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Des avantages à lire comme autant d'inconvénients : La francophonie face à ses enjeux

Almeida, José Domingues de

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Espaces de la Francophonie en débat FORUM APEF 2006 11 et 12 décembre Colloque international ASSOCIATION PORTUGAISE DES ETUDES FRANÇAISES Faculdade de Letras Universidade do Porto DES AVANTAGES A LIRE COMME AUTANT D’INCONVENIENTS La Francophonie face à ses enjeux JOSÉ DOMINGUES DE ALMEIDA Université de Porto [email protected] Résumé: La situation présente de la langue française est plutôt ambiguë et indéfinie, et détermine l’avenir même des espaces francophones. L’auteur se penche sur les avantages, passés et actuels, de la conception essentialiste du beau langage, qu’il désigne par languemonument ; et sur les inconvénients en ce qui concerne l’instrumentalité linguistique et les défis de la mondialisation. Abstract: The present situation of French language is rather ambiguous and indefinite, and determines the very future of the francophone areas. The author considers the past and present advantages of the essentialist conception of the beau langage, which he calls monumental language; and the disadvantages as far as linguistic instrumentality and globalisation challenges are concerned. Mots-clefs: langue française, francophone, avantages, inconvénients, mondialisation. Keywords: French language, francophone, advantages, disadvantages, globalisation. 31 José Domingues de Almeida Il en va de la domination anglo-saxonne sur l’univers symbolique et culturel du monde contemporain comme de l’effet de serre par rapport au réchauffement global planétaire. On feint de s’en inquiéter, tout en ignorant ses véritables et irréversibles retombées, tant que les effets immédiats sont de l’ordre du supportable, voire du commode. Toutefois, avec un je ne sais quoi de mauvaise conscience enfouie dans la pragmatique quotidienne, on sait que, quelque part, on concourt à la tragédie, ou en tous cas, on court au désastre. Or, dans les deux cas, et surtout dans le domaine du phénomène linguicide dont parle Raymond Renard, l’irréversibilité de la logique entropique peut être déjouée par un volontarisme et une (géo)politique affirmative et prospective qui engagent profondément le français (Renard, 2003: 130). Comme le rappelle Claude Hagège : «le combat pour la pluralité des cultures et des langues est donc, en réponse, une des formes présentes de la néguentropie, action humaine pour remettre en question, comme Prométhée, le cours, apparemment irréversible, des choses du monde» (Hagège, 2006: 237). Bien que l’on nous fasse croire que la domination d’une seule langue sur la planète est chose définitivement acquise en vue d’un échange global rudimentaire et efficace, position consensuelle, fortement idéologique s’il en est, un relevé de l’état des lieux côté langue française, comme le bilan dressé par Jacques Barrat et Claudia Moisei (2004), fait apparaître la possibilité d’une résistance, d’un débat conflictuel, voire d’une médiation autre. Car c’est bien cette langue française, notre langue française, ma langue française qui nous convoque ici ; une langue qui, comme toutes les autres, pour reprendre Claude Hagège, dessert et la communication, et l’affirmation identitaire, mais qui, en plus, a depuis deux siècles une vocation internationale, et depuis peu, par le relais francophone et face à la domination anglo-saxonne, une mission spécifique, en Europe notamment (Hagège, 2006: 37), dans la défense de la diversité culturelle. Or, cette langue est en crise, un fait qui ne menace ni l’espagnol, ni le portugais, ni l’arabe, malgré l’hégémonie anglo-américaine, y a-t-on suffisamment réfléchi ? En crise, pour citer Jean-Marie Klinkenberg, c’est-à-dire : «[…] une langue qui ne permet plus à ses usagers de rencontrer leurs différents besoins, qui ne répond plus à toutes les fonctions qu’ils