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Abstract

Memoria del aprendizaje seguido durante el Máster de Profesorado, con especial atención a los períodos de Prácticum II y III Ramos Téllez, Carmen; Salillas Paricio, María Jesús

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TRAVAIL FIN DE MASTER Máster en Profesorado ESO, Bachillerato, FP y enseñanzas de idiomas, artísticas y deportivas Especialidad : Lenguas extranjeras (Francés) Alumna : Carmen Ramos Téllez Tutora : Maria Jesús Salillas Paricio Facultad de educación TABLE DE MATIÈRES Introduction Page 1 Processus de formation Page 2 Mise en pratique des apprentisages du Master Page 7 Unité Didactique Page 8 Projet d’Innovation Page 16 Autres activités : Travail avec un film Page 21 Conclusion Page 23 Bibliographie Page 24 Annexes INTRODUCTION J'ai écrit ce Travail à mode de mémoire de tout ce que j'ai fait pendant le Master d'Éducation Secondaire. Une fois le Master fini, il faut regarder en arrière pour me rappeler de tout ce qu'il m'a apporté : l'apprentissage, l'expérience, et aussi toutes les personnes que j'ai connues et avec qui j'ai travaillé. Ici, je vais d'abord essayer de contextualiser tout ce que j'ai appris en mettant en relation les objectifs du Master avec les matières que j'ai faites pendant cette année. Il m'a semblé important d'établir un lien entre les objectifs et les contenus, car comme on va le voir, il n'y a pas une correspondance exacte objectif-matière. Il y a des objectifs dont les aspects sont travaillés en deux ou trois matières, ou des matières dont le contenu se correspond avec plus d'un objectif. C'est ceci, et aussi d'autres aspects, ce que j'ai expliqué à la première section, qui est la suivante, « Processus de formation ». Ces autres aspects sont surtout des appréciations qui ne sont pas purement académiques mais qui ont un lien avec ce que j'ai fait durant ce Master. Puis, je vais parler des stages Practicum I, II et III, mais je vais diriger l'attention sur les Practicum II et III, car c'est là où j'ai pu exercer la profession de l'enseignement, même si ce n'était que pendant le stage. C'est pendant ces deux périodes de stage, qui se sont succédé dans le temps, où j'ai acquis un peu plus d'expérience dans le métier de l'enseignement. D'abord je parlerai sur le contexte du centre et des caractéristiques des élèves avec lesquels j'ai pu faire mon travail, l'équipement des salles, l'heure, enfin, une contextualisation dans la section « Mise en pratique des apprentissages du Master ». Je vais expliquer ce que j'ai fait pendant le Practicum II, où j'ai mis en pratique mon Unité Didactique, dans la section « Unité Didactique ». J'y ai spécifié le sujet, la méthodologie, les objectifs, les contenus, les ressources employées, l'évaluation, la mise en pratique et les résultats obtenus par rapport aux objectifs fixés. La section suivante, « Projet d'Innovation », est celle où j'explique la mise en pratique du Projet d'Innovation pendant le Practicum III. Comme à la section précédente, j'ai spécifié, en l'expliquant de façon brève, le Projet originel que j'ai dû adapter, le sujet, les objectifs, les contenus, les ressources employées, l'évaluation, la mise en pratique de l'adaptation et ses résultats. Finalement, il m'a semblé intéressant d'inclure une autre activité, même si je ne l'ai pas mise en pratique pendant mes stages, principalement parce qu'elle a été élaborée après la fin de ceux-ci. Il s'agit des activités pour travailler avec un film, Les neiges du Kilimandjaro, une activité que j'ai faite en groupe avec trois autres personnes, et dont je n'ai exposé que ma part par respect des autres membres du groupe. Pour finir, je vais exprimer mes conclusions à la fin et, bien-sûr, donner les références bibliographiques que j'ai employées pour élaborer ce Travail. J'ai aussi sélectionné quelques documents qui vont compléter les informations sur le stage Practicum II que je mettrai comme annexes. PROCESSUS DE FORMATION Dans cette section je vais parler du processus de formation que j'ai suivi pendant l'année académique du Master. Je vais le faire en partant des objectifs établis pour cette formation et je vais expliquer comment je les ai accomplis. De cette façon, je pourrai expliquer comment, à travers les différentes matières, j'ai abouti aux objectifs. Je vais énumérer les objectifs de ce Master d'Éducation Secondaire qui sont sur le site internet de l'université, et je vais les associer avec les matières que j'ai étudiées tout au long de cette année académique, y compris celles que j'ai prises comme option. Ces objectifs n'ont pas chacun sa matière, car dans la plupart des cas, il y a plus d'une matière qui, à mon avis, a été utile pour accomplir un objectif. Pour rendre la lecture plus facile, je vais mettre en gras l'énumération des objectifs et les matières auxquelles je les ai associés, je les mettrai entre guillemets. Le premier objectif était de connaître les contenus relatifs au curriculum de la matière que je vais enseigner, dans ce cas, le Français ; et aussi les procédés didactiques pour transmettre ces contenus. Pour les contenus du curriculum, c'est la matière « Conception d'un curriculum de Langue Étrangère : Français » qui m'a donnée les outils pour concevoir un programme de la matière « Français Langue Étrangère », pour une année académique. Quant aux procédés didactiques pour transmettre ce contenu du curriculum de cette matière, c'est la matière « Procès d'enseignement et apprentissage » qui m'a donné des bases pour présenter les contenus de façon que les élèves les apprennent plus facilement. Surtout, avec cette matière j'ai appris qu'il faut tenir compte de l'avis des élèves sur leur processus d'apprentissage, car ils ont beaucoup à nous apporter. Le deuxième objectif porte sur la planification, le