Moyens faciles et avantageux de placer des capitaux, ou Idée succincte de l'état actuel des canaux et des grandes routes de l'Espagne
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MOYENS FACILES ET AVANTAGEUX DE PLACER DES CAPITAUX OU IDÉE SUCCINCTE DE L’ÉTAT ACTUEL DES CANAUX ET DES GRANDES ROUTES DE L’ESPAGNE ; APARIS, CHEZ C. J. TROUVÉ ,IMPRIMEUR-LIBRAIRE , RUE DES FILLES SAINT-THOMAS ,No Ï2. MARS 1824*
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FACILES ET AVANTAGEUX » f DE PLACER DES CAPITAUX, ou ! IDÉE SUCCINCTE DEL’ÉTAT ACTUEL DES CANAUX ** '’* ET DES GRANDES ROUTES DE L'ESPAGNE. î" * Lorsque les capitalistes français vont peut-être éprouver l’embarras de retirer de leurs fonds un intérêt de plus de trois ou quatre pour cent ,il me senable que c’est leur rendre service que de leur indiquer des entreprises qui leur offrent autant de sécurité réelle que d’utilité, et par lesquelles ,en obtenant des bénéfices incalculables ,ils se concilieront la reconnoissance de leurs contemporains et l’admiration de la postérité. Cette dernière considération doit surtout ,selon moi ,agir puissamment sur des hommes au dévoûment desquels l’industrie et l’agriculture doivent ces rapides progrès qui excitent Eenvie et la surprise des étrangers.
4 C’esiun axiome reconnuen e'conomie politique, «que la richesse de nos voisins fait aussi partie de »la nôtre. »Il est donc incontestable qu’en procurant àl’Espagne les moyens de faire prospérer son territoire si fertile, la France obtiendroit de grands avantages ,puisqu’elle pourroit ëtendre son commerce ,en agrandissant le cercle des objets d’échange. Personne n’ignore qu’au nombre des principales causes qui ont contribué àdépouiller l’Espagne d’une partie de sa splendeur et de son ancienne prospérité ,il faut placer les soins ,pour ainsi dire exclusifs, que donna le Gouvernement au stérile produit de ses mines d’Amérique ,abandonnant presque entièrement les sources inépuisables.de son agriculture ,de son industrie et de son commerce intérieur ,qui l’avoient élevée ,peu de siècles auparavant ,au rang des premières nations de l’Europe. Une infinité de circonstances et de puissans motifs ,qu’il est inutile de rapporter ici, ont, mis le Gouvernement espagnol dans le cas de s’occuper très-sérieusement derou- « vrir ces sources de la prospérité publique, en commençant ,avant tout ,par les voies de communication intérieure, qui jusque aujourd’hui ont été totalement négligées. .< Le Gouvernement de Sa Majésté catholique^
'5 . quoi qu’on en dise, prouve chaque jour, d’une manière non équivoque, qu’il veut favoriser dans toutes les branches de l’administration le bonheur et l’aisance de ses sujets, et il yparviendra certainement aussitôt que cessera l’effervescence des passions politiques ,qui agite encore les esprits. Les deux décrets du Roi ,du gmars dernier , insérés dans la Gazette de Madrid ,en ordonnant : l’un, de préparer les moyens nécessaires pour construire des grandes routes au sudde l’Espagne, et l’autre ,de demander l’état où se trouvent présentement les différens canaux du royaume, démontrent invinciblement que le Gouvernement espagnol se propose de donnerune impulsion forte et générale àtous ces établissemens ,dont dépend sa future prospérité. Mais comme il est possible qu’on n’ait pas en Fi’ance ,une juste idée de Fétat dans lequel se trouvent actuellement ces entreprises, je me propose d’en donner ici une notice, et de présenter au public des renseignemens exacts que j’ai acqtiis, afin que ceux des capitalistes qui voudront contracter avec le Gouvernement espagnol, pour tout, ou partie de ces ouvrages, puissent le faire avec connoissance de cause. Ainsi ,celui qui ,après avoir lu ce court aperçu, voudroit acquérir des détails plus circons-
