Physique du monde. Tome Cinquième. Première partie
Full text
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(172
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om
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ESPERANT
ET
or
MTS
EEE
5
Éd
ET
Gil
ORNÉE
DE
PLANCHES.
«3
.
TOME
CINQUIEME.
|
|
PREMIÈRE
PARTIE.
|
Fe
:
\
D:
;
Ce
OupRAGE
fe
trouve
a
Paris,
|
|
Dinpor
le
jeune,
quai
des
Auguftins,
QuiLLAU,
rue
du
Fouarre.
Chez
{
Nyon
aîné,
rue
du
Jardiner.
BARROIS
le
jeune,
quai
des
Auouftins.
ONFROY,
rue
du
Hurepoix.
Er
au
Bureau
de
la
Phyfique
du
Monde,
rue
S'aint-Jean-de-
Beauvais,
la
premiere
porte
cochere
à
gauche,
en
entrant
par
la
rue
des
Noyers.
4
&
sS
Fa
ES
ke
ee
HYSIQUE
D
U
NT
EE;
D'ÉDIÉE
Do
D
©
+
Pé8
VO
LE
BairoON
DFE
MARIVETZ
;
ET
Pas.M
GOUSSIER:
|
So
De
l'Imprimerie
de
QuiLLau,
Imprimeur
de
S.
À,
S.
Mgr.
le
Prince
2z
ConNTr,
rue
du
Fouarre.
MÆDCCG.
LXXXV,
AVEC
APPROBATION
ET
PRIVILÈGE
pu
Rorz.
*
Salve,
elementorum
pars
fubtiliffima,
fummaæ
Dexteritatis
opus,
fummi
fémul
inffrumentum
Artificis
;
gaudens
humanos
fallere
fenfus,
Ut
fabri
manus
ipfa,
&
folé
mente
videri
:
Materie
flos
6
fanguis,
diffufus
in
omnes
COTRONS
DONRt
VERS
En
eee
ss
à
à
;
eve
eee
+
«.
.
,
T1
CunCtis
didita
membris
Vaflo
vivere
das,
animals
fpirisus,
orbi.
ANTI-LUCRET,
Lib,
IF.
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PRET
Fc
Eu
b
PLAN
ne
AE
Aa
PE
Pur
TANT
PANNES
CRE
ASC
TT
DES
PRINCIPAUX
ARTICLES
Contenus
dens
ce
Volume,
PREMIERE.
PARTIE,
|
Ar
creer
Page
1
—
xv
Avant-Propos,
ou
Examen
de
la
Phyfque
du
Monde,
:
:
1-6
Lettre
de
M.
de
Sallier
à
M.
le
Baron
de
Marivetz,
du
20
Août
1784,
:
=
Réponfe
à
la
Lertre
précédente,
3
Obfervations
de
M.
de
Sallier
fur
la
Réponfe
de
M.
le
Baron
de
Mariverz,
,
Len
de
M.
le
Roy
l'aîné
à
M.
de
Sallier
{ur
la
Répons
de
M.
le
Baron
de
Marivetz,
Réponfe
de
M.
le
Baron
de
Mariverz
À
la
Lettre
de
M.
de
Sallier,
17
Lettre
de
M.
le
Baron
de
Marivetz
à
M.
le
Roy
laîné
T2
3
Horloger
du
Roi,
21
ÿ
_
TABLE
|
Lettre
de
M.
de
Sallier
à
M.
le
Baron
de
Marivetz
fur
quelques
articles
de
la
Phyfique
du
Monde,
Page
25
Réponfe
de
M.
le
Baron
de
Mariverz
à
la
Lettre
pré-
cédente,
:
28
.
:
Réfumé
fommaire
des
Principes
de
la
Phyfique
du
©
Monde,
&
Expoftion
abrégée
des
Preuves
Phylo-
fophiques
&
Mathématiques
de
ces
Principes,
3$
INTRODUCTION,
_
Page
1
Du
Fu.
7S
_
Opinions
Mythologiques
&
Philofophiques
des
Anciens
:
furle
Feu,
:
8:
Opinions
Phyfiques
des
Anciens,
:
|
O4
|
d'Ocellus
Lucanus,
>
|
a
99
:
Se
de
Platon,
—
joi
———
d'Aritote,
104
:
———
de
Lucrece,
113
Opinions
des
Modernes,
118
———
de
Bacon,
123
———
de
Defcartes,
:
<
R
127.
RS
ge:
ELA
BI
E
#ÿ
Opinions
de
plufeurs
Cartéfiens
:
Rohaut,
Clauberge,
Regis,
Malbranche,
Privat
de
Molieres,
132
|
"de
Lemery,
134
|
———
de
Homberg,
|
1b1d,
|
———
d'Hartfoëker,
13ç
k
———
de
Bohérhaave,
138
Ë
———
de
sGravefande
,
154
|
nm
—
de
Mufchenbrock,
:
157
ë
———
de
Beccher,
174
:
Son
Chap.
I
de
la
Création
du
Ciel,
178
à
Son
Chap.
IT
de
la
Création
de
{a
Terre
2
183
Son
Chap.
IIT
de
ia
Production
univerfélle
de
tous
les
Ë
Co,
|
:
:
192
Opinion
de
Sthal,
200
———
de
Euler,
204
———
de
Lozeran
de
Fiefc,
231
———
de
M.
le
Comte
de
Crequy,
223
|
È
———
de
la
Marquife
du
Châtelet,
.
22$
|
.
———
de
Voltaire,
245$
|
———
de
Mairan,
|
252
|
———
de
Beaufobre,
267
|
———
d'Hamberger,
272
il
1
|
1
A
L'EN
Opinion
de
Boyle,
dé
Neyton,
|
|
287
———.
de
Nollet,
ee
327
.
Fin
de
La
Table
de
la
premiere
Partie
du
cinquieme
Volume,
’
2:
4
;.
É
‘24
d
H
,
:
ERRATA
DU
CINQUIEME
VOLUME.
ON
prie
de
corriger
les
fautes
fuivantes
avant
de
lire
lOuvrape:
Un
accident,
dont
on
rend
compte
dans
l’Avertiffement
,
eff
caufe
qu'elles
ont
échappé
a
l'attention
de
celui
qui
étoit
alors
chargé
de
revoir
Les
k
feuilles,
+.
Dans
PAvertiflement,
page
vif,
ligne
8,
avant
la
fin
de
cette
:
—.
année
1785,
Z/ez
avant
la
fin
de
l’année
1786.
F
Page
vu,
ligne
10,
procuré,
lifez
procurées.
Page
1x,
Hgne
premiere,
ceroit-ce,
Zifez
feroit-ce,
Avant-Propos,
page
2,
derniere
ligne,
dernier,
/ifez
derniers
mois
de
l'année
1783.
Dans
la
derniere
Réponfe
de
M.
le
Baron
de
Marivetz,
page
(32),
ligne
derniere
,
démonftrations,
Zfez
dénominations.
Réfumé
fommaire,
page
(35),
ligne
2,
effacez
une
connoiflance
_
-
qui
foit.
Page
(44),
ligne
premiere,
pourront
le
mouvoir,
Z
fe
pourtoient
le
mouvoir.
Page
(47),
lignes
5
&
6,
effacez
par
fa
rareté.
Page
(so),
ligne
21,
dans
la
penfée,
life
par
la
penfée.
Page
(59),
ligne
15,
effacez
que
nous
venons
de
citer.
PHYSIQUE
pu
MONDE,
page
11,
ligne
21,
trer,
/fez
pénétrer.
Page
13,
ligne
premiere,
ces,
Ge
fes,
ibid,
ligne
22,
êtte,
Lifez
être.
14,
ligne
16,
après
preffentir,
ajoutez
une
viroules
ibid,
ligne
19,
l’exprimer,
lifez
s’exprimer.
16,
ligne
10,
l’impreffion,
Lfez
limpulfon,
22,
ligne
16,
dégradations,
lifez
variétés.
25,
ligne
14,
ces
immenfes,
lifez
à
ces
immenfes.
L
*
go,
ligne
17,
Pempire
la
mort,
Zifez
l'empire
de
la
mort.
4
40,
ligne
7,
Rippépatames,
difez
hippoporames.
47;
ligne
premiere,
ou
éprouve
,
Zi/éz
on
éprouve,
49
à
ligne
9,
venoient,
Zfez
venoit,
Ps
ETS
4
LL
op
NOR
np
ram
Re
de
de
ne
pie
eo
TE
TT
À
2
AE
REA
ET
TR
SE
le
D
PER
TA
PEN
a
PS
A
ARS
js
:
nr
rs
enné
co
s
RAM
TS EN
ET
ET
RÉRET
EEE
EPST
MENT
ETC
UE
SAME
PAM
RENNES
ERP
REENTEERE
TRES
RER
AUE
Dans
la
page
67,
mal
à
propos
cotée
79,
Here
16,
abfolule,
Zfer
abfolue.
Page
69,
ligne
28,
de
routes,
Z/e7
des
routes.
71,
ligue
10,
nature,
lifez
nature.
4,
ligne
8,
infertions,
//ez
infertions.
"5,
ligne
$,
pourvoit,
/ifez
pourroit.
78,
ligne
10,
immutabilité,
Z/ez
immobilité.
89,
ligne
9,
d'ouvrages
cuivre,
lifez
d'ouvrages
de
cuivre.
97,
ligne
2,
nous
fuivons
,
Jifez
fi
nous
fuivons.
ibid,
ligne
18,
nous
les
avons
vu,
/fez
nous
les
avons
vus.
98,
ligne
22,
parce
chaleur,
/iféz
parce
que
la
chaleur.
ibid,
ligne
26,
que
ue
,
liféz
que
nous
101,
line
4,
le
Soleil,
Z/e7
la
Lune,
ëbid,
ligne
20,
tefufe,
—.
refufe.
|
104,
ligne
13,
ce
récit,
{fe
cet
apologue.
105,
ligne
14,
la
muable,
lifez
la
nature
muable,
=
115,
ligne
16,
ingnés
,
/ifez
ignés.
119,
ligne
ç,
ou
du
moins
ébranlé,
ou
du
moins
être
ébranlé,
ibid
,
bgne
24,
noveau,
Life;
nouveau.
246
,
ligne
21,
répandu,
fe
répandue.
177,
ligne
18,
czarienne,
life
cæfarienne,
188,
ligne
26
(
Pan-fpermia
)
Lfez
(
Panfpermia.
)
204,
ligne
7,
de
fyflêmes,
lifez
des
Ayflèmes.
a
219,
en
marge,
8-6.
XXIV,
Zifez
106.
XXIV.
237,
ligne
3,
impénétrable,
Lfer
pénétrable.
243
,
ligne
7,
troifième,
/ifez
quatrieme,
274,
re
22,
denfes
.
denfe.
292,
ligne
15,
il
propofoit,
4/ez
il
fe
propofoit.
:
294)
téne
21,
de
fon
mouvement,
4/7
du
mouvement;
295,
ligne
9,
dans
celui-ci,
fez
alors,
311,
ligne
4,
le,
Zifez
la.
:
328;
ligne
derniere,
M,
Breffon
,
Zfez
M,
Briflon.
VR
«
ne
Ni
atat
«°
À
ncdfbÉn
tt
Elan
+
Se,
A
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Le
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mer
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À
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de
A
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DST
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A
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on
ae
dr
va
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ce
rie
eng
Em
à
6
7
à à
20
NN
gi
TR
PP
RAT
SEE
Er
peer
DONNEES
;
APPROBATTON.
Fa
lu,
par
ordre
de
Monfeigneur
le
Garde-des-Sceaux,
un
Manuferit
intitulé
Phÿfique
du
Monde,
8&ic.
pat
M.
le
Baron
de
Marivetz
&
par
M.
Gouffer.
Il
eft
impoflible
d’embraffer
un
plan
plus
vafte
que
celui
que
fe
font
tracé
ces
Auteurs.
La
feule
Ieêture
du
Difcours
Préliminaire
&
de
la
Préface,
en
annonçant
toute
fon
étendue
,
prouve
combien
ces
Auteurs
font
remplis
de
la
matiere
qu'ils
traitenr,
L'expofirion
des
principes
généraux
de
tour
leur
Syftème
paroît
faire
efpérer
que
leur
entreprife
n'eft
pas
au-deflus
de
leurs
forces,
Le
refpe&
le
plas
profond
pour
fa
Religion
;
&
pour
tout
ce
qui
peur
y
avoir
rapport,
regne
dans
cet
Ouviage.
On
ÿ
remarque
auff
infiniment
de
fageñle,
de
circonfpedtion
&
d’honnéteré
dans
la
partie
…
critique
qui
a
rapport
aux
Ouvrages
des
Savans
qui
ont
antérieurement
couru
la
même
carriere
;
enfin
Ja
fimplicité,
la
précifion
&
la
clarté
qui
caraétérifent
cette
nouvelle
Phyfique
du
Monde,
ne
peuvent
que
faire
defirer
l’exécution
d’une
entreprife
f
utile
pour
le
progrès
des
connoiffances,
Ce
fiecle
a
vu
naître
fur
cette
matiere
des
Ouvrages
excellens
que
nous
ont
procurés
des
Savans
illuftres
qui
ont
ouvert
cette
carriere;
ils
pourront
reconnoître
eux-mêmes
les
traits
qui
diftinguent
particuliérement
celui
des
Auteurs
qui
leur
fuccedent,
A
Paris
ce
14
Janvier
1784.
ROBERT
DE
VAUGONDF.
Le
Privilège
fe
trouve
au
commencement
du
premier
Volume.
Torne
V,
achevé
d'imprimer
our
la
premiere
fois,
le
20
Novembre
15854.
»
4
>
P
£
;
TE
F
ae
CA
ee
PT
ES
ce
ENS
Let
l
ee
en
Se
En
oO
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Fe
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A
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de
Cm
ne
de
RÉ
nl
AS
67
À
rép
À
s
F
*
LE
>
D
rene
.
:
RER
TT
PAS
TER
IS
CNE
|
“AVERTISSEMENT:
(À
;
in
navons
jamais
perdu
de
vue
le
defir
de
CH
:
faire
de
cet
Ouvrage
un
corps
général
&
com-
plet
de
Phyfique
:
&
nous
nous
fommes
fait
la
loi,
comme
on
l'a
remarqué
dans
les
Volumes
|
précédens,
de
rapporter
toutes
les
opinions
fur
;
chacune
des
matieres
que
nous
traitons,
toutes
celles,
au
moins,
qui
ont
mérité
quelqu'atten-
|
dom
Chaque
Théorie
Particuliere
que
nous
établi-
rons,
fera
donc
précédée
par
l’Hiftoire
de
la
mar-
che
de
l'Efprit
humain
vers
cette
Théorie,
&
par
la
Bibliothèque
raifonnée
des
Auteurs
qui
s'en
feront
occupés.
Quelque
longueur
que
les
Ana-
lyfes
de
ces
Théories
aient
pu
donner
à
notre
Ouvrage
,
nous
avons
penfé
que
nos
Lecteurs
a
Do
tie
héere
hérite
MSA
AA
ripdliin
pis
ASS
à
di
sa
ex
dd
7
,
Lg
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VX
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2
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L
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Cage
n
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——
—
————
.
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Ps
L
L
L
« 1
éefiel
Pos
CF
d'éid
“de
à
Ole
ch
pis
ess
FA
PT
PAT
DR
« F
PPT
RENE
ErrpEe
2
2
jo
/LRLISSEMENS..
verroient
avec
plaifir
ces
tableaux
du
développe-
ment
des
connoiflances
phyfiques.
Parmi
ceux
qui
nous
liront,
il
en
eff
peu
»
fans
doute,
à
lefprit
defquels
ces
tableaux
foient
préfens,
&
qui
puiflent
fe
rappeler
la
fucceflion
des
idées
&
leur
ordre
chronologique.
Nous
pen-
#5
fons
donc
que
cette
méthode
facilitera
infiniment
l'étude.
de
la
Phyfique
à
ceux
qui.
fe
propofent
d'en
faire
une
véritable
occupation;
&
c'eft
parti-
culièrement
pour
eux
que
nous
écrivons.
Chacun
des
Auteurs
que
nous
citons
a
confidéré
différens
phénomènes
;
.
C'eft
fur
leur
explication
que
chacun
d'eux
a
étayé
fa
doctrine.
Tous
Les
_phénomènes
|
pañeront
donc
element
fous
Te
yeux
de
nos
Lecteurs,
&
ils
les
verront
confidérés
avec
la
plus
grande
attention
&
fous
toutes.
leurs
faces.
Ils
trou-
veront
ici
toutes
les
opinions
fucceflives
;
ils
les
trouveront
accompagnées
d'obfervations
qui,
fr
elles
néclairent
pas
toujours
fufifamment
leur
efprit,
Pi
D
DRE
EDS
SE
NEOT
ERE
I
Pa
I
D
EU
PI
2
PO
ee
7
er
Le
2
Le
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ee
te.
A
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PPT
RER
a
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DES
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de
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Vo
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À
DE
ne
=
Se
È
ES
à
EE
da
FERA
FA
cr
t
pe
RE
TR
RAD
ALERT
VPN
AVERTISSEMENT.
ii}
Le
gnideront
au
moins,
lui
indiqueront
les
diff-
cultés
qui
naïflent
des
différentes
hypothèfes
in-
‘voquées
jufquà
préfent
;
ils
connoîtront
ainfi
le
peu
d'enfemble
;
le
peu
d'accord
qui,
jufqu'à
nos
jours,
a
régné
entre
les
Théories
des
différens
_
Savans
qui
fe
font
propofé
de
donner
des
fyftêmes
qui
embraflent
toutes
les
grandes actions
de
la
Na-
ture,
ces
actions
Qui
font,
pour
ainh
dire,
Les
membres
d'un
grand
corps
:
ils
connoîtront
de
plus
le
peu
d'accord
qui
règne
même
entre
les
Auteurs
qui
ont
traité
chacune
de
ces
Théories
particulieres.
Il
fera
donc
aifé
à
nos
Ledteurs
de
comparer
nos
principes
&
leurs
applications,
aux
principes
des
Savans
qui
nous
ont
précédés,
&
aux
appli-
cations
qu'ils
ont
faites
de
ces
principes.
Un
avan-
tage
plus
important
encore
que
nous
efpérons
pro-
curer
à
nos
Lecteurs,
ce
fera
celui
de
voir,
dans
le
corps
général
&
complet
de
notre
Phyfique
du
a
1]
jm
AVERTISSEMENT
Monde
,
le
rapport
de
toutes
les
actions
de
la
Nature
entrelles,
leur
lien
commun,
leur
com-
mune
origine,
de
les
confidérer,
de
les
fuivre*
toutes
,
depuis
la
premiere
action
à
laquelle
ïl
foit
poffible
à
l’'Efprit
humain
de
s'élever,
c'eft-
à-dire,
depuis
le
far
de
l'Éternel,
depuis
ce
mot
qui
donna
l’exiflence
à
la
Nature,
jufqu'aux
der-
niers
effets
{enfbles
de
cètre
-caufe
premiere
,
unique
&
déterminante
de
tous
les
phénomènes.
Quelle
que
foit
l'opinion
que
plufeurs
de
nos
Lecteurs
prendront
de
notre
fyftême,
nous
aurons
néceflairement
à
leurs
yeux,
au
moins,
le
mérite
de
leur
préfenter
|
le
vafte
édifice.
des
connoiffances
humaines
,
de
leur
faire
tenter
es
matériaux
employés
pour
le
conftruire,
de
les
guider
dans
l'examen
de
la
nature
de
ces
matériaux,
de
leur
faire
connoître
comment
on
a
tenté
de
les
em-
players,
,
de
leur
développer
le
ee
de
cet
édi-
fice,
à
AVERTISSEMENT.
v
Mais
hélas!
il
faut
l'avouer,
cet
édifice,
fem-
blable
à
ce
Palais
de
nos
Rois
(1),
où
plufieurs
d’entre
.ces
Princes
ont
ajouté
de
nouvelles
par-
ties,
fans
s'occuper
de
les
raccorder
avec
celles
déjà
conftruites,
&
d'en
faife
un
enfemble
régu-
lier,
na,
jufquà
préfent,
été
compofé
que
de
par-
TS
CS
og
En
RE
Le
press
ties
fans
ordre,
fans
enfemble
;
les
nouvelles
con£.
truétions
ne
font
d'accord
ni
entrelles,
ni
avec
les
anciennes
:
toutes
font
reflées
confondues
&
fans
harmonie.
-
|
Renverfer
ces
males
informes,
élever
fur
un
ol,
débarraflé
des
débris
mêmes-de
ces
matériaux,
un
nouvel
édifice,
Co-ordonner
toutes
les
parties
du
corps
des
Sciences
naturelles
,
en
former
un
enfemble
régulier,
dont
tous
les
membres
s’unif-
fent
de
maniere
à
remplir
chacun
léurs
fonctions
>
voilà
ce
que
nous
Fo
nous
S'propoñèr
(1)
ucinébleds
eh
Ra
Re
35
ht
a
Me
at
3
|
È
Ë
T4
\
à
à
4
æ
1
Et
1
3
"RE
:
SEE
4
ï
.
#
‘14
14
Ë
£
1413
14
L1
|
4
F
Fr
À
k
:#
=
*
1
vÿ>.
AVERTISSEMENT.
“Que
l’on
n'impute
point
à
un
vain
orgueit,
à
une
témérité
inconfidérée,
la
noble
audacë
qui
nous
anime»
c'eft
aux
eflais
mêmes
de
nos
prédé-
cefleurs;
ceft
aux
vues
grandes
&c
juftes
de
quel-
ques-uns
d'entr'eux
fur
chaque
partie
;
c'eft
aux
fautes
mêmes
de
plufieurs
que
nous
devons
les
moyens
fur
lefquels
nous
ofons
compter.
Enfin,
sil
nous
faut
encore
une
excufe,
nous
répéterons
ce
qua
dit
Fontenelle
:
Suns
Pefpérance
de
faire
plus
qu'on
ne
peut,
on
ne
feroit
jamais
tout
ce
dont
on
eft
capable.
Une
longue
maladie
de
Fun
de
nous
(1),
“
(r)
M:
dé
Marivée
à
été
près
de
cinq
mois
fans
FES
Rp
:
NRA
RE
:
:
a.
,
.
pouvoir
fe
livrer
à
aucune
‘efpece
d'occupation.
Les
pre»
mieres-feuifles.
deice
Volume
ont
été
imprimées
Lorfqu'il
étoit
déja
malade;
&
ceft
à
à
ce
titre
que
nous
demandons
de
l’indulgence
fur
la
quantité
de
fautes
qui
sy
trouvent
:
Pinquiétude
de
M.
Goufler
le
rendoit
peu
capable
ss
grande
attention
fur
ces
feuilles,
…
_.
AVERTISSEMENT.
vi
quont
fuivi
des.
travaux
relatifs
à
cet
Ouvrage,
puifqu'ils
ont
eu
pour
objet
l'Hydrographie
de
la
France
&
le
Syflême
général
des
Navigations
|
que
nous
avons
annoncé
dans
notre
Profpectus,
_
voilà
ce
qui
a
retardé
la
publication
de
cette
Sec-
tion
:
mais
celle
qui
fuivra
les
deux
Volumes
que
:
nous
donnons,
eft
actuellement
fous
prefle;
ainf,
avant
fa
fin
de
cette
année
178$,
nous
aurons
donné
fept
Volumes.
Cefl
en
1780
qu'a
paru
le
premier;
fi
la
totalité
de
notre
Ouvrage
,
en
y
comprenant
la
Topographie
phyfique
de
la
-France
&
le
Syftême
général
de
Navigation
qu'il
convient
d'adopter,
en
exige
quatorze,
nous
efpé-
rons
qu'avant
la
fin
de
1700,
nous
aurons
rempli
tous
nos
engagemens
&
parcouru
notre
vafte
car-
rière.
Alors,
fi
la
Nature
nous
laifle
encore
des
forces
&
des
moyens
,
nous
les
employerons
à
développer
plus
particulièrement
les
parties
de
notre.fyflème
général,
qui
paroîtront
avoir
ertcore
D
SRE
SRE
Gus
ne
D
pr
nr
üÿ
AVERTISSEMENT.
|
befoin
d'être
éclaircies
ou
étendues:
Nous.
préfen-
|
o
térons
de
nouvelles
applications
;
nous
reviendrons
far
quelques
grands
phénomènes
de
la
Nature:
|
'
nous
confidèrerons
les
opérations
des
Arts
qui
|
tiennent
le
plus
direétement
aux
Sciences
phy-
|
fiques
&
chymiques;
enfin,
ce
qui
nous
occu-
.
1.
JL
péra
le
plus
efléntiellement,
ce
fera
la
recherche
:
&
le
développement
de
tous
les
avantages
qui
"a?
Es
3
}<
es
pourroient
réfulter
pour
le
Royaume,
des
connoif
fances
que
nous
auront
procuré
pos
obfervations
topographiques,
chymiques
&
minéralogiques.
|
Lorfque
l’on
imprimoit
ce
Volume,
{a
feconde
Edition
de
l'Examen
de
la
Phyfique
du
Monde,
dont
nous.
parlons:
pag.
3
de
PAvant-Propos,
n'avoit
pas
encore
paru:
elle
na
été
annoncée
pour-la
premiere,
fois
que
dans
le
Journal
de
Paris
du
26
è
1
|
:
Décembre
1784,
quoique
connue
,
plus
de
cinq
:
mois
avant,
de
M.
de
la
Lande,
qui
en
a
été
le
E
—-
:
_.
Cenfeur
;
&
annoncée
par
lui
dans
le
Journal
des
Savans
AVERTISSEMENT.
ix
Savans
du
mois
de
Mai
précédent.
Ceroit-ce
donc
à
l'examiner
qu'il
auroit
employé
cinq
mois
(1)?
don
approbation
eft
datée
du
27
Septembre
1784.
Quoi
qu'il
en
foit,
nous
n'avons
pas
penfé
que
cette
nouvelle
Edition
exigeñt
de
nouvelles
ré-
ponies.
Ceux
de
nos
Lecteurs
qui
iront
jufqu’à
la
fin
de
cet
écrit,
y
réconnoîtront
que
l’Auteur
abandonne
plufieurs
de
fes
anciennes
&
de
fes
(1)
«
On
annonce,
dit
M.
de
la
Lande.
une
nouvelle
»
Edition
de
cet
Examen,
dans
lequel
on
trouvera
les
ob-
»
jections
que
nous
pourrions
faire
ici
au
nouveau
fyftème
»
de
M.
de
Marivetz;
ainf
nous
nous
difpenferons
d'entrer
>»
dans
ces
difcuffions
qui
nous
conduiroient
beaucoup
trop
»
loin
».
M.
de
la
Lande
renvoie
donc
à
cette
nouvelle
Edition
:
des
objeülions
qu’il
pourroit
faire
au
nouveau
Jyfléme
;
mais
qui
le
conduiroient
beaucoup
trop
loin.
Nous
fommes
donc
autorifés
à
penfer
que
M.
de
la
Lande
n'auroit
eu
lui
même
à
nous
propofer
aucune
autre
objec-
tion
que
celles
contenues
dans
l'Examen.
b
nr
trans
ten
shirt
de
+-
onto
se
ER
nn
D
de
db
à
Re
+
to
SA
cn
ve
BE
be
à
die
En
+
M
+2
m4
datée
he
due
Dead
ra
déhatdiatid
MA
A
AÉE
à
Combe
D
Mt
ee
x
AVERTISSEMENT.
plus
fpécieufes
objections
;
qu'il
tente
avec
peu
de
fuccès
d'en
réparer
d'autres
;
qu'il
en
imagine
auffi
laborieufement
qu'infruétueufement
de
nou-
velles.
Ces
difcuffions
polémiques
ne
pouvant
intérefler
que
ceux
qui
lifent
notre
Ouvrage;
nous
préve-
nons
qu'à
l'avenir
nous
n'y
répondrons
que
dans
nos
Volumes
fuccefits
©.
:
Toujours
pénétrés
de
reconnoiffance
pour
ceux
qui
voudront
bien
nous
faire
connoître
nos
fautes,
ainfi
que
Va
fait
M.
de
Sallier
dont
on
va
lire
les
obfervations
,
nous
nous
emprefferons
de
nous
»
de
ke
fautes.
en
fautes,
mais
en
_.
réparant
d
toutes,
nous
parvenons
enfin
à
démontrer
le
véritable
fyftême
de
la
Nature.
Nous
avons
pu
&
nous
pourrons
fans
doute
manquer
en-
core
quelquefois
à
la
Théorie
générale
;
nous
écar-
ter
par
inadvertence,
ou
par
défaut
de
génie
,
de
la
route
qu'elle
nous
trace
:
mais
elle
nous
ramenera
=
AVERTISSEMENT.
xj
bientôt
elle-même
;
&
nous
le
répétons
avec
fatif-
faétion,
avec
une
pleine
confiance,
cette
Théorie
ne
nous
a
pas
encore
manqué.
Nous
efpérons
élever
_
{ur
elle
un
fyflême
général
&
démontré
de
Phy-
fique
;
un
fyflème
qui,
ne
repofant
fur
aucune
hypothèfe,
fera
parfaitement
lié
dans
toutes
fes
paities,
co-ordonné
dans
{on
enfemble
d'une
ma-
niere
parfaitement
évidente.
Nous
invoquons
pour
y
parvenir
les
fecours
de
ceux
qui
nous
voudront
aflez
de
bien,
qui
feront
afflez
amis
des
Sciences
pour
relever
nos
fautes
;
loin
d’en
être
humiliés,
nous
nous
empreflons
de
publier
notre
vive
recon-
noiflance,
Il
n'y
à
d'humiliant
que
l'opiniâtreté
qui
fait
perfifter
dans
l'erreur,
que
la
mauvaife
foi
qui
la
fait
défendre
encore
par
des
fophifmes,
lorf-
qu'elle
eft
démontrée.
Nous
favons
que
les
aveux
de
toutes
les
fautes
des
Auteurs
exigeroient
bien
des
Volumes;
&
ce
ne
feroïent
pas
les
Livres
Les
moins
intéreflans
:
mais
b
ïj
ÿ
AVERTISSEMENT.
cet
ufage
neft
&
ne
fera
de
long-tems
l'ufage
Le
plus
ordinaire.
Nous
demandons
donc
un
privi-
lége
qui
ne
tire
pas
à
conféquence,
&
qui
ne
nous
fera
point
envié.
Nous
en
abuferons
peut-être
quelquefois
;
&
nous
nous
flattons
qu'alors
notre
réfignation
&
notre
bonne-foi
nous
rendront
nos
Lecteurs
favorables.
Puifle
l'indulgence
dont
ils
nous
honoreront
accoutumer
ceux
qui
parcourent
la
carriere
des
Sciences
à
dépouiller,
ainf
que
nous,
tout
amour-propre
devant
feurs
Juges.
N'ayons
point
de
konte
de
broncher
dans
une
route
femée
de
tant
d'obflacles.
On
peut
faire
un
faux
pas
dans
la
voie
la
mieux
dirigée.
L
Mais
Join
de
Faban-
donner;
on
fut
Re
telever
avec
un
nou-
veau
courage,
&
profiter
de
cet
utile
avertifle-
ment
pour
affermir
de
plus
en.
_
fes
pas
dans
la
Carriere.
-
Aprés
avoir
rapporté
les
objeétions
qui
nous
ont
été
propolées
&
nos
réponfes,
nous
préfen-
AVERTISSEMENT.
3
terons
un
réfumé
de
tous
nos
principes
,
dans
lequel
nous
croyons
avoir
répondu
à
toutes
les
objections
préfentées
jufqu'à
préfent.
Cette
Section,
qu'un
feul
Volume
n'a
pu
ren-
fermer
,
traite
du
Feu
&
de
la
Chaleur.
Avant
de
donner
notre
Théorie
,
de
l'expofer
d’une
maniere
didactique,
nous
avons
cru
fufifant
de
l'indiquer,
de
la
déduire
des
principes
que
nous
avons
établis
jufqu'à
préfent,
de
prouver
com-
ment
elle
fe
lie
aux
loix
qui
régiflent
la
Phy-
fique
célefte
|
à
celles
qui
déterminent
tous
les
phénomènes
de
la
lumiere
&
des
couleurs
;
objets
de
nos
Volumes
précédens.
Nous
n’expoferons
cette
Théorie
du
Feu
qu'après
avoir
préfenté
les
opinions
de
quarante-fix
Phyfciens,
dont
nous
analyfons
&
combattons
les
principes
:
ce
qui
nous
autorife
à
dire
que
ces
deux
Volumes
feront,
ainfi
que
les
Volumes
précédens,
une
Bibliothèque
rai-
fonnée
des
Atteurs
qui
auront
écrit
fur
chacune
Se
AVERTISSEMENT
des
matieres
que
nous
traitons.
Ceux
que
nous
Citons
font
:
AUTEURS
ANCIENS
OU
MODERNES
qui
NEXISTENT
PLUS.
-
Premier
V
ne
OcezLus
LUcANUS.
PLATON.
ARISTOTE.
LucrEcE.
Bacon.
Descartes.
ROHAULT.
CLAUBERGE.
Récrs.
MALLEBRANCHE.
=
PRIVAT
DE
MoLxERES.
L'Émerv.
HoMBERG.
HARTSOERER.
BOERHAAVE.
S'GRAVESANDE.
MUSCHEMBROECK.
BECKER.
__
STHAAL.
|
_
LosERAN
DE
Fresc.
Comte
DE
CREQUY.
Marquife
DU
CHATELET.
.
VoLTarRE.
MAIRAN.
BEAUSOBRE.
=
HanBerGER.
-
Boyz
(1).
NEwTON.
NOLLET.
(1)
On
verra
pourquoi
ce
Phyfi-
cien
n’eft
pas
placé
felon
fon
ordre
chronologique.
AVERTISSEMENT.
XV
AUTEURS
VIVANS.
Second
V’olume.
MESSIEURS
BRiIssON.
BLACK.
SicauD
DE
LA
FonNp.
CRAwFrOoRD.
MACQUER
(1).
Meyer.
Comte
pE
BUFFON.
BAUMÉ.
FRANKLIN.
SCHECELE
ET
BERGMANN
(2),
POIT.
SENNÉBIER.
DE
Morveau.
Mara.
NVILKE.
—
_
(1)
M.
Macquer
eft
mort
en
(2)
M.
Tornberg
Bergmann
eft
1784
:
mort
depuis
peu.
Fin
de
l’Avertifflemenr.
A
TR
D
Æ
=
AVANT-PROPOS.
1.
A
premiere
Partie
de
ce
Volume
préfente
les
Objections
dont
on
a
cru
notre
théorie
fufcep-
tible,
&
les
Réponfes
que
nous
ÿ
avons
oppofées.
Nous
ne
nous
faifons
point
un
jeu
d'efprit
du
Syftème
que
nous
offrons
;
&,
pénétrés
de
refpect
pour
l'opinion
publique,
que
nous
ne
cherchons
point
à
égarer
,
nous
nous
croirons
toujours
obli-
gés
de
répondre
aux
Objections,
où
même
aux
difficultés
qui
nous
feront
propofées.
Nous
nous
fommes
juftifiés
dans
le
Journal
En-
cyclopédique
du
premier
Mars
7
782
,
pag.
284,
dune
imputation
à
laquelle
une
légere
inadver-
tence
fembloit
avoir
donné
lieu.
:
Les
fentimens
de
la
plus
fincere
amitié
n'ont
point
arrêté
notre
jufle
réclamation
contre
une
attaque
aufhi
ingénieufe
que
fpécieue
(#9);
&
ces
fen-
tümens
refpectifs
,
loin
d’être
bleflés
dans
le
cœur
de
notre
eftimable
adverfaire
&
dans
le
nôtre,
fe
a
(©)
Voyez
la
Lettre
à
M,
le
Comte
de
la
Cepède,
Tom,
IV
de
cet
Ouvrage,
Tome
F.
A
is
ma
SI
raie
au
Tao
EU
F
:
A
SET
AA
UE
chobrahte
hist
art
sérdets
El
>»
li
EE
A
PE
à
js
:
pe
2
—
ApPANT-PrRoPOoSs
font
fortifiés
par
notre
amour
mutuel
pour
la
vé-
rité,
pañlion
qui
doit
faire
chérir
{es
rivaux
3
il
faut
ne
voir
en
eux
que
des
coopérateurs
,
des
auxiliaires
,
&
non
pas
des
ennemis.
Un
favant
Phyfcien
(®),
quenous
honorons
,nous
avoit
autrefois
propofé
des
Objeétions
tès-ingé-
nieufes.
Perfüadés
que
les
principes
employés
dans
notre
Ouvrage
les
avoient
fufifamment
dé-
truites,
nous
ayons.cru
devoir
nous
difpenfer
répondre
particulièremehe
;
s
il
s'en
eft
plaint
à
nous
en
ami
de
la
vérité,
en
faveur
de
laquelle
il
a
tant
de
droits
de
plaider,
puifqu'il
eft
un
de
fes
plus
ardents
feétateurs
,
un
de
fes
interprètes
les
plus
éclairés.
Nous
avons
répondu
a
fss
Ob-
jections
dans
le-même
Ouvrage
Périodique
où
elles
nous
avoient
été
propolées.
.
L'Examen
de
la
Phyfque
du
Monde
,
que
nous
allons
mettre
fous
les
yeux
de
nos
Lu
2
paru
dans
aucun
Ouvrage
Périodique
,
&
neft
peut-être
pas
allez
connu.
Cet
Examen
eff
d’ail-
leurs
préfenté
d'une
maniere
plus
impofante
que
es)
Voyez
Journal
de
Phyfique,
dernier
mois
de
l’année
17834
a
AVANT-PRroOPoOsé,
3
les
petites
attaques
qui
nous
avoient
été
faites
;
nous
avons
donc
cru
devoir
foumettre
à
nos
Lec-
teurs
&
la
critique
&c
la
défenfe.
Le
Journal
des
Savans
nous
annonçoit,
au
mois
de
Mai
dernier,
une
nouvelle
édition
de
cét
Exa-
men
;
nous
lattendons
avec
le
defir
d'en
profiter,
Se
édition
fera
fans
doute
nee
,
fur-
tout
corrigée.
|
|
Nous
navons
,
en
annonçant
ou
en
réimpri-
nant
ces
Difcuffions
critiques
,
d'autre
objet
que
d'eftre
éclairés
fur
nos
idées,
&
de
mettre
nos
ecteurs
à
portée
d'apprécier
nos
principes,
&
d'admettre
ou
de
rejetter
notre
Syftême
en
parfaite
connoïflance
de
caufe.
C'eft
ce
defir
qui
fou-
tient
notre
courage
,
c
eft
lui
feul
qui
nous
a
donné
la
force
de
provoquer
un
Savant
dont
la
févérité
eft
fi
généralement
connue
(*).
Nous
laiflons
à
nos
Lecteurs
à
tirer
de
fon
filence
les
inductions
qu'ils
croiront
devoir
en
déduire,
La
deuxieme
Partie
du
Volume
,
fous
le
nom
(*)
Voyez
Lettre
à
M.
de
la
Lande,
Journal
de
Paris,
8
Mars
5764,
@&
Efprit
des
Journaux,
mois
de
Mai
fuivant.
À
2
{
4
pin
Pro
ro
d'introduction
,
renferme
des
recherches
&
+.
obfervations
géographiques
,
hiftoriques
&
philo-
fophiques.
Nous
l'avons
déjà
dit
plus
d'une
fois,
&
nous
le
répétons
encore,
aucune
de
ces
matieres
neft
étrangere
au
plan
de
notre
Ouvrage
;
c'eft
à
faire
connoître
les
loix
de
lincalefeence
de
notre
Globe
,
ces
loix
qui
replent
le
{ort
des
diffé-
rens
climats,
que
cette
Section
eft
en
partie
confa-
crée
:
nous
avons
dû
préparer
le
Lecteur
à
l'étude
À
au
_dévéloppement
de
ces
loïix
par
les
tableaux
:
de
leurs
effets
fur
les
Pays
où
ces
effets
font
les
plus
frappans.
Quant
aux
recherches
Hlodanes
&
philofo-
phiques
,
elles
entrent
effentiellement
dans
le
plan
de
notre
Ouvrage
;
il
feroit
imparfait
s'il
ne
préfentoit
pas
l'union
intime
qu'ont
entrelles
toutes
ces.
connoiffances
,
sil
ne
les
montroit
pas
concourant.
toutes
vers
un
point
commun
L
;
à
tous
les
afpeéts
fous
lefquels
on
peut
conf-
dérer
notre
Monde.
Son
Hifoire
:
phyfique
&
fon
Hiftoire
philofophique
ne
forment
véritable-
ment
qu'une
feule
&
même
Science
:
elles
font
le
complément
lune
de
l’autre
;
il
faut
les
con-
RS
RME
NE
EEE
ne
oi
a
ii
”
AVANT-PRoPoOSs.
$
fidérer
enfemble,
parce
qu'elles
s’éclairent
mu-
tuellement,
La
théorie
phyfique
du
Globe
nous
force
à
remonter
jufquà
une
antiquité
que
l’'Hifloire
de
l'Homme
ne
confirme
pas:
mais,
cette
Hiftoire,
nous
la
voyons
fe
perdre
dans
une
obfcurité
pro-
fonde.
Ses
premieres
époques
en
indiquent
d'infini-
ment
plus
anciennes,
dont
le
fouvenir
étoit
déjà
perdu
lorfqu'on
travailloit
à
fixer
celles
qui
nous
reftent.
IL
ef
parfaitement
évident
que
l'Hifoire
ne
remonte
point
à
l’origine
des
chofes
;
du
milieu
de
ces
ténébres
dont
nous
la
voyons
fortir
,
s'é-
chappent
fouvent
des
étincelles
,
femblables
aux
éclairs
qui
brillent
dans
une
nuit
profonde,
&
qui
éclairent
des
points
très-éloi
gnés,
C'eft
à
ces
éclairs
que
la
Phyfique
doit
allumer
fon
flambeau
pour
répandre
quelque
clarté
furl'Hiftoire
du
Globe
&
fur
celle
de
fes
habitans.
C'eft
à
la
Philofophie
à
juger
des
rapports
qui
lient
alors
ces
deux
Sciences:
c’eft
à
elle
qu'il
appartient
de
former
une
chaîne
qui
uniffe
toutes
les
vérités
que
peut
faifir
notre
entendement
;
c'eft
à
elle
à
faire
remonter
cette
chaîne
jufqu'à
une
vérité
primitive
,
fmple
,
évidente,
d’où
découlent
clairement
toutes
les
autres
vérités,
ee
ArainT-PrRoros
Si
notre
Phyfique
du
Monde
ne
pofoit
pas
les
bâfes
certaines,
fi
elle
ne
préfentoit
pas
les
principes
déterminans
de
toute
l'Hiftoire
du
Monde,
fi
l'on
ne
pouvoit
pas
en
déduire
fon
Hifloire
Dh
oiophiques
elle
feroit
incomplette.
Nous
l'avons
déjà
dit,
nous
le
répétons
encore;
«
C
eft
à
la
Philofophic
qu'ilap-
partient
de
nous
ee
dans
la
recherche
des
vérités
de
la
Nature,
dant
étude
de
toutes
les
Sciences
Hu-
maines;
snotreintell
genceneferaparfaitequelorfque
nous
pourrons
lier
entrelles
Les
connoiffances
de
la
faine
Phyfique
avec
celles
de
la
fine
Philofophie,
T1
faut
que
l’ordre
phyfique
foit
par-tout
&
toujours
d'accord
avec
l’ordre
métaphyfique
;
que
la
fe
faififle
toujours
avec
facilité,
avec
clarté,
les
rap-
ports
qui
uniflent.ces
deux
es
Dans
le
fecond,
tout
réfulte
de
la
propriété
de
fentir:
une
feule.
ee
y
reflera
toujours
inconnue
;
comment
cette
pro-
priété
de
fentir
nous
eft
-
elle
communiquée
?
c'eft
le
fecret
de
lAuteur
des
êtres.
Dans
le
premier
or-
dre,
dans
l’ordre
phyfique,
une
feule
chofe
nous
ii.
de
même
toujours
inconnue
;
comment
le
mouvement
a-
t-ilété
communiqué
à
la
matiere
?
C
ef
encore
le
fecret
de
l'Eternel
M
achinifte,
Mais
24!
NAS:
1
ÉN
AVANT
ER
R03PE0:S,
mA
ces
deux
effets
admis,
attribués
à
l’action
immédiare
de
l’Auteur
de
la
Nature
,
à
qui
ils
appartiennent:
néceflairement,
nous
n'aurons
plus
que
des
corol-
laires
à
parcourir
».
Nous
donnons
ici
lathéorie
du
Feu
&
de
la
Cha-
leur
:
nous
entrons
dans
une
carriere
beaucoup
plus
familiere
à
la
majeure
partie
de
ceux
qui
cultivent
les
Sciences,
que
celle
que
nous
avons
parcourue
jufqu'à
préfent.
Nous
avons
donc
cru
devoir
donner
non-feulement
la
théorie
du
Feu,
mais
l'hiftoire
de
cette
théorie,
faire
connoître
toutes
les
idées
fuccef-
lives
des
hommes
fur
le
Feu:
ces
idées
jouent
le
plus
grand
rôle
dans
l'antiquité
la
plus
reculée.
Les
pre:
miers.
hommes
ont
vu
dans
le
Soleil
le
Pere
de
la
Nature
,
ou
du-moins
fon
plus
digne
emblème.
Cette
maniere
de
confidérer
l’Aftre
du
jour
étoit
affurement
la
plus
naturelle
;
ils
ont
regardé
le
Feu
comme
l'agent
le
plus
puiflant,
comme
la
caufe
active
&
déterminante
de
toutes
les
modifications
des
êtres
(”
}.
(*)
C’étoit
une
chofe
convenue
chez
tous
les
anciens
Philo-
fophes,
que
Péther
étoit
la
fubftance
de
l’univers
la
plus
futible,
la
plus
élevée
,
la
plus
divine,
qui
mettoit
toutes
les
autres
]
a
AVANT-PrRoPOoS.
La
théorie
du
Feu
nous
fera
donc
remonter
juf=
qu
à
l’origine
de
la
Mythologie,
&
nous
conduirons
cette
Hifoire
jufqu'au
tems
où
nous
écrivons.
C’eft
ainfr
que
nous
nous
propofons
de
traiter
toutes
Les.
matières
qui
nous
préfentent
de
grands
rapports
à
avec
l'Hiftoire
des
hommes,
C’eft
ainfi
que
nous
.
efpérons
rendre
cet
Ouvrage
aufi
complet
quil
fera
poflible,
en
lui
laiflant
toute
la
clarté
d’un
Livre
élémentaire
&
clafique,
en
mouvement,
&
leur
donnoit
la
loi.
Perfonne
ne
la
défini
_—
plus
nettement
qu'Hippacrate
«
Il
me
femble,
dit-il,
que
îce
()
Remarque
:
De
:
£
fa
la
Lere
”
ON
appelle
Z
principe
de
la
Chaleur,
eft
immortel,
qu'il
dAriliore,
pa
?
voit
tout,
quil
entend
tout,
qu'il
fait
tout,
le
préfent
&
M.
l'Abbé
le
»
l’avenir.
Dans
le
tems
que
tout
étoit
confondu,
la
plus
grande
Batteux,
»
partie
de
ce
principe
s’éleva
à
la
circonférence
du
Monde;
&
»
ceft
ce
que
les
Anciens
ont
nommé
Étker
(*)
»,
7
*
EXAMEN
DE
L’ANONYME.
AVANT-PROPOS.
j)
annonce
nr
re
emartatene
grand
-
Œ
D
——
prune
es
+
RÉPONSES.
{:
a
paru.
un
Ouvrage
inti-
L:
S
Auteurs
dela
Phyfique
tulé
:
Phyfique
du
Monde,
du
Monde
,
nont
point
en-
qui
doit
être
une
réfutation
trepris
la
réfutation
du
fyite-
du
fyftême
de
Newton.
(Tome
T.
s
me
de
Newton.
La
Société
Royale
de
Lon-
des
a
dit:
La
queftion
propo-
fée
par
le
plus
célebre
des
Phi:
lofophes
(
Newton
);
fi
uTL
certain
fluide
qu’il
appelle
ÊTHER
,
n’efl
pas
la
caufede
la
graviré,,
celle
des
différentes
attractions,
celle
de
tout
mou-
vement
animal
&
végétal
,
eft
encore
a
réJoudre,
Les
Auteurs
dela
Phyfique
du
Monde
ont
entrepris
de
*
prouver
que
L
ETHER
EST
LA
CAUSE-DE
LA
GRAVITÉ,
CELLE
DES
DIFFÉRENTES
ATTRAC-
TIONS
,;
CÉLLE
DE
TOUT
MOU
À
2]
EXAMEN,
Dur
y
avance
7euf
RÉPONSES.
VEMENT
ANIMAL
ET
VÉGÉ-
TAL(T).
Voila
ce
que
l’Anonyme
|
appelle
la
réfutation
du
{y{-
ftème
de
Newton.
_Propofitions
,
far
lefquelles
il
fonde
ce
qu
il
appelle
fon
fyftême.
Il
veut
aufli
déduire
de
Les
principes
une
des
Lois
de
Kepler.
|
J'examinerai
fi
{on
calcul
eftjufte,
&
fi
{es
neuf
Pro-
poñitions
s
’accordent
avec
les
principes
de
la
mécanique.
Je
crois
pouvoirmeborner
à
examiner
ces
neuf
Propof-
tions
:
car,
fi
elles
font
ad-
mifhibles
,
les
conféquences
qu'on
en
tire
le
font
égale-
ment
;
mais
,.
fi
elles
{ont
faufles
,
les
conféquences
ne
fauroient
être
juftes,
Si
nous
prouvons
que
Îles
neuf
Propofitions,
font
non-
feulement
admiflibles,
mais
2
A
2
‘qu'elles
font
même
démon-
trées
,
toute
la
théorie
le
fera
donc
également.
-
(x)
Voyez
Phyfique
du
Monde,
tome
IT,
Préface,
pas.
IX.
É
3
ECAMEN
_
D'ailleurs,
cet
Ouvrage
ne
renferme,
outre
ces
pro-
poñitions
&
les
conféquences
qu'on
en
déduit
,
que
des
chofes
connues,
des
répéti-
RÉBONSES
Le
Critique
nous
auroit
fait
plaifir
de
nous
indiquer
où
il
a
lu
que
les
planetes
fécondaires
,
décrivent
dans
l'efpace
abfolu
des
routes
hé-
licoïdes,,
des
courbes
quine
tions
à
de
la
morale,
rentrent
point
en
elles-mê-
mes,
&
non
pas
des
orbites
elliptiques,
comme
on
le
fup-
pofe
ordinairement
lorfque
Von
parle
de
ces
orbites
ap-
parentes.
Avant
les
Te
de
la
Phyfique
du
Monde,
ces
courbes
étoient
inconnues;
ils
invitent
les
Mae
ciens
à
s'en
occuper.
Le
Critique
n'a
point
attaqué
cette
paitie
de
leur
Ouvrage;
il
n’a
point
nié
que
la
Lune
par-
courût
l'hélicoide
qu’ils
lui
font
parcourir.
Cette
idée
neuve
eft
intéreflante
(x).
Nous
demanderons
encore
à
Anonyme
où
il
a
trouvé
la
caufe
à
laquelle
ces
Auteurs
attribuent
la
rotation
des
planeres,
celle
qui
les
retient
dans
une
zone
étroite
parallele
au
plan
de
l'équateur
du
Soleil
3.
Œ&c.
Nota.
On
a
fait
imprimer
cette
brochure
dans
le
format
de
la
Phyfique
du
Monde,
afin
que
les
Propriétaires
de
cet
Ouvrage
puiffent
Ja
faire
rélier
à
la
üite
du
livre
de
M.
Mari-
yetz,
&
confronter
les
deux
Ouvrages.
(1)
Voyez
Tr
du
Monde,
tom.
IT,
pag.
23
&
24,
&
l'explication
de
[a
Table
Synop
re
25
$e
fivaises,
GE
…
À
2
Fa
4:
là
43
at
LE
Hh
mouvément
de
tranflation
à
&
les
foleils,
;tott.
en
tourhant
-
C6]
EE
AMEN.
2°.
Oùa
tout
autre
a
la
mañle
;
;
3°.
Ou
au
centré,
&
à
tout.
autre
point
à
la
fois.
Dans
fe
premier
Cas;
if
ef
&
L
2
3
évident
quil
‘nexite’
pont
de
rotation
;
mais
que
tous
ces
fo-
leils
doivent
fe
mouvoir
uni-
lefpace
abfolu
:
Dans
le
fecond
cas
}
OS
Ces
foleils
doivent
avoir
pris
le
mou-
veément
de
rotation
;
mais
en
même
temps,
-
le
centre
de
cha-
cuh
de
ces
foteils
doit
AVOir
pris
autour
de
leurs
ARCS
doivent
m
fe
mouvoir:
uniformément
en
li
gne
drôite
;
;
Corine
dans
Le
pre
hier
cas
;
car
C'éft
un
principe
connu
de
la
mécanique
,
que
tout
Corps
;
d'une
figure
quel-
conque}
pouffé
‘par:uñe
force
quelconque;
‘fuivañt
unedditecz
tion
qui.
ne.
paffec
pas
par
le:
centre.de
la
mafle-;
dôit
ef
sournane
fur
lui-même
pavancer:
RÉPONSES
L'ÉTERNEL
DIT
À
CES
CORPS
DE
OURNER
SUR
EUX-MEMES.
Voila.
comment
IS
S
expliquent.
Ils
nont
point
fuppofé
que
l'on
pr
.
un
jour
leur
ue
ver,
par
les
principes
de
[a
mé-
canique
,
que
Dieu
an
avoit
pu
dé:
ce
mouvement
aux
So-
formément
en
grec
droite:
dans
_
Jeïls,
&
qu
on
borneroit
{fa
puif
ie.
à
frapper
ces
corps,
com-
me
nous
frappons
une
boule.
Tout
le
raifonrement
tiré
des
trois
hypothefes,
porte
donc
évidemment
à
faux
parce
que
cé
nelt
pas
par
le
choë
dus
corps
que
lon
a
Rippofé
que
te
mouvement
avoit
èré
imprimé
;
mais
par
un
acte
libre
de
la
vo-
Jonté-de
Dieu.
Siquelquuns
’avifoic
de
fup-
|
pofer
que
le
Soleil
eût
été
mu
primitivement
par
le
choc
d'un.
autre
corps,
on
a
e
eft
devenu
ce
ne
:
Le
principe
mebiqUe
qu
on
pete
‘eft
-très-conffamment
vrai:
ilteft
feulement
inappli-
cable
ici;
Maïs
outre
les
trois:cas
Lez.
EXAMEN.
uniformément
en
ligne
droite.
Voyez
tous
les
Traités
Elémen-
taires
de
Mécanique.
Par
exem:
ple,
Traité
Elémentaire
de
Mé-
canique
,
pat
l'Abbé
Boflut
;
pare.
EE
Hiv
chap.
1°
PrOP:pe374,
ét
de
77...
Dans
le
dernier
cas,
le
mou-
vement
fera
le
même
que
dans
le
fecond
cas.
Il
n'ya
point
ici
de
réfiftance
à
confidérer
que
le
Auide
émi-
nemment
élaftique
auroit
pu
oppofer
au
mouvement
de
la
tranflation
de
ces
Soleils;
car
ces
Soleils
ayant
reçu
à
La
fois
la
mème
impulfon,
il
eft
évi-
dent
que
le
fluide
à
dû
fe
mou-
voir
avec
tous
ces
Soleiïls,
fui-
vant
la
direction
de
limpulfon
générale.
Donc,
puifque
dans
tous
les
cas
poflibles,
les
Soleils
ne
fau-
roient
Ctre
fixes
en
tournant
fur
eux-mêmes,
[a
feconde
propofi-
tion
eft
inadmifible
,
parce
quelle
eft
contraire
aux
princi-
pes
de
la
mécanique.
REPONEES.
propofés
par
l'Anonyme,
il
y
en
a
plufieurs
autres
qui
exclue-
roient
le
mouvement
de
tranfla-
tion,
ou
le
mouvement
progreflif
du
centre,
en
établiffant
le
mouvement
de
rotation.
Par
exemple,
file
mouvement
a
été
imprimé
en
même
temps
aux
deux
extrémités
d’un
des
diame-
tres
,
&
en
fens
contraire;
s’il
a
“été
imprimé
en
même
temps
à
tous
fes
points
de
la
circonfé-
rence
&
vers
un
même
côté,
où
même
à
tous
les
points
de
la
furface
avec
une
dire@ion
com-
muñe
;
dans
tous
ces
cas
le
centre
du
Soleil
refteroit
immobile
dans
l'efpace
;
c’eft
fouvent
ainf
que
tourne
untotonouune
pirouette,
fans
que
ce
mouvement
foit
con-
traire
aux
principes
de
la
méca-
“nique.
À
ation.
C8]
:
Dans
le
fvftème
de
Newton,
Je
phènomene
de
la
rotation
du
Soleil
n’a
aucune
difficulté
;
car
‘dans
ce
{yftème
le
centre
du
Soieil
à
un
mouvement
de
tranf-
Ii
fe
meut
autour
du
cèntre
commun
de
gravité
dut
-fyftème
folaire.