développement, l'évaluation et l'orientation, en employant des techniques éducatives qui rendent plus facile l'acquisition des contenus, tenant compte du niveau préalable des élèves ; ce qu'il faut faire individuellement et en collaboration avec le reste des professeurs. Pour aboutir à cet objectif, la matière de « Évaluation et innovation de l'enseignement et recherche en éducation en Français », a été très utile, surtout parce qu'à travers cette matière, j'ai pu connaître le Cadre Commun Européen pour les Langues de façon plus approfondie, car j'en avais entendu parler mais très peu. J'ai vérifié aussi l'importance de connaître le niveau préalable des élèves sur la matière qu'on va enseigner, parce que quelques fois, ils n'ont pas le niveau qu'ils sont censés avoir, celui-ci étant normalement plus bas que ce qu'on attendait, surtout au lycée. Par rapport au travail en collaboration, j'ai beaucoup appris au premier stage « Practicum I », car on a travaillé ensemble avec le reste des élèves du Master qui avaient été destinés à l'École de Langues, surtout pour comprendre tous les documents administratifs qui sont nécessaires pour le bon fonctionnement d'un établissement. Le troisième objectif consiste à chercher, obtenir, traiter et appliquer l'information aux cours. Pour arriver à ceci, l'ensemble de matières du Master ont contribué. Dans le processus de formation du Master, j'ai appris qu'il y a des quantités énormes de matériel pour enseigner et transmettre des connaissances. Or, tout ce matériel doit être traité et, pour ainsi dire, « filtré » par le professeur, qui est celui qui connaît ses élèves, leurs capacités et leurs besoins d'apprentissage. Pour le quatrième objectif, qui porte sur la concrétion d'un curriculum pour l'année, la matière de « Conception d'un curriculum de Langue Étrangère : Français » a été la plus importante, car c'est dans ce cours où on nous a appris comment concevoir un programme de la matière « Français Langue Étrangère » pour toute une année académique, tenant compte de tous les aspects : législation, caractéristiques du centre, des élèves, méthodologie, etc. La méthodologie fait aussi partie du quatrième objectif, car il faut suivre une méthodologie pour élaborer un programme pour l'année académique. Dans ce cas, on a appris les méthodologies les plus importantes dans la matière de « Fondements de modèle instructionnel et méthodologies d'apprentissage pour la spécialité de Langue Étrangère (Français) ». C'est comme cela que j'ai pu choisir une méthodologie pour mon Unité Didactique et mon Projet d'Innovation dont je parlerai plus tard. Le cinquième objectif parle de l'éducation en valeurs, de l'égalité de droits et d'opportunités, de la formation des citoyens et du respect pour mieux construire la société et le futur. La matière de « Contexte de l'activité éducative », à part les lois concernant le développement de l'activité au sein du centre éducatif, la convivialité et l'orientation, on a vu aux leçons pratiques des textes concernant cette égalité et ce respect dont on parle. Il faut dire que j'ai pris, pour le deuxième semestre, l'option de « Enseignement de l'Espagnol comme langue d'apprentissage pour des élèves immigrés », où on a aussi traité le point de l'égalité et surtout l'intégration des élèves immigrés avec des élèves espagnols. J'ai fait pour cette matière un Projet d'Intervention qui vise à faire réalité l'idée de l'intégration, qui était le but de la matière que j'ai suivie. Pour accomplir le sixième objectif il fallait acquérir des stratégies pour stimuler l'effort chez l'élève et la capacité d'apprendre par lui-même, tout seul et en groupe. De cette façon, ils gagneront de l'autonomie et de la confiance en soi-même. Ce point a été traité dans la matière « Processus d'enseignement et apprentissage », mais plus en profondeur dans la matière « Interaction et convivialité en salle de classe », où on nous a donné les clefs pour mieux comprendre les élèves et pour les tenir en compte. Il est convenable de dire que j'ai pu vérifier l'importance qu'ils soient sûrs d'euxmêmes pendant les stages Practicum II et Practicum III ; si un élève est sûr de lui-même, il va mieux travailler. À cet égard, le professeur doit toujours encourager l'élève, et envisager les erreurs comme une occasion pour apprendre quelque chose de nouveau et non pas comme quelque chose à en avoir honte. Le septième objectif comprend les processus d'interaction et communication en salle de classe, la motivation, la convivialité et les problèmes de discipline et les conflits dans la classe. Je considère que ce dernier point est très important, et j'ai appris qu'une bonne résolution des conflits, toujours à travers le dialogue, contribue à créer une ambiance agréable dans le groupe et que les élèves travaillent mieux, même s'ils ont des différences, car ils savent comment les résoudre de façon pacifique. C'est pour cela que j'ai pris l'option de « Prévention et résolution de conflits » au premier semestre. On nous a montré des modèles de protocole pour résoudre un conflit qui sont spécifiés dans la loi, et qu'il faut appliquer aux caractéristiques du centre. Mais plus que des protocoles, qui sont une bonne idée, il faut connaître le milieu et les personnes qui y sont impliqués pour essayer de prévenir le conflit quand il est encore en état latent. Il faut aussi connaître les profils typiques de la victime et de l'agresseur, qui peuvent nous donner une idée, mais qui ne vont peut-être pas toujours coïncider avec les personnes avec lesquelles on va traiter. Pour le processus de communication et motivation, la matière « Interaction et convivialité en salle de classe », ayant comme activités les dynamiques de jeu de rôles, et le dialogue ; a beaucoup aidé à prendre en considération la perspective de l'autre