Quelques notes sur la dite Constitution de Chios (ABSA 51, 19565, p. 158, 161, Pl.43 = ML 8)
Abstract
A detailed formal analysis of this document supports its reading as a constitutional compromise between two levels of power: the first one constituting the court of appeal retains the main responsability/authority; the second one plays at least a passive role in the serment before the goddes of the national home. In this text, some more recent traits of the ionian dialect show off in a context of graphic and dialectal archaisms. The aforementioned analysis reveals a political pragmatics strongly coincident to the one suggested by the Chios's inscription about the boundaries of Lophitis (DGE 688).
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Faventia 1712, 1995 7-12 Quelques notes sur la dite Constitution de Chios (ABSA 51, 1956, p. 158, 161, Pl. 43 = ML8) Rosa A. Santiago Universitat Autbnoma de Barcelona. Departament de Filologia Clhssica. 08193 Bellaterra (Barcelona). Spain Data de recepció: 181911 995 Abstract A detailed formal analysis of this document supports its reading as a constitutional compromise between two levels of power: the first one constituting the court of appeal retains the main responsabilitylauthority; the second one plays at least a passive role in the serment before the goddes of the national home. In this text, some more recent traits of the ionian dialect show off in a context of graphic and dialectal archaisms. The aforementioned analysis reveals a political pragmatics strongly coincident to the one suggested by the Chios's inscription about the boundaries of Lophitis (DGE 688). 1. Depuis une tradition de cornmentaires qui remonte aux debuts du XXkme sikcle jusqu'h nos jours', on commence h douter2 de ce que le texte de cette inscription (qu'on a aussi attribué h Erythrées3) soit une évidence d'une trks ancienne constitution démocratique h Chios, comme on l'avait pensé. La Boht Gypooiq ne serait pas un Conseil populaire sensu stricto4, mais un Conseil Général, représentatif, par son caractkre inter-tribal, de tous les chiotes. Parallklement, les magistrats mentionnés, les démarques et les basileis représenteraient, les premiers, un nouveau type de magistrature couvrant tout le pays, et les deuxikmes, d'anciennes magistratures de caractkre local. C'est-h-dire que, plus qu'un témoin de la premikre c<démocratie>>, on peut y voir plut6t l'institution d'un Conseil représentatif de toutes les communautés, résultat d'un processus d'unification de l'ile, ou, au moins, d'un projet de gouvernement plus centralisé. 1. Cf. NOMIMA. Recueil d'inscriptionspolitiques etjuridiques de l'archaisme grec, I, 62, p. 262-267, Col. EC. Fr. Rom., 188, Paris-Rome, 1994, avec bibliographie, notes critiques, traduction et commentaire. 2. Cf. en demier lieu NOMIMA, p. 264-266. 3. (<Suggestion de Forrest d'aprbs Meiggs-Lewisn, MLH no 8, 17. Voir aussi O. HANSEN, AntClass, 54, 1985, p. 274-276. 4. Cf. AMPOLO, C., <(La BOYAH AHMOXIH di Chio: un consiglio apopolarea?r, PdP, 213, 1983, p. 401-416.