8 tanciés, soit sur la nature .des engagémens à prendre ,soit sur lés garanties respectives pour en assurer l’exécution ,voudra bien sfe rendre à mon domicile^ rue du Mont-Blanc, n. 17, et je m’empresserai dé lui donner tous les ëelaircissemëns désirables. Je né m’arrêterai pas àdémontrer combien sont importanteà lés communication^ de province àprovince ,de ville àville ,parce que chacun est convaincu que la prospérité d’un royaume en dépend essentiellement..Ce principe est commun atous les Etats ét yest généralement reconnu^ sauf, toutefois quelques exceptions relatives à l’utilitc plüs ou moins directe ,plus ou moins grande qu ils peuvènt avoir dans certains pays comparés aux autres. Il n’eii est aucun. qui, par sa position géographique entre les deux mers ,réclame plus que l’Espagne l’exécution complète des travâui publies, et où les entrepreneurs sages et éclairés doivent retirer de plus grands avantages des Capitaux qu’ils yplaceront; > Jusqu aprésent on aCruy en Espagnèj eômmè ailleurs, que c’étoit un grand mal de permettre l’eiitrée des denrées et marchandises étrangères^ parce quede la sorte les fégnicoles ne pouvoient soutenir la concurrence. On s’est plaint fréquemment du
peu de patriotisme de ceux qui en faisoient usage, en leur reprochant d’étre la cause de la ruine des fabriques nationales, et de là sortie Considérable dé nuniéi'aire qui résulte des échanges. Ces reclattiatiDns étant parvenues au Gouvernement, il crut remédier au mal par des lois prohibitives sur l’importation. Mais ces lois furent toujours inutiles ;car la contrebande sut lés éluder. D’un, autre côté, on augmenta excessivement les droits d’entrée; ce qui ne servit qu’à faire renchérir, les marchandises, sans en empêcher la vente; car àmesure que ces droits augmentoient ,l’industrie étrangère cherehoit-à réduire lés frais de fabrication , afin de cOnsérVer, autant que possible, l’iiniformité des prit. “* On s’est donc convaincu, que tous ces moyens n’étoiént que vains êt absurdes, et que la vraie manière de Voir séis marchandises jiréféréés àcelles dé l’étranger étoit de les donner aussi bonnes, à aussi bon ïnârcbé, même àmeilleur marché que lui, si cela étoit possible. Dans l’état présent de la civilisation, l’amoür de la patrie n’arrive pas au point d’acbèter plus cher et mauvais ,dans le louable dessein de soutenir dés fabriqués nationales :l’intérêt pèrsônnèl s’oppose àce sacrifice, et on sait, que l’intérêt général n’est autré chose que la somme des intérêts particuliers.
I 8 Le même raisonnement est applicable àl’égard des articles de première nécessité. Les Espagnols qui habitent les côtes de la Méditerranée, paient annuellement àl’étranger quinze millions de francs pour le froment qui manque àleur consommation,: tandis que dans les plaines de la Castille, le froment est àun prix si bas ,qu’il arrive àpeine àla moitié de celui que fournit l’étranger ; et cela par le prix énorme des transports de la province de Campos , àValence ou àBarcelone. Les objets de première nécessité sont astreints àla même loi que les objets de commodité, d’agrément et de luxe. Ce n’est donc qu’en diminuant le prix des transports ,c’est-à-dire en multipliant et facilitant les communications, que l’on peut éviter la contt ibutiojftiqu’une nation paie à l’industrie et au commerce d’une autre. L’Espagne, jusqu’à présent, s’est peu ressentie de ces maux, parce que l’or et l’argent de ses colonies mettoient entre ses mains un produitprécieux avec lequel elle acquittoit cette immense contribution que ,depuis la découverte ded-’Amérique , elle paie àl’industrie des autres nations. Mais àprésent que cette source de richesses est interceptée et peut être desséchée ,il faut que l’Espagne s’applique àmultiplier ses produits, si elle veut conserver, non-seulement le numéraire qui lui reste, mais encore les moyens de subsis-