M.
de
Marivetz
sévelepye
-de
cette
idée
fondamentale
;
neufpr
opofitions
différentes
…
nous
allons
examiner
l’une
apr
ês
J'autre,
|
RÉPONSES
Dans
Nevtonienne
,
les
explications
fe
déduifent
de
l'hypothefe
at
taquée.
Tout
repofe
fur
l'attrac-
toute
cette
théorie
tion.
Mais
l'attraction
ne
fuit
pas
feule
pour
faire
concevoir
le
mouvement
de
rotation,
ïl
fautencoreinvoquerunchocim-
primé
par
un
corps,
ou
fuppofer
.
l'ordre
de
Dieu;
dans
le
premier,
les
Auteurs
de
la
volonté,
la
Phyfique
du
Monde,
ont
Île
droit
de
demander
quel
étoir
le
Corps
qui
à
frappe
le
Soleil,
ce
LL:
PROPOSITION,
Ze
Soil
tourne
he
-même.,
dans
un
fuide
éminemment
élaftique.
Cette
propoftionnes'accorde
pas
avec
l'idée
fondamentale
de
l'Auteur,
fuivant
laquelle
les
Soleils.
doivenr
à
TE
es,
car
qu'il
eft
devenu;
dansie
fecond,
ils.
ont
le
même
droit
que”
des
|:
Nevioniens,
tee
=
+
+
L
PROPOSITION,
Cette:
dd
tombe
avec
e
raifonnement
fur
lequel
on
Pétayoit.
Les
Soleils
ont
pu
ref
ter
fs
ixes.
Donc,
&ec,
on
4
[2]
EXAMEN,
on
vient
de
dire
que
le
Soleil
ne
peut
pas
être
fixe
,
en
tour-
nant
fur
lui-même
par
une
im
pulfion
quelconque.
I
T°
PRROPOSITEON
Le
Soleil
ne
as
tourner
far
Li
Inême
au
milieu
de
ce
fluide,
fans
lui
communiquer
fon
mouvement
,
&
[ans
le
faire
tourner
autour
de
lui,
L'Auteur
admet
{a
cohéfion
des
molécules
du
fluide
entre
elles
&
avec
la
furface
du
So-
Lil,
ou
il
ne
ladmet
pas.
1.
Sine
l'Admet.pas,
la
propofition
eft
contraire
aux
principes
de
la
mécanique.
_
Soit
S
un
corps
fphérique
;
a,
b,c,
d,&c.
les
molécules
du
fluide
;
Ss,
un
rayon
prolongé
à
une
diftance
quelconque,
&
traverfant
le
centre
de
la
molé-
_cule
a;
Tt
unetangente
perpen-
diculaire
fur
Le
rayon
Ss
;
a,
b,
c,d,e,f,
&c.
des
molécules
Tome
F,
REPONSES
On
vient
de
prouver
Le
con«
traire.
PROPOSIBION,
Ce
dilemme
ne
fera
pas
plus
impofant
que
le
raifonnement
que
l’on
vient
de
détruire.
Les
Auteurs
n'ont
point
ad-
mis
la
cohéfion
des
molécules
élaftiques,
puifque
c’eft
d’un
fluide
quils
parlent;
mais
ils
ont
admis
Îa
contiguité,
Or,le
point
du
Soleil
qui
eft
en
con-
ta
avec
la
molécule
a,
tour-
nant
vers
T
,
doit
imprimer
à
cette
molecule
deux
mouve-
mens
,
celui
de
rotation
en
feñs
-
contraire
à
celle
du
foleil;
&,
felon
le
principe
même
qu'ig-
:
B
Di
ÆXAMEN
du
fluide
ému
que
Il
eft
évident
que
le:
corps
,
prenant
fon
mouvement
de
rotation
au
point
À,
auquel
la
molécule
a
touche
a
he
du
corps
Se
doit
i
imprimer
à
la
mo-
lécule
a
un
mouvement
de
rota-
tion
autour
de
fon
centre,
&
doit
en
même
temps
imprimer
un
mouvement
de
tranflation
au
centre
de
cette
molécule.
Cette
molécule
ee
lé
mouve-
ment
de
rotation
à
[à
molécule
contiguë
b,
&
en
mème
temps
“un
mouvement
de
tranflation-
en
fens
contraire
à
celui
de
la
molécule
a;
la.
molécule
.
en
tournant
fur
elle-même,
com-
_muniquera
:
à
la
molécule
c
un
mouvement
de
rotation
&
de
tranflation
en
fens
contraire
à
.celui
de
la
molécule
b,
&
ainf
de
fuite
;
;
de
forte
que
tous
ces
mouvemens
de
tranflation
fe
dé-
truifant
mutuellement,
ces
mo-
-
lécules
ne
quitteront
jamais
leur
place,
&
le
fluide
reftera
en
TEpOS,
iemment
élafti-
voque
le
Critique,
gente,
“circonférence
du.
Soleil
,
taire
:
celle-ci,
récouvrent
,
&
REPONSES
le-mouve-
ment
de
tranflation
de
fon
cen-
+re
dans
la
direction
de
[a
tan-
gente.
Ce
mouvement
de
direc-
tion,
dans
le
fens
de
la
tan-
fera
bientôt
changé
en
un
mouvement
circulaire,
felon
un
arc
de
cercle
parallele
à
a
par
Peffet
de
la
compreflion
tou-
tes
les
molécules
élaftiques
fur
le
Soleil.
Fn'en
eft
pas
du
mou-
à
D
!
S
‘
vement
d'une
molécule,
envi-
ronnée
&
recouverte
par
d'au-
tres
molécules
de
même
nature
qu
elle,
&
élaftiques,
comme
d'une
molécule
unique
&
foli-
frappée
par
[a
furface
du
foleil
.
;
Séchapperoïit
&
fuiroit
par
[a
rangente
;
dans
le
plein,
au
contraire,
ou
dans
“un
milieu
formé
de
culs
de
SN
Sr
-
même
nature,
cette
route
[ui
efE
interdite
par
les
molécules
quil
qui
font
encon-
tact
avec
elle
du
côté
oppofe
à
celle
oùelle
à
été
comprimée
par
la
furface
du
Soleil
;
fon
reflerc,
[15.7
E
X
ÆA
ME
N.
Il
eff
trop
aifé
de
concevoir,
mème
fans
figure,
qu'un
fluide,
dont
les
molécules
n’ont
aucune
Cohéfion
entre
elles,
ne
peut
jamais
prendre
un
mouvement
de
rotation
par
un
corps
quel-
conque
placé
dans
ce
fluide,
&
tournant
fur
lui-même.
REBONSES
en
fe
rétabliffant,
communique
le
choc
à
la
molécule
du
fe-
cond
rang,
qui
eft
en
contact
avec
elle.
Les
molécules
du
fe-
cond
rang
feront
donc
déter-
-minées
à
avancer
dans
la
même
direction
que
les
premieres
;
_C'eft-à-dire
,
du
côté
vers
le-
quel
tourne
le
Soleil;
&
comme
celles-ci
communiqueront
de
la
même
maniere
le
mouvement
au
troifieme
rang,
&
ainfi
d
fuite,
il
s’établira
bientôt
un
mouve-
ment
général
de
circulation
qui
durera
autant
de
temps
que
le
C4
.
.
JAN
Soleil
continuera
de
tourner
fur
lui-même.
Si
tous
les
mouvemens
de
tranflation
s’entredétruifoient,
com-
me
le
ditle
Critique
,
Les
molécules
d’un
fluide
au
milieu
duel
tourneroit
un
corps
folide
,
ne
qAPPÉPOIE
RE
jamais
leur
place
+
il
y
auroit
donc
une
puiffance
qui
agiroit
conftamment
fans
pro-
-duire
d'effets
corref
pondans
à
a
fon
He
Le
contraire
eft
démon-
«tré,
comme
nous
venons
de
le
dire;
Pexpérience
er
à
été
faite,
&
elle
eft
très-facile
à
répéter.
Placez
un
corps
au
milieu
d’un
P
P
vafe
pleine
d'eau
:&
de
crandeur
fufifante
;
imprimez
à
ce
corps
le
mouvement
de
roration
:
bientôt
vous
verrez
les
pouf-
fieres
ou
autres
petits
corps
flottans
fur
cette
eau,
à
différentes
diftances
du
moteur
central,
prendre
peu-à-peu
Le
mouvement
de
circulation
dans
le
même
fens,
&
achever
léur
révolu-
tion
entiere
dans
des
temps
inégaux
pour
des
corps
inégalement
éloignés
du
moteur
céntral,
parce
qu'alors
les
efpacés
à
parcoutir
"y
hok
Cr]
ni
RE
PS0
DE
Es
ont
d'autant
plus
grands
que
ces
mobiles
font
plus
éloignés
du
corps
central,
&-aufli
par
la
raifon
que
fa
puiffance
du
moteur
central
s'affoiblit
par
l'augmentation
de
la
diftance
à
laquelle
il
prolongé
fon
a&tion,
parce
qu'il
la
partage
entre
un
plus
grand.
nombre.
de
molécules.
—_
Une
expérience
facile
À
faire
met
dans
tout
fon
jour
l'organi-
-fation
intérieure
du
tourbillon
d’un
fluide
élaftique
formé
par
“un
moteur
central.
Soit
un
globe
opaque,
n'importe
de
quelle
matiere
,.
monté
comme
ceux
dont
on
fe
fervoir
autrefois
pour
Pélericités
que
ce
globe
,
fans
être
frotté
,
tourne
avec
une
grande
rapidité
entre
fes
deux
fupports
par
l’action
de
la
roue
&
de
la
corde
fans
fin.
Ce
globe
entraînera
avec
lui
l'air
ambiant:
c'eft
ce
dont
il
eft
aifé_
de
s'aflurer
par
fe
ta
&
par
la
vue.
On
s’en
afürera
par
le
ta
fr,
très-près
du
globe
,
on
approche
le
vifage,
on
fentira
le
courant
d'air
formé
par
la
rotation
dæ
globe
:
c'eft
ainfi
que
la
terre
entraîne
avec
elle
fon
atmof-
phere;
&,
dans
l'expérience
jue
nous
citons,
des
mouches
placées
fur
le
globe
auroient
nos
vents
alifés
(1).
Rien
de
tout
cela
n'auroit
Heu,
fi,
comme
le
vent
l’'Aponyme
,
le
fuide
tournoir.
d'une
piece,
&c.
&c.
&c.
Mais
revenons
au
globe
de
Pexpé-
tience
propofée.
On
s’affurera
par
la
vue
qu'il
entraîne
&
faic
circuler
avec
lui
Pair
ambiant,
f
on
en
approche
la
flamme
dune
chandelle,
elle
fera
agitée
d'autant
plus
quelle
fera
plus
près:
à
diffances
égales,
elle
fera
d'autant
plus
agitée
qu’elle
à
(++
Quoique
Les
vents
alifés
foufflent
d’orient
en
occident
,
tandis
que
la
terre
tourne
d’occident
en
orient,
il
n’eft
perfonne
qui
doute
que
la
maffe
orale
de
Patmofhhere
tourne
auffi
en
orient.
On
fait
que
c’eft
la
différence
de
vitefle
entre
Phérique
qui
produit
cette
direion
des
vents
qui
n'eft
çon
d'occident
la
füurface
de
la
terre
&
la
couche
atmoG
traire
qu’en
apparence.
SE
PS
*
F3
|
LER
EL
0
À
D
LS
fera
plus
près
de
la
zone
équatoriale
du
globe,
où
elle
ésrou-
vera
{a
plus
grande
agitation.
Cette
agitation
eft
évidemment
Peffet
du
courant
d’air
formé
par
Ja
rotation
du
olobe.
Selon
que
,
par
rapport
à
cette
flamme,
le
globe
tournéra
de
haut
en-bas,
ou
de
bas
en-haut,
ou
tranfverfalement
à
cette
flamme,
fon
.
variera.
Pour
s’aflurer
encore
par
{a
vue
de
léxilence
de
©
où
billon
d'air,
que
l’on
faffe
l'expérience
dans
{a
chambre
obf-
cure
,
à
D
crie
de
faquelle
fera
adaptée
le
microfcopé
folaire
;
l'axe
de
rotation
du
globe
doit
coïncider
avec
l’axe
du
cône
de
lumiere.
Au-delà
du
globe,
relativement
à
l’ouver-
ture
du
microfcope
,
on
placera
une
furface
blanche,
un
grand
.
carton
,
par
exemple,
fur
lequel
fe
tracera
la
bâfe
du
cône
lu-
-
mineux.
Si
alors
on
fait
tourner
le
globe
avec
une
grande
rapi-
dité
,
on
verra
diftinétement
les
cor
is
qui
bases
dans
Pair
nes.
autour
de
fimage
du
olobe
opaque
,
ce
quon
peut
rendre
encore
plus
pile
entépan
das
des
pouffieresléceres
dans
Fair.
Alors
on
verra
l'ombre
de
ces
pouflieres
circuler
autour
de
Pimage
du
globe
;
on
les
verra
même,
en
regardant
d'un
fens
convenable,
le
cône
de
fumicre;
&
les
eue
es
circuleront
d'au-
tant
plus
vite.
que
les
molécules
our
plus
près
du
globe.
Ets
vitefles
angulaires
ne
feront
donc
pas
égales
pour
les
molécules
inégalement
éloignées
du
globe
,
foit
dans
le
plan
de
fon
équa-
teur,
foit
dans
_
plans
pollèles,
où
les
vitefles
contemi
poraines
des
parties
de
fa
furface
du
globe
font
moindres
&
vont
en
décroïffant
jufqu'au
pôle.
Les
deux
fortes
de
préceflions
que
fes
Auteurs
de
[a
Phs
fique
du
Monde
ont
étiblies
&
expliquées
feront
alors
fous
Les
;cux.
ee
Cr]
RÉPONSES
Des
pr
uns
femblables
fe
font
remarquer
dans
un
fleuve,
lorfqu’il
charrie
des
olaçons.
Si,
à
un
inftant
donné,
on
RE
dere
les
glaçons
qui
re
LÉ
une
même
figne
droite
qui
traverfe
la
riviere,
par
exemple,
ceux
qui,
au
même
inftant
,
répondent
cou
au-deflous
de
l'appui
d'un
pont,
on
verra
bientôt
les
glaçons
qui
pañlent
par
le
milieu
de
l'arche,
devancer
les
autres,
&
toujours
ceux
qui
feront
dans
le
fil
de
Pa
iront
plus
vite
que
ceux
qui
de
en
éloignent,
ce
qui
prouve
évidemment
que
dans
cette
Lone
du
fl
+
Peau
la
vitefle
eft
plus
grande
que
vers
les
rives.
Les
Auteurs
de
la
us
du
Monde
ont
fait
une
application
très-juite
de
ces
faits
à
leur
théorie
des
precef=
ions
des
orbes
&
des
zones
dans
le
fluide
éthéré,
comme
on
peut
je
voir
dans
l'explication
des
planches
2
&
3
du
IF
Volume.
CPR
PO
TE
ON
EXAMEN,
2°.
Si
Auteur
admet
fa
co-
héfion
des
molécules
entr’elles
&
avec
la
furface
du
Soleil,
il
ne
nie
pas
Pattraction;
car
la
cohéfion
neft
que
l'attraétion
de
deux
Corps
qui
fe
touchent,
Mais,
parce
qu
]
rejette
entié-
rementactraction,
on
doit
fup-
pofer
quiln
ee
pas
la
cohe-
fon;
r&
alors
fa
feconde
propo-
ftion
eit
contraire
aux
princi-
P”
de
la
mé
nique,
RÉPONSES
Le
mot
cohéfon
dont
fe
fert
PAnonyme
,
doit
être
pris
pour
celui
de
contipuité:
on
convien-
dra
facilement
que,
s'il
exiftoic
un
fluide
dont
les
molécules
ne
fuflent
pas
en
contact
les
unes
avec
fes
autres,
lé
mouvement
de
circulation
ne
pourroit
pas
s'établir
dans
ce
fluide.
Ms
pourroit-on
qualifier
du
:
nom
de
fluide
un
affemblage
de
molécu-
les
difcretres
;
c'eft-a-dire
{pas
x
LUS
EX
AME
N.
.
Pour
fe
convaincre
davan-
tage
que
cette
feconde
propof-
tion
eft
contraire
à
tous
les
principes
de
la
mécanique,
on
n’a
qua
jetter
les
yeux
fur
la
prétendue
démonftration
que
bxsi
ER
PEONSE
S,
rées
les
unes
des
autres.
S'ily
avoit
cohéfion
entre
fes
particu-
les,
le
milieu
ne
feroit
plus
fluide
;
s'il
y
avoit
cohéfion
avec
la
furface
du
Soleil,
TOUT
TOUL”
neroit
-d
une
feule
piecé.
l’'Auteur
donne
de
fa
propoñ-
tion.
Il
s'exprime
ainfi
:
c
La
furface
du
Soleil,
tandis
que
cet
aftre
tourne
fur
lui=
ÿ
même
,
frotte
néceflairement
contre
toutes
les
particules
du
>»
ide.
q
ui
entourent
cette
furface
;
5
Ces
particules
ne
peuvent
»
être
frottées
fans
être
agitées
,
fans
recevoir
une
impulfion
qui
»
leur
donne
une
.
+
I]
dit
que
ces
particules
ne
peuvent
être
frottées
fans
être
agitées.
Mais,
qu'eft-ce
que-c'eft
que
cette
agitation
?
Il
eft
évi-
dent
que
c'eft
une
efpece
de
rotation
que
la
furface
du
Soleil
communique
à
la
molécule
qu’elle
frotte
:
car
la
furface
du
Soleil
ne
peut
toucher
la
molécule
que
dans
un
feul
point
de
la
furface
de
cette
molécule
(
qui
dans
notre
figure
eft
le
poinc
T').
Or
ce
point
fe
meut
fuivant
la
direction
de
la
tangente
qui
pañle
par
ce
point.
Mais
ceft
un
principe
des
plus
connus
de
la
mécanique,
que
tout
corps
qui
reçoit
une
impulfon
fuivant
la
direction
de
la
tangente,
doit
tourner
fur
[ui-mème
;
car,
pour
qu
il
ne
tournât
pas,
il
faudroit
que
[a
diretion
de
l'impulfion
paflât
par
le
centre,
&
la
direction
de
la
rangènte
ne
pañe
pas
pat
le
centre.
Il
pourfuit
ainfis
&
L'orbe
ou
la
cote
de
fluide
qui
enveloppe
la
furface
du
fe
ris
RUE
}
C'x6]
RSR
0
à
5
Soleil,
quelque
mince
que
l'on
veuille
fuppofer
cette
couche
D».
À
cependant
une
épaifleur
,
une
folidité
dont
le
diametre
de
»
fes
parties
eft
la
mefuré.
Get
orbe
eft
entouré
d'un
autre
avec
».
fequel
il
eft
néceflairement
en
conta®&.
Les
parties
conftituan-
»
tes,
les
élémens
de
ces
orbes
font
reconnus
pour
éminemment
»
élafriques
:
Le
premier
orbe
doit
donc
communiquer
au
fe-
»
condle
mouvement
&
la
diretion
de
mouvement
qu'il
reçoit
»,
EXAMEN
C'eft
un
méfentendu
fur
le
fens
du
mot
élafficité.
L'élafti-
cité
eft
une
réfftance
:
c'eft
une
force
qui
agit
toujours
en
fens
contraire.
L'élafticité
ne
produit
aucun
mouvement
que
dans
un
fens
contraire
à
R
direétion
de
la
force
qui
agit
fur
Le
corps
doué
d’élafticité.
Je
demande
àtous
Les
Méca-
niciens
du
monde,
/£
lélaftr-
cité
des
molécules.
d'un
fluide
quelconque
pet
faire
tourner
ce
fluide
autour
d'un
point
fee
4
?
direétions
pps.
RÉPONSE
L'élaftieité
_.
une
4
€
laquelle
Le
corps,
qui
jouit
de
cette
proprièté,
réfifle
a
ceux
qui
le
compriment
;
&,
en
ce.
fens,
l'élafticité
eft
une
réfiftan-
ce
,
&
toutes
les
réfiftances
font
_des
forces
:
toutes
Les
forces
qui
font
en
équilibre
réagiflent
les
unes
contre
les
autres
dans
des
La
non
que
l’Anonyme
propofe
à
tous
les
Mécani-
ciens
du
monde
eft
mal
pofée;
les
Auteurs
de
la
Phyfique
du
Monde
n'ont
point
dit
que
l'é-
lafticité
des
molécules
d'un
fluide
,
fufifoic
feule
pour
le
faire
#
PSP
©
NSES
faire
circuler
autour
d’un
centre.
Il
faut,
felon
eux,
que
c&
ceatre
foit
OCCUPÉ
par
un
corps
dont
le
mouvement
fe
commu-
nique
de
proche
en
proche
au
fluide
environnant
;
&
dans.
notre
Monde,
ce
corps
eft
le
Soleil,
&sñnon
pas
un
point
quel-
conque.
Les
points
mathématiques
n'ont
&
ne
peuvent
avoir
aucune
force,
aucune
action,
cômme
Newton
l'a
remarqué
lui-même
dans
plufieurs
endroits
de
fes
Ouvrages.
Il
ny
à
donc
pas
un
Mécanicien
qui
ne
juge
que
la
queftion
eft-
mal!
pofée,
&
quelle
n'a
point
de
rapport
avec
l'Ouvrage
critiqué,
EXAMEN.
-
.
Ces
molécules
font
fembla-
bles
à
des
rouages
qui
s’entrela-
cent
les
uns
dans
les
autres,
-
dont
chacun
fait
tourner
la
roue
contiguë
en
fens
contraire.
Toutes
les
loixde
l'impulfion
ou
du
choc,
tant
pour
les
Corps
durs
que
pour
les
corps
élaiti-
ques,
la
preflion,
lé
mouvement
de
rotation
&
de
tranflatien
;
tout
cela
éft
fi
extrèmement
connu,
que
jé
dois
me
difpen-
{er
d'en
dire
davantage.
REPONSES.
ee
;
FE
&-
Quand
bien
même
fes
molé-.
cules
s’engrèneroient
les
unes.
dans
Les
autres,
comme
des.
roues
dénrelées
qui
tournent,
|
refpetivement,
alrerativement
dans
des
fens
contraires
,
il
n’en
feroit
pas
moins
vrai
que
les”
centres
de
ces
roues
auroient
un
mouvement
‘progreflif
vers
le
côté
où
tourne
le
moturs
central.
Les
roues
dentées
qui
engrennent
les
unes
dans
les
au-
tres
ne
peuvent
prendre
le
mou
vement
alterne
de
rotation
en
fens
contraire
que
lorfque
leurs
centres
font
fixés
fur
des
tiges
immobiles
autour
defquelles
ces
roues
peuvent
tourner.
Tome
F,
C
a
EXAM
E
N
III.
PROPOSITION.
Le
fluide
gén
«autour
de
lui,
entraîne
avec
‘lui
les
planètes
:
Cette
eee
feroït
ad-.
filible,
s'il
étoit
pofli
ible
que
ce
fluide
pût
tourner
autour,
ç
du.
Soleil
,
par
{a
r'dif
ticité,
&
fans
que
les
molécules
euflent
de
{a
cohéfionentre
elles
&
avec
la
furface
du
Soleil.
Donc
cette
bropofñtion,
qui
de
ss
À
peut
être
vraie
en
elle-même,
ne
fauroit
être
os
des
pe
cipes
de
lAuteur,
vement,par
fequef
if
devient
Le
déférent
des
planetes
|
en
même
…
RÉPONSES
III,
PROPOSITION,
*
et
=t0
urhant
Dans
ce
paragraphe
fe
mot:
cohéfron
,
que
Es
Auteurs
de
la
Phyfique
du
Mor
mais
Shployé
dans
Pa
ception
où
l’Anonÿme
le
prend
ici,
eft
encore
à
la
place
du
mot
contiguité.
Sans
cette
conti-
.
cuité,
fans
le
contact
des
molé-
cules
du
fluide
entrelles,
ile
certain
que
le
Soleil
ne
pour-
toit]
pas
imprimer
le
mouvement
|
de
circulation
à
ce
fluide(1
mou.
temps
que
par
l'élafticité
de
fes
molécules,
&
par
le
mouvement.
vibratoire
de
celles-ci,
ce
même
fluide
produit
la
lumiere
,
phé-
nomene
qui
cit
une
de
fes
modifications.
Las
EXAMEN.
IV:
PROPOSITION.
Les
viteffes
des
orbes
de
ce
fluide
.
ne
font
pas
égales
a
des
dif-
rances
inégales
du
Soleil.
:
Cette
propoñtion
ef
con
+raire
aux
principes
de
la
méca-
nique.
Dans
un
corps
quelcon-
que,
tant
folide
que
fluide
;
qui
tourne
autour
d'un
point
otL
-d'un
centre
quelconque
,
teffe
angulaire
ef
partout
la
même,
&
la
vitefle
abfolue
de
chacun
des
pales:
de
ce
corps.
eft
proportionnelle
à
à
fa
diffance
Voyez
Boflut,
II°
part.
El
Hv.chap.
ÉE,
art.
452.
au
-Ceñtre.
C'eft
de
cette
propoñtion
que
PAuteur
veut
déduire
la
loi
de
-Képler,
que
les
quarrés
des
temps
périodiques
font
comme
les
cubes-des
diftances.
=
“Avant
de
déduire
cette
loi,
il
donnela
propofition
fuivante,
qu'il
appelle
fordamentale.
«
Dans
toute
force
qui
de-
æ
ploie
à
la
fois
de
tous-côtés,
Iÿ°,
la
vi-”
d'un
feuk
corps,
-afflemblage
de
corps.
entre
-quels
il
n'ya
point
de
cohcfon,
REPONSES.
PROPOSITION,
…
mictlhes
dela
mécanique,
&
la
propofñtion
de
M:
Boflut
ne
font
point
contraires
à
cette
:
quatrième
propofiti
ion
des
Au-
reurs
de
[a
Phyfique
du
Monde:
L'affertion
de
ce
Géometre
ft
très-jufte,
s'il
lit
ceci
if
fera
bien
LA
1
Æ
étonné
-du
paralogifme
auquel
elle
a
donné
lieu.
Il
n'eft
quef-.
tion
dans
cette
affertion
que
d'un
feul
corps
continu,
dont
toutes
les
parties
font
cohéren-
tes
entrelles,
&
dans
ce
éas
Les
‘vitefles
angulaires
font
par-
&
les
vitefles-
ab-
folues
de
chaque
molécule
font
4
tout
égales,
proportionnelles
aux
diftancesdu
centre.
Mais
dans
la
propoftion
combattue
,
il
ne
sagit
pas
il
s'agit
d'un
fef-
É
à
Ta
EXAMEN.
RÉPONSES.
»
guaguaverfum
,
fon
-a@ion,
mais
feulement
contiguité
;
ce
»
l'énergie
décroit
comme
le
qui
eft
très-différent.
Chaque
»
quarré
de
la
diftance
aug-
molécule
d’éther
eft
un
Corps
»
mente
»,
.
diftiné
&
féparé,
qui
a
fon
|
:
mouvement.
particulier
,
difé-
rent
de
celui
des
autres
molécules
quoiqu’elles
foienc
contiguës
les
unes
aux
ae
ces
molécules
font
refpectivement
mobiles,
puifqu'il
s'agit
d'un
fluide.
Si
onôtoit
cette
mobilité
incoire
_ce
ne
feroit
ss
un
fluide.
La
propoftion
de
M.
Boffut
»
appli
cable
à
un
globe
d'eau
glacée,
que
l’on
feroit
tourner
,
ne
fera.
plus
applicable
à
a
cette
eau,
fi
on
fa
fait
fondre,
&
fi
ehci
de
confidérer
le
vafe
hé
qui
la
cont
do.
comme
tour-
nant
tout
dune
piece,
on
confidere
ce
fluide
dégelé,
agité
vérs
fon
centre
d'un
mouvement
imprimé
par
un
Corps
qui
y
tourneroit
rapidement.
Il
eft
impoflible
que
Re
fe
fafle
ilfufon
=
ee
RARES
EXAMEN
REPONSES.
L'Auteur
fe
forme
une
idée
L'ation
des
corps
lumineux
abfolument
faufle
de
lexpanf-
fe
propage
faivant
cette
oi
-_bilité
&
de
l’élafticité.
La
force
dans.
l'efpace
environnant.
Si
fa
fs
déploie
à
la
fois
de
tous
furface
fphérique
,
concave
&
côtés
fon
action,
eft
l’élafticité
ne.
au
Corps
d'où
d'un
corps
comprimé
de
tous
émane
la
lumiere
,
€it
plus
où
-
côtés.
Or
,
il
ne
peut
arriver.
moinséloignée
de
cette
lumiere,
que.
deux
cas
:
[a
compreflion
elle
fera
éclairé
.
fera
où
détruite
par.
la
réaction
.
Concevons
que
cette
ae
M
2e
ta
ÉSANMEN,
du
corps
élaftique,
ou
ellé
ne
le
fera
pas.
Dans
le
dernier
cas,
il
ny
a
point
de
mouvement
du
tout,
&
le
déploiement
de
la
force
na
pas
lieu.
Dansie
premier
cas
le
corps
-
reprend
fonexpanfion
dure,
fi
fon
élafticité
eft
parfaite
;
&
une
expanfñon
moindre,
fi
elle
eft
imparfaite.
(
Voyez
Boflut,
IT°
part.
IT°
liv.
chap.
E,
pag.
Fa
46.
REPONSES
fphérique
ét
iuns
toife
de
dif
tance
de
la
flamme
de
[a
chain:
delle,
cette
furface
recevra”
toute
lation
de
là
lumiere
:
fuppofons
üne
autre
furfacé
également
fphérique
&
contens
trique
au
corps
lumineux,
que
celle-ci
foit
éloignée
dé
cinq
toifes,
&
que
la
premiere
furfaces”
foit
anéantie,
la
feconde
furface
vingt-cinq
fois
plus
grande
que
la
premiere
,
recevra
l'action
du
corps
lumineux
,
diffribuée
également
fur
toute
fon
étendue;
mais
la
même
quantité
de
fumiere
répartie
fur
une
furface
vingt-
cinq
fois
plus
grande,
eft
autant
de
fois
plus
foible
fur
des
portions
égales
de
ces
deux
furfaces.
Donc
l’intenfité
de
la,
lumiere,
l'énergie,
le
dégré
de
fa
force
décroït
comme
le
quarré
de
la
diftance
augmente.
Si
la
nouvelle
furface
fphérique
étoit
huit
fois
5
pAENG
IA
T1
‘
;
PEER
. +
:
plus
éloignée
que
la
premiere,
qu'elle
füt
placée
à
huit
toifes,
il
éft
évident,
par
la
Géométrié
,
que
cette
furface
feroit
foixante-
quatre
fois
plus
grande
que
la
premiere
quon
a
fuppofée
;
or
cette
nouvelle
furface
ne
recevroit
fur
toute
fon
étendue
que
la.
même
quantité
abfolue
de
lumiere
que
La
premiere,
puifque
ce
feroit
la
même
chandelle
qui
l’éclaireroit
:
donc
fur
la
foixante-
quatrieme
partié
de
cetté
nouvelle
furface,
partie
qui
feroit
égale
à
ja
totalité
dé
la
premiere
furface
concave
que
nous
avons
confidérée
,
il
ne
tomberoiït
que
[a
foixante-quatrieme
partie
de
Eté,
Fa]
RELONSES
4a
fuiniere
qui
clim
{a
promet
furface.
a
de
Fe
lumiere
,
à
üne
diftance
huit
fois
plus
grande
,
feroit
donc
«
foixante
-
quatre
fois
moindre.
[Il
eft
és
vrai
de
dire:
que
l'énergie
de
la
force
de
la
lumiere
décroît
comme
le
quarre
de
[a
Se
augmente,
=
Les
in
en
fe
propageant
de
tous
côtés
à
la
fois
autour
du
corps
.
,
fuivent
la
même
loi,
ils
s'affoibliflent
dans
la
mème
proportion.
ILeft
donc
conftant
qu
"#{-
exifte
de
corps
qui.
_agiffent
de
tous
cÔtés
à
{a
fois,
re
dans
toutes
les
Éretiions
des
rayons
de
la
fphere
,
que
l’on
peut
concevoir
autour
d'eux,
&
.
ils
occupent
le
centre.
La
propofition
fondamentale
qu
attaque
Anonyme,
a
pour
objet
de
faire
connoître
que
l'énergie,
Le
dégré
de
force
de
ces
ee
diminue
à
mefure
que
la
diffance
‘augmente.
C'eft
‘tout
auprès
de
ces
corps
que
l'énergie
de
leur
force
ef
la
plus
g
crande+
cette
énergie
6e
dégre
de
.
décroit
comme
le
quarré
de
da
difance
-
ÿ
ce.
Le
ef
démontré
par
les
faits.
Si
l'Anonyme
avoit
de
les
.
Expanfibi
bilité
&
Êle
nn
dans.
le
Ditiontaire
que
les
Auteurs
ont
joint
à
leur
Ouvrage,
(1)
il
ne
les
accuferoit:|
-pas
avoir
des
idees
fautes
de
ces
de
propriétés
des
corps
;
Les
forces
qu'ils
ont
nommées
rene
Yes.
font
toutes
celles
qui
déploient
|
leur
aétion
de
tous
côtés
à
Ja
fois;
or
ceft
de
ces
forces
,
c'eft
de
l'intenfité
de
leurs
actions
à
diffé
xentes
diftances
du
corps,
dont
elles
émanñent,
qu'il
s'agis
jet.
L
intenfré
de
leur
ation
à
mefure
fon
énergie
nef
pas,
&
FE
=
ms:
sé.
-
:
o
Voyez
la
Letre
de
M,
Le
Er
de
Marivetz
à
M.
Je
=
de
la
Cie
far
PÉRE
he
2
LH.
LP.
6
N
SE
LE
ne
peut-pas
être
la.même
à
différentes
diftances
du
moteur.
Si
cela
étoit,
la
force
de la
lumiere,
celle
du
fon
ne
décroïtroient
point
par
l’augmentation
de
a
diftance;
or
le
contraire
nef
ignoré
de
perfonne.
EXAMEN.
If
nya
donc
point
d'énefgie
dui
croîfle
ni
aui
décroîfle..
q
q
D'ailleurs,
ce
terme
ne
fignife
rien
en
Mathématique
:
c'eftun
RÉPONSES,
Ï
n'y
a
point,
f
l’on
en
croit
l’'Anonyme
;
(
1
)
d'énergie
qui
croifle
&
qui
décroifle.
Nous
venons
cependant
de
voir
que
la
force
qui
illumine
une
fur-
|
face,
l’éclaire
moins
lorfque
.
cette
furface
eft
plus
éloignée
,
&
‘que
F4
force
du
fon
ss’affoiblit
par
l’augmentation
de
la
diflance.
+
terme
de
Morale
ou
de
Réthori-
que.
:
Si
l'Anonyme
s'étoit
donné
fa
peine
de
lire
fa
démonftration
que
les
Auteurs
de
la
Phyfique
du
Monde
donnent
de
cette
propofition
fondamentale,
Tom.
[T°
p.
9
—:4
de
lexplication
des
Planches,
il
auroit
vu
dans
quelle
acception
ils
prennent
le
not
érerpie;
il
auroit
vu
qu'ils
entendent
par
ce
mot
la
mefure
de
l'effort
que
fait
une
puifflance
qui
agit
en
diftance
,
dont
l’ac-
tion
fe
propage
,
de
tous
côtés
à
la
fois,
à
différentes
diftances
du
ee
ae
{1)Nous
ignorons'pourquoil’Anonyme
veut
profcrire
le
morénergie
des
Mathématiques
&
de
“la
Phyfique
;
il
y
a
peude
Géometres
:&
de
Phyficiens
qui
ne
l’aient
employé
M.Boflut
,
c
Géometre
fi
juftement
célèbre
&-cité-par
FAñonyme
;
s'en
fert
dans
le
même
fens
que
les
Au
teurs
de
Ja
Phyfique
du
Monde
,
dans
fon
Traité
de
Mécanique,
p,
13
,
&c,
&c.
&c.
fl
11
à
.
4
Î
ÿ
|
|
1}
[ÆT
|
ÉReEONSRS
corps
dans
lequel
réfide
cette
force
;
&
que
fon
effet
s’afoiblie,
parce
quil
fe
divife,
quil
fe
parrage
en
fe
propageant
dans
toutes
Îes
direétions
des
rayons
de
la
fphere
qui
environne:
le
corps
dont
[a
force
émane.
Il
nen
eft
pas
de
l'action
de
ces
forces,
comme
de
celle
de.
ma
mäin
fur
le
cordon
d’une
fonnette.
6i
ma
main
fait
un
effort
d'une
livre
fur
le
cordon
de
la
fonnerte
,
cet
effort
d’une
livre.
fe
propage
le
long
des
fils
de
fer
jufqu'à
la
fonnette,
Fr
éloignée
quelle
foit,
fans
autre
dimiaution
que
.
qu
"OCCa-
four
le
frottement
des
à
équerres
fur
leurs
pivots,
ou
celui
des
fils
4
ans
les
trous
qu
ils
traverfent,
La
force
ou
l'effort
de.
ma
main
parvient
tout
entier
à
[a
fonnette,
parce
que
ceteffort
eft.
propagé
tout
entier
dans
une
feule
direction
,
celle
du
fil
de
fer;
au-lieu
que
la
puiffance
de
[a
chandelle
pour
éclairer,
propage
fon
2
action
dans
la
fphere
qui
l
environne
dans
toutes
les
res
à
la
fois.
Il
eft
fi
vrai
que
cel
étoit
Le
fens
dans
lequel
les
Auteu:
<.
-
ont
employé
ce
mot,
qu
immédiatement
après
ils
diftinguenc
deux
fortes
de
diftances,
les
diftances
rationnelles
&
les
diftances
vraies.
Les
diftances
ratiannelles
font
celles
le
long
defquelles
|
la
propa=
gation
de
l'aétion
n'éprouve
aucune
autre
altération
a
que
celle
qui
réfulte
de
la
loï
de
proportionnalité
;
inverfe,
avec
les
quarrés
des
2
diflances.
Les
diflances
vraies
font
celles
où
cette
propagati
ion
eft
modifiée
Ba
l'ation
du
milieu.
On
conçoit
fans
doute
qu'une
Lurface
égale
à
à
une
autre
,
mais
cinq
fois
pres
éloignée
au
Corps.
Jumineux,
eff
vingt-cinq
a.
moins
éclairée,
On
conçoit
égale
ment
qu'une
autre
furface
encore
égale,
mais
huic
fois
plus
élaiguée
que
Ja
premiere
,
reçoit
-quatre
fois
moins
de
lumiere
fus
]
ie
D
à
LE
à
fumiere
que
cette
premiere
furface.
Ces
ds
s
&
8
fonties
diftances
rationelles
dont
les
quarrés
25
&°
6%
font
en
raifon
inverfe
des
effets
produits
a
ces
diftinces.
Mais
fi
quelques
brouil-
fards
répandus
dans
fair,
où
quelqu’autre
vapeur
obfcureifloit
l'éclat
de
Ja
flamme
de
la
chandelle,
n'eftil
pas
évident
qu'il
faudroit
rapprocher
Les
furfaces
pour
qu'elles
fuffent
éclairées
avec
le
même
dégré
de
force
que
précédemment.
Les
diflances
où
elles
feront
alors
placées
,
feront
Les
diftances
vraies.
La
famme
d’une
chandelle
que
l'on
appercçoit
d’une
lieue
de
diftance
.
lorf-
que
l’air
eft
pur
,
ne fera
pas
appercue
à
deux-cents
pas,
lorfque
Pair
eft
très-chargeé
de
brouillards,
même
foit
confidérée
comme
étant
égalèment
brillante.
Les
dif
tances
où
deux
furfaces
feroient
également
illuminées
dans
les
deux
cas
,
doivent
donc
être
&
font
véritablement
différentes
;
de-fà
la
diftin‘tion
fondée
de
diftances
rationelles
&
de
diftances
vraies.
EXAMEN.
RÉPONSES
D'après
cette
propofition
fon-
damentale
,
il
déduit
la
loi
de
-
Képler
ainfi
:
quoique
[a
flamme
en
elle-
»
La
propoñtion
fondamen-
tale,
dit-il,
donne
donc
F:f
FTRRe
—:
Cette
formule
eft
fondée
fur
fa
propofition
qui
elt
faufle
:
ce
qui
eft
dautant
plus
évident,
parce
que
les
principes
de
la
Abnique
donnent
une
for-
müle
entièrement
différente,
Tome
Y.
La
propoñtion
fondamen-
tale
établit
que
les
effets
pro-
duits
par
une
force
qui
agit
de
tous
côtés
à
[a
fois,
font
en
raifon
inveffe
des
quarrés
des
diftances.
Les
forces
qui
produi-
fent
les
effets
que
l'on
compare
font
repréfentés
par
F&
f,
les
diftances
par
R
&
r
,
la
propor-
D
dass
24
école
née
és
dettes
assdspio
éritéeniie
verts
Tahoe
C7
R
E
P
O
N
+
À
%
tion
des
effets
aux
diftances,
(&,
dans
l'exemple
préfent,
cef
le
désré
de
force
d'illumination
des
deux
furfaces
),
eft
donc
évidemment
F:f::r
r*
:
R°.
La
propoftion
que
PAnonyme
atta-
que
eft
donc
de
la
vérité
la
plus
certaine
&
la
plus
claire.
Elle
eft
es
alsébrique
de
cette
propofition
:
les
forces
ont
entre
elles
l1
même
raifon
que
laraifon
inverfe
des
quarres
des
sas
EXAMEN.
F
&
-
figniflent
les
ee
ref
ectives
ui
meuvent
les
q
points
de
l’orbe.
Soit
4
Le
point
de
l'orbe
auquel
appartient
|
{a
force
F
;
&
a
le
point
de
lorbe
auquel
appartient
la
force
.
R
eft
fa
diftance
du
point
À,
centre
(
qui
eft
ici
Le
centre
ds
foleil
S)
r
celle
du
point
a.
Il
eft
évident,
par
Îes
principes
de
la
Mécanique
,
qu
étant
don-
ñ
<
à
née
une
viteflé
angulaire
quel-
conque
,
la
virefle
abfolue
du
point
4
fera
exprimée
par
AR,
&
celle
du
poine
a
par
ar.
Mais,
pour
avoir
le
moment
de
la
force
F
&
f,
il
faut
encore
mul-
tiplier
par
les
rayons;
ce
qui
es
RÉPONSES
c
ht
une
vérité
ue
en
Mécanique
;
due.
lorfque
les
viteffles-abfolues
font
comme
les
diftances
;
alors
Ÿ:v
::
R:r.
Mais
les
Auteurs
de
la
Phyfique
-
du
Monde
ont-ils
donc
écrit
qu
chofe
qui
{oit
contraire
à
cette
vérité
>
Non
très-afluré
E=
ment.
Ont-ils
parlé
des
vitefles.
angulaires
:
les
ont-ils
confidé-
rées
>
ont-ils
dû
les
confidérer
?
>
Non,
très-
afirmativement
en-
core.
L'obicétion
que
lAno-
nyme
tre
dé
cette.
propoñtes
porte
done
abfolument
à
faux.
Que
vouloient
-ils
établir».
C'étoit
{a
ner
de
Vinten
fité
de
la
force
à
différentes
dif.
A
se]
EXAMEN.
donne
FAR:
&
far
pour
le
moment
de
la
force
:
par
conféquent
F:
f::4><R::
art,
&
non
pas
[a
proportion
inverfe,
comme
cet
Auteur
le
prétend,
Après
avoir
donné
fa
formule
F:f::1r:R'i
continueainf:
RÉPDESE
tances
du
corps
central
dont
elle
AL
:
:
.
L4
K
émane
,
&
ils
ont
prouvé
très-
clairement
,
p.
11
&°
12,
que
les
différens
efforts
de
la
même
_puiffance
à
différentes
diflances
étoient
entreux
en
fraifon
in-
verfe
des
quarrés
des
diftances;
»
Ceux
qui
ont
traité
des
»
forces
centrales,
ont
démon-
»
tré
que
les
forces
F
&
f
font
»
aufli
entrelles
comme
les.
»
quarrés
des
vitefles
de
ces
»
orbes
divifés
par
les
rayons
:
ea
»onadoncF
fi
—
—.
l'expreffion
F':
f
::
r2:
Ri
n'eft
que
[a
traduction
de
cetre
propo-
fition
en
fangage
algébrique.
-
Les
forces
qui
meuvent
les:
orbes
fuivant
{a
dire@ion
de
la
tangente
,-ne
peuvent
être
que
l'effet
des
forces
propagées
.
le
long
des
rayons;
elles
doivent
:
donc
être
proportionnées
à
ces
forces
normales
ou
perpendicu-
laires.
Les
Auteurs
ont
donc
pu,
ils
ont
dû
employer
dans
leurs
calculs
les
expreflions
des
forces
normales
pour
les
expreflions
des
forces
tangentielles
,
d'autant
plus
que
dans
tout
ceci,
il
ne
s'agit
que
de
proportionnalité.
Après
avoir
prouvé
de
[a
maniere
la
plus
évidente
que
Îles
Auteurs
de
la
Phyfique
du
Monde
ne
font
point
tombés
dans
l'erreur
que
leur
reproche
ici
l’Anonyme;
1l
nous
refte
à
faire
connoîtré
en
quoi
confifte
celle
qui
a
égaré
ce
critique.
Cette
erreur
frappante,
c’eft
d’avoir
raifonné
d'après
l’hypo-
tefe
que
la
maffe
du
tourbillon
folaire
rournoit
tout
d’une
pièce,
d’un
mouvement
commun,
&
comme
un
corps
folide,
d'où
l'Anonyme
a
conclu,
avec
raifon
,
que
les
vitefles
angulaires
D
ï
ts
R
L<P:
oO
NS
TT
+
aSr,
ASR
étoient
égales:
mais
les
Auteurs
ont
prouvé
que
dans
le
tourbillon
d’un
fluide
agité
par
un
moteur
central,
toutne
tournoit
pas
d'une
pièce,
d'un
mouvement
commun
&
comme
un
Corps
folide
;
alors
Les
vitefles
angulaires
ne
font
pas
égales
:
donc
le
raifonnement
du
critique
porte
abfolument
à
faux.
EXAMEN.
La
force
F
poule
fe
point.
fuivant
la
direction
de
la
tan-
gente,
&
neft
point
une
force
centrale
;
car
la
force
centrale
poufie
le
point
précifément
fui-
vané
une
direction
perpendicu-.
faire
fur
la
tangente.
Je
-de-
mandeà
tous
Les
Mathématiciens
du
monde,
£
un
point
d'un
orbe
quelconque
qui
i
fe
tourne
par
une
force
quelconque,
peut
fe
mouvoir
autrement
que
fuivant
la
dire&tion
de
là
tangènte
Ge
la
force
appelée
F
qui
doit
mou-
voir
l’orbe,
peut
pouffer
autre-
ment
le
point
de
l'orbe
que
faivant
la
direion
de
la
tan-
gente
?
REPONSES.
“Selon
Le
critique,
la
force
qui
poule
le
point
felon
la
direc-
tion
de
[a
tangente
,
n
eft
point.
une
force
centrale.
Il
nie
donc:
que
cette
force
vient
du
Soleil.
qüe
cette
force
Cependant
:
vienne
du
Soleil,
cet
fa
pre-
-miere
donnée
5
©
ef
{a
bâfe
fon-.
damenrale
de.
la
7
se
c'eft
une
vérité
très
-
parfaite
&
contre.
-
on
ne
pourroit.
revenir
4
LE
ment
démontrée
,
quen
niant
que.
le
Soleil
tourne:
ce
qui
n'eft
guères
plus.
facile.
que
de
nier
qu'il
nous
éclaire.
Mais
fAnonyme
penferoir-if
:
que-.les
forces
centrales
appar-
:
tiennent
au
centre,
en
tarcquik.
cft
le
point
central
des
révolu-
tions
>
En
ce-cas
,
il
feroit
diréc:
-
F
29
j
LE
À?
OO
dE
tement
en
contradiction
avec
Newton.
Ce
grand
Géometre
,
fon
maître
&
le
nôtre,
a
fouvent
répété
quil
ne
Ssppaor
aucun
pouvoir
dans
les
centres
:
entr
autres
endroits
où
il
répète
cette
aflertion,
voici
comme
il
sexplique,
liv.
premier,
définition
huitieme.
JE
N'ATTRIBUE
POINT
DES
FORCES
VÉRITABLES
ET
PHY-
SIQUES
A
CES
CENTRES
QUI
SONT
DES
POINTS
MATHÉMATIQUES.
L'Anonyme
ajoûte,
la
force
centrale
poufle
le
point
fuivant
une
direction
perpendiculaire
à
la
tangente
,
cefta-dire
dans
le
fens
du
rayon
,
&
pour
éloigner
ce
point
du
centre
:
mais
félon
plufieurs
Phyficiens,
fans
doute
auf,
felon
l'Anonyme,
certe
force
centrale
agit
pour
attirer
ce
même
point
vers
le
centre.
Voilà
donc
une
ice
unique
qui
agit
à
là
fois
&
felon
le
même
rayon
,
dans
deux
directions
oppofées,
qui,
par
la
même
ligne,
attire
&
répoufle
Le
même
corps;
or
certainement
ceci
eft
incon-
cevable,
&
ce
nef
pas
là
le
feul
ne
de
ce
dogme
méta-
Pie
Selon
les
Auteurs
de
la
Pyfique
du
Monde
les
forces
F
&
f
font
les
forces
tranfverfales
aux
rayons
R
&
r,
ce
font
Les
forces
qui
meuvent
les
orbes
placés
à
ces
diftances
du
corps
central,
qui
eft
le
Soleil.
Or
comme
ces
forces
émanent
d'un
moteur
central,
&
non
pas
d’un
centre,
elles
ne
peuvent
parvenir
à
l’orbe
où
elles
agiffent
fans
s’affoiblir
à
mefure
que
la
diftance
augmente,
&
comme
la
force
du
moteur
central
fe
propage
de
tous
côtés
à
la
fois, ainfi
que
la
lumiere
d’un
flambeau
,
autour
de
ce
flam-
beau,
delà
naît
léur
proportionnalité
inverfe
aux
quarres
des
diftances.
Le
calcul
des
Auteurs
de
la
Phyfique
du
Monde
,
p.
12
&:fuivantes
dé
lai
feconde
Partie.
Ctant-fondé
fur
cette
HAE
F
i
4
1
h
;
‘à
a
#
:
î
#
3.4
AR
el
LOT
{1
}
:
4
'
PAR
41
qi
5
4
an
;
Lie
{1
oi)
RRELNSE
proportionnalité
inverfe
que
l’on
ne
peut
pas
contefter
,
eft
done
néceflairement
&
évidemment
jufte.
|
Quant
à
la
queftion
que
l’Anonyme
propofe
à
tous
les
Mathe-
maticiens
du
monde,
tous
[ui
répondront
aflurément
qu'ils
ne
l'entendent
pas;
car
,
fila
force
quelconque
qui
pouffe
le
point
de
l’orbe
drondee
dans
la
direction
de
la
tangente,
produit:
fon
effet,
ce
point
avancera
indubitablement
le
long
de
cette
tangente
,
&
alors
l'orbe
fera
détruit
,
il
ny
aura
cs
de
mou-
vement
basis
-
puifque
ces
des
points
de
cet
orbe
fuivra
la
diretion
des
rangentes
où
il
fera
placé
5
ils
fe
fépare-
ront
donc
les
uns
des
autres.
Tous
les
Mathématiciens
favent
,
&-
perfonne
n’en
a
jamais
douté,
qu'un
corps
follicité
à
fe
mou-
voir
par
une
force
unique,
ne
peut
fe
mouvoir
que
dans
la
ligne
droite
,
qui
eft
la
direction
de
cette
force.
Les
Mathéma-
|
ticiens
ont
démontré
que
le
mouvement
en
ligne
courbe,
le:
mouvement
dans
une
ligne
circulaire
ne
peut
être
produit
par
une
force
unique
qu
ii
ef
néceffairement
l'effet
de
l’ation
de
deux
forces
qui
aviffent
à
à
Ja
fois
fur
le
mobile,
qu'en
vertu
de
ces
deux
forces
ce
mobile
parcourt
à
chaque
inftant
la
diago-
nale
d'un
paralléfogramme
formé
fur
la
direction
de
ces
deux-
forces
,
que
la
fuite
de
ces
diagonales
eft
la
courbe
que
le
corps
décrit
dans
l'efpace
&
que
jamais
ce
corps
ne
parcourt
une
feule
des
tangentes,
tant
petite
foit-elle.
Voilà
ce
que
favent
tous
ceux.
qui
ont
les
premiers
élémens
de
la
Géométrie
;
mais
les
plus
profonds
Mathématiciens
ne
favent
pas
répondre
à
une
queftion
auf
vaguement
&
auf
obfcurément
pofée
,
fans
la
traduire:
alors
fa
folution
peut,
comme
on
vient
de
le
voir,
être
mife
a”
la
portée
de
cout
Le
monde.
:
Pan
Ta
T
RE
PO
NS
IE
&,
Cet
art
infidieux
d'embarraffer,
d’obfcurcir
des
queftions
,
de
-donner
[a
torture
à
des
propofitions
vraies
en
elles-mêmes,
pour
en
faire
des
applications
caprieufes,
&
d'envelopper
tout
cela
de
ténebres
qui
reffemblent,
en
quelque
maniere
,
à
des
profondeurs
{cientifiques
;
cetart,
dis-je
,
n’a
été
que
trop
fouvent
employé
par
CEUX
qui
ont
voulu
toujours
écrire
la
Phyfique
en
caracteres
alge-
briques.
Abus
dont
M.
Bailli
de
l’Académie
des
Sciences
à
fenti
tout
le
danger,
lors
qu'il
a
dit:
«
la
Géométrie
confidérée
comme
fcience
de
l'étendue
&
du
mouvement,
eft
dépouillée
de
touresles
aûtres
circonftances
phyfques;
elle
eft
purement
intellectuelle,
&
l'ouvrage
de
l'efprit
qui
a
établi
cette
exactitude
fur
les
abftra-
tons,
exactitude
qui
n’a
plus
lieu
,
rigoureufement
parlant,
dès
qu'en
appliquant
la
Géométrie
à
la
Phyfique
,
on
la
fait
fortir
de
l'imagination
de
l’homme
pour
la
raprocher
de
[a
nature.
(Voy.
Aftronomie
ancienne
»
,
difc.
prélim.
pag.
7.)
EXAMEN.
La
formule
Fe
une
formule
neuvwtonienne,
fondée
fur
les
loix
de
l'attration
qui
donnent
cette
formule
pour
les
forces
centrales
ou
normales
:
&
noû
pas
pour
Les
forces
qui
font
mouvoir
l’orbe.
La
force
centrale
ne
fait
pas
mouvoir
l'orbe
;
elle
retient
le
point
dans
fon
orbite,
Mais
la
force
KE
PONSES
Fa
L7
PT
6
4 5
r
La
proportion
F
SE
ou
la
formule
F
—
—
eft
tout
à
fait
indépendante
de
l’attrac-
tion.
Huyghens,
qui
ne
croyoit
pas
à
l'attradtion
,
avoit
décou-
vert
cette
propofition
,
que
es.
forces
centrales
font
en
raifon
des
quarrés
des
vitefles
divifés
par
les
rayons,
&
le
Marquis
de
.
l'Hôpital
la
démontrée
;
ainf
cé
ibid
5
a
La
ant
ie
dd
RAM
TILL
S
Son
Ed
mo
dre
tdi
LCR
rade
"T321
REPONSES
EXAMEN.
qui
fait
mouvoir
lorbe
,
&
que
l’Auteur
appelle
F,
eft
celle
qui
agit
fuivant.
la
direction
de
la
tangente.
Il
ny
à
quun
feul
cas
à
excepter,
où
la
force
F
peut
défigner
[a
force
tangentielle
ou
centrifuge
;
c'eft
quand
l’or-
bite
de
[a
planete
eft
un
cercle
parfait,
ce
qui
n'exifte
Pere
alors
la
force
centrifuge
,
étant.
égale
à
la
force
centrale
ou
normale
,
peut
sexprimer
par
F=—;
dans
tout
autre
cas
la
$
P>
nul
F
=
ne
peut
fervir
que
pour
{a
force
centrale.
Vo-
vez
tous
les:
Auteurs
qui
ont
traité
des
forces
centrales
,
&
cette
formule
n’eft
point
fondée
fur
les
loix
de
lattration.
Elle
n'elt
pas
devenue
Neutonienne,
parce
que
Newton
en
a
fait
ufage
,
les
Aureurs
de
la
Phy=.
fique
du
monde
ont
eu
droit
de
l’employer
,
quoiqu'ils
rejettent
l'attraction.
is
ne
font
donc
point
en
contradiction
en
adop-
tant
cette
formule
,
ils
fe
réfe-
rent
pour
fa
démonitration
à
Huyghens,
à
l'Hôpital,
&
aux
différens
Traités
de
Mécanique,
où
elle
fe
trouve,
fans
que
les
Auteurs
de
ces
Traités
aient.
invoque
l’hypochefe
de
l'attraçs
tion.
|
tous
les
Traités
elémentaires
d’
Aftronomie.
