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Abstract

Basándome en la importancia de la música en el día a día, he desarrollado unas reflexiones acerca de las ventajas que puede tener ésta para aprender. Así, a partir de pautas para su uso, y de propuestas de actividades basadas en soportes musicales, he dado ejemplos concretos de lo que se puede trabajar en una clase de FLE con canciones, y de qué manera se puede explotar este tipo de soporte. Courtade, Sophie; Pueyo Goñi, Esperanza

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L’utilisation de la chanson en cours de FLE dans l’Enseignement Secondaire et le Bachillerato en Espagne : réflexions théoriques et propositions d’activités Trabajo Fin de Máster – curso académico 2013/2014 Mlle. Sophie COURTADE Mémoire réalisé sous la direction de Madame Esperanza PUEYO GOÑI Master Universitario en Profesorado para E.S.O y Bachillerato, Enseñanza de idiomas, Francés. 2 I. Bref historique de la musique, et son importance dans la société ………… 3 II. Les bienfaits de la musique pour apprendre …………………………………. 6 1. De la musique pour tout apprentissage ……………………………………….......……… 6 2. De la musique pour l’apprentissage d’une langue étrangère ……………….……..…… 8 III. La chanson comme document authentique …………………..……………. 11 1. Qu’est-ce qui fait de la chanson un document authentique complet ? …………….… 11 2. Vision dans le Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues ……...…. 12 3. L’utilisation de la chanson pour le développement des compétences de base …..… 14 IV. La musique et la chanson en cours de FLE ……………………..…………. 16 1. Proposition de critères pour bien choisir son document ……………...……………….. 16 2. Typologie d’activités possibles à partir de chansons ……………………..…………… 18 3. Banque de sites web éducatifs en rapport avec la chanson en FLE ………...………. 19 V. Propositions d’activités sur la base de supports musicaux ………..……… 20 1. « La valise », Dorothée (niveau A1) ………………………………………………..……. 21 2. « Les passants », Zaz (niveau A1) …………………………………………….………… 24 3. « J’ai demandé à la lune », Indochine (niveau A2) ………………………………..…… 27 4. « Les bonnes résolutions », La Grande Sophie (niveau A2) …………………..……… 30 5. « L’hymne de nos campagnes», Tryo (niveau B1) ……………………….……………. 33 6. « Carmen », Stromaé (niveau B1) ………………………………………….……………. 36 VI. Conclusions ……………………………………………………………………. 39 VII. Références bibliographiques ………………………………….……………… 41 ANNEXES TABLE DES MATIÈRES 3 La musique, comme nous le prouvent toutes les découvertes archéologiques d’instruments datant de plusieurs milliers d’années, a bercé chacune des civilisations qui ont vécu et qui vivent encore aujourd’hui sur la Terre. En ce qui concerne son origine, la musique proviendrait de sons « naturels ». En effet, elle serait née à partir de l’écoute des bruits produits par le corps (battements de cœur, respiration, mouvement corporel etc.), d’éléments d’origine organique (os, coquillages, bouts de bois etc.), ainsi que des sons de la nature (gouttes d’eau, feuillage des arbres avec le vent, animaux etc.). Ainsi, ces différents sons provenant de l’intérieur comme de l’extérieur auraient inspiré les êtres humains, et les auraient amenés à essayer de les reproduire. (Information recueillie au sein de l’exposition « Músicaconciencia », présentée par la compagnie aragonaise La Chaminera, en collaboration avec la Société Municipale Zaragoza Cultural et le Centro de Historias, de Saragosse, du 20 février au 27 avril 2014). Pour ce qui est de la relation existant entre la musique et le langage, les théories divergent : là où la théorie évolutionniste de Darwin veut que la musique ait précédé le langage, s’appuyant premièrement sur la reproduction de sons animaux et/ou naturels, pour évoluer jusqu’à l’élaboration de codes permettant une communication plus précise, le philosophe des Lumières Denis Diderot réfute, et développe la théorie inverse, selon laquelle le langage serait à l’origine de la création musicale. Quoi qu’il en soit, il est certain que musique et langage entretiennent une relation des plus étroites, et que dans l’étude de l’un ou de l’autre, ce lien est à tenir en compte. Au travers des époques et des civilisations, la musique a arboré différentes fonctions, se limitant, à la base, dans l’Egypte antique et la Mésopotamie, à un usage strictement religieux. Le Monde grec, quant à lui, a accordé à la musique une place beaucoup plus exhaustive, la mettant en pratique en diverses occasions, tout en établissant une distinction entre « musique religieuse » et « musique profane ». Les Grecs ont été des précurseurs en matière d’analyse musicale, et on leur doit notamment tout le vocabulaire en rapport avec ce domaine (harmonie, rythme, mélodie, etc.). Ainsi, à cette époque, et dans cette civilisation, « le musicien n’était pas un instrumentiste, mais un citoyen familier des arts et des sciences, c’est-à-dire formé de façon harmonieuse » (Bencivelli, 2009 : 25). De cette même façon, le musicien est devenu petit à petit un « artiste », donc un artisan au même titre que n’importe quel travailleur de l’époque. C’est au XIXe siècle, à l’époque du Romantisme, que la fonction de la musique a commencé à acquérir des formes plus variées encore, cherchant à traduire des sentiments profonds, que les mots seuls n’étaient pas capables d’exprimer. De par cette proximité à l’âme humaine, et l’universalité en matière d’expression des sentiments, la musique est passée du statut d’art réservé à des spécialistes à celui de domaine populaire d’expression de la pensée. C’est ainsi qu’aujourd’hui nous en sommes arrivés à la production, l’industrie et la commercialisation de cet art, ainsi qu’à I. BREF HISTORIQUE DE LA MUSIQUE, ET SON IMPORTANCE DANS LA SOCIÉTÉ 4 sa médiatisation, qui font que chacun d’entre nous est capable de faire l’expérience de la musique, à des niveaux différents, selon l’intérêt et le goût. De cette façon, la musique a acquis une grande importance dans la société de nos jours, arborant diverses fonctions, suivant l’âge, l’état psychologique, l’état de santé, les idées politiques etc.  La musique comme moyen de s’affirmer et se construire : selon Platon, la musique « donne une âme à nos cœurs, des ailes à la pensée, un essor à l’imagination » (extrait du poème La Musique). Ainsi, on peut lui attribuer une fonction d’aide à la construction personnelle de chacun en tant qu’être humain. Ceci peut être vérifié notamment auprès de publics adolescents, qui peuvent être amenés à écouter plusieurs styles de musique, selon les étapes de leur évolution, s’identifiant à tel ou tel artiste ou mode de vie, dans un esprit de recherche de soi-même, d’une personnalité propre (bien que suivant certaines « modes »). La musique, pour certains adolescents, peut également servir de différenciation avec le monde des adultes et des parents en général, afin de marquer une barrière plus nette dans le passage de l’enfance à l’âge adulte.  La musique comme moyen d’expression : qu’il s’agisse de sentiments personnels, de politique, ou encore d’expression corporelle, la musique est un des moyens les plus efficaces d’exprimer des idées et des réflexions diverses et variées. Ainsi, elle sert au mélancolique à se défaire d’idées tristes ou négatives, là où les mots seuls ne sont pas assez précis ou ne suffisent pas à traduire son mal-être. De la même façon, le contestataire peut trouver dans la musique un outil imparable pour faire parvenir son message et le partager avec ceux qui ressentent les mêmes désaccords que lui. Et la liste des exemples est exhaustive.  La musique pour soigner les maux : que ce soit dans la Grèce antique, chez les Hébreux, en Chine, ou encore dans les cultures Maya et Hindoue, l’être humain a toujours repéré des vertus bienfaisantes à la musique au niveau psychologique, social ou encore physique. De ce fait, encore aujourd’hui, on entend de plus en plus parler de la musicothérapie, qui consiste à utiliser la musique et les sons, afin de rétablir, maintenir ou améliorer ces différentes capacités chez les personnes souffrantes, les autistes, les femmes enceintes etc. Elle peut être mise en place de façon active (invitant les patients à produire eux-mêmes des sons) ou réceptive (faisant écouter des sons et des musiques aux patients).  La musique pour enseigner : la musique, du fait des grands avantages qu’elle peut avoir sur le plan cognitif et sur la mémorisation, est un outil imparable pour enseigner des valeurs, des connaissances, qui aideront à la formation de chaque individu à tous les niveaux. Un des exemples les plus flagrants est celui de l’acquisition de mécanismes liés au quotidien, à travers la musique, chez les 5 enfants en bas-âge. Les comptines et autres chants traditionnels peuvent être d’une grande aide pour inculquer des valeurs et enseigner aux enfants différentes bases de développement qui leur serviront tout au long de leur vie. Ainsi, il n’est pas rare de trouver de petites chansons mettant en scène des enfants qui se lavent les mains avant de passer à table, d’autres qui reprennent les parties du corps et les miment etc.  