personne, à valoriser ses sentiments et par conséquent, à mieux comprendre l'autre personne. Ceci se traduit en une meilleure compréhension des élèves, et une majeure attention à leurs besoins et opinions. Le huitième objectif parle de la conception d'activités qui contribuent à la convivialité du centre dans son entourage, développer des fonctions de tutorat et d'orientation, et participer aux tâches d'évaluation, recherche et innovation des processus d'enseignement et apprentissage. Pour la conception d'activités selon l'entourage du centre, dans la matière « Conception d'un curriculum de Langue Étrangère : Français », on a appris à développer un programme pour toute l'année qui devait prendre en considération les caractéristiques des élèves et du centre, y compris sa localisation spatiale (le quartier et le tipe de personnes qui y habitent). On a fait la même chose pour l'élaboration de l'unité didactique dans la matière « Conception, organisation et développement d'activités pour l'apprentissage du Français ». Pour le développement des fonctions de tutorat et d'orientation, les matières « Contexte de l'activité éducative » et « Interaction et convivialité en salle de classe » ont été les deux qui ont contribué le plus, car dans la première, on a vu des options et des alternatives d'orientation observées par la loi ; et dans la deuxième, on a vu des techniques de médiation. Et pour l'évaluation, recherche et innovation, c'est dans la matière « Évaluation et innovation de l'enseignement et recherche en éducation en Français », on a appris des techniques d'évaluation en langue Française et aussi à établir des critères d'évaluation généraux, basés sur l'égalité entre les élèves. Pour le neuvième objectif, qui parle de connaître la réglementation du système éducatif et des modèles d'amélioration de la qualité de l'enseignement, la matière « Contexte de l'activité éducative » a été la plus importante, aussi bien dans les leçons théoriques de lois, où j'ai appris la réglementation ; que dans la partie pratique, où on a regardé quelques règles de façon critique et on a vu des modèles et des idées pour améliorer la qualité de l'enseignement. Le dixième objectif parle de connaître et analyser les caractéristiques historiques des professeurs, leur situation actuelle et leur relation avec la réalité sociale des époques. Pour les caractéristiques historiques, on les a vues dans la matière « Interaction et convivialité en salle de classe », où j'ai appris, à travers la dynamique des cours auxquels j'ai assisté, et à travers les textes sur moodle, les différentes perspectives des théories philosophiques de différentes époques et leur relation avec la société. En ce qui concerne leur situation actuelle, on a vu, dans les séances pratiques de la matière « Contexte de l'activité éducative », quelques articles sur la situation actuelle des professeurs. On a travaillé un peu cet aspect aussi dans la matière de « Prévention et résolution de conflits », où on a vu la fonction du professeur comme tuteur, orienteur et, en quelque sorte, médiateur entre les parents et l'élève. Le onzième et dernier objectif, qui porte sur l'information aux familles sur le processus d'apprentissage de leurs enfants et sur l'orientation personnelle, académique et professionnelle des élèves, a été travaillé dans la matière « Contexte de l'activité éducative », où on a étudié le contexte légal et les alternatives que la loi observe pour l'orientation. D'autre part, dans la matière « Interaction et convivialité en salle de classe » on a vu des techniques de médiation, des façons de négociation avec les élèves problématiques, quelque chose qu'on a travaillé aussi à l'option « Prévention et résolution de conflits ». Comme on vient de voir, chacune des matières que j'ai étudiées a eu sa fonction dans le processus de formation que j'ai suivi pendant les études de Master d'Éducation Secondaire. Je les ai toutes associées à des objectifs, d'après ce que j'ai vécu pendant ce processus formatif. Cependant, comme j'ai déjà dit dans l'Introduction, on ne peut pas associer un objectif avec une seule matière, car les matières étaient toutes semestrielles, et on travaille beaucoup de sujets pendant un semestre. Alors, il y avait certains aspects d'une matière qui étaient associés à un objectif « x », mais il y avait d'autres aspects de la même matière qui pouvaient être associés à un autre objectif. C'est ce que j'ai voulu montrer dans cette section. Bien que j´aie voulu faire ces associations, il y a une chose qui est bien claire : dans ce Master, les contenus sont bien divisés par semestres. Ce que je veux dire, c'est que pendant le premier semestre, les contenus ont porté sur des généralités du contexte éducatif : les lois, la méthodologie, les processus de médiation, l'orientation, la conception du professeur dans la société, les relations centre-professeur-élève-parents, le fonctionnement d'un centre éducatif. Puis, pendant le deuxième semestre, on a vu des contenus plus spécifiques par spécialités. On a eu l'opportunité d'appliquer, par exemple la méthodologie acquise au premier semestre sur des activités et des programmes spécifiques pour, dans mon cas, la matière de « Français langue étrangère ». Alors, on pourrait dire qu'au premier semestre on a travaillé la base sur laquelle on allait travailler pendant le deuxième semestre. Par conséquent, pendant le premier semestre on était mélangés avec des personnes de toutes les spécialités et on n'avait que deux matières avec le groupe de la spécialité ; tandis qu'au deuxième semestre on s'est séparé par spécialités et on n'a coïncidé avec les gens des autres spécialités que dans les matières optionnelles. Cette division a été enrichissante, aussi bien au premier semestre qu'au deuxième, car, pendant le premier semestre, on