:
Pour
voir
céci
de
la
maniere
la
plus
évidente
,
on
n'a
qu'à
fe
fouvenir
qu'en
défignant
par
F
la
force
centrale,
la
loi
d’at-
M
traction
en
raifon
quarrée
inverfe
de
la
diflance,
donne
*,
,
où
M
défigne
la
mafle
,
&
R
la
diftance.
Mais,
parce
que
Auteur
rejette
lagreios
j
il
ne
peut
adopter
cette
formule
fans
€
con
tradition
manifefte,
Donc
;
f3:1
EXAMEN.
Donc,
fuivantles
principes
de
l'Auteur
,
la
force
qu'il
appelle
Æ,
&
qui
doit
mouvoir
l’orbe,
ne
peut
pas
être
exprimée
autre-
ment
que
par
ÂAX<R,
fignifie
le
point
ou
la
mafle
de
D
planete,
&
R
la
diftance
au
centre
du
Soleil.
Il
s’agit
donc
atuellement
de
déterminer,
fuivant
les
prin-
cipes
de
lAuteur,
la
proportion
des
temps.
employés
par
les
pla-
netes
pour
parcourir
leurs
or-
bites;
ce
qui
neft
que
trop
facile.
Soient
F
&
v
les
vitefles
refpectives
des
deux
planetes
;
T
&
r
les
temps
périodiques
à
trouver
;
Æ
&
e
les
efpaces
à
parcourir
:
Ces
cfpaces
font
des
arcs
de
cercle
compris
dans
l’an-
gle
qui
exprime
la
vireffe
angu-
lire.
Or,
les
efpaces
à
parcou-
tir
“étant
proportionnels
aux
viteffes
,
nous
avons
E
:
e:
Res
:
ARS
par
conféquent
_
eV—ESar=e<ÂR
Mais
où
À
RÉPONSES.
2
Suivant
les
principes
des
Au-
teurs
,
principes
a
ne
leur
font
pas
particuliers,
comme
l'Anonyme
femble
vouloir
fin-
finuer
;
ils-ont
dû,
comme
nous
venons
de
le
prouver
ci-deflus,
Croire
toices
1
KT,
-
qui
meuvent
les
orbes
par
l'ex-
prefion
des
forces
centrales,
dont
‘elles
tirent
leur
origine;
puifque
ces
forces
leur
font
proporftionnelles
,
Fe
qu'il
ne
s'agit
ici
que
de
proportionna-
lité.
Or
les
forces
centrales
font
ts
u?
exprimées
par
_
Here
n'ont
pas
dû
employer
l'expref-
fion
AR,
parce
qu'iln'y
a
point
là
de
planète
;
&
qu'ils
ne
confiderent
dans
cetté
propof-
tion
que
la
diftance
des
orbes
au
centre
du
tourbillô®,
centre
ou
le
Soleil
eft
placé
l'ainfi
tout
ce
calcul
eft
en
pure
perte
;
il
ne
prouve
rien
contre
Îles
Aus
‘teurs
Critiques.
#27
les
temps
étant
comme
les
efpaces
divifés
par
les
vicefles
(
Boflut
ÎT
part.
ch.
IT,
Tome
F,
art,
353
),
nous
avons
T':
5:
EKar
:
ce
AR:
E
C4]
ER
A
M
EE
N.
Mais,
à
caufe
de
Exar=e<
AR,
nous
avons
Tr;
c'efti-
dire
que,
fuivant
ces
principes,
toutes
les
planetes
parcourent
leurs
orbites
en
temps
égaux.
Ce
qui
d’ailleurs
eft
évident
;
car,
dans
rout
orbe
qui
fe
meut
autour
dun
point
quelconques,
:
tous
les
points
de
l'orbe
confervent
par-tout
la
même
vitefle
ançgu-
laire.
2
V4
RTS
Le
calcul
de
cet
Auteur
eft
donc
fondé
fur
deux
formules
:
lune,
qui
eft
de
fon
invention,
eft
contraire
à
tous
les
prin-
cipes
;
l’autre
eft
une
formule
neWtonienne,
fondée
précifé-
ment
fur
[’
…
&
par
con-
féq
u
ent
contraire
aux
principes
de
cet
Auteur.
Le
réfultat
de
ce
calecubk,
qui
doit
être
la
loi
de
Képler,
ef
donc
contraire
aux
principes
de
l’Auteur
;
car,
en
fuivant
Îles
principes
de
lAu-
teur
ce
calcul
donne
des
réful-
tats
entierement
différens
de
ceux
de
Képler,
REPONSES
Le
calcul
des
Auteurs
eft
fondé
fur
les
deux
re
PF
FRET.
fe
La
premiere
eft
p.
.
de
l
a
des
planches
,
&
dans
cet
écrit,p.
20
&
fuiv.
La
feconde
_
très
-
indépendante
de
lattration,
eft
démontrée
dans
plufeurs
Traités
de
Méca-
nique.
Él
auroit
fallu
prouver
que
les
Auteurs
fe
font
trompes
dans
leurs
calculs
&
dans
les
fubfti-
tutions
,
p.
12,
&
143:0r
cet
ce
que
l’on
na
point
fair.
La
conchHo
1:
F::R
7.
a
-
laquelle
ils
parviennent
par
ces
fubftitutions
,
eft
donc
une
con-
clufion
très
-
juite
:
il
n°
ya
donc
point
de-
-paralogifme
dans
leur
démonftration.
-
ee
EXAMEN,
REPONSES,
V*
PROPOSITION,
Y°
PROPOSITION.
Le
mouvement
imprimé
au
fluide
par
l'équateur
eft
plus
rapide
que
le
mouvement
imprimé
à
ce
même
fluide
paraucun
autre
cercle
du
Soleil
pris
entre
[on
équateur
&
fes
pôles
;
cette
plus
grande
viteffe
du
fluide
déférent
dans
le
plan
de
lé-
quateur
du
Soleil
,
détermine
les
planetes
à
fe
porter
vers
de
plan.
:
«
Voilà
pourquoi
Les
pla-
Que
le
Soleil
en
tournant
>
netes
tournent
toutés
dans
fur
fon
axe
ne
puiffle
pas
faire
une
bande
ou
zone
très-
circuler
Le
fluide
dans
lequelil
»
étroite,
&
prefque
dans
un
tourne,
c’éft
une
affertion
que
»
mème
plan
qui
differe
peu
de
nons
avons
fufifamment
com-
celui
de
l'équateur
du
So--
battue
par
les
faits
&
par
Le
rai-
>»
leil».
-
fonnement.
Nous
nous
permet-
Cette
propoñition
renferme
trons
feulement
deremettre
fous
deux
erreurs
qu'il
faut
faire’
les
yeux
des
Lecteurs
Le
para-
connoître
féparément.
.
-dogifme
qui
a
fi
fouvent
égaré
D'abord
le
Soleil
tournant
le
critique.
Il
dit,
quand
uIL
fur
lui
-
même,-ne
peut
pas.corps.
fphérique:
placé
dans
un
faire
tourner
le
fluide-en
quêf-
fluide,
tourne
AVEC
CE
FLUIDE
tion
comme
on
l’a
déjà
dit.-aurour
de
fon
axe,
la
viteffe
Fr
2
LS
É
36
7
2
XAME
NA
Mais
;
fuppofons
pour
uñ
mo-
ment
que
ce
fluide
tourne
avec
le
foleil
par
une
caufe
quelcon-
que
;
&
voyons
fi
alors
la
propo-
fition
feroit
admiffible.
1°.
Quand
un
corps
fphéri-
que
quelconque,
dont
les
par-
-
ticules
n'exercentaucune
attrac-
tion
entrelles
en
raifon
quel-
.
DANS
ce
fluide,
conque
de
[a
diftance,
(
ear
on
met
ici
La
loi
d'attraction
de
côté
)
placé
dans
ur
fluide
quel-
conque
,
tourne
avec
ce
fluide
‘anoulaire‘eft
par-tout
La
même
mais
{a
vitetfe
abfoluede
chacun:
-
des
points
de
la
furface
du
corps,
:&
dé
chaque
de
fluide
,
eft
nn.
ee
à
[a
diftance
du
point
à
Pare:
CG
"eft
un
principe
“de
Mécanique
des
plus
connus.
La
vitefle
d’un
point
quel-
-
donc
Fe
de
{à
poftion
,
—
mouvement
propre
ar
REPONSES.
angulaire
eft
par-tout
la
même
;
mais
la
viteffe
abfolue
de
chaque
point
de
la
furface
dece
corps
&
de
chaque
point
du
fluide
eft
propor-
tionnelle
à
la
diftance
à
l'axe
:
mais
les
Auteurs
de
la
Phyfique
du
Monde
n’ont
pas
dir
que
le
.
Soleil
tourne
AvEc
le
fluide,
ils
ont
dit.
que
le
Soleil
tourne
ce
qui
eft
très-
différent
,
comme
nous
Pavons
fufifamment
prouvé.
Or
le
Cri-
tique
-oppofe
à
ceux.
qui
ont
dit
“autour
de
fon
axe
;
la
vitefle
que
lésSoleil
tourne
par
fon
u
le
Soleil
tourne
avec
ce
fluide
d'un
Mouvement
Commun
+
à
toute
la
mañle
confidérée
comme
-
fofide
:
il
eft
donc
évident
que
conque
du
fluide
ne
dépend
ee
le
Critique
à
fait
le
paralogifme
le
ee
carattérifé.
Se
rapport
a
à
Équateur
de
ce>
corps
a
.—
;
Maïs
uniquement
de
fa
diftance
à
l'axe.
Suppofons
-
deux
planeres,
l'une
placée
dans.
&
..
virer
des
points
de
La
furface
d'un
globe
qui
fon
fitués
vers
fon
équateur.eft
in-
milien
d'un
fluide,
&
fait
circuler
TO
_Huide
autour
de
lui,
des.
raifon-
nemenstirés
de
l
hypothefe
Ce
2
EXAMEN.
le
plan
de
l’équateur,
l'autre
dans
un
plan
parallele
qui
tra-
-verfe
Le
Soleil
tout
près
de
l’un
des
pôles.
Il
eft
évident
que,
Âices
deux
planetes
fe
trouvent
à
des
diftances
égales
de
l'axe,
elles
feront
emportées
par
le
fluide
avec
des
vitefles
égales.
IL
eft
donc
faux
,
ce
que
lAuteur
dit,
|
ment
imprimé
au
fluide
par
l'équateur
eft
plus
rapide
que
celui
qui
[ui
eft
imprimé
par
que
Je
mouve-
un
autre
cercle
du
Soleil
plus
|
près
des.
pôles
:
car
le
mouve-
ment
du
fluide
eft
également
rapide
à
égales
diftances
de
Paxe,
&
[a
vitefle
d'un
point
quelconque
du
fluide,
ne
dé-
-pend
point
de
fa
fituation
par
“rapport
à
l'équateur
;
ell&
dé-
pend
de
fa
diftance
à
l’axe.
Voilà
{a
premiere
erreur.
trent,
dans
le
fait
dont
il
s’agit,
REPONSES.
conteftablement
plusgrande
que
celle
des
points
qui
font
plus
près
des
pôles,
&
cela,
comme
le
dit
Le
Critique,
parce
que
ces
points
font
plus
éloignés
de
laxe
de
rotation.
Or
à
une
plus
grande
vicefle
répond
une
plus
grande
force
:
une
plus
grande
force
doit
imprimer
une
action
plus
puiflante
;
il
doit
donc,
en
réfulter
un
plus
grand
mouve-
ment
dans
les
molécules
de
Péther
frappées
par
les
parties
équatoriales
du
Soleil;
que
dans
Les
molécules
frappées
par
les
parties
de
la
furface
de
cet
aftre
qui
font
plus
près
des
pôles,
Donc,
fi
Le
fluide
exifte,
comme
l’Anonyme
à
commencé
par
l'accorder,
s'il
circule
autour
du
moteur
central,
“comme
le
raifonnement
&
les
faits
les
Le
avérés
te
démon-
les
molécules
rencontfées
par
la
région
équatoriale
du
Soleit
doivent
fe
mouvoir
avec
plus
de
ee
que
celles
qui
répondent
aux
autres
régions
de
cet
aftre.
Ces
premieres
molé-
“cules
,
celles
du
premier
orbe
commuñiqueront
leurs
mouvemens
grande.
On
vient
de
faire
voir
_plus
grande
qu’elle
eft
ailleurs.
Mais,
fuppofons
pour
un
mo-
placées
dans
le
plan
de
l'équa-
[38]
BR
É
PO
NS
Es
à
celle
du
fecond
orbe
,
&
ainfi
de
fuite
,
coïme
l'ont
expliqué
les
Auteurs,
&
comme
nous
l'avons
expofe
plus
haut.
Les
pré-
ceflions
d'orbes
&
de
zones
qu'ils
ont
établies,
auront
donc
néceflairement
lieu.
Il
n’eft
donc
pas
faux
;
il
eft,
au
contraire,
très-démontré
que
le
mouvement
imprimé
au
fluide
par
l'équa-
teur
du
Soleil,
eft
plus
rapide
que
celui
qui
eft
imprimé
par
un
autre
cercle
du
Soleil
plus
près
des
pôles.
_
Mais
voilà
ce
qui
feroit
manifeftement
inadmifible
,
ce
feroit
qu'une
plus
grande
force
ne
produifit
pas
un
plus
grand
effet,
L
Anonyme
reconnoït
que
les
parties
du
Soleil
;
voifines
de
l'équateur,
ont
plus
de
viteffe
que
celles
des
autres
points
de
fa
_furface.
Or,
à
plus
de
vitefle
répond
plus
de
force,
il
faut
donc
que
l’'Anonyme
perfifte
à
nier
contre
l'évidence
du
raifonnement
&.contre
celle
des
faits,
qu'un
moteur
central
puiffe
agiter
un
fluide
;
ou
qu’il
convienne
que
la
propoñirion
des
Auteurs
ef.
de
toute
vérité.
EXAMEN
REPONSES
…
2°.
L'Auteur
dit
que
les
pla-
Ici
l’'Anonyme
;
en
répétant.
:
netes
doivent
Je
Porter
vers
le
laflertion
fi
victorieufement
dé
plan
de
l'équateur,
parce
que
la
truite
fur
l'égalité
de
virefe.
viteffe
du
fluide
y
€ft
la
plus
du
fluide
vers
l'équateur
du
tourbillon
,
veut
bien
fuppofer
que
la
vitefle
du
fluide
n’y
eft
pas
«cette
inévalité
;
alors
il
confi-
dere
toutes
les
planetes
comme
ment
qu'elle
Le
foic,
&
voyons
teur
folaire
,
&.
il
dit
que
dans
pe
FT
EXAMEN.
fi
alors
cette
feconde
partie
de
la
propofition
peut
fubfifter.
Toutes
ces
planetes
font
_fituées
,
:
1°.
Ou
dans
le
plan
de
Pé-
q
uateur
;
2°,
Ou
hors
du
plan
de
lé-
quiteur
:
.
3°.
Ou
les
uns
dans
le
plan,
&
les
autres
hors
du
plan
de
l'équateur.
Dans
le
premier
cas,
ces
pla-
netes
fe
meuvent
avec
des
viref.
fes
proportionnelles
à
leur
dif-
tance
à
l'axe
du
globe
folaire
,
&
fuivant
la
direction
de
[a
tan-
gente
du
point
de
leurs
orbites
où
elles
fe
trouvent
dans
cha-
que
moment
:
il
ny
à
donc
aucune
raifon
qui
puiffle
les
faire
changer
de
direion.
planète
la
plus
voifine
du
Solei
roit
{le
plus
lentement
RERORSE
NX,
ce
cas
ces
planctes
fe
meuvenr
avec
des
vitefles
proportion
nelles
à
leur
diftance
du
Soleil,
comme
il
l’avoit
déjà
dit
dans
Le
quatrieme
a-linea
de
fes
obfer-
vations
fur
cette
cinquieme
pro-
pofition,
&
ce
qui
feroit
con-
forme
à
l’hypothefe
que
le
tour-
billon
fe
meut
tout
d’une
piece
;
mais
alors
les
planetes
fupé-
rieures
devroient
donc
fe
mou-
voir
plus
vite
queles
inférieures.
Saturne
devroit
fe
mouvoir
avec
beaucoup
plus
de
viteffe
que
Jupiter,
parce
que
fa
diftance
eft
beaucouq
plus
grande
:
de
même
Jupiter,
&
fucceflivement
toutes
les
autres
planètes,
de-
vroient
fe
mouvoir
avec
beau-
coup
plus
de
viteffle
que
les
planètes
qui.
leur
font
inférieu-
res
;
en
forte
que
Mercure
,
la
l,
feroit
celle
qui
fe
mouve-
or
le
contraire
-
étant
parfaitement
certain
&
n'étant
ignoré
de
perfomne,
pas
même
de
l’Anonyme
,
il
eft
évident
que
fon
énonciation
,
Les
planètes
Je
meuvent
avec
des
viteffes
proportionnelles
à
leur
tance
à
l'axe
du
globe
.
La
.
È
:
.
.
Jolaire
;
eft
üne
erreur
manifefte,
un
vrai
paralogifme.
Mais
:
C4
1
R
ES
À
©
N
à
ES
de
ce
que
Les
planètes
les
plus
éloignées
du
Soleil
fe
meuvent
avec
moins
de
vicefle
que
celles
qui
font
plus
pe
de
cetaftre
ne
doit-on
pas
au
contraire
conclurre
qu
elles
recoivent
de
fui,
mediatement
,
mouvement,
Jumiere
qui
les
éclaire,
EXAMEN.
Prenons
le
dernier
cas
,
&
uppofons
deux
planetes
placées
à
des
diftances
quelconques
de
Jaxe,
lune
dans
le
plan
de
l'équateur,
l'autre
dans
un
autre
plan
parallele
à
celui.de
léqua-
teur.
L'Auteur
dit
que
{a
der:
niere
doit
fe
porter
vers
le
plan
de
l'équateur,
parce
que
fe
mouvement
y
€ft
plus
rapide,
Je
demande
à
tous
les
Ma-
thématiciens
du
monde,
fi,
étant
donnés
deux
corps
fe
mou-
vans
avec
des
vitefles
différentes
dans
deux
plans
paralleles
;
la.
yiteffe
de
l'un
peut
changer
la
direction
de
l'autre?
La
viteffe
&
la
direction
font
abfolument
hétérogenes,
&
la
vicefle
d’un
par
le
fluide
éthéré
,
comme
il
eft
certain
qu
elles
en
reçoivent
la
autre.
la
force
qui
les
mer
en
BRILPONSES
L'Anonyme
s’adreffe
encore
les
Mathémarciens
du
monde;
Il
leur
demande
encore
fi
la
vitefle
d’un
corps
peut
changer
la
direction
d’un
les
Mathémati
&
les
Auteurs
de
R
Phyfique
du
Monde
lui
répon-
gent
que
la
vitefle
de
lun
ne
à
tous
Tous
ciens
#
2
[ai
EXAMEN.
corps
ne
peut
pas
changer
{a
direction
d’un
autre.
Dans
le
fecond
cas
Face
même
chofe
comme
dans
le
premier.
Toutes
ces
planetes
fe
trouvent
dans
dés
plansparalle-
Jes
à
celui
de
l'équateur
;
&
*
1
n'y
à
aucune
raifon
qui
puifle
les
faire
changer
de
direction.
Voila
la
féconde
erteur.
L’Auteur
cite
un
exemple
pour
prouver
fa
chefe.
Il
dit,
page
2
68
:
«
Jettez
dans
un
fleuve
dif-
»
férens
corps
de
poids
&
de
»
volume
différens
;
tous
fe
di-
VU
12
rigeront
bientôt
vers
le
fil
de
»
l'eau.
Ge
fil
de
l’eau
c’eft
le
lieu
de
la
plus
grande
virefle
»
du
fleuve;
il
repréfente
donc
2
v
»
ici
là
zone
qui
répond
à
l’é-
»
quateur
du
Soleil
;
les
corps
»
qui
flottent
repréfentenc
les
»
planetes
:
les
planetes
doivent
»
donc
tendre
toutes
vers
cet
»
équate
tour;
&
fi
Dieu
en
créoit
»
de
nout
fe
ie
4e
7
Tome
F,
REPONSES.
-peutrien
pour
changer
la
vitefle
&
la
direction
de
autre
,
s'ils
fe
meuvént
dans
le.vuide
;
mais
que
ss
ces
corps
font
plongés
dansun
à
fluide
qui
foit
leur
défé-
rent
commun
,
ce
fluide
modi-
fiera
la
direétion
de
ces
corps
en
ramenant
cette
direction
par-
ticuliere
vers
celle
du
fluide.
Ces
Mathématiciens
ajouteront
,
que
la
vitefle
particuliere
de
ces
mobiles
fera
encor
modifiée
par
celle
du
fluide,
&
que
fi
ces
corps
agiflent
auf
l’un
fur
l'autte,
de
quelque
maniere
que
ce
foit,
le
mouvement
de
l’un
fera
de
par
celui
de
l'autre,
&
réciproquement;
re
quoi
1
y
auroit
des
forces
fans
effet,
ce
qui
eft
auf
inconcevablé
que
des
effets
fans
caufe.
Les
Mathématiciens
ajoute-
ront
encore,
que
pour
fimpli-
fier
de
médi-
tations,
ils
font
fouvent
abf-
traétion
des
qualités
fenfibles
des
Corps,
fouvent
abftrattion
Fobiet
leurs
des
milreux
dans
lefquels
ces
F
Lei
Fr
E
P
0
es
de
corps
font
plongés.
Ils
favent
ie
Phyfique
fes
réfultats
de
|
leurs
calcuis
doivent
être
corrigés
pour
faire
ser
les
calculés
avec
Fo
ervauon,
E
X*
A
M
E
N.
I!
eft
tout
fimple
que
l'eau
‘du
Aeuve
doit
fe
porter
vers
le
milieu
,
parce
que
tous
les
fleuves
du
monde
ont
une
pente
qui
diminue
vers
fe
rivage
&
qui
augmente
vers
Le
milieu.
L'eau
doit
donc
fe
porter
vers
le
milieu
du
fleuve,
fuivant
Îles
loix
du
mouvementde
toutcorps
pefant
fur
un
plan
incliné.
|
Cetexemple
n'eft
Êse
applica-
ble
au
cas
propoié,
oùiln
yaau-
cune
pente,
‘aucun
plan
incliné,
aucune
pefanteur
à
à
confidérer.
porter
vers
les
rives.
C’eft
de
.
du
mouvement
de
defcente
de
REPONSES
L'Anonyme
fe
trompe
en-
core
ici
d'une
manierebienextra-
ordinaire
;
il
attribue
l'accellion
des
corps
flottans
vers
la
ligne,
de
plus
crande
vitefle
de
l'eau,
:
|
aux
loix
du
mouvement
de
tout
-
corps
pefant
fur
un
planincliné;
mais
ici
ceft
précifément
&
abfolument
Îe
contraire
;
per
fonne
n'ignore
que
la
furface
de
tous
les
fleuves
eft
plus
elez
vée
vers
le
milieu
de
leur
lar
geur
que
près
des
bords.
Les
…
corps
flottans
devroient
donc,
d'après
fon
raifonnement,
{e_
felon
l’Anonyme,
par
Les
F.
TOUL
corps
Ru
fur
un.
plan
incliné
,
que
Fes
corps
flottans
montent
vers
la
ligne
{a
ne
élevée
de
la
furface
du
fleuve
?
Le
fond
du
fleuve
à
à
la
vérité
incliné
—
des
deux
côtés
vers
Le
milieu
;
mais
la
furface
de
l’eau,
fur
laquelle
lottent
les
corps,
eft
inclinée
en
fens
contraire.
L’Auteur
a
donc
conclu
d’un
principe
vrai,
tiré
des
loix
du
mouvement
des
corps
pefans
fur
un
plan
incliné,
précifément
le
contraire
de
ce
quil
devoir
conclure.
Ces
parologifmes
lui
échappent
quelquefois.
rer
2e
EXAMEN.
VI.
PROPOSITION.
Les
planetes
ne
fuivent
pas
la
ligne
de
la
plus
grande
viteffe
du
fluide
,
parce
qu'elles
:
éprouvent
des
aëions
latéra-
les
;
ces
a&ions
réfultent
des
vibrations
de
l’éther
à
l’état
de
les
planetes
répercutent
les
unes
fur
les
autres,
lumiere
:
vibrations
que
«
Voila
pourquoi
que
les
or-
»
bites
font
obliques
à
l’équa-
>
teur
du
Soleil.
De-là
naît
auffi
»
Ja
forme
elliptique
de
ces
orbf.
»
tes,
Cette
forme
elliptique
eft
A
Ù
»
une
fuite
néceflaire
du
pañlage
»
fuccefif
des
planètes
par
»
différens
orbes
ou
tourbillons
»
folaires
qui
ont
différentes
»
vitefles
»,
Joignons
+
la
propofñtion
fuivantée,
Cet
REPONSES.
VI.
PROPOSITION,
C'eft
parce
que
[es
planetes
éprouvent
des
actions
latérales
quelles
ne
fuivent
pas
la
plus
grande
vitefle
du
fluide
,
ainf
que
les
Auteurs
l'ont
très-clai-
EE
pag.
Partie.
Voili
pour
rement
expliqué,
2691
quoi
Îles
plans
des
orbites
font
obliques
à
l'équateur
du
tour-
billon
folaïre
,
comme
ces
Au-
teurs
lonrencor
expliqué
T.
T°,
I
Partie
p.
100
&
fui.
où
ils
ont
également
prouvé
cofüment
fe
formoe
lePpeees
de
ces
orbites.
ee
forme
élliptique
eft
ine
fuite
néceüire
du
paflage
fuccefñif
des
plantes
par
idifférens
ofDes
du
tourbillon
folaire,
E-2
EE
(=
Eds
À
*
re
El
ya
vifiblement
faute
d’impreffion
dans
la
derniere
phrâfe
citée
par
l'Auteur
,
&
cette
faute
eft
àla
vérité
dans
l'ouvrage
critiqué.
Au
lieu
des
tourbillons
folaires,
il
fauc
lire
du
tourbillon
folaire;
car
le
tourbillon
n'eft
pas
compofe
de
tourbillons,
mais
d’orbes,
comme
les
orbes
font
eux-mêmes
compofés
de
zones,
ainfi
que.
les
Auteurs
l'ont
expliqué
pag.
41
&
fuivantes
de
la
FI°.
Partie.
Les
Auteurs
aflignent
donc
pour
caufe
de
l'éllipticité
des
orbites
,
l’a@tion
des
planetes
fupérieures
fur
les
inférieures.
Voy.
:
p.190
&
fuivantes
de
l'explication
des
Planches.
Ils
déduifenc
de
cette
action
le
mouvement
progreflif
de
la
ligné
des
apfides
felon
l'ordre
des
fignes.
—
OX
4
À
FE
VII
PROPOSITION.
VII
PROPOSITION,
Les
planetes
emportées
par
le:
tourbillon
général,
&
coupant
à
obliquement
;
dans
chacune
—_
:
de
leurs
révolutions,
le
plan
|
de
l'équateur
folaire,
doi-
vent
donc
décrire
des
ellipfes
autour
du
Soleil;
elles
en
pallent
donc
à
des
diflances
-
différentes.
De
ces
diftances
,
celle
qui
eft
la
moindre
s'ap=
pelle
la
diflance
périhélie
;
a
celle
qui
eff
la
plus
grande.
|
2
à
s'appelle
aphélie.
_—
Lu
ee
SA
…
æ
Voili
pourquoi.les
planètes
ont
une
marche
plusrapidea,
»
Îeur
périhélie
»,
a
L
DER
2
Cas
]
ÉSX
4 M
EN
.Ges
deux
propoftions
font
contraires
À
la
nature
des
ellipfes.
…
Soit
$
le
Soleil;
EQ
l'équateur
du
Soleil;
!
ah
un
cercle
du
Soleil
dans
un
plan
parallele
à
celui
de
l'équateur;
Pune
pla-
nete
dans
le
plan
de
l’équateur
;
PP’
une
partie
de
fon
orbite
;
p.
une
autre
planete
;
PP.
une
partie
de
fon
orbite
,
qui
Re
l'orbite
de
la
planete.
P
aupoint
P.
Il:
sagit
de
—_—
fi,
d'après
les.
conditions
que
lPAuteur
propofe:,
a
planete
p
peut
décrire
une
eflipfe.
.
Or,
voici
fes
conditions:
1°.
S
eft
un
fphéroïde
applati
vers
les
pole
;-
le.
tourbillon
7
eft
un
tourbillon
fphé-
roïdé.
2°.
La
planete
P
eft
portée.
parda
rapidité
du
mouve-
ment
fur
Féquaieues
vers
le.
plan
de
l'équateur
&
de
l'orbite
:
de
a
planete
P.
3°.
Après
être.
arrivée
dans:le
plan
de
léqua-
teur
au
point
P,
elle
doic
fortir
de
ce
plan,
&:defcendre
comme
elle
eft
montée.
4°.
En
pafflant
d’un
plan
à
l'autre,
elle
traverfe
:
diférens
orbes
du
tourbillon,
dont
la
rotation
,
he
ou
moins
rapide,
doit
accélérer
ou
retarder
fon
mouvement
à
propor-
tion
de
fa
diftance
à
l'équateur.
5°.
Les
planetes
répercutent
les
vibrations
de
l’éther
,
l’une
_
l'autre;
&
cette
répercufion®
agit
en
raifon
quarrée
inverfe
de
la
diftance
des
deux
planètes!
&
accélere
&
retarde
alternativement
leur
viteffe:
L'Auteur
admet
que
les
deux
orbites
fe
coupent
en
deux
points
oppolés
:
ce
font
donc
ce
qu
on
appelle
deux
grands
cer-
cles.
L’Auteur
veut
que
l’un
de
ces
deux-cercles,
ou
l’un
&
au
tre,
dégénerent
en
ellipfes.
Il
fufic
non
la
méprise
en
eux
mots.
|
ia
Ca]
EXAMEN.
-
Si
l'on
projette
fur
la
furface
du
fphéroïde
S,
la
courbe
que
décrit
la
planete
p,
on
auraune
ligne
courbe
marquée
par
ac.
Il
cit
évident
que
la
courbe
,
tra-
cée
autour
du
tourbillon
folaire
eft
précifément
Ja
même
que
la
courbe
ac
,
projetrée
fur
la
fur-
fice
du
Séleis
car
le
Soleil
doit
être
un.
fphéroïde
;
;
&
le
tourbillon
folaire
,
un
tourbillon
RÉPONSES
Un
fphéroïde
elliptique
for-
mé
par
ellipfe
fur
fon
petit
[a
révolution
d’une
axe
a
tous
+
méridiens
cilip-
tiques
&
tous
fes
paralleles
cir-.
culares
;
un
tel
folide
coupé
par
un
plan
oblique
à
fon
l'axe,
il
produit
un
cercle.
.
axe.
produit
une
elkpfe
:
ce
“par
un
plan
perpendiculaire
4
4
fphéroïde.
L'orbite
de
[a
planète
p
eft
doncla
—
qui
réfulte
:
de
l'interfeétion
du
plan
de:
lorbite
avec
le.
Soleil.
Or,
demande
à
tous
les
Mathématiciens
du
monde
He
hier
edio
F
dun
plon
quelconque,
avec
uit
corps
Jphéroïde,
.
urie
ellipfe?
L
=
L'ellipfe
eft
ne
fection
co-
nique
,
renfermée
dans
l’équa-
tion
XV
bx
xx
:
a*,
Dès
que
les
fapports
néceflaires
pour
former
cette
équation,
ne
fe.
IIOUVONE
pas
,
il.
ny
à
point.
Fer
Là
différente
vitele
d'une
planète
dans.
fon.
orbite!
:
herend
pas
fon
orbite
e
elliptique,
*
nommant
}
ch
paramètre
;
&
a
je
grand
EXC,
Se
_
La
différente
vitefe
d'une
planete
dans
fon
orbite
nerend
pas
,
felon
le
Critique
,
fon
or
Je
biteelliprique.
Qui
pourra
croire”
.
que
one
h
€
AVOÏE
pas
pré-
fent
à
l’efprit
PAftronomie
de
M
de
Lalande?
comment
eft-il”
:poffible
de
il
ne
fe
foie
pas
rap
:
2
'UMR
per
quil
yeft
dit
no
de
|
Ja
vireffe
de
la.
planete
eft.
plus”
pésite
que
celle
qui
feroir
néeefs
a
3
à
REPONSES
‘faire
pour
lui
faire
parcourir
un
cercle
,
cette
planète
[e
rappro-
chera
du
Soleil,
la
force
centrale
prenant
le
deffus.
Noilà
donc
bien
Pellipticité
de
l'orbite
un
effet
néceffaire
de
a
variation
de
fa
viteffe
,
&
voilà
le
critique
évidemment
en
contradidion
avec
M.
de
Lalande
(1).
EXAMEN
-
REPONSES
VIII.
PROPOSITION.
VIII.
PROPOSITION,
Le
mouvement
de
vibration
de
l’éther
a
l’état
de
lumiere,
|
exerce
fur
les
corps
planétai:
res
une
adion
plus
puiffante
que
le
mouvement
général
de
circulation
de
cet
éther;
ces
actions
ne
font
pas
égales
fur
les
différens
points
de
l'hé-
m1/phere
éclairé
de
la
planète,
parce
que
cet
hémifphere
eff
plongé
dans
des
orbes
inéga-
lement
diftans
du
Soleil.
«
Voilà
pourquoi
les
planetes
L’Anonyme
dir
que,
fuivanr
A
. ‘
»
tournent
fur
elles-mêmes,
&.
Les
principes
des
Auteurs,
la
pla-
»
rouces
dans
le
même
fens
».
nete
reçoit
deux
impulfons
,
‘
{t)
M.
de
Lalande
à
été
le
Cenfeur
de
cet
Ouvrage
;
mais
il
na
pas
dû
s'occuper
des
erreüts
dont
il
eft
rempli
;
il
fait
que
des
erreurs-ne
fônt
pas
un
obitacié
à
Fimpreffion
d’un
Ouvrage,
la
EX
AMEN,
-
Voilà
certainèment
la
prôpo-
ficion
La:
plus.
révoltinte
dans
tout
cet.
Ouvrage.
:
L'Auteur
donne
fa
démonftration
fur
douze
pages
|
pab.
28520)
qui
fourmillent
d'erreurs
contre
les
premiers
principes
de
la.
Mécanique.
>
Le
=
Soir
S
le
Soleil
5
P
la
pla
nete
;
PO
une
partie
de
l’or-
bite
au
point
P,
perpendicu-
laire
fur
le
rayon
du
Soleil.
Il
eft
évident
que,
fuivant
les
principes
de
cet
Auteur,
la
planete
recoit
deux
impulfons
:
l'une
fuivant
la
tangente
PT,
par
le
tourbillon
folaire
;
l'autre,
par
les
vibration
du
fluide
émi-
nemment
élaftique,
propagées
du
Soleil
dans
la
direction
nor-
male
SP.
Il
&ft
donc
évident
que
la
planete
doit
décrire
la
diagonale
Pd,
fortir
de
fon
or-
bite
&
s
échap
ces
céleftes.
_.
li
eft
inutile
de
dire
que
la
Éomprefion
du
fluide
éminem-
mént
faflique
,
peut
la
retenir
per
dans
Les
efpa-
explication,
D
700
71
difque
éclairé
par
les
directionss
ST
RÉPONSES
À
l'une
fuivant
‘la
tangeéñte
de”
l'orbite
,
par
le
fluide
du
tour
billon
folaire,
&
l’autre
par
[és
+
Ses
=
Re
x
TS
;
vibrations
de
ce
Auide,
éminem-:
ment
élaftiqué
,
propagées
par’
le
Soleil
dans
[a
DIRECTION
NORMALE.
Cela
eft
vrai
à
l'exception
de
la
direction
NORMALE
que
les
Auteurs
n'admettent
pas;
comme
.
cela
eft
prouvé
par
l'explication
qu'ils
ont
donnée
de
la
fig.
de
la
planche
III.
Dans
cette
,
On
voit
que
l'égalité
parfaite
der
forts
fur
les
deux
moitiés
du
perpendiculaires
,
loin
d’être
une
'caufe
de
rotation,
feroit
au
contraire
une
caufe
de
perfés
vérance
dans
le
repos.
Et
immé=
diatement
après
dans
Pexplica-
.
tion
de
Ja
fig.
9
de
la
mème
planche
,
ils
prouvent
quel"
rotation
des
planetes
n'exifte.
que
parce
que
les
vibrations
fe.
propagent
par
des
lignes
fpirales
qui
doivent
glles-mêmes.
leurs”?
nn
Ex
1
EXAMEN.
dans
l'orbite;
car
il
faut
admet-
tre
de
deux
cas
l’un;
ou
la
com-
…
preflion
eft
telle
que
la
planète
refte
immobile
,
ou
elle
peut
fe
mouvoir.
Dans
le
premier
cas,
la
pla-
nète
ne
peut
pas
avancer
dans
l'orbite.
RÉPONSES
exifence
aux
préceflions
.des
orbes
intérieurs
du
tourbillon,
f
préceflions
que
les
Auteurs
ont
crès-folidement
établies,
&
que
l'Anonyme
doit
admettre,
puif-
quil
ne
nie
pas
la
rotation
du
Soleil,
&
qu'il
ne
peut
plus
nier
le
mouvement
de
circula-
tion
de
l'éther
avec
des
vitefles
variables
d'orbe
en
orbe
;
l’hypothefe
fur
laquelle
il
fe
fondoit
pour
nier
ces
vitefles
variables
,
favoir
que
le
Soleil
fe
mouvoit
AVEC
le
tourbillon
,
au-lieu
de
fe
mouvoir
DANS
Le
tourbillon;
que
tout
tournoit
enfemble
tout
d’une
pièce
,
cette
hypothefe,
dis-je,
eft
détruite
de
la
maniere
La
plus
évidente
par
le
rai-
fonnement,
&
par
le
fait.
Si
Anonyme
eût
[u
avec
attention
l'explication
que
les
Au«
teurs
qu'il
critique
fi
févèrement,
ont
donnée
de
la
planche
IT,
p.
61
&
fuivantes,
il
ne
leur
auroit
pas
attribué
l'opinion
que
l’action
de
vibration
de
l’éther
fe
propage
par
la
diretion
nor-
male
ou
perpendiculaire
,
puifque
dans
les
pages
citées
ci-deflus,
ils
la
rejettent
très-expreflément
,
&
qu'en
plufieurs
endroits
de
eur
ouvrage
ils
établiffent
que
cette
propagation
de
vibration
fe
fait
pat
des
lignes
fpirales
qui,
du
Soleil,
à
la
furface
duquel
elles
prennent
leur
origine,
s'étendent
dans
tout
Le
tourbillon
folaire,
|
Certains
Soleils
que
font
les
Artificiers,
offrent
aux
yeux,
furtout
lorfque
ces
Soleils
tournent
lentement,
une
image
fen-
fible
de
la
maniere
dont
les
Auteurs
de
la
Phyfique
du
Monde
Tome
V.
G
[501
RERO
NS
ES
concoivent
que
fe
fait
la
propagation
db
lumiere.
Les
étins
cles
que
jettent
ces
Soleils
,
font
rangées
fur
autant
de
fpirales:
.
ifibles
quil
y
a
de
bouches
à
feu
autour
de
la
machine
tour:
À
nañte.
Ces
fpirales
que
décrivent
les
étincelles
font
évidemment
:
à
l'effet
des
deux
mouvemens
de
circulation
&
d’impulfion.
Les
Auteurs
qui
ont
fouvent
employé
des
.
bien
appro=.
priées
à
l'objet
qu'ils
vouloient
faire
connoître,
auroïent
pu
faire
ufage
de
celle-ci
qui
nous
paroït
très-propre
À
faire
entendre
2.
comment
la
lumiere
fe
propage
du
Soleil
jufqu'aux
planetes.
Or
=
cette
propagation
fe
faifant
inconteftablement
par
des
LIGNES
—
SPIRALES
,
telles
que
les
repréfente
la
fig.
VI
que
nous
avons
ajoutée
à
fa
planche
de
l'Anonyme
,
&
non
par
des
lignes
NOR
MALES
OÙ
perpendiculaites
,
comme
il
a
plu
au
Critique
de
faire
dire
aux
Auteurs,
quoiqu'ils
aient
dit
formellement
le
contraire
;
il
en
réfulte
qu'ils
ont
bien
plane
La
caufe
de
la
rotation
des
pentes.
|
CL
ÉTIMER
RÉPONSES.
Di
ond
cas,
elle
de
ajoûte.
que
le
:{
doit
fuivre
x
diredtion
que
les
planete
doit
décrire
la
diagonale,
*
deux
impulfions
lui
donnent:
auf
décrit-elle
à
chaque
inftant.
elle
doit
donc
décrire
-
diago-
des
diagonales
;
&
la
fuire
de
-
HAE
|
-
toutes
ces
diagonales
,
c'eft
fon
Cette
diagonale
era
dite
orbite
;
ce
qui
eft
démontré.
en.
:
rémment
ftuée
,
fuivant
les
dif-
Géométrie:
fa
planete
ne
doit
éréntes
proportions
que
PAu-
donc
pas
s'échapper
dans
es
eur
voudis
admettre
entre
la
efpaces
célefkes.
|
_
2
5
MP
ST
UP
Nr
OT
ON
TT
ECC
La.
:
EXAMEN.
force
de
l'impulfion
par
fe
tour-
billon
folaire
&
de
l'impulfion
que
la
planete
reçoit
par
Île
rayon
folaire.
Mais
fa
direction
fera
toujours
la
diagonale
d'un
parallélogramme
Du
par
le
RÉPONSES.
Voyez
Phyfique
du
Monde,
T.
IT,
premiere
Partie
p.
305,
pourquoi
les
planetes
ne
s'é-
chappent
pas,
ne
fe
difperfent
pas
dans
les
efpaces
céleftes.
rayon
prolongé
&
par
la
tangente
PE;&
telle
fuppoñtion
qu'on
voudra
admertre,
la
planete
s’échappera
toujours
dans
les
efpaces
céleftes.
D’après
le
fyftème
de
cet
Auteur,
les
planetes
doivent
donc
abandonner
le
Soleil,
&
fe
difperfer
dans
l'efpace.
L'Auteur
,
après
avoir
Re
Ja
dgfarion
de
fa
décou-
#yerte
,
ajoûte
:
&
Voilà
donc
ce
e
phénomene
f
imporant
de
fa
rotation
des
®
.
planetes,
déduit
d’une
caufe
phyfique
&
mécanique.
Ilne
»
faut
plus
renvoyer
cette
rotation
au
nombre
des
cffets
fans
»
çcaufe,
comme
on
l’avoit
fait
jufqu'à
à
préfent
»,
EXAMEN.
Nous
nexaminons
pas
fa
caufe
du
mouvement,
cela
re-
garde
les
Métaphyficens
:
mais
les
loix
de
la
rotation
&
de
la
tranflation
des
planetes,
font
connuës
&
démontrées
depuis
long
-
temps.
L'une
&
l’autre
{ont
l'effet
d'uñné
impulfion
uni-
que
donc
la
force
&
la
direction
REPONSES
L'Anonyme
dit
que
les
loix
de
lasrotation
&
de
la
tranfla-
tion
des
planètes
font
connues
&
démontrées
depuis
long-remps
:
nous
lui
obferverons
qu'il
ne
s'agit
pas
ici
de
la
loi
de
ces
deux
phénoïmenes
;
mais
de
fa
caufe
phyfique
&
véritablement
effici-
cente
qui
Les
produit.
Il
nous
G
2
_
Pal
ERIUMEN.
REPONSES
{ont
très-précifément
détermi-
auroit
fait
plaifir
de
nous
citer
minées,
(fans
égard
a
l'attraétion
les
Ouvrages
où
l’on
trouve
ou
Re
2
depuis
fi
long-temps.
ces
dé-
monftrations
;
ce
n’eft
affuré-
ee
ment
pas
dans
l'Affronomie
de
M.
de
Lalande,
Ouvrage
dans
|
lequel
lAuteur
a
rapporté
tout
ce
que
Pop
fait
en
Aftro-.
nomie.
Mais
l’Anonyme
femble
indiquer
cetté
caufe
:
ces
=:
divers
mouvemens
font.,
dit-il,
l’effet
d’une
impul/ion
unique
dont
‘
.
la
—
&
la
diredion
font
très
-
précifément
déterminées
fans
\
-
éœadal
attradion
quina,
dit-il,
aucun
rapport
à
tout
ceci.
On.
.
prie
PAnonyme
d'obferver
qu'une
impulfion
unique,ne
peut
produire
que
le
mouvement
en
ligne
droite.
Les
planètes
f
clés
étoient
mues
par
une
impulfion
unique
ne
devroient
donc
pasé
décrire
des
orbites.
On
à
démontré
depuis
long-tems
que
le
mou-
vement
en
ligne
courbe
eft
néceffairement
compofé
&
produit.
.
par
deux
ee
qu
une
force
unique
ne
a
jamais
le
pro-
duire.
M.
de
Lalande,
car
c’eft
cette
autorité
que
nous
aimons
-
le
plus
à
oppofer
à
D
perfuadés
du
quil
aura
pour
elle,
M:
de
Lalande,
;
dis-je
,
a
rapporté
ces
démonitra-
tions
dans
Fe.
Aou.
>
BR
IMEN
REPONSES.
IX.
PROPOSITION.
IX
PROPOSITION
Plus
la
planète
eft
groffe
,
plus
Paëion
de
la
lumiere
differe
:
+:
fur
les
deux
movtiés
ortentale
|
|
à
|
&
occidentale
de
F
hémifphere
:
| |
-
è
EE
.
éclaire
de
certe
planète.
|
3
|
.
=
|
-
«Voilà
pourquoi
plus.
les
Si
par
cette
phrfe
p
Âno-
.
:
L.
©
planètes
font
grofles
,
plus
nyme
Téconnoit
la
vérité
de
la
.
à
És3
à
EXAMEN.
PÉPONSES.
»
elles
tournent
avec
rapidité
propoftion
&
de
{a
conclufon
»
fur
elles-mêmes
».
On
peut
lui
faire
grace
de
cette
derniere
propoñion
qui
la
fuit,
&
dont
les
Auteurs
critiqués
ont
donné
les
preuves
dans
l'explication
de
[a
planche
TIT
du
fecond
vol.
il
reconnoît
tacitement
que
les
vibrations
folaires
parviennent
aux
planètés
par
des
lignes
fpirales,,
celles
qu
elles
font
repréfentées
par
La
fig.
9
de
cette
planche
III
;
cri
les
vibrations
parvenoient
à
12.
planète
par
des
lignes
normales
ou
pérpendiculaires,
ce
qui
eft
a
même
chofe
;
comme
dans
la
fig.
V
de
la
même
planche,
il
n'y
auroit
pas
inégalité
d'action
fur
les
deux
moitiés
orientale
&
occidentale
de
l’hémifphere
de
cette
fig.
V
;
il
ÿ
auroit
au
contraire
üne
caufe
de
perfévérance
dans
le
repos.
Si
la
phrâfe
de
lAnonyme
doit
au
contraire
être
prife
pour
une
improbation
de
Îa
propolition
&
de
la
conclufion,
nous
devons
lui
faire
grâce
de
nos
réponfes,
puifqu'il
nous
fie
grâce
de
fes
objections.
EX
A
M
E
N.
-
Je
crois
que
j'ai
fait
voir
fuffifamment
que
de
toutes
les
propoftions
fondamentales
de
cet
Auteur,
il
n
y
en
a
pas
une
qui
ne
foit
contraire
aux
pre-
miers
principes
de
Ja
mécani-
que
;
&
c’eft
fur
ces
propoñtions
que
l’Auteur
fonde
ce
quil
appelle
un
fyftème
qui
doir
être
une
réfutation
de
Newton
!
RE
PONS
ETS.
Le
Lecteur
eft
a@uellement
en
état
d'apprécier
&
les
objec-
tions
&
les
phrafes
qui
les
termi-
nent
:
ces
dernierés
appartien-
nent
à
un
genre
de
ftyle
polé-
mique
dont
les
Auteurs
de
la
Phyfique
du
Monde
n’ont
pas
donné
l'exemple
,
ilfne
1e
füi-
vront
vraïfemblablement
jamais
&
ils
nous
défapprouveroient
ee
Poe
ETAMEN.
J'ai
fu
des
Ouvrages
de
toute
éfpèce
;
maisje
ne
connois
rien
qui
approche
de
cela.
On
lit
quelquefois
des
rêves
de
phyfi-
que
mème
fans
répugnance,
s'ils
font
ingénieux
:
mais
en
Mathé-
fmatique
,
couvrent
tout
de
fuite,
où
les
erreurs
fe
de
-
ii
faut
REPONSES
fûrement,
fi.
nous
Citons
en.
prenant
“leur
défenfe.
La
répro=
bation
févere
de
l'Anonyme
aura
à
bien
peu
d'influence
fur
le
juge-
-
ment
que
ceux
qui
liront
cet
=
écrit
porteront
fur
[a
Phys
2
du
Monde,
plus
que
de
la
hardiefle
pour
avancer
de
pareilles
propoñcians
-
J'ajouterai
encore
un
mot
fur
une
propofition
de
Newton,
qui
choque
très-fort
cet
Auteur,
Newton
a
dit
quelque
parts
Hi
motus
ex
caufis
mechanicis
ortginem
non
habent.
«
Les
mou
»
veémens
céleftes
ne
tirent
pas
La.
origine
des
caufes
mecar
+
à.
2
qe».
EXAMEN.
«Comment,s’écrie
l’Auteur,
»
Ces
MOUvVEmENs
n’auroient
pas
»
de
caufes
mécaniques,
quand
»
tous
{es
autres
mouvemens
en
»
ont!
Et
ce
monde
ne
feroit
»
pas
une
machine
dont
Le
Très-
»
Haut
fait
jouer
les
reflorts
»?
La
Méchanique
fe
divife
en
deux
parties,
la
ffatique
&
la
dynamique.
Newton
n'exclut
certainement
pas
les
caufes
dy-
Ë
Re
see
in
©
y
parce
que
tout
fon
REPONSES.
_
Nous
ignorons
où
l'Anonyme
<
à
a
Le
cette
exclamation
quil
à
prête
aux
Auteurs
de
la
Phyfe
-
que
du
Monde.
Voila
ce
qui
ls
.
ont
dit
fans
exclamation,
avants.
:
propos
»
P:
VIT
':
ces
GRANE
CES
MOUVEMENS.
PRIMITIFS
DES
ROUES
DE
LA
ME
|
CHINE
DU
MONDE
N'AUROIENT.
MOUVEMENS
,
DONC
POINT.
DE
CAUSES
MÉCA=
NIQUES
:
le
refte
de
ce
qui
€
:
ici
accompagne
de
guillemes
.
PIRE
M
PETITE
NTI
des.
EXAMEN.
Ouvrage
n’eft
qu'un
traité
de
dynamique
+
mais
il
exclut
la
ftatique,
parce
que
les
planetes
ne
font
pas
attachées
au
Soleil
par
des
leviers,
&
que
le
ciel
ne
fe.
meut
pas
par
des
sue
ë&
par
des
poulies.
REPONSES
n'eft
pas
d'eux,
au
moins
nous
n'avons
pu
le
trouver
dans
ce
volume.
|
Cette
obfervation
eft
de
peu
d'importance
fans
doute,
mais
elfe
a
pour
objet
l'habitude
de
{eur
faire
dire
ce
qu
xls
n’ont
pas
dit,
Celt
ainf
que
dans
l'annonce
que
M.
de
Lalande
a
faite
du
III
volume
dans
fe
Journal
des
Savans,
Juin
1784,
il
feur
fait
rapporter
dés
expé-
riences
dont
ils
n
ont
pas
dit
un
mot,
&
{eur
fait
porter
un
juge-
..
ment
fur
ces
expériences,
en
Pour
ce
qui
regarde
fes
objeétions
de
cet
Auteur
con-
tre
l'attraction,
ceft
toujours
lé
même
mal
-
entendu
dans
Jequel
tous
les
adverfaires
de
Newton
ont
donné
(1),&
qui
{1}
I
y
a
trois
antres
Auteurs
qui
difent
avoir
battu
Newton
à
plate
coutnré
;
Dapory
le
pere,
Auteur
d'une
Chrozgonie
que
per-
ajoutant
:
ce
font
les
termes
de
M.
de
Marivetz.
Les
Auteurs
de
[a
Phyfique
du
Monde
n'ont
point
prétendu
battre
Newton
à
plate
couture
,
ils
font
très-éloignés
de
conce-
voir
une
idée
auf
infenfée,
&
de
fe
fervir
de
cette
phrâfe
contre
aucun
Auteur
,
quelque
médiocre
qu'il
pût
être.
On
a
vu
par
le
premier
paragraphe
p.
5
de
cetce
Réponfe,
que
cel
EXAMEN,
a
déjà
été
levé
tant
de
fois.
Newton
n'a
jamais
foutènu
que
les
corps
céleftes
s'attirent.
en
effet
;
il
a
dit
qu'ils
fe
meuvent
comme
ils
s’attiroient.
C'eft
un
fair
,
un
phénomene
quon
calcule,
fans
en
rechercher
les
quon
abandonne
aux
Métaphyficiens
Quant
à
la
queftion
méta-
phylique
de
l'attraëtion
,
cela
_
regarde
les
Métaphyficiens.
Si
je
dois
cependant
dire
mon
fen-
timenr
le
voici
:
caufes,
fonne
n’a
lue;
le
Pere
Berthier
&
Carra.
Dagoty
&
le
Pere
Berthier
accufent
,
non
fans
fonde-
ment,
M.
de
Mariverz
de
leur
avoir
efcamoté
leurs
idées,
Carra
n'efcamotte
rien
à
perfonne,
c’eft
un
génie
créateur;
il
explique
tout
par
a
force
cnilige.
jufqu'à
l'odeur
d’une
fleur.
L'odeur
fuit
la”
fleur;
;
c'eft
donc
une
force
centrifuge.
Mais
eette
force
centrifuge
eft
/oce
non-motivée
;
parce
que
la
feur
ne
tourne
pas
comme
laterre,
REPONS
fl'étoit
affurément
pas
leur
pro
jet
relativement
à
l'immortel
Newton
:
s'ils
nient
l’attraétion
telle
que
plufeurs
Phyficiens
l’adoptent,
c’eft
pour
l'expliquer
comme
Newton
penfoit
lu
même
qu'elle
pouvoit
être
exe.
pliquée
,
comme
la
Societé
x
NÉ
a
nt
re
RS
AE
ES
SR
ë
A
ÿ
ERIÉ
Hi)
22
Ne
A
AA
SU
CASSER
7:
PT
tn
\
L
@
AT
ë
RE
RP
RER
SEE
RE
PE
A
EN
MAS
Royale
de
Londres
invite
4
…
l'expliquer.
Voy.
la
réponfe
de
l'avant-propos
de
l'Anonyme,w
pag.
premiere,
lis.
premiere.
Quant
à
[a
note,
les
Aw.
teurs
critiqués
ont
vraifemblas.
blement
Îu
{a
chroagénéfie
de
|
M.
Dagoty
&
les
nouveaux
principes
de
Phyfique
de
M.
Carra
;
je
fuis
autorifé
à
annon=.
cer
de
leur
part
qu'ils
céderont.
volontiers
à
ces
deux
Auteurs,
comme
ils
céderont
à
tous
au
tres
,
revendiquer.
S'ils
d'autres,
c'eft
que
probablement
ils
ne
l'ont
pas
cru
néceflaire.
MM.
Dagoty
&
Carra
feront
fans
doute
étonnés
de
fe
voir
amenés
ici
bien
inutilement
pour
y
être
maltraités.
Quant
au
reverend
Pere
Parier
les
Auteurs
de
{a
Phyfique
du
Monde
l'ont
cité
avec
tout
ce
quils
voudront
n'ont
pas
donné
l'analyfe
des
Ouvrages
de
ces
Auteurs
&
de
beaucoup.
&
È
4
1
È
%
;
$
$7
3
REPONSES
avec
éloge
dans
l’Avant-propos
du
volume
critiqué
,
p.
r1
&
fuivantes
:
ils
rapportent
les
idées
par
fefquelles
ils
fe
rappro-
chent,
&
celles
par
lefquelles
ils
different
de
ce
Phyficien,
&
nous
favons
qu'ils
ont
par
écrit,
de
la
main
de
ce
favant
refpec-
table
,
correfpondant
de
l’Académie
des
Sciences,
la
preuve
qu'il
eft
bien
peu
difpofé
à
leur
rien
reprocher.