en attendent (apud Renard, 2003: 161). Et Klinkenberg de rappeler les deux fonctions axiales de la langue, qui pourraient faire l’objet d’une crise : l’instrumentale, utilitaire, et la symbolique, liée à l’identité et aux sentiments collectifs. http://www.apef.org.pt/actas2006/JA122006.pdf 32 Des avantages à lire comme autant d’inconvénients.... Si pareil tableau peut ou doit être brossé, c’est, à notre sens, que la langue française vit un point de bascule, un tournant critique où elle a à mesurer la perte des avantages prestigieux de son passé, et accepter les inconvénients de sa présence au monde contemporain comme autant de challenges. Une synthèse devrait voir pragmatiquement le jour dans la francosphère (Wolton, 2006: 53) pour le service du français, quelque part entre l’«[…] acquis historique du français et la capacité qu’il possède d’exprimer le monde moderne» (Hagège, 2006: 177). Nous ne le répéterons jamais assez : la langue qui nous occupe ici n’est pas une langue comme les autres. Son statut et son prestige ancien (avantage) lui viennent d’une longue histoire interventionniste liée à un Etat puissant, la France, et à une Histoire des plus glorieuses, jalonnée par la geste franque, l’imposante monarchie française, la Révolution et la mystique républicaine. L’action interventionniste de l’Etat français relevée par Hagège (idem: 191) développe sa cohérence historique depuis Les Serments de Strasbourg jusqu’aux dernières lois linguistiques (loi Toubon) en France, en passant, bien évidemment, par l’Académie Française. De ce fait, la France «présente le cas limite d’une nation collatéralement identifiée à une langue, et qui, en outre, défend l’intégrité de cette personnalité linguistique dans toutes les branches de la vie sociale, contre tout empiètement des langages venus du dehors ou du dedans de ses frontières» (Renard, 2003: 258). Hagège porte, à cet égard, un jugement sans ambages : «La langue, en France, est une affaire politique» (Hagège, 2006: 191). Cette osmose identitaire a pour conséquence, d’une part, d’omettre la possibilité à la langue française de dire les histoires et les mémoires autres que sa geste romantique. La récupération identitaire des histoires périphériques s’avère ainsi peutêtre le programme le plus urgent des études francophones. Comme le suggère Dominique Wolton, il s’agit d’«adosser la francophonie […] à la longue histoire. Réhabiliter les mémoires, toutes les mémoires» (Wolton, 2006: 24). Autrement dit, l’avantage d’une mainmise sur un patrimoine historique prestigieux, une fois confronté aux aléas pluriels de la mondialisation devient un dur handicap. D’autre part, cet état des choses a fomenté un conflit ouvert et dramatique entre les atouts prestigieux de la monumentalité de la langue, statique et, pour citer JeanMarie Klinkenberg, à «conception essentialiste» (apud Renard, 2003: 184), et (ou au détriment de) la fonction existentielle de la langue, c’est-à-dire son instrumentalité dynamique. http://www.apef.org.pt/actas2006/JA122006.pdf 33 José Domingues de Almeida L’équilibre précaire en français entre la langue-monument et la langue-instrument fait l’objet d’une intuition du préambule d’Henriette Walter à Le français dans tous les sens dont André Martinet signe la préface : «Le Français ne considère pas sa langue comme un instrument malléable, mis à sa disposition pour s’exprimer et pour communiquer. Il la regarde comme une institution immuable, corsetée dans ses traditions et quasiment intouchable» (Walter, 1988: 20). Cette impasse se fait sentir sur la crise du français langue étrangère (FLE), notamment au Portugal. Alors que toutes les stratégies didactiques s’efforcent d’orienter l’apprentissage vers une motivation instrumentale, utilitaire et communicationnelle (ce qui, soit dit en passant, est le propre d’une langue étrangère), une tendance essentialiste et prestigieuse associe l’apprentissage du FLE à l’ouverture sur une