Sur L'Annulation du deuxième foncteur de (co)homologie D'André-Quillen
Abstract
For a given ideal I of a commutative ring ç A,B = A/I, the vanishing of the second André-Quillen (co)homology functor H2(A,B,*) is characterized in terms of the canonical homomorphism a:S(I)->R(I) from the symmetric algebra of the ideal I onto its Rees algebra. This is done by introducing a Koszul complex that characterizes commutative graded algebras which are symmetric algebras.
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Manuscript-Nr. (will b e inserted by hand later) Sur l'annulation du deuxieme foncteur de (co)homologie d'Andre-Quillen Francesc Planas-Vilanova Departament de Matematica Aplicada I. ETSEIB. Universitat Politecnica de Catalunya. Diagonal 647, E-08028 Barcelona. E-mail address: [email protected] c.es Received <date> / Accepted <date> Abstract. For a given ideal I of a commutative ring A , B = A=I ,thevanishing of the second Andre-Quillen (co)homology functor H 2 ( A B ) is characterized in terms of the canonical homomorphism : S ( I ) ! R ( I ) from the symmetric algebra of the ideal I onto its Rees algebra. This is done byintroducing a Koszul complex that characterizes commutative graded algebras which are symmetric algebras. 1. Intro duction Soit I un ideal d'un anneau commutatif A et soit B = A=I .On denote par : S ( I ) ! R ( I ) le morphisme canonique entre l'algebre symetrique de l'ideal I et l'algebre de Rees de I , c'est a dire que R ( I ) = q 0 I q on denote par : S B ( I=I 2 ) ! G ( I )le morphisme canonique entre l'algebre symetrique du B -mo dule I=I 2 et l'anneau gradue asso cie a l'ideal I , c'est a dire que G ( I ) = q 0 I q =I q +1 , et on denote par : B ( I=I 2 ) ! Tor A ( B B ) le morphisme canonique entre l'algebre exterieure du B -mo dule I=I 2 et la B -algebre graduee anticommutative Tor A ( B B ). Les trois morphismes sont gradues de degre zero et les deux premiers sont exhaustifs. Finalement, on denote par nq : Tor A n ( A=I q B ) ! Tor A n ( A=I q ; 1 B ) le morphisme canonique, p our deux entiers n q 1. Les resultats suivants d^us a Quillen (8]) et Andre (3]), resp ectivement, etablissentune relation entre l'annulation des foncteurs d'homologie d'Andre- Quillen H n ( A B )etlesmorphismes et . Theoreme. (Quillen) Les deux conditions suivantes sont equivalentes: ( i ) H n ( A B W )=0 pour tout n 2 et tout B -module W . ( ii ) est un isomorphisme et I=I 2 est un B -module plat.
2 Francesc Planas-Vilanova Theoreme. (Andre) Les deux conditions suivantes sont equivalentes: ( i ) H n ( A B W )=0 pour tout n 2 et tout B -module W . ( ii ) est un isomorphisme, I=I 2 est un B -module plat et nq = 0 pour tout n q 2 . Dans ce travail nous caracteriserons speciquement l'annulation du deuxieme foncteur d'homologie d'Andre-Quillen selon les morphismes , et .Leresultat principal obtenu est le suivant: Theoreme. Les conditions suivantes sont equivalentes: ( i ) H 2 ( A B W )=0 pour tout B -module W . ( ii ) est un isomorphisme et I=I 2 est un B -module plat. ( iii ) est un isomorphisme, I=I 2 est un B -module plat et 2 q = 0 pour tout q 2 . ( iv ) 2 est un isomorphisme et I=I 2 est un B -module plat. Comme corollaire de ce theoreme on obtientle resultat suivantd^ua Andre (3]): Corollaire. (Andre) Si H 2 ( A B W )=0 pour tout B -module W , alors est un isomorphisme et I=I 2 est un B -module plat. Remarque. A l'aide d'un complex de Koszul que nous intro duirons p our prouver le theoreme precedent nous trouverons un contrexemple du recipro que de ce corollaire. 2. Un complexe de Koszul qui caracterise les algebres commutatives graduees qui sont symetriques Soit R = q 0 R q une A -algebre commutative graduee, avec R 0 = A , et engendree, comme A -algebre, par R 1 (par exemple, S ( M ) l'algebre symetrique d'un mo dule M , ou bien R ( I ) l'algebre de Rees d'un ideal I ). On dira que R est une A -algebre cgc 1 ( c ommutative g raduee c onnexe et engendree par des elements de degre 1). Soit : R 1 R ! R le morphisme pro duit ( x y ) = xy et soit K ( ) le complexe de Koszul de la forme R -lineaire (voir 4]). Lorsque est homogene de degre zero, K ( )est un complexe de R -mo dules gradues ayant comme dierentielles des morphismes gradues de degrezero de R -mo dules. On le denotera par K ( R ) et on l'app elera le complexe de Koszul de R .Concretement, K ( R )est un complexe gradue avec K ( R ) = n 0 K ( R ) n ,ou K ( R ) n denote le sub complexe partie homogene de degre n , c'est a dire: 0 ;! A n ( R 1 ) @ n 0 ;! A n ; 1 ( R 1 ) A R 1 @ n ; 1 1 ;! A n ; 2 ( R 1 ) A R 2 ;! ::: ::: ;! A p ( R 1 ) A R n ; p @ pn ; p ;! A p ; 1 ( R 1 ) A R n ; ( p ; 1) ;! ::: ::: ;! A 2 ( R 1 ) A R n ; 2 @ 2 n ; 2 ;! R 1 A R n ; 1 @ 1 n ; 1 ;! R n ;! 0
Sur l'annulation du deuxieme foncteur de (co)homologie d'Andre-Quillen 3 avec @ pn ; p ( x 1 ^ ::: ^ x p y )= p X i =1 ( ; 1) i ; 1 x 1 ^ ::: ^ b x i ^ ::: ^ x p x i y ,pour tout x i 2 R 1 et y 2 R n ; p . En particulier, p our chaque p 0, H p ( K ( R )) = n 0 H p ( K ( R )) n est un A -mo dule gradue, o u H p ( K ( R )) n = H p ( K ( R ) n ). Prop osition 2.1. Soit R une A -algebre cgc 1 et soit : S ( R 1 ) ! R le morphisme canonique. Alors, il existe un isomorphisme gradue de degre zerode R -modules H 1 ( K ( R )) = Ker S + ( R 1 ) Ker : En particulier, la composante q est un isomorphisme pour tout q , 2 q n , si et seulement si H 1 ( K ( R ) q )=0 pour tout q , 2 q n . Pour prouver la proposition on a besoin du fait suivant. Lemme 2.2. Si M est un A -module, alors H 1 ( K ( S ( M ))) = 0 . D'ail leurs, si M est A -plat ou bien si A contient le corps des nombres rationels, alors H p ( K ( S ( M )))=0 pour tout p 2 . Demonstration du Lemme 2.2. Il sut de prouver que H 1 ( K ( S ( M )) n )=0 pour chaque n 0. D'apres les propietes fonctorielles du foncteur de symetrisation, Ker @ 1 n ; 1 n'est que le A -mo dule engendreparleselements x 1 ( y 2 y 3 y n ) ; y 2 ( x 1 y 3 y n ) avec x 1 y i 2 M et y 2 y 3 y n representant le pro duit des y i dans S n ; 1 ( M ). C'est a dire, par les elements u ( vy ) ; v ( uy )avec u v 2 M et y 2 