scieee AI-readable full text Open interactive document viewer

Le proto-tourisme médical : le thermalisme sous le Second Empire

Bugnot-Tripoz, Miren Aingeru

Abstract

Durante el Second Empire de Napoléon III, el termalismo llegó a ser un factor esencial de desarrollo económico. Fue asimismo determinante para traer cambios socio-culturales, en particular en relación con la medicina, la visibilidad de la mujer. Se creó un campo léxico-semántico para describir el hecho. La moda termal duró hasta principios del siglo XX, pero la arquitectura termal sigue siendo objeto de admiración.

Full text

1 Le prototourisme médical : le thermalisme sous le Second Empire Marie-Ange Bugnot Université de Málaga (Espagne) [email protected] Tél. 34692223053 Résumé de communication L’origine du thermalisme est traditionnellement associée à Epidaure affichant ses « stèles de guérison » divines, aux pratiques collectives que la Rome impériale impose dans les territoires conquis, et plus tard, aux séjours en villes d’eau. Ceux-ci pourraient même être le point de départ du phénomène touristique. La pratique aristocratique de la saison thermale à Bath au XVIIIe siècle, alliant la prise régulière d’eaux médicinales au bien-être et aux mondanités, lance un mode de vie qui se répand dans toute l’Europe dès la fin de ce siècle et trouve son apogée en France sous le Second Empire. Notre cadre théorique est structuré par l'histoire culturelle qui aborde les représentations collectives propres à une société donnée et inclut l’analyse d’une attitude environnementale, des socio-langages et des imaginaires sociaux qu’elle véhicule, au moyen d’une démarche déductive et interprétative. Nous centrons notre recherche d’abord sur les diverses causes du rayonnement des thermes dans la seconde moitié du XIXe siècle pour ensuite aborder leurs caractéristiques les plus marquantes, notamment leur accroche comme centres médicaux, les principales thérapeutiques dispensées aux malades et aux visiteurs et le langage qui cohésionne l’ensemble. Enfin, nous analyserons les conséquences significatives de leur implantation dans l’espace et dans la société en nous appuyant sur des documents publicitaires, éditoriaux ou littéraires de l’époque. 2 Diapositive 1 – les origines 1 – La Gaule celtique et romaine - Aix-les-Bains, Ax-les-Thermes ; Bourbon l’Archambault, La Bourboule, Barbotan ; Neriomagos 2 – XVIIe et XVIIIe siècles 3 – Le XIXe siècle – Napoléon 1er : Bourbonne, Aix-les-Bains, Plombières, Enghien-les-Bains, Évian. Napoléon III Diapositive 2 - Définitions des concepts 1Le Second Empire 2Thermalisme ou crénothérapie 3Villes d’eau 4Saison 5BaigneurGuide général des baigneurs aux eaux minérales de Bourbonne-les-Bains Diapositive 3 - Causes du développement thermal 1L’essor industriel et financier. La nouvelle bourgeoisie. 2Le chemin de fer - charte de 1842 - conventions de 1857 et 1859 3Les progrès scientifiques en médecine - Les maladies soignées par les eaux Diapositive 4 - L’aménagement des stations thermales 1La saison - Vichy. 1785, Mmes Adélaïde et Victoire de France. Napoléon Ier. la duchesse d’Angoulême. Napoléon III. 2Les sources – La sacralisation de l’espace - Guide du baigneur à Bagnole 3 - L’architecture thermale – L’exotisation - Charles Garnier 4L’hébergement – Loisirs et culture. loi de juin 1806–La mise en scène Diapositive 6 - CONCLUSIONS Diapositive 7 - Références bibliographiques 3 Diapositive 1 – les origines 1 – La Gaule celtique et romaine - Aix-les-Bains, Ax-les-Thermes ; Bourbon l’Archambault, La Bourboule, Barbotan ; Neriomagos 2 – XVIIe et XVIIIe siècles 3 – Le XIXe siècle – Napoléon 1er : Bourbonne, Aix-les-Bains, Plombières, Enghien-les-Bains, Évian. Napoléon III : Les origines du thermalisme remontent bien sûr à la Grèce antique et à Epidaure, à la Rome impériale et ses thermes publics, et aux hammams de l’Islam à travers les influences grecques et romaines. Cependant, nous allons centrer notre propos sur une zone géographique précise, la France et sur la période la plus glorieuse du thermalisme, celle du Second Empire. La gaule romaine On connaît la vénération de certaines sources par les Celtes en Gaule, culte qui fut repris par les Romains après la conquête de César. Certaines sources deviennent des lieux de pèlerinage populaires. Nous en conservons un certain nombre de noms : De Aqua Sextius, Aixles-Bains ou Ax-les-Thermes, de Borbo, dieu gaulois des eaux, ceux de Bourbon l’Archambault, de La Bourboule, de Barbotan (Poisson, 2004) ou encore celui de Néris ou Neriomagos alors (nom du dieu Nerios, divinité personnifiant la source thermale. C’est à Néris, en Auvergne, qu’après la conquête romaine, deux établissements thermaux luxueux sont créés, accompagnés de temples, thermes, villas... La 8e légion Augusta y est stationnée vers la fin du 1er siècle et un théâtre-amphithéâtre est construit pour offrir aux soldats et aux habitants jeux du cirque et représentations théâtrales (Wikipedia). Voilà donc les bases de la ville d’eau posées. Pendant le Haut Moyen Âge, le thermalisme décline à la suite des invasions barbares. Cependant, l’habitude est bien établie et Rabelais cite les thermes de Néris-les-Bains dans son Pantagruel (Jazé, 13) Au XVIIe siècle, cette pratique est de nouveau en vogue au XVIIe siècle grâce aux séjours thermaux de l’aristocratie, et la marquise de Sévigné aime détailler dans sa correspondance ses séjours à Vichy. Au XVIIIe siècle, « on voit déjà de véritables établissements thermaux, bien structurés, fonctionnels, avec piscines séparant hommes et femmes. Les constructions nouvelles se succèdent, comme Plombières en 1771, Aix-les-Bains en 1783, ou Le Mont-Dore deux ans plus tard. En 1777, telle est la visibilité du thermalisme que l’Académie d’architecture décide même de consacrer son Grand Prix à un programme complet de thermes. » (Jazé, 14). C’est au XIXe siècle cependant que se multiplient stations thermales et stations de bord de mer (Se soigner par les eaux, Bnf, 2015). Sous le Premier Empire déjà, Napoléon 1er établit la coutume de la saison à Bourbonne, Aix ou Plombières. La saison donne le ton. La mode des thermes se généralise. De nouvelles destinations thermales apparaissent dans les premières décennies, comme Enghien-les-Bains en 1820, Évian en 1827. Mais c’est autour de 1850 que le thermalisme prend réellement son envol. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, sous l’impulsion de Napoléon III, les anciennes stations s’agrandissent et de nouvelles voient le jour. Des établissements prestigieux aux programmes architecturaux complexes, aux intérieurs richement décorés, sont édifiés sur tout le territoire (Jazé, 15) 4 ICI LA CARTE DES STATIONS THERMALES – DONNEZ LA DATE EXACTE. Diapositive 2 - Définitions des concepts ALe Second Empire BThermalisme ou crénothérapie CVilles d’eau DSaison EEBaigneurGuide général des baigneurs aux eaux minérales de Bourbonne-les-Bains Avant tout autre chose, il nous faut définir certains concepts. En premier lieu, rappelons que  Le Second Empire est le Régime politique établi en France de 1852 à 1870 par Napoléon III mettant en application la doctrine de Saint-Simon, qui affirme la primauté de l'économique sur le politique, Napoléon III dicta une série de décrets imposant le contrôle de l'État, notamment sur l’aménagement des villes d’eau.  