culture, identité porteuse d’universel et de valeurs, c’est-à-dire la mission civilisatrice de la France. Or, notre ère mondialisée, qu’on le veuille ou non, et nos jeunes générations liées à l’avènement de l’hypercommunication, ne reconnaissent pas/plus à la France (ou au français) cette fonction spécifique et supérieure, qu’elles attribuent plutôt, dans un sens plus consumériste et pragmatique, aux Etats-Unis. De ce fait, le français subit les désagréments d’un avantage passé, devenu une tare à présent ; à savoir sa connotation élitiste ; ce qui n’est pas le cas de l’espagnol, langue non menacée, voire menaçante, même aux Etats-Unis. Faut-il regretter ce constat péjoratif rappelé par Claude Hagège : Le français continue d’apparaître comme une langue plus fortement que toute autre liée à une littérature, à une pensée critique, à une culture. Le français ne semble jamais être devenu ce qu’est aujourd’hui l’anglais, une pure langue véhiculaire débarrassée de toute référence à un enracinement historique et à une forme de civilisation (Hagège, 2006: 175). Le travail de transitivité du code linguistique français nous semble, dès lors, une tâche urgente et incontournable. L’obsession de la langue-monument a développé un sens de la surveillance normative impensable ailleurs, et qui entrave l’évolution pragmatique du français. L’insécurité linguistique en français est un des désavantages de la perception idéologique et essentialiste de la langue. Malmener le français (Wolton, 2006: 45) ressortit à la lèse-majesté tandis qu’en anglais, l’erreur est facilement diluée dans le jeu communicationnel et pragmatique déculpabilisant. Toute innovation s’apparente à une trahison, ou en tous cas, à une infraction. http://www.apef.org.pt/actas2006/JA122006.pdf 34 Des avantages à lire comme autant d’inconvénients.... Henriette Walter ne dit pas autre chose lorsqu’elle s’en prend au mythe français du «bon usage», violemment inculqué aux périphéries : «On s’exprime plus complètement mais on garde mauvaise conscience» (Walter, 1988: 22). Les conséquences sur l’écriture littéraire, sur la francographie sont de taille, comme en témoignait dernièrement un jeune écrivain québécois : «Le français souffre de centralisation excessive. Les Français se pensent encore propriétaires de leur langue. On veut laisser tomber un accent circonflexe et il y a tout un ramdam ! L’anglais, lui, accorde carte blanche» (Jacob, 2006). La syntaxe et l’orthographe françaises offrent, d’ailleurs, un chantier aux réformateurs. Et la volonté de réforme ne manque pas. Claude Hagège, et toute une mouvance linguistique, suggèrent que l’exigence normative soit «tempérée» (Hagège, 2006: 178). Il faut renoncer au «perfectionnisme que l’on considère parfois comme un trait de la personnalité française» (idem, ibidem). La plasticité de la langue française doit être sans cesse entretenue par toute la francophonie, dans ses apports pluriels à la néologie et à la dérivation terminologique. L’ingénierie linguistique, récente incarnation de l’Illustration, devrait devenir le moteur de cette ouverture qui connaît déjà de belles réussites, telles que logiciel ou baladeur (Renard, 2003: 202, 204 et 242). Par ailleurs, l’élaboration synchronique du français devrait tenir compte des autres niveaux de langue dans leurs inventions lexicales et syntaxiques. Dominique Wolton insiste sur cet enrichissement imprévu du français par l’interlangue de la rue, de l’apport immigré, des médias, etc. (Wolton, 2006: 94). Cette vision dynamique du français implique, comme le souligne Dominique Wolton, que l’on prenne en charge «les langues de la francophonie, c’est-à-dire toutes celles inventées et parlées de par le monde» (idem: 187). Pareille pluralité assumée tranche sur l’idéologie centralisatrice historique de la langue française qui tend à ramener tout au centre, justement. Wolton n’hésite pas à s’en départir : «Il y a donc dans la diversité linguistique de la