S n ; 2 ( M ). D'o u, Ker @ 1 n ; 1 =Im @ 2 n ; 2 .Lademonstration de la deuxieme assertion se suit du fait que le complexe K ( S ( M )) s'identie au complexe S ( M ) ( M )de 4](voir page 151 de 4], ou bien 7]). Demonstration de la Proposition 2.1. Comme : S ( R 1 ) ! R est un morphisme gradue, Ker est un ideal homogene de S ( R 1 )etKer = ( S + ( R 1 ) Ker ) est un A - mo dule gradue. Lorsque S i ( R 1 ) Ker j S i ; 1 ( R 1 ) Ker j +1 p our tout i j 2, la comp osante de degre n 0du A -mo dule gradueKer = ( S + ( R 1 ) Ker )est Ker n = ( R 1 Ker n ; 1 ). Il faut donc voir que pour chaque n 0 il existe un isomorphisme de A -mo dules: H 1 ( K ( R ) n )= Ker n R 1 Ker n ; 1 : (1) Prouvons (1) p our n 2(pour n = 0 1 c'est evident). Lorsque R est engendree par des elements de degre1, pour chaque n 2lasuitede A -mo dules suivante est exacte: 0 ;! Ker n ; 1 ;! S n ; 1 ( R 1 ) n ; 1 ;! R n ; 1 ;! 0 : En faisant le pro duit tensoriel par R 1 on obtient la suite exacte: R 1 A Ker n ; 1 ;! R 1 A S n ; 1 ( R 1 ) 1 R 1 n ; 1 ;! R 1 A R n ; 1 ;! 0 d'o u le diagramme commutatif suivant:
4 Francesc Planas-Vilanova Ker n R 1 Ker n ; 1 - 0 0 ? ? ? 0 - Ker n - S n ( R 1 ) n - R n - 0 ? ? ? R 1 Ker n ; 1 - R 1 S n ; 1 ( R 1 ) 1 n ; 1 - R 1 R n ; 1 - 0 ? ? Ker @ S 1 n ; 1 - Ker @ R 1 n ; 1 $ %' & - D'apres le diagramme du serp ent, la suite de A -mo dules suivante est exacte: 0 ;! (1 n ; 1 ) ; Ker @ S 1 n ; 1 ;! Ker @ R 1 n ; 1 ;! Ker n R 1 Ker n ; 1 ;! 0 : (2) D'apres le Lemme 2.2, H 1 ( K ( S ( R 1 )))=0. C'est a dire que Ker @ S 1 n ; 1 =Im @ S 2 n ; 2 = <v uy ; u vy j u v 2 R 1 y 2 S n ; 2 ( R 1 ) > A : Et ainsi, (1 n ; 1 )(Ker @ S 1 n ; 1 )= (1 n ; 1 ) ; <v uy ; u vy j u v 2 R 1 y 2 S n ; 2 ( R 1 ) > = <v uz ; u vz j u v 2 R 1 z 2 R n ; 2 > A =Im @ R 2 n ; 2 : (3) Finalement, de (3) et (2) on obtient que H 1 ( K ( R ) n )= Ker @ R 1 n ; 1 Im @ R 2 n ; 2 = Ker @ R 1 n ; 1 (1 n ; 1 )(Ker @ S 1 n ; 1 ) = Ker n R 1 Ker n ; 1 : Corollaire 2.3. Soit I un ideal d'un anneau A et soit : S ( I ) ! R ( I ) le morphisme canonique. Alors, q est un isomorphisme pour tout q , 2 q n , si et seulement si les complexes de A -modules suivants sont exacts pour tout q , 2 q n , ( u ^ v ) y - v uy ; u vy x y - xy 2 ( I ) I q ; 2 @ 2 q ; 2 - I I q ; 1 @ 1 q ; 1 - I q
Sur l'annulation du deuxieme foncteur de (co)homologie d'Andre-Quillen 5 Les ideaux I dont le morphisme canonique : S ( I ) ! R ( I ) est un isomorphisme sont app eles de type lineaire et ceux dont la deuxieme comp osante 2 : S 2 ( I ) ! I 2 est un isomorphisme sontappeles syzygetiques (voir, par exemple 5], 7], 9]). De la Prop osition 2.1, et en utilisant les m^emes notations de l'introduction, on obtient deux corollaires: l'un qui fait voir la relation entre et (voir ace prop os, 1.3 de 9]) et l'autre qui fait voir la relation entre 2 et 2 (voir 2.5 et 2.6 de 5]). Corollaire 2.4. est un isomorphisme si et seulement si est un isomorphisme et 2 q =0 pour tout q 2 . Demonstration. Pour chaque q 2, on a le diagramme commutatif suivant: 0 0 0 ? ? ? B 2 ( I I 2 ) I q ; 2 I q ; 1 - I I 2 I q ; 1 I q - I q =I q +1 - 0 @ 2 q ; 2 @ 1 q ; 1 ? 