a établi des liens avec des personnes d'autres spécialités, notamment les spécialités « Langue étrangère : Anglais » et « Langue et Littérature Espagnole », mais aussi avec d´autres, surtout aux matières optionnelles. Après on s'est regroupés par spécialités et j'ai pu rencontrer les gens qui faisaient ma spécialité. J'ai pu remarquer qu'on n'est pas très nombreux en spécialité de « Français », ce qui a créé une ambiance de convivialité que je n'ai pas vécue dans les groupes des matières communes du premier semestre. Il faut dire que, plus un groupe est réduit, plus de liens sont établis entre les élèves, et plus ils s'aident entre eux. Il est vrai aussi que dans un groupe plus nombreux, il y a plus de diversité et plus de points de vue sur un même sujet, ce qui est quand même enrichissant. Je n'ai pas parlé (ou j'en ai parlé très peu) sur les stages Practicum I, II et III. C'est surtout parce que, pendant ces périodes, j'ai eu l'opportunité de mettre en pratique tout ce qu'on faisait aux cours théoriques que j'ai suivis pendant ce Master. Pendant le Practicum I on a mis en pratique les connaissances de législation et du fonctionnement du centre, dans mon cas, l'École de Langues. J'ai connu le besoin de tous les documents qu'il faut faire, comme le Programme Général Annuel, le Projet Éducatif du Centre, le Projet du Curriculum du Centre, etc. On devait aussi les mettre tous en relation, comprendre pourquoi ils devaient être faits. Pendant les Practicum II et III j'ai mis en pratique l'Unité Didactique et le Projet d'Innovation respectivement, que je vais expliquer tout au long de la section suivante. Pendant ces deux stages, qui se sont succédé dans le temps, j'ai eu l'opportunité de mettre en pratique tout ce que j'ai appris pendant le premier semestre, mais surtout les matières du deuxième semestre. J'ai trouvé que les stages ont été très utiles, parce que le Master c'est un Master en Éducation, et l'éducation est quelque chose de très pratique. Il est bien de donner quelques leçons théoriques, comme au premier semestre, pour donner quelques directrices au futur professeur avant de se mettre devant une classe, mais pour que ces théories aient du sens, elles doivent avoir une application pratique après. MISE EN PRATIQUE DES APPRENTISAGES DU MASTER La mise en pratique des apprentissages du master a eu lieu pendant les trois stages, Practicum I, II et III, mais surtout ces deux derniers, desquels je vais parler dans les deux sections suivantes. Dans ces sections, je parlerai des activités que j'ai envisagées dans l'Unité Didactique et dans le Projet d'Innovation, et que j'ai développées pendant les stages Practicum II et III. Je vais d'abord établir les caractéristiques communes à ces deux travaux, ainsi que les élèves auxquels ils étaient dirigés, leur niveau, le tipe d'établissement et les ressources dont celui-ci disposait. J'ai conçu mon Unité Didactique et mon Projet d'Innovation pour des élèves d'une École de Langues, concrètement l'École de Langues nº1 de Zaragoza. Ceci signifie qu'ils y vont parce qu'ils veulent, personne ne les a obligés à s'y inscrire ni à étudier le Français. Alors, mon point de départ était assez bon. Ils venaient d'obtenir le niveau A2 l'année précédente, alors ils commençaient à préparer le niveau B1 durant ce cours académique, qu'ils obtiendront à la fin de l'année académique suivante. Puis, le niveau de langue que j'ai observé était assez bon pour une classe du niveau A2. Ils avaient encore des problèmes avec certaines expressions mais en général le niveau de la classe était plus qu'acceptable. Ils avaient cours le mardi et le jeudi de 17 heures à 19h 15. C´était un groupe très participatif et très actif en classe, et ils étaient tous des adultes, sauf quelques adolescents. L'ambiance de ce groupe était très conviviale, très détendue, et très agréable. Il a été très facile de travailler avec eux. S'ils avaient quelque doute, ils n'avaient pas de problème à l'exprimer. Le centre était équipé avec un ordinateur et un vidéoprojecteur dans toutes les salles, aussi bien qu'avec une équipe audio pour écouter des enregistrements. De ces ressources, je m'en suis servie surtout pour l'Unité Didactique. Il y avait, bien-sûr, un tableau à feutre pour écrire. Une fois décrites les caractéristiques des élèves et du centre, je vais expliquer plus en détail ce que j'ai fait pendant ces deux stages Practicum II et Practicum III, qui se correspondent respectivement avec l'Unité Didactique et le Projet d'Innovation. Ensuite, j'ai donné une petite explication, car ils me l'ont demandée, sur l'utilité de la liaison, puisque j'ai tant insisté. Je leur ai mis des exemples avec les mots « héros » et « zéros » pour qu’ils comprennent mieux, et aussi avec le mot « homme » pour qu'ils puissent comprendre la différence entre un mot avec un « h » muet et un « h » aspiré. Quand le professeur a repris le cours après mon heure, il a utilisé les textes que j'ai distribués pour faire la révision des doubles pronoms, car l'examen était proche (l'écrit a été le 14 Mai), alors il voulait faire des cours de révision au cas où les élèves auraient des doutes. Cinquième et dernière séance Cette dernière séance a eu lieu le jeudi 2 Mai L'activité programmée pour cette dernière séance a été un ensemble de tâches à faire par groupes de trois ou quatre personnes. Voici les tâches : –Vous voulez assister à une actuation et vous ne savez pas où il faut aller. Vous demandez à quelqu'un de vous indiquer le chemin à suivre. –Marchander dans un étalage dans un marché aux puces. –Famille qui a perdu son enfant et demande aux gens au cas où ils l´auraient vu. Ils communiquent la situation à la police. –Un groupe d'amis où l'un d'eux a trop bu et il faut appeler une ambulance. –Un groupe d'amis (ou famille) où l'un d'eux se fait voler