francophonie, comme un retour du refoulé de la diversité, souvent niée, de la langue française» (idem: 23). L’objectif serait de rendre au français une transitivité communicationnelle et pragmatique lui permettant de rayonner dans le monde comme langue à vocation universelle (mais encore faudrait-il que la France soigne son amour-propre, ou bien délaisse son désamour actuel…) tout en assumant l’efficacité des échanges. http://www.apef.org.pt/actas2006/JA122006.pdf 35 José Domingues de Almeida A ce titre, Raymond Renard s’insurge contre le préjugé qui voudrait qu’une langue soit plus apte qu’une autre à dire la science ou l’économie (Renard, 2003: 52). Mais il faut être attentif à la modification des besoins linguistiques des potentiels apprenants de FLE, moins attirés par le rayonnement culturel que confrontés à un réel et pragmatique besoin communicationnel. Renard cite la préface du Mauger bleu (1953), méthode FLE fort répandue dans l’après-guerre et qui, appliquée aujourd’hui, ne peut qu’assurer la décadence accélérée du FLE : Nous croyons savoir pourquoi les citoyens de la Communauté et les élites étrangères étudient le français. Ce n’est pas pour nouer entre eux des échanges rudimentaires. Ce n’est pas pour rendre plus commodes leurs voyages ou leurs plaisirs de touristes. C’est d’abord pour entrer en contact avec une des civilisations les plus riches du monde moderne, cultiver et orner leur esprit par l’étude d’une littérature splendide et devenir, véritablement, des personnes distinguées (idem: 173). Un autre enjeu majeur du français consiste en la construction géopolitique d’un espace francophone qui soit autre chose que le dessein spirituel des pères fondateurs, lequel confinait à l’idéologie mystique et au mythe (AAVV, 1996: 59). Nous disons bien géopolitique, c’est-à-dire une affirmation simultanément médiatrice et intéressée dans le concert pluriel contemporain et mouvant des nations. Les enjeux à venir, à l’ère de la mondialisation, requièrent une approche autrement plus persuasive et efficace (Arnaud et alii, 2005: 9) (Voir aussi Barrat/Moisei, 2004: 17). Cette posture ne sera pas simplement défensive. Elle entend rappeler que «[…] la Francophonie est utile et a sa place dans la mondialisation. De linguistique, elle est devenue géopolitique» (Wolton, 2006: 117). Ceci dit, c’est à la France, dont l’avantage fut d’être ancienne puissance mondiale et coloniale, et gardienne de valeurs universelles, de se convaincre de ses inconvénients présents et de ses atouts sur la scène francophone. Malheureusement, pour elle, comme le rappelle non sans regret Dominique Wolton : «la Francophonie est un objet non identifié» (idem, ibidem), confondu quelque part avec la Françafrique ; ce qui a pour effet de redoubler le sentiment duel entre France et francophonie. http://www.apef.org.pt/actas2006/JA122006.pdf 36 Des avantages à lire comme autant d’inconvénients.... Mais, à y regarder de plus près, la francophonie-projet géopolitique est plus que l’Union Européenne, ou tout autre cadre transnational, le seul scénario d’expansion du rayonnement français en reste dans un contexte mondialisé. Dominique Wolton va plus loin et parle de francosphère, «avec en perspective une bonne partie des 715 millions d’habitants des 63 pays appartenant à la Francophonie et beaucoup d’autres locuteurs éparpillés de par le monde» (idem: 93). Autrement dit, il s’agit ici de souligner l’épuisement de la capacité de la mission civilisatrice de la France seule, de sa seule compétence à imposer une marque durable dans le cours de l’Histoire. Ce rôle est désormais assigné à la francophonie dont la tâche première est pour Serge Arnaud : «l’humanisation de la ‘mondialisation’», justement (Arnaud et alii, 2005: 21 et 26). La France ne peut se permettre de rater cette dernière chance, «le dernier avatar en date d’un grand rêve, celui du prestige de la culture française, enviée [naguère] par le monde entier […]» (AAVV, 