu'il éprouve, confidéré comme lumineux, Nous avons faic. connoître toutes les laix auxquelles il obéit, nous les avons 6 PH ES DO UE. réduites à cette fublime fimplicité qui caraétérife É de la Nature. : Nous avons confidéré tous les phénomènes des couleurs, _ce premier produit de [a lumiere; nous avons prouvé que la lumiere ne contient point de rayons différemment colorés en eux-mêmes; nous avons démontré, contre l'opinion la plus généralement admife que les différentes couleurs ne font produites que par les différentes vitefles des vibrations fuccefives des molécules de lécher, fubftance propre de la lumiere. * Nous avons établi une analogie bien remarquable, & bien intéreffante entre les productions des différentes cous leurs par le fluide lumineux, eft-à-dire .èthers &a production des différens tons par Le fluide fonore, c'eft-à- dire, l'air. Enfin, nous croyons n'avoir laiffé rien à défirer fur tout ce qui appartient à la théorie de la lumiere & à celle des couleurs. C'eft uniquement par des déductions conféquentes, & qui naïflent auf néceflairement que naturellement du principe qui nous a. guidés dans lexpo- fition de l'Aftronomie Phyfique, que nous avons explique la théorie de la lumiere & celle des couleurs : ces théories ont donc ajouté de nouvelles preuves à celles que nous avoient déjà donné les confidérations aftronomiques, & Pexplication du fyftème célefte. ; C'eft ainfi. que dans toute théorie véritablement digne de porter le nom de fylême, chaque pause Sunit par un lien auf folide que facile à reconnoître à toutes les autres parties, que toutes fe foutiennent &. s'aident mutuellement, . Avant d'ofer defliner Le majeiteux enfemble du Tableau Du Monwpe. 7 de la Nature, nous avons plus d’une fois rapproché cha- cune de fes: ‘parties; nous nous fommes aflurés des plans par lefquels elles suniflenr, nous avons plus d'une fois obfervé leurs fonctions dans le tout harmonique. Nous avons confidéré avec [a plus grande attention les rapports des actions mutuelles, nous en avons étudié les effets, & nous ne nous fommes arrêrés que lorfque nous les avons vu produire le phénomène qui nous occupoit. Pour cal- culer chacune des aétions nous nous fommes toujours élevés jufqu'au principe primitif, qui, en les déterminant toutes, en révèle & en démontre la caufe générale, Ce neft que de [a confidération très-réfléchie de ce magnifique enfemble, que doit dépendre le fort de nos principes; ce neft qu'après nous avoir füivis dans routes leurs applications, . les bons efprits j jugeront s'ils doivent les adoprer- = ï Nous avons fait connoïître la premiere caufe active, a de tous les mouvemens dans les te mafes que nous appelons corps célefles ou planétaires ; nous avons démontré que cette premiere caufe adtive exifte réellement, qu'elle fufit pour rendre raifon de tous les mouvemens de ces corps, qu'elle feule peut ÿ fatisfaire, & qu'ainfi elle eft la véritable bâfe de la Phyfique célefte, bâfe unique elle-même de la Phyfque fublunaire. Nous avons encore démon atré que cette premiere caufe active, là _ rotation du Soleil, eft en même tems l'unique caufe de la lumiere; nous avons fait connoître comment, des rapports de la fubftance élémentaire de la lumiere avec les corps qui diffèrent entreux par leur nature, par l'état & l'a 8 PHYSIQUE rangement de leurs parties, naiffenc tous les phénomènes fu. mineux, parmi lefquelsnous avons compris & expliqué clai- rement & dans le pese orand détail tous ceux des couleurs. Une autre proprièté de la lumiere, celle dont les ces déterminent les actions intérieures de tous les mixtes, celle qui produit & excite toutes les fon&tions d'où réfultent [a vie — & animale, {4 