La musique « pour le plaisir » : il va sans dire que, outre les fonctions vues précédemment, la musique détient un grand pouvoir de relaxation et d’harmonie, et c’est pourquoi on peut la trouver dans la majorité des lieux publics (restaurants, magasins etc.). En effet, elle accompagne bien souvent les moments de détente, comme le fait de boire un verre avec des amis, ou encore des actions du quotidien, comme les trajets en voiture ou les courses de la semaine etc. Bien des fois, sans lui chercher une fonction particulière, la musique fait partie de la vie de chacun, au même titre qu’un son naturel ou que le bruit des transports en ville. La musique sert également de langage universel, entre des personnes qui, en apparence, sont incapables de communiquer ou de se comprendre. Un exemple concret de cette universalité du langage musical peut se trouver dans le reportage Rendez-vous en terre inconnue, diffusé le 30 juin 2009 et distribué par France Télévisions, auquel a participé la chanteuse française Zazie. Ce reportage a été tourné en Papouasie occidentale, au sein de la tribu des Korowaï, et a visé à partager le quotidien d’une des familles de la tribu. Dans le dernier quart d’heure du reportage, Zazie partage un moment unique avec les membres de cette famille, au cours duquel elle leur fait entendre pour la première fois de leur vie le son d’une guitare, et leur chante une chanson de sa composition. Les réactions qui s’en suivent sont bouleversantes : les Korowaï, adultes et enfants confondus, se laissent aller à pleurer, alors même qu’ils ne comprennent pas les paroles de la chanson. C’est clairement l’émotion qui prime dans cette scène, l’harmonie de la voix, de l’instrument, et des rythmes, qui permettent à Zazie de partager ses sentiments avec les membres de la tribu, ce qui nous permet de nous rendre compte que la musique ici est un vecteur incontestable d’établissement de liens et de communication, entre des personnes qui, contre toute attente, n’ont pas de référents culturels ou sociaux en commun, et entre qui le dialogue est difficile, voire quasi-impossible. 6 Il est indéniable que l’exercice de la musique favorise tous types d’apprentissages. En nous appuyant sur la théorie des « Intelligences multiples » d’Howard Gardner, proposée en 1983, nous pouvons établir une analyse des différents apprentissages et bienfaits de la musique dans le développement de ces « intelligences ». Comme nous allons le voir par la suite, ces « intelligences » sont au nombre de sept, dans la théorie de Gardner, l’idée étant que chaque individu développe chacune d’entre elles au cours de sa vie, de façon plus ou moins poussée, selon la personnalité et les intérêts personnels de chacun. Le développement de ces capacités entraîne chez les individus la mise en place de stratégies diverses et variées pour l’épanouissement, tant personnel, que professionnel, ou académique.  L’intelligence musicale/rythmique : Le développement de cette capacité est certainement le premier auquel on pense pour une personne qui pratique un instrument de musique quelconque. En effet, l’exercice de la musique permet de percevoir les structures rythmiques, sonores et musicales d’un morceau donné, et ainsi de travailler l’écoute et la production de la manière la plus concise possible.  L’intelligence corporelle/kinesthésique : D’un point de vue neuroscientifique, la pratique musicale active des zones cérébrales en relation avec le rythme, et entraîne ainsi le développement des facultés motrices. Grâce à cette stimulation, on peut travailler la synchronisation, notamment de l’écoute et du jeu sur l’instrument, ainsi que de la lecture d’une partition, avec harmonie.  L’intelligence interpersonnelle : Il s’agit ici de la capacité à entrer en relation avec les autres. Dans un article publié sur son blog, le Professeur Eduard Ruano (professeur de tuba au Conservatoire de Saragosse), évoque le développement de cette capacité, comme apprentissage de valeurs, du sentiment d’empathie, ainsi que de l’acquisition d’habiletés sociales. En effet, la musique est une activité de partage, et, bien souvent, les musiciens sont amenés à jouer à plusieurs, ce qui les oblige à s’écouter entre eux, et à établir des stratégies de mise en accord, au sens propre comme au figuré.  L’intelligence intra-personnelle : Cette « intelligence » consiste à acquérir une bonne connaissance de soi-même. Il est clair qu’au travers de la production musicale, l’individu est forcé de mettre en place un travail d’autoécoute, ainsi qu’une certaine réflexion sur sa personne et sur ses actes. Le fait de jouer d’un instrument de musique, de par la difficulté, la précision et la persévérance que demande un tel exercice, permet au musicien de travailler II. LES BIENFAITS DE LA MUSIQUE POUR APPRENDRE 1. De la musique pour tout apprentissage 7 l’estime de lui-même, et de savoir s’apprécier à sa juste valeur, en ayant conscience de ses capacités et de ses limites.  L’intelligence logique/mathématique : Le Professeur Ruano, dans son article, parle de l’exercice de la musique comme d’une activité permettant de « comprendre » et d’ « interpréter » le rythme, ainsi que de développer des « schémas mentaux », pour être à même d’analyser la structure même d’un morceau, d’une partition. Ce n’est sûrement pas pour rien que celui qui est considéré comme ayant été « le premier théoricien de la musique occidentale » (Bencivelli, 2009 : 29) n’est autre que le célèbre philosophe et mathématicien Pythagore. Celui-ci a découvert les lois de l’harmonique, en mettant en relations des nombres entiers dans l’analyse des intervalles musicaux, grâce à la superposition de sons issus de marteaux de forgeron, qui sonnaient bien ou mal, selon le poids de ces mêmes marteaux.  L’intelligence visuelle/spatiale : Cette « intelligence » se réfère à la capacité de développement de l’imagination qu’engendre la création musicale (au même titre que toute création artistique), ainsi que l’organisation des idées, et le travail de mémorisation. En effet, la musique, qu’elle soit produite ou écoutée, favorise le développement de la mémoire, comme on peut le voir, par exemple, lorsque des élèves ou des étudiants chantent ou mettent un rythme au texte de leur leçon, au moment de son apprentissage.  L’intelligence verbale/linguistique : Comme vu précédemment, la musique occupe une place importante dans l’acquisition de mécanismes dans la langue maternelle, et, de la même façon, son exercice permet d’apprendre un nouveau langage (le solfège notamment), avec son « orthographe », son « vocabulaire » et ses « règles syntaxiques » propres. Ce développement d’un nouveau langage permet au musicien d’acquérir de nouveaux mécanismes dans la communication, qu’elle soit verbale ou non, en lui faisant fournir un travail cérébral qui pourrait se rapprocher de la notion de « bilinguisme ». Ainsi, le musicien serait à même de déployer une grande quantité de facilités pour maîtriser d’autres langages. De nos jours, une huitième « intelligence » a fait son apparition, après la reprise de la théorie de Gardner par d’autres chercheurs, à savoir, l’intelligence naturaliste. Elle se développe dans le rapport à la nature, qui ramène tout un chacun à sa condition d’être humain. La musique permet cette prise de conscience, grâce au caractère émotionnel et sentimental qu’elle engendre en chacun de nous, et qu’elle nous permet d’exprimer. 8 L’utilisation de la musique est une façon non-négligeable, bien que modeste, de mener à bien des procédés d’enseignement-apprentissage d’une langue étrangère. En effet, et de façon certaine, ce support permet de travailler des aspects aussi bien internes qu’externes d’une langue étrangère, suivant le point de vue depuis lequel le professeur peut se baser. Les bienfaits généraux de la musique sur l’apprentissage de la langue La chanson, et la musique en général, est un facteur indéniable de motivation intrinsèque, c’est-à-dire, relevant de l’intérêt personnel de l’apprenant face à l’enseignement qui lui est proposé. En effet, la musique introduit une notion de plaisir, et d’originalité, qui permet de « casser » le rythme d’un cours considéré comme plus « classique », et de faire acquérir à l’élève une certaine autonomie dans ses stratégies personnelles d’apprentissage. De plus, le support musical ouvre des possibilités d’expression des sentiments, et, de ce fait, on peut attendre d’un adolescent qu’il ressente une opinion personnelle sur le thème abordé, ou sur le style musical, ou encore sur la rythmique particulière d’une chanson, et soit intéressé par le fait de pouvoir partager ses sentiments avec ses camarades. Comme l’affirme Lionel Detry dans son article « Donner la chance aux chansons », publié dans la revue de didactique du français Le langage et l’Homme (2012 : 20), «demander à des étudiants de parler de ce qu’ils aiment est […] un aspect motivationnel non-négligeable dans la prise de parole en public ».Personne n’est entièrement hermétique à la musique, ainsi, tout un chacun ressentira le besoin ou l’envie, à un moment ou à un autre, d’exprimer ses impressions sur le document proposé. De plus, comme précédemment énoncé, la musique permet d’accroître considérablement le travail de mémorisation de données, de quelque nature qu’elles soient. En effet, que ce soit en termes de « ralentissement de la production chantée » (Kilgour et al. , 2000), de « répétition de la mélodie » (Wallace, 1994) ou de rythme, la combinaison des sons et des mots dans la chanson permet une mémorisation implicite et active d’un message donné, vecteur d’un apprentissage plus effectif et plus « naturel » des spécificités de chaque langue. Ainsi, plus de 75% des élèves adolescents affirment retenir plus facilement le vocabulaire et les structures grammaticales d’une langue s’ils les ont écoutés premièrement dans une chanson (enquête réalisée en mai 2014, auprès de 150 élèves ayant entre 12 et 16 ans, du Colegio Salesiano Nuestra Señora del Pilar, de Saragosse). Les bienfaits de la musique et de la chanson dans la réalisation d’activités communicatives de la langue L’utilisation de la chanson permet sans nul doute de réaliser un travail, plus ou moins approfondi (selon les objectifs prévus par le professeur) de compréhension, orale ou écrite. Ainsi, au moyen de différentes stratégies d’écoute ou de lecture que nous aborderons dans la partie IV de ce travail, le professeur peut guider la compréhension du message ou du thème du document par ses élèves, afin que ceux-ci, dans l’esprit de la perspective actionnelle d’apprentissage par les tâches (vue dans le Cadre 2. De la musique pour l’apprentissage d’une langue étrangère 9 Européen Commun de Référence pour les Langues, Conseil de l’Europe, 2001) puissent se retrouver dans une situation « réelle » (autant que le permet le support) d’écoute et de compréhension d’un discours produit par un utilisateur