1996: 8), mais qui, déjà, aspire à un espace et une portée d’intégration plus vastes et plus justes par les apports périphériques et marginaux (idem: 12s). Dominique Wolton a bien saisi cet enjeu nouveau : profiter d’un atout indéniable ; la langue française et ses connotations bien ancrées dans l’imaginaire international (Wolton, 2006: 83), et la quête d’une identité élargie et englobante, à définir (idem: 89), mais dont les frontières vont bien au-delà des sentiers battus de la diplomatie habituelle. Elle jetterait des ponts vers le Sud et l’Est européens (idem: 164) ; prônerait une cohabitation d’un autre ordre dans la foulée de l’effondrement des grands blocs géopolitiques (idem: 180). Elle renouerait avec les frontières symboliques du «grand large» pour reprendre Serge Arnaud, dont les racines touchent à l’Histoire, à la colonisation et au métissage culturel dans tous les continents, et d’abord le continent africain, d’autant plus que, comme nous le rappelle cet auteur : « […] l’Afrique depuis la nuit des temps est le Sud incontournable de la France et de l’Europe. On ne peut échapper à cette situation dictée par la géographie et les liens humains qui nous réunissent» (Arnaud et alii, 2005: 17). Il s’agit maintenant de savoir ce qu’il convient de faire aujourd’hui pour sceller cette communauté de destin» (voir idem: 77). En plus d’une Union économique en Europe, le français aurait pu souder d’urgentes alliances dans le Sud latin et méditerranéen au vu des transparences meurtrières qui s’affrontent çà et là sous couvert religieux ou ethnique. http://www.apef.org.pt/actas2006/JA122006.pdf 37 José Domingues de Almeida En outre, c’est une visée plus défensive que la littérature essayistique récente assigne à la géopolitique francophone : servir de (dernier) rempart à une mondialisation sauvage, à la globalisation anglo-saxonne. Cette position consensuelle dans le discours francophone actuel mérite que l’on s’attarde un temps soit peu sur la portée des arguments mis en exergue. Chez les essayistes en question, de l’altermondialisme de Porto Alegre et de M. Bové et la francophonie en tant que géopolitique, il n’y a qu’un pas qu’ils franchissent allègrement au nom d’une France frileuse, sur la défensive, gauchiste ou en marge des processus d’échange en marche sur la planète. Les expressions sont on ne peut plus claires : «Or il existe une alternative [à la mondialisation], nous l’avons sous les yeux mais ne la voyons pas. La Francophonie, comme les autres aires culturelles, en est un exemple concret» (Wolton, 2006: 19). Claude Hagège tient à peu de choses près le même langage : «Cela met la francophonie en mesure de donner un contenu réel à la mondialisation, au-delà des considérations de pur profit dont celle-ci est le prétexte, utilisé par les grandes firmes multinationales. Ou, plutôt, cela offre la possibilité de proposer, face au rêve américain, dont le type actuel de mondialisation est la forme contemporaine, un autre rêve, altermondialiste et surtout humaniste […]»1 (Hagège, 2006: 154). Le «grand large» auquel se réfère constamment Serge Armand comme possible extension de la France en ces temps globalisés coïncide avec un espace mondialisé par l’homme ; qui refuse la globalization de la superpuissance américaine, et ce pour conclure que : «la Francophonie peut rendre ‘un autre monde possible’» (Arnaud et alii, 2005: 18) ; ou encore, très explicitement : «La Francophonie est autre mondialisation» (idem: 53). C’est dire combien, par le discours essayistique francophone actuel, la francophonie se confond, très à gauche et de façon tout à fait idéologique, quoique subtile, avec l’espoir humaniste d’une mondialisation autre qui puisse se dresser en rempart contre la fascination libérale anglo-saxonne. Hagège va plus loin. Selon lui, il y a lieu d’interchanger le discours libéral et langue anglaise. 1 C’est nous qui soulignons. http://www.apef.org.pt/actas2006/JA122006.pdf 38