Chaleur, en un mor, va fe préfenter à nos recherches. Après avoir dit fur la Fe. tout ce qu exigeoient, tout ce que pouvoient admettre les points.de vue . oies nous l'avons confidérée jufqu'à préflent; après avoir fait connoïtre fes rapports avec les corps, foit comme réfléchie, foi. comme tranfmife par eux, nous avons à {a conf +. comme admife; c’eit ou. ceft dans cet état qu’elle devient ee êC déterminante de ce phénomène, que nous : appelons Chaleur. Nous n'avons obfervé rt pin les rapports de la fubftance de la Jumiere, a -à-dire, de lécher, qu'avec * la furface des corps, ou . fon aber à travers fes COrps; nous allons confidérer adtuellement cette même fubftance de la lumiere, cet éther, comme exiflant, comme agiflant dans l'intérieur de ces corps, comme difléminé, incarcéré entre leurs parties, foit conftituantes, ee nréprantes; j NOUS allons y étudier fes effets. | “La Chaleur eft une modification intérieure , queles Corps | éprouvent: par la. préfence &. par l'action de la fubftance de la lumiere difféminée entre leurs parties; le feu n'eft lui-même rien autre chofe. que Léther mis en VStAnen. dans l'intérieur des mixtes, & DU MonwDk. 6 Ce font ces vibrations entre les parties conftituantes ou intégrantes des mixtes, qui, felon leur dégré d'énergie, les agicent, les . détruifent même leur état d'ag- grégation & brifent leur tiflu. Ce font ces vibrations in- térieures , qui, dans tous les corps , & felon leur nature, produifent les phénomènes de raréfaétion , de volatilifation ; d'incinération, de fufon , de calcination, de vitrification. Si, comme il eft impofible den er la fubftance propre de la lumiere, portée à un certain dégré d'intenfité, produie tous ces E. il faut bien la FR comme pénétrant Les corps, comme admife dans leur compofition, comme comprife & agifante entre toutes leurs parties, comme difléminée , comme incarcérée dans toutes les mail: les de leur tiflu. : Mais il faut obferver auffi = ‘comme nous l'avons déjà prouvé, que la matiere propre & élémentaire de la {u- miere n’eft pas effentiellement lumineufe, qu'elle n’eft pas _ lumineufe par elle - même, que l'état dans lequel cette fubftance , c'eft-à-dire lécher. produit fa fenfation de lu- miere, n ef qu une de fes ne ; que cet état n'eft que l'effet des vibrations vives de cet élément élaftique 5 que ces vibrations opérées à la furface du Soleil par l'effet de fa rotation, font propagées jufqu'à nous, comme l'effet du choc eft propagé ä-travérs une ligne de billes de Bil- lard ; mais que cet effet eft affoibli par la diftance, parce que le choc fe partage entre différentes a 5; d'où hous avons déduit la loi mathématique & rigoureufe de cet affoibliflemenc qui fuit, & qui doit en En faivre la raifon inverfe du quarré des foncés Tome F. = | B IR TANT PER DR À + RES T KE. £O PH Y:sS I OU € Ïl eft donc néceflaire , pour n’attribuer à cette fubftance que ce qui lui Rose effenriellement, d'écarter de notré efprit route idée d'état lumineux en confidérant fon ation dans l'intérieur des corps. L'érat lumineux n “exifte que pour les êtres animés ; la lumiere n'appartient qu'au fens de la vue , elle n’eft que le produit & le phénomène de ce fens fur lequel elle agicpar fes vibrations, & dans lequel elle produit des effets relatifs à l’organifation de ce fens; ce n'eft enfin que par cet organe qu'elle produit la fenfation de lumiere : pour tout le refte de la matiere, foit brute , foit organifée, il nexiite par la lumiere que . vibrations d’un fluide fubtil éminemment élaftique (c). Or, ce n'eft, ainfique nous l'avons prouvé, que par la dun , la propagation fucceflive des vibrations en ligne droite que la matiere dela lumiere, lécher, fe