2 q ; 2 ? 1 q ; 1 ? 2 ( I ) I q ; 2 - I I q ; 1 - I q - 0 @ 2 q ; 2 @ 1 q ; 1 ? 2 q ; 1 ? 1 q ? 2 ( I ) I q ; 1 - I I q - I q +1 - 0 @ 2 q ; 1 @ 1 q ? 0 Les lignes representent, de haut en bas, les trois derniers termes des complexes K ( R ( I )) q +1 , K ( R ( I )) q et K ( G ( I )) q . Remarquons que la ligne inferieure s'obtient en faisant le pro duit tensoriel de celle du milieu par B . La colonne de la gauche et celle du milieu sont la colonne de la droite en degres q ; 2et q ; 1apres avoir fait le pro duit tensoriel par 2 ( I )et I resp ectivement. En particulier, les trois colonnes sont des suites exactes. D'ailleurs, Im @ 2 q ; 2 Ker @ 1 q ; 1 =Tor A 1 ( B I q ; 1 )=Tor A 2 ( B A=I q ; 1 )etla dierentielle @ 2 q ; 2 : 2 ( I ) I q ; 2 ! I I q ; 1 induit l'homomorphisme 2 q ; 2 : 2 ( I ) I q ; 2 ! Tor A 2 ( B A=I q ; 1 )pourchaque q 2. Alors, on a le diagramme commutatif suivant:
6 Francesc Planas-Vilanova B 2 ( I I 2 ) I q ; 2 I q ; 1 - Ker @ 1 q ; 1 2 q ; 2 ? ? ? ? * 2 q ; 2 2 q ; 2 2 ( I ) I q ; 2 - Tor A 2 ( B A=I q ; 1 ) 2 q ; 2 ? ? 2 q 2 q ; 1 2 ( I ) I q ; 1 - Tor A 2 ( B A=I q ) 2 q ; 1 Lorsque Tor A 2 ( B A=I q ; 1 ) est un B -mo dule, 2 q ; 2 factorise a 2 q ; 2 . Sup osons que q est un isomorphisme p our tout q , 2 q n . Alors, et d'apres le Corollaire 2.3, 2 q ; 2 est un epimorphisme pour tout q , 2 q n . En particulier, et lorsque la colonne de la gauche est un complexe, 2 q =0 pour tout entier q ,1 q n ; 1. Recipro quement, que soit un isomorphisme c'est equivalent au fait que 2 q ; 2 soit un epimorphisme p our tout q 2. De l'hyp othese 2 q = 0 p our tout q 2, il en resulte que 2 q ; 2 est un epimorphisme p our tout q 2 et ceci est equivalent au fait que soit un isomorphisme. Corollaire 2.5. 2 est un isomorphisme si et seulement si 2 est un epimorphisme. D'autre part, si H 2 ( K ( S B ( I=I 2 )) 2 ) = 0 ,alors 2 est un monomorphisme. Demonstration . Considerons le dernier diagramme du corollaire precedent. Comme 2 q ; 2 est un epimorphisme, Im 2 q ; 2 =Im 2 q ; 2 =Im @ 2 q ; 2 Ker @ 1 q ; 1 =Tor A 2 ( B A=I q ; 1 ) : (4) D'autre part, si q 2et si x y 2 I et z 2 I q ; 2 , alors 2 q ; 2 est denit par 2 q ; 2 (( x ^ y ) z )= @ 2 q ; 2 (( x ^ y ) z )= y ( xz ) ; x ( yz ) : D'o u pour q =2, on a que 2 0 = 2 (voir 1]). Par consequent, que 2 soit un isomorphisme, que 2 0 soit un epimorphisme ou que 2 0 = 2 soit un epimorphisme, sont trois conditions equivalentes. D'ailleurs, si H 2 ( K 2 ( S B ( I=I 2 )) 2 ) = 0, alors 2 0 est un monomorphisme et celaentra^ne que 2 0 = 2 soit un monomorphisme. Remarque 2.6. Dans la derniere demonstration, on deduit de (4) que, pour chaque q 2, H 1 ( K ( R ( I )) q ) = Coker 2 q ; 2 . En calculant Tor A 2 ( B A=I q ; 1 ) avec une presentation A -plate de l'ideal I et en utilisant la Prop osition 2.1, on peut recuperer une expression du quotientduKer par S + ( I ) Ker demontree par Kuhl dans le cas d'un ideal de type nit (voir 1.2 de 6] et 7]). 3. Annulation du group e H 2 ( A B G( I )) Soit I un ideal d'un anneau A et soit B = A=I .Soit f : F ! A une presentation A -plate de l'ideal I , c'est a dire que F est un A -mo dule plat et f est un morphisme de A -mo dules avec f ( F )= I . Soit K ( f ) le complexe de Koszul de f et