Voilà
ce
que
Anonyme
appelle
efcamoter
des
idées
:
on
n’efcamote
point
des
idées
publiées,
on
a
le
droit
d’en
faire
ufage
en
citant
leurs
Auteurs
:
c’eft
ce
que
font
ceux
de
la
Phyfique
du
Monde,
leur
Ouvrage
renferme
l'analyfe
raifonnée
de
toutes
les
théories
-
préfentées
fur
les
matieres
qu'ils
traitent
;
il
eft
ainfi
une
biblio
thèque
raifonnée
de
Phyfique
générale
:
avantage
que
n’a
offert
jufqu'à
préfent
aucun
Traité
de
Phyfique.
Ces
Auteurs
ne
pré-
fentent
leurs
opinions
qu'après
avoir
difcuté
toutes
les
autres.
Il
ne
fuffit
de
dire
qu'un
effet
exifte
comme
s'il
avoit
telle
ou
telle
caufe,
que
lorfquw’il
eft
indifférent
d'afligner
cette
caufe;
que
lorfqu'il
eft
impoflible,
ou
au
moins
regardé
comme
tel,
de
la
déterminer.
Les
Auteurs
de
la
Phyfique
du
monde
ont
prouvé
qu'il
m'étoit
point
indifférent
de
connoître
cette
caufe
(1),
&
ceft
elle
que
manifefte,
que
démontre
leur
théorie.
Ilne
faut
pas
calculer
un
phénomene,
il
faut
l’obferver
,
le
décrire
&
l'expliquer.
Cette
phrâfe
,
calculer
un
phénomene,
€ft
très-impropre
;
elle
à
été
introduite
en
Phyfique
par
ceux
(x)
Voyez
lAvant-propos
formant
le
Supplément
du
Journal
de
Paris.
du
à
Juin
1782.
N°.253
,
&
inféré
dans
le
troifieme
volume,
Voy.
auffi
la
lettre
de
M.
le
Baron
de
Marivetz
à
M.
Bailly,
du
4
Juin,
même
annéc
,
p.
11,
Cette
lettre
fe
trouve
chez
les
Libraires
qui
ven-
dent
la
Phyfique
du
Monde,
;
HE
Tome
F,
H
i
|
|
|
i
À.
h:
ki
M.
LE
AA
AE
LS
RNA
LA
CO
Sad
ms
i
jo
!
4
1
LT
A
Te
TEE
Lss]
REPOISE
S
qui
favent
mieux
calculer
qu
.
Nous:
te,
renvoyons
à
fa
u
très-judicieufe
obfervation
de.
M.
Bailly
,
que
nous
avons
citée
p,
Ig-1
de
cet
Ecrit
:
:
il
feroit
à
défirer
qu'elle
für
écrire
en
lettres
d’or-dans
les
cabinets
de
tous
ces
Savans
qui
vont
toujours
cal:
culant
des
effets
dont
ils
ne
connoiffent
pas.les
caufes
,
&
faifant,
fur-rout.,
toujours
abftraétion
des
agents
&
des
circonftances.
qui
influent
fur
ces
effets
,
qui
les
ne
qui
fe
combinent
;
&
qui
mettent
ainfi
les.
calculs
en
défaut,
lorfquon
les
applique.
à
à
Ja
comme
la
très-légitimement
conclu
M.
Bose
EXAMEN.
.
€
La
communication.
du
mou-
>
vement
par
de
choc,
eft
par-
>
faitement
auf
+
ie
»
fible
que
celle
du
mouvement
|
neft
point
incompréhenfible:
È
»
par
Pattraction
;
l’une
&
Pau-
>
tre
font
fondées
dans
la
nature
».du
priacipe
moteur
qui
nous
»
eft
inconnue.
Mais,
parce
»
quil
n’y
a
aucune
raifon
pour.
»
admettre
que
le
principe
mo-
æ
teur
agifle
dans
un
fens
plu-
»
tôt
que
dans
un
autre,
il
eft
5
probabte
quil
agit
dans
tous
.
ÿ
>»
traction
comme
dans
celui
de
»
l'impulfon.
Ce
feroit
borner
les
fens,
dans
le
fens
de
Par
REPONSE
$4
La
communication
du
mûus
|
vement,
car
il
ne
agit
ici
qué
:
du
mouvement
communiqués.
:
cette
communication,
dis-je,
…
tout
le
monde
la
voit
s'opérér
|
.
conftimment
pee
le
choc;
ot
le
monde
connoît
l'effet
del
me
à
pulfion:
il
n’y
a
rien
ici
à
fu
:
pofer.
L'attration,
au
contraire,
|
eft
une
hyporhefe
:
-perfonne
|
n'a
vu
agir
lattradtion,
queM
Maupert
uis
apoeloit
un
monitré
métaphyfique.
Mufchenbroeck,
Phyfcien
très
-célebre
&
très
attaché
à
Fhyporhefe
de
las
L2
Css
]
EXAMEN,
Fo
a-puiffance
de
l'Éternel,
que
»
de
dire
qu'il
meut
les
corps
»
par
impulfion,
&
non
pas
par
»
attraction.
Il
les
meut
dans
»
tous
les
fens,
comme
il
lui
»
plaît,
fuivant
des
loix
_»
par
fa
fageñfe
infinie
».
sde
Ha
pas
la
Je
troifieme
volume
de
cet
Ouvrage,
qui
doit
être
une
zouvelle
théorie
de
la
lumiere.
Je
life
à
un
autre
Mathématicien
le
foin
de
l’exa-
miner
,
&
de
revoir
le$
calculs.
REPONSES,
traction,
étoit
obligé,
en
en
parlant
;
de
s'expliquer
ainf:
&
L'attrattion
eft
un
principe
»
dont
on
ne
peut
comprendre
»
clairement
la
nature,
la
conf
»
titution,
ni
de
quelle
maniere
»
il
feroit
uni
aux
corps,
»
comment
il
agiroit
extérieu-
>
fément
,
ni-enfin
cornmént
if
5
pourfoit
agir
fur
Les
corps
qui
5
feroient
placés
à
quelque
dif-
»
tañce
les
uns
dés
autres
:
par
la
connoiffance
»
de
ce
principe
né
peut
Rene
5
conféquent
,
»
être
rangée
parmi
celles
de
lon
conçoit
clairement
,
qu'on
»
développe
aifément
,
&
quon
démontre
imañifeftément
».
W.
Cours
de
Phyfique
naines
&
mathématique
de
Mufchen-
broeck.
T,
II,
p.
2,
édit.
de
M.
Sigaud'de
la
Fond:
Paris
2
769:
Sigorgne
,
cetautre
Mathématicien
à
qui
nous
devons
de
très-
excellentes
inftitutions
Newtoniennes
,
partifan
zélé
de
l’hypo-
thefe
de
l'attraction
,
étoir
également
réduit
à
en
parler
ainf.
«&
N'outrons
rien
Phens
l’attraétion
exifte
,
elle
peut
être
ÿ
-un
principe
af
Héeaniqus
qué
l'impulf
ion:
mais
éft-il
fo
»
dementr
prouvé
ss
on
hé
peut,
ve
aucune
loi
,
a
déduire
de
:
1
Re
l'impllfon
2...
n?
y
auroitil
rièn
à
efpérer
des:
fuidésdifétés
dont
on
ne
peurs
dans
le
fein
du
vuide-mème,
Re
ee
peut
done
s’en
tenir
regarder
Fattrattion
Acommé
un
fait
JUSQU'À
CE
(QUE
PLUS
D'ORERVATIONS
NOUS
Conrefler
fa
1
2
[é]
ee
RE
PONS
S
»
AJENT
MIS
EN
ÉTAT
DE
PRONONCER
PLUS
SUREMENT
SUR
5À
»
NATURE
».
V.
Inftitutions
Nevwtroniennes,
Préface,
p.
54.
Aufli
Newton
luimême
avoit-il
dit
:
«
nous
appellons
attrac-
»
tion
toute
force
,
de
quelque
nature
qu’elle
puifle
être,
qui
».
fait
que
deux
corps
tendent
l'un
vers
l’autre,
QUOIQUE
ce
>»
SOIT
PEUT-ÊTRE
PAR
L'IMPULSION
».
;
IL
n’y
à
donc
point
ici
de
mal-entendu
,
comme
le
reproche
.
lAnonyme
;
il
ny
en
a
point,
au
moins,
{uivant
Newton,
&
fuivant
fes
Difciples
les
plus
célebres,
à
tenter
d'expli=
quer
par-l'impulfion
les
effets
attribués
à
l’attraction,
&
nous
Avons
vu
que
la
Société
Royale
de
Londres,
le
fanétuaire
du
Newtonianifme
,
excitoit
les
Phyficiens
à
ces
recherches.
SY2
livrer
,
ce
neft
donc
point
former
le
projet
infenfé
de
battre
Newton
à
plate
couture.
|
0
…
Selon
l’Anonyme
Îa
nature
du
principe
moteur,
nous
eft
«
inconnue.
Les
Auteurs
de
la
Phyfique
du
Monde
confderent
le
principe
moteur
comme
l'agent
du
premier
mouvement
qui
ait
exifté
:
or,
felon
eux
,
ce
premier
agent
c’eft
la
volonté
de
…
LOuvrier;
mais
pour
mettre
en
mouvement
le
premier
reflort,
Je
moteur
unique
de
fa
machine,
ils
n'ont
point
fuppofé,
comme
|
Je
fait
l’'Anonyme,
que
cet
Ouvrier
air
été
obligé
de
frapper
phyfiquement
&
mécaniquement
ce
reflort
-
ceft-à-dire
le
Soleil
,
par
un
choc
imprimé,
ou
au
centre
de
la
mafñle,
ou
à.
tout
autre
point
de
cette
mafle,
où
au
centre
&
à
tour
autre
point
à
la
fois.
Ils
ont
écrit,
DIEU
DIT
A
CES
CORPS
DE
FOURNER
SUR
LEURS
CENTRES.
Or
il
n'ÿ
à
ici
rien
d'inconcevable.
Ils
déduifent
de
cetordre
,
dont
l’exécution
devint
la
loi
unique
de
a-Narure
,
tous
les
phénomènes
des
mouvemens
céleftes,-&e,
me
h
EP
ON
SES
L’Anonyme,
en
difant
fon
fentiment,
obfcurcit
donc
infiniment
ce
qui
étoit
très-clair.
IE
ajoûte
qu’il
n'y
à
aucune
raifon
pour
admettre
que
le
prin-
cipe
moteur
agifle
dans
un
fens
plutôt
que
dans
un
autre.
Nous
obferverons,
1°.
que
le
principe
moteur
ne
fignifie
rien
ici,
sil
ne
fignifie
pas
la
volonté
de
l'Ouvrier
,
qui
feul
à
pu
mouvoir
fa
machine;
qu'alors,
&
dans
cette
acception,
les
Auteurs
ne
difent
rien
que
de
clair
&
de
fatisfaifant.
2°.
que
s’il
n'y
avoit
cu
aucune
raifon
pour
que
le
principe
moteur
agit
dant
un
fens
plutôt
que
dans
un
autre,
il
n'y
auroit
point
eu
de
mouvement;
mais
cette
raifon
déterminante
n’eft
ou
ne
fera
jamais
connue
que
de
celui
par
qui
il
exifte
des
raifons
&
des
raifonnemens.
Enfin
il
eft
vrai
de
dire
que
le
premier
mouvement
à
fûrement
été
imprime
dans
un
feul
fens
déterminé
;
qu'il
ne
l’a
été
que
par
la
volonté
du
moteur
éternel,
&
par
un
ae
pur
&
fimple
de
fon
intellect.
|
-L'Anonyme
ajoûte
encore,
il
eft
probable
qu'il
agit
(le
moteur}
dans
tous,
les
fens
à
la
fois;
dans
le
Jens
de
l'attraion
comme
dans
celui
de
l’impulfion.
…
Nous
avouons
que
ceci
eft
pour
nous
très
-
complettement
inintelligible.
I!
nous
paroît
de
toute
évidence
qu'il
eft
impofti-
ble
que
dans
un
inftant
donné
un
corps
puifle
avoir
à
la
fois
deux
directions
en
fens
contraire,
comme
feroient
la
diredtion
de
l’at-
traction
&
celle
de
l’impulfion.
Ce
n’eft
affurément
pas
borner
la
puiflance
de
l'Eternel
,
que
de
dire
qu'il
n'a
pas
pu
faire
que
deux
effets
qui
Sentredétruifent
néceflairement
exiftent
en-
femble.
L'Anonyme
peut
à
préfent
effayer
tant
qu'il
lui
plaira
de
|
Don
T
RE
BROGNGÈS
venir
au
fecours
de
fes
objections
:
nous
nous
croyons
très-antos
rifés
à
ne
[ui
plus
répondre,
quelque
chofe
qu'il
ajoûte
;
tout
Lecteur
intelligent
reconnoîtra
très-aifément
les
nouveaux
para
logifmes
en
confultant
cet
écrit,
|
Nous
atrendons
la
critique
du
troifieme
alez
&
files
Auteurs
de
la
ue
du
Mondé
veulent
bien
agréer
Encore
notre
zele,
après
ce
foible
effai
de
nos
forces,
nous
nous
propofons
de
combattre
le
Mathématicien
qui
fe
préfentera.
Nous
fommes
trèsaflurés
que
nous
trouverons
dans
les
principes
de
nos
Auteurs
.
la
folution
de
toutes
les
objections
qui
pourront
leur
être
pro
polées,
Nous
trouverons
fans
doute
encore
infiniment
de
fecours
dar
-
la
Difcuflion
Polémique,
renouvellée
entre
M.
le
Baron
de
Marie
vetz
&
M.
Sénebier,
Bibliothécaire
de
la
République
de
Ge:
.
neve,
&.
dans
nee
ces
deux
Savans
Phyfciens
fe
propofent
u
mutuellement
&
avec
un
ton
digne
d’eux
,
toutes
les
obje“ions
contre
les
deux
fyftèmes
fur
la
lumiere,
celui
de
Pémifion
,
que
.
foutient
M.
Senebier,
&
celui
de
l’ondulation
que
foutient
|
M.
de
Marivetz.
V.
de
Phyfique.
Oë&tobre
1783,
P
270—
278
;
&
la
fuite
pie
dans
cahiers
fuivans.
TRE
RER
DORE
ET
EE
13
APE.
À
EXPLICATION
DÉS
LE
URES
|
LE
_
.
premiere
,
citée
par
l’Auteur
de
J’Examen,
pag
9
&
10
de
D
Ne
se
:
js
él
Figure
IT,
citée
par
PAnonyme,
pag.
36
&
27
de
cette
Editions
nous
avons
ajouté
à
fa
Figure
le
point
M,
fur
Parc
AR,
pour.
fäire
entendre
que
fi
le
point
z
parcourt
l'arc
4
dans
un
temps
donné,
étant
mû
par
le
Soleil
S,
le
point
À
appartenant
à
un
orbe
AR
plus
grand
&
plus
éloisné
du
Soleil
que
lautre
orbe
4r,
parconrra
un
arc
AM
moindre
‘que
Varc
ar;
s'il
en
étoit
autrement.
le
mouvement
communiqué
à
l’orbe
extérieur
AR,
feroit
plus
grand
que
celui
de
lorbe
4
qui
le
Ini
com-
munique
au
moyen
detous
les
orbes
interpoiés
:
ainfi
l'effet
feroit
plus
grand
que
la
caufe
qui
le
produiroit
;
ce
qui
eft
manifeftement
contra-
diétoire
aux
notions
les
plus
claires
de
la
Phyfique
&
de
la
Mécanique
Figure
II],
citée
par:
Anonyme
,
pag.
45.
Figure
IV,
citée
par
le
même,
pag.
47,
Les
deux
Figures
fuivantes
7
&
71
ne
{e
trouvent
pas
dans
l'Edition
de
Anonyme
;
je
les
ai
ajoutées
pour
faire
entendre
comment
les
Auteurs
de
la
Phyfique
du
Monde
établiffenr
&
expliquent
ladion
du
Soleil
far
léther
dont
il
eft
environné.
…,
|
is
Figure
V.
Une
portion
de
la
furface
du
Solcil
qui
tourne
dans
le
fens
deslettres
ABCDE
,
ou
de
la
fleche
ondée
AE:
les
ondulations
de
cétte
fleche
repréfentent
les
afpérités
qui
font
à
la
furface
du
Soleil,
Les
arcs
POnËtues
11,
22,
33,
44,
repréfentent
les
orbes
où
différentes
couches
de
molécules
d’éther
qui
environnent
le
Soleil.
La
molécule
comprimée
par
l’afpérité
du
Soleil,
imprime
à
la
molécule
4
une
partie
de
fon
mouvement
de
la
gauche
vers
la
droite,
la
molécule
«
imprime
à
la
molé-
cule
d'un
mouvement
femblable,
&
au
moyen
de
là
molécule
4,
le
mouve-
ment
pafle
à
la
moléculee,
&
ainfi
de
toutes
les
autres
molécules
de
cha.
que
orbe.
Toutes
les
molécules
fe
meuvent
de
gauche
à
droite
;
&
elt
»
es
né
peuvent
en
éfet
être
mues
que
dans
le
fens
où
le
Soleil
tourne
fur
[ui
[26]
même;
mais
les
vitefles
font
différentes
dans
chaque
orbe,
elles
font
moins
dres
dans
les
orbes
fupérieurs
que
dans
ceux
qui
avoifinent
le
Soleil,
parce
que
l'étendue
de
ces
orbes
augmente
à
mefure
qu'ils
font
plus
éloignés.
De
cette
inégalité
de
vitefle
naïflent
les
préceffions
dont
les
Auteurs
de
la
Phy-
fique
du
Monde
ont
parlé.
Ces
préceflions
font
néceffaires
dès
qu’on
admet,
avec
les
Auteurs
,
l’exiftence
du
fluide
ethéré;
or
cette
exiftence
eft
prouvée
par
des
argumens
&
des
raifonnemens
de
la
plus
grande
force
&
de
la
plus
grande
évidence
:
de
plus,
comme
nous
l’avons
vu
,
l’Anonyme
admet
l'exif-
tence
de
ce
fluide
;
il
eft
done
en
contradiétion
avec
lui-même,
en
niant
les
propriétés
de
ce
fluide,
que
les
Aureurs
critiqués
ont
déduites
de
fon
exiftence
démontrée
&
avouée
du
Critique.
Figure
WI,
propre
à
donner
une
idée
de
la
maniere
dont
Îles
Auteuts
de
he
Phyfique
du
Monde
conçoivent
que’
le
Soleil
imprime
le
mouvement
de
circulation
à
l’éther
environnant.
S
eft
le
{oleil;
abcd
,
la
circonférence
de
fon
équateur
;
chaque
point
de
cette
circonférence
tourne
felon
l’ordre
alphabérique
des
lettres
26c2;
c’eft-à-dire,
que
le
point
a,
par
exemple,
prend
fucceflivement
les
fituations
#,c,d;
ainfi
de
tous
les
autres
points
de
la
circonférence
de
l'équateur
du
is
&
de
tous
les
autres
points
de
la
lurface,
De
cette
rotation
du
Soleil
réfulte,
par
communication
de
mou-
vement
à
l’éther,
le
mouvement
de
circulation
de
ce
fluide
;
&
cette
circus
|
lation
eft
d’autant
plus
rapide
que
les
molécules
d’éther
font
plus
près
de.
la
furface
du
Soleil.
Les
lignes
fpirales
pon@uées
repréfentent
la
fituation
que
prennent
entr'elles
les
molécules
d’éther
,
&
certe
fituarion
eft
une
fuite
néceflaire
de
l'excès
de
vitefte
de
circulation
des
molécules
les
plus
+
voifines
du
Soleil.
Car
f
le
Soleil
ne
tournoit
pas
fur
lui-même
&
que
cepen-
dant,
&
indépendamment
de
cette
rotation
,
il
pût,
par
uñe
efpece
d’ébul
lition,
comme
le
fuppofe
M.
Euler,
ou
de
toute
autre
maniere,
imprimer
à
l'éther
le
mouvement
de
vibration
(ce
que
les
Auteurs,
dont
j'ai
pris
la
défenfe,
ne
penfent
pas),
ce
mouvement
fe
propageroit
par
des
lignes
droites,
dirigées
du
centre
S
du
Soleil
,
felon
la
direftion
des
rayons
du
cercle,
&non
par
les
lignes
fpirales
que
la
figure
repréfente,
Par
exemple,
c'eit
inconteftablement
par
des
lignes
droites
que
le
fon
d’une
cloche
immo-
bile
fe
propage
autour
d'elle
par
des
vibrations
dirigées
fur
les
lignes“droites
en
s'éloiynant
de
la
cloches
c’eft
encore
ainf
que
la
lumiere
d’un
flambeau
fe
répand
dans
l’efpace
qui
l’environne.
Il
n’en
eft
pas
de
même
de
la
circulation
rapide
d’un
corps
dans
l’eau
,
ni
de
la
circulation
du
Soleil
dans
l’éter,
ces
cr
culations
produif.
nt
manifeftement
des
fpirales
;
dans
le
premier
cas
lee
corps
flottans
65
|
flottans
fur
l'eau
à
différentes.
diflänces.du
moteur.central,
corps
que
l’on
fuppofe
,
à
un
inftant
donné
,
placés
fur
une
ligne
droite
dirigée
au
centre
du
moteur,
perdent
bientôt,
par
la
rotation
de
ce
corps
oi
,
cette
fitua-
tion
refpeétive
;
ceux
qui
font
plus
près
du
moteur
central,
dévancent
les
autres
,
1ls
prennent
entr'eux
la
fituation
indiquée
par
les
lignes
fpirales
de
la
Figure.
Les
Soleils
d'artifice
offrent
encore
bien
mieux
ce
phénomene
:
lorfque
ces
machines
font
fixées
fur
leurs
pivots
>
les
jets
de
feu
de
chaque
fufée
font
dirigés
fur
des
lignes
droites
;
mais
lorfque
la
machine
tourne,
ces
lignes
droites
font
vifblement
changées
en
de
lignes
fpirales
,
telles
que
la
Figure
les
repréfente
,
&
cet
effet
a
néceffairement
lieu
à
caufe
de
la
com-
pofition
des
deux
mouvemens
,
du
mouvement
de
cirçulation
avec
celui
d’émiffion
des
molécules
enflammées
de
la
poudre,
.
IN.
ne
LE
=
Ert4
CN
ET
Te
va
+
5
HAE
V4
278,
+
42
fe
rs")
CENPETINSE
LETTRE
à
M.
le
Baron
Dr
Mar1iVETz,
Auieur
de
la
Phyfique
du
Monde.
À
la
Voute,
en
Vivatais,
le
20
Août
1784,
C:
sr
avec
le
plus
grand
plaifir,
Monfeur,
que
j'ai
lu
votre
Phyfique
du
Monde.
Quelle
idée
grande
&
fublime
que
celle
d'un
principe
unique
duquel
fe
déduit,
avec
la
plus
grande
facilité,
l'explication
de
tous
les
phénomènes
!
Sa
fécondité
s’écend
fur
ceux
qu’en
avoit
cru
jufqu'ici
ne
tenir
à
aucune
loi
générale
;
vous
les
avez
aflüjettis
fans
efforts
à
votre
Théorie,
&
il
n'en
faut,
pour
vous
fuivre,
que
de
bien
légers
dans
vos
Lecteurs.
Une
feule
difficulté
m'a
arrêté
:
intimement
convaincu
que
votre
Théorie
y
répond
à
merveille,
&
que
c'eft
ma
faute
fi
je
n'y
en
ai
pas
trouvé
la
folurion,
je
n'aurois
jamais
Ôfé
vous
la
préfenter
:
mais
votre
Livre
n’eft
pas
deftiné
aux
Savans
feulss
votre
but
a
été
d'infpirer
le
goût
des
connoiffances
naturelles,
&
d'inviter
à
la
contemplation
des
phénomènes
de
ce
vafte
Univers,
les
efprits
les
moins
pté-
parés
par
des
études
préliminaires.
Jamais
projet
ne
fut
mieux
exécuté;
&
vous
pourrez
vous
glorifier
du
nombre
des
Profélytes
que
vous
aurez
faits
à
la
Science.
La
caufe
que
vous
aflignez
au
mouvément
de
rotation
des
planètes,
prife
dans
l'inégalité
d'impulfion
des
rayons
folaires
,
fur
les
deux
moitiés
de
l’hémifphere
éclairé
de
la
planète,
porte
avec
foi
rous
les
caracteres
de
la
certitude
la
plus
frappante
:
mais,
Monfieur,
ces
mêmes
planètes,
décrivant
une
ellipfe
autour
du
Soleil
qui
en
occupe
un
&
Journal
Général
de
France
du
Mardi
7
Sep-
tembre
1784,
N°.
108.
(2)
foyer,
fe
trouvent
tantôt
plus
près,
tantôt
plus
loin
de
l'aftre
qui
leur
donne
la
vie
&
le
mouvement
:
la
Terre,
par
exemple,
dans
fon
aphélie,
eft
éloignée
du
Soleil
de
plus
de
onze-cent-mille
lieues,
que
lorfqu'elle
fe
trouve
dans
fon
périhélie
;
vous
avez
fans
réplique
la
vérité
de
cette
HER
effentielle,
que
les
énergies
des.
rayons
folaires,
à
différentes
diftances,
font
en
raifon
ee
des!
quarres
de
ces
mêmes
diftances.
Ne
fuüivroit-il
pas
de
ce
principe
fondamental,
que.
le
mouvement
diurne
de
la
Terre
devroit
être
accéléré,
lorfquelle
feroit
périhélie,
&
retardé
quand
elle
fe
trou=
veroit
aphélie?
À
ces
deux
diftances
de
f'aftre
moteur,
qui
diffèrent
d'une
quantité
aflez
confdérable,
.
des
rayons
folaires
devroit
être
réciproquement
comme
le
quarré
de
ces
diftances,
&
modifier
le
mouvement
de
rotation
dans
la
proportion
énoncée
:
maïs
toutes
les
obfervations
aftro-
nomiques
confirment
l’uniformité
de
la
révolution
de
la
Terre
fur
fon
axe;
&
fi
les
jours
folaires
font,
dans
cer
taines
circonftances,
plus
longs
que
le
tems
de
cette
même
révolution,
on
en
trouve
la
caufe
dans
l'inégalité
réelle
du
mouvement
de
la
Terre
dans
fon
orbite,
&
dans
opiqe
des
plans
des
Méridiens
à
l'écliptique.
Permettez,
Monfeur,
que
je
me
ferve
de
la
voie
du
Journal
Général
de
France,
pour
vous
demander
la
folu-
tion
de
cette
difficulté,
&
pour
vous
aflurer
du.
repéré
&
de
l'admiration
que
minfpirent
v
vos
talens.
Je
fus
ès
.
DE
SALLIER.
æ
k
ee
;
RÉPONSE
de
M.
le
Baron
DE
MARr1VETZ,
à
la
Lettre
:
Ru
ES
<
ER
.
à
la
Feuille
du
;
._deM.
ne
SALL1ER,
inférée
dans
le
N°.
108,
du
Mardi
Mardii8
Sep-
Ë
tembre
1784,
.
7
Septembre.
—
ee
-
|
N°.
117
bis.
.
Un
Auteur
ne
peut
rien
defirer
plus
ardemment,
Mon-
fieur,
que
de
trouver
des
Lecteurs
auf
attentifs,
aufli
éclai-
res
&
aufi
honnêtes
que
vous.
La
Lettre
que
vous
m'avez
fait
l'honneur
de
m'adrefler,
prouve
combien
vous
poñlédez
ces
trois
qualités.
Votre
ingénieufe
obfervation
prouve
au-
tant
de
fagacité,
que
la
maniere
dont
vous
l'expofez
prouve
de
politefle.
C'eft
ainf
que
ceux
qui
cultivent
Les
Sciences
devroient
s’inftruire
muruellement;
ils
honoreroïent
la
car-
riere
en
[a
rendant
agréable
à
parcourir.
Je
defire,
Monfieur,
que
vous
foyez
farisfair
de
l'appli-
cation
que
je
vais
faire
de
mes
principes
à
[a
queftion
que
vous
mavez
fait
l'honneur
de
me
propofer.
Les
énergies
des
rayons
folaires,
aux
deux
diftances
pé-
Dan
can
dla
À
ré
de
AE
panel
ea
5
ANRT
RES
E
AA
|
rihélie
&
aphélie,
font
en
effet
en
raifon
inverfe
des
quarrés
:
des
diftances
:
elles
font
pour
la
diftance
périhélie,
comme
à
10,
344,
6595
&
pour
la
diftance
aphélie,
comme
9,
672,
-
282
(1).
Il
fembleroit
donc
que,
lorfque
la
Terre
eft
péri-
:
hélie,
elle
devroit
accomplir
dix
révolutions
fur
fon
axe
-
|
dans
un
tems
abfolument
égal
à
celui
où,
étant
aphélie,
|
elle
n
accompliroit
que
neuf
révolutions.
.
Mais
il
faut
remarquer,
Monfieur,
que
ce
ne
font
pas
(1)
Foyez
Phyfique
du
Monde
>
Tom,
II.
Table
des
Planètes,
_rIUMÉTOS
48
É
490
>
a
1j
(4)
énergies
abfolues
des
impulfions
des
rayons
folaires
qui
opèrent
la
rotation
des
planètes
,
mais
les
différences,
les
inépalités
d'énergie
de
ces
mêmes
rayons
contre
Les
deux
moitiés
occidentale
&
orientale
de
l'hémifphere
éclairé.
C’eft
contre
la
moitié
occidentale.
que
les
rayons
folaires
agiflent
avec
une
plus
grande
force
;
la
rotation
de
la
pla:
|
nète
eft
l'effet
de
l'inégalité
de
ces
forces
qui
agiflent
à
a
la
fois
contre
les
deux
moitiés
de
l’hémifphere
éclairé,
comme
des
poids
agiffent
fur
le
fléau
de
la
balance
par
Rues
ils
font
Fe
Un
fléau
de
balance,
chargé
de
poids
inégaux,
eft
fol-
licité
au
mouvement
par
la
différence
des
poids.
Si
l’un
des
baflins
eft
charge
de
cent
livres,
&
l'autre
de
quatre-vingt-
dix
livres,
le
fléau
fera
mis
en
mouvement
par
une
puif-
fance
de
dix
livres,
différence
des
poids.
Si
maintenant
on
ajoute
vingt
livres
Dis
chaque
baflin,
les
poids
feront
cent
vingt
livres
&
cent-dix
livres,
—
la
différence
eft
en-
core
dix
livres.
Le
fléau,
dans
le
fecond
exemple,
eft
donc
encore
follicite
au
mouvement
de
1
même
puiflance,
dix
livres,
qui
doit
produire
la
même
viteffe.
Le
levier
etant
|
ésnèmeis
mobile
fur
fon
appui,
s'il
achevoït
une
révo-
Intion
-
entiere
,
elle
écaleroit
en
durée
la
révolution
qui
feroit
de
.
dans
.
premiere
hypothèfe,
où
les
baflins
n'étoishe
es
dd
=
cent
re
Lies
&
de
es
livres
Les
deux
moitiés
ba
&
orientale
de
l'hémifphere
éclairé
de
la
planète
aphélie,
périhélie,
ou
dans
fes
moyennes
diftances,
font
exactement
dans
Le
cas
de
ces
deux:
baflins
:
lines
de
force
des
irradiations
qui
follicitent
chacune
TERRE
PTT
PT
EM
TETE
AIR
CURE
M
DRE
ER
MURS
‘
HP
EE
EP
LEA
OLA
PA
En
hs
0
Mad
a
A
AR
EEE
1
fra
te
5)
de
ces
deux
moitiés
au
mouvement,
demeure
conffammence
la
même,
quoique
les
forces
qui
agiffent
contre
la
totalité
de
Phi
ère
éclairé,
foient
différentes,
felon
que
la
pla-
nète
eft
plus
où
moins
an
du
Soleil.
La
rotation
de
[a
planète,
effet
de
l'inégalité
des
forces
qui
agiffent
fur
les
deux
moïitiés
occidentale
&
orientale
de
Éémilphere
éclairé,
“comme
fur
les
deux
bras
d’un
levier
du
premier
genre,
doit
donc
conferver
fon
uniformité,
Re
cette
inégalité
des
deux
forces
eft
conftante.
…
Cependant
la
diminution
de
l'obiquité
de
l'écliptique
à
préfent
conftatée,
la
réduétion
du
plan
de
lécliprique
au
plan
de
quite
folaire,
réduction
que
la
diminution
de
lobliquité
indique,
ainf
que
la
théorie,
nous
porte
à
penfer
que
cette
égalité
des
tems
des
rotations
des
planètes,
n'eft
pas
conftante,
que
la
durée
des
rotations
eft
fujette
à
des
vicifitudes
périodiques
d'augmentation
&
de
diminution
:
qui
n'ont
pas
encore
été
obfervées,
parce
que
ces
augmenta-
tions
&
ces
diminutions.s
opèrent
par
des
dégrés
Go.
compris
dans
des
périodes
de-tems
dont
lés
durées
nous
font
encore
inconnues.
|
|
C'étoit
cet
objet
que
fe
propofoit
l’Académie
de
Péterf-
bourg
dans
le
Programme
qu’elle
publia
en
178r
(1).
(1)
Prix
propofé
par
l’Académie
Impériale
des
Sciences
de
Saint-
.
Pétersbourg,
pour
l’année
1781.
Comme
toutes
les
mefures
du
tems
fe
rapportent
au
mouvement
diurne
de
la
Terre,
qu'on
a
ae
de
tout
tems
comme
uniforme
&z
inaltérable
,
par
la
réfiflance
de
latmofphere
&
de
l’éther,
par
les
forces
du
soleil
&
de
la
Lune
fur
le
fphéroïde
applati
par
la
(6)
Lorfque
dans
fe
Volume
qui
eft
a@uellement
fous
prefle
nous
dérerminerons
les
grandes
périodes
d'incalefcence
&
de
refroidifflement
de
la
he
nous
a
les
!
prin-
cipes
phyfiques
qui
doivent
conduire
à
la
folution
de
ce
prés
blême
infiniment
curieux.
Je
vous.prie,
Monfieur,
de
vouloir
bien
nous
faire
part
des
obfervations
qui
fe
—
à
votre
efpric,
de
rece-
|
Voir
MES
très-finceres
remerCimens,
&
d
agréer
les
aflurances
de
la
haute
confidération
avec
laquelle
j
j'ai
l'honneur
d'être,
Monfieur,
votre
très-humble
&
très-obéiffant
ferviteur,
De
Mariverz.
marée
qui
change
la
rats
de
ce
fphéroide,
&
conféquemment.
auffi
fes
axes
principaux,
ou
enfin
par
d’autres
forces
quelcon-
ques,
en
tant
que
leur
moyenne
direétion
ne
pañe
pas
par
le
centre
de
gravité
de
notre
globe,
fans
que,
jufqu'ici,
perfonne
ait
démontré
que
cette
fuppoñition
foit
conforme
à
la
vérité
:
on
demande
,
«
fi
l’on
peut
produire
des
preuves
convaincantes
de
#
cette
inégalité
des
rotations
de
la
Terre
».
Ou
bien,
en
cas
que
ce
mouvement
diutne
ne
foit
pas
uniforme
,
&
qu
]
ait
fouf-
fert
réellement
quelques
légeres
altérations
produites
par
la
ré-
fiflance
de
l'air
&
de
lé
ther,
ou
par
quelqu’autre
force
qui
puifle
agir
fur
la
Terre,
on
dde
encore,
«
1°.
par
quels
phéno-
»
mènes
on
peut.
connoître
ces.altérations
produites
dans
le
mou-
»
vement
diurne;
2°.
par
quels
moyens
on
peut
rectifier
la
me-
»
fure
du
tems,
bn
d’en
tirer
une
comparaifon
exacte
entre
la
»
mefure
du
tems
des
fiécles
pañlés
&
celle
de
nos
jours
»,
Voyet
le
Journal
de
M,
PAbbI
Roger,
Mars
1779,
page
234
(c2
2gée
ARTE
ERA
'
NBA
ERREURS
EE
TRREN
ADETNOOE
TI
ENS
ARRETE
STENTPRUPMER
TERRE
DRE
de
VALUE
vit
aC
MCE
PRAIRIE
TER
(2)
OBSERVATIONS
de
M.
Des
Sazzrer,
fur
la
Képonfe
de
M.
le
Baron
DE
MARIVETZ,
inférée
dans
le
N°.
117,
du
Journal
Général
de
France,
bien
l'inégalité
de
fes
forces
fur
les
deux
extrémités
du
le-
&
orientale
de
la
planète,
En
effet,
vous
avez
démontré,
&
il
eft
évident
que
l’ad-
dition
d'énergie
fe
fait
en
raifon
inverfe
du
quarré
des
dif-
tances
;
il
fuit
de-1là
qu'à
différentes
diflances
;
les
diffé-
LE
re
rences
de
ces
énergies
ne
peuvent
être
une
quantité
conf-
tante.
Fe
Imaginons
les
deux
extrémités
du
fléau
de
la
balance,
comprimées
par
deux
reflorts
ployés
en
hélice,
dont
les
efforts
fur
les
deux
bras
du
levier,
foient
entr'eux
comme
lorfqu'elle
fe
rapproche
du:
Supplément
à
la
Feuille
du
Mardi
30
No-
vembre
1784,
N°,
144
bis.
100:à
90,
il
eft
clair
que
le
bras
furchargé
ne
sabbaiflera
(8)
qu'avec
un
excès
de
force
de
dix
livres;
fuppofons
main-
tenant
que
la
force
expanfive
de
ces
reflorts
foit
en
raifon
inverfe
du
quarré
de
la
diftance
au
point
d'appui
de
l'ex-
trémité
fupérieure
de
ces
deux
reforts,
&
rapprochons
la
«
.
sr
\
balance
à
une
diftance
moindre
de
moitié,
dès-lors
Le
bras
chargé
d’abord
de
quatre-vingt-dix
livres,
le
fera
d'un
poids
quadruple
3605
&
l’autre
bras
qui,
dans
l'origine,
ne
létoit
que
de
100,
Le
fera
aufli
de
400;
Ja
différence
de
40
de
ces
deux
derniers
nombres,
quadruple
de
celle
des
deux
pre-
miers,
follicirera
le
mouvement
du
levier
avec
cet
excès
de
force,
&
le
déterminera
à
s'abbaifler
avec
bien
plus
de
vitefle
que
dans
le
premier
ças.
|
|
Oferai-je
maintenant,
Monfieur,
vous
préfenter,
avec
la
défiance
qui
doit
m'être
naturelle,
une
caufe
que
je
foupçonne
contribuer
en
grande
partie
à
l’uniformité
du
mouvement
de
rotation
d'une
planète,
pendant
la
durée
d'une
de
fes
révolutions,
auteur
du
Soleil,
malgré
l'iné-
galité
de
diftance
du
périhélie
à
Paphélie?
Il
fuit
de
votre
principe
fondamental,
que
les
forces
dans
deux
orbes
diffétens
du
tourbillon
folaire,
ou
les
forces
qui
meuvent
ces
orbes,
font
réciproquement
comme
le
quarré
des
diftances
;
&
de-là,
que
les
vicefles
de
ces
orbes,
font
en
raifon
inverfe
des
racines
quarrées
des
rayons,
où
diflances
de
ces
mêmes
orbes,
au
moteur
central.
.
Certe
plus
grande
viceffe
des
couches
du
tourbillon,
qui
rencontrent
l'hémifphere
inférieur,
lhémifphere
le
plus
rap-
proché
du
Soleil,
dérermineroit
la
planète
à
tourner
fur
fon
axe
en
fens
contraire
à
celui
où
elle
tourne;
fi
la
force
|
d'irradiation,
FALL
vT
0
LES
ER
Leds
d'irradiation,
fi
fa
force
de
vibration
des
rayons
folaires
.
n'avoient
plus
de
puiffance,
pour
lui
communiquer
le
mou-
vemènt
de
rotation
d’occident
en
orient,
Cétte
préceflion
des
orbes
intérieurs,
cette
plus
grande.
viteffe
des
couches
qui
rencontrent
lhémifphere
inférieur.
de
fa
planète,
eft
donc
une
force
fouftradtive
4
celle
d'irra-
diation,
qui
follicite
Le
mouvement
de
rotation
d’occident
én
orient
:
mais
la
quantité
de
cette
préceflion
dans
deux
orbes
éloignés
fun
de
l'autre
de
tout
le
diamètre
de
[2,
Terre,
n'eft
point
la
même
à
toutes
les
diftances
;
d'au.
tant
plus
grande
que
la
Terre
eft
plus
près
du
Soleil
cle
diminue
toujours
en
s’en
éloïgnant
:
de
forte
qu'à
un
très-grand
éloignement
de
cet
aftre,
cette
différence
séva-
nouit.
=
Suppofons
maintenant
la
Terre
aphélie,
l'inégalité
d'im
pulfon
des
rayons
folaires
fur
les
deux
moirtiés
de
Fhémit
phere
éclairé
[a
dérerminera
à
une
quantité
de
mouve-
ment,
modifiée
par
{a
différence
des
forces
des
deux
orbes
;
entre
lefquels
font
compris
fes
deux
hémifpheres
inférieur
&
fupérieur.
=
;
|
Arrivée
au
périhélie,
après
avoir
traverfé
des
orbes,
dont
Fépaifleur
eft
de
1103120
lieues
,
la
Ferre,
ce
femble,
de-
vroit
accélérer
fon
mouvement
diurne,
puifque
l'énergie
des
rayons
folaires
eft
augmentée
en
raifon
inverfe
du
quarré
es
diffances
;
mais
alors
l’inégalité
de
force
des
deux
orbes
qui
la
renferment,
a
augmenté
en
raifon
inverfe
du
quarré
des
mêmes
diftances
:
de
forte
que
la
force
d'irradiation,
qui
dérermine
la
planète
à
rourner
far
fon
axe
d'occidenc
en
orient,
&
[a
force
de
préceffion
qui
da
follicite
À
un
mou-
b
(0)
=
|
vement
contraire,
font
deux
forces
oppofées
qui
fe
balans
cent
dans
toutes
les
circonftances,
&
peuvent
rendre
raifon
jh
en
grande
partie
de
l'uniformité
que
l'on
remarque
dans
le
:
à
mouvement
diurne,
pendant
une
révolution;
je
dis
pendant
une
révolution,
parce
que
la
ligne
des
apfides,
par
fon
mouvement
lenc
&
direct,
répondant
fucceflivement
à
dif-
férentes
zones
&
différens
orbes
du
tourbillon
folaire,
zones
&
orbres
qui
ont
des
virefles
inégales,
il
me
femble
que,
d’après
votre
Théorie,
cette
inégalité
de
virefle
doit
en
caufer
une
dans
les
divers
mouvemens
des
planètes,
inégalité
qui
ne
devient
fenfible
qu'après
de
longs
périodes
h
que
vous
déterminerez
fans
doute
dans
votre
cinquieme
1
Volume.
=
:
Au
refte,
quelles
que
foient
les
caufes
de
luniformité
de
ce
mouvement
diurne
dans
les
diftances
aphélie
&
pé-
rihélie,
il
n'en
eft
pas
moins
vrai,
Monfeur,
qu'on
ne
peut
vous
contefter
la
gloire
d’avoir
déduit
de
votre
principe
unique,
&
d'une
maniere
certaine,
la
caufe
de
la
rota-
tion
des
planères,
&
d'avoir
démontré
comment
ce
phé-
nomène
tient
à
{a
loi
générale;
quant
au
quantum
précis
des
combinaifons
infiniment
variées
des
a@ions
de
la
Na-
\|
ture
,
il
faudroit
faire
entrer
tant
d’élémens
incertains
dans
À
la
recherche
de
leurs
rapports
(comme
vous
le
remarquez
|
très-bien,
Phyfique
du
Monde,
Tom.
IT,
pag.
269),
que
la
Th‘orie
qui
Les
donneroiït
avec
exatitude,
feroit
par
cela
feul
Iégitimement
fufpecte.
|
-
Suivez
donc
avec
ardeur,
Monfeur,
la
nouvelle
car-
tiere
que
vous
vous
êtes
ouverte.
Affranchis
de
tant
de
|
préjugés,
dégagés
de
tout
efpric
de
parti,
les
vrais
Amæ
|
:
;
F
Fa
ES
Ë
Re
ex
ie
RES
A
APE
NE
NE
NAS
RRPROSTE
CETTE
NELAE
SENS
REC
PATES
FF
DR
ET
RET
frenes
MP
SET
PETER
SIP
TT
A
PER
TO
UE
EN
RETE
TI
R
NU
RRRE"”
|
11}
tours
des
Sciences
vous
au
but,
pour
vous
décer:
ner
la
palme
due
à
la
hardieffe
de
votre
plan
&
au
génie
qui
en
dirige
l'exécution.
Recevez,
je
vous
prie,
Monfeur,
avec
indulgence,
les
obfervations
que
j'ai
pris
la
liberté
de
faire
fur
votre
Re-
ponfe,
&
les
affurances
avec
laquelle
j'ai
honneur
d'être,
Monfieur,
votre
très-humble
&
très-obéiffant
ferviteur,
DE
SALLIER.
LeTrre
à
M.
DE
SazzrreR,
fur
la
Réponfe
qui
lui
a
_
été
faite
par
M.
le
Baron
DE
MARIVETZ,
dans
le
Supplément
au
Journal
Général
de
France,
N°.
117.
«
Selon
M.
de
Fontenelle,
la:
Philofophie,
Monfieur
.)
>»
poto
fe
comparer
à
un
certain
Es
d'enfants,
où
l’un
»
d'entreux,
les
yeux
bandés,
court
après
Les
autres.
S’il
en
»
attrape
quelqu'un,
il
eft
obligé
de
le
nommer,
finon
il
doit
lâcher
prife
&
recommencer
à
courir.
Il
en
va
de
»
même
de
la
vérité,
continue
l'ingénieux
Auteur
:
il
n'eft
LA
-»
pas
que
les
Philosophe.
quoique
les
yeux
bandés,
ne
»
lattrapent
quelquefois;
mais
quoi?
ils
ne
lui
peuvent
pas
»
foucenir
que
c'eft
elle;
&,
dès
ce
moment-là,
elle
leur
»
échappe,
&c.
(1)
>.
-
I
feroit,
peut-être,
auffi
exact
de
regarder
la
Nature
comme
une
grande
énigme
ou
charade
propofée
aux
hom-
mes,
fur-cout
aux
Philophes.
Leur
enfenible
peut
être
(1)
Note
quatrieme,
Dialogue
des
morts
modernes.
b
ij
Supplément
à
la
Feuille
du
Samedi
4
Dé-
cembre
1784,
N°.
146
bis.
{
12
)
confidéré
comme
un
cercle,
où
chacun
eft
autorifé
à
dire
fa
penfée
fur
le
mot
où
R
clef
qu'on
leur
offre
de
cetre
fablime
énigme.
Lorfque
cette
clef
s'adapte
à
toutes
les
circonftances
qui
y
font
énoncées,
lorfqu'elle
n'eft
démentie
par
aucune,
on
eft
prefque
sûr
que
ceft
la
véritable;
mais
elle
ne
regoie
le
fceau
de
la
certitude
morale
que
quand,
ayant
été
exa-
minée
&
débattue
dans
le
cercle
des
Amateurs
du
vrai,
elle
réunit
enfin
tous
les
fuffrages.
C'eft
ce
qui
eft
arrivé
à
l'égard.
des
vérités
les
mieux
établies
en
Phyfique
;
la
pefanteur
de
Pair,
le
fyflème
de
Copernic,
Pécslération
des
graves,
la
Dion
du
fang
G
),
les
analogies
de
Kepler,
&c.
&c.
On
ne
peut
pas
même
excepter
‘de
cette
règle,
les
affer-
tions
qu'on
nous
annonce,
comme
prouvées
par
l'expérience
ou
le
calcul.
Il
n'eft
que
trop
commun
dé
voir
des
Phyf-
ciens
fe
tromper
dans
leurs
obfervarions
&
dans
les
con:
féquences
qu'ils
en
déduifent;
&
nous
navons
que
trop
d'exemples
de
Géomètres
même
renommés,
qui
nous
ont
induits
en
erreur,
foit
par
le
peu
de
in
des
‘principes
fur
lefquels
ils
s'appuyoient,
foit
même
pa
la
faufleté
de
leurs
opérations.
-
Selon
la
pag.
8,
Tom.
III,
B
Php
ique
du
Monde;
le
or
que
je
viens
d'expofer,
eft
évidemment
celui
fr)
Mais
le
fang
qu'enferment
nos
veines
<
N’a
plus
de
routes
incertaines
;
;
Et
cet
énigme
eft
pénètre.
La
MOTTE,
Ode
Jr
Émilie
Re
Cr
F
#
£
EEE
FRRRTAITRTAETIRTUERON
NA
RP
RRNIE
EDIT
NTI
EETIENTENTE
SRRRAMANLTESTE
TUE
RAT
MONET
PARA
Ste
Hé
a
|
+
"4
!
È
;
Cas
+
de
M.
le
Baron
de
Mariverz.
2
efpere
dGnc
,
Monfeur
quil
me
:
d'avouer
que
fa
Réponfe
à
à
votre
di
Æ-
culté
ne
me
paroit
nullement
.
fi,
Vous
lui
objeétez
(Journal
de
France,
N°.
108),
que
felon
fon
hyporhèfe
,
la
rotation
des
nètes
fur
leur
axe
avoit
pour
caufe
l'impulfion
des
rayons
folaires
fur
fa
7
1
7
PET
.
.
moitié
éclairée
de
leur
hémifphere
,
cette
rotation
devroit
être
plus
rapide
vers
leur
périhélie
que
dans
leur
aphe-
Hesse.
».
«
Ce
ne
font
pas,
répond
anble
Auteur
(Journal
de
France,
N°-147,
Supplément),
les
énergies
abfolues
des
»
impulfi
ions
des
rayons
folaires
,
qui
opèrent
la
rotation
»
des
planètes,
mais
les
d'énergie
de
ces
mêmes
rayons
,
contre
les
deux
moitiés
de
Phémifphere
éclairé
,
-
occidental
où
Îes
rayons
agiflent
avec
plus
de
force,
&
l’oriental
où
leur
action
ef
moindre.
Un
fléau
de
2
Jance
,
chargé
de
poids
inégaux
(continue
M.
le
Baron),
eft
Fr
au
mouvement
par
la
différence
des
poids.
Si
l'un
des
baffins
eft
chargé
de
cent
livres,
&
l'autre.
de
quatre-
vingt-
-
dix,
le
fléau
fera
mis
en
mouvement
par
une
puiflance
de
livres,
différence
des
2
ajoutez
vingt
livres
dans
chaque
Ein
les
poids
feront
cent-
vingt
&
cent-dix
livres,
dont
la
dÉrébce
eft
encore
dix
livres
,
&c.
Les
deux
moitiés
occidentale
&
orientale
,
ajoûte
M.
de
Mariverz,
de
l'hémifphere
éclairé
de
la
de
nère
aphélie
ou
ile.
font
exactement
dans
le
cas
de
ces
deux
baflins.
L’inégalité
des
forces
impuifives
des
rayons
folaires,
qui
follieite
chacune
de
ces
deux
moitiés
au
Mouvement,
demeure
conftamment
fa
même,
quoique
(
14)
|
»
{es
forces
qui
agiffent
contre
la
totalité
de
l’hémifphere
»
éclairé,
foienr
différentes,
felon
que
la
planète
eft
plus
»
ou
moins
éloignée
du
Soleil,
&c.
».
Je
me
trompe,
où
M.
lé
Baron,
au-lieu
de
voir
ici
la
proportion
arithmétique,
devoit
y
reconnoître
la
géomè-
rique,
&
dire
:
fuppofons,
par
exemple,
les
rayons
folaires
aoir,
foit
dans
le
périhélie,
foit
dans
laphélie,
avec
un
cin:
quieme
plus
d'avantage
fur
[a
moitié
occidentale
de
l’hémif-
phere
éclairé
du
globe,
que
fur
la
moitié
orientale
de
cet
hémifphere
;
fi
l'énergie
abfolue
des
rayons
dans
le
périhé-
lie,
eft
repréfentée
par
le
nombre
100,
&
que
dans
l'aphe:
le,
vu
le
plus
grand
éloignement
où
nous
fommes
du
80-.
lil,
on
la
défigne
par
celui
90,
il
eft
clair
que
notre
planète
{era
follicitée
à
tourner
avec
un
neéuvieme
plus
de
force
dans
le
périhélie
que
dans
l'aphélie
;
car
le
cinquieme
de
90
cit
18,
&
celui
de
100
eft
20.
Votre
difficulté,
Mon-
fieur,
refte
donc
dans
fon
entier.
Il
me
femble
que
M.
de
Marivetz
pouvoit
y
faire
une
Réponfe
plus
fatisfaifante.
à
Si
l'inégalité
des
forces
impulfives
des
rayons
folaires
a
PER
à
D
opéré
la
rotation
de
la
T'erre
fur
fon
axe,
telle
qu'elle
exifte
a@tuellement,
ce
n’a
sûrement
été
qu'après
une
lon-
gue
faire
de
fiècles.
Un
fluide
auffi
fubtil
que
celui
de
la
lumiere,
agiflant
à
la
furface
du
globe,
de
fan
atmofphere,
des
eaux,
&c.,
na
pu
communiquer
à
fa
mafe,
une
auff
grande
vitefle,
qu'après
une
très-longue
durée,
d'autant
que
nous
ne
voyons
pas
que
les
rayons
du
Soleil
réunis
même
au
foyer
des
verres
ou
miroirs
ardens,
&
dirigés
vers
une
furface
très-mobile,
changent
en
rien
fa
pofition,
&
y
occa-
4
#4
#
Ë
FA
F
eu
es
#&
Lx
É
È
ë
PERTINENTE
TONER
PANNE
EORNREUEEN
PTE
-
(15)
fionnent
aucun
mouvement
fenfble.
C'eft
ce
que
M.
de
Mairan
a
vérifié.
Vous
pouvez
confulter,
Monfieur,
fur
ce
fujet
intéreflant,
fon
Traité
de
l’
Aurore
Boréale,
EX°.
_
ciflement.
‘
.
D’après
ces
obfervations,
n’eft-il
pas
évident
que
le
tems
du
féjour
de
notre
globe
dans
fon
aphél
je
où
DEEE
neft
point
fuffifant
pour
occafonner
des
variations
marquées
dans
Ja
viteffe
de
fa
rotation
?
C'eft
pour
cette
caufe,
&
pour
d’autres,
que
L
mouvement
de
la
Terre
fur
fon
axe
eft
la
plus
exacte
de
toutes
les
me-
fures
du
tems;
ce
qu'ont
reconnu
les
Aftronomes,
&
en
der«
nier
lieu
l’Académie
Royale
de
Sa
,
dans
fon
Programme
pour
Le
Prix
de
1781.
Voici
comme
je
m'ex-
pliquois
fur
ce
fujet
en
1760
dans
mes
Étrennes
Chronomé-
tiques
,
pag.
130
&
154.
«
La
révolution
de
la
Terre
fur
fon
axe
nous
fournir
la
»
plus
parfaite
des
mefures
du
tems,
parce
que,
de
tous
les
»
mouvemens
connus,
ceft
le
moins
variable
&
le
moins
»
altéré;
car,
1°.
un
globe
qui
fe
meut
fur
fon
axe,
n'é-
»
prouve
qu'une
réfiftance
très-perite
du
milieu
dans
léquel
il
tourne
;
2°.
cette
réfiftance,
fi
elle
avoit
lieu,
s'anéan-
tiroit
encore
par
la
mañle
prodigieufe
de
la
Terres
3°.
fe-
lon
M.
Newton,
ce
milieu
n'eftautre
chofe
que
le
fluide
(1).
Enfin
les
attraétions
des
autres
corps
céleites,
en
fupppo-
fant
même
qu'elles
puffent
influer
fenfiblement
fur
notre
YU
VS
VV
y
(x)
lraque
vacuum
neceffarid
datur,
conclut
M.
Newton,
troifieme
Corollare,
Propoñrion
6,
Théorême
6,
Livre
3
des
Principes
Ma
thématiques
de
la
Pliiofophie
Naturelle,
(16)
»
Terre,
&
produire
ques
ques
légeres
anomalies
dans
fon
»
Mouvement
an!
nuel,
n
"en:
posant
occañionner
aUCUEs
»
dans
celui
autour
4
fon
axe
».
Revenons
à
la
LOIS
du
Monde.
Si
M.
le
Baron
&
fon
a
co-opérateur
M.
Gouff
er
Ont
:
raifon
de
fe
plaindre
«
des
atteintes
fourdés
qu
on
porte
à
»
leur
Théorie
dans
lés
cercles
&
fes
cabinets
fans
qu'au-
»
cune
de
ces
critiques
ait
été
rendue
publique
(1)
»,
ne
mur
pourroit-on
pas
leur
a
avec
autant
de
juftice,
le
fifence
qu'ils
ont
obférvé
à
l'égard
de
ces
Théorêmes
for-
midables,
que
M.
Newton
a
und
contre
l'hypothèfe
qu'ils
ee
Avant
de
faire
reparoître
de
nouveaux
tour
billons,
ne
falloit-il
pas
commencer
par
réfuter
des
ne
2
tions
dont
le
réfulrac
eft
que
les
planètes
ne
TE
être
entrainées
par
des
tourbillons
?