9 tance, de commodité et d’agrément :bref ,il faut qu’elle vive de son travail ,et c’est ce que son Gouvernement desire. Or, dans un territoire étendu et sec ,comme est celui de l’Espagne ,il est impossible généralement de multiplier et de transporter les productions du sol et de l’industrie, sans canaux d’irrigation et de navigation. Pas une seule goutte d’eau ne devroit arriver àla mer , sans avoir auparavant' fécondé la terre ou servi au transport de ses fruits. L’Angleterre atriplé ,en trente ans ,la valeur de ses terres ;et elle ne doit cet immense bienfait qu’à neuf cents lieues de canaux construits dans ce royaume ,et qui ont métamorphosé les villes intérieures en véritables ports. Le trafic se fait avec tant de feslité entre les points les plus éloignés de cette île ,que la différence des prix d’achat des denrées et marchandises, ou, ce qui revient au même ,les frais de transport ne montent qu’à deux pour cent. La Hollande entière n’est qu’un vaste marché permanent, dont les villes communiquent entre elles par des rues eau. Le laborieux Batave, après avoir enlevé àl’océan le sol sablonneux qu’il habite, aenchaîné ses ondes menaçantes par des digues et des canaux, et afini par conquérir la terre et la mer. Tout le monde sait jusqu’à quel degré «
fut le prerftien directeur. Il commence près du pont de Tolède-, qui est àla porte de Madrid; il aenviron seize mille varas de navigables ,et ne sert qu’à la navigation :mais le court espace qu. il parcourt ne permet pas encore d’en tirer tous les avantages commerciaux et industriels que l’on avoit en vue lorsqu’on le projeta ,et qui sont de la plus grande importance pour l’approvisionnement de la capitale. Comme ce canal doit ,avec le temps ,réunir la navigation des provinces du Nord avec celle des provinces du midi de l’Espagne ,la réduction, àquatorze pieds seulement de largeur àla base, est un défaut très-notable, auquel on pourra, remédier, si on ne renouvelle pas la faute dans les écluses ,qui sont déjà ti’op petites. , Le canal de Murcie sert àla fois àla navigation et àl’irrigation ;il doit parcourir la distance de Huescar, jusqu’à Carthagène j il n’y aencore que trente-deux mille trois cent six varas environ de faits en diffcrens endroits. Considéré simplement comme canal d’arrosement ,c’est une des entreprises les plus utiles et les plus sûres, àcause de l’extrême fertilité des plaines de Lorca, üjejar et autres qu’il doit parcourir. Le canal de Guadarj'ama fut commencé avec assez d’activité jmais la digue faite àla prise d’eau
*7 étant àmoitié finie ^une partie s’est écroulée ,et on suspendit les travaux. De l’Ebre àAmposta, jusqu’au port de la Rapita ,on ouvrit un canal de deux lieues ,qui se dirige sur Tortosa, port de mer ;ce qui évitoit l’entrée du fleuve ,qui souvent est très-difficile et périlleuse. Ce petit canal étoit utile ;mais en trèspeu de temps ,on l’a laissé s’encombrer, et il est devenu sans aucune utilité par un défaut dans sa construction primitive. Tel est l’état actuel de la navigation intérieure de l’Espagne ,très-arriérée sans doute ;car deux villes ,tant soit peu considérables ,n’y sont point encore unies par un canal navigable ;et ,par conséquent 5le comujf 'ce n’a pu encore retirer de grands avantages liés capitaux que le Gouvernement aemployés àces travaux publics. Il n’en fut pas de meme des grandes routes qui sont presque complètes. Celle de Madrid àyrun par Somosierra, celle de France par Saragosse et Barcelone ,celle de Madrid àCadix jàBadajos et àla Corrogne ,celle de Madrid àBurgos par iLladolid ,immortaliseront le règne de Charles III. Quant aux routes transversales ^celles des provinces de Biscaye sont vraiment magnifiques :cependant onpourra faire de semblables entreprises 2