le portefeuille et vous décidez d'aller porter plainte chez la police. La classe s'est divisée en cinq groupes, et je leur ai laissé choisir la situation qu'ils préféraient, et leur ai donné trente minutes pour la planification du dialogue. Tout cela, bien sûr, encadré dans le thème des festivités d'un village ou une ville. Il y a eu un groupe à cinq élèves qui a choisi la situation de l'enfant perdu ; puis, un autre groupe à trois personnes a choisi l'option du vol du portefeuille ; le troisième groupe, formé par trois personnes, a choisi le marchandage ; cette option a été choisie aussi par le quatrième groupe, à trois personnes ; et finalement, le dernier groupe, formé par quatre personnes, a choisi la situation de la famille qui cherche l'enfant. Cette fois, comme la planification était un peu plus compliquée et laborieuse, ils ont parlé un peu plus l'Espagnol que la dernière fois. En plus, ils avaient un temps limité et ils voulaient dire beaucoup de choses, alors ils devaient aller un peu plus vite. Finie la préparation, je leur ai dit que cette fois, il fallait sortir au centre de la salle pour représenter le dialogue qu'ils avaient écrit. Au début ils se sont plaints un peu, car ils avaient honte de sortir et représenter devant la classe. À la fin ils sont tous sortis et je dois dire que la mise en scène a été assez réaliste. En plus, avant de sortir, il y en a eu quelques-uns qui ont laissé leurs papiers sur la table, je ne sais pas s'ils l'ont fait exprès ou ils l'ont oublié, mais le plus important c'est qu'ils ont essayé de parler par cœur, et des fois ils ont même improvisé les morceaux qu´ils ne se rappelaient pas. Le reste, la plupart, ils ont amené le papier pour représenter, mais ils ne le regardaient que quand ils oubliaient leurs textes. Pour le reste, ils ont fait de la représentation, de la gesticulation, avec une certaine spontanéité. Je pense que cette dernière activité leur a fait du bien, car ils ont oublié leurs peurs et leur honte, et j'ai atteint l'un des objectifs de mon Unité, que, comme j'ai dit au début de cette section, était de leur faire gagner en spontanéité et fluidité. En outre, ils se sont amusés, surtout pendant la représentation, alors cette expérience a été enrichissante et agréable à la fois que didactique. Résultats J'ai déjà avancé que j'ai atteint l'un de mes objectifs, qui était la perte de cette « peur scénique » qui semble être commune à tous les élèves qui apprennent une langue étrangère. Pour le reste, il faut dire que les élèves ont en général bien accompli les objectifs que j'ai établis pour cette unité. Ils ont élargi leurs connaissances culturelles avec les vidéos et les textes sur les fêtes, et aussi avec les extraits du film, car la plupart ne connaissait rien sur le fameux « Ch'ti » du Nord. Quant aux connaissances sur la grammaire et le vocabulaire, ils ont bien travaillé, je l'ai vu surtout avec les rédactions mais un peu aussi avec les dialogues. Même si les subordonnées temporelles ont été difficiles, ils ont surtout employé la simultanéité dans leurs textes. J'ai vu aussi qu'ils ont employé le vocabulaire donné en cours. Ils ont aussi mis en pratique des structures de grammaire et du vocabulaire qu'ils connaissaient déjà. La pratique de l'écoute active a été un peu compliqué au début, car on parlait un peu vite à l'une des vidéos, mais malgré la vitesse, en général ils ont tout compris, même s'il manquait une question à répondre ou deux. Pour la liaison et l'intonation, cela est un peu plus compliqué pour eux, mais cela se comprend, car quand on a un niveau A2 d'une langue étrangère on n'a pas une prononciation excellente. En général, ils ont tous bien prononcé les liaisons, même s'ils employaient le [s] sourd au lieu du [z] sonore. Pour ce qui concerne l'intonation, ils ont toujours la tendance de l'assimiler à l'intonation espagnole, mais ils vont perfectionner cela tout au long de leur apprentissage du Français. La collaboration dans le groupe, ils l'ont tous saisie, ils ont bien travaillé ensemble et en général il y avait une très bonne coordination entre eux, aussi bien à l'exercice avec le plan de Lille qu'aux dialogues. Il n'y a eu qu'un groupe qui manquait un peu de coordination, mais cela s'est vu très peu. PROJET D'INNOVATION Projet originel Le Projet originel était une activité divisé en quatre séances, qui consistait à l'élaboration d'un programme de fêtes, au choix, d'un village espagnol ou d'un village français, à quelques 800 habitants. J'allais présenter les deux programmes de fêtes, l'un d'un village espagnol et l'autre d'un village français pendant la première séance, pour en tirer des mots de vocabulaire. Puis, ils travailleraient par groupes sur un programme pendant la deuxième et la troisième séance et ils exposeraient leurs travaux pendant la quatrième séance. Cela n'a pas été possible à cause des restrictions temporelles à l'École de Langues, car les élèves avaient l'examen écrit très tôt, le mardi 14 Mai, et mon professeur responsable voulait la séance du jeudi 9 Mai pour réviser. Alors je n'ai eu qu'une séance d'une heure le mardi 7 Mai pour mettre en pratique le Projet, alors j'ai dû l'adapter. Ici, je vais montrer le Projet que j'ai mis en pratique pendant le stage Practicum III, c'est à dire, l'adaptation du Projet originel. Ceci comprend, bien-sûr, les objectifs, les contenus, les ressources et l'évaluation. On a finalement fait le programme de fêtes pour quatre jours d'un village espagnol à quelques 800 habitants. D'abord on a fait un jet d'idées pour établir les activités qu'on fait aux fêtes d'un village et puis, on a fait des groupes et on a distribué les activités, une pour chaque groupe. Sujet L'idée d'un programme de festivités patronales m'est venue en tête parce que cela avait un lien avec ce que j'avais travaillé