8 Faventia 1712.1995 Rosa A. Santiaao 2. A partir de cette nouvelle interprétation, je voudrais faire quelques précisions pour contribuer B l'analyse d'un texte dont les difficultés vont de pair avec 1'interCt qu'il présente. 2.1. D'abord, je serais d'accord avec le changement5 de l'ordre de lecture de l'édition de Miss Jeffery et la proposition de placer au début du texte la dernibre des quatre faces, A B C D, de la lecture de l'epigraphiste anglaise. Si du texte fragmentaire de D on peut déduire, comme je le pense, un compromis de concorde, ratifié par un serment publique, on s'attendrait B trouver au début du document la mention de la date et de l'endroit oh ce serment a été proclamé. Dans notre cas, on peut y voir le génitif d'un nom de mois ~A]@[t]eyioihvo~) auquel pourrait suivre la mention du jour en dat.-loc., pour indiquer une date6, la référence du serment solennel (6~xt.u ~nitapvÉtw), et peut-Etre au commencement de A nous aurions la mention du lieu publique-religieux de la proclamation (le témenos ou l'autel de Hestia, B mon avis). Mais, de qui vient ce serment? Le caractbre fragmentaire du passage rend trbs difficile une réponse sQre. Vu l'impératif au 3bme pers. sing., je vois deux possibilités: i1 pourrait Etre le démarque, duquel on I'exigerait, peut-Ctre, avant de prendre possesion de son charge, ou bien le ~EQO~OLOS, comme suggbre Hansen7. En tout cas, l'expression 6~x~a dn~tu~vÉtw~ peut bien indiquer ici le compromis, ratifié par un jurement publique et solennel devant l'autel de la déesse protrectrice de la patrie commune9, du pacte entre le démarque, le représentant du pouvoir central, et les basileis (TOLS @]qo~Ae%oiv), les magistrats des différentes comrnunautés. On pourrait voir ici, alors, une tentative de garantir l'équilibre politique entre le gouvernement central et ceux des circonscriptions locales. 2.2. Au commencement de la ligne 1 de la face A, i1 est tentant de restituer 1'épithB te (3oh]ctiq~'~ s'accordant avec 'Iotiqs, étant donné, d'abord, qu'on trouve ailleurs 5. Cf. A1.N. OIKONOMIDES. ((An axon from Chios and a horos from Athensn, Acta of the Fifth Epigraphic Congress 1967 (1971), p. 19-25, sur tout 20-21. Dans NOMIMA, aussi ce changement est accepti. 6. Cf. p.e. BMI 886.3: 'E]qpa~Qvo~ n6pntq~ iatapCv[o]. 7. Art. cit., p. 276. 8. Pour I'evolution sémantique de l'expression 6q?t~a T&~ELV, cf. CASABONA, J. (1966). Recherches sur le vocabulaire des sacrij?ces en grec. Aix-en-Provence, surtout p. 21 1-220, cf. 212: aDBs Homkre, et c'est un fait acquis depuis probablement longtemps, 6.r. est 'conclure un pacte'x, 213: a11 est fort curieux de constater que 6.r. ne se trouve qu'en ionien d'Asie ... >>, 214: ((11 s'agit, non d'un serment juré par un individu, 2 titre privé, mais d'un acte publique qui engage le 6qpog (i Cyzique), les autorités de la ville (Halicarnasse), ou un peuple en guerre (H6rodote)n. Quant 2 l'inscription de Quios, Casabona la mentionne B la page 212 comme un ((fragment trBs mutiléx et commente i la 214: aDans le fragment de Chios, EnaupvCro n'est pas claire; ~XLsignifie-t-i1 'en outre'?),. 9. Hansen dans I'article citi trouve dans la possible mention ici de Hestia Boulaia, un autre argument, en plus de l'utilisation de trachyte mentionée par Forrest (suppori fréquent d'inscriptions Erythrées mais non B Chios), pour l'attribution de l'inscription a Erythrées, du fait que, au contraire que pour Erythrées, nous n'avons pas B Chios évidence du culte i Hestia. 10. OIKONOMIDES, O.C. p. 21, restitue Bou])iq!qs. En tout cas, ce devrait &tre avec la graphie O pour o:, comme partout dans l'inscription. Hansen suggbe une petite variante: [Bohaiq~ Bve]xa yqs ICTL~S, art. cit. p. 275.