Sur l'annulation du deuxieme foncteur de (co)homologie d'Andre-Quillen 7 soient @ , Z = Ker @ et B =Im @ +1 la dierentielle, les cycles et les b ords de K ( f ), resp ectivement. Pour chaque B -mo dule W (voir 15.12 2]) il existe une suite exacte de B - mo dules: 0 ! H 2 ( A B W ) ! H 1 ( K ( f )) B W ! F W ! I W ! 0 ou, p our chaque x 2 Z 1 et y 2 W , le morphisme : H 1 ( K ( f )) B W ! F W est denit par (( x + B 1 ) y )= x y . Soit J un autre ideal de A et soit L ( I J ) le complexe, concentre en degres 0, 1 et 2, denit par ( u ^ v ) y - v uy ; u vy u y - u y 2 ( I ) J l 2 - I IJ l 1 - I J Avec ces notations, on a la prop osition suivante: Prop osition 3.1. Il existe : H 1 ( K ( f )) B J=I J ;! JZ 1 =J B 1 ,epimorphisme de B -modules, tel que 0 ;! Ker( ) ;! H 2 ( A B J =I J ) ;! H 1 ( L ( I J )) ;! 0 est une suite exacte de B -modules. Demonstration . Considerons 0 ! B 1 ! Z 1 ! H 1 ( K ( f )) ! 0 et faisons le pro duit tensoriel par J : B 1 J Z 1 J Z 1 B 1 J 0 - - - - - - - 0 JB 1 JZ 1 JZ 1 JB 1 0 ? ? ? ? ? 0 Soit 0 : H 1 ( K ( f )) J ! JZ 1 =J B 1 l'epimorphisme induit. Lorsque H 1 ( K ( f )) est un B -mo dule, on a le morphisme denit par la composition: : H 1 ( K ( f )) B ( J=I J ) ' ;! H 1 ( K ( f )) A J 0 ;! JZ 1 =J B 1 : Soit 0 : JZ 1 =J B 1 ! JF=JIF le morphisme induit par les inclusions B 1 IF et Z 1 F . Comme F est un A -mo dule plat, JF=JIF ;! F A ( J=I J ) denit par yx + JIF 7! x ( y + IJ )( x 2 F et y 2 J ) est un isomorphisme. Soit la comp osition suivante: : JZ 1 =J B 1 0 ;! JF=JIF ' ;! F A ( J=I J ) : On a = et ainsi la suite de B -mo dules 0 ! Ker( ) ! Ker( ) ! Ker( ) ! 0 est exacte. Il reste averier que Ker( )= H 1 ( L ( I J )). D'un c^ote on a que Ker( ) = Ker( 0 )= JZ 1 \ JIF JB 1 :
8 Francesc Planas-Vilanova D'un autre c^ote, on a le diagramme commutatif suivant: 0 Tor A 2 ( B A=I J ) I IJ I 2 J 0 - - - - - - - - 0 Tor A 2 ( B A=J ) I J IJ 0 ? ? ? l 1 D'apres le lemme du serp ent et en calculant les deux mo dules Tor 2 ( B A=I J )et Tor 2 ( B A=J )avec la presentation A -plate 0 ! Z 1 ! F ! I ! 0, on a que Ker ( l 1 : I IJ ;! I J )=Ker(Tor 2 ( B A=I J ) ;! Tor 2 ( B A=J )) = =Ker Z 1 \ IJF IJZ 1 ;! Z 1 \ JF JZ 1 = JZ 1 \ IJF IJZ 1 : Comme Im l 2 Ker l 1 Tor A 2 ( B A=I J ), alors Im ( l 2 : 2 ( I ) J ! I IJ )=Im 2 ( I ) J l 2 ! Tor 2 ( B A=I J ) = JB 1 JIZ 1 : Ainsi, H 1 ( L ( I J )) = Ker( l 1 ) Im( l 2 ) = JZ 1 \ IJF JB 1 =Ker( 0 )=Ker( ). Le corollaire suivant est un resultat bien connu: Corollaire 3.2. Soit I un ideal et soit : S ( I ) ! R ( I ) le morphisme canonique. Alors H 2 ( A B B )=Ker 2 . Demonstration . Prenons dans la Proposition 3.1, J = A . Alors, Ker( ) = 0 et, de cette facon, H 2 ( A B B )= H 1 ( L ( I A )) = H 1 ( K ( R ( I )) 2 )=Ker 2 . Prop osition 3.3. Soit I un ideal de