manifefte à nous dans l'état lumineux. Rien de pareil n'exifte dans l'intérieur des corps opaques; là les dire&tions en ligne droite ne peuvent plus avoir lieu; la route du fluide eft à chaqu'inftant détournée, brifée par la rencontre des parties folides de ces corps. Nous ne des vons done confidérer en eux la fubftance de la lumiere que comme un fluide éminemment élaftique, & difléminé entre des parties hétérogenes plus ou moins réfiftantes,, & qui exerce fon action dans une multitude infinie de direc- tions différentes ; & c'eft de-là que nous verrons naître la É * (c) Nous verrons Dieter au que la Chelèur ; confidérée comme fenfation, n’exifte que pour les corps animés; que dans tous les autres elle n’eft que Petar e trouble entre leurs parties: d’où nait : . — ; à C'CTRERRENRNT eee æaréfaction des corps & tous les autres phénomènes de ce que lon appelle Ze Feu ; ils commencent tous. par cette ra- réfaction, ils sen déduiront tous d’une maniere très-fim- ple, très-claire & parfaitement farisfaifante à tous Les effets obfervés. | ; Ceft ainfi qu'après avoir confidéré dans l'éther , dans .cét océan élaftique le reflort unique de [a machine de notre Monde; après avoir confidéré dans le Soleil Jagent unique qui le meuc felon des loix néceflaires qui sérendent dans tout l’efpace de fon domaine, qui opérent dans tous les points de cet efpace des actions modifiées par les diftances ; après avoir confidéré cet ordre mag- hifique, où des combinaifons fans nombre font réclées par une lot fimple, où la plus grande variété réfulre clairement de la plus. grande fimplicité dans la caufe générale & commune à tous les effets ; c'eft ainfi, dis-je, qu'après avoir contemplé cet impofant fpectacle dans les grandes mafles de notre Monde, nousallons pañfer à la confi. dération des modifications intérieures qu'éprouvent toutes les parties même les plus fubriles de ces mafles; nous allons trer dans la fubltance de tous les mixtes , y étudier Les caufes de leur compcfition & de leur décompoftion. Les élémens des mixtes, deftinés à former, à renouveler continuellement des unions paflageres, ne retrouvent par inftans une liberté purement apparente, mais que regle & modere toujours une loi nécefire , que pour reprendre à linftant-même de nouveaux fers; ils Senchaînent dans de nouveaux liens, au moment où ils fe dégagent de ceux qu'ils brifent ; ils n'exiftent jamais que fous la loi fimple & B 2 fr 5 \ 12 PH YSLOUE Hénérele, qui feule détermine & régit routes Les modificæ- -tions de trous les êtres. C'eft ainfi que dans vous les régi mes de la Nature tout eft lié à tout ee des chaînes invifi- bles, que tout eft conduit , déterminé à être ce qu 1 6E, Je cout eft préparé à ee. ce qu'il doit être, à allée à tous les états qu'il doit éprouver par l'effet ie de ceite fuire conféquente & indéfectible de rapports, qui ren- ‘ferme & répit cout le fyftême de la Nature: vérité fonda- mentale : évidente, indélébile ; un ordre éternel , invariable détermine tous les états actuels prépare & amene tous les états futurs : vérité le principe de cet ordre réfide dans le fein du Pere des ètres. Chaque pas que nous faifons nous rappelle DEpires pe que nous avons placée à la tête de notre théorie, elle en annonce & la nature & l’objet ; tout notre Ouvrage ne fera que le developpement & la preuve de cette majeftueufe penfée digne d'être gravée fur le frontifpice du Temple de la Vérité: Sempiterna & indeclinabilis feries rerum, 6 catena volvens femer & implicans per æternos confequentiæ ordines ex quibus apta & connexa eff ; Une fuite éternelle & né- ceflare de caufes & d'effets, une chaîne infinie qui em- brafle tous les rems & tous les & êtres, qui détermine toutes des exiftences dont elle fut dle-même compofée ; ; voila ce j queft l'Univers a … Mass fufpendons ces vafles : & fublimes con déraions | vers lefquelles notre efprit fe porte avec un enthoufiafme fi bien juftifié ; dans lefquelles il fe complait en admirant la majefté du plan de l'Univers, lesmerveilles innombrables M © N DE. 13 qui naiffent . rapports de ces différentes parties. Reve- ‘ ‘nons Au phénomène qui doir nous occuper ici. L'éther, dans l'érat de lumiere, nous révele l’exiftence des Mondes fans nombre qui rempliffent l'efpace fans bor- nes, il manifefte à nos regards la variété infinie des êtres qui exiftent autour de nous; c’eft par lui feul que nous jouiflons du fpectacle enchanteur de tout ce qui nous en- toure : mais nous lui devons un autre fpeétacle bien plus doux, bien plus précieux encore ; c'eft par la lumiere feule qu’il fut donné à l'Homme de contempler l'Homme , de reconnoître fur le front de fon femblable le caraétere ma- _jeftueux qui brille fur Le fien, de pénétrer, pour ainfi dire, -‘dans lâme de fon ami, de reconnoître les fentimens qui l’animent, à des caracteres plus chers , plus certains que ne le font les preuves extérieures de ces fentimens; ceft par lui que l'Homme lit dans les yeux de fa compagne lex- preflion vive & tendre d'un fentiment que la parole ne - peut jamais exprimer : quelles images fe préfentent à mon âme quels tableaux fe deflinent dans celle de mes Lecteurs! C'eift ce même fluide univerfel, foit fous la modification de lumiere , foit feulement par fa propriété de fluide élafi- que, qui produit dans tout notre être les mouvémens di- vers , que nous appellons aéons vitales, fonélions organi- ques ; toutes ces modifications enfin qui conftituent l'em- pire de la vie, & qui déterminent à tous égards, dans rous des tems & dans tous les lieux, dans tous les Âges & dans toutes Îles circonftances, tous les modes de notre éxiftence : ce fluide feul fäit naître, entretient, modifié, altere & détruit le regne de la vie, _- 2 9 LEOPARD TEE PMR TEIPPESS H: Î Î il $ à El: ! h h Î l | ; T6 PHYSIQUE qu'il ne lui fut donné de fe développer, d'agir, que con- formément aux impreflions qu'elle recevroit du dehors ; que le fyftême de ces impreffions fut règle , déterminè, borné par la nature de cette organifation ; que l'époque de la vie elle-même fut, ainf que fa puiflance & fa durée, confiée au concours des actions phyfiques. | Les germes, machines organiques préformées de tout tems , deftinées de tout tems à fe développer , à s'agicer, à exercer un jour leur action ; femblables à une pendule dont le balancier n'a pas encore reçu le choc, limpreflion qui doit déterminer la marche de tout le rouage, atten- ‘dent dans le tréfor inépuifable où La Nature renferme la fucceflion des êtres, ce choc vivifiant qui doit les faire paffer à l’état de la vie: linftant, le moyen de ce choc, les effets qui doivent en réfulter, tous ces évènemens furent foumis à l’ordre fuccefif & néceflaire des actions phyfques de Ja Nature ; ordre prééminent, principe pri- mitif & dérerminant auquel font liés tous les ordres particu- liers qui diftinguent les genres, les clafles, les éfpeces; ordre dominant dont dépendent tous les effets dans lefpace -& dans le tems, C'eft par cet ordre fuccefif & ee que. tOUS les points de la furface de la Terre verront & reverront mille & mille fois tous les genres d'exiftence fe dévélopper & difparoïtre en Nous l'avons déjà dir, &,au moment de le prouver , nous ne pouvons de de le répeter encore, d'un pole à l'autre tous les êtres parcour- ront fucceflivement tous les points de la furface de la Terre, Les germes qu'ils y lafferont, lorfqu'ils ne pourront plus ë NEA EEIR CONTENTER MIE D: tv Monpe. 