Quelques notes sur la dite Constitution de Chios Faventia 1712, 1995 9 fiouhaio~ comme épithbte de certaines divinités, et plus précisément de 'Eazial', invocation de la déesse comme protectrice de la Bouhfi, alternance moins usuelle que l'expression 'Ecrzia &v lTeuzavsic;, avec laquelle on vénérait la déesse dans plusieurs des états grecs. De plus, ici, l'épithbte Bohair pour la déesse du foyer commun, s'accorderait bien avec l'interpretation de la Bohi Gypooiq comme un Conseil représentatif de toutes les cornrnunautés de ChiosL2. 2.3. Toujours B A, dans les lignes 5-6. On voit géneralement dans le participe 8r)paexkwv l'obligation (peut-&tre du magistrat corrompu) de remettre une somme au trésor (?) d'Hestia cctant qu'il est démarque>>. I1 me semble surprenant qu'une fois découverte la corruption, le magistrat continue en poste. J'oserais proposer une autre interprétation: l'imperatif &noGotw viserait tant le démarque que les basileis, c'est-B-dire, que tout magistrat corrompu, soit du gouvernement de 13État (Gqpa~xÉwv), soit des circonscriptions locales (fiao~h~úwv), doit remettre au trésor (?) de la déesse de la patrie commune les sommes qu'il ait indfiment acceptées. A mon avis, les mesures qu'on expose B la suite viseraient seulement, le cas échéant, le démarque (GqpaexÉwv), le magistrat avec de plus hautes responsabilités, et de 18, le caractbre exemplaire des mesures: ce serait le président mCme (&]n~a~dltr)~) qui, en présence de 17Assemblée convoquée pour l'occasion (bipo x~xhqpÉvo), devra procéder B I'exécution du procks de corruption contre le démarque. On ne peut pas savoir si les mesures suivantes, dont l'imposition d'une amende double (t~pfi G~nhqoiq)'~ semble la seule qu'on puisse déduire, compléteraient la punition de la faute du démarque, ou bien si elles contemplent d'autres transgressions possibles . 2.4. Quant B la face B, on peut en déduire sans doute la possibilité d'un jugement en appel (+ínbzos Sln[q) auquel, apparemment, peut recourir tout le monde, encore que, a mon avis, avec certaines limitations: 1) L'expression ica@& Gypk~xp atazfje[aq peut, je pense, indiquer le premier pas pour demander un jugement en 11. Cf. Eschn. 2.45: xai t~vcEotiav knwpqoe tfiv Bouhaiav ovyxaieetv t4 xóhet, ainsi que la glose du lexicographe Harpocration: A~ivagxos kv t4 xatsdt KahhtueÉvovs EvBei~et 'ya@tGeopa~ tiv 'Eoriav T~V Bouhaiav', oiov kv t4 poui9 iSeupÉvq. Trks significatifs dans le cas qui nous occupe se montrent les témoignages de l'épigraphie ionienne proche i Chios: dans un document important de ca. 250, procédant de Erythrées, se réferant i la classe sacerdotale, on trouve (Cf. DITTENBERGER, Syll. 111, 1014,65) 'Eotiq~ Bouhaiqs. De m&me dans un autre épigraphe de MilBte, dati ca. 180 aC, qui renferme un pacte entre Milésiens et Heracléotes, on cite par deux fois la déesse avec cet épithkte, comme garante, aprks d'autres divinités, du serment du pacte, Cf. D~ENBERGER 11; 633,20: r?jt'Eoria1 t?j~ Bouhaia~ kxeuxó~~vou~ ouveve~x~iv tsdt 6~6oypÉva tQt te 64~~1 ~QL Mthqoiwv xai tQv 'HQ~XFLEWTQV, 110: ... &Aq ei... tiv 'Eotiav tjv BouAaiav. Dans une autre inscription du siecle 11 aC, trouvée au NE de Elaea B llEolie, on peut lire: ini t01 Po~(?)]L t?js Bovhai[as 'Eorias [x]a[i t]oü [A]Lo[s to0 B]ou[haiou. 12. AMPOLO O.C. p. 415 met en relief l'utilisation de Hestia comme symbole politique de l'unité de la polis. 13. Cf. Lois de GORTYNE, V, 40: bixa otate~avs xataotuoei xai to ~QÉLOS 6uch~i, (<I1 déposera dix statkres et le double de la dette,. Pour la sens de aamende)) pour tipa, cf. BILE, M. (1988). Le dialecte crétois ancien. Paris, p. 326, n. 44 et Dialectologica Graeca, Madrid, 1993, p. 26, n. 12.