A tel que H 2 ( K ( S B ( I=I 2 )))=0 (ou B = A=I ). Si H 2 ( A B G ( I )) = 0 , alors est un isomorphisme. Demonstration . On a que 0 = H 2 ( A B G ( I )) = t 0 H 2 ( A B I t =I I t ) (voir 3.23 2]). D'apres la Prop osition 3.1, H 1 ( L ( I I t )) = 0 pour tout t 0. Prouvons alors, par induction en q 2, qu'avec l'hyp othese supplementaire H 2 ( K ( S B ( I=I 2 ))) = 0, q est un isomorphisme. Si q =2, on a deja vu au lemme precedentque H 1 ( L ( I A )) = 0 entra^ne que 2 soit un isomorphisme. Prenons maintenant q 2 et sup osons que p est un isomorphisme p our tout p ,2 p q . Prouvons alors que q +1 est un isomorphisme. Considerons le diagramme commutatif suivant:
Sur l'annulation du deuxieme foncteur de (co)homologie d'Andre-Quillen 9 0 0 0 0 ? ? ? ? 3 ( I I 2 ) I q ; 3 I q ; 2 - 2 ( I I 2 ) I q ; 2 I q ; 1 - I I 2 I q ; 1 I q - I q =I q +1 - 0 @ 3 q ; 3 @ 2 q ; 2 @ 1 q ; 1 ? ? ? ? 3 ( I ) I q ; 3 - 2 ( I ) I q ; 2 - I I q ; 1 - I q - 0 @ 3 q ; 3 @ 2 q ; 2 @ 1 q ; 1 ? ? ? 2 ( I ) I q ; 1 - I I q - I q +1 - 0 @ 2 q ; 1 l 2 q ; 1 @ 1 q l 1 q ? 0 1 q ; 1 2 q ; 2 3 q ; 3 2 q ; 1 ou les quatre colonnes sont des suites exactes car les trois premieres sont la quatrieme en degres q ; 3, q ; 2et q ; 1apres avoir fait le produit tensoriel par 3 ( I ), 2 ( I )et I , resp ectivement. La ligne inferieure represente les quatre derniers termes de K ( G ( I )) q . D'apres l'hyp othese d'induction, p : S B p ( I=I 2 ) ! I p =I p +1 est un isomorphisme p our chaque p ,2 p q . Alors, induit un isomorphisme de complexes K ( S B ( I=I 2 )) q 'K ( G ( I )) q : D'apres le Lemme 2.2, H 1 ( K ( S B ( I=I 2 )) q )=0et, par hypothese, on a que H 2 ( K ( S B ( I=I 2 )) q ) = 0, d'o u le fait que la ligne inferieure soit exacte. La ligne du milieu represente les quatre derniers termes de K ( R ( I )) q . D'apres la Prop osition 2.1, et en utilisant l'hyp othese que q est un isomorphisme, Ker @ 1 q ; 1 =Im @ 2 q ; 2 . La ligne superieure represente les trois derniers termes de K ( R ( I )) q +1 .Sion prouveque H 1 ( K ( R ( I )) q +1 ) = 0, alors d'apres la Prop osition 2.1, on aura que Ker q +1 = I Ker q . Comme par hypothese, Ker q = 0, cela entra^nera que Ker q +1 =0. Voyons donc que H 1 ( K ( R ( I )) q +1 )=0. Prenons x 2 Ker @ 1 q , c'est a dire, l 1 q ( x ) 2 Ker @ 1 q ; 1 =Im @ 2 q ; 2 . Alors, il existe y 2 2 ( I ) I q ; 2 avec @ 2 q ; 2 ( y )= l 1 q ( x ). Prenons 2 q ; 2 ( y ). On a que @ 2 q ; 2 ( 2 q ; 2 ( y )) = 1 q ; 1 ( @ 2 q ; 2 ( y )) = 1 q ; 1 ( l 1 q ( x )) = 0 c'est a dire que, 2 q ; 2 ( y ) 2 Ker @ 2 q ; 2 . D'apres l'exactitude de la ligne inferieure on deduit qu'il existe z 2 3 ( I=I 2 ) I q ; 3 =I q ; 2 avec @ 3 q ; 3 ( z )= 2 q ; 2 ( y ). Soit t 2 3 ( I ) I q ; 3 avec 3 q ; 3 ( t ) = z et considerons y ; @ 3 q ; 3 ( t ) 2 2 ( I ) I q ; 2 . Alors, 2 q ; 2 ( y ; @ 3 q ; 3 ( t )) = 2 q ; 2 ( y ) ; @ 3 q ; 3 ( 3 q ; 3 ( t )) = 2 q ; 2 ( y ) ; @ 3 q ; 3 ( z ) = 0. Par consequent, (comme Ker 2 q ; 2 =Im 2 q ; 1 )il existe u 2 2 ( I ) I q ; 1 avec 2 q ; 1 ( u )= y ; @ 3 q ; 3 ( t ). On a que