Æinc
lrquei
planeras
a
a
VOrticibus
COrpOrLS
non
deferré,
COf-
clut
M,
Neyrion
(2);
&
dans
la
même
fcholie,
il
affirme
que
:
cette
hypothèfe
eft
abfolument
contraire
aux
phénomènes
_
aftronomiques.
Quand
on
propofe
un
fyftème,
peut-on
regarder
comme
É
non
avenue
une
fuire
de
propoñtions
géomètriquesquilecon
tredifenc
formellement?
propofñrions
conçues
&
démontrées
avec
une
fageffe
&
une
fagacité
qui
paroiffent
le
dernier
Ë-
:
Phyfque
du
Monde,
Tor.
III,
pag.
8,
&cc.
£
(2)
Philofophie
Naturalis
Principia
Mathemarica,
Liber
nd
F
Propofitio
LILI,
Scholium
ibid,
Tsaque
hypothefis
voreicum
cum
Re
menis
affronornicis
omnino
pugnat
&
non
tam
ad
explicandos
quan
ad.
perturbandos
;
JROIUS
cælefles
conducre,
te
7
|
(19)
:
terme
de
l’efprit
Hümaïn
;
car,
il
faut
le
dire
,
dans
lappli-
cation
que
M.
Newton
à
faire
des
Mathématiques
à
la
Phy-
fique
,
il'a
éré
infiniment
plus
éclairé,
plus
face,
plus
cir-
confpett,
que
beaucoup
de
Géomèrres,
fes
fuccefeurs,
qui
€n
ont
étrangement
abufé.
fs
rare
=
Au
réfté
/
Monfieur,
le
Livre
de
la
Phyfique
du
Monde,
par
la
füblimité
de
fon
objec
qui
embrafe
toutes
les
parties
de
là
Phyfique,
par
l'élégance
clarté
qui
y
règne,
&
par
Les
foins
de
toute
efpece
pris
par
M.
le-Baron
de
Marivetz,
pour
le
rendre
digne
des
regards
du
Public
&
des
Philo-
fophes;
ce
Livre,
dis-je,
a
un
droit
partic
ulier
de
les
intérefler.
Ts
applaudiront
fans
doute
aux
éloges
que
vous
avez
faits
de
ce
Savant,
&
à
l'attention
fcrupuleufe
que
vous
avez
apportée
en
l'examinant.
|
-
J'ai
l'honneur
d'être,
Monfieur,
avec
la
confidération
Ê
plus
diftinguée,
votre
très-humble
&
très-obéiffant
ferviteur,
=
+
LE
Roy,
l'aîné,
_
—
_*
Ho
rloger
du
Roï,
Penfionnaire
de
Sa
Majeflé,
RÉPONSE
de
M.
le
Baron
De
MAr1rzTz
à
la
Lewre
:
de
M.
DE
S'ALLIER,
tnférée
dans
le
N°.
144,
Supplément.
|
|
:
.
Rien
n'eft
plus
jufte,
Monfeur,
que
la
maniere
dont
vous
expliquez,
dans
nos
Principes
mêmes,
la
conftante
uni-
formité
du
mouvement
diurne
de‘la
Terre
de
laphélie
au
périhélie,
Vous
réparez
avec
génie
une
omiflion
que
je
n'au-
rois
pa$
dû
faire
dans
ma
Réponfe.
L'inévalité
de
vireflé
des
orbes
du
fluide
déférane,
qui
rencontrent
les
deux
moiriés
fupérieure
&
inférieure
de
Fhémifphere
occidental
de
la
|
c
Supplément
à
la
Feuille
du
Jeudi
23
Dé-
cembre
1784,
N°.
154
bis,
D
BONE
ARE
TR
DRE
SEE
Pr
ur
,
7
Le
Mere
og
art
PARA
VAR
ET
(LPS)
planète,
la
feroient
en
effer
tourner
dans
le
fens
éppofé
à
celui
felon
lequel
elle
tourne,
fi
la
force
impulfive
d'irra.
diation
des
rayons
folaires
n'avoit
pas
lieu.
Il
en
réfulte-
roit
donc
que
la
Terre
tourneroit
d'occident
en
orient,
&
que
le
Soleil
Pafbitrae
fe
coucher
où
il
paroït
fe
—
ét
F
lever
où
ik
paroi:
fe
coucher:
ainfi
que
nous
en
ins
averti
page
Sr,
Tome
IH,
de.
la.
Phylque
:
du.
Monde.
La
planète
tourneroit
donc
res
cn
occident,
;,
COMME
un
globe
qui
rouleroit
dans
la
concavité
de
lorbe
fupérieur,
au-lieu
qu'elle
tourne
véritablement
d’occident
en
orient,
ainfi
que
feroit
un
globe
qui
rouleroir
fur
Re
convexité
de
l'orbe
inférieur
de
da:
planes.
RES
La
virefle
avec
laquelle
|
Le:
centre.
de
>
ne
ef
+
porté
dans
fon
orbite,
eft
moyenne
entre
les
vitefles
des
orbes
inférieurs
à
ce
centre,
&
celles
des
orbes
fupérieurs
à
ce
mème
centre.
Il
fuit
de-là
que
l’aion
de
ces
orbes
contre
Les
deux
moitiés
de
l'hémifphere
occidental
de
la
pla-
nète
,
eft
iné
sgale
3
que
cette
ation
eft
plus
foible
contre
la
moitié
fupérieure
&
obfcure
de
l'hémifphere
occidental
qui
femble
fair
devant.
Le
courant
:
des
orbes
fupérieurs,
puifque
le
centré
de
la:
fanète
fe.
vec.
plus
de
vireffe:
au
contraire,
Padion
deu
déféranc
Re
plus
grande
contre
la
moïtié
inférieure
&
éclairée
du
même
hémifphere
occidental,
puifque
la
viceffle
du
centre
de
la
planète.
eft
moindre
que
celle
du
courant
des
orbes
inférieurs.
La
pla-
nète
eft
donc
follicitée
à
à
tourner
d'orient
en.
occidenr.
par:
Finégalité
des
forces
des
orbes
fapérieurs-
&
inférieurs;
5
&
elle
tourneroit
en
effet
de
cette
maniere,
fi
la
force
plus
puif-
faute
de
lirradiation
des
rayons
ie
ne
ka
dérerminoie.
CRE
PET
UE
DESCENTE
RE
RERO
RSR
nDE
TE
PET
er
er
7
ner
ne
irs
SNS
por”
PR
TT
DT
È
è
|
|
taie
EE.
«
NET
STE
RTE
TON
PROPRES
R
EE
T
EE
CRCHEURU
TU
’
clé
dat
die
à
oo.
dt
été
SE
dt)
dé
UD,
dre
7h
duré
D
ÉÉ
GR
4
.
L
|
|
(
19)
cffédtivement
à
à
tourner
dans
Le
es
oprofé,
ceft-
-a-dire,
es
Ge
me
-
Vous
avez
très
bien
déve
OppÉ,
Mae
cette’
vérité
pou
“as
les
inégalités
des
forces
de
prelion
des
orbes
qui
agillenc
à
la
ie.
contre
les
deux
moiciés
de
l'hé-
mifphere
Dette
&
qui
tendent
à
faire
tourner
la
pla-
nète
d’occident
en
orient,
décroifflent
ou
augmentent
à
me-
fure
que
fa
planète
s'avance
vers
l'aphélie
ou
"à
le
péri-
hélie,
&
sis
.
RUE
où
Ces’
Feu
E
EST
compenfent
B=
Man
ou
Pare
ta6on
de
recoit
+
force
impubive
d'irradiation
des
rayons
folaires,
for
fque
fa
Ferre
eft
aphélie,
ou
lorfqu’
elle
eft
Ha
De
cette
compenfation
réfulte
l'ifochronifime
des
révalirions
diurues
confécurives
de
notre
g
lobe.
=
-
La
furface
de
la
Terre,
pendant
ir.
diese
FE
une
révo-
lon
diurne
(1)
d'ün
midi
au
midi
du
lendemain
,
éprouve
vw
_
donc
de
LR
pare
du
fluide
déférent,
des
imprelfions
diffe-
se
rentes
fe
faccèdent
fans
interruption.
Chaque
point
particulier
de
fa
furface
paflane
depuis
midi
jufqu’au
cou-
cher
du
Soleil,
à
travers
les
orbes
inférieurs
qui
rencon-
trént
la
moitié
Létairee
de
lhémifphere
occidental,
&
après
le
coucher
du
Sofeil
jufqu'a
a
minuit,
à
travers
les
.
fupé-
EE
(1)
Il
faut
obferver
que,
pour
rendre
plus
clair
ce
que
nous
voulons
faire
entendre
ici,
nous
avons
pris
pour
exemple
le
tems
des
ÉQUINOXES
;
les
autres
tems
préfentent
des
variétés
dont
nous
träiterons
ee
-
Le
.
notre
Our
se
ef
a&tuell
lement
fous
préffe,
ns
C4
(
20
)
rieurs
qui
rencontrent
la
moitié
obfcure
du
même
hémif-
phere
;
;
chacun
de
ces
points
reçoit
des
impreflions
propor-.
tionnées
à
l'énergie
des
différens
orbes.
D'autres
lo
différemment
modifiées,
fe
font
fencir
à
chacun
des
mêmes
points
de
[a
Terre,
ie
minuit
jufqu’
au
lever
du
Soleil:
tems
pendant
lequel
chaque
point
de
fa
furface
,
traverfant
|
l'hémifphere
oriental,
rencontre
les
orbes
qui
répondent
à
à,
à
|
la
moitié
fu
érieure
&
obfcure
de
cet:
hémifphere.
Depuis
1
le
lever
d#éSoleil
jufqu'à
midi,
les
mêmes
poinEs
traverfent:
:
les
orbes
inférieurs
qui
nes
à
la
moitié
inférieure
&
éclairée
de
l'hémifphere
oriental;
1
ils
éprouvent
encore
des
imprefions
différentes
:
c'eft
cette
fucceflion.
d'inégalité
d'adion,
&
le.
changement
de
diredion
de
ces
ni
.
ee
dant
les
quatre
parties
de
fa
durée
une
révolution
diurne,
que
nous
regardons
comme
la
caufe
vraiment
ue
des
variations
diurnes
de
l'aiguille
aimantée,
&
comme
da
caufe
de
plufieurs
phénomènes;
importans
que
nous
efpérons
:
expliquer
dans
le
Volume
où.
nous
traiterons
deb
’atmofphere.
L'uniformite,
l'égalité
de
durée
des
révolutions
diurnes
dans
des
périodes
sis
ne
fera
cependant
pas
conf-
tante,
comme
vous
le
remarquez
très-bien,
&
comme
nous.
Laèdes
indiqué
à
Ja
fn
du
Volume,
cité.
.
diminution.
de.
lobliquiré
du?
lan
de
Pécliprique
2
au
plan
de
l'équateur
du.
to
Dillon
Dre.
ou
la
rédaction
du
plan
de
l'orbite
à
celui
de
L'équareur
du
Soleil,
introduira
de
nouvelles
:
iné-
galit
es
qui
ne
c
peuvent
dévenie
fenfbles
:
qu
après
de
longues
périodes
+
alors
Porbite
fra
moins
de
ÿ
tous.
fes.
points
répondront
2
à
des
orbes
&2
à.
des
Zones
où
+
JR
plus.
:
de
mouvement
a
qu
en
tout
agree
endroit
du
courbillon.
o-
:
ARIZ
Ron
ee
SE
TE
a
2
A
RTS
AGE
Es
EL
As
Le
EL
PUMA
LR
TT
En
LE
A
RE
AE
Se
ba
Hire
dit
ee
RU
g
SAISIT
IP
FAT
&
très-obéiffant-ferviteur,
:
=:
dx
ns
Ne
dr
AT
di
int
fs
SAA
LS
AE
et
LA
re
G
Li ds
r
j
go
a
did
ina:
fé
seit
à
bte
Àd
ds
Eie"
:
SAPPIIPE
ILE
TESTER
ET
pe
PRE
ar)
aire
également
éloigné
du
Soleil.
Il
doit
donc
paroître
hors
de
doute,
ces
circonftances
arrivant,
que
le
mouvement
de
a
Ce
nouvel
érac
de
notre
globe
ne
fera
point
permanent,
parce
que
les
mêmes
caufes
qui
auront
opéré
la
réduction
du
plan
de
l'orbite
au
plan
de
l'équateur
folaire,
continuanr
d'agir,
elles
feront
incliner
l’orbite
dans
le
fens
oppofé
à
celui
de
l'inclinaifon
a@uellé
;
ce
qui
ramènera
une
plus
grande
excentriciré;
&
ce
qui
rappellera,
par
une
fuite
nécef.
faire,
tous
les
phénomènes
qui
auront
eu
lieu
dans
la
pre-
miere
moitié
de
la
période
de
l’ofcillation
du
plan
de
l'orbite.
-
Récevez,
Monfieur;
tous
mes
rémercimens
de
l'attention
CPR
TS
RTE
laquelle
j'ai
lhonneur
d'être,
Monfieur
,
Votre
très-humble
DE
MaRrivETz.
LETTRE
de
M.
le
Baron
nz
Marirzsrz
à
Mrs
Ror,
l'aîné
Horloger
dis
Roï
=
Penfonnaire_
de
Sa
Majefté,
_{ervant
de
Réponfe
à
la
Lettre
de
ce
Savant,
inférée
dans
le
Supplément
du
Journal
Général
de
France
,
Feuille
du
4
Décembre
1784,
N°,
2
46
bis.
ee
es,
,
Paris,
le
7
Décembre
1784
Sa
a
Journal
Général
de
France
du
Jeudi
6
Jan-
vier
1785,
N°
(23)
-
éclairé
il
eft
difficile
d'en
faire
fans
en
être
averti
par
les
amis
de-la
véricé.
Gerre
idée:
confolante
m
"encourage.
os
il
eft
doux
de
parcourir
une
carriere
dans
laquelle
onelt.
sûr
à
chaque
faux
pas
qué
l'on
peur
y
faire
de
trouver
des
bras
{ecourables
qui
vous
foutiennenr
&
vous
relèvent.
Regar-
dons-nous
tous
comme
des
co-opérateurs
+
du
même
œuvre;
aidons-nous
dans.
nos
mutuels
travaux,
puifque
nous
n'avons
tous.
qu'un
même
objet.
Ah!
Monfeur,
:
_—.
les
champs
de
la
Science,
fi
fertiles,
f
beaux
par
eux-mêmes,
feroient
agréables
à
cultiver,
fi
tous
leurs
cultivateurs
fe
regar-
doient
comme
freres;
é
la
fimilitude
de
leurs
travaux,
Pa
de
la
fin
qu'ils
fe
propofenr,
érabliffoient
entr'eux
une
bien-
veillance
générale
qui
ne
laiffär
à
P'émulation
que
le
noble
defir,
en
travaillant
pour
la
chofe
commune,
“d'encourager,
d'aider
tous
fes
concurrens
!
Les
Savans
devroient
être
les:
meilleurs
des
hommes,
puifqu'ils
font
Les
plus
éclairés.
Fous
les
défauts
que.
l'on
:
impute
au
cœur,
au
caractere,
ne
font,
:
en
derniere
analyfe,
que
des
erreurs
de
Pentendement.
Le
rêve,
où
plutôt
le
vœu
que
je
viens
de
faire
À
fera
celui
de.
toute
ma
vie
:
j'efpere
qu'il
fe
réalifera
pour
le
bonheur
de
Ja
ee
se
_
mi
ns.
ee
ÿ
.
-
Mais
Rite
1
rêves
:
”
_
=
Pere
que
;
je
pe
en
eft-
Méoatirr
encore
un,
apres
tant
d'autres,
je
proréfte
dans
la
fincérice
=
mon
Cut,
Re
hs
me
ae
la
ss
parfaire
illufon.
Sn
_.
She
reviens,
Monfi
eut,
cetencouragement
que
je
trouve.
dans
la
certicude
que
mes.
fautes
__—
relevées.
Recevez
mes
très-finceres
remercimens
de
la
maniere
rrès-hongéss-
da
MAR
D
à
Ed
CS
Lt
ne
ere
Le
à
Ÿ
À
Ë.
S
à
|
Fa
!
È
Ft
ÈË
:
Ë
ls
k
É
ë
.
Deux
de
(23)
&
infiniment
obligeanre
dont
vous
mé
faites
fentir
l'infuf-
-fance.
de
ma
premiere
Réponfe
à
M.
de
Satlier
;
elle
fut
l'effec
d'un
peu
crop
de
précipitation
:
je
lui
en
demande
pardon
;
&
je
l'ai
dé
fait
dans
une
feconde
Lettre.
J'en
demande
pardon
à
vous,
Monfeur,
&
à
tous
ceux:
qui
nous
ont
lus.
Cependant,
c'eft
à
cette
heureufe
faute:
que
j'ai
deux
obligations
qui
me
la
rendent
chere.
Il
m'eft
inf
niment
doux
du
vu
M.
de
Sailier
tirer
lui-même
des
Principes
de
la
du
Monde,
la
folution
d'une
difi-
culté.
qui
lavoit:
ar
rèté
dans
application
de
ces
“Principes.
5
amis,
FE
aue,
&
frappés,
‘comme
VOUS,
Monfieur,
de
l'infufifance
de
ma
Réponfe
à
l'ingénieute
objection
qui
m'eft
venue
du
Vivarais,
y
avoient
déjà
fup-
pléé.
Voila
ce
que
j'efpérois,
lorfque,
dans
as
l'Atane
Propos
du
troifieme
Volum
près
qu
a
vérité,
‘après
que
a
cn
détruire
nee
que
l'hypo-
|
hèfe
{Newronienne)
avoit
ufurpé,
nous
ferons
des
vœux
trés-finceres
,
pour
que
nos
fuccefleurs,
par
des
applica=
»
tions
.
heureufes
,
plus
fablimes
,
où
plus
délicates,
»
étendent
encore
la
Fhdosie
Het
Natere
».
e
-
Notre
vœu
s
‘accomplit
plutôt
que
nous
n'avions
ofé
Pef-
pérers
&,
que
je
me
rappelle
que
les
Compagnies
fa
_vantes
de.
mêmes
ont
rejette
,
pendant
Cinquante
ans,
les
belles
découvertes
de
Newton,
qu'elles
ont
“hf
confacrées,
je
n’attribue
nos
fuccès
Gi
prématurés
qu'à
la
lagacité
l'efpric
du
fiècle
tlans
lequel
nous
vivons.
Les
préventions
opiniâtres
pour
les
anciennes
idées
,
l'oroueil
&
la
morgue
fcientifique
doivent
fair
enfin
devant
la
railen
-
(
24)
éclairée.
Les
droits
de-la
raifon
fe
font-anjourd'hni
récons
notre
avec
moins
de
peine
&
moins
de
tems
3
ils
criomphent
avec
plus
de
facilité,
se
ren
5
Voilà,
Monfieur,
da
premiere
es
que
j'ai
a
fa
ie
que
vous
mavez
fait
fentir.
fi
poliment;
;
cet
d'avoir
vu.mes.Leéteurs-tirer
eux
mêmes
de
mes
principes,
14
folution.
des
dificulrés
que
javois
eu
de
tort
de
mal
Re
foudre.
Le
fecond
avantage
que
je
tire
-de
certe
même
faute
,-ceft
de
lui
devoir,
Monñfeur,
vos
utilés
obferva=
sous
&
vatre
obliceante
Lettre.
Quoiqu'elle
{oit
adrefñlée
à.
M.
de
Sallier,
vous
voudrez
bien
que
je
vous
réponde
diredement
pour,
vou
s
affurer
que.
mon
collécue
&
moi
nous
Hous-em:
“boots
ss
“devoir
que
vous
nous
indiquez.
.
La
voie
par
laquelle
nous
nous
écrivoñs,
Mon
fieur,
ne
permet
pas
une
difeuflion
aufli
longue
qu'exige:
la
tâche
que
vous
nous
impofez
:
mañ
jai
:
de
vous.
prévenir.
que
rious
répondrons
aux
de
—-
-
dables
de
Newion
dans
le
Volume
prêt
à
fortir
&
la
Le
Fe
defire
nt
VOUS
ee
content.
den
nos
“Répone
à
se
:
ouve
auf
dans
ce
Volume.
des.
Réponfes
:
à
pl
lufeurs
rs
objections,
dos
une-entrautre
étoit
très-impofance,
&
portoit
far
cé
de:
vitefe
de:
de
Ferre
dans
.
es
ee
à.
hote
de
rotation
<
e
ar
À
sb
ection,
&.de
k
3%
*
fi
es
5
-
-
R _
£srres
à
M.
le
Baron
ne
Marre
TZ,
fur
QUEUES
3
uvnat
Articles
de
la
Phyfque
du
Monde.
.
=
ee
;
è
:
=
:
=
:
Ala
Voute,
en
Vivarais,
le
25
Janvier
1785.
eo
|
c-
Si
j'ai
été
aflez
heureux,
Monfieur,
pour
tirer
des
L..
2
cipes
feuls
de
votre
Phyfique
du
Monde,
{a
{olution
d’une:
difiiculté
fur
la
rotation
des
planètes,
je
ne
doif
ce
bon-
keur
fans
doute
qua
la
certitude
de
ces
mêmes
Principes.
L'application
que
vous
en
avez
faice
jufqu'ici,
à
la
plu-
part
des
phénomènes
que
vous
avez
examinés
eff
f
Émple,
elle
Entre
fi
naturellement
dans
l'efprit,
qu'on
peur
en
dire
à
tous
égards,
ce
que
difoit
M.
de
Fontenelle
de
la
vérité,
que
quand
on
l'entend
pour
la
premiere
fois,
il
fémble
qu'on
ne
faffe
que
sen
fouvenie
"#
-
Ce
n'eft
donc
point
une-objeétion
queje
vais
faire
contre
votre
Théorie.
Mais,
Monfieur,
ce
fonc
des
éclairciflémens,
que
je
prends
la
liberté
de
vous
demander,
fur
une
obfer-
vation:
d'un
de
mes
amis,
Militaire
auf
recommandable
E
.
dans
la
Socièté,
par
les
qualités
du
cœur,
que
diffingué
|
même
dans
fon
Corps,
par
les
lumierés
de
l'efprit
&
du
favoir.
-L'indulzence
avec
laquelle
vous
avez
bien
voulu:
É.
accueillir
celles
que
j'ai
eu
l'honneur
de
vous
préfentér
;
he
nous
laiff@
que
la
plus
parfaire
confiance.
+
Dec
que
les
tems
des
révolutions
dés
différentes
plaz
Ë
nètes,
font
proportionels
aux
racines
quarrées
des
‘cubes:
de
leurs
‘diftances
moyennes
au
Soleil,
il
fair
que
les
Ë
vitefles
des
orbes
de
votre
fluide
déférent
,
doivent
être
|
réciproquement
-proportionelles
aux
racines
‘quarrées
de
|
leurs
diflances
au
moteur
central,
Ces
deux
analogies
de
$
i
NET
Ts
DRE
Su
SSSR
(26
Ÿ
Képler,
univerfellement
reconnues
par
Îles.
Aftronomes,
fonc
le
réfulrar
immédiat
de
la
théorie
&
de
lobfervation.
Mais,
Monfeur,
page
Ixxviij
de
la
Préface
du
premier
Volume,
Pkyfique
du
Monde,
il
eft
dit
que
toutes
les
ob=
fervations
poftérieures
ont
paru
confirmer
la
Loi
de
Képler
que
les
viteffes
des
planètes
font
en
raifon
inverfe
des
quarrés.
de
leurs
moyennes
diflances.;
&
dans
la
note
&
correfpon-
dante
,
vous.
faites
l'application
de
ce
principe,
fur
les
vitefles
de
deux
planètes,
à
la
diftance
3
&
.
…
Page
56.
du
fecond
Volume,
en
rappellanc
la
loi.
de
Képler,
que
les
quarrés
des
tems
font
proportionnés
aux
cubes
des
diftances,
vous
renvoyez
à
la
page
&
note
ci-
deflus
pour
l'explication
de
CGttE
JO
a
cp
Lé
Lé
,
Après
avoir
démontré
céomètriquement,
d'après
vos
prine
cipes,
page
264,
même
Volume,
que
non-feulement
les
fanètes
doivent
avoir
moins
de
viceffe
lorfquelles
parcou-
rent
des
orbices
plus
éloignées
du
Soleil,
mais
que.ces
virefles
doivent
décroître,
comme
les
quarrés
des
diflances
augmentent;
&.
pour.
plus
d'intelligence,
en.avoir
donné
des
exemples.
numériques,
vous.ajoûtez
:
«
De.
là
naît
cette
fameufe
loi
».de
Képler,
dont.
nous
avons
parlé
dans
notre
Préface,
PET;
les
vitelfes
des
planètes
font
s
raulèn
rene
des
de
quarres
de
leur
moyenne.
difiance
5
loi
établie
fur
toutes,
»{es-obfervations
,
que
roues
les
obfervatiens
ontconfir-
»-
mée
s
DE
pe
-
ee
cn
.
.
Page
265,
même
Volume,
à
la
démonftratign
de
votre
einquieme
propoñtion,
vous-répérez.encore.que
Les
planètes
tournent
aurour
du.Soieil
avec
des
-vitefles
différentes
8
qui
diminuent
comme
le
quurré
des
diflances-augmente.
Mèmé
|
!
|
|
|
(37)
propofirion
encore
dans
la
fecondé
partie,
Chap.
de
Forge
“nifacion
du
T'ourbiflon
folaire,
pag.
48
&
40.
Toutes
ces
affertions
font
conféquences
néceflair
es
&
immédiates
de
votre
principe
fondamental,
dont
on.
déduit,
fans
réplique,
que’
tes
forces
qui
meuvent
les
otbes;
&
que
Les
vitefles
de
ces’orbes,
font'en
raifon
inverfe
dé
quarré
des
diftances
;
d’où
il
era
que
les
tems
périodiques
des
planètes,
au-lieu
d'être
proportionels
à
la
racine
quarrée
des
cubes
de
leurs.
moyennes
diftances
,
feroient
comme
les
cubes
de
ces
mêmes
diftances;
ce:
qui
eft
totalement
con-
traire
aux
phénomènes,
&
ce
qui
allongeroit
prodigieufe-
ment
la
révolution
périodique
des
eee.
|
Vous
avez
admis
cependant,
Monfeur,
dans
votre
dé-
“monftration
de
la
proportionalité
des
quarrés
des
tems
aux
cubes
des
diftances,
&
vous
favez
admife
pour.
Ja
premiere
fois
cette
viteñe
,
en
raifon
inverfe
de
la
racine
quarrée
de
fa
nee:
ÿ
mais
nous
ne
voyons
pas
comment,
des
loix
es
EURE
qui
ie
des
ROLE
e
vos
conféquene,
qu
“ls
éntrinent
en
raifon
Ava
des
de
rés
des
diftances,
vous
avez
pu
déduire
à
ka
page
12
de
Pexplication
des
née
que
les
viteffes
de
ces
orbes
font
“en
raifon
inverfe
des
racines
quarrées
des
diffancesmoyennes.
Les
Auteurs
qui
ont
traité
des
forces
centrales,
ont
bien
dé-
montre
cette
loi;
mais
ils
ont
confidéré
deux
forces,
dont,
lune
de
proje&tion
conftante
&
uniforme,
&
l'autre
de
gr2-
_vité
variable
en
raïfon
inverfe
du
quarré
de
la
diftance
;
‘avez
vous
pu
légitimement
admettre
une
loi
tirée
de
prin-
“cipes.
quin
ne
font
point
ceux
14e
votre
Théorie.
di
(
28
)
:
…
Une
autre
loi
de
Képler
eft
aufli
inviolable
que
fes-pré-
cédentes
;
c'eft
que
chaque
planète
décrit
autour
du
Soleil
des
aires
proportionelles
aux
tems
:
d'où
l’on
devroit
con-
clurre
que
les
viteffes
des
différens
orbes
de
votre
rourbil=
lon,
dans
lefquels
se
trouve
la
planète
au
périhélie
&
à
laphélie,
devroient
ètre
inverfement
porportionelles
aux
diftances
dé
ces
orbes
au
centre;
ce
qui
femble
ne
devoir
accorder
nullement
;
ni
avec
les
viceffes
des
orbes,
en
raifon
inverfe
des
quarrés
des
diftances,
telles
qu'on
les
rire
de
votre
Théorie,
ni
avec
celles
en
raifon
inverfe
des
sacines
quarrées,
celles
qu'elles
devroient
être,
pour
que
les
quarrés
des.rems
fuflent
comme
Îles
cubes
des
diftances.
.
Ces
contradictions
ne
font
vraifemblablement
qu'appa-
Journal
Général
de
France
du
.
Mardi
r5
Mars
1785,
N°.32;
&
celui
du
Jeudi
17
Mars
-
1785,
N°.
33e
rentes,
&
difparoîtront
après
une
explication,
dont
il
nous
a
paru
que
ces
articles
étoient
fufceptibles.
J'ai
l'honneur
d'être,
&c.
Re.
_
De
SALLIER.
RÉPONSE
de
M.
le
Baron
DE
MaARIVETZ
à
la
Lerrre
de
M.
pz
SALL1ER,
inférée
dans
le
Journal
Général
de
ane
Na
ER
—
Paris,
le
27
Février
178$.
=
———_—_—
=
5
Lorfque
je
follicitois
avec
tant
d'ardeur,
Monfieur,
les
obfervations
&
même
la
critique
févere
de
ceux
qui
me
feroïent
l'honneur
de
me
lire
;
j'écois
profondément
pénétré
-de
l'utilité
des
fecours
que
jen
tirerois.
Je
fentois
combien
je
devois
craindre
en
traçant
une
Carte
nouvelle
d'un
pays
“fparcouru
,
quoique
jamais
exactement
décrit,
de.
m'écarter
quelquefois-de
la
direction
de
ma
route,
d'être
trompé
par
LE
ER
RER
MT
Le
DE
DS
MR
TEST
TE
RTL
ERA
Ds
Sn
EEE
AN
ETS CEE
APT
QE
ge
Er
sr
no
de
GORE
AE
M
Read
rt
Eire
TL
ol
re
à
2)
Le
traces
fi
mulripliées,
Je.
fentois
combien
il
étoit
facile
de
Tan
pOresr
dans
mes
plans
d'anciennes
erreurs
qui
mas
voient
été
familieres
autrefois,
ou
d’en
commettre
de
nou-
velles.
Je
me
crois
me
afucé
d'avoir
faifi
le
feul
point
de
vue
duquel
on
pui
defliner
la
grande
machine
de
notre
Monde
;
mais
j'ai
toujours
craint
de
mal
faifir
la
fonion
de
quelque
roue,
de
mal
déterminer
la
force
précife
de
quelque
reflort;
&
cétoit
pour
connoître
ces
erreurs,
pour
être
à
portée
de
les
corriger,
que
jigsaquoË
les
obferva-
tions,
les
avis,
les
au
de.
Savans.
Au
me
prouvez
aujourd'hui,
Monfieur,
combien
:
mes
craintes
éroient
fondées;
vous
m
=
de
erreurs,
rece-
vez-en
mille
remercimens
;
vous
multiplierez
vos
titres
à
ma
reconnoïfflance,
en
multipliant
vos
très-
utiles
&
très-
ingénicufes
.
Ce
font
des
erreurs
réelles
que
vous
relevez,
Monfieur,
&
vous
le
faites
de
la
maniere
Ja
plus
—
j
VOUS
paroïfez
douter
que
vous
ayez
rai-
fon
lorfqu”
il
eft
démontré
que
j'ai
tort.
Quel
exemple
d'hon-
nêteré
vous
donnez
aux
Critiques
!
C’eft
à
moi
maintenant
à
donner
aux
Auteurs
un
exemple
de
docilité
,
de
bonne-
foi
&
de
reconnoiffance.
Avant
que
de
redreffer
les
points
de
ma
route
où
je
me
fuis
égaré,
permertez
que
je
me
félicite
d'avoir
prévu
que
nies
Es
ne
ferotent
peut-être
imputables
‘ie
mes
inad-
-VEITtences,
d'avoir
ofé
croire
que
les
principes
étoient
Cet=
tins,
que
les
déductions
juftes
de
ces
principes
fuffiroient
pour
…
toutes
les
loix
de
a
Nature;
&
vous
allez
voir,
Monfeur,
que
les
fautes
pose
que
vous
traitez
avec.
tant
…
font
bien
à
à
la
vérité
des
inadver=
tences
pen
pardonmables,
mais
qu
'elles
ne
tiennent
point
(30
)
qu
fond
de
la
Théorie;
que
mème
elles
font
redtifées
pat
elles
&
que
les
contrariétés
que
vous
me
préfentez
viennent
de
ce
que
je
mé
fuis
mal
expliqué
dans
quelques
endroïts,
tandis
que
j'ai
été
exact
&
correct
dans
d'autres;
ici
PAu-
teur
à
tort,
mais
non
pas
fa
Théorie
:
celle-ci,
&
le
fyf-
tême
auquel
elle
fert
de
bâfe,
ainf
que
toutes
les
appli
cations
de
ce
fvfième,
reftent,
jufqu'à
préfent
au
OIDS
,
folidement
établies.
Il
va
me
fufäre
de
rectiñer
quelques
mauvaifes
énonciations.
Ce
neft
pas
pour
m
"excufer,
Mon-
fieur,
que
je
parle
ainfi,
ce
n'eft
que
pour
juftiñer:
l'opis
nion
que
vous
avez
pure
de
ce
fyftême,
en
penfant
quil
renferme
la
véritable
Théorie
des
loix
de
la
Nature.
Vos
très-juites
obférvations
mont
déterminé
à
mettre
deux
cartons
à
mon
Ouvrage;
l’un,
Zom.
F,
pag:
Lexix;
faute,
Zom.
I7,
PES:
264.
Ces
cartons
feront
joints,
en
feuilles
détachées,
à
mon
cinquieme
Volume,
afin
de
pou
voir
être
mis
à
_—
place
‘par
ceux
qui
ont
cette
Su
Edition;
ils
rétabliflenc
le
fens
dont
je
m'érois
écarté;
j'en
ferai
autant
toutes
les
fois
qu'il
en
fera
befoin,
afin
que
jamais
une
feconde
Edition
ne
differe
de
la
premiere.
Main-
tenant,
Monfieur,
voici
ma
Réponfe
à
vos
obfervations.
L’omiffion
du
mot
racine
avant
le
mot
quarré,
dans
cha-
“cun
des
paflages
que
vous avez
cité,
dénature
le
fens
de
ces
pañages,
&
les
met
en
béton
avec
la
loi
de
la
pro-
portionalité
des
viefles
aux
racines
quarrées
des
diftances
prifes
inverfement
;
les
pañlages,
ainf
dénaturés,
fe
trouvent
en
oppoñtion
avec
cette
loi
que
nous
avons
formellement
énoncée,
pag.
12
de
la
feconde
Partie
du
même
Volume
où
nous
Fa
:
les
forces
dans
deux
orbes
différens,
ou
les
forces
qui
meuvent
ces
orbes
font,
par
la
propofñirion
|
h
Ê
PPT
PRIT
TEEN
PRET
PSE
RE
PACE
PTS
NP
ENTER
PTIT
E
D
agree
op
o
ROBE
PAPE
EPE
INPUT
À
DEEP
OYTENNAPRETAE
PT
\
$
LATINE
PPT
EME
A1
RARE
RON
|
(rs)
fondamentale,
réciproquement
comme
les
quarrés
des
dif
tances.
Il
fuit
de-là
néceffairement
que
les
viteffles
de
ces
orbes
font
en
raifon
inverfe
des
racines
quarrées
des.
rayons
ou
diftances
au
moteur
central;
&,
pag.
13,
même
alinéa,
nous
en
donnons
la
démonftration,
nous
parvenons
à
la
formule
V.
&
::
Vr
VR,
proportion
qui
nous
apprend,
con-
cluons
nous,
que
les
vicefles
des
orbes
doivent
néceffaire-
ment
être
en
raifon
réciproque
des
racines
quarrées
des
rayons
de
ces
orbes,
parce
que
les
forces
quides
meuvent
font
en
raifon
inverfe
OÙ
re
des
ess
des
dif-
tances
au
centre.
C'eft
ici,
c'eft
dans
ces
pages
12
&
13
dher
notre
Théorie
cft
ducs
établie;
c'eft-la
que
nous
préfentons
la
preuve
de
la
loi
générale
fur
laquelle
elle
repofe,
En
avouant
donc
linadvertence.
inconcevable
de
lomiflion
du
mot
racine
dans
les.
phrâfes
qui
nous
mettent
En
contra
dition
avec
nous-mêmes,
il
refte
évident
que
ce
mor
étant
rétabh,.
toute
coradiétion
difparoït.
Nous
avons
donc
droit
de
nous
en.
tenir
à
l'article
de
notre
Ouvrage
‘Où
hous
avons
particulièrement
établi
&
prouvé
notre
Théo-
rie,
&
d'y
ramener,
par
l'addition
d'un
feul
mot
omis,
les
phrâfes
qui
la
contredifent
;
le
feuldrait
que
nous
n’ayons
pas,
c'eft
celui.
de
nous
faire
pardonner
cette
inddvertence.
Alors,
&
en
rétabliffant
ce
mot
racine,
le
premier
pai-
fage,
De.
pag.
Ixxii],
deviendra
se
ci:
«
Toutes
»
les
obfervations
poltérieures
ont
paru
confirmer
la
lorde
>.
Keples,
que
les
viceffes
des
planères
font:en
raifonanverfe
_»
des
racines
de
leurs
moyennes
diftances
».
La
note
À,
relative
à
cet
alinéa.
-eft
redifiée
dans
le
carton
des
Jouanal
Général
de
France
du
Jeudi
17
Mars
honitratione
de
la
jai
que
nous
avons
démontrée
-
PE
|
1785;
No,
33°
+
(32)
pages
[xxix
que
vous
trouverez
joint
au
cinquieme
Volume,
Le
fecond
paffage,
pag.
24
du
Tom.
II,
doit
être
aïnf
rétabli
:
«
Les
nes
ee
avoir
moins
de
vitefle
lor{-
»
qu'elles
parcourent
des
orbites
plus
éloignées
du
Soleil
:
»
mais
ces
vitefles
doivent
décroitre
comme
les
‘racines
»
quarrées
des
diftances
augmentent...
De-là
naït
cette
»
fameufe
loi
de
Képler..…
Les
vicefles
des
planètes
fonc
»
en
raifon
inverfe
des
racines
ee
—
de
leurs
sue
»
diftances
».
Le
calcul
qui
précède,
dans
L
même
page,
di
être.
ainfi
énoncé
:
«
Suppofons
un
troifieme
orbe,
dont
la
dif-
»
tance
foit
neuf
fois
plus
grande
que
la
diftance
du
pre-
»
mier,
fa
furface
fera
quatre-vingt-une
fois
plus
grande,
»
1l
aura
quatre-vingt-une
fois
moins
de
Su
ë&
trois
fois
»
moins
de
vitefle
que
le
premier
»,
Le
-
Dans
la
page
fuivante,
au
commencement
de
l'alinéa,
il
faut
également
rétablir
Le
mot
racine,
&
lire
comme
il
fuit
:
«
Les
planètes
tournent
autour
du
Soleil
avec
des
»
vitefles
différentes,
&
qui
diminuent
comme
les
racines
».
quarrées
de
leurs
moyennes
diftances
augmentent
»
:
Vous
trouverez
de
même
le
carton
qui
contient
ces
joint
au
cinquieme
Volume.
=.
Au
moÿen
de
ces
corrections,
la
eDntradichon
de
ces
pages
difparoit.
Pour
détrüire
à
cer
égard
tout
doute
&
toute
équivoque,
-
je
vais,
Monfieur,
mettre
fous
vos
yeux
une
nouvelle:
dé-
12,
13
&.
14
du
Tome
IL.
Nous:
conferverons
les
mêmes
dons
Le
quan-
tités
#
tirés
qui
doivent
entrer
dans
les
analogies
que
nous
y
avons
|
employées.
Il
s'agit
de
faire
voir
ici
que,
lorfque
les
forces
-
centrales
décroiflent
dans
la
raifon
réciproque
du
quarré
de
la
diftance,
les
vicefles
qu'elles
produifent
font
réci-
.
proquement
comme
les
racines
quarrées
des
rayons
ou
dif
tances
au
moteur
central;
où,
ce
qui
revient
au
mème,
que,
fi
les
vicefles
font
réciproques
aux
racines
quarrées
des
diftances
ou
.
les
forces
qui
produifent
ces
vi-
tefles
font
entrelles
récipr
oquement
comme
les
quarrés
des
_
diffances.
Propoñtion
qui
eft
linverfe
_
LE
F5
a
&
que
nous
allons
démontrer,
|
|
Les
virefles
étant
en
raïfon
réciproque
des
racines
quar-
rées
des
diftances,
on
a
V.z::V;
VR.
Il
faut
faire
voir
que”
les
forces
qui
produifent
ces
vitefles,
font
entr'elles
réciproquement
comme
les
quarrés
des
diftances
,
que
Puifque
Les
viefles
font
en
raifon.
a
des
racines
quarrées
des
diftances
V.
4
::
Vr
VR.,
il
fuit
évidemment,
en
élevant
tous
les
termes
à
la
foie
puif-
fance,
quel
5
qu'arrés.
des
viteffes
_.
en
raifon
réciproque
des
rayons
ou
diftances
;
donc
V2.
z2::
7.
R.
On
fait
d’ail-
leurs
que
les
forces
centrales
font
aufli
entr'elles
en
raifon
Lo
des
vitefles
contemporaines
&
des
nombres
‘de
côtés
des
poligones
parcourus
dans
le
même
tems
;
on
a
donc
F.
f.::
NV.
nu*,:
maïs
les
nombres
de
côtés
par
courus
dans
le
même
tems,
font
en
raifon
compofée
de
{a
raifon
directe
des
viteffes
&c
de
linverfe
des
rayons
;
on
2
N.
mat
.:
VruR.:
fubftituant
dans
les
deux
derniers
termes
de
la.
proportion
des
forces
ci-deflus
*
en
place
de
N
&
de
n,
les
valeurs
V
7
&
7
R,,
trouvées
par
la
derniere
propor-
=
(34)
on,
,onaF.f::
VVruuRXX
Mais
on
a
vu
plus
haut
que
Nuu
2:27.
R,
fubftituant
donc
r
&
R
dans
la
pro-
portion
indiquée
par
les
deux
aftériques
#
*
,
elle
de-
viendra
F,
fi:
72.
Re
Proportion
qui
repréfente
ja
pro-
potion
fondamentale,
&
nous
apprend
que
les
forces
qui
prodiifèss
les
viceffes
en
raifon
inverfe
des
racines
quar-
rées
des
diftances,
font
entr
eu
en
a
inverfe
des
.
mêmes
diftances.
JF
efpere
à
préfent,
Monbctr,
que
la
Théorie
ef
ah
fiée
à
vos
yeux;
il
me
refte
à
vous
demander
de
lindul=
gence
pour
les
fautes
de
fes
Auteurs.
Vous
voyez
com-
ment
ils
profitent
des
obfervations
que
l'on
veut
bien
leur
faire,
&
qui
avoient
toujours
été
l’objer
de
leurs
defirs..
Les
Auteurs
qui
ne
fe
croient
obligés
de
répondre
ni
aux
difficultés,
ni
aux
objections
qu'on
leur
préfente,
m'ont
tou-
jours
paru
animés
de
bien
peu
de
zèle
pour
fa
vérité,
avoir
bien
peu
d'égards
pour
leurs
Lecteurs,
ou
être
bien
péné-
trés
de
la
foibleffe
de
leurs
moyens
;
car,
fi
c'éroit
par
une
morgue
fcientifique,
ou
plutôt
adatique
,
€lle
les
avili-
roit
trop
à
mes
yeux.
Continuez
donc,
je
vous
prie,
vos
utiles
obfervations
jefper
>
beaucoup
de
fecours
de
votre
ingénieufe
fagacité
&
de
vos
lumieres
;
&.
se
vous.
prie
d'agréer
les
fentimens
de
la
haute
eftime,
de
la
recon-
anses.
&
de
l'attachement
avec
lefquels
j'ai
lhonneur
d'être,
“Monficur
,
>
votre
ee
&
très
-
obéiffant
.
ue
D
MaRVERe
mes
sS
E
Cage}
RÉSuméÉ
fommaire
des
Principes
de
la
Phyfique
du
Monde,
&
Expofiion
abrégée
des
Preuves
Philofophiques
re
Mathématiques
de
la
certitude
de
ces
Principes.
É
cncc
de
la
premiere
caufe
a@tive
qui
produifit
[4
Nature,
neft
point
une
connoiffance
qui
foit
à
la
portée
de
notre
intelligence.
La
maniere
dont
put
agir
cette
caufe
pou
produire
fon
effet,
qui
fut
l'Univers,
ne
doit
point
être
l’objet
de
nos
cheichess
Mais
la
vérité
la
plus
cer-
taine
fur
laquelle
notre
efprit
peut
fe
repofer,
c’eft
que
nul
effet
n’exifte
fans
caufe.
La
Nature
eft
le
vafte,
lim-
menfe
enfemble
d'une
multitude
d'effets
incsaulables:
j
Où
tous
ces
effets
ont
des
caufes.
particuliere
>ou
il
n'exifte
qu'un
certain
nombre
de
caufes
différentes,
dont
chacune.
domine
fur
un
certain
nombre
d’effets
deu.
ou
enfin
il
wexifte
qu'une
caufe
primitive
Se
régit
tous
ces
effets,
qui
eft.
feule
l'âme
de
la
Nature
-
:
Dans
{a
premiere
fuppoñition,
dus
ce
où
do
de
troït
à
chaque
effet
fa
caufe
particuliere,
l'efprit
ne
voit
plus
ni
ordre,
ni
harmonie,
ni
enfemble
,
ni
rapports,
ni
liaifon,
ni
conféquence.
La
Nature
n'eft
plus
un
corps
dont
les
différentes
parties
fonc
autant
de
membres
qui
concou-
rent
à
une
fin
commune;
elle
neft
plus
une
machine
dont
toutes
Les
roues
sengrainent,
dont
toutes
les
pieces
{ont
efflentiellement
néceflaires
les
unes
aux
autres
&
aux
effets
généraux.
Il
ne
faut
plus
fe
Du
de
confidérer
le
méchanifme
d'un
enfemble
où
il
n'y
a
plus
de
méhcanifme,
|
€
ij
(36)
La
feconde
hypothèfe
paroïît
peut-être
moins
choquante
au
premier
coup-d'œil.
Si
lefpric
eft
repouffé
Le
l'idée
d'une
multitude
indéfinie
de
caufes
,
il
ne
fe
prète
pas
crès-aifément
&
au
premier
apperçu
à
admettre
que
tous
les
contraires
doivent
&
puiflent,
en
derniere
analyfe,
être
rapportés
à
la
même
caufe;
il
neft
pes
aifé
de
con-
cevoir,
au
premier
apperçu
de
la
raifon,
que
la
lumiere
&
les
ténèbres,
le
chaud
&
le
froid,
le
Jec
&
lhumide
ne
dépendent
pas
de
caufes
différentes.
Lorfque
les
hommes
nofoient
pas
encore
tenter
..
pliquer
la
Nature,
&
quils
fe
bornoient
2
à
l’obferver,
ils
ne
virent,
dans
ce
qu'il
ils
défignoienc
par
ces
quatre
mo,
que
des
états,
-
des
manieres.
d'être
des
COrps
5
ces.
diffé
rentes
manieres
d'être
,
ils
les
nommèrent
des
qualités,
mot
fynonyme
de
modifications,
&
ils
n'en
chercherent
point
la
caufe.
Ils
les
confidérèrent
comme
primitives,
ce
qui
veut
dire
produites
par
une
caufe
qu'ils
ignoroïent,
&
qui
étoit
:
_
la
caufe
premiere
de
tout;
caufe
qu
is
ea
oui
comme
uniqi
ue
&
fimple
{1}.
Renfermée
ainfi
dans
les
bornes
d'une
ignorance
qu'il
ne
leur
étoic
pas
éncore
poffible
de
difiper
.
leur
raïfon
au
moins
:
|
Sgara
poine
encore,
mais
bientôt
.
ces
bornes
furent
Fhanchiess
;
ce
qu'on
avoir
appelé
des
qua
-
>
Où
à
le
confidéra
comme
des
fubftances
,
&
ces
fub£
s
devinrent
Le
feu,
l'air,
la
terre
&
jee
Le
feu.
fut
l'élément
@
chaud,
re
far
l'élément
du
froid,
k
tèrre.
aenet
du
fec,
&
€
Lean
celui
de
pme,
Le
feu
&
Le
)
Voyez
ciaprès
pag.
04,
&Ce
Ë
Fe
Te
à
y
sd
a
er
5
2
à
PO
AE
GG
EC
RTS
LA
A
pd
4
8
PES
APE
der
;
ds
08
:
me
é,
#
és:
auc
5)
l'air
furent
confidérés
comme
fubftances
a@ives,
la
terre
&
l’eau
comme
fubftances
P
Voila
donc
des
qualités,
des
érats
des
corps
métamor-
phofés
en
êtres réels
&
De
ayant
une
exiftence
propre
&
matérielle.
De
ces
quatre
êtrés
nouveaux
én
voilà
deux
doués
du
titre
d'actif,
&
deux
réduits
à
l’érar
de
pai-
if:
mais
d'où
les
deux
premiers
tiroient-ils
leur
aétivité
?
tenoit-elle
à
leur
efflence
?
ou
la
recevoient-ils
d'ailleurs
d'une
autre
caufe
antérieure
&
plus
élevée
dans
la
chaîne
des
êtres
:
Premiere
obfcurité
qui
tenoït
à
la
nature
&
à
—
l'origine
du
mouvement,
&
qui
feule
couvroit
de
ténèbres
toute
[a
Théorie
que
l'oh
vouloit
déduire
de
cette
hypothèfe
erronnée.
Mais,
dans
les
deux
autres
fubftances
que
l’on.
appeloit
paf
ives
,
comment
concévoir
leur
pafivicé
?
réfiftoienc-elles
as
aélions,
des
deux
premieres?
ou
n’y
réfiftoient-elles
p
poinc?
=
Dans
le
premier
EaS
aucun
effet
Le
+
feroit
Fe.
car
des
>
/
age
a
népr
féden
comme
aires
_.
production
none
Ce
fuc
alors,
ce
fut
ainfi
que
furent
jettés
les
premiers
…
de
l'édi
fice
des
connoïffances
humaines.
On
à
bâti
long-tems
fur
ces
fondemens
ruineux;
on
les
a
réparés
de
tems
en
rems;
mais
jamais
on
na
pu
les
rendre
folides
,
parce
que
rien
ne
peut
s'appuyer
folidément
fur
desiidies
_chimériques.
Nous
ne
parcourrons
point
les
fuites:
qu'ont
eu
ces
p
remieres
erreurs;
nous.
ne.
ferons.
remonter
jufqu’à
elles
t
nt
:
grande.
partie
de
celles
qui
règnent
aujourd'hui
en
Phylique
&
qui
déshonorent.
cette
Science.
(38)
Laiffänt
donc
cette
Théorie
des
élémens
que
nous
don-
nerons
ailleurs
d'une
maniere
très-détaillée,
nous
nous
bor-
:
nerons
à
confidérer
cette
idée
d’activiré
donnée
au
feu
&
à
l'air,
qui
n'écoient
eux-mêmes
que
des
êtres
repréfencatifs
du
Fe
&
du
froid.
+
Deux
idées
fe
préfentent
ici
à
nous
:
la
premiere,
c'eft
lexiftence
fuppofée
de
ces
fubftances
;
la
feconde,
ceft
ladivité,
c'eft-à-dire,
le
mouvement,
la
force
.
de
ces
fubftances
PR
ue.
L'exiftence
de
l'air,
de
l'eau,
de
la
terre
font
|
trées
;
elles
.
par
toutes
les
épreuves
auxquelles
on
peut
les.
foumettre,
les
fubftances
les
plus.
fimples
;
ÿ
TOUS
les
corps
compofés
tk
réduifent
à
à
ces
trois
principes
que
lon
ne
peut
plus
décompofer.
C'eft
lorfque
nous
traite-
rons
des
élémens
que
nous
confidèrerons
plus
attentive=
ment
la
nature,
les
propriétés
effentielles
&
les
effers
de
ces
fubftances.
Quai
au
feu,
l'on
ne
doit,
ainfi
que
nous
allons
le
prouver,
regarder
cet
élément
que
comme
la
ma
tiere
propre
de
la
lumiere
;
fous
ce
titre,
il
refte
donc
au
nombre
des
quatre
que
les
Phyficiens
ont
toujours
comptés.
Gependase
nous
prouverons
également
qu
ik
faut.
ajouter.
_
à
cette
fi
fameufe
&
fi
ancienne
quarernité,
de.
principe
inflammable
,
&
quainfi
il
faut
compter
ue
hui
ae
élémens.
=.
Mais
la
éesnde
dé
deux
idées
ee
fe
.
à
notre
a
efprit,
én
confidérant
la
propriété
aétive
que
les
anciens
donnoient
au
feu
&
à
l'air,
nous
force
à
remonter
jufqu’
à
l'origine
de
toutes
les
actions,
c
eft-à-dire,
Ju
à
du
mouvement.
|
:
-
Le
mouvement
eft
la
_.
—
&
mms
+
è
(39)
toutes
les
modifications
de
la
matiere
;
c’eft
par
le
mou-
vement
que
tout
sopere.
Le
repos
abfolu
soit
la
mort
abfolue
de
toute
la
Nature.
|
C'eft
donc
Le
mouvement,
fa
caufe,
fa
communication
,
les
loïx
de
fa
propagation,
les
loix
felon
lefquelles
il
diftribue
,
,
qu'il
nous
importe
effentiellement
de
confdérer.
Tous
les
pas
que
nous
ferons
dans
l'étude
des
phénomènes
de
la
Nature,
feront
perdus
;
noûs
ignorerons
également
&
de
quel
point
nous
devons
partir,
&
felon
quelle
route
nous
devons
1
nous
diriger,
tant
que
nous
ignorerons
les
loix
du
mouvement,
tant
que
nous
ignorerons
la
caufe
qui
pref-
crit
ces
loix,
tant
que
nous
ignorerons
enfin
origine
&
la
ñature
du
mouvement.
Ce
n'eft
point
dans
des
a@tions
particulieres,
combinées,
contrariées
par-une
multitude
d'obftacles
&
de
réfiftances,
qu'il
faut
étudier
la
nature
&
l'origine
du
mouvement
IL
-
doit
exifter
une
caufe
particuliere,
active
&
déterminante
nouvement
primitif,
d'une
action
premier
e
dont
tous
es
mouvemens
fecondaires,
“dont
toutes
les
1@4ions
parti-
culieres
fe:
déduifent,
dont
te
foient
des
effets.
:
Si
nous
de
ndaons
notre
Monde,
c'eft
dans
Îles
élpaces
|
céiclles
que
nous
remarquons
les
grands
mobiles,
les
grandes
mafñles
qui
oo
avec
de
_
its
de
grands
efpaces.
La
premiere
obfervation
qui
dde
nous
frapper,
ceft
que
dans
tout
cet
efpace
célefte,
tous
les
mouvemens
de
chacun
à
de
ces.
Corps
n'ont
qu
une
faite
&
même
direction.
Cette
obfervation
ne
nous
induit-elle
pas
À
foupçonner
l'exiftence
d'une
caufe
motrice
principale,
où-plutôt
:
unique
>
nn
À
ns
dit
A
di
dé
M
DE
dé
ps
(40
)
|
En
effet,
depuis
le
Soleil
jufqu'à
Saturne,
toutes
les
pla-
nètes
LR
ons
dans
le
même
fens
que
le
Soleil
lui-même.
Cette
vérité,
auf
inattaquée
qu'inattaquable,
eft
le
premier
grand
fait,
le
plus
grand
fait
de
la
Nature.
Ce
fait
pofé
&
van
de
bâfe
à
nos
recherches,
arrè-
ons-nous-y
un-inftant.
Le
premier
raifonnement
que
nous
puiffions
faire
,
ceft
que
chacun
de
ces
corps
à
reçu
un.
mouvement
Parsenlers
hi
le
détermine
dans
la
dire@ion
qu'il
fuit,
ou
qu'une
caufe
unique
les
dirige
tous.
La
premiere
hypothèfe
s'éloigne
bientôt
de
notre
efprics:
en
effet,
toutes
ces
impulfions
particulieres,
employées
pout
produire
un
effet
LUE
choquent
la
raifon.
Cette
hypo-
thèfe
mulriphie
les
êtres
fans
néceflité
:
puifque
leffec
eft
commun
à
tous
les
corps
céleftes,
neft-il
pas
raifonnable,
n'eft-il
pas
plus
conforme
à
l’idée
oh
que
nous
avons
du
plan,
fur
lequel
la
Nature
a
été
conçue,
de
n’admettre.
ici
qu
une
caufe
unique
?
|
Cette
caufe,
ne
fommes-nous
s
pas
forcés
de
là
nideres
fous
deux
points
de
vue?