10 Faventia 17/2, 1995 Rosa A. Santiago appel, quand quelqu'un se sent victime d'une injustice (fiv 6; hS~xqtni). Avant tout, i1 doit déposer (xa~aeÉ.cw?) auprbs du démarque une certaine somme pour garantir qu'il y a un fondement sérieux pour l'appel. 2) Aprbs, on précise l'organe juridique devant lequel on doit faire appel, la bohil Gqpoaiq, c'est-i-dire le Conseil d'État, dont le sibge serait avec toute probabilité i la ville de Chios, ou le recourant devrait se rendre deux fois au moins, l'une pour présenter sa demande d'appel et l'autre pour assister i la reunion mensuelle ou la Bohil Gqyooiq doit résoudre tous les procbs venus en appel durant le mois précédent. 2.5. Pour finir, i la ligne 15 de la face C, je restituerais volontiers ~JI;L[XQLVÉ~O, en parallble avec les impératifs x~qooÉ~o de la ligne 10 et &y~~Éo€)w des lignes 516. On voit alors bien délimitées les fonctions de la Bohil Sqpooiq: se réunir tous les mois deux jours aprbs les fEtes d'Apollon, pour s'occuper des affaires qui affectent toute la polis de Chios et, en particulier, pour prendre des decisions sur tous les procbs venus en l'appel durant le mois precédent. 3. Je présente i la suite 1e résultat de mes points de vue: restitutions du texte, changement de l'ordre de lecture, et traduction du document: [---'A]~[t]~ptotOvo~ [t?~ ...- 7111 ....... Gqpa~x]ov 6~nta. <((Au jour x du mois) Artemision, comme démarque (ou hieropoiós?), doit faire le serment solennel et jurer (qu'on veillera i la concorde) avec les basileisw B [--- na~h (3opO~ tqs (3ohIabqs 'Iotiq~ ...... 5.[---Bohaiq]~ 'Iatiqs &no6oto. Gqpa~xÉov, EEJcQ?~~~ tov E[ntot&tqv.. ....... cc(aupr&s de l'autel) d7Hestia Boulaia, comme gardien des lois valables pour tous.. . Si dans l'exercice de ses fonctions de démarque ou de basileus, quelqu'un accepte de l'argent, i1 doit le retoumer au trésor? d'Hestia Boulaia. Au cas ou ce serait le démarque, ce sera le prope président de 1'Assemblée convoquée pour l'occasion, qui fera accomplir la peine ... double amende ...n .. .nagh Gqpi~~xot atatfj~[as ... nataBÉto[---I ce[---] jugement en appel ... et s'il se sent victime d'une injustice, qu'il dépose auprks du démarque [-I stat&res>> 15. .......... Ent[xgtvÉto--- ccOn doit faire appel au Conseil des Citoyens. Tous les mois, deux jours aprks les Hebdomaia, i1 y aura une réunion du Conseil des Citoyens, avec le pouvoir d'imposer des amendes, Conseil électif, i raison de cinquante membres par tribu. Ce Conseil
Quelques notes sur la dite Constitution de Chios Faventia 1712, 1995 11 s'occupera de toutes les affaires relatives aux citoyens, et, en particulier, i1 devra prendre une décision sur tous les procbs en appel présentés durant le mois[---]>> 4. Quant B l'aspect linguistique, je voudrais mettre en relief quelques traits. 1) La forme dn~tupvÉto (D 213), avec le vocalisme zéro originaire14, conserve l'archai'sme par rapport B l'innovation de l'attique. 2) La forme 'Iotiqq (A 1,5), au contraire, est une innovation face B l'attique, que l'ionien des iles partage avec celui de 1'Asie Mineure: DGE 765.1: 'Iottqi (Carteas, Ceos V), ib. 726.13: 'Iotiqt (Mileto 450), ib. 784a.6: iotiqv (Tenos IV), ib. 705: 'Iotiq (Velia, Focea). 3) Le doublet Gqpu~~Ov (A 314) avec contraction alteme avec Gqpug~Éov (A 516) encore sans contraction. 