17 plus les habiter, attendront pendant des millions de FA le retour des con lances qui les A fur la fcene du Monde (d). Ces circonftances; quelle caufe peut les faire naître, fe fuccéder régulierement dans Le cours infini du tems, fi ce n'eft cellé qui dirige elle-même la Terre dans fa route à- travers l’efpace, & qui regle tous fes mouvemens généraux, toutes les modifications qu’elle peut recevoir du mouye= ment & de la Chaleur, enreglant, en variant d’une ma- niere également néceflaire les mouvemens particuliers des océans & ceux de l'atmofphere? C'eft à ladion du Soleil (à) Les plantes font attachées au climat par la température : elles difparoïffent lorfque la température change, , ainfi les plantes qui croïffent aujourd’hui en France, croifloient anciennement en Suède, en Sibérie; & celles qui couvrent la terre des Indes, ont jadis enrichi nos campagnes. Ce, fimple fait de Botanique , comme on en conviendra ; mérite d'être médité : il conduit néceflairement à de orands réfultats. Si dans le monde politique, les plusimportans évènemens arrivent fouvent par les plus petites caufes ; dans l’étude de Îa Nature, au contraire, les plus grandes caufes fe manifeftent quel- que Fe par les + Ce fait n’eft cependant pas unique : le resne animal nous en offre un femblable : ce font les Eléphans, dont on a déterré les fquelettes dans différens pays & dans les contrées les plus froides. Cet animal ne naït que dans la zône torride : il eft propre à ce climat, & vit aflez difficilement dans le nôtre, où il ne connoïît ni le befoin, ni le plaïfir de perpétuer fon efpece : il périroit en arrivant à de plus hautes latitudes. M. Bully à M, de Woltaire, Lettre X, Page 320 Tome V,. ME DD GA Ré D FR TE 18 PTS Ro CS propagée , cranfimife par l'éther, qu'il faut rapporter ulté- : rieurement tous ces états , toutes Ces modifications de notre. olobe. Confiderons un inftant quel eft leffec Le plus puifflant, le plus. a&if qui réfulre des variations de la pofirion de la Terre relativement au Soleil; c’eft évidemment le plus ou le moins d’intenfité de lumiere, de-là naïffent tous les phénomènes de [a Chaleur, d'où naïffent également tou- tes les propriétés de bent dont les aions ceci : de l’état de la Ferre. Les efforts des eaux, cette ne lente par laquelle le Océans attaquent quelques parties de leurs rivages, randis qu'ils s éloignent d'autres rivages, tiennent à des nn qui ne font es none que des fes de ces caufes générales & déterminantes, ainfi que nous le prouverons dans la Section où nous-traiterons des Mouvemens des Eaux & de la Confi- ouration de la Ferre. L'empire du fec & celui des EAUX, : is furfaces qui veillent & les profondeurs des océans qui rempliflent les grandes cavités, font également foumufes. aux a@%ions de la Chaleur; toutes les efpecesdes êtres vivans qui les habitent fonc également déterminées par la cempé- rature des climats. Vainement nous objeétera-t-on 1 de grandes De la pe ane eft coujours fa même dans les send océans (e. Peu d'êtres vivans font deftinés à à MR SR EE de (e) S'il f ne 11 eff impoffible d’en douter, que la Chaleur ne peut exifter que dans l’état d’agitation des parties des corps, que cet état d’agitation ne peut avoir pour caufe que l’é- lafiçité d'un fluide difféminé entre toutes ces parties, que ce È 1 ERNEST ON EEE SEMESTRE nn LEP TRE ESS UT babitet conftamment ces profondeurs. Tous ceux au moins "RÉ + fluide ne peut être que le fluide univerfel dont le Globe eft péné- tré, comme eft pénétrée d’eau l'éponge qui fe forme au fond des mers ; fi, dis-je, tous ces faits font démontrés, l’aétion de l’éther au fond des