1°.
comme
produise
par
l'Auteur
même
de
la
Nature,
comme
imprimée
à
là
machine
que
nous
appelons
/e
Monde
par
l'Ouvrier
de
ce
Monde;
tout
ouvrage
nexige-t-il
pas
un
Ouvrier
qui
Fait
produit?
Cette
indication
de
Dieu
eft
une
preuve
fuffifante
pour
qu'aucun
efprit.
{enfé,
aucun
homme
jouïfflant
de
fa
raifon,
puife
douter
de
l'exiftence
de
l'Auteur
de
tour
ce
qui
exifte.
Cette
idée
n'eft
qu'indicarive,
j'en
conviens
:
mais
les
idées
\
indicatives
font
celles
qui
portent
le
plus
de
certitude,
le
plus.
d'évidence
dans
les
efprits.
Ce
n'eft
point
à
notre
Sible
;
taifon
qu'il.
pps
de
former
une
idée.
repréfentativé
|
|
de
|
(41)
de
Dieu;
chercher
la
refflemblance
&
la
forme
de
Dieu,
c'eft,
dit
Pline
le
Naturalifte,
le
délire
de
la
raifon;
Dieu,
quel
qu’il
foit,
eft
tout
fens,
tout
yeux,
tour
oreilles,
tout
âme,
tout
efprit,
tout
en
lui
et
lui
tout
entier
(2).
C'eft
donc
à
la
volonté
de
celui
par
qui
tout
exifte
que
nous
attribuons
l’origine
du
mouvement;
il
fut
un
ae
de
fa
volonté,
ou
plutôt
il
fut
efflentiellement
compris
dans
l'idée
fublime
de
fon
intelle®
lorfqu'il
enfanta
la
Nature.
On
ne
peut
féparer
fes
idées
de
fa
volonté,
ni
fes
actes
de
fes
moyens.
Je
crois
donc
qu'il
eft
impoñible
de
fe
faire
aucune
autre
idée
de
l’origine
du
mouvement
que
celle
que
nous
venons
de
préfenter.
Le
mouvement
exiftant
dans
la
Nature,
ce
qui
eft
une
vérité
de
fait,
&
ne
pouvant
exifter
que
comme
nous
ve-
nons
de
le
de
ce
qui
eft
a
conféquence
la
plus
certaine
que
nous
puillions
déduire
de
nos
raifonnemens,
nous
avons
confidéré
Le
corps
auquel
il
fut
primitivement
imprimé
,
R
dirécion,
fa
force,
fes
effets
il
eft
impofible
qu'il
ait
été
donné
à
tous
les
points
de
la
matiere
à
la
fois;
nous
ne
pouvons
fappofer
un
feul
inftant
que
la
matiere,
comme
matiere,
foit
douée
de
la
faculté
de
fe
mouvoir;
le
con
traire
nous
eft
parfaitement
&
conftamment
démontré
:
que
feroit
en
effet
une
machine
dont
toutes
les
parties
auroient
un
mouvement
qui
feur
feroit
propre
&
particulier
?
toute
(2)
Effigiem
Dei
formamque
querere
imbecillitaris
humanæ
reor.
Quifquis
eft
Deus
totus
ef
fenfus
,
totus
pus
>
LOEUS
aUditus
,
totus
aDime
;
totus
animi,
toëus
fui,
11
E
5
È
Ë
&
Fe
A
ë
t
ra
È
Ë
|
|
RARE
l
|
|
|
#
&
it.
+
+
434
#4
if
4
a
pe
(42)
:
machine
à
un
moteur
unique,
dont
l'action
reçue,
tranf-
mife
&
modifiée
par
les
autres
parties
de
cette
machine,
roduir
la
régularité
de
fes
mouvemens
&
tous
les
effets
qu'elle
fut
deftinée
à
produire.
Il
en
eft
ainft
du
Monde,
il
eft
une
machine;
sil
n'en
étoit
pas
une,
tous
les
phénomènes,
tous
les
produits
de
la
Nature
ne
feroient
que
les
effers
de
la
volonté
actuelle
de
Auteur
de
l'Univers,
ce
qu'il
eft
abfurde
de
penfer,
&
il
le
feroir
également
alors
de
fe
propofer
de
connoître,
de
pénécrer
les
loix
de
la
Nature
:
mais
cette
chaîne
indéfinie
de
caufes
&
d'effets,
cer
ordre:invariable
dans
lequel
les
mêmes
effets
naiflent
des
mêmes
caufes,
éclaire
&
déter-
mine
fuffifamment
notre
efprit.
Le
Monde
eft
donc
une
machine,
&
comme
toute
machine
qui
eft
en
action,
le
Monde
doit
avoir
un
moteur,
un
agent
phyfique
&
mé-
chanique,
ordonné,
difpofé
par
lAuteur,
mais
qui
agit
enfuice
indépendamment
du
concours
actuel
de
fa
volonté.
Cela
pofé,
il
nous
eft
permis
de
chercher
quel
eft
ce
reflort,
cet
agent
moteur
de
{a
machine.
Revenons
donc
fur
nos
pas;
nous
venons
de
dire
que
nous
devons
confidérer
dans
le
mouvement
qui
animé
Univers,
Le
corps
auquel
il
fut
primicivement
imprimé,
fa
direfion,
fa
force,
fes
effets.
C'ef
évidemment
de
ces
gonfidérations
que
doivent
naïtre
les
lumieres
qui
peuvent
nous
éclairer
daus
la
route
que
nous
avous
à
parcourir.
Lorfque
nous
parlons
de
la
direction
du
mouvement,
ce
neft
que
dans
les
grandes
roues
de
la
machine
que
noû
ET?
Ù
it
Æ
a
da
confidérons,
c'eft-3-dire,
dans
les
corps
eéleftes,
Les
actions
particulieres
&
intérieures
dont
font
enfuite
fufcep-
>
Ë
&
\
È
E
ê
à
ë
ê
K
à
k
È
ÉRueE
AL
on
À
[
ne
Ps
Se
EE
RRPONPNEIEN
EEE
ETES
TP
FP
PE
API
PTE
TERETE
DRE
SENRTI
ANNEE
RIRE
BIRT
TR
SPNVAÉRS
(a)
cibles
les
matieres
dont
ces
grands
corps
font
compolés
fes
affections,
les
rodiReations
:
les
décompofitions
des
parti-
cules
qui
les
compofent
ne
doiveñt
point
encore
ni
fixer
nos
regards,
ni
occuper
notre
efprit.
Ces
modifications
par-
ticulieres,
ces
affeétions
de
la
matiere
de
ces
corps
font
femblablés
aux
modifications,
aux
altérations
que,
dans
toute
machine,
éprouvent
les
parties
qui
la
compofent
&
qui
n'arrêtent
point
le
Méchanicien
qui
étudie
les
grandes
actions
de
cette
machine.
|
Or,
toutes
les
ue
céleftes
de
notre
Monde
n'ont
de
une
feule
&
même
diretion,
toutés
tournent
dans
Le
inême
fens.
De-là
nous
avons
déjà
conclu,
au
commen-
cement
de
ce
Difcours
fommaire,
qu'il
ne
devoit
y
avoir
qu'un
moteur
,
puifque
le
mouvement
eft
commun
à
tous
Les
corps,
que
tous
fuivent
la
mème
direction.
|
Confidérons
maintenant
la
force
de
ce
mouvement,
elle
nous
fera
connoïtre
l'agent
qui
le
produie,
Parmi
les
corps
cé-
leftes
de
notre
Monde,
il
en
eft
un
qui
feul
eft
plus
puiffant
que
tous
les
autres
pris
enfemble,
qui
feui
éxcède
tous
leurs
volumes
réunis,
dont
le
volume
eft
à
celui
de
tous
les
autres
volumes
réunis,
comme
700,
ou,
fi
l’on
veut,
800,
eft
à
1
(3).
Nous
en
avons
conclu
que
c'étoit
lui
qui
devoit
être
le
mo-
teur
de
tous
les
autres,
que
c’éroit
à
lui
feul
qu'il
appartenoït
de
donner
le
branle
à
toute
la
machine,
&
cetre
conclu-
fion
eft
nécéflairement
vraie,
car
tous
les
autres
réunis
ne
2)
Il
eft
impoffible
de
donner
exaétement
ceite
;
proportion,
Voyez
le
premier
Volume
ï
cet
NE
pag
7
9.
Cette
déter=
mination
eft
fort
inutile
:
ice
Re
—
Fi
(44
)
pourront
le
mouvoir.
Ce
corps,
c'eft
le
Soleil,
autour.
duquel
tournent
tous
les
autres
corps
de
notre
Monde
ee
dans
le
même
fens
où
il
tourne
LL
Le
Soleil
;
AVONS
ioùs
dit,
eft
donc
le
grand
refort,
le
moteur
de
tous
les
autres
COrps
de
notre
fyftême
…
Nous
avons
enfuite
confidéré
tous
les
mouvemens
de.
ces
corps
dans
l'efpace,
mouvemens
qui
deviennent
effen-
tiellement
les
effers
de
ce
moteur
unique.
Nous
avons
me-
furé
les
volumes
de
ces
corps
céleftes,
nous
avons
pefé.
leurs
maffes,
nous
avons
mefuré
leurs
danses
du
corps
moteur,
nous
avons
calculé
leurs
viteffes
;
&
les
loix
phy-
fiques
&
méchaniques,
qui
ne
font
elles-mêmes
que
les
effets
néceflaires
de
la
propagation,
de
la
communication
-
du
mouvement,
nous
ont
conduits
À
des
tal
abfolu-
ment
omics
A
ceux
que
donnent
Les
obfervarions
les
A
,
°
!
.
,
1e
plus
:
fûres.
L'aftronomie
mathématique
seit
donc
trouvée
conforme
aux
loix
que
Jui
prefcrivent
la:
phyfique
&
Ix.
méchanique.
C’eft
donc
à
ces
loix
phyfiques,
évidemment
connues,
clairement
expofées,
qu'obéiffent
les
fphères
cé-
leftes
dans
tous
leurs
mouvemens,
&
tous
ces
mouvemens
ont
pour
caule
unique
ê&
ee
ce
moteur
central
que
nous
appelons
le.
Soleil.
On
fent
affez
tout
ce
que
les
preuves
que
nous
avons
données
de
notre
fyffême
dans
tout
le
cours
de
notre
Ouvrage,
perdent
à
ce
Réfumé
infini-
ment
fommaire.
auquel
nous
nous
réduifons
ici.
Nous
fup=
pofons
que
ceux
qui
nous
liront
les
auront
préfentes
2
a
l'éf=
pric,
ou
fe
donneront
la
peine
de
relire
celles
qui
ne
Le
préfenteroient
pas
à
eux
d'une
maniere
aflez
claire.
Ges
principes
pofés,
il
en
réfulte
que
l'action
folaire
qui
ES
Ë
Là
&
à
k
EE
5
En
*
(
È
&
ES
TPE
SON
EOEPRP
SENTE
TT
ENP
ONE
ET
PET
PTT
SRI
OVES
EEE
APRES
PORT
CE
PARRSENN
PRESENT
NAME
NP
EST
RPREREP
SER
ERNEST
4
A
or
ce
RG
Me
2
Lt
à
2
547
ra
USE
(45).
imprime
le
mouvement
à
toutes
les
fphères
qui
environnent
cet
aftre,
fe
communique
à
ces
fphères
à
travers
l’efpace.
Il
faut
donc
que
cer
efpace
foit
un
milieu
propre
à
pro-
pager,
à
communiquer
Le
mouvement;
il
faut
donc
que
ce
milieu
ne
foit
point
un
vide
abfolu
,
comme
le
prétendent
les
Phyfciens
qui
fe
difent
Newtoniens,
quoique
jamais
Newton
n'ait
penfé
ainfi.
Le
vide
ne
reçoit
ni
ne
donne
rien
:
il
cefleroit
d’être
le
vide
s'il
recevoits
&
c'eft
ce
qui
rend
contradictoire
cette
autre
opinion
des
mêmes
Phy-
ficiens
qui
confidèrent
la
lumiere
comme
une
émanation
des
corps
céleftes,
comme
compofée
de
particules
de
leurs
propres
fubftances
qui
traverfent
continuellement
cet
ef-
pace
5
qui
penfent
que
de
tous
les
points
de
[a
voûte
des
Cieux
ces
corps
envoient
dans
tous
les
points
de
cet
efpace
des
parties
d'eux-mêmes,
qu'ils
ne
font
vifibles
de
tous
ces
points
que
par
le
moyen
de
ces
torrens
dont
là
rapidité
cit
infinie
cependant
ces
Phyficiens
n’en
concluent
pas
avec
moins
de
confiance
&
d’aflurance
que
le
même
ef-
pace
qui,
dans
tous
fes
points,
eft
rempli
à
chaque
inftant
indivifible
,
même
par
la
penfée,
de
ces
millions
de
torrens
d'émanations,
n’en
eft
pas
moins
vide
après
mille
&
mille
fiècles.
.
Quant
à
nous
qui
ne
concevons
point
que
les
corps
puif-
fent
agir
où
ils.ne
font
pas,
qu'un
vide
immenfe
puifle
pro-
pager
&
tranfmettre
leur
mouvement
&
leur
aétion,
nous
rejettons
ce
vide,
-
ce
Nous
rejettons
également
ces
torrens
d'effluves
qui
par-
tnt
de
tous
les
corps
lumineux,
&
dont
la
rapidité
eft
fi
exceflive.
Nous
penfons
que,
quelle
que
pût
être
la
ténuité
|
(46)
des
particules
de
ces
émanations,
la
quantité
de
ces
cor
pufcules
qui
frappent
la
furface
de
la
Terre
oppofée
au
Soleil,
&
dont
la
force
feroic
là
multiplication
de
leur
malle
par
leur
exceflive
vitefe
;
nous
penfons,
dis-je,
que.
cette
multitude
d'impulfions
devroit
altérer
fon
mouve-
ment
:
mais,
fans
rapporter
ICI
tout
ce
qué
nous
avons
dit
contre
cette
opinion
des
Newtoniens
fur
l'émiflion
de
la
lumiere,
nous
avons
confidéré
d'une
maniere
bien
plus
fimple
,
bien
plus
claire,
bien
plus
farisfaifante
à
tous
ésards,
les.
moyens
de
la
Nature.
Nous
mettons
en
aflertion
(
&
cette
aflertion,
mille
&
mille
preuves
en
établiffent
la
certitude);
nous
avons,
dis-je,
pofé
en
affertion
que
Pefpace
eft
rempli
dun
fluide
élat-
tique
5
dès-lors
tout
eft
en
contact
dans
la
machine
du
Monde,
toutes
les
parties
de
cette
machine
peuvent
agir
fur
routes
les
autres
parties,
dès-lors
il
y
à
contiguité
,
dès-lors
tout
mouvement
peut
fe
propager
&
fe
commu-
niquer
à
tous
les
points,
dès-lors
le
Soleil
peut
mouvoir
tous
les
corps
de
fon
empire,
&c.
Ke.
&c.
:
*
Mais
le
mouvement
ne
peur
exifter
dans
le
plein
ab-
{olu
;
c'eft
ce
que
les
Phyfciens
&
les
Machématiciens
ont
rigoureufement
démontré
:
auffi
notre
plein
éthéré,
“notré
plein
des
efpaces
céleftes
ne
peut-il
pas
ètre
un
plein
abfolu.
Les
molécules
de
l'écher
font
fphériques,
ce
que
démontre
leur
état
de
fluide
parfait,
ce
que
démontrent
encore
les
loïix
des
réflexions
de
la
lumiere
qui
n'eft
elle-
même
qu'une
modification
de
cet
érher,
comme
nous
Île
prouvons.
Or,
jamais
avec
des
fphères
on
ne
peut
opérer
un
plein.
Le
vide
y
eft
toujours,
à
peu
de
chofe
près,
ÿ
à
Ë
É
E
È
è
ë
Î
È
È
DE
ER
nd
uit
+7
at
CE
Ce
MA
à
L
se
’,
"
(47)
égal
au
plein;
donc
notre
milieu
éthéré
n'exclut
point
le
mouvement
;
il
eft
au
contraire
néceflaire
pour
le
pro-
pager.
Mais,
difent
les
Partifans
du
vide
,
ce
même
milieu,
quelle
ue
fût:
fa
fubrilité
,
apporteroit
en
par
fa
rareté
un
obftacle
au
mouvement
des
corps
qui
le
tra-
verfent
;
il
altéreroit
ce
mouvement
&
retarderoit
leur
vi-
tefle;
ils
emploieroient
une
force
pour
le
déplacer,
&
toute
leur
force
fe
dépenférois
à
la
fin,
&
même
aflez
rapide-
ment
;
or
il
eft
prouvé
que
rien
de
tout
cela
n'arrive;
donc
ce
Auide
n'exifte
pas.
Rien
n'eft
plus
jufte
que
ce
ner
dans
lhypo-
thèfe
d'un
fluide
ffagnant,
ou
qui
auroit
un
mouvement
contraire
à
celui
des
corps
céleftes
:
mais
ne
réfulte-
t-il
pas
nécefairement
&
évidemment
de
ce
que
nous
venons
de
dire,
que
ce
milieu
éthéré,
ouhe
de
fphéricules
10
lides
,
&
qui
propage
le
mouvement
du
Soleil
aux
pla-
nètes,
LEÇOit
lui-même
ce
mouvement:
Or,
fi
c’eft
lui
qui
communique
.
à
ces
corps
Î
le
mouvement
de
rotation
du
So-
Jeil,
&
qui
devient
pour
ces
corps
un
mouvement
de
cir-
Ha
autour
de
cet
aître
,
il
a
donc
lui-même
ce
mou-
vement
de
circulation
;
dès-
Es
loin
de
pouvoir
altérer
le
leur,
il
le
détermine,
il
en
eft
fe
déférent,
&
cette
con-
En
néceflaire
be
difparoïtre
toute
école
(4).
On
a
vu
dans
le
fecond
Volume
de
cet
Ouvrage
aveé
quelle
facilité,
avee
quelle
clarté
,
avec
que
tous
les
D
céleites
fe
rapportent
à
notre
>
Théorie;
es
|
C4)
Tome
premier
pag:
I
fuivanies
|
(
48
)
|
|
nous
prions
ceux
de
nos
Lecteurs
dans
l'eforit
defquels
il
refteroit
encore
quelque
obfcurité
à
cet
égard
de
recourir
à
ce
fecond
Volume;
la
Table
leur
indiquera
les
endroits
où
ils
trouveront
les
preuves
de
ce
qui
leur
paroïtroit
dou
teux,
où
nous
nous
ferons
un
devoir
de
réfoudre
les
difi-
cultés
qui
pourroient
les
arrêter
encore.
Voilà
donc
laftronomie
mathématique
fondée
fur
la
Théorie
phyfique
;
c'eft
ainf
que,
fans
rien
perdre
de
fes
droits,
elle
acquiert
une
certitude
de
plus,
qu'elle
repofe
fur
une
bâfe
folide.
Nous
renvoyons
fur
l'importance
de
[a
réunion
de
la
certitude
phyfque
à
la
certitude
mathéma-
tique
,
à
l'excellente
difcuflion
que
M.
le
Comte
de
Buffon
a
faite
de
ces
deux
efpeces
de
vérités,
&
que
nous
avons
rapportée
Se
|
.
Nous
avons
enfuite
prouvé
comment
la
lumiere
n'étoit
qu'une
modification
de
ce
milieu.
éthéré
;
notre
trolfieme
:
RSS
SES
ee
AVI
;
Volume
ne
laife,
à
ce
qué
nous
penfons,
rien
à
defirer
far
cette
Théorie;
&
le
quatrième
Volume
renferme
avec
autant
de
clarté,
&
d'une
maniere
auf
complete,
toute
Ja
Théorie
des
couleurs.
Les
deux
que
nous
donnons
far
le
feu
&
fur
la
chaleur,
ne
feront
pas,
à
ce
que
nous
ef-
pérons,
moins
fatisfaifans.
Toutes
ces
Théories
fe
déduifent
néceffuirement
&
évidemment
d'un
feul
&
unique
principe,
d'un
feul
grand
fait
de
la
Nature,
d'une
feule
vérité
auf.
inattaquée
qu'inatraquable
,
a
rosation
du
Solal
fur
lui=
méme.
Nulle
kypothèfe
ne
jette
donc
d'incertitude
fur
ces
Théories.
a
—
|
LA
(5)
Tome
premier,
pag.
Ixix,
Le
ae
rerere
PONS
CIE
SNNTEN
PTE
AMP
IP
ER
INAT
AE
N
07
ETIENNE
ns
ET
DE
Er
à
*
u
PESRPENIPEETE
|
|
“
(
49
}.
.
Le
mouvement,
la
lumiere
&
la
chaleur
étant
expliqués,
tous
les
principes
A
de
la
haute
Phyfique
font
connus
5
il
ne
nous
refte
plus
que
les
de
à
en
faire,
ee.
|
Nous
avons
donc
cru
qu'avant
.
ie
a
ces
explica-
tions
,
il
pourroit
être
utile,
pour
bien
remettre
nos
Lec-
-
teurs
dans
la
route
de
la
vérité,
de
leur
préfenter
un
tableau
fommaire
de
tout
ce
que
nous
avons
écrit.
juiqu'a
préfent,
&
de
mettre
fous
leurs
yeux
&
les
se
qu'on
nous
a
faites
&
nos
réponfes.
ee.
_
és
re:
L’efpace
eft
rempli
dan
aide.
éminemment
tite
éminemment
rare,
éminemment
élaftiques;
«
c'eft
ce
que
nous
de
le
milieu
éthéré.
.
Celui
qui
a
tout
fait
a
femé
.
cet
efpace
un
cer-.
tain.
ie
de
globes
principaux;
ila
dir
à
ces
globes
de
rourner
fur
eux-mêmes
;
ils
entraînent
avec
eux
ce
fluide.
-
ce
milieu
éthéré
dans
lequel
ils
font
plongés,
&
qui
reçoit.
néceflairement
le
mouvement
que
leur
imprime
la
rotation
de
ces
globes;
;
qui
font
notre
Soleil,
&
les
Etoiles
fes
So=
leils
_
autres
Mondes.
.
La
rotation
de
ces
Soleils
produir
deux
effets
ia
le
fuide
qui.les
environne,
=
0]
Ë
:
«
4.
Le
premier
de
ces
effets,
c’eft
Le
mouvement
de
cir-
culation
de
ce
fluide
autour
de
chacun
de
ces
Soleils,
de
ani
de
ces
globes
moteurs.
C'eft
ainf
que
chacun
d
eux.
fe
forme.
un
.
un
cure
où
Monde
particulier,
“dont
Pétendue
eft
proportionnée
a
fa
puiflance
motrice
,
&
eft
terminée
par
les
limites
auxquelles
cette
puifflance
de
à
celle
de
les
us
C
eft-là
que,
es
deux
forces
{e
ba
5
ge
nue:
Smtee
(59
}
.
les
vibrations
retournent
vers
chacun
de
ces
Soleils
par
des
lignes
récurrentes
que
nous
avons
fait
connoître,
&
c'eft
io
que
s'établit
la
perpétuité
de
ce
mouvement
(6).
5°.
Par
ce
mouvement
de
circulation
toutes
les
planètes
de
ces
Mondes
fonc
crhportées
autour
des
Soleils
dans
le
fens
où
ils
tournent
eux-mêmes.
-
6°.
Le
fecond
effet
que
produic
le
Soléil
fur
le
milieu
élaftique
éthéré,
c'eft
le
mouvement
de
vibration
imprimé
aux
fphéricules
de
ce
fluide
élaftique
;
c'eft
de
ce
mouve-
ment
que
réfulte
la
[umiere.
Ce
dernier
mouvement
fe
pro-
page
bien
au-delà
des
bornes
du
domaine
particulier
de
chaque
Soleil,
il
s'étend
bien
plus
loin
que
le
mouvement
de
circulation.
Voilà
pourquoi
nous
voyons
les
Etoiles
qui
font
les
Soleils
des
autres
Mondes,
&
qui
nous
paroïffent
d'autant
plus
petites,
qu'elles
font
plus
éloignées
de
nous;
ce
qui
ne
permet
pas
à
l'imagination
de
concevoir
des
bornes
à
l'Univers.-
7°.
Les
vibrations
à
fluide
he
sachèvenr
dans
un
remis
très-court,
&
leur
fréquence
eft
fi
rapide,
leur
nombre
fuccefif
eft
fi
grand
dans
le
plus
court
efpace
de
tems
que
nous
puiflions
concevoir
dans
fa
penfée,
qué
l'action
de
ces
vibrations
fur
nos
yeux,
quoique
réellement
fuccefive,
nous
paroït
une
action
continue.
La
propagation
de
la
lumiere
neft
affürémenc
pas
inftantanée
;
il
eft
prouvé
qu'elle
em-
ploie
fepr
à
huit
minutes
à
fe
propager
du-Soleil
jufqu'à
(6)
Tom.
—.
pag,
257,
&
à
Explication
de
la
Planche
IT,
pag:
56,
feconde
Partie
de
ce
Volume.
ORPI
grec
TIRER
Sig
RSS
à
Acute
Lt
Saut
Labeé
AU
0
|
TP
PP
EN
PS
IR
ET
PT
LITE
RE
ét
Ct-
à
1
77
£
E
È
ê
È
Ë
£
Fe
oo)
nous
:
mais
ce
font
fes
vibrations:
qui
fe.
propagent,
non
pas
fa
fubftance
quife
tranfporté
du
Soleil
&
nous
avec
cette
incroyable
rapidité;
comme
Le
prétendent
les
partifans
du
vide
&
dé
Fattraction,
deux
idées
dignes
l’une
de
l'autre,
&
qui
ne
peuvent
cher
lune
fans
l’autre.
Nous
avons
combattu
vidtorieufement
dans
tout
ñotre
Ouvrage
ces
hypothèfes
abfolument
inadmiflibles
du
vide
&
des
émiffons
folaires
inconciliables
enfemble.
Nous
avons
Pons
dela
maniere
la
plus
évidente
que,
même
dans
le
{yf-
tême
de
l'émifion
de
la
lumiere,
ce
prétendu
vide
cefferoit;
que
le
plein,
&
le
plein
le
plus
compaét,
de
remplaceroit.
IL
eft
certain
que
dans
le
vafte
empire
de
notre
Soleil
,äl
ny
a
pas
un-point
où
un
œil
y
étant
placé,
n
appérçüt-cet
aftre
:
Les
émifions
folaires
occupent
:
donc:tout
cet
efpace
que
l'on
veut
fuppofer
vide;
maisil
y
a-bien
plus
encore;
al
eft
également
de:
fait
que
les
Soléils
des:
autres
Mondes,
ces
millions
d'Etoiles
de
toutes
les
grandeurs,
ces.
éliions
d'Etoiles
télefcopiques
qui
s
ne
Fr
les
profon-
deurs
inafi
ignables
des
Cieux
;
foñc
vies
-dane
“hotre
Monde.
ns
Voilà
donc
tout
notre
efpace
Her
idtaire.
déja
cpl
par
les
émifions
de
notre
Soleil,
qui
left
encore
par
les
_
émiflions
de
toutes
les
Etoiles;
car
chacune
éft
vifible
de
tous
Les
points
de
cet
efpace
à
travers
lequel
toutes
ces
émif-
fions
marchent
en
fens
contraires
avec
des
virefles
infinies,
&
fans
fe:
nuire
mutuellement
;
;
&
voila
ce
que
l'on
appelle
de
vide!
—
Dansce
fyftêème.des
émiffions,
les
efpaces
c
ee.
feroient
donc.
parfairement
remplis
;:car,
quélqnes
déoré
de
rareté,
gi
LR
Eden
(52)
‘de
ténuité
que
l'on
juge
à
propos
de
donnét
à
[a
fubftance
des
émiffions
de
chacun
des
corps
lumineux,
la
réunion
de
toutes
ces
émifflions
dans
un
même
point
de
l'efpace
où
elles
concourent
&
agiflent
à
la
fois,
produiroit
une
denfité
plus
crande
que
celle
de
nos
méraux
les
plus
com-
pas.
Le
nombre
de
ces
corps
lumineux
qui
envoient
en
même
tems
des:
parties
de
leur.
propre
fubflance
vers
ce
joint,
eft
innombrable.
Je
ne
demande
oint
comment,
P
avec
cette
multitude
de
particules
de
fubftances
de
tant
:
de
corps
différens,
on
conçoit
lPhomogénéité
de
la
lumiere;
comment
on
concilie
toutes
ces
émiflions,
leurs
natures
différentes,
leurs
différentes
vitefles
avec
fimplicité,
[a
régularité
de
loix
de
la
Nature.
Le
fort
de
cette
hypo-
thèfe
eft
d'être
infoutenable
fous
qe
point
de
vue
—_
‘on
la
confdere
(7).
.
Les
planètes
qui
fe
trouvent
dans
l'empire
de
chaque
a.
;
font
entraînées
par
lé
mouvement
de
circulation
du
#luide
du
domaine
de
ce
Soleil,
dans-le
même
fens
où
il
tourne
lui-même;
elles
font
portées
vers
la
partie
de
ra
courbillon
où
le
mouvement
eft
le
plus
rapide,
ceft-à-dire,
vers
l'équateur
{olaire.
Ainfi
ce
fluide,
loin
d’oppofer
au-
cuüne
réfiflance
à
ces:
Corps.
céleftes,
en
eft
au
contraire
de
déférent;
&
commela
force
qui
émane
du
corps
cen-
k
utnaux
de
Phyfique,
les.
Lettres
de
M.
de
Marivetz
à
M.
Se
Rue
Otobre
1783;
pag.
270.
Novembre,
même
année,
pag.
340.
Janvier
1784,
pag,
40.
Mars,
même
année,
p.
236.
La
-
Réponfe
de
M.
Sennebier,
Juillet;
même
année,
pag.
75
Enfns
celle
de
M.
_
ne
Février
1785,
page
140.
augmente,
à
caufe
quelle
fe
propage
de
tous
côtés
à
la
à
fois,
&
que
les
furfaces
des
fphères
concaves,
qui
feroient
E
-
fuppofées
recevoir
à
chaque
diflance
l’action
de
cette
force,
font
entrelles
comme
le
quarré
de
ces
diftances,
on
en
cor-
clut
que
les
viteffes
des
différens
orbes
du
tourbillon
font
.
entrelles
en
raifon
inverfe
des
racines
quarrées
des
diftances,
&
que
les
quarrés
des
tems
des
révolutions
périodiques
des
|
planètes,
tranfportées
par
différens
orbes
du
tourbillon
iné.
ee
|
galement
éloignés
de
l'aftre
central,
font
entreux
comme
les
cubes
des
diffances
de
ces
orbes
au
Soleil.
9°.
Les
orbes
les
plus
intérieurs
précèdent
donc
ceux
|
qui
leur
font
extérieurs,
qui
reçoivent
d'eux
leur
mouve-
ment,
&
certe
forte
de
préceflion
doit
avoir
lieu;
car,
fi
un
orbe
extérieur
à
un
autre
orbe
ne
fe
mouvoit
pas
plus
len-
tement,
fi
même
il
fe
mouvoit
avec
une
virefle
angulaire
égale
à
celle
de
lorbe
intérieur,
il
auroit
plus
de
mouve-
-ment
que
lui,
puifquil
a
plus
d’étendue
:
il
auroit
donc
=
plus
de
mouvement
que
l'orbe
qui
lui
communique
le
mou-
|
vement;
ce
qui
eft
impoñible,
—
Par
une
conféquence
néceffaire
les
orbes
intérieurs
pré=
cédent
donc
ceux
qui
les
entourent,
&
ces
précefions
pro
duifent
les
compreflions
&
les
reftitutions
du
reffort
de
cha-
_cune
des
molécules
élaftiques
des
couches
où
orbes
d’éther
contigus
les
uns
aux
autres
:
de
leur
élafticité
ainfi
mife
en
jeu,
il
en
réfulte
la
lumiere,
phénomène
indéfeible
qui
durera
autant
de
rems
que
Le
Soleil
continuera’
à
courner
fur
lui-même.
Diane
co
MALE
PMPONTAEE
PERTE
TENTE
PE
i
CORRE
SNTTR
PRE
QI
ENTRER
TTESDENENENP
ETIENNE
VIENT
SON
ERP
RRRRNNERAOEERE
TAPER
10°.
Outre
la
préceflion
des
orbes
intérieurs
dont
nous
(54)
venons
de
parler,
il
y
a
encore
la
préceflion
des
zones
équa-
toriales
du
tourbillon
:
en
effet,
les
points
de
la
furface
du
Soleil,
qui
fonc
placés
à
fon
équateur
ou
près
de
cet
équa-
teur,
ont
plus
de
vitefle
que
ceux
qui
fonc
plus
voifins
des
poles
;
ils
impriment
par
conféquent
plus
de
vitefle
aux
molécules
d'écher
qui
leur
correfpondent,
que
ne
peuvent
en
communiquer
les
autres
parties
du
Soleil.
Cecr
excès.
de
virefle
des
molécules
équatoriales
dans
le
premier
orbe
contigu
au
Soleil,
fe
communique
d'orbe
en
orbe,
dans
route
la
profondeur
du
tourbillon;
il
en
réfulte
la
préceffion
des
zones
équatoriales.
C’eft
ainfñ
que
dans
un
fleuve
les
dif-
férens
filets.que
l'on
peut
concevoir
dans
fa
largeur
avancent
avec
d'autant
plus
de
vitefle,
qu'ils
avoifinent
de
plus
près
la
ligne
du
fil
de
l'eau;
ligne
où
eft
la
plus
grande
vitefle.
Chaque
filer
paraleile
à
la
ligne
du
fil
de
l'eau,
repré-
fente
ici
une
zone
qui
eft
un
efpace
avant
les
trois
dimen-
tions,
longueur,
larseur
&
épaiffeur.
Cette
préceñion
elt
fur-tout
remarquable
lorfque
les
fleuves
charrient
des-gla-
çons.
Si
de
deffus
un
pont
on
confidere
les
glaçons
qui
for-
tent
en
même
tems
dans
la
largeur
du
fleuve,
ôn
verra
que
ceux
qui
répondent
à
la
ligne-du
fil
de
l'eau,
qui
eft
l'équa-
teur
du
fleuve,
-avañcent
avec
plus
de
vitefle
que
ceux
qui
_-séloignent
de
ce
fil
de
l'eau
&
qui
sapprochent
vers
-ks
D
es
*,
He
réfulte
.
de
cette
conftitution
inté-
rieure
a
tourbillon
de
notre
Soleil
que
fon
action
fe
pro-
page
par
des
lignes
fpirales.
dont
l'origine
eft
à
fa
furface.
En
effet,
quelque
parfaire
que
foit
l'élafticité
des
molé-
cules-de
l'écher,
il
eft
évident
que
le
tems
de
la
compreffion
7
TT
ER
QE
PRES
EST
FRET
PRIRENT
AQU
FINE
BORDER
FENTE
ENT
NIORT
ENNEMI
VENUE
RNRETRET
STRESS
TENRREME
RERO
ES)
2
EDR
PREND
PERTUIS
TINTIN
ENPUIEE
TRANS
ENTRE
TR
ESPN
,
dé
à
, j
|
Css.)
|
de
leur
reffort
n'eft
pas
le
même
que
celui
de
la
reftitu-
tion
de
ce
reffort.
Quelque
court
que
foit
cet
intervalle
de
tems
&
pendant
fa
durée,
chaque
molécule
d’éther
eft
en-
trainée
par
le
mouvement
de.
circulation,
&
parcourt
un
certain
efpace
dans
le
fens
de
la
Re
géncrale.
Cet
efpace
eft
d'autant
plus
grand,
que
4
molécule
d’éther
appartient
à
un
orbe
cu
du
Soleil,
&
que
dans
cet
orbe
elle
eft
plus
voifine
de
l'équateur
Le
tourbillon
folaire.
Lors
donc
que
deux
molécules
fuppofées,
&
faifant
par-
ties
de
deux
orbes
contigus,
fe
rétabliflent
après
leur
com-
preflicn,
ces
deux
ee
Le
n'ont
plus
entr’elles
la
même
fituation
refpective
quelles
avoient
lors
de
la
compreflion
de
leur
reflort,
&
cela
à
caufe
des
précefions
dont
nous
avons
parlé;
ee
en
fe
rétabliffant,
la
eue
par
laquelle
elles
fe
choquent,
‘ft
plus
inclinée
vers
le
côté
d'où
elles
viennent,
que
du
côté
où.la
circulation
générale
les
porte;
&-comme
cet
effet
a
lieu
dans
tous
Les
orbes,
il
en
réfulre
que.
=.
mouvement
de
vibration
qui
ne
la.
lumiere,
fe
tranfmet
d’orbe
en
orbe
par
des
lignes
fpirales
qui
ont
leur
origine
a
la
furface
du
Solsil.
Ces
lignes
fpirales
font
d'autant
moins
courbes,
qu
"elles
séloignent
davantage
du
Soleil,
parce
que
les
és
des
orbes
intérieurs
font
de
moindres
;
qu'ils
font
plus
éloignés
du
corps
central,
c'eft-à-dire,
du
Soleil,
qui
pro-
duit
les
deux
mouvemens,
celui
de
oo
&
hs
de
vibration.
Les
Soleils
que
font
les
Artificiers
,
-offrént.
une
image
fenfible”
des
préceflions
&
des
lignes
fpirales
dont
nous
(56)
parlons.
Pour
produire
ces
effets,
il
faut
que
les
fufées
dont
les
circonférences
de
ces
Soleiïls
font:
garnies,
ne
foient
pas”
dirigées
vers
leur
centre
;
car
dans
ce
cas
le
Soleil
ne
pourroit
tourner
fur
fon
axe,
&
les
jets
de
chaque
fufée
formeroient
des
rayons
rectilignes
:
mais
,
lorfque
les
fufées
font
ee
|
àla
circonférence,
le
mouvement
de
rotation
fe
joint
à
celut
“dé:
l'explofon
des
fufées
;.
le
jet
devient
une
fpirale
qui
eft.
d'autant
moins
courbe
,
anale
de
pionse
plus
loin
du
ceñtre.
_
L'action
du
Cole
parvenant
donc
aux
sianètes
par
des
lignes
fpirales,
&
cette
action
safloibliffant
me
Paccroifle-
ment
de
la
diftance,
il
en
réfulre
que
la
moitié
occidentale
de
l'hémifphère
éclairé
de
la
planète,
eft
frappée
avec
plus
de
force
que
la
moitié
orientale
du
même
hémifphère
éclairé.
De-là
la
rotation
des
planètes
fur
leur
axe,
&
la
dérermina-
tion
du
fens
de
cette
rotation,
qui
eft
le
même
pour
toutes:
les
planètes;
elles
tournent
toutes
comme
fi
elles
rouloient
fur
la
convexiré
de
lorbe
du
tourbillon
qui
léur
eft
infe-
rieur;
de
manicre
que
le
fommet
de
l’hémifphère
obfcur,
!
.
o)
A
Nr
:
x
oppofé
au
Soleil,
s'avance
du
même
côté
que
le
centre
de
a
planète,
vers
-
partie
orientale
du
Monde,
.
l'ordre
des
fignes
du
zodiaque.
|
12,
Les
plans
des
orbites
des
Sages
s'écartent
peu
dé
plan
de
l'équateur
du
tourbillon
folaire
où
le
mouvement
général
de
Circulation
tend
toujours
à
les
ramener.
Ces
or-
biles
qui
ne
font
pas
parfaitement
circulaires
>
COUPENET
deux
fois,
à
chaque
révolution
périodique,
du
tour-
billon
folaire
où
la
viteffe
du
fluide
déférent
eft
plus
grande
_
que
dans.
les
zones
collaterales
aux
zones
équatoriales.
Les:
:
planètes
DATA
TNT
Csgh
planètes
emportées
par
ces
différentes
zones,
en
reçoivent
des
viteffes
différentes
qui
,
combinées
avec
les
actions
qu'elles
exercent
les
unes
fur
les
autres,
rendent
léurs
or-
bites
elliptiques.
|
él
|
On
voit
par
cet
expolé
très-fuccintt
de
nos
principes,
dont
les
preuves
font
dans
l'Ouvrage
même
(8),
combien
nos
tourbillons
diffèrent
de
ceux
de
Defcartes
&
de
ceux
dont
Newton
parle
à
la
fin
du
fecond
Livre
de
fes
Prin-
cipes.
Aucune
des
objections
que
fait
ce
Philofophe
contre
cés
tourbillons,
n’eft
applicable
à
ceux
dont
la
conftitution
intérieure
eft
rotalement
différente
de
celle
dés
tourbillons
_qu'il
a
confidérés,
&
dont
la
conftitution
très-vicieufe-en
effet,
lui
à
fait
conclurre
que
les
planètes
ne
font
pas
em-
portées
par
un
tourbillon
matériel
(9);
ce
qui
l’a
induit
à
füppofer
le
vide
:
hypothèfe
la
plus
infoutenable
que
l'efprit
humain
puifle
jamais
imaginer.
Le
vide
ainf
admis,
quoique
de
tous
les
points
de
l’ef-
.
pace
on
puifle
voir
Le
Soleil
&
une
multitude
infinie
d'Etoi-
P
P
les
(vifibilité
qui
prouve
avec
l'évidence
la
plus
complète
&
l
plus
claire,
qu'il
faut
queles
efpaces
céleftes
foient
conftam-
ment
remplis
de
[a
matiere
de
la
lumiere,
c’eft-à-dire,
felon
Newton,
des
émiflions
matérielles
de
tous
ces
aftres,
ce
qui
rempliroit
ce
vide
qu'on
avoit
fuppofé),
ce
vide,
dis-je,
étant
admis,
1!
fallut
bien,
puifque
les
corps
n'avoient
plus
de
(3)
Voyez
fur-tout
pag.
253
&
fuivantes.
|
(9)
Brc
liquet
planetas
à
Vorticibus
corporeis
non
déferri.
Liv.
I.
pag.
384.
|
a
h
ae
Lu
Fa
A
Be
PE
Ent
-
(58)
rapport
d'action
entreux,
puifquils
ne
pouvoient
plus
agir
les
uns
fur
les
autres,
puifque
chaque
corps
célefte
étoit
plongé
dans
un
abîme
de
vide
ou
de
néant,
&
qu'ainfi
toute
action
méchanique
devenoit
impoflble:
il
fallut
bien,
dis-je,
après
les
avoir
ifolés,
inventer
un
moyen
de
les
faire
agir
les
uns
fur
les
autres,
trouver
entr'eux
un
rapport
qui
ne
pouvoit
plus
être
ni
phyfique
ni
méchanique.
Newton
dans
cet
embarras,
mais
en
attendant
un
meil-
leur
moyen
d'en
fortir,
infticua
l'attraction,
ceft-à-dire,
que
ce
Philofophe
en
inftitua
les
loix,
car
l'idée
en
elle-même
n'etoit
pas
nouvelle;
&
ces
loix,
il
les
déduifit
des
obfervations
mêmes,
&
des
découvertes
de
Fycho-Brahe
&
de
Képler.
Il
ne
fit
donc
qu'ériger
en
puiflance
réelle
un
effet
connu.
Mais
cette
attraction,
cette
force
métaphyfique
inconce-
vable
en
elle-même,
confidérée
comme
la
feuie
force
de
la
nature,
détruifoit
tout
mouvement;
bientôt
elle
n'eut
pro=
duit
qu'une
mafñe
inerte;
il
falloit
donc
une
autre
puifflance:
il
combina
l'attraction
avec
Pimpulfion,
c'eft-à-dire,
avec
une
force
de
projeétion
conftante
&
une
feule
fois
impri-
mée
;
alors
il
fit
avec
ces
deux
forces
décrire
aux
planètes
les
orbites
ellipciques
qu'elles
parcourent
autour
du
Soleil.
La
force
d'attraction
décroiffant
dans
la
raïfon
inverfe
du
quarré
des
diftances,
inftitution
prife
d'après
les
faits
obfer-
vés,
mais
que
rien
n'indique
à
priort,
qui
n'eft
enfin
dé-=
duite
que
d'un
grand
fait
de
la
nature,
étant
combinée
avec
une
force
de
projection
fuppofée
conftante,
il
démontre
ma-
thématiquement
que
fe
mobile
animé
par
ces
deux
forces
à
la
fois
&
place
dans
le
vide
,
doit
décrire
une
orbite
ellip=
tique
ayant
le
Soleil
à
fon
foyer,
|
CG
ESA,
vie
ne
ee
DENT
PEINE
ESPRIT
PRE
EN
PIRE
TTC
ENTER
PRGET
PRNPETE
PTIT
Ep
RTE
ANRT
EPEDNIMIEEPEPENPEPIANTRS
SITE
TENRRe
(59)
;
Mais
ce
n'eft
pas
aflez
que
le
tiflu
d'une
démonftration
{oit
irréprochable
pour
faire
admettre
les
principes
quelle
fuppofe
;
Les
PS
conclues
n’en
font
que
plus
fûre-
ment
faufles,
quand
la
vérité
des
principes
n'eft
pas
établie.
H
Edo
donc
dans
le
cas
préfent
que
lattradtion
fût
prouvée
,
au-lieu
d'être
fuppofée
;
il
faudroit
que
le
vide
fût
prouvé,
au-lieu
d’être
également
fuppofé
:
voilà
ce
qui
feroit
néceflaire
pour
être
ous
a
combiner
dans
le
vide
ces
deux
forces
fuppofées,
la
force
attraîive
qui
dans
le
vide
décroît
comme
le
quarré
des
diftances
augmente
,
fans
que
Pon
puiffe
i
imaginer
pourquoi,
&
cette
prétendue
force
de
projection
one
&
inaltérable,
quoiqu’à
cha-
que
inftant
elle
foit
obligée
de
changer
e
direction,
ce
qui
doit
2
à
la
fin
la
détruire,
comme
LE
_penfoit
F
oncenelle
que
nous
venons
decitées,
-
|
Peut-on
concevoir
qu'un
fyftême
qui
repofe
fur
des
hy-
pothèles
fi
précaires,
j'oferai
dire
plus,
fi
révoltantes,
d'où
naïffent
ces
difficultés,
&
mille
autres
également
infolubles
:
peut-on
concevoir,
dis-je,
qu'un
tel
fyftême
ait
domine
f
long=-tems?
Que
L'on
compte
parmi
fes
partifans
des
hommes
très-éclairés,
très-juftement
célèbres.
C’eft
que
ces
hommes
nécoient
pas
Phyficiens,
c'eft
que
ces
hommes
étoient
Ma-
thématiciens,
c'eft
que
les
Mathématiciens
ne
fe
plaifent
que
dans
F
idées
intelléétuelles.
Ecoutons
un
des
plus
éclairées
d'entr'eux,
&
que
fa
bonne-foi
nous
rende
indul-
gents
pour
leurs
erreurs
:
nous
leur
devons
tant
de
vérités,
je
nous
ont
donné
tant
de
Se
ils
nous
procurent
tant
_de
fecours!
a
«
Les
faits
mêmes,
ou
Les
obfervations
fur
À
Lerouellé
tout.
h
ij
(60)
eft
fondé,
ne
font
pas
fufceptibles
d’une
exaditude
rigou-
reufe
..
qui
ne
fe
trouve
que
dans
|a
géométrie.
Mais
la
géométrie
;
confidérée
comme
fcience
de
l'étendue
&
du
mouvement,
efe
dépouillée
de
toutes
les
autres
circonftances
Phyfe
ques
;
elle
efl
purement
intelleëluelle,
&
l’ouvrage
de
P
ef-
prit
Je
a
établi
cette
exactitude
[ur
les
abftraëlions
;
exaütirude
qui
n'e
plus
lieu,
rigoureufement
parlant,
dès
qu’en
appli-
quant
la
géométrie
à
la
phyfique,
on
la
fait
fortir
de
l’imagr-
nation
de
l’homme,
pour
la
rapprocher
de
la
Nature
(10)
».
Newton
cependant,
&
c'eft
un
devoir
facré
que
de
lui
rendre
cette
juftice,
Newton
qui
favoit
féparer
le
domaine
des
mathématiques
de
celui
de
la
phyfique,
ne
tenoit
point
à
cette
hypothèfe
que
fes
Difciples
ont
confacrée.
Il
nous
avertit
dans
fon
Livre
des
FrneIpes
Définition
VII,
qu'il
confidere
les
forces
en
Matt
hémäticien,
&
non
pas
en
Phy-
ficien.
Voici
comment
il
s'explique
.
«
Mais
cette
idée
eft
purement
mathématique;
car.
je
ne
confidere
point.
ici
les
caufes
phyfiques,
le
lieu
phyfique
des
forces
».
Mathema-
zicus
duntaxat
ef?
hic
conceptus
:
nam
virium
caufas
&
Jedes
phyficas
jam
non
expendo.
Ce
grand
homme
ne
prétendoit
donc
point
expliquer
{a
caufe
si
forces
;
il
ne
_défignoit
point
les
fabftances
matérielles
dans
lefquelles
ces
forces
réflident,
les
caufes
phyfiques
qui
les
animent,
&
lef-
quelles
ces
forces
ne
peuvent
exifter.
Il
nous
avertit
encore
dans
ce.
même
Ouvrage
qu
l
em
ploie
indifféremment
les
mots
attraction
,
impulfion,
ou
u
pro-
(xo)
Hiftoire
de
l’Aflronomie
ancienne,
par
M,
ee
;
Difcours
Prélimmaire,
pag.
vie
3
RECETTES
LAS
SUTENE
ERIEIETATEE
EDP
REG
RE
ARE
ET
NES
PRIRENT
ET
TR
É
i
ë
(61)
penfon
quelconque
vers
un
centre,
les
uns
pour
les
autres,
(Voici
comment
il
s'explique
:
«
Quant
à
ces
mots
arrraéion
,
impulfi
ion
&
Propenfu
on
vers
un
centre,
de
quelqu'efpece
quelle
foir,
je
les
em-
ploie
indifféremment,
&
lun
à
la
place
de
l'autre;
mais
ce
n'eft
qu’en
confidérant
les
forces
mathématiquemenr
&
non
phyfiquement,
Que
le
Lecteur
fe
garde
donc
bien
de
penfer
que,
par
ces
manieres
de
m'exprimer,
je
prétende
définir
ou
donner
aucune
raifon
Phyf
que
d'aucune
efpece
d'action,
d’au-
cun
mode
particulier,
que
je
prétende
rendre
aucune
.
phyfique
d'aucune
caufe
d'action.
Qu'il
ne
penfe
pas
que,
lorfqu
il
marrivera
de
dire
que
Les
centres
attirent,
ou
que
les
centres
ont
des
forces,
j'attribue
alors
des
forces
réelles
&
phyfiques
à
à
ces
centres
qui
ne
font
que
des
points
mMa-
thématiques
»,
Voces
autem.
attractionis,
,
impulfüs,
vel
pro-
penfonis
cujufcumque
in
centrum,
ere
&
pro
fe
AUtUO
PRO
ufurpo
:
has
vires
non
phyficè
fed
mathe-
maticè
cantüm
confiderando.
Tndè
caveat
Leflor,
ne
per
hntojnoës
voces
copttet
me
fpeciem
vel
modum
adionis
CAtI=
Jamve
aut
rarionem
phyficam
alicubt
definire
,
vel
cenitris
(quæ
funt
punëla
mathematica
)
>
Vires
verè
&
phyficè
rri-
buere
;
LL
forté
aut
centra
rahere,
“aut
vires
Centrorum
elfe
dixero
(11).
C'eft
da
très
-abufivement
que,
depuis
Newton
&
contre
fon
intention,
très-clairement
&
très-formellement
exprimée,
on
a
on
donner
le
nom
d’aftronomie.
phy-
—.
aux
profondes
&
fublimes
recherches
analytiques
des
11)
Déophie
Nasa
Pracse
Malone
LL.
Déf
VIE
|
hilofophie
is
Princip
(62)
Mathématiciens
célèbres
qui
lui
ont
fuccéde.
Ces
Savans
ont,
à
la
vérité,
fucceflivement
enrichr
l'aftronomie
ma-
thématique
de
plufieurs
découvertes
importantes
&
de
plu-
fieurs
méthodes
ingénieufes
:
maïs,
quels
qu'aient
été
leurs
fuccès
,
il
n’en
eft
pas
moins
certain
que
tous
ces
calcals
n'ont
pas
également
contribué
au
progrès
de
l'aftronomie
phyfque;
qu'ils
n'ont
point
dévoilé
la
caufe
fimple
des
grands
phénomènes
de
la
Nature
;
elle
eft
fans
doute
animée
par
une
force
réelle
qui
réfide
dans
une
fubitance
atuellement
exiftante;
ce
n'elt
pas
à
des
forces
fictives
qui
n'ont
point
de
fiège,
point
de
bâfe
dans
la
Nature,
&
dont
l'exiftence
n'eft
qu'une
hypothèle
de
l'imagination,
Se
il
faut
roue
les
loix
de
tout
ce
qui
exifte.
En
bonne
&
faine
philofophie,
une
force
propre,
un
pou-
voir
moteur
qui
appartiendroit
à
la
matiere,
comme
ma-
tiere,
feroit
un
être
de
raifon,
une
vraie
chimere.
Une
force
qui
agiroit
à
travers
le
vide
entre
des
corps
diftans
lun
de
laure.
eft
encore
un
être
de
raifon,
une
vraie
chimere
en
phyfque.
«
La
vraie
philofophie,
dit
Huyghens,
eft
celle
dans
la-
quelle
on
conçoit
que
{a
caufe
de
tous
les
effets
naturels
eft
une
caufe
méchanique
;
ce
qu'il
faut
admettre
comme
une
vérité
fondamentale,
ou
bien
il
faut
renoncer
à
toute
efpé-
rance
de
jamais
rien
comprendre
dans
la
phyfique
».
Les
caufes
méchaniques,
dit
M.
Béguelin,
font
Les
feules
auxquelles
lefprit
&
la
raifon
humaine
femblent
pouvoir
donner
un
entier
acquiefcement
(12).
(12)
Voyez
Phyfique
du
Monde,
Tom.
IN,
pag.
132.
Cet
article
eft
très-intéreffant,
SAR
d
\
|
Ë
|
Ë
663)
Le
principe
de
la
compoftion
&
de
fa
décompofition
des
forces,
principe
fi
fouvent
invoqué
par
les
Mathématiciens
j
va
nous
fournir
une
nouvelle
preuve
de
ce
que
nous
avons
dit
de
l'application
des
mathématiques
à
la
phyfique;
ce
principe
ne
doit
être
employé
qu'avec
beaucoup
de
circonf
pection
&
de
réferve
en
phyfique
;
&
quoiqu'il
foit
mathé-
matiquement
vrai,
dans
tous
les
cas,
il
pourroit
induire
en
erreur
des
Phyficiens
peu
réfléchis.
Ce
principe
nous
ap-
prend
quune
force
unique
quelconque
qui
feroit
par-
courir
à
un
mobile
la
diagonale
d’un
parallélogramme,
peut.
être
fuppléée
par
deux
autres
forces
qui
feroient
capables
‘de
faire
parcourir
chacune
un
des
deux
côtés
du
parallélo-
gramme.
Ce
principe
eft
démontré
;
mais
il
n'exprime
qu'une
conception
de
notre
efprit
qui
fe
repréfente
claire-
.
ment
que,
fi
ces
deux
forces
venoient
à
exifter,
&
que
la
force
unique
qui
poufloit
le
mobile
fur
la
diagonale
du
parallé-
logramme
,
für
anéantie,
le
mobile
cependant
parcourroit
cette
diagonale
avec
la
même
virefle
qu'auparavant
,
par
l'action
conjointe
des
deux
nouvelles
forces
appliquées
cha-
cune
felon
les
côtés
du
parallélogramme
auxquels
ces
forces
feroient
proportionnelles
:
mais
une
même
ligne,
celle
que
le
mobile
à
parcourue
par
l’action
de
la
force
unique
qui
le
poufloit
en
avant,
peut
être
à
la
fois
la
diagonale
d’une
infinité
de
parallélogrammes,
felon
les
côtés
defquels
on
peur
concevoir
ou
imaginer
des
forces
qui,
prifes
deux
à
deux,
feroient
capables
de
fuppléer
la
force
unique
qui
animoic
le
mobile.
Il
y
auroit
donc
une
double
infinité
de
forces
qui
pourroient
remplacer
la
force
unique.
Toutes
ces
forces
cependant
ne
peuvent
exifter
à
a
fois,
aucune
d'elles
.
(64)
n'exifte
véritablement,
elles
ne
font
que
des
forces
fuppo-
fées,
elles
ne
font
que
des
forces
poffbles,
elles
ne
font
enfin
que
des
concepts
de
notre
efprit.
Elles
ne
doivent
_
donc
pas
être
introduites
en
phyfique
,
fans
une
extrème
circonfpection,
parce
qu'on
ne
peut
rien
conclurre
de
la
poffibilité
d'exifter,
à
l'exiftence
réelle
&
actuelle,
&
quen
phyfique
on
ne
doit
confidérer
que
les
forces
réellement
exiftantes
;
or,
ces
forces
ont
leur
fièce
dans
des
corps,
&
font
dans
tous
les
cas
exprimées
par
le
produit
de
la
mafñe
&
de
la
vicefle
des
corps
dont
elles
émanent.