natif de la langue cible. L’utilisation d’un texte musical facilite également l’expression des élèves, encore une fois, aussi bien écrite qu’orale. Pour les raisons précédemment énoncées de motivation à partager des sentiments ou des opinions, les élèves auront des réflexions à formuler sur différents aspects du document étudié, ou pourront être amenés à travailler de façon plus créative à partir dudit document. Le professeur pourra ainsi tenir un rôle de guide et de « fournisseur d’outils », linguistiques comme méthodologiques, afin de faciliter le travail d’expression fourni par ses élèves. Enfin, l’expression découlant de l’étude d’une chanson peut également engendrer un travail d’interaction entre les élèves mêmes, ou entre les élèves et le professeur, sous différentes formes, mais toujours dans un but de mise en situation réelle, et de réutilisation des connaissances acquises grâce au document. On peut ici s’appuyer sur le thème d’une chanson, comme sur les différents contenus linguistiques et socioculturels qu’elle peut contenir. Les bienfaits de la chanson dans l’apprentissage de contenus linguistiques et sociolinguistiques La chanson, en tant que document authentique en langue cible, permet l’apprentissage de règles de grammaire, dans un contexte précis et réel. Ainsi, selon l’utilisation faite par le professeur de ce document, on peut enseigner la grammaire à partir de celui-ci, de façon inductive (c’est-à-dire, en observant l’utilisation d’un point de grammaire donné dans un discours « réel », pour en élaborer une règle générale d’usage, exploitable par la suite dans d’autres contextes) ou, bien, s’en servir pour réutiliser ou réactiver des connaissances acquises au préalable. En somme, la chanson peut servir de point de départ à l’enseignement de la grammaire, comme de document permettant la mise en pratique par le biais d’activités de contenus grammaticaux étudiés (grammaire déductive). De la même façon, la chanson permet de travailler le vocabulaire et les champs lexicaux, en contextualisant les enseignements. Ainsi, à travers les facilités de mémorisation évidentes produites par ce support, l’apprenant est à même d’observer l’utilisation du lexique, d’établir des hypothèses quant aux nuances entre les mots, et de réutiliser ce même lexique dans des productions plus personnelles. Il s’agit ici, comme pour la grammaire, de s’approprier les règles et les subtilités de la langue, de façon à en faire usage de façon « naturelle » et de plus en plus exhaustive. Quoi qu’il en soit, il faut également compter sur le facteur de motivation intrinsèque précédemment évoqué pour parvenir à ce résultat d’appropriation de la langue étudiée à travers la chanson. Le professeur jouera ici un rôle important de guide et d’animateur, visant à aider les élèves dans la structuration de leur pensée, dans la régulation de leurs différents ressentis et dans l’établissement de stratégies d’apprentissage propres à chacun. De plus, la chanson, de par sa constitution même, et la forme qu’elle arbore, permet de travailler de façon exhaustive et relativement précise la phonétique et la phonologie 16 Tout au long de ce travail, nous avons décrit la chanson comme étant un document authentique complet, et très intéressant pour l’enseignement-apprentissage d’une langue étrangère. Cependant, il faut être conscient, en qualité de professeur, de la nécessité de se poser toute une série de questions avant d’entamer son exploitation avec des élèves, car, même si l’idée de base peut paraître bonne, la chanson étudiée ne peut pas être choisie « au hasard ». Ainsi, on peut classer les questions à se poser selon trois critères d’adéquation de la chanson à l’usage concret que l’on prévoit d’en faire. L’adéquation aux intérêts, âges et sentiments des élèves - La chanson est-elle actuelle ? A-t-elle du succès dans les pays francophones ? - Correspond-elle aux styles musicaux écoutés par les adolescents ? - Le thème traité est-il familier aux élèves (vie quotidienne, actualité etc.) ? - Le thème ne risque-t-il pas un « blocage » pour certains élèves (divorce des parents, mort etc.) ? - La chanson a-t-elle été proposée par un élève ? (Attention avec ce critère, car si on peut saluer la proposition de matériel de la part d’un élève, le professeur est le « spécialiste », et c’est à lui de juger de la possibilité ou non d’exploitation pédagogique du document proposé. Dans le cas où l’étude de cette chanson ne semblerait pas pertinente, il existe tout de même la possibilité de « l’écoute pour l’écoute », de façon à valoriser la proposition de l’élève, et à faire connaître un nouveau chanteur au reste de la classe.) L’adéquation au niveau en langue étrangère des élèves - Le vocabulaire et la grammaire employés sont-ils compréhensibles par ces élèves ? - La durée de la chanson est-elle abordable pour un travail de compréhension orale (n’excédant pas 3-4 minutes, de préférence) ? - Le débit de voix est-il assez lent pour réaliser une compréhension orale ? - Le son est-il de bonne qualité ? - Le registre de langue est-il compréhensible en général ? IV. LA MUSIQUE ET LA CHANSON EN COURS DE FLE 1. Proposition de critères pour bien choisir son document 17 L’adéquation aux contenus que l’on veut enseigner, et aux compétences que l’on veut travailler - Les contenus communicatif, linguistique et/ou socio-culturel sont-ils pertinents par rapport aux objectifs d’exploitation fixés par le professeur ? - « Y-a-t-il des éléments non-verbaux qui facilitent la compréhension (images du vidéoclip, rythme, titre etc.) ? » (extrait de l’article de Valérie Lemeunier « Elaborer une unité didactique à partir d’un document authentique », publié en 2006 sur le site web http://francparler-oif.org/FP/dossiers/lemeunier2006.htm ). - Le document est-il contextualisé dans une unité d’enseignement concrète, ou sert-il de « contextualisant » à celle-ci ? - La chanson étudiée permet-elle de réactiver des connaissances et savoir-faire acquis au préalable ? Pour reprendre les mots de Valérie Lemeunier, dans l’article précédemment cité, « plus le nombre de réponses affirmatives est important et plus nous tendons vers le document idéal, grâce auquel l’enseignant pourra proposer des activités motivantes aux apprenants ». Ainsi, pour être à même de répondre à ces questions, il est nécessaire de bien connaître ses élèves, en termes de niveau en langue étrangère, mais également en termes de personnalité, d’intérêts, de situations sociale et familiale etc. De plus, il est indispensable que le professeur se fixe des objectifs précis, concrets et réalistes dans l’étude d’une chanson, pour être à même de répondre à ces questions, et de choisir le document le mieux adapté auxdits objectifs. Cependant, il existe toujours la possibilité de mettre une chanson en fin de cours, par exemple, pour « combler » les dix dernières minutes de la séance, mais dans ce cas, les critères précédemment énoncés n’entrent pas nécessairement en jeu, puisque la chanson ici est uniquement écouté dans un état d’esprit de plaisir et de détente, et non « purement académique ». Pour finir, le professeur doit être conscient que l’exploitation d’une chanson en cours avec ses élèves suppose beaucoup de temps de recherches, d’élaboration d’activités, et de création de matériel, et que, plus l’activité sera préparée en détails à l’avance, plus elle a de chances de « fonctionner » avec les élèves. Mais n’oublions tout de même pas de regarder toutes les ressources et les idées proposées par des professeurs sur Internet, car elles sont partagées pour être utilisées et elles sont, en général, très bien pensées (voir la partie IV.3 de ce même travail, Banque de sites web éducatifs en rapport avec la chanson en FLE). 18 Nous avons vu dans les parties précédentes que, grâce à la chanson, nous avons la possibilité de travailler les cinq activités langagières, à savoir aussi bien la compréhension orale ou écrite (selon le support que l’on utilise : son de la chanson, ou étude des paroles), que l’expression orale ou écrite (selon les objectifs que nous nous sommes fixés), ainsi que l’interaction entre professeur et élèves, ou entre les élèves eux-mêmes (prévue dans la perspective actionnelle). Ainsi, par le biais de différents temps dans l’étude d’une chanson, nous pouvons développer différents types d’activités et d’exercices, pour travailler la mise en pratique de ces activités langagières. Activités pour travailler la compréhension (orale et écrite) - Formulation d’hypothèses sur le contenu de la chanson à partir d’images, d’extraits etc. - Questionnaire à choix multiples - Questionnaire Vrai ou Faux - Questionnaire ouvert - Exercice d’appariement - Exercice de classement (chronologique etc.) - Texte lacunaire à remplir - Recherches guidées (WebQuest etc.) sur Internet pour approfondir la compréhension Activités pour travailler l’expression orale - Exposé individuel ou en groupe (sur le thème de la chanson, sur le chanteur ou le groupe etc.) - Travail de lecture ou chant des paroles à haute voix - Formulation d’hypothèses ou d’opinions personnelles sur le thème traité dans la chanson, sur le chanteur, sur le style de musique etc. - Exercices de phonétique reprenant un phonème vu dans la chanson Activités pour travailler l’expression écrite - Exercice d’expression personnelle sur le thème de la chanson, le style musical etc. - Exercice d’écriture créative reprenant le modèle de la chanson étudiée (chanson « cassée », maintien des rimes avec d’autres mots etc.) - Exercice de systématisation de grammaire, vocabulaire etc. (exercice structural) 2. Typologie d’activités possibles à partir d’une chanson 19 Activités pour travailler l’interaction - Partage d’opinions personnelles en classe entière, sur le thème de la chanson, le style etc. - Jeux de rôles reprenant une situation vue dans la chanson - Débat préparé sur un thème vu dans l’exploitation de la chanson Activités ludiques (pour travailler les différents types d’expression, et