4) Dans l'infinitif Ikn~fiku~ (A 6) on notera, d7abord, le sens péjoratif de ccexécuter, faire payern du compost, par rapport au sens neutre d'ccachever, accomplirv du verbe simple neqooÉtw (C 10). On trouve chez Hérodote et en attique aussi la m8me différence, mais avec la forme 8xdu préverbe. La forme originaire était EE (cf. lat. ex) et les formes ix, 8y, k~ dans l'ionien-attique, 6s dans d'autres dialectes, sont des assimilations devant consonne15. On trouve, dans cette inscription, l'assimilation attendue aux formes fixxhqtos (B I), 8xxuMoew (C l), kxxhqtoi (D 12/13). Dans la forme &EngfiEut on aurait la conservation de l'archai'sme préalable B l'extension des formes différentes selon si elles se trouvent devant consonne ou devant voyelle. 5) kxxhqro~ (Bl, C 12/13) et hsxtfi (C 718) ce sont d'exemples trbs précoces des adjectifs verbaux en -tos. 6) L'usage de koppa B ?G[pvOro (D 3) est un archaisme auquel on s'attend, étant donnée la date précoce de l'inscription. Aprks la moitié du VIe sibcle on l'abandonne progressivement dans les alphabets ioniens. La restitution (i la ligne 12 de la face C) du démonstratif [6yó]out, avec le traitement vélaire de la labiovélaire, vient maintenant appuyée par l'évidence des formes épigraphiques oxoao et 0x0 dans les nouvelles inscriptions, en dialecte ionien oriental, originaires d'EmporionI6 et Pech Maho17. 5. J'ajouterai, pour finir, que je trouve certains parallbles entre cette inscription, vue comme une tentative de garantir l'équilibre entre le gouvemement central et locaux, et une autre inscription, bien connue aussi, originaire de ChiosI8. I1 s'agit de celle oii i1 est question des limites d'une région appellé Lophitislg. J'énumkrerai'brbvement les parallbles que j'observe: 14. D'accord avec l'étimologie établie par FORSSMAN, B. (1966). Glotta, 44, p. 5-14, 15. Cf. DELG s.v. 65. 16. Cf.ZPE, 68, 1987,p. 119-128. 17. Cf. RAN, 21, 1988, p. 19-59. 18. Encore qu'un demi-sikcle au moins postérieure. 19. Cf. SCHWYZER, E. DGE 688. C'est un document inscrit sur les quatre faces, AB C D, d'un bloc de marbre.
12 Faventia 1712, 1995 Rosa A. Santiago I. L'interCt pour fixer et faire respecter les limites de Lophitis (A), ainsi que le compromis assumé par la polis d'assurer les droits de ceux qui y ont acheté des terres et des maisons (C, D), constitueraient une preuve trbs importante du respect du gouvernement central pour les interCts des communautés locales, et s'accorderait bien avec une politique visant l'équilibre des pouvoirs. 11. On fait mention (A) des fonctionnaires avec le r61e spécifique de veiller sur les limites des differentes circonscriptions du territoire (d~orp8haxes), et on menace avec des amendes élevées (Éxa~ov otazqeag) quiconque attenterait B la conservation en bon état des marques des limites. Tout cela suggbre le respect qu'on porte aux questions de division du territoire. 111. I1 semble aussi qu'il y ait une correspondence proportionnelle entre la commission des Quinze (oi n&vt&xaiG&xa), qui doit porter le procbs contre les gardiens des limites qui aient négligé leurs obligations (A) et la fiohfi Grpoair du document antérieur, composée de cinquante membres de chacune des tribus. I1 peut s'agir ici d'une commission choisie B raison de 5 par tribu, ce qui porterait B trois le nombre total de tribus20 . IV. Cette commission doit porter (B) le procbs devant le Conseil(l~ Bohfiv), ce qui nous rappelle le cas des procbs en appel, qu'on doit aussi porter B la Bohfi Gqpooir, avec sibge, comme on l'a supposé, B la ville mCme de Chios. Un indice trbs significatif dans ce second document, tant de la répartition territoriale, comme de l'existence d'un pouvoir centralisé, serait le fait qu'on doit envoyer B travers les différentes circonscriptions (GianSp~avt~~ ES tdls xheas) des hérauts, et qu'on doit également annoncer dans toute la ville (61dl t4s noheoc,) la date de la célebration et toutes les questions concemant le procbs (B). 20. Cf. JEFFERY, M.L. (1956), ABSA, p. 166.