avec eux dans l'Unité Didactique, et aussi parce que cela m'a semblé une chose intéressante et qui pour eux, serait agréable. En outre, il est probable qu'eux-mêmes aient fait partie ou puissent faire partie dans le futur d'une Commission de Fêtes dans leurs villages d'origine, et cette activité leur a permis de connaître un peu le vocabulaire et les expressions équivalentes en Français pour cet aspect de la vie, qui n'est pas moins utile que d'autres aspects de la vie quotidienne. Objectifs -Acquisition de vocabulaire et d'expressions relatifs au sujet -Travailler en groupe de façon collaborative -Développer une certaine capacité d'organisation, qui permet de s'adapter à tout genre de conditions et restrictions -Mettre en pratique la grammaire et le vocabulaire avec une activité différente -Développer un sentiment de confiance en soi-même en langue étrangère Contenus -Travail en groupe et planification collective -Activité communicative -Rédaction d'un programme de fêtes -Vocabulaire et expressions relatifs au sujet Ressources Pour la mise en pratique de ce Projet, je n'ai eu besoin que du tableau, pour noter les idées qui ont surgi sur les activités des fêtes d'un village. Pour le Projet originel, j'allais me servir de deux programmes de fêtes, l'un d'une petite ville française à quelques 30.000 habitants et l'autre d'un village espagnol à quelques 500 habitants (pendant les fêtes). Évaluation Il m'a semblé adéquat d'inclure l'évaluation, pour laquelle j'ai établi quelques critères que je vais montrer. Je parlerai aussi des modalités d'évaluation que j'ai employées dans ce Projet. Critères d'évaluation : 1.Respect des consignes, deux points 2.Organisation dans l'exposé, un point 3.Bonne utilisation de la grammaire, deux points 4.Bonne utilisation du vocabulaire et des expressions, deux points 5.Originalité, un point 6.Coordination et interaction dans le groupe, deux points Modalités d'évaluation : Évaluation de la maîtrise : on évalue ce que les élèves connaissent déjà. Évaluation à un moment concret : je l'ai choisie parce que j'allais évaluer leur travail au moment de l'exposition de leurs programmes. Évaluation directe : il s'agit d'une évaluation de ce que l'élève est capable de faire avec la langue objet, sans mettre en relief aucune détresse spécifique. Évaluation de la conduite : l'élève fournit d'un prélèvement de langue de façon, dans ce cas, parlé. Autoévaluation : l'élève met en valeur ce qu'il a appris par rapport à ce qu'il connaissait déjà. Mise en pratique J'ai développé mon Projet le mardi 7 Mai, pour eux l'avant-dernier jour de cours, car ils avaient l'examen écrit le mardi 14 Mai. Comme je n'avais qu'un jour pour mettre en pratique mon Projet, j'ai dû faire une adaptation du programme originel. Je leur ai demandé d'élaborer quelques aspects d'un programme de festivités patronales d'un village à 800 habitants, du Jeudi au Dimanche : ce qu'il faut faire, comment, quand, où, pour qui, etc. On a commencé avec un jet d'idées pour savoir ce qu'on faisait aux festivités d'un village, et on en a tiré beaucoup de choses, qui coïncidaient plus ou moins avec ce que j'avais préparé à la maison : –Discours d'inauguration –Dégustations et apéritifs –Orchestre et danses traditionnelles et bar portable –Attractions pour les enfants –Concours (jeux de cartes, entre clubs) –Fanfare –Vachettes ou taureau de feu –Feux d'artifice Ces idées exprimées, j'ai divisé la classe en quatre groupes, car ce jour-là ils étaient dix-sept en cours, alors j'ai fait trois groupes à quatre personnes et un autre à cinq personnes, et on a distribué les tâches. Le groupe à cinq personnes a pris les Dégustations et apéritifs ; après, un autre groupe a fait les Concours, le groupe suivant a voulu faire le Discours d'inauguration et, comme cela pouvait se faire très vite, je leur ai assigné la programmation de la Fanfare aussi. Il y a une personne qui est arrivée en retard et qui s'est ajoutée à ce groupe. Le dernier groupe a pris en charge la tâche la plus exhaustive : celle de l'Orchestre et danses traditionnelles, avec le bar portable. On n'a pas pu faire les Attractions pour les enfants, les Vachettes ou taureau de feu ni les Feux d'artifice. Si tous les élèves étaient venus, on aurait pu tout faire, en divisant la classe en groupes plus petits, car ils sont vingt-deux, et par conséquent, on aurait pu faire six groupes à trois personnes et un groupe à quatre. Mais cela a également bien marché avec quatre groupes, même si j'avais programmé l'activité pour sept. En outre, il convient de préparer beaucoup d'activités pour beaucoup de personnes, parce qu'on ne sait jamais ce qui va arriver en cours, notamment s'ils sont tous des adultes et si ce n'est pas une formation réglée. Cette fois j'ai laissé quarante minutes de préparation et entre quinze et vingt minutes pour l'exposition. Cette fois-ci, la tâche était un peu plus compliquée, parce qu'on a travaillé le vocabulaire des festivités dans des villes et non pas dans un petit village. J'ai conçu le Projet pour les festivités d'un petit village parce que ceci m'a semblé plus simple pour les élèves. Ils ont parlé en Français mais j'ai entendu l'Espagnol des fois, sans doute pour planifier. Une fois les quarante minutes écoulées, on est passés aux expositions. Cette foisci, je ne leur ai pas proposé de sortir au centre de la salle, parce qu'il n'y avait rien à interpréter, et en plus, on manquait de temps, et ils ont besoin d'une ou deux minutes pour se faire l'idée qu'ils vont parler devant toute la classe, alors ils ont dit ce qu'ils faisaient de leurs places. On a commencé par le groupe qui a fait le Discours et la Fanfare, car cela m'a semblé logique de mettre en premier l'acte par lequel une festivité commence. Elles ont planifié, pour le premier jour des festivités, un défilé à travers