mers ne peut plus être mife en queftion, On ne peut pas demander fi cet éther qui pénetre la mafle entiere du Globe, qui eft difléminé entre toutes fes Hauee , eft en contact &r en rapport avec l’éther extérieur, de même que l’on ne peut pas demander fi l'eau qui remplit l'éponge au fond de la mer eft en contatt , en rapport avec l’eau de cette mer, fi elle participe aux différens mouvemens, aux différentes preflions de la mafle d’eau dans laquelle elle eft plongée. Il eft donc évident que. les variations de l’éther extérieur fe font fentir à tout l’éther intérieur du Globe. Or, ces variations font continuellement différentes ans aucun moment donné, l'intenfité de lacton de l’êther extérieur ne peut-être confidérée comme égale à à l'intenfité de l’afion qu'il exerçoit dans le moment qui a précédé, ni à l'intenfité de cette même aéhon dans le moment qui fuivra. Il en eft donc de même aux plus grandes os de terre & d'eau. Auff eft il parfaitement demontré, qu’à des pro- fondeurs égales , telles qu’elles puiflent être, les eaux des mers polaires font plus froides que les eaux des mers équatoriales, & _même que les eaux des mers des régions tempérées. Cette confi- dération importante & décifive même, par l'évidence qui la carac- térife , fufiroit donc feule pour mettre hors de doute la propagation de Paétion folaire au fond des mers, & jufqu’au centre dela terre, . C’eft ainfique le Globe eftéternellementen aétion, qu’il n’y a pas une de fes parties qui puifle être un feulinftantinaétive: une feule molécule inadive n ’appartiendroit pointau fyftême général , elle feroit au con- _traire un obfacle à l’aétion générale , elle formeroit une obftru&tion, CC. - 30 PHY SrTOU-E que nous connoïflons, à exception des coquillages & de puifqu’elle arrêteroit cette ation générale, Dans un enfemble, comme celui que préfente la Nature, il n’y a pas une ation quine foit commune à toutes les parties, qui ne fe fafle fentir à tous les points , il n’y a pas un point qui ne réagiffe. [l en eft de la machine générale comme des machines particulières. Quel Phyficien, quel Philofo phe pourroit concevoir que dans la machine animale, par exemple , il exiffât un point, une molécule qui n’éprouvât, ou ne rendit aucune ation. C'eft ainfñi que dans notre Globe, ce Laboratoire immenfe de la Nature, tout concourt conftamment à fon œuvre, qu’à: chaque point de la mafle, des opérations dont rien ne peut interrompre ni fufpendre le cours, marchent avec le dégré de vitefle ou de lenteur qu’exige le but général, & fe va- rient felon les loix néceflaires d’une éternelle harmonie. À certe caufe évidente de la variation conftante des effets de la Chaleur jufqu’au centre d® globe, fe joint naturellement une confidération bien frappante encores Les mouvemens des eaux » & particulièrement ceux qui produifent le flux & reflux, varient deux fois par jour la hauteur du niveau des mers. Or, cel une loi démontrée que dans les fluides, les pefanteurs varient comme les hauteurs verticales. Les tempêtes agitent ces océans & font de nouvelles caufes de variétés de preffion; les torrens varient eux-mêmes leurs dire&ions & fouvent leurs forces. Que l’on ne nous objeéte donc point qu’à des profondeurs données, le dégré de Chaleur eft le même. Indépendamment des variations que peu- vent éprouver fur la route les inftrumens qu'on defcend dans les abîmes, & de l'incertitude de leur témoignage lorfqu’on les con- fulte , ne fait-on pas quelle eft l’infufifance de ces inftrumens pour indiquer la progreffion des variétés de la Nature ? des limites de notre tourbillon à la furface du Soleil, voilà l'étendue de l’échelle fur laquelle la Nature a mefuré de millioniemes en millioniemes de & LEE PRE PORE SR ER ERTS EI L, Du MONDE. 