Paffons
à
l'ap=
plication.
Newton
fait
marcher
Les
planètes
dans
leurs
orbites
par
faction
conjointe
de
deux
forces;
lune
d'attraction
dirigée
au
centre
&
variable
en
raifon
réciproque
du
quarré
de
la
diflance
à
ce
centre;
l’autre
force
eft
celle
de
projec-
tion
une
feule
fois
imprimée
dans
le
fens
d'une
des
tan-
gentes
de
l'orbite.
Il
démontre
mathématiquement,
après
avoir
fuppolé
très-précatrement
cette
premiere
force
variable,
&
en
fuppofant
aufft
gratuitement
la
[econde
force
conftante,
”
que
la
planète
doit
décrire
une
erbite
rentrante
en
elle-
même
:
mais,
ce
qu'il
ne
démontre
pas,
c'eft
l’exiftence
de
l'atrraction
,
ceft
la
nécefité
de
la
loi
de
fa
variabilité
en
raïfon
inverfe
du
quarré
de
la
diftance,
c’eft
l'exiftence
de
4
force
de
projettion,
une
feule
fois
imprimée,
17
fup-
pofe
l’une
&
l’autre,
fans
fe
mettre
en
peine
de
leur
affi-
oner
une
caufe,
x2
d'indiquer
le
fiège
où
elles
réfident.
I
explique
encore
moins
comment
la
force
de
projection
Méprouve
aucune
altération
à
chaque
changement
de
di-
rection.
Ses
Commentateurs
ne
lexpliquent
pas
davantage,
en
te
PART
PET
PRE.
JL
ee
ei
Le
mois
AMEN
AT
LÉUEET
SA
|
Ë
à
STEP
PP
TTET
ENTER
RÉRRNT
Re
vi
PENSE
PTE
:
een
à
ren
rc
iput
UE
EESTI
TEEN
TRI
PETITE
TT
TR
< 7
ei.
en
difant
que
le
changement
de
diretion
ne
fait
perdre
à
la
vicefle
du
corps
projerté
qu'une
partie
infiniment.
petite
du
fecond
ordre,
&
que
la
fomme
des
infinis
de
ce
genre
ñe
produit
qu'un
infiniment
petit
du
premier
ordre.
C'eft
bien
là
le
cas
de
penfer
avec
Mac
Laurin,
l'ami,
le
Difciple
,
le
Traducteur,
le
Commentateur
de
N
EWton,
que
les
Mathémariciens
abufent
fouvent
des
termes
d
Znfini
&
d'infiniment
petits
pour
introduire
ou
pour
pallier
des
ab-
Jurdités
réelles,
par
des
démonftrations
intelle&uelles,
ou
plutôt
imaginaires.
En
effet
,
il
implique
contradi@ion
qu’une
fomme
infinie
d'effets
phyfques,
quelque
petits
qu'on
les
pure
fuppofer,
chacun
en
particulier,
ne
produife
pas,
dans
une
longue
fuite
de
momens,
un
effet
très-crand,
lorfqu'ils
font
infiniment
&
continuellement
répétés.
.
Les
caufes
vraiment
efficientes
du
mouvement
des
pla-
nètes
fecondaires,
ne
font
pas
mieux
établies.
Newton
fup-
pofe
€
ne
prouve
pas,
que
la
Lune
gravite
ou
pèfe
fur
la
ere,
quelle
eft
attirée
par
cette
planète,
que
cette
force
d'attraction
eft
variable
en
raifon
inverfe
du
Qquarré
de
la
diftance.
Ÿ/
fuppofe
auffi
&
ne
prouve
pas,
que
la
Lune
a
recu
une
force
d'impulfion
conitante
dans
le
fens
d’une
des
tan-
_gentes
de
fon
orbite;
&
c'eft
uniquement
par
le
produit
de
ces
deux
forces,
dont
1]
n’affigne
point
le
fiège
ni
la
caufe,
Ni
fe
LA
+
}
qu'ildémontre
mathématiquement
le
mouvement
de
la
Lune.
La
troifieme
propofrion
du
troifieme
Livre
des
Principes
eft
employée
a
montrer
que
la
force
qui
retient
la
Eune
dass
fon
orbite,
eft
dirigée
vers
la
Terre;
&
la
preuve
que
Newton
en
donne,
c’eft
que,
fuivant
les
obfervarions,
le
ravon
tré
de
la
Terre
à
la
Lune,
décrit
autour
de
la
Terre
1
Ë
|
É
ï
k
|
1
(6
}
des
aires
proportionelles
aux
terms
dans
fefquels
la
Lune
décris
Parc
du
fecteur
que
le
rayon
à
parcouru;
ce
qui
ef
prouvé
par
la
comparaïifon
du
mouvement
apparent
de
la
Lune
avec
fon
diamètre
apparent.
|
La
quatrieme
propolition
du
même
Livre
des
Principes,
2
pour
objet
de
prouver
que
la
Lune
gravite
ou
pèle
vers
la
Terre,
&
que,
par
la
force
de
cette
pefanteur,
elle
eft
continuellement
détournée
de
la
ligne
droite
&
retenue
dans
fon
orbite.
—
=
|
Imaginons,
dit
Newton,
que
la
Lune
foit
privée
de
tous
mouvement
de
projection,
elle
combera
vers
la
Terre,
&
fa
chûte
lui
fera
parcourir
dans
la
premiere
minute
en
tome
Pants
Die
—
>
:
Mais
la
pefanteur
de
fa
Lune
.
fa
Terre
:
famment
établie
par
la
propoltion
précédente»
eft-elle
prouvée
par
elle-même
&
4
priori?
€ft-il
prouvé
qu'il
faille
néceflairement
la
diftinguer
dèla
force
qui
tranfporte
fans
cefle
la
Lune
&
la
Terre
d'occident
en
orient
autour
du
Soleil
&
felon
la
fuite
des
fignes,
force
dont
nous
avons
far
connoître
&
l’origine
&
le
fièce,
&
qui
rend
part
remenc
inutile
lhypothèfe
de
la-pefanteur
(13).
La
Lune
décrit-elle
réellement
une
orbite
elliptique
au-
tour
de
la
Terre?
Non
affurément,
nous
fommes
autotifes
à
cette
dénégarion
abfolue
aux
yeux
de
rous
ceux
qui
ont
fu
avéc
quelque
attention
l'explication
de
la
Planche
TI
jointe
au
fecond
Volume
de
notre
Ouvrage.
Nous
avons
_
(13)
Voyez
Tom.
Il
,
pag.
94
&
fuivantes,
&
a
de
Ja
Planche
I,
même
Volume,
preruere
Partie,
pag.
23
&
fuivantes
PRE
Ce
67}:
prouvé
démonfirativement
que:
da
voie
de
fa
Lüne
dans
lefpace,
eft
une
véricable
hélicoïde
qui
entoure
la
voie
de
la
Terres
que
l'orbite
qu'on
attribue
vuleairement
à
la
Lune,
ieft
qu'une
orbite
apparente.
Notre
hélicoïde
peut
feule
repréfenter
le
vrai
mouvement
de
fa
Lune
dans
l'efpace.
:
Newton
la
fait
marcher
dans
une
courbe
dont
toutes
Les
parties
font
concaves
vers
la
T'erre;
&
Mac
Laurin,
fon
Dit
…
Soleil;
ces
deux
propofitions
peuvent,
à
la
vérité,
s'accorder
enfemble
:
mais
perfonne
ne
nous
dit
comment
sa
Lune
cf
dirigée
&
foutenue
dans
cette
route.
-
À
Ja
force
de
projection
employée
par
-Newton
pour
faire
1
minute
dans
fon
orbite
fappoiée,
il
faut,
felon
les
Neyto-
niens,
en
ajouter
une
autre
qui
vingt-huir
ou
trente
fois
plus
ee
la
tranfpor
Crée
Je
us
mème
que
cette
nouvelle
force
n'éprouve
aucune
diminution,
lors
même
qu'elle
fera
diamérralement
oppofée
À
premiere,
comme
il
arrive
dans
les
nouvelles
Lunes,
&
qu'elle
ne
recoive
aucun
accroiflement,
lorfquelle
s'ac-
corde
avec
la
force
de
projection,
comme
il
arrive
dans
les
pleines
Lunes;
il
faut
de
plus,
felon
eux,
que
la
force
de
projection
demeure
inaltérable
dans
les
deux
quadratures,
quoique
dans
la
premiere
fa
direétion
foit
diamétralement
elle
confpire
avec
la
force
-
de
cet
aftre;
ce
se
ne
peut
fe
concevoir.
e
ir
je
Je
ee
un
fyflême
fonde
L.
le
vide;
LS
|
ciple,
dans
une
courbe
concave
en
toutes
fes
parties
vers
le:
ot
a
la
Lune
treize
ou
quatorze
lieues
feulement
par:
ainf
que
la
Terre,
à
trois-
cent-quatre-vingt-douze.
Heues
pendant
le
mème
tems;
oppofée
à
celle
d'attraction
du
Soleil,
&
que
dans
la
feconde:
ES
(
68
)
premiere
hypothéfe
:
un
fyftême
qui
oblige
à
à
croire
à
l'émif.
fon
fucceflive
de
la
lumiere
hors
du:
lei:
feconde
hypo-
thèfe
:
un
fyftème
qui
tente
de
concilier
ces
deux
hypo-
chèfes
effenriellement
inconciliables
:
un
fyflème
qui
admet
des
forces
impulfives
imprimées
une
feule
fois
à
chaque
corps
célefte;
srosfeme
hypothèfe;
qui
confidere
ces
forces
comme
inaltérables,
quoiquelles
changent
à
chaque
inf-
tant
de
direction,
ce
qui
ef?
inconcevable
:
un
fyftême
qui
invoque
l'attraction
;
propriété
métaphyfique
iaconcevable.
de
la
matiere
comme
matiere
;
quatrieme
hypothèfe
:
un
fyftême
qui,
au
milieu
de
tout
cet
échaffaudage,
ne
peut
rendre
aucune
raifon
fatisfaifante
de
[a
variété
des
loix
aux-
quelles
cette
attraétion
fappofée
eft
obligée
d'obéir
;
qui
ne
peut
faire
connoïre
ni
l'origine,
ni
le
féce
des
forces
dont
il
feroit
néceflaire
de
l’aider;
dans
lequel
enfin
l'in
fufifance
de
la
force
de
projedtion
pour
garantir
les
pla=
nètes
de
l'action
puiflante
&
conftante
d’un
centre
attirant,
eft
parfaitement
démontrée
:
un
fyflême,
dis-je,
expolé
à
toutes
ces
diicultés,
&
a
tanr
d'autres
objections
que
nous
omettons
ici,
&
qui
.
trouvent
dans
notre
ee
chacune
en
leur
lieu,
ne
peut
semer
uñ
ne
.
.
lefprit
des
hommes.
RE
.
|
Mais
ce
fyftême
ui
2.
eo
.
profcrire,
ce
nef
_pas
celui
de
Newton.
Ce
n’eft
qu'un
édifice
phantaf
tique
élevé
fur
une
feule
hy
PRES
qu
1l
s'étoic
permile.
comme
Machématicien.
a
Le
fyftème
qe
médiroit
ce
and.
homme,
c'eft
celur
quil
annonce
à
[a
tête
de
fon
oo
.
-
pofté=
rieur
de
dix-
-fept
ans
à
fon
Livre
des
Principes
C'étoit
0
ARSPANONRBERRE
RRTE
A
TEAPTTR
PPIETANEOE
PeRTETD
(&)
slots
qu'il
projettoit
un
véritäblement
phyfco-
mathématique
,
dans
lequel
il
indiquoit
à
la
pefanteur,
qu'il
ne
re
gardoit
plus
comme.
une
propriété
eflentielle
de
H
matiere,
une
caufe
PAyHqUE
Son
génie,
fes
médirations
&
les
expériences
Re
ilnavoit
pas
eu
cems
de
faire,
ainfi
qu'il
le
dit
lui-même,
lauroient
ramené
à
Émpule
ion
&
à
ce
fluide
dont
il
rl
déjà
à
la
fin
de
fon
Ouvrage
inti-
tulé
:
Principes
Mathématiques
de
la
Phulofophie
Naturelle.
«Il
me
feroit
permis
de
parler
ici
d'un
certain
efprie
très-
fubril
qui
pénètre
les
corps
denfes,
qui.
eft
caché
dans
leur
intérieur,
par
à
force
&
par
les
actions
duquel
les
parti.
cules
des
corps
s'attirent
mutuellement
à
de
petites
dif-
tances,
&
adhèrent
les
unes
aux
autres,
lorfquelles
font
deventes
contiguës;
ceft
par
lui
que
les
corps
scsrques
agiffenc
à
de
plus
grandes.
diftances
tant
én-repouffant
qu'en
attirant
es
corps
voifins;
c'eft
par
lui
que
la
lumiere
eft
pouffée,
réfléchie,
refrangée,
inféchie,
&
—
les
Corps
deviennent
chauds,
que
toute
fenfation
eff
excités;
ceft
par
ue
les.
animaux
ont
la
faculté
de
mouvoir
leurs
membres
à
volonté,
par
les
vibrations
de
cet
efprit
qui
fe
Frpageut
par
les
fees
folides
des
nerfs
depuis
les
organes
extérieurs
_Ges
fens
jufqu'au
cerveau,
&
du
ceryeau
au
aux
mufcles.
Maïs
ces
chofes
ne
peuvent
être
préfentées
fommairement,
&
je
nai
pas
encore
une
fufifante
quantité
d'expériences.
_pour
faire
connoître
&
pour
clairement
les
loix
des
actions
de
cet
eforit
(1
3
P
4:
Cet
efprit
dont
Newton
—
ici,
fans
vouloir
lenom-
mer,
c'eit
lécher
dont
if
a
déjà
san
tant
de
fois,
qu'il
(14)
Voyez
Traité
d'Optique,
édition
de
1717.
(yo
}
indique
comme
le
Auide
élaftique
univerfellement
répandu,»
celui
qu'il
confidere
comme
pouflänr
les
planètes
vers
Le
Sa=
leil.
C'eft
ce
fluide
qu'il
auroit
confidèré
comme
pénétrant
les
corps,
comme
fubitance
du
fluide
éle@trique,
comme
fubf-
tance
de
la
lumiere,
produite,
réfléchie,
refrangée,
infléchie;
comme
fubftance
produifant
la
chaleur,
comme
caufe
de:
toute
fenfation
des
animaux,
de
toute
ation
volontaire
où
involontaire
;
comme
le
véritable
agent
qui
meut
nos
nerfs
&
nos
mufcles.
Or
c’eft
ainfi
que
nous
avons
confi-
déré
ce
fluide,
&
tous
les
phénomènes
fe
font
déduits
de:
fa
nature
de
la
maniere
la
plus
claire
&
la
plus
facisfaifante.
Que
d'applications
délicates
ne
refte-t-il
pas
encore
à
en
faire?
Quel
rôle
ne
eee
me
dans
la
matiere
morte
&
dans
fa
matiere
animée?
Une
idée
nouvelle
&
qui
a
pro»
duit
autant
d'enchoufiaftes
parmi
fes
partifans
que
parmi.
fes
adverfaires,
dirige
les
efprits
vers
des
recherches
dont.
peut-être
les
réfulrats
étonneront
notre
imagination
&
ré
vèleront
de
grands
fecrets
de
la
Nature,
&
tous
ces
effets
Be
pourront
jamais
être
rapportés
qu'à
ce
fluide
que
N
EW=
ton,
qui
ne
veut
pas
entrer
ici
en
matiere,
appelle
e/prie
…
A.
mais
qui
neft
que
lécher,
fubftance
=
la
lumiere,
-de
l'éle&riciré,
du
magnérifme
Hiosal,
&c.
&c.
J'imite
”.
prudence
&
ne
me
permets
pas
de
préfenter
i
ici
des
idées
qui,
comme
>
il
=
ai,
nc
peuvent
être
a
fommais
ÉTÉ
nn
:
=.
-
Revenons
après
cette
courte
>
digrefion
au
poine
d'où
-
nous
fommes
RE
——
.
Ges
US.
venons
.
rapporter,
&
qué
-
Noa
etait
pret
à
abandonner,
étant
rejettées
l'empire:
du
vide
&
de
Farradion
étant
dé
étruit,
&
le
plein
abfolu
—
na)
de
Defcartes
étant
inadmillible
+
ne
refte
que
le
plein
éthéré,
dont
nous
expofons
la
nature
&
les
propriétés.
Nous
ne
fuppofons
point,
nous
démontrons
l’'exiftence
de
ce
Auide,
nous
ne
lui
accordons
de
propriétés
que
celles
qui
fe
di.
à
l’efprit
de
cout
Phyficien
un
peu
atten-
tif,
nous
en
déduifons
avec
clarté
toutes
les
loix
phyfques
&
méchaniques
du
mouvement,
&
nous
rendons
des
raifons
claires
&
farisfaifantes
de
tous
les
phénomènes,
comme
on
la
vu,
1°.
dans
notre
Traité
d’Aftronomie
Phyfique,
le
feul,
nous
ofons
le
dire,
que
l'on
ait
donné
jufqu'à
préfem,
2.
du
notre
Théorie
d
la
Lumicre,
3%.
dans
celle
des
_
Couleurs,
4°.
dans
celle
de
la
Chaleur
&
du
Feu
que
nous
préfentons
aujourd'hui.
_
Il
ne
nous
refte
plus
qu'à
répondre
aux
obie@ions
fur
lefquelles
Les
Difciples
s
de
Newton
infftent.
encore
contre
les
tourbiflons,
&
quil
‘ils
tirent
des
propoñtions
5
no
|
du
fecond.
+
-
des
Principes.
M:
le
Roy
l'aîné,
dans
(3
-
Lertre
du
4
Décembre
1784,
inférée
dans
le
anal
Ge-
_n
e
France,
nous
a.
reproché
«
d'avoir
négligé
de
dé-
ne.
indudtions
puiflantes
qui
naïflenc
contre
nous
de.
a
force
de
ces
deux
Théorêmes.
M.
Sennebier
nous
avoir
déja
renvoyés,
par
fa
derniere
Réponfe,
à
ces
mêmes
argumens
dans
L
Leure
inférée
dans
le
Journal
de
E
du
mois
de
Juillet
1784,
_
pag.
75.
La
Réponfe
que
je
lui
fs
n'a
été
emplovée,
par
je
ne
fais
quelle
circonftance,
que
dans
le
Journal
de
Février
7
-
Nous
allons
donc
,
pour
répondre
à
M.
le
Roy,
emprun-
ter
une
ne
de
ce
que
nous
_—
à
M.
Sennebier;
&
à
(72)
pour
terminer
définitivement
cette
querelle,
nous
ajoutez
rons
ce
que
M.
Bernouilly
a
Que
contre
ces
deux
Théo-
rêmes
fi
fameux.
-
Voici
ce
que
j'écrivois
à
M.
Sennebier
(15
}.
«
Je
fuis
très-fâché,
Monfieur,
que
vous
ayez
cru
recon-
noître
l'amour
de
la
difpute
dans
un
écrit
où
javois
efpéré
que
vous
ne
verriez
que
le
prix
que
jatrachois
à
difcuter
mes
idées
avec
un
Savant
tel
que
vous
».
-
«
Pour
toute
Réponfe,
vous
me
Citez
une
propoñcion
de
Newton.
Si,
dans
ce
fiècle,
les
autorités
pouvoïent
fuppléer
à
des
raifons,
la
vôtre
me
fufiroit;
mais
l'opinion
de
l'homme
le
plus
célèbre
dans
les
Sciences;
n’eft
pas
difpenfée
de
preuves,
&
une
Fe
_
principe
neft
ne
une
>
démonf
tation
».
-_e
«
Newton
a
vu
que
les
planètes
.
point
de
réfiflance
dans
leur
marche;
il
en
à
conclu
qu'elles
n'éprou-
vent
point
d'obft
tacles
de
la
part
du
milieu
qu'il
fappofoit
qu'elles
traverfoient
;
donc,
a=t-il
dit,
ce
milieu
eft
vide
».
«
J'ai
dit,
les
planètes
fonc
emportées
par
le
milieu
dans.
fequel
elles
nagent;
donc
elles
ne
peuvent
éprouver
de
réfiftance
de
_
part
de:
ce
milieu,
comme
le
bateau
n'eñ
ee
point
de
la
part
du
fleuve
dont
le
courant
len-
traine
&r
fe
dirige.
J'ai
raifonné
d'après
un°
principe
certain
&
démo
ee
L.
conclu
d'apres
une
analogie
très-
jufte
&
très-claire
A
—
|
«
Je
vous
demande
à
à
préfne,
Monfeur,
“a
fuit
de
€
$)
Voyez
Journal
de
Phyfique,
Février
178$,
pag.
140.
m'oppofer
{
.
fn
roppoler
le
raïfonnement
de
Newton:
D'un
fait
certain,
il
a
été
conduit
à
à
une
nyporhèle
chimérique,
&
qu
il
rejette
fouvent.
J
explique
ce
même
fait
par
une
analogie
claire
&
parfaitement
fatisfaifante
».
«
C'eft
ladmifion
du
plein,
tel
que
je
le
préfente,
qu
i&-
faut
attaquer
par
des
afeumens
dites
».
«
Permettez-moi
de
vous
obferver
que
Newton
n'a
point
démontré
mathématiquement
Linpoñbiire
du
plein.
Il
a
démontré
mathématiquement
qu
un
COrpS
perd
de
fon
mou-
vement
en
trayerfant
un
milieu
qui
{ui
réfite;
&
aflurément
fa
démonftration
eft
parfaitement
claire.
Il
en
a
conclu
que
les
efpaces
céleftes
font
vides
:
cetre
conclufon
n’eft
point
une
démonftration
mathématique.
Déduire
de
cette
conclu-
ee
tr
ès
TERRE
qu
un
RES
ne
peut
être
emporté
par
un
de
retarde
it
de
la
part
déc
fluide,
ce
ne
une
logique;
ce
feroit
dire
que
N
.
a
démontré
mathématiquement
Fimpoflbilice
de
ce
que
lon
obferve.
clairement
&
évidemment
tous
les
;
jours
».
>
Je
con.
AvVOI
prouvé
phyfiquement
limpofibilité
du
vide.
Je
regarde
,
avec
le
célèbre
Euler,
le
vide
comme
abfolument
nude,
Fc
peronne
nattique
mes
preu-
ves.
J'ai
fait
plus;
j'ai
À
que
le
grand
homme
qui
a
fappofé
le
vide,
&
dont
les
Difciples
l'admettent
comme
démontré
par
lui,
ny
croyoic
pas.
J'ai
cité
plufeurs
paf-
fages
de
fes
Ouvrages,
qui
le
prouvent.
Je
vous
renvoie
à
a
À
vertiflement
.
l'édition
de
fon
Traité
d'Optique,
année
1717,
aux
Queftions
de
ce
Traité,
depuis
|
la
XXF.
juiquà.
25.
.j
Vous
verrez
ue
Neveon
a
rojetté
fcu-
(74)
lement
un
milieu
denfe
que
les
planètes
traverferoïent
par
leur
force
d'impulfon
;
milieu
effe&tivement
inadmiflible
».
«
Vous
verrez
qu'il
admet
un
milieu
très-élaftique,
emi-
nemment
élaftique,
490
milliards
de
fois
plus
élaftique
que
notre
air
vulgaire,
&
qui
remplit
l'efpace.
S7
fa
force
élaf=
tique
eft
excefe
vement
grande,
dit-il
Queltion
XXI,
elle
peut
Jaffire
à
à
pouffer
les
corps
des
parties
les
plus
denfes
de
ce
milieu
vers
les
—
rares
,
avec
toute
cette
purffance
que
nous.
appelons
gravité
;
&
il
ajoûce,
Queftion
XXXI°.,
ce
que
j'appelle
ict
attraction
peur
étre
produit
par
impulfion
ou
par
d’autres
moyens
qui
me
font
inconnus.
Rapprochez
ces
aveux
de
ce
qu'il
dit
dans
fon
Avertiflement.,
Jar
in/éré
quelques
nouvelles
queflions
a
la
fan
du
troifieme
Livre;
&
peur
7
voir
que
je
ne
regarde
us
la
pelanteur
comme
une
propriété
effentielle
des
corps,
j'ai
ajoûté
une
queflion
en
particulier
Jur
la
caufe
de
la
pefanteur
,
ayant
propofé
tout
exprès
en
_
forme
de
queflion
ce
que
je
voulois
dire
là-deflus,
parce
que
qe
que
J
>
P
q
je
n'ai
pas
pu
me
fatisfaire
encore
fur
cet
article,
feu
d
d'exc
périences
».
«
Avant
d'ériger
en
aflertion
ce
que
votre
Maître
n’ofoit
mettre
quen
quéltion,
ajoutez
donc,
Monfeur,
ce
qu
al
L
manquoit
encore,
de
fon
doue
aveu
».
«
J'ai,
autant
qu'il
m'a
été
poñible,
fappléé
à
à
ce
qu'il
de=
firoit
;
Le
tems,
les
travaux
des
Savans
me
l'ont
fourni;
&,
lorfque
jofe
croire
avoir,
dans
fes
ponepes
mèmes,
réfolt
fa
queftion,
vous
.
cétte
même
queflion
comme
une
affertion
qui
mé
condamne!
En
vérité,
vous
me
donnez
trop
d'avantage,
Newton
a
laiffé
une
den
jy
réponds,
f
(75
Si
ma
réponfe
ne
vaut
rien,
atraquez-la
5
mais
que
ce
foit
par
des
aroumens
directs.
Ce
donc,
Monfieur,
de
m'op-
pofer
Newton,
puifque
vous
ne
Le
pouvez
qu'en
le
mettant
en
contradiction
avec
lui-même,
ou,
fi
vous
voulez
trouver
ma
condamnation
dans
fes
principes,
étendez-les
plus
qu’il
na
ofe
le
faire;
ajoutez-y
ce
qu'il
reconnoït
lui
manquer
encore;
&,
lorfque
vous
aurez
prouvé
que
je
fuis
en
con-
tradition
avec
lui,
je
le
citerai,
ainfi
que
vous,
au
tribural
de
votre
propre
.
&
de
vos
lumieres.
Je
compte
afez
fur
elles
&
fur
votre
noble.
franchie,
pour
croire
que
vous
ne
ferez
ni
aveugle
ni
injufte
dans
votre
propre
caufe.
Vous
le
feriez,
Monfeur,
fi
vous
doutiez
de
la
fincérité
de
mon.
eftime
&
de
ma
haute
confidération,
ce
feroit
faire
injure
à
mon
Jugement,
&
je
vous
de.
OUJOUrS,
AVEC
AU
canr
de
plaïfir
que
de
fincérité,
laffarance
de
tous
les
fenti-
mens
diftinoués,
&
celle
du
pan
attachement
avec
lequel
jai
one
d'être,
&c.
».
Pour
ceux
de
nos
Lecteurs
à
qui
cette
réponfe
ne
paroi-
croit
pas
6
encore
fufifante,
quelque
fatisfaifante
qu'on
doive
la
trouver,
nous
ajouterons
une
réfucation
direéte
dé
ces
_
deux
Théorômes;
fi
ce
n'eft
pas
affez
de
nous
mettre
à
l'abri
du
feu
du
canon
de
cette
prétendue
batterie
terrible
des
Newtoniens,
nous
allons
proies
quil
eft
aifé
de
la
détruire
tout
à
.
_
De
ces
propofitions
$r,
$2
&
53,
Newton
conclut
(17)
que
les
planètes
ne
font
pas
tranfportées
dans
les
efpaces
|
(16)
Voyez
Pédition
déjà
citée
pag.
384,
-
=
EI
RÉMESASE
TR
BIT
À,
ME
=
Dan
EN
AIN
a
Ed
a
62e
2
T76)
céleftes
par
les
couches
d'un
tourbillon
corporek,
be
liques
-
ue
à
vorticibus
corpores
71071
deferrc.
Car,
dit-
il,
les
planètes
accompliflent
leurs
révolutions
autour
du
Sdlei
dans
des
ellipfes
dont
le
foyer
eft
occupé
par
cet
aftre,
&
les
aires
décrites
par
les
rayons
tirés
de
chaque
planète
au
Soleil,
font
proportionnelles
au
tems
:
mais
Les
parties’
dun
et
ne
o
pas
fe
mouvoir
fuivant
cette
loi,
;
Cette
conclufon,
tout
au
plus
oi
aux
-
lons
que
Newton
a
décrit
dans
la
[X°.
Section
du
fecond
Livre,
où
il
traite
du
mouvement
circulaire
des
fluides,
ne
peut
avoir
d'application
aux
tourbillons
organifés
dé
la
maniere
que
nous
l'avons
“pique.
dans
le
|
Vo-
Jume
de
la
Phyfique
du
Monde;
c'en
feroit
allez
pour
notre
défenfe
:
mais
il
y
à
bien
plus,
Le
raifonnemenr
de
Newron
eft
un
fophifme
manifefte,
étant
fondé
fur
deux
propof-
tions
également
faufles,
.
que
le
remarque
Jean
Ber-
-
nouilli
le
Moon.
qui
a
remporté
le
Prix
propole
par
l'Académie
Royale
des
Sciences
pour
l'année
1730:
Geft
celavanc
Mathématicien
qui
va
parler
(18).
«
Voici
comme
Newton
raifonne
:
il
conçoit
un
fluide
uniforme
&
infini
en
repos.
Dans
ce
fluide,
il
fait
tourner
un
|
êc
aufi
une
fphère
folide
autour
de
leur
ax
.
Il
divife
La
Gn
.
no
Penfées
far
Je
Sa
de
D.
;
D
qui
a
LETPERES
le
Prix
propofé
|
par
l'Académie
Royale
des
Sciences,
pour
l’année
1730,
fur
cette
queftion.
Nous
n'avons
pu
qu'extraire
cette
Piece
;
nous
exhortons
tous
nos
Ledteurs
qui
lont-a
au
CNET
de
ces
matières
,
à
la
ne
attentivement.
:
feur
égale
&
infiniment
petite,
toutes.
paralleles
«
à
la
furface
_
du
cylindre
ou
de
la
fphere.
a.
farface
en
tournant
fait
une
impreflion
continuelle
fur
la
premiere
couche
qui
lui
eft
contigué
&
lentraine
peu
à
peu
:
de
même
cette
pre-
.
miére
couche
met
en
mouvement
la
feconde,
celle-ci
la
troïfieme
,
&
ainfi
confécutivement
chacune
.
couches
entraînera
par fon
frottement
fa
voifine
ultérieure,
jufqu’à
-
ce
qu'une
grande
partie
du
fluide
foit
mife-dans
une
efpece
_de
courbillon
qui
tourne
à
chaque
diffance
avec
une
viteffe
permanente
&
convenable
À
à
l'éloignement
de
l'axe
du.
CY=
lindre
ou
de
la
fphere.
Pour
déterminer
le
tems
périodique
“qui
convient
à
la
révolution
de
chaque
couche
que
Newton
confidere
comme
folide,
voici
comment
cils
s'exprime
:
Puif-
que
le
Auide
eft.
homo
ène,
k
on:
des.
couches
con-
tigués
f
feront
par
lhypo
-oupl
preflion
la
plus
forte
prévaudra,
&
elle
accélérera
ou
retar-
dera
le
mouvement
de
l'autre
couche,
felon
qu'elle
fe
meut
du
même
fens
ou
dans
un
fens
oppofé.
C'eit
pourquoi,
pour
que
chaque
couche
pérésere
dans
fon
mouvement
uni-
forme,
les
impreflhons
du
côté
concave
&
du
côré
convexe
doivent
être
égales
&
fe
faire
dans
des
fens
oppofés.
Mais,
comme
les
font
comme
les
Éirfaces
ContIgues
&
leurs
tran{lations
refpectives,
les
tranflations
feront
en
rai=
on
inverfe
des.
a
ne
.
c'eftä-dire,
En
raie
Sr
=
par
fa
penfée
le
fuide
en
une
ne
|
de
couches
d'une
épaif-
othèl
e
comme
ls
tranflations
ref
pedives
&
les
fuperficies
contigués
où
fe
fonrles
impreif
IONS..
imprefion
dans
une
nude
quelconque
eft
plus
grande
Jus
petite
du
côté
concave
que
du
côté
convexe,
l'im-
:
(78)
«
Or,
les
dernieres
lignes
de
ce
raifonnement,
qui
ne
font
qu'une
pe
.
premieres,
contiennent
une
dou.
ble
erreur;
car,
1°.
les
impreflions
que
fe
fonc
les
couches,
les
unes
far
.
autres,
confiltent
dans
la
réfiftance
que
caufe
Le
frottement,
Jorfque
a
furface
convexe
d'une
couche
fe
fépare
de
la
furface
concave
de
la
couche
voifine
:
maïs
-
on
fait
que
cette
réliftance
dépend
uniquement
de
la
force.
"avec
laquelle
les
deux
furfaces
font
preflées
lune
contre.
autre,
&
point
du
tout
de
la
grandeur
ou
de
l'étendue
dans
laquelle
ces
furfaces
fe
touchent.
Amontons
à
fait
voir,
Mémoires
de
l
Académie
1699,
que
la
réfiftance
caufée
par
le
frottement
des
furfaces
de
différences
étendues,
eff
toujours.
la
même,
Jorfqu
elles
font
chargées
de
poids
égaux,
ou,
ce
qui
eft
la
même
chofe
nn
les
preffions
font
.
.
Cependant,
Newton
oniere
feulement
l'étendue
es.
COU=
ches
&
la
vitefle
relative
avec
laquelle
elles
fe
féparent,
fans
faire
attention
à
la
quantité
de
prefhon.
dont
chacune
eft
preflée
contre
fa
voifine.
2
°,
Newton
néolise
entière-
ment
de
faire
intervenir
l’action
du
levier,
dont
la
confi=
dération
pourtant
et
ici
abfolument
néceflaire,
puifque
la
A
e
Là
æ
:
.
£
L
même
force
appliquée
fuivant
la
tangenre
de
la
circonfe-
rence
d'une
grande
roue
,
2
plus
d'efficace
pour
la
faire
tourner,
que
on
l'applique
à
la
circonférence
dun
rayon
plus
petit...
D'où
vient
Newton
néglige
-
-t-il
0e
confidérer
La
quantité.
de
preflion
que
chaque
on
doit
foutenir,
puifque
fans
la
prefion
les
couches
ne
feroient
que
g
l'une
far
l'autre
fans
fe
frotter
»
«
Voils
les
deux
erreurs,
ajoûte
Bernouilli
;
on
ne
fau-
FOIE
Concevoir
comment
.
font
échappées
a
la
fagacité
RSS
Car
d'un
fi
grand
Géomètre,
&
moins
encore
peut-on
imaginer?
pourquoi
fes
zélés
partifans
ne
fe
font
pas
apperçus,
RO
dant
fi
long-cems,
de
ces
erreurs
qu'ils
ont
laifiées
reparoître
dans
les
crois
Édicions
qu'on
a
faites
en
Angieterre
du
Livre
des
Principes
de
Newton
».
Cette
réfutation
eft
fuivie
de
la
folution
des
de
pro=
poftions
$1
&
$2
du
fecond
Livre
des
Principes
de
la
Philofophie
Naturelle
;
propofñitions
par
lefquelles
Newton
prétend
démontrer
limpofhbilité
des
courbillons.
Nous
ne
fuivrons
pas
plus
loin
J.
Bernoulli,
parce
que
les
tourbil-
lons
dont
11
entreprend
la
défenfe,
ne
font
pas
organifés
comme
ceux
que
nous
avons
propofés;
en
effer,
il
n'a
point
connu
les
deux
fortes
de
préceflions
que
nous
avons
ad-
mifes,
les
précefions
des
orbes
&
celles
des
zônes,
par
1.
nos
tourbillons
difèren
effentiellement
de
ceux
que
Newton
a
eu
en
vue,
&
de
ceux
qui
ont
été
propofés
depuis.
Ces
deux
fortes
de
ee
ont
néceflarement
lieu
dans
un
tourbillon
fluide
animé
par
un
moteur
central;
ce
font
ces
préceffions
des
orbes
intérieurs,
relativement
à
ceux
qui
les
entourent,
dont
nous
avons
déduit
les
dons
_fpirales,
par
lefquelles
[a
lumiere
fe
propage
de
tous
côtés
à
la
fois.
-Nous
avons
prouvé,
Tom.
IT
de
la
Phyfique
du
Monde,
que
les
préceflions
des
orbes
intérieurs
doivent
avoir
lieu
dans
un
tourbillon,
par
cette
confidération,
qu'un
orbe
ex-
térieur,
recevant
fon
mouvement
de
lorbe
intérieur
quil
recouvre
immédiatement,
il
auroit
plus
de
mouvement
que
celui
qui
le
lui
communique,
fi
feulement
il
circuloit
avec
la
même
viteffe
;
car
l'orbe
extérieur
à
plus
de
volume
que
(80)
|
celui
qu'il
renferme;
il
en
réfulte
donc
néceflairement
que
|
Îes
orbes
intérieurs
ont
plus
de
vitefle
que
ceux
qui
les
environnent,
OU,
Ce
qui
revient
au
même,
que
ceux-ci.
ont
moins
de
vitelle
:
de-là,
là
premiere
Le
de
précef
fon,
d'occident
en
orient,
felon
la
fuxe
des
fiones
du.
zodiaque,
|
La
feconde
be
de
Die
la
préceflion
des
zônes
équatoriales,
relativement
à
celles
qui
les
accompagnent
-
des
deux
côtés
du
plan
de
l'équateur
du
tourbillon
folaire,
a
également
&
nécefflairement
lieu
dans
un
tourbillon
fluide,
par
[a
raifon
que
les
parties
de
[a
furface
du
So-
leil
voifines
de
fon
Équateur
,
fe
meuvent
avec
plus
de
viteffe
que
toutes
les
autres
parties
‘de
fa
furface
;
or,
cette
plus
crande
vitefle
des
parties
équatorialcs
du
Soleil
doit
pi
ie
plus
de
mouvement
dans
les
portions
des
couchés
du
fluide
qui
correfpondent
à
ces
parties
équatorialess
de-là
la
divifion
des
orbes
en
zônes
&
les
préceflions
des
zônes
équatoriales,
relativement
à
celles
qui
leur
font
collaté-
rales;
zônes
qui
font
plus
voifines
des
poles
du
tourbillon
folaire.
Si
ces
préceflions
des
zônes
équatoriales
n'avoient
pas
lieu,
fi-sous.
les.
points
dun:
méridien
du
tourbillon
folaire
achevoient
en
même
tems
leurs
circulations
autour
de
l'axe
du
tourbillon,
il
y
auroit
dans
PUnivers
des
forces,
des
puiflances
qui
ne
produiroient
aucun
effet;
ce
qui
eft
|
tout
auf
inconcevable.
que
des
effets
fans
caufe.
Un
Savant,
qui.
ie
nous
€
;
a-encore
objeté,
€
1%.
>
as
permis
de
le
nofmer,
nous
.
que
le
Soleil,
placé
au
centre
du
tourbillon,
ne
tourne
pas
avec
aflez
de
vitefle
fur
fon
propre
“KE
y
Pour
qui
on
no
aux
orbes
d
a
‘éther
fuppo=
fées
=
AE
RE
NE
2
THERE
PTS
EEE
=
re
es
FA
;
:
;
“
a
fés
déférens
,
&
qui
entraînent
les
planètes,
les
vitefes
qu'elles
ont.
Les
points
de
fa
furface
qui
fe
meuvent
avec
le
Le
de
vitefle,
ceux
de
fon
équateur
n'accomoliffent
ee
même
la
loi
de
Képler;
loi
qui
a
Heu
dans
toure
la
vaite
étendue
du
tourbillon
folaire
».
:
_
«2°.
Que
la
vireffe
des
points
de
l'équateur
du
Soleil,
&,
à
plus
forte
raifon,
celle
des
autres
points
de
fa
furface,
et
beaucoup
moindre
.
la
règle
de
Képler
ne
l'exige;
_en
forte
que
l'effet
paroïc
beaucoup
pass
grand
que
a
caufe
qu'on
lui
fuppole
»..
|
Nous
répondrons
à
à
la
premiere
partie
de
Pobje“tion,
que,
quand
bien
mêmé
les
points
de
la
furface
du
Soleil,
qu
répondent
à
fon
équateur,
auroient
la
viceffe
que
fa
règle
de
Keépler
exige,
i
feroit
impofhble
que
les
autres
points
de
fa
furface
euffenc.
des
virefles
proportionnées
au
defr
de
cette
règle;
car
le
Soleil
tournant
tout
d'une
piece,
Îles
vitefes
de
différens
points
de
fa
furface,
font
d'autant
moindres,
que
ces
divers
points
font
—.
voifins
de
fes
poles,
qu'ils
décrivent
de
plus
petits
cercles
paralleles
à
fon
équateur.
D'ailleurs
le
calcul
de
la
viteffe
que
devroït
avoir
l'équateur
du
Soleil,
felon
la
règle
de
Képler,
fe
rappor-
teroit
au
centre
de
cet
aftre;
ce
feroït
donc
le
centre
qui
mettroit
[a
furface
en
mouvement,
ce
feroit
dans
ce
centre
&
non
dans
[a
mafle
du
Soleil
que
réfideroit
la
puiflance,
la
force
qui
anime
&
meut
circulairement
le
tourbillon
folaire
qui
emporte
les
planètes.
Mais
un
ceñtre
eft
un
point
mathématique
dans
lequel
aucune
force
ne
peut
réfider.
Newton,
dans
la
VII.
Définition,
au
commen-
cement
du
premier
Livre
des
Principes,
nous
avertit
lui-
Î
LL
TR
DR
SR
ES
CE
2
(
82
)
même
que
Îles
centres
font
incapables
d'attion.
Caveat
LeSor
ne
per
hujus-mod:
voces
(propenñfo
in
centrum,
attraétio
,
impulMus.)
Copires
me
fpeciem
vel
modum
one
caufamve.
aut
rationemn
phyjicam
alicubi
definire,
vel
centris
(quæ
funt
punéta
mathemarica)
vires
verè
&
phyficé
tribuere,
Des
points
|.
à
mathématiques
en
effet
n'ayant
aucune
étendue,
ne
peuvent
f
contenir
aucun
corps
,
&
par
conféquent
aucune
force,
car
Li
les
forces
réfident
dans
les
mafles
des
corps
en
mouvement.
—
On
ne
peur
en
effet
concevoir
que
des
forces
exiftent
indé-
|
à
pendament
des
corps,
que
par
abftration,
par
une
fi&ion
|.
hardie,
Qui
change
ies
forces
en
des
fubftances
réelles;
fic-
tions
que
fe
permettent
fouvent
les
Mathématiciens
:
mais
il
faut
récablir
l'idée
de
corps,
l'idée
de
matiere
à
houle
la
force
et
attachée,
&
dont
elle
eft
inféparable,
lorfque
l'on
veut
confidérer
Les
phénamènes
de
la
Narure
en
véris
table
Phyfcien.
L'abus
des
abitraétions
a
conduit
des
Savans
d'ailleurs
très-eftimables
à
des
conclufions
fort
étranges.
_
L'autre
partie
de
l'objettion,
que
leffer
eit
plus
grand
=
:
—
la
caufe
à
faquelle
on
l'atrribue,
m'a
pas
plus
de
{oli-
ci
dite.
Les
Phyfciens
&
les
Machématiciens
qui
ont
traité
de
la
doctrine
du
choc
des
corps
élaftiques
à
reflort
par-
-
fait,
ent
démontré
plufieurs
loix
du
chac
dire,
“entr”
autres
D
:
Les
corps
à
reflort
parfait
font-mus
après
le
choc
dire®æ
ee
des
à
itefles.
qui.
réluirent
de
celle
qu'ils
recOoivent
par
la
force
du.
choc,
de
de
celle
que
ka
farce
de
reffort
leur
ee
donne.
La
a
partie
ft
la
vielle
qu'on
appelle
come
|
ES
Se
#ane.:
cet
celie
ee
laquelle
ces
corps
fe
mouveroient
ne
Tan
même.
côte
après
le
choc,
sils
éroïent
fans
reflort.
Le
:
:
C
83
)
feconde
partie,
Ja
viteffe
de
re
ef
une
partie
de
Ïa
vitefle
refpedtive
qui
doit
être
répartie
aux
deux
_.
dans
la
raifon
réciproque
de
leurs
mafñes.
:
|
On
fait
encore,
&
Îles
Phyficiens
l'ont
prouvé
par
leurs
expériences,
qu“
plufeurs
boules
d'ivoire
À,
B,
É
D,
=
E,G,H,1I,K,
&c.,
égales
entrelles,
font
ffpendies
même
en
par
des
As
paralleles,
de
maniere
quelles
foient
toutes
en
contat,
&
que
leurs
centres
foient
dans
une
livne
droite
a
on
fait,
dis-je,
que
fi
on
écarte.
la
premiere
boule
À,
&
qu
’on1la
Le
aber
comme
uñ
Ronde
contre
fa
ée
B,
que
le
mouvement
fera
tranf-
mis
à
la
derniere
Boule
K
4
achevera
la
demi-ofcillarion
que
la
premiere
auroit
achevée
fi
elle
n'eüt
rencontré
aucun
objet,
&
que
toutes
—
boules
nr
B
PRE
I
demeurent.
en
ne
ee
-
Sion
écarte
à
la
fois
Le
deux
premieres
ho
A
&
B.
&
qu
on
les
laifle
retomber
enfemble,
les
deux
dernieres
boules
[,
K
fe
déracheront
de
la
file
pour
achever
les
ofcil--
Jations
dés
deux.
premieres,
Si
on
écarte
fes
trois
boules
À,
B,
C
qu'on
laïfféra
retomber
à
la
fois,
il
s'en
dérachera
trois
à
ve
extrémicé
de
Ja
file,
les
trois
boules
H,
FT,
K
qui
acheveront
Îes
ofcillations
que
les
premieres
ont
commen-
cées,
les
intermédiaires
reftant
conftament
immobiles
;
af
de
tous
les
autres
nombres
de
bontes,
quelle
que
foit
la
longueur
de
la
file.
_
Huyghens
&
d'autres
Marhématiciens
célèbres
après
lui,
Ght
démontré
par
moyens
que
fi
trois
corps
fphé-
riques
&
élaltiques
A
À,
B,C,
inégaux
en
mañle,
ont
leurs
centres
fur
[a
même
ligne
droke,
Le
Corps
À
étant
plus
=
(
84)
grand
que
fe
corps
B,
celui-ci
plus
grand
que
fe
corps
C,
&
que
ces
corps
foient
à
reflort
parfait,
&
que
le
corps
A
choque
le
corps
B
en
repos,
&
qu'enfuite
Le
corps
B
frappe
le
corps
C
auf
en
repos,
il
arrivera
que
le
corps
€
recevra
une
plus
grande
vicefle,
étant
frappé
médiatement
par
Le
corps
B,
que
sil
eûr
été
choqué
immédiatement
par
le
corps
À.
En
voici
[a
démonftration
:
Les
[ettres
minuf-
cules
a,
À,
c
répondent
aux
mêmes
corps
qui
ont
été
défi-
nés
par
les
lettres
A,
B,C.
-.
:
La
vitefle
du
corps
a
étant
défignée
par
l'unité
1,
la
quan-
tiré
de
mouvement
de
ce
corps
fera
1
a
x
1
5
fi
on
divife
cette
quantité
de
mouvement
par
la
fomme
des
mafles
des
deux
premiers
corps
a+,
on
aura
la
vitefle
commune
après
le
choc
;
laquelle
étant
doublée,
fera
la
viteffe
que
reçoit
le
corps
2,
tant
par
la
force
du
choc
que
par
celle
de
reffort;
S
;
:
24.
=
-
:
cette
vitefle
eft
donc
=.
multipliant
cette
vicefle
par
-
mafle
du
corps
intermédiaire
£,
on
aura
la
quantité
de
mou-
24
b
-
ee
vement
du
fecond
COrpS
—
—.
Si
on
divife
maintenant
ee.
|
cette
quantité
de
mouvement
par
la
fomme
des
mañles
du
corps
intermédiaire
à
&
du
dernier
corps
«
par
/+c,
on
‘aura
là
vitefle
commune
après
que
le
corps
intermédiaire
24b
aura
choqué
le
corps
c
;
on
aura
donc
="
pour
ab
bd+actb
l'expreflion
de
cette
vireffe.
ee
Si
maintenant
on
détermine
quelle
feroit
la
viteffe
que
récevroit
le
corps
c
étant
frappé
immédiatement
par
Le
pre-
mMier
corps
4,
on
aura
les
vitefles
qu'il
s'agit
de
comparer.
Ç8$
)
D.
cela
il
faut
divifer
la
quantité
primitive
de
mouve-
ment
du
corps
a
par
la
fomme
des
mafes.
Certe
quantiré
primitive
eftax1,qui,
d
vifée
par
la
fomme
des
maffes
du
a
Xi
premier
&
du
troifieme
COFPS
a+
C,
donne
-
——
<=
pour
expref.
fion
de
la
viteffe
commune
après
que
le
.
a
aura
frappé
le
corps
c.
Si
on
multiplie
le
numérareur
&
le
dénominateur
de
cette
fra@ion
par
2
4,
ce
qui
ne
changera
rien
à
fa
valeur,
24ab
:
:
:
ON
QUE
————
5
fration
qui
eft
comparable
à
celle
trouvée
2401-20C
ci-devant
qui
exprime
la
vireffe
que
Le
corps
c
a
reçu
mé-
diatément
du
corps
a
par
le
corps
se
que
les
numéra-
teurs
de
ces
deux
fractions
font
le
même.
On
à
donc
pour
l'expreflion
de
la
viteffe
tr
anfmife
médiatement
au
corps
c
24b
ES
—
5.
à
joue
sxprefions
de
la
vitefle
immédiate
RE
—__
du
corps
C
——
Si
on
ouble
(es
numérateurs
de
ces
ab—+2be
fractions,
on
aura
les
vitefles
totales,
qui
comprennent
auf
_
celles
de
reflort,
égales
à
celles
prodaies
par
Le
choc
;
les
numérateurs
de
ces
fractions
étant
les
mêmes,
leurs
valeurs
font
entrelles
en
raifon
réciproque
des
dénominateurs;
elles
font
donc
comme
2ab+2bceltaà
ab+bb+ac+be
Or,
la
premiere
de
ces
quantités
qui
exprime
la
viceffle
commu-
niquée
au
corps
c,
au
moyen
du
corps
intermédiaire
à,
eft
plus
grande
que
la
feconde
quantité
qui
exprime
la
virefe
communiquée
immédiatement
du
corps
a
au
Corps
c5.ce
qu'il
eft
facile
de
démonrrer
:
Qu'on
retranche
de
pare
&
d'autre
abæ+bce,
les
reftes
feront
d'une
partab+be,
&
de
l'autre
Li
OT,
ie
premier
reftc
a+6c
cf
plus
orand
que.
(86)
fe
fecond
b6+
ac,
puifque
fi
l'on
retranche
le
fecond
du
premier,
le
nouveau
refte
a86+cd—6b—ac
eft
encore
pofrifs
ce
nouveau
refte
en
effet
eft
{e
produit
de
a—#
par
Ü—=c;
quantités
qui
font
coutes
deux
puifque
le
corps
a
eft
plus
grand
que
le
corps
,
&
celui-ci
plus
grand
que
Le
corps
c.
El
et
donc
évident
que
Le
corps
c
reçoit
plus
de
vitefle
du
corps
a
par
la
médiation
du
corps
&
que
sil
étoit
immédiacement
frappé
par
ce
corps
4.
+
Les
mêmes
Mathématiciens
ont
encore
démontré
que
la
vireffe
que
reçoit
médiarement
lé
corps
c
eft
[a
plus
grande
qu'il
eft
pofible,
te
le
corps
intermédiaire
eft
moyen
Ponant
géométrique
entre
le
corps
a
par
lequel
le
choc
commence,
&
le
corps
c
auquel
parvient
médiate-
ment
fon.
ation,
Cette
théorie
à
été
étendue
à
un
plus
fran
nombre
de
corps,
+
que
foit
leur
nombre
pourvu,
qu'ils
foient
en
progreflion
géométrique
continue
—
À,
B,
CD
EE
GE
Ré;
progreflion
qui
.
fante,
&
+.
É
“expofant
ch
2,
le
nombre
des
termes
cent.
M.
Huyghens
a
démontré
que
lé
mouvement
commen-
ant
par
Le
plus
grand
corps
A,
fa
virefle
avant
le
choc
fe
a
celle
quil
communique
au
centieme
corps
par
l'en-
tremile
des
quatre-vinot-dix-huit
corps
inrerpofés
comme
1.
elt
à
14769,000,000.
Ta
vitefle
du
centieme
corps
eft
au-
cant
de
fois
pl
us
grande
que
celle
du
premier
que
le
der=
nier
de
ces
nb
contient
de
fois
l'unité,
;
Ce
nef
pas
feulement
dans
le
choc
des
corps
parfaire-
ment
élattiques,
ayant
entreux
les
proportions
de
gran
deur
dont
on
vient
de
Fe
qu'une
force
produit
un
eflet
bearcoup
plus
grand
qu'eile
ne
fembleroit
devoir
le
pro-
…
er
)-
duire
fuivant
les
notions
communes.
La
flatique
offre
plu-
:
fleurs
phénomènes
de
certe
efp
pece,
entre
lefquels
nous
choi-
firons
un
exemple
familier
que
tour
le
.
a
journelle-
ment
fous
les
yeux;
c'eft
une
machine
funiculaire,
€
eft-a-
dire,
un
poids
foutenu
par
des
cordes.
1.
anternes
ou
réverberes
fufpendus
au
milieu
de
la
largeur
des
rues
pour
les
éclairer
pendant
Ja
nuit,
font
la
machine
que
nous
choififlons
pour
exemple.
Nous
fuppo-
ferons
que
la
largeur
de
la
rue
éft
de.
100
pieds,
&
que
la
machine
eft
fufpendue
à
la
poulie
qui
eft
au
milieu
de
la
corde
tranfverfale;
car
nous
faifons
abftra@tion
de
Îa
corde
qui,
pañlant
fur
céètreé
poulie,
fert
à
defcendre
&
à
remonter
la
lanterne
pour
en
faire
le
fervice.
Nous
fuppo-
ferons
encore
que
cette
machine
avec
tous
fes
agrêrs,
&
la
poulie
par
laquelle
elle
eft
fufpendue,
pefe
en
vocal
ao-livres
poids
de
marc,
&
d
la
poulie,
où
plurôr
le
point
de
la
corde
danerile
à
lquele
cette
poule
eft
attachée,
le
point
où
les
deux
moiciés
de
cette
corde
tranf>
verfale
font
un
angle
obrus,
eft
à
fix
pouces
au-deflous
de
la
ligne
droite
horifontale
qui
pañe
par
les
crampons
aux-
quels
la
corde-tranfverfale
eft
fixée
par
fes
extrémirés
;
crampons
qui
font
fcellés
dans
les
murs
de
face
des
deux
-malfons-
oppofées
:
H
s'agit
de
déterminer
fe
décré
de
ten-
fion
des
deux
moitiés
de
la
corde
tranfverfale,
ou
les
forces.
qui
follicicent
Les
crampons
à
fortir
de
leurs
trous.
Suppofons
encore
qu'au
lieu
de
crampons
pour:
arrêter
les
deux
extrémirés
de
la.
corde
tranfver
fale,
poulies
fixées
aux
murailles
oppofées:,
&
qu
3:
ne
que
bour
de
ls
corde
tranfverfale
Pre
far
une
=.
ces
poules.
=
ak
+
4
deux:
(58)
Ppendieuliremenc
&
quau
bout
de
fa
corde
de
chaque
côté
de
la
rue
eft
attaché
un
poids
fu
fifant
pour
tendre
la
corde
tranfverfale
avec
le
même
dévré
de
force
…
lorfqu'elle
eft
attachée
aux
crampons,
Nous
aurons
en
livres
de
de
la
force
ie
les
follicite
à
fortir
de
ee
trous;
c’elt
cette
force
qu'il
sagic
de
déterminer.
Pour
y
parvenir,
on
confiderera
que
la
ligne
horifontale
quicraverfe
la
rue
&
les
deux
parties
de
fa
corde
tranfver-
fale,
forment
un
triangle
vbrufangle
;
l'angle
obtus
tourné
en
es
eft
à
fix
pouces
au-defflous
a
[a
.
horifontale.
Ce
triangle
efl
divifé
en
deux
triangles
renalés
par
la
ligne
d
a
au-deffous
de
Phorifontale
invifible
qui
paie
au-deflus
des
poulies
fixées
aux
murailles
;
chaque
moitie
de
certe
livne
invifible
eft
de
600
pouces,
puifque
la
rue
à
100
pieds
de
largeur.