les rues du village, finissant dans la place principale du village où aura lieu le discours de début des festivités. À partir d'ici, une fanfare fera le parcours des rues à nouveau, finissant dans la place principale du village à nouveau, où il y aura un repas populaire préparé pour les habitants. Dans ce groupe, elles ont toutes parlé, se passant ce qu'elles avaient écrit pour lire chacune une partie de ce qu'elles avaient préparé. Ensuite, j'ai donné la parole au groupe chargé d'organiser les dégustations, pour suivre la ligne du repas populaire du groupe précédant. Pour le premier jour des festivités, ils ont prévu une paella pour tous dans la place de la Mairie pour le repas de midi, où chacun devait apporter leur assiette et leur couvert. Pour le Samedi, ils ont programmé un dîner typique de la région avec un vin de la terre, tout cela avant l'orchestre. Comme après ce repas il y avait une orchestre, j'ai donné la parole au groupe qui préparait les orchestres et les danses traditionnelles, et aussi le bar pour le lieu où la scène va être mise. Ils étaient le groupe à cinq personnes. Ce qu'ils ont programmé a été des orchestres pour Jeudi et Dimanche, et une discothèque mobile pour Vendredi et Samedi. Ils commencent à 20h 30' et continuent jusqu'à 22 h, faisant une pause pour le dîner, puis ils reprennent à 23 heures et ils font une pause à minuit pour le bingo. Puis, ils recommencent à 1 heure et continuent jusqu'à la fin à 4 heures du matin. Pour le jour du saint Patron, ils ont prévu un parcours à travers les rues du village et des danses traditionnelles (jotas). Le bar, ils l'ont laissé en charge de La Zaragozana, une entreprise aragonaise, peut-être par manque de temps. Ils ont même prévu le budget : 18.000 euros pour les orchestres, 3.000 euros pour la discothèque mobile, et 550 euros pour les danses traditionnelles. Il faut dire que cela m'a semblé un peu utopique, car deux orchestres à 9.000 euros chacune me semble un peu exagéré, et 3.000 euros pour une discothèque mobile pour deux jours, un peu maigre, de même pour les danses traditionnelles. Dans ce groupe, il n'y a eu qu'une personne qui a parlé. Pour finir la séance, le dernier groupe a parlé des concours dans le village. Ils ont prévu, pour le premier jour dans l'après-midi, des jeux traditionnels dans le terrain de foot, l'admission étant libre et se faisant à la Mairie. Il s'agissait de lancer des sandales et des barres de fer. Ils ont programmé aussi, pour Vendredi après-midi, un concours de Guiñote (un jeu de cartes traditionnel en Espagne) dans l'un des bars du village, dont l'inscription se faisait au bar même ou à la Mairie. Puis, pour Samedi soir ils ont prévu un concours de déguisements qui se déroulerait dans l'une des pauses du bal. Le jury serait composé des présidents des clubs (peñas). Dans ce dernier groupe, à nouveau, il n'y a eu qu'une personne qui a pris la parole. Résultats Les résultats de ce Projet par rapport aux objectifs fixés ont été bons. Ils ont bien utilisé la grammaire et le vocabulaire qu'ils connaissaient déjà et aussi le nouveau vocabulaire. Ils ont acquis des mots nouveaux de vocabulaire comme « vachette », « feux d'artifice » ou « fanfare ». Puis, ils ont bien organisé leur travail et ils ont tous collaboré à élaborer le programme. Ils se sont très bien adaptés au manque de temps, notamment ceux qui avaient choisi l'orchestre et le bar, car c'était à mon avis l'activité la plus exhaustive. Finalement, je dois dire que pour le Projet originel j'avais prévu un questionnaire comme façon d'autoévaluation, mais on n'a pas eu le temps, car je n'ai eu qu'une séance d'une heure pour le Projet, alors je leur ai demandé à l'oral s'ils étaient satisfaits de leur travail, si cela n'a pas été trop difficile pour eux ; et en général ils étaient très satisfaits et même surpris qu'ils avaient été capables de faire un programme de fêtes en Français. Ce qui m'a manqué un peu c´est que tous aient parlé, c'est à dire, toutes les personnes du groupe, comme l'ont fait les quatre filles du premier groupe. Peut-être s'il y avait peu de choses à dire, c'est mieux de nommer un porte-parole, et de même si le groupe est nombreux, comme le groupe à cinq personnes. De toute façon, ils ont fait un bon travail, ils se sont amusés en même temps qu'ils apprenaient et pratiquaient la langue objet, c'est à dire, le Français. AUTRES ACTIVITÉS : TRAVAIL AVEC UN FILM Une autre activité avec laquelle j'ai beaucoup appris et qui m'a beaucoup plu, c'est travailler avec un film. On peut y trouver plein de possibilités pour faire des activités, aussi bien à l'oral qu'à l'écrit. On peut introduire un nouveau thème du programme avec un film, ou même avec une seule scène qui ait quelque chose à voir, ou bien passer le film ou la scène à la fin du thème ; on peut aussi proposer un sujet de débat à partir d'un film ou d'une scène ; on peut proposer une tâche de réflexion, enfin, les possibilités sont nombreuses. Dans mon cas, c'était un travail en groupe. On était quatre personnes et on a travaillé sur le film Les neiges du Kilimandjaro. On a programmé des activités pour cinq séances de cinquante minutes pour des élèves de niveau B2. On l'a conçu pour la fin de l'année, époque où les élèves auront déjà les connaissances du niveau et pour finir l'année d'une façon plus agréable. On a travaillé sur quatre scènes, une scène pour chacune des membres du groupe : la première, qui est celle du comptage de travailleurs ; la scène des choux à la crème pour l'anniversaire des noces, avec laquelle on a travaillé la chanson Les neiges du Kilimandjaro ; la scène de la soirée chez Michel et Marie-Claire ; et la dernière scène avec les animaux, avec laquelle on a travaillé les expressions avec des animaux. Comme ce travail a été fait en groupe, je ne vais montrer que ma