très-utiles dans les provinces méridionales, et particulièrement dans le àÀsiY'icV del Campo de Gibraltar, où ces routes secondaires sont extrêmement nécessaires. Mais c’est de la construction d’a/2 et meme de plusieurs canaux latéraux du Guadalquivir , qu’on retireroit des avantages incalculables. Les plans et devis ,faits par les plus habiles ingénieurs espagnols et singulièrement par don Joseph-Augustin de Larramendi, intendant de province ,ne laissent àdesirer que les fonds nécessaires pour leur prompt confectionnement. Une infinité de Français ont parcouru l’Andalousie ;ils ont pu observer de leurs propres yeux la fécondité extraordinaire <de ce riche sol ; ce sont ces Français qui poui''’ûnt donner une ;juste idée de la perspective brillaiiSv.»qu’offriroit ce magnifique p^ys., si ces importans ouvrages yétoient construits. Mais il faut ,avant tout ,se bien persuader que les canaux latéraux sont préférables pour la navigation intérieure àla navigation des rivières. La dépense seulement des ouvrages nécessaires pour élever convenablement le niveau, si on veut naviguer commodément, est souvent supérieure à celle de la construction du canal. .Aussi ,M. de Larramendi , après avoir fait les plus minutieuses reconnoissances du Guadalqui-
19 W’, évalué les diffieultés àsurmonter et les excessives dépenses qu’elles occasioneroient, pour en faciliter la navigation depuis un peu au-dessus de Cordouë jusqxr’au-dessous de Séville, propbsa-t-il son projet de canal latéral, sur la droite du fleuve jdont la dérivation commenceroit au pont même de la ville de Corddue. Il seroit superflu de donner maintenant les détails des calculs et des reconnoissances qui accompagnent le Mémoire que cet intendant adressa au Gouvernement, et qui sont énoncés dans l’excellent plan prolongé qu’il fit lever de tout le cours du jusque près de son emboucliure. Mais il est bon de savoir que la dépense totale de cet important projet ,dont il seroit difficile d’évaluer tous les avantai^és ,n’excède pas dix-sept millions de francs ,lors même qu’on l’entfeprendroit en totalité et àla fois; elle seroit beaucoüp moindre en la faisant par portions, et jouissant du produit de chacune d’elles ,amesure que les travaux avanceroient :de' sorte qu’en employant seulement àprésent cinq millions de francs pour' la première portion ,qui doit partir d’Alcoléa àSéville ,déjà elle commenceroit àdonner de grands avantages, qui diminueroieht beaucoup la dépense de la seconde et infiniment plus céllé de la troisième. En un mot ,une telle entreprise pro-
20 duiroit àceux qui S*en chargeroient un intérêt qui surpasseroit le capital qu’ils yauroient placé. En résumant ce que contient ce court aperçu , j’offrirai aux Français une idée des ouvrages de ce genre qui peuvent être entrepris en Espagne avec un succès complet ,et qui présentent une Lelle perspective aux spéculateurs éclairés. -L’intérieur de l’Espagne est divisé en quatre bassins extrêmement étendus et très-bien marqués ;nous les appellerons bassins de VEhre ,du Duero , du Tage et du Guadalquivir. Nous pouvons considérer la province de la Manche comme une prolongation du bassin du Tage. On doit donc établir une navigation ^entre ces bassins ,et les faire communiquer entièr^eux par des canaux. Le canal d'Aragon doit être prolongé jusqu’à Tortosa; plusieurs rameaux doivent nécessairement s’y rendre :la Sègrcy la Cinca, le Gal~ lego ,YAragon et autres riaières qui se jettent dans YEbre. Un autre rameau devra se diriger de Léridah. Urgel, pour en arroser la plaine. En un mot, pour compléter la navigation intérieure au nord-est de l’Espagne ,il faudra rétablir le canal qui alloit de Tortosa au port de la Bapita. Le canal de Castille devra se prolonger d’un côté vers Santander, et de l’autre vers Segovie.