27 quelques infectes, dont le genre d'exiftence fait ici une ex- ception à une regle prefque générale, aiment à fe rappro- cher des furfaces; or, nous apprenons du célebre Cook, des favans Obfervateurs qui Pont accompagné & particulière- ment de M. Foriter, que dans tous les cas, la différence entre latempérature à la furface de l'eau , & à cent Braffes de profon- deur, n'a jamais furpallé ee dévrés de l'échelle de Fahren- ce qui ne répond qua2 dégrés 3 du thermometre de Réaumur ( P). Su es efpeces des êtres ou la lignes la progreffion de la Chaleur, & cette échelle nous!’avons réduite à quelques pouces; chacune de nos lignes répond à plus de cin- quante millions de lieues, chacune de ces lignes doit donc être divifée par la penfée en plufieurs millions de millions de dégrés. Qu'on ne nous objeéte point encore qu'à de grandes profondeurs & pendant de grandes tempêtes on a trouvé le fond des mers par- faitement calme. Indépendamment de ce qui pourroit affoiblir Vautorité de ces obfervations, quel eft le Phyficien qui en cOn- - éluroit qu'une agitation violente, qu’une aétion puiflante à la furface d’un fluide, qu'une augmentation confidérable furvenue à la hauteur du niveau de ce fluide ne produit aucun effet fur les tranches inférieures de ce même flude? Mais ne perdons point a prévoir & à refuter des obje“tions qu'aucun bon efprit ne fe permettra de faire, un tems qui ne doit être confacré qu’à déve- lopper de grandes vérités, Tenons pour parfaitement certain que nul point de Îa Nature entiere, nul atôme de matiere n’eft frappé d'inertie, que nulle molécule n’eft affranchie de lation générale, que dans l’efpace immenfe, nulle particule n’eft pendant aucune durée de tems, quelque courte que l’on puiffe la concevoir , {ou{- traite à lation générale du Tout harmonique. (£ ) Voyages de Cook, Edit, in-4°, Tome > page 61, > 8 LATE M ee 2% PHYSIQUE terre ,ou les eaux, éprouvent donc les effets de la température des climats fous lefquels elles vivent; ces efpeces doivent donc varier corme ces climats. S'il en eft quelques-unes qui puiffenc fupporter une plus grande variété de dégrés de l'échelle de la Chaleur & habiter des climats très-différens, tel que Phomme, par exemple, qui femble celui de tous les êtres vivans qui peut fupporter les plus grands excès de chaud & de froid; cet avantage eft refufé à beaucoup d'autres ; Les végétaux font fenfiblement clafés par climats, & parmi ceux qui peuvent fupporter à cet égard de grandes variétés, leur taïlle, leur ftature, leur forme, leur beauté, leurs propriétés varient de maniere à annoncer qu'ils appro- chent des limites qu'ils ne peuvent franchir. Ïf en eft ainfi des animaux ; les climats influent d'une maniere très-fenfi- ble furleur état & fur leurs forces qu'alterent encore les dégradations des végétaux dont ils fe nourriflent, & que nulle part ils ne trouvent aufli propres à leur fervir d'ali- ments que dans les régions pour lefquelles ils étoient eux- mêmes deftinés. : _ D'un pole à l'autre & fur toute la furface de notre globe, les dégrés de vitalité, l'intenfité de la vie varie donc dans chaque efpece: dans les grandes diftances les efpeces elles- mêmes font différentes, & c'eft à la Chaleur que font par- ticulièrément dûes ces modifications de la Nature. | Pour nous faire une idée jufte des effets infiniment variés de la chaleur que produit le Soleil, fixons nos regards fur les contrées qu'il abandonne à la rigueur du froid & des frimats , &. portons-les enfuire fur celles que détruit fa fureur lorfquil exerce toute fa plénitude de fa puiffance. [Document text truncated for crawler view.]