Le Thermalisme ou crénothérapie (grec krênê, source), signifie l’ensemble des connaissances relatives aux eaux thermales, et aussi les moyens mis en œuvre pour d’une part l'utilisation thérapeutique des eaux thermales, et d’autre part, l'exploitation et l'aménagement des sources et des stations thermales. http://www.cnrtl.fr/definition/thermalisme  Villes d’eau – L’usage du terme « villes d’eau » ne devient habituel qu’après 1850. Il désigne une ville ou un village, avec l’ensemble de ses habitations et infrastructures nécessaires à l’exploitation d’une ou plusieurs sources reconnues pour ses vertus thérapeutiques.  La saison. Au XIX, il est de bon ton de faire la saison à Vichy, à Plombières ou à Aix. La saison dure de mai à octobre.  Baigneur est le nom couramment donné au curiste au XIXe siècle, comme le démontre les titres de nombreux guides thermaux : Guide général des baigneurs aux eaux minérales de Bourbonne-les-Bains, par R.-A. Athénas. Auteurs : Athénas, R.-A. Date d'édition : 1853 5 Diapositive 3 - Causes du développement thermal 1L’essor industriel et financier. La nouvelle bourgeoisie. 2Le chemin de fer - charte de 1842 - conventions de 1857 et 1859 3Les progrès scientifiques en médecine - Les maladies soignées par les eaux 1-L’essor industriel et financier. La nouvelle bourgeoisie. La mécanisation de la production, l’accumulation des capitaux et le développement des moyens de communication déterminent l’influence décisive de la nouvelle bourgeoisie libérale et réformatrice, stimulant et finançant l’essor industriel. En France, la grande période d'industrialisation correspond à la monarchie de Juillet et au second Empire. En conséquence de quoi, la desserte routière et ferroviaire se multiplie. « Jusqu’au Second Empire, l’accès aux stations thermales est resté loin d’être aisé. Le réseau routier, lointain héritage des Gaulois et des Romains, était globalement médiocre et à la fin de l’Ancien Régime, peu de routes étaient utilisables par des véhicules à roues. » (Poisson, 2004). 2-Le chemin de fer - charte de 1842 - conventions de 1857 et 1859 Carte de http://ridel.pagesperso-orange.fr/chfer/bibliographie.html 6 Comme vous le voyez sur la carte en France, la première ligne de chemin de fer de Saint-Étienne à la Loire est ouverte en 1827, pour un parcours de 18 km environ et assure le transport de la houille. Grâce à la charte de 1842, les compagnies de chemins de fer se développent et les lignes principales se construisent, reliant la capitale aux grandes villes de France, en commençant par le Nord, sous l'impulsion de Rothschild et des Pereire. L'essor des chemins de fer est foudroyant sous le second Empire. Les conventions de 1857 et 1859 assurent l'intervention régulatrice de l'État. L’arrivée du train est décisive pour l’avenir d’une station thermale et garantit le développement de toute une région. Dans son étude pour TourMag, Sani analyse qu’ « Avant la fin du XIXe siècle, le réseau thermal est pratiquement couvert et l’on voit apparaître des trains de luxe comme le Pyrénées Express, le Sud Express, le Luchon Express. La compagnie Paris-Lyon-Marseille lance même un Paris-Vichy Express. Des affiches suggestives et pittoresques vantent les attraits des stations et de leurs établissements (Sani, 2004 http://www.tourmag.com). Les compagnies ferroviaires multiplient les tarifs spéciaux et attractifs dès les années 1850, ainsi que les offres touristiques multiformes : trains spéciaux pour les lignes les plus demandées, offre combinée de services de transport (Pégé-Defendi, 2003). Poisson, quant à lui, observe que « avant 1860, seules trois stations thermales [étaient] desservies au