Du point le plus convenable de ce canal, en dérivera un autre, qui, passant par Burgos et par Calahorra ,fera àTudèla sa jonction ,avec le canal ài Aragon, De Burgos il étendra un bras Vers V^ittoria et delà vers un port des provinces Basques. De Valladolid, on ouvrira un autre canal latéral au Duero jusqu’aux frontières de Portugal. La branche de Campos, prolongée vers Médina et Benavente, jusqu’aux plaines du Tera,communiquera, par le moyen d’une grande route, avec un canal formé par les versans du SU, C’est de cette manière qu’on pourra établir une communication entre la Galice et la Castille, malgré le mur presque insurmontable, que la nature a élevé entre ces deux pï’ovinces. Le canal de Manzanarèsydoit passer par Aranjuez et par le ruisseau le Cédron ou par YAlgodor, au centre de la Manche, où il se divisera en trois grandes branches; l’une se dirigeant vers l’Extramadoure ,par les plaines du Guadiana; l’autre par le Jucar, àCullera, et le troisième vers l’Andalousie. En outre, il faudra ouvrir des communications par le 2'age vers Tolède, et entre les rivières dlHénarès, Jarama, Tajugna et le meme Tage vers sa partie supérieure ;sa communication avec
22 Je» cânaux de la Vieille-Castille et d’Aragon, doit s-’eflfectuer ou par les versans du Duero, cjui sont près de ceux du Jalon j dte fHéndrès et de la Tarama, o\x pâr les plaines de Barahûna, ou plus haut* Dans rAndaldusie deux canaux latéraux au Guadalquivir et au Génil , mettront en communication les villes de Cordoue^ Grenade et Séville. Le canal de Cordoue devra se prolonger par Ant asc, jusqu’à la plus basse des collines^ qui forment la division de la Sierra-Morena, et par elle on communiqueroit avec le canal de Manzanarès. Il est inutile de répéter, que^ pour qüe tous ces projets puissent s’effectuer avec les plus grands avantages ,il est indispensable de commencer par tes canaux ou même par léi* portions de ces canaux, qùi offriront le plus d’utilité inarnédiate et indépendante de la continuation ultérieure du plan général de navigation intérieure. Les ouvrages les plus urgens et les plus nécessaires aujourd’hui sont la continuation dû canal de Castille jusqu’à alladolid , comme centre très -important du commerce; celle du canal d'Aragon jusqu’à Tortosa, pour donner un débouché aux productions de cette vasteprovince ; celle du canal de Manzandrès jusqu’à Aranjuez; la construction de la portion du Canaldu Midi , \
23 depuis Lorca ou au moins depuis Alcolea jusqu’à Séville Jet la plus utile ,la plus nécessaire et meme la plus facile àproportion de son importance ,c’est d’amener àMadrid les eaux du Ja~ rama, ou celles des autres rivières ou ruisseaux, qui se précipitent de la chaîne du Guadarrama. Pour l’exécution de ces derniers ouvrages ,je le répète, tout est prêt en Espagne :plans, devis, calculs très-exacts, protection spéciale du Gouvernement. Il ne manque donc que des fonds et une ou plusieurs compagnies qui les fournissent àdes conditions réciproquement avantageuses. Il ne seroit pas meme nécessaire d’avoir des fonds considérables pour commencer ces entreprises et peut-être pour les terminer. Il est aussi plus que probable qu’avec un/ certain nombre d’actions, celles-ci ne tarderoient pas àmonter àun pi'ix extraordinaire ,par les bénéfices qu’elles produiroient, L’Espagne bénira les noms de ceux qui, en se chargeant de cette entreprise ,lui procureront les avantages qu’elle desire depuis tant de siècles ; et le Gouvernement ,en la couvrant de son égide, acquerra une gloire bien supérieure àcelle que 1histoire accorde àtous les règnes précédens. Imprimerie de C. J. Trouvé ,rue des Filles-Saiut-Thomas ,no 12.
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