l’interaction) - Jeux de lettres et de mots (mots croisés, mots cachés etc.) - Jeux de société (jeu de l’oie, « BIS », jeu des sept familles etc.) - Jeux de devinettes (mimes etc.) - Jeux de logique et de stratégies (énigmes etc.) - http://chansonfle.blogg.org/ Site web de Carmen Vera « La chanson francophone en cours de FLE ». - http://chanson-fle.blogspot.com.es/ Blog de partage d’idées pour l’exploitation de la chanson en cours de FLE, créé par Fanny Grosse, Professeur de FLE à l’EOI d’Antequera, Málaga. - http://francesmarques.blogspot.com.es/p/musique.html Blog sur le thème de la chanson française et francophone en cours de FLE, créé par Soledad Martínez Cuadrado, Professeur de FLE dans l’Enseignement Secondaire et le Bachillerato, à l’IES Marqués de los Vélez de El Palmar, Murcia. - http://sauce.pntic.mec.es/~ede00000/chansonfle.html Blog d’Eléonore Degrigny, Professeur de FLE à l’EOI de San Javier, Cartagena. - http://enseigner.tv5monde.com/collection/paroles-de-clips Section du site web de TV5 Monde « Enseigner le français avec TV5 Monde », proposant des fiches pédagogiques pour l’exploitation de la chanson en cours de FLE. - http://www.lepointdufle.net/chansons.htm Section du site web Le Point du FLE « Apprendre et enseigner le français et les langues », proposant diverses activités en rapport avec la chanson en cours de FLE. - http://www.leplaisirdapprendre.com/chansons/ Section du site de ressources du CAVILAM (Alliance française pour les professeurs de français langue étrangère), proposant des fiches pédagogiques pour l’exploitation de la chanson en cours de FLE. 3. Banque de sites web éducatifs en rapport avec la chanson en FLE 20 Cette dernière partie du travail va servir à mettre en pratique la théorie vue jusqu’à maintenant sur l’utilisation de la chanson dans un cours de Français Langue Etrangère, auprès d’élèves espagnols adolescents. Les trois niveaux du Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues choisis sont l’A1, l’A2, et le B1, étant donné que ce sont ceux que l’on peut s’attendre à rencontrer chez nos élèves, en tant que professeurs de FLE dans l’Enseignement Secondaire et le Bachillerato. Chaque chanson a été choisie pour travailler un point précis pour un niveau précis de langue. Pour le bien de ce travail, c’est à mes yeux la manière d’exploitation la plus appropriée pour pouvoir montrer des exemples concrets de la théorie développée dans les premières parties. Cependant, il va de soi que chaque chanson peut être considérée comme une « mine d’or » potentielle, et, selon les objectifs que l’on s’est fixé en tant qu’enseignant, en adaptant les activités, on pourrait utiliser chacune d’entre elles pour travailler d’autres contenus, d’autres compétences, et avec des élèves de différents niveaux en langue étrangère. Tout le matériel en annexe a été créé pour les exploitations proposées dans ce travail, de façon à ce que ces propositions puissent être directement amenées à des salles de cours. V. PROPOSITIONS D’ACTIVITÉS SUR LA BASE DE SUPPORTS MUSICAUX 21 “La valise”, DOROTHÉE (album LA VALISE, 1982) Public : niveau A1 du CECRL (élèves de 1-2ESO) Temporalisation : 2 séances de 50 minutes Objectifs :  Formuler des hypothèses sur le contenu d’une chanson à partir de son vidéoclip (sans son)  Reconnaître et réutiliser le vocabulaire des vêtements et des couleurs Compétences travaillées :  Lexicale : le vocabulaire des vêtements et des couleurs  Pragmatique : formulation d’hypothèses en langue maternelle et/ou en langue étrangère à partir de la visualisation d’un vidéoclip Activités linguistiques :  Compréhension orale : écoutes de la chanson, et remplissage de « blancs » à partir de mots donnés en désordre  Compréhension écrite : mise en relation d’images avec les paroles de la chanson  Interaction orale : participation au jeu « Qu’est-ce qu’il y a dans ma valise ? »  Expression écrite : petite rédaction sur la description de ses propres vêtements, sous forme de devinette Equipements et matériel :  Tableau avec craies  Système d’écoute audio  Ordinateur avec accès à Internet  Ecran géant pour la visualisation du vidéoclip  Fiches d’exercices  Cartes de jeu « Qu’est-ce qu’il y a dans ma valise ? » Dispositions des élèves : 22  SÉANCE 1 : Hypothèses, compréhension du document et travail sur le vocabulaire FORMULATION D’HYPOTHÈSES À PARTIR DU VISIONNAGE DU VIDÉOCLIP SANS LE SON Le professeur distribue une fiche avec des questions à choix multiples (préalablement lues à voix haute pour s’assurer de leur compréhension par tous les élèves) pour guider la description des images du vidéoclip, ainsi que les hypothèses que devront formuler les élèves après le visionnage. On visionne une fois le vidéoclip sans le son, on laisse un peu de temps aux élèves pour qu’ils réfléchissent aux hypothèses que leur inspire le vidéoclip, puis on met en commun les réponses de chacun en classe entière, à l’aide du tableau, sous forme de remue-méninges. ÉCOUTES DE LA CHANSON AU MOYEN D’UN TEXTE LACUNAIRE Le professeur distribue une fiche avec les paroles de la chanson sous forme de texte lacunaire, et avec les mots manquants au bas des paroles, en désordre. On procède à trois écoutes de la chanson, pour que les élèves aient le temps de s’y habituer et puissent réordonner les mots manquants. On corrige ensuite en classe entière, à voix haute, et en notant les mots réordonnés au tableau. VISIONNAGE DU VIDÉOCLIP AVEC LE SON Le professeur distribue une nouvelle fiche aux élèves, sur laquelle ils peuvent trouver des captures d’écran du vidéoclip, et des extraits des paroles de la chanson. Ils doivent faire correspondre chaque capture d’écran avec l’extrait correspondant. On procède au visionnage du vidéoclip avec le son, puis on laisse quelques minutes aux élèves pour faire l’exercice. On corrige ensuite en classe entière, à l’oral, en notant au tableau les réponses correctes. TRAVAIL SUR LA COMPRÉHENSION DU VOCABULAIRE DE LA CHANSON A partir du travail d’écoute et de remplissage du texte lacunaire du deuxième temps de la séance, le professeur distribue une planche d’images à chaque élève, et ceux-ci, par deux, doivent faire correspondre chaque image avec un des mots qui manquaient initialement sur le texte lacunaire. On corrigera ensuite cet exercice en classe entière et à l’oral, le professeur pouvant montrer chaque image depuis l’ordinateur de la classe, au moyen de l’écran géant, de façon à ce que les élèves imprègnent plus facilement le vocabulaire au moyen d’un stimulus visuel. Selon le temps restant, on peut demander aux élèves de découper les images de la planche distribuée, et de les coller à la fin de chaque vers où le vêtement en question a été mentionné. 23  SÉANCE 2 : Rédaction de courtes devinettes et jeu « Qu’est-ce qu’il y a dans ma valise ? » RÉDACTION D’UNE COURTE DEVINETTE (DESCRIPTION PERSONNELLE) Les élèves sont invités à rédiger, chacun, une courte devinette avec leur description personnelle (vêtements qu’ils portent et couleurs des vêtements), sans faire apparaître leur identité. On en profite au préalable pour donner les formes du féminin, du masculin et du pluriel de chaque nom de couleur. Une fois le travail de rédaction terminé, les élèves font un avion en papier avec leur devinette et le lancent à travers la classe, de façon à ce qu’ils se retrouvent chacun avec entre les mains la devinette d’un de leurs camarades. Quelques élèves sont invités à lire à voix haute la devinette ramassée, et ils doivent essayer de deviner qui est décrit sur celle-ci. JEU « QU’EST-CE QU’IL Y A DANS MA VALISE ? » Chaque élève dispose d’une image représentant une valise remplie de vêtements de couleurs. Aucun d’entre eux n’a le même vêtement de la même couleur. On distribue les cartes aux élèves, représentant les images des mêmes vêtements que ceux qui sont répartis dans les valises. Selon la valise qu’il doit remplir, chaque élève demande à ses camarades s’ils disposent des vêtements dont ils ont besoin. Par exemple, l’élève 1 doit remplir sa valise avec un pantalon gris, une chemise verte, un bonnet rose, et un maillot de bain jaune. Il ne dispose d’aucune carte représentant ces vêtements. Il demande donc à l’élève de son choix (élève 2) s’il a, par exemple, un bonnet rose. Il doit le demander selon l’exemple que le professeur a donné en début de jeu, à savoir : « Est-ce que tu as _____________ ? » (un bonnet rose, dans cet exemple). Si l’élève 2 a le bonnet rose, il dit que oui, et il le donne à l’élève 1, qui continue et repose la question à l’élève de son choix pour un autre vêtement de sa valise. Si l’élève 2 n’a pas de bonnet rose, il dit que non, et c’est à lui de demander à un camarade s’il a un des vêtements de sa valise. Et ainsi de suite, jusqu’à ce que chaque élève ait rempli sa valise. 24 “Les passants”, ZAZ, (album ZAZ, 2010) Public: niveau A1 du CECRL (élèves de 1-2ESO) Temporalisation : 2 séances de 50 minutes Objectifs :  Distinguer à l’oral les sons [s] et [z]  Distinguer à l’écrit les différentes orthographes de chacun des phonèmes [s] et [z]  Prononcer correctement les phonèmes [s] et [z], de façon isolée, mais également dans des phrases Compétences travaillées :  Phonétique : reconnaissance et prononciation des sons [s] et [z] à l’oral  Orthoépique : reconnaissance et analyse des différentes orthographes de chacun des phonèmes [s] et [z] Activités linguistiques :  Compréhension orale : discrimination auditive  Compréhension écrite : choix de l’orthographe correcte de certains mots, selon ce qui a été entendu au cours de l’écoute de la chanson  Expression orale : activités de mise en pratique des règles de prononciation vues  Expression écrite : rédaction d’un court virelangue en groupe Equipements et matériel :  Tableau avec craies  Système d’écoute audio  Fiches d’exercices Dispositions des élèves : 25  SÉANCE 1 : Introduction au point de phonétique et discrimination auditive au moyen de la chanson FAMILIARISATION AVEC LES DEUX PHONÈMES ÉTUDIÉS Au cours de cette activité, le professeur fait travailler les élèves sur leur capacité à reconnaître les deux phonèmes [s] et [z] à l’oral, sans transcription écrite pour les aider. Pour cela, il leur distribue à chacun une fiche pour travailler la discrimination auditive de ces phonèmes à partir de paires minimales (mots qui ne diffèrent que par un phonème), et les élèves doivent différencier les phonèmes travaillés. Au moyen du premier tableau, les élèves doivent dire si les sons qu’ils ont entendus sont les mêmes ou non. Dans le cas où ce sont les mêmes, ils doivent dire duquel il s’agit, en écrivant [s] ou [z] dans la case correspondante, et dans le cas où ce ne sont pas les mêmes, ils doivent dire lequel ils ont entendu en premier. Voici quelques paires minimales qui peuvent servir pour cet exercice : Russe/ruse ; rasseoir/rasoir ; douze/douce ; aisance/essence. Pour le bien de l’exercice, on ajoutera aussi des paires de mots comportant le même phonème : soie/soi ; usé/user. RECONNAISSANCE DES PHONÈMES DANS DES MOTS ISOLÉS Le professeur demande aux élèves de regarder le deuxième tableau de la fiche précédemment donnée, et de formuler des hypothèses sur la prononciation de chacun des mots qui y apparaissent, en essayant de les justifier. Une fois la réflexion menée en classe entière terminée, le professeur prononce ces mots à voix haute, et les élèves doivent noter, selon ce qu’ils ont entendu, quel phonème est prononcé dans chaque mot. On compare ensuite avec les hypothèses formulées, et on réfléchit aux règles d’orthographe qui peuvent exister pour chacun des phonèmes. ÉLABORATION DE LA RÈGLE ORTHOGRAPHIQUE DE CHAQUE PHONÈME Le professeur distribue une nouvelle fiche, comprenant deux schémas pour l’élaboration des règles orthographiques de chaque phonème. Les élèves sont invités, par deux, à remplir chaque schéma, en y introduisant les exemples vus dans le deuxième temps du cours. On corrige en classe entière à l’oral, pour s’assurer que tous les élèves ont bien compris. 32  SÉANCE 3 : Préparation et réalisation du débat PRÉPARATION DU DÉBAT EN GROUPES DE TRAVAIL On commence la séance en réalisant un remue-méninges en classe entière avec les élèves pour revoir les amorces de phrases servant à donner son opinion, à exprimer un accord, un désaccord etc. Ensuite on posera le sujet du débat, à savoir : Penses-tu que le fait de formuler des bonnes résolutions aide vraiment à améliorer sa vie ? Le professeur, à ce stade de l’exploitation du sujet, sait plus ou moins (grâce aux échanges d’opinions réalisés dans les deux premières séances) ce que pense chaque élève des bonnes résolutions. La formation des groupes de travail peut donc s’organiser de deux façons : si on s’est rendu compte que les opinions divisent plus ou moins la classe en deux parties égales, on peut laisser les élèves former les groupes selon ces mêmes opinions ; si le cas contraire se présente (les élèves partagent quasiment tous la même opinion), le professeur se verra contraint à former lui-même les groupes, et certains élèves devront défendre un point de vue qui n’est pas le leur. Une fois les groupes formés, les élèves ont 25 minutes pour élaborer des arguments en commun. RÉALISATION DU DÉBAT Les élèves ont 20 minutes pour discuter de leurs points de vue respectifs sur la question posée. Le professeur tient le rôle de médiateur. 33 “L’hymne de nos campagnes”, TRYO (album MAMAGUBIDA, 1998) Public: niveau B1 du CECRL (élèves de 1-2Bachillerato) Temporalisation : 3 séances de 50 minutes Objectifs :  Réviser les formules pour conseiller, donner un ordre etc. (et le subjonctif)  Travailler et réutiliser le vocabulaire de l’environnement  Se familiariser avec quelques mots du langage familier  Participer, au sein d’un groupe de travail, à l’élaboration d’un panneau de conseils en rapport avec la préservation de l’environnement (« mini-projet ») Compétences travaillées :  Linguistique : révision du subjonctif et des formules de conseil ; familiarisation avec le vocabulaire de l’environnement  Sociolinguistique : travail sur le registre familier  Pragmatique : organisation d’un panneau de conseils ; organisation au sein d’un groupe de travail Thème transversal : Education environnementale Activités linguistiques :  Compréhension orale : écoute de la chanson à l’aide d’un texte lacunaire  Compréhension écrite : compréhension des paroles ; recherches guidées sur Internet pour l’élaboration du panneau de conseils  Expression orale : partage d’idées en cours ; présentation du travail en groupe  Expression écrite : panneau de conseils Equipements et matériel :  Tableau avec craies  Système d’écoute audio  Fiches d’exercices  Ordinateurs avec accès à Internet (salle informatique) et imprimantes  Grandes feuilles cartonnées de couleur (type « Canson ») Dispositions des élèves : 34  SÉANCE 1 : Introduction du thème et compréhension du document TRAVAIL PRÉLIMINAIRE (INTRODUCTION AU THÈME) Le professeur distribue un document déclencheur aux élèves (une image représentant la Terre, malade, avec un thermomètre dans la bouche), et leur demande de l’observer. Ensuite, les élèves sont invités à se mettre par deux, et à réfléchir aux questions posées sur la fiche de l’élément déclencheur. On corrige en classe entière. COMPRÉHENSION GLOBALE DE LA CHANSON Les élèves doivent, en deux écoutes sans support visuel, relever individuellement un maximum de mots entendus appartenant au champ lexical de l’environnement. Une fois les deux écoutes terminées, on met les réponses en commun en classe entière, et le professeur fait savoir aux élèves s’ils ont relevé tous les mots de vocabulaire de l’environnement présents dans la chanson, ou non. On procède ensuite à deux autres écoutes, cette fois au moyen des paroles sous forme de texte lacunaire. Une fois les deux écoutes terminées, on corrige l’exercice du texte lacunaire, et le professeur demande aux élèves de compléter la liste de mots appartenant au champ lexical de l’environnement, au moyen du texte de la chanson. TRAVAIL SUR LE VOCABULAIRE ET COMPRÉHENSION AFFINÉE Le professeur distribue aux élèves une fiche d’exercices de vocabulaire, reprenant les mots inconnus de la chanson, ainsi que le registre familier. Par deux, les élèves font les deux premiers exercices de la fiche, et on corrige en classe entière. Pour finir la séance, les élèves sont invités à faire l’exercice 3 de la fiche, qui consiste à reformuler des extraits de la chanson, pour en expliquer tout le sens. Ce travail se fait de façon individuelle, et on procède à une mise en commun en classe entière, pour que les élèves puissent s’exprimer librement sur ce qu’ils ont compris de la chanson.  SÉANCE 2 : Rappel de grammaire et réutilisation RÉVISION DE L’EXPRESSION DU CONSEIL, DE L’ORDRE ETC . A partir des paroles de la chanson, le professeur demande aux élèves de souligner tous les conseils et/ou ordres donnés par le groupe Tryo. Une fois que tous les conseils ont été repérés, les élèves sont invités à réfléchir sur les formules qu’ils connaissent en français pour exprimer un ordre ou un conseil. Le professeur note tout ce travail de révision au tableau, ainsi que la règle de formation du subjonctif (pour la forme impersonnelle « Il faut que… ». Une fois la réactivation des connaissances réalisée, les élèves sont invités, par deux, à reformuler tous les conseils du groupe Tryo en utilisant les formules révisées, et en les variant le plus possible. 35 RÉFLEXION PERSONNELLE SUR L’ÉTAT ENVIRONNEMENTAL ACTUEL Le professeur pose les questions suivantes aux élèves : De quelle année est cette chanson ? Les paroles te paraissent-elles encore d’actualité ? Pourquoi ? Les élèves disposent de cinq minutes, en individuel, pour réfléchir à ces questions, pour organiser leur pensée, et pour trouver des arguments. Ensuite, pendant dix minutes, les élèves sont invités à s’exprimer librement sur les questions posées par le professeur, et à échanger des idées et des opinions entre eux. RÉFLEXION EN GROUPE SUR LES DOMAINES D’ACTION POUR LA PROTECTION DE L’ENVIRONNEMENT, ET RÉPARTITION DES THÈMES POUR LA RÉALISATION DU « MINI-PROJET » A partir des idées échangées au cours du travail de réflexion personnelle, le professeur demande aux élèves dans quels domaines au quotidien on peut participer à la protection de l’environnement. On met les idées en commun sous forme de remueméninges. A partir de cette réflexion commune, le professeur propose cinq thèmes pour l’élaboration de panneaux de conseils que les élèves vont devoir faire au cours de la troisième séance : Réduire la pollution ; Réaliser des économies d’énergie à la maison ; Trier et recycler les déchets ménagers ; Préserver la biodiversité ; Réaliser des économies d’eau à la maison. Les élèves vont se répartir les thèmes, selon les désirs de chacun, de façon à former des groupes de trois à quatre élèves pour chaque panneau.  SÉANCE 3 : Recherches guidées sur Internet, réalisation des panneaux et présentations devant la classe RECHERCHES GUIDÉES SUR INTERNET Pour chaque thème, les élèves disposeront d’une fiche « guide » avec ce qui doit apparaître dans leur panneau, et les sites Internet sur lesquels ils trouveront l’information nécessaire. Ils disposent de 25 minutes pour faire leurs recherches et imprimer les textes et images qui apparaîtront sur leurs panneaux. On peut leur suggérer, en début de cours, quelques stratégies d’organisation pour gérer le travail par rapport au temps. RÉALISATION DES PANNEAUX On rejoint la salle de cours, et les élèves ont 10-15 minutes pour réaliser la mise en page de leurs panneaux, en collant sur le papier cartonné le texte et les images trouvés sur Internet. PRÉSENTATIONS DEVANT LA CLASSE Pendant les dix dernières minutes de la séance, chaque groupe présente son travail devant la classe. On peut aussi penser à accrocher les panneaux sur les murs de la classe, ou dans les couloirs de l’établissement, pour que les élèves voient que leur travail peut avoir une utilité en dehors de la salle de cours. 36 “Carmen”, STROMAÉ (album RACINE CARRÉE, 2013) Public : niveau B1 du CECRL (élèves de 1-2Bachillerato) Temporalisation : 4 séances de 50 minutes Objectifs :  Se familiariser avec le vocabulaire des réseaux sociaux et des relations sociales, et le réutiliser  Analyser une chanson en profondeur, et se servir de cette analyse pour réaliser un travail d’écriture créative  Mettre en relation deux œuvres musicales de deux époques différentes  Participer à un jeu de rôle par deux, reprenant le travail d’écriture créative Compétences travaillées :  Linguistique : familiarisation avec le vocabulaire des réseaux sociaux et des relations sociales ; rédaction de messages pour élaborer une conversation  Sociolinguistique : étude de mots appartenant au registre familier  Pragmatique : organisation d’une conversation illustrant une romance, selon des étapes précises ; transmission des sentiments personnels (jeu de rôle) Activités linguistiques :  Compréhension écrite : travail sur les paroles de la chanson de Stromaé  Expression écrite : rédaction de messages sous la forme d’une conversation menée sur un réseau social  Expression orale : partage d’idées et d’opinions en cours  Interaction : jeu de rôle mettant en scène les personnages de la conversation rédigée Thème transversal : Education aux nouvelles technologies Equipements et matériel :  Tableau avec craies  Système d’écoute audio  Fiches d’exercices Dispositions des élèves : 37  SÉANCE 1 : Travail préliminaire et compréhension de la chanson TRAVAIL PRÉLIMINAIRE POUR INTRODUIRE LE SUJET Le professeur distribue un document déclencheur aux élèves sur le thème des réseaux sociaux. Après en avoir pris connaissance, les élèves sont invités à répondre aux questions posées en dessous du document, et on met les réponses en commun pour commencer à partager des idées et des opinions sur le sujet. ECOUTE ET COMPRÉHENSION DU VOCABULAIRE DE LA CHANSON On procède à une première écoute de la chanson, pour que les élèves commencent à la connaître, et sous forme de remue-méninges, on note au tableau tout ce qui a été compris. Le professeur distribue alors les paroles, et on réécoute la chanson. A l’aide d’une fiche d’exercices, les élèves doivent repérer les mots de vocabulaire en rapport avec le thème des réseaux sociaux, et des relations sociales, et au moyen d’un exercice d’appariement, on leur fait travailler le vocabulaire difficile de la chanson.  SÉANCE 2 : Analyse de la chanson et mise en relation avec l’opéra Carmen ANALYSE DES DEUX COUPLETS DE LA CHANSON Le professeur distribue une fiche d’exercices aux élèves qui, par couplets, va les aider à analyser la chanson, et toutes ses subtilités (jeux de mots, doubles sens etc.) Ce travail se réalisera par groupes de deux élèves, pour les encourager à communiquer et à partager leurs idées (il s’agit d’une interprétation du texte de la chanson, mais chacun peut y apporter ses propres idées). MISE EN RELATION AVEC L’OPÉRA CARMEN Stromaé s’étant largement inspiré de cette œuvre, et spécialement de la chanson « L’amour est un oiseau rebelle », il convient de montrer aux élèves les références de la chanson qu’ils ont étudiée. Pour cela, au moyen d’une fiche d’exercices, on établit un parallèle entre les deux chansons, notamment en termes de texte, mais aussi de rythme, en leur faisant écouter la chanson de l’Opéra Carmen. Ensuite, à partir d’un résumé de la nouvelle Carmen, de Prosper Mérimée, on leur fait mettre en relation des termes employés par Stromaé dans sa chanson, pour décrire le parcours des protagonistes de la nouvelle dans leur romance. Ainsi, on peut les faire réfléchir sur le fait que l’amour, quelle que soit l’époque, suit toujours plus ou moins les mêmes schémas. 38  SÉANCE 3 : Atelier d’écriture créative EXPLICATIONS DU PROFESSEUR Au moyen d’une fiche « modèle », le professeur explique aux élèves ce qu’il attend d’eux pour cette séance, à savoir, que, par deux, ils rédigent une conversation actuelle entre deux jeunes qui se rencontrent sur un réseau social, tombent amoureux l’un de l’autre, mais ne vont communiquer que par écrans interposés (à cause de la distance par exemple). Le professeur explique également que, lors de la quatrième et dernière séance, les élèves devront jouer la scène de leurs personnages en train de parler sur Internet, devant le reste de la classe. Ainsi, les élèves peuvent commencer à réfléchir à la façon qu’ils vont avoir d’exprimer les sentiments de leurs personnages, dans les messages, puis au cours du jeu de rôle. ELABORATION DES CONVERSATIONS Le professeur distribue à chaque groupe les fiches sur lesquelles ils devront rédiger leurs conversations au propre, pour rendre une trace écrite. Les élèves disposent du reste de l’heure pour organiser et rédiger leurs conversations.  SÉANCE 4 : Jeux de rôles PRÉPARATION Les élèves disposent d’une quinzaine de minutes pour réfléchir à la mise en scène de leurs conversations sur le réseau social. Le cadre de la mise en scène sera imposé par le professeur : les élèves seront disposés l’un en face de l’autre, chacun devant un bureau, avec un « ordinateur invisible », et ils devront commenter à voix haute les messages qu’ils enverront ou recevront (ils ont le choix pour ce paramètre). Le reste de la mise en scène, c’est-à-dire, essentiellement la façon qu’ils auront d’exprimer leurs sentiments, ou les commentaires qu’ils pourraient faire pour euxmêmes sans qu’ils apparaissent dans la conversation sur le réseau social, sera totalement libre, du moment que la scène se comprend depuis l’extérieur. JEUX DE ROLES Chaque groupe dispose de cinq minutes pour faire sa représentation. A la fin de l’heure, une fois que tous les groupes sont passés, on met en commun les impressions des élèves sur les travaux présentés. 39 En conclusion, nous avons démontré tout au long de ce travail, de façon théorique, mais également pratique, qu’au niveau humain, social, professionnel, ou encore académique, la musique est définitivement un vecteur important d’apprentissages divers et variés. Malheureusement, on peut constater, au vu des méthodes proposées par les éditoriaux notamment, que la chanson en cours de FLE reste un support trop peu utilisé, ou de façon trop superficielle, par rapport à la multitude d’avantages qu’elle comporte. Plusieurs raisons peuvent entrer en compte ici, notamment le manque de temps dû à des programmes trop chargés en contenus, ou au nombre restreint d’heures hebdomadaires consacrées à l’étude de langues étrangères. Une solution envisageable, bien qu’à relativiser, pourrait être l’élaboration de programmations didactiques annuelles entières sur la base de supports musicaux. Entendons-nous bien, et c’est dans ce sens que cette proposition serait à relativiser : il ne s’agirait pas d’utiliser exclusivement des supports musicaux, mais plutôt de les prendre comme base à l’enseignement, en ajoutant tous types d’autres « textes » (pour reprendre les termes employés dans le CECRL), de façon à rendre l’enseignement le plus complet possible. Cette méthode fut plus ou moins celle adoptée par le Professeur Juan Carrión, dans les années 1960, qui enseignait la langue anglaise à ses élèves à partir de chansons des Beatles (figure qui a inspiré le film Vivir es fácil con los ojos cerrados, réalisé par David Trueba, et sorti le 31 octobre 2013 en Espagne). A en croire les commentaires de ses anciens élèves sur la page web http://revolverlosbeatles.blogspot.com.es/2012/03/la-increible-pero-veridica-historia-de.html , cette méthode d’enseignement a fortement marqué les esprits, et contribué à ce que ces personnes cultivent un grand intérêt pour la langue étrangère, de façon personnelle. A partir des propositions d’activités sur la base de supports musicaux élaborées dans ce travail, j’ai cherché à montrer que, quel que soit le niveau en langue des élèves, et leur maturité en général, la chanson permet non-seulement d’enseigner des contenus de façon attractive et ludique, mais également de développer tout un travail d’ouverture d’esprit et de coopération qui, à mes yeux, font partie intégrante de nos devoirs, en tant qu’éducateurs participant au processus de développement de ces adolescents. Ainsi, pour le niveau A1, le principe était que les élèves, débutants, se familiarisent avec la langue de la manière la plus « naturelle » possible, de façon à faire connaissance avec son aspect linguistique, mais également culturel. Pour le niveau A2, l’objectif général de ces propositions d’activités était essentiellement qu’une fois la base linguistique et culturelle posée, les élèves puissent être capables de réfléchir plus précisément sur les règles et la logique de formation de la langue, pour commencer à acquérir une certaine autonomie dans sa compréhension et son usage. Enfin, pour le niveau B1, correspondant aux deux années du Bachillerato, il s’agissait ici plus d’utilisation de la langue pour organiser et exprimer des idées concrètes, sur des thèmes concrets et actuels. Ces mêmes thèmes font partie de ceux que les élèves doivent connaître et savoir commenter pour l’épreuve de Français lors de l’examen d’accès à l’Université (Selectividad). VI. CONCLUSIONS 40 Pour terminer ce travail, je dirais que cette ligne d’investigation n’a pas été proposée au hasard. En effet, j’avais un intérêt très personnel, en plus des intérêts académique et professionnel évidents, à traiter ce sujet et à chercher à le partager dans des salles de cours, étant donné que j’ai moi-même beaucoup utilisé la musique et la chanson dans mon apprentissage de la langue espagnole, de façon personnelle. Il est certain que tous les élèves que j’accueillerai dans mes cours ne seront pas intuitivement aussi passionnés par les langues étrangères que je l’ai été moi-même au cours de ma scolarité, mais à travers la musique, je reste persuadée qu’il me sera possible de toucher la sensibilité de ces adolescents, et de leur transmettre le goût des langues, tout en travaillant sur les relations humaines, et la connaissance du monde qui les entoure. Il n’est de meilleur souvenir pour moi, professionnellement parlant, au travers de la courte expérience que j’ai eu dans l’enseignement jusqu’à aujourd’hui, que d’entendre une élève chanter dans les couloirs de l’établissement une des chansons que nous avions étudiée en cours la semaine précédente. En effet, ceci est certainement le résultat principal que je recherche dans l’enseignement, au fond : que les élèves s’approprient les chansons que je leur aurais proposées, et qu’ils les incluent dans leur vie, en dehors même de la salle de classe. Ainsi, ces élèves, devenus adultes, auront une vision et une connaissance beaucoup plus ouverte sur le monde en général, et seront à même de mettre en œuvre un partage des cultures, pour se développer en tant qu’êtres humains. Pour mettre un point final à cette réflexion, je citerais Platon, qui, en accord total avec tout ce que j’ai cherché à démontrer au moyen de ce travail, affirmait déjà en son temps que « Si on veut connaître un peuple, il faut écouter sa musique ». 