Nous
connoiffons
donc
dans
chacun
des
triangles
les
deux
côtés
6
pouces
&
Coo
pouces
qui
comprennent
l'angle
droit
;
au
moyen
de
ces
deux
va-
leurs,
on
calculera
celle
de
l'hypoténufe
,&
on
aura
la
lon-
gucug
de
chaque
moitié
de
la
corde
tranfverfale
—
6c
C0;
pouces.
Maintenant
concevons
que
le
obtufangle formé
par
les
deux
parties
de
la
corde
trahi
érfle
&
la
ligne
ho-
rifontale
invifible,
tourne
autour
de
cette
ligne
invifible,
en.
Æorte
que
le
nc
de
l'angle
obtus
foit
de
de
cette
ligne,
où
plutôt
concevons
qu
un
autre
triangle,
femblable
&
parfaitement
égal,
eft
ajouté
au-deflus
de
fa
ligne
ho-
rifontale
inviñble
,
on
aura
un
parallélogramme
dont
les
deux
diagonales
&
les
côtés
feront
connus;
la
diagonale
horfoamle
eit
de
100
pieds,
diftance
des
maïfons,
&
la
diagonale
(89).
diagonale
verticile
eft
d'un
pied
==
12
pouces,
puifque
l’ab-
baïiflement
au
-déflous.
.
lhorifontale
invifible.
eft
de
fix
pouces,
&
chacun
des
côtés
du
parallélogr
ammeeft
de
600
;
:
pouces.
rs
--Le
pu
du
réverbere
40
livres,
fufpendu
au
e
d
l'angle
obtus
inférieur
du
…
eft
une
puit:
fance
qui
follicite
ce
point
à
defcendre;
le
même
point
eft
tiré
en
même
tems
par
les
poids
fufpenidus
aux
extrémités
des:
cordes
qui
paffent
fur
Les
poulies
fixées
aux
murailles.
Ces
poids
font
des
puiffances
qui
agiflent
dans
les
dire&ions
des
deux
moitiés
de
la
corde
tranfverfale.
L'action
conjointe
de
ces
poids
feroit
décrire
au
réverbere
la
diagonale
verticale
du
parallélogramme
formé
par
Les
directions
desk
forces,
pen-
dant
que
chacun
des
poids
parcourroit
le
côté
du
paralté-
logramme
qui
lui
cérrefpond
;
or,
il
eft-
démontré
que,
lerf-
que
trois
puiffances
fe
fonc
bte
,
élles
fonr
enrrelles’
.
comme
les
côtés
&
la
diagonale
du
parallélogramme
formés
“fur
leurs
directions
:
-
elles
font
donc
au
poids
du
réverber
comme
600:
poucés,
moitié
dé
la
longueur
de
la
corde
.
à
12
pouces,
valeur
de
la
diagonale
tie,
donc
ces
forces
f6nt
chacune
de
2001
rés
voila
donc
uñe
PO
ae
40
hivres
qui
p
produit
deux
efforts
de
2001
livres
chacun,
qui,
pris
LL.
font
écaux
à
4002
livres
:
abftfation
faite
coutefois
de
a
Re
que
la
corde
oppofe
par
fa
flexibilte
imparfaite
,
&
de
celle
des
.
poulies
fur
leurs
axes.
Si
l'angle
obtus
du
triangle
formé
par
la
ligne
.
invifble,
étoit
encore
plus
he
où
l'abbaiflenient
moindre
que
de
fix
pouces,
les,
pois
nécellaires
poür
tenir
le
réver-
m
tt
?
ï
hi:
Hi!
Î
%
j
{4
ti
:
1
fl
[Al
|
qu
14
fe
Ë
(90
)
bere
à
cette
hauteur
feroient
beaucoup
plus
grands;
des
poids
même
infinis
ne
pourroient
jamais
l'élever
jufquà
la
ligne
horifontale
inyifible
de
laquelle
on
compte
l'abbaiffe-
ment.
À
ces
deux
exemples
qui
prouvent
inconteftablement
contre
les
notions
vulgaires,
que
dans
certaines
applica-
tions
des
forces
ou
puilfances,
l’effer
parot,
ou,
felon
la
maniere
ordinaire
d'eftimer
les
forces,
eft
plus
grand
que
la
puiffance,
nous
pourrions
ajouter
l'exemple
du
coin
em-
ployé
à
fendre,
&
celui
de
la
raquete.
Dans
le
cas
du
coin,
l'effort
qu'il
produit
pour
féparer
les
parties
de
l'objet
que
l'on
veut
fendre,
eft
infiniment
plus
grand
que
la
force
de
percuflion
qui
eft
appliquée
à
la
tête
du
coin;
&
cet
effort
eft
d'autant
plus
grand,
à
force
de
percullion
égale,
que
l'angle
du
coin
eft
plus
aigu
,
comme
font
ne
les
Mat
>
ématiciens
qui
ont
écrit
a
méchanique.
Dans
le
cas
de
la
raquere,
celui
qui
fe
fert
de
cet
inftrumenc
im-
prime
à
la
balle
une
viteffe
beaucoup
plus
grande
que
celle
que
la
force
de
fon
bras
feul
feroit
capable
d'imprimer
à
la:
même
balle,
comme
il
eft
connu
par
l'obfervation.
En
effet,
if
ny
a
point
d'homme
aflez
vigoureux
pour
lancer
auf
Join
{a
balle
à
a
main
qu'en
fe
fervant
de
la
raquete;
cepen-
dant,
dans
lun
&
l’autre
cas,
il
déploie
toute
la
force
de
fon
bras.
Ces
divers
exemples
prouvent
inconteftablement
qu'il
ÿ
a
plufieurs
applications
de
puiflance
qui
Drouilene
des
effets.
beaucoup
plus
granes
qu'on
ne
devroit
sy
attendre,
en
n'ayant
égard
qu'aux
règles
vulgaires
du
mouvement.
La
rotation
du
Soleil
eft
de
ce
cas;
fa
furface
i
imprime
à
mi
ne
(91)
fubftance
échérée
qui
l'environne
une
vitefle
plus
grande
que
celle
de
cette
furface.
Îci
l’analogie
que
nous
avons
établie
par-tout
entre
La
lumiere
&
le
fon,
nous
accompagne
;
elle
nous
démontre
par
le
fait
ce
que
nous
indiquent
les
recherches
mathéma-
tiques
que
nous
venons
de
rapporter.
Ces
deux
fluides,
celui
qui
produit
la
lumiere,
&
celui
qui
produit
le
fon
jouiffent
l'un
&
l’autre
d'une
propriété
eflentielle
qui
éca-
blic
entreux
les
plus
grands
rapports,
quoique
dans
le
fe-
cond
cette
propriété
ne
foit
peut-être
qu'un
effer
de
l'ac-
tion
du
premier,
comme
nous
l'avons
dit
dans
notre
Lettre
fur
lélafticiré,
Tom.
IV.
Les
deux
fluides
manifeftent
leur
élafticité
;
or,
peut-on
douter
que
la
roue
de
[a
vielle
qui
produit
le
fon
par
fa
rotation
&
par
les
vibrations
qui
en
réfuitenc
dans
l'air,
&
qu'elle
lui
imprime
par
lation
vibratoire
de
la
corde,
ne
fafle
naître
dans
les
molécules
de
l'air
des
vibrations
qui
fe
propagent
beaucoup
plus
vite
que
ne
tourne
un
point
donné
de
la
roue
?
Enfin
la
balle
de
paume,
frappée
par
une
raquete,
ne
parcourt-elle
pas
un
efpace
beaucoup
plus
grand
que
celui
qu'a
parcouru
la
main
qui
a
pouffé
la
raquere?
&
ne
la
par-
court-elle
pas
avec
une
viteffe
infiniment
plus
grande
à
>
Vai-
nement
objecteroit-on
l'augmentation
de
la
longueur
du
levier
;
cetre
augmentation
na
nulle
proportion
avec
la
grande
viteffle
que
la
balle
reçoit
de
l’élafticité
des
cordes
de
la
raquere.
Le
mouvement
de
Mercure,
la
planète
de.
notre
Monde
qui
fe
meut
dans
{on
orbite
avec
Le
plus
de
virefle,
eft
à
£
(92
}.
.
celui
dun
point
de
l'équateur
du
Soleil
qui
tourne
fur
lui
:
\
d
mème,
à
peu
È
rès
comme
18
eft
à
1;
fûrement
le
mouve-
rent,
la
grande
rapidité
de
la
balle
pouffée
par
fa
raquere,
rend
cette
accélération
très-aifée
à
concevoir.
En£a
c'eft
un
fair
conffant
&
prouvé
par
toutes
nos
expli-
cations
des
mouvemens
des
planètes,
que
ces
mouvermens
fl
font
produits
par
la
rotation
du
Soleil
en
fuppofant
donc,
(ee,
nous
fommes
bien
éloignés
d'accorder:
que
nous
n'eufhons
pu
réfoudre
encore
dd
&
d'une
maniere
arfairtement
fatisfaifante,
la
difficulté
propofée,
notre
Théorie
m'en
feroic
point
ébraniée,
parce
qu'elle
eft
folidement
éta-
blie
par
tous
nos
Traités
précédens,
parce
que
l’exiftence.
|
de
l'éthereit
prouvée,
&
que
certe
bâfe
de
tout
notre
fyf-
D
tême
étant
folidement
établie,
toutes
les
déductions
que
14
nous
en
tirons
font
certaines
&
ne
font
que
des
conféquences
néceflaires
d'un
principe
démontré.
;
L'objetion
particuliere
qu'on
nous
oppofe
ici,
ne
tient
IF
à
il
qu'à
la
doctrine
du
choc
des
corps
élaftiques
;
doëtrine
qui
u'eft
poin:
encore
perfectionnée
:
mais
cette
objection
n'eft
tout-au
pis
qu'une
difficulté
qu'il
faut
vaincre,
une
lécere
cbfcurité
qui
refte
encore
à
difiper,
hais
fe
vend
au
milieu
de
la
lumiere
que
nous
avons
répandue
fur
le
[vf
tème
da
Monde.
Je
demande
lequel
d'entre
tous
les
fyftèmes
-
ie
na
plus
à
réfoudre
qu'une
objeftion,
ou
1
phuôer
Ha
plus
à
a
.
une
:
ee
-
:
rt
ai
sages
EU
à
?
SN
R
E
TEST:
AE
=
ÿ
NAT
EE
D
VE
À
w
ë
=
Æ
AE
(,
=
Æ
Lili
AE
MHZ
À
WAR
15
LATIN
MARNE
M
Pa
ENTER
+
fe
)
AS
£
ON
A
7
ASS
7
À
À
ff
2:
à
E<
=
=
<
<a
/ ©
à
\
ol)
N
\
otre
EXO
HN
|
>
AC
AM
Le
Per
USE
|A
1
INTRODUCTION,
52
N.
US
avons
marché
jufqu'à
préfent
d'un
pas
afluré
dans
la
carriere
que
nous
nous
fommes
ouverte;
fans
en-
fanter
d'hypothefe,
fans
invoquer
de
fuppoñtion,
un
-feul
fair,
auffi
évident
qu'il
eft
généralement
admis,
nous
a
fervi
de
bouflole;
il
nous
à
guidés
dans
des
fentiers
trop
négligés
avant
nous,
.
|
Ceft
en
confidérant
en
lui-même
ce
principe
unique
Tome
F,
|
A.
Æ
He:
ci
2
PHYSIQUE
de
toute
notre
théorie,
en
obfervant
avec
l'attention
Îa
plus
fuivie
lenchaînement
néceflaire
de
tous
les
effets
qu'il
doit
produire,
que
nous
avons
déja
vu,
&
que
nous
verrons
dans
la
fuite
de
cer
Ouvrage,
fe
développer
fous
nos
ere
la
chaîne
indefectible
&
éternelle
qui
renferme
tous-les
êtres,
qui
néceflire
touces
leurs
modifications,
qui
détermine
ou
tous
les
phénomenes
dont
le
magnifique
enfemble
compofe
ce
tout
harmonique
que
nous
appellons
|
la
Narure.
Ce
fur
elle,
ce
fut
ce
fyftème
également
ile
mité
dans
l'efpace
&
dans
le
tems,
qu
a
le
Divin
Concept
de
l'Eternel,
lorfquil
re
fon
acte;
effet
F
.
>
2
&
néceflaire
d’une
caufe
dont
rien
ne:
pouvoit
fufpendre
action,
d'une
intelligence
que
rien
ne
pouvoit
éclairer
ni
troubler,
d'une
volonté
invariable
dans
l'éternité
des
tems,
d'une
puifflance
q1
uinavoit
point
de
limites
dans
l’immenfté
de
l'efpace
(a).
Suivons
avec
confiance
la
direction
du
2
que
nous
a.
préfenté
lobfervation
attentive
&
Jong-tems
méditée
des
actions
de
la
Nature;
fil
précieux
que
brifa
top
fouvent
(a
=
Necefe
.
el
eaderm
cuL
af
0
optima
=.
71071
poffunt
;
:
ñec
ab
hoc
minus
Liber
G*
potens
eft,
ipfe
enim
eff
neceffiras
fe
Het
néceflaire
que
les
mêmes
chofes
plaifent
toujours
à
à
celui
:
qui
elles
ne
peuvent
plaire
que
parce
qu’elles
font
parfaites.
Il
n'en
eft
ni
moins
libre
ni
moins
puiffant,
car
il
éft
lui-même
fa
néceflté.
Séneque
:
Quefions
Naturelles.
Celui,
qui
toujours
égal
à
lui-même,
n'interrompt
,
ne
change
‘jamais
ce
qu'il
s’eft
propofé
de
faire,
S,
Æugrfun,
de
Civitate
Dei,
L&,
VIH,
ee
me
pu
MonvDpe
3
l'imagination
indocile
&
inconfidérée
de
tant
de
Savans-
Semblables
à
des
chevaux
fougueux,
qui,
après
avoir
rompu
leurs
rênes,
parcourent
Les
campagnes,
nous
les
avons
vu
s'égarant
ds
le
dédale
que
traçoit
leur
imagination.
-Nous
avons
déjà
reconnu
quelques-uns
de
ces
chemins
de
l'erreur,
nons
avons
détruit
les
édifices
chimériques
qu'a-
voient
élevé
avec
trop
de
précipitation
ceux
qui
nous
ont
précédé.
:
Déjà
les
loix
auxquelles
F
corps
céleites,
ces
roues
énormes
de
la
machine
de
l'Univers
,
l'origine
de
ces
loix,
leur
application,
l'ordre
&
l'harmonie
qui
réfultent
de
leurs
actions
HCIpECUNES,
l'explication
claire
des
phenomenes,
de
ceux
même
qui
fembloient
fe
fouf
traire
à
toutes
les
loix
SRE”
déjà,
dis-je
,
tous
ces
grands
faits
fe
font
offert
15°C
Fordre
qui
les
produic
&
qui
Les
enchaïne.
Tone
den
de
l'hifoire
Phyfqué
de
l'Univers,
font
réfolus
d'une
maniere
Ur
fimple
que
chaire.
&
….
na
|
.
_
Toujours
d'accord
avec
Laos
deostons:
l'Aftronomie
Phvfique
explique
aujourd'hui
ce
que
la
premiere
obfervoit
depuis
long-tems.
«
Quand
l'Aftrono-
»
mie,
dit
M.
Bailly,
a
obfervé
les
phénomenes
céleftes,
»
elle
n’a
rempli
que
fon
premier
objets
le
fecond,
&
le
>
plus
philofophique,
eft
de
chercher
l'explication
se
ces
»
phénomengs
,
de
réunir
les
différentes
caufes
qui
dépeñe
»
dent
d'une
caufe
plus
générale,
&
de
parvenir,
ainfi
à
»
la
loi
fimple
qui
eft
la
caufe
univerfelle
+:
la
Science
»
naura
atteint
fon
but,
que
lorfqu
elle
aura
tout
expliqué.
Ÿ
À
2
Elle
à
fai
&
elle
fait
encore
des
progrès
rapides;
mais
4
PETYSIOovr
»
fa
deftinée
eft
de
s'approcher
toujours
du
terme,
&°de
»
ny
arriver
jamais..e.
Æifforre
de
l
Aftronomie
ancienne,
»
Difcours
prélim.,
pag.
111.
(b)
»,
Cet
cependant,
&
fans
être
effrayés
par
cet
arrêt
dé:
courageant
d'un
Aftronome
célebre,
c’eft
à
ce
but
que
nous
ofons
cfpérer
d'arriver.
Nous
prions
les
Savans
d'’ob-
ferver
attentivement
notre
marche,
&
de
nousavertir
lorfque
Æ
-
£
-
:
;
(2)
Réfléchiffons
fur
cette
phrâfe
d’un
Savant
f
juftement
célebre:
il
diftingue
avec
raifon,
l’Aftronomie
Mathématique,
de
PAf
tronomie
Philofophique
ou
Phyfque
;
il
défire
que
celle-ci
vienne
ajouter
à
l’autre
la
perfeétion
qui
lui
manque
encore.
Il
avoue
que
cette
Science
n’a
point
encore
atteint
à
fon
but,
c’eft
recon-.
noïître
que
lattration
eft
infufifantes;
&
cependant
»
en
faifant
PHiftoire
de
l’Affronomie
Moderne,
ül
a
œueux
aimé
dire
qu'il
n'avoit
pas
le
tems
d'apprécier
les
preuves
d’une
théorie
qui
ré-
duit
tous
les
effets
à
cette
unité
de
principe
qu'il
défire
fi
ardem-
nent,
que
d'accorder
quelques
heures
à
l'examen
de
cette
théorie.
La
Phyfique
du
Monde
eft
le
feul
Ouvrage
que
les
Savans,
dont
il
combat
les
Principes,
n’aient
point
encore
attaqué.
Cepen-
dantfes
Auteurs
n’ont
rien
défiré
plus
ardemment
que
de
difeuter
leur
théorie
8:
d’y
ajouter
les
penses.
”
Poires
paroitre
encore
néceflaires,
=
Voyez
la
Lettre
de
M.
de
Marivetz
à
M:
Bailly
,
au
commencement
du
Tome
III
de
cet
Ouvrage,
Cette
Lettre
eft
reflée
fans
réponfe
publique.
M.
de
Mariverza
féulement
reçu
de
M.
Bailly
une
réponfe
manufcrite,
digne
de
la
politeffe
&
de
lhontteté
de
cé
Savant,
auquel
il
rendra
toujours
avec
une
nouvelle
fatisfadtion
là
juftice
qui
lui
eff
dûe;
mais
cette
Lettre
ne
çontenoit
auçune
réflexion,
auçune
objeétion,
NC
RTS
1
Ë
|
Ë
È
Fi
D
ü-
MonpDr.
ÿ
_hos
pas
s'écarteront
de
la
route
dela
vérités
fi
nous
l'avons
fuivie
jufquà
préfent,
la
théorie
des
mouvemens
céleftes
n'eft
plus
foumife
qu'aux
loix
rigoureufes
d'un
méchänifme
néceflaire
&
démontré.
La
fimpliciré
des
moyens
étend
ê&
agsrandit
encofe
la
majeflueufe
idée
de
l'Ouvrier
de
TUnivers.
2
Nous
avons
vu
la
lumiere,
ce
brillant
phénomène
qui
manifefte
à
nos
regards
&
Fe
dé-Lefpace,
&
les
merveilles
fans
ne
qui
le
rempliflent,
ce
magnifique
emblème
du
regard
dont
le
Pere
des
êtres
anime
&
vivifie
fon
ouvrage,
naître
à
l'inftant
où,
fe
je
lui-même
dans
fon
œuvre,
ilimprimale
mouvement
à
fa
ma-
chine.
Ce
fut
alors
qu'il
is
aux
globes
qui
occupoient
les
centres
des
divifions
SE
|
fui
avoit
plu.
de
déterminer,
de
fe
mauvoir
fur
eux
-MÊMES.
au
milieu
en
fluide
A
tique
,
dont
les
vibrations
devoient
produire
fur
des
organes
qui.
leurs
feroient
appropriés,
la
fenfation
que
nous
nom-
mons
Lumiere.
Ce
fut
alors
encore
que
ces
mêmes
globes
imprimerent
par
leur
rotation
fur
eux-mêmes,
un
mou-
vement
de
circulation
à
ce
fluide,
qui
devint
un
le
dé-
férant
de
tous
les
corps
que
la
main
de
l'Eternel
avoit
difperfés
dans
fon
fein
:
toute
la
théorie
des
COrps
cé-
leftes
fe
déduit
de
ce
feul
mouvement,
&
cette
théorie
eft
auf
fimple
que
claire
&
évidente,
Après
avoir
vule
phénomène
de
la
lumiere
naître
des
vibrations
de
ce
fluide,
nous
avons
fuivi
ce
phénomène
*
depuis
fon
origine,
dans
toutes
les
modifications
qu'il
éprouve,
confidéré
comme
lumineux,
Nous
avons
faic.
connoître
toutes
les
laix
auxquelles
il
obéit,
nous
les
avons
6
PH
ES
DO
UE.
réduites
à
cette
fublime
fimplicité
qui
caraétérife
É
de
la
Nature.
:
Nous
avons
confidéré
tous
les
phénomènes
des
couleurs,
_ce
premier
produit
de
[a
lumiere;
nous
avons
prouvé
que
la
lumiere
ne
contient
point
de
rayons
différemment
colorés
en
eux-mêmes;
nous
avons
démontré,
contre
l'opinion
la
plus
généralement
admife
que
les
différentes
couleurs
ne
font
produites
que
par
les
différentes
vitefles
des
vibrations
fuccefives
des
molécules
de
lécher,
fubftance
propre
de
la
lumiere.
*
Nous
avons
établi
une
analogie
bien
remarquable,
&
bien
intéreffante
entre
les
productions
des
différentes
cous
leurs
par
le
fluide
lumineux,
eft-à-dire
.èthers
&a
production
des
différens
tons
par
Le
fluide
fonore,
c'eft-à-
dire,
l'air.
Enfin,
nous
croyons
n'avoir
laiffé
rien
à
défirer
fur
tout
ce
qui
appartient
à
la
théorie
de
la
lumiere
&
à
celle
des
couleurs.
C'eft
uniquement
par
des
déductions
conféquentes,
&
qui
naïflent
auf
néceflairement
que
naturellement
du
principe
qui
nous
a.
guidés
dans
lexpo-
fition
de
l'Aftronomie
Phyfique,
que
nous
avons
explique
la
théorie
de
la
lumiere
&
celle
des
couleurs
:
ces
théories
ont
donc
ajouté
de
nouvelles
preuves
à
celles
que
nous
avoient
déjà
donné
les
confidérations
aftronomiques,
&
Pexplication
du
fyftème
célefte.
;
C'eft
ainfi.
que
dans
toute
théorie
véritablement
digne
de
porter
le
nom
de
fylême,
chaque
pause
Sunit
par
un
lien
auf
folide
que
facile
à
reconnoître
à
toutes
les
autres
parties,
que
toutes
fe
foutiennent
&.
s'aident
mutuellement,
.
Avant
d'ofer
defliner
Le
majeiteux
enfemble
du
Tableau
Du
Monwpe.
7
de
la
Nature,
nous
avons
plus
d’une
fois
rapproché
cha-
cune
de
fes:
‘parties;
nous
nous
fommes
aflurés
des
plans
par
lefquels
elles
suniflenr,
nous
avons
plus
d'une
fois
obfervé
leurs
fonctions
dans
le
tout
harmonique.
Nous
avons
confidéré
avec
[a
plus
grande
attention
les
rapports
des
actions
mutuelles,
nous
en
avons
étudié
les
effets,
&
nous
ne
nous
fommes
arrêrés
que
lorfque
nous
les
avons
vu
produire
le
phénomène
qui
nous
occupoit.
Pour
cal-
culer
chacune
des
aétions
nous
nous
fommes
toujours
élevés
jufqu'au
principe
primitif,
qui,
en
les
déterminant
toutes,
en
révèle
&
en
démontre
la
caufe
générale,
Ce
neft
que
de
[a
confidération
très-réfléchie
de
ce
magnifique
enfemble,
que
doit
dépendre
le
fort
de
nos
principes;
ce
neft
qu'après
nous
avoir
füivis
dans
routes
leurs
applications,
.
les
bons
efprits
j
jugeront
s'ils
doivent
les
adoprer-
=
ï
Nous
avons
fait
connoïître
la
premiere
caufe
active,
a
de
tous
les
mouvemens
dans
les
te
mafes
que
nous
appelons
corps
célefles
ou
planétaires
;
nous
avons
démontré
que
cette
premiere
caufe
adtive
exifte
réellement,
qu'elle
fufit
pour
rendre
raifon
de
tous
les
mouvemens
de
ces
corps,
qu'elle
feule
peut
ÿ
fatisfaire,
&
qu'ainfi
elle
eft
la
véritable
bâfe
de
la
Phyfique
célefte,
bâfe
unique
elle-même
de
la
Phyfque
fublunaire.
Nous
avons
encore
démon
atré
que
cette
premiere
caufe
active,
là
_
rotation
du
Soleil,
eft
en
même
tems
l'unique
caufe
de
la
lumiere;
nous
avons
fait
connoître
comment,
des
rapports
de
la
fubftance
élémentaire
de
la
lumiere
avec
les
corps
qui
diffèrent
entreux
par
leur
nature,
par
l'état
&
l'a
8
PHYSIQUE
rangement
de
leurs
parties,
naiffenc
tous
les
phénomènes
fu.
mineux,
parmi
lefquelsnous
avons
compris
&
expliqué
clai-
rement
&
dans
le
pese
orand
détail
tous
ceux
des
couleurs.
Une
autre
proprièté
de
la
lumiere,
celle
dont
les
ces
déterminent
les
actions
intérieures
de
tous
les
mixtes,
celle
qui
produit
&
excite
toutes
les
fon&tions
d'où
réfultent
[a
vie
—
&
animale,
{4
Chaleur,
en
un
mor,
va
fe
préfenter
à
nos
recherches.
Après
avoir
dit
fur
la
Fe.
tout
ce
qu
exigeoient,
tout
ce
que
pouvoient
admettre
les
points.de
vue
.
oies
nous
l'avons
confidérée
jufqu'à
préflent;
après
avoir
fait
connoïtre
fes
rapports
avec
les
corps,
foit
comme
réfléchie,
foi.
comme
tranfmife
par
eux,
nous
avons
à
{a
conf
+.
comme
admife;
c’eit
ou.
ceft
dans
cet
état
qu’elle
devient
ee
êC
déterminante
de
ce
phénomène,
que
nous
:
appelons
Chaleur.
Nous
n'avons
obfervé
rt
pin
les
rapports
de
la
fubftance
de
la
Jumiere,
a
-à-dire,
de
lécher,
qu'avec
*
la
furface
des
corps,
ou
.
fon
aber
à
travers
fes
COrps;
nous
allons
confidérer
adtuellement
cette
même
fubftance
de
la
lumiere,
cet
éther,
comme
exiflant,
comme
agiflant
dans
l'intérieur
de
ces
corps,
comme
difléminé,
incarcéré
entre
leurs
parties,
foit
conftituantes,
ee
nréprantes;
j
NOUS
allons
y
étudier
fes
effets.
|
“La
Chaleur
eft
une
modification
intérieure
,
queles
Corps
|
éprouvent:
par
la.
préfence
&.
par
l'action
de
la
fubftance
de
la
lumiere
difféminée
entre
leurs
parties;
le
feu
n'eft
lui-même
rien
autre
chofe.
que
Léther
mis
en
VStAnen.
dans
l'intérieur
des
mixtes,
&
DU
MonwDk.
6
Ce
font
ces
vibrations
entre
les
parties
conftituantes
ou
intégrantes
des
mixtes,
qui,
felon
leur
dégré
d'énergie,
les
agicent,
les
.
détruifent
même
leur
état
d'ag-
grégation
&
brifent
leur
tiflu.
Ce
font
ces
vibrations
in-
térieures
,
qui,
dans
tous
les
corps
,
&
felon
leur
nature,
produifent
les
phénomènes
de
raréfaétion
,
de
volatilifation
;
d'incinération,
de
fufon
,
de
calcination,
de
vitrification.
Si,
comme
il
eft
impofible
den
er
la
fubftance
propre
de
la
lumiere,
portée
à
un
certain
dégré
d'intenfité,
produie
tous
ces
E.
il
faut
bien
la
FR
comme
pénétrant
Les
corps,
comme
admife
dans
leur
compofition,
comme
comprife
&
agifante
entre
toutes
leurs
parties,
comme
difléminée
,
comme
incarcérée
dans
toutes
les
mail:
les
de
leur
tiflu.
:
Mais
il
faut
obferver
auffi
=
‘comme
nous
l'avons
déjà
prouvé,
que
la
matiere
propre
&
élémentaire
de
la
{u-
miere
n’eft
pas
effentiellement
lumineufe,
qu'elle
n’eft
pas
_
lumineufe
par
elle
-
même,
que
l'état
dans
lequel
cette
fubftance
,
c'eft-à-dire
lécher.
produit
fa
fenfation
de
lu-
miere,
n
ef
qu
une
de
fes
ne
;
que
cet
état
n'eft
que
l'effet
des
vibrations
vives
de
cet
élément
élaftique
5
que
ces
vibrations
opérées
à
la
furface
du
Soleil
par
l'effet
de
fa
rotation,
font
propagées
jufqu'à
nous,
comme
l'effet
du
choc
eft
propagé
ä-travérs
une
ligne
de
billes
de
Bil-
lard
;
mais
que
cet
effet
eft
affoibli
par
la
diftance,
parce
que
le
choc
fe
partage
entre
différentes
a
5;
d'où
hous
avons
déduit
la
loi
mathématique
&
rigoureufe
de
cet
affoibliflemenc
qui
fuit,
&
qui
doit
en
En
faivre
la
raifon
inverfe
du
quarré
des
foncés
Tome
F.
=
|
B
IR
TANT
PER
DR
À
+
RES
T
KE.
£O
PH
Y:sS
I
OU
€
Ïl
eft
donc
néceflaire
,
pour
n’attribuer
à
cette
fubftance
que
ce
qui
lui
Rose
effenriellement,
d'écarter
de
notré
efprit
route
idée
d'état
lumineux
en
confidérant
fon
ation
dans
l'intérieur
des
corps.
L'érat
lumineux
n
“exifte
que
pour
les
êtres
animés
;
la
lumiere
n'appartient
qu'au
fens
de
la
vue
,
elle
n’eft
que
le
produit
&
le
phénomène
de
ce
fens
fur
lequel
elle
agicpar
fes
vibrations,
&
dans
lequel
elle
produit
des
effets
relatifs
à
l’organifation
de
ce
fens;
ce
n'eft
enfin
que
par
cet
organe
qu'elle
produit
la
fenfation
de
lumiere
:
pour
tout
le
refte
de
la
matiere,
foit
brute
,
foit
organifée,
il
nexiite
par
la
lumiere
que
.
vibrations
d’un
fluide
fubtil
éminemment
élaftique
(c).
Or,
ce
n'eft,
ainfique
nous
l'avons
prouvé,
que
par
la
dun
,
la
propagation
fucceflive
des
vibrations
en
ligne
droite
que
la
matiere
dela
lumiere,
lécher,
fe
manifefte
à
nous
dans
l'état
lumineux.
Rien
de
pareil
n'exifte
dans
l'intérieur
des
corps
opaques;
là
les
dire&tions
en
ligne
droite
ne
peuvent
plus
avoir
lieu;
la
route
du
fluide
eft
à
chaqu'inftant
détournée,
brifée
par
la
rencontre
des
parties
folides
de
ces
corps.
Nous
ne
des
vons
done
confidérer
en
eux
la
fubftance
de
la
lumiere
que
comme
un
fluide
éminemment
élaftique,
&
difléminé
entre
des
parties
hétérogenes
plus
ou
moins
réfiftantes,,
&
qui
exerce
fon
action
dans
une
multitude
infinie
de
direc-
tions
différentes
;
&
c'eft
de-là
que
nous
verrons
naître
la
É
*
(c)
Nous
verrons
Dieter
au
que
la
Chelèur
;
confidérée
comme
fenfation,
n’exifte
que
pour
les
corps
animés;
que
dans
tous
les
autres
elle
n’eft
que
Petar
e
trouble
entre
leurs
parties:
d’où
nait
:
.
—
;
à
C'CTRERRENRNT
eee
æaréfaction
des
corps
&
tous
les
autres
phénomènes
de
ce
que
lon
appelle
Ze
Feu
;
ils
commencent
tous.
par
cette
ra-
réfaction,
ils
sen
déduiront
tous
d’une
maniere
très-fim-
ple,
très-claire
&
parfaitement
farisfaifante
à
tous
Les
effets
obfervés.
|
;
Ceft
ainfi
qu'après
avoir
confidéré
dans
l'éther
,
dans
.cét
océan
élaftique
le
reflort
unique
de
[a
machine
de
notre
Monde;
après
avoir
confidéré
dans
le
Soleil
Jagent
unique
qui
le
meuc
felon
des
loix
néceflaires
qui
sérendent
dans
tout
l’efpace
de
fon
domaine,
qui
opérent
dans
tous
les
points
de
cet
efpace
des
actions
modifiées
par
les
diftances
;
après
avoir
confidéré
cet
ordre
mag-
hifique,
où
des
combinaifons
fans
nombre
font
réclées
par
une
lot
fimple,
où
la
plus
grande
variété
réfulre
clairement
de
la
plus.
grande
fimplicité
dans
la
caufe
générale
&
commune
à
tous
les
effets
;
c'eft
ainfi,
dis-je,
qu'après
avoir
contemplé
cet
impofant
fpectacle
dans
les
grandes
mafles
de
notre
Monde,
nousallons
pañfer
à
la
confi.
dération
des
modifications
intérieures
qu'éprouvent
toutes
les
parties
même
les
plus
fubriles
de
ces
mafles;
nous
allons
trer
dans
la
fubltance
de
tous
les
mixtes
,
y
étudier
Les
caufes
de
leur
compcfition
&
de
leur
décompoftion.
Les
élémens
des
mixtes,
deftinés
à
former,
à
renouveler
continuellement
des
unions
paflageres,
ne
retrouvent
par
inftans
une
liberté
purement
apparente,
mais
que
regle
&
modere
toujours
une
loi
nécefire
,
que
pour
reprendre
à
linftant-même
de
nouveaux
fers;
ils
Senchaînent
dans
de
nouveaux
liens,
au
moment
où
ils
fe
dégagent
de
ceux
qu'ils
brifent
;
ils
n'exiftent
jamais
que
fous
la
loi
fimple
&
B
2
fr
5
\
12
PH
YSLOUE
Hénérele,
qui
feule
détermine
&
régit
routes
Les
modificæ-
-tions
de
trous
les
êtres.
C'eft
ainfi
que
dans
vous
les
régi
mes
de
la
Nature
tout
eft
lié
à
tout
ee
des
chaînes
invifi-
bles,
que
tout
eft
conduit
,
déterminé
à
être
ce
qu
1
6E,
Je
cout
eft
préparé
à
ee.
ce
qu'il
doit
être,
à
allée
à
tous
les
états
qu'il
doit
éprouver
par
l'effet
ie
de
ceite
fuire
conféquente
&
indéfectible
de
rapports,
qui
ren-
‘ferme
&
répit
cout
le
fyftême
de
la
Nature:
vérité
fonda-
mentale
:
évidente,
indélébile
;
un
ordre
éternel
,
invariable
détermine
tous
les
états
actuels
prépare
&
amene
tous
les
états
futurs
:
vérité
le
principe
de
cet
ordre
réfide
dans
le
fein
du
Pere
des
ètres.
Chaque
pas
que
nous
faifons
nous
rappelle
DEpires
pe
que
nous
avons
placée
à
la
tête
de
notre
théorie,
elle
en
annonce
&
la
nature
&
l’objet
;
tout
notre
Ouvrage
ne
fera
que
le
developpement
&
la
preuve
de
cette
majeftueufe
penfée
digne
d'être
gravée
fur
le
frontifpice
du
Temple
de
la
Vérité:
Sempiterna
&
indeclinabilis
feries
rerum,
6
catena
volvens
femer
&
implicans
per
æternos
confequentiæ
ordines
ex
quibus
apta
&
connexa
eff
;
Une
fuite
éternelle
&
né-
ceflare
de
caufes
&
d'effets,
une
chaîne
infinie
qui
em-
brafle
tous
les
rems
&
tous
les
&
êtres,
qui
détermine
toutes
des
exiftences
dont
elle
fut
dle-même
compofée
;
;
voila
ce
j
queft
l'Univers
a
…
Mass
fufpendons
ces
vafles
:
&
fublimes
con
déraions
|
vers
lefquelles
notre
efprit
fe
porte
avec
un
enthoufiafme
fi
bien
juftifié
;
dans
lefquelles
il
fe
complait
en
admirant
la
majefté
du
plan
de
l'Univers,
lesmerveilles
innombrables
M
©
N
DE.
13
qui
naiffent
.
rapports
de
ces
différentes
parties.
Reve-
‘
‘nons
Au
phénomène
qui
doir
nous
occuper
ici.
L'éther,
dans
l'érat
de
lumiere,
nous
révele
l’exiftence
des
Mondes
fans
nombre
qui
rempliffent
l'efpace
fans
bor-
nes,
il
manifefte
à
nos
regards
la
variété
infinie
des
êtres
qui
exiftent
autour
de
nous;
c’eft
par
lui
feul
que
nous
jouiflons
du
fpectacle
enchanteur
de
tout
ce
qui
nous
en-
toure
:
mais
nous
lui
devons
un
autre
fpeétacle
bien
plus
doux,
bien
plus
précieux
encore
;
c'eft
par
la
lumiere
feule
qu’il
fut
donné
à
l'Homme
de
contempler
l'Homme
,
de
reconnoître
fur
le
front
de
fon
femblable
le
caraétere
ma-
_jeftueux
qui
brille
fur
Le
fien,
de
pénétrer,
pour
ainfi
dire,
-‘dans
lâme
de
fon
ami,
de
reconnoître
les
fentimens
qui
l’animent,
à
des
caracteres
plus
chers
,
plus
certains
que
ne
le
font
les
preuves
extérieures
de
ces
fentimens;
ceft
par
lui
que
l'Homme
lit
dans
les
yeux
de
fa
compagne
lex-
preflion
vive
&
tendre
d'un
fentiment
que
la
parole
ne
-
peut
jamais
exprimer
:
quelles
images
fe
préfentent
à
mon
âme
quels
tableaux
fe
deflinent
dans
celle
de
mes
Lecteurs!
C'eift
ce
même
fluide
univerfel,
foit
fous
la
modification
de
lumiere
,
foit
feulement
par
fa
propriété
de
fluide
élafi-
que,
qui
produit
dans
tout
notre
être
les
mouvémens
di-
vers
,
que
nous
appellons
aéons
vitales,
fonélions
organi-
ques
;
toutes
ces
modifications
enfin
qui
conftituent
l'em-
pire
de
la
vie,
&
qui
déterminent
à
tous
égards,
dans
rous
des
tems
&
dans
tous
les
lieux,
dans
tous
les
Âges
&
dans
toutes
Îles
circonftances,
tous
les
modes
de
notre
éxiftence
:
ce
fluide
feul
fäit
naître,
entretient,
modifié,
altere
&
détruit
le
regne
de
la
vie,
_-
2
9
LEOPARD
TEE
PMR
TEIPPESS
H:
Î
Î
il
$
à
El:
!
h
h
Î
l
|
;
T6
PHYSIQUE
qu'il
ne
lui
fut
donné
de
fe
développer,
d'agir,
que
con-
formément
aux
impreflions
qu'elle
recevroit
du
dehors
;
que
le
fyftême
de
ces
impreffions
fut
règle
,
déterminè,
borné
par
la
nature
de
cette
organifation
;
que
l'époque
de
la
vie
elle-même
fut,
ainf
que
fa
puiflance
&
fa
durée,
confiée
au
concours
des
actions
phyfiques.
|
Les
germes,
machines
organiques
préformées
de
tout
tems
,
deftinées
de
tout
tems
à
fe
développer
,
à
s'agicer,
à
exercer
un
jour
leur
action
;
femblables
à
une
pendule
dont
le
balancier
n'a
pas
encore
reçu
le
choc,
limpreflion
qui
doit
déterminer
la
marche
de
tout
le
rouage,
atten-
‘dent
dans
le
tréfor
inépuifable
où
La
Nature
renferme
la
fucceflion
des
êtres,
ce
choc
vivifiant
qui
doit
les
faire
paffer
à
l’état
de
la
vie:
linftant,
le
moyen
de
ce
choc,
les
effets
qui
doivent
en
réfulter,
tous
ces
évènemens
furent
foumis
à
l’ordre
fuccefif
&
néceflaire
des
actions
phyfques
de
Ja
Nature
;
ordre
prééminent,
principe
pri-
mitif
&
dérerminant
auquel
font
liés
tous
les
ordres
particu-
liers
qui
diftinguent
les
genres,
les
clafles,
les
éfpeces;
ordre
dominant
dont
dépendent
tous
les
effets
dans
lefpace
-&
dans
le
tems,
C'eft
par
cet
ordre
fuccefif
&
ee
que.
tOUS
les
points
de
la
furface
de
la
Terre
verront
&
reverront
mille
&
mille
fois
tous
les
genres
d'exiftence
fe
dévélopper
&
difparoïtre
en
Nous
l'avons
déjà
dir,
&,au
moment
de
le
prouver
,
nous
ne
pouvons
de
de
le
répeter
encore,
d'un
pole
à
l'autre
tous
les
êtres
parcour-
ront
fucceflivement
tous
les
points
de
la
furface
de
la
Terre,
Les
germes
qu'ils
y
lafferont,
lorfqu'ils
ne
pourront
plus
ë
NEA
EEIR
CONTENTER
MIE
D:
tv
Monpe.
17
plus
les
habiter,
attendront
pendant
des
millions
de
FA
le
retour
des
con
lances
qui
les
A
fur
la
fcene
du
Monde
(d).
Ces
circonftances;
quelle
caufe
peut
les
faire
naître,
fe
fuccéder
régulierement
dans
Le
cours
infini
du
tems,
fi
ce
n'eft
cellé
qui
dirige
elle-même
la
Terre
dans
fa
route
à-
travers
l’efpace,
&
qui
regle
tous
fes
mouvemens
généraux,
toutes
les
modifications
qu’elle
peut
recevoir
du
mouye=
ment
&
de
la
Chaleur,
enreglant,
en
variant
d’une
ma-
niere
également
néceflaire
les
mouvemens
particuliers
des
océans
&
ceux
de
l'atmofphere?
C'eft
à
ladion
du
Soleil
(à)
Les
plantes
font
attachées
au
climat
par
la
température
:
elles
difparoïffent
lorfque
la
température
change,
,
ainfi
les
plantes
qui
croïffent
aujourd’hui
en
France,
croifloient
anciennement
en
Suède,
en
Sibérie;
&
celles
qui
couvrent
la
terre
des
Indes,
ont
jadis
enrichi
nos
campagnes.
Ce,
fimple
fait
de
Botanique
,
comme
on
en
conviendra
;
mérite
d'être
médité
:
il
conduit
néceflairement
à
de
orands
réfultats.
Si
dans
le
monde
politique,
les
plusimportans
évènemens
arrivent
fouvent
par
les
plus
petites
caufes
;
dans
l’étude
de
Îa
Nature,
au
contraire,
les
plus
grandes
caufes
fe
manifeftent
quel-
que
Fe
par
les
+
Ce
fait
n’eft
cependant
pas
unique
:
le
resne
animal
nous
en
offre
un
femblable
:
ce
font
les
Eléphans,
dont
on
a
déterré
les
fquelettes
dans
différens
pays
&
dans
les
contrées
les
plus
froides.
Cet
animal
ne
naït
que
dans
la
zône
torride
:
il
eft
propre
à
ce
climat,
&
vit
aflez
difficilement
dans
le
nôtre,
où
il
ne
connoïît
ni
le
befoin,
ni
le
plaïfir
de
perpétuer
fon
efpece
:
il
périroit
en
arrivant
à
de
plus
hautes
latitudes.
M.
Bully
à
M,
de
Woltaire,
Lettre
X,
Page
320
Tome
V,.
ME
DD
GA
Ré
D
FR
TE
18
PTS
Ro
CS
propagée
,
cranfimife
par
l'éther,
qu'il
faut
rapporter
ulté-
:
rieurement
tous
ces
états
,
toutes
Ces
modifications
de
notre.
olobe.
Confiderons
un
inftant
quel
eft
leffec
Le
plus
puifflant,
le
plus.
a&if
qui
réfulre
des
variations
de
la
pofirion
de
la
Terre
relativement
au
Soleil;
c’eft
évidemment
le
plus
ou
le
moins
d’intenfité
de
lumiere,
de-là
naïffent
tous
les
phénomènes
de
[a
Chaleur,
d'où
naïffent
également
tou-
tes
les
propriétés
de
bent
dont
les
aions
ceci
:
de
l’état
de
la
Ferre.
Les
efforts
des
eaux,
cette
ne
lente
par
laquelle
le
Océans
attaquent
quelques
parties
de
leurs
rivages,
randis
qu'ils
s
éloignent
d'autres
rivages,
tiennent
à
des
nn
qui
ne
font
es
none
que
des
fes
de
ces
caufes
générales
&
déterminantes,
ainfi
que
nous
le
prouverons
dans
la
Section
où
nous-traiterons
des
Mouvemens
des
Eaux
&
de
la
Confi-
ouration
de
la
Ferre.
L'empire
du
fec
&
celui
des
EAUX,
:
is
furfaces
qui
veillent
&
les
profondeurs
des
océans
qui
rempliflent
les
grandes
cavités,
font
également
foumufes.
aux
a@%ions
de
la
Chaleur;
toutes
les
efpecesdes
êtres
vivans
qui
les
habitent
fonc
également
déterminées
par
la
cempé-
rature
des
climats.
Vainement
nous
objeétera-t-on
1
de
grandes
De
la
pe
ane
eft
coujours
fa
même
dans
les
send
océans
(e.
Peu
d'êtres
vivans
font
deftinés
à
à
MR
SR
EE
de
(e)
S'il
f
ne
11
eff
impoffible
d’en
douter,
que
la
Chaleur
ne
peut
exifter
que
dans
l’état
d’agitation
des
parties
des
corps,
que
cet
état
d’agitation
ne
peut
avoir
pour
caufe
que
l’é-
lafiçité
d'un
fluide
difféminé
entre
toutes
ces
parties,
que
ce
È
1
ERNEST
ON
EEE
SEMESTRE
nn
LEP
TRE
ESS
UT
babitet
conftamment
ces
profondeurs.
Tous
ceux
au
moins
"RÉ
+
fluide
ne
peut
être
que
le
fluide
univerfel
dont
le
Globe
eft
péné-
tré,
comme
eft
pénétrée
d’eau
l'éponge
qui
fe
forme
au
fond
des
mers
;
fi,
dis-je,
tous
ces
faits
font
démontrés,
l’aétion
de
l’éther
au
fond
des
mers
ne
peut
plus
être
mife
en
queftion,
On
ne
peut
pas
demander
fi
cet
éther
qui
pénetre
la
mafle
entiere
du
Globe,
qui
eft
difléminé
entre
toutes
fes
Hauee
,
eft
en
contact
&r
en
rapport
avec
l’éther
extérieur,
de
même
que
l’on
ne
peut
pas
demander
fi
l'eau
qui
remplit
l'éponge
au
fond
de
la
mer
eft
en
contatt
,
en
rapport
avec
l’eau
de
cette
mer,
fi
elle
participe
aux
différens
mouvemens,
aux
différentes
preflions
de
la
mafle
d’eau
dans
laquelle
elle
eft
plongée.
Il
eft
donc
évident
que.
les
variations
de
l’éther
extérieur
fe
font
fentir
à
tout
l’éther intérieur
du
Globe.
Or,
ces
variations
font
continuellement
différentes
ans
aucun
moment
donné,
l'intenfité
de
lacton
de
l’êther
extérieur
ne
peut-être
confidérée
comme
égale
à
à
l'intenfité
de
l’afion
qu'il
exerçoit
dans
le
moment
qui
a
précédé,
ni
à
l'intenfité
de
cette
même
aéhon
dans
le
moment
qui
fuivra.
Il
en
eft
donc
de
même
aux
plus
grandes
os
de
terre
&
d'eau.
Auff
eft
il
parfaitement
demontré,
qu’à
des
pro-
fondeurs
égales
,
telles
qu’elles
puiflent
être,
les
eaux
des
mers
polaires
font
plus
froides
que
les
eaux
des
mers
équatoriales,
&
_même
que
les
eaux
des
mers
des
régions
tempérées.
Cette
confi-
dération
importante
&
décifive
même,
par
l'évidence
qui
la
carac-
térife
,
fufiroit
donc
feule
pour
mettre
hors
de
doute
la
propagation
de
Paétion
folaire
au
fond
des
mers,
&
jufqu’au
centre
dela
terre,
.
C’eft
ainfique
le
Globe
eftéternellementen
aétion,
qu’il
n’y
a
pas
une
de
fes
parties
qui
puifle
être
un
feulinftantinaétive:
une
feule
molécule
inadive
n
’appartiendroit
pointau
fyftême
général
,
elle
feroit
au
con-
_traire
un
obfacle
à
l’aétion
générale
,
elle
formeroit
une
obftru&tion,
CC.
-
30
PHY
SrTOU-E
que
nous
connoïflons,
à
exception
des
coquillages
&
de
puifqu’elle
arrêteroit
cette
ation
générale,
Dans
un
enfemble,
comme
celui
que
préfente
la
Nature,
il
n’y
a
pas
une
ation
quine
foit
commune
à
toutes
les
parties,
qui
ne
fe
fafle
fentir
à
tous
les
points
,
il
n’y
a
pas
un
point
qui
ne
réagiffe.
[l
en
eft
de
la
machine
générale
comme
des
machines
particulières.
Quel
Phyficien,
quel
Philofo
phe
pourroit
concevoir
que
dans
la
machine
animale,
par
exemple
,
il
exiffât
un
point,
une
molécule
qui
n’éprouvât,
ou
ne
rendit
aucune
ation.
C'eft
ainfñi
que
dans
notre
Globe,
ce
Laboratoire
immenfe
de
la
Nature,
tout
concourt
conftamment
à
fon
œuvre,
qu’à:
chaque
point
de
la
mafle,
des
opérations
dont
rien
ne
peut
interrompre
ni
fufpendre
le
cours,
marchent
avec
le
dégré
de
vitefle
ou
de
lenteur
qu’exige
le
but
général,
&
fe
va-
rient
felon
les
loix
néceflaires
d’une
éternelle
harmonie.
À
certe
caufe
évidente
de
la
variation
conftante
des
effets
de
la
Chaleur
jufqu’au
centre
d®
globe,
fe
joint
naturellement
une
confidération
bien
frappante
encores
Les
mouvemens
des
eaux
»
&
particulièrement
ceux
qui
produifent
le
flux
&
reflux,
varient
deux
fois
par
jour
la
hauteur
du
niveau
des
mers.
Or,
cel
une
loi
démontrée
que
dans
les
fluides,
les
pefanteurs
varient
comme
les
hauteurs
verticales.
Les
tempêtes
agitent
ces
océans
&
font
de
nouvelles
caufes
de
variétés
de
preffion;
les
torrens
varient
eux-mêmes
leurs
dire&ions
&
fouvent
leurs
forces.
Que
l’on
ne
nous
objeéte
donc
point
qu’à
des
profondeurs
données,
le
dégré
de
Chaleur
eft
le
même.
Indépendamment
des
variations
que
peu-
vent
éprouver
fur
la
route
les
inftrumens
qu'on
defcend
dans
les
abîmes,
&
de
l'incertitude
de
leur
témoignage
lorfqu’on
les
con-
fulte
,
ne
fait-on
pas
quelle
eft
l’infufifance
de
ces
inftrumens
pour
indiquer
la
progreffion
des
variétés
de
la
Nature
?
des
limites
de
notre
tourbillon
à
la
furface
du
Soleil,
voilà
l'étendue
de
l’échelle
fur
laquelle
la
Nature
a
mefuré
de
millioniemes
en
millioniemes
de
&
LEE
PRE
PORE
SR
ER
ERTS
EI
L,
Du
MONDE.
27
quelques
infectes,
dont
le
genre
d'exiftence
fait
ici
une
ex-
ception
à
une
regle
prefque
générale,
aiment
à
fe
rappro-
cher
des
furfaces;
or,
nous
apprenons
du
célebre
Cook,
des
favans
Obfervateurs
qui
Pont
accompagné
&
particulière-
ment
de
M.
Foriter,
que
dans
tous
les
cas,
la
différence
entre
latempérature
à
la
furface
de
l'eau
,
&
à
cent
Braffes
de
profon-
deur,
n'a
jamais
furpallé
ee
dévrés
de
l'échelle
de
Fahren-
ce
qui
ne
répond
qua2
dégrés
3
du
thermometre
de
Réaumur
(
P).
Su
es
efpeces
des
êtres
ou
la
lignes
la
progreffion
de
la
Chaleur,
&
cette
échelle
nous!’avons
réduite
à
quelques
pouces;
chacune
de
nos
lignes
répond
à
plus
de
cin-
quante
millions
de
lieues,
chacune
de
ces
lignes
doit
donc
être
divifée
par
la
penfée
en
plufieurs
millions
de
millions
de
dégrés.
Qu'on
ne
nous
objeéte
point
encore
qu'à
de
grandes
profondeurs
&
pendant
de
grandes
tempêtes
on
a
trouvé
le
fond
des
mers
par-
faitement
calme.
Indépendamment
de
ce
qui
pourroit
affoiblir
Vautorité
de
ces
obfervations,
quel
eft
le
Phyficien
qui
en
cOn-
-
éluroit
qu'une
agitation
violente,
qu’une
aétion
puiflante
à
la
furface
d’un
fluide,
qu'une
augmentation
confidérable
furvenue
à
la
hauteur
du
niveau
de
ce
fluide
ne
produit
aucun
effet
fur
les
tranches
inférieures
de
ce
même
flude?
Mais
ne
perdons
point
a
prévoir
&
à
refuter
des
obje“tions
qu'aucun
bon
efprit
ne
fe
permettra
de
faire,
un
tems
qui
ne
doit
être
confacré
qu’à
déve-
lopper
de
grandes
vérités,
Tenons
pour
parfaitement
certain
que
nul
point
de
Îa
Nature
entiere,
nul
atôme
de
matiere
n’eft
frappé
d'inertie,
que
nulle
molécule
n’eft
affranchie
de
lation
générale,
que
dans
l’efpace
immenfe,
nulle
particule
n’eft
pendant
aucune
durée
de
tems,
quelque
courte
que
l’on
puiffe
la
concevoir
,
{ou{-
traite
à
lation
générale
du
Tout
harmonique.
(£
)
Voyages
de
Cook,
Edit,
in-4°,
Tome
>
page
61,
>
8
LATE
M
ee
2%
PHYSIQUE
terre
,ou
les
eaux,
éprouvent
donc
les
effets
de
la
température
des
climats
fous
lefquels
elles
vivent;
ces
efpeces
doivent
donc
varier
corme
ces
climats.
S'il
en
eft
quelques-unes
qui
puiffenc
fupporter
une
plus
grande
variété
de
dégrés
de
l'échelle
de
la
Chaleur
&
habiter
des
climats
très-différens,
tel
que
Phomme,
par
exemple,
qui
femble
celui
de
tous
les
êtres
vivans
qui
peut
fupporter
les
plus
grands
excès
de
chaud
&
de
froid;
cet
avantage
eft
refufé
à
beaucoup
d'autres
;
Les
végétaux
font
fenfiblement
clafés
par
climats,
&
parmi
ceux
qui
peuvent
fupporter
à
cet
égard
de
grandes
variétés,
leur
taïlle,
leur
ftature,
leur
forme,
leur
beauté,
leurs
propriétés
varient
de
maniere
à
annoncer
qu'ils
appro-
chent
des
limites
qu'ils
ne
peuvent
franchir.
Ïf
en
eft
ainfi
des
animaux
;
les
climats
influent
d'une
maniere
très-fenfi-
ble
furleur
état
&
fur
leurs
forces
qu'alterent
encore
les
dégradations
des
végétaux
dont
ils
fe
nourriflent,
&
que
nulle
part
ils
ne
trouvent
aufli
propres
à
leur
fervir
d'ali-
ments
que
dans
les
régions
pour
lefquelles
ils
étoient
eux-
mêmes
deftinés.
:
_
D'un
pole
à
l'autre
&
fur
toute
la
furface
de
notre
globe,
les
dégrés
de
vitalité,
l'intenfité
de
la
vie
varie
donc
dans
chaque
efpece:
dans
les
grandes
diftances
les
efpeces
elles-
mêmes
font
différentes,
&
c'eft
à
la
Chaleur
que
font
par-
ticulièrément
dûes
ces
modifications
de
la
Nature.
|
Pour
nous
faire
une
idée
jufte
des
effets
infiniment
variés
de
la
chaleur
que
produit
le
Soleil,
fixons
nos
regards
fur
les
contrées
qu'il
abandonne
à
la
rigueur
du
froid
&
des
frimats
,
&.
portons-les
enfuire
fur
celles
que
détruit
fa
fureur
lorfquil
exerce
toute
fa
plénitude
de
fa
puiffance.
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