partie, par respect au reste des membres du groupe. Alors, je vais présenter ici mon travail. Scène 3 : Soirée chez Marie-Claire et Michel (26:50-30:21) J'ai commencé par un résumé de la scène, que j'ai divisée en deux parties pour pouvoir faire des exercices avec l'hypothèse. Puis, j'ai spécifié les objectifs et les contenus pour cette séance : Objectifs -Compréhension générale de la scène -Apprendre et s'habituer à élaborer des hypothèses -Pratiquer une écoute active et aussi sélective -Apprendre de nouvelles expressions J'explique l'écoute sélective : il y a dans cette scène une phrase qui aide à deviner une donnée importante du film sur l'un des voleurs, alors, il est toujours mieux qu'ils se rendent compte par eux-mêmes. Contenus -Questions de compréhension générale -Deux exercices d'hypothèse, un exercice pour chaque partie de la scène -Expressions du Français vulgaire J'ai prévu une durée de cinquante minutes pour cette séance. On va commencer en passant la première partie de la scène : ils jouent aux cartes et tout à coup, quelqu'un entre dans la maison par la force. Activité 1 (compréhension générale), il s'agit de répondre quelques questions très simples pour nous situer dans le cadre de la scène. 1.Qui est-ce qui apparaît dans cette scène ? 2.Où se déroule la scène ? 3.Qu'est-ce qu'ils font ? 4.À quel moment de la journée se déroule-t-elle ? 5.Pourquoi Marie-Claire ouvre-t-elle la porte ? 6.Qui est-ce-qui entre après ? Activité 2 : la deuxième activité porte sur la réflexion. On va proposer aux élèves une tâche d'élaboration d'une hypothèse sur ce qui va se passer ensuite. Après cette activité, on passe la deuxième partie de la scène. Activité 3 : on pose quelques questions : pourquoi est-ce qu'ils sont entrés dans la maison ? 1.Qu'est-ce qu'ils volent ? 2.Comment ils savent que leurs victimes vont faire un voyage ? 3.Pourquoi le font-ils alors ? 4.Comment pensez-vous que ce fait va influencer sur le développement du film et son dénouement ? Activité 4 : cette activité porte sur une écoute active de la deuxième partie de la scène, pour reconnaître des expressions qu'on va distribuer sur la même feuille avec le reste d'activités proposées. On doit reconnaître ces expressions et après, les associer à leur signification en langue standard. Fermez vos gueules ! – taisez-vous Bordel ! – expression vulgaire de non-conformité Le pognon – l'argent Enculé – insulte très forte Jouer au con – être déconsidéré, jouer le méchant Je n'ai pas mis en pratique cette activité durant mon stage parce qu'on la faite après être revenues de celui-ci. Alors, cela reste un projet à réaliser avec des élèves au futur, même si ce n'est pas avec ce film ni avec ces activités, le travail avec un film donne de très bonnes possibilités, et c´est un exercice plus agréable que, par exemple, la grammaire. CONCLUSION On a vu les choses les plus importantes que j'ai faites durant l'année académique de ce Master, surtout l'Unité Didactique et le Projet d'Innovation. Le reste de matières et de contenus a été également intéressant, mais ce sont ces deux travaux ceux qui m'ont permis de mettre en pratique le reste des connaissances. Comme j'ai déjà dit, les stages, tous les trois, ont été énormément utiles pour mon expérience en tant que professeure. J'avais déjà commencé avec l'enseignement pendant ma période d'Assistante de langue Espagnole en France, qui a eu lieu durant l'année académique précédente. J'ai pu observer les différences d'attitude entre les adultes qui apprennent parce qu'ils veulent et les adolescents qui sont obligés de se rendre au lycée tous les jours. Tout de même, l'Espagnol était une option pour les lycéens auxquels je donnais des cours et c ´étaient des élèves de Première et de Terminale (les deux cours équivalents à notre Bachillerato) ; alors ils étaient, en quelque sorte, des élèves « sérieux ». Cela étant, pendant mon époque comme Assistante de langue, je ne connaissais pas encore les techniques ni les processus d'enseignement-apprentissage, ni beaucoup de choses qui étaient en relation avec l'éducation. Je pouvais deviner quelques parties, comme celle de la médiation, à travers les professeurs du lycée. Après tout, un Assistant de langue est, pour ainsi dire, un demi-professeur. La seule chose qu'on devait faire c'était d'enseigner, et avec des groupes qui rarement arrivaient au nombre de dix. Avec ce Master je me suis rendu compte que les tâches du professeur ne s'arrêtent pas à l'enseignement : ils doivent faire le programme de leurs matières pour toute l'année ; les unités intégrées dans les programmes ; ils doivent être des médiateurs entre les parents, les élèves et l'administration du centre ; ils doivent faire des conseils de classe ; des activités de tutorat; ils doivent orienter les élèves ; bref, un professeur doit bien connaître ses élèves pour que son apprentissage soit du profit pour ces derniers. Voilà tout ce que j'ai appris au Master. On pourrait dire qu'on nous donne les bases, les piliers fondamentaux sur lesquels construire notre carrière en tant que professeurs. Pourtant, cela reste très théorique, quelque chose qui n'est pas mal, mais que, comme j'ai dit auparavant, il faut appliquer pour lui donner du sens. De plus, le métier d'enseignant est quelque chose de très pratique. On ne parle pas d'un projet de recherche, mais de l'éducation de personnes qui sont très jeunes, chez qui il faut ancrer des principes moraux à travers les connaissances que l'on veut leur transmettre. Il faut aussi les aider à trouver leurs chemins dans leurs vies, car, pour la plupart, ils ne savent pas ce qu'ils veulent devenir, notamment aux premières années de l'E.S.O., alors, il faut bien les connaître pour bien les orienter. Et tout cela, on ne peut pas l'apprendre des livres, mais de notre expérience comme enseignants.