41 - BENCIVELLI, S. (2009). Pourquoi aime-t-on la musique ?. Paris : Belin-Pour la Science. - BOIRON, M. (1997). « Approches pédagogiques de la chanson », Dans http://tv5.org/TV5Site/upload_image/app_ens/ens_doc/26_fichier_approchechanson s.pdf - CALVET, L.J. (2011). « La musique et la langue : quelques notes sur la sémiologie de la chanson », Dans Synergies Espagne, Vol.4, p. 45. - Conseil de l’Europe. (2001). Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues. - DETRY, L. (2012). « Donner la chance aux chansons », Dans Le langage et l’Homme, Vol.XXXXVII, n·2, pp.17-22. - GARDNER, H. (1983): Frame of minds : the Theory of Multiple Intelligence . NewYork : Basic Books. - JAUSET, J.A. (2013). Cerebro y música, una pareja saludable . Madrid : Círculo Rojo. - JAUSET, J.A. (2014). “Educar sin música es un retroceso”, En http://jordijauset.es/wp-content/uploads/2014/03/Educar-sin-m%C3%BAsica1.pdf - KILGOUR, A.R., JAKOBSON, L.S. & CUDDY, L.L. (2000): “Music training and rate of presentation as mediators of text and song recall”, In Memory and Cognition, 700710. - LEMEUNIER, V. (2006). “Elaborer une unité didactique à partir d’un document authentique », Dans http://francparler-oif.org/FP/dossiers/lemeunier2006.htm - Ley Orgánica 2/2006, de 3 de mayo, de Educación. - LLORCA, R. (2012). “La chanson et la parole: mécanismes communs et implications pour la pédagogie du FLE », Dans Le langage et l’Homme, Vol.XXXXVII, n·2, pp.9-16. - LLORIÁN, S. (2007). Entender y utilizer el Marco Común europeo desde el punto de vista del profesor de lenguas. Salamanca : Santillana ELE, Universidad de Salamanca. VII. RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES IV ANNEXE IV “LA VALISE”, Dorothée J’ai mis dans ma valise Trois ou quatre _____________, Mon ______________, ma ________________, Une paire de _______________, Mon ____________ et mon _______________, Mon _________________ et mon __________________. J’ai mis dans ma valise Ma belle ______________ grise Ma trousse de toilette Une paire de serviettes La laisse et le collier du chien La photo de Sébastien Et des __________________ rouges et jaunes à petits pois J’ai mis dans ma valise Mon _________________ cerise Mes balles et ma raquette Mes ______________________ Mon magnétophone à cassettes Des pinceaux et ma palette Et des ____________________ rouges et jaunes à petits pois J’ai mis dans ma valise Ma ________________ qui frise Mes pastilles pour la gorge Un bout de sucre d’orge Mon dictionnaire français-anglais Et ma ________________ dorée Un kilo de poires pour la soif Un bouquin et une coiffe Ma télévision portative Et un ______________ vert olive Mon stylo, mon aide-mémoire Mon col roulé et mon mouchoir Un parapluie s’il pleuvait De la crème pour bronzer Des cachets pour le mal de tête Des bonbons et mes lunettes Un peu de papier pour écrire Un ______________ pour dormir Une paire de chaussures à ______ Et deux ou trois _____________ Du mouron pour mon canari Et un gros ______________ gris Et des ____________________ rouges et jaunes à petits pois. pull-over jupe chaussettes pyjama baskets perruque tee-shirt chemises foulard bonnet crampons écharpe anorak casquette maillot ceinture béret pantalons patins à roulettes V Mon foulard, ma casquette, une paire de baskets. Mon maillot et mon bonnet. ANNEXE V “La valise”, DOROTHÉE Chaque image illustre un extrait des paroles de la chanson… Sauras-tu retrouver lequel parmi la liste proposée ? VI ANNEXE VI VII ANNEXE VII VIII IX ANNEXE VIII X XI ANNEXE IX PHONÈMES [S] et [Z] 1. Indique dans le tableau si les deux sons que tu as entendu sont les mêmes, ou s’ils sont différents : si ce sont les mêmes, dis lequel tu as entendu ; si ce ne sont pas les mêmes, dis lequel tu as entendu EN PREMIER. 2. Quel phonème entends-tu dans chacun des mots ? [s] ou [z] ? [s] [z] musique classe douze artiste ambition samedi leçon difficile XII ANNEXE X XIII ANNEXE XI “Les passants”, ZAZ (2010) Les passants passant, j’passe mon temps à les r’garder penser Leurs pas pressés, dans leurs corps lésés, Leurs passés se dévoilent dans les pas sans se soucier Que, suspicieuse, à l’affût, je perçois le jeu de pan Leurs visages comme des masques me fait l’effet répugnant Que faire semblant, c’est dans l’air du temps. Passe, passe, passera, la dernière restera… L’enfant n’est fait que de fêtes, Le fait est que l’effet se reflète A sa capacité de prendre le fait tel qu’il est Sans se référer à un système de pensée dans sa tête. L’automne déjà, c’était l’été hier encore, Le temps me surprend, semble s’accélérer, Les chiffres de mon âge m’amènent vers ce « moi » rêvé. Passe, passe, passera, la dernière restera… Chaque mois se joue dans des cycles différents, C’est marrant ces remous qui m’animent à travers le temps D’un état à un autre, j’oscille inexorablement. Par les temps je cours à l’équilibre, Chaque jugement sur les gens me donne la direction à suivre Sur ces choses en moi à changer, Qui m’empêchent d’être libre. Les voix se libèrent et s’exposent dans les vitrines du monde en mouvement, Les corps qui dansent en osmose Glissent, tremblent, se confondent et s’attirent irrésistiblement. Par les temps je cours à l’expression, Chaque émotion ressentie me donne envie d’exprimer les non-dits, Et que justice soit faite dans nos pauvres vies endormies. Passe, passe, passera, la dernière restera. XX FORMATION DU PASSÉ COMPOSÉ (remplis le tableau de formation du passé composé avec AVOIR ou ÊTRE, puis remets les étapes de la formation dans l’ordre) AUXILIAIRE TYPE DE VERBE FORMATION DU PARTICIPE PASSÉ PARTICULARITÉ ÊTRE Verbes en –ER : Verbes en –IR : Verbes du 3e groupe : Liste : AVOIR s’accorde en genre et en nombre avec le sujet du verbe – pronominal – formé à partir du radical de l’infinitif avec la terminaison « i » - tous les autres verbes – invariable – formé à partir du radical de l’infinitif avec la terminaison « é » - formé à partir du radical de l’infinitif avec la terminaison « u » XXI ÉTAPES DE LA FORMATION DU PASSÉ COMPOSÉ Etape 1 : Etape 2 : Etape 3 : Etape 4 : Etape 5 : Selon le type de verbe à conjuguer, je dis si je vais utiliser l’auxiliaire ÊTRE ou AVOIR. XXII ANNEXE XVI ACTIVITÉ D’ÉCRITURE CRÉATIVE “J’ai demandé à la lune” A l’aide des paroles du PREMIER COUPLET de la chanson, réponds aux questions suivantes. Quel est le temps verbal employé dans chaque vers ? Qu’exprime le vers « Et la lune s’est moquée de moi ? » Qu’expriment les vers 5 et 6 ? Le septième vers est-il écrit au discours direct ou indirect ? Pourquoi ? Quelle est la particularité du verbe dans le vers « Et la lune s’est moquée de moi » ? Que peut-on en conclure pour l’écriture que l’on va réaliser ? 1: 3: 5: 7: 2: 4: 6: 8: a. Cause b. Conséquence c. Simultanéité a. Cause b. Conséquence c. Simultanéité XXIII Par deux, réécrivez le couplet avec des paroles de votre invention, en respectant la forme du texte précédemment analysée dans les questions. XXIV ANNEXE XVII Les bonnes résolutions D’après toi, qu’est-ce qu’une « bonne résolution » ? o Une blague pour les amis et la famille. o Un engagement que l’on prend pour soi-même en début d’année. o Une liste de courses. Donne des idées de domaines dans lesquels on peut formuler des résolutions. Donne des idées de résolutions qu’on peut formuler. XXV ANNEXE XVIII “Les bonnes résolutions”, LA GRANDE SOPHIE (2005) 1. Parmi les propositions suivantes, entoure celles qui apparaissent dans la liste des bonnes résolutions de La Grande Sophie. 2. Dans les résolutions prises par La Grande Sophie, quelles sont celles qui sont les moins explicites ? Pour chacune d’entre elles, peux-tu donner un exemple plus concret de résolution ? XXVI 3. Dans toutes les résolutions proposées, quelles sont celles qui marquent une vraie rupture avec les habitudes passées ? Pourquoi ? Connais-tu d’autres mots ou expressions qui font une comparaison avec le passé ? 4. Relie les mots et expression de la chanson avec leur définition. 5. A l’aide des paroles, réponds aux questions suivantes (cite une ou des phrases de la chanson pour justifier ta réponse) a. La Grande Sophie désire-t-elle réellement tenir ses résolutions ? b. La Grande Sophie a-t-elle l’habitude de prendre soin de son corps ? c. La Grande Sophie tient-elle ses bonnes résolutions ? XXVII ANNEXE XIX « Les bonnes résolutions », LA GRANDE SOPHIE (album LA SUITE, 2005) Les bonnes résolutions m’envahissent la tête. Chaque année j’ai l’intention d’atteindre la perfection, De frôler tous les sommets. Les bonnes résolutions, j’en remplis des brouettes, Et c’est la compétition, les plus grosses décisions Etalées sur des cahiers. Quand vient le mois de janvier, je nage, Même au mois de février, je nage. Et d’année en année, je ne fais que passer à côté de mes promesses. Quand arrive l’été, j’enrage, Je ne fais que brasser, dommage… Brasser de l’air jusqu’au prochain hiver, d’autres résolutions. Je suis une idéaliste, alors je fais des listes Que je n’applique jamais, je subis ma volonté, Froide comme un glaçon. Elles sont si diverses, et tombent en averse, Comme des révolutions, les bonnes résolutions Tranquillisent mon esprit. J’arrête de fumer, je vais travailler un peu plus encore. Cette année je fais du sport. Je m’organise et j’économise. Je fais des efforts et encore des efforts. Je vais tout ranger, je vais essayer De prendre du bon temps, et c’est fois au bon moment. Je m’améliore, je prends soin de mon corps. Je positive, j’ai des initiatives ! XXVIII ANNEXE XX Ecris tes bonnes résolutions, en respectant les indications ci-dessous : - Minimum 5 résolutions en tout (2 pour le domaine académique, 3 pour le domaine personnel) - Minimum 3 résolutions indiquant une rupture avec une habitude passée (à l’aide des mots vus dans la fiche d’exercices) - Pour chaque résolution, explique pourquoi tu la prends - Ecris une petite phrase introductive à ta liste de bonnes résolutions. XXIX ANNEXE XXI 1. De quel type de document s’agit-il? 2. Qui est représenté sur ce document ? Quel est son état général ? A quoi le vois-tu ? 3. D’après toi, pourquoi ce personnage est dans cet état ? 4. Quels peuvent être les symptômes physiques visibles de cet état ? (coche les réponses possibles, et fais des phrases avec celles-ci) 5. Quelle est l’intention de l’auteur de ce document, à ton avis ? XXXVI Notre panneau devra comporter : Un slogan (ou une citation, avec le nom de son auteur) Une brève explication du problème (avec des chiffres etc.) 4 à 6 gestes quotidiens pour réduire ce problème 2 à 3 images en rapport avec le problème traité DES GESTES DU QUOTIDIEN POUR… Réaliser des économies d’énergie à la maison 1. LE SLOGAN Nous pouvons soit : - L’inventer. - Le chercher sur ce site (citations) : http://evene.lefigaro.fr/citations/theme/natureet-bien-etre.php 2. L’EXPLICATION DU PROBLÈME Sur le site suivant, nous allons trouver de l’information pour expliquer le problème de l’impact sur l’environnement de la surconsommation d’énergies domestiques. http://www.universalis.fr/encyclopedie/pollution/3-les-principales-causes-de-pollution/ 3. IDÉES DE GESTES QUOTIDIENS Sur le site suivant, nous allons trouver des idées de gestes quotidiens pour réaliser des économies d’énergie à la maison (ATTENTION : il ne s’agit pas de recopier les idées, mais de s’en servir pour former des phrases à partir des exemples vus en cours pour donner des conseils) : http://www.mamaisoneconome.com/MME/Les_bons_gestes.htm 4. IMAGES EN RAPPORT AVEC LE THÈME TRAITÉ Sur le site suivant, nous pouvons trouver des images et des photos libres de droits pour illustrer notre travail : http://www.actu-environnement.com/phe/ XXXVII Notre panneau devra comporter : Un slogan (ou une citation, avec le nom de son auteur)  Une brève explication du problème (avec des chiffres etc.) 4 à 6 gestes quotidiens pour réduire ce problème 2 à 3 images en rapport avec le problème traité DES GESTES QUOTIDIENS POUR… Réduire la pollution 1. LE SLOGAN Nous pouvons soit : - L’inventer. - Le chercher sur ce site (citations) : http://evene.lefigaro.fr/citations/theme/natureet-bien-etre.php 2. L’EXPLICATION DU PROBLÈME Sur le site suivant, nous allons trouver de l’information pour expliquer les différents types de pollution qui existent, et leurs conséquences sur l’environnement : http://la-pollution-et-ses-consequences.e-monsite.com/pages/les-consequences-de-lapollution.html 3. IDÉES DE GESTES QUOTIDIENS Sur le site suivant, nous allons trouver des idées de gestes quotidiens pour réduire notre pollution (ATTENTION : il ne s’agit pas de recopier les idées, mais de s’en servir pour former des phrases à partir des exemples vus en cours pour donner des conseils) : http://ericaeromodelisme974.unblog.fr/2011/08/21/les-gestes-au-quotidient-pour-eviter-lapollution/ 4. IMAGES EN RAPPORT AVEC LE THÈME TRAITÉ Sur le site suivant, nous pouvons trouver des images et des photos libres de droits pour illustrer notre travail : http://www.actu-environnement.com/phe/ XXXVIII Notre panneau devra comporter : Un slogan (ou une citation, avec le nom de son auteur) Une brève explication du problème (avec des chiffres etc.) 4 à 6 gestes quotidiens pour réduire ce problème 2 à 3 images en rapport avec le problème traité DES GESTES DU QUOTIDIEN POUR… Trier et recycler les déchets ménagers 1. LE SLOGAN Nous pouvons soit : - L’inventer. - Le chercher sur ce site (citations) : http://evene.lefigaro.fr/citations/theme/natureet-bien-etre.php 2. L’EXPLICATION DU PROBLÈME Sur le site suivant, nous allons trouver de l’information pour expliquer les conséquences que peut avoir le fait de ne pas trier et recycler sur l’environnement : http://www.cleanuptheworld.org/PDF/fr/waste-in-the-enviornmenrt-les-d-chets-dans-lenvironnement_f.pdf (page 1) 3. IDÉES DE GESTES QUOTIDIENS Sur le site suivant, nous allons trouver des idées de gestes quotidiens pour bien trier et recycler les déchets ménagers (ATTENTION : il ne s’agit pas de recopier les idées, mais de s’en servir pour former des phrases à partir des exemples vus en cours pour donner des conseils) : http://www.vedura.fr/guide/eco-geste/dechets 4. IMAGES EN RAPPORT AVEC LE THÈME TRAITÉ Sur le site suivant, nous pouvons trouver des images et des photos libres de droits pour illustrer notre travail : http://www.actu-environnement.com/phe/ XXXIX ANNEXE XXV 1. Décris le document que tu as devant les yeux: quels sont les éléments qui le composent ? Qui sont les personnages ? Que font-ils ? 2. Complète le texte suivant avec les mots proposés. Les filles sont en train d’utiliser un ………………………………… pour ……………………………………… sur ……………………………………… . Celle qui tient dans sa main la ……………………………………… fait remarquer à son amie qu’elle a beaucoup d’amis sur le ………………………………………… qu’elle s’est créée sur un …………………………………………………… . La deuxième regarde l’………………………………… et lui fait remarquer qu’elle ne connaît pas réellement les personnes qu’elle a …………………………………… dans sa …………………………………………… . Mots proposés : compte – ordinateur – écran – souris – liste d’amis – réseau social – Internet – ajoutées - naviguer XL 3. Parmi les propositions suivantes, donne la réponse correcte à la question, puis donne des exemples de sites web de ce genre que tu connais. Sur quel type de site web les filles sont-elles en train de naviguer ? Exemples de sites web de ce type que je connais : D’après toi, quel message veut faire passer l’auteur de ce document ? Pourquoi ? XLI ANNEXE XXVI “Carmen”, STROMAÉ (album RACINE CARRÉE, 2013) L’amour est comme l’oiseau de Twitter : On est bleu de lui, au moins pour 48 heures. D’abord on s’affilie, ensuite on se follow, On en devient fêlé, et on finit solo. Prends garde à toi, Et à tous ceux qui vous like. Les sourires en plastique sont souvent des coups d’hashtag. Prends garde à toi. Ah, les amis, les potes, ou les followers, Vous faites erreur, vous avez juste la côte. [Refrain] Prends garde à toi, si tu t’aimes. Garde à moi, si je m’aime. Garde à vous, garde à eux, garde à nous, et puis chacun pour soi. Et c’est comme ça qu’on s’aime, s’aime, s’aime, s’aime. Comme ça consomme, somme, somme, somme. L’amour est enfant de la consommation : Il voudra toujours, toujours, toujours plus de choix. Voulez voulez-vous des sentiments tombés du camion ? L’offre et la demande, pour unique et seule loi. Prends garde à toi. « Mais j’en connais déjà les dangers moi, J’ai gardé mon ticket, et s’il le faut je vais l’échanger moi. » Prends garde à toi. « Et s’il le faut, j’irai me venger moi, Cet oiseau de malheur, je le mets en cage, je le fais chanter moi ! » [Refrain] Un jour t’achètes, un jour tu aimes, Un jour tu jettes, mais un jour tu payes. Un jour tu verras, on s’aimera, Mais avant, on crèvera tous comme des rats. XLII ANNEXE XXVII “Carmen”, STROMAÉ TRAVAIL DE COMPRÉHENSION DE LA CHANSON 1. Dans le premier couplet, relève les mots appartenant au champ lexical des réseaux sociaux. Dans quelle langue sont-ils ? Propose des mots que tu connais en français pour les traduire. 2. A part les réseaux sociaux, quel est l’autre thème traité dans cette chanson ? Relève les mots appartenant au champ lexical de ce thème pour justifier ta réponse. 3. Vocabulaire de la chanson : relie chaque mot de la chanson à la définition correspondante (Attention : la première expression a plusieurs définitions possibles dans le contexte de la chanson) XLIII ANNEXE XXVIII “Carmen”, STROMAÉ TRAVAIL D’ANALYSE DE LA CHANSON  COUPLET 1 1. Commente les deux premiers vers, selon les deux définitions de l’expression « être bleu », vues dans la séance précédente. ETRE BLEU (être amoureux) : ETRE BLEU (être novice) : 2. Quelle phrase pourrait servir de titre à l’image vue au cours du travail préliminaire à l’écoute de la chanson ? Pourquoi ? 3. A quoi te penser la construction des vers 3 et 4 ? Quel parallélisme est fait ici ? Quels sentiments peut-on ressentir à chaque « étape » ? 4. Sur les réseaux sociaux, à quoi peut correspondre un « sourire en plastique » ? a. Au sourire d’une personne qui a subi une opération de chirurgie esthétique. b. A un émoticône (image que l’on ajoute à un message pour traduire l’état d’esprit ou le ton employé) c. A un cadeau offert par un utilisateur du réseau. XLIV  COUPLET 2 : 1. Explique avec tes mots les deux premiers vers du deuxième couplet. A quels « choix » se réfère Stromaé ? 2. Quels sont les « dangers » des relations sociales et des réseaux sociaux pour lesquels Stromaé nous dit de « prendre garde à nous » ? XLV ANNEXE XXIX “Carmen”, L’OPÉRA  Lis les paroles de cette chanson d’ouverture de l’Opéra Carmen (1874, Georges Bizet), en écoutant la chanson, et retrouve les éléments repris par Stromaé dans sa chanson « Carmen ».  Maintenant, lis ce résumé de la nouvelle « Carmen » , écrite par Prosper Mérimée en 1845 (et qui a servi d’inspiration à Bizet pour créer son opéra), et retrouve les étapes de la romance dont parle Stromaé dans sa chanson. Souligne les selon le code de couleur ci-dessous. D’abord on s’affilie : couleur bleue Ensuite on se follow : couleur rouge On en devient fêlé : couleur verte Et on finit solo : couleur noire