passage sur des lignes venant d’être ouvertes [mais] la plupart des stations thermales ont ainsi fini par avoir leur gare, certaines d’entre elles en étaient pourtant sensiblement éloignées pour diverses raisons, ce qui avait conduit les compagnies de chemin de fer ou des transporteurs locaux à organiser un service de desserte en correspondance avec les trains, d’abord par omnibus à chevaux puis par autobus » (Poisson, 2004 : 13-16) Voici diverses affiches des chemins de fer vantant les destinations thermales desservies directement ou indirectement : Les services de trains rapides à Royan Le trajet Paris-Royan passe de 10 heures en 1875 à 7 heures vers 1895 (Affiche n°4). http://www.pays-royannais-patrimoine.com/themes/architecture-et-design/royan-s-affiche-apontaillac/les-affiches-et-les-chemins-de-fer/ 7 Les premiers wagons-lits de Paris à Royan, La Compagnie Internationale des Wagons Lits passe une convention avec les Chemins de Fer de l’Etat qui lui permet de faire circuler ses voitures dès 1899 (affiche n°5). Les chemins de fer P.L.M. à 7 heures de Paris pour Salins-Les-Bains PLM - Salins-les-Bains - Jura - France – (Pinterest) Dans une brochure des CHEMINS DE FER DE PARIS A LYON ET A LA MÉDITERRANÉE datant de 1886, nous voyons l’introduction de nouvelles expressions comme : Trains de plaisir, carte d’abonnement, promenades à prix réduits, etc. 8 3Les progrès scientifiques en médecine - Les maladies soignées par les eaux En ce qui concerne les progrès en médecine, une première mission d’étude est ordonnée en 1670 par l’Académie des sciences : elle a pour objet l’analyse chimique des eaux minérales. Au XIXe siècle, de nombreuses villes d’eau favorisent les publications médicales ou médico-touristiques détaillant les vertus de leurs sources et leurs effets thérapeutiques. Guides médicaux – écrit par et datant de Roux (49) remarque avec justesse que« La maladie est généralement imprégnée de la société dans laquelle elle évolue ». Ainsi, pour beaucoup de maladies encore mal définies du XIX, les eaux étant un traitement si généralisé, qu’on inventa des « eaux minérales factices » pour ceux qui ne pouvaient se permettre de séjourner dans les villes d’eau. Les médecins traitants recommandent les eaux et les médecins thermaux décident, du traitement à suivre, souvent en rivalité les uns avec les autres comme on le voit dans la nouvelle de Maupassant, « Mont-Oriol ». Parfois, les médecins thermaux attitrés forment de véritables dynasties comme les Despine à Aix-les-Bains. Ils se doivent de vanter l’efficacité des eaux de leur station et détaillent les traitements : Alibert affirme que « Les eaux de Plombières sont stimulantes ; elles donnent plus d’activité à la circulation. [Elles sont recommandées pour] le traitement de la chlorose, des entérites chroniques, dans les tumeurs graisseuses, dans les rhumatismes froids, dans les engorgements des articulations, dans les scrophules, etc. » (Alibert, 1826 : 61) Traitement recommandé : on boit de l’eau de la fontaine du Crucifix à 42ª et à la dose de 3 ou 4 verres (Alibert, 2826 : 61). Les maladies soignées par les eaux occupent souvent un paragraphe entier des guides thermaux, et certaines stations n’hésitent pas à déconseiller un petit nombre de maladies graves, plutôt qu’à détailler tous les troubles susceptibles d’être guéris à leurs sources. 9 Dans Le petit guide officiel de l’étranger de 1865, il est certifié qu’une certaine eau est un« remède souverain contre « les syphilis », la syphilis étant une maladie alors largement répandue (Le petit guide officiel de l’étranger, 1865: 45), Les maladies sont regroupées en catégories : Maladies des enfants, des adultes, et des femmes : ds les ouvrages médicaux de l’époque, on associe largement la femme aux troubles psychologiques, à l’hystériePour les femmes en période menstruelle, la recommandation ou non des bains a longtemps été un sujet très controversé, comme le démontre l’étude de Delmas de 1877. Une autreUne autre maladie est considérée comme étant exclusivement féminine : c’est la stérilité, comme le montre le guide Joanne de fin du XXe siècle qui parle d’une eau efficace contre les « maladies particulières aux dames » (Joanne, 1899: 1), étant donné que l’eau possède « une sorte d’influence secrète, mystérieuse même, qui se traduit chez quelques femmes par une aptitude toute spéciale à la fécondation » (James, 1867: 446 dans Comares, 66) Cependant, de nombreuses sources, soit les revues médicales, les guides thermaux, soit les affiches ou estampes témoignent de l’émergence d’une véritable médecine thermale assurant la réputation des villes d’eau soumises, sous Napoléon III, à une réglementation stricte (contrôle de l’Académie de médecine, surveillance sanitaire par l’État). L’image des villes d’eau provient non seulement de leur desserte routière ou ferroviaire, mais également de l’effort important d’équipement de la station en termes d’hébergement, d’aménagement des établissements thermaux et de loisirs, soutenu par un intérêt accru des investisseurs. (Adapté de Poisson, 2004 : 3). 16 Bibliographie 1. ALIBERT, Jean-Louis (1826) : Précis historique sur les eaux minérales les plus usitées en médecine, suivi de quelques renseignements sur les eaux minérales exotiques. Paris, Bechet jeune. Bibliothèque nationale de France. Identifiant : ark:/12148/bpt6k6556948k 2. BUGNOT, Marie-Ange, CORTES ZABORRAS, Carmen y TURCI DOMINGO, Isabel. 2010. "Femmes, cœur de cible et construction d'un discours promotionnel. Le cas du tourisme de bien-être". Téoros. Revue de Recherche en Tourisme 29.2: 103-111 3. BUGNOT, Marie-Ange, CORTES ZABORRAS, Carmen y TURCI DOMINGO, Isabel. 2013. "Les Français et le tourisme de santé. Évolution socioculturelle du XIXe au XXIe siècle". En Inmaculada Almahano y Encarnación Postigo (eds.). Turismo y salud: traducción, interpretación y comunicación intercultural en el sector turístico europeo. Granada: Comares. 47-84. 4. COSSENET, Sebastian s/c de M. Olivier Lacoste (2015). “Les perspectives du tourisme médical en France ». Consulté le 09/02/2017. http://www.veilleinfotourisme.fr/medias/fichier/2015-07-23-tourisme-medical_1439370549524-pdf 5. DELMAS, Paul (1877) : Opportunité des traitements hydriatiques pendant la période menstruelle, préceptes et formules à appliquer. Paris : G.- Baillière6. DUTHEIL, Frédéric (2006) : « Promenade dans les parcs de Vichy et saisons thermales (1850-1870) ». Ethnologie française, 3-36), 543-552. 7. JAMOT, Christian (1988) : Thermalisme et villes thermales en France. Clermond-Ferrand : Institut d’Etudes du Massif Central. 8. JAZE-CHARVOLIN, Marie-Reine (2014) : « Les stations thermales : de l’abandon à la renaissance. Une brève histoire du thermalisme en France depuis l’Antiquité ». In Situ [En ligne. http://insitu.revues.org/11123 ; DOI : 10.4000/insitu.11123. 9. La Compagnie Fermière de l’Etablissement thermal de VICHY. 24 bd des Capucines, Paris IX°, Revue d’Histoire de la Pharmacie, 1929. https://www.shp-asso.org/index.php?PAGE=vichy. 10. PEGE-DEFENDI, Nathalie (2002) : « Une invitation au tourisme : l’affiche ferroviaire française (1880-1936) »- Revue d’histoire des chemins de fer, 27, 27-38. 11. THOMAS, Ch. (1869) : Guide du baigneur aux eaux minéro-thermales de Bagnoles-de-l’Orne. Notice sur